La tribune, 19 octobre 2013, Cahier A
[" GRANDE VENTE sur les 2013 *Prix de vente à partir de 54 929 $, transport et préparation inclus, taxes en sus.**Location de 48 mois avec un taux d\u2019intérêt annuel de 0,9 %, mensualité à partir de 589 $ (taxes en sus).Acompte ou échange équivalent de 5 000 $.Le taux de location est celui offert par Service financier BMW sur approbation du crédit.Transport et préparation inclus, frais de dossier de 399 $ inclus.Valeur résiduelle du véhicule à l\u2019échéance du terme de 23 035 $ (taxes en sus).Kilométrage annuel alloué de 16 000 km; 0,25 $ du kilomètre excédentaire.Certaines conditions s\u2019appliquent.BMW Canada inc.« BMW », le logo BMW, tous les noms de modèles BMW et toute autre famille de marques, d\u2019images et de symboles relatifs à BMW sont la propriété exclusive et/ou des marques déposées de BMWAG utilisées sous licence.Offre valide jusqu\u2019au 31 octobre 2013 sur démonstrateurs en inventaire 528i xDrive 2013 berline seulement, mutuellement exclusives, sujette à la disponibilité et peuvent être modifiées ou annulées sans préavis.Véhicules ayant entre 90 et 9 500 km.Photo à titre indicatif seulement.Offre limitée.Démonstrateurs 528i xDrive 2013 54 929$* à partir de 589$** 0,9% Sherbrooke 819.821.9272 www.supremautomobi le.com Ouvert samedi BMW ENTRETIEN RÉGULIER SANS FRAIS, 4 ANS OU 80 000 KM TRACTION INTÉGRALE TAUX LOCATION 48 MOIS MENSUALITÉ 306121 5575 4912 330 278747 306121 5575 4912 330 278747 Boutique Chandails italiens en EXCLUSIVITÉ 134, rue Wellington Nord www.rejanmode.com SHERBROOKE samedi 19 octobre 2013 | 116 pages | 104e latribune.ca 1,91 $ PP40011259 LUCE SAMOISETTE VEUT RESTER PAGE 3 PAGE 55 PAGES 4 et 5 RECTORAT DE L\u2019UdeS LIBRE-ÉCHANGE CANADA-UE Une « nouvelle ère » s\u2019amorce PAGES 16 et 17 michel carpentier chez lui photo rene marquis journaliste luc larochelle Vaincre la fourchette \u2014 La chronique de Luc Larochelle PAGE 2 ÉLECTIONS MUNICIPALES Rencontres avec les quatre candidats à la mairie DÉFAITE DE 7-1 CONTRE LE DRAKKAR Le rose ne porte pas chance au Phœnix 3205369 3330916 Les nouvelles de l\u2019heure.latribune.ca 2 2 LA TRIBUN E - Sherbrooke sam edi 19 octobre 2013 ADRESSE 1950, rue Roy, Sherbrooke, J1K 2X8 RÉDACTION: 819 564-5454 redaction@latribune.qc.ca / téléc.819 564-8098 PUBLICITÉ: 819 564-5450 / téléc.819 564-5482 ANNONCES CLASSÉES: 819 564-2222 téléc.819 564-5482 ABONNEMENTS: 819 564-5466 1 800 567-6955 latribune.ca Annonces classées C1 à C23 Arts et spectacles W1 à W20 Décès C24 à C27 Économie 29 à 32 Loterie 16 Messier en liberté 36 Monde 24 Mots croisés C17 et C22 Opinions 20 Sports 46 à 55 SOMMAIRE LE CLIN D\u2019OEIL DE STÉPHANE LAPORTE « Puis-je avoir le numéro de madame Bovet ?» \u2014 Alexandre Duplessis SI VOUS AVEZ UNE INFORMATION À COMMUNIQUER À NOTRE ÉQUIPE DE JOURNALISTES, ÉCRIVEZ À redaction@latribune.qc.ca OU APPELEZ AU 819 564-5454 AUJOURD\u2019HUI MÉTÉO ENNUAGEMENT TARD LE MATIN MAX.: 14° MIN.: 7° Dashti, 10 ans École Champlain DIMANCHE averses, max.: 10° min.: 7° LUNDI soleil et nuages, max.: 12° min.: -1° Lever du soleil: 7 h 09 Coucher du soleil: 17 h 55 [ ACTUALITÉS ] .LUC LAROCHELLE PERSPECTIVES luc.larochelle@latribune.qc.ca L\u2019homme qui m\u2019ouvre sa porte respire la joie de vivre.Son visage émacié accentue le large sourire avec lequel il m\u2019accueille.Sauf qu\u2019apparaissent dans son regard illuminé des cicatrices du passé dès que nous prenons place pour discuter.« Il est important que tu saches que je n\u2019ai aucune fierté à t\u2019accorder cette entrevue.Un ancien chef de police sur qui la communauté a misé pour neutraliser des criminels et qui était impuissant devant son assiette, ça ne paraîtra pas très édifiant\u2026 » Michel Carpentier passe néanmoins à table, acceptant de témoigner des ravages de l\u2019obésité pour s\u2019élever contre les regards méprisants et donner espoir à ceux qui, comme ce fut son cas, souffrent en silence de la « maladie de la fourchette ».« Ceux qui pensent que c\u2019est une simple question de volonté sont dans l\u2019erreur.Comme nous nous trompions avant d\u2019admettre que d\u2019autres dépendances étaient des maladies.On dit à l\u2019alcoolique : ne prends pas ton premier verre.Peut-on dire à quelqu\u2019un ne prend pas ta première bouchée?Ce n\u2019est pas en frappant sur un malade que tu le l\u2019amènes dans un processus de guérison ».À la suite d\u2019une dérivation gastrique, l\u2019ancien chef du Service de police de Sherbrooke \u2014 qui a aussi été commandant de la SQ en Estrie \u2014 a fondu.Après avoir perdu 20 pouces de tour de taille, il pousse actuellement la balance à 255 livres.Il a déjà pesé 417 livres.« J\u2019ai lutté durant 20 ans contre un excès de poids.J\u2019ai essayé plusieurs régimes, ça ne durait pas.Si ce n\u2019était que volonté, penses-tu que j\u2019aurais vécu aussi longtemps avec la honte et la culpabilité? » Le regard des autres est évidemment pesant.Celui qu\u2019on porte sur soi est aussi écrasant.« Dans mes valeurs, j\u2019ai toujours voulu aider mes enfants.Quand ils m\u2019appelaient pour un déménagement ou pour un coup de pouce dans des menus travaux, ma seule contribution était de payer quelqu\u2019un pour faire l\u2019ouvrage à ma place, car j\u2019étais forcé d\u2019admettre que j\u2019en étais incapable! « Je voyageais avec mon épouse Louise et nous visitions en camion parce que je marchais 100 pieds et j\u2019étais à bout de forces.Face aux tiens et face à toi- même, ça devient gênant.Tu perds toute estime de toi.Tu refoules constamment tes émotions ».Malgré cela, M. Car- pentier n\u2019a jamais été sermonné par ses proches.« C\u2019est bien la dernière chose dont j\u2019aurais eu besoin.J\u2019avais beau essayer d\u2019être discipliné à table, c\u2019était plus fort que moi.T\u2019es attaqué de tous bords dans chacune de tes actions.Ta vie n\u2019est que privation.Ta résistance est vaincue par ton estomac et tu perds le combat psychologique ».Un autre bris d\u2019engagement s\u2019ajoutait à ces remords.