Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier S
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La tribune, 2009-02-07, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Samedi 7 février 2009 LA PRESSE, MARTIN CHAMBERLAND /S3 Télévision > Retour sur Star Académie /S4 et S5 NOS ANTENNES S2 / Arts et spectacles S2 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 7 février 2009 CANAUX CAMPING .ET L\u2019ENFER ENTRE LE PARADIS.COUPÉ AU MONTAGE ANDRÉ LAROCHE andre.laroche@latribune.qc.ca CHRONIQUE ENTRE GUILLEMETS James Moore D evait-on faire un film sur la tuerie de la Polytechnique?Je l\u2019ignore.Je pose la question.Pour rendre hommage aux victimes, entend-on.Faudra qu\u2019on m\u2019explique mieux, je ne vois pas le rapport.Un homme perturbé est entré dans une école et, dans sa logique complètement absurde, il a choisi de tuer froidement des femmes.Pourquoi seulement des femmes?Pour une raison dictée par son esprit malade.Ces étudiantes se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment.Je ne vois pas quel hommage cela mérite.On peut rendre hommage au courage, à l\u2019engagement ou encore au dévouement.Mais peut-on rendre hommage à une victime d\u2019un terrible et infiniment triste hasard de la vie?Ou de la mort, dans ce cas-ci?Des hommes et des femmes se sont aussi trouvés au mauvais endroit, un certain 11 septembre.Dans un grand besoin de catharsis, les Américains ont tourné des documentaires, des émissions de télé et des fictions sur les pompiers, les policiers et tous les sauveteurs qui se sont précipités dans les deux tours en dépit de tous les dangers.Ils leur ont rendu hommage.Ils ont rendu aussi hommage à de simples travailleurs de bureau qui n\u2019ont pas abandonné leurs collègues derrière eux.Ces inconnus ont fait le choix conscient de retourner aider d\u2019autres inconnus à sortir de cet enfer.Leurs compatriotes ont levé leur chapeau, ils ont montré leur admiration devant l\u2019altruisme, la solidarité et l\u2019abnégation.Idem avec la tragédie du vol United 93.Des films ont rendu hommage à de simples passagers qui ont mis leur vie en péril, pour se lancer à l\u2019assaut des terroristes, dans un ultime élan de survie collective.On ne compte plus le nombre de longs-métrages de tout genre tournés sur les jeunes soldats, volontaires pour se rendre libérer l\u2019Europe lors des deux grandes guerres.Il se trouvait sans doute dans cette impulsion beaucoup de naïveté, de patriotisme et d\u2019esprit d\u2019aventure.Mais également une bonne dose de courage, faut l\u2019admettre.Et y rendre hommage.Mais un hommage à de jeunes femmes abattues par un fou?Elles n\u2019avaient aucune ambition de passer à l\u2019histoire, elles ne voulaient que vivre leur propre histoire.Pourquoi Polytechnique?Pour dénoncer la violence faite aux femmes?On l\u2019a déjà dit, Marc Lépine ne symbolise en rien l\u2019homme québécois.Sa colère misogyne n\u2019a aucune racine dans nos valeurs, notre morale ou nos religions.Profiter de ce drame pour dénoncer d\u2019autres tragédies ne serait qu\u2019une récupération politique honteuse.De toute manière, je me méfie toujours quand un réalisateur évoque la dénonciation à titre d\u2019inspiration.La recette «mon- trer-pour-dénoncer» provoque trop souvent l\u2019effet contraire.Les vétérans de la guerre du golfe (la première) l\u2019ont avoué : ils s\u2019abreuvaient de ces fameux films «dénonciateurs» de la violence guerrière pour faire grimper leur adrénaline avant de monter à l\u2019assaut.Dans le registre sportif, George Roy Hill a déjà admis sa surprise devant le contre-effet de son film Slapshot.Il voulait dénoncer la violence au hockey, il a vu son film devenir un monument, un culte érigé à la gloire des goons.Polytechnique, par devoir de mémoire?Peut-être.Une société bâtit sa culture sur son histoire.Elle ne répète pas ses erreurs à condition qu\u2019elle s\u2019en souvienne.Mais en même temps, ne faut-il pas oublier un peu pour pouvoir continuer à vivre?Et s\u2019il fallait regarder pour pouvoir guérir?On dit souvent qu\u2019il faut voir les corps de nos proches pour accepter leur mort.Peut-être même y toucher.Le second drame des familles de personnes disparues, c\u2019est de ne pas pouvoir adresser de visu leurs adieux.Les familles des victimes de Polytechnique ne s\u2019objectent pas à l\u2019oeuvre de Karine Vanasse.Elles ont fait la paix avec leur drame.La douleur fut si vive, elles ne pouvaient l\u2019éviter.Elles devaient apprendre à vivre avec cette fatalité.Ils y parviennent avec une dignité qui inspire respect et admiration.Nous, à l\u2019évidence, nous n\u2019avons pas fait ce deuil.Ce sont nous, nos institutions et nos pouvoirs, qui s\u2019insurgeons.Peut-être parce que nous avons bénéficié du choix de regarder ailleurs durant toutes ces années.Devait-on faire un film sur cette tuerie pour amorcer notre deuil ?Je l\u2019ignore.Je pose la question Deuil collectif Je nous trouve un peu protectionnistes.La journaliste Emmanuelle Latraverse à RDI, à propos des gens qui remettent en question la pertinence du film Polytechnique.On cherche encore ce que la politique économique vient faire là-dedans.Le mot surprotecteur était probablement celui qui aurait convenu.La belle bande des États humains, dont font partie Sylvie Moreau, François Papineau, Isabelle Brouillette et Réal Bossé, reprend du service avec six nouveaux épisodes, chacun en lien avec le métier d\u2019acteur et un sentiment ou un comportement humain précis.Cette fois, le groupe de création a exploré l\u2019imposture, la naïveté, le deuil, l\u2019inspiration et l\u2019humilité.Le premier épisode met en vedette l\u2019optimisme, avec Réal Bossé qui joue un intervenant en toxicomanie rencontrant son Waterloo, une héroïnomane désabusée.États humains Vendredi, 19 h 30 ArTV Mara Tremblay a souvent parlé de la grande liberté dans laquelle ses parents l\u2019ont élevée, liberté qu\u2019elle transmet aujourd\u2019hui vaillamment à ses deux fils.Son père lui a d\u2019ailleurs livré récemment un des plus beaux témoignages de la liberté: il a accompagné la mère de Mara en fin de vie, même s\u2019ils étaient séparés depuis 30 ans.«Dans les deux ou trois dernières semaines, il était à son chevet avec moi.Je trouve que c\u2019est un merveilleux exemple de liberté, celui d\u2019aimer au- delà de la frontière de la Au moment où on apprend que le revenu moyen des artistes canadiens a diminué, le ministre du Patrimoine James Moore en remet, en annonçant un programme de 25 millions $ destinés aux artistes de l\u2019étranger.Il ajoute qu\u2019il veut faire de Toronto une grande capitale culturelle.Pourquoi donc, puisque Montréal en est déjà une?Et avec toute la télé, la musique et le cinéma américains qu\u2019ils consomment, les Canadiens anglophones ne sont-ils pas déjà assez exposés comme ça à la culture étrangère?Depuis quelques années, les coûts administratifs de l\u2019Office national du film avaient atteint 70 pour cent du budget, contre 30 pour cent pour la production et la diffusion.Le nouveau président Tom Perlmutter a décidé de renverser la vapeur et d\u2019allouer cinq pour cent des coûts administratifs à la réalisation de nouveaux films et à leur promotion plutôt qu\u2019à la bureaucratie.D\u2019autres coupes dans l\u2019administration ont aussi permis de récupérer 1,3 million $ et de mettre ainsi 700 films en ligne sur l\u2019internet.séparation, de refuser l\u2019en- fermement de sentiments comme la jalousie.J\u2019ai moi aussi la chance d\u2019avoir de super relations avec mes ex.Ma mère était une femme très optimiste, qui a pensé jusqu\u2019à la dernière minute qu\u2019elle guérirait.Son départ s\u2019est vécu avec beaucoup d\u2019amour.» Arts et spectacles / S3 Sherbrooke sa medi 7 février 2009 - La Tribune S3 RICHARD THERRIEN QUÉBEC \u2014 Dès demain soir, et pour les neuf prochaines semaines, une bonne partie des téléspectateurs québécois vivront à l\u2019heure de Star Académie.L\u2019édition 2009 de l\u2019émission de Julie Snyder connaîtra-t-elle le succès des trois précédentes?Retour sur les grands et petits moments d\u2019une machine efficace visant à découvrir les vedettes de demain.Le vote cruel de la première Malgré un indéniable succès, l\u2019aventure Star Académie démarre de façon pour le moins chaotique, le soir du 16 février 2003.Le public n\u2019aime pas du tout le vote cruel en fin d\u2019émission, où chaque candidat doit se lever pour dire qui il aimerait voir partir de l\u2019Académie.Dégoûté, Daniel Boucher quitte les coulisses et explique son indignation dans une lettre envoyée au chroniqueur Franco Nuovo.Pascal Nguyen-Deschê- nes, de Québec, est le premier candidat à tomber sous le couperet.L\u2019équipe renonce vite au vote cruel.Le malaise de Stéphane de Normétal On l\u2019oublie, mais la diffusion de la première émission quotidienne de Star Académie avait été une véritable catastrophe.Un pépin technique empêche l\u2019équipe d\u2019expédier à temps la cassette de la première, qui est diffusée une heure plus tard que prévu à TVA.C\u2019est sans compter le malaise de Stéphane Mercier, de Normétal, qui doit être transporté d\u2019urgence en ambulance.Retour à la dure télé-réalité! La saga de l\u2019ambulance Avril 2004: l\u2019impossible survient quand on apprend que Julie Snyder, au point de ne plus voir clair, a utilisé une ambulance pour transporter Wilfred et Marie- Élaine jusqu\u2019à Valleyfield.Et ce n\u2019est pas tout: la police de Sain- te-Adèle a accepté d\u2019utiliser ses voitures pour transporter une cassette à destination! L\u2019affaire fait scandale, et met dans l\u2019embarras Julie Snyder, qui finit par offrir ses excuses.Leçon sur l\u2019abus de pouvoir.Le retour triomphal de Marjo Star Académie aura réussi de grands coups en sortant de l\u2019ombre des vedettes de la chanson, de façon spectaculaire.C\u2019est le cas de Marjo, d\u2019une nervosité extrême, qui met fin à trois années de silence sur le plateau de Julie Snyder en avril 2004.Autres retours remarqués: Julie Masse et Corey Hart, Nathalie Simard, Samantha Fox et Marie Carmen.La main de fer de Denise Filiatrault Parmi l\u2019équipe de professeurs de la première saison, puis directrice de l\u2019Académie à la deuxième, Denise Filiatrault était la main de fer sans le gant de velours.Parlez-en à Stéphane de Normé- tal, qui a eu droit à ses foudres dès le premier soir, avant son mémorable malaise.Outre le premier directeur, Josélito Mi- chaud, qui se sera aussi montré direct et sévère à de rares reprises, et le «méchant» juge Pierre Marchand, la version québécoise reste tout de même infiniment plus conviviable que Star Academy en France ou American Idol.Des contrats béton pour les candidats Février 2003: Le Soleil annonce que les candidats de Star Académie sont liés par contrats pour les cinq prochaines années à Productions J, à qui ils pourraient remettre jusqu\u2019à 40 % de leurs revenus.Julie Snyder mettra cinq ans à confirmer la nouvelle.Le passage de Marie- Élaine Thibert à Tout le monde en parle, où elle disait ne pas avoir «l\u2019argent pour s\u2019acheter une maison», allait précipiter l\u2019aveu de Productions J.«Je ne suis pas une exploiteuse!», plaide la productrice.Toujours de cinq ans, le contrat ne retient désormais que 25 % des cachets des artistes.René Simard renonce à la direction René Simard a failli succéder à Josélito Michaud et à Denise Filiatrault à la direction de Star Académie.Finalement, au centre d\u2019une tourmente dont il se serait passé \u2014 l\u2019affaire Guy Cloutier \u2014, Simard renonce au poste, qui est finalement confié à Denis Bou- chard, le plus calme des directeurs de l\u2019Académie.La victoire de Wilfred Des trois saisons de Star Académie, ce sont sans aucun doute les candidats de la première année dont on se souvient le plus.Et bien que Marie-Élaine Thibert ait été l\u2019artiste qui s\u2019en soit le mieux sorti depuis, c\u2019est Wilfred Le Bouthillier qu\u2019avait préféré le public en 2003.Et avec une de ses propres chansons, Le vieux loup de mer.Marie-Mai et Annie Villeneuve appartiennent aussi à cette première promotion, de même qu\u2019Emily Bégin, Martin Rouette, François Babin, Suzie Villeneuve et Maritza Bossé-Pelchat.Star Académie atteint son record d\u2019audience le 13 avril 2003 en ralliant 3 037 000 téléspectateurs.La victoire de Stéphanie Lapointe À l\u2019hiver 2004, la deuxième saison de Star Académie élit la moins commerciale de ses lauréates, Stéphanie Lapointe.L\u2019interprétation de Si fragile de Luc De Larochellière lui vaut la victoire, contre Marc- André Niquet.Stéphanie s\u2019est fait remarquer pour avoir débattu d\u2019environnement avec le premier ministre du Québec, Jean Charest, avant d\u2019escalader le Kilimandjaro l\u2019année suivante et de jouer dans la série Le négociateur à TVA.La victoire de Marc-André Fortin La troisième saison, la moins populaire des trois, couronne Marc-André Fortin à la fin de l\u2019automne 2005.Audrey Gagnon, Marc Angers et Annie Blanchard marquent cette saison, où René Angélil offre un atelier remarqué à Las Vegas.La tournée des académiciens s\u2019arrêtera au Colisée de Québec après les trois éditions, notamment à cinq reprises en 2003.Plus de trois ans s\u2019écouleront avant le retour de l\u2019émission à TVA.Des refrains qu\u2019on retient En choisissant comme thèmes de grandes chansons québécoises, Star Académie a remis au goût du jour d\u2019anciens succès.Et c\u2019est pas fini, écrite par Stéphane Ven- ne pour Emmanuelle, devient le premier hymne de l\u2019émission et restera le plus marquant.Tout le monde la fredonne, amateurs comme détracteurs du concept, tellement la chanson témoigne du phénomène démesuré produit par l\u2019entreprise.Pour la deuxième saison, l\u2019équipe choisit Un nouveau jour va se lever, de Jacques Michel, avant d\u2019opter pour L\u2019étoile d\u2019Amérique de Claude Léveillée à la troisième saison.(Le Soleil) ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Kevin Parent, Julie Snyder et Wilfred Le Bouthillier sur le plateau de Star Academie en 2003.STAR ACADÉMIE Petits et grands moments S4 / Martin Léon S4 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 7 février 2009 SHERBROOKE \u2014 D\u2019habitude, les artistes qui lancent un nouvel album cachent mal leur hâte de remonter sur les planches.Certains vont jusqu\u2019à avouer candidement que leurs fraîches chansons ne constituent qu\u2019un prétexte pour empoigner le micro au plus vite et emplir à nouveau les conques d\u2019un auditoire.Martin Léon, lui, a écrit Le facteur vent sans même rêver de scène.