La tribune, 22 mai 2009, Cahier S
[" Brompton Arrondissement de UNE NATURE À REDÉCOUVRIR JAB veut faciliter le passage à l\u2019école secondaire MARIE-HÉLÈNE MATHIEU IMACOM, JOCELYN RIENDEAU LOUIS PAYEUR Des bateaux électriques assemblés à Brompton /S11 /S5 Cahier spécial Vendredi 22 mai 2009 S2 / Arrondissement de Brompton S2 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 22 m ai 2009 FRANÇOIS GOUGEON francois.gougeon@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 En plus de sa profonde dévotion au Sacré- Coeur de Jésus, le curé Joseph- Arthur Laporte avait beaucoup de flair: le domaine de quelques acres qu\u2019il a acheté en 1915 pour se construire un petit chalet est devenu le populaire Sanctuaire de Beauvoir.Comme Rome ne s\u2019est pas bâtie en un jour, les obstacles et les défis ont été nombreux sur la route de l\u2019édification du lieu de pèlerinage dont le point de vue sur la région est à couper le souffle.Par temps clair, c\u2019est même possible d\u2019y voir le profil des Montagnes Blanches, au New Hampshire.«Dès l\u2019acquisition de sa petite terre de Brompton, le curé Lapor- te, originaire de Joliette et alors à la tête de la paroisse Saint-Jean- Baptiste de Sherbrooke, caressait le rêve d\u2019une oeuvre pour honorer le Sacré-Coeur.Il a réussi en 1920, à la suite d\u2019une faveur obtenue (NDLR: dont il ne révélera jamais la teneur) et à l\u2019aide de cultivateurs des alentours, à ériger cette magnifique petite chapelle patrimoniale.Les pierres des champs ont été installées sans taille.Malheureusement, le curé Laporte est mort un an plus tard, couvert de dettes et tout le projet a bien failli être emporté avec lui.D\u2019heureuses circonstances au fil du temps ont permis d\u2019en arriver au résultat qu\u2019on a sous les yeux», résume Christiane Vallée, agente de pastorale, à propos de l\u2019histoire fertile en rebondissements du Sanctuaire de Beauvoir.Une nouvelle édition de l\u2019historique, remplie de photos, vient justement d\u2019être éditée.Comme la petite chapelle ne suffisait plus, une église attenante a été construite en 1945.«Mais on voyait beaucoup plus grand.L\u2019idée c\u2019était de construire une basilique.Faute de moyens, c\u2019est toujours demeurer un sanctuaire à caractère régional,», rajoute le patron de la place, le Père Jean-Claude Trottier.C\u2019est depuis 1996 que sa communauté des Maristes a pris la relève des Assomptionnistes, pour en assurer l\u2019animation.Et pas juste au plan spirituel et de l\u2019expression de la foi.«Ici c\u2019est clair qu\u2019on sent quelque chose de particulier, d\u2019unique.L\u2019atmosphère dans son ensemble favorise la prière, le recueillement, l\u2019intériorité», soumet le Père Trottier, qui se distingue aussi par son pouce vert.Les nombreuses plantes jalonnant l\u2019endroit viennent de son patient labeur, depuis la petite serre qu\u2019il a aménagée sur place, pas loin de la Villa Notre-Dame, où les Filles de la Charité du Sa- cré-Coeur hébergent retraitants et pèlerins.La liste est longue des éléments exclusifs à ce sanctuaire blotti au coeur d\u2019une riche nature de 50 acres, en grande partie boisée: sa chapelle historique aux magnifiques vitraux bien sûr.Mais aussi son sentier évangélique de huit scènes, la chapelle en plein air, bref, son environnement au complet.«On dira que je prêche pour ma paroisse mais je ne vois pas de lieu aussi extraordinaire pour accueillir les gens, dans leurs joies comme dans leurs souffrances», exprime en outre le Père Trottier.De pierres des champs à populaire sanctuaire SHERBROOKE \u2014 Comme la nature verdoyante des lieux, les activités vont fleurir pour de bon en cette saison 2009 au Sanctuaire de Beauvoir.Bien lancée au début du mois, la programmation est comme un feu roulant d\u2019événements à caractère religieux ayant une incidente directe dans la vie des gens: la populaire bénédiction des autos, motos et vélos cette fin de semaine, 23 et 24 mai, en est une illustration éloquente.D\u2019ici la clôture des pèlerinages du 18 octobre, où il est même prévu une grande vente de garage, il y aura aussi comme initiatives cette année la fête des Pères, la célébration des malades, les dé- jeuners-rencontres du mercredi matin, le «dimanche du Beau» du 19 juillet, les messes de guérisons, expositions, les dimanches de la famille et que d\u2019autres.