« J\u2019ai reçu ma greffe du foie, il y a dix ans, comme un cadeau de la vie.Je m\u2019étais promis de ne pas gaspiller ce précieux don d\u2019organe.Ma détresse est devenue si profonde après ma retraite que j\u2019en suis venu à me dire qu\u2019il aurait peut-être été préférable qu\u2019on me laisse mourir ».Un jour, M. Carpentier a pris la grande décision de s\u2019en remettre à la médecine.Il a subi par laparoscopie la chirurgie consistant à dériver vers une poche gastrique presque la moitié de la nourriture naturellement dirigée vers l\u2019intestin grêle, qui absorbe les calories et les nutriments.« Durant la période où ton nom est sur la liste d\u2019attente, tu te demandes si tu fais le bon choix.Les bénéfices sont si grands que je dis sans hésiter : amorcez les démarches dès maintenant ».Michel Carpentier a effectué ces derniers mois des tâches sur un chantier familial, dispersant et égalisant les sacs de terre qu\u2019il avait préalablement transportés.« Quel bonheur j\u2019ai éprouvé à participer activement plutôt qu\u2019à financer passivement.J\u2019ai ressenti la même fierté quand, après toutes ces années, j\u2019ai pu effectuer la marche pour vaincre l\u2019obésité.Une distance de 3,5 km que j\u2019ai parcourue en seulement 42 minutes.Je suis actif et ça me stimule ».Mais, chef, vous auriez pu vous mettre à l\u2019activité physique plus tôt, non?« De fait, je savais que c\u2019était un remède.Mais je n\u2019étais pas là.L\u2019activité physique me ramenait aux humiliations de mon enfance.Je n\u2019ai jamais eu de talent sportif.À l\u2019école, j\u2019étais toujours le dernier choisi.En fait, je prenais l\u2019équipe qui restait parce que je n\u2019étais presque jamais choisi ».Cette perception négative l\u2019a suivi jusqu\u2019à l\u2019école de police.« À Nicolet, on me disait : Carpentier, t\u2019es gros, tu dois être fort, prends plus de poids que les autres.On ne m\u2019a pas appris à aimer l\u2019activité physique, on m\u2019a amené à l\u2019haïr! C\u2019est le bout de l\u2019histoire qui manque souvent quand on reproche à quelqu\u2019un de manquer de motivation.Des p\u2019tits gros, il y en a dans toutes les écoles. » « Vous avez le droit d\u2019avoir une opinion sur les personnes obèses mais, de grâce, gardez-vous de juger.Car la source du problème, elle, vous ne la voyez pas.Si vous saviez à quel point ces personnes veulent\u2026 » Vaincre la fourchette IMACOM, RENÉ MARQUIS Michel Carpentier est délivré du mal psychologique et des limitations physiques l\u2019ayant affligé durant les longues années au cours desquelles il a lutté contre l\u2019obésité.Une dérivation gastrique est à la base de sa métamorphose.« Si ce n\u2019était que volonté, penses-tu que j\u2019aurais vécu aussi longtemps avec la honte et la culpabilité?» 3080567 PLATEAU ST-JOSEPH DÈS LE JEUDI 24 OCTOBRE GRANDE VENTE D\u2019OUVERTURE DU CANADIAN TIRE Nous avons réaménagé entièrement notre magasin pour mieux vous servir.Des départements mieux structurés, une plus grande variété de produits et un décor amélioré rehausseront votre expérience de magasinage.Le tout nouveau concept Canadian Tire saura vous charmer! 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des conflits, des compressions.On est dans une étape de changement, c\u2019est important de passer à travers cette étape, notamment avec la nouvelle formule de financement qui va venir. » En dépit des turbulences, la rectrice indique que l\u2019institution a continué de développer ses effectifs, en plus de connaître une progression de ses activités de recherche.« Nos finances sont saines, bien que lorsque arrivent des compressions, on doit gérer cela. » « Dans la gestion qu\u2019on va faire, il y aura toujours des embûches », souligne Mme Samoisette, en ajoutant que c\u2019est la façon de traverser ces embûches qui est importante et qu\u2019on s\u2019est serré les coudes à l\u2019UdeS.La rectrice et son équipe ont connu un mandat mouvementé.L\u2019institution a connu, à l\u2019automne 2011, le plus long conflit de travail de son histoire.Les quelque 1400 employés de soutien ont alors fait la grève pendant près de quatre mois.Puis, peu de temps après, l\u2019institution connaissait les soubresauts du printemps érable, à l\u2019instar d\u2019autres établissements de la province.À la suite de l\u2019élection du Parti québécois (PQ), l\u2019UdeS a dû composer avec des compressions d\u2019environ 22 M$.L\u2019UdeS fait face à des compressions d\u2019environ 11 M$ pour l\u2019année financière 2012-2013.Environ la moitié de la somme doit être récupérée d\u2019ici la fin avril 2014; le reste sera épongé sur cinq ans.Les compressions sont de l\u2019ordre de 11 M$ pour 2013-2014, mais elles seront étalées à compter de l\u2019année suivante sur sept ans.Luce Samoisette a précisé qu\u2019elle attendrait que le collège électoral prenne connaissance de son bilan avant d\u2019en parler publiquement.La communauté universitaire, pour sa part, a été consultée au cours des derniers mois afin de dresser un rapport des besoins de l\u2019UdeS et un profil de compétences.Mme Samoisette est devenue la première femme à diriger l\u2019UdeS lors de son élection en 2009.Si un deuxième mandat lui est accordé, le conseil d\u2019administration la nommera officiellement et le chancelier de l\u2019UdeS confirmera cette nomination.Son deuxième mandat, d\u2019une durée de trois ans, commencera en juin 2014.L\u2019établissement, qui compte plus de 6900 employés et qui constitue le plus grand employeur de la région, célébrera alors ses 60 ans.Professeure à l\u2019UdeS depuis 1993, Mme Samoisette a passé neuf ans à la haute direction avant d\u2019être élue rectrice.Elle a remporté la course au rectorat face à l\u2019ancien vice-recteur Louis Marquis.Elle avait alors succédé à Bruno-Marie Béchard Marinier.RECTORAT DE L\u2019UdeS Luce Samoisette sollicite un 2e mandat ARCHIVES, LA TRIBUNE La rectrice de l\u2019UdeS, Luce Samoisette « On est dans une étape de changement, c\u2019est important de passer à travers cette étape, notamment avec la nouvelle formule de financement qui va venir. » 3338346 4 4 LA TRIBUN E - Sherbrooke sam edi 19 octobre 2013 Rencontres avec les quatre candidats à la mairie .