L'Opinion publique, 6 juin 1872, jeudi 6 juin 1872
[" \u2014 | \u201cMONTREAL, JEUDI, PIERRE LOUIS PANET.versent, ne peuvent se faire une idée des \u2018diffcaltés et mème des dangers qu'offraient des communications à cette époque.Dans sa retraite M.Panet était destiné à mener une vie de souffrance qui a fait ressortir encore davantage les qualités d'esprit et de cœur qui le distinguaient.Un voyage qu'il avait fait aux Etate-U'nis pour y chercher un climat plus doux, ne procura guère de soulagement aux douleurs aigues causées par un rhumatisme devenu incurable.La souffrance était pour lui un état normal, souvent elle dégé- nerait en tortures intolérables, et il faut cn avoir été témoin pour gen faire une idée exacte, l'eux qui l'ont visité pendant céttu carrière de souffrance, ont pu se convaincre que ses fa- * cultés intellectuelles conservaient néanmoins toute leur éner- giv.Ils admiraïent son intelligence des affaires et l'attention avec laquelle il snivait les événements curopéens comme ceux du pays.On pouvnit aussi être surpris de l'enjouement qu'il répan- 11 y a déjà quelque temps, Montréal a perdu l'un de sus ci toycns les plus estimables, Le silence qui s'est fait autour de ma tombe, s'explique par l'isolement dans lequel il a vécu.Ses talenta remarquables, ses connaissances variées ot sex qualités aimables le destinaient à jouer un rôle remarquable dans notre societé, si une maladie cruelle et des infirmités précoces ne l'avaient pas cloué rur un lit de douleur pendant plus d'un quart de siècle.Les amis qui ont eu occasion de le visiter pendant cette période de souffrance, ont pu seuls jouir des 1barmes de sa société.Plusieurs on dû deviner que l\u2019homme dont nous voulons parler en ce moment est Pierre Louis Panet.Nous avens cru qu'un hommage rincère, quoique tardif rendu à sa mémoire par un ami véritable, ne pouvait marquer d'Intéresser tous ceux qui l'ont connu, JUIN, 1872.+ t fBONNEMBET, $3.00.= Nouzso, 7 CRavINg.- = ser espérons qu'elle inspirers à ceux qui la liront pour la mémoire de celni qui en est l\u2019objet, les sentiments d'estime et de respect dont elle mérite d'être entourée.Us ami DU DÉFURT.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LE LIBERALISME.( Suite.) La troisième leçon roule zur la tolérance religiense at civile, Résumant ce qwil a dit dans lea lecons précédentes, lo savant abbé dit que, étaut admis que l\u2019homme n\u2019est pas Tibre de pratiquer l'erreur ou la vérité, et que la raison comme la foi nous cascignent qu'il faut pratiquer la vraie religion, il examine la proposition qui dit qu'à notre Apoque il n\u2019est plus utile que la reliyion catholique soit considérée comme l'unique religion de P'Etat à l'exclusion de tous les autres calles.M.Panet était ls de l\u2019un dus juges de l'ancienne Cour du Rane du Rot du district de Montréal, fen hon.Pierre Panet, ct décédé dans cette dernière ville avec la réputation d'un juge éclairé et d'un homme d'esprit.Ainsi, M.Panet appartenait à une famille dans laquelle te talent et l'esprit eem'-laient être héréditaires ; plusieurs de ses membres ont joné un rôle remarquable dans Ia politique, le barreau ou la judicature.Apres des études excellentes au collége de Montréal, pendant lex- quelles il avait ocvnpé souvent dans sa classe une place tiguée, il étudia le droit, se deatinant 3 1a carrière du barreau, la seule qui offrait aux hommes instruits la perspective d'un ave.dait aur unc conversation toujours intéressante par la variété des connaissances qu'il y déplayait, De nombreuses lectures on abus de liberté.avaient orné son esprit avide de savoir.{Mais pour pouvoir juger l'erreur renfermée dans le toléran_ La piétô de M.Panet était aussi écluirée que solide, et tinme, il faut faire une distinction indispensable, ancune des questions religieuses les plux élevées et qui se Len y a deux espèces de tolérance : l'une civile, l'autre reli- rattachent aux destinées futures du Phomwe lui était « gieuse ; l'une politique, l'autre théologique.Un souverain, étrangère.L'esprit religieux dont il était pénétré lui inspi- «un gouvernement quelconque, accorde à ses sujets la permis- rait le plus grand respect pour le culte divin ef les rites de Lut ston de professer publiquement ln religlon qu\u2019ils veuient : l\u2019église.$ voilà la tolérance civile on politique.Dire qu\u2019on peut se Que d'infortunes sa générosité à soulagics, Na charité *« annver dans toutes les religions: voilà la tolérance religieuse chrétienne lui faisait verser des aumônes abondantes dans | C'est ce qu\u2019on appelle le tolérantisme qui à 8 source dans nir digue de leurs tal -uts.Admis à la profession d'avocat, il ne l'exerça que quelques années, Ses aptitudes pour les affaires ne l'empéchaient pas de fournie dans les circuits von contia- gent de gaité et de bons mots.Ceux qui l'ont conmi alors peuvent en rendre témoignage, 11 abandonua Ia carrière du barreau pour accepter l'emploi de Grand-Voyer dans le district des \u2018lroin-Rivières, où, après tra séjour de quelques années, Îl vint exercer la même charge dans le district de Vontréal.C'est pendant son séjour aux Trols-Rividres qu'il épousa mademoiwelle Bouthillier qui appartenait à l'une des familles les plus resprotalles de Montréal et qu\u2019il a eu le malheur de perdre après quelques années de \u2018 tosrisge.Lorsqu'on abolit dans le district de Montréal la charge de Grand-Voyer et que l'on y wubstitun le régime municipal, M.Panet, lors de sa retraite, obtint nue pension assez élevée, elle n\u2019était qu'une juste récompense des services qu\u2019il avait rendus, Ses talents, ses connaissances légales, son integrité ct son amour du travail le rendaient capable de remplir les fone- tions les plus importantes.La charge de Grand-Voyer dans un district aussi étendu que celui de Montréal, demandait un homme de talent et de Jugement, Le tracé dus routes publiques ne peut xe faire sanx soulever souvent den luttes très vives entre l'intérèt général et l'intérêt individuel Les charges que de nouvelles communications imposcut aux parties intéressées sont toujours une cause d'accimonie et de mécontentement.Le Grand-Voyer présidait les asscmblécs oii tous les inté- rêtx opjosés ne discutalent, ot il lui fallait beaucoup de mocdé- tation, ane grande rectitude de jugement, un grand veprit d'é- quith et une sagacité rare pour faire trlompher ls cause du: La maladie qui, longtemps l'a elle-même contraint de vivre droit et de la Justice, | denn l'isolement, et les sonfirances auxquelles clle a été long- C'est dans le cours de voyages nombreux entrepris souvent temps en proie, ajoutaient encore à celles d'un père dont toutes dans des mauvaises saisons où les chemins étaient imprati- | les afections se concentralent aur cet enfant unique, bien di- cables, qu'il contracts In maladie dont i! a rouffert si long- gne de cet attachement par ses aimables qualités et son dé- temps et qui devait briser son existence.Ceux qui aujour- vouement filial.d'hui parentrent les particn du pays que des voies ferrées tra-! \u201c\u201cQu- tqu'imparfaite