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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 7 décembre 1871
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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L'Opinion publique, 1871-12-07, Collections de BAnQ.

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[" 4.rr Vor.I1.\u2014No.49.LE PAYS EU SUN REDACEEUR EN CHER, H y » benucoup de choses ridicules dans Ie mouse, mais rien de risible, d'ébouritEint comme l'article qui à paru, vendredi dernier, dans les colonnes du fuys, Il fiat 1ecoeillir cela, l'enchasser, Uempailler, l'embaumer inètue, pour le conserver à la postérité reconnaissante.Malheureusement crla ne se raconte pas, il faut lire ce que j'avais cerit et ce qui à paru dans le fuys.Etant à Québec, lors de la discussion sur le double maudat, j eus l'idée de tracer, en deux où trois coups de on, le portrait des orateurs du jour et de dire ma on de penser sur cette question.Ja forçai n:ême la e i eonsigne «lu journal pour répritmander vertement ceux qui avaient voté pour le double mandat après l'avour emnbatta devant le peuple; et j'eus un mot «de time pour tous ceux qui avaient parlé contre le hill de M.Marchand.C'était Ia première fois depuis quatre ans que Je me Wussi ouvertement en faveur du parti libéral.Fenui été hien puni, et chose extraordinaire, presgue providentielle! ce sont ceux pour qui j'avais compromis La neutralité de notre journal qui se sont chargés le me Liite expier cat écart d'un moment.Le Puys à pour rédacteur en chef un jeune homme dont l'intelligence ressemble À ces verres où tous les oljuts put aissent, la tête en hus, subissant les transfor mations les plus bizarres, un homme qui prend le pied «es gens au lieu de leur prendre ls main.Ce jeune homme, qui porte le nom trompeur de ren- venu, lit les correspondances parlementuives que jai pu.bites duns le dernier numéro de | Opinion Publique.Aussitôt il prend la plume et retourne à l'envers tout ce que j'avais dit depuis la première jusqu'à la dernière lettre; et les lecteurs da Peys apprenaient, vendredi, que j'avais tonné contre ceux qui avaient combattu le double man.\u2018Lit et encensé tous les orateurs ministériels ! Ainsi, lorsque je dis\u2014yn'il faut que M, Irvine suit intelligent pour noir fuit croire qu'il était sérieux en soutenant que le donhle mandat west pas contraire à lu cons:iintion-\u2014gque M.Méthot n°ua- \u201cail pas parlé comme il a fuit, s'il eût rétéchi M.Bienvenu trouve moyen de dire de lu manière ls plus ridieule du monde, dans des termes capables de faire rire un mart, que j'ai voulu excuser ces messieurs.[1 faut ajouter que J'avais écrit an paragraphe tout «p-eul pour blèmer MM, Mailhot, Méthot et de Beaujeu d'avoir donn* an vote contraire à le position qu'ils uvaient prise devant le peuple.* Mais, vi-t on me dire, c'est impossible, it n'y a personne assez loi pour ne pus comprembre ce que vous aviez dit.Dans tous les cs, it n'y à que les partisans du double mandat et les conservateurs en général qui nu.raient | 1 vous reprocher la teudance liberale de vos derniers écrits.\u201d Disons, en passant, que plusieurs conservateurs n'ont pus manqué de nous faire ce reproche; et cela du moins avait du bon sens.Pourtant M, Bienvenu à trouvé moyen de me dire avec ce lon cussant et cet air fendant qui le saractérisent, que Je n'avais vu les chores 36 les hunimes qu\u2019au point de vue \\< mes préjugés conservateurs.Kt ilu dit col Lins un ouvnal qui se dit l\u2019organe du parti libéral! Le Puys est si prospère eb le parti est si puissunt qu'ils peuvent bien se permettre de ne pas s'ifiquièler si, on partare leurs opinions où di on les réprouve, mix au moins ils pourraient s'exempter de nous faire dire noir quand on «it blane.Sins doute ils n'ont pas besoin qu'on \u2018lise comme eux, miis pour \u2018u que cela ne leur fasse pas le mal, pourquoi s'irriter?[ls l'avoueront, ils ne devraient pas rinsi abuser de leurs succès, de leur popularité.Qu'ils ne cherchent pas À se faire des amis, nous le comprenons, ils sont «léjà si nombreux! Mais pourquoi (repousser «les gens qui par hasard se trouveut à dire comme e \u2018x sans mauvaise intention\u201d?Nous ne vou-lrions pas être trop désagréables aux messieurs Perrault que nous estimons, mais enfin ils nous permettront de leur dite que leur parti a beau être fort, leur journila beau être indépendant, ils n\u2019en ont pas plus pour celule «doit d'avoir des rédacteurs qui ne savent pas lire ou qui ne comprennent pus ce qu'ils lisent.orsqu'un nuvire se trouve tout À coup à la merci du ment, il devient vite victime des flots.Un journ-! «te parti n'a pas le droit de commettre des bévues qui compromettent la cause, de désavouer comme il le fuisait, it n'y « prs lo -gtemps, un programme adopté pp ves chefs du parti et par lui-même ay-prouvé quelque {temps auparavant.+ comprends la nécessité de ln réor- i gantsation qui se fait en co moment dans tu parti libéral \u201cati de le rentre sérieux et efficace, ut d'empêcher des anonrilies quine peuvent manquer d'en éJoigner Leuu- coup hommes honnétes et de bon sens.Il vient un temps oft un parti doit save ir mourir ou se transformer \"sil ne vear pas seulement servir À maintenir ses adversaires au pouvoir.La grande question, parait-il, au l'es, est d'avoir des réslacteurs à bon marehs.li laut avouer que -i on niesure le prix sur le mérite, on ne doit pus payer cher M.Bienveru.Mais un journal dort ce-ser de paraître, il nous semble, plutôt que d'avoir des rédacteurs qui le rendent ridicule, et font plus de tort au parti, dont ce journal se prétend l'organe, que les ad.versaures les plus acharnés, Quant aux reproches que M.Bienvenu nous adresse sur Ly manière de faire ies portraits, nous ne prendrons Li peine d'en mentioner qu'un seul.Nous croyons nos lecteurs assez intelligents ec assez bien élevés pour préférer une critique d'licate À les coups de pioche ; et lorsque jui fait les portraits de plusieurs chefs libéraux, le Puys, lui-raéme, à trouvé que mu munière de critiquer lui convent asses, pour reproduire ces portraits avec les plus grads éloges.Ou dit qu'à cette époque il était dirigé par des homunes qui savaient ce qu'ils faisaient.N'en dépluse à M.Bienvenu, nous continuerons à dire l4 vécite des libéraux comme des conservateurs.d'uno nunière utile pote eux-mmèmea et paur la société snus les froissor cependant, Seulement, s'il le faut, nous aurons une édition spéciale pour les gens qui ne comprennent que les grosses bêtises, et nous en udresserons un numéro gratis à M.Bienvenu, Nous v'avons par l'habitude, on le sait, de parler aussi vistemment: mais puisque nous avions aifiire à un homme qui ne comprend pas ce qui est dit délicatemeut, il faut bien se mettre d sa portée.Nous rommes dans Ia position de celui qui avait fit une critique mordante, mais déli este d'un adversaire, celui-ci, ayant répondu qu'il ne comprenait pus, l\u2019autre se contents de répliquer: \u2018vous êtes un imbévile, comprenez vous?\u201d Il comprit.Noux espérons que nous ue serons pus obligés d'en «lire sutent à M.Bienvent, L.O, Davin, | premier mousse qui s'avise d'en prendre te commande.\"\u201d yABOXNEMENT, 3.Par Ncuxso, 7 Crxnins.| LE GRAND PAPE ET LE GRAND ROL PROPHÉTIES.Tel est le titre d'un livre qui vient de paraitre en France, à Toulouse, et qui fait sensation.Ce livre contient toutes lux prophéthies, traditions et légendes qui paraissent se rapporter à l'époque actuelle.Comme nous l'avons déjà dit, plusieurs dus choses prédites étant déjà arrivées, on peut sans superstition attacher une certaine importance à celles qui doivent arriver, | D'ailleurs, il est évident que le monde marche vers une grande i transformation qui ne s'accomplira que par des évènements ©x- traordinaires, Plusieurs des prophéties publiées dans le livre en question, avai-nt annoncé les évènements qui viennent d\u2019avoir lieu, les i malheurs de ia France et de la papauté, la chute des trônce, le triomphe de la révolution.Mais voyons ce qui va arriver et retenons bien ce qui est annoncé, afin qu'on sache une bonne fois à quof s\u2019en tenir sur ces prophéties, lo Une guerre civile cffrayaiute entre bonapartistes, légitimistes vt républicains; cette guerre civile devra arriver en 1872.20 Paris détruit, après des luttes où le sang coulera à flots.30 Le comte de Chambord proclamé roi.10 Guerre civile en Angleterre, en Italie et dans d'autres pays de l\u2019Europe.5o La guerre civile en Europe apaisée par le comte de Chambord règuant sous le nom de Henri V.so Le pape rétabli par Henri V.70 L'Alsace ut la Lorraine rendues à la France.80 Lus Français sous lu conduite du comte de Chambord parcourent l\u2019Europe vn vainqueurs, «t mème une partie de l'Avie.8o L'Irlande et la l\u2019ologne délivrées, l'Angleterre et l'Allv- magne converties, l'Istamisme détsuit.10 Grande batuille appuiée \u201c la bataille du boulcau\u201d où Henri V anéantira