ÉLECTIONS MUNICIPALES SHERBROOKE \u2014 À la recherche d\u2019un deuxième mandat à la mairie de Sherbrooke, Bernard Sévigny vise à poursuivre le travail amorcé pour orienter la Ville vers une économie du savoir.Après deux mandats de conseiller municipal dans le district des Châteaux-d\u2019Eau, son doctorat en administration des affaires bien en poche, M. Sévigny a remporté une élection serrée pour succéder à Jean Perrault à la mairie en 2009.Quatre ans plus tard, il estime avoir réalisé plusieurs de ses engagements.« Le mandat était extrêmement ambitieux.La fusion m\u2019avait emmené en politique, et de prendre le relais de Jean Perrault a entraîné des changements de cap.Il y a eu des réussites pour rapprocher les institutions de la Ville.Les collaborations de la Ville sont beaucoup plus limpides et claires.On s\u2019est donné une personnalité : on est une ville universitaire. » Bien qu\u2019il ait mené de front des dossiers complètement nouveaux, comme le retour du hockey junior à Sherbrooke, Bernard Sévigny ne cache pas qu\u2019il a aussi poursuivi des dossiers amorcés sous l\u2019ère Perrault : les Jeux du Canada, le Centre de foires et le poste de police par exemple.« Un premier mandat, c\u2019est beaucoup de transitions et c\u2019est de commencer à donner sa propre vision. » L\u2019empreinte des quatre dernières années, selon lui, a donc été la volonté de faire de Sherbrooke une ville universitaire avec des valeurs de développement durable et de mobilité durable.« Le deuxième mandat, c\u2019est de clarifier davantage cette vision avec la relance du centre-ville, qui s\u2019est amélioré dans les dernières années, mais on pourrait le développer davantage.L\u2019empreinte Sévigny sera plus évidente, autant en matière de développement économique que des initiatives agressives pour relancer l\u2019économie du savoir.S\u2019il y a un héritage que je veux léguer, c\u2019est de nous donner des pratiques décloisonnées et d\u2019avoir les bons outils pour nous développer. » Il cite notamment Sherbrooke Innopole, Destination Sherbrooke et Commerce Sherbrooke, à titre d\u2019outils de développement.Politiquement, Bernard Sévigny pointe la réduction du nombre d\u2019élus et la réforme des arrondissements comme son plus grand échec jusqu\u2019à maintenant.Ce qui ne l\u2019empêche pas de revenir à la charge en proposant un conseil à 15 élus et une structure à quatre arrondissements.« J\u2019aurais aimé qu\u2019aujourd\u2019hui on fasse une campagne électorale avec 15 districts.Les économies auraient commencé à sonner à partir de maintenant.C\u2019était pourtant le dossier le plus documenté de tous ceux qu\u2019on a travaillés depuis que je suis en politique.Cette organisation doit être plus souple, efficace, plus proche des citoyens.On n\u2019a pas fini, mais dans quatre ans, on aura donné une gouvernance à la taille convenable avec une administration beaucoup plus proche des citoyens. » Un nouveau mandat présenterait donc le défi d\u2019appliquer cette réforme des arrondissements.L\u2019échec de ce dossier a, selon M. Sévigny « montré les limites du mythe des conseillers indépendants », justifiant à son avis la pertinence d\u2019un parti municipal.« Les équipes créent des milieux de discussions, de débat sur le fond des choses.L\u2019absence d\u2019une majorité pour nous freine les plus grands projets, les projets les plus structurants, les réformes en profondeur. » Le retour des vols commerciaux à l\u2019aéroport de Sherbrooke serait un autre dossier majeur.« Dans la stratégie de développement économique, il nous manque un outil qui est l\u2019aéroport de Sherbrooke.Et même si nous n\u2019avons pas encore terminé, nous avons entrepris ce chantier-là. » Les caisses de retraite des employés de la Ville, un gouffre de plus de 100 M$, seront selon lui l\u2019enjeu financier majeur du prochain mandat.« Il faut s\u2019y attaquer de façon organisée, structurée, intelligente.Pas en s\u2019assoyant, en n\u2019étant pas documentés.Nous avons travaillé avec les deux comités de retraite et nous entendons nous mettre à la table dans les prochains mois. » Bernard Sévigny, qui ne se dit pas carriériste politique, évaluera la possibilité de demander un troisième mandat dans quatre ans, s\u2019il est réélu.Comme il l\u2019a fait dans les quatre dernières années, il n\u2019entend par ailleurs pas négliger son fils pour ses obligations politiques.« Mon legs serait de terminer le très long virage d\u2019une ville industrielle à une ville universitaire, de créer de la richesse et d\u2019élever le niveau de vie des Sherbrookois. » BERNARD SÉVIGNY L\u2019économie du savoir en tête IMACOM, RENÉ MARQUIS Bernard Sévigny veut poursuivre le travail amorcé pour orienter la Ville vers une économie du savoir.JONATHAN CUSTEAU jonathan.custeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Roy Patterson avoue vouloir bouleverser la façon de faire de la politique.La démocratie directe et la participation citoyenne, au cœur de son programme, visent à redonner la parole aux citoyens, là où les élus auraient pour principale tâche d\u2019entériner les choix populaires.S\u2019inspirant du concept des Wikipédia et autres Kickstarter, des plateformes en ligne qui misent sur la force de la communauté, Roy Patterson croit pouvoir créer une ville innovante.L\u2019homme de 48 ans établi dans l\u2019arrondissement de Lennoxville depuis 2009 et vendeur chez SherWeb ne se berce pas d\u2019illusions.