Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 24 août 1871
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'Opinion publique, 1871-08-24, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" VoL.I1.\u2014No.84, GALERI.NATIONALE.JOSEPH PAPIN.Un soir, il y a environ douze ans, une foule immense se pressait en flot« tumultueux autour d'une maison de la rue Ste.Catherine.Plusieurs orateurs avaient vainement essayé de lui adresser la parole, le peuple, en mauvaise humeur, faisait an bruit d'enfer.Un homme parut dans l'embrasure d'une fenêtre, qu\u2019il remplit de loug et «le large.Il était immense.\u2018 Il était tard, le temps était sombre, la lumière blafarde d'une lumpe dessinsit vaguement les vastes proportions de sa taille.De ses longs bras il semblait cipable d'étreindre la foule, et cles éclats de su voix, il ébrant uit la maison.Un aurait dit l'un de ces héros fantastiques que les bares écossuis diment à faire parler au sein de la nuit et de la tempête, sur les rochers caverneux, au bord des flots courroucés.n lutta longtemps contre les bruits de la foule.4 Criez, disait-il, criez, je puis crier plus fort que vous, j'ai asses de Poumons pour tenir une heure.\u201d Le peuple, à moitié fatigué et fasciné, finit par l'écouter parler, et peu s\u2019en lat ue ceux qui avaient le plus crié ne l'applnudis- sent.C'était Joseph Papin.L'un des types les plus remarquables du Canada frun- çais, par le corps et l'intelligence ; rejeton puissant d\u2019une race d'hommes grands et forts comme des chènes.II avait près do six pieds trois pouces et de l'intelligence en proportion, une poitrine capable de contenir une bnt- terie, une taille qui joignuit l'élégance à la vigueur, et dominant tout cels, une belle tête, une grande et magni- tique figure brune, énergique, pleine de vie.On s'arrêtait pour le regarder: \u201cQuel bel homme!\" se disait-on.Aussi brave que fort, aussi dévoué à ses amis que terrible pour ses adversaires, ne craignant aucun danger, ne reculant devant aucun obstacle, prêt à rencontrer ses ennemis eur n'importe quel terrain.Dans les émeutes de 48, à Montréal, il était déjà l'un des chefs de lu Ÿaillante jeunesse de cette époque mémorable.11 était du Club des Durs et marchait toujours au premier rang, lorsqu'il s'agissait d'un coup «le main hardy, d'une entreprise périlleu.e.La frautie et in violence étaiont les armes favorites du parti tory à cette époque.On s'emparait des polis et on on chassait, 4 coups de bâton, nos compatriotes, Mais ceux-ci, comme on sait, ne laissèrent pas fouler aux pieds leurs droits et leurs libertés; à la suite des Papin, des Fortin, des Drolet, des Doutre, des Roy, des Dorion, des Laviolette et des Coursol.et de plusieurs autres, ils marchèrent bravement à l'ennemi et le forcèrent de buisser pavillon.Les rencontres étaient nombreuses, les coups de bâton.de fusil et de pistolet , n'étaient pas rares.Papin était à l'affaire du Royal Oak Inn, dont j'ai déjà parlé, et fut l'un de ceux qui firent le siége de cette auberge à coups de pistolet.Epoque glorieuse où les Cana- diens-Français marchuient en rangs serrés sous le drapeau de Lafontaine, à la conquête de nos libertés politiques ! Honneur à ceux dont le courage fit alors respecter le nom MONTREAL, JEUDI, 24 AOUT, 1871.que le Bas-Canada s'était donné ! Dans l'élection de M.Fabre contre le Dr.Nelson, pour ln mairie, on retrouve Papin au milieu de l'agitation populaire.L'excitation était grande.| LA scission da parti Lafontaine venait de se faire.M.{Fabre était appuyé par la fraction libérale dont il était l'un des chefs les plus honorables.Un jour, pendant la votation, il y avait un grand tumulte autour de l'Hôtel- i le-Ville, les [rlandais,qui soutenaient le Dr.Nelson, avaient commencé la bagarre.M.Coursol sortit avec M.Papin de l'Hôtel-de-Ville pour essayer de rétablir l\u2019ordre.Ils se jetèrent tous deux | au milieu de la foule.Papin avuit à peine fait quelques \u2018 pas qu'un coup de garcette lui fendait la tête et l'éten- duit par terre baignant dans son sang.La blessure était : sérieuse: il en guérit lentement.Je viens de mentionner son éloquence ; le souvenir en est encore vivace dans tous les esprits.Il nous semble entendre les échos de cette immense voix qui ressemblait aux grondements du tonnerre ou de la vague qui se brise sur les flancs sonores d'un rocher.Quelquefois, loraqu'elle s'élevait pour dominer les bruits de la foule, on aurait dit les rugissements du lion au sein d'une forêt agitée par la tempête.Eloquence un peu rude, sauvage même, mais grandiose et pittoresque comme nos fleuves et nos montagnes, s0- lide et imposante comme sa taille, expression d'une in telligence forte et indépendante et d'un jugement admirable.L'art n'y & ait por rien; malheureusement, M.Papin, comme la plupart de nos hommes politiques, ne travaillait pus, il croyait avoir assez de la perceptinn vive de son esprit et de la sûreté de son jugement.Il livrait son éloquence au hasard de l'inspiration.Aussi, il n'a pas été au Barreau et à l'Assemblée législative ce qu'il aurait pu être avec de l'étude et du travail, ce qu'il serait devenu, peut-être, s\u2019il ne fût pas mort si jeune.11 a été surtout retnaurquable dans les assemblées popu- lnires; lo forum allait à sa grande taille, À ses vastes poumons.Le spirituel auteur de la ?/éiwle, comparant le parti rouge au Club de la montagne, disait que Papin en était le Danton.Le peuple l'appelait tout simplement ¢ le gros canon.\u201d 11 est deux circonstances surtout que ses amis niment à rappeler à l'honneur de son éloquence.Une fois, c'était en 1851; M.Papineau ayant été battu à Montréal, res amis avaient posé sa candidature dans Je comté des Deux Montagnes.C\u2019est Papin qui fut chargé d'offrir l'illuatre chef libéral nux suffrages des électeurs, dans une grande assemblée convoquée à St.André, Ce fut un véritable triomphe, il entraina la foule et assura le succès de l'élection.Une autre fois, quelques années plus tard, c'était à Ver.chères.On l'avait envoyé là combattre ls candidature de Sir Georges.Il est des gens à Montréal, des amis passionnés de M.Papin, qui disent qu'ils n\u2019ont jamais entendu et qu\u2019il n'entendront jamais rien de pareil.Il n'avait pas seulement la voix, la taille et l'énergie qui en imposent aux foules, il avait de plus le tuct, la politesse et l'esprit qui les charment et les amusent.Il avait une manière de parler digne, honorable et instruc- Par Nvurgo, 7 Orntt } ABONNEMENT, $3.00 canadien et qui secondèrent si vaillamment le jeune chef | tive , il respectait son ruditoire et gagnait sa confiance par le raisonnement jHutôt que par le sentiment; son ! éloquence était plus imprsante qu'émouvante, plus gran.| diose que chnleureuse.Supérieur aux hommes de son ; époque sous plusieurs rapports, il n'avait pas la chaleur, l'imagination, le style imagé, In phrase sonore, et même l'esprit brillant des Loranger, des Laberge, des Turcotte, des Chauveau et des Morin.Un mot de son caractère.Cet homme.à l'extérieur froid et imposant, était doux et enjoué comme un enfant.droit, franc, honnête et gentilhomme, libéral, généreux et dévoué à ses amis, a son parti, à ses principes.Il était aimé de tout le monde pour la franchise et In gnieté de son caractère, le charme de sa conversation.Sa parole était sacrée; il y tenait même lorsqu'il aurait pu la re'irer sans se déshonorer.Malgré de< embarras financiers qui furent le résultat de su libéralité et de son dévouement politique, il ne cersa pas d'être honnête homme.Il devait y avoir de l'avenir pour un homme ai bien doué : lu porte du succès devait s'ouvrir à deux battants devant lui.C'est ce qui arriva.: Après un brillant cours d'études au collége de l\u2019Assomption, il venait # Montréal étuilier le droit sous M.Ferréol Pelletier et ne tardait pas à fixer l'attention publique sur lui.Il y avait alors à Montréal deux Écoles où la jounesse instruite faisait la lutte par la plume et ls parole, et répandait son influones sur Lu société canadienne ; c'était l'Avenir et L'Enstitut-Gsmadien.Papin devenuit bientôt l'un des chefs dans ces deux écoles, il écrivait dans l'une et parlait dans l'autre avec succès, et se distinguait, comme je l'ai d5jà dit, dans les luttes électorales par son courage et son patriotisme.Il était l'un des soldats les plus brillante de la milice politique qui combattait sous Lafontaine.Mais bientôt des murmures écintérent dans le camp libéral, on trouvait que Lafontaine n\u2019alluit pas assez vite; et Papineau venait de reparaître sur la scène politique avec des idées et un langage onpablés de séduire cette jeunesse bouillante.C était d'ailleurs une ép que d'effervescence démocratiques le soutfle qui agitait les trônes en Europe était arrivé jusqu'à nos rivages.°° La lutte oonstitutionnelle ne suffisait plus à ces esprits ardents.il fallait des réformes plus radicales, des mesures plux énergiques.L' Avenir avait commencé à se faire 1'6dhg do @ Tow.velles aspirations de ces idées vagues de liberté qui flottaient dan« l'air.Le Pays parut pour donner un corps plus solite à ces idées, une direction plus sage et plus pratique À ce mouvement.Papin fut l'un des apôtres les plus ardents de cette révolution dans notre monde politique etsocial; il en fut peut-être l'âme, le porte-drapeau.Les succès du parti libéral furent rapides.Deux ans après la fondation du Puys, en 1854, il emportait d'assaut, une uinzine de comiés., Papin avait été élu à l\u2019Assomption contre M.Siméon Morin, cette étoile brillante qui ne parut un instant à notre horizon politique que pour faire regretter son éclipre.os Quelque temps avant les élections, le parti libéral s'était réuni pour se nommer un chef Plusieurs vou- PEN mas see 406 L'OPINION PUBLIQUE.24 Aovr, 1871.laient élire Papin, mais l'Hon.A.A.Dorion réunit la majorité des suffrages.C'est le lieu de dire que Papin était fait pour le commandement ; il en avait l'instinct et le caractère; tôt ou tard 11 serait parvenu au premier poste.A un parti composé d'éléments si divers et dont les idées étaient plus ou moins antipathiques à la population, il fallait, peut-être, un chef comme Papin, un homme de son prestige et de son énergie, en supposant qu'il n'eût pas commis Lu Faute de froisser le sentiment catholique.Le- nouveaux élus étaient pour lu plupart des jeunes gens de talent.habiles dins l'art d'écrire et de parler.Jamais la Chambre d'Assemblée du Bas Canada ne fut plus brillante, plus anime, jamais on y parls un plus benu langage.Mais leurs succès réveillèrent les craintes et les alarmes que les imprudences, les exag'rations de l'.îcenir avaient déji jetées dans l'esprit du clergé *t de la population, et que leurs adversaires suront exploiter.[ls montrèrent plus do franchise que d'habileté, plus de talent que de tactique.Ils eurent le tort de ne pss comprendre leur temps, de méconnaitre ln force des traditions religieuses du B.w-Canada.Ce fut un malhéur pour eux et pour le pays.Papin, le plus hardi de tous, ne craignit pas «le donner, sur la question des écoles mixtes, un vote réprouvé pur la conscience de tous les catholiques de ce pays.Il n'en fallait pas plus pour tuer un h: ame et même un parti.Papin, défait aux élections de 1857, se remit à la pratique de sa professin et devint bientôt avocat de la Cor- por:tion, position lucrative et honorable qui devait lui permettre le rétablir l'ordre dans ses affaires, et de repa- raitre bientôt sur lu scène politique.L'âge, l'étude et la réflexion en eussent fuit l'un des premier hommes d'Etat et l\u2019orateur le plus populaire du Bas-Canada.C'était ce que disuit, le 26 février 1863 une foule nombreuse réunie autour de sa tombe dans le cimetière du village de L'Assomption.Papin était mort !.,À l'âge de trente-sept ans.IL y avait deux hommes en lui: l'homme dont je viens de parler, si admirablement doué par ln Provilence de tous les dons du corps et do l'esprit, dont le jugement était droit et le cœur généreux, le logicien remarquable et le tribun puissant, dont les accents pouvaient remuer toute une nation, l'homme «d'honneur et de talent qu'on aimait autant qu'on l'admirait, Mais nussi il y avait l'homme de chair, au tempérament fougueux, au cour ardent, aux fortea passions, à l'imagination hardie, à l& nature impétueuse et indépendante, avide de plaisirs et démotions.Celui-ci tua l'autre.Cet homme a la sève féconde, à lu tête altière, on le vit s'uffiisser, se dessécher lentement, comme ces beaux et grau-ls arbres que la foudre a frappés.Que c'était (riste ! Il lutta pourtant contre la mort, il se cramponna avec désespoir à la vie qui lui souriait.Lorsqu'il vit que tout était fini, lorsque, déjà, il avait un pied duns la tombe, il eut un moment de révolte, il recula épouvanté et voulut remonter lu pente qu'il avait doscendue degrés par degrés, \u201c Mourir.s\u2019écria-t-il avec éuorgie, en frappant du poing ses 10ngs bras décharnés, sa vaste poitrine amaigrie., non, ., non., il y a encore de la vie li-dedans., C'est impossible!., c'est impossible!.\u201d Ce fut le dernier cri de la matière.Il se recueillit un instant et redevint calme.Une grande pensée avait frappé sa belle intelligence :\u2014il venait de comprendre la vanité des choses do la terre.Il trouva pour mourir ce qui lui avait manqué pour vivre.L.tn.Davin, N.B.\u2014M.Papin a été pendant quelques années associé à M.Lafrenaye, de cette ville ; lorsqu'il est mort, il pratiquait avec M.Cyrille Archambault dont tout le monde déplorait, il n'y a pas longtemps encore, ln fin prématurée.Ilnvait épousé mwlemoiselle Sophie llomier, mainte naut mariée à M.Ferdinand David, membre pour la Division E-t de Montréal.1l laissn une jeune fille, mademoiselle Papin, qui vient de terminer son éducation au couvent (lu Bucré-Cœur.COURRIER D'ONTARIO, Beaucoup d'écrivains de la presse francaise, ct des meilleurs des plus autorisés par le caractère ct pur le talent, recherchent en ce moment quelles sont les causes qui unt amend, dans les âmes et dans les cœurs, ces désordres violents qui ont fait les «célérats dont Puris a subj le joug sous le règne de la Commune, Ces articles sont intéressants à plus d\u2019un titre, et quelques-uns ant une portée générale, qui fait qu'ici même nous pouvons cn appliquer 1e doctrine et l'enseignement.1 y à une page remarquable, sous ce rapport, dans unc étude ue publie ls Revue des Deux» Mondes, sous ce titre: La fin de la ohême.M.