les armées de la Kussie et de Ia Prusse, ltest difficile de comprendre st quelques-uns des derniers Événements doivent avoir lieu à ln fin ou au commencement du règne de Henri V, ct nous avions déjà exprimé l'opinion que c'était à la fin, muis maintenant on dirait que ce duit être pen de temps après son avènement; vr c'est en 1872 qu'il monte sur le trône après avoir écrasé la révolution en France ot en Italie.110 Chose étonnante! lus traditions orientales et un grand nombre de prédictions bien connues en Pologne, en Irlaude et en Italie waccordent avee les prophèties de France pour annoncer l'avènement de grand roi qui duit changer la face du monde et aider le grand pontife qui règnera alors à étendr: le domaine de la religion catholique.Nous publicrons bientôt toutes ces prophéties ; elles valent la peine qu\u2019on les connaisse.Quelques personnes ont petdu confiance en ces prophéties parce qu'elles les n° ma\u2019 interprétées.Par exemple, la pros phétie de sœur Marianne annonçait que dans les événements malheureux dont la France serait victitae, l'ennemi n'entrerait pas duns lois; ut len Prussiens étant entrés dans Blois, l'auné der.nidre, on s'ent moqué de ls prophétie.Mais il ne faut pas oublier que cette prédiction était faite au sujet d'événements qui doivent arriver l'année prochaine, pendant vette terrible guerre civite, qu'on peut maintenant prévaie sans être prophète, D'ailleure, comme 11 est ditiicile d'interprôter ces prédictions dana tous leurs détails, un pout s'attacher sux faits princi, aux pour s'vrienter, | Les faits principaux sont ceux que nous venous de mentionner; attendons le résultat.Dans tous lex cas on peut sans cxtravagance croire dau moins 586 rois des choses prédites ; une autre gnerre civile «n France, l\u2019avé- nement du Comte de Chambord et le rétablissement du Pape.Quelques-uns se moquent de celi n disant : mnix vous n'y pensez pas ! le Comte de Chambord! il est plus loin que jamais du trône! Ce serait ume raison de plus de croire a x prophéties, puisque l'une d'elles fit qu\u2019il viendra, tor que la légitimité n'aura presque plus de partisans, Quoiqu'il en soit, il faut l'avouer, ri le Comte de Chambord n'arrive pas, tontes ces prophéties auront été lu pins grande myrtificatin qu'on puisse imaginer ct nous serons les premiers À en rire, ruais en attendant, rappelons-nous que de tout temps les grands événements ont ét> pr\u2018dits.Le danger, pour les esprits faibles, est dc tirer de ces prophéties des conclusions fanentes au libre arbitre et à l'activité de l\u2019homme, de croire que telle chose devant arriver, «n n'a pas besoin de chercher à contrôler les événements de ce monde.DES PAROLES BFLLES ET VRAIES.Dans une réunion des membres de la société Saint-Jean-Bap- tiste d'Outaouais, le président de 1a Société, ME.P, Dorion.à prononcé un discours dont nous trouvons l'analyse suivante dans le Courr er o' Qutaouais : \u201c Aprds avoir remcrcié Ia réunion de son empressement à boire à sa santé, il dit qu\u2019il était heureux, comme président de la Socièté Sa mt-Jean-Baptiste, de constater l'hurmonie ct l\u2019union qui existaient aujourd'hui entre toutes les classes de la société canadienne-française.« Nous eomimes venus à vous, &t-il ajouté, nou pas avec un drapeau lavéré, mais avec un drapeau intact «ue lequel nous avions inxerit au lieu de % Lix orde\u201d les mots \u201c Amour et Travail,\u201d et ce drapeau, vous l'avez accueilli comme vôtre.Arsez longtemps les Canasdiens-Français, au lieu de ge protéger mutuellement, se Font fuit une guerre acharnée ct ave: quel résultat?Demandez-le au recensement qui vient d'être fait et il vous répondra.Pendant que no délibérions gravement sur ls question de savoir lequ 1 de M.Papineau ou du Dr.Nelson avait été Je plus brave A Saiat- Denis, nos compatriotes émigraient aux Etats-Unis; p-ndant L'OPINIO rité de prendre pour un cou, d'un immense faux-col armex mon olibrius d'un gourdin; dites-lui de se coiffer énorme feutre, qui ressemble assez, de Join, à un paraplui uotaire,.et,.\u2026 fre / vous vollà en face du débiteur te plus madré, le plus compére, le moins paysun, que jamais créancier farouche ait on à redouter dans les cauchemars qui l'assaillent entre deux règles d'intérêt! J'ai toujours eu un regard de compassion, une pensée chari- able, une parole dlindulgence pour ces pauvres diables que la marâtre fortune persiste à regauder d'un mauvais œil.Je me souviens \u2014c'était pendant mon temps d'Université-= d'un étudiant dont ls vue sufisait pour me plonger dans une rêveuse mélancolie.C'était up jeune homme de Ia campagne, que la mort de son père avait réduit presque à l'indigence.Il était doué d'une figure très-belle et très-intelligente, Quoique assombric par un nuage permanent de fristesxe qui n'avait de charme que pour ceux qui voient au-delà der voiles, 11 était mis proprement, quoique ses habits répés, rapiécés, d\u2019un goût.d'une coupe.d'une mode, antiques dénotassent qu'ils lui venaient, par héritage, de quelqu'un de ses aieux \u2014ou, tout au moins, un usage constant et prolongé.11 était toujours senl\u2014ccla se conçoit : Allex donc, quand vous êtes élève de l'Univervité et que vous avez du drap de quatre pinstres aur les omoplates, vois commettre avec un garnement dont les vêtements sont À ln corde ! Fi donc! Aussi, l'orphelin aux bnbits antiques n'avait-il d'amis\u2014ou plutôt oni, il en avait nn- c'était le talus qui borde le rampart près de le grande batterie (nous sommes à Quebec!) IV ne se passait pas de soir que je ne le rencontrasse là, noyant sa morne rôverie dans les brumes crépusculaires qui montaient du St.Laurent, Cette singularité d'allures, cette tristesse morne et sombre, alliées à une figure douce et Lelle, m'intrignaient et m'entral- najent trop pour que je ne cherchasse pas à me rapprocher du jenne homme\u2014en dépit même de res babits antédiluviens.Je l\u2019abortai un jour.D'habitude, entre universitaires, les présentations ne sont ni longues, ni cérémonieuses.Les noms ne sont pas plutôt échangés, que l'amitié est déjà faite.pourvu, toutefois, que Ton ne porte pas, comme mon héros, ler vêtements de son bisaïeul ! .Lette fois, pourtant, il n\u2019en fut rien ; ct, malgré toutes mes N PUBLIQUE.que nous discutions à perte de vue st le chef de la nation serait bleu ou rouge, nos compatriotes émigraient aux Etats- Unis; pendant que plongés dans 1-5 hauts discussions de | théologie que nous ne cumprenions pas, nous nous occupions i immodérément de I'ultramontanisme ¢t du veuillotisme, nos compatriotes émigraieut aux Etats-Unis; pendant ue durant plus d'une année nous consultions les auteurs, entassions pière sur p'èce pour esvoir si l'honn te Gnibord serait enterré où non, nos compatriotes émigraient aux Etats-Unis.En un mot, il est de fait que le temps que nous avons passé à nous entre- dévorer, ei nous l'uvions consacré à arrêter l'émigration de nos compatriotes, aujourd\u2019hui nous aurions 3 où 400,000 Français | en Canada\u201d Après d\u2019autres considérations aur Ia nécessité de l'union des Canadiens et des Anglais, M.Doiion reprit son siége au milieu des applandissements.CAUSERIE, LES MILLE ET UNE PETITES MISERES D'UN DERITEUR.Je ne viens pas ici, ami lecteur, faire une charge à fond de train contre ces élus de ls aociété que l'on appelle eréancisre; ni vous peindre, avec les plus sombres couleurs de ma palette, les tristeznes, lex angoisses, les ennuis auxquels ront fatalement soumis les sept-huitièmes de ces malheureux que le hasard ou l'injustice du sort ont fait débiteurs; encore moins faire du ro.cialisme, du niv-lnge, À IA mauière des échevelés de Ja Commune.Non! Mes intentions sont toutes pacifiques.Je viens tout bonnement, avec une plume des plus dotuceretses, vous cAquinser à grands traits les ruses, finesses, subterfiges ct autres petits moyens ejusdem farine que se voient forcés d'employer les pauvres diablex qui logent leur homonyme dans leur bourse.Mais, avant de vous mettre mon homme, mon type, en scène, il faut que je l'affuble, que ju Iv pare, que je le co fume, enfin: Voici.Le débiteur\u2014mon débiteur-fype, entendons-nous bicn\u2014cons- titue nécessairement dans la société un être à part.C'est une physionomie distincte, ane individualité étrange, un person- sage mystérieux.preaque une anomalie, Son genre de vie, ses habitudes de roumission apparente, la etainte perpétuelle des créanciers dans Isquelle se coute ron existence.tn ont fait un sujet canteleux, coulant, mielleux, poliment bavard, ayant au moral toute l\u2019élasticité et la souplesse d'un saitimbanque ou d'un elon.Au physique, le débiteur-type à aussi sa physionomie partie culidre, « C'est ainsi qu'il se présente le plus ordinairement à vous sous une appar«nce rachitique, maigre, longue, osseuse, parchemi- minée.Il à l'échine gracieusement recourhée, les jambes grêtes, les piuds en dehors, Son regard est incertain, efaré, ra pide.Il asans conne le nex au vent; et, dans les rucs, vous le voyez toujours, sur les trottoirs les moina fréquentés, longer les façades avec toute la vélocité et le silence de l'ombre que projette sur la neige un nuage de fumée emporté par une forte brise.Une chose qui m'étonne, c'est que le débiteur de profession n'aie pas les orcilles plux fonguez «ne ne les à Je commun den mortels.Lui qui n, du lièvre, toutes len ruses, toutes les dé- flances, tous les sonbrenauts, toute In rapidité de locomotion, it ven distingue essenticllement par la petitesse des organce externes de l'oute, « ette particularité m'a toujours fort intrigué.