«Le facteur vent, ce sont onze aspects de l\u2019amour que j\u2019ai vécus, de près ou de loin.Par exemple, Félicie, le premier extrait, est un constat sur les trios amoureux: on est souvent deux hommes à convoiter la même femme et vice-versa.Le phalène parle de passion brûlante, Pour mieux s\u2019aimer, du petit nid romantique.» «Pour moi, cet album était trop introspectif.Cela dépassait ma pudeur personnelle.C\u2019est lorsque je l\u2019ai réécouté, sept mois plus tard, que l\u2019envie de la scène est venue.J\u2019ai eu le fl ash d\u2019un spectacle dans lequel je réarrangerais toutes les chansons, sans exception, et où je les mélangerais avec celles de Kiki BBQ [son premier disque, paru en 2003].Avec un pedal steel, du violoncelle, une contrebasse.» Une formule judicieuse, si on se fi e à la critique extra fl eurie.Lui qui pensait n\u2019intercaler que quelques pièces du Facteur vent, il les joue presque toutes.Et cette grande pudeur de départ, elle est allée où?«C\u2019était n\u2019importe quoi.Attends! Non, je ne peux pas dire ça», se ravise-t-il.«Ces chansons, je les ai quand même écrites pour qu\u2019elles soient partagées (sinon, je ne les aurais pas mises sur disque).Je crois que cette pudeur cachait plutôt le souci de bien faire les choses et de prendre le temps nécessaire pour y arriver.Je crois avoir bien fait.» Au lieu de mettre ses nerfs à mal en préparant une tournée avec le stress du résultat, Martin Léon a plutôt consacré ses énergies à aimer, à vivre avec famille et amis, à se remettre au sport.«Le recul, ça aide», constate- t-il.«C\u2019est pour ça que j\u2019aime la nature.J\u2019entends ce que j\u2019ai en dedans et je prends de meilleures décisions», dit l\u2019amateur de pêche et d\u2019arts martiaux.Cinq ans d\u2019introspection Le voyage aussi fait partie de ses moyens d\u2019introspection.Durant les cinq années qui ont séparé Kiki BBQ et Le facteur vent, cinq années de profond questionnement, Martin Léon s\u2019est notamment offert un séjour de trois mois en Thaïlande, au cours duquel il a pu vivre de près la philosophie bouddhiste découverte depuis plusieurs années dans ses lectures.«Le bouddhisme en Thaïlande est différent des autres.Le bonheur collectif est aussi important, sinon plus, que le bonheur individuel.Pour un Nord-Américain, baigner là-dedans, ça transforme! Ici, c\u2019est plein d\u2019ego et la plupart des affl ictions mentales viennent de là, a-t-il constaté.Dès qu\u2019il y a un ego, il y a plus grand et plus petit que soi.De là naissent l\u2019envie, la jalousie, le mépris?L\u2019ego, il en faut juste un peu, pour se faire confi ance, mais pas comme tremplin.» C\u2019est donc un Martin Léon très serein, «enfi n débarrassé» du besoin de reconnaissance de ses 25 ans, qui repart en tournée, heureux des 15 000 personnes qui ont acheté chacun de ses deux albums.Les critiques sont bonnes?Tant mieux, mais le plaisir des spectateurs lui importe davantage.La rencontre et le partage sont vraiment ses nouveaux petits moteurs personnels.«Nous avons en poche au moins deux versions de chaque chanson.On les choisit parfois la veille, parfois avant le spectacle.Nous incluons parfois une chanson d\u2019Ann Victor, cela dépend si la salle s\u2019y prête.Il y a évidemment une part d\u2019improvisation.On essaie encore des choses.» Martin a pris le parti de la proximité.Sur ses dernières pièces, la voix est volontairement placée en avant.«Il y a toutes sortes de façons de passer un message.Moi, je préfère qu\u2019on me parle dans le creux de l\u2019oreille plutôt qu\u2019on me crie des mots loin derrière.» Avis aux admirateurs: ils n\u2019auront pas à attendre cinq autres années avant l\u2019opus 3 de Martin Léon.«Si j\u2019ai pris tout ce temps, c\u2019est que je n\u2019avais rien à dire.Je devais simplement vivre et faire un peu de ménage.En ce moment, c\u2019est le bouillonnement créatif.Il est fort possible que j\u2019entre en studio cette année.Les chansons s\u2019annoncent beaucoup plus ludiques.Le facteur vent était l\u2019album de la discussion sérieuse entre amis.Le prochain sera celui du party qui commence après avoir bien parlé.» VOUS VOULEZ Y ALLER Martin Léon Ce soir, 20 h 30 Vieux Clocher de Sherbrooke Entrée: 24 $ Billetterie: 819 822-2102 Il fait partie de ces secrets bien gardés de la scène québécoise, de ces artistes pour qui la popularité n\u2019est aucunement une motivation.Chez lui, la musique se rapproche davantage d\u2019une philosophie de vie que d\u2019un but à atteindre.Martin Léon écrit des chansons pour partager, offrir un peu de bonheur, dire des choses qui ont du sens.Sans ça, son Facteur vent, opus 2 paru en novembre 2007, n\u2019aurait jamais pris le chemin des planches.Rencontre avec un homme polyvalent, qui se pose les grandes questions sans oublier de faire la fête.LA PRESSE, MARTIN CHAMBERLAND STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca MARTIN, PÊCHEUR DE SENS / S5 Sherbrooke sa medi 7 février 2009 - La Tribune S5 Né en 1966 dans la basse ville de Québec, sous le nom de Martin L\u2019Heureux.Bachelier en composition, bours ier multiple des conseils des arts et boursier d\u2019excellence en composition musicale, stagiaire à Sienne en composition de musiq ue de fi lm avec Ennio Morricone.Fonde le groupe Ann Victor avec la comédienne chanteuse Geneviève Bilodeau et cinq autres musiciens.Le groupe remporte le concours L\u2019Empire des futures stars en 1997, puis lance l\u2019album Ciné-Parc et obtiendra trois nominations au gala de l\u2019ADISQ en 1999, mais se séparera en 2000.Compose une trenta ine de musiques pour le th éâtre, la télé, le cinéma et le docu mentaire.Lance en 2002, sous le nom de Martin Léon, un premier album solo, Kiki BBQ, qui décroche quatre nominations à l\u2019ADISQ.Les chansons C\u2019est ça qui est ça, Tu comprends rien et Bumper à bumper se faufi leront dans quelques palmarès.Chanteur invité sur trois albums jeunesse de l\u2019étiquette La montagne secrète.Lance Le facteur vent en novemb re 2007.«Avec Kiki BBQ, j\u2019avais comp osé la musique avant.Cette fois, ce so nt les textes qui sont venus en premi er.» Fait une apparition dans le fi lm Un été sans point ni coup sûr de Francis Leclerc.«Dans un beau contexte comme ça, je le referais, c\u2019est certain.Beaucoup de personnes ignorent cette partie de mon passé.Pendant quatre ou cinq ans, j\u2019ai travaillé avec Persona, la troupe d\u2019Éric Jean (aujourd\u2019hui directeur du Quat\u2019Sous), qui m\u2019a aussi fait jouer.J\u2019ai même suivi une petite formation de comédien.Après, la musique a pris toute la place, mais mes amis proches n\u2019ont pas oublié.Ils en ont souffl é un mot à Francis Leclerc, qui avait déjà réalisé le clip de Bumper à bumper et de Touche du bois d\u2019Ann Victor.» Une chanson de Kiki BBQ, Perte de nord, a été utilisée p ar RDI pour dev enir le thème musical de l\u2019émission P lanète prise 2.«J\u2019étais heureux de le fa ire, parce que c\u2019était une bonne cause.Ch ez moi, accepter de com poser pour une publicité dépendra toujou rs du produit.» Interprète Art poétique (J\u2019e ntends votre paix) de Gasto n Miron sur l\u2019a lbum Douze hommes rapa illés.«Gilles Bé langer m\u2019a téléphoné l\u2019an dernier pour m e dire qu\u2019il avait quelque c hose pour moi .Il m\u2019a envoyé la musique en mp3.J\u2019avais L \u2019homme rapail lé, la version anno tée par Miron l ui-même, mais je ne m\u2019étais ja mais arrêté à A rt poétique.C\u2019est le genre de texte qu\u2019on peut lire et relire, et toujo urs découvrir q uelque chose.Nous avons fa it quatre prise s de la chanso n, mais nous avo ns gardé la pre mière.» IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ MARTIN LÉON EN BREF S6 / Arts et spectacles / Cinéma S6 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 7 février 2009 Le pouilleux millionnaire DRAME iii1?2 Réalisé par Danny Boyle Avec Dev Patel, Freida Pinto et Madhur Mittal.ALEKSI K.LEPAGE MONTRÉAL \u2014 Ici le cinéaste éclectique Danny Boyle fait ce qu\u2019il sait faire de mieux, c\u2019est- à-dire du Danny Boyle: plans recherchés comme pour dire «regardez, j\u2019ai l\u2019oeil», montage intempestif comme pour dire «je suis encore jeune», musique rock ou techno aux sonorités très vaguement rétro comme pour rajouter «je suis vraiment cool».Du Danny Boyle tel quel.Tellement qu\u2019on croirait parfois à un pastiche ou à un hommage: Danny Boyle s\u2019aime beaucoup, et on ne le déteste pas non plus, même si, à force de vouloir impressionner, il nous fait un peu suer.Sorte de pendant exotique à son Millions, «film familial» et autre fable sur l\u2019obsession et la quête de la fortune vite faite (thème récurrent chez Boyle, de Shallow Grave à Trainspotting), ce Slumdog Millionaire raconte les mésaventures d\u2019un jeune Indien orphelin, perdu avec son frère dans les quartiers pauvres de Bombay.Exploité par de vils marchands d\u2019enfants, le petit Jamil, devenu ado, s\u2019inscrira et participera au quiz télévisé Who Wants To Be A Millionaire?, version indienne: même concept, mêmes décors, en version bon marché, même public hystérique.Jamil, après avoir correctement répondu à toutes les questions du quiz, remportera un lot important, si bien que le concepteur et animateur de l\u2019émission, un mégalomane fini, fera appel aux autorités, convaincu que l\u2019ado a triché.Interrogé à la dure par deux flics, Jamil devra les convaincre de son innocence, racontant du coup l\u2019histoire de sa vie.Coréalisé en Inde par Love- leen Tandan, monté dans le désordre et raconté par longs flashbacks, Slumdog Millionaire est d\u2019abord et avant tout, comme la plupart des films de Boyle, une expérience sensorielle.L\u2019image et la musique priment sur le texte, adaptation ici d\u2019un roman (Q&A de Vikas Swarup).Expérience sensorielle à tous les plans: ce film sent Bombay, pour le meilleur et pour le pire.Et il faut accorder à Boyle le mérite d\u2019avoir su filmer la ville et ses grouillants habitants avec grand talent.C\u2019est comme si on y était! On reprochera à l\u2019auteur ses inutiles démonstrations de savoir-faire stylistique et ses ratés scénaristiques; le film est un peu n\u2019importe quoi, on passe de la tragédie à la comédie, puis à la romance de façon maladroite, et on nous sert en guise de générique une sorte de vidéoclip, clin d\u2019oeil au cinéma de Bollywood (cinéma populaire indien), final festif et kitsch absolument charmant mais totalement inapproprié.(La Presse) FOX La partie romantique de Slumdog Millionaire, de Danny Boyle, un film qui touche à plusieurs genres à la fois.Qui perd gagne AGENCE FRANCE-PRESSE LOS ANGELES \u2014 Le cinéaste américain «oscarisé» Martin Scorsese a approché deux autres vainqueurs de statuettes dorées, Daniel Day-Lewis et Benicio Del Toro, pour jouer dans son prochain film, un drame situé au Japon au XVIIe siècle et intitulé Silence, rapporte Variety.Selon la «Bible» de Hollywood, Scorsese, récompensé à Hollywood en 2007 pour Agent troubles, veut adapter au grand écran un roman du Japonais Shusaku Endo, qui raconte l\u2019histoire de deux Jésuites venus au Japon en mission de prosélytisme.Le metteur en scène new- yorkais souhaite que Daniel Day-Lewis, Oscar du meilleur acteur en 2008 pour There will be blood, et Benicio Del Toro, statuette du second rôle en 2001 grâce à Traffic, jouent les rôles principaux de ce film dont le tournage est envisagé d\u2019ici à la fin de l\u2019année en Nouvelle-Zélande, selon Variety.Scorsese veut Day-Lewis et Del Toro dans son prochain film, Silence Cinéma / Arts et spectacles / S7 Sherbrooke sa medi 7 février 2009 - La Tribune S7 LA PANTHÈRE ROSE 2 COMÉDIE i1?2 Réalisé par Harald Zwart Avec Steve Martin, Jean Reno, Andy Garcia et John Cleese.POUR TOUT SAVOIR À chaque jour lisez La Tribune NORMAND PROVENCHER MONTRÉAL \u2014 Qu\u2019on se le dise, la nouvelle mouture de La panthère rose (v.f.de The Pink Panther 2 ) a bien peu à voir avec l\u2019original.Alors que Peter Sellers insufflait au célèbre détective Jacques Clouseau un humour subtil, Steve Martin le transforme en bouffon pire qu\u2019un Jerry Lewis sur le retour.Pénible, très pénible.Dans ce second épisode, Jacques Clouseau fait à nouveau tourner son supérieur en bourrique (John Cleese) après sa nomination dans un Dream Team d\u2019enquêteurs internationaux chevronnés, chargé de mettre la main au collet d\u2019un brigand spécialisé dans le vol de pièces historiques.Parmi ses larcins, le Saint-Suaire, la bague du pape et le fameux diamant Pink Panther.Évidemment, tout ce que touche Clouseau se déglingue.Ses partenaires de mission (dont Andy Garcia et Alfred Molina) auront tôt fait de s\u2019apercevoir que le bonhomme est assez fou pour mettre le feu, mais pas assez fin pour l\u2019éteindre, comme on dit.Parmi les faits d\u2019armes du «plus abruti et bête des crétins», une imitation burlesque du pape donnant sans le vouloir la bénédiction à la foule, du haut de son balcon du Vatican, et l\u2019incendie involontaire d\u2019un resto, deux fois plutôt qu\u2019une.Le Clouseau version Steve Martin s\u2019avère une pâle copie de celui des films de Blake Edwards.Même son célèbre serviteur Cato, qui aimait bien en découdre avec lui à coups de karaté, a été remplacé par deux gamins inintéressants.L\u2019idylle avec sa secrétaire (Emily Mortimer), qu\u2019il essaie de garder secrète, est d\u2019une insignifiance absolue.Faut croire que les fins de mois sont de plus en plus difficiles, même pour les stars.Par le plus grand des mystères, cette pochade compte néanmoins quelques gros noms au générique.Outre Garcia et Molina, on retrouve Jean Reno, Jeremy Irons, John Cleese et un certain Johnny Hallyday, dans un petit rôle de vilain qui ne passera pas à l\u2019histoire.On se demande bien ce que tout ce beau monde est allé faire dans cette galère.Faut croire que les fins de mois sont de plus en plus difficiles, même pour les stars.Dernier détail, mais il est de taille.Devant l\u2019absence de version originale anglaise, le public de Québec doit se contenter (air connu) de la version doublée.Imaginez un instant le portrait : un personnage français joué par un Américain, dans un film tourné en France, entouré d\u2019acteurs italien, britannique, indien et japonais qui parlent avec un accent propre à leur pays.On vous dit pas comment tout cela sonne faux à nos pauvres oreilles.