que soit vette esquisse biographique, nous le sein des pauvres.Ce n'est pas seulement une intégrité rare que M.Panet apportait dans les affaires qu'il avait à traiter, c'était une délicatesse qui fait contraste avec cet esprit d'égoisme et de rupidi- \" té que l'on rencontre «i souvent aujourd'hui.Il était trés mensible à l'attachement des quelques amis qui, de temps à autre, allaient le voir avec le désir de faire diversion à sus souffrances, Ajoutons qu'ils étaient cependant bien récompensés du cette marque d'amitié par l'intérêt qu'offraient les cntretiens provoqués par leur visite., tion, M.l\u2019anet avait atteint l\u2019âge avancé de soixante-dix aus, et rien ne faisait présager la fin subite qui l'a ravi à ss famille dont il possédait toute l'affection ; du reste il la méritait bien par eon empressement à lui être utile en toute occasion cb à l'aider de sex conseils toujours dictés par ls sagesse et la prudence, M.Panct à trouvé dans les secours de la religion, la force \u201cet les gräcen dont l'homme à besvin pour franchir la limit si r«doutable qui sépare ce monde passager de celui où ses dosti.nées seront fixées pour toujours.Cer secours lui furent donnés par feu M.l'abbé lélissier dont nous regrettons la pertu récente.Prétee vertuenx autant qu'éclairé ot aimable, il avait au apprécier les belles qualités dv M.Panet, qui résidait dans la parvisse qu'il desservit pen- * dant quelque temps.M.Panet w'a laissé qu'une fille, issue de son mariage avec mademoiselle Bouthilliet, madame veuve Arthur Lamothe, qui conserve, pour la mémoire de son père, un religieux sou- \u2018 venir.Malgré les souffrances habituelles qui minaient «a constitu- \u2018 \u201c où théologique.\u201d En vertu des principes posée plus lunt, cette dernidre tolérance est une hére et une absurdité, Un gouvernement ne ! peut donner ce qu'il n'a pas, savoir: le droit de faire le mal, : d'enseigact, de croire où de professer l'erreur.Quant à la tolérance politique, par laquelle un gouvernement consent à ne ; pas molester ou punir couz de sea sujuts qui professent des re- | ligions particulitres, M.l'abbé Pâquet établit qu'elle est sou- \u201cvent une mertre de prudence et même un devois, II cite à l'appui de cette proposition tes opinions de Taparelli, du père Péronne, de Mgr Audisio, de St.Thomas.S'il cet des temps, ajoute Fraysinous, où il peut être sage de \"dire: une loi, une foi, n\u2019est-il pas aussi den circonstances où il vat sage de dire comme Fénéton nu fils de Jacques II : # Accordez À tous ln tolérance civile, non en approuvant tout \u201ccomme indifférent, mais en souffrant avec patience tout ce « que Dieu souffre, et en téchant de ramener les homn:es par \u201cune douce persuasion.\u201d Toute la doctrine est là, Lorsqu'un gonvernement sc wove à ln tête d\u2019une nation presque tonte catholique, il doit alos tuaintenir l'unité religieuse et s'abstenir de proclamer la liber + des cultes, S'agit-il d'un pays où les différents cultes sont professés par des portions considérablea de 18 société ; dans ce cax, lu sagesse ct la prudence pouvent conseiller au gouvernement une toute autre conduite.M.l'abbé Pâqnet emploie xa quatrième leçon à établir les propositions qui précèdent.Scs arguments sur cotte question sont d'une grande force, et la manière dont {lx sont présentés, remarquable.Mais c'est dans ra cinquième ct dernière leçon, surtout, qu'il A déployé le plus de viguetr, \u201cLe Pontife romain pent et doit we réconcilier ot transiger # avec le progrès, lo Lihéralieme et la civilisation moderne.\u201d [1 faut savoir exactement ee que le Pape à condamné en coudamuant la proposition précédente, Certains ultramontains et les ennemis de l'Eglise ont, les uns et los autres, avec des , intentions différentes, donné une interprétation erronée à cette condamnation.Ils ont manqué de faire une distinction néces- wre sers cer Le A mar + ve re ep ct re amas aaa BLIQUE 6 Juin, 1872, L\u2019OPINION PU \u2014 266 maire, Si on les en croysit, il faudrait penser que le Souverain ! Pontife a voulu condam: er tout progrès, toute civilisation et toute liberté.Ce qu'il a condamné c'est la civilisation ot le progrès au nom desquels on foule aux pieds les droits de l'E- glise et on saps Jes fondements de l'ordre social et politique, L'Eglise toujours été lanie, la protectrice du véritable progrès, de le vraie civilisation ; sou histoire en fait foi; et loin de repousser les institutions libérales dans l'ordre poti- tique, les souveraius pontifes les ont acceptées ot cherché à les introduire dans leurs états: exemple, Pie TX en 1848.Êt à ceux qui disent que l'Eglise ost ennemie du progrès matériel, l'abbé Paquet répond ainsi : #1ci, encore, messicure, l'Eglise n\u2019a pas besoin de as récon- & cilier; elle n'est point l'ennemi du progrès matériel bien en- \u201ctendu.Aux hommes qui placent la fin dernière de l'homme « dans le progrès matériel, dans les richesses et les jouissances, «elle dit: anathdne; ce qui no l'empêche pas toutefois d'ap- # plaudir aux heureuses découvertes, à tout ce qni tend à allé- 4 ger les suffrages de l'humanité, et à lui rendre Ia vie moins \u201c amère.\u201d Il cite Ssint Thomus qui à écrit des pages admirables pour enseigner aux princes comment la richesse et un certain luxe sont uécensaires à la gloire et au bonbeur des nations, comment aussi ils doivent r'appliquer à procurer à leurs sujets le comfort et la prospérité matérielle.« L'Eglise, dit-il, applaudit aux moyens et aux procédés légitimes inventés pour le réaliser, et pour donner à l'homme une plus grande somme de jouissances honnêtes.« Écoutez son langage, lorsqu'elle bénit le navire qui bientôt quiters le port pour aller, soit au levant, soit aux Iles lointaine», chercher les riches soiries, ler étoffes éclatantes, les frnits délicieux, les arômates et lex parfums précieux : \u201cReigneur, exaucez nos supplications, ct de votre main droite, d'où déborde la saintetd, bénisses ce navire ct tous ceux qu'il portera, comme vous avez daigné bévir l'arc he de Noé flottant sur les eaux du déluge ; présentez-leur, Soigueur, votre main comme vour l'avez présontée au bienheureux Pierre mare chant sur la mer; ot envoyez du haut des cieux votre saint ange pour le délivrer et le préserver de tout danger, avec tout ve qu'il contiendra ; faites que vos serviteurs, exempts de tout matheur, atteignent toujours par une tranquilie navigation le port désiré, et qu'après avoir terminé heureusement toutes leurs trausactions, ils reviennent avec beaucoup de joie à leur patrie, (1)\" + Cette prière et rette bénédiction valent à elles seules toute une démonstration.# Lorsque les deux mondes fureut mis en communication par le télégraphe sous marin, l'Eglise manifesta une joie extraordinaire, et célébra par de saintes réjouissancer cette grande conquêt l'esprit humain.Les cloches de ses temples s'c- branlérent et remplirent les airs de leurs sons éclatants, tandis que le chant solennel de l'hymnc des grandes actions de crûces remplissait les voûtes sacréce.Mais enfin, vous devez admettre que l'Eglise est contre les chemins de fer, et que les catholiques les ont en horreur.Il ne faut pas confondre l'Eglise et les catholiques, avec quelques défenseurs nuisibles de la vérité qui ne sont ni l'Eglise ni ler vatholiques.Dans svx bénédictions jamais la religion n'a déployé plus de poésie et den ferrées, de leurs wagons et de leurs charriota de fen.