\u2026.Encore un trait de plume=\u2014\u2014t voilà mon homme costumé, astiqué, ficelé, taut au physique qu'au moral.Jetez moi sur l'échine longue, maigre et recourbée, dont je vous parlais tantôt, une incommensurable redingote tran-\u2014ou qui a dû l'être.si l'on es juge par les endroits oir Is trame n'est i nu ;\u2014enveloppes mol Ia paire d'échamses, que j'ai dit être des jambes, de pantalons étruita et jadis noirs; que l'on m'en- toure cnsuite ce prolongement filiforme, que vous sures Ia cha l avances, toute l'aflabilité que jy pusse mettre, lombrageux étudiant, tout en restant poli, ne m'accorda qu'une médiocre confiance et renfrogna davantage ses secrets dans les plis de son cœur.Les dédains, les quolibets, li lèvre en un rictus amer qui y était stéréutypé et qui avait, pour longtemps, remplacé te souri 11 n'avait plus foi en l'amitié de collége, depuis que celle-ci lui faisait défaut dans sa pan- vreté.Peu à peu), ra défiante fierté F'était accommodée de cette solitude en plein monde ; «t c'é autant drapé dans son amer stoïcisme que dans Jes nobles haillons de son grand-père, que le pauvre étudiant supportait dignement la position qui lui était faite.Je n'obtins donc à peu près rien dans cette première entrevue.J'eus néanmoins le bon sens de ne paz me tenir pour batty, sachant bien qu'on n'apprivoise pas en une seule fois un farouche misantrope comme I'était le mien ; et je revins à la charge, tant et si bien, qu'au bout de huit jours, | paria de la société tiniversitaire et inoi nous étions insénarables.C'était une sombre et triste histoire que la nicnu n'avait pas toujours été pauvre, Elle avait connu les beaux et bruyants jours de fa prospérité, jours Aeureu vi des amis plein la maison vensicnt faire nner lex parois sonores de la salle 8 m nger, den éclats ret-ntissants et joyeux de lvurs rires gastronomiques! On devine le reste.1220 00550000 cena sa ne nc 000 veu ceer Les malheurs arrivent le père meurt; la paavecté, manteau sinistre de la Rnine, survient; on pr ue de banales consoln- tions à la veuve.puis tout est dit: L'onbli! Les parasites de l'amitié qui n'avaient pas d'expressions as- 6e pompreuses pour rendre lex gigantesques sentinr-nta d'aifec- tion qu'ils ressentaicnt pour la famille opulante, pour le palais, Le trouvaient plus un mot, une pensée, à jeteren pature & la famille déchue, à Is mastuce! Que voulez-vous?\u2014le monde «at ainsi fait: il n'y à pas à regimber, Le plus imbécile de toux les riches à des amis plus qu'il n'en veut; le plus intelligent de tous les pauvres wena pas an.ct, pourtant, ce san , cet étudiant en gnenilles dent on avait honte, ce taciturne mysantrope qui pusait ponr un imbécile, extaujourd'hui en train de devenir une de nos célébrités t Serait-il vrai, par haenrd, que l'intelligence dans ln cervelle n'est pas en raison directe de l'argent duns le gousact ?lement, avaient courbé sa Toutecette longue parenthèse, ami lecteur, est pour vons dire qu'il ne fait pas bon d'être pauvre ; pour vous dire de plus que l'amitié ne doit pas avoir deux balances: une pour la richesse, une pour la pauvreté : pour vous dire encore que, sl In pou.veeté est une incommodité, ce n'est pas un défaut, ct qu\u2019on pent Ia supporter noblement :\u2014exemple, mon héros, pour vous dire enfin qu'il ne faut pas juger un individu par ses habits, et qu'il re faut bien pereuader qu'il y à énormément plux de paucres d'esprit duns do riches vêtements, qu\u2019il n'y en à sous de modestes défroques| J'espère que lu lecteur me la pardonnera car elle était nécessaire cummne introduction i mon ru Kans cette parenthèse de salut, en effet, j'aurain été forcé de Tui infliger une interminable et_acrimonicuse dissertation zur l'inégalité de répartition den «hoses humaines,,., qui ne l\u2019au- mit, certes, pas amusé.Comme on le voit, charun en retire profit :\u2014lr lecteur s'évite d'énormes baillements, et moi, des regrets et un évart de plume.L'amour sans bornes, In profonde vénération, l'espèce de culte que je profense vis-à-vis de mon héros, m'ayant entraîné au-delà des bornes ordinaires d'une miiorte mixe-en-acène, je me vois forcé, à regret, ami lecteur, de remettre à la semaine prochaine Ja partie vive, anecdotique, de mon travail, Dich 13, Jo vain foniller lea archives de 1s pauvreté, sous 7 Drcambre, 1871.; et puis, | toutes ser formes, pour y exhumer les hanta faits, les adroites ut de son | combinaisons, les sublimes manœuvres de l'incomparable homie de | me-type que je vous laisxe debont, prêt à tont, comme le gre nadier de Potemkim, Bans adieu, donc ! De.Vixc.Ben, Dick.MEURTRE ET CONDAMNATION.Il y à vix mois, il se passait à Cacouna, dana unede nos campagnes les plus belles of lea plus palsibles, un de ces drames qu'on croirait impossibles dans ce pays, Marie McGaugh demeurait, depuis huit à dix mois, chex M.C, A.DeVillers, marchand de Caconnas ; celle avait en soin teur petite fille \u2014Fatiguée, parait-it, des soins constants qu'exigeait cette enfant, elle entre, le 25 mai d- rnier, dans le magasiu de son maître, profitant de ce que font le monde de la maison é'ait au jardin, prend une fiolo de poison À rats, et l'ayant cassée, y prend du poison qu'elle met dans de la bouillie destinée à l'enfant contiée à ma garde.Elle va ensuite jeter le reste de la fi-le de poison dans les latrines, espérant bien détruire par 1à toute trace de son crime.Vers six heures du soir, Ja tant de l'enfant Ini fait prendre une partie de la bonillie préparée par la servante Marie McGaugh ; ell- ne s'aperçoit d'abord de rien et ce n'est qu'en arrivant à Ia fin qu'elle trouve, au fond de In soucoupe, un corps juunâtre d'où s'échappent des tueurs blanches et une odeur désagréabl:, Aussitôt les parents sont rappelés du jardin, ct madame DeVillers, dont les sonpçons déjà 6veillés par la singulière odeur répandue dans la maison, et confirmés par la contenance singulière de la rervante, l'ac- eure d'avoir empoisonné son enfant.Marie McGnugh reponse l'accusation de toutes res forces, muis elle finit par tout avouer.On envoie chercher le médecin qui ne peut qu'administrer un contre-poison resté sans effet, et après une nuit de souffrances et de tortures, Ia petite sille de M.DeVillers meurt le lendemain matin vers sept heures, Après une longue enquête conduite des deux côtés avec talent et des discours remarquables faits par l'avocat de la Couronne et une charge juste et févère de la part cu juge, la jeune fille fut condamnée À être pendue, le 9 janvier prochain.On ne peut comprendre, dit le Courrier du Can \u2018a, auquel nous empruntons In plupart de cesdétails, comment cette jeune fille an visage agréable, à l\u2019air doux et caudide, ait pu commettre une pareille atrocité.Le juge siégeant était l'hon.N.Casauit, l'avocat de la Couronne, M.Routlier, «t l'avocat de 1a défense M.Chalault.On croit que la sentence ser commude, vi qne la jeune fille ne parait pas jouir complètement de nes facultés, LE DINER DES JEUNES.L'événement politique de la semaine est le diner des jeunes.Comme le dit \u2018Fabre dans l\u2019Æcénement, \u201cun banquet qui réunit à la même table MM, Chapleau, Laurier et Trudel, n'est point, u coup sûr, une démonstration politique proprement dite.« Deux choses nous semblent cependant re dégager nettement d'uac pars ille réunion : Ja protuière, c'est que ces hommes nouveaux, s'il ne leur cat pas pertais de rompre avec bes traditions du passé, ne doivent pas étre les héritiers de nes rancunes, et Que rien ne eaumit, à un moment donné, les rm- pêcher de s'unir dans Une cause commamne, à l'appel d'un garant intérêt public : ln seconde, c'est que lhoure est venne potrr tes hommes de ln nouvelle génération d'obtenir nne plus large place dans l'arène publique et une part de pouvoir propertiou- née à l'influence qu'ils ont acquise ot aux services qu'ils peuvent rendre.