«Notre vocation c\u2019est d\u2019animer les lieux sans entrer en compétition avec ce que font les paroisses», indique le Père Jean-Claude Trottier, à propos des activités uniques à Beauvoir.Le temps fort de la saison, c\u2019est bien sûr la Neuvaine au Sa- cré-Coeur, qui aura lieu du 8 au 18 juin, avec les prédications de Mgr Bertrand Blanchette.La Fê- te-Dieu, le 14 juin, sera ponctuée d\u2019une exposition et d\u2019un concert- bénéfice mettant en vedette la chorale «L\u2019Arbre de vie».\u2014 François Gougeon Beauvoir, l\u2019unique IMACOM, JOCELYN RIENDEAU «Ici, le panorama est extraordinaire.L\u2019idée, c\u2019est d\u2019apprendre à travailler en fonction de l\u2019immensité du paysage», commente le professeur de peinture et exposant connu Denis Palmer.Chaque année, comme ici avec un groupe d\u2019élèves, l\u2019artiste vient donner un cours sur le terrain, dans l\u2019environnement surélevé de Beauvoir.«Et si on ne réussit par le chef-d\u2019oeuvre tant espéré sur la toile, il reste les images de contemplation plein la tête », dit-il en savourant la nature généreuse du site.Un panorama vaut mille peintures ?Arrondissement de Brompton / S3 Sherbrooke vendredi 22 mai 2009 - La Tribune S3 FRANÇOIS GOUGEON francois.gougeon@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Qui aurait imaginé voilà une décennie qu\u2019un vignoble puisse voir le jour à un jet de pierre du centre-ville de Sherbrooke?Et que celui de l\u2019arrondissement de Brompton devienne en plus un attrait ré- créotouristique à couleur familiale?«C\u2019est un concours de circonstances.À l\u2019origine, à même ce qui était alors une forêt d\u2019épinettes dont les arbres ont été transformés sur place en planche pour servir à notre construction, ça devait être un développement domiciliaire.Comme je suis originaire de Brigham, une région viticole pionnière au Québec, ça a influencé la suite des choses», expose Marco Corbin, de la Halte des Pèlerins.C\u2019est ainsi que la terre de 45 acres de son beau-père, Jacques Chabot, avec qui il est associé depuis le début de l\u2019aventure, est progressivement devenue un domaine du vin.«Ça a commencé avec 300 vignes en 1999 et ainsi de suite d\u2019une année à l\u2019autre pour atteindre aujourd\u2019hui les 20 000 vignes, produisant six variétés de vin, y compris le vin de glace», soumet le vigneron.Celui qui est technologue de formation et qui a passé 15 ans dans la construction est allé se former à l\u2019Institut de technologie agricole (ITA) de Saint-Hyacinthe pour s\u2019adonner à sa nouvelle passion.«Avec une bonne sélection des cépages, ce n\u2019est pas si compliqué de développer la vigne.Avec un flanc sud-sud-est comme on dispose ici, ça offre un excellent coteau et une très bonne production.En tout cas, de 8000 bouteilles l\u2019an passé, on prévoit en produire 20 000 cette année.C\u2019est sûr qu\u2019un vignoble ça représente un gros défi et il faut savoir composer avec mère nature.Mais c\u2019est un très beau défi», fait valoir le vigneron, précisant que les investissements atteignent environ 2 millions $ depuis le début.Le nom même du vignoble et les appellations des produits, comme le Pèlerin (blanc), le Sanctuaire (rouge), le Confessionnal (porto) et autres, font un lien assez évident avec le Sanctuaire de Beauvoir, quelques kilomètres plus loin.«C\u2019était une association voulue.On ne se cache pas de notre couleur religieuse liée au Sanctuaire.Mais ce sera toujours fait avec un profond respect, sans jamais tomber dans le burlesque.Même que pour les noms (des vins), on a consulté le Père (Jean-Claude) Trottier», signale Marco Corbin.Pour lui également, il allait de soi d\u2019associer la famille et les enfants au projet, d\u2019où l\u2019idée de lancer le spectacle interactif Le secret du géant, à compter du 30 mai.