# Devançons par la pensée le moment heureux où le chemin de fer du Nord devra relier notre vieille cité de Québec avec la riche métropole du \u2018\u2019anada, et où le sifet bruyant des lo comotives réveillers les échos endormia de notre ville.Vous verrez la foule impatiente et curieuse se presser au lieu du dé part ; puis, si toutefois on en témoignr Je désir, notre pontife vénérable, accompagné de son clergé, ira, au son des fanfares retentissantes, bénir cette œuvre de progrès moderne, et demander à l'auteur de tous les dons d'évarter tous ler malheurs, tons les accidents.Voici les paroles zavissantes que l'Eglise mettra sur ses lèvres: «\u201c Dieu tout-puissant et éternel, qui avez créé tous les éléments pour votre gloire et pour l'utilité des hommes, daignez, vous vous en supplions, bénir ce chemin de fer et nes acces soîtes et les conserver par votre bénigne Providence, afin que pendant que vos serviteurs s'avancent avec rapidité dans leur voyage, ils marchent dans votre loi, courent dans la voie de von commandements ct puissent parvenir heureusetnent À Ja patrie céleste.\u201d Le «avant professeur dit qu'il n'a pas traité complètement la question du libéralisme, qu\u2019il aurait fallu, peut-être, la considérer dans ses rapports avec l'enscignement, ls presse, In célébration du mariage, ct, mais il croit que les principes qu'il a posée suffisent pour indiquer le chemin de la vérité aux hommes de bonne foi.Il ajoute qu'il reste toujours au bon catholique qui craint de tomber dans l'erreur, un moyen sûr et facile d'é- riter tes écueils du libéralisme, c'est de suivre les enseignements de l'église, d'ubéir aux chels que Dieu lui a donnés, aux evéques.Sans doute ces évêques peuvent ne tromper, maïs alors les fidèles doivent en appeler à l'autorité suprême où Île surout airs de trouver In vérité.« C'est ainsi,\u201d dit-il, \u201c qu'étroitement unie avec l'archevêque # de Québec, son visiteur, et par là même avec le siége de Pierre, « l\u2019Université Laval nccomplira couraçeusement sa tâche, # travaillant selon la mesure de nes forces, à conduire ls jeu- % nesse canadienne daus les véritables voies du progrès et de In civilimtion, sans être exposée à tomber dans le Hbéralisme.\u201d Comme le savant sbbé I's dit lui-même, nes leçons sur le li- béralixmu auraient pu être plus complètes, mais il n'a voulu poser que des prineipes, des jalons pour ceux qui cherchent ls vérité.lla plutôt dit ce que l'église rejettait dans le libéra- Jisme que ce qu'ulle acceptait, il n été prudent, et il a eu soin de dire que le devoir d\u2019un catholique, quand il est dans l'embarres, est du se soumettre à l'enseignement de l'église.Il a | su faire aussi une distinction utile entre le principe et l'application, entre l'ordre spirituel et l'ordre purement politique on matériel, entre ce qui est de foi et ce qui est laissé à l'opinion \u2014 1 Ritsel Romsin, p.221.OCOD] e toujours le convol, a des hommes.Et quand il a dit que le souverain pontife lul | outre, tn gon de poils où d'autres outils non \"Doing noe même a cherché à rendre l'administration des affaires publiques, dans ses états, plus libérale, à donner au peuple uue plus | grande part dans le gouvernement, il a falt voir que l'église n'est pas antipathique à une certaine liberté bien comprise.Nous espérons que, quelque jour, M.l'abbé, développant davantage les principes qu'il a posés, poussera plus loin l'examen du libéralisme en rapport avec la presse, la législation ct ln politique, surtout sous un gouvernement comme le nôtre.L.O.Darin.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 EN ROUTE POUR LE PACIFIQUE.FiIntercolonial, le chemin de for du Nord, le chemin de Montréal à St.Jérôme, le chemin du .Pacifique, qui ne nous coûtera guère que la bagatelle de cent millions, ct cing ou six autres petits chemins, tous plus ferrés les uns que les auires, ; 1! est évident que ei nous contiuuons de la sorte, nous irons loin, plus loin que la France, plus loin que l'Angleterre, plus loin même que la Prusse, qui «st loin d'avoir pour v'ébattre, autant d'espace que nous.Mais nous aurons pei devancer les Etats-Unis en quoi- \u2018que ce soit.Nous avons en beau faire diligence, nous hâter, nous taxer, nous re-taxer, ces diables de yankees ont songé avant nous à se mettre en relation avec le Pacifique.Aujourd'hui.ils ont un chemin qui les mène droit en Californie, et nos députés de la Colombie, s'ils n'avaient pas cette route pour se rendre à Ottawa, ne seraient jamais arrivés à ! temps pour proposer l'adresse en réponse au discours du trône, | Cet excellent M Nathan, si pétillant de vivacité, d'entrain, de bonne et heureuse jeunesse, rar il n'a que vingt-#ept ans, n'aurait jamais pu nous rendre le service qu'il nous a rendu, de concert avec M.Curter, au commencement de la session, sans le chemin du Pacifique de MB.les Yankees.Mais, l\u2019on aurait tort de croire qu'il est toujours aisé de se rendre au Pacifique, Les Américains, qui ous ont prévédés, out eu naturellement à faire l'expérience des premières épreuves, Elles sont ruiles, chers lecteurs.II est vrai qu'on n\u2019y est exposé qu'en hiver, mais lorsqu'on songe que dans notre cher et bienheureux pays l'hiver ne dure pas muins de quatre à cing mois, où y trouve encore matière à d'asses amères réflexions.Du reste, nous ferons connaissance avec toutes ces misère quand nous aurons notre Intercolonial, et notre propre Pari- fique : et ce sera bientôt.Pour le moment, je tiens à vous faire connaître ce que lew voyageurs ont eu à cadurer, l'hiver dernier, sur le chemin du ; Pacifique.J'ai en mains quelques notes qui vont vous édifier À ce sujet.D'abord, vous vous rappulez, chers lecteurs, que les ouragaus ont été extrêmement violents, et assez fréqueuts, entre le Cu- lorado et Wyoming, d'une part, et le Kansas ot la Nebraska, de l'autre.lei, je laisse parler mes notes: Les vents ont soufllé, en vertaînes occasions, avec une jme , pétuosité inouïe, et la neige est tombée sur Un espace assez vaste pour que la circulation cn ait été totalement interceptée pendant plusieurs jours, Dea trains de chemins de fer ont êté .bloqués, et plus d\u2019un pauvre émirant qui cherchait à pied sa route vers l\u2019Ouest, surpris par la tempête, « trouvé la mort dans les neiges.La plus violente de cex tempêtes a cu lieu le 21 décembre dernier, et ceux qui en ont éprouvé les effets ne Dans dix ans, nous aurons lendeur que dans celles des voles | les oublieront pas de sitôt, dit le journal américain, La ncigr, foucttée par le vent, s'était nmoncelée À de grandes hanteurs, ot formait contre le versant de certaines moutagnes dex mu- tailles, qui avaient la solidité de ln glace et qu\u2019il aurait été très-difficile