\u201d ftien de plux juste et de plus veal, aussi le soir du 29 Novem: bre, journalistes ot députéx de toutes les nuances of de toutes len convictions, n'étaient-ils donné rendez-vous à l'ilétel 1.Louis.Une mème p-nsée lus avait réunis autour dane me table, celle de s'entendre sur les moyens à adopter pose de Topper l'influence de In jeunesse canadicnne, et accentuer be ride qu'elle est appelée à jouer, dis aujoundhui, dans notre monde politique, M.Beanbien, député d'Hochrlaga présidait, «t M, \u2018Vruded, di puté de Champlain, s'acquittait à merveille des fonctions de vice-président.Autour de ses messieurs re prouprient MM Fabre, de I\" Evénement, DeCelles, du Journal de Qurbee, Méthot député de Nicolet, Malhiot, député des trois Rivières, Cars, rédacteur du Mercury, Barnuin, du Gazette, Lynch, député de Brome, LuCavalier, député de Jacques Cartier, Faue her le st Matrice, Beausoleil du Noucras Monde, de Beaitjen, députe de Soulanges, Dorina, député de Kichelieu, ron, dleputi de Bagot, Eis nhart, député de Laprairie, Ber lu Courreer tr St.Hyacinthe, Lavailée, député de Jolivtte, Bu du Jags Laurier, député de Drummond ct Arthalaska, Dansercan, de ln Minerve, Clapiean, député de errebonne, Gill, député de Yamaska.Certes, avec de pareils éléments, on de voit raltendre à jai lir plus d'un discours, t cette attente ne fut pas tromper M.Matlhot, répondit en termes très-beureux an fon porte à son Excellence le Lieut nant-Gouvernem, M.Trude «ut trouver des idées pleines de tacte et d'apropos, lori faltut faire honneur à la santé den députés de l\u2019Asscemblér Législative et M, Lyuch ot Eddy, partèrent avec tune graude déticatenee de pensée lorsque Jea convives curent acclamé lee paroles du priv aideut bavant à l'union des différentes nationalités qui forment In Confédération.Ce fut M, Chaplean qui répondit at le st de Is soirée, A la jeunesse caonadi m ¢,8 aun union, À sa force.à se avenir, M.Chaptoau parle bien, nous avons eu there l'écrire, ranis ce soir 13, 11 à envore micnx parté qu\u2019i l'ordinai rs Il esquisss largement l'histoire de la juumcase canadienne, montra ce qu'elle pouvait faire on s'unissant par le travail et per ls volonté, et n\u2019oublis pas de faire remarques qu'entre io hommes politiques actucls ct ceux qui devront lene succor, ! y a une immense lacune ; lex hommes , né ont débuté en 1H54 on resque fous P w Laurier succéda à M.Chaplean, clévoloppe l'idée que va était poraible à l\u2019enprit d'union, «4 que sans lui le progién patrie n'étaient que de vains mots.M.Faucher de St, Maurice, démontra que In Jeunesse avait 7 Decembre, 1871.franchi un pas immense ; aujourd'hui, un homme de lettres pout s'occuper de ua j ensée et de ses bouquins sans trop passer pour illuminé; on dirait que le pays west réveillé sous le regard sombre et sévère de Garneau, mort de travail et de privations.Aujourd'hui, le talent, lu sève, l'étude, ces trois bril- lents Aeurons de jeunesse, commencent à être comptés pour quelque chose, et c'était là un heureux signe des temps.M, Danserau répondit fort heureusement à In santé de In Presse; elle est aujourd'hui entre les mains de la jeunesse | Canadienne, et l'une de wes princi;yales forces Elle saura s'en vervirau besoin.licste sobre, purols acventuée, idée claire, | phrase chatiée, M.Dansercau parle bieu ct se fera une répu- i tation M.de Beaujeu, Eisenhart, Giendron, Fabre, LaVailée, Buies, Beausoleil, Barnum, ete, prirent successivement la parole, et à 2 Heures les convives se dispersalent heureux de n'être rencontrés et we promettant pour l'avenir, union et dévouement mu- tucls.Ce diver à fait du brait, La presse québecquoise en parle et Fabre termine un excellent article à ce sujet en disant : « Autrefuis, on avriveit aux affaires de bonne heure, et à peu près tous ceux qui ont joué un rôle marquant dans In politique | y sont entrén jeunes.On ne songeait pas alors à donner à ce mot jeune un seb injurieux, ni à y trouver \u201cnp motif d'ostra- © cisme, Ce préjugé qui 4 régné quinze ans sen va, et l\u2019homme public qui seurs hardiment l'écarter, en proclamer la fin, s'ene | tourer d'un état-major de jeunes hommes politiques, de taleuts | nouveaux, cst assuré de l'avenir et d'un long règne.\u201d | LA TEMPÊTE DE GRÈLE.| Voir No.47, page 568, ! Où donc est la plaine rante ! Et la funcuse et sa chanson 7 ! Est-ce la faucille tranchante Ou bien le vent de Ia tourmente Qui vient d'abattre la uvisson ?| Où donc est la plaine riante | Et Ia fancuse ct sa chanson ?I \u2014La pluine au mois d\u2019avût jaunissante Halauçait ses épis dorés Au soufile de la brise create Qui vole à In ffeur udoraute Son suc pour parfumer les prés, Au ciel aucun sombre nuage Pour cacher le solcit levant ; Lt le chantre aité du bocage Commençait sun joyeux ramage Perché sur quelqu'arbre géaut.Un jour pur ct brillant se love £t teint de pourpre les vallous.Etia brise à peine soulève En glissant le lung de la grève Leu ruseaux flexibles et longs.Pout promettait belle journée Pour les moissonneurs du baimneau, Et de Llonda épis couronnée La fancuse peine pe gnée Courait et sc mirait dans Peau.Ui done est lu plaine risnte Et la faneuse ct sa chanson ?Est-cu la faucille luisante Ou bicu le vent de la tourm-nte Qui vient d'abattre lu moisson ?Uù donc est la plaine riante Et Ia farcuse ct wu chanson IT Muis le père soudain arrive Et montre du duigt l'horizon.La faneus+ frôle ct c'aintive Revient en courant de la rive Et laisse mourir em chanson.! On laisse là lu faulx tranchante ; A l'étable on rentre les ba:ufs, Car la tempôte tmeusçante Soulève déj l\u2019eau dormante Où Mina plougeait sex yeux bleus.Tout le monde entre à la chaumière La peine et le regret au cœur.Mina murinure uno prière, Et la famille tout entière Se presse autour du wuissonneur._ I Uh donc cat lu plaine riante } Et la faneuse et s8 chanson ?! Est-ce lu faucille luinante i Ou bien le vent du Is tourmente Qui vient de coucher la muisson ?| Où don * vet Ia pluine riante | Et le fancuse ct ss chanson ?| 1 Déjà la tempête au loin gronde Puis envahit le irmament.Le ruisseau rejette sun unde, Et In fouille danse une ronde Au soufilo impétueux du vent, La grèle, ce fléau terrible, L'OPINION PUBLIQUE.687 Effroi de tous les moissonneurs Vient soudain, condensée, horrible, Broyer la tige si flexible Des épis dorés et des fleurs.Plus de moisson daux la vallée! llus de chants joyeux au jumeau ! L'aisance hélas! s'en est allée! La bergère toute mouillée Cherche en vain son joyeux troupeau.Où donc cet la pluine riante Et Is fancuse et sa chanson ?E-t-ce la faucille Inisante | Ou bien le vent de la tourmente Qui vient de coucher la moisson ?Où donc cst la plaine riante Et Is faneuso et sa chanson ?vi Mais peudant que l'uiseau secoue Son aile, au retour du soleil, Une larme brû'e la joue Du moissonneur qui dans la boue En vain cherche son blé vermeil.Regardex là-bas: ce bon père \u2018Vient sur ses genoux son enfant.Voyes comune pleure la mère Qui croit dans sa douleur amère Voir sou jeune fils expirant.Et près de là sous un grand chène Tous ces paysans éperdus Qui viennent transis de la plaine Comptaut leurs sucurs «t leur peiue, Travaux cu une heure perdus! Toute là nombreuse famille N'est mise à l'ombre de la croix! Une mère, montre à sa fille, Brune enfunt espiègle et gentille, L'énorue crucitix de bois, Puis l'élevant, rubuste mère, Au bout de deux grands bras nerveux, L'enfaut murmure une prière Et baise en tromblant Je vieux tierre Qui cherche à monter vers les cieux.Pauvre mère! dans son ivresse D'avoir cucor sa blonde entant Elle sourit à sa caresse, Oubliant que Dieu ne lui laisse Que trésor cher mais pesant, Oi done est lu plaine riaute Et la fancuse et ss chanson ?Est-ce la faucille luisante Ou bien le vent de la tourmente Qui vient d\u2019abattre la moisson ?Où done ost lu pluine riante Et la faneuse ct sa chaos n ?v Les gars ont parcouru la plaine Ne recucillant que des débris ; Et les oiseaux, troupe sereine Que nourit la main souveraine, Volent ce qui reste d'épis.Ua viennent porter Is nouvelle Qu'il ne reste plus rien aux chaps; Que tout sous les coups de la grêle Est tombé, lige forte où trêle Tendres fleurs, ou ramenux pesants.Alors, pendant cette panique Un homme qui s'était tenu Droit comme une statue antique Au milien du groupe rustique Qui regardai.cet inconnu, Cet homte fort montrant d'un geste Les épis dérobés aux vents : « Voilà, dit-il, ce qu\u2019il vous reste De la moisson, manne céleste Que Dicu vous jette tous les aus, « Voilà ce qu'il conte, une gerbe De cent épis déjà fanés ; Regurdes lew ofscaux dans l'herbe ; Demain dans ls plaine superbe Pas vingt épis qu'ils n'aient ÿlanée.« C'en est fait ; dans cette vallée Vous ne comptes plus de moissons ; Votre vapérance vat envolés Et cependant, femme éptorée, Vous retrouverez vos chansons, « L'hiver, je le sais, est bien rude Quant au froid «ajoute la faim.Bombre parait ln solitude A songer plein d'inquiétude Le qu'apporte le lendemain, * Mais l'ange de Dieu qui console Et protège le malheureux, Sait bien trouver une parole Et faire glisser une obole Des mains d\u2019un homme généreux.« Puis l'an prochain vette vallée De blé remplira le grenier ; Et |s faneuse consolée Avec l'aurore réveillée De fleurs comblura son panier.