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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 11 janvier 1872
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

L'Opinion publique, 1872-01-11, Collections de BAnQ.

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[" | Vor.IIL\u2014No.2.MONTREAL, JEUDI, 11 JANVIER, 1872.GALERIE NATIONALE.JOSEPH-FRANS.PERRAULT, Eoome.(Suits ot fin).Mcn pére ne pouvant se passer dans son commerce du capital des lettres d échange protestées à ls Nouvelle-Orléans, m'cngagea & aller à la Virginie en reclamer le montant du tireur le Colonel Clark; en couséquence, j'écrivis au Colonel Rogers, un Virginien qui avait été envoyé à la Nouvelle- Orléans par l\u2019État de la Virginie pour y faire l\u2019achat de munitions de guerre, qui était arrivé aux Caskakias avec trois berges chargées, et se disposait à monter la Belle-Rivière, pour avoir un passage ; ayant obtenu son consentement je partis des Illinois vers le commencement d'Octobre 1779, pour l'aller rejoindre, et nous partimes peu de temps après des Caskakias pour faire ce trajet qui était asses périlleux, en raison des partis sauvages que le gouvernement anglais expédiait pour em- péclier les américains de s'établir le long de cette Belle-Rivière, Les trois berges av-ient vingt-quatre bommes d'équipage et je faisais le vingt-cinquième.Notre navigation ne fut point interrompue j\u2019usqu'au près du Ouabache où nous fimes rencontre d\u2019une pirogue contenant quatre à cinq hommes qui avait été le même jour attaquée par «des sauvages qui en avaient Liessé quatre, un mourut le même jour de la Llessure d\u2019une balle à travers le bas ventre par la quelle sortaient Jes excréments, un autre, un mulâtre, avait été attein* de trois coups de feu dans la main dont il « soutenait le long du in pitogue en la tirant an large lors de l'attaque, un troisième avait le bras cassé et le quatrième, blessé dans la poitrine, crachait le sang à pleine bouche et à chaque fois qu'il respiadt il le renvoyait par sa plaie.Le Colonel les prit à sou bord, nous pansimes leurs plaies de votre mieux, y mimes des tampons de toille échiffée ot trempés dans du taffis.J'exhortai de mon mieux le provençal qui avait reçu la balle à travers le corps et qui se piaignait amérement do ce que les xauvages l'avaient si maladroitement blessé dans cette partie, Le Colonel fit dépécer leur pirogue et bastingua sa berge des débris ; il crut devoir établir des sentinelles pour nous garder la nuit, Nous continuämes le lendemain notre voyage et arrivames quelques jours après sans autre rencontre malheureuse au fort que les américains avaient bâti à la chute, nous y fimes un séjour d\u2019une semaine tant pour délasser l'équipage que pour nous ravitailler, 1! y avait danu ce fort une trentaine d'hommes de milice et un officier fort intimidés des partis sauvages qui rodaient si fréquemment qu'ils n'avaient pas osé cueillir le blé-d'inde semé alentour du fort.Nous les laixsiümes enfin et reçumes en échange de nos blessés troix prisonniers anglais que nous devions laisser au fort Duquêne, autrement lv fort Pitt.Notre uavigation fut assez heureuse Jusqu'à environ cinquante licues Au-dessus de le chute, lorsqu'étant à déjeuner | «ur le milieu d\u2019une longue batture de sable nous entendimes un coup de fusil, qui attira notre attention et nous fit porter la vue de l\u2019autre côté de la rivière d\u2019où il était parti; un moment après nous vimes dériver un petit cajeu de bois sur lequel les sauvages ont coutume de mettre leurs fauils et vêtements quand ils traversent les rivières ; ce que le Colonel connalseait aussi bien que moi, en sorte qu'il crut de Ia prudence de ne pas aller passer In tôte de in batture, sans s'assurer n'1) n\u2019y aurait pas de danger en approchant la terre.Le Colonel laissa six hommes pour garder les Larges et amena les dix-buit autros à Ja découverte avec lui.Comme cette batture était fort longue et large nous fumes plus d\u2019une demie heure sans rien voir ni entendre; à la fin cinq à six coups de fusil se firent entendre et peu après une décharge d'une vingtaine, ensuite une fusillade assex mivie pour me faire croire que nos gens avaient en tête un parti considérable.J'étais dans une perplexité extrême, car la fusillade se faisait entendre, de temps à autre, et enfin je vis venir à nous trois hommes à la course poursuivis par une quinzaine de sauvages ; un de ces trois qui parraissait blessé à la jambe, car il boitaits pressé de près se tuurna et décharges ss carabine sur le sauvage qui le pressait et qui était si près qu\u2019il mit le main sur la carabine et évita le coup, qui cependant mit feu à sa chemise ; le sauvage lui donns un coup de son casse-tête sur la tête, le terrasses et lui enleve la chevelure à cinquante pas de moi.Les autres sauvages nous voyant une dizaine d'hommes à l\u2019entour des berges, firent halte à cent pas de nous, et donnèrent par 13 occasion aux deux fuyards d'atteindre les berges.Aucun de nos gens eut le courage de faire face à l'ennemi, les uns se jettérent à la nage, les autres se cachèrent derrière les berges, pour les pousser au large, j'eus beau crier feu, personne ne m'obéit, et moi-même je ne pus décharger mon fusil, quoique je misse plusieurs fois en joue, tant celui que je visals faisait de zigsags pour éviter le coup.Enfin une des berges au-dessus de celle où j'étais venant a dériver près de celle où j'étais, je sautai dedans avec mon fusil à ls main, elle se trouva celle où étaient les troie anglais que nous devions mener au fort Pitt; lorequ'ils furent éloignés du rivage, il se mirent à ramer ct à traverser de l'autre côté de la riviére, où on voyait trois ou quatre sauvages qui avaient vraisemblement été laissés là pour garder le bagage.Aussitôt que la berge eut atteint le rivage, ile sautèrent dedans, me prirent au corps, m'arrachdrent mon fusil et me Nèrent ainsi que deux américains qui ée trouvaient à bord ; ile ne firent rien aux anglais, voit qu'ils les connussent, ou qu\u2019ils se fussent fait connaître.En tournant la tête du côté de la bature, que nous venions de laisser, je le vis couverte d'une centaine de guerriers qui s\u2019empressaient de déchouer lus deux bergns que nous avions laissées sur la grdve, pour venir à nous, et quelques uns à canarder ceux qui e'étaient jettés à l\u2019eau; arrivés à nous ils ne nous dépouillèrent complêtement, les culottes exceptées.Comme il commencait à être tard, ils campèrent pour passer 1a nuit, établirent une forte gardo à l'entour de nous et de leur rise.?Je ne pus fermer l\u2019œuil de la nuit, tant je me considérais en danger de mort.De grand matin les sauvages déchargèrent les berges, se partagèrent le butin, en chargèrent plusieurs chevaux qu'ils avaient amenés avec eux, et firent plusieurs paquêts portatifs que les plus jeunes portèrent sur leur dos; Îls me présentèrent celui d\u2019un chef blessé qui ne pouvait le porter, et comme je faisais quelque difficulté de lus prendre, lls se servirent d'un argument irrésistible Zu méndes d'un crsse-tête, anquel je me rendis sans vontestation, et je l'ai porté quatre-vingts lieues, à travers les forêts et les marais, quoiqu'il pesût au moins cent livres ; trajet que nous commençaimnes À faire le même jour, et que nous parcourumes avec des peines et des privations infinies, pendant dix jours, avec la perspective de ma part, de recevoir pour recompense une bonne bastonnade, ce qui se vériia un matin à l'approche du village des Chawenons, ou les sauvages annoncèrent lour arrivée par des crisde mort, auxquels ceux dans le fort ropondirent vivement, et accoururent vers nous armés de tontes sortes d'instruments offensifs.Quand nous fânmien parvenus à un quart de lieus de oe fort on nous plage A distances égales sur le chemin qui conduiseit au fort, j'étais à la tite entouré d'une vingtaine de guerriers, TESTES barboulllés de noir, ce qui est un signe de mort.On me fit signe de courir, mais avant que j'eus fait un pas on me frappe à lu tête avec la crosse d\u2019une carabine si violemment que je tombal évanoui; quand la connaissance me revint, je me trouvai suffoqué du poid de deux hommes tombés sur moi et que les autres tiraillaient, je profitai de cet incident ponr me - faufiler entre les jambes de ceux qui étaient debout et pasais- saient se quereller, arrivé dans l\u2019éclaircie je me levai avec précipitation, j'en culbutai deux, ce qui augments la confusion je me mis à courir, ot comme j'étais expert dans cet exercice, aucun de ceux qui couraient après moi put m'atteindre ; mais il y avait à Is perte du fort, par où il me faillait passer, un sauvage qui était en attitude de me lancer un énorme caillou qu'il tenait à deux maîne; mais comme j'étais poursuivi de près es que je n'avais d\u2019autre alternative que de forcer le passage, je fis quelques caracoles pour éviter le caillon, cependant il m'atteignit a I'épaule et me fit faire une pirouette, et je fus tomber sur celul qui Vavait lancé et I'entrainai par ma chute dans une mare d'ea qui se trouvait derrière lui; je me relevai si promptement qu\u2019il ne put me saisir ; j'entrai dans une loge qui se trouvait au centre du village et être celle du conseil et avoir le privilège de conserver la vie à ceux qui s'y refugiaient, j'étais plein de boue et de sang et si essouflé que je respirais à peine.Un moment après, 11 entra un personnage grave qui me présenta une gamelle pleine d\u2019eau et me fit signe de me débarbouiller ; comme je savais que cette cérémonie était la sauve garde de la vic, je m'y soumis avec bien de In joie, Une demie heure après, je vis entrer les sauvages