Æ.Caro, l'auteur de cet article, regarde le règne de la Commune comme l'invasion de la bohême littéraire dans un gouvernement fait à son Image, mais une bohôme arrivée à un degré épouvantable de perversion intellectuelle et morale, Puis Îl se demande quelles sont les causes qui vnt surexcité jusqu\u2019au délire, Jusqu'au crime, ces vanités d'abord inoffensives, puis envieuses, à ls tin démoniaques.Il cite alors le passage ci-dessous d\u2019un chapitre des Réfractaires, de Jules Vallès, pour déterminer la part qu\u2019il faut attribuer aux influences littéraires, dans le recherche de ces causes.Ce chapitre porte pour titre : des Victimes du livre.Or, le livre peut faire des victimes partout, ici comme en France, comme ailleurs, comme partout.11 commence à peu près ainsi : \u201cCherchez ln femme, disait un juge, C'ust le volume que je cherche, moi, le chapitre, la page, te mot.joie, douleurs, amours, vengeances, hos sanglots, nos rires, les passions, les crimes, tout est copié, tout.Pas unc de nos émotions n\u2019est franche: le livre est 1d.Combien j'en sais, de ces jeunes gens, dont tel passage, lu un matin, a dominé, défait ou refait, perdu ou sauvé l'existence! Souvent, presque toujours, la victime a vu de travers, choisi A faux, ct le livre la traîne après lui, faisant d'un poltron un crâne, d\u2019un bon jeune homme un mauvais garçon, d\u2019un poitrinaire ua coureur d\u2019orgies, un buveur de sang d'un buveur de lait, une tête-päle d'unc queue rouge.Balzac, par exemple, comme il à fait travailler les juges et pleurer les mères! Nous sex pas, que de consciences évrasées | Combien parmi nous se sont perdus, ont coulé, qui agitaicnt au-dessus du bourbier où ils alluient mourir, une page arrachéo à la Coméd'e kumaine! On ne parle que par millions et par ambassades là-dedans.La patrie tient entre les maîns de quelques farceurs, canailles à juire plaisir, spirituels à faire peur, qui silument des volcans avec le de leur vigare, évrasent vertu, justice, honneur, sous la semelle de leurs Luttes vernies.Que j'en ai vu de ces grands hommes de la province à l\u2019aris!.Combien on en à recouduit, de brigade en brigade, de ces illusions perdues ! Les plus heureux jouent au La Palférine dans les escaliers de ministères, les antichambres de financiers, les cufés de gens de lettres, et font des mots, n\u2019ayant pu faire autre chose ! Ils attendent l'heure de l'absint be, après avoir laissé passer celle du xuccès.\u201d .M.Caro est d'avis qu\u2019il ya là de terribles vérités ; et du reste, les faits le prouvent surabondamment.Ecoutez-bicn ces paroles, pères et mères de familles, qui avez à veiller encore sur l'éducation de vos enfants : le roi to- derne & ra part ct une lourde part dans In rexponsal derniers évé ents, Les «exemples qu'il à donnés d'élégante friponnerie et de dépravation spirituelle, ont ébloui et fasciné nombre d'esprits faibles, que protégeait mal contre leurs propres penchants l'incertaine moralité de la société et du temps où nous vivons.Beaucoup de ces malheureux, qui n'ont fuit leur éducation morale que dans ces livres, #e sont conduits à travers le monde réel comme ils l'euxrent fait danx le monde de ces fictions grossières et corruptrices.Ils se sont dit qu'ils feraient leur chemin dons 1a vie, et qu'ils tournermient l'olta- cle, s'ils ne pouvaient le «trmonter en face.\u201cII faut entrer dans la société «vomme un Doulet de canon ou s'y glisser\u201d Ils étaient bien résolus à #'y glisser, s'ils n'étaient pus les plus forts.L'essentiel était de se faire une place à tout prix.Quand on n'est pas le plus fort, il faut être le plus fin.On le voit, lecteurs, db le roman cat iunusant, il à bien ses dangers.\u2026.* dontinartiu, dans le Correspondant, tombe également sus Balzac.\u2014% Balsac, dit-il, 8 été le précurseur, que dis-je?l\u2019introducteur des roués et des viveurs, héros de coulisses et de Lou- doirs, qui sont devenus, par le conscil de leurs créanciers, les hommes du coup d'Etat; des jeuncs ambitieux, Louitis d\u2019orgue, sans expérience et sans génie, qui, upris avoir appris, 8 les crèmeries, la politique ct la guerre, se sont improvisés organisateurs, dictateurs ct stratégistes au profit des Pruxaiens ; et enfin des scélérats, qui ont réuni en leurs personnes, dans l'insurrection communiste, les deux genres d\u2019hostilités nux- quelles la société risque de tomber, si elle n\u2019y prend garde : la démagogie et le crime.\u201d Pontmartin n'oublie pas que Balzac s'est tout spécialement attaché à développer cette idée, à savoir : que Ia société française va de mal un pis, parce que le gouvernement ne ne n'employer que des vieillards, parce que la yérontocratie comprime et Isisse mourir de faim toute une génération de jeunes hommes de génie.Eh bien, l'occasion est venue; elle s'est même multipliée sous forme de révolution.Elle a ouvert toutes Les portes des palais et des chancelleries à tous ces jeunes martyrs du monopole des Mathusalems de le poli En 1848, ils n'ont été que dangereux, tapageurs et imp en 1870, ils ont été incapables et funestes ; en dernier, lieu, lu jeunesse révolutionnaire & été représentée pur les septuagénaires Crémieux, ct Glais-Bixoin, par lex sexagénaires Jules Favre, Arago et Polletan ; et, at bout de trente-deux ans, c'est M.Thiers, trop vieux en 1839 au gré de M.de Balzac ct de ses liéros, qui s'est trouvé seul assez jeune pour conjurer les périls «et atténuer les désastres accumulés per le tardive jeunesse de M, Crémieux et la précoce expérience de M.Gambetta, 11 y là de bien dures vérités pour le parti républicain.Nous avous célébré, mardi dernier, le centenaire de Sir Walter Scott.Cette petite fête a valu aux employés des banques, du commerce, ainsi qu'aux fonctionnaires des ministères «t des chambres, un juil congé, qu\u2019ils ont employé cu parties de chasse, du pêche, de canotage, ete, cte.Je suis sûr qu'ils trouvent tous à présent que Walter Scott est Lo plus grand des romanciers, Il faut dire que le matin, plusieurs de ces heureux mor- tols étaient dans l'incertitude.Îls n'osaient pas se risquer au dehors de le ville.C'est, voyez-vous, qu\u2019il y avait tout à ln fois apparence de pluie et de beau ternps, Alors, en attendant le réveil du soleil, vers midi, ils fuisafent ce spirituel calembour, qui eut un rare ct légitime succès : \u2014Pleura-til?Ne plours-t-il pas?Avec un temps pareil on he sait pas à quoi centenaire! bite sous forme prospectus.Au recto, se trouve (inc annonce banale d'un M.Crépin, qui vend tout ce qu\u2019on veut, depuis des montres jusqu'à des journaux, en passant par des chapeaux et les livres.Ceci n\u2019a rion que d'ordinaire, mais le verso cat tout un poème, Au milieu ve trouve une i représentant Un monsieur à l'œil satiofait et se dans un grand fauteuil.Cu rnad fauteuil est Jul-méme fiché au haut d'une colonne sur u chapiteau de laquelle va lit: Boxe iexonuér.Uno réclame que je recommande à qui de droit.(\u2018cla ne dé- * Le fong du cette colonne, des bouchonniers essayent, mais en vain, de se pousser les uns les autres, tandis qu'à droite un monsieur est précipité d'une échelle qui se brise, et qu\u2019à gauche un autre concurrent voit se casser une corde qui devait l\u2019amener au sominet du monument, Au-dessous de ve chef-d'œuvre de composition, on lit : Quelques brocanteurs, déguists en coneurrents de la imuison CRÉPIN AINÉ ÉPHOUYENT DES MALHEURS qui les «empêchent d'arriver à la Loune renommée, TOUT CELA parce qu'ils ne savent pas que, pour arriver à une bonne renommée, IL NE FAUT XI ÉCHELLES, NI FICELLES, nutis du travail et de la loyauté.Un vrai mot de journaliste dans ln bouche d\u2019un prince, C'est l'héritier de la couronne d'Autriche qui l'a commis.Ce prince était en tournée officielle, Un pou fatigué des harangues, il suivait tout pensif une belle route ombragée, silencieux «t solitaire, ct comme un courtisan de ss suite lui de- mandnait s'il était content du cette excursion : \u2014Oh ! oui, répoudit-il, cor au moine les che auxr ne font pas de discours.Hé, hé, prince, c'est peut-être pour cels que Buffon à déclaré, du haut de ses manchettes, que le cheval était le plus noble des animaux.Vraiment, cela rappelle Henri IV, le spiritae]l Béarnaix, Henri IV était donc de passage à Amiens, et au moment où il entra dans Le ville, les députés vinrent le recevoir et le complimenter; un d'eux débuta aim \u2014$6 Îtoi trés-grand, très-bon, très-clément, trés-maagnanime.\u2014 Ajoutez aussi: et trèelax\u201d interrompit le roi, Et il s'en alln diner, mais au moment d'entrer dans lu nalle, un orateur l'interpella ainsi : = Agésilaus, roi de La \u2014e Ventre-maint-pris, »'é jai bivn entendu dire quelque ch de cet Agénilaus, mais il avait diné, ot yo suis à jeun, moi.Henri IV savait également témoigner su reconnaissance à propos, Un jour qu'un envoyé d'Espagne s'étonnait de voir le prince entouré et pressé par Une foule de gentilshommes \u2014 vous mweaviez vu un jour de lataitle, fit-il, Hs me prose stient bien davantage.\u201d .e .Une jolie annonce, tirée d'un journal belge : « Un jeune homme ayant une belle position et une belle muin, désire Cponser ture jetme personne d'un intérieur agréable, Hépumndre aux initiales BE.D.M\u2014Y Joindre ta photographie, ble\u201d sÉ pessilsl IT me kemble « ce west gure possible, , CT.ew vient de publier, dans lu /'atrie, à propos dv wnion qui à eu lieu récemment dans l'épelise , Quelques pages religieuses et poétiques, dont nous sommes heurenx de faire profiter nox lecteurs : PLUS BEAU JOUR DE LA VIE.Ce n'est pas encore dans lex sulles de spectacle que noux pou- vous aller entendre ces accords et cus chants qui, depuis dix ik, noun font dé Les derniers que nous y entendimes furent les hymnes de guerre, les chants de combat.Avec quel enthousiasme patriotique en répétuit cn chœur le ter re- 1 clliguease! Puis les tristes nou.suceédérent, opiniitres, décourageantes, In vables à \u2018être terrifiantes: les chants, sinon l'asdeur guerrière, s'é- rent graduellement, Viurent ensuite les tristesses du siége aver leur hive cortége, lex souffrances de lu famine, les angoisses de l'isolement, plus cruelles encore que celles de ln captivité elles-mémen, et les mornes abat: vents d'une paix dont le sabre du vainqueur tragn lex humiliontes conditions.IL n'importe; sanglante ct humiliée, le France n'aurait pas tardé à se relever.L'ennemi lu regardait déjà avec défiance, Lui qui l'avait tenue un moment sous son genou: il xe demandait si l'altière vaincue, une fois nes blessures cicatrixées, ne quitterait pas ses vêtements de deuil pour tirer de nouveau l'épée et revenir au combat ;\u2014quand un nuage de sang passa sue le front de Paris et affula son cerveau.Plus de chants de guerre, cette fois, mais les obscènes chansons de Porgie, de \u201cTorgle rouge\u201d.Le vainqueur lui-même, étonné, métiant d'abord, se rassura et sourit de son sourire ri- nistre.Toutes les furies de l'enfer s'étaient déchainées sur In capitale, qu'il ohservait des remparts de nos fortercsscs; soudain it tressaillit, une secrète épouvante le fit frissonner : il songes à ee qui aurait pu lui arriver ai cette infernale légion s'était ruée sur lui au licu do s'acharner à ceux-là mêmes qui l'avaient combattu.Et l\u2019orgie faisait raçe toujours ; la torche l'éclairait de ses sanglantes lueurs, et l'on entendait les gémis- suments ct le rile des victimes léchement assassinées.item oné regretter les accords et les mélodies des salles \u2018st pas là qu'on peut encore les chercher, disions-nous.\u2014Où done alors ?\u2014Dans les églises, dans ces mêmes églises où résmnérent d'impurs propos, et que les sectaires avaient choisies pour y tenir leurs comices impies.Ces églises, d\u2019où quel- ques-unn des pasteurs furent arrachés et n'y sont revenus que pour y trouver, mmrtyr« glorieux, l'asile des trépassés, ces égli- sus nous sont enfin rendues, ctelles retentlesent de nouveau des célestes cantiques.À défaut d\u2019autres mélodies, c'est donc de eclles-ci que nous nous occuperuns, et elles valent bien les cavatines ct les duos d'amour des scénes musicales.Inf E lutôt les œuvres de Marcello et de Palostrine, de Pergolèse et x Mosart ; de Pergolèse,-dont le Sabat est le plus précieux fleuron de sa couronne immortelle ; de M l'artiste croyant, le chantre chrétien, qui voulut clore le volume de sa vie rim- ple, Inborieuse et presque austère, par une page de piété.U 24 Aour, 1871.écrivit cette page religieuse, vt mourut.Tel lo tidéle, avant de fermer les yenx ou sommeil, adresse pieusement «6 prière à l'Eternel.Uu se rappelle, cn songeaut à ces maitres, ce que Château brinnd dit dew Landes duns son fêrné :\u2014 Ces chantres sont de \u201crace divine; ils pousèdent le seul talent incontestable dont # 1e clel sit fait prégent à lu terre, Leur vie ent ib fi \u201cet sublime ; ils célèbrent les dieux avec des bouches \u201csont les plus simples des hommes; ils consent con \u201c immortels on comme de petite enfants; ils expl \u201cde l'univers et ne peuvent comprendre lex af \u201cinnocentes de la \u201c mortet meurent sans x'en ape 4 nés\u201d \u2014Ne croit-oi pas revoir Pergol sb nuls et si sublimes: qui, tous | Plus beaux chants funéraires, \u2018pu avaient de la mort, el qui ne sont éteinte, de petits enfants ?et Mozart, tows dienx 5 ok ong nike: chers à Dieu, co _ L'OPINION PUBLIQUE raux n\u2019écrivalent qu'avec leur épée?C'était le bon temps Mais aujourd'hui ils veulent tous imiter César, du moins avec Ja plume, et Îls composent fièrement les Commentaires de leurs défaites.Leur propre apologie, et l'accusation de leurs collègues, c'est entre ces deux points qu'ils se partagent.Les rés criminations Heurigsen 1 parmi les anciens officiers de l\u2019armée du Khin, qui se rer un à l'atttre Ia responsabilité des revers, «4 l'apologie, parmi les officiers de Gambetta, formés en société d'udiniration mutuelle, Ja plupart mé t lew deux choses, guère d'except ki et MacMahon, qf pas les moindres cependant.\u2018Tous lex autres à peu compris Bazaîne ct sans en excepter Trochu, ont écrit leu Commentaires, vt ceux qui wont pu arriver jus la brochure lex; ou jusqu'à In tribune we dédommagent amplement, dit-on, duus te, Nous avons e brochure du général de Failly, une de Fromsard, ane de l'ex-empereur, une du général Deligny contre Rien de plus doux, de plas sunve dang lene clavmante nasveté, Basaine, les lettres du général Coffinièros qui accuse ct se dé- qe les cantiques cntonnés vn chœur par cette blanche cohort.de toutes jeunes filles un jour de première romm parle tant des prostiges opérés par Jes maitre vouloir Ie moins dn monde smoindrir ber à vous pas que leur tâche est mistes, Sum | fait au général Wimpfien, accusé assez nettement d'avoir @ fend, et 1 avons, hier encore, In lettre du général Pujol, qui égeatig n passant le général Trochu, et dit vertemunt son , yy Me penises.pur son incapuelté etsa présomption, la cause du désastre de Jue bien plus aixée par ee don Sédan, N Nous en aurons «ts doute, Ia semaine prochaine, une natif de la mélodie (quoiqu'il ne xagcisse ici que de l'unisson), autre du général Wimpfien, qui rejetteru tout sur le général qu'on est forcé de reconnaitre aux enfants?Cent bien cette musique simple, modeste, empreinte cependant d'un sentiment ai religieux, qui fait rêver les #6 ailées chantent nutour du gnements de ln lurpe d'or de Cécile, cette muse divine du Christianisme ! Nous étions, jeudi dernier, à l'église de la Trinité, pillée na guère par les forbuns de ls Commui dont lex portes gare dent Brcore les traces de ta bataille.Elles s'ouvra pour In cér par te tyrannie des insurgés, La grande nef était pleine.Milieu, dans un espace réservé, plus de deux cents enfants, los jeunes filles à gauche, lex garçons à droite, longuement ct pue ticmtnent cntéchisés, par ces dignes ct excelleuts prêtres, vruis successeurs des apôtres du Christ, étaient prêts à recevoir le double sacrement de l'Eucharistie, et de lu Confirmation.Quand ce blanc exsaims de jeunes filles se | iuillait en im-sure, eut dit des vagues de ates, Cn rayon de soleil, tar pur len verriè int irixer cette masse loconneuse, tout à 1 teur immaculée, Puis l'orgue tit Les et les voix des \u20ac 3 i «2 lu harpe aux ondes sonores de l'orchestre.4 pas chteudu ces voix si argentines, si pares, sf Iver en ut auxsf parfait ensemble et monter au «irales parfumées de l'eucens, d'A pus, he peut av vdte nouvelle puissance de lu musiy que chantent ces voix suaves ; naïf est l'air sur lequel elles les clantent, mais air et paroles revêtent je ne suis quelle vertu nuvelle, qui les transforme, les élève, les divinise, Mon bieu-aimé ne parsit pus encore: \u2018Trop longue nuit, durerns tie toujours Tardive unrore, Hite ton cours! Itends-moi Jéstts, ma joie et mes ' O jour heureux, quand te verrai-je éclore ! De ton fambwau déjà les étinceltes, Astre du jour, fout trosaillie mon cœur : Oui, te m'appelles, © mou Saveur! eux, avancez mo bonhetr : I, portex-moi sur vos ales, Anges du > Des ubges, appelés si chaleurcuscment, par leurs seurs las, ne tardent pus à sitlonner l'expace pour descendre auprès d'elles, recucillir les ferventes prières de vos j-unes cœurs tout raflammés de l'amour divin et les porter aux pieds de Dieu, Lors les jeunes filles de reprendre : Pour tous vos bienfaits, Que vous offrir, & divin Mai de me donne à vous pour januix, En moi je sentis naître Les transports les plus doux, Quand je pus vous connaitre Et m'\u2019attacher à vous, Ne cruirait-on pas entendre les accents passionnés de Ta mystique flancée du Cantique des cantiques, quand son époux bien aimé l'appelle par ces mots: # La terre s\u2019ématlle de fleurs, le \u201c moment de chanter est arrivé; on entend la tourterelle rou- \u201ccouler.