« Je sais très bien que je suis un inconnu et qu\u2019il y a des gens qui, même s\u2019ils aiment mes idées, ne croiront pas que c\u2019est possible de réaliser ce que je veux faire.Je sais que c\u2019est une long shot.Je veux démontrer comment fonctionne la démocratie directe en donnant l\u2019exemple pendant la campagne.Je veux mettre le plan en action avant l\u2019élection pour prouver le concept. » Une stratégie qu\u2019il applique directement à sa campagne en délaissant les traditionnelles pancartes et en distribuant des dépliants d\u2019information.au sujet de tous les candidats.« J\u2019ai l\u2019intention d\u2019en sortir un nouveau toutes les deux semaines en plus d\u2019utiliser un système automatisé par téléphone.Je veux expliquer comment une démocratie peut fonctionner.Le système dans lequel on vote aux quatre ans et où les élus prennent toutes les décisions désengage les citoyens.Certains élus sont là seulement pour être réélus quatre ans plus tard.Moi, je serais là pour entériner les décisions du public.Je veux que le public s\u2019informe, pas qu\u2019il vote parce qu\u2019il préfère une pancarte à une autre.Je ne veux pas que ce soit un concours de popularité. » Roy Patterson cherche par ailleurs à éliminer toute possibilité de conflits d\u2019intérêts.En plus de se limiter à un seul mandat, il souhaite faire preuve d\u2019une grande transparence, notamment en publiant le résultat de chacun des votes pris au conseil.« Je ne suis peut-être pas la meilleure personne pour faire ça, mais les autres ne l\u2019ont pas fait.Je suis ici, je peux le faire, je vais le commencer! Je ne suis pas un expert dans les affaires.Je ne suis pas un avocat.Mon objectif est vraiment de donner une voix aux citoyens.Ce n\u2019est pas à moi de décider.Tout le monde a des idées et des opinions.Je ne pense pas que mes idées sont meilleures que celles des autres.Y\u2019a personne qui peut réaliser ses idées tout seul.« C\u2019est aux citoyens et à moi de faire en sorte que les idées soient bonnes.Avec 5000 personnes, tu peux réaliser n\u2019importe quoi.Il est impossible que 20 personnes élues aient de meilleures idées que 1000 personnes impliquées. » Dans le même sens, M. Patterson s\u2019engage à signer sa lettre de démission dès son élection.« Si jamais je vote contre la volonté des citoyens, ils pourront appliquer la lettre.Il y a toutefois des zones de gris.Il faudrait que ce soit le choix de la population. » L\u2019aspirant maire, qui a vécu en Nouvelle-Zélande pendant une vingtaine d\u2019années, croit que la population s\u2019engagera si elle sent qu\u2019elle peut faire une différence.« Je ne sais pas comment la Ville fait ses consultations publiques, mais dans beaucoup de cas, les décisions sont déjà prises.Ils tiennent les consultations parce qu\u2019ils sont obligés et après, ils font ce qu\u2019ils veulent.Ça ne change pas qui prend la décision », reproche-t-il au système actuel.Roy Patterson consulterait quant à lui la population sur différents sujets-clés comme le statut bilingue de la ville, l\u2019économie locale, la création d\u2019emplois et la gratuité du transport en commun.« Quand les gens travaillent ensemble pour créer un produit, ça fait un meilleur produit.Je l\u2019ai vu en action en Nouvelle- Zélande, dans un projet d\u2019entre- preneuriat jeunesse dans lequel les jeunes pouvaient partager leurs trucs et leurs résultats en ligne.C\u2019était avant les Facebook et Twitter.Nous avons commencé avec 30 jeunes et nous avons terminé avec 3000.La chose que j\u2019ai apprise avec ça, c\u2019est qu\u2019on peut le refaire avec les citoyens.On va les engager avec des choses qu\u2019ils aiment faire. » \u2014 Jonathan Custeau ROY PATTERSON Prêcher la démocratie directe IMACOM, JESSICA GARNEAU Roy Patterson souhaite redonner la parole aux citoyens par la démocratie directe et la participation citoyenne. 5 Sherbrooke sa medi 19 octobre 2013 - LA TRIBU NE 5 .Rencontres avec les quatre candidats à la mairie ÉLECTIONS MUNICIPALES JONATHAN CUSTEAU jonathan.custeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Denis Pellerin, ingénieur semi-retraité de 56 ans, en est à sa deuxième campagne à la mairie de Sherbrooke.Se considérant comme la seule option pour ceux qui s\u2019opposent aux visions du maire sortant, M. Pellerin ferait de la transparence sa marque de commerce.« Il faut changer la culture, lance-t-il.Je suis un gars d\u2019idées.Je trouve aberrant que dans une démocratie, les gens votent pour des photos sur des poteaux ou pour celui qu\u2019on voit le plus souvent à la télévision. » Habitué des séances du conseil municipal, le candidat à la mairie s\u2019est intéressé aux dossiers de la Ville au cours des cinq dernières années.« On ne peut pas me reprocher qu\u2019on ne m\u2019a pas assez vu à l\u2019hôtel de ville », assure-t-il.En plus de réformer Sherbrooke Innopole, Denis Pellerin propose de renoncer aux compteurs intelligents et de revoir complètement le schéma d\u2019aménagement et le plan d\u2019urbanisme.Selon lui, ces derniers ne tiennent pas compte de la mobilité durable.Denis Pellerin réévaluerait les différents services de la Ville, où il juge qu\u2019il y a du sable dans l\u2019engrenage.Notamment dans le domaine de l\u2019urbanisme.« Il y a des gens qui n\u2019ont pas la compétence pour occuper les postes qu\u2019ils occupent.Par exemple, il était évident qu\u2019en ouvrant la rue Malherbe, dans le secteur de Rock Forest, il y aurait des problèmes de circulation.Si un employé n\u2019est pas pleinement efficace, il faut lui fournir la formation dont il a besoin.S\u2019il ne fait toujours pas le travail, on n\u2019a pas le choix de s\u2019en départir ou de le mettre ailleurs. » Il propose donc de bloquer la rue Malherbe et d\u2019ouvrir la rue Bouchette dans les deux sens.Dans le domaine de transparence, M. Pellerin en rajoute.« Il est inacceptable que les états financiers 2012 de la STS ne soient pas sur le site de la Ville.Tous les documents traités au conseil devraient être publiés en ligne.Ils sont 14 au service des communications, et c\u2019est leur travail.Si on réduit la taille du conseil municipal, il y aura plus d\u2019employés au service des communications que d\u2019élus autour de la table du conseil.Il faudrait donc couper là.