qui m'a vaient reçu si chaudement, trainant après eux les corps des deux Américains, d&nt l\u2019un était mort et l'autre respirait encore, mais sans con: ce; ils le lidrent en travers sur un cheval et l\u2019amenèrent \\ un autre village, pour consoler les parents du lieu qui avalent perdu deux hommes dans leur escarmouche avec nos gens.Je me figurai là-dessus que comme j'étais le moins maltraité et qu\u2019on ne serait pas obligé d'employer un cheval pour me conduire, que l\u2019on me réservait pour quelque village plus éloigné.Le chef blessé dont je portals le paquet, et qui était le seul qui avait paru prendre quelqu'intérét & ma situation, vint, accompagné de plusieurs autres me prendre et m'amens à son quartier.Il y eut grand bal toute la nuit, on frappe au poteau, on chanta In guerre et on fit nn vacarme infernal, tout le temps, dans Ia loge du conseil, à laquelle était adossé l'abri de notre logement.Je fus informé par la suite que la querelle survenue lorsque j'étais étendu par terre évanoui du coup de carabine qui m'avait été donné à la tête et qui me donna l\u2019occasion de m'enfuir of heureusement, provint de ce que les sauvages qui étaient près de moi, avaient ensanglanté les nes de ceux qui étaient derrière eux, en levant leurs casse-têtes pour me frapper.Deux jours après, je partis de là avec le chef blessé dont je portais le paquet, accompagné des guerriers de son village: en sortant du fort, on me fit passer dessus le tronc du corps de l'américain dont on avait coupé le tête et les membres, qui étaient plantés sur des piquets ; ce qui me fit craindre le même sort au Îteu où l'on me menait, Au bout de deux à trois jours de marche, je me doutais que Von approcbait de quelque village, par ln toilette que firent les sauvages qui me conduissient et les cris de mort qu'ile faisaient.Je fus si effrayé de ces appréts que je pensai perdre tout sentiment ; cependant I\u2019 jenoe du passé me fortifia asses pour me donner l'espoir de me retirer de cette seconde épreuve ; 14 tant il est vrai que l\u2019espérance ne nous abandonne jamais, quelque désespérée que soit notre situation, Je vis done sortir les sauvages du village avec leurs femmes et leurs enfants et venir à nous, sans trop d'émotion, Les préparatifs étant faite, on me fit signe de courir, et je ne me le fis pas dire deux fois ; je partis si promptement que j'é- vital les coupe de ceux qui m'entouraient et ne fus rattrapé par sucund'eux ; mais une vielle sauvagesse s'était plantée dans le milieu du chemin et m'uttendeit de pied ferme, armée d'une pioche ; je fus à elle tout droit, et avant qu'elle pat me frapper Je lui donnai um si furieux coup de pied dans le bas ventre - qu\u2019elle culbuta en arrière et s'exposs tellement que j'entendis un éclat de rire général qui mit fin à la scène tragique préméditée.Je fus conduit après ce ridicule incident à la maison d\u2019un traiteur anglais près du village, où je trouvai deux des prisonniers que nous devions conduire au fort Pitt.Je restai là trois ou quatre jours; un bw matin, je vis arriver deux jeunes sauvages montés à choval qui vinrent me signifier de les suivre, si je voulais éviter le couroux des guerriers de leur village, pour la mort de leurs parents et qu'ils me con- duiralent au Détroit.Je me déterminai à les suivre, nous marchâmes le reste du Jour et bien avant dans la nuit sans arrêter.Nous fimes ainsi cing A six jours de marche forcée et arrivimes enfin sur le bord de la décharge de la rivière des Mis dans le lac Erié, que je traversal à gud, au moyen d'un bâton pour m'empêcher d'être renversé par le courant.J'étais si harassé, si oxténué, j'entrai dens la maison d'un traiteur sur le côté opposé, je me couchai et dormis jusqu'au lendemain, quoique je me fusse couché à 4 heures de l'après- midi, encore parce qu'on vint m'avertir qu\u2019une chaloupe m'attendait pour me conduire au Détroit où j'arrivai sur les neuf heures du soir.Je fus conduis au corps-de-garde et délivré au sergent, qui me donna du pain, que je n'avais pas vu depuis que Javais laissé les Illinois, et que je dévoral, n'ayant pas mangé de la journée, et comme je me regardai hors de tout danger de perdre la vie, je dormis paisiblement pour le première fois depuis ma captivité, sur de la paille fraiche que le sergent fit étendre dans un petit cabinet qui ouvrait dans le corps-de- garde.Je ne me réveillai qu'au grand jour, je priai le sergent d'envoyer avertir M.Dupéron Baby, mon oncle maternel, de l'arrivée d\u2019un de ses neveux, prisonnier au corps-de-garde, où il vint aussitôt.Après m'être fait connaître lui, il fut immédiatement trouver le Major Dépeyester, le commandant du poste, lui demanda la permission de me rotirer ches lui, répondant de ma conduite, et excusant la possibilité de me présenter à lui dans l'état déplorable où je me trouvais, défiguré par la longue barbe, meurtri de coups et couvert des haillons, que les sauvages avaient jetés sur le bord de la Belle Riviére et échangés pour des neufs, lors de la prise de nos berges.Tlobtint cette permission sans difficulté, et revint tout joyeux m'annoncer cette nouvelle, il m'amena ches lui où je fus traité avec toute In teudresse et volicitude d'un bon parent, Après que je fus un peu remis, décrassé et vêtu, il me présents au commandant qui m'ordonns du me disposer à partir, par les premières occasions, et aller me rapporter au gouverneur en Chef, le général Haldimand & Québec, Je fus malade tout l'hiver, les marques jaunes ot bleues que le collier qui supportait le paquet du chef blessé que j'avais porté, furent visibles pendant près de deux mois, l\u2019éraption de boutons dont mon corps était couvert ne fut entièrement passée que dans le même espace de temps, et les fraicheurs dans mes jambes se firent sentir plusieurs années après.J'aurais bien déairé retourner auprès de mon père, mais ju ne pus obtenir cette satisfaction du commandant, je fus obligé de m'embarquer le printemps 1780, et de mo rendre à Québec, sous 1e garde et responsabilité de M.McComb, un ami de mon oncle Arrivé à Québec, je fus présenté au général Haldimand par l\u2019Hon.François Baby, mon oncle, quand ce général fut instruit des motifs du voyage que j'avais entrepris avec le colonel Rogers, il me fit expédier un pause port pour aller rejoindre mon pire, qu'il avait connu aux Trois-Rivières, lorsqu\u2019il y commandait en 1760, et avec lequel 1! avait été plusieurs fois tuer des bécassines dans la commune.Je profitai de ln première occasion pour monter au Détroit et de là passer aux Illinois.Passant au Détroit, j'y fus détenu jusqu'à l'automne à quêter un passage que je trouvai enfin avec des traiteurs qui se rendaient au poste Vincennes par la rivière des Mis, d'où je pouvais me rendre aux Illinois à cheval à travers les prairies.Le lendemain du départ, nous vimes arriver le soir à notre campement, un canot, dans lequel se trouvait un jeune homme nommé Bhuil, que je connalssais; Il nous informa que le chemin au poste Vincennes était infusté de partis de guerre, que lui-même avait été fait prisonnier et qu\u2019il me consellleit de me désister du projet aller su poste Vincennes ; qu\u2019il y avait cent contre un à parier qu\u2019il me serait fatal.Les traiteurs épouvantés se déterminèrent à revenir eur leurs pas et je fus obligé de retourner avec eux au Détroit.Jo passat ce eccond hiver ches mon oncle, où je me désen- nuyal en faisant l\u2019école à scu enfants et en étudisat dans Savary, ue je tronvai dans ea bibliothèque, la tenue des livres de compte, à parties doubles ; ot je puis dire que jo m'en suis rendu maitre, Mon oncle me voyant d'une conduite irréprochable et en- L\u2019OPINION PUBLIQUE 11 Janvier, 1872.clin à r'inetruire, mse proposs d'aller m'établir à Montréal, ok | je considérais comme très-important, Jen suls dédommagé par 11 me chargerait de la vente de ses pelleteries et l'envoi de ses Jo sucods des deux autres que je vois prospérer à mon entière marchandises, et qu'il me préterait une somme de £750, pour faire des affaires à mon compte, J'accoptai ces propositions généreuses, avec gratitude et partis le printemps pour les effectuer.Arrivé à Montréal, je mis ce capital de compte à demi entre les mains de ma tante Bunolt qui tenait un rosgasin de détail près ia porte des Récollets, et qui par ce moyen l'augments considérablement.J'appris ls même année la mort de mon pauvre père à le- quelle Je fus extrêmement sensible, Je me tmariai en janvier 1783, avec la fille de 1a maison, Demoiselle Ursule MoCarthy, fille du Major Richard MoChathy, mort au service des Américains et de Dame Ursule Benoit, ma cousine germaine.Comme la perte des lettres d'échange que j'avais éprouvée sur 1e Belle Rivière me tenait au cœur, je me déterminai à faire un voyage à la Virginie pour tâcher d'en faire le recouvrement au près de cet état dans le printemps 1784 ; maïs malgré mes demandes, je wal pu en être payé, et le montant en a été en- tiéremont perdu pour le famille, Revenu à Montréal où le petit commerce que je faisais avec Madame Benoit était peu lucratif, je lousi une maison près du marché de ls Basse-Ville et montai un magasin de détail considérable ; que je fus obligé de changer en un de faïence, de verrerie, de porcelaine et de cristal, qui, Ia première année me donna un bénéfice raisonnable; maif l'année suivante, on ayant été ouvert deux en concurrence au mien, je fus contraint de me désister de cette spéculation et de fairo choix d'un autre état.Comme il n'y avait au barreau de Montréal que quatre avocats, je suivie l'avis de mes amis qui m'engagesient à entrer dans cette profession.Je passai en conséquence un brovet d'apprentissage avec Maître Mesieres, avocat, pratiquant à Montréal, avec distinction.Mais comme j'etais chargé d'aue jeune famille à laquelle i satisfaction, et que je prévois devoir servir de modèles pour les campagnes, avec le temps.Ces occupations ont entretenu ches moi, une telle activité | intollectuelle et corporelle, qu'elles ont contribué à corroborer ces facultés, au lieu de les diminuer.J'invite donc cordialement, ceux qui aiment la vie à sen créer de semblables, et je leur poédis les mêmes résultats.; Comme vraisemblaldement, votre Excellence sura curieux de connaître aussi le régime que j'ai obeurvé pour me procurer , une aussi longue vie et une santé aussi robuste, je vais le lui , détailler avec aussi pou de prétontion et d'osteutation que j'ai | montré pour les événements qui me sont arrivés, J'ai en général suivi ls maxime de Martial qui est, \u201c qu\u2019il ne | suffit pas de vivre ; mais qu'il faut encore soigner la vie,\u201d non .est vivere, sed vilere vita ; et cet autre de je ne sais quel auteur, | di dibi dificiant madici, Li flant hoc tria, mens latu, reguies, mode- | rata diosta.Si vous manques de médecins, les trois choses suivantes y suppléront, la gaité, le repos et une diette modérée.