(Le Soleil) Rire jaune ?S8 / Arts et spectacles / Cinéma S8 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 7 février 2009 CORALINE FILM D\u2019ANIMATION iiii Réalisé par Henry Selick Avec les voix de Catherine Brunet, Geneviève Brouillette et Jean-Michel Anctil.ANDRÉ LAROCHE andre.laroche@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Coraline est à l\u2019horreur ce que Shrek est à la comédie : un film d\u2019animation que les enfants et les adultes ne voient pas du même œil.Quelle ne fut pas la surprise des journalistes présents au visionnement de presse, cette semaine, quand ils ont aperçu une bambine de deux ans bien assise dans la salle.La bande- annonce, projetée depuis quelques semaines dans les salles, était pourtant sans équivoque : le réalisateur Henry Selick renoue ici avec l\u2019ambiance fêlé et décalé de son Étrange Noël de Monsieur Jack, tourné en 1993 selon un script de Tim Burton.Vous voyez le genre.Pour vous situer encore mieux, c\u2019est le type d\u2019univers oppressant qui se glisse dans notre inconscient pour gratter nos phobies et nos mauvais souvenirs.Le genre à nous rendre légèrement inquiet et inconfortable, sans qu\u2019on sache comment et pourquoi, avant de s\u2019endormir.Bref, on s\u2019attendait à ce que la fillette ne puisse en supporter plus que 20 minutes.Trente, max.L\u2019histoire débute lorsque Coraline emménage dans une nouvelle maison à la campagne.Cette fille unique, espiègle et allumée, s\u2019ennuie vite.Elle se trouve loin de ses amis et de la ville, sans compter que ses parents débordés n\u2019ont pas une minute à lui consacrer.Sa mère ne fait que râler, les mets de son père sont dégoutants et sa chambre ne s\u2019avère qu\u2019une pièce laide avec un lit, point.La seule façon de passer le temps, c\u2019est de visiter les autres locataires de la maison : un dresseur russe de gerboises volantes et deux vieilles artistes de music-hall, bouffies et obèses.Oh, il y a le petit voisin, mais il est verbeux et étrange\u2026 Coraline voudrait bien être ailleurs.Or, justement, elle découvre dans la maison une porte cachée.De l\u2019autre côté se trouve une maison identique\u2026 et des parents parfaits.Sa mère lui cuisine des repas fabuleux et répond au moindre de ses désirs.Son père lui compose des chansons et lui crée des jardins de rêve.Cette vie est un spectacle ravissant et permanent.Mais à son grand désespoir, le matin venu, Coraline retourne à sa vie misérable.Un jour, sa «nouvelle» mère lui offre de rester\u2026 à condition qu\u2019elle lui couse des boutons à la place des yeux.Coraline devra alors choisir : devenir une poupée qu\u2019on chouchoute à condition d\u2019obéir sans jamais se plaindre (voir ici le message politique), ou accepter l\u2019amour rude et inconditionnel de ses véritables parents.Ce film d\u2019animation, d\u2019une facture sans reproche, s\u2019avère une adaptation du roman de Neil Gaiman, considéré comme une mouture moderne d\u2019 Alice au pays des merveilles.On pourrait aussi lui apparenter Pinocchio, qui a emprunté le chemin inverse \u2014 de pantin à garçonnet \u2014 lorsqu\u2019il a tourné dos à une vie de plaisirs.Le film de Selick déborde de messages sombres et troubles pour les adultes.Il renvoie à tous les choix douteux, les amours déçus, les illusions détruites, nos souhaits honteux (qui n\u2019a jamais espéré changer de parents?) et les lâchetés commises dans notre propre vie.Du coup, Coraline nous oblige à faire face à notre choix de voir le monde : avec nos propres yeux ou à travers des boutons à quatre trous imposés par des démagogues qui ne veulent pas nécessairement notre bien.Mais les enfants, eux, ne semblent n\u2019y voir qu\u2019un film d\u2019aventure comme les autres.On n\u2019a pas entendu ni pleurs ni cris de la bambine tout au long de la projection d\u2019une centaine de minutes.À l\u2019évidence, elle a adoré.ALLIANCE Coraline est une jeune curieuse, toujours partante pour vivre une aventure.La découverte d\u2019une porte dissimulée dans sa nouvelle maison lui offrira d\u2019ailleurs l\u2019occasion de vivre une vie en apparence beaucoup plus agréable.La guerre des boutons Cinéma / Arts et spectacles / S9 Sherbrooke sa medi 7 février 2009 - La Tribune S9 POLYTECHNIQUE DRAME iii1?2 Réalisé par Denis Villeneuve Avec Karine Vanasse, Maxim Gaudette et Sébastien Huberdeau.LAURA MARTIN laura.martin@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Vous serez d\u2019abord tendu dans la nuque.Au bang, vous ressentirez une douleur diffuse sous la cage thoracique.Au pis, vous serez pris de nausées.Vous voudrez vous barrer, prendre la porte de secours à deux mains, aller vous pelotonner en boule sous un meuble et attendre que la vie soit rose.Comme avant.Comme avant que ce film noir et blanc se soit logé en vous, balle perdue qu\u2019on ne peut retirer sans vous ouvrir de bord en bord.Même si on l\u2019anticipe, même si on le voit venir, même si on a sciemment choisi de se placer dans sa trajectoire, le coup est violent.On n\u2019évalue jamais bien la douleur avant qu\u2019elle nous brûle les tripes.Jusqu\u2019à la limite du supportable, de ce que la chair peut absorber sans exploser.Polytechnique est une expérience physique, d\u2019abord.Émotive, dans les jours qui suivent.Il faut le savoir avant de s\u2019y risquer.Mais il faut aussi savoir que s\u2019il ouvre une plaie, c\u2019est pour la refermer.On a dit tout et son contraire sur ce film, en gestation depuis quatre ans ou depuis que Karine Vanasse en a fait un combat personnel.Mais on n\u2019a pas tout dit quand on a dit qu\u2019il faisait atrocement mal.Il faut aussi dire qu\u2019après, il fait du bien.Denis Villeneuve (Maëlstrom, Next Floor) n\u2019a pas livré un divertissement qui change les idées ou qui transforme le monde ou qui fend l\u2019âme en deux par plaisir.Il a fait une épaule disponible.Il a fait une consolante.Polytechnique est une expérience physique, d\u2019abord.Émotive, dans les jours qui suivent.Se gardant bien d\u2019ouvrir le robinet d\u2019eau de rose, il a réalisé une oeuvre percutante quasi documentaire, puisque le scénario de Jacques Davidts est inspiré des témoignages des survivants du drame qui a rayé quatorze personnes le 6 décembre 1989, dans cette école de Montréal.Même si sa démarche a fait sourciller, a inquiété ceux qui craignaient que la cicatrice des vieux débats ne rouvre, aucun autre réalisateur n\u2019aurait pu mieux atteindre, cette juste adéquation entre la sobriété dans le ton, dans le jeu, dans l\u2019esthétisme, et l\u2019extravagance de cette tragédie trop réelle.À la manière du Danois Gus Van Sant, qui avait transposé au grand écran la tuerie de Columbine dans Elephant, le long métrage produit par Maxime Rémillard se concentre sur la journée noire, mais le recul de vingt ans pris sur l\u2019événement a permis au réalisateur québécois d\u2019extrapoler sur les conséquences humaines de la tragédie, sur le sort des survivants, sans en produire ni thèse ni morale.Dans le chaos de l\u2019événement, il braque sa caméra surtout sur deux étudiants fictifs, Valérie (Karine Vanasse) et Jean-François (Sébastien Huberdeau), camarades qui se trouvaient dans cette classe où Marc Lépine (le Sherbrookois Maxim Gaudette, glacial) a méthodiquement séparé les garçons des filles pour accomplir sa tuerie misogyne.Dès le début, où l\u2019on frappe sans avertissement, il n\u2019y a pas un moment dans le montage où l\u2019étau se desserre, hormis lors de ces fois où l\u2019on sort des quatre murs de l\u2019école pour se projeter dans le temps et dans la campagne où se ressourcent les vivants.Le silence des lieux paisibles sert de contrepoids à l\u2019enfer de l\u2019école.Mais pas toujours à celui des âmes qui souffrent à tue-tête.Sinon, dans le huis clos insoutenable, la remarquable musique de Benoît Charest sert de soupape bien fragile.On ne peut pas vous conseiller d\u2019y aller.Ou de ne pas y aller.Vous devrez faire la réflexion.Que pour ça, le film aura été utile.La consolante ALLIANCE Le fil des événements survenus à l\u2019école Polytechnique le 6 décembre 1989 est connu dans le détail.Le suivre, en tant que témoin, dans le huis clos des corridors et des classes, est une expérience douloureuse. CD PALMARÈS Tu m\u2019intimides Mara Tremblay Juste ici Marc-André Fortin 12 hommes rapaillés Variés Coeur de pirate Coeur de pirate La ligne orange Mes Aïeux L\u2019expédition Les Cowboys Fringants Joli chaos Daniel Bélanger Rose sang Catherine Major Les mille et une nuits Sherazade Tous les sens Ariane Moffatt Working On A Dream Bruce Springsteen Tonight Franz Ferdinand Live At Pacha Club Brazil Daniel Desnoyers The Fame Lady Gaga 70\u2019s Volume 2 Sylvain Cossette Soundtrack Twilight We Sing We Dance We Steal Things Jason Mraz Freedom Akon La Historia De Lola Florence K Dark Horse Nickelback MALAJUBE Labyrinthes ROCK FRANCO iii1?2 Dare to care Records CRITIQUES FRANZ FERDINAND Tonight ROCK iii Domino GIORGIA FUMANTI Je suis POPÉRA iiii Isba AESTH « Nous préférons jouer avec les contrastes, mélanger les sons clairs et la distorsion.» NON FRANCOPHONE FRANCOPHONE 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 COURTOISIE Moins surprenant, mais toujours solide Munissez-vous d\u2019une bonne paire d\u2019écouteurs pour découvrir le nouveau Malaju- be.C\u2019était déjà difficile de comprendre les paroles de Trompe-l\u2019oeil, c\u2019est encore pire ici, surtout sur Ursuline et Porté disparu, les deux pièces qui ouvrent l\u2019album.Avec Labyrinthes, le quatuor sorelois retourne à mi-chemin entre ses opus 1 et 2: un peu moins de puissance que le disque d\u2019avant, mais la même richesse sonore, qui était encore à naître sur Le compte complet.Si on criait au génie en 2006 et que l\u2019effet de surprise est maintenant passé, cette fois, on constate que les grandes qualités harmoniques, rythmiques et mélodiques de la bande à Julien Mineau ne sont pas éphémères, mais constituent une base solide.Quand bien même Malajube ne repousse pas les frontières à tout coup, sa musique ne sera jamais banale.Les gars ont d\u2019ailleurs décidé d\u2019explorer des avenues plus progressives, par exemple par de longs épilogues musicaux de certaines plages, en plus des coupures rythmiques et mélodiques qui font leur marque de commerce.Quant aux dessins du livret.Dieu qu\u2019ils sont laids! Peut-on dépasser le stade des forces de Véga dans Goldorak et choisir une autre palette de couleurs que la violette africaine, s\u2019il vous plaît?En magasin mardi.\u2014 Steve Bergeron Retour vers le futur Alex Kapranos a beau affirmer que son groupe définit le rock de cette fin de décennie, on n\u2019est pas obligé de le croire.Désolé de lui apprendre que ce troisième album de Franz Ferdinand ne fera que renforcer la réputation néo-eighties du groupe.Ceux qui écumaient les pistes de danse, il y a 25 ans, sur les chansons de The Cars, Duran Duran et Soft Cell ne seront pas dépaysés.Revoilà les guitares noyées à travers des nuées de claviers, les lignes de basse pleines de groove et les paroles romantiques pas plus compliquées que «I\u2019ve found a new way, baby».Il y a même du Devo dans les motifs électroniques de Live Alone.Les riffs les plus acérés, comme ceux de Bite Hard, nous renvoient encore plus loin, c\u2019est-à-dire à Ray Davies et à ses Kinks.C\u2019est vous dire comme on est loin d\u2019un son du futur.On trouvait Kapranos plus modeste quand il ne caressait que l\u2019ambition noble de faire danser les filles.C\u2019est beaucoup dans son registre.Il le prouve encore sur cet album.\u2014 André Laroche Le chant de l\u2019ange Le troisième album de la belle Italienne adoptée par le Québec confirme le talent de cette soprano qui puise dans les musiques ethnique, classique, spirituelle, world et pop.Exactement ce qu\u2019il faut pour l\u2019étiqueter chanteuse de «popéra» et la comparer à Sarah Brightman, côté fastueux en moins, avec une voix beaucoup plus chaude et plus intimiste.Qu\u2019elle reprenne Aranjuez mon amour, qu\u2019elle interprète Ton ange, une étonnante traduction de Angel de Sarah McLachlan, qu\u2019elle ajoute une charmante touche d\u2019accent en traduisant des couplets de Un peu plus haut, un peu plus loin de Ferland, qu\u2019elle réinvente Caruso de Lucio Dalla ou qu\u2019elle ose mettre de très belles paroles de son cru sur l\u2019Adagio d\u2019Albinoni ou sur l\u2019Ave Maria de Bach et de Gounod, sa voix d\u2019or brille.Réalisé en étroite collaboration avec le pianiste et compositeur Guy St-Onge, l\u2019enregistrement confirme la maestria des studios québécois et s\u2019approche d\u2019une prise de son en direct avec une chaleur particulière.Incontournable.(Le Soleil) \u2014 Michel Truchon S10 / Arts et spectacles S10 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 7 février 2009 Le groupe de death metal progressif sherbrookois Aesth lance à 21 h ce soir son premier album, Deep within the Core, au bar Le Magog.Pour Jean-Sébastien Gauthier (batterie), Kevin Roy (guitare et voix), Jean-François Perreault (guitare) et Patrice Simard (basse), c\u2019est l\u2019aboutissement d\u2019un chemin rondement mené: le quatuor a donné sa toute première prestation au concours I\u2019ll Musik en 2006.En fait, pour Kevin et Jean-François, c\u2019était le premier spectacle devant public à vie! Assez particulier de faire son baptême musical dans un concours.Jean-François, Jean-Sébas- tien et Kevin: «Nous étions quand même dans les quatre finalistes.Ça se passait au bar Le Contact, devant environ 90 personnes, qui nous ont super bien accueillis.