Ô toi, m& colombw, qui te cache dans lex nnfractuo- * sités du rocher, montre-moi ton aspect, lninse-moi entendre « ta voix, car ta voix cst suave ct ton aspect est si benu!\u201d Eton se wouvient, à la vue de ces blanches créatures, des paroles que le saint homme fait entendre à l'orcille d'Atudu : 4 Déjà le vêtement blanc et la couronue éclatante cles vierges \u201c xe préparent pour vous sur les nuées; déjà j'entends la Reine \u201cdes anges qui vous dit :\u2014Vencz, an digne suivante, venez, \u201cma colombe, venez vous asscoir sur un trône de candeur.Ve- \u201c nez, rose mystique, vous reposer sur le sein de Jésus-Christ\u201d Puis tous ces yeux so noyent des larmes les plus douces qu\u2019on versera duns la vie, «t quand plus tard le digne prélat est venu imprimer sur le front de tous ces enfants, que la ferveur avait transfigurés, le signe indélébile du chrétien, #1 lui a semlié voir, avec le chrême de la Confirmation, de 1 Ines auréoles autour de lus fronts, comme celles den bic sen, des nimbes d'or comme ceux des séraphins, Et les hymnes saintes résonnent toujours dans la nef, où les parents couvent du leurs regards extatiques ces jeunes élus du Seigneur ; et l'orgue soutient toujours ces douces voix de ses accords puissants, Oh! décidément, ces chants sont beaux, décidément, cette musique est attrayante, carelle winspire d'un sentiment bien autrement sublime que les mortelles passions.Demandes plutôt à des enfants, interrogeons-nous nous-mômes en nous remémorant les pénétrantes Emotions du plus beau Jour de notre viel.M.ok Tukuines.LES GÉNÉRAUX ET OFFICIERS DE L'ARMÉE FRANÇAISE.Nos généraux lent beaucoup, pour se dédommager sans doute n'avoir fon mieux agir.* Discours, brochures, livres même, il n'y en à que pour eux, Où vat le tumps où les géné- pmnies célestes cité len phate vient de publier une forte brock edu Scignene, aux accompa- : mée du Nord.J'ai lu hier un opuscule eur le général C \u2018 F rex sles chapoHes, Pliques espagnoles de l'Amérique du cure d'une blan- lettes passent leur temps à faire des pronunciamentos toux lus ste graves harme- ; QUinse jours !-_J'en voix qui sont plus frappé« encore de l'an- * aussitôt.Pajol.\u201cai général Chanzy achève son livre, Le général Faidherbe sur lex opérations de l'ur- er, vit il «st dit qu\u2019il n excité l'admiration de l\u2019Europe.Le général Billot doit préparer la sienne sans compter le disconrs qu'il a tout l'air de ruminer à lu Chambre, Le brouillant général Ducrot médite certainement un grand coup, «t quelque jour il déchirera les voiles, Je ne parle pas du général Cathelineau, ronte d'une première communion, si cruellement retardée | dont le livre ne m'est point encore passé sous lex yenx, et j'en Au : oublie dix autres, Ce qui ressort de plus clair de tout cela, par malheur, c'est que nous avons été battus.Toutes les brochures du monde ne changeront rien à cette conclusi Je vois des gens bien frappés de l'attitude qu'ont prise dans les élections un certain nombre de généraux,\u2014tout au moins ceux de Gambetta, \u2014de lenee prétentions à se poser en person- t on n'uge- ; Pages politiques en républicains, en chef de parti.Il ne nous 1cige ondoy- manquerait plus que d'avoir les mœurs militaires de PEspagne, pour nous acheminer de Hi à celles du Mexique et des répu- ud, oit les grosses épan- chaque jour plus prononcé entre l\u2019armée du Rhin ot du Nord, de l'Est et de 1a Loire, Ou raconte que, dans les mess, les officiers de Pan et de l'autre parti\u2014ear ce sont bieu deux partis qui se trouvent ei présence \u2014ne veulent puis s'asseoir i la méme table.Ki l'armée se di- vire, comme le pays lui-même, quelle force nous restern-t-il ?Maix si nos généraux se font écrivassiers ct avucats, cela nous achève, Qu'ils songent au proverbe oriental : \u201c La parole «ut d'argent, mais le silence est d'or\u201d tagoni UN NOUVEAU TROPMAN.UNE FEMME ACCUSÉE DE 11 MKURTRES.Cette femme, nommée Lydia Dambury, naquit à Burlington N.J.À 17 uns, elle fit connaissance d\u2019Edouard Strick, officier de police à New-York, et sc maria avec Ini.JI avait deux ene fants, maintenant en pension, d'une première femme, Le nouveau couple vécut cusemble sept ans, cé six enfants vinrent couronner ce ringe, Son wari meurt soudainement, Dans l'espace de deux ans, ses six enfants suivirent leur père, et pur- sonne ne put dire au juste de quoi ils étaient morts, sinon \u201cqu'ils mouruient tous subitement, Mme Strick xe mit contu- rière, et, au bout de deux ans, «lle fit la connaissance d'un M, Hurlbert, qui passait pour être dans de bonnes affaires, Elle | se lança dans ce nouveau mariage ct témoigns la plus grande tendresse pour ce nouvel époux, au point qu'il passa un papier lui tuissunt tous ses biens au cas où il mourrait avant elle, \u2018Fout alls donc on ne peut mieux jusqu\u2019au jour où le Dr.Church fut appelé pour svigner le \u201c bon vieux Hurlbert,\u201d comme on l'appeluit dans le quartier.Le Dr.efirayé do l'état critique du malade, recourut à une consultation de médecins, Mais le pauvre M.Hurlbert mourut avant leur décision et fat enterré Dans la rue, le Dr.Pinney dit an De.Church: « Quelle maladie avait Hurlbert, & votre avis?\u201d # Je ne puis dire nu juste, répliqua Church, mais jai étudié le cas, et cela m'a paru un empoisonnement par l'arscnie,\u201d 4 Cette conversation transpira dans le public et y cré& une grande sensation, mais sans autre suite.Nelson H.Bherman était un halile mécanicien, aimé pour son esprit ot sa gaieté.Son seul défaut, paralt-il, était la générosité.Il y avait envie ron dix-huit mois que sa femme était morte, lui Inissant quatre enfants, le plus vieux un fils, nommé Nelson, âgé de 17 ans ; une fille, Addie, 18 ans, un autre garçon, Naltie, 4 ans, ct un bébé de dix-huit mois.La veuve Hurlbert trouva moyen de le fasciner.Le mariage fut célébré Je ler septembre 1870.La première victime de eutte fatale alliance fut le jeune enfant de M.Sherman, qui suc- combu après quelques jours de maladie.Ensuite ce fut le tour de sa fille bicn-almée.Elle était dans In fleur de l\u2019âge, duns la force de la jeunesse et de In beauté, et faisait Len délices de son père et d'un cercle nombreux d'amis, Rien ne peut arrêter le cours fatal de an destinée.Cette ti- grease, qui s'ent successivement appelée Mme Strick, Hurlbert, et enfin Sherman, n décidé sa mort.La jeune fille est atteinte du même mal douleurs aiguës à In tête et dans l'entoniac avcc une fièvre intense, et, malgré les soins de plusiours médecins, elle va rejoindre s& jeune sœur dans la tombe.Cux événements ot plusieurs autres rendirent Sherman mat- heureux et, pour ne dissiper, il se précipite dans toutes sortes de plaisira, oii il ne trouva que misères et maladies.Sa femme le soigna quelque temps avec beaucoup de soin, lui donnant chagtte soir une potion calmante.Mais enfin, elfe erut, parait- il, le moment propice arrivé, et ler juin, Sherman, après avoir bu son breuvago accoutumé, se sentit pris d\u2019un violent mal de tite, et de crampes à l\u2019entomac, Malgré les soins empressés des Dra, Pinney et Deardsley, !l mourut après deux jours d\u2019horribles souffrances, Les deux docteurs se décidèrent (il était tempe) à un exatnen post moriem ; l\u2019ustomac et le tiers du fole furent enlevés et envoyés au professeur Baker, à New-Haven, pour être analysés.Après trois semaines, le professeur répondit que le foie était saturé d'une dose d'arsenic suffisante pour tuer trois hommes.Alors le flue secrètement ble (les soupçons étaient enfin excités) les corps des trois dernières victimes furent déterrés 407 et soumis à l'analyse chimique, Dans tous on trouva les traces de l\u2019arsenic.Mme Sherman fut arrêtée à Philadelphie, chez es sœur où elle était en promenade, Elle à accepté son sort avec une parfaite indifférence \u2014 Courrier de ?'Hlinoia, UNE OPINION QUE EN VAUT LA PRINE.\u2018« dont la France av c'est de discipline sociale C'est là une maxime que proclamait dernièrement le colonel Stoffel duns une préfuce servant de commentaire à la réimpression des rapports qu'il avait j adressés de Berlin an gouver- ' t de Napoléon LI et que - maréchal Led'un si grand esprit d'observation et de divination qu'on s'était étonné que leur auteur n'eût pas été appelé à remplir un rôle marquant sous le gouvernement de la défense nationale, Le baron Stof- d lement le plus besoin aujourd'hui, fel, resté simple colonel, nccuse le général Ti » s'être opposé à qu\u2019il fut fait général de brigade, et ce « de justice p ati répard pur Ie gouvernement de AI.Thiers, le cont aigri, trouve tous les hommes politiques ont pris ta succession du gouvernement impé wet plus coupables que lui.11 ne ménage jas plus M, Thiers ct le Marechal MacMahon que MM.Jules Favre et chu, I les accuse tous de tromper la France en lui foisant croire que notre armée actuelle est la plus belle que nous ayions janis cue, comme l'a dit M.Thiers duns un élan de reconniisance ot de fierté.Suivant le colonel Stoffel, ce qui In force du Prussion, c'est l'esprit de discipline qui lui est inculqué duns la famille.Duns l'armée françuive, au contraire, la discipline n\u2019a jamais été que fictive, car on te saurait appeler autrement celle qui ne obstient qu\u2019à l'aide de punitions et de moyens de répression, Pour refaire l'insteuction ct l'élucation données à In jeunesse française, \u201cla première chose, dit le inilituire morliste, serait de réngir contre le manque de fui religieuse qui envahit les âmes, Grave question, pivot de toutes les autres!\u201d LE CRIME DE VERSAILLES, Nous lisons dans le Figaro du 5 août le récit d'un bica tea- gique événement: «M, Heulette est un ancien chef de gare des chemina de fer de l'Ouest, anciennement attaché à lu gare des Chantiers \u201cà mis à lu retraite, il ya quelque ps.Il avait épousé une anglaise, et de ce maringe étaient nées quatre demoiselies toutes plus chaemantes fes Unes que les autres, * La plus jeune, qui pouvait avoir dix-sept ans an plus, était allée hier, pour sv distraire, travailler chez une personne de- mourant à Versailles, rue du Champ-Lagarde.Vers midi, un jettse homme, qu'elle connaissait pour l'avoir rencontré quelquefois, s'upprodi d'elle, et, sans dire un mot, Jui porta trois coups de couteau, L'un entrm profondément dans le sein, re feuppa dans fn bouche, Lu troisième lui fexidit le front.Cette pauvre malheureuse eut à peine le temps de pousser | quelques erin, de se débattre dans la rac et de tomber raide.« L'assassin fut immédintement arrèté, sans faire ls moindre résistance, I se nomme Guy, peintre en bâtiments, demer- rant dans lu rue où à licu le crime, # Vous n'avez pus besoin de me bousculer, dit-il à ceux qui l'arrétérent.Jo sais ce qui mattend.Elle à cu létrenne de mon couteau.\u201d Effectivement, il venait de l'acheter.La lame à entièrement pénétré dans le sein de mademoiselle Heulette, \u201c On emmena l'assassin À la prison, M.le procureur de Ja Répulilique et le juge de puix se transportèérent immédiatement sur le lieu du crime pour procéder aux constatations légales, \u201cUne heure après, on emmeua Guy pour la confrontation.Il ne manifesta aucun repentir.\u201c J'étais jaloux, ct on m'avait dit q utre lui faisait In cour.\u201d \u201cCe qui cat inexplicable dans cette affaire, c'est que Mlle Ienriette n'était même pas flancée à son assassin, qu'elle con- naissalt à peine.\u201c An moment de le recondnire en prison, il demands la permission d\u2019embrasser le cadavre de sa victime, puis il se laisss emmencr docilement, \u201c Deux personnes, un soldat du génie et un jeune homme qui passaient dans cette rue trésaléserte d'ordinaire, ont été les ; seuls témoins du crime, Leurs sccours étaient inutiles, \u201cLe corps de la victime à été cnauite remis à le famille.| Inutile de peindre le désespoir qui règne \u2018ana cette maîson.\u201d : Les journaux anglais racontent l\u2019anccdote suivante, qu'on ne Jia prax sans intérêt : La reine Victoria fuit de temps en temps des courses à pied anx cavirons du chiteau d'Osborne.Quuiques jours après son aerivée dans cette dernière résidence, 8a Majesté, accompagnée d'une de ses dames d'honneur, w'en revenait au château, lorsqu'elle aperçut Unc pauvre femme | qui travaillait dans un champ de pommes de terre, : ! À côté se trouvalent plusieurs bêches témoignant que le vicille femme avait des compagnons de travail, La reine s'arrêta un instant: \u2014Vous trayaillex seule, ma bonne femme ?lui-demande-t- elle en s'asseyant sur le tronc d\u2019un arbre abattu, | \u2014E le faut bien ; les autres sont partis.On dit que le reine est arrivée, et ils ont voulu la voir.\u2014Pourquol n\u2019avez-voux pas fait comme ceux ?demanda Sa té.La femme bauxsa les épaules, \u2014Moi! et pourquoi faire ?dit-elle.Est-ce que vous croyes que je vais me déranger pour voir Ia reine ?Ça me rapporteralt grand'chose ! Les fous qui sont alles rédder autour du château perdront une demi-journée de travail, voilà tout.Moi, je suis trop pauvre pour ça, J'ai cinq enfants à nourrir et un homme qui est malade.La reine prit ls bourse de r& dame d'honneur et en versa le contenu dans 1a main de Ia vicitle femme stupéfaite, \u2014Ma bonne femme, diteclle, vous pourres dire 3 vos amis qui sont allés voir Ie refne que In reine est venue vous voir.CHEE L'HORLOGER.\u2014Un matelot entre chex un horloger pour faire réparer se montre.L'horloger lui fait remarquer que la réparation coûtera le double de ce que ls montre & pu coûter, .