| Je me suis imposé lus règles suivantes, d'après ces maximes | que j'ai observées strictement.| 1, D\u2019être modéré dans les pla-vira comme dans lon peines : vn conséquence je n'ai commis aucun excès dans la jouissance des premiers, ni ne me suis laissé abattre par les secondes, persuadé j qu\u2019elles ne m\u2019étaient\u2019infilgées que pour mon plus graud bien, comme je l'avais éprouvé dans le cas où je fus ramené dans | mon pays natal, à coups de bâtons, pour y mener uno vie heu- | reuse ot paisible, au lieu d\u2019une pénible et vagabonde.| 2.D'avoir autaut de modération dans les événements heureux ! que dans les malheureux ; puisque c'est la divine providence qui les fait naitre eans notre participation, et les distribue à on gré et pour notre plus grand bien 3.Le iravail et le repos, si nécessaires à l'homme, doivent aussi se sentir de Ia modération.Mon travail à été constant, | mais jamais forcé, je nu me suis jamais épuisé au travail.Si fallait pourvoir, je me mis à pratiquer au terme Inférieur de ls ! j'at beaucoup écrit, c'est parco que je ne perdais pas de temps ; Cour du Banc du Roi au moyen de procurations que je me fai.copendant s'il vurvenait un ami je laissais volonticrs l'ouvrage sais donner par lus clients ; ce qui me réussit assez bien.pour le recevoir et jouir de sa conversation ; je me mettais à Comme il me restait du loisir, je montrai à tenér les livres écrire dès les quatre heures du matin en été et dès cing en de comptes, à parties doubles et à parties simples, je fis et pu- hiver.Je reprenais l'après-midi et continuais jusqu'à neuf blind des factum, dane les affaires importantes, ce qui me mit | heures, que je me couchais ; ce que je fais encore sans en won- en vogue ; je traduisis de Burns Justice, les chapitres dont mes tir aucun inconvénient j'ai rarement passé ces heures do tru- concitoyens avaient le plus de besoin pour décharger les de- ! vail ot do repos.Je dors profondemunt les nuits entières, à voirs de Magistrata, do Jurés ot de Connétables, ce qui me mit moins que quelque événement imprévn ne vienne soudsine- en état de soutenir ma famille sur un pied respectable Jusqu'en | ment me troubler et que jo n'aie pas eu lc temps d'y refléchir 1795, qu'il plus à Son Excellence le Lord Dorchester, de me nommer Greffier de la Paix, et de la Cour du Banc du Roi, pour le district de Québec, en remplacement de M.Pierre Pa- net, promu un des honorables juges à Montréal.Je me figurai que Son Excellence, ne m'avait accordé vette faveur, que pour me consoler de ce que le Conseil Législatif, avait rejeté le Bill que ln Chambre d'Assemblée uvait passé, pour me dispenser de six mois d'apprentissage, qui me restaient à faire avoc Mtre.Mesicres, que sa mort avait inter- mompu.J'occupe le môme office depuis ce temps, et Jose croire à la satisfaction du public, par mon activité, à expédier les affaires, et l'ordre que j'ai établi dans le greffe et les archives, Quoique les affaires de mon emploi, exigent le plus grande partie de mon temps, j'ai trouvé et trouve encore le moyen de rédiger plusieurs ouvrages utiles.J'ai commencé par un manuel, pour les huuslers qui en avaient grandement besoin ; ensuite un Rucucil de questions sur le droit civil et criminel, pour mettre les étudiants en droit en état de subir leur examen, enfin des extraits des jugements, de la prévoté, et des arrêts du conseil souverain, Lorsque j'eu l'honneur d\u2019être nommé représentent du comté d'Hungtindon, j'introduisis un bill pour établir des écoles de paroisse, et pou après un autre pour ériger une maison d\u2019Industrie, qui ne rencontrèrent pas alors Ia concurrence de la Chambre.Quelques nanées après, l'éducation étant venu l\u2019ordre du jour, je m'en occupai spécialement, comme plusieurs autres ; je portai le sèle jusqu'à bâtir à mes propres dépens, deux écoles dans le faubourg St.Louis de Québec, une pour les garçons, en 1830, et l\u2019autre pour les filles, un an après, qui existent encore, et où Je leur fais montrer à lire, écrire et compter le matin, et l'après midi à travailler ; les garçons au jardinage l\u2019été, et l'hiver à faire dus instrumeuts aratoires ; les filles à échiffer, carder, filer et tricoter, à faire de ln toille et des étoffes, enfin tailler et coudre ves effets, J'ai pourvu l\u2019une d'outils de menuiserie et de charronucrie, et l\u2019autre de différents métiers pour la toille et étoffe, de quenoullles et fuseaux et de cordes, J'ai déboursé pour ces objets près de deux mitle louis, et à faire imprimer dus vuvrages classiques, que j'avain rédigés moi-même, et dout le pays manquait ; comme des grammaires anglaises, françaises et latines, des vocabalaires, des manuels pour les instituteurs et institutrice, un abrégé de l'Histoirs du Canada, un traité de grande et petite culture, un extrait des principes sur lesquels Is culture est fondée, enfin un traité de médecine vétérinaire, toutes choses que je désire voir enseignées à la jounesse de mon pays, et pour le succès desquelles j'entrepris encore de former une ferme mudelle que je coufiai à monsieur Girod, un élève de Hofroyt en Bulsse, et qui n tombé complétement faute d'encouragement, Si J'ai eu le dépleisir de voir tomber uu établissement que ! et de m'y soumettre.| 4 Le modération dans le boire et dans le manger, quoique hors de mode, à été observée strictement par moi.Je n'ai jamais vu de table couverte de mets et de vin, sans mc rappeler que c\u2019étaient les ennemis du genre humain et plus destructifs que les roquettes nouvellement inventées ; qu\u2019il mourait plus d'hommes par les excès de la bouche que par le tranchant | des glaives ; non plus gladio quam occiders guild.Je mange ordinairement & mon diner de Ia soupe, vn morceau de bouilli et peu d'un autre met quelconque ; je bois après ma soupe, un | verre de vin rouge, un goblet de bierre pendant lo repas, après lequel ju prends un demi verred'eau du vie de France, pour aider la digestion ; Je finis le dessert par un doigt de vin blanc, ce qui me suffit pour la journée.Je déjeune le matin à six heures et demie, avec une tasse de thé, une tranche de pain | avec du beurre, ou gros commc le pouce de saucisse ; mon sou- i per, le soir à lu même heure, cousiste dans une tasse du thé et d\u2019un pou de pain trempé dedans ; telle est ms nourriture ordi- uaire et comme je n\u2019ai point l'estomac chargé, je dors d\u2019un sorameil paisible et ne ronfle point.J'oubliais de dire que depuis quarante ans la première chose que je fais en me levant le matin et la dernière en me couchant le voir, est d'avaler quelques gorgées d\u2019eau froide, qui mc causent constamment une agréable sensation et un zeste que je nu peux décrire.\u2018Tels sont, My Lord, les événements heureux et malheureux qui me sont survenus dans le cours de mr vie, les règles que Je me suis imposées auxquelles je ne fais qu'une seule exception qui est du travailler ardemment ot constamment à l'affaire de son salut, Je ne puis mioux terminer ma narration qu'en recomman- dunt une soumission aveugle aux décrets dv la divine providence qui se sert de moyens au-dessus de la conception humaine pour nous conduire à bien, comme où le voit dans le cus décespéraut, dans le principe, ot cependant des plus con- solsnts à la fin, de celui qui à l'honneur d'être, avec le plus profond respect de Votre Excellence, Le très humble et Ubélesant Serviteur, (Signé) JF Peenauer, l'rotonotuire, -\u2014-\u2014e - Nous avons reçu le premier numéru d\u2019uu journal que les mg.ducine canadions-français de Montréal viennent de fonder sous le nom de l'Uni-m Médicale.Les rédacteurs sont MM.Rottot, Dagonais ot Desrosiers, mais In collaboration devra être considérable.le numéro que nuus avons sous les yeux ne peut manquer de produire partout la meilleure Impression et de con- valacre Is profession surtout de l'utilité d'un pareil journal. a 1) | | 11 Jaxvrun, 1873.+ | mt ê L\u2019OPINION PUBLIQUE.15 ÇA BT LA.ILS LISANT MAIS ND PAIBNT RIEN.Un journal anglais publie ce qui suit : \u201cII arrive assez souvent de rencontrer des gens qui répondent lorsqu'on leur demande de s'abonner au journal de leur localité : \u201c Non, mais mon voisin B.le reçoit et # m'est donné de le lire toutes les semaines.Ainsi ile profitent toutes les semaines des travaux, des contrariétés et dos dépenses de ceux à qui fle ne donnent rien en retour.