Évidemment, nous avons beaucoup peaufiné nos chansons depuis.» D\u2019où vient le nom Aesth?Kevin: «C\u2019est une racine grecque qui veut dire perception, sensation, émotion, comme dans aesthetic.Cela reflète bien notre musique, dans laquelle le death metal rencontre le rock progressif.» Jean-François: «Certains groupes de death aiment jouer toujours dans le tapis.Nous, nous trouvons ça lassant.Nous préférons jouer avec les contrastes, mélanger les sons clairs et la distorsion.Il y a dans nos pièces des passages très dépouillés et très mélodieux.Parfois, la voix très agressive se superpose à une musique très douce.Comme dans le rock progressif, il y a des pièces assez longues, de cinq ou six minutes, mais nous en avons raccourcies plusieurs pour l\u2019album.» Le death metal progressif est- il répandu?Jean-Sébastien et Kevin: «Il y a quelques bands européens, mais ce n\u2019est vraiment pas la tendance ces temps-ci.Nous aimons l\u2019intensité du metal, mais nous sommes aussi des amateurs du Dave Matthews Band, de Porcupine Tree, de Genesis, de Jimi Hendrix.Le groupe qui marche le plus dans ce créneau est une formation suédoise, Opeth.Le heavy metal est très fort en Scandinavie.C\u2019est d\u2019ailleurs un Norvégien qui s\u2019est occupé du graphisme de notre disque.Nous sommes tombés sur une de ses images via l\u2019internet.» De quoi parlent vos chansons?Kevin: «Au départ, cela ne devait pas être un album concept, mais en relisant les paroles, je me suis aperçu qu\u2019il y avait une histoire.J\u2019ai retravaillé quelques textes pour que cela donne un tout.Les mots peuvent aussi bien s\u2019appliquer à une seule personne qu\u2019à tout un peuple.Il est question de ceux qui profitent des autres, des moins nantis qui se font arnaquer.De tels comportements amènent le conflit, la guerre.Jusqu\u2019à la prise de conscience que la solution se trouve à l\u2019intérieur de soi.On se libère ainsi des sentiments qui nous emprisonnent.La couverture du disque illustre ainsi un personnage prisonnier, voire enraciné dans ses tourments, alors qu\u2019une porte s\u2019ouvre vers l\u2019intérieur de lui.» À quoi peut-on s\u2019attendre pour le spectacle de ce soir?Les trois: «Nous allons jouer le disque intégralement, dans sa structure conceptuelle, avec de petites surprises.Smelly Pedros fera la première partie.L\u2019entrée est de 8 $, mais pour 10 $, les gens auront l\u2019entrée et l\u2019album.» \u2014 Steve Bergeron Arts et spectacles / S11 Sherbrooke sa medi 7 février 2009 - La Tribune S11 IL Y A LONGTEMPS QUE JE T\u2019AIME DRAME iiii Sortie: 10 février CRITIQUES ZACK ET MIRI MAKE A PORNO ZACK ET MIRI FONT UN PORNO COMÉDIE ii Sortie: 10 février TRUFFE FILM FANTASTIQUE iii Sortie: 10 février DVD De Philippe Claudel.Avec Kristin Scott Thomas, Elsa Zylberstein et Serge Hazanavicius.J\u2019étais sur une autre planète quand Il y a longtemps que je t\u2019aime est passé sur nos écrans.Je n\u2019avais rien lu dessus.Je savais que j\u2019aime beaucoup Elsa Zylbers- tein et parfois Kristin Scott Thomas.Eh bien, ce film-là doit être vu ainsi, l\u2019inconnu devant soi.Il faut faire confiance à Philippe Claudel, écrivain qui, ici, se place derrière la caméra.Le résultat est bouleversant.J\u2019étais en larmes à la fin.Et je suis certaine que je ne ferai pas là figure d\u2019exception.L\u2019histoire est celle de deux soeurs.La plus jeune vient chercher son aînée à l\u2019aéroport.Elles ne se sont pas vues depuis 15 ans.On ne dit pas pourquoi.On sent le drame.On le voit sur le visage émacié et le regard vague de Kristin Scott Thomas.Était-elle dans une institution mentale?En prison?Tout est possible.Les réponses sont données au compte-goutte.Elles font mouche.(La Presse) \u2014 Sonia Sarfati De Kevin Smith.Avec Seth Rogen, Elizabeth Banks, Craig Robinson et Justin Long.Déception.Il a beau être écrit et réalisé par Kevin Smith, on ne trouve pas le gars de Clerks dans ce Zack and Miri Make a Porno.et on s\u2019ennuie de lui! Et on commence à en avoir marre de Seth Rogen en nounours pour qui succombent les blondes il y a eu Katherine Heigl dans Knocked Up, c\u2019est maintenant au tour d\u2019Elizabeth Banks.Dans un scénario qui, contrairement au premier, ne donne pas de coups de pied aux bien-pensants.Il y avait du Judd Apatow dans Knocked Up.Il y a un Kevin Smith domestiqué dans cette comédie romantique qui se cache sous des dehors (enfin, un titre) un petit peu provocateur.On y suit deux colocs qui sont amis-rien-de-plus (ils sont les seuls à ne pas se rendre compte qu\u2019autre chose les unit) qui, pour ne plus tirer le diable par la queue, décident de faire un film porno.Et?Et rien.Enfin, pas grand- chose.(La Presse) \u2014 Sonia Sarfati De Kim Nguyen.Avec Roy Dupuis, Céline Bonnier, Danielle Proulx et Pierre Lebeau.Il y a ces films que je n\u2019aime pas assez, les drames sportifs?et ces autres, que j\u2019aime trop.Parce que je me sens chez moi dans les univers décalés, l\u2019humour noir, les objets cinématographiques différents.Peu importe leurs défauts.Bref, j\u2019ai vraiment passé un bon moment avec Truffe de Kim Nguyen.Plus que la moyenne des êtres humains (normaux?) qui m\u2019entourent.Nous sommes en 2017.Le réchauffement de la planète a provoqué une multiplication des truffes dans le sous-sol de Montréal.Faisant la fortune de certains.Et l\u2019envie d\u2019autres.Qui prendront les moyens qu\u2019il faut pour mettre la main sur cet or noir.Cols de fourrure meurtriers (j\u2019adore!) et personnages «morts» de l\u2019intérieur entourant un couple tout d\u2019amour et de chaleur : Truffe pointe du doigt notre société de consommation mais dans une métaphore que tous n\u2019aimeront pas.consommer.(La Presse) \u2014 Sonia Sarfati PROCHAINES SORTIES MARDI 10 FÉVRIER Miracle at St.Anna Drame de guerre Blindness Drame fantastique Un capitalisme sentimental Comédie fantaisiste W Drame biographique Frozen River Drame S12 / Arts et spectacles S12 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 7 février 2009 NELSON FECTEAU nfecteau@latribune.qc.ca THETFORD MINES \u2014 C\u2019est finalement l\u2019auteur et conteur acadien Florian Levesque qui sera appelé à parcourir Thetford Mines les 9, 10 et 11 février dans le cadre des Laboratoires artistiques de développement local de l\u2019organisme Les Arts et la Ville, de l\u2019Association acadienne des artistes professionnels du Nouveau-Brunswick et de la Fédération culturelle canadien- ne-française.Le maire Luc Berthold accompagnera donc Florian Levesque à travers la ville pour répondre à différentes questions visant à établir si un paysage urbain façonné par plus de cent ans d\u2019exploitation minière peut être un vecteur de développement collectif.Une rencontre publique à laquelle est conviée la population se tiendra le mercredi le 11 février à 17 h.C\u2019est l\u2019animateur culturel de la Ville de Thetford Mines, Daniel Tremblay qui dirigera les échanges.Thetford Mines a été choisie avec Memramcook au Nouveau- Brunswick et Ottawa en Ontario pour prendre part à l\u2019édition 2008-2009.Ces laboratoires d\u2019idées consistent à orchestrer les conditions d\u2019une nouvelle lecture du territoire sous la forme d\u2019une ballade entre un élu et un artiste de l\u2019extérieur autour de thématiques liées au développement de la municipalité d\u2019accueil.L\u2019artiste visiteur dévoilé THE ASSOCIATED PRESS LOS ANGELES \u2014 Quand Christian Bale (Batman) se fâche, le moins qu\u2019on puisse dire, c\u2019est qu\u2019il voit rouge.Une bande audio de plusieurs minutes dans laquelle on entend l\u2019acteur britannique s\u2019en prendre au directeur de la photographie de Terminator Salvation, et proférer des monceaux d\u2019insultes à chaque phrase, alors qu\u2019on tente vainement de le calmer, a été révélée par le site de rumeurs sur les célébrités TMZ.com.On y entend distinctement Christian Bale hurler sur Shane Hurlbut, remettant en cause son professionnalisme, et violemment l\u2019invectiver parce que ce dernier ne se trouvait pas à la bonne place sur la plateau, soit sur les pas de l\u2019actrice Bryce Dallas Howard, gênant ainsi Bale dans son champ de vision.«Si tu recommences ça, je ne remets plus les pieds sur ce plateau, si toutefois tu n\u2019es pas viré avant!», hurle Christian Bale, manifestement hors de lui, les propos les moins trash qui puissent être cités in-extenso.«Ca te dirait que moi, j\u2019aille foutre en l\u2019air tous tes éclairages?T\u2019as vraiment envie que je massacre ton boulot?Alors pourquoi, toi tu fous mon boulot en l\u2019air?», interroge Bale, toujours aussi furieux.L\u2019incident a eu lieu l\u2019été dernier, sur un plateau de tournage situé sur la base militaire aérienne de Kirtland au Nouveau- Mexique Seule la voix du héros du dernier Batman est clairement audible sur l\u2019enregistrement pirate, où l\u2019on entend cependant le directeur photo tenter de s\u2019expliquer et le réalisateur McG essayer de calmer le jeu.Le chevalier noir voit rouge Arts et spectacles / S13 Sherbrooke sa medi 7 février 2009 - La Tribune S13 LA VIE CULTURELLE EN ESTRIE Découvrez-la, à chaque jour dans La Tribune JEAN-PIERRE BOISVERT DRUMMONDVILLE \u2014 L\u2019Orchestre symphonique de Drummond- ville proposera mardi prochain, à 19 h 30, au Centre culturel de Drummondville, un programme intitulé Les trois B.Le surnom des «trois B» de la musique s\u2019adresse à trois immenses compositeurs, soit Bach, Beethoven et Brahms.Le soliste invité, le pianiste Se- rhiy Salov, interprétera le monumental 2e concerto pour piano de Johannes Brahms.La deuxième partie permettra d\u2019entendre d\u2019abord un extrait de la Cantate no.208 de Bach dans un arrangement de Léopold Stokowski, suivi de la sixième symphonie (La pastorale) de Beethoven.D\u2019origine ukrainienne, âgé de 28 ans, Serhiy Salov a d\u2019abord étudié le piano, la composition, la théorie musicale et l\u2019improvisation à l\u2019École spéciale de musique de Donetsk.À 11 ans, il faisait ses débuts comme soliste dans le Concerto pour piano de Grieg avec l\u2019Orchestre national symphonique d\u2019Ukraine.Il est diplômé de la Musikhochschule de Fribourg où il a étudié avec Tibor Szasz et Michel Beroff de 1994 à 1999.Le réputé pianiste collectionne les prix depuis son enfance.Il a étudié auprès de Joan Havill, à la Guildhall School of Music and Drama de Londres où il a reçu le Concert Recital Diploma (Premier Prix) et une maîtrise en interprétation.Il a donné des récitals en Allemagne, en France, en Angleterre, en Italie, en Belgique, en Ukraine et au Japon et, comme concertiste, avec l\u2019Orchestre symphonique de Montréal, le Calgary Philharmonic Orchestra, l\u2019Orchestre symphonique de Québec et l\u2019Orchestre symphonique de Berlin.YANICK POISSON ypoisson@latribune.qc.ca VICTORIAVILLE \u2014 Sept étudiants ou groupes d\u2019étudiants fouleront les planches du grand auditorium du Cégep de Victoriaville, le 11 février, afin de remporter la 30e édition du concours local de Cégeps en spectacles.Au total, 21 artistes en herbe s\u2019exécuteront dans des domaines aussi diversifiés que le chant, la musique, le théâtre, la danse et l\u2019humour dans le but d\u2019être invités à la finalement régionale Cen- tre-Est qui aura lieu le 21 mars au Cégep de Trois-Rivières.À ces prestations compétitives s\u2019ajouteront deux spectacles hors-concours.L\u2019animation sera assurée par les étudiants William Blais, Marc-Antoine Pleau-La- chance, Élodie Vaudreuil et Stéphanie Racicot.Cette année encore les participantes et participants ont pu compter sur l\u2019aide de Roxanne Genest à la direction artistique et des précieux conseils de Brigitte Charpentier à l\u2019animation.L\u2019OSD offre son programme sur Bach, Beethoven et Brahms Sept candidatures pour le Cégeps en spectacle de Victo S14 / Arts et spectacles S14 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 7 février 2009 EXPOSITIONS SPECTACLES VOUS VOULEZ VOIR ?Exposition : Dos-à-dos / Face-à-face Artiste : Valérie Blass Parcours : Valérie Blass vit et travaille à Montréal.Elle a reçu de nombreux prix, dont le Premier prix du département des Arts visuels de l\u2019UQÀM (1995).Son travail a fait l\u2019objet d\u2019expositions individuelles à Toronto et au Québec, entre autres au MoCCA, à la Galerie Parisian Laundry, au Centre Clark, à Dare-Dare et à la Galerie B-312.Elle a aussi participé à la plus récente Triennale du Musée d\u2019art contemporain à Montréal.Démarche : Cette rétrospective réunit quelques-unes des sculptures réalisées entre 2001 et 2008.En utilisant les techniques du moulage, du modelage et de l\u2019assemblage, l\u2019artiste revitalise le langage de la sculpture traditionnelle.Dans son travail qui combine divers modes de représentation, elle explore des procédés qui lui permettent de créer des formes aux limites de l\u2019abstrait et du figuratif.Fonctionnant parfois deux à deux, les oeuvres de l\u2019artiste provoquent dans l\u2019esprit de celui ou celle qui regarde, un curieux mouvement de va-et-vient.Lieu : Galerie d\u2019art Foreman (2600, rue College, Sherbrooke) jusqu\u2019au 28 mars 2009.LIVRES LOISEL / MALLIÉ Le Grand Mort (T2) : Pauline.BANDE DESSINÉE ii 1?2 Vents d\u2019Ouest 58 planches couleurs IMACOM, CHRISTIAN LANDRY Ennui mortel Vous l\u2019aurez remarqué, le nom de Régis Loisel revient de manière régulière dans cette chronique.Ce Québécois d\u2019adoption ne constitue pas seulement une valeur sûre, il est aussi prolifique! On vient à peine de refermer le quatrième chapitre de Magasin général, voilà que le second tome de Le Grand Mort nous tombe dans les mains.La télé peut rester fermée, on a de quoi s\u2019occuper! Loisel porte ici le chapeau de scénariste, avec la complicité de Jean-Blaise Djian.Mais on sent bien son regard approbateur au-dessus de l\u2019épaule du dessinateur Vincent Mallié et du coloriste Lapierre.Le trait, autant que le découpage et les couleurs, rappelle sa très belle série Peter Pan.L\u2019action reprend à la découverte du squelette du Grand Mort par Pauline, Erwan et les quatre prêtresses du petit peuple.Ces dernières doivent y accomplir un rituel à l\u2019intérieur du crâne pour assurer l\u2019équilibre du monde.Mais, on s\u2019en doute, il y aura un os (jeu de mots facile, je vous l\u2019accorde).Loisel et ses acolytes ont beau raconter un conte moderne où s\u2019entremêlent des peuples de légende et des religions anciennes, les références chrétiennes ne sont jamais très loin dans ce second tome : christ, croix, baptême, apocalypse, immaculée-conception et enfant sauveur apparaissent comme les points d\u2019appui de l\u2019histoire.Pour l\u2019originalité, on repassera! La minceur du scénario agace tout autant.Après un premier épisode jouissif où se multipliaient les rebondissements et les portes ouvertes, ce nouveau chapitre nous enferme dans un lassant jeu de chat et de souris.On referme l\u2019album avec la désagréable impression de n\u2019avoir lu qu\u2019une longue intermission avant le troisième album.On redoute la déception.