\u2014Peu m'importe dit lu marin, je donnerai volontiers le double.Pour l'avoir je n'ai eu qu'à flanquer un coup de poing sur la tête de celui qui la it; al promets de vous en administrer deux.vous la répares, je vous « DODU, L'ENFANT, DO\" (Herceuse pour les enfants petits et grands.) 1 Clitoyens d'un pays libre, Pour maîntenir l'équilibre Dans notre gouvernement, N'essayons aucunement De protester, de nous battre, De faire le diable à quatre ; Endormons les mécontents Et leurs mécontentement : Dodo, Penfunt, do, Lientant dorwira tuto, 1, + Renversons Le ministers, $ Et remuons ciul et terre!\" Dit un adversaire ardent, \u201cJ'ai contre «ux tous une dent, \u201cContre tous cos fiers ministres «Qu'en journal appelle : cuiatres\u201d\u201d De tant de bruit sort souvent Lu vent et rien que du vent : Dodo, l'enfant, cle, L'enfant dormira tant IIL U0 nous ARNONCE UN programm: Pour le salut de votre âme, Cher lecteur, ot pour le mien, Soit pour notre plus grand bien.[Mais au lecteur bénévole, Avec malnte parabole, l\u2019ourquei vanter ve bébé Qu'aux hustings on u tué?] Dodo, l'enfant, do, L'enfant dormira tantôt, 1v, Vn quidam plein d'espérance, Pousse un cri de délivrune Monsieur est républicain Et veut étre Américain, En France, la République, Aux cris de la vieille Clique, Cause de sanglants degits.! Du «ang! moi, je n\u2019en veux pus! Dodo, l'enfant, du, L'enfant dormira tantôt.v.Gardous la foi de nos pères Et big avis de nos nères, Vicili.s institutions Et saines traditions, Doctrines par trop farouches, Novateurs aux regards louches, Mieux vaut notre petit train Et, puur vous, notre refrain : Dodu, l'enfant, du, L'enfant dormir tantôt.KE.B.pe ST.Ars.Jeuse Lonerre, Quésec, 15 août, 1871.REVUE ÉTRANGÈLE.FRANCE.La situation sc tend de jour en jour; In nouvell : crise pr vue depuis longtemps approche avec toutes ses horreurs, La\u2019 dépêche du It qui nous aunonçait ces tristes choses, était ainsi conçue ; & Une dépêche spéciale reçue de Paris, mande que la ville est trém-excitée, Dus pelotuns de personnes s'ussemblent et discutent la prolongation de la charge de Thiers et le rétablisses ment de l'empire, « Hier, c'était la fête de Napoléon, el plusicurs partisans de l'empire sont venus dans ln ville et se sont montrés sur les places publiques, Plusieurs rumeurs circulent que les bonapartistes incitent les militaires ot les masses à s'élever contre le gouvernement actuel, « L'ancicnne armée, comprenant les prisonniers de retour de l'Allemagne, montrent des signes de mécontentement, Les officiers et les soldats sont jaloux de lu nouvelle armée formée par Gambetta ot se plaignent que leur avancement à été retardé par la nouvelle organisation.On dit tout lus que l'armée, au moins lex anciennes troupes impériales, se révolteront contre le gouvernement de Versailles, déclareront le Maréchal MeMa- Lion Régent, «t demanderont FEtopire.« Ou croit auxsi que les Orléanistes complotent un coup d\u2019E- tat, i cause de la proposition de faire Thiers président permu- nent de In République, Les adhérents au comte de Paris, qui composent une grancle partie de lu Droite de l\u2019Assemblée Na- tionate, craignent ct opposent le rétablissement du gouverne ment monarchique, .\u201c Thiers se tient tout fuit isolé.Il n'a pas d'amis.I est déteaté des républicains pour ss politique conservatrice et son incertitude au sujet de la république ; il cst aussi détesté des Impérialistes ct des royalistes parce qu'il favorise les républi- ns, « Une crise se prépare, mais il est impossible de dire ve qui en réstultera.\u201d Une correspondance de M, Amédée Achord, explique cluire- went 1a cause des nouvelles dificultés qui menacent Is France, * On sait qu'il y a cu pendant cette horrible guerre de 76-71, dont la France est sortic mutilée, deux armées; Ia vieille are mée qui 4 combattu à Reischoffeu et à Gravelotte, l'armée de Mots et de Sedan, puis l\u2019armée nonvelle qui went formée derrière la Loire et qui & combattu autour d'Orléans et du Mans, « Pendant la dictature de M.Gambetta, de nombreuses promotions ont été faites qui encombrent aujourd'hui les cadres, et à cet inconvénient ajoutent celui de faire perdre toute chauce d'avancement aux officiers de l'armée prisonnière qui a L'OPINION PUBLIQUE trouvé tous les emplois occupés, à sou retour du la terre d'Allemagne.Be là une rivalité profonde, constante, presque irritée qui tend, si on n\u2019y porte un remède cflicace et prompt, à creuser un fossé entre tes deux armées.\u201cUne proposition à été faite de porter le conti devant une commision d'officiers généraux pris nu sein des deux annbes, et présidée par le maréchal MeMuhon, dunt on connait 1'esprit équitable ct le caractère élevé, Et déjà on pré csente à lu Chambre un projet de décret qui annule les nominations faites par la délégation de Tours et de Bordeaux, « Deux généraux, qui ont eu leurs jours de gloire durant 1a fatale campagne de 1876, le général Chuuxy et le général Faidherbe, l'an dans l'Ouest, l'autre dans le Nord, se sont rangés autour de M, Gumbetta pour défendre évergiquement les droits de l\u2019armée de la Loire.Un troisième général, le général Billot, marche avec eux, D'autres, quon désigne confusément, viendront peut-être à ls rescousse, Ce n'est pus encore une scission, mais c'est un contiit qui commence, $ N'a-t-on jus cutendu déjà des esprits inquiets, parcils sux oiseaux qui de loin prévoient les tempétes, prononcer tout bus le mot terrible, le mot espagnol de pronunciamento ?Nous en sommes loin, grand J ! mais il est utile, il est nécessaire qu'une lol sage, qui ménage les droits de toux dans de justes proportions, dissipe ve nuage, \u201c Lav question ne peut pas tarder à être portée à lu tribune, et trop «de passions animent encore les esprits pour qu'on ne cherche pa» avec persévérance et activité un moyen de rés soudre la plus redoutable qui les domine toutes, \u201c LL ur scindée en deux, le société elles méme n'est.Un maude de Dublin qu\u2019une députation françuise pour remercier l'Irlande des secours accordés aux blessés pendant lu guerre, vst nilée à Dublin.La députation u été reçue par les , autorités municipales ayant à leur tête le maire, au milieu d\u2019un ; d'une foule de peuple.Humense concours de spectateurs, Lux rues par où pussèrent ln députation eb son escorte étaient gurnies de chuque côté La circulation était obstruée.Les corps de muxique ste lu ville vêtus de vert, suivaient lu procession jouant Jes airs nationaux américains, irlandais et français, ainsi que des morceutx féniens.La police n'est pas intervenue.La députation s'est rendue à l'hôtel Shefborne ct est parne aut balcon saluée par les cris des spectateurs, M.Martin, membre du parlement, & adressé lu parole à in foule, Il a éloquemment fuit allusion aux nombreux liens de sympathic gui unissent le peuple français et le peuple irlun- duis, En terminant, il a proposé trois hourrahs pour lu France, La foule répondit à «a demande avec enthousiasme.Un fils du général MacMahon est anssi arrivé.11 a été salué pur les cris des milliers de spectateurs.Sa réception par les antorités et lu ple de cette ville a été digne d\u2019un roi.Les maisons ont ¢ uminées le soir; il règne an immense ens thousiasme, ÉTATS-UNIS, Coup hardi a Sing-Sing, Une affaire des plus étranges « eu lieu à lu prison de Sing- Sing, près de New-York.A midi moins un quart, un remorgueur traitent en bateau d'équipe à kt remorque, #été aperçu s'approchant à toute vapeur du quai «de Ja prison, La sentinelle avertit le pilote de se tenir au large, et ce der- Hier parut remarquer cet ave «ment; cependant, le remorqueur continua de s'avancer vers le quai, \u2018Tout-à-voup, douze forçats comprenant ce manége, s'élan- cérent du lien où Îls travaillaient, sautérent à bord du Lutean ; d'équipe, coururent péle-mète vers le remorqueur, et entrèrent dans la chatabre de lu machine, d'où ils délogérent le mécanicien, tandis que l\u2019un d'eux s'élaiçait daus ls chambre du pilote ect prenait lu direction du remorqueur, Le remurqueur fut dirigé sur la rive Ouest, L'ularme fut donnée aussitôt que possible et ln garde régulière de la prison s\u2019élunçe vers la jetée.Les gardes couchèrent en joue le forçat qui conduisait le Latenu et lui crièrent d'arrêter, mais il se déroba à leur vue eu se buissant et le bateau continus tranquillement sa course, M.Childs, surintendant de la prison fit immédiatement pré parer un sloop à vapeur à bord duquel s'embarquêrent plusieurs hommes armés.L'un des bateaux envoyés pour reprendre les forçais gngnu sur le remurqueur, alurs les douze échappés suutérent duvs de petites embarcations dons lesquelles se trouvaient des jeunes gens, et faisant force rames vers le rivage, s'enfuirent dans les montagnes, L'un des forçats qui était dans une emlarcation avec un enfant, se voyant pressé de trop près, saisit l'enfant ot Je plage devant Jui pour empêcher la garde de tirer.La garde tira, non sur lv furçut, mais seulement pour l'efirayer ct pour qu'il se rendit, Au lieu de se rendre, il continua à ramer vers le rivage vù Àl rejoignit ses compiygnons.RAPATRIEME DES PRISONNIERS FRANÇAIS.Celle fois-ci lu flotte franguise a Lien franchi l'emlouchure de Elbe, mais son rôle n'est plus le même.Nous pensions In voir au début de lu guerre, menaçante et portant un corps de débarquement sur lex côtes, Tandis que, aujourd'hui, le pauvre drapeau tricolore flotte pacifiquement au souffle de lu brise, et dit à ces malheureux solduts groupés sur lu plage : \u201c Oui mes enfants, je suis là, je snis votre vrai drapeau, et je vous mméne duns votre patrie.\u201d S'il m'était puemis de leur taire une haran- Eue à cvs braves qui ont tant souffert, je leurdirais à mon tour : « Rentrez dans votre patrie, mais rentrez-y tels que je vous ni connus, disciplinés «t conflants daux votre force ct votre supé- riorité\u2014Vous aouvenez-vous du 28 octobre 7 jour à jumais néfaste dans l'histoire | quand sous un brouillard épais que Dicu Vous chvoyait pour ne pas voir cetl« cité aux murailles vierges de brèches, lu rage au cœur et les larmes dans les yeux, vous venics de déposer vos armes aux pieds d\u2019un ennemi que vous aviez cing fois vainen à Borny, Resonville, Gravelotte, Servi- gnies et Ladonchuanps, le tobenu de tant dv héros?Vous avez été ce jour-là d'une attitude pleine de dignitéet de fierté, vous Avez tous serré lu main à vos officiers qui toujours en avant, vous montraient lu victoire.# Aujourd'hui vous devez vous grouper encore plus confiants autour d'eux, car_cux aussi ont cruellement souffert au inoral dans leur captivité, et ils ont puisé dans le 1nalheur et au contact d'un peuple qui à le saint respect des lois et de Pobéissance, Is conviction profonde que pour rester grande nation, il faut avoir la foi du pagsé et reprendre par l'étude et le travail cet as- } (raite, et arrivé à la gare de Brest.be train est 2 Aour, 1871 cendant moral de l'offfuier sur le soldat, qui fait la force des rat Pactiser avec la débauche et des théories subyereives qui sont votre perte, c'est oublier vos devoirs de vrai citoyen français ; car après avoir quatté l'armée, voux retournerez dans Vos Campagnes, aider de vos brux l\u2019ugricullare, élever vus enfants duns le sentiment du devoir ; vous leur montrerex les dés bris de vos vieux uniformes troués de balles, ct roidix par les murailles froides dus forteresses, ct à la vue de ces nobles hail- Vous leurs carutré s'enfiananevont «8 vous en fevez deu soldats.\u201d Cette hurangue est ex pre ude la pensée de tous lex officiers qui, après des journées plus oc moins malheureuse, passé quelques mois cn Allemugue, L'opinion prudstique les » quelquefois atuiqués, en disait a amollic ot démoralisée, n'en croyez rien, elle cût été victorieuse, vous auriez trouvé cet train Un peu débatalé, du meilleur jour, Mais ils ue sont pus responsables du muuvaix soct des armes, où d'u plan de came pagne ineptement conçu, êls ont tenu des heures entières contre dex forcex souvent quintuples, que prit done faire le courage contre ut pareil torrent ?faiblie, non, mais mourir comme fx ent st mourir en vrais Français qu'ils sont, La cheminée du transport vourit la noire fumée, les voiles se wontlent, un learra retei : adieu terre d'exil et au revoir ! L.pe Nagar, INCENDIE DU GRENIER IPABUONDANCE, it les céréales qui, clans lex imuuvaises années, devaient servir à donner du pain à cenx qui n'auraient pis assez d'argent pour Je payer cher.C'était di lu caisse d'é- puegne alimentaire où les puuvres devaient puiser cn temps de dinette, mune gui prenait un si grand soin de prôner ses ver.tiques et qui ne jurait que pur son amour du geule, Hpune Hu jus craînt ele désigner le Greuier d'abotntanee À lu torche dex incendinires.C'est prout-être le puit de l'hiver prochuin qu'on hrülait, Qu'importait au proconsul Delescluze, & ce stratégiste du pétrole, qui s'était fuit de l'incendie un moyeu de retraite pour sus troupes f Mais pour empêcher l'armée française de prendre Paris, il au- rail fallu brûler Paris tout entier, JP est veai que le temps o nuque eux pétroleurs ct qu'il ne faisait pas de vent.L'incendie du Grenier d'abondance nu été allumé pour protége Lie retraite des insurgés qui, ne pouvant plustenir à la Bastille out voulu racttre entre eux et les colonnes françaises, une mu railte de fes.Peu s'en eat full que du grenier de Ré: guât la LilJliothèque de l'Arsenal.C'est Lien assez d'avoir À déplorer Ia perte de ta bibliothige du Louvre.- l'incendie ne g- LES PONTUNS DE BRI Les prisonniers partent de Paris dans des wagous de mure hut- dixes disposés pour les recevoir, c'estoàedire pourvus de bancæde Lois cloués en travers.Le voyage w'effeetue dune sale iguillé sur me voie qui communique ay port d'embmrquement ct presque en vue des barques de transport.À veteutroit où fait descendre les prisonniers, Mais là victuent se répéter à chaque arrivage à peu près les métues scènes.Les wagons hermétiquement fertnés et Je pea de place albué à cluqque homme fout que la plupart, en descendant toralent engourdis par ce long trajet passé ainsi, et ne pouvant se net- tre en route qu'après avoir rende l'élusticité à leurs menvres roidis.Ils sont cscortés jusqu'aux lauques parles gardiens de ln mix et li remis à l'autorité maritime, Rien de plus pittorespie que ce petit coin de port avee gon bateau-caserne à droite, sur le devant In jvtée où vicnnent s'e- Mnret lex canots des officiers de marine, comme fond le fort : puis cette longue file d'hommes, babiliés de toutes façons, arrivant par lu gauche et s'entassant dans les barques qui loivent les conduire à bord de leurs prisons, C'est tout un décor.Le second dessin est une partie de l'entrepont (arrière), pù couchent les mantelots, Cette partie n'est séparée de l'endroit où xe tiennet les prisonniers, lorsqu'ils ne sont pas sue le pont, que pur Ute cloison en planches avec portes, À chucuue de ces portes un judas percé de trous permet de surveiller Jes prisonniers, et tn fonctionnaire d'inianterie de marine garde l'entrée.Deux fortes pièces, chargées à raitraille, placées à chaque porte, semblent, chaque fois que cette deen w'ouvre, de leurs gueules noires, dire aux prisonniers Nous sommues là ! Et toujours un matelot de garde veille, prêt à faire few an premivr sie gnul de rébellion.L'arrière du pont est, conne l\u2019entre-pont, séparé de ce pro- meuvir per une cloison et disposé pour la garde des prisonniers, Comme en bas aussi, lex deux pièces de canons veillent toutes chargées et toutes prêtes, Mon troisième sujet vous donne cette partie dn pont.Des marcteurds de la ville ont obtenu l'autorisation de venir, chaque mutin, apporter des fruits, de la mdlade ot différents me fraichissants du même genre; la seule boisson permise à lu vente est lu Limonude, # vendeurs ge placent À droite sur le pont, et les prisonniers qui ont de l'argent peuvent, deux par deux seulement, ve procurer de ces douceurs.Aussitôt que les deux ne tonction ont terminé leur marché, ils rentrent we mêler à cunarades, les deux suivants les remplacent, et ainsi do suite, Le quatrième croquis se passe de l\u2019autre vôté de la cloison de Pentre-pont que je vous ai donné daus mon second dessin, C'est 1h où se tiennent et où couchent les prisonniers, Comme ils sont trop nombreux pour que chacun nit son hu- mac, il n'y en & qu'un pour deux ; chacun des deux hoznmes, possesseurs de ce lit, couche alternativenrent une nuit en hu- mac et l'autre dessous, par terre.Mon dessein vous les montre disposés pour prusser la 1 Tout le monde doit être couché à huit heures eb levé à six, Aussitôt le réveil, les hamacs sont roulés et serrés, et les hommes désigués par leur tour pour In corvée de nettoyage commen- mencent immédiatement \u2014(Correnpondance particulière du Monde illustré.) On parlait d'une dume bavarde et conséquemment fort indis- erète ; son amie la défendait ; \u2014Je vous assure que vous vous trompes, dit-olle ; elle est bien un peu étourdic, mais tout ce qui lui entre par uu orcille ressort.