\u201d Tous les journaux ont reproduit ce paragraphe avec des commentaires, Il serait bon que les propriétaires de journaux et leurs abonnés s'entendissent pour mettre ces emprunteurs de PO Journaux à leur place, Nos abonnés ne devraient préter leur Journal à personne en état de payer ; c'est injuste pour le propriétaire et pour ceux qui paient.Que nos abonnés fassent comprendre en outre aux emprunteurs que voulant conserver leur journal pour le relier au bout de l\u2019année ils ne peuvent le prêter.Nous comptons sur nos abonnés comme sur nous- mêmes pour répandre notre journal ; or, un bon moyen de le répandre est de le faire voir, d'en démontrer l'utilité et les progrès et non pas de lo prêter à ceux qui n'ont pas assez de de libéralité pour faire le moindre sacrifice en faveur d'une entreprise nationale.DO L'ALBUM DE LA MINRRVE.Tel est le titre d'une publication que les entreprenants propriétaires actuels de In Minerve doivent faire paraître bientôt.La littérature, l'éducation, les b«aux-arte, l'économie domenti- que, les travaux à aiguille, les variétés, les modes et Is musique constituent le programme du nouveau journal.C\u2019est un programme acceptable par tous les partie et toutes les classes de la société.Sur ce terrain, tout le monde est d'accord.Le nouveau journal se donnera même le luxe d'avoir des gravures tous les mois.Nous parlerons avec plus d'avantage du nou veau né, lorsqu'il sera né.En attendant, couronnons de fleurs son berceau ct souhaitons-lui succès et prospérité dans l'intérêt du pays.Lisons, lisons, nous ne pourrons jamais trop lire de bonnes ot belles choses, UN CMAPELIER ET UN PRESIDENT, Un sit que Andy Johnson, I'ex-Président des Etats-Unis, commença par être spprenti-tailleur.Lorsqu'il Inissa la ville de Raleigh, dans la Caroline du Nord, A lage de quinse aus, pour aller travailler dans une autre v Île, un de sus jeunes amis, Neal Brown, l'accompagna l\u2019vapace de trois milles et ports sur son dos une partie du pauvre bagage du jeune Johnson.A trois milles de la ville, ils se séparèrent, les larmes aux yeux, ct chacun s'en alla de con côté.Johusou devint l\u2019résident des Etute-Unis, à la mort de Lin- culn, ¢t Brown vient de mourir chapelier.Lorsque le Préuis dent Johnson visits la ville du Raleigh, il y a cing ou six ans, il winforma de won ami Neal Brown et d.mands à le voir.L'entrevus fut touclunte et cordisle; tes deux sinks curent beaucoup de plaisir à ne rappcler los événements d'autrefuia, À o Les journaux out annoncé, ls semaine dernière, 1s wort de Dile Carmélice Bondy, flte du Dr, A.D.Bondy, du cette ville, Cette mort & été accompagnée do circonstances toachautes, Mademoiselle Bondy, décédée le premier jour de l'an, était tombée rmulsdle, le Joudi, des flèvres typholdes.Bien élevée, excellente musicienne, d'un caractère aimuble et biouveillant, cette jeune fille vivait entourée d'estime et de sympathica, La gravité de la maludie qui venait de le frapper remplit ses parents et amis de crainte ut de peine.Elle seule trouva dans ses derniers instants une force Qui étonus tous ceux qui en furent témoins.Le jour de l'an au matin, vers dix heures, elle se mit au piano et demanda à son frère de vouloir blen Jour un duo avec elle en lui disant que c'était le dernier duo qu'elle jouernit, Son frère y cunsentit et elle ne Joux jamais avec plus de talent.Son père lui ayant dit aussi délicatement que possible, quelques minutes après, que le dénouement fatal pourrait bientôt arriver et qu\u2019elle ferait bien d'y penser: \u201c soyez tranquille mon cher père, répondit-lle, j'y pense ot jo sale bien quo je n'ai plus que quelques heures à vivre ; je m'en vais an ciel et Je ne vous oublierai pas\u201d Vers deux heures de l'après-midi elle fit jouer A ses deux petits frères un duo sur le piano, et battant la mesure avec son pied, elle ne perdit pas une note.Vera quatre heures, un jeune homme frappait à la maison ; il venait rendre visite à madetoiselle Bondy,\u2014on dit qu\u2019ils s\u2019ais malent, que môme il était question de mariage\u2014on lui annon- ya que celle qu'il voulait voir venait de rendre le dernier soupir, Qu'on juge des poignantes émotions dunt vette maison fat témoin pendant ce triste premier jour de l'an, Mademoiselle Bondy n'avait que dix-neuf ans, Elle n été inhumée à Lavaltrie, le lieu de sa usisssuce; une foule coneldérable de personnes dunt un grand nombre étaient venties do loin, assintait à ses funérailles.L U.D.ree A Une chèvre à prosque éventré un homme en Haut-Canada, deux mêmes ; on ne sonnuit pas les motifs qui l\u2019on fait agir cinai, UNE LETTRE REMARQUABLE.Le fameux Gambetta qui sers bientôt le chef du parti républicain avancé, avait dit dans le discours qu\u2019il à prononcé à St.Quentin que pour régénérer le France il fallait l' je ment laique, Mgr.Dupanloup évêque d'Orléans le combat dans une lettre éloquente où on lit ce qui suit : Vous oses affirmer que l\u2019église et les gouvernements n'ont rien fait pour l\u2019enseignement, qu'à leur yeux fous lecteur rat un ennemi, et vous prétendes réformer le monde par vos écoles.Laissez-moi vous répondre que vous profites ici de l'ignorance, au lieu de la combattre.; Car il faut étrangement compter sur l'ignorance d'un auditoire, ur lui faire accepter à la fois dans une même phrase, une calomnie et une niaiserie, cals, depuis pui pl Les gouvernements fran puis 60 ans, ont établi plus 80,000 écoles, et triplé le budget de l'enseignement pri- Quant à l'Eglise, elle est fondée sur deux choses: un livre, l\u2019Evangile, et un commandement divin, qui est: fie of docete, alles et instruises.Cette phrase devenue banale: l'ignorance eat bu zouree d° tous lez maux, c'est un pape qui l'a prononcée, et il mjoutait: surtout parmi les ouvrisrs.Benoit XIV disait vols plus de cent aus avant votre naissance.La calomnie est donc lourde, le niaiserie l\u2019est encore plus, Ainsi, vous aussi monsieur Gambetta, vous avez La prétention de frapper les générations à votre effigie, comme on frappe une monnaie, par lu moyen des écoles.Mais les gens du métier savent bien, et l'expérience prouve que cette prétention est absurde, et peut devenir une affreuse tyrannie.L\u2019instruction, en soi, primaire ou secondaire, même avuc tout ce que vous pourres y ajouter de hautes sciences, d\u2019algèbre, de chimie, etc, ne donne pas des mœurs ; eb en particulier les partis qui flattent les instituteurs, attendent au fond bien plus de leur infu- ence sur les électeurs que de leur action aur les écoliers, Savez-vous ce qui surtout influe eur la famille et sur la so- clété?C'est l'éducation, morale ou immorale, religieuse ou athée.Et savez-vous pourquoi je me défie de votre réforme ?c\u2019est qu'elle ne sera ni morale, ni religieuse.Dans le vrai, qu'est-ce qu\u2019une instruction vrainint moderne?vruiment démocr-tique Bst-ce qu'il y à une géométrie moderne ?une grammaire démocratique ?une jeuné morale, et une géographie inédite ?Tous ces grand mots sont de gros nuages oratoires, vides, obscurs, et sans aucun sens pour l'esprit, dès qu\u2019on veut les décomposera Quoil c\u2019est après que le clergé de France s\u2019est dévoué, comme il l\u2019« fait, au service de nos suldats et de nos prisonniers ; c'est quatre mois après que nos aumôniers ot nos frères des écoles\u2018chrétiennes ont été vus ct sont morts sur les champs de bataille ; c\u2019est après que toutes nos religicuses se sont dévouées à vos ambulances, c'est alors que vous avez le cœur de dire que nous ue sommes plus Français | Et c'est au londemain du massacre des Otages que vous repreuez ces calomnies, que vous nous représentes comme constituant pour la société moderne « le plus grand des périls, \"\u2014c'est votre mot, \u2014nous dé- nunçant ainsi de nouveau aux fureurs avougles | Et ce n'est pus seulement nous que vous calomnies, c\u2019ost le Pape.Ah! j'en conviens, les horreurs.les trabisons, les lA- chetés ct les mensonges, dont il « été environné pondant vingt- cinq ans, n'ont pay dû le rondre très-sensible aux charmes de cette prétendue liberté que vous nous promettes, et il lui ost permis de ne pus admirer ce Garibaldi auquel vous avez pout être sacrifié l\u2019armée de l\u2019Est.Mais, dans Penyclique que vos auditeurs n'ont pus luc, le Pape n'a jumais condamné les diverses formes de gouvernement, inscrites duns les lois des divers pouples, [1 n'a condsmné que les libertés sans frein, les droits sans devoirs, et len souietés sans Dieu.Quaud à lu famille ct à la propriété, monsieur, yicd-il à vou amis de w'en dire lue vertueux défenseurs ?Mais ce qu'il y à de curieux, dans ce péle-mêle d'idées con- fues et incohérentes, c'est le motif pour lequel vous voules interdire aux prôtres français d'ouseigner : \u201c Quand vous surex \u201cfait appel à l'énergie d'hommes élevés per de tels maitres, « quand vous voudres exciter en eux des idées de sacrifice, de « dévouement et de patrie, vous vous trouverez en présenco « d'une espèce humaine amollie, débilitée.\u2026 .\u201d Et le raison que vous donnes de cet smollissement et de cette débilitation de l'espèce humaine élevée par nous, est encore plus extraordinaire : c\u2019est que nous enseignons la l'ro- vi ence, ot des maîtres qui croient à la Providence ne peuvent qu'amollir et d biliter l\u2019espè-e Aumuine! Ici, vous opposes, monsieur, ¢ 1a doctrine chréticane qui ha Dditue l\u2019esprit à l'idée d'une Providence,\u201d à \u201c la révolution qui enseigne l'autorité et la responsabilité des volontés humaines, la liberté de l'action.