«La vigne est intimement associée à la vie, donc aux enfants.Bien sûr il n\u2019est pas question de leur offrir du vin mais du jus produit des raisins de la vigne», dit encore le producteur dont le seul grand chapiteau du vaste site peut accueillir 300 personnes pour toutes sortes de rassemblements.Le beau défi du vin IMACOM, JOCELYN RIENDEAU Marco Corbin s\u2019est reconverti du secteur de la construction à vigneron. S4 / Arrondissement de Brompton S4 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 22 m ai 2009 FRANÇOIS GOUGEON francois.gougeon@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 «Petit à petit, notre arrondissement est en train de colorer la Ville de Sherbrooke.Je suis convaincue qu\u2019avant longtemps, Brompton sera un incontournable au plan récréotouristique.» La présidente de l\u2019arrondissement de Brompton, la conseillère Nicole Bergeron, voit déjà poindre une puissante dynamique dans la mise en valeur des atouts naturels du territoire.«Avec le Sanctuaire de Beauvoir et la Halte des Pèlerins, on a là le moteur complémentaire pour attirer des retombées importantes.Je pense par exemple au développement de notre corridor bleu, la rivière Saint- François.Ce n\u2019est pas pour nous vanter mais le plus beau coup d\u2019oeil sur la rivière Saint- François, c\u2019est dans le secteur de la Maison des arts et de la culture qu\u2019on le retrouve.Le potentiel, on l\u2019a chez nous et l\u2019avenir s\u2019annonce très prometteur», exprime fièrement Mme Bergeron.Selon elle, d\u2019autre part, un bon bout de chemin a été fait depuis la fusion ayant créé la nouvelle ville de Sherbrooke, particulièrement ces dernières années, pour l\u2019amélioration de la qualité de vie des citoyens de Brompton.Elle cite par exemple le transport en commun dont le développement devra se poursuivre avec des navettes de fin de semaine pour les jeunes travaillant à l\u2019extérieur, le dossier de l\u2019eau potable pour plus de 3 millions $, la construction de la piscine d\u2019environ 1 million $ cet été, la cure de rajeunissement de l\u2019aréna Philippe-Bergeron qui décolle enfin, l\u2019élaboration de la stratégie de Jeunesse active Brompton (JAB).Locaux communautaires Cependant, Nicole Bergeron admet qu\u2019il reste du chemin à faire et qu\u2019elle compte mettre de la pression pour régler au plus tôt le principal irritant: le manque de locaux communautaires.Un exemple en est celui de la Place des jeunes l\u2019Intervalle et la saga de son déménagement du 215 au 350 de la rue Laval.«Cela illustre le problème criant qu\u2019on a pour nos organismes communautaires.Si on ne veut pas connaître l\u2019effritement des bénévoles, il faudra trouver une solution permanente.L\u2019idée de profiter des aménagements pour la desserte des incendies avec le schéma de couverture de risques apparaît intéressante mais ce n\u2019est pas Brompton mise sur ses atouts naturels prévu avant 2013.Je reconnais qu\u2019il y a des besoins (d\u2019installations communautaires) pour les arrondissements de Fleurimont et de Jacques-Cartier mais en ce qui concerne l\u2019arrondissement de Brompton, je vais tout faire pour qu\u2019on devance le projet en 2011», a livré Mme Bergeron.IMACOM, JOCELYN RIENDEAU Nicole Bergeron: «Le potentiel, on l\u2019a chez nous et l\u2019avenir s\u2019annonce très prometteur!» Nicole Bergeron voit poindre une puissante dynamique Arrondissement de Brompton / S5 Sherbrooke vendredi 22 mai 2009 - La Tribune S5 FRANÇOIS GOUGEON francois.gougeon@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Après avoir vu Barack Obama se déplacer dans une usine GM au Michigan sur un véhicule utilitaire électrique de Motrec durant sa campagne électorale, on pourrait bien voir le président des États-Unis s\u2019offrir une balade en bateau électrique.En tout cas, l\u2019entreprise de l\u2019arrondissement de Brompton serait en mesure de lui en fournir un car c\u2019est un nouveau projet que le président-fondateur de Motrec vient de lancer.