\u2026 \u2014Par la bouche, interrompit quelqu'un, ee thay 2 | Le po 24 Aout, 1871.L\u2019OPINION PUBLIQUE.409 \u2014 hy \u2014 Yi \"kg N er 2 È 7 où W a Yow) +) PEE A a: be =.ao ke > oF i = LY ih = vi Po = 20e = NS y WY RR ST a f = RN N 7% AN MQ - = ) 0 AN ] ON S 19% Le 7e Ne Be y S S À i 4 NX AX: 0 SSS N A J se i FEN S RR MRR a 7%) % 4 75 Ga Ÿ A A iM ÿ CRUEL) i à 5 NS ax N 1 z= 79 EER oR À N NR ; 4 7 ) NY ! A ; \u201c 2 N 7 À 4 47 SR NN Ÿ AN 1 } A A NES S \u201ca\\ NS RN 7 md OR SR \\ fe 4 1 4 7 7 ÿ As ON a VS LV WN H JOSEPH PAPIN._ N - \u2018 3 YE > La 2 \u201c È vel Ft rue * Vin, of AY we 2.LA oN = 853 $ ae ä = pu 2 § I Ww wh W Jol 2) Kk Ce ow a Test Ey.+ ou, \u2014 = < = 0 : NT A PA A 8 = 2.} \u2014 = 4 A 3s ei = ns ~~ 7547) « By i = i a i Is A fe e ; Ral bos â st ry # 1) 0 = [Rit 4 = en G À - 2 >, 3 §-2 pee = LC AS Fu ts i iS il 4 of, & ¥ TN ve age > all ! LAN sd _ = x 2 es lion i of oy pr Wu ES GE ÿ 7 ed at?\\S a 0 SE 4, © Pe 5! Ë = we a od LE) qe 5 Pi Te pr +d pe ve cl sn i oy \u2014 «> 4s Qi 1 2 A A 4 He EN eas oy FAIS SR Go = ui oh 0S L.Gaudet.M.Kelly, E.Cloutier, ans.A.Trottier.A 0.Boauchens.J.À.Pol n.» Poisson.« Ret.Barwin P.J.Blanchard.D.Jos.Beaupi A, A.Quellette.BANDE DU 55iws BATAILLON, MEGANTIC, FORMBE PAR LE LT.-COL.BARWIS, \u2014_\u2014 ND tl oly - = > | | | | F go | i 8, I Bi | EE A mn | i ' ji J 6 Hi | ; 1 Hs deu, = a LE I Il sfr i | il fi i bjr: Ls Ll | 4 im | i i i = i i ul I i ph, i au i hi i | i (| | L A h | § Mi f iif Ti Ÿ Mg i 0 il Th i A il = 1.ns itl | j i | | I | | ill il oi À ÿ i a | pH po ng I i Il | fe | H I pig I Il | ! Hi i, | | | IR i Li | | | i | | a.| I i f lj ) | : ! | ; LL i lL \u2014\u2014 | i LL I || An f il de.i | A V8 I ê | J i i | | ll Is | | _ IT TTY Fn it ii | Oc i | IN | i | = li i i | | i | I} | TT | | [al i : | = i I } Lil Ë vai | 4 I I | ii | ITAA il (gi TH i il i il l i i i} | je 1 i | if | Il E | | 0 qi I i | | Rs | 1 ji {| A | | y i i i © : A =, |, gra HAT SA tS PA N= me CA % PL ER pal se: NS Tr Ae a rs ND # =< 4 ae \u201c Ripe S \u20ac Ad + 3 2) 19\u20ac y Au ns I UV 4 9 3) \u20142 zg 5) NOINIdO.1T dl \u2014\u2014 VAN LY x 5 PEASY a) 7 = Cod I 4 % = 4 AY C 0) Ÿ b 7 na § 2 VE Ll I \u2014 \u2014 EE \u2014\u2014 \u2014\u2014 oy \u2014 pr\u2014\u2014\u2014\u2014 3D D = === \u2014 TT -r \u201ce JE ar \u2014\u2014 Li LE RAPATRIEMENT.\u2014ACCUEIL FAIT AUX SOLDATS FRANÇAIS À LEUR RETOUR D'ALLEMAGNE.TLST \u2018LOOV #Z \u2014 N s- x \"ILST \u2018LAOV $3 2 go id \\ \" LÉ of Na { i 4 I i 0 V A a À Qu Hi Le fl » à He or ew A i = Mi iy g jo Fin a.3 i \"ws hy #354) 4 A LS A a ras 7a! er EJ] D 1) mi ou 4 il Bay 4 tH fs d [hb I AQ Ÿ ei = / ik 23 yl 1 == [5 [4 hd ve iL en ed 2 ' Ww 6 |= M 4 | pl Fe Nt Ras id Qu à 4: \u201c 4 it 3 \u2019 =) se 5 shoal j A, | PM | 11 EL fo.if ! | 4 fhe = i AA I Pos qAdITTdNd NOINIJO.1T 3 y AL al = IW ai iy H \\d | If hi PS ip > = LY À, ss pi = i Te Wi Le [CA w = Wo > \u2014\u2014 S Jo en IR Se Bo PE remy a = Ed Us FA me ES wre, + à ae 2 ow 3 ad sg, e< CS = [% = £ aed = Ro \u201ca > $$ eu | 2 PRE ue Fd GCI, i = EN dy \u2014 Fs à a = = Le RUINES DE PARIS \u2014INTÉRIEUR DU GRENIEK Lb'ABUNDANCE.iy 41 9 L'OPINION PUBLIQUE.24 Aout, 1871.LES PONTONS A BREST, errr ce = eng > eB er EY My 3 ANN Cla ov = ex vs: LA S {te PA ane NN 1% 2 = a rene a Keats n ay pe = i i op R 2 Le > en 14 fi F4 a il \u20ac ot 5 rr.= pl au.| il i (5 13 Ra 1 3 À ps ) i Bl Rh L I 0 4%.4 pe Cd 3 i | | | V2 fr\u201d Rs ik ve wa 4 | A ii & 0 J, M Ny ! li > == 8 3 i: \u2018op, Ep I d af SA pa és = 5 Di ee Ty } Ry = H {1 Se A = a 6 0 er CH od A # 2 Fe + sit SAE wy + #e Jory EEE Ee Eee L'ENTRE-PONT.\u2014LA GARDE DES INSURGES PRISONNIERS.>, EE 2 ess = = sat\u201d = = ee i a oo = 2 if ve = = te i \u2014 | 4 es lL, r= x bu 7 A ing {Tg Lf - | | #- adn ; Sa) \u2014 yl ro ul > = Ps PL = Ge = =F 6, dey AS a > : & as Al 5 = N E, A a FE LE PON \u2014LES PRISONNIERS À LA BUVEITE.As Se RTT al Lest IF es DES ES i és Verre x = pas pa Ï H NE Coed EF > Ji Ua Fr ares.wn 7 Ne | pes = Ps IR A 4 4 0 \u201cNS WW i | | 9 UE ; eu W i .| i Fy b h i, pt h i j i ga gt TM pi | i i f ?y ec 5 [ i i w RY \u2014 7 pe Ey | 11 | ù a it R = ii, I RY \\ at fot Erg WI Ji We ÿ uit Mes, | 2 ; % i | i i Ni CS ee Y f J - ry A Ca gb , y \u201c0 fo fl! A Pat K \\{ ON 4 ou FS ; li.NX Nm LA \"6 i _\u2014 == J ran, a //8 [== ae cil LE DORTOIR. Notre ayent M.Durivn collectera Lundi le 21 courant ef les Jours suicants, dans les quartiers St.Jacques, Ste.Marie el St.Louis.Nous prions nos abonnés de vouluir se préparer & va visite.L'6PINIGN PUBLIQUE JEUDI, 24 AOÛT, \\871.LA SITUATION EN FRANCE.La question de la prolongation des pouvoirs de M.Thiers qui doit être discutée, ces jours-ci, duns l'Assemblée nationale, va voulevar de chaudes discussions et provoquer probablement la lutte qui se prépare depuis longtemps entre les divers partis politiques.Un croit cependant que la majorité de l'Assemblée nationule appuiera, avec de très-légéres modifications, lu imotion présentée sumedi par M.Kivet, au nom du centre gauche, tendant à prolonger de trois ans les pouvoirs de M.Thiers avec le titre cle président de lu République.La prolongation des pouvoirs de M.Thiers returders, peut être, mais n'empêchera pus l'explosion «jui va bientot couvrir la Fiunce de vuines et de sang.Tous les partis sont à l'œuvre.Napoléon du fond de son exil agit sur l'armée et la population par toutes les intrigues ct les moyens à sa disposition.Les républicains qui se groupent autour de Gambetta, sont préts à lu lutte, avec une partie de l'armée.D'un autre côté, on voit les Orléanistes qui ne manquent aucune occasion d'augmenter leur popularité et leurs chances, muis qui finiront par accepter, de nécessité, le comte de Chambord et même le drapeau blanc: .ar dans cette lutte qui se prépare, tous les partisans de la monarchie sentiront le lesoin de s'unir pour faire leur chemin entre les Bonapartistes et les républicains.Ce qui nous parait certain dans le chuos où se trouve la France, c'est que le pouvoir qui viendra à bout de s'établir en France sur des principes fixes ne réussiva qu'à force de destruction et de carnage en marchant sur des cadavres.Et si nous croyons à l'avènement du comte de Chambord, c'est parce que duns la tourmente et le dé sespoir de la France, c'est lui qui offrira le plus de garau- ties nux amis de l'ordre et do la paix, et que d'ailleurs il sera soutenu par la France qui prie et se bat, par ces vigoureuses populations de la Bretagne, de la Vendée et de l'Ouest de la France, qu'il eat st difficile de vaincre.La politique de M.Thiers qui consiste à ménager toutes les susceptibilités, à tourner les d fficultés en n'al- firmant aucun principe ne peut durer.Le règne de M.Thiers n'aura été qu\u2019une préparution plus ou moins longue à la guerre civile.La question des alliances préoccupe toujours l'opinion publique ; mais les dépêches sunt contradictoires.Un jour, c'est lu Russie et lu Prusse qui s'unissent, le lendemain, c'est la France et la Russie contre la Prusse, et l'Auwiche; et plus tard, c'est la France, l'Angleterre, l'Autriche et l'Italie qui veutent se protéger contre la Prusse et la Russie.Les mouvements républicains qui ne tarderont pas à agiter la France, l'Italie et même toute l'Europe, moditieront toutes ces combinaisons.Dans tous les cas, il est certain que la Russie et lu Prusse font de grands préparatifs militaires.L.0.Db, INDUSTRIE.Un beau succès à enrégistrer est celui de M.Labrèche- Viger qui a trouvé en si peu de temps les #53U,000 dont il avait besoin pour fuire l'essai de sa précieuse découverte.Comme l'on sait, il s'agit d'un procédé nouveau pour fabriquer l'acier, à des conilitions si avantageuses, que nous pourrions lutter contre l'Angleterre sur son marché même.Ce serait Une fortune pour les action.nuires et pour le Bas-Canuda.Il y a «léjà plusieurs années que M.Labrèche-Viger travaille et cherche le secret qu'il a trouvé.M.Jetté qui ne recule devant aucun trouble, aucune fatigue, lorsqu'il y & du bien à faire, l\u2019a puissamment aidé à former sa compagnie, 11 a d'ailleurs trouvé chez ceux à qui il s'est adressé une Lonne volonté et un empressement qu'il nous fait pluisir de signaler.Ni ceux qui ont de l'argent se mettent à avoir du zèle et de l'esprit d'entreprise, nous sommes suuvés.Il y surait une bonne note à mettre au compte de M.Laflamme, mais attendons les résultats.Nous félicitons uussi M.Edmond Angers, de cette ville, de l\u2019emploi qu'il vient de faire du.ss fortune en établissant une manufacture de chaussures dans le faubourg Québec, sur la rue Sydenham.Mieux vaut cet emploi que tout nutre, car il honore celui qui en est l\u2019au .L'OPINION PUBLIQUE.teur en l\u2019enrichissant, donne du pain à ceux qui veulent travailler et augmente la prospérité publique.La manufacture de M.Augers est déjà considérable ; deux cents personnes y travaillent, &b il se propose de l'augmenter bientôt.Il fait honneur aux ordres nombreux qu'on lui envoie ; ses ouvriers sont coupables et son ouvrage est bien fait, Tout se passe avec ordre ot disci pline.L'intelligence ot I'uotivité de M.Augers ne permettent pus de douter du succés de son entreprise, Que tous ceux qui ont des vapitaux imitent son esprit d'entreprise, qu'ils se liâtent d'entrer dans une aussi bonne voie; c'est la plus honoranle et ce n\u2019est pas In moins profitable.On lit dausl'Æeho de Lévis : .1 est sur le point de xe former dans notre ville une nouvelle manufacture pour ls fabrication des chaussures avec un capital de $20,000.Lu prospérité de cette branche d'industrie à Qué- bee, nous fuit bien augurer du succès de Is nouvelle entreprise.Evidemment Lévis progres 11 parait que nous aurons ts une ving- tine d'émigres belges, deg eny .Ce n'est, dit-on, \u2018que l'avant-garde d'une Immigration plus nombreuse, si con premiers émigeants parviennent à s'établir et à vivre jel d'une manière satisfsisante.C\u2019est notre agent d'émigration eu France et en Belgique, M.Barnard, qui nous env sic ces colons.On Les attend par le prochain vapeur transatluntique.INDUSTRIE\u2014Notre entreprenant et actif concitoyen, M.Bresse, va bicntôt prendre possession d'aue nouvelle manufacture de chaussures, dont les travaux ont été commencés il y & six xe- maines à peu près, Cette manufacture, qui occupe un terrain très-vaste, est située dans le centre du quartier appelé à devenir le quartier des manufactures ot des industries, le quartier St Roch, L'architecte de le Lätisse est M, J.Lepage \u2014Fvénement.L'année dernière, M.J.N.Duquette, imprimeur, obtenuit par faveur, d'un étranger venu d'Europe, quelques fèves blanches, dites rameuses, et dont vn lui fit le plus grand éloge.En mai dernier, voulunt s'assurer si ces fèves méritaient bien l'éloge qu'on tui en nvait fait, il les sema derrière ss maison, ct on ju- era du succès qu'il « obtenu par les quelques détails qu\u2019il nous à communiqués.A l'heure qu'il est, sex fives grimpent jusqu\u2019au toit de lu maison, et l'on voit àchaque pied une trentaine de cosses qui mesurent de 12 à 15 pouces de longueur, Nous avons devant les yeux une de ces cosses qui a un hon pied de longueur.Cette espèce de fève s'élève, en moyenne, dune hauteur de 30 pieds, chaque tige donne de 40 à 50 cosses, ct chaque cosse, 14 fèves, On peut juger par là de l'avantage de cette culture qui ne demande pas plus de soin que celle des fèves ordinaires.Nous espérons que ce genre de fève su répandru dans nus cam- pague\u2014J'Ecénes.ment.L'UNIVERSITÉ LAVAL.L'Annenire de Université Laval, pour l'année académique 2, nous montre qu\u2019il y & eu 44 élèves et étudiants en ogie ; 36 à la faculté de Droit, 52 en médecine, G en phar- mncic, 94 à la faculté dus arts, Depuis sa fondation jusqu'en juillet 1871, l'Université compte 47 Lacheliers-es-sciences ; 67 bacheliers-es-lettres; 61 lmche- liers-ès-arts; 45 bncheliers en médecine; 60 bacheliers en droit; 5 bacheliers en théologie; 20 maitres-és-arts; 44 licen- viés en médecine, dont 19 avec d sf netion, 4 avee grande distine- tin; 8 licenciés en droit, dont 3 avee distinction et 3 avec grande 2 licenciés en théologie avec grande distinction; | sciences; 2 ducteurs-ès-lettres; 28 docteurs on 1mé- decir 2 docteurs en droit; # docteurs cn théologie, Les colléges affiliés à l\u2019Université Laval sont: le Potit Sémi- + de Nicolet, le collége de Ste, Thérèse, le collège St, Joseph, Trois-Rivières.Les grands Séminaires de Quélwe et de St, Germain de Rimouski sont aussi affiliés à l'Universit L'Annuaire contient un magnique éloge de Mgr.C, F.Bail- E.Léguré, professeur de littérature à lu Fu- Éloge n été lu par l'auteur à la séunce su- lennelle courunnant l'année académique ce 1870-71, et prend à lui xeu] 70 pages de la brochure.Comme nous l\u2019avions annoncé il y à quelques jours, l'Université se propose d'ouvrir prochainement un cours régulier de sciences appliquées aux arts, atin de permettre aux jeunes gens qui voudraient suivre les carrières industrielles, d'être en état de faire honneur aux positions que ces carrières peuvent présenter.On nous pardonnera de dire encore une fois à l'Univer sité Laval et au gouvernement, que la créution de ces cours est une wuvre nationale.En présence du bien que l'Université Laval fait à notre société et des avantages qui résultent de son enseignement, nous croyons qu'il est du devoir du tous les amis de leur pays d'y porter la jeunesse canadienne.