\u2014 André Laroche 7 FÉVRIER MARATHON MUSICAL UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Téléphone Rouge JIM MORRISON Box Office Drummondville VÉRONIC DICAIRE Vieux Clocher de Magog MARTIN LÉON Vieux Clocher de Sherbrooke 8 FÉVRIER IMPROVISATION AVEC L\u2019ABORDAGE Téléphone Rouge JULIE SA MUSE Vieux Clocher de Sherbrooke 10 FÉVRIER NATALIE CHOQUETTE Centre culturel de l\u2019Université de Sherbrooke 13 FÉVRIER LOU SIMON Centre culturel de Weedon PATRICK NORMAN Vieux Clocher de Sherbrooke / 40 ARTISTES PEINTRES ET SCULPTEURS DE L\u2019ESTRIE Maison de la culture de Dudswell Marbleton 819 887-6093 / 64 SCULPTURES DE BOIS Musée Louis-Émile-Beauregard Marbleton 819 887-6093 / COURTEPOINTES Musée Colby-Curtis Stanstead 819 876-7322 / LES DIEUX D\u2019AIRAIN Musée du bronze Inverness 418 453-2101 / LES SENTIERS DE LA FORÊT Expo-photos Jeunes Desjardins Parc historique de La Poudrière Windsor 819 845-5284 / LES MOUCHES DE RIOPELLE ET AUTRES ESTAMPES OEUVRES À L\u2019ENCAN Musée des beaux-arts de Sherbrooke 819 821-2115 / MINES D\u2019ORDURES Galerie d\u2019art de l\u2019Université de Sherbrooke 819 820-0236 / DOS-À-DOS, FACE-À-FACE Valérie Blass Galerie d\u2019art Foreman de l\u2019Université Bishop\u2019s 819 822-9600 poste 2260 / CENTRE D\u2019INTERPRÉTATION DE L\u2019ARDOISE Richmond 819 826-3313 / COURANT D\u2019ART Judith Pelletier Centre d\u2019art de Richmond 819 826-2488 / CARTES POSTALES DE LA VILLE DE COATICOOK ET ENVIRONS Société d\u2019histoire de Coaticook / LE FESTIVAL DES COULEURS 1974-1989 Société d\u2019histoire de Magog 819 868-6779 / LES NAÏFS QUÉBÉCOIS Musée international d\u2019art naïf de Magog 819 843-2099 / SHERBROOKE 1802-2002 / LA CRÈCHE DE NOËL, UNE TRADITION AUX MILLE VISAGES Société d\u2019histoire de Sherbrooke / SERGE ROUX Bibliotèque municipale d\u2019Asbestos ARCHIVES, LA TRIBUNE Natalie Choquette / MICHEL VELTKAMP ET FRANÇOIS MYRE P\u2019Tit Bonheur de Saint-Camille / JEAN REY Galerie d\u2019Art Centre culturel de Drummondville / LE GÉNIE DU GÉNOME Musée minéralogique et minier de Thetford Mines 514 398-0668 Sur nos écrans / Arts et spectacles / S15 Sherbrooke sa medi 7 février 2009 - La Tribune S15 À NOTER La Tribune vous présente les heures de projection des films fournies par les diffuseurs de la région sherbrookoise sous la description de chaque film.Ce service est offert le samedi seulement.Conservez cette page.Pour des détails additionnels concernant les horaires, nous vous invitons à communiquer avec les diffuseurs.FOX Le thriller Taken, du réalisateur français Pierre Morel, a largement pris la tête du box-office nord-américain lors de sa sortie en salle au cours du week-end dernier.Le film, dans lequel Liam Neeson incarne un ancien agent des services secrets qui fait tout pour retrouver sa fille enlevée, a récolté 24,7 millions de dollars entre vendredi et dimanche aux États-Unis et au Canada, une performance respectable étant donné la concurrence du Superbowl dimanche.Le long métrage, dont l\u2019action se déroule en partie dans les rues de Paris, était sorti en France en février 2008.CASQUE ET TALONS HAUTS New in Town Comédie romantique de Jonas Elmer, avec Renee Zellweger, Harry Connick Jr et Nathan Fillion.Une puissante femme d\u2019affaires de Miami est envoyée dans une petite ville du Minnesota pour superviser la restructuration d\u2019une usine.Après avoir enduré l\u2019accueil glacial des gens de la communauté, les routes gelées et le temps extrêmement froid, elle finit par se réchauffer à travers le charme unique de cette petite région.Lorsqu\u2019on lui ordonne de fermer l\u2019usine et de mettre ainsi toute la population au chômage, elle est forcée de revoir ses objectifs pour trouver une façon de sauver la ville.(Général) 96 min iii Cinéma Galaxy: v.f.15 h 35, 21 h 30, sauf samedi 21 h 30 Maison du cinéma: v.f.13 h, 19 h COEUR D\u2019ENCRE Inkheart Film d\u2019aventure de Iain Softley, avec Brendan Fraser, Helen Mir- ren et Paul Bettany.Depuis la disparition de sa mère il y a neuf ans, Meggie voyage sans cesse avec son père Mo.Celui-ci ne tient pas en place et trouve toujours un prétexte pour changer d\u2019endroit.Mo a en effet un secret qu\u2019il n\u2019a jamais révélé à sa fille: il possède le pouvoir de donner vie aux personnages des livres qu\u2019il lit à haute voix.(Général, déconseillé aux jeunes enfants) 106 min ii 1?2 Cinéma Galaxy: v.f.12 h 55, 15 h 30, 19 h 5, 21 h 25 Maison du cinéma: v.f.13 h 10, 15 h 25, 19 h 10, 21 h 25 LE COEUR DES HOMMES 2 Comédie dramatique de Marc Esposito, avec Bernard Campan, Gérard Darmon et Marc Lavoine.Alex, Antoine, Jeff et Manu, quatre amis, quatre ans plus tard.Leurs rapports avec les femmes, leur amitié, leurs secrets partagés, leurs sentiments de culpabilité, leur volonté de changer, de s\u2019améliorer.(Général) 114 min Maison du cinéma: v.f.12 h 55, 15 h 25, 18 h 55, 21 h 25 CORALINE Coraline Film d\u2019animation de Henry Selick.Une jeune fille découvre une version alternative de son existence après avoir franchi une porte secrète.Un monde merveilleux qui prend une tournure bien plus sombre lorsque ses «parents du monde parallèle» veulent la garder pour toujours.(Général) 100 min iiii Cinéma Galaxy: v.f.13 h 5, 15 h 40, 19 h, 21 h 15 Maison du cinéma: v.f.13 h, 15 h 20, 19 h, 21 h 20 L\u2019ENLÈVEMENT Taken Suspense de Pierre Morel, avec Liam Neeson, Maggie Grace et Famke Janssen.Que peut-on imaginer de pire pour un père que d\u2019assister impuissant à l\u2019enlèvement de sa fille via un téléphone portable?C\u2019est le cauchemar vécu par Bryan, ancien agent des services secrets américains, qui n\u2019a que quelques heures pour arracher Kim des mains d\u2019un redoutable gang spécialisé dans la traite des femmes.(13 ans et plus) 90 min L Cinéma Galaxy: v.f.13 h 5, 15 h 35, 19 h, 21 h 40 Maison du cinéma: v.f.13 h 5, 15 h 40, 19 h 5, 21 h 40 Cinéma Magog: v.f.samedi et dimanche 13 h, 15 h 5, 19 h, 21 h 5, lundi à jeudi 19 h, 21 h 5 ENTRE LES MURS Chronique de Laurent Cantet, avec François Bégaudeau, Nas- sim Amrabt et Laura Baquela.François est un jeune professeur de français dans un collège difficile.Il n\u2019hésite pas à affronter Esmeralda, Souleymane, Khoumba et les autres dans de stimulantes joutes verbales, comme si la langue elle-même était un véritable enjeu.Mais l\u2019apprentissage de la démocratie peut parfois comporter de vrais risques.(Général) 130 min iiiii Maison du cinéma: v.f.12 h 45, 15 h 20, 18 h 45, 21 h 20 L\u2019ÉTRANGE HISTOIRE DE BENJAMIN BUTTON The Curious Case of Benjamin Button Drame fantaisiste de David Fin- cher, avec Brad Pitt, Cate Blanchett et Tilda Swinton.L\u2019histoire étrange de Benjamin Button, un homme ordinaire qui, à l\u2019aube de la cinquantaine, se met subitement à rajeunir.Il tombe amoureux d\u2019une femme de 30 ans.Mais comment continuer à l\u2019aimer s\u2019il ne cesse, année après année, de remonter le cours de sa propre existence.(Général) 142 min iiii Cinéma Galaxy: v.f.12 h 20, 15 h 45, 20 h Maison du cinéma: v.f.12 h 30, 15 h 35, 19 h 30 LES NOCES REBELLES Revolutionary Road Drame psychologique de Sam Men- des, avec Kate Winslet, Leonardo DiCaprio et Kathy Bates.April pensait connaître auprès du séduisant Frank Wheeler une vie excitante et pleine d\u2019imprévus.Près de dix ans après leur mariage, survenu au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, elle déchante.Dans leur grande maison de banlieue du Connecticut, la mère au foyer, qui a renoncé à une carrière d\u2019actrice, s\u2019ennuie ferme, tandis que son mari travaille sans enthousiasme dans une firme new-yorkaise, où il se laisse tenter par une aventure avec une collègue.Afin de raviver la flamme, April propose qu\u2019ils plaquent tout et partent refaire leur vie à Paris.(13 ans et plus) 119 min iii Maison du cinéma: v.f.12 h 50, 18 h 50 LES INTRUS The Uninvited Suspense d\u2019épouvante, avec Charles et Thomas Guard, avec Elizabeth Banks, David Strathairn et Arielle Kebbel.Deux soeurs, qui sortent d\u2019un séjour en psychiatrie, retournent vivre chez leur père en espérant la tranquillité.Mais elles doivent subir les remontrances de leur terrible belle-mère et supporter la présence d\u2019un fantôme qui hante la maison.(13 ans et plus) 87 min ii Cinéma Galaxy: v.f.13 h 15, 19 h 10 Maison du cinéma: v.f.15 h 40, 21 h 40 LAISSE TOMBER, IL TE MÉRITE PAS! He\u2019s Just Not That Into You Comédie sentimentale de Ken Kwa- pis, avec Jennifer Aniston, Ben Affleck et Scarlett Johansson.Un jeune conseiller sentimental tombe amoureux d\u2019une femme qui lui demande de l\u2019aide car elle n\u2019arrive pas à comprendre les hommes.(Général) 129 min Cinéma Galaxy: v.f.12 h 45, 15 h 25, 18 h 45, 21 h 30, sauf mercredi 15 h 25, 18 h 45, 21 h 30 Maison du cinéma: v.f.12 h 45, 15 h 30, 18 h 45, 21 h 30 LE LISEUR The Reader Drame de Stephen Daldry, avec Kate Winslet, Ralph Fiennes et Bruno Ganz.Allemagne, 1966.Étudiant en droit, Michael Berg est amené à suivre en direct, dans la salle d\u2019audience, les procès de criminels nazis.À sa grande stupéfaction, il reconnaît parmi les accusées Hannah Schmit, une ouvrière qui, bien qu\u2019ayant le double de son âge, l\u2019a dépucelé huit ans plus tôt et fait vivre, le temps d\u2019un été, sa première histoire d\u2019amour.(13 ans et plus) 124 min iiii Maison du cinéma: v.f.12 h 55, 15 h 25, 18 h 55, 21 h 25 MILK Milk Drame de Gus Van Sant, avec Sean Penn, Josh Brolin et Emile Hirsch.En compagnie de son amant, Harvey Milk, quarante ans, quitte New York pour San Francisco.Dans Castro Street, artère commerçante d\u2019un quartier ouvrier pris d\u2019assaut par la communauté homosexuelle, il ouvre un magasin d\u2019articles de photographie.Plus qu\u2019un commerce, le lieu devient rapidement le point de ralliement des militants gais, que Milk galvanise par ses rêves d\u2019obtenir un poste à la mairie.(Général, déconseillé aux jeunes enfants) 128 min iiii Maison du cinéma: v.f.12 h 55, 15 h 35, 18 h 55, 21 h 35 MONDE INFERNAL: LA RÉVOLTE DES LYCANS Underworld: Rise of the Lycans Film fantastique de Patrick Tato- poulos, avec Rhona Mitra, Michael Sheen et Bill Nighy.Au Moyen-Âge, l\u2019équilibre règne entre les Vampires, dirigés d\u2019une main de fer par Victor, et leurs serviteurs, les Ly- cans.Mais lorsque la fille de Victor s\u2019éprend de Lucian, un Lycan, c\u2019est le début d\u2019une longue guerre sanglante.(13 ans et plus) 93 min Maison du cinéma: v.f.15 h 30, 21 h 30 PALACE POUR CHIENS Hotel for Dogs Comédie familiale de Thor Freu- denthal, avec Emma Roberts, Lisa Kudrow et Don Cheadle.Deux jeunes orphelins malicieux décident de cacher des douzaines de chiens dans un hôtel abandonné.(Général) 100 min iii Cinéma Galaxy: v.f.12 h 40, 15 h 30, 19 h 5, 21 h 20, sauf samedi 15 h 30, 19 h 5, 21 h 20 LA PANTHÈRE ROSE 2 Pink Panther 2 Comédie policière de Harald Zwart, avec Steve Martin, Jean Reno et Emily Mortimer.L\u2019inspecteur Jacques Clouseau s\u2019associe avec une équipe de détectives internationaux aussi empotés que lui.Leur mission: arrêter un voleur qui voyage à travers le monde pour dérober des artéfacts historiques.(Général) 91 min i 1?2 Cinéma Galaxy: v.f.12 h 30, 14 h 35, 16 h 35, 19 h 15, 21 h 35, sauf mercredi 16 h 35, 19 h 15, 21 h 35 Maison du cinéma : v.o.a.13 h 10, 15 h 30, 19 h 10, 21 h 30; v.f.13 h 5, 15 h 40, 19 h 5, 21 h 40 Cinéma Magog : v.f.samedi et dimanche 13 h, 15 h, 19 h, 21 h, lundi à jeudi 19 h, 21 h PAUL BLART: FLIC DU MAIL Paul Blart: Mall Cop Comédie de Steve Carr, avec Kevin James, Peter Gerety et Keir O\u2019Donnell.Lorsqu\u2019un centre commercial est pris d\u2019assaut par un gang d\u2019escrocs, un agent aux manières douces tente de sauver la situation.(Général, déconseillé aux jeunes enfants) 90 min Cinéma Galaxy: v.f.12 h 25, 14 h 30, 16 h 30, 19 h 15, 21 h 40 POLYTECHNIQUE Drame de Denis Villeneuve, avec Karine Vanasse, Maxim Gaudette et Sébastien Huberdeau.Basé sur les témoignages des survivants du drame survenu à l\u2019École Polytechnique de Montréal, le 6 décembre 1989, le film raconte l\u2019événement à travers les yeux de Valérie et Jean- François, deux étudiants qui ont vu leur vie basculer lorsqu\u2019un jeune homme s\u2019est introduit dans l\u2019école avec une idée en tête: amener avec lui dans la mort le plus de femmes possible.(13 ans et plus) 80 min iii 1?2 Cinéma Galaxy: v.f.12 h 35, 14 h 25, 16 h 25, 19 h 10, 21 h 35 Maison du cinéma: v.f.13 h 15, 15 h 45, 19 h 15, 21 h 45 LE POUILLEUX MILLIONNAIRE Slumdog Millionaire Comédie de Danny Boyle et Lo- veleen Tandan, avec Mia Drake, Imran Hasnee et Anil Kapoor.Jamal, 18 ans, issu d\u2019un bidonville de Mumbai, est à une question près de remporter le gros lot au jeu télévisé Who Wants to Be A Millionaire?Sa victoire, à portée de main, apparaît si suspecte qu\u2019à la veille de la dernière manche, il est placé en garde à vue par la police, sur des soupçons de tricherie, puis mis à la torture.L\u2019ex-garçon des rues résiste et, forcé par l\u2019inspecteur qui l\u2019interroge, reconstitue le fil des événements, question par question.(13 ans et plus) 120 min iii 1?2 Cinéma Galaxy: v.f.12 h 45, 15 h 20, 18 h 50, 21 h 25 Maison du cinéma: v.f.13 h, 15 h 20, 19 h, 21 h 20 PUSH: LA DIVISION Push Suspense de science-fiction de Paul McGuigan, avec Dakota Fanning, Camilla Belle et Djimon Hounsou.Depuis quelques années, on assiste à l\u2019apparition de pouvoirs psychiques chez certains adolescents.Télékinésie, prévision du futur ou contrôle mental, ces facultés deviennent un enjeu pour la sécurité nationale.Traqués par le gouvernement, quelques survivants se réfugient à Hong Kong et décident d\u2019unir leurs forces pour s\u2019opposer définitivement aux militaires qui veulent exploiter leurs pouvoirs.(13 ans et plus) 111 min Cinéma Galaxy: v.f.12 h 50, 15 h 25, 18 h 50, 21 h 20 Maison du cinéma: v.f.13 h 5, 15 h 35, 19 h 5, 21 h 35 Cinéma Magog: v.f.samedi et dimanche 13 h, 15 h 15, 19 h, 21 h 15; lundi à jeudi 19 h, 21 h 15 SÉRAPHINE Drame biographique de Martin Provost, avec Yolande Moreau, Ulric Tukur et Anne Bennent.En 1912, le collectionneur allemand Wilhelm Uhde, premier acheteur de Picasso et découvreur du douanier Rousseau, loue un appartement à Senlis pour écrire et se reposer de sa vie parisienne.Il prend à son service une femme de ménage, Séraphine, 48 ans.Quelque temps plus tard, il remarque chez des notables locaux une petite toile peinte sur bois.Sa stupéfaction est grande d\u2019apprendre que l\u2019auteur n\u2019est autre que Séra- phine.