\u201d Alors cette famille austère Levant les mains vers le Seigneur, Fait monter à Dieu la prière, Baume qui cunaolu sur terre Le grand comme le moissonneur.Et dans cette douleur profonde Jouait un enfant de trois ans ! Bien heureux la tôte blonde Qui s'amuse aiusi près de l'onde À côté de chagrius cuisants! Uù donc eat ia plaine riante Et la faneuse et sa chanson?Est-vo la faucille luisante Uu bien le vi nt de is tourincu'e Qui vieut d\u2019abattre la moisson ?Où donc est la plaine riante Et la faneuse et sa changn ?M, JS.A.Por son.Arthabuskaville, 25 novembre 1871.REV UE ETRANGERE.FRANCE, Un annonce comme positive In nouvelle de Is démission du M.Jules Favre, comme membre de l\u2019Assemblée nationale ; sa retraite devrait dater depuis plusieurs mois.Les résultats auxquels abuutit, en province surtout, le gouvernement, dont il était eu réalité le chef civil, commandaicnt aux suteurs du 4 septembre un effacement absolu.Le procés que l'aucien mi- uistre des afluires étrangères eut à soutenir, il y à quelques semaines, et qui l\u2019obligea à réveler la triste situation où il se trouve su puint de vue de la famille, à mis un terme à la vie politique de M.J.Favre.Nous regretterions de le voir à In tribune.La confession qu'il a faite publiquement lui enlèverait à l'avance tonte in'luence sur ves collègues.ll le sent, et le bruit de sa démission est certainement fondé.* Lau question du Luxembourg reparait à l'horizon politique au mutnent méme où l'Allcimagne, per l'orgune d'un journal, tient à l'égard de la france un langage insultant.M.de Bismark croit le moment arrivé pour demuuder l'annexion dé- fiuitive du Luxembourg à l'Empire, On se ruppetle que cette question fut sur le puint d'allumer la guvree cn 1869.Le nouvel ambassadeur de Prusse à Puris à donc été invité pur son gouvernement à aboeder Lu question avec M.Thiers et le gouvernement de Versailles.Pour prix à complaisance française, l'Allemagne laisse entrevoir nue évacuation de oix départ ments de l'est encore occupés.Un ignore quelle com- peusation vitrira à l'Angleterre te cabinet de Berlin pour dé- citer le traité de Londres.Quoi qu'il en soit, M.Thiers s\u2019est montré, dit-vn, vivement affecté des prétentions prussicnnes, et Îl a ressenti la nouvelle injure faite à notre diplomatic.Un va plus loin ; vu disait sou irritation telle, que le président de la république aurait parlé d'un euaus belli \u2018l'out le monde sourira évidemment devant l'expression d'uve pareille prétention, alors que nus armées commencent à puine à sc former.11 n'en «st pas moins vrai que M.\u2018l'hiers, à défaut de la force maté ricHle, en ploiera les meilleurs arguments que lui suggèrers ze patriotisme pour protester contre une usurpation de la force.On disait que MM, Thiers devait mentionuer dans son message à l'ouverture de lu cession de Pusscmblée nationale un e, &yunt pour but l\u2019é établissement définitif d\u2019une France.Il n'y.à rien de tel dans sun message.Les dernières paroles de llossel dites à un ami républicain mont celles-ci : \u201cSi vous d'évrasez bientôt l'armée, elle vous écrasers.Elle a de tout temps été préturieune, ct elle a toujours formé un parti distinet, tandis qu'elle devrait être nationale.Le danger est imminent, Républicains qui avez abandonné Pinsurrection\u2014 vous Wainer pas les bouwines du 18 mars, Je ne les aimais pas non plus, mais c'était une nécessité de me joiudre à eux pour les réprimer.\u201d L'exécution de Rossel à produit œu mauvais cÂvt sur les masses ; on à mêtov craint un soulévement / Paris, Une dépêche du 30 disait : Le gouvernement de Thiers est duns le malaise et il exerce la plus grande vigilance.!1 y à dans l'aris un grand déploiement de force et mur tous les points il y à des patrouilles fu nuit, tandis que la police est stationnée à chaque encoignure des rues, L'esprit public est très-incertain et l'impression générale est que l'état actuel des aBliires ne peut durer.Cremieux, un des quatre chefs communeux condamnés à mort par Ia Corre Martiale de Marscilles, à été uxécuté le 30.!1 fut conduit de bonne heure ce matin eu dehors des murs et fusillé, 1] ext mort bravement, refumant de se laisser bander les yeux et en criant \u201c vive la république.\u201d MORT DR HOSSEL.Rossel, Ferré et Bourueois, trois ces principaux communeux en subi lx peine de mort, Les efforts les plus puissants ont été fnits pour sauver Rossel, dont le génie aurait pu tant faire pour la gloire de Is France, Son procès à démontré qu'il avait déserté son poste dans l'armée, dans l'espoir que les commu.neux délivremient ls France des l'russicns; il ne voulait pas ne soUinettre aux rigueurs qui frappaient sa patric Tout a été inutile, le code militaire u's pas voulu plier.Voici les détails de l'exécution, Les prisonniers Rossel, Ferré ot Bourgeois ont été conduits de leurs cellules an camp de Satory.lie tè, Une forte escort les & menés aur le licu de l'exécution, cr dehors du c«emp.Lus troupes ont formé un carré, à l'une des extrémités duquel les prisonniers ont êté placés.\u2018l'ous trois ont montré lu plus grand 586 courage.Lorsque les soldats se sont approchés pour leur bander les yeux, Ferré a refusé, disant qu\u2019il voulait voir les exécut-urs en face.À 7 heures, tous les préparatifs étant com- Plétés, le peloton d'exécution west avancé, fusils en mains, et a fait feu au commandement.Rossel est tombé raide mort à la première décharge.Ses camarades ont été moins heureux et il à fallu leur donner le coup de grâce pour mettre un terme & leur agonie.Les corps ont êté placés dans des cercucils ct emportés immédiatement.Trois mille hommes de troupes de ligne assistaient à l'exécution.L'exécution à produit une sensation profonds dans toute la ville, La mort du jeune Rossel est un objet de regrets, mûme pour ceux qui sentent qu'elle était demandée par la justice et par les meilleurs intéréis du pays.ITALIE, Les Italiens à Rome.Le roi d'Italie a ouvert la se-sion du parlement national, en @tte ville, par ua discours du trône.A son entrée dans la salle, il à été accucilli per les manifestations les plus enthousiastes, Les citoyens et les visiteurs étrangers étaient littéralement foulés, empilés dans les galeries.Tout le monde s'est levé et à salué à la vue de Victor-Emmannel, qui paraissait très-ému cn montant eur le trône, Il a commencé son discours cn disant que \u201cls grande œuvre à l'accomplissement de laquelle il a dévoué ea vie, cat heureusement complétée.\u201d Cette déclaration a été saluée par des applaudissements assou disrante.Le roin ajouté qu'il est nécessaire \u201cde garder ui attitude de conciliation envers le Vatican.\u201d Cette phrase a été accueillie très-froidement.Après une pause de quelques minutes, le rui à repris son discours.Il à rappelé les événements au milieu desquels s\u2019est accomplie l'occupation de cette ville, dit que PItalie, rendue à elle-même, à recon sa place dans Je monde, et que, dans xs conviction, Rome demeurera le stége du Pontificat.Les relations entre l'Italie et les autres nations sont amicales, et la paix sura probablement maintenue ; mais un compt« sévère serait demandé au parlement sil négligeait d'opérer une réorganisation complète des forces de terre ct de mer du royatime.De lungs applandissements ont suivi cc discours, et le retour du roi au Quirinal & été une véritalle ovation.Appeléa grands cris par le peuple après son entrée daus le palais, il s'est montré par deux fuis au balcon et à été salué par d'immenses acclamations, ln globe lumineux vu à widi dans la direction de la planète Vénua est regardé par les gens superstitieux comme un augure des brillantes destinées réservées à l'Italie, Cela pourrait bicn signitier le contraire, Le Pape à reçu none adresse de condoléance sur la situation actuelle du pontificat.Il a répondu aux membres de la députation en exprimant sa conflance dans le trioimphe final de l'Eglise et en protestant contre toute idée de compromis avec les gouvernements de l'Italie, .PRUSSK.Bismarck vst malade.Le gouvernement à déclaré que le pays devait tenir prête sun armée pour l'avenir, parce que la France voulait avoir revanche et qu'elle la rechercherait aussitôt l'indemnité pay Les autorités allemandes se plaignent que tous les jours des soldats de l'armaée d'occupation sont tués par des français.BELGIQUE.Malaise, inquiétude, émeute suivie de la châte du ministère.Le comte du \u2018lheux a été, dit-on, chargé de former un nouvesu gouvernement ; c'est un des chefs du parti catholique.ANGLETERRE.Le prince de Galles a été sérieusement malady du typhus ; on à CraiLt pour ses jours.LE MEURTRE DE MERIDEN.Meriden, Conn., nov.25.