\u201d Mais il n\u2019y a, monsieur, nulle incompatibilité entres ces choses ; la doctrine chrétienne les enseigne toutes deux; et en les oppueaut ainsi, asaurément vous ne vous entendez pas vous-même, ni les choses clont vous parles.Mais vous, qui ue croyez pas à la providence et n'êtes par conséquent ni amolli, ni «débile, conuaissez-vous une autre croyance qui apprenne mieux à supporter la vis et à affrouter la mort?Vous aves ordonné à beaucoup d'hommes cette aunée de se précipiter à le mort: Auriez-vous osé recommander à nos soldats d'aller se faire tuer on se moquant de Dien, et trouves-vous que la foi dans ln Providence ait amulli les âmes des svusves poutificaux ot dus fransu-tireurs bre tous \u2014\u2014oma BISMARCK ET JULES FAVRE.M.Favre & fait un livre dans lequel il raconte les événements auxquels son nom a été mmôlé depuis un an.M.Favre ayant reproché à M.Bismarck de se faire un instrument de la politique impérisle cn France, l\u2019illustre homme d'Etat prussien répondit ainsi : « Vous vous trompez tout à fait; Je n'ai aucune raison séri- cuse d'aimer Napoléon III.Ju ne nie pas qu\u2019il m\u2019eût été plus commode de le conserver, et vous-même vous avez rendu un très-mauvais scrvice à votre pays cn le renversant.S'il l'avait voulu, nous aurions été deux alllés sincères et nous aurions ensemble disposé de l'Europe ; il & cherché à tromper tout le monde, et je ne m'y suin jamais 16.\u201d A propos de la déclaration de guerre faite par l'empereur, M.de Bismark dit: \u201cA l'heure même où je vous parle, je ne puis comprendre une telle aberration.Une telle résolution priso par des hommes comme M.de Grammaont ot M.Olivier! Le premier n\u2019a jamais été que le plus médiocre des diplomates; Napoléon III le jugenit ainsi, Quant à M.Olivier, c'est un orateur et non un homme d'État, Je vuus ai dit tautôt que, el nous avions intérêt à maintente la d je de Napoléon, nous Is rétablirions ; de même pour les d'Orléans, de même pour M de Chambord, qui serait beaucoup de notre goût, surtout du Roi, lequel tient naturellement à ses anciennes tions.Quant à moi, j'en suis tout à fait dégagé, ie auis même républicain, et je tiens qu\u2019il n\u2019y à pas de bon gouvernement £'il ne vient pas des peuples ; seulement il faut accommoder chacun d'eux aux nécessités et aux mœurs.\u201d \u2014\u2014 COURS DU DR.LARUB.CHIMIE AGRICOLE.DRAINAGE.(Suite) Il faut de l'humidité aux plantes ; mals, si on leur en donne en trop grande quantité, elles dépérissent tout aussi bien que ai on ne leur vn donne pas asses.Pour enlever aux plantes le surplus d\u2019eau apporté par les pluies, etc., nous avons deux systèmes : le système des fossés ouverts et celui des fossés fermés.Les foasés ouverts doivent être bien (aita; c'est-à-dire qu'ile doivent être assez profonds, inclinée légèrement afin de permettre le facile écoulement de l'eau.L'égouttement d'un sol au moyen de fossés fermés porte le nom de drainage.Le drainage peut sc faire au moyen tubes du grès, ou bien avec la pierre ou, enfin, avec le bois.Ces tubes sont dieposés au fond des fossés de manière que leurs extrétnités ne ae fondent pas, afin de permettre à l'eau de pénétrer dans leur intérieur; en même temps, on empêche la terre de pénétrer en trop grande quantité par cette ouverture, en appliquant dessus une tuile ou toute autre chose propre à cet objet.Cesu tubes ae touvent à une distance variable suivant la nature du sol, si le sol est très- humide et la terre très-forte, on devra quelquefois les m ttre à distance de vingt ct môme dix-huit pieds les uns des autres.Ces premiers tubes vont aboutir à d\u2019autres qui portent le nom de Drains Collecteurs qui, à leur tour, vont tomber dans le Drair l'rineipal : ce dernier se jette directement dans un fossé ouvert.On comprend qu\u2019il faut que chacun de ces drains ait une pente légère, afin de faciliter l'écoulement : et le fond du fossé ouvert devra se trouver un peu plus bas que le niveau du drain principal.Dans un pays comme le nôtre, le drainage au moyen de tubes de grès exige des précautions particulières : il faut que les drains se trouvent à une profondeur de deux pieds et emi § trois pieds, afin de les mettre à l'abri de 1a gelée qui les briserait.Ensuite ces drains auraient l'inconvénient de coûter asses cher, dans les endroits surtout qui sont éloignés des villes où on les fabrique.Eh! bien; lu cultivateur & toujours à sa portée le moyen de suppléer aux tubes en grès par le drainage avec la pierre ou avec le bois.Seulement, il faut an peu plus de main d'œuvre : il faut faire les fossés un jeu plus larges, mais aussi, comme il n\u2019y à pas à craindre de gelée on n'a pas besoin de les faire aussi profonds.Dans le drainage avec la pierre, on creuse lus fousés, et l'on Jette au fond de la pierre que l'on recouvre de terre, de manière à combler le fossé.On a un exemple de ce mode de drainage is Is ferme modèle de Ste.Anne et le fonctionnement est parfait, De cette manière, le cultivateur utilise tout jusqu'aux roches qu'il enlève de sur sa terre.Lo drainage au moyen du bois peut se falre comme suit: creusor le fossé, puis, disposer au fond, à quatr.ou cinq pouces de distance l'un de l\u2019autre, deux sapins, à peu près d'égale grosseur du bas : achever le ca- nul avec une croûte placée au-dessus de ces deux sapins: ai on comble énauite le fossé, on à un système de drainage excellent et qui ne cuûte pas chor.Bi n entendu que pour quelqu'un qui n'aurait pas de sapin, une pièce de bois quelconque t tout aussi bien : cependant, il faut choisir cclai qui se pourrit 1e plus difficilement sous l'action de l'humidité.C'est là une objection que l\u2019on a faite à co système de drainage, on a dit que ces morceaux de bois ac corrumpaient très-vite et que ce serait toujours un affaire à recommencer, Cette objection est détruite par le fait que l\u2019on trouve dans Ia terre, dans des endroits humides, des pièces de bois qui y ont été cnfouies depuis trente vu quarante ans, ot qui sont parfaitement conservées, Supposons, donc, que, après trente ans il (aille renouve- lor len drains, le père par leur moyen aura peut-être fait produire assez In terre pour que les enfants aiont le moyen de drainer avoc les tubes de grès.Le druinage & des avantages immenses: ainsi il permet l'écoulement facile de l'eau, chose dont on reconnait bien les ef- feta en printemps surtout : un terrain drainé peut être ensemencé quinze jours où trois acmuines avant celui qui ne l\u2019est lautes, dans un terrain drainé souffrent donc moins \u2018esse, parce que le drainage favorise la capillarité: le drainage « pour effet de waintenir la température du sol plus uniforme, parce que l'eau de pluie passant travers lo sol pour gaguer les drains, laisse de von calorique au sol qui est souvent plus froid qu'elle, ou bien le refroidit si le sol est plus chaud qu\u2019elle.On voit donc, que le drainage «st une des premières choses dont un cultivateur duive s'occuper, surtout quand on peut, camme ici, le faire à bon marché.Univeraité-Laval, 23 décembre 1871.TRAVAIL ARTISTIQUE \u2014M.Paul Cousin, l\u2019un de nos plus habiles dessinateurs, vient dv terminor et de placer au bureau de poste un tableau indignant les heures du départ et d\u2019arrivée des mal- lea, C'est tout simplement un travail artistique.prodigieux dans toute la force du mot.Ce tableau est composé de trente- deux compartiuents renfermant les annonces des principeux marchands de la ville, y compris le compartiment réservé au tableau des malles, qui occupe la partie centrale.Co tableau contient 8,000 ct quelques cents lettres, toutes bien et duement dexninées par l\u2019auteur.II lui à fallu ure dose de patience Incommensurable, Il à mis quatre mois pour exécuter cet ouvrage colossal ; ct à bien considérer, ce temps est très court.Le tout ert dessiné de main de maitre ; c'est lier, net, élégant; on dirait une maguifique gravure sur acier.Chaque annonce est ornée d'une vignette et parmi ces vignettes on remarque aurtout le dessin de celles des nnnonces de M.C.Duquet, horloger, Grenier, marchand spicier, de l'Opinion Pu- ligue.L'écusson royal en haut du tableau est t Parmi les annonces on remarque surtout cellca de MM.G.E, Des Vallerand, C.Duquet, McCallum, Bélanger & Uarlépy, Ph, Brunette, ete.Le cadre à été fait par M.Alfred Moisan, meublier-ébéniste résidant rue St.Ulivier.Outre mon mérite artistique, ce tableau surs celui de rendre toujours de grands services au public, et nous ne pouvons que féliciter le maître des postes qui & eu l'excellente idée de le faire exécuter.Il ne pouvait non plus en confier l'exécution à de meilleures mains qu'à celles de M.Paul Cousin \u2014Ævénement du 14 décembre. 16 NATUS EST SALVATOR.L'ange orguellleux, tombé des saintes ctines, Avait quitté ses lugubres abimes, Pour conquérir les Ames des mortels; La volupté, l\u2019orgueil et l\u2019avarice L'accompagnulent: partout régnait le vice; \u2018Tout crime avait un temple et des autels.Les malheureux, du sort viles paves, Venaient à llome augmentor les euclaves Qu'on massacrait pour réjouir les Césars ; Tels vous voyez tomber sur le rivage, Les grands débris que jette après l'orage La mer cruelle où porteut vos regards, La femme, hélag! comme un vaincu captive En vain élève au ciel ua voix plaintive ; L'homme brutal n'en à que du mépris.Maitre inhumain, et père sans entrailles, 11 brisera ses fils sur les murailles : Tout est permis & ces monstres flétris.O malheureux qu\u2019ou relègue dans l'ombre, Vous qui giaez au fond d'un réduit sombre Où vous retient une cruelle loi ; Infortunés qui ployes sous vos chaînes, Femmes, enfants pour adoucir vos peines, 11 vient du naître un Dieu Sauveur ut Roi, Déjà la nuit s'avance, Tout repose en silence Sous cette voute immense.Ob Dien suspend des milliers de lambeaux : Au pied de la colline Bethléem se dussine Comme une grande rine Où qu-lque champ parsemé de tombeaux.Sur la terre ont cessé tous bruits ; Au ciel scintillent les étoilée, Des ténébres les sombres voiles S'enfuient devant l\u2019astre des nuits, Grand Dieu! quelle lumière Couvre la terru entière, L'enveloppe et l\u2019éclaire De splendeurs ct de mille feux | Quelle est 1a voix sonore Qui chante ut chante encore Du côté de l'aurore Ces cantiques mélodieux ?Ce sont les célestes phalanges Lousnt lo Fits de l'eternel.Venez, À pasteurs d'Israël ! Unir vos voix aux voix des Anges.