(Général, déconseillé aux jeunes enfants) 126 min iiii Cinéma Magog: dimanche 16 h 40, lundi 19 h Note: les horaires de cinéma sont sujets à changement. S16 / Arts et spectacles S16 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 7 février 2009 AMÉLIE BOISSONNEAU amelie.boissonneau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Un piano, une voix et des messages de vie remplis d\u2019espoir.Aussi incroyable que cela puisse paraître, cette nouvelle voie est maintenant celle de Martin Deschamps.En fait, le rockeur habitué à chanter avec de la grosse guitare a surpris un peu tout le monde en octobre dernier lorsqu\u2019il a sorti son sixième album, Le piano et la voix.Un exercice de passage qui s\u2019est imposé de lui-même et que l\u2019ex-membre d\u2019Offenbach a laissé aller, tel quel.Inutile de partir des rumeurs, Deschamps ne s\u2019est pas assagi et ce, même s\u2019il a récemment entrepris un virage musical pour le moins significatif.Le rock pur et dur d\u2019Intense, son album précédant, n\u2019est pas loin derrière, quelque part entre deux airs de piano sensibles et touchants.«Je ne suis pas plus tranquille, je voulais juste montrer mon côté tendre, affirme-t-il en confirmant que le rock fera toujours partie de lui.Je voulais revenir avec quelque chose de différent.Plusieurs chanteurs ont déjà fait ce genre d\u2019exercice, comme Joe Cocker et Rod Stewart.» Tout comme ses fans, Martin Deschamps a lui aussi été surpris par ce changement de cap.«Ce sont les chansons que j\u2019ai reçues et qui m\u2019ont littéralement séduites.C\u2019est elles qui ont décidé de cette nouvelle orientation.Elles n\u2019avaient pas de sens en rock», admet-t-il.À la beauté et la tendresse des ritournelles de Paul Baillargeon sont donc venues se greffer douze autres chansons d\u2019amour et d\u2019espoir chaque fois interprétées par un pianiste différent.Et en toute intimité, la voix de Martin Des- champs prend une texture, voire à une chaleur toute particulière.«J\u2019avais déjà chanté des ballades dans le passé.Mais là, ma voix est mise à nue.Elle laisse place à l\u2019émotion et au côté théâtral.» Une nouvelle bête de scène Sur les planches, tout se matérialise le plus simplement du monde: avec un piano et un chanteur.Une autre dimension qui séduit à la fois les amateurs de ballades que ceux de Des- champs.«C\u2019est tout en douceur et toute en légèreté.Il s\u2019agit d\u2019une formule que le public apprécie», précise-t-il en confirmant qu\u2019il attire, de cette façon, un auditoire beaucoup plus large.«Il faut être prêt à toutes les éventualités, parce qu\u2019en plus de revisiter certains classiques d\u2019Elvis, de Cocker et de Louis Armstrong, les gens dans la salle sont appelés à nous faire leurs demandes spéciales.Ça me donne une proximité avec le public», renchérit-il.De ce coup de foudre pour l\u2019ambiance feutrée d\u2019une tournée acoustique, Martin Deschamps a aussi fait des rencontres marquantes.«Je sens que ça donne du réconfort aux gens.Ce ton apporte de beaux messages au sujet de la vie et d\u2019un monde meilleur.» Et non, le rockeur n\u2019est pas mort.«Je prépare présentement quelques adaptations rock de ces chansons avec mon groupe pour les festivals.» Et qu\u2019arrivera-t-il après cet élan d\u2019amour et de tendresse?«Chaque album est une nouvelle aventure.Je n\u2019ai jamais exploité la guitare southern rock, alors pourquoi pas un peu de slide guitare!» Officiellement rockeur et secrètement tendre VOUS VOULEZ Y ALLER Martin Deschamps en spectacle acoustique Ce soir, 20 h Centre d\u2019art de Richmond Entrée: 30 $ LA PRESSE, ANDRÉ TREMBLAY Pour un temps, Martin Deschamps laisse de côté ses airs de rockeur pour chanter la tendresse. ?Musique / Arts et spectacles / S17 Sherbrooke sa medi 7 février 2009 - La Tribune S17 JEAN-PIERRE BOISVERT DRUMMONDVILLE \u2014 Le pianiste Sylvain Marcotte a les mains d\u2019un artiste, l\u2019âme d\u2019un artiste et, comme un artiste, il doit jongler avec les incertitudes.C\u2019est l\u2019histoire de son tout récent album, The Perfect Moment, offrant des pièces tout en douceur, qu\u2019il a mis huit ans à se convaincre qu\u2019il fallait les mettre sur disque.Dans le cadre d\u2019un échange culturel en 2000 avec la Roche- sur-Yon, ville française jumelée à Drummondville, Sylvain Marcotte a vu et admirée la salle du conservatoire de musique qui ne lui est jamais sortie de la tête.L\u2019année suivante, les contacts aidant, la chance lui est présentée d\u2019avoir pour lui tout seul, durant quatre jours, accès à l\u2019amphithéâtre équipé, évidemment, d\u2019un superbe piano à queue et d\u2019une excellente technologie d\u2019enregistrement.Moment de solitude extrême, l\u2019inspiration s\u2019amène, se laisse approcher et projette le musicien dans l\u2019espace intense de la découverte, à la fois de lui-même et d\u2019un style qui trahissait ses origines de jazzman.Conservant précieusement ses bobines, le compositeur drum- mondvillois continue de vaquer à ses occupations de professeur de musique au Cégep de Drum- mondville, de directeur musical pour les Légendes Fantastiques, de producteur pour les chanteuses Marie-Pier Hébert et Julie Lauzon, et plus récemment, de concepteur de la pièce d\u2019ouverture du spectacle lançant les festivités du 350e anniversaire de la ville de Trois-Rivières, prévu le 9 mai prochain.«Au milieu de toutes mes obligations, je n\u2019ai jamais été certain de vouloir mettre sur disque ces enregistrements de la Roche-sur- Yon, qui, au fait, ne m\u2019avaient rien coûté.Je n\u2019arrivais pas à me reconnaître.Suis-je vraiment un jazzman ?Tantôt je me disais que je ne sortirais pas ça, tantôt je me disais que c\u2019était bien moi à cette époque-là, où je traversais une période de remise en question.Mon problème était finalement de m\u2019assumer.«C\u2019est mon ami Éric Vigneault qui, après avoir écouté les pièces, m\u2019a engueulé pour laisser dormir ce matériel.Je m\u2019y suis remis, je n\u2019ai rien édité, seulement joué avec le son.J\u2019ai simplement ajouté un morceau, la chanson titre (The Perfect Moment), enregistrée dans mon studio chez moi.Ça m\u2019a pris deux ans pour compléter le travail et ça m\u2019a permis de boucler la boucle», raconte-t-il.Prochain défi pour Sylvain Marcotte: faire un album qui résistera à l\u2019identification d\u2019un style.«Mon objectif ultime sera d\u2019offrir un ensemble de pièces musicales, ni jazz, ni rock, ni pop».Faudra-t-il attendre huit ans pour ça ?Question trop précise à poser à un artiste.Sylvain Marcotte chasse l\u2019incertitude Sylvain Marcotte ?S18 / Vins S18 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 7 février 2009 JACQUES BENOÎT Chronique LA TRIBUNE, JEAN-PIERRE BOISVERT Un nouveau café-resto de style urbain a officiellement ouvert ses portes cette semaine dans le centre-ville de Drummondville.Le Café St-François est situé au 301 de la rue Heriot, dans une bâtisse datant de 1918, qui abritait anciennement le Marché moderne.Les propriétaires, Nathalie Cour- chesne, Marc St-Hilaire et Charles Ricard, ont investi quelque 80 000 $ et créent sept emplois.Le petit commerce entend offrir des repas midi santé à saveurs recherchées, des produits de boulangerie, de charcuterie, de pâtisserie, des fromages et produits fins.L\u2019ouverture officielle a été faite en compagnie de la mairesse de Drummondville, Francine Ruest Jutras et du député péquiste de Drummond Yves-François Blanchet.Une nouvelle table à Drummondville MONTRÉAL \u2014 «Sept à huit pour cent» des bouteilles de vin pour lesquelles on utilise des bouchons de liège standard sont plus ou moins bouchonnées, estime-t-on dans le milieu viticole français.C\u2019est, bien sûr, énorme.Un lecteur de cette chronique, pour sa part, s\u2019étonne de trouver un tel nombre de bouteilles dans cet état, tout particulièrement dans le cas de vins vendus à petit prix.L\u2019explication, toute simple: on utilise de meilleurs bouchons (plus longs, stérilisés avec soin, etc.) pour les vins de grande qualité, que pour les vins commercialisés à prix doux.Tous les vins, cependant, sont susceptibles de voir leur bouchon attaqué par la molécule (trichlo- roanisole, ou TCA) qui produit ces odeurs et ce goût de moisi si désagréables.L\u2019oenologue et auteur Pierre Ca- samayor estime de son côté, dans Le Vin en 80 questions (Hachette), qu\u2019«une bouteille sur quinze parmi les vins courants, une sur quarante parmi les grands vins» est bouchonnée.Par ailleurs, le même lecteur se demande s\u2019il ne faudrait pas garder debout plutôt que couchés les vins vendus à prix modeste, de façon à éviter leur contamination par des bouchons défectueux.Cette solution n\u2019en est pas une, malheureusement.Pour deux raisons.D\u2019abord, si le bouchon a été attaqué par la fameuse molécule, le vin sera immanquablement bouchonné, qu\u2019il entre en contact, ou pas, avec le bouchon.Même dans le cas de bouteilles gardées debout, le vin sera en effet altéré.(On peut en faire l\u2019expérience en bouchant avec un bouchon défectueux un reste de bouteille de vin en bon état, qu\u2019on gardera debout.En peu de temps, le vin devient bouchonné.) D\u2019autre part, il y a un grand risque d\u2019oxydation prématurée si une bouteille est gardée debout.Car le bouchon sèche, faute d\u2019être en contact avec le vin, et perd de son étanchéité, de sorte que l\u2019oxygène le traverse et s\u2019attaque au vin.Enfin, comme on sait, il existe désormais plusieurs sortes de bouchons, entre autres synthétiques \u2014 utilisés surtout pour les vins peu coûteux \u2014 qui les mettent à l\u2019abri du fameux goût de bouchon.De nouveaux produits courants D\u2019ici le mois de mars, la SAQ aura introduit, au répertoire général, 47 nouveaux produits courants, surtout des vins, lesquels seront donc vendus dans de multiples succursales.Tout récemment, fin janvier, la société d\u2019État a fait goûter à la presse spécialisée 32 de ces produits, que j\u2019ai personnellement dégustés à l\u2019aveugle.Une dizaine des vins du lot m\u2019ont semblé offrir des rapports qualité-prix particulièrement intéressants, à commencer par ce joli vin blanc de Sicile qu\u2019est le Sicilia 2007 IGT Grillo Lamu- ra, fait avec un cépage à peu près totalement inconnu (le Grillo), au bouquet délicat, non boisé, plutôt léger, simple et facile, à boire surtout à l\u2019apéritif, ou encore à table mais en évitant les plats aux saveurs très relevées.C, 11015654, 12,30 $, ii, ou 14,5/20, $ 1?2, 2009.Les amateurs de vins rouges de Cabernet franc, de la Loire, goûteront avec plaisir le Chinon 2007 La Sablette, au bouquet net, typé Cabernet franc, peu concentré, et qui est donc un vin délicat, à servir rafraîchi, à environ 13-14 degrés.C, 10946107, 15,85 $, ii, 14,7/ 20, $ 1?2, 2009.Vin bien coloré, de corps moyen, le Côtes du Roussillon Fruité Catalan, non millésimé, aux saveurs comme un peu sucrées (à cause sans doute du Grenache qui compte pour 25 % de l\u2019assemblage, comparativement à 50 % de Syrah) est un vin facile, mais plus consistant que le précédent, et qui gagnera lui aussi à être servi assez frais.C, 11015911, 13,35 $, ii 1?2, 15/20, $ 1?2, 2009.D\u2019Italie celui-là, le Umbria 2007 IGT Albaruta, pourpre foncé, dans lequel entrent surtout du Sangiovese (60 %) et du Sagrantino (20 %), au bouquet de fruits rouges, peu complexe, mais net, nettement plus que moyennement corsé, ne manque ni de corps ni de tannins.Fort bon, et à prix doux.C, 10967696, 13,80 $, ii 1?2, 15,5/20, $ 1?2, 2009-2010.Très coloré, quasi opaque, le Vin de Pays d\u2019Oc 2007 Cabernet Merlot Arrogant Frog (!), dense, généreux, tout en fruit, élaboré avec du Cabernet Sauvignon (55 %) et du Merlot (45 %) donne pour sa part l\u2019impression, au nez, de sortir tout droit de la cuve de vinification! Tout d\u2019une pièce, mais on en a pour ses sous! C, 11015881, 13,95 $, ii 1?2, 15,2/20, $ 1?2, 2009-2010.Du même producteur, le Vin de Pays d\u2019Oc 2007 Shiraz Arrogant Frog, opaque ou pas loin de l\u2019être, vous en met plein la vue avec son bouquet éclatant, de fruits rouges («Argentine ou Rhône?» me suis-je demandé).Fait seulement de Sy- rah, élevé pour une partie (30 %) en fûts de chêne américain et français, il s\u2019agit d\u2019un vin relativement corsé, dense, et.flatteur.Mais il faut aimer le style Nouveau Monde et accepter de ne pas bouder son plaisir! C, 11015873, 13,95 $, iii, 16/20, $ 1?2, 2009-2011.Vin de raisins issus de l\u2019agriculture biologique, le Mendoza 2007 Organico Fuzion, d\u2019Argentine, qui est élaboré avec du Malbec (60 %) et du Cabernet Sauvignon (40 %), a lui aussi un côté flatteur, bien mûr, et des tannins enrobés, comme les deux précédents.C, 11015603, 13,95 $, ii 1?2, 15/20, $ 1?2, 2009.Vin richement coloré, le Valle de Colchagua 2007 Cabernet Sauvignon, du Chili, au bouquet large, épicé (le bois, car il est élevé neuf mois en fûts), avec à peine une toute petite note végétale à l\u2019arrière-plan (il ne sent donc pas la feuille de plant de tomates comme tant de rouges chiliens), aux arômes un peu pâtisserie dans l\u2019après- goût, un brin travaillé donc, est de son côté un vin charnu, corsé, qui plaira aux amateurs du genre.C, 11015988, 13,95 $, ii 1?2, 15,3/20, $ 1?2, 2009-2012.Quant au Vacqueyras 2006 Montirius, fait à parts égales de Grenache et de Syrah, et qui est un vin de raisins issus de l\u2019agriculture biologique et biodynamique, élaboré comme les beaujolais par macération carbonique, aux arômes un brin fumés au nez (la Syrah?), plus que moyennement corsé, un peu flatteur également (le Grenache), il m\u2019a semblé compter lui aussi parmi les meilleurs.C, 872796, 20,35 $, iii, 16/ 20, $$ 1?2, 2009-2011?Aussi bien le dire, un des vins les plus chers du lot, à savoir le Bourgogne 2006 Patriarche (17,30 $), tannique, astringent, sans fruit, était éminemment décevant.Enfin, comme ce sont des produits courants, on trouve sur le marché plusieurs centaines de caisses de chacun de ces vins.Et puis, trois nouveautés à souligner: certains des vins comptant parmi les 47 nouveaux produits seront commercialisés en format de 500 millilitres, d\u2019autres dans des contenants inusités (par exemple en petites bonbonnes de métal) et, enfin, les vins dits bio, de raisins issus de l\u2019agriculture biologique, formeront une nouvelle catégorie et seront donc regroupés.