\u2014Un des meurires les plus horril les qui ait jamais eu lieu dsns cet Etat, à été commis hier (rene dredi) après midi, en cette ville, par M.Charles Vetts, qui, depuis un certain temps, était engagé daus le commerce de lait, et qui avait toujours joui d'un bon caractère, à cauxe de ses principes d'ordre et de moralité.Vers trois heures, M.Vetts, le père du déf.nt, et su fille mariée, qui étaient partis le matin, celle-ci pour rendre visite & quelques amir, et celui 1% pour vendre du lait comme d'habitude, s'en rovenairnt à la muison.M, Cherlvs Vetis, ne se sentant pas bien, s'était décidé à rester à la maison avec sn mère, tandis que son père se met:ait en route.Au retour de M.Vetta, pére, ct de se fille, celle-ci entra la première dans la maison, et fut témoin d'une scène horrible dans Ia chambre à coucher: lu corps de Chartes Vetts gieait aux pieds de &a mère.La gorge laissait voir une blessure de deux pouces dv longueur et de laquelle le sang coulaiten abondance et couvrait complétement le plancher.La dre respi- mit encore, avait deux légères blessures à la gorge, et cur ron \u201c.corps était placé un lit semblable à ceux dont se servent les Allemands, : Le Dr.Newport fut immédiatement appelé, mais avant son arrivée, madame Vetts : vait rendu le dernier soupir, «t tous deux, le victime ¢ le meurtrier, étalent entrés dans l'éternité.- Charles V:tts devait se mvric: le jeudi de ln nemaiue aui- vante, et avait choisi nne Irlandai \u20ac pour compagne.B4 mère s'oppossit besucoup à cutte Union, ct l'on pense que cette opposition avait eu l'effet de le rendre partiellement fou, vn que depuis quelques jours, il avait prouvé, de différentes manières, w\u2019il ne jouissait pas de «on bon scus.Une fo 8 il se leva la nuit, et marcha dans la maison, et parfois divaguait dats nes expressions ct lank ss conversation, L'instrument avec lequel il a accompli le terrible méfait, est un couteau de boucher d'envieun six pouces de long et peu tranchant, ct font la famille se servait pour couper le pain, Ju fromage, etc.Les docteurs Gaylurd et Newport déclarèrent me M.Veits avait dû mourir instantanément, et que si l'on avait pu avoir immédiatement un médecin, madame Velis aurait pu être siuvée, M, Vetts était un jeune hommr de 21 ans.1] avait mis de côté, dans une valise, $115 ¢n vue de son mariage.Madame Vetts était âgée de 51 ans, Le public de l'endroit témoisme beaucoup de sympathie aux parents de (ant leur profonde affiction.L'O | PINION PUBLIQUE.EMVOLISONXEMENT \u2014On dit, qu'une femme est morte empoison- ; née son mari, au commencement de la semaine dernière, à \u2018 Pendioit appelé aux Montagnes, dans le comté de Dorchester, | Le wari a, dit-on pris la fuite, ct le sergent de police Chabot, | de Lévis, \u20ac t parti pour lui donner la chasse, Voici les renseignements que dunne l\u2019Æeho de Lévis, sur cette affaire : It y a quelques jours, un individu du nom de Villebon Bie- sonnette, résidant & Buckland, fut rencontré par un de ses amis à qui it dit qu'il se rendait à St, Gervais, chez le Dr, Lebel, | mais il ne fut pas du tout question de son épouse.Il demanda deg\u2019arsenic pour empoisonner des\u2019renards, qui, dixait-il, faisaient des ravages dans sa Lasse-cour, Quelques joursapres, sa femme mourut, et des personnes chargées de l\u2019unsevelir remarquèren sur son corps des taches bleuvs et en assex grand nombre, Les | enfants A qui Pon fit remarquer cette circonstance l\u2019expliqu - rent en disant que leur mère avait été battue par leur père avec une chaise, On n\u2019insits pas d'avantage, et tout (at préparé pour i l'enterrement de l'épouse Sissonnette, | Mais lundi dernier, au moment où le curé de Buckland se préparait à mettre le corps en terre, il reçut un ordre lui enjoi- @nant de ne pas enterrer le défunte avant qu'une enquête ent ; été tenue sur son corps.Sur ses entrefaites, Bisonnette dispa- | rut, ct un mandat d'arrestation fut émané contre lui.Nour n'avons pas encore eu de nouvelles du résultat de l'enguête qui ! à dû sc tenir hier, mais une dépêche nous apprend qu\u2019hier soir Bisonnette n\u2019avait pas encore été arrété, La police est à sa poursuite.Uette affaire parait jeter un peu de lumière sur certains faits qui s'étaient passés il y a quelques anuées ct que l'on n'avait jamais songé à éclaircir, Mme Bissonnette alors toute jeune femme, était mariée à un \u2018 nommé Germain Brousscau beaucoup plus vieux qu'elle.Brousscau mourut dans dus circonstances qu'on nv put jamais ' bien expliquer; on prétendit qu'il w'était tué en faisant une châte sur In glace, mais des soupçons planérent longtemps sur la tête de Bissonuette, qui était alors domestique chva Brous- seau et qui passait pour aimer passablement la je femme, Le fait cat qu\u2019il l\u2019épouss quelque temps apres 1a mort de Brous- seau.Les faits qui viennent de se passer teudraient À justifier lee soupçons qu'en entretensit alors, et à faire croire que Bis sonnette cat coupable d'un double crime, Les investigations de la justice conduiront, nous l\u2019espérons, À la découverte et à la conviction du coupable.Nous communiquerons à nos lecteurs tous les nuuveaux détails que nous pourrons recucillir sur cette affaire.Un meurtre à été commis, jeudi dernier, à East Givillim- bury, prés de Quecnsville, Ontari Un cultivateur, du nom de Jasnes Johnson, partit de sa demeure, jeudi matin, daus une voiture en compagnie d'un j.une homme du nom de John Ta- viss.Quelques instants après des enfants allant à l'école are rétaient le cheval qui avait le mors aux dents.[ls trouvèrent M.Jubnsou étendu mort dans la voiture, Il avait été tué par sun compagnon John Taviss qui, après avoir fait le cong, avait pris la fhite dans les bois.Les citoyens de Is localité lui ont donué la chasse et l'ont arreté et remis entre bus mains de la justice.\u2018Taviss cn voulait, dit-on, à Johnson parce que celui- ci avait mal parlé de lui aux parents d'une jeune Alle à laquelle il faisait lu cour, On écrit de Dublin: \u201cUne émeutes d'une nature exiraordi- naire a eu licu à Emily, dans le comté de Tipperury.Une mis uagerie conduite par un nominé Whillingtor était arrivée dame Je jays, Une foule de spectateurs entourait les cages et samt.sait à irriter los animaux.Une petite fille de 4 aux passe son bras dans la cage du tigre et du juguar; un des juguars se j-tte sur elle et arrache le membre, Une 1e de confusion et d'é- ponvante à livu, Whillington ferme s& ménagerie.« Vers minuit, cinquante à soixante individus arrivent, en.fouvent la porte, tirent des coups de funil dans les cages ot tuent lo jaguar, q emmènent et disséquent pour fui arracher des entrailles In chair de l'enfant qu'il à dévoré, + Pendant ce tempx, une grèle de pierres tombe aur Is ménagerie, où Whillingtou se tient caché et immobile, et ce n'est qu'au bout de quatre heures qu\u2019il est enfin délivré per ls police accourue d'un poste situé à trois milles de là Un duel a eu lieu, le 11 novembre dernier entre un ex-souse officier, nommé Ferdinand Richer, et un commandant de l'armée allemande, Hermann de Brunswick.Le 16 novembre, M, Richer se trouvait au café des Princes, sur le boulevard, en compagnie de deux soux-officiers du 18 de ligne.En face d'eux, se trouvaicnt des mossicurs qui we Maicnt prendre plaisir à déviatérer contre notre armée M, Richer, qui les soupçunnait d'être des officiers prussiens de- guisés sous Phabit civil, releve vivement leur langage: une courte discussion w\u2019engugea et rendez-vous fut pris pour le sur- lendemaia dans ls plaine d'Aul-erviltivrs, près du pont de Landit.Le combat eut lieu à Pépéc ; M, Richer fut bi sé deux fois au bras et au sein, mais il finit pac l'emporter ct traversa de part en part Je commandant prussien, qui expirs au bout de quelques minutes, Une allemande, nommée Bertha Hoinw iy, demeurant & Bliss.ville, N.-Y, & mis su monde, ces jours derniers, son neuvi enfant Mme Hoinwig, est paayre, mais bonnéte, Trop pauvre pour accepter surcroît de charges que le nouveau veau aurait imposé à la famille, trop honnête pour l'étrangler de cs propres tanins, elle s'est arrêtée au parti de laisser agir la nature, of le Vébé monrir du faim.L'enfant a done été posé dans un berceau et min dans un cuin de 1a chambre, avee recommandation an reste de la famille de ne s'en oceuper pas plus que xi n'exise tait pas.Peadant 3 jours, le petit étre n'a cessé de pousser des cris plaintifs, ct à lu fin du troisiéme jour il est mort.Voici comment se fait la pêche au crocostile sur le Nil, On attache & une forte ligne, une vie qui & Un Lros hameçon, sous chaqute aile, Le crocodile voit cette prois, vint à la surface ct ls naisit, pris relance en suivant le fil du courant, cn.trainant avec lui la ligne et Ten pécheurs qui Ja retiennent dans le Imteau, Torsque les pécheurs voient que le monstre ent assux affaibli par cette course, Îls tirent la Higne à eux jusqu'àceque la téte du crocodile sorte de l\u2019eau, ct ils lui envoient élois une balle dans l'œil.Durant l'année 1870, 183 personnes ont été dévorées pur les tigres dans la provinee de Madras, Hindoustan, 21 par Jos theres, 7 par les ours, 3 par les alligators, 10 tuées par Jes bisons, 5 par les sanglicrs, et 4 par les éléphants, tandis que plusieurs centæînes sont mortes de morsures de wcrpents venimeux.FAITS DIVERS.