« En ce qui concerne la diffusion des séances du conseil sur MaTV, c\u2019est tout ou pantoute.Ce qui est là en ce moment est pire que de ne rien avoir.Quand le Renouveau choisit les séquences du conseil qui sont diffusées, il ne présente que les bons moments. » Au point de vue de la culture, Denis Pellerin remet en question le choix du terrain jouxtant le Centre Jean-Besré pour la construction d\u2019une salle de spectacles.Il propose plutôt de recycler l\u2019ancien poste de police ou d\u2019investir pour transformer le Vieux Clocher de l\u2019Université de Sherbrooke.La place Nikitotek soulève aussi des questions.« Destination Sherbrooke a montré qu\u2019elle n\u2019était pas efficace, qu\u2019elle n\u2019était pas capable de gérer cette scène-là.Après quatre ans, il faut que des têtes roulent.Le problème avec Destination Sherbrooke, c\u2019est le même qu\u2019avec Cité des rivières : le manque de transparence.Moi, je ferais fonctionner cette place tout l\u2019été avec des organismes locaux. » En plus de s\u2019opposer à la réduction du nombre d\u2019élus, M. Pellerin tenterait de régler le déficit des caisses de retraite des employés de la Ville.Il voudrait aussi relancer le secteur industriel pour créer des emplois.« Je ne tiens pas à mon image.Je voudrais simplement léguer une ville moins endettée et qui fonctionne bien. » DENIS PELLERIN Miser sur la transparence IMACOM, JESSICA GARNEAU Denis Pellerin en est à sa deuxième campagne à la mairie.ARCHIVES, LA TRIBUNE Hubert Richard s\u2019est fait remarquer avec son costume moulant vert.Il affirme toutefois ne plus vouloir le porter d\u2019ici la fin de la campagne électorale.CHLOÉ COTNOIR ccotnoir@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le candidat à la mairie et chef du parti Comme une eau Terre Hubert Richard estime qu\u2019il y a présentement une confrontation entre des forces idéologiques très fortes.D\u2019un côté, la société n\u2019a jamais été aussi fidèle à la voiture.De l\u2019autre, il y a toujours plus d\u2019innovations un peu partout dans le monde pour développer des villes durables.Et entre les deux, il y a l\u2019homme en vert qui tente de faire germer des idées dans l\u2019esprit des citoyens pour rapprocher un peu ces deux mondes.Transport en commun gratuit, immeubles en coopération, rivières et lacs en santé, développement de jardins communautaires, transparence complète du conseil municipal grâce à un site open source.Hubert Richard ne manque pas d\u2019idées pour transformer Sherbrooke.« Aux grands maux les grands remèdes! De nos jours on vend le rêve de l\u2019auto, de la maison unifami- liale toujours plus éloignée des centres, etc.En même temps, on présente des reportages sur l\u2019état pitoyable de la planète.Et après tout ça, il y a une élection municipale qui nous permet de passer des messages », explique Hubert Richard à partir de son dépanneur situé sur la rue King, également bureau de campagne pour ce coloré personnage.S\u2019il admet que ses chances de remporter la course à la mairie sont plutôt minces, le candidat n\u2019hésite toutefois pas à parler de révolution s\u2019il réussit à faire rentrer un seul candidat du parti Comme une eau Terre à l\u2019hôtel de ville.« Le gros de l\u2019histoire, c\u2019est que le parti puisse rentrer.Si les gens ne veulent pas voter pour moi parce c\u2019est trop leur demander de me mettre à la mairie, ils ont au moins la possibilité de voter pour un conseiller.Et s\u2019il y en a qu\u2019un seul qui réussit à être élu, ce sera déjà une révolution.L\u2019autre espoir que j\u2019ai, c\u2019est que les gens discutent des idées qu\u2019on amène, par exemple la gratuité du transport en commun, et que ça pousse dans leur esprit », indique le chef du parti à qui l\u2019on doit notamment la création du jardin communautaire situé sur la rue Bowen.Les idées que j\u2019amène dans la présente campagne sont les mêmes que j\u2019avais proposées la dernière fois que je m\u2019étais présenté comme maire en 2005 et comme conseiller en 2009.Il faut plus de logements sociaux et avoir accès à l\u2019eau.On avance un peu, on fait des efforts pour nettoyer nos rivières, mais il y a toujours des bateaux qui se promènent sur la rivière Magog.Il y a encore beaucoup à faire, et si je suis pas élu, je porterai le même message dans quatre ans », promet-il.HUBERT RICHARD Faire germer des idées différentes 3332778 6 6 LA TRIBUN E - Sherbrooke sam edi 19 octobre 2013 [ ACTUALITÉS ] .MÉLANIE NOËL melanie.noel@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 C\u2019est lors d\u2019une assemblée spéciale, en janvier 1972, que le conseil municipal de Sherbrooke se prononce sur une « décision marquante de la présente décennie dans la région », pouvait-on lire dans La Tribune, soit le choix du futur site du « centre d\u2019achats régional ».Un sujet qui fait la manchette des journaux depuis deux mois.Quatre sites sont envisagés à l\u2019époque.Le soir du 26 janvier, au cours d\u2019une assemblée de moins de deux heures où chacun des dix conseillers municipaux a la chance de livrer ses dernières représentations, la décision tombe.Après un vote remporté à six contre quatre, le site actuel est désigné au détriment des autres options situées dans ce qui allait devenir le parc industriel régional de Sherbrooke et le plateau Saint-Joseph.Le terrain choisi, situé le long du futur prolongement du boulevard de Portland, appartient alors au groupe SMADA Developments Limited de Montréal.Pour faire leur choix, les conseillers doivent évaluer différents critères dont « la valeur des promoteurs en lice, l\u2019opportunité de faire de la planification et les implications économiques », souligne-t-on dans La Tribune de l\u2019époque.La faible majorité des conseillers en faveur du site choisi (le site 3 sur le plan) se prononce, de ce fait, à l\u2019encontre des recommandations de pratiquement tous ceux qui avaient étudié la question.Cette décision fait également fi du rapport