(La Presse) Couchées ou debout?La recommandation de la semaine Vin.on ne peut plus sérieux, bien coloré pour l\u2019appellation, le Gigondas 2005 «Côtes Jugunda» La Ferme du Mont, fait de Grenache et de Syrah, puis élevé en cuves, se présente avec un bouquet de grand volume, de petits fruits noirs surtout, nuancé, avec entre autres des arômes genre réglisse.La bouche suit, compacte, corsée, avec des saveurs très affirmées, sur des tannins fermes et un brin rustiques.Très proche par le style de certains Châ- teauneufs-du-Pape, il pourrait se mesurer à nombre de vins de cette appellation plus réputée que celle de Gigondas.Impeccable (181 caisses).S, 10936419, 30,50 $, iii 1?2, 17,8/20, $$$ 1?2, 2009-2014. Restaurant / S19 Sherbrooke sa medi 7 février 2009 - La Tribune S19 ALBERT BÉRUBÉ albert.berube@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Ouvert en août 2006, le Restaurant Caméléon a subi quelques transformations depuis ses débuts, et il semble maintenant avoir trouvé sa véritable place dans l\u2019offre sher- brookoise de restaurants, avec un nouveau chef (David Poulin), un nouveau menu, et des soirées de doux piano jazz.«C\u2019était rock\u2019n\u2019roll au début parce qu\u2019on n\u2019avait pas notre créneau.Ici, le décor s\u2019adapte plus à la fine cuisine», constate le propriétaire de l\u2019établissement, Jacques-André Fluet, en jetant un coup d\u2019oeil vers les tables voisines d\u2019un feu de foyer invitant.et d\u2019un piano qui fait les délices des hôtes les vendredis et samedis soir.«Maintenant, on a des gens qui reviennent, une clientèle établie, mais ce n\u2019est pas encore très connu», fait-il observer avec son franc-parler habituel.L\u2019établissement est situé à l\u2019angle des rues Galt Ouest et Tétreault, dans un quartier universitaire qui prend du caractère avec le temps, vu aussi l\u2019activité suscitée par la proximité du lac des Nations, du mont Bellevue et du parc Blanchard.«Le soir, beaucoup de gens viennent ici avant les spectacles du Centre culturel de l\u2019Université ou du Vieux Clocher de Sherbrooke.C\u2019est proche, et ils ont le temps de bien prendre le repas», souligne le proprio.Le Caméléon est doté de trois salles à manger, dont une principale de 34 places, attenante à un bar de service d\u2019une dizaine de places.On peut évidemment y prendre un verre tranquillement avant d\u2019aller s\u2019asseoir à table.L\u2019établissement compte aussi une salle verrière de 26 places ouverte le midi et le soir, «et qui sert davantage pour les dîners d\u2019affaires le midi», note Jacques- André Fluet.À l\u2019étage, il y a une autre salle de 26 places.Encore là, il s\u2019agit d\u2019une place idéale pour les soupers d\u2019affaires, comme pour les repas de groupes, d\u2019anniversaire, et tous les types de fêtes de famille.L\u2019été, deux terrasses discrètes complètent le tout au rez-de-chaussée et à l\u2019étage.«La salle à manger avec foyer, résume le propriétaire, c\u2019est une salle bistro du mardi au vendredi midi.Le vendredi et le samedi soir, elle est nappée en salle à manger pour les tables d\u2019hôte au son du piano jazz doux (avec Guylaine Lacroix) qui nous permet de parler en même temps.Nous avons des midis express du mardi au vendredi, puis le soir c\u2019est table à la carte et table d\u2019hôte du mardi au jeudi.C\u2019est un peu ça, le concept du Caméléon, ça change de couleurs selon les conditions.» «Parmi les plus beaux compliments que j\u2019ai reçus, il y a des gens de la Côte d\u2019Azur qui ont passé la semaine à Sherbrooke et qui m\u2019ont dit: c\u2019est pas pour te flatter, mais la meilleure table où j\u2019ai mangé, c\u2019est chez toi.Un autre m\u2019a dit: hé, il faut que je le dise à mes amis, on a ça ici à Sherbrooke!» Les prix du midi express varient de 10 à 14 $, potage et café inclus.Les convives ont sept choix de menu, dont un plat du jour, mais toujours entre autres des pâtes, le saumon, la salade ou la bavette.Le soir, les prix varient entre 22 et 45 $ pour la table d\u2019hôte, mais du mardi au jeudi, il y a aussi un menu à la carte à partir de 10 $.Le prix des vins est abordable, à 23 $ le litre pour un vin maison italien en rouge ou en blanc.Les autres se détaillent à partir de 24 $.Le Caméléon est en principe fermé le dimanche et le lundi mais la direction est flexible pour accommoder les groupes sur réservation.«On prend la couleur des gens», répète le propriétaire.Immense maison, le Caméléon est aussi un gîte qui offre cinq chambres avec salle de bains exclusive pour trois d\u2019entre elles.Jusqu\u2019à septembre 2004, avant d\u2019être transformé en restaurant et gîte, l\u2019établissement était le lieu de commerce de L\u2019Abeille Fleuriste, que tenait M.Fluet.Il a relocalisé rue King Ouest cet autre commerce à l\u2019enseigne du «bon goût», et il vient tout juste de s\u2019en départir pour se consacrer pleinement au Caméléon.RESTAURANT CAMÉLÉON CAFÉ BISTRO 2150, rue Galt Ouest, Sherbrooke www.gitelecameleon.com 819-564-0089 IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ Dans le décor chaleureux du Caméléon, le propriétaire Jacques-André Fluet tient un plat préparé par David Pou- lin, à gauche, qui est le chef du restaurant depuis juillet dernier.Il s\u2019agit de cerf rouge aux canneberges, servi avec courge, pointes d\u2019asperge, pomme de terre, ciboulette, mini bokchoy (un chou chinois) et orchidée.Le caméléon trouve ses couleurs YANICK POISSON Ypoisson@latribune.qc.ca VICTORIAVILLE \u2014 Daniel Gélinas, qui est reconnu comme le «sauveur» des célébrations du 400e de Québec, sera de passage à la Place 4213 de Victoriaville, le 25 février, afin de donner une conférence devant les gens d\u2019affaires de la Chambre de commerce et d\u2019industrie des Bois-Francs et de l\u2019Érable (CCIBFE).Le directeur général de la Société du 400e expliquera les facteurs clés du succès d\u2019une entreprise comme d\u2019un événement.Il sera notamment question de programmation équilibrée, de mise à contribution des ressources professionnelles adéquates et de détermination dans l\u2019atteinte des objectifs.Il démontrera à quel point il est important d\u2019avoir un produit solide et d\u2019y accorder toute l\u2019attention nécessaire.En janvier 2008, Daniel Géli- nas a répondu à l\u2019appel du maire de Québec, Régis Labeaume, et des gouvernements qui lui ont demandé de prendre la direction de la Société du 400e.Il a su relever le défi, ce qui lui a notamment valu d\u2019être nommé Personnalité de l\u2019année La Presse/Radio-Ca- nada, en janvier 2009.ANNIE MORIN QUÉBEC \u2014 Ça y est.La bonne vieille boîte de sirop d\u2019érable en métal a franchi la barre psychologique des 10 $ dans certains supermarchés.Une petite tournée des marchés d\u2019alimentation de la région de Québec a permis de constater que la boîte de conserve ornée de la feuille d\u2019érable se transige à 10,89 $ chez Metro et 10,79 $ chez IGA.Provigo se garde une petite gêne et la détaille à 9,49 $.Dans les établissements indépendants, les prix sont plus variables.La Bonne Franquette, à Saint-Nico- las, l\u2019offre même au prix «d\u2019antan» de 7,99 $.De mémoire d\u2019homme, le sirop ne s\u2019est jamais vendu aussi cher en magasin.La Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ) tient un registre du prix au détail depuis trois ans à peine, mais les initiés consultés par Le Soleil sont unanimes à dire qu\u2019il n\u2019a jamais dépassé les 10 $ pour le format de 540 ml, le plus apprécié des Québécois.Ces dernières années, il fallait plutôt débourser entre 5 et 7 $.La matière première et le labeur du producteur représentent près de la moitié du prix d\u2019une conserve de sirop d\u2019érable.L\u2019autre moitié sert à payer le contenant, le transport et tous les intermédiaires.(Le Soleil) Le sauveur du 400e de Québec de passage à Victoriaville Le sirop à 10 $ ?S20 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 7 février 2009 ?Chez nous / S21 Sherbrooke sa medi 7 février 2009 - La Tribune S21 RONALD MARTEL ronald.martel@latribune.qc.ca LAC-DROLET \u2014 Une coopérative de solidarité a été formée, à Lac- Drolet, comptant déjà près de 200 membres utilisateurs, et vient de procéder à l\u2019inauguration d\u2019un gym, situé au 730, rue Principale.Soucieux d\u2019offrir un service d\u2019entraînement contribuant au bien-être et à la santé de la population, le groupe fondateur, avec à sa tête le président Gilles Poulin, a «défoncé» des portes pour dénicher du financement pour son projet.«L\u2019appui de la population a été déterminant dans le démarrage du projet», a souligné M.Poulin.«La formule coopérative a été retenue parce qu\u2019elle permet une gestion démocratique de l\u2019entreprise, tout en assurant une implication maximale du milieu.» Certains services devraient être offerts à court terme par l\u2019entreprise, comme celui d\u2019un entraîneur avec programme d\u2019entraînement personnalisé, cours de cardio latino, programme «en forme avec bébé», «retraités en santé», plages horaires pour des groupes comme l\u2019Âge d\u2019Or, période d\u2019éducation physique de l\u2019école primaire, etc.D\u2019importants partenaires financiers ont contribué à la mise sur pied du projet: Investissement Québec, le Centre local de développement (CLD) de la MRC du Granit, la Caisse Desjardins du Granit, la Municipalité de Lac-Drolet, la Société d\u2019aide au développement de la collectivité (SADC) de la région de Mégantic, le Centre local d\u2019emploi et la MRC du Granit, par le biais du Pacte rural régional.LAC-DROLET Une coop de solidarité ouvre un gym CLAUDY HARVEY charvey@latribune.qc.ca COATICOOK \u2014 Résilience et passion sont les mots qui viennent en tête quand on rencontre An- nick Savaria de Menthe Fraîcheur à Coaticook.Ouvert en 2005, à la suite d\u2019une grande remise en question, conséquence d\u2019une tragédie personnelle, le spa familial se développe et déménagera bientôt dans de nouveaux bâtiments entièrement construits dans le respect de la philosophie de développement durable.«Nous en sommes rendus à plus de 200 actions vertes.Des produits organiques et biologiques, un toit végétal imbriqué dans la terre, chauffage aux panneaux solaires, des bâtiments respectant la Mère Terre, etc.», explique la femme d\u2019affaires.Annick Savaria déménage ses installations à l\u2019entrée du Parc de la Gorge Menthe Fraîcheur poursuit son développement Menthe Fraîcheur était, au départ, un petit bistrot où l\u2019on offrait des produits de la menthe.Par la suite, les services de massothérapie, de spas, de beauté/santé se sont ajoutés selon la demande.«Je voulais créer un lieu de rassemblement en famille.Un lieu pour découvrir, s\u2019éduquer, se ressourcer et juste prendre le temps de vivre», explique Mme Savaria.En effet, le spa propose une multitude de services pour vivre une «expérience organique» en famille.Les dernières années, la gestionnaire a remarqué que certains services manquaient à son offre: un hébergement sur place, des services trois générations, des activités extérieures, l\u2019organisation de fêtes d\u2019enfants, l\u2019accueil de famille complète et de personnes à mobilité restreinte seront donc ajoutés aux forfaits déjà offerts.Plusieurs projets de collaboration avec des entreprises de la région sont également en branle.La femme d\u2019affaires parle des retombées économiques potentielles importantes pour la région, et la femme de passion n\u2019est pas loin derrière, mentionnant que «la nature ici est tellement riche et tellement généreuse».Les idées sont tellement nombreuses dans la tête d\u2019Annick Savaria qu\u2019elle convoite déjà les 30 acres de terrain devant son nouvel emplacement, situé à l\u2019entrée du Parc de la Gorge.Est également prévu un projet en collaboration avec la Fondation Jé, créée en mars dernier, et qui «offre des moments de bonheur pour les enfants et familles en besoin».Sont également envisagés des conférences, des ateliers pour les jeunes et les adultes, une carte de membre pour les gens de la région.L\u2019ouverture officielle du nouveau Menthe Fraîcheur est prévue pour la St-Valentin et le livre de rendez-vous se remplit rapidement.