\u201c Gloire à Dieu, paix À la terre\u201d Chuntent les saints messagers.=\u2014=Pour voir le plus grand mystère, Hâtez-vous, heureux bergers, O prodige incomparable! Du monde le Créateur Veut naitr> dans une étable Pour être son Rédempteur, Chante Jésus, à ma lyre! Et la créche son berceau ; 11 est si doux son sourire, Et son visage est si beau ! Ii dort aux pieds de Marie, Enfants, et vous tend les bras ; Embrussez sa main bénie, Mais ne le réveillez pas! \u201cNoël Nuët1\u201d c'est le cri de l\u2019enfance, Dès que l'aurore sanonce la naissance De l'Enfant Dieu, présent du Ciel ; La mère aussi tressaille d\u2019allégresse, Et le mendiunt, oubliant sa détresse, Redit joyeux : Noël | Noël ! J.A.UBagnon.St.Hyacinthe, 25 Décembre 1871.REVUE ÉTRANGERE.pourrait se rallumer à lu première étincelle, et embraser soudainement tous les cœurs et tous les courages.Malhours, alors! malheurs! car ce serait le coup du déveapolr et le coup de grâce.Vaincre vu mourir, 1 n'y aurait pas de milicu; il a pu sv trouver des Français qui ne «avaient pour qui et avec qui combattre au premier appel; Il wy aurait plus que des laches qui resterulent désormais Inactif; car ce ne serait lus là voix équivoque d'au parti qui we ferait entendre, mais le cri solennel de la patrle couchée dans le sang et foulée aux pleds qui retentireit comme un cluiron fatal et soulèveralt tout ve qu\u2019il y à de vivant sous les lambris des graudes villes et sous lu toit des plus Lumbles chaumières.GAMBETTA.Une dépêche de Marseilles dit que 1a pr sence dv Gambetta y cause beancoup d'agitation et de désordre, Ses amis se sont réunis devant son hôtel pour lui faire ovation.La scène ayaut pris un caractère désordonné, la troupe se présenta bientôt et disporsa la foule, La pollce à défendu à Gumbotts de sortir de l'hôtel afin d'éviter que s& présence dans la rus ne gvulève encure quelque agitation.Il à prié ses amis de ne pas persister à résister aux autorités en se promenant en masse dans la ville, I! leur dit qu'ils avaient certalnement le droit de s'assembler en réunion -naïs que devant le forcu armée ils devaient se retirer pour éviter une collision.Le désordre ne s'est pas renouvelé au- Jourd'hui.Gambetta est resté dans sa chambre, retenu, dit-on, par une ludisposition.Gambetta se prépsre à jouer bientôt son role.La guerre civile en France pendant que les armées prussiennes l'envali- | ront ! La prédiction va-t-elle se réaliser ?Est-ce la perspective ! que nous offre l\u2019année qui commence?Mais si le commence- | mont cst triste, consuluns-nous par la pensée quo la fin sera | bonne, puisqu'elle duit voir le triomphe de lé France et de l'ordre dans le monde.La société Internationale vient d'acheter du gouvernement prussien toutes les armus françaises capturées pendant la dernière guerre, GRANDE-BRETAGNE.M.Edward Cardwell, fecrétaire d'Etat pour Ia guerre, dans un discours adressé hier à sus constituants à Oxford, à dit que ! In maladie du prince de Galles à eu pour résu'tat de faire affir« mer \u201cle puissant sentiment de sympathie réciproque qui a toujours existé entre un souverain cunstitutionnel et un peuple libre.\u201d Il u déclaré aussi que l'attention du parlement * sera appelée sur les mesures sociales à prendre en vue de l'amélioration de ls condition du peuple.\u201d , B janvier \u2014Les partisans de Sir Charles Dilke se proposent | de faire une grande démonstration eu son honneur avant la ré i union du parlement.i RUEBIE, Le prince Gortschakoff, dans une récente communication au miuistre américain Curtine, annonce le rappel détinitif de Cata- cauy qui doit retourner à St.Pétersbourg.Le prince regrette la correspondance qui & été échangée en cette circonstance, Il l'appréciera la conduite de Cutacazy lorsqu'il aura eu avec ce dernier une entrevue personnelle, l'ambassadeur niant formelles } mment les accusations portées contre lui par le gouvernement de Washington.; Le prince termine en disant que ce fächeux iucident ne sautait nuire en rien aux sentiments de cordialité qui auime les deux pays.ITALIE.Le roi d'Italie à envoyé un ambassadour spécial au Vatican, \"le jour de l'an, pour offrir les félicitations de Sa Majesté au Baint-Pére.Lambassadeur à été reçu par le cardinal Antonelli qui l\u2019a informé que \u201c Sa Sainteté était indisposée et hors d'état de recevoir des visites, | Le duc d\u2019Harcourt, ambassadeur français près la cour pupale, i a eu une longue entrevue avee le pape, i ETATS-UNIS, Assassinat de James Fisk.Nous uvons suuveut parlé de cet homme extraordinaire dont le caratère était si original et l\u2019existenco si bruyante.Voici vomment une dépêche aunonce s& mort prématurée : New-York, 6\u2014James Fisk, en rentrant au Grand Hôtel Central à été mortellement frappé par un inconnu qui l'accompagnait.Ce dernier lui tira trois coups de revolver, \u2014le L'OPINION PUBLIQUE.Londres, 3 janvier \u2014Les ordres récemment donnés à Berlin pour l'arrestation des citoyens français comme ôtages, dans les endroits où des outrages sont commis contre des soldats allemands, ont été rigoureusement exécutés.Une centaine d'ôta- Kes, emprisonués en vertu de ces ordres, sont maintenant en- premier l\u2019atteiguit à l'épale, l\u2019autre à la tête et le troisième le blessa fatalement à l'abdomen, hâte, ne donna aucun espoir de pouvoir sauver la victime, Le médecin appelé en toute L'assassin voulut faire quelque résistance, lorsqu'on voulut l'arrêter.Après de vains efforts pour s'échapper, il fut remis tre les malus des Allemands, et avis & été donné aux attorités | tre les mains de la police, françaises quo, dans tous les cas de meurtre et d'assassinat, des représailles seront exercées sur les Otages.Si lus coupables des outrages signalés ne sont pas remis aux Allemands avaut Fisk a été de suite transporté à sa chambre pour y recevoir les premiers soins, L'assassin se nomme Stokes; l\u2019on croit que c'est la ven- le 23 du mois courant, les dtagus seront jugés en leurs lieu et Bvance qui a été le mobile do co crime à la suite des débats de place devant une cour martiale, La conduite odieuse de la Prusse inspire au Courrier des Etats-Unis ces brûlantes et patriotiques paroles : Nous voulons encore révoquer en donte la réalité du faitan- noncé dans cette dépêche, ou tout au moins l\u2019intention de poursuivre un si cxécrable projet.SI cependant ce n'était pas une vaine menace et que nus ennemis ossssent y donner auite, l'affaire Manstield, Le coroner à été appclé pour faire l'enquête ante-mortent, Cet ôvénement « causé une grande excitation dans la ville ; l'hôtel est encombre de curieux ut de visiteurs.DIFFICULTÉS.La question cubaine commence à prendre dus proportions quelle atténuation ne faudrait-il pas admettre à Pexécration Hérieuses, Le gouvernement américuïn se pépare à poursuivre inspirée par l'assassinat des Ôtages au milien du déchainement la réparation des outrages subis pur la population américaine, des passions, en voyant un gouvernement régulier saisir des innocents en pleine paix, et les immoler de mang-froid pour des crimes qu'ils n\u2019out pas commis! Nou ; l'esprit se révolte à L'incident de la Ftoride poursuivis en mer par un navire es pagnol, donnera également lieu à une sérieuse réclamation cette pensée, et l\u2019histoire n'aurait pas de réprobution asses si- lorsque ce fait sera officiellement confirmé.vére pour stigmatiser unc pareille violation des lois divines et humaines.douter, en admettant qu'ils fussent tolérôs, seraient flétris dans tous les pays du monde, et il ne serait possible d\u2019y voir autre Le département de la marine déploie toutes wen ressources De paruils procôdés, nous n\u2019en pouvons pas pour être prêt à toutu éventualité.La flotte cuirassée à dû appareiller à ce sujet afin que dans chose qu\u2019un parti pris d\u2019y soulever In révolte pour accomplir le cas d\u2019une guerre, les ordres puissent être suivis immédiate- un écrasement que l\u2019on regrette d'avoir laissé inachevé, Qu'on ne r\u2019y file pas, cependant, il y & encore des foudres à déchainer en France, et ls haine contre l'ennemi à fait des progrès; l'incendie qui, au inilleu des malentendus de In pre- midre surprise, est resté à l'état latent dans certaines régions de notre pays et dans certaines couches de notre population, ment d'exécution.L'OMNICURE.Nous avons oublié de dire que ve morceau de musique nous était venu de ln maison Dusouehe, de Montréal.11 JANVIER, 1872 AGE DE QUELQUES HOMMES PULITIQUER Sir George E.Cartier.67 sun.Hon.M.Chauveau.80 « Hon.M.Cauchon .50 8!r John A.Macdo) 87 + Hou, G.Brown .56 + Hon, A.J, Galt 53 * UN Fair \u2014Eu Economie Pulitique, on dit que chaque immigrants une valour commerciale do $1,600.Figurez-vous ce chiffre sur le dos du chacun des 25,000 canadiens que l'ou dit être partis de cette Province l'année durnière, et vous aurez la bulle somme de $375,000 pour représenter le total de lu richesse que nous avous dounée à Los voisins dans l'espace de douze mois! Si donc, nous pouvious ramener ces compatriotes au pays, au moyen de l'industrie et des travaux publics, chemins de fer, etc, nous nous enrichirions d'autant.Voilà un fait propre à faire réfléchir \u2014 Pionnier de Sherbrooke CHEMIN DE VER DU NORD.