de percer, Des voyageurs partis de Ban Francisco var le chemin de fer n'ont atteint Chicago qu'an bout de vingt urs, Jo Dans une certaine partir de la route, près de Sherman entre nutres, les trains ne parconraient pes plus de quatre milles en vingt-quatre heures, et l'on à vu quatre d'entre eux, à dentina- tion des Etats de l'Ext, arrêtés en mètre temps presque sur le même point.Ces trains contensient plus de 800 voyageurs, dont quelques-uns étaient arrivés de la Chine et du Japon par le steamer-poste du Pacifique.Représentez-vous la surprise des étrangers débarqués dun pays du soleil et tombant tout à coup au milieu de pareilles tempêtes de nelge; les trains de marchandises, on le devine, n'ont pas êté plus henreux que ceux qui transportent les voyageurs.Plus de deux cents wagons abondamment chargés avaient ôté garés à la fois des voies transversales, en attendant une oreasion pour passer outre; en même temps une quantité énorme de marchandises en transit, de quai remplir près de quatre cents chariots, encombrait la gare d'Omaha Les Américains, qui ne mont pas habitués à de tele retards, soupitent après le moment où le voyage d'hiver aur le railway Pacifique s'effectuera avec autant de fa-ilité et de rapi qu'en tonte sutre saison de l\u2019année, lla ne ne souviennent : déjà plus du temps où l\u2019on employait trois semaines, un mois | ou même davantage pour aller des côtes de l'océan Atlantique * à celles de l'océan Pacifique à travers tout le continent améri- .cain, Aujourd'hui, grâce au chemin de fer du Central Pacific, Ia | voie ferrée la plus vaste qui existe dans le monde, que \u201d ferons connaître prochainetnent dans un article plus détaillé, {on va de Nuw-York a San Francisco, et vice-versh, en raving * de huit jours.La distance est de 3,250 milles anglais.Le voyage svffectue par Chicago ou Saint-Louis, puis à travers le \u201c Kansas, Nebraska et Omaha, l'immense territoire dus prairies, | de 1a, par la région de l\u2019Utah et l'Etat de Nevada, jusqu\u2019à Sacramento et enfin jusqu'à San Francisco.Les wagons cm- ployés sur cette ligne, len fameux sleeping-rars, xystème Pull.mann, sont aménagés de Ja façon In plus commode ct Ju plus confortable; chauffés au moyen de tuyaux qui passent sous chaque voitare, ila sont munis de doublea fenêtres et la ventilation y est excellente, C'est ce que nous apprend une cor- renpondance de Ja Gzcite d'Augsbourg, qui traite le mème au- Aussi, le Journal allemand prétend-il que les gens emprinon- nés dans lea neiges sur 1a ligne du Pacifique, nung pas souffert wutant qu'on pourrait le er at premier abort.Les voyageurs avec femmes et enfants, qui, per suite de l'ouragan et de la tempête, ont été forcés de passer truia jours dana les prairies, trouvaient dans fen wagons des lits bien chauds; ile ne manyuaient de rien, bona mets et bons vins, che toutes les précautions avaient été prises d'avance.Dans ces occasions, les trains sont remorqué par trois locomotives dont le première est armée d\u2019un chasse-neige de onse pieds de haut sur autant de large, en vhéne, avec plaque en fer; en visionner patible N'oublions d'ajouter que les conducteurs du train sont munis de petits télégraphes de poche, qu'ils peuvent mettre en communication avec les fils télégraphiques, ce qui leur permet d'avertir les stations les plus éloignées wir Tes deux côtés de ln ligne, et de demander du secours.Une autre singularité de ce chemin du Pacifique, ve xont les hangars ou appentis dressés de distance en distance, air un certain espace, contre l'accumulation des neiges, los éboulements, et même les avalanches, co qu'on appelle Len snom-shed, Le journal américain illustré Harper's Weekly, uel nons empruntons une partie de ces détails, en donne un à \"Hein curieux ; le snow-plow Où chasse-neige, y est également représenté, Cette année, l-a hangars ont presque succombé souu le fardeau qui les accablait.Ces constructions sont uniquen dans leur espèce, dit un voyageur qui a fait ce long trajet en chemin da fer, M.R.Schiagintweit.Destinées à arrêter leu masses de beige qui, sur les hauteurs de la Bierra-Nevada, s'accumulent parfois à une hauteur de 15 pivde, et qui entravent la vircula.tion et Je trafic, elles consistent en une rangée d'arbres anx troncs gigantesqurs, pins et spins, tels que l\u2019Amérique seule vn produit dans les régions du la Bierea-Nuvads, de l'Orégon et aux alentours de la baie de Puget-Sounsl, à l'extrémité nord.ouest du territoire de Washington.Les arbres ront fichés cn terre à un intervalle, tantôt de quelques pouces seulement, tautôt de plusieurs pieds, selon les localités.Le toit est formé de grosses poutres ou de planches épaisues qui ne sont pas, commo bien an pense, po- véer à plat mais inclinéer de sorte que les neiges ne peuvent y séjourner par masses ni les avalanches qui descendent de hauteurs y causer de sérieux dommages.On we evuvient en- cure, à Strong-Caton, à environ trois milles à l\u2019est de le sta tion de Summit, d'une avalanche qui xe détacha dex monta- gnen, il y a deux ans (21 février 1870), écrasm un de res abris l'une hauteur d'une centaine de pieds, rt intervepta la voie, ne fut dégagée qu'au bout de douze hvures, à l'aide d'une de ces puissantes machines à chasser la neige, dont nous avons parlé plus haut.La construction de ces abrin coûté 1 million 731,000 dul.lars, lla ont une longueur totale de trente-deux milles anglais, et comme ils sont répartis dans une zone assez peu éton- due (40 milles anglais), ils interceptent presque complétement la vue du paynage.Les arbres qui en forment les parois étant souvent très-rapprochés, et lex poutres qui entrent dans leur comporition, étant la plupart du temps recouvertes de planches, ce sont des véritibles tunnels que traverse le convoi, dans lesquels le jour a de la puine à pénétrer.A l'ouverture de la ligne, en mai 1869, ces tunnels d'un nouveau genre n'a vaient pas, à beaucoup près, l'étendue qu'ils ont actuellement ler parois latérales n'exiataicnt pas : aussi le voyageur pouvaitil jouir des beautés naturelles de la Sierra-Novads plus complè tement qu\u2019il ne le fait à présent.Mais l\u2019Amérique est le pays des contrastes, et qu'elle n'est pas la surprise du touriste.quand, «emporté par ln vapeur, & peine sorti des glaces et du la neige des prairies et de la mon- tagnc, il ae trouve soudain transporté au milieu de jardins et de prés verdoyants.La nature entière, les forête et les campagnes, à ses yeux déploient In plue riche végétation ; il ouvre les fenêtres de son wagon, un air doux et tiède lui souffle an visage ; le chant des oiseaux frappe son oreille ; aux stations, c'est à qui lui offrira des primeurs : Lref, il « suffi de aix heu- ren de chemin de fer pour qu'il passe comme par enchantement des rigueurs d'un hiver accompagné de neige et de glace, à toutes les splendeurs du printemps, tandis que les rones de Is machine qui l'emporte à toute vapeur conservent encore len flocons de neige qu'elles out ramassées sur Ia route.Ux NoLrtaine.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 MONSEIGNEUR THOMAR COOKE.PREMIER KVÊQUE DES TKOIS-HISIÈRES.