du commissaire industriel de Sherbrooke suggérant de construire le complexe commercial dans le parc industriel afin d\u2019accroître sa rentabilité.L\u2019idée étant d\u2019utiliser le profit découlant de ventes de terrains industriels à des fins commerciales pour aménager le parc industriel.Paradoxalement, le site du groupe SMADA Developments Limited est le seul à ne pas être dans le parc industriel.Les dissidents préféraient l\u2019emplacement du site 2.De potentiels problèmes de circulation et d\u2019environnement sont évoqués par les conseillers en faveur du site hors du parc industriel.Au lendemain de la décision, La Tribune rapporte qu\u2019à l\u2019exception des partisans des six conseillers ayant voté pour le site 3 et du propriétaire terrien favorisé, tout le monde est déçu et s\u2019interroge sur l\u2019importance du jeu de coulisse dans cette décision soutenue par le maire Marc Bureau qui s\u2019était précédemment déclaré « moralement engagé » vis-à-vis le groupe SMADA.\u2014 Mélanie Noël LE CHOIX DU SITE DU CENTRE COMMERCIAL Le conseil municipal était divisé SHERBROOKE \u2014 À l\u2019été 1973, les Américains nageaient dans le scandale du Watergate, René Lévesque confrontait le premier ministre Robert Bourassa sur la scène politique québécoise, les Expos de Montréal s\u2019apprêtaient à être éliminés par les Pirates de Pittsburgh, Bell Canada annonçait un tarif interurbain de 95 cents entre Sherbrooke et Vancouver et le Carrefour de l\u2019Estrie était inauguré.Les Estriens pouvaient déjà faire leurs emplettes aux Promenades King depuis 1960, à la Place Belvédère depuis 1965 et au Centre commercial de Rock Forest depuis 1966.Mais aucun de ces centres commerciaux n\u2019avait l\u2019envergure de ce qu\u2019allait devenir en 1973, avec ses 100 magasins et kiosques, le Carrefour de l\u2019Estrie.Le 15 août 1973, Simpson- Sears est le premier magasin à ouvrir ses portes dans le complexe commercial de plus de 650 000 pieds carrés situé sur la rue Portland.Le magasin Simpson-Sears de Sherbrooke est le 6e au Québec, le 44e au Canada et son ouverture crée 440 emplois localement, soit 240 employés à temps plein et 200 à temps partiel.Le matin de l\u2019ouverture, une foule se rassemble devant les portes du magasin et une vague humaine court dans les allées lorsque les portes s\u2019ouvrent enfin.Le gérant général, Jean Fugère, évalue que plus d\u2019un millier de clients ont débordé dans les 55 rayons de marchandise à la première heure, selon les archives de La Tribune.Un mois plus tard, c\u2019est au tour des magasins Pascal- Dawson et Eaton d\u2019inaugurer leurs locaux.Ce dernier embauche quelque 400 travailleurs de la région et la famille Eaton fait le voyage à Sherbrooke pour les rencontrer à l\u2019ouverture officielle.Le magasin Eaton qui s\u2019étend sur deux étages se targue d\u2019avoir des ascenseurs et un escalier mécanique \u2014 une première dans la région.Cet escalier devient un objet de curiosité.C\u2019est une autre époque.Dans une publicité de tuiles à parquet, Pascal invite les épouses à surprendre leur mari à leur retour du travail avec un nouveau plancher! Les microsillons populaires se vendent à 3,99 $ et les femmes peuvent se procurer une paire de bottes doublées et imperméables pour 9,99 $.De son côté, le Steinberg ouvre ses portes au début octobre et vend alors ses bananes 9 cents la livre.L\u2019objectif du centre commercial est de desservir 300 000 personnes de la grande région des Cantons- de-l\u2019Est.À cette époque, Sherbrooke compte environ 85 000 habitants.L\u2019ouverture du Carrefour de l\u2019Estrie cause des problèmes aigus de circulation sur la rue Portland et il est suggéré à la population de faire preuve de civisme et de courtoisie au volant.Évolution et changements En 1985, l\u2019ajout d\u2019une aile à l\u2019est du magasin Eaton, construite au coût de 10 M$, permet à une soixantaine de nouvelles boutiques de s\u2019installer au Carrefour de l\u2019Estrie, notamment le magasin Zellers.En 1998, la fermeture du magasin Eaton marque la fin d\u2019une ère, mais mènera, deux ans plus tard, à l\u2019arrivée de La Baie.Tout comme la fermeture du Zellers en 2012 conduira à la prochaine ouverture de Target.De 1973 à 2005, le Carrefour de l\u2019Estrie appartient à Marcel Adams, président de Développements Iberville Ltée.En décembre 2005, le centre commercial est vendu au Fonds de Pension du Canada à 90 %, ainsi qu\u2019à la firme Westerkirk Capital.En juillet 2013, Ivanhoé Cambridge, une filiale immobilière de la Caisse de dépôt et placement du Québec, acquiert un intérêt de 50 % dans le Carrefour de l\u2019Estrie de la part de l\u2019Office d\u2019investissement du Régime de pensions du Canada, qui demeure propriétaire de 50 % du centre commercial.Ivanhoé Cambridge devient également gestionnaire de la propriété.Aujourd\u2019hui, le Carrefour de l\u2019Estrie compte 200 magasins étalés sur une superficie de plus de 1,1 M de pieds carrés.Quelque 2500 employés y travaillent et 150 000 visiteurs par semaine y magasinent.40 ANS PLUS TARD.Il était une fois, le Carrefour de l\u2019Estrie SOCIÉTÉ D\u2019HISTOIRE DE SHERBROOKE Le 15 août 1973, Simpson-Sears est le premier magasin à ouvrir ses portes dans le complexe commercial de plus de 650 000 pieds carrés situé sur la rue Portland.Le matin de l\u2019ouverture, une foule se rassemble devant les portes du magasin et une vague humaine court dans les allées lorsque les portes s\u2019ouvrent enfin.IMACOM, JESSICA GARNEAU En 1973, le Carrefour de l\u2019Estrie comptait 100 magasins et kiosques.40 ans plus tard, 200 magasins s\u2019étalent sur une superficie de plus de 1,1 M de pieds carrés.Le site actuel du Carrefour de l\u2019Estrie, sur le boulevard de Portland, a été préféré aux autres options situées dans ce qui allait devenir le parc industriel régional de Sherbrooke et le plateau Saint-Joseph. 