\u2018Tous ceux qui se destinent aux professions libérules devraient aller là.Et le plus grand service que les parents puissent ren dre à leurs enfants, cest de leur procurer l'enseignement universitaire.Que ceux qui n\u2019ont pus les moyens de donner à leurs enfants une éducation complète, leur fassent noquérir des connaissances commerciales, industrielles et agricoles ! Qu'ils n'oublient pas surtout que la pire chose qu'ils puissent faire, est de les lancer dans les profe-sions avec une demi éducation et sans ressources pécuniaires.Pour réussir maintenant dans les grandes villes, il faut, à des talents de premier ordre, joindre une éducation complète et les moyens de vivre sans sa profession pendant deux ou trois ans.L 0.D.naire de Québec, le Sé Anne, le Petit Séminaire de 418 LA PROCHAINE EXPOSITION.Nous recevons trop tard pour ce numéro une cireuluire de la Chambre des Arts et Manufuctures au sujet de l'exposition qui doit avoir lieu les 12, 13, 14 et 15 septembre prochain à Québec.Tous les trianufacturiers sont invités par cette circulaire à envoyer à cette exposition les produits de leur industrie.C'est une exposition industi elle et agricole en même temps.Quinze wille piastres de prix veront distribuées, BIBL1 CRAPHIE.Ou lit dans lu (vasette de Se: Le Protestuntisme jugé par les protestants, tel cat le titre cellent ouvrage de controverse religieuse qui ext sorti tement des presses de M.G.E.Desberats, Montréal.d' un volume d'auclelà de 500 pages approuvé et recommandé par Myr.Guigues, évêque d'Ottawa, qui compte l'auteur, M.l'ubhé ©, Guilhunne, dans les rangs du clergé de son diocèse, M, Guillaume truite Le grave et important su nyec un savoir, Une profondeur de vue, Une sûre tout à fuit dignes d'éloge.Le titre seul de son livre aceu frappante actualité, Le savant auteur à dû faire de laborie recherches ct consulter nombre de traités sur les questions d battues dans ses propres études, pour pouvoir composer un oti vrage aussi solide, aussi raisonné, aussi complet que fe Protes.tantinme jugé par les protestants.Le controversiste combat et it lex adverauires de notre foi avec leurs propres arines ; il tire de leurs écrits et de Jeurs aveux mêmes, ls co damnation de leurs doctrines ct Jaw leure réfutation des préjugés qu'ils persistent à objecter contre Is vérité catholique.Aussi vonçoit-on sans peine l'intérêt qui s'attache à la lecture de ce bon ouvrage, quand « est de plus attiré par un style viguureux, coloré ct éloquent, l'uisse le de M.l\u2019abbé Guillaume, dont l'apparition doit être saluée avec bonheur par tous les catholiques, produire tous les fruité auxquels l'auteur a droit de w'attendee à raison de sou grand 2èlé pour la sainte cause ! M.l'abbé Moyen, S.5., depuis longtemps attaché au Pigg de Montréal en qualité de professeur de sciences naturelles, vient de faire imprimer à l'établissement de M.Geu, KE, Des barats, un Cours Ælémantaire de Hatunique qui ne mati manga d'être d'une grande utilité dans hos méinots d'éducation.178 gravures, reproduites des meilleurs auteurs, acc pagnent l'ouvrage, et la Flore du Canada dont it ext suivi, d\u2019une nécussité indispensable, et contribuera à faire le succès du traîté de B£.l'abbé Moyen.LA CULONISATION.On lit dans l'Ordre : # On ne peut trop insister sur ce sujet de lu colonisation.\u20ac Mais il ne faut pas se Lorner à verser de vaines larmes, à faire entendre des pluintes, mais il faut travailler à apporter des remèdes à cette maladie de l'émigration qui nouss fait tant de mal.: # Néanmoins, nous sommes heureux de le constater, depuis un certain temps il y & un mouvement de retour, et beaucoup d'émigrés noux sont revenus, «t ont comprix, sprès compiarai- son, que le sol untal n'est pus aussi ingrat qu'ils avatent d'abord pensé.Plusieurs de ces familles, qui nous ont désertés il y à quelques années, sont actuellement occup à défricher bes magnifiques lots qui avoi t les bords si fertiles du Ine Me gantie où ne trouve lu florissante petite volunie de nos Zounves Pontificaux.«Nous avons déjà eu occasion de parler du courage de ir ces braves jeunes gens, «t nous avons aujourd'hui le pl d\u2019unnoncer À nos lecteurs que les dernières nouvelles reçues cette colonie sont des plus satisfaisantes.Lex Zounves vu nuent toujours à vivre en parfait accord, et vhacun travaille avec ardeur à faire profiter le tot dont il ext le propriétaire.Jusqu'à présent, ils n'ont eu qu'un misérable «huntier pour demeure et ponr se inettre à l'abri des intempéries des xtisons, mais aujourd'hui, on nous dit qu'ils sont à construire deux ba- tisses spacieuses ct d\u2019une magnifique apparence.Une de ves bâtisses est destinée & leur digne sumdbnicer, of Pantre sera pour leur propre usage, Les Zousves ont droit d'être fiers de leurs succès, II va sans dire que M.le Chanoine can doit we fi- 1 r de la prospérité des colons du Mégantic, car Cent lui qui.le premier, a cu Pheureuse idee d'euvoyer des Zouaves Pontiti- catix comiue colons au Mégantic, Nous devons féliciter également lex deux sociétés de colonisation de Montréal, qui ont contribué si libéralement à lu réalisation de cette belle œuvre, + Maintenant, que les sociétés de colonisation du pays s'entendent, agissent de concert, et nous trouveruns bientôt lus bras qui manguent pour défricher notre sol, Hi ces sociétés combien leur mission, elles auront pour effet immédiat \u2018éviter l'émigration vt de rappeler un grand nombre de ces pauvres enfants du Canada, qu s'étaient si étrangement abusés en se promettant un pays de cocagne là où ilx n'ont souvent trouvé que misère.\u201d sucikTÉ pK COLONISATION \u2014Lundi dernier, MM.Brousseau ot Larue, les députés de Portneuf, sont partis de Is Puinte-aux- \u2018Frembles, en compagnie de plusieurs membres du clergé, ot d'un bon nombre des principaux citoyens du comté, pour aller à St.Ubalde, contempler de leurs yeux les résultats obtenus par la société de colonisation du comté de Portueuf, Les visiteurs, qui sout pour ln plupart des directeurs de In société, duivent examiner l\u2019étendue des terres défrichées, leur culture, les travaux accomplis, les révoltes, en un mot tout ce qui peut indiquer le plus ou moius d'efforts fuits par les coluns, et accorder des prix à veux qu\u2019ils jugeront lex plus Isborieux.Cen prix consisteront, parait-il, en grains, foins, vic.vit on ol- jete utile» à des cultivateurs qui commencent À ouvrir des terres, ct ils ne seront distribués que le printemps prochain.Evidemment, la suciété de colonisation de Portueuf ne reste pas lus bras croisés, Sans faire beaucoup de bruit, elle agit, car elle a pour principe, que les actes valent micux que les paroles, C'est un exemple que l'on ne peut trop mettre au grand jour, «t que Pon devrait se hater d'imiter.\u2014Eeho de Lévis.Nous apprenons avec plaisir que M.Napoléon Legendre a été nommé rédacteur du Journal de L'Intruction Publique.C'est un bon choix ; M.Legendre est un écrivain bien connu. 414 CAUSERIE FAMILIÈRE.La belle institution que lu vacauce! L'écolier oublie dans un doux repos, leu fatigues de l'année scolaire; le martinet du professeur git tout poudreux dans quelque vieux pupitre déla- ; les grands articles dorment dans la tête du journaliste ; le client déserte l'avocat, l\u2019avucat le palais, le juge fuit les ennuis du banc ; le curé même s'éloigne quelque peu du confession- ual\u2014les péchés sont en vacance, tous enfin \u201c S'engourdissent dans une longue et sainte ofsiveté,\u201d Et de quelle utilité n\u2019est pas la vacance uctuelle aux candidats battus et à leurs malheureux amis.N'est-ce pas que ces jours de calme et de repos les aiders à peser l\u2019immensité de ln vanité des choses de la terre, et leur démontrers la petitesse du mérite récl comparé à l'argent et au whisky ?Mais: « Sur les noirs couleurs d\u2019un si triste tableut, \u201c Il faut passer l'éponge et tirer le rideau.\u201d Dans certaine paroisse où l\u2019ange-gurdien des malades inspire fort mal le médecin, un bonhomme su grise on ne peut mieux.Voilà notre dévot à Notru Dame de la Treille ivre-mort, Ou mundo le médecin qui lui tâte ductement le pouls, et déclare plus doctement encore que le patient a été frappé d'u- poplexie foudroyante.Une forte saignée cst pratiquée : l'ivrogne ouvre les yeux, et laisse tomber ces mots explicatifs : gin g.us.Le médecin cn vit vingt-cinq chandelles, Un ami passe à ma porte et me lance ces gros mots: Al! que tu as le caractère n.ir /\u2014Comment celu, m'écriai-je, tout ahuri?\u2014Eb, oui, vois donc ton enseigne peinte en gros caruc- tère noir \u2014Semper collet «mur, oe .Voulez-vous, lecteurs, que j'essaie de vous raconter une partie de pêche fuite sur la rive d'une délicieuse flette que le bon Dieu à plantée comme ça dans les flots du Richelieu ?\u2014 C'était par une jolie journée de ce mois.11 faisait unc fort respectable chaleur, mais nous\u2019 avions pour la combattre d'abondants rafraichissants, Chemin faisant, nous séduisons un ami auquel nous donnons à bon druit le titre de pilote et de maitre- pêcheur, et bref, nous voilà, armes et bagage, voguant sur l'onde tranquille vers Pilote enchanteresse.Le campement fut vite préparé, et l\u2019on se disposa à faire In pêche.\u2018Tout le monde ne connalt pas las manière singulière dont on prend le poisson cn certains endroits du Richelieu.Ainsi, quand l\u2019on tend dans les pêches où le courant cat d'ordinaire très-fort, l'on ne s'amuse pas à se braquer dans une barque ct à attendre patiemment qu'il plaise à AIM.les poissons de mordre.Au contraire l\u2019on se déshabiile, gardunt cha- penu, chenftse\u2014et caleçons, si cela nous convient, \u2014ct l'on se jette bravement à l'eau jusqu\u2019à la ceinture ou plus, l'un tend sa ligne et le poisson, charmé dit-on par ce spectacle nouveau, mord avec un acharnement incroyable, 11 se familiarise si Wien avec vous que vous le prenez à trois où quatre pieds de vos Jambes :\u2014ce qui cst charmant.Le petit poisson, moina prudent où plus audacieux que le gros, pousse, lui, lu fraternité jusqu\u2019à vous pincer le mollet.Mol, je trouve que cela sent trop la Commune ; d'autres s'amusent fort de ces espiègleries.C'est cette pêche que nous faisions, Le maître-pêcheur avait solidement attaché son caleçon au Las de sa jambe, et chaque pièce qu'il tirait de l\u2019eau, rentrait dans cet étui.Quelques instants s'étaient à peine écoulés que déjà nous avions quelques dousaines de poissons francs, au-delà de ce qu'il nous fallait pour faire la gurgotte.Nous nous mettons à l'œuvre.Vous vous series fort amusées, malignes lectrices, wi cachées dans le bois, vous avies pn examiner du coin de votre œil moqueur chacun des sept cuisiniers teavaillant activ pour le bien des estomacs.Les uns attisnient le feu, le plumaient ln poule, d'autres tuillaient la grillade, d'autres enfin éculaient «t éventraient stoïquement les pauvres habitants de l'onde tout pulpitants encore.La propreté était de rigueur et nul ne pouvait présenter sa pièce à le marmite sans qu'elle eut été trois fois passée à l\u2019eau et dûment inspectée, Joyeuses chan- sous quolibute, ricocheta, petits coups de piton, assuisonnaient le tout, Enfin le cuisinier en chef déclara solennellement ln gurgotte frite, et ordonna au sous-chef de disposer lu table, Pour nappe, l'on étendit la Minerve sur la verdure, l'on déploya quatre a siettes dessus, le chaudron fut apporté près de la table chutm- pêtre, et blentôt l'on n'entendit plus que le bruit laborieux des machoires affamées des dégustateurs.De l'aveu commun, nul de la Joyeuse bande n'avait encore autant consommé.Aussi, des remerciement furent-ils unaniment votés au cuisinier en chef à la santé duquel chacun avala une forte gole, L'après-midi fut consacré à Ja digestion, ain pêche et à In natation.Puis sur les six heures, on réchauffa lu marmite, et quand les ombres du soir wétendirent autour de nous, on alluma un grand fou de bivouac à la clarté duquel chacun se lests l'estomac, qui d'une cuisse de poulet, qui d'un mulet, qui d'une perche où d'un achigan.Puis advinrent moult santés.Telle est la commotion produite sur les esprits pur les dernières élections, qu'un des nôtres qui & fuit la campagau électorate, glisss sur le galet du la politique, et nous causa longuement.Pendant qu'il parlait, Je prétais l'oreille à In grande voix des flots et nux Murmures des arbres.On eut dit que les premiers grondutent plus fort comme pour couvrir sa parole, où lui faire comprendre que nulle viox humaine ne briserait jumnis leur orgueil san- vage, ot il semblait que les seconds murmuraient contre les théories de colonisation et de défrichement de l'orateur, \u201c Ingrat, notre ombrage frais te protège contre lex ardeurs du Jour, notre feuillage touffu, notre verdure luxuriante, réjouit et repose ton œil, et tu parles de nous faire abattre ! \" J'al cru que les arbres disaient cela.Il était neuf heures passés quand nous quittämes l'ilette, promettant bien dans les adieux que nous lui adrossûmes du In revoir blentôt\u2014Et voilà en raccourci comment s'amusent les célibataires, Josevt, ep UNE FORTUNE BIEN EMPLOYÉE.Un homme qui sait bien jouir de #6 fortune à Montréal, eat M.Amable Jodoin, C'est un bonheur pour tout le monde et un honneur pour leurs compatriotes, lorsque de pareils hommes héritent.T1 est le protecteur de toutes les bonses œuvres.Il L'OPINION vonstruit ¢n ce moment sur ls rue Lagauchetidre, une maison dont on ne peut se lasser d'admirer les vastes et belles proportions.On dit qu'une de ses premières démarches, après avoir hérité, fut d'aller trouver ses créanciers avec lesquels les circonstances l'avaient forcé de composer, H y & quelques années, pour leur payer le montant entier de leurs réclamations contre lui.Ceux- ! cl eurent de la misère à croire qu'il était sérieux, Il est bon du signaler ces choses.PUBLIQUE A une exhibition qui « eu lieu à Londres, l'empereur Napo- lévn visitait avec beaucoup d'intérêt les divers départements.| L'un des principaux exposants lui présents une carte qui por- | tait ces mots: * l'Empereur Napoléon.\u201d \u201cI! serait bon d'ajouter 4 ez\u201d dit tristement Napoléon, | 1200 Le | Les typographes de Montréal préparent un grand pique-nique j samedi prochain, le 26 août.Cette fête, qui aura lieu sur le terrain de M, Howley, extrémité Ouest de la rue St, Antoine, ne saursit manquer de recevoir caucoup d'encouragement.Le public doit de la reconnaissance à ces travailleurs infutigalles de Ju pensée, dont l\u2019existencu est presque exclusivement consacrée à son service, et il ne saurait mieux In leur témoigner qu\u2019en prenant part à leurs délassements et à leurs joies.Qu'on se rende donc cn foule au picque-nique des typographes, samedi prochain, M.Dumas, notre agent spécial, nous écrit qu'il a visité quelques paroisses du comté de (\u2018harlevoix.Nous comptons maintenant près de 70 souscripteurs à la Mulbaie, 62 à la Baie St, Paul ct une vingtuine aux Eboulements, où M.Dumas n'a wie Journé que quelques heures.Nous remercions bien sincèrement les habitants de ces trois localités pour le témoignage de sympathie qu\u2019ils viennent de nous donner, EXPLICATION-\u2014M.Monsel est nommé directeur-gérant de la compagnie de gas jusqu'au mois de septembre ; l'élection de vette charge se fera alors à l'assemblée de cette direction.GÉOGRAPHIE, Nos reterciments à M.F.X, Toussaint pour l'envoi d'une vople de sa géogrupliie, traduite en anglais par les Dames Ur- sulincs et imprimée par M.barveau, de Québec, Oa lit dans une correspondance de M.J.Royal, publiée duns le journal Ze Métis : Nous avons rencontré ici à McAuleyville nombre de can diens du Bas-Canada ; la plupart sont jeunes, ont l'air actif, honnête, «t il serait possible que quelques-uns d'entr'eux par- tiruient pour Manitoba, 1) va de soi que nous ne lew Avons pis découragés, au contraire.Originaires des environs des \u2018Trois-Rivières, tous sont fils de cultivateurs, ct cultivateurs eux-mêmes.Un trait avant de finir ces quelques feuillets, Nous causions hivr-soir aveu plusieurs du ces jeunes computrivtes ; hous parlions de Manitoba :\u2014que faites-vous à la Riviire-Rouge, demande l\u2019un d'eux à l'Hon.ministre, mon compagnon de voyage ; Avez-vous quelques vinploi dans les burcaux publics ?