(Suite ef fin.) 11 y avait dix-sept ans qu'il faisait Te bien dans la ville des Trois-Rivières.Le diocèse de Québec était devonu trop populeux, 11 fallait to diviser, Le choix du nouvel évêque ne fut pas difficile à faire, tous les regards se portaient naturellement sur le vété- rable curé des Troia-livières.Un sermon irès remarquable qu\u2019il fit à Ste.Anne d'Yamachiche, ea lui attirant l'admiration de nes confrères, avait contribué à rendre le choix encore molur douteux, 11 fut on «fet nommé évéque du nouveau diocèse den Trois-Rivières par un bref de Pie TX, le 8 juin 1833, et consacré sous re titre, dans l'église paroissiale des I roin- Ri vières, le 18 octobre 1852 par Mgr Turgeon, archevèque se Québec, assisté des évêques de Montréal vt de \"Ton.Et le même jour, aussi, il prit possession soleanelle de son évêché.Tout le mondr était heureux de celte nomination.Son peuple dignité lui attira nn reapert plus grand et une obéissance plus l\u2019aimait trop pour pouvoir l'aimer davantage, minis «8 nouvelle entière.Les protestants cux-mêmes étaient joyeux au jour de son sacre, car Îls l'avaient tous en grande eatime et vénération.Pendant son épiscopat, le Kév.J.8.Wood ministre dn Ie glise anglicane, lui rendait le fréquentes visites, et le consultait aur la manière de conduire sa congrégation.Une année, il alla même jusqu'à imposer le carême à ses ousiltee, à 18 suite d'un entretien qu'il avait cu avec lui sue la pénitence.Jausnix évêque ne fut plus entier à son ministère que Me! Couke; fl ne vivait que pour cela, et ne semblait par avoir une pensée ni une aspiration étrangère.Pour lex premiers temps de son &piscopat, il avait fait venir de Québec un sécretaire expérimenté, (1) it avait Ini-même une grande expérience dans les affaires épiscopales, et ale tout marcha dbs les premiers jours comme wi lo diocèse avait été fondé depuis vingt ans.I Mgr Cooke aseints en personne à nos trois premiers conciles provinciaux, et il se fit représenter aù quatrième par son - juteur, Lafièche.Nous ne savons quel edte il a joué Lot dant ces diverses conciles; mais nous pouvous dire, - crainte de nota tromper, qu'il comprenait peu de chose #4 questions qui passionnent tant len esprits aujourd'hui.In LI n'avait pas du tout la manie de fouiller toute une légis .tion pour découvrir des empidtrments ou du gallicanieme , Quelque temps avant l'ouverture de l\u2019un de nos conelles vi .\u201cses prôtres lui dinait: Monscigneur, il me semble qu ier ! dans cette législation des articles qui sont contraires nux Îlbes | tn de l'église.Lo bon évêque se prit à sourire: fale aiunl, les autres évêques auront dû s'en apercevoir, IL (1) Hamelin, \u2014\u2014\u2014\u2014r- 65 IN, 1872 me rout, sans doute, au concile.Et tout en reste là.II n'avait saisi l'importance des paroles qui lui étaient adressées.Ce n'est pas gril manquêt de science, mais il avait étudié surtout les matières qui se rapportaient directement A I'exor.cice de son ministère, ainsi il pousédait l\u2019Ecriture Sainte d'un bout à l\u2019autre, et il avait gravés daus In mémolre tous les plus beaux traits du la vie dus saints, 11 avait do méme des connaissances trds étondues sur Phistoire de I'Kgliss, Cotte science casenticlloment sacerdotale lui suffisait ; les sciences moins directement utiles no Uattiraicut pas.Voici dans quelles circonstances il se mit à étudier séricuse.ment l'histoire de l'Eglise : Etant jeune prêtre encore, il avait cunsuité l'un de ses confrères sur je ao me rappelle plus quel fait, Ce confrère ravait bien l'histoire, lui: comment, dit-il d\u2019un air dédaigneux, vous êtes prêtre et vous ignores cols! Le consultant accepta la réprimande du mieux qu\u2019il pdt, mais, le voir même, il ve plongealt dans Iérault-Bercastel, et, quelques mois après, il l\u2019avait parcouru avec soin d\u2019un bout à l'autre.Mgr Cuvke aimait beaucoup & douner des conseils aux jeunes prêtres ; il eût voulu leur éparguer les déboires «le l\u2019inexpérience: sé jeunesse savait, sé vieillesse pourait ! répétait-il aou- vont A son neveu, M.I'abbé J.Cooke.+ Généralement sus conseils revôtaient ainsi une forme proverbiale qui lcs faisait retenir; voulant exprimer qu\u2019il était L'OPINION PUBLIQUE se dévouant à l'instruction de In jeunesse.alors Grand-Vicaire, qui, en 1844, date de la fondation de cet établissement, se mit en communication avec le frère Aidant, provincial de l\u2019ordre à Montréal, et fit toutes les demandes né- cessaîres pour obtenir des Frères à \u2018Trois-Rivières.Il était et a toujours été président de la Société d'Education de cette ville.Pendant de longues années fl soutint cet établissement nais- saut de ses propres deniers ct faïnait faire dans l'église parois- stale des quôtes tous les mois, eu faveur de cette école.Ce n'est que lorsque l'établissement reçut une allocation du gouvernement suffisante pour le maintenir qu\u2019il cesss ses contributions.\u201d Il uimait singulièrement les enfants de Lasalle, cos instituteurs qui ne sont payés que par Dien, ces gardiens de In morale publique qui n'auront pas même la reconnaissance des peuples.Mgr Cooke leur moutrait une estime qui contribuait beaucoup à lus faire respecter deu élèves, II était industrieux pour montrer l'intérêt qu'il portait à cette école.Voulant encourager les élèves & acquéric Pusage de la langue anglaise, il avait imaginé le moyen suivant: pendant ses visites, I! était défendu de s'énoncer en français; et si quelqu'un woubliait, le premier élève qui reprenait le délinquant méritait cinq points.{l feut remaz-zner que Mgr lui-même était enumis à cette règle.11 fallait voir comme tout le monde étai- attentif.Cepeudant, comme ses visites étaient longues, et qu'il voulait s'informer avantageux aux prêtres d'être pauvres, il dissit à quelqu'un : qui lerre a guerre a, soyek-eu convaincu, L'esprit de changemout et d'innovation avait en lui un ennemi irréconciliable, car tout ce qui nous venait des aucôtres .nvait un caractère sacré à ses yeux, ut il croyait sincèrement quo le discipline olle-môme doit avoir une capèce d'immuabi- | tith qui rappelle Vimmuabilité de nos dugmes, (1) Mais ce qui fait le plus bel éloge de Mgr Cooke, c\u2019est cette régularité de vie qu\u2019il à conservé malgré ses nombreuses occu- putions d\u2019évêque.\u201c Su piêté remarquable \" s'écriait M.U.Ca- fun, on faisant son vraison funèbre, \u201c sa pièté remarquable est un du ces traits que Pon ne peut passer sous silence, quand on l'a connu commu moi.Je l'ai connu séminariste.Sétminariste il était mudèle, prôtre il était séminariste ; évêque il a observé la môme ponctualité, la même régularité ; point d'omissions dans sa conduite.Dupuis lo matin jusqu'au soir il continuait ses exercices de séminariste ; sa visite mème au St.Sacrement, il 1a faisuit avec Is fidélité et la régularité d'un simple lévits qui grandit sous les yeux de sun supérieur.Je puis me porter garant, mol, témoin occulaire, de ce que j'avance, En 1842 J'étais un vicaire, et en 1870, j'etais encore son vicaire.