| | + d'asne 7 DECEMBRE, 1871.Louis Kossuth vit trds retiré à Turin, Italic.i) se tient complètement au fait des nouvelles du jour, n\u2019a sucune confiance dans ln Société Internationale, mais In rugarie comme stant un indice que l'Europe tend vers une forme cépuhliraine de gouvernement ; il pense que los troubles de l'Autrich pour résultat la chute de la maison du Hapsbourg ; craint que la Hongrie s'oppose à l'unité allemande, laissers échuprer l'occasion de devenir un état indépendant, et scra soumise i un sort semblable à celui de la Pologne, La santé de la reine Victoria est améliorée à un tel point que le rhumatisme dans le genou et ls maiu qui lu (aixait si douloureusement souffrir quand olle marchait où écrivait, est dis paru.Elle retourners au château de Windsor à temps pour Jes fetes de Noël.Le Morning Post autrefois l'organe spécial de Lord Palmers.tou, \u20ac re aujourd'hui un journal politique d'une certaine autori clare « qu'ib t'a jamais été question de régence,\u201d ui er l'héritier présomptif de la couronne à $4 Muj-nté pour exercer la prérogative royale.\u201d Luly Burdett Coutts, va élever un monument à lu mémoire de Greyfriars Bobby, le chien d\u2019Edinbourg qui pendant dix aux a couché sur Ia tombe de son maitre.Le monument consistera en une fontaine en bronze of les chiens pourront aller se désaltérer.Une figure de Greyfriars Bobly, surmontera la fontaine.C\\LEMBOURGS.Quel est le mot de la langue françuise l'est centaine, Quels sont les paons les plus lourds ?prend le plusdN > Ce sont les pans de « muraille, Ponrquoi le général MauMahon n'est-il pas cntérré cu terre sainte ?Parc: qu'il n'est pas mort.Quelle chose trouve-t-on légère, lors méme qu'elle pige beuu- coup?Cest une bourse pleine d'or.Quel est le saint qui fait le mieux an X ?Fix Quels sont les gens qui n'ont pas un © muet (on nez mue » Ce sunt cenx qui éternuent toujours.Quels sont les animanx les plus fidèles?Ce sont lex oiseaux, parce que lorsqu'ils ont fait choix d'une pagne, ls ne sens volent jumnais sens elle (sans a ls), Quelle est ln plante sur Inquelle on marche toujours à le cntupague ?Lu plante dex pieds, Quel « didéreuve y a-t-il entre ane rous et un a ot?Cag qu'il fout guaisser la roue pour qu'elle ne fasse ques de brait et qu'il faut gouisser lu main de l'avocat pour qu'il cu fasse, Quel est le gence du gaieté que vous goûtez le mieux?Celui qui est assaisonne de sel, Dans qu'elle ville dA Heanigne taite-teon lex bonnes commu de.carottes?Dans la ville de Ratisbonne, Avez-vous souvent vu dus muisons de prêt?Non, car jo ne Jer ai jamais vues que de loin, Pourquoi les femmes autrefois ctaicnt-eiles douces coume des moutons?Parce qu'etles portaient des manches à gisot.Quelest e poète latin dont les fenatmies ont toujours be on * pour leurs travaux d'aiguile?C'est Plante (pelote), C'est saint cs MAKUCIES LUE LA SEMAINE DERNIERE.MONTREAL que * .VARIN K.rnd.ad #4 sd.Farine de 154 à 169 lb a ge 6 Farine d'a 116 àiz0 1.0416 } Farine «de bl Tu ou 56 vou sarrazin.- 169 A JON 014 gr VU AILLIR, ! Dindes (vieux) au conple ZAC 12 6A 0e i « (jeune-) su couple Twas 3 ba sn Vi Pal a9 ta 60 o 00a aa so ee 0541 [IF ST Puules 1d couple osu Done Pouteta au couplo - - 0X av = Ua 2 Vigeous duivestiques au couple - GIB AN: ina: Peririx su couple.0040 Zerg po Tourtes & Is dousai owa0 On à bre YTANDKE, Brouf à la livre.BAGO 0 Si 5 la hi yr tr vuten Tai ot) 5 Agnoan à la livre.WAM (perv à Vonu à la livre.11 Lard (reais par 100 livres Beuf, bre qualité.guer 100 lus B.ouf.me qualité de 8aindoux par livre.Oh un PIC Beurre fra Fromage i Ja livre Soe w 1 nd 0 82 646 bry us, : Pat tes par poche.00 45 à O0 20) 0d) in suvre d'erable à \u2018a livre.Co Yat Post VU = \"table au gallon.CRO RE) ese M .Co - (6) 15 800 17 i tte YEE C1 er Le OAM Tom iro wn tr ur + .Îre qualité \u201c _ ine qualité .ur Pulle iro qualité .0.Paille, Zine qualité du EE CTRES \u2018 Bl.aarrain, par mivot.Cru ot 0 Norge.\" DO tiraino de Lin pur 4 tha, : traine de Mit we atria of AXTHAUX, | an 25 00 à 75 00 11 00 à tom var Ak AA # dau ee Veaux.tre queal Us 0e à 14 0: tr°6 = Veaux.me qu Co 12 me dd ' Veaux, me gual Lo {bE 60001, n » M nn, Ire qualité.4 100à im nih, MS Mouton«, Zme quali 4A 6M ; Aunenux.Ire qualité, su ù 406! 6 2me qualité 200A SM Bldg QUOD ATI hui izm i ; \u201c1 000 à 0000 #50 6000 *Le prix du marché de Québee nous est donné par M.Hi.C.Bossé, marchand à commission, Québes, d N.B.\u2014Hi 5 n ane grande quantité de\u2018pormes gelées qui se vendont de $1.00 0 $2.0 le quart, T Dscuusre, 1871.L'OP INION PUBLIQUE.58 9 } # Ny Lx \u20ac t= kL R i K x À X |G ar\u2019 14 \\ Q Ÿ | ARH | A i Y A fe 7s Yad ; | ra Ea 4 «+ < LAY > je © A { IR A (ol > ira FAS = 2 \\ \\ Pd W Ky ol V A) CA LDS TY] + + Wf J 0) D \u2014 A 4 x fi Ls ) J wy Ae TEN Pa.3 of 19) 04 # a 7 CS 14 > © a 6 ttf IN 5 4 SN, = N \\ = | ; ig | i) RY N A Nasa A AN SE 2 - 2% = N \\ Eu È « oD NN = 7 XZ = x N \\ SO 3 E i = SUN Gi 2 NE N Na R i = SN NS Rl Se an = oY = Se a > Y) Av DH oN 4 es = bx A) \\y = Y wh Y WN le \\ Hi ï 2 \\ PL ah UF ee J iy.nN aS wT) 1 il NN 7/0 li AN ARTE 55 CEA 0 y 5 a NW F5 PL RS Letts Le # IL AER id wi TRY 2775 LU APL 2% 7 VE 777 DIU 7 A Ry ) NR 227 LUS IAAL Ti 7% = Ve 22 STAPF US 727 7 S pi Sn © A nS NR -LEN ERTS pe \u2014 san te.LE GRAND DUC ALEXIS.ah LAR AN $ wT WERT) ts ¢ : UT 7 Dicmamas, 1871 i QRINIPN PUBLIQUE -rr Haat az ne =: er ee = at Frere, i ie a mat mat nus 12 pi Ag) i.an, fo, ra ae STE oil 1 Val tee cle JE ' Lg, fe t Wy , x | Ih Mi gd | Tr Ts LL iy fit 4 À pet ite A ) ji Lu T T nr qe li | (hl Pris NME, vit HM ih i! LA A il | mo Ide === hi | f t \u201cy = 3% hi i Ls, Nike | 1! ty === == pen | TI fy « SE \u201c=== oli 1 al) i = if i ly fla u i | fli) al i de, ; hi [76054 ih | in |.a, | on | | pu id rab he | dl + us Fo Hs hin = wl tf / a 4 4 A 5 LE ; S Ÿ 2 , 3 24 SN ge > rar Je al \u20ac Bh A ; À NN § ï De i y $ à J : He ze te ie ë » SRE.ei 3 ot LY + Je i sé ik = > = he 4 A : ny © 4 a if > ; 4 * * ge À f.su hy Wy sa x i a > = os oo = ry æ 3 ae g a 27 ; BE ul WN y ™ We LÉ - 0 A MN \u201cOh \\ \u20ac f 3 i ww 0 i pl » À 4 a bd oa i su ve US EE \u201cROUE ER ald a M hi j no ur 4 wd id i el Up it 3) | a sh tn ne f bt iy KY a 5 pré ÈS A ars \u2014 4 nr 8 =.- \u2014 = \u2014\u2014 sot Wh ci A ah wit, Sea = = == Satan Series: Ag == ay Ps, ene SRE i= Sm Em guir 7 a QE = EVACUATION ALLEMANDE.\u2014DEPART L'UN HÉGIMENT PRUSSIEN. \u2014 i ir oo 0 Pd Ney my, i 2° \u2014 em - : a i er 2 HAS Ch = ar 4 = a Ed wa =% te sa Br arr SE I = res ; x ren) 7, = rd] ÉstE Eh es Stas Re ca re No : had Le ora ho Ue 2-2; + pres Le a.> 24} Es > tn 3 \u201cid st 7 pL ce VE 21 7 wy E UE (a Née 3 7 Es Tae RS 2 x a NS A PR p pt ik Tw 2 PE AA LA Ææ 2 5 AN pr rT =x 7 Ducewsts, 1871.; £5 I = I {re NN CW, pacs ASE TE 7h + = nea x] + = A ui © hp x = > Id Eu Cu = You ee +; se.CN = a aa a a A ae SE Ad sŸ né Ze A ge % NX ER NR # gen { ve ee) Ae 2 TH wa ay J pe = on = 3 = =i 2 FT = ré ui RAR oY TIX = Yd 3j al 0 Lp = at ] TR ER fee % i - er \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 vem et os x .oo pr AE > = A # py 2H he » asa L'oP + A Shea 3 Fi ried > | [2 ce \u2014 = z se Ne En ! = & es vo i$ + J T AR mue hs en RE Ed a 2e or.A A Hed ot id io 25 : I $s #2 1.= TO LA À = do SN ais 2 > = fon Wa 1 77 É ho PE ps #2, 2 a > HN Pi La.jirC OC as zr Th TR »~ ra 7, $n 2e PES AY a 4 2 4 es TES as FL.S15 H fi ff 25 CEE, Sei = LS ave lo LA i103 = 7e == à Sr 3 CE ÉVACUATION ALLEMANDE \u2014RENTRÉE DES FRANÇAIS A 5% \\) 1 vor Pa 25 EE pee EE £555 7, i À a 2, 4.y ¢ ped a Ï x A py 2 Fes sad 4 Smet h \u2014_ LA 3 Ee = = à. = = = Fy T\u2014\u2014 Se J Ê * \u2014, x 2 = on Hite irr A TA \" i = 2 2 TE À = Ya œ N À LN SE FET à jE a+ - | $ dre Sa N oy - ™ A WY, £ NE a 1 SN TR WN Het CNT 1 «> [X7 7 2% 5 oo RN 7 WA = oe à \u20ac _ S NS = A) RN R= i \u201cXl tame = \u2014\u2014E Ç \u2014 =r ® Ra \u2014\u2014 sh Ne POI ze = = à F2 a\\ at Ÿ y -Ÿ ve me æz 27770 ss as TI yen a Li -\u2014 = \u201cvanne men \u2014\u2014\u2014 a ze \u2014 ze \u20140e -T = rer en = pe een \u2014\u2014 ee \u2014\u2014\u2014 mm EE IT a mr pe more - ~~ Ea Zee Teg ee a SR na StF æ.Le met ME yD Vd Ae .wet i \u2014 ms + TE ES SCENES DANS LA PRISON MILITAIRE DE QUÉBEC \u2014L'EXERCICE DU BOULET.li FETT a == = NESSES ses TE zen, TERY TT S À 3 N \\ 7 i ea Sey == a = =r py at i I i eas a BE Sr \u2014 = > i EI Ea = ro = TE | i Le == ES se | | | 5 Flay ee ES mp == ~ Ï ft ETC FE LE » eB 42 S J iH ih oh bo, == 3 ; : ii à nf I RS 3 | Hi) y » Rng = \"a A ve = = \u2014-\u2014- : Aid, H, | ah, Du Li il Mig & hy ui ro i # 4 > 4, fy li pa 4 4 À re ; a Fc, = y fi + a i Vip Ten Pr I $ cs k| 8 | hi LAL hed i ! Li ul \" fru .ibid w Wu i i x i] MT jit 1 hl i 7 4 it a ; & le ee i a A > da 4 TORY , Ca ÿ = le: | Fa hi sid ni ER I 0h > yt +, \u20ac AY 3 Gr LS 7 = auf % .NS ns hy i x 10 Ch ! Le jy , cé NS Xi ; § 1 EN \u2018 If Éd pe Ww i) 4 eo AY i i YI | A Tr (i - pa A - I pred ue A | EY - 2 fs = i ny =r ALE tt / == = : i.ae SE EE == SCENES DANS LA PRISON MILITAIRE DE QUÉBEC.\u2014LES PRIBONNIERS FAISANT DE L'ÉTOUPK. 