«C\u2019est notre tout nouveau projet vert.On reçoit les coques de bateau et le tout est assemblé dans notre usine de Brompton, en utilisant les mêmes composantes électriques qui entrent dans la conception de nos véhicules industriels électriques.C\u2019est la phase de démarrage mais selon la demande, il serait possible de créer une ligne uniquement pour les bateaux électriques, avec la construction d\u2019un nouveau bâtiment industriel qui doublerait la superficie de Motrec», signale avec enthousiasme le patron de l\u2019entreprise créée il y a 20 ans, Louis Payeur.Ce développement est rendu possible par l\u2019acquisition de Bateaux électriques international (BEI), qui produisait à Waterloo depuis quatre ans et qui deviendra une division de Motrec.L\u2019entreprise lorgne déjà du côté de l\u2019Australie, qui compte un immense réseau de canaux menant à la mer et où la population se soucie également de l\u2019environnement.Pour M.Payeur, les avantages d\u2019un tel mode de propulsion dans l\u2019eau sont indéniables pour la nature.«À peu près au même prix que le bateau traditionnel à essence, celui à l\u2019électricité ne pollue aucunement, ça ne brasse pas les sédiments dans l\u2019eau, ça ne provoque pas l\u2019érosion des berges, c\u2019est silencieux.Qu\u2019on pense juste aux cyanobactéries», soumet M.Payeur, en faisant référence aux écosystèmes fragiles des cours d\u2019eau et à l\u2019importance de les protéger.«C\u2019est un marché (les bateaux électriques) appelé à exploser», dit-il encore.Des deux modèles disponibles, celui de base, l\u2019AS, fait 13 pieds de long par six pieds de large et peut accueillir cinq passagers.Sa vitesse peut atteindre 10 km/h et son autonomie d\u2019énergie est d\u2019une durée de quatre heures.«C\u2019est idéal pour une balade comme à la pêche.Mais c\u2019est un bateau qui peut avoir bien d\u2019autres usages que les loisirs, comme par exemple avec des organismes publics pour l\u2019inspection des berges», illustre Louis Payeur.Il est bien possible que cet été, les Sherbroo- kois voient deux des bateaux électriques de Motrec se déplacer sur leurs cours d\u2019eau car la Ville de Sherbrooke en prévoit l\u2019acquisition.IMACOM, CLAUDE POULIN Louis Payeur est particulièrement fier de son nouveau projet: l\u2019assemblage de bateaux électriques L\u2019électricité fait avancer Motrec S6 / Arrondissement de Brompton S6 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 22 m ai 2009 SHERBROOKE \u2014 L\u2019arrondissement de Brompton, déjà reconnu comme le grenier alimentaire de Sherbrooke, compte 31 des 70 entreprises agricoles de toute la ville unifiée.Selon les derniers chiffres disponibles au bureau de l\u2019Es- trie d\u2019Agriculture-Québec, la production laitière occupe la première place, avec 16 des 22 établissements de tout Sherbrooke.Le bovin suit de près, avec 12 des 19 fermes de ce type pour l\u2019ensemble de Sherbrooke.On y retrouve une ferme porcine sur deux et trois producteurs de céréales sur quatre.En terme économique, les revenus à la ferme pour l\u2019ensemble des producteurs agricoles totalisent tout près de 4 des 10 millions $ pour Sherbrooke.Le territoire de Brompton est vert aux trois quarts, avec quelque 6000 de ses 8000 hectares en zone verte permanente.\u2014 François Gougeon La portion verte de la grande ville FRANÇOIS GOUGEON francois.gougeon@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La passion: voilà parfaitement ce que dégagent le frère et la soeur Mario et Sophie Nicol, qui exploitent en partenariat la ferme familiale du rang 5 de Brompton et où le père, Laurent, n\u2019est jamais très loin.«On aurait certainement pu faire autre chose.D\u2019ailleurs, j\u2019ai tenté un été de temps le travail dans une usine mais la ferme me manquait.C\u2019est clair que c\u2019est ici que je veux vivre», clame fièrement l\u2019aîné, dont l\u2019entreprise laitière a été la première en Estrie à organiser la journée «portes ouvertes» de l\u2019UPA, en 2003.Ce qui démontre bien l\u2019esprit d\u2019ouverture.Même signe de passion chez Sophie à qui les gros travaux, comme la pose de clôtures dans les champs, ne font pas peur.«J\u2019ai suivi ma formation et j\u2019ai travaillé en horticulture et même si j\u2019aimais ça, ma préférence va à la ferme.Je pense que ça vient de l\u2019influence de nos parents, qui ont toujours aimé la vie à la ferme.On suivait notre père partout et on a appris jeunes le sens des responsabilités », signale la jeune femme.Et il s\u2019en est fallu de peu que la soeur du milieu, Chantal, suive leurs traces.