7003 #1 chemin St-Élie Sherbrooke 819.575.9991 SPÉCIAUX SUR 25 MODÈLES JUSQU\u2019AU 26 OCTOBRE 2013 Kit décor 50% Vicky Bélanger Agente de service à la communauté Voici un survol des éléments touchés : - L\u2019historique de la Société - Où va l\u2019argent ?- Les services offerts aux personnes atteintes en Estrie - Le service de prêt de prothèses capillaires et de foulards Conférence La Société canadienne du cancer L\u2019œuvre et ses services Mercredi 23 octobre de 19h à 21h Prière d\u2019arriver pour 18h45, nous débutons à 19h SOUTIEN www.coopfuneraireestrie.com 485, rue du 24-juin Sherbrooke (Québec) J1E 1H1 Coût d\u2019entrée : Gratuit membre ; 5$ non-membre Prière de réserver, place limitées 819 565-7646 Nous sommes la 7 Sherbrooke sa medi 19 octobre 2013 - LA TRIBU NE 7 [ ACTUALITÉS ] .STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 C\u2019est à une Claire Vigneau complètement estomaquée que l\u2019Association des auteures et auteurs de l\u2019Estrie a passé hier soir le flambeau du prix Alfred- DesRochers.L\u2019écrivaine sherbrookoise originaire des Îles-de-la-Madeleine, qui lançait l\u2019an dernier son premier roman Le fou d\u2019la pointe, est montée sur scène avec l\u2019embarras heureux des modestes.« Je suis tellement surprise! Déjà que j\u2019étais très fière d\u2019être finaliste avec des gens comme Bruno Lemieux et Patrick Nicol! » a-t-elle lancé à l\u2019intention des deux autres finalistes.« Merci! Je suis très contente que la simplicité du roman ait touché le jury.Qu\u2019un livre axé sur la contemplation et la beauté des choses ait réussi à se tailler une place, c\u2019est merveilleux! » « Je suis très contente que la simplicité du roman ait touché le jury.» Il faut quand même dire que Le fou d\u2019la pointe a été « découvert » par Victor-Lévy Beaulieu et s\u2019était faufilé dans la liste des finalistes du Grand Prix littéraire Archambault l\u2019an dernier.Le prix Alfred- DesRochers vient toutefois donner un sérieux coup de pouce à ce livre qui n\u2019a pas bénéficié du meilleur alignement de planètes à sa sortie.« Il est paru un 26 juin.Après, c\u2019étaient les vacances, et ensuite, la maison d\u2019édition a été fermée deux mois à cause de problèmes financiers temporaires.La promotion en a souffert.Le livre n\u2019a reçu aucune critique.sauf aux Îles, où j\u2019ai fait un lancement.Parce que quand tu lances un livre aux Îles et qu\u2019il parle des Îles, c\u2019est sûr qu\u2019on te fait une critique! » dit en riant celle qui a étudié à Sherbrooke dans les années 1980 et est revenue s\u2019y établir en 1994.Sauvé par la nature Le fou d\u2019la pointe s\u2019inspire d\u2019une vraie personne que Claire Vigneau a connue dans son enfance.Un homme rejeté très jeune parce qu\u2019il était très laid.« Il n\u2019a jamais pu aller à l\u2019école à cause des autres enfants qui le martyrisaient et il est resté analphabète.Par contre, il est devenu très près de la nature.Ça l\u2019a sauvé, car il vivait complètement à part. » L\u2019auteure lui a donc imaginé une sœur, partie à Montréal en 1967 et jamais revenue, puis lui a fait retrouver des lettres de son aînée, jaunies et datant de 40 ans, qu\u2019une amie lui lit à voix haute en les enregistrant sur des cassettes.Plusieurs passages sont sertis des perles de langage des Madelinots.Le manuscrit de la suite du Fou d\u2019la pointe, qui se déroulera trois ans plus tard, est actuellement entre les mains des éditions Trois-Pistoles.Mais Claire Vigneau sait maintenant qu\u2019elle veut se consacrer à l\u2019écriture.« J\u2019ai trouvé ma voie. » Un prix à la grève Le prix Alphonse-Desjardins a été remis à Maude Bonenfant, Anthony Glinoer et Martine- Emmanuelle Lapointe, qui ont signé Un printemps québécois : une anthologie, publié aux éditions Écosociété.Le livre constitue une archive de la grève étudiante, notamment l\u2019ensemble des productions culturelles auxquelles les événements ont donné lieu.Malheureusement, aucun des trois auteurs n\u2019était présent pour recevoir le prix.PRIX ALFRED-DESROCHERS Claire Vigneau honorée SHERBROOKE \u2014 C\u2019est Miguel Charest, 32 ans, de Coaticook, qui a perdu la vie lors de la collision avec une ambulance survenue jeudi à Compton.Les deux enfants qui se trouvaient dans le véhicule de la victime seraient toujours considérés comme des blessés graves.La collision mortelle est survenue vers 7 h 15 à la sortie de Compton dans une section droite de la route 147 où la limite de vitesse est fixée à 90 km/h.Un premier impact entre une voiture qui circulait en direction de Compton et un camion de livraison de bière qui se dirigeait vers Coaticook a fait en sorte que le plus petit véhicule a été déporté.L\u2019homme et ses deux enfants de cinq ans et un an se trouvaient dans cette voiture qui a été happée une seconde fois par le véhicule ambulancier qui suivait le camion.\u2014 René-Charles Quirion ACCIDENT MORTEL La victime est Miguel Charest IMACOM, MAXIME PICARD Sherbrookoise originaire des Îles-de-la-Madeleine, Claire Vigneau a remporté hier soir le prix Alfred-DesRochers lors de la remise des prix de l\u2019Association des auteures et auteurs de l\u2019Estrie.Son premier roman, Le fou d\u2019la pointe, publié l\u2019an dernier aux éditions Trois-Pistoles, a séduit le jury et lui a valu une bourse de 1000 $.3330757 3346404 Gagnez un iPad Dans le cadre de ses 40 ans, le Carrefour de l\u2019Estrie organise un concours pour vous gâter, avec plus de 40000$ en prix à gagner ! Procurez-vous gratuitement votre billet LOTO SURPRISE au kiosque d\u2019information, situé dans le mail central.500$ Pour les détails, visitez le carrefourdelestrie.com Valeur de VACCIN GRATUIT ?POUR LES PERSONNES À RISQUE DE COMPLICATIONS : - Enfants de 6 à 23 mois - Femmes enceintes en bonne santé aux 2e et 3e trimestres de grossesse - Personnes ayant une maladie chronique - Personnes de 60 ans et plus SUR RENDEZ-VOUS SEULEMENT ?WWW.MONVACCIN.CA ?Clinique de vaccination CENTRE DE FOIRES DE SHERBROOKE Navettes disponibles dans l\u2019est de la ville de Sherbrooke et transport disponible dans l\u2019arrondissement de Lennoxville.csss-iugs.ca/grippe ?POUR L\u2019ENTOURAGE DE CES PERSONNES ET CELUI DES BÉBÉS DE MOINS DE 6 MOIS ?POUR LES TRAVAILLEURS DE LA SANTÉ infogrippe.gouv.qc.ca Lundi au vendredi de 12 h 30 à 17 h 30 Samedi et dimanche de 13 h à 16 h 30 SHERBROOKOIS, FAITES-VOUS VACCINER DU 6 AU 13 NOVEMBRE 2013 SOUTIEN TÉLÉPHONIQUE 819 780-2222 8 8 LA TRIBUN E - Sherbrooke sam edi 19 octobre 2013 .