7 Decembre, 1871.NOTRE PRIME.\u201cAU PIED DE LA CROIX.\u201d hleau du célèbre P'intre tiravé par A, DANSK, d'après le Tnonas, Cotte superbe gravure, chefd'auvre artistique et reli greux, est l'heure qu'il est sous presse, of duns quelqu Jours xera prête à être distribuée à ceux dde nos abonnés qui se trouvent duns une des catégories suivante In.Ceux qui auront payé leur abonnement courant pourvu que le terme pour lequel ils auront paye renterme les trois premiers mois de l'année prochaine.Zo, Ceux dent l'albormetent expire le, où avant le Ter Janvier prochain, et qui le rensuvelloront, eu payant le terne courant et les «x mois suivants, d'avance Ju.Edin les nouveuux abonnés qui donneront leurs noms d'ici au ler Janvier, ét paieront peur six mois en s'abonnart, N.B\u2014 1x abonnés pouvent faire dater leur abonnement soit du ler Mai demier (numéro dans tequet commence le roman de Pintendant Bigot, et dans co cas, ils devreut payer un an d'abonnement), soit du ler Janvier proclinm Ces condi notre Prme abonnés, lorsqu'ils auront vu cette gravure.\u201canblable wa junais été publié jusqu'à ve jour en Améri (ue, ét personne ne peut et acheter Une copre nuble paurt # moins de CINQ DOLLARS, Cest le prix de la ze vare que nous donnons aux abonnes de Vision Publi, Nous n'en dirons pas davan \u2014 Voyez la gravare et jugez en par vousanêmes, Nosagents Li revesiont partout d'ici auter Novembre, Ceux de nos abonns quité-ideut dans des endroits où nous n'avons pas d'agent, Tevevront par la poste, en se conformant aux conditions -u-dite-, leur gravure, soigneusement roulée sur un leu et des frais de poste pay Montréal, 26 Octobre INT].= que nous mettons À la distribution de itront justes et raisonnables à tous nos Rien de AVIS NON AHONNÉS DEMONTE Neto atone Mol srion devant «omni weil 5 0 gin de th, wine da nll ctean sh< agents dus Jose dhanneme at a L'OPINION PUBLIQUE dans toto dos peeho cafe Va he de Metter tly ois pricus, en conse rene oat ale qne dl rethdr View se bowie pss Fogle out gt ae fin de pouroir sercvoir la Joe L'OGPINION PUBLIQUE TEC DL ERR A TRAVERS LE TIMES Le 4 novetnhre eut Leu, a Londie Lord Maire.ressante que les annees pussies, le lanquetornueidu La tete à été ots bind inte et moins inte Ou y remarquatt Fab sence des chefs conservateurs et de plasicurs membres éminents du gouvernement.Deux discours ont sourtout Fait les frais de Le séance, et ils ne ont pis d'un intérêt bien absorbant.M.Shenek, | ammbaseadeur aanericain, à cu des paroles heureuses eu \u201cloquentes pour remercier les Anglais des \"ecours fournis aux incendies de Chicago.De tels nete- de générosité internationale valent rnieux, pour as-urer Lv paix et l'harmome entre les peuples, que tous les traites les plus zolennellement bacles, mais qu'on déchire »1 facilement depuis que la torce à pris Le place du droit.M.Glutstone a {tt le second discours, Cest un coup d'ceil complaisant et Matté jte sur la politique 140 de son gouvernemens depuis qu'eclata le duel sanglant entre lu France et la L'âge d'or semble être arrivé pour l'Angleterre : elle n° plus de ruerre à redou- Une prix profonde, ot qui sers cteruelle, regue entie et toutes les nations de l'univers.L Angleterre sem - toucher au millentzum promis aux iuibreiles jar les brotiens ce l'idée socmiliste, En méme temps que M, Gladatone tait ce ant tableau du bonheur de John Bull, il veut hien condescend donner au monde étonné le secret de sa double 1 d'abord, ne pas re wméler des affaires des autres ; Prusse.a te: pati quer soigneusement le prineipe de non intervention, qui consiste à laisser assussiner où voler son voisin sans bou ger de chez soi ni ecier à la police.L'autre recette n bien son prix: cle a pour base Lu Vous voyez d'ua poitelre le l'hounme d'état anglais vante, 1 ressort de cette im concession et l'arbitrage.Traîté de Washington.re jusqu'au sublime In le Portante convention.Les deux gennds petples avaient, suivant Gladstone, des sujets de difficultés irritants «t de nature à provoquer une guerre entie eux.Au heu d'en venir Li, its ont décidé de fire quelques sue P'roques, et ont noblement soumis À des arbitres toutes leurs querelles, C'est un grand exemple pour l'humanité 1 et désormais les -ouverains comme les peuples, au lieu \u201cbattre pour les quelques esreer ) L'OPINION PUBLIQUE.de s'égorger, »- donneront le baiser de paix et prieront leurs voisins de régler seurs procès à l'amiable.Tout cel est benu, tréwbeau même.Mais c'est de l'ur topre; cet enthousinsme naïf chez (ilaistone prouve chez lui Une niture plus généreuse que judicieuse, si, toutefois, ves ellusions humanitaires ne servent pas À voiler l'habileté du ministre qui veut que sa politique soit la causé de tout de bonheur dont l'Angleterre parait jouir.Les Anglais et les Américams n'ont si bieu réglé leur ditterend que parce qu'ils n'ont jamais eu envie de #c pinstres qui les divisaient.Nils cussent été voisins, comme lu l'russe et la France ; si les mes questions eussent surgi entre eux, \u2014 questions l'honneur, de prestige, d'équilibre européen et d'exis- teuce nationale\u2014ils n'auraient pas été plus sages que les deux grandes puissances européennes.H faudra autre chose que l'exemple de l'Angleterre et des Etats-Unis pour empêcher l'Europe d'en venir «de Vouveau AUX tnains ; pour empêcher la France, la russe, la Tussie, 1 Autriche, l'Italie, l'Angleterre etle même, d'entrer dans lu guerre épouvantable qui se prepare ing vitablement et qui ne sera, aux yeux du philosophe chié tien, que le résultat de la politique de la force, ce la po htique suns Dieu dont le règue ve fait depuis trop longtemps enter, Bren des hunsiliations sont réservées aux officiers char- gos de Padministeation anglaise dans les Indes.Un trait 47 quisonniers, Bralanines où Vindous, condiamne septembre À la détention pour la vie, pour erume Us sont de haut parage, appartiennent à une \u20ac tique et reputée Lu plus noble.Hs portent Un insigne traditionuel quelques fambeaux de coton attacté paule gauche.Cotte marque de distinetion assure aux gens de la vil des privileges considérables, qu'ils re- vendoguent ménie en prison, mais qui sont naturellement imcompatibles avec l'etat de condamnés à une peine em- Port mnèmie privation des droits civils.Un Dr, Eades, sutintetekant de Le prison, trouve donc tout juste, en fai sant la toilette deses pensionnaires, de retranch In guetitile qui les aurait proteges et leur aumit rendu I varsetation taille fois plus douce qu'aux autres prison- De ut, grande colere et soulevement formida qu'on ne qui réprimer qu'en blessant ase gravement Quelques jours apres, Les tnutin- recouvrerent leurs insignes et le Dr, Eutes fut destitre 1 Et il le f le dostetre aurait pa digne de celle de Bn) Tours.Unie nation Jotul contents ST de ces tacorrigibles laudous.lait bien: la mesuse prise pur au dire des correspondants du sus plossante que l'Angleterre, qui ne ces vastes domaines indiens, qu'elle declare indispensables à gon existence e1 a quien subisant de elles humiliations, ne peut se vanter d'être top -oiidement a- Prix: ins par bonteille.À vendre ches tuts les prinei rharimaciens du C Engroseten détail c.ré teur \"IERKY R.RAY PHARMACIES.144 Rue St.Laurent.2A Mosterat.oh tKtahli en 1850.) J 0.NORMANDIN, J.RELIFUR, RRGLETR KT MAXUPACTURIER DK LIVRKS LANCE.Ouvrage de luxe ainsi qu\u2019ouvrages tes plus commune, rellés à des prix très modérés, ._ Les abonnés Je L'Opinion Publique trouveront une bonne occasion de faire relier leur journal a ben marché.No.36 RUR 87, TINCENT, MONTREAL.1-5 \u201c L'Opinion Publique \u201d JOURNAL POLITIQUE ET LITTERAIRE Publié tous tes Jeo tis A Montréal.Canada, Par GEOH-4u BE.DRSBARATS & Cir.ABONNEMENT.$3.00 par année Aux Etats-Unis 3.50 ; Pa rol oar eit enrégiatrées ou a Jr ar le I.Burenu je Posts au risque des propriétaires du Journal.NNONCES.10 Cantina ls ligne ! re fois ANNONCES Centins \u201c 2me ™ &c.Tous ceux qui o renverront pas te journal seront 6) nés.; CE a racer pas d'abonnements pour moins de six mols, entra commencé se paie en entiar, Pour Mironntinuer sun abonnement il faut en donner avls au moins quinge Jours d'avance.au hurenu de l\u2019ad ration, No.1, Côte de la Place d \u2018Armes.L'agent col lecteur ot Jen porteurs ne sontpas aut I A ; naan abonné \u2018change de demeure 11 doit on PE Pr nv pat 1) nt et \" je roçn de parler platite (itinédiateuent à l'admibistration FRAIS DE POSTE\u2014ATTENTION | te sur les Publications bebdoma- ! dni ou qued 5 cantina par trois muis, payables 1 d'avance au bureau de poste de l\u2019abunné.Le man be j d'attention Ane détail, entrainerait une dépense { centins qu'il faudrait payer sur chaque numéro.nt hangeravec nou, a orm artant & [8 Fedactl : «rés l'Opinion Publique ou sus Dai rm dre A nr \u2018de l'adroinistration e Journal.¢ n asnanats, I, Côte de valpprime at pabtié par Re tone, Montréal Gansde "]
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