«On n\u2019est pas une famille rurale unique mais typique.L\u2019entraide a toujours été une valeur très importante chez nous», mentionne Laurent, qui avait repris l\u2019exploitation de la ferme disposant maintenant de 320 acres, dont 230 en culture, en 1969.«Par exemple, illustre M.Nicol père, plusieurs membres de la famille viennent nous aider pour faire les foins et ça se termine toujours par une fête.» Il a d\u2019ailleurs cultivé l\u2019entraide pour aider du mieux possible ses enfants à s\u2019établir sans les étouffer financièrement, compte tenu qu\u2019on parle de gros sous avec une ferme.Du reste, Mario et Sophie, séparés par quatre ans et un jour (le premier est du 21 septembre et l\u2019autre du 20 septembre) partagent la même philosophie quant au développement de l\u2019entreprise: y aller à petits pas.«On est dans la moyenne de tout, avec 50 vaches en lactation, une petite érablière de 500 entailles, rien de rutilant dans la machinerie et le reste.On mène une vie modeste et on n\u2019a pas l\u2019intention de grossir l\u2019entreprise au détriment de la qualité de vie et de la famille», fait valoir Mario.Citée comme un modèle de gestion, la ferme Nick a vu récemment sa ventilation refaite, deux trayeuses ont été ajoutées et les propriétaires travaillent à l\u2019amélioration de la génétique du troupeau.Et c\u2019est évident que tout cela fait la fierté de Laurent.«Répètes ça, papa, que t\u2019es fier de nous», glisse Sophie d\u2019un air taquin.«Oui, parfaitement, très fier d\u2019eux! Parce qu\u2019ils ont tout fait ça d\u2019eux-mêmes, sans avoir été forcés et que leur amour de la ferme est naturel», a lancé avec une pointe d\u2019émotion bien sentie Laurent Nicol.Nés avec la passion de la ferme IMACOM, CLAUDE POULIN Sophie et Mario Nicol, au centre, se retrouvent au coeur de la ferme familiale avec leurs parents, Laurent Nicol et Céline Rivard-Nicol et trois des cinq enfants du frère et de la soeur: Julien Nicol, Annie Bouchard-Nicol et Félix Nicol. ?Sherbrooke vendredi 22 mai 2009 - La Tribune S7 S8 / Arrondissement de Brompton S8 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 22 m ai 2009 FRANÇOIS GOUGEON francois.gougeon@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Puisqu\u2019une photo vaut mille mots, imaginez un peu le nombre de dictionnaires que cela représente après 32 ans derrière la caméra.«Franchement, je n\u2019ai aucune idée du nombre de photos que j\u2019ai pu faire depuis le début.C\u2019est sûrement énorme.Mais ce qui compte c\u2019est la joie que j\u2019ai pu apporter à tous ces gens que j\u2019ai eu le privilège de prendre en photo», s\u2019exclame le maître photographe émérite Renay.Renay, c\u2019est le bien connu René Lavoie, dont le grand-père a tenu le magasin général et la mairie de Brompton et le père l\u2019épicerie où il a déjà travaillé.«J\u2019ai appris d\u2019eux le contact et l\u2019amour du public.J\u2019aime les gens, je suis bien avec eux», signale le portraitiste qui ne quitterait pour rien au monde son Brompton natal.«C\u2019est une question de racines», fait-il observer.Pourtant, celui qui tout jeune rêvait de faire les Beaux-arts mais n\u2019a pu être admis en raison d\u2019une sélection extrêmement serrée, a depuis longtemps dépassé les frontières de ce territoire.De ses débuts, comme en photo-radio et photo-télé, jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, les personnalités de renom qu\u2019il a immortalisées pourraient prendre une bonne section.de dictionnaire.Les Mulroney, Charest, autres politiciens, gens de spectacles comme Roch Voisine, René Simard, Pierre Légaré et tout plein d\u2019autres, Renay les a vus dans sa lentille.Et des photos de gens de tous les horizons.Comme celle de Rock Guertin, que le fondateur des Paniers de l\u2019espoir n\u2019a malheureusement pu voir de son vivant ou encore celle du populiste archevêque Jean-Marie Fortier.