\u2014Jeudi dernier, le conseil municipal du comté de Champlain & voté un règlement prenant pour $100,000 d'actions s la compagnie du Chemin de fer du Nord, Ce règlement suru soumis aux électeurs du comté de Champlain le vingt-clug de janvier prochain.De leur côté les contribuables de Is paroîsse de St.Color + de Sillery ont approuvé unaniment, veudredi, lu règlement du leur conseil municipal qui accorde $10,000 au chemin de fus de la Rive Nord.\u2014Z Echo de Lé:is du 3, ENCORE UN INFOHTUNÉ MORT FAR LE FROW\u2014Vendredi dernier, un cultivateur de St.Apollinaire, comté de Lotbinière, du nom de Villebon Rousseau, quittait Lévis pour ve rendre chez lui Arrivé à St, Romuald, quelques personnes remarquaut qu'il était en boisson, ct un peu inquiètes sur son sort en le voyant à l'entrée d\u2019une uit aussi rigoureuse entreprendre un voyage de plusieurs lieues, voulurent le retenir, mais elles ne parent y réussir, malgré leurs instances, Rousseau partit, mais il ne se rendit pas chez lui.Deux ou trois jours après, &a famille com- mochçant à s'inquiéter de ce retard, aila aux informations ; per- sunne ne l'avait vu depuis son passage à St, Romuald.Finalement, on le trouva gelé dans la nvige, à côté de sa voiture, dans le bois de St, Bernard, où il s'était sans doute égaré.Le défunt était âgé d'à peu près 50 aus et père d'un- nombreuse famille.PRESQUE UN MAUxrRE.\u2014Ls paroisse de St.François, comté de Brauce, vient d'être le théitre d'un é st tragique qui failli se terminer par In mort d\u2019un respectsble résident de cette parvisse., M.Hilaire Poulir avait acheté, 1} y a quelques temps, d'un cultivateur du même nom, ie terre, que celuisci s'était vi obligé de vendre pour satisfaire aux réclamations de ln justi.+.Ce dernier avait toujours conservé depuis ve temps, conti l'acquéreur de sa propriété, une espèce de ressentiment que l'on ne s'explique pas trop.Il aurait même, paraitiil, en plusieurs circonstances, fait dus menaces, Toujours il que samedi dernier, dans lu soirée, pendant que Hiluire Poulin se rendai sa grange, il entendit tout-à-coup des pas prévipités de lui; il se retourna et aperçut son vi«l ennemi courant une hache à lu main, et prêt à 1a Jui abattre sur ln t n'eut que le temps de faire un mouvement de vôté, pour une mort éminente.IP ue put cependant parer compli le coup; fu hache l'attcignit au côté de la tête et lui fit une blessure grave, simon mortelle.ie coupable, nommé aussi loulin, n été arrêté de suite et enfermé à la prison de St Joseph.Quelques personnes prétendent qu'il ne jouit pas de l'entier exercice de ses facultés, d'autres «lisent que sou carac- tire haineux et féroce le porte souvent à des excès que l'on vst tenté d'attribuer à un défaut d'intelligence.La justice éclaireru ces faits.Une représentation qui n\u2019était pas annoncée sur l\u2019aftiche, a eu lieu pendant la visite du Cirque de Noyes, à Austin, Texas.Pendant que les gardiens de la lionne étaient occupés à la faire passer du &a cage à la voiture oii était la bande de musique, avant de parader par les rues, se majesté léonine réusit À se soustraire à Is surveillance de ses gardiens, La foule des spec- tuteurs qui l'admiraient, fut remplie d\u2019effroi et weufuit précipi- tament, La lionne attaqua d'abord au mulet sur le dos duquel elle grimpa, mais l'animal prouvs qu'il était un véritable \u201cueur du l'exas, et jeta son altesse royale à deux où trois perches an- dessus de sa tête, Se voyant vaincue à cet endroit, l'animal suuvage saisit uy cheval au poitrail ot lui infliges plusieurs blessures asfreuses avant que Fon put Jui faire racher prise en la battant.Suivie de ses gardiens, elle se réfugis dans une tente près du cirque et qui servait de chambre de toilette à la compagniv.À son approche, ceux qui s'y trouvaient ne continuérent pus lems occupations, mais prirent la fuite, quelques-vus d'entre cux jusqu\u2019au sommet du poteau principal de In tente, le long duquel ils grimpérent avec beaucoup plus d'agilité qu'ils n'en valent jamais déployée, durant auctine représentation dacirque.La livnne ayant vidé lu place, se run hors de lu tente, grip sur une couple de clôtures et attaqua deux chevaux, mais avant qu\u2019elle put commettre quelque dommage, elle fut capturée par ses gardiens et mise en lieu sur.Durant tout ce temps, lex environs du cirque frent débarussés de syectatours et les reprè- scntations perdirent leur attrait.Len annonces de naissance, mariage ou décès reront publiées dem de journal à raison d'un éeu chaque.NAISSANCE, A Montréal, le 8 janvier, madame C.D.Thériaule, une Glle.MARTAGE, En cette ville le 27 déc.dernier, à l'Eglise Notre-Daine, par j lo R.P.Lauzon, C.M.C.cousin du marié, M.Jos, Louis Carle marchand, fils de Louis Carle, Er, marchand de cuite ville, à DIte Anna Blanchard, fille de fou M, Ensèbe Blanchard, uu- clen marchand de cette ville.DECÈS, En cette ville, le 24 ultimo, Dame Marie-'aroline Decousgne, épouse de M.G.H, Cherrier, à l'âge de 47 ans, À Bécaucour, le 21 décembre dernier, à l\u2019Age de 3 ans ct 1 mois, Amanda, fille de Ad.Rho, Ecr,, artiste dessinateur, En cette ville, le 10 courant, Dame Zoé Julien, épouse de M, Hensi Julien, ingénieur mécanicien, à l'âge de 54 ans.En cette ville, le 2 courant, M.Léon Leguult dit Destauriers, à l\u2019âge de 19 ans et 10 rois, 11 JANVIER, 1872.L\u2019OPINION PUBLIQUE.17 i .oy RAN Te A x % vos a WE \u201ci ; hy Me Se g 5 B a ee irre Tiin Je) &, Er EE ER puma Ey Ny VY CE \u2014 a (OF, | \u2014 a pi SE, ; 4 § Pr | | | f 4 \u2014 pe \u2014 = ES 1].IR Bo he i = iA ds Le res >A ih) = ES es eq i ad FR == = \u201c Io 4 1547 0 Es \u2014_\u2014 af ti \u2014\u2014 { is mr = = = 2e ae RN %, S v4, ss là 7% 2 N Ve ae = FP, Sy Zo a SAR LE GRAND BAY, PRES DE ST.MALO, TOMBEAU DE CHATEAUBRIAND, Ee el ed Ca 24 hy 2: es Pr?Elid 24 Abo a QT cs = rl FT il nu - pou J a ed bis Soa IH U7] J S13 ès Po _ 00 YW \u2014 IB e-@- As \u2014 SEE = co 2m \u2014\u2014 = \u2014 \u2014_\u2014 \u2014y an i cn ] rae 1 Ta £7 Ç if 0 a My # 7 pi A a AD RL ELLY pd \\g ad vd .Ta I Leh A PL a =X + 4 1 or (a 22 2 D pr SR 4) 8 Ps 23 Cs et CAR po La Ce 5 En = > + TES Sy, 9x 2 p= 2 xe | a Z Cr al A Zn aa = pe LP ds pe EE HAVRE D'ESYUIMALT, COLOMBIE ANGLAISE. ons - = ps ee] a J = ?ri] + Pa 2a a % RS Po à ns de 11 yy 7 x F2 CCE 2, CE | - TRIP, 7 oz = i i 7 S 2e Gl a i 5 > = D Ne y Éd È Se Uy Te TN À fi Fa ay Th cr ER =\", SST oe, SN 38 oy © yy Won SR Cl \u2014 Ci) Zz 7 ZZ + \u201c2 = = 4 ih in Ze fa Hl Pi Es Zion RY == = = SSH WN ES nd WN à a ak AN A.à se % AN pa LE I \u201c + A 7 4 GP CE 7 _ CE tp CE ES = = = GE 7 = 7 ES \u2014 ë = iz Bz Ha i) im .i ie J # i i > L'Ornuos Punuique, 11 Jarvren, 1872, D'arpès vx TABLEAU DU CORRÉGE, GRAVÉ ras EH DoronT.DE S™ CATHERINE.LE MARIAGE MYSTIQUE p= a EB = == += ECTS = 8 a ho pie ath { 33 di L vy ba) \u20ac Ë ig phic LE Ww 2a E> if i) Ÿ i # 7 2 Eo: wu f i ra 2 L a | ul => £5 Ra F 1 FI A\" À ñ pe, ui il | j À [i il Fi j et | [I =] i RRL me IB < Ini = ee Se vas PA a A i wg Al MET mi te 4 Al M i IE i HO TB: = ji i pe Ln Il El 02 {il qu il j LY 1 a NE Us NOINIdO.1 i 1 3) fi ea I : J ; i | 7 = = Ë ; A J mi i pvt Or LC i fd rl ian 4 FES AGE, = [cri KY \u201c3 Cd EIN a 1) li Ù Iii a ÿ | ES i v me ow 3e | | D ul ut; Jt ve NGS pA es + S 2 ib us [34] = Js ne pm s Le and114d0d rte J y = ey sa = ves ud ik 7, qi = bs gt 25 > ! oy pee er mo nà es en fonts cl 2 2 Gi pe pal £7 ee er ey = 0 12500 me = = J, I GLET \u201cHAIANVE TI LES VIEILLES TANNERIES SUR LE RHONE, À GENÈVE. Ou is 11 ANVIER, 1872, NOTRE PRIME, \u201c AU PIED DE LA CROIX.\u201d Gravé par A.Danse, daprds le Tubleau du célèbre Peintre Tuomas.Cette superbe gravure, chef-d'œuvre artistique et religieux, est prête à être distribuée à ceux de nos abonnés qui se trouvent dans une des catégories suivantes : lo.Ceux qui auront puyé leur abonnement courant, pourvu que le terne pour lequel ils auront payé renferme es trois premiers mois de l'année prochaine.20.Ceux dont l'abonnement expire le, ou avant le ler Janvier procluin, et qui ls renouvelleront, on paysnt le terme courant et les six mois suivants, d'avance.30.Enfin les nouveaux abonnés qui donneront leurs noms d'ici au ler Janvier, et puierout pour six mois en s'abonnant, N, B.\u2014Les nouveaux abonnés peuvent faire dater leur abonnement soit du ler Mi dernier (numéro dans lequel commence le romun «le l'Intendunt Bigot, et dans ce ils devront payer uu an d'abonnement), soit du ler Janvier prochain, Ces conditions que nous mettons à la distribution de notre l\u2019'uiME paraitront justes et raisonnables à tous nos abonnés, lorsqu'ils auront vu cette gravure.Rien de semblable n'a jumnis été publié jusqu'à ce jour en Amérique, et personne ne peut en acheter une copie nulle part à moins de CINQ DOLLARS.C'est le prix de lu gravure que nous dunnons aux abonné» de l'Opinion Publique.Nous n'en dirons pas davantage \u2014Voyez la gravure et jugez-en pur vous-mêmes.Nos agents l'ont maintenant reçue pour les abonné .de leur districts respectifs.Ceux de nos abonnés qui résident dans des endroits où nous n'avons pas d'agent, recevront par la poste, en se confor.mnt aux conditions susdites, leur gravure, soigneusement roulée sur un bois, et les frais de poste payés.Montréal, 26 Uctobre 1871.L'UPANIUN PUBLIQU UU ail JANVIER, 1872.k UNE LUTTE NATIONALE.Les «lili VENTE À L'EXOAN D'UNE CHAUEÈRE A VAPEUR.ERA VENDUE à l'encan, MARDI, le 16] JANVIER, à ONZE heures du matin, au pu- ro 319 Rue St.Antoi toine, TERE A VAPEUR, méthode Gerser brovotée, de 40 chevaux.Cette chaudière n\u2019a servi ju'un an, ot se trouve complète et en bon ordre.our qua qui auraient besoin d'une chaudière à va- campagne, celle- parfaite- mu ie On peut J ar aa ent parait te 32a HENRY J.SHAW, Encanteur, HOTEL DU GOUVERNEMENT.SauEbi, lé Novembre 187).Présagxr : SON EXCELLENCE LE GOUVERNEUR GÉNÉRAL EN CONSEIL.Sy Ja recommandation de l'Honorable Ministre de le Marine ot dus Péchories.st eu vertu disporitis x J9ème section de *l\u2019Acte con es.