\u2014Oui, répond celui-ci, d'un air assez résolu ; je suis employé dans Je gouvernement.En me voyant arriver hier, un canadien que j'avais connu ici l'automne dernier, me désigna à un de mes amis en disant : \u2014tivns, ce monsieur-là c'est un canadien imprimeur à ln Rivière Rouge, ,., .Ayez de Ja célébrité, maintenant, N.1.\u2014Cet employé était le premier ministre de Manitoba, et cet imprimeur était M Royal lui-mém AFFAIRE GAULT., qui s'est avoné coupable de l'attentat dont BE, Gault a time, à aussi déclaré qu'il avait cu pour complice un Français du nom de Hamell.La justice & appris en même temps que sa participation duns le crime, la fuite d'Hamell à Boston, et elle à entamé de suite des négocintions aveu le gouvernement provincial, pour lene gnger à demander son extradition, Après avoir longtemps réfléchi, nos ministres, ont pensé que le principal coupuble étant arrêté, il était inutile de « lancer duns dex dépenses considérables pour arriver à l'arrestation de son complice qui, pent-être même, avait déjà quitté les Etats-Unis, C'est cutte décision qui nous permet aujourd\u2019hui de donner à nos lecteurs cc» nouveaux évlaircissements.Hnmell était fort connu par la police de Montréal et celle de Québec ; 31 à été plusieurs fois arrêté sous soupçon de vol, mais # toujours eu l'adresse de se tirer d'affaire \u2014Le Pays, MEMORIAL NÉCROLOGIQU E, II nous est pénible d'apprendre ln mort du chef indien, de In tribu des Hurons, M.Paul Picard Ondaganhont, qui veut dire \u201cle bon nageur.\u201d M.Picard & succombé à une maladie de cœur, mardi, le 15 août, à Lorette.Il était n6 le 9 maî 1788, Le chef huron jouissalt de la plus haute estime dans la tribu et chex tous ceux qui ont eu l'avantage de le connaître, 1) avait le secret assez rare de su concilier nvec tout Je monde.Purmi les siens, 11 avait la réputation d\u2019un chasseur habile et intripide.Sa mort inattendue a impressionné douloureusement In paroisse et tous ceux qui le connaissaient, 11 était le père du chef actuel Paul Tuhourhenché où \u201c l\u2019oint du Jour,\u201d si Ronombtement connu À Québec et partout catimé, Les habitants de Tile de Sagolanda, dans l'Australie, ont tous été victimes d'un .tremblement de terre suivi d\u2019une éruption volcanique : \u201cCe phénomène « été accompagné d'une profonde perturbn- tion de la mer.Une vague haute de 40 yanls s'est avancée avec ls rapidité de l'éclair, balayant sur son passage hommes, maisons, bestisux, sur toute ln surface de l'ile, Chaque cratère vomiamnlt den jets de lumière électriqne et den torrents de fu.24 Aour, 1871, mée.Les pierres rougies par la chaleur, des fragments de rochers et d'autres matières incandescentes étaient lancés à une hauteur immense, et 1a terre s'entrouvrait tout autour du volcan, En certains endroits, Ia lave accumulées a formé des collines hautes de plusieurs centaines de pieds, « Pendant l\u2019érupti le surgi du fond de ls mer.\u201d AE FAITS DIVERS.carruuk.\u2014Le vapeur du gouvernement, Druid, Capt.Marmen, passait lundi matin près des battures qui ss trouvent vis-à-vis vôte de St.Joachim, lorsque des hommes de l'équipage aperçurent de loin une masse extraordinaire qu\u2019ils reconnurent bientôt pour une balvine qui se trouvait échouée.La capture était trop Lelle pour ne pas chercher à en tirer parti.Ils wa) prochèrent donc de l'énorme vétacé, qui mesurait 61 pieds de longueur.L'animal, disent-ils, avait été harpouné ct ne parals- salt pas tout-à-fait 1.ort, Avee le secours de la marée et du steamer, ils purent le remettre à tot et le touer duns ce port, où il n été en exhibition toute lu journée hier, sur le plan incliné du quai de Ja Reine.Cette baleine, quoique d'une belle grosseur, ne parait avoir guère plus de 7 à 8 mois, au dire des connaisseurs, car ses funons les plus longs n'ont qu'environ 20 pouces de longueur pendant que chez une baleine qui u Hui de croître, les fanons lew plus longs ont jusqu'à à où 7 pieds de longueur.Un grand nombre de personnes ont pu moyennant 10 centins, avoir admission et visiter cette baleine, Les intéressés étaient en marché de la vendre et on estimait diversement le prix qu'elle pouvait valoir.P.8\u2014Nous apprenons que vette baleine a été vendue à l'encan pour le prix de $250, A PROFOS DE BALEISE\u2014 Eh bien, il ue manquait plus que ça, Ne voilà-t-il pas que lon se dispute la propriété du pauvre cétacé amené à Québec l'autre jour.La carcasse du Laleineau va être le sujet d\u2019un procès.En face d'un pareil fait, la fable de P Huitr: et les deux Plaideurs vient involontairement à l'idée.\u201c Cela finit toujours par là.\u201d MM.Chabot et Hall, de St, Charles, inventeurs d\u2019un nouveau fusil-hurpon pour donner la chasse aux baleines, réclament la propriété du susdit baleincau tué l'autre jour par l'équipage du Druid sur le rivage à St.Joachim.Ils prétendent qu'il ont harponné le cétacé quelques jours avant qu'il ait été trouvé sur le riveæe, De Id querelle, chicane dont dame Thémis va avoir à se mêler.Comme l'on voit Ju baleine corse 1a situation, Le procès fini, c'est à peine si l\u2019on pourra tirer du sujet de quoi s'éclairer ou se donner la lessive, WIVIÈRE-pU-LoUr.\u2014Le village de la Itivière-du-Loup progresse avec une rapidité étonnante, Cette année, les constructions nouvelles sont extrémement nombreuses.Nos pensons que hientot ce village rongers à se faire incorporer avec le titre et les privilèges d'une ville \u2014Conatitutionnel.NORMIBLE.\u2014Un écrit de Shanghai, au Times, le 2 juillet: \u201cLe meurtrier du vicesroi Ma a été vxécuté il y n quelques semaines à Nankin, Ila été*tailié en 19,000 morceaux,\u201d ce qui veut dire qu'on l'a coupé en morceaux petit à petit, jusqu'à ce qu\u2019il mourat.Il eupporta cette punition avee le méme stoicisme que les lhorribles tortures auxquelles H avait été soumis pun- nant l'enquête judicinire.[I «déclara d'abord avoir assassiné le vice-roi parce qu'il le croyait ên communication traitresse avec lea rebelles mahométans du Kansuh.Ensuite, on lui « fait faire de nouveaux aveux en le forçant à rester agenvuillé sur des chames chatéffées à lune.D'après lu Gazette de Pékin, cotte torture fut continuée ensuite pendant 20 jours, jusqu'à ce qu'it devint trop faible pour manger et parut sur le point de mourir, sans qu'on réussit À lui arracher de nouveanx détails.« Mais, dit le compte-rendu officiel, comme à tout prix il ne fallait pas le Inisser mourir d'épuisement, ce qui «ût enlevé à ln justice Ia proie à laquelle elle avait droit, où se presse de l'exécuter convenablement.\u201d LA GARNIBON DE qUÉtEC.\u2014Depuis quelque temps, it à été souvent question des troupes de lu garnison de Québec.Un jour, leur départ détiniti( était annoncé, un autre jour on annonçait qu\u2019elles allaient nt moins posser l'hiver à Quéfec, Aujourd'hui, d'après des instructions positives, transmises par le gouvernement impérial, le départ de ses troupes de Québec seraît un fait divide.Une partie du matériel militaire va être vendue, une partie va être trunsférée an gouvernement de lu Puissance, ot le reste sera expédié en Angleterre.L'achèvement des forts de Lévis va être poussé aussi rapidement que possible \u2014/our- nal de Québec.UN ESLÈVEMENT.\u2014Un homme marié, qui devait partir hier pour monter dun« l« St, Maurice, travailler pour MM, Ritebie et Cul, se luissa entraîner par l'amour, ct prit la clef des champs avec la peur de ga propre femme, Il vw jette dans une voiture avec sa belle et wo dirige vers Batiscan pour prendre le bateau le soir et se sauver à Québec, Mais il avait compté sans M, Gailloux.Quelques livuren suffirent pour mettre un connétabie à sex trousses, ct le connétable rejoignit le couple volage sur le quai de Batiscan.Au grand déplaisir de la belle aurtout, il fallu prendre le bateau pour Trois-ltivières et tous deux rétléchissent cn prison, aujourd'hui, sur l'instabilité des Viuigons humaines Constitutionnel, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Lawcok's Sewixe Macuises\u2014 Burenu principal, 365 Rue Notre-Dame, Montréal, Hospice Br.Joszen, Montréal, Août 8, 1871, M, J.D.Lawron: Monsieur.\u2014Dans une première occasion nos Éœurs témoignèrent hautement en faveur de la Machine à Coudre Wheeler et Wilson, mais ayant en dans ln suite l\u2019occasion de faire l'expérience de In machine \u201cFamily Singer\u201d que vous fabriquez vous-même, nous l'avons trouvée supérieure sous tous les rapports.Sœur Gauruimn.MoxTakar, avril 23, 1871.M.J.D.Lawuon : Cneæ Moxsiztr,\u2014En réponse à la demande que voun nous faites au sujet des qualités des machines à coudre \u201c Family Singer\u201d que nous employons continuellement, nous nous cm- pressons de déclarer ouvertement qu'elles sont des plus sntis« falsantes, ct que nous les considérons comme supéricures à toute autre machine américaine, et nous les recommandons au public comme les machines les plus parfaites et les plus de durée, J.R.Map & Cin, Confectlonneurs de Chemises, 381 Ruo Notre-Dame, 234 Aout, 1871.L'OPINION PUBLIQUE.Uxaroietus on conformité de l'Acte pour protéger | avait passé plus d'un an chez Lavigueur après \u2014'Qui va-là! s'écria-ton de terre à une pe- * dats en consultant quelques rares étoiles.Il h los droits d'auteurs, de 1868.L'INTENDANT BIGOT.PAR JOSKFH MARMETTE.SECONDE PARTIE.CHAPITRE IV \u2014 Suite, Le pont était presque dèxert, Fatigués de Teurs travaux du jour, lex tnatelots étaient allés en grande partie dans lentrepont rejoindre leurs hamacs, Quant aux tronpes, elles avaient déserté les vaisseaux et descendaient en ce moment vers le Foulon avec le courant du denve, En sorte qu'il vestait & peine quelques hommes sue le tillae avec le matelot de quart, Berthe se mit à marcher tenteinent à tribord «du côté de l'échelle qui pendait sur le Hane du navire et descenduit jusqu'à l'es Les matulots ne prétécent qu'ane attention distraite à son arrivée, tant ils més ee la voir se promence minsi chaque soir.Au bout d'une demi-heure, ils secouérent au- dessus de l'en les cendres chaudes de leurs pipes et dispacrareut l'un après l'autre pue fox évoutilles, Berthe continua sa promenade, Nile ritant parfois ct jetant un long regard sur la tive gauche du côté duquel elle se trouvait.Appuyé sur le haxtinguge opposé, à blord, le matelot de quart lui tournait Ie dos et re duit vers le haut du fleuve où l'an entre À quelques arpents les sombres masses cles vaisseaux de l'escadre qui bloquait le Saint.Laurent, Ou se rappelle gf \"les Anglais avaient êté avertis qu'un convoi de bateaux français, chur- gés de vivres, devait tenter de forcer passage pour cle dr« durant lu nuit à la capitale.Or, le vaisseau sur lequel se trouvait Berthe étant ancré plire Taux que tous les autres, le vu pitaine avait jugé inutile d'obliger son équipage À passer fa nuit sur pied pour attendre le convoi, vu qu'en veiltuit, «tr le gros de In flott>, mouillée plus haut, à guetter les Hurges fran- gaines, Seulement, le matolot de quart avait ordre de diriger toute son attentis \" cadre afin de donner l'alert« «ion quelque chaloupe rétæsirait à forcer le bla Cela favorisiit, on ne peut dans sex acius, f- matelot ne s'inquéétunt (flo que xt elle n'eût pas existé, Qu pouvait-il erindre cn effet d'une je frêle et convalescente, venue un instant sur Je pont pour respire leurs, son attention étuit à ee plusieurs fidots «4 simultanément sur le vi Berthe s'assit sur une ve 1e Justingage au pont et pr pratiquée au-dessus de T qui rattuchuit sde l'ouverture Durant quel- = puis voyant que matelot de quart lui tournait toujours le dos, elle sortit an tête hors de l'ouverture sveltes d'un « chatoupr loug du navire ét au pied de t ment ue tête se relevie pour éf n'avait point bougé.Burthe le signe de lu croix, murmure une courte | et se glisse sur les genoux vers l'ouvertur mouil interroges « dernière fois fe matelot de quart qui semblait de rope ot civé au pont du vaissenu, Les pieds tremblauts de la jeune fille ren= contrèrent le second échelon, puis le troisième et le quatrième, tandis que kes mains se rete- valent nue premier, pois au deuxième, Un instant encore, eile s'arrêta, d'abord pour ere la peur qu'elle éprouvait de se helle, Lente rdc mutelot, I Ny ensuite pour Sussurer gue tout était teanguille ; snr le pon son émotion, ct clle continua de descend doncement, bien dourement, en ayant soin de poser fermement le pied sue chactn des échelons.Enfin, «lle toucha lun des bancs de in chu- \u201cloupe dans laquelle elle se lnisss glisser en poussant un grand soupir de satisfaction, Sans perdre de temps, elle prit son mouchoir de pu che, dont elle entours l'estrope d'une ra servant, pour l'y assujétir, de «qu de fine corde qu'elle avait apportée à dessein de sa cabine, L'idée lui en était venue durant l'après-midi en voyant les matelots arrimer ainsi leurs svirons pour en étouffer les plaintes sur le plat-bord.Avec les plus grandes précautions, pour évis ter de se trahir par Ie moindre bruit, elle poussa cette rame dans l'entaille arrondie pratiquée à l'arrière du canot.Puix elle revint à l'avant et délia, non wang eine, la corde attachée à l'an des barreaux de l'échelle.A puine détmuvrrée, la ehaloupe ae mit à lis ser le lung de la frégate avec lv bnissant, Ber- the revint promptement à l\u2019acrière et saisissant à deux mains le manche de la rame arrêtée par le rainure «ur l'arrière de l'embarcation, elle se mit à balancer hurditnent de droite et de gauche son aviron, dont le plat faisait ainsi dans Veau un demi-tour à chaque oscillation st poussait Ia chaloupe en avant.Si l'on est surpris de voir la demoiselle de Rochebrune apte à iller\u2014 genre d'exercice fort peu en usage dans les couvents et les mae lous-\u2014qu'on veuille se rappeler que Borthe it effort de volonté Lui fit maitriser lu mort de son père, On sait que | vres wens les filles et lex garg { semble et prennent part aux tuêmes jeux, \u201cqu'à un certain âge di moins, Or, le fils ging de Lavigueur, alors agé de douze ans, v'avait fps de plus grand plaisir que d'au jus ot k dit côté de In rivièr Charles, où maintes clusloupes se chaufis resseusement sur la rive zut soleil en at quon voulét bien ven serv itre Jean, oF, ete connaissait une surtout gui avait toute xa prédilection.kit ne fine clare cation, légère fa rune et conpnit le vagne comtee da saumen.Caurçous of filles, toux fi- \u2018vant où poussant, la traînatont jusqu'ie [ Le eux équipage s'emlarquait sous ue Jean, qui, après avoir fait Iai atu en prudenineent is Des fillets, dont le voisi- bez lex pau- s'élèvent en- | nage