«Quand Mgr Fortier m\u2019avait demandé de faire sa photo tout en gardant alors la discrétion pour ne pas déplaire à d\u2019autres photographes, il rompait avec la tradition des Renay: la mémoire de son temps peintures de ses prédécesseurs», souligne Renay à propos du cliché daté du 26 décembre 1985.C\u2019est ce portrait que La Tribune a repris à la mort du prélat pour un cahier spécial et que bien des familles estriennes ont conservé précieusement.Au fil des ans, les prix et les honneurs se sont accumulés pour celui qui a débuté modestement et a même développé ses premiers négatifs «dans la chambre à coucher»: «Mérite Créativité», «Excellence Créativité» et autres parsèment les murs de l\u2019atelier où il travaille côte- à-côte avec sa conjointe, Réjeanne Bé- lisle-Lavoie.En 2009, il en est même à la troisième année d\u2019affilée en nomination à titre de photographe de l\u2019année au Québec.Aussi, malgré le développement technologique permettant d\u2019intégrer l\u2019ordinateur pour créer de véritables chefs-d\u2019oeuvre, Renay a toujours la même considération pour la photo.«C\u2019est notre seule mémoire de temps, pour se rappeler d\u2019un moment précis », dit-il.IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ Le maître photographe Renay, de son vrai nom René Lavoie, travaille en collaboration avec son épouse, Réjeanne Belisle-Lavoie. Arrondissement de Brompton / S9 Sherbrooke vendredi 22 mai 2009 - La Tribune S9 FRANÇOIS GOUGEON francois.gougeon@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Ça ne chôme pas à la Maison des arts et de la culture de Bromp- ton: sitôt que Yves Harnois retirera ses oeuvres, le 31 mai, ce sera au tour de Pierre Jeanson de venir y habiller les murs, en compagnie d\u2019une trentaine de ses élèves d\u2019expérience.Du 5 au 14 juin, ce sont une centaine d\u2019oeuvres qui seront en montre dans le beau bâtiment aux allures de l\u2019ancienne gare qu\u2019on retrouvait jadis dans le secteur.«Les créations se veulent l\u2019illustration de la vie en images.Les artistes vont présenter un moment de passage dans leur vie, très concrètement ou de façon abstraite.Par exemple avec la présence d\u2019une personne significative dans leur vie ou d\u2019un élément d\u2019émotion forte, heureuse comme triste.On souligne la vie dans toutes ses gammes, autant avec aquarelle, acrylique, huile et médium mixte», résume l\u2019artiste et professeur d\u2019art et Bromptonvillois de longue et profonde adoption.D\u2019ici là, les visiteurs ont jusqu\u2019au 31 mai pour admirer les créations du photographe Yves Harnois, dans son exposition Déchiffrer le regard.L\u2019originalité du concept tient au fait que les personnages des portraits, tous réalisés de profil, ont les yeux clos.Toujours à la Maison des arts et de la culture, l\u2019été sera particulièrement chargé avec la seconde édition des Jardins réinventés comportant encore plus d\u2019éléments, du 20 juin au 30 août.Une belle façon de vivre l\u2019art dans le cadre enchanteur des lieux, bercés par les flots tranquilles de la Saint- François tout à côté.L\u2019art passe par la gare IMACOM, CLAUDE POULIN Après Yves Harnois dont l\u2019exposition se termine le 31 mai, ce sera au tour de Pierre Jeanson (notre photo) et de ses élèves de venir habiller les murs de la Maison des arts et de la culture, du 5 au 14 juin. S10 / Arrondissement de Brompton S10 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 22 m ai 2009 FRANÇOIS GOUGEON francois.gougeon@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Pour son 30e anniversaire de fondation, l\u2019aréna Philippe-Bergeron aura droit au cours de l\u2019été à une mise en forme de grande envergure.«La détérioration constatée au cours des cinq dernières années sur différents éléments de la structure sera enfin corrigée», se réjouit le conseiller d\u2019arrondissement Benoît Dionne, qui siège au conseil d\u2019administration de la corporation sans but lucratif de l\u2019aréna.Grâce à un budget de 600 000 $ dont les derniers détails restent à régler, le chantier permettra notamment la réfection de la toiture et des murs et de composantes mécaniques et électriques.Ce sera aussi l\u2019occasion d\u2019adapter le bâtiment aux normes pour un tel édifice.«Le système de chauffage sera même bonifié», souligne M.Dionne, tout en rendant hommage au visionnaire qu\u2019a été Philippe Bergeron dans sa croisade pour un aréna.