\u201d Pout- être quelques lecteurs avaient-ils cru que nous professions trop d'admiration pour Mgr Cuuke, mais les paroles graves du Urand-Vicaire U.Caron, viennent montrer évidemment que nous sommes encore restés en-dessous de la vérité.Cependant nous nous rappelous d'avoir signalé des défauts dans le caractère de ce grand évêque ; nous ne craîudrons pas de dunner mainteuant les conséquences de ces quelques di fauts, ce ne pourruut dtr que de légores vmbres duns uu tableau splendide.Mgr Couke était sévère pour lui-môme ; cn cela, rien que d'admirable, Mais, malheureusement, il impossit une règle dure à tous les prêtres de sa maison, ce qui renduit le séjour de l'évêché extrêmement désagréable, ct fui attirait, à lni- même, bien des diticultés et des misères.Sun caractère apé- rioux lui faisait exiger de ses prètres une obéissance aveugle, ot ses réprimandes, bien souvent, n'étaient proportionnées ni à la gravité de la faute, ni à lu dignité des personnes, I! we montrait particulièrement désagréable à l'égard de avs secrétaires.Il aurait voulu qu'ils eussent fait toute chose à la perfection ; le moindre tort leur attirait dew semonces de Ia der- uidre séviritd.Quelquefois même il les rendait responsables des fautes des autres; et si les pauvres secrétaires voulaient répliquer, un formidable taivex-vous venait immédiatement les mettre au silence.11 fallait savoir endurer cela.Un justant après, au calme de sou visage, su sourire qui régnait sur wes lèvres, vu cût bien dit qu'il n\u2019y avait pas cu de tempète.Mais, hélas] cels pouvait recommencer au premier moment, Jetons un voile sur ves faiblesses d'une grande nature ; hô- tons-nous d'entrer dans un autre ordre de choses, ou Mgr Cooke nous apparaitra de nouveau avec l'auréole du ses nobles et rares qualités ; parlons de l\u2019encouragement qu'il donne 3 Is grande cause de l'éducation daus son diocèse.La ville des Trole-Rivieres entre autres sv souvient «de ce qu'il à fait pour elle, l\u2019our que l'on comprenne bien ce que nous allons dire dans cet article, disons immédiatement que Myr Cooke ne faisuit pas les choses à demi.C'était un caractère franc et résolu ; il encouragesit loyalement ce qu'il avait reconnu bon, et, 'il avait pris une résolution, il marchait droit et ferme au but Qu'il w'était proposé, sans s'occuper de ce que l'on pouvait dire à gauche ou à droite.Pour répandre la ecisnce ut la religion dans son diovèse, il protégeait et encouragenit cing maisons principales : le Séminaire de Nicolet, le Cullége dus Trois-Rividres, I'Ecole des Fré- res de la doctrine chrétienne, lu Couvent des \u2018esuliuew et le Couvent de St, Uréguire ; mais entre toutes cos maisons, le S6- minaire de Nicolet, sans aucun doute, & toujours été l'objet des rédilections de son cœur.Nicolet méritait bien cette préddi- lection ; quelle moisson de saints prêtres et d'illustres citoyeus le bon évôque n'y a-t-il pas recucillio ?Quele reflets de gloire partaient de cette maison pour so répaudre sur le diocèse tout entier! Qui, Myr aimait cette maison dont il avait été lui-même l\u2019un des premiers élèvew.Il y faisait plusieurs visites par année; il encourageait les directeurs et les professeurs, les féli- eitait ou leur exprimait sa particulière affection.Il allait voir les élèves, winformait de leur conduite et de leurs succès, adressait une parole biunveillunte à ceux qu'il connaissait ou dont Ul counaissait les parents; en un mot, il faisait comme un père au milion d'une famille bicn-aimée, Le jour de ss visite était ua grand jour de fête ; les anciens élèves de Nicolet se souviennent encore des congés de Mgr Cooke.Enfin, lorsqu'il avait déjà un pied dans le tombe, il eut la joie de dire à tous | les anciens élèves de Nicolet réunis en fête de famille, le 24 tai 1866, que les affections de sa jeunesso ot de son âge mûr étaient encore les affections «de ses vieux ans.L'École des Frères (des Trois-Rivières) avait aussi une large part dans les affections dv Mgr Cooke, Voici ce qu\u2019on lit à ce sujet dans ln biographie donnée par te Journal des Trois-Ri- vêères : \u201cOn doit le considérer commu lo principal fondateur de l'établissement des l\u2018rères de In Doctrine Chrétienne, qui ont rendu et rendent encore de si grands services à ls ville, en \u2014 1 Mar Plugonueault, on revenant de l'un de nos conciles, devait Caire \u2018ue visite jens qui portait une longe barbe \u201cRar Cooks Fanoritenndidementqu il ve pourrait Inisser e dire Is messe à ' arce qu'il y sur ae br pr de Jendion vo 81 pas 6 Tite de beaucoup de choses, il lui arrivait souvent d'oublier la règle ; alors il se trouvait toujours quelque petit expiègle pour le rappeler poliment à l\u2019ordre.Mgr Couke riait alors d'un bon cœur, et le petit élève semprussait de marquer les cing poïnts qu\u2019il avait gagnès par sa hardiense, Mgr Couke mettait ane grande importance dans l'éducation dus jeunes filles ; c'est pourquoi il se félicitait extraordenaire- ment de posséder les Ursulines dans va ville épiscopale, Il regardait avec plaisir cvs longues files de jeunes têtes qui passaient devant l'évêché pour aller apprendre la vertu et la scleuce de ces jeunes inatitutrices que la religion & formées, Jamais il n'eut un reproche pour ces aides puissantes de toutes les œuvres de zèle, et les bonnes religieuses, de leur côté, ont conservé de leur évêque un souvenir d'une douceur et d'une suavité sans mélange, Il ya deux autres maisons d'éducation où le souvenir de Mgr Cooke duit être bien vivace, puisqu'ici À tous les autres titres il ajoute, comme pour l'école des Frères, celui de fondateur ; nous voulons parler du collège des Troin-ilivières et du couvent de St.Grégoire, Nous aimons à nous éteudre quelque pen sur la fondation du collège des \u2019Frois-Rivières, parce que nous y trouverons l'occasion de montrer plusieurs des qualités distinetives de Mgr Cooke, On s'était demandé plusieurs fois ponrquot Ia ville épiscopale, sœur de Montréal, de Québec et de St, Hyacinthe, n\u2019avait pas de maison de haute éducation, ct les réponses qu'on y faisait semblaient passallement iusutiisantes.Cepeudant il xe formait de temps eu temps des écoles où l'un coscignait le latin, mais pour une raison où pour une autre, le professeur s'é- lorgnait an bout de quelque temps, ct tout en restait là.En 1858, un M.Bayard, prètre retiré, ouvrait une école de co genre.C'était un homine de talent, et il se vit entouré d\u2019un cercle choisi d'élèves.Les succès qu\u2019il vitint firent beaucoup de bruit, les citoyens s'agitèrent et demandérent sérieusement s\u2019il ne serait pas temps de fonder un collège aux Trois-Rivières, Les anciennes casernes et le Platon, coupés alors, se présentaient à l'esprit de tout le monde « me proparés tout exprès pour recevoir la nouvelle communuuté.L'hon J.E.Turcotte étuit à la tête du mouvetnent.II fit des démarches d'abord pour avoir des Jésuites, muis le supérieur de cette communauté répondit qu'il lui serait impossible de fournir des sujets avant cing ou six ans, Alors M.TFurcotte et ploxicurs autres citoyens altèrent trouver Mgr