ÉLECTIONS MUNICIPALES CHARLES BEAUDOIN cbeaudoin@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Dans l\u2019espoir d\u2019accélérer la revitalisation du centre-ville, le maire sortant Bernard Sévigny a dévoilé hier une série de mesures incitant les gens à s\u2019établir au cœur de Sherbrooke.« Il y a eu des efforts qui ont donné des résultats intéressants au centre-ville, mais ce n\u2019est pas suffisant, martèle-t-il.Il faut emmener les gens à habiter le centre-ville.C\u2019est une roue à partir et ça prend des incitatifs pour aller beaucoup plus loin.Le centre-ville c\u2019est le cœur de la ville de Sherbrooke donc s\u2019il ne fonctionne pas ou s\u2019il fonctionne mal, c\u2019est l\u2019ensemble de la ville qui a des problèmes. » Parmi ces mesures, la Ville consentirait au nouvel acquéreur d\u2019une propriété au centre- ville l\u2019équivalent de 10 % du prix d\u2019achat.La municipalité récupérerait ensuite 10 % du prix de vente de l\u2019édifice lorsque celui-ci changerait de main.« Ce n\u2019est pas une dépense, confirme Bernard Sévigny.Il faut le prendre pour ce que c\u2019est, c\u2019est-à-dire une mise de fonds, comme si on faisait un prêt à un particulier qui achète une unité d\u2019habitations au centre-ville et on se repaye lorsqu\u2019il y a une revente de cette habitation-là. » Le programme s\u2019applique aux constructions neuves, aux agrandissements et aux rénovations majeures d\u2019édifices commerciaux et résidentiels, mais facilite également l\u2019accès à la propriété.L\u2019acheteur d\u2019un immeuble existant sera admissible au programme s\u2019il s\u2019engage à être propriétaire- occupant.Les coopératives d\u2019habitations sont admissibles également, mais elles devront toutefois rembourser les 10 % après 20 ans.Comme si ce n\u2019était pas assez, le programme prévoit éponger la totalité des taxes foncières lors des trois premières années, et la moitié de celles-ci lors des deux suivantes.Un changement de cap nécessaire, selon Bernard Sévigny.« On avait une approche un peu coercitive.On veut se donner un ratio d\u2019implantation d\u2019immeubles de bureaux de 80 % au centre-ville et de 20 % ailleurs en ville.C\u2019était une approche où on disait ce qu\u2019ils n\u2019avaient pas le droit de faire alors que là ce qu\u2019on fait c\u2019est une approche inverse : si vous venez au centre-ville, vous allez gagner pour telles raisons.C\u2019est l\u2019équilibre entre les deux qui va faire en sorte que des gens vont choisir le centre-ville pas parce qu\u2019ils y sont obligés, mais parce qu\u2019il y a des avantages à aller chercher », explique-t-il.À ce sujet, la zone du centre- ville admissible à ces mesures incitatives se trouve élargie, ceinturée par la rue du Québec, à l\u2019ouest, les rues du Pacifique et McManamy, au sud, les rues Murray et du Cégep, à l\u2019est, et les rues Terrill et Prospect, au nord.Des espaces de bureaux d\u2019une superficie de plus de 750 mètres carrés y seront privilégiés alors que dans le centre- ville même, ce sera plutôt des espaces de moins de 750 mètres carrés.C\u2019est pourquoi il reste amplement d\u2019espace pour y développer des projets, selon le maire sortant.« Il y a de la place au développement.Évidemment, il y a la rue Wellington, mais le cen- tre-ville est beaucoup plus large que ça.Il y a des espaces sur la rue King Ouest, par exemple, qui sont vacants.Un peu partout il y a des espaces pour entreprendre des projets de développement domiciliaire ou de bureaux.Il y a un potentiel de relance et de restructuration. » Pour le conseiller sortant du Centre-Sud, Serge Paquin, la ville fait d\u2019une pierre, deux coups avec son projet.« Financièrement, c\u2019est un excellent coup pour la Ville, parce qu\u2019on a un impact positif dans le milieu, et sur le plan économique, la Ville va faire de l\u2019argent. » S\u2019ils sont réélus le 3 novembre prochain, il ne manquera plus aux deux membres du Renouveau sherbrookois que d\u2019avoir l\u2019aval du ministère des Affaires municipales pour être en mesure de financer ainsi des particuliers et de récupérer le 10 % du prix de vente des propriétés ainsi subventionnées.Un détail, si l\u2019on en croit Serge Paquin, « puisque ça existe déjà à Montréal et que ça fonctionne très bien. » « L\u2019expérience de Montréal montre que la ville n\u2019a pas perdu d\u2019argent et que ça a donné un sérieux coup de main aux endroits visés », termine Bernard Sévigny.REVITALISATION DU CENTRE-VILLE Sévigny propose de nouveaux incitatifs ARCHIVES LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU Pour attirer les commerçants au centre-ville, la Ville consentirait au nouvel acquéreur d\u2019une propriété l\u2019équivalent de 10 % du prix d\u2019achat.« Il faut emmener les gens à habiter le centre-ville.» 3337234 3306737 Nemanquez pas l\u2019ouverture o?cielle du bureau de vente et de location duVÜ, le futur complexe résidentiel d\u2019avant-garde pour retraités à Sherbrooke ! Avec ses condominiums à l\u2019achat et ses appartements en location, ses aires communes et ses services à la carte, la toute nouvelle résidence pour retraités duGroupeMaurice ouvre de nouveaux horizons à votre retraite\u2026Venez les découvrir en avant-première avec lesmembres de notre équipe! residencelevu.com OUVERTURE EN 819.575.5050 info@residencelevu.com 1818 King O., local 106, Cité du Parc, Sherbrooke LE 24OCTOBRE 2013 À PARTIR DE 10H Sherbrooke sa medi 19 octobre 2013 - LA TRIBU NE 9 3319838 !\"#$%#$&#' () *+, -./01 2#$3#45%6&77&8$698#7\"9#:#;
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