\u201d il 4 plu & Non Kxoellenes de ee ares an ghore Tos Kodgwick.dupa lo contd 8 oniix de larly m ds Hertiguuch, Province ne veut Brant son! lo présent, réservé: In nature ot \u2018ardfeille du pi\u201d reproduction Ven 8-20 drole 0 Conseil Privé.& HOTEL DU GOUVERNEMENT.Orava, Samedi, I le 16 Décerbre 1871.80N EXCELLENCE LE GOUVERNEUR GÉNÉRAL EN CONSEIL, UR ls recommandation de l\u2019Honorable Mi- 5.) nistre de Is Marine ol des Pécheries.et on vortu des dis, a 18ème Section de _*1\u2019Acte son- cèrnan a il & plu & Bon Excellence de faire | & ements uivants : Tos osuport, dane la province et le comté de \u2018Québec, sunt, par le présent révervée: uis le Ter jour de pour Ja rep: uction naturelle et artificielle du ES soumissions cachetées, adressées au soussigné et endossées, \u201cBoumissions pour arbon,\u201d seront reçues 0 à Ottawn, jusqu\u2019à LUNDI I, Is Fu Jour de Fi rochain.à midi, pour rovisionnement de Char ns de Grille et Four- 1 pourl \"usage des Bâtisses Publiques, Ottawa, 5 les conditions imprimées qu\u2019un peut obtenir à = Bureaus avec Jos formes de nono, \\ ment ne sera pas ol accepter le lus basse où aucune des soumissions, BRAUN FAR.3-20 It N'Y A PAS DANS MONTREAL, DE magasin, où l'on puisse trouver une variété adost grande, de Bijuuteries, Cputelleries, Poras- aimes Albums, Concertinas.Boîtes 4 cuyr ats pour Lam Messieurs, Bouteilles oujoux © y QU\u2019.MAGASIN D $1 ET 80 CENTINS, DN LA PARTIN OUEST, Vis-d-via ls MAISON RECOLLET.RK.B.\u2014Nouveautés repues chaque semaine, Une visite est sollicités, Département des Ti Puli Ottavra, 2 Déceurbre 1571.§ 2-471 J.F.RAYMORE.A.BELAN GER MAGASIN NEUBLES 276, Rue Notre-Dame > Moursea\u2026.TTTLEGGO 5 Ci, RETR T ae, % Oro: X LITHOGHAPHES.IMPRIMEURS.Bi : No.1, Côts de L Pla \u2019, Be Avtoige.+ § Moms un style present supérieur.tes Cy : VARY.VADRICANTS DK ONAUSSURES DX QUUY Pour Dames ot Messieurs.OILAUSSUKES FAITES A ORDKE Importateurs de de Chustssures Anglaises ot Pran- leas do me a malas des shanssures a se- No.28, a, RUE NOTRE-DAME.PHOTUGKAPHES F | Montréal, une CHAU- | savier Jusqu\u2019su lor jour de mai tu L'OPINION PUBLIQUE.11 Janvier, 1872.mi Inia Téagraphique 0 Is Pisa ir RUE BAINT JACQUES, MONTREAL, PQ.| GEORGE E.DESBARATS, Proprietaire.Etabli dans le but de qualifier des Opérateurs pour les nouvelles Lignes Télégraphiqnes qui se oons- | truisent actuellement par toute le Puissance du Canada et les Etats-Unis.établi il y à trois ans.peut aujourd'hui | 1 as eousidéré comme une I! ti Bon necroïssement rapide ot sux demandes des propriétaires piques.ot ln Props aire doit son sucoès à l\u2019habi- vo Pr % marqué l'enseignement de cet art utile par rossours attachés l'Institut.Led volup;emeut rapide et l\u2019utilité du Télégraphe Kleotrique.et conséquemment la demande toujours : ante pour des Opérateurs de premier ordre, rendent l\u2019 Pécablissement de Colléges pour l'enseigne- meat de cette branche d'ubrolue nécessité, Les Surintonduuts do Lignes (Eégraohiques volent ce mouvement avoc faveur, Les Colléges Commer- eiaux ont.jusqu'à un certain degré entrepris l\u2019ensei- grement de caîte brauche aussi bien que des autres ranoher de I'éducation commerciale; mais les con- Pajssaiices télégraph: quer aînal nonuises ont toujours mine de socsnd ordre: à ce Join que Le de Chinese.Hitwarkee.Duero Howe York.etc.en ont dircontinu-* ensolnement, ot commandent l\u2019Institut Télégraphique comme l\u2019endroit où une connaissænce paifuite de cet art à la fois intéressant, savant et ue peut-être le plus conve- mableiment obtenue.La person tive pour les Jeunes (ions ot Jes Dames jui étudient ls télégranhie, procurer tôt ne fucratives, né saurait être moi loure a » et nous recommandous instami ceux qui disirent embrasser une carrière pnjsante et rémanérative Le 5» alien somme Upérateurs vur les diverses Lignes avbiques, Les Elèves, en De \u2019lustitut, reçoivent un certificat de capacité, qui leur permet de remplir de suite les vacances qui muraient lieu dans la Puls.«ance du Canadu ot les Etats-Unis.De prime abord, on peut obteuir un salaire de par mois; mais près deux aus de pratique, on n\u2019a aucune difficulté par mols.on paie méme de $100 - Uni e pratique a Télégraphie pans Ua et en effet, elles sont les Opérateurs favoris en érique, reçoivent un salaire plus élevés, comparés avoc les autres 8 omploir, que les hommes.tandis qu\u2019elles ont plus d acilité naturelle pour apprendre cette 6.Bavoir lire et écrire passablement sont les seules connaissances rigoureusement nécessaires, et ite personne de capacité ordinaire peut devenir excellent Opérateur.Nous avons la preuve dans le cas de plusieurs gradués qui, avec peu d'instruction et aucune ideéda fonctionnement de la Télégraphie , enentrant, sont devenus de bons Opérateurs sn quel- i ques mois.C\u2019est aussi une bunne occasion pour les ; étudiants d'apprendre à écrire vite.Quelques-uns ! de nos ad 3 qui pouvaient à peine écrire leurs | noms prennent aujourd\u2019bui les mosanges au taux de 25 4 30 wots par minute.LES DEVOIRS D'UN OPERATEUR.ml, D'y & pas de métier ni de profession n qu ui exige oins de travail, et en même temps où l'employé Jouiss d\u2019une plus grande liberté et indépendance ear il est constamment maître de l\u2019instrument qu\u2019 quil dirige.il occupe ordinairement un bureau à lui seul, sacs directeur ni maitre, n° \u2018ayant qu\u2019à recevoir et à dier les messay es.Il travaille ordinairement de JZ heures bor jour, moins tes heures ordinaires our les repas.Les Opérateurs ne sont pas requis travailler le dimanche.L\u2019Institut est compléte- ment pourvu de tous les appareils, ete.d\u2019un and Bureau de Télégraphie de premier ordre.Des dé- es de toute riptions, des nouvelle chemin da fer, ai 0 et ot départs des trains, se épêches par ie able ransal > (pont expla ot recus, tel pratiqu les lignes ordinaires.L'instruction ne ividuelle ent donnée à chaque étudiant, d\u2019après son plus ou moins d'aptitud pour cette scicuve.i D\u2019épargne ni le travail, \u2018les étudiants pour tes sit sous un suesi bref délai Jue pe uvent commencer leurs nae your qualifier 4 plus im) nies, File.Toy owas ce qu\u2019il les continuer dans Jes colléges § ont les connaissances Déccauair pour faire de de Upérateurs, ot ce pans cl tra.Iin'ya | paade vacances, Henros d* ?tn a deYhenres duma- | orn ha \u2018au midi, et de 1.302 6heures P.M.Le temps n re pour re perfectionner dans ostte polence de quince sommines; mais ceci dépend.| tard, de titude plus ou moins gra ! élèves pour do.Quelques-un« des gradu: : ocoupent des aituations daus les Bureaux de ode eur cours d'étude dans l\u2019espace de prix pourle nes complet est de Trente Dollars.Il n\u2019y aauvune dépense extra.vu que tous les r.sté- Faux ot t instruments nécessaires sont fournis par le Une ligne n été construite sur laquelle les élèves pourront arront pratiquer los Yost ils serout sufisamment ans lo cas de l'interruption commu- sas par la ru) rupture des file, tes réparations sont conduites par un Professeur de Félégraphio se sous les yeux des élèves, alin qu'ils puissent rir une ance Téellement pratique de la science de la Telegraph ie, GEORGE E.DESBARATS.Propriétaire.Montréal, Septembre 1871.IDUCATION \u2014Leçons de Krancals d'Ita- CA Hens ot Fepsgno pol paru A prof one ur For iy 'W-108! set ee 20 ue MON Chambre ro.180\u201400i s modérées.ETABLI EN 1854.GEORGE YON, Plombier et Ferblantier.241-\u2014RUE ST.LAURENT\u2014341 (2ème Porte de las Rue Sta.Catharine.) cu se) ENS pe de FE Je je Fournaises à air ch Trend » \"répare or.Bt prions, Maya à ier losis pus, Gasellere.; hes pours tons.À so magasin, ouvertures.alles, pour XL arene foes seas walson, ES BOUSSIGNES dos mpd ! 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BLJUUTIER ET IMPURTATEUR DE PIERRES PRECIEUSES, 184\u2014Rus Sr.Francois-Xavien\u2014134 2-45 MONTREAL.; _ O.DESMARAIS, PHOTOGRAPHE.(Coin des Rues Craig et St.Laurent,) MONTREAL.Pan ere ere, ** L'Opinion Publique\u2018 JOURNAL POLITIQUE ET LITTERAIRE Publié tous les Jeudis à Montréal, Canada, Par GKOmtiL E.DESBARATS & Ox.NT.oe $3.00 par année faux ABN -Unis.3.50 Leis 7 Centins parletires ar ordres sur le Poste au risque des propriétaires du jour- D Cantin ligne pour chaque insertion.Tous ceux qui ne renverront pas le journal seront rés comme abonnés.On as recevra pas d\u2019abonnements pour moins de rh someatre commencé se paie en entier, ur dlscontinuer son ponte faut \u201d don- avis au moins quinze jours damian: No, 1.Côte de Ia Place d'Armes.porteurs ne sontpas auto- Lee de demeure il doit donner avis huit Jours d'avance.on a l\u2019abonné ne reçoit pas sun journal il est requis de porter plainte immédiatement à l'administration FRAIS DE POSTE\u2014ATTENTION ! ges ais de poste sur les Publications hebdomu- Z a = ne sont que de 8 centing partrois mois avance au bureau de poste dot abonné.PAH attention doe détail, entralnerait une dépense ded oontins qu'il faudrait p yor sur chaque numéro.re bien Schanear aveo nous, insi que tou rédaction, tre 1} em, Hd ou au ie dels laos Artic Montréal, alaigaeit ie don de "]
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