Cooke, qui entra compiitement duns leurs vues ot leur promit den ecclésiastiques et un prètre pour l'ouverture dus classes, \u2018Tout se mit 3 marcher immédintement (c'était en 1864), Un prospectus fut imprimé ot envoyé dans toutes lex paroisses du diocèse ; les divisions furent changées dans les Litisses des caseraes et l'extérieur «u devint propret ; les dons arrivèrent de tous côtés, et en quelques jours on forma une bibliothèque.M.Pétrus Hubert, nous tait chir- gé de la procure.Les evclésiustiques se rendirent, lus élèves se présentérent en abondauce ; cependant il n\u2019y avait pas encore de directeur, Ou se préoceupait sérieusement; on craignait un ridicule fissco, Mar Cooke seul paraissait tranquille.TI avait mis une coutiance inébratulable dans le secours de la Providence, «til attendait avec tn calme inexplicable aux gens sans foi.Bus tentatives auprès des autres prêtres ayant été inutiles, il dit enfin à l'un de ses vicaires: vous serez obligé d'exercer la charge de directeur, cu attendant que je trouve quelqu'un.Cului-ci était peu fsvorable à l'existence de ls nouvelle maison, mais il accept par esprit d'ubéissance.Mgr Cooke dit la messe 4 1a nouvelle communauté, il lu béuit: on commença l'aunée Avec une ardeur ct un enthouniname extraordinaires.Le nouveau directeur était précisément l'homtne que ls providence avait choisi; bon, énergique, prudeut, il we (aimait uimer et craindre des élèves, et fl était chéri de tous ceux qui le connais saieut ; enfin, © taft M.Joacph Elis Panncton, dont lo nom seul renferme tout un éloge.11 ent reaté À son poste tant que sa santé à pu le lui permettre, vt lorsqu'il fut contraint du laisser en d'autres maius l'œuvrr qu'il avait si bien commencée, ce fut une éprenve que te cullége ue traverss qu'avec la plus grande ditticulté.La tuême providence qui à soutenu le vullège des Trois Rivières à 58 naissance le soutient eucere aujourd'hui.Ses épreuves se succèdent pour lui sans inte.ruption; à tout ins tant les prudents disent: Îl ne peut plus subsister, 11 va tomber ; mais il marche et if marchers, la fui de Mgr Cuoke le protège encore.Ou à accusé Mgr Couk« de multiplier trop les volléges et de len tuer l'un par l'autre, Les accusateurs ont semblé quelque temps t'avoir pas tort ; mais l'avenir va donner, on le sent die jà, complétement raison à Mgr Cooke.[1 wa pus plus voulu tner le Séminaire de Nicolet quil n'a voulu détruire l'école des Frères, en fondant un collège dans es ville épiscopale, S'Hl n'était jus fondé, ce collège, où le foncderait aujourd\u2019hui.Enfin it nous faut dire un mot du couvent de St, Grégoire.On peut dire que In tanisonemère des Sœurnale l'Assomption, A St, Grégoire, à eu trois fondateurs : M.Marquis, alors vivaire A St.Grégoire, M.Harper, curd du meme lieu, et Monseigneur Couke, M.Marquie « été la tête qui & furmé le projet et qui 8 eu employer les thoyene propres à le moner à bonne fin; M.Harper & été le main qui à fourni tont © qui était nécessaire à l'enteuprise, et Myr Couke est veuu tuettre le vuuronnement à l'œuvre, par ses encouragements et us hauts approbation.Crest un titre de gloire pour les trois, var rion de plus beau que l'œuvre des tours de l'Assomption.C'est Mgr Cooke, ' 267 Tout le monde désire ln diffusion de l'éducation dans nos campagnes, mais qui n\u2019a pas gémi de volr des Alles de cultivateur recevoir dans certaines écoles une éducation si peu en rapport avec leur état.En sortant do là elles ae trouvent déclassées, elles le seront toute leur vie, et c'est pourquoi on les verra toujours malheureuses, L'éducation dans le couvent de Bt.Grégoire vet précisément calculés pour les onfauts de lu campagne, La fille du cultivateur, après un brillant cours d'études, ne se trouve pas dépaysée au pauvre foyer de son père, ct si le fils du cultivateur voisin lui offre sa mais, elle sera heureuse de l'accepter.Cet esprit de simplicité est l'esprit de la communauté, il passe dans tous ses membres.Quels bienfaits une semblable institution ne répaudra-t-clle pasdans Dos campagnes! Nous voyons dans cette fondation votnme un tettet de l'esprit pratique de Mgr Cooke ; en général, il aimait pen les Canadiens, parce qu\u2019il ne les trouvait féconds qu'en théorleu et en verbiage, il n\u2019aimait pas les Irlandais, parce que leur caractère bouillant les jutait à tuut moment dans des écarts, mais il aimait le fogme, l'esprit positif et observateur des Anglais.On comprend que nous pénétrous ici dana des secrets que Mgr Cooke n'a pas dévot':« à tout le monde.Le couvent de St, Grégoire, comme toutes les grandes œuvres, à eu de petite cummencements.\u2019l'rois pauvres filfes se placent das une pauvre maison, et, tacttant leurs dots en commun, commencent à faire la classe à dus enfunts de cam- pague ; voilà certes quelque chose de bien petit.C'était le grain de sénevé ; il à germé, et aujourd'hui c'est un gramd arbre qui donne une ombre bienfaisante à toute Que génération.Le couvent de la Baie du Febre qui n'est que l'uns de ses missions, compte aujourd'hui parmi les maisons les plus foris- santes du puys.Après avoir traité des maisons d'éducation, et en particulier du collége des Truis-Rivières, nous sommes naturellement portés à parler de la cathédrale, car ces deux deruières œuvres se coudolent l'une l'autre ; d'uaucuns disent mème qu'elles se nuisent, La populntion des \u2018l'rois-Rivières augmentant tous les jours, et Mgr Cuoke n'ayant puur tout partage quu lu putite église de ls paroisse, dut se résoudre cafin à commencer ls construction d'une wthédrale, Nous croyons que ceux qui prétendent que la cathédrale n'eût pas du être placée où elle a été pluvée ont parfait went ralson, mais ls part de blame qui revient à Mgr Cuuke vet peut-être plus légère qu'ou ne peut penser, Dans tous les can, ce n'est pas ici du tout le point priucipal que nous ayions en vue; nous voulous trsiter de l'embarras dans lequel s'est trouvée In corporation épiscopale à lu suite de cette construction, Mgr Cooke ne se trouvant pas capable de conduire par lui- même la construction de sa cathédrale, ft venir à l'évêché au prôtre qui venait d'élever, à l\u2019admiration de tous, une chur- manto église duns une parvisse extrémument pauvre (1).Le pauvre prêtre, M.Chabot, obéit à son évôque, ut commenygu l'entreprise ; c'était en mai 1854, Un parlait alors beaucoup du Chemin de fer du Nord; M.Chabot achets an grand nombre d'emplacements en ville, croyant que le chemin de fer allait cn sugmenter la valeur ; le chemin de fer manqua et la spéculation inanqua aussi La corporation épiscopale fut obligée du se défaire de ses pouses- sions à vil prix ; ces pertes jointes aux dépenses énuriues uceu- sionnées par ls rapidité des travaux faits à ls cathédrale, mirent la corporation dans un terrible embarras ct presqu\u2019s Is banqueroute, Le pauvre prêtre, caue involuntaire de tut cela, » trouva dans un cruel chagrin ot en perdit la tote, mais Myr Cooke trouva dans son esprit de foi et va confiance cu Dieu une puissante consolation, Il ue broncha pas, mais en homme ange, il alls cherchier parmi ses prêtres l'homme qu'il «voyait seul capable de remédier à tant de maux ; c'était M.L.F.Laflèche, aujourd'hui son digue successeur, Ile fit grand-vicaire, et lui remit en main les atfaires de la cathédrale, Le U.