immédiat de leuu cnlmait dail in Clans, wpa di t lop: ot godittuit ip In toujours ur pour lu petite sait faire ot saver le guediil conduseendance respectur use dem ixette, Volontiors il la la montrait comment il fullait se servirde ba va En sorte quan bout du premier été qu puxsa chez Lavigueur, Berthe mevait godiller comte Un mousse de deuxième anné Elle sen était rappelé depuis qu'elle était re sie Ju frégate anglaise, eh voyant ste diriger les chnloupes, et avait bien © nantiqu je pre 5 le reflux et que la frégate nt ancrée à Favant, «lle avait \u201coffert li prose au courant du feu \u201cque de ve présentait le flanc d i la rive gauche vers laquelle Berthe d terrer, et que le matelot de quart qui regardait, appuyé sur le basting de bAbord, vers lv Tut du fle pouvait apercevoir ls cha- [loupe que 1e baissant poussuit du côté de le ville, Dirigée ninit av vigueur, l'enbarcation, aprè & De xori meutten pur la rae que la jeune fille mae habileté, sinon avec beaucoup de avoir st \"= | bord le sillage du vaissene, finit pur obliquer i que tn chatoupe fut b frégate, Berthe ressentit an frisson d'épouvante.j Car le geratel canot était aunarvé à Parr bi nae vite et se balaneait dis Fombre sue l\u2019eau Queue à autour de In rame, tandis que les musclex de es beaux lwas ronds, fortement tendus par cet t et inusité, saillimaient sous l'envelope satinée de sex poiguets nus, elle tourmentait sens relache Peur du plat de son uviron.Aussi tout cn suivant Je courant, lu chaloupr rrre Pac manière wengilide Rerthie vit lex Lignes de ln lourde xilbotette du vaisseau s'effacer peu À pou dus lu leu pendant que Jes grails nblitient netic duns l'air obxeur, ra plus , In laxnitude peusçnait « s hutins serraient avec moins sres de manche de lu rune dont tes oncillu- ns de deoite cb de gn rulentinsient de plux eu plas, Elle sentit que ses forces Le teal tôt, si elle n'avait pus soin de les még semblait plus maînte- nant quinine masse se sur Le fond noir du fleuve et des falaises de la rive «ud confondus par fe nuit, Le danger d'être sur, tée n'était done plus assez jm qu'elle s'épuisat tout d'un coup, dent de serre nt une Du Lu distence à par grumble, vu que lu quinze acpents de la du vaissenu qui tu en lui pendant assez » était mouillée à ve nord, Lu moitié en était Lien franch \u201cétait In plus vouete, vacque Berthe l'avait dévorée dune Te promi moment de l'exsitation ct duns touts la pl nitude de sex forces, qui Inctassient mu terant, Un autre Jue niet surgissn Déshabituées de ce rude travail, les suaîns déli- cites de Berthe e meurtrisstient «ur le bois de ls ru t de grosses ampoules gonfluient déjà l'épiderme de vus doigts endoloris, Chaque prexsion des tuttine lui chusaît de cuisantes doulçurs, Son courage ne se démentit pourtant pas un instant et elle continus de manner vers terre, bien que rex doigts évorchés saignussent «ur la rame, Entin, la masse sombre de Ja falaise su dessina plus nettement, la cime «t la base du cap prirent des contours plus arrêtés, ct Berthe entendit à une courte distance cn avant, le bruit que faisait l'eau de la rivière du Cape Rouge cu se jetant dans le fleuve, Lu jeune fille pensa d'abord qu\u2019elle pourrait faire entrer la chaloupe daux lu vivid Mais cette espérance fut de bien courte durée.Car à peine l\u2019embarcation eut-elle atteint l'embon- chure du cours-d'eau que Le courant In saisit en travers, le fit tournoyer deux on trois foin et finit par la jeter sur la grève où elle échous, Berthe n'avait pu retenir une exclemation de terreur cn voyant tourner ainsi la chalonpe, d'autant plux que #8 tune lui avait.été are.chée dus mains, d'u : des eaux de fa Siew petites ming crispées © le s'étoignait visiblement tite distance, \u2014Unu Française \u2019prisonulère des Anglais et qui vient de leur échapper.co \u2014Un va voir ça, la Delle, repartit la voix du rivage.Mais pour le moment ne bouges pas, ms mignonne; car si vous nous tendiez un 1 vous enverrait du plomb sous l'aile.Trois hommes sortirent dan Louquet he broussuiliew dont les branches crauçuèrent sous leurs pus, Berthe put voir que leurs fusils la concluent «n joue, Elle ua pus, Des trois hommes, deux sarsetévent i vingt pas de la chaloupe, sur le Lord de Ju grève, tandis que \" continuait d'avancer dans leu vers Pemdarention, 11 wen approchi i petits pus, comme s'il se fût attendu de recevoir une balle à | viste, Quand il touche à Ja chadoupe, serutn da regard et aussitôt convain jaune fille y était ben seule \u2014Purdon, «xcusez, mudemoiseile, dit-il en tant son chapeau.Mais #1 ost bon de 5e mé én de tout pur Je temps gui court et les petites nitions wee ront pus à négliger, M'est-il iv de vous demander d'où vous venez?\u2014De cette frégate augtuise qui est ancrée Va-bux, J'y étais prisonnière depuis Ja tin de juin.Ce soir, profitant de l'inattention de mes gardiens, j'ai réussi à 1me sauver sur cette cha-* Intro.terre ?\u2014Oht oui, monsiettr ! J lez, je vais vous porter à la grève, pour vous empécher de vous mouiller les pieds.t bien fait, ça! Vous allez vonirjà it entre sen bras la jeune fille qu'il enleva comme un enfant, monsieur, dit Berthe quand il Feat | déposée sur le rivage.Les deux autres hommes l'entourérent avec cure Mlle de Rechebrune ne se sentuit ; pas bien à Pi entre cvs trois inconnus, sur Une grève déserte et au milieu de lu nuit.Mais elle ven voulnt rien laisser paraitre, et s'udres- sant d'au voix ferme à celui qui l'avait amenée à terre : \u2014Vous êtes militaire ?« \u2014Oui, et du régiment de Béarn.\u2014Y at-il duns les environs un poste où vous pourriez me conduire immédiatement ?J'aurais les révélations les plus importantes à fuire à l'officier qui le commanderait.Notre compagnie, mademoiselle, est cam- À une portée de fusil, 13, sur les hnuteurs.Cent le enpitaine T'aillefer qui In commande.\u2014 Oh! conduisez-moi vers lui, sil vous > plait, \u2014 \"Font de suite ?\u2014lhmnmédistement, ; \u2014linpossibde, mademoiselle, I nous reste ore une heure de garde à faire, ct nous avons ordre de ne pas bouger d'ici jusqu'à ce qu'on nous relève.Mon Dieu! j'arriverai trop tard! Les An- tube auront le temps de débarquer au Fou- on ! \u2014Hvint que dites-vous ?né foix ler trois homme: -vots vu, a deux heures, à peu te flottille de chatoupes qui a dû passer tout près d\u2019icl et qui descendait le fHenve ?\u2014 Oui, twademoiselle, c'est le convoi de vivres que nous attendions.\u2014Un convoi de vivres! wécria Herthe, Ces emlbnecutions étaleut chargées de troupes an- , Elnisvs ! \u2014Mais t | nurs ant Co \u2014tlent qu teur a donné, \u2014Suvre excusez, (mademoiselle Que \u2018sa tan l'étrangle celui-là ! Les deux autres soldatx müächonnérent aussi chneur leur juron.\u2014Nous voilà avec une belle affaire sur le dos, dit l'an d'entre eux.\u2014Mais calin, est-ce notre faute à nous\u201d reprit un autre.On nous dit de Inisser passer un convoi vh nous apprenant le mot d'ordre qu'il doit donner, Le convoi atrive : on tous cri ce inaudit mot.Nous laissons descendre cn paix lex chaloupes.Eh! que diable! étions-nous pour tirer sur des gens qui répondaient vxactes ment colnme ceux que nous attendions ?\u2014C'est vrai, ça \u2014Pardié, oui! \u2014Mon Dieu! s'écria Bertie impatientée de tous cox retards, ils vont avoir le temps de débarquer et de surprendre les nôtres! Je vous en prie, inessieurs, que l\u2019un de vous prenne sur lui de me conduire aw poste, et je lui promets qu'il ne lui sera rien fait.\u2014C'est bien bon à dire, mademoiselle.Mais on nous à défendu de bouger d'ici sous peine de mort.Et le capitaine \u2018Taillefer, qui ne lue dine pas sur le chapitre de la discipline, ent homme à tenir sa parole.Mile de Rochebrune eut un moment l'idée de se rendre seule au poste.Mais la nuit était si noire et l'endroit ni nouveau pour elle, le souvenir «de l'embuscade dont elle avait été victime, près de l'intendance, lui revenait si vif à à la méanoire, qu\u2019elle ne put parvenir à vaincre 1e peur qui la dominait, Pourtant, la pensée w'elle auraît peut-être pu réussir & prévenir la vacente des Anglais en avertissant les siens à temps, l'oppressa affreusement, et, sentant son impulssance, elle se tordit Jes bran et poussa rInmatton sourde.\u2014\u2014Ecoutes, mademoiselle, cit l\u2019un des sol.brent à In nerre! les gens qui les montuient le mot de passe ! in des nôtres nous n trahis ot be | est minuit passé, On nous relève à une heure.Vous n'attendrex done pas longtemps.\u2014Mais songes donc que chaque returd assure notre perte ! \u2014Que voulez-vous qu'on y fasse?Essayez d'aller seule au poste.\u2014h! j'ai trop peur! .bien! alors, venez vous asscoir avec nous, derrière ces tatles d'uunes, en attendant la ronde, Berthe vit bien que c'était le seul parti à prendre, Et partagée entre bé crainte de # trouver seule avec dus Juconnus et la douleur de He pouvoir donner l'alarme à ses compatriotes, elle it les soldats qui rentrèrent dans le fourré Ux s'axsicent sir un arbre renversé, Berthe i art en grelottant car les nuits au milieu de septembre, ct Fho- suit d'autant plus Mite de Roche- le violent exercice auquel elle d'était livrée, en unt, l'avait Lenucoup échaut- tae, - On mt combien sont longues les heures de nus Canadiens, forsqu'iils n'ont pour se régler que le soleil où les étoiles.Il en est de même sur fu marche, Quand ils vous disent que vous W'avez plus qu'une petite licue de chemin à faire, «i vous vous sentez de lu Jussitude aux Jambes, prenez votre mal en patience ; ce diminutif de licue wallonge tellement qu'en définitive il en forme deux.On concevre donc les tourmeuts de Mile de Rochebranc qui dut frissonner pendunt une heure ct demie sous les froids Laiscrs de Ia rosée, Car, outre qu'il n'était pus encore minuit quand le soldat avait consulté lew astros, la ronde était bien en retard d\u2019un quart-d\u2019heure, lorsqu\u2019entin des pas fourds et cadencés qui ve- nai«nt de la hauteur tirent crier les cailloux du sentivr, Les arrivants répondirent au qui-vive et, quelques instants plus tard, Berthe, aidée de l'un des factionnaires remplacés, gravissiit le falaise du Cap-Rouge.La difficulté de 1s montée lui fit du bien ; car elle était transie lorsqu'elle s'était remise en marche, et maintenant une chaleur agréable cireulait par tout son être.Enfin, l'on mit pied sur le plateau et l'on aperçut à quelque distance les feux d'un bi- vous, Une cinquantaine d'hommes étaient campés an bond du chemin du rol, Ou ne voyait que deux petites tentes dont Jes cones de toile blanche étaient argentés par In lueur des feux autour desquels dormaient lex soldats, \u2014I faut éveiller le capitaine, dit le guide de Berthe en poussant du pied un troupier d'or- denuance couché en travers de la première tente.Celui-ci grommela un juron entre deux ron- \u201cments ot se retouruu de l\u2019autre côté pour se ndormir.\u2014Allons ! allons! flandrin ! Et le coup de pied, plus accentué cette foin, x répéta.\u2014Que le meur cn se mettant sur son séant, que tu veux ?I faut que cette demoiselle parle au capi- tuine, Il s'agit de choses graves.\u2014Va te coucher avec tes clioses graves! Le vapitaîne qui vient de w'endormir avec nix licuen de chemin duns les jambes sera de bonne linneur st je l'éveille?Berthe frémissait impatience, nites, wécria-teclle, d'une voix vibrante.Anglais sont peut-être, à l'hebre qu\u2019il est, res du Foulon et des Plainee-d'Abraham ! \u2014 Quoi! s'écria-t-on à l'intérieur de In tente, Eveillé pur Paltercation des deux soldats, le capituine avait entendu les dernières paroles de Berthe, Il sortit de la tente dans un costume asses débraillé.Dès qu'il aperçut Me de Rochebrane : \u2014Que dites-vous, mademoiselle ?Len An- Kluis aont maîtres des plaines! \u2014Peut-être, monsieur.Et sans transition, Berthe raconta, en l'abrée grant, son évasion et ce qu\u2019elle savait du plan des Anglnis.Si court que fût son récit, i} était passé deux heures lorsqu'elle eut donné les derniers renscignements que le capitaine lui demanda.\u2014Que faire ! écris l\u2019officier quand elle ent fini.\u2014Agir! agir! dit Berthe impéricusement.\u2014Mais encore ?\u2014Etivoyes un courrier à M, de Montcalm.\u2014Un courrier] nous n'avons pas de chevaux et nous sommes à plus de quatre lieues du quartier général du camp de Beauport.Il fera grand jour avant qu'un homme à pied ne s'y rende! Tonnerre! \u2014Oht la fatalité sen mêle, murmura Berthe, En ce moment, on entendit le bruit cadencé du galop de plusieurs chevaux.Dans un clin- d'œil tout 1a poste fut sur pied, I'nrme an bras, \u2014Qui-vive ! crièrent les sentinelles, \u2014Ronde de nuit! la Roche-Beaucourt! répondit le premier des cavallers en arrétant sn monture à trente pas.\u2014Avances, Le cheval du second cavalier était encore à vingt pieds du bivoune, lorsqu'un grand cri de femme se fit entendre.\u2014Mon Dieu! Raonl! \u2014Berthe! ble l'emporte! sécris le dor- Qu'est-ce da suite au prochain numéro. 416 L'OPINION PUBLIQUE 24 Aour, 1871.ROBERT MITCHELL, POSEUR D\u2019AFFICHES, 202, RUE OTTAWA, ES ORDRES laissés dans aucun des Bureaux de Journaux seront promptement exécutés.2.841 LAURENCELLE & VARY.PABRICANTS DE CHAUSSURKA DR GOUT Pour Dames \u20ac Messieurs, CIIAUSSURES FAITES A ORDRE.Emportateurs de Chaussures Anglaises et Fran- quises de première qualité.Ont constamment en mains des chaussures à semelle do Liége, ote., ete.No.%3, RUE NOTRE-DAME.2-3lzs CORPORATION ne MONTREAL, NOUVEL HOTEL-DE-VILLE AUX CONSTRUCTEURS ET ENTREPRENEURS DES BOUMISSIONS cachetées.adre sonarigné, seront reçuez à PHôtel- \u2018de Vill LUND MIDI le DEUX OCTOBR® pro-h e différents ouvrages d'artisans, requis pour is construction d'un NOUVEL HOTEL-DE-VILLE après les plans ot devi.alle tos H Wh Perrault oA toh PLOMBIERS.\u2014Enseigne de la grosse Cafe- rouge, 44 Rue St, Laurent.T.St.George continuera à prendre des commandes pour possge de tuyaux à gaz et à l\u2019eau, \u2014 pour souvertures en ferblanc, tAle ot ardoise; pour ou- vreges à la campagne, aux églises, couvents, colléges et maisons res.Fournaises à air chaud Anon DE FERBLANTIERS ET re posées d\u2019après me le plus connu.On trouvers chez le soussigné réfri, sératonts FE 2-Un 06, RUE BT.LAURENT.J.D.NORMANLIN, RELTEUR, Brouroe Fr ET MAora0TURtEZ Ouvrages de luxe alu qu'ourrage les plus com- nier dee! 0, Publique trouveront io «de ion rsasion de ee relier leur journal a bon TR SMR om A.BELANGER MAGASIN DE MEUBLES 276, Rue Notre-Dame MonTREAL.we que l'on poner voir au Bureau de ce dormer, dans In salle de l'Inetitut des Artisans, Grande Rue Bt Janques, le et après le 18 Août courant On peut obtenir tous les renseignements relatifs à In dite construction.on s'adressant aux dits Archi- 5.On exigera dans chaque cas des cautions pour Pexécution régulière du contrat.po rae ne #'sstreint pas à accepter ln plus basse, ni aucune des soumissions présentées.ar ordre, CHS.GLACKEMEYER Bureau du Groftier do In at voilier de \u2018a Gite.Hotel de- Ville, Montréal.1h Ava 1871.7-30 \u201cNOUVELLES PUBLICATIONS.LE PROTESTANTISME JUGÉ ET CONDAMNÉ PARLES PROTESTANTS.Petit in-8 de 500 pages.par l'Abbé C.GuitLauxk, Curé de St.André-Avellin, Ouvrage revêtu de l\u2019approbation de 8.G.L\u2019EVEQUE D'OTTAWA.PRIX: - +
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.