«Il faut se remettre dans le contexte de l\u2019époque, dit-il à propos de la saga ayant donné lieu à deux référendums.C\u2019était alors une infrastructure pour la desserte de la seule population de l\u2019ancienne Bromptonville, peu nombreuse.Aujourd\u2019hui, c\u2019est un élément récréatif et de loisirs à la portée de toute la ville de Sherbrooke, occupé quasi au maximum de sa capacité.On le voit avec le centre d\u2019entraînement spécifique au hockey que vient de démarrer Attitude Hockey.Et l\u2019avantage de notre aréna, c\u2019est le service personnalisé que les gens y retrouvent.» L\u2019aréna Philippe-Bergeron aura droit au cours de l\u2019été à une mise en forme de grande envergure.Outre les réparations attendues depuis longtemps au bâtiment, il y aura en quelque sorte une rénovation de la gestion, de concert avec la Ville de Sherbrooke, pour une stabilité financière à long terme.Bref, c\u2019est comme une renaissance pour l\u2019aréna autrefois appelée CIBRONA qui a vu le jour en 1979 et dont le nouveau nom rend hommage à son vigoureux promoteur du départ.Fait à noter au sujet des travaux de réparation, le tout se fera sans perturber les opérations régulières.ARCHIVES LA TRIBUNE, IMACOM, JOCELYN RIENDEAU Depuis peu, l\u2019aréna Philippe-Bergeron héberge son propre centre d\u2019entraînement spécifique au hockey.Le Centre d\u2019entraînement Attitude Hockey permettra aux jeunes qui veulent pousser leur développement de profiter d\u2019équipements et d\u2019une méthode dynamique pour améliorer la rapidité des mains, des pieds ainsi que la puissance du coup de patin et des tirs.Lors de l\u2019ouverture du centre, Jean-François Grégoire a expliqué toutes les possibilités de cette nouvelle ressource mise sur pied en compagnie de son père Jacques.La renaissance de l\u2019aréna ? Arrondissement de Brompton / S11 Sherbrooke vendredi 22 mai 2009 - La Tribune S11 FRANÇOIS GOUGEON francois.gougeon@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Faciliter le passage des jeunes du primaire vers le secondaire, à Brompton même, mais aussi vers l\u2019école publique de desserte du territoire, la polyvalente Mitchell- Montcalm.Voilà la principale action que la nouvelle responsable de l\u2019organisme Jeunesse active de Brompton (JAB) entend mener avec les différents partenaires du groupe.«C\u2019est reconnu que le passage du primaire au secondaire cause du stress chez les jeunes.Un nouvel environnement, de nouveaux visages et en plus grand nombre, ce sont autant de facteurs occasionnant des craintes et des appréhensions.Et tout cela se produit dans un contexte où le jeune est en quête d\u2019identité, avec les risques de dérapage vers la toxicomanie et la délinquance.Or c\u2019est tout cela qu\u2019on vise à contrer ou du moins à prévenir, grâce à une transition et à une intégration bien vécues avec le secondaire», expose la nouvelle chargée de projet de JAB, Marie-Hélène Mathieu.Sous le thème «Des actions concrètes au coeur d\u2019une synergie», la psycho-éducatrice de formation soumet que la meilleure façon d\u2019aborder les difficultés reliées à la transition du primaire au secondaire réside dans une franche Pour une transition en douceur communication.«Une communication bien adaptée entre les différents responsables de l\u2019encadrement des jeunes, c\u2019est le fil conducteur», note Mme Mathieu.Dans cet esprit, elle prévoit mettre en place des corridors d\u2019échanges comprenant autant les jeunes, les parents, les responsables scolaires et les organismes du milieu.On fera également le lien avec la Maison des jeunes et la Coalition pour le travail de rue.Créée en 2006, la corporation JAB veut privilégier le bien-être des jeunes du territoire de Brompton, surtout le groupe des ados, et est soutenue financièrement par la Ville de Sherbrooke, les caisses Desjardins de Brompton, le Club Optimiste et Kruger.IMACOM, JOCELYN RIENDEAU Marie-Hélène Mathieu est la nouvelle responsable de l\u2019organisation Jeunesse active de Brompton (JAB).? ?S12 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 22 m ai 2009 "]
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