-V.Lailèche Usa ses forces au travail qui lui était teu- posé ; il erut que le weal moyen de sortir de cette impasse était d'en appeler aux fidèles.DU le fit en 1863, et trouva du l'écho partout.Voilà même qu'entits la question parait être défiuitivement résolue, vu le succès qui à couronné une grande lotorie organisée exprès pour achever, ou à peu près, le paiement cle La dette épiscopale.Que le digne évèque se repose maintenant, il a bien mé- ritôdu Diocèse et de la ville des Trois-Rivières, Cette malenvou- treuse affaire de la Cathédrale abreuva de (cistesse les vienx jours de Mgr.Couke.11 n'a pas vu le succès couronner les efforts que l\u2019on faisait pendant sa vie, mais du moins, quand il est mort, lvs affaires avaient pris no aspect un peu plus con.solaut.Lrailleure, il d'en remettait avec une pleine confiance À l'habilité de sou successeur.Au 19 octobre 1864, un beau soleil vint Lui sourire au milion de «cs tristesses, une brise de printemps vint soufiler cnvote une fois, malgré les glaces de sui il âge.Sept évêques et quatre-viugt dix prêtres étaient tétnis, tous ses vieux amis étaient venus le revoir encore une fois, le ville des Trois.Rivières toute eutière était dans ln céjonissance : il avait atteint sa 50ème année de prêtrise, et sa 12ème année d'épiscopat.La fète fut des plus splendides et des plus touchantes ce fut comme le dernier beau jour de ce vétéran du sanetu- aire, L'homme fort, l'hotme énergique déclins ensuite rupi- dement vers ls tombe.La maladie de cœur dout il souffrait depuis longtemps sugments d\u2019une manière alarmante; lus maux de jambes qu'il avait contractés dons ses difticites missions lui permettaient à prine de marcher seul.[Il fit une dernière visite pastorale en 1866, mais on peut dire qu'il était déjà incapable d'une auesi fatigaute besogne.Les évèques du ls Province ayant demandé à Notre Saint-Père le Pape do lui uummer un coadjuteur, des bulles furent envoyées au G-V.Lafièche, et arrivèrent le 23 octobre 1866.Le nouvel évêque fut consacré dans la Cathédrale des Trois-ltivières, le 25 février 1867.Mgr.Cooke put assister à in cérémonie, Il laissa passer quelque temps encore avant de se désaimr de l\u2019autorité.Il en coutait au vieux général de Inisser son épée; il avait [pins tant de fois à ses prêtres qu\u2019il failait mourir les armes 4 ls main, Mais enfin il fallut céler à la nécessité, et le li avril 1869, il nommait Mgr.Latièche adtministrateur du diocèse.Le vieil évêque étant déchargé cle toute direction, au lieu de devenir maussade comme certains vicillards, de rests plus qu'avec sa mausuétude ; nous avons déjà dit que la bunté était le fond de sun caractère.Les autes de rudusse d'autrefois avaient toujours eu ponr première source un excès de aêle.[I avait toujours été très dévot à Jésus, à Marie et à Joseph ; ces trois dévotions firent ln consolation de sa vicillesse, Un ancleu missionnaire, M.Charest lui limit l'Ecriture Sainte et le vie des Sainte, ces livres qu\u2019il avait tant aimée, et le rvate du jour th Sue.Gestrmde, 268 ve passait on prières vocales.futin, le 31 mars 1870, il rendait aun Ame à Dieu, Dcs persuues qui vounaisssient sa dévotion à Marie, disaient dans leur picuse naivité qu'il était able commencer son Brois de Marie au ciel.11 fut inhum duos wa Cathédrale, au milion d'une aitluence de peuple extraordinaire.| 11 wy a pas de marbre sur sa tobe pour redire à la poste- rité quetles Ctaicut aes vertan; aia le mmachec n'est pas néces- wire pour que le souvenir de Mur, Couke demeure: le saint évêque Pest grave une épitapho duos le vœur de tous ceux qui l'out conun, Muissn.Au moment où le Dr.Crevier se prépare à exploiter en grand sou temdde contre fe cholera, nous croyons § propos de publics ivait, il y a quelques snuée we qu\u2019il ee y UF = découverte LITDE SUR LE CHOLERA ASIATIQUE and.AL CREVIER, M.D, Sv.Césaise, « Une grande découverte à été faite, en juin mil-huit cent cinquante-quatre, par le soussirne : il a cit le bonheur de découvrir Le cake, jusqu'anjourd'hui iguorée, du Choléra Asiatique, et de plus nn spécifique pour le combattre et lanéantir, Le Choléra Asiatique, cette terrible maladie, dont le nom seul inspire l\u2019epouvante, n été In terreur des peuples, et le de- puir des médecins paraii lesquels il a fait de nombreuse mes.Car, ces hommes généreux ot remplis d'amour pour ainte he lu mort, s'exposer aux Ininsines délétères des evacuations des chotériques, «t devenaieht ainsi victimes de leur déveuement.Cette ldute maladie à été conte dans tous les temps.Lu Sainte Bible en fait mention.Hippocrate, Celse, Aretee, Colius, on ont fait des descriptions trés-exactes, Pour cnx, cette maddie était un grand écoulement de bile, par lua ot par las, d'ou est ven le now de (Koukta) de Koce) bile, et (10) je voule.Voici en peu de mots son histoire, Dex In plus baute antiquité, le choléra était vonnu dans l'Inde, OÙ sex ravages desastreux se faisaient sentir près des bouches du Gunge, vt des uu En isit il celute tout à coup à Jersore, Ville populeuse sitnée sur le Delta, L'année suivante l'Untuense territoire de la Compagnie des Indes et de ludoustan firent cuvahis par ce tleau, bu 1819 la flex Molaques, de France, de Bourbon essuyérent ses va vages, et ut an plus tard l'empire des Birmaus «t la Chiu furent cn proie à sex fureuns.De 1520 à 1530, s'étendant vers l'Ouest «O1 Nord, 41 enva- Lit la Perse ot l'Arabie il pourait au pied du Caucase, sur dos Lorde de lanier Gasprenne et dans Ia Sibarie, pénètre entin duns In Russiv où il imite de nombreuses victimes i Suiut- Petersbourg ct à Moscou.En 1531 tout le Nord de 1 Europe, la Pologue, la Guflivie l'Autriche, 18 Bobiétoe, le Hongrie ct la Prusse sout sucess sivement cnvahies.Bientôt, traversant Jes mers, il appuuit en Angleterre, doin franchissant le Détroit, il arrive à Paris Ie 36 Juars 1832.De cette ville Il se répand daus Une grande partic de la France, il pénètre en Portugal, puis en Espa, en Provence ot dans le Languedoc, et se repand das une partie de I'[talic Entin traversant FOcéan, il arrive en Amérique, anx Etats.Unis, et presque aussitôt il apparaît cn Canada : QUebre, Trois Rivières, Montreal, sout Jes principales villes ou if comm ses ravages, de IA 11 pénètre dans les campagnes, ou presi partout il porte avec lui lu terreur et fs wvrt vic l'humanité scuffrante, alluient, aus « pe CAUSES DC CUOLÉRA ASIATIQUE + Elles sont dues aux miasuvs putrides qui décageut des grands suaruis d'Asie, surtout dans l'Indouslsa, et dans cong qu bordent le Gange ot ses environs, La malpropeete des Iu- dots, «t leur manière de vivre tout & fait « ontraires any peglo~ d'hygivne lex plus élémentaires, contribuent puissautuent atgmenter l'action délétère des miastnes maréeugewx, Hs en- terreut leurs cadavres pres de cos maria, ot souvent ils en jettent dedans, où les laissent à la voirie ; ils conservent