«Être.c\u2019est dans notre nature» est la nouvelle signature de Menthe Fraîcheur et certainement le slogan de sa fondatrice.LA TRIBUNE, CLAUDY HARVEY Une des deux yourtes de 20 pieds qui seront construites sur le nouvel emplacement de Menthe Fraîcheur, rue Thorton à Coaticook.LA TRIBUNE, CLAUDY HARVEY Annick Savaria ?S22 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 7 février 2009 Chez nous / S23 Sherbrooke sa medi 7 février 2009 - La Tribune S23 LA TRIBUNE, JEAN-CHARLES POULIN François Cinq-Mars NELSON FECTEAU nfecteau@latribune.qc.ca THETFORD MINES \u2014 Le directeur général du Musée minéralogique et minier (MMM) de Thetford Mines, François Cinq-Mars, a été récemment honoré pour ses 20 ans passées à la direction de l\u2019institution, lors d\u2019une fête réunissant administrateurs, membres du personnel et proches.François Cinq-Mars est entré en fonction en 1988 afin de restructurer le MMM, alors menacé de perdre son accréditation auprès du ministère des Affaires culturelles du Québec.Moins de 10 ans plus tard, grâce à sa persévérance, le Musée inaugurait un nouvel édifice.Parallèlement à la réalisation de cet imposant projet de construction, Fran- MUSÉE MINÉRALOGIQUE ET MINIER DE THETFORD MINES L\u2019institution souligne les 20 ans d\u2019engagement de son dg çois Cinq-Mars coordonnait la conception et la productions de trois expositions, dont deux ont circulé au Canada.Pendant 20 ans, M.Cinq-Mars a été au centre de nombreux projets d\u2019expositions et de publications.Ainsi, il a brillamment réussi à repositionner le Musée et à en faire un attrait touristique incontournable dans la région.De plus, la notoriété et la renommée du MMM ont largement dépassé les frontières régionales.L\u2019expertise de François Cinq-Mars est reconnue et mise à contribution auprès de plusieurs organismes régionaux et nationaux.Son avis est fréquemment sollicité par ses pairs dans divers domaines.Le président du conseil d\u2019administration, Pierre Laroche, a tenu à saluer le dynamisme, le professionnalisme, l\u2019engagement, la passion qui l\u2019anime et les résultats exceptionnels obtenus par François Cinq-Mars au cours de ces 20 années.Ce dernier a reçu de nombreux cadeaux, dont un masque africain qui viendra s\u2019ajouter à sa collection.Un diaporama relatant les moments forts de sa carrière au Musée a également été présenté lors de cette fête. S24 / Tourisme S24 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 7 février 2009 LE CHEMIN DE L\u2019INCA.LA SEULE MENTION DE CETTE RANDONNÉE DE QUATRE JOURS DANS LES ANDES PÉRUVIENNES FAIT RÊVER LES AMATEURS DE TREKING.ASCENSION EXIGEANTE À 4200 MÈTRES D\u2019ALTITUDE, DESCENTE ABRUPTE DE 2000 MARCHES JUSQUE DANS LA FORÊT TROPICALE, ET ENTRÉE SUR LE SITE DE MACHU PICCHU PAR LA PORTE DU SOLEIL, IL EN FAUT BEAUCOUP MOINS POUR PIQUER LA CURIOSITÉ ET FOUETTER L\u2019IMAGINATION.Le défi du Chemin de l\u2019Inca GILBERT LAVOIE CUZCO, Pérou \u2014 J\u2019ai rêvé du Chemin de l\u2019Inca pendant des mois.Je me suis maintes fois demandé si je pouvais relever le défi et je me suis inquiété à la lecture des mises en garde du gouvernement canadien, qui font état d\u2019agressions contre les voyageurs isolés sur ce parcours.Erreur! À moins de vous perdre dans la nature, vous ne serez jamais seul sur le Chemin de l\u2019Inca.Tous les jours de la haute saison (juin-juillet-août), 200 touristes et 300 porteurs, guides et cuisiniers quittent leur point de départ en direction de la montagne et de Machu Picchu.Le gouvernement du Pérou a fixé ce maximum après que l\u2019UNESCO eut dénoncé la trop grande affluence sur ce site, déclaré patrimoine mondial depuis 2002.Le Chemin de l\u2019Inca est un parcours de 39 kilomètres utilisé sous les Incas pour relier la cité royale de Machu Picchu à la Vallée sacrée, qui s\u2019étend sur une quarantaine de kilomètres, à une heure de route de Cuzco.Il fait partie de l\u2019immense réseau de communication établi dans tout le royaume, qui s\u2019étendait à son apogée du sud de la Colombie jusqu\u2019au Chili, en passant par le Pérou.C\u2019était le territoire des chas- quis, les courriers du roi, qui se relayaient pour porter les nouvelles d\u2019un bout à l\u2019autre de l\u2019empire.On y accède aujourd\u2019hui à partir de Cuzco.Il faut compter deux heures et demi en autobus pour atteindre le fameux kilomètre 82 d\u2019où partent les marcheurs.Tout le monde vous dira que c\u2019est un trekking «très difficile», mais ne vous laissez pas intimider: si vous êtes en santé et suffisamment en forme pour faire le mont Albert en Gaspé- sie, vous pourrez faire le Chemin de l\u2019Inca.Mais si vous avez un excès de poids, il vaut mieux le perdre avant le voyage que pendant.La principale difficulté tient au fait qu\u2019il faut grimper à 4200 mètres d\u2019altitude la deuxième journée pour franchir le Col de la femme morte.À partir de 3300 mètres, la baisse du niveau d\u2019oxygène affecte tout le monde, incluant les porteurs péruviens qui ont pourtant l\u2019habitude de ce parcours.Le souffle est plus court, il faut faire des arrêts fréquents, mais les guides ne vous poussent pas dans le dos et vous laissent toute la liberté de faire l\u2019ascension à votre rythme.À déconseiller toutefois aux gens qui ont des problèmes cardiaques ou pulmonaires.Pourquoi faire le Chemin de l\u2019Inca?Certainement pas pour découvrir Machu Picchu.La citadelle est plus facilement accessible par autobus ou par train à partir de Cuzco.Le Chemin de l\u2019Inca est avant tout réservé aux amateurs de randonnée pédestre en montagne et constitue un défi personnel que l\u2019on peut inscrire avec fierté dans son carnet de voyages à l\u2019étranger.Vous y aurez un contact privilégié avec la nature inhospitalière mais impressionnante des Andes péruviennes.Le passage du Col de la femme morte, à 4200 mètres d\u2019altitude, est un beau moment de fierté et d\u2019allégresse.Après avoir souffert du manque d\u2019oxygène et connu le froid des sommets élevés, vous apprécierez la descente vers la végétation tropicale qui occupe la majeure partie de la randonnée des deux derniers jours, à l\u2019approche de Machu Picchu.La troisième journée vous amènera sur plusieurs sites particulièrement intéressants des postes de garde, construits sous le règne des Incas pour surveiller l\u2019accès à leur territoire.Au petit matin du quatrième jour, on vous sortira du lit à 4 h 30, épuisés mais fébriles à l\u2019idée de franchir enfin la porte du Soleil pour accéder à Machu Picchu.Alors là, il faut se pincer pour y croire parce que le bonheur total, ça ressemble à ça.(Le Soleil) LE SOLEIL, GILBERT LAVOIE Le bonheur est total au moment de franchir la porte du Soleil pour accéder à Machu Picchu. Tourisme / S25 Sherbrooke sa medi 7 février 2009 - La Tribune S25 LA TRIBUNE, DANIEL FORGUES Concierge d\u2019hôtel depuis sept ans au Manoir Hovey de North Hatley, Marc-André Blais fait maintenant partie de l\u2019élite des Clefs d\u2019Or après avoir obtenu sa deuxième Clef d\u2019Or en deux ans.Mais sa profession n\u2019a rien à voir avec un concierge d\u2019école.DANIEL FORGUES daniel.forgues@latribune.qc.ca NORTH HATLEY \u2014 Quand les gens demandent à Marc-André Blais ce qu\u2019il fait pour gagner sa vie et qu\u2019il répond: «concierge d\u2019hôtel», la plupart croient qu\u2019il fait le ménage dans un hôtel et qu\u2019il voit à l\u2019entretien général des lieux.«C\u2019est que ma profession est peu connue au Québec et même aux États-Unis.Ceux qui ne sont pas habitués aux grands hôtels ou aux auberges de réputation sont surpris d\u2019apprendre qu\u2019un concierge d\u2019hôtel n\u2019a absolument rien à voir avec un concierge d\u2019école ou d\u2019entreprise», répond M.Blais.Cet employé du Manoir Ho- vey de North Hatley vient tout juste d\u2019obtenir sa deuxième Clef d\u2019Or, ce qui fait de lui l\u2019un des rares Québécois à être officiellement membre de l\u2019association des Clefs d\u2019Or, un organisme regroupant 3000 concierges d\u2019hôtel dans une quarantaine de pays.et seulement six au Québec, dont un seul en Estrie.Simplement et dans un langage impeccable imprégné d\u2019une remarquable politesse, Marc- André Blais résume en quelques mots la profession qu\u2019il exerce: «Rendre le plus agréable possible le séjour des clients au Manoir Hovey», cette auberge cinq étoiles Relais & Châteaux, dont la réputation n\u2019est plus à faire et où l\u2019on a récemment investi plus d\u2019un million $ pour aménager deux suites se louant à plus de 1000 $ par nuit.Personne ne s\u2019en cache, il faut jouir d\u2019une certaine aisance financière pour fréquenter le Manoir Hovey de façon régulière.«Quand on est concierge d\u2019hôtel, il faut avoir des contacts et être capable de répondre à toute demande de la clientèle, tout en demeurant dans la légalité, bien entendu», dit M.Blais.À titre d\u2019exemple, si un client lui demande d\u2019où provient la confiture servie le matin, M.Blais doit connaître la réponse et même être en mesure d\u2019en commander si le client le demande.Seulement 20 pour cent des clients font appel à ses services.«Les gens du Québec, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019hommes d\u2019affaires, d\u2019artistes, de personnalités politiques ou de gens riches et célèbres, ont généralement organisé leur séjour.Mais les clients des États-Unis et surtout d\u2019Europe demandent généralement des conseils sur des endroits à visiter dans la région.On en a dirigé vers des vignobles, chez des antiquaires, à Saint-Benoît-du-Lac, chez des fromagers, un peu partout.L\u2019important, c\u2019est qu\u2019ils soient complètement satisfaits de leur séjour au Manoir Ho- vey», indique le concierge.Faciliter le voyage Une autre partie de son travail consiste à faciliter le voyage du client.Il procédera donc aux réservations d\u2019autres hôtels, de billets d\u2019avion et même de location d\u2019auto.Mais on ne devient pas concierge d\u2019hôtel du jour au lendemain, surtout si l\u2019on veut faire partie de l\u2019association Clefs d\u2019Or Canada qui fait partie de l\u2019association internationale du même nom.Originaire de Stratford, en Estrie, M.Blais a pris goût à l\u2019hôtellerie lors de son séjour de quelques années à Londres où il a travaillé comme barman dans un hôtel cinq étoiles.Plus tard, il s\u2019est retrouvé à Paris où il a commencé à apprendre la profession de concierge d\u2019hôtel avant de revenir au Québec pour obtenir une formation professionnelle dans le même domaine.Depuis sept ans, maintenant citoyen de Waterville, M.Blais occupe la fonction de concierge d\u2019hôtel au Manoir Hovey.Pour faire partie de l\u2019association Clefs d\u2019Or où l\u2019on trouve l\u2019élite de la conciergerie, il faut respecter certaines normes très Marc-André Blais oeuvre à « rendre le plus agréable possible le séjour des clients au Manoir Hovey » Le concierge ne fait pas le ménage strictes, passer des tests, participer à des réunions, des congrès.Après une première Clef d\u2019Or, que M.Blais a obtenue en décembre 2007, on devient apprenti Clef d\u2019Or et seule une deuxième Clef d\u2019Or consacre le vrai concierge d\u2019hôtel.«Mais on ne devient pas membre à vie, il faut continuer à faire nos preuves, développer nos compétences, notre réseau de contacts, participer aux réunions et aux congrès, on est toujours en formation pour être à la hauteur des besoins exprimés par la clientèle», termine M.Blais.D\u2019autres employés du Manoir Hovey se distinguent également: son chef cuisinier, Roland Mé- nard, a remporté maintes récompenses au fil des années, incluant l\u2019Or pour le meilleur chef au Québec lors du Gala des Chefs en Or, tandis que ses sommeliers ont su obtenir pour une septième fois consécutive le Best Award of Excellence du Wine Spectator. S26 / Tourisme S26 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 7 février 2009 LA PRESSE, DANIEL LEMAY Longtemps méconnue, la Belgique francophone attire de plus en plus de Québécois.ANDRÉ DÉSIRONT COLLABORATION SPÉCIALE BRUXELLES, Belgique \u2014 La Belgique francophone mise sur deux de ses créateurs les plus célèbres du XXe siècle pour attirer les touristes en Wallonie et à Bruxelles, cette année: Hergé, père de Tintin, et le peintre René Magritte, figure de proue du surréalisme.C\u2019est d\u2019ailleurs pour souligner l\u2019inauguration du musée Hergé, prévue le 22 mai, que l\u2019Office de promotion du tourisme Wallonie/ Bruxelles (OPT) a décidé d\u2019orchestrer ses campagnes de mise en marché autour du thème de la bande dessinée.«Le neuvième art fait partie du patrimoine de Bruxelles et la Wal- lonie est le berceau de la bande dessinée européenne moderne», dit Nadine Droulans, représentante de l\u2019OPT au Québec.«Les éditions Dupuis, qui publiaient le journal Spirou, avec notamment les aventures des Schtroumphs, de Lucky Luke et de Gaston Lagaffe, étaient installées à Marcinelle, près de Charleroi.Les éditions du Lombard, qui publiaient Tintin, ont pignon sur rue à Bruxelles.» Les plans du Musée Hergé, qui ouvrira ses portes à Louvain-la- Neuve, en Wallonie, ont été conçus par le Français Christian de Port- zampac, prix Pritzker (le Nobel de l\u2019architecture).Édifié à l\u2019orée d\u2019une forêt, le bâtiment est un immense prisme allongé qui semble sortir du bois.Outre la collection permanente qui sera constituée d\u2019un grand nombre d\u2019originaux, on y tiendra, chaque année, trois expositions temporaires illustrant un volet de l\u2019oeuvre de George Ré- my, qui signait ses dessins sous le pseudonyme de Hergé.Chaque année, l\u2019OPT développe des thèmes accrocheurs afin de susciter l\u2019intérêt pour la destination les châteaux de Wallonie, la mode, les saveurs, les parcs et jardins.Cette année, le tourisme en Belgique francophone sera placé sous le thème de la bande dessinée.«Avec l\u2019inauguration du musée Hergé, l\u2019occasion était trop belle, d\u2019autant plus que 2009 coïncide avec le 40e anniversaire de la fondation de la première école européenne de BD, à l\u2019Institut Saint-Luc, et avec le 20e anniversaire du Centre belge de la BD, deux institutions situées à Bruxelles.» Le 2 juin, ce sera au tour du nouveau musée Magritte d\u2019ouvrir ses portes, place Royale, dans une annexe du Musée des beaux-arts de Bruxelles.Quelque 200 oeuvres y seront exposées sur trois étages, ce qui constituera la plus grande La Belgique francophone prépare l\u2019année de la BD collection mondiale d\u2019oeuvres de ce peintre surréaliste décédé en 1967.On y retrouvera plusieurs tableaux majeurs, notamment l\u2019Empire des lumières et Le Retour.Le musée devrait accueillir 650 000 visiteurs par année.Longtemps méconnue, la Belgique francophone attire de plus en plus de Québécois.«En 2007, nous avons accueilli 112 000 Canadiens, dont 50 000 Québécois», indique Nadine Droulans.«Ce qui signifie que nous sommes revenus et que nous avons même dépassé au niveau de l\u2019an 2000, alors que SABENA assurait encore quatre ou cinq liaisons par semaine entre Montréal et Bruxelles.» En 2001, les effets conjugués de la faillite du transporteur belge SABENA et ceux du 11 septembre ont été durement ressentis en Belgique.Les arrivées de Québécois ont chuté à 13 000, en 2003.Le trou creusé par la disparition de SABENA a été partiellement comblé par la mise en service de vols d\u2019Air Transat sur la route Montréal/Bruxelles.Cet été, le transporteur québécois assurera quatre liaisons hebdomadaires.Air France commercialisera également Bruxelles, en assurant des correspondances avec le TGV, au départ de Charles-de-Gaulle.Les Canadiens ont longtemps boudé la Belgique francophone, préférant aller musarder en pays flamand, du côté de ces villes d\u2019art que sont Bruges, Gand et Anvers.C\u2019est que, contrairement à Bruxelles, la Wallonie est peu connue chez nous.«Pourtant les Québécois ont beaucoup d\u2019atomes crochus avec les Belges francophones», constate Nadine Droulans.«Nous parlons la même langue et il y a, en Wallo- nie, une authenticité qui plaît beaucoup aux Québécois, sans compter un amour partagé pour le bien boire et le bien manger.La Wallonie est un petit territoire, guère plus grand qu\u2019une région française.Jadis, les touristes passaient au pas de course en s\u2019y arrêtant, peut-être, une journée.Mais aujourd\u2019hui, les gens ciblent une région et l\u2019explorent à fond.» Sherbrooke sa medi 7 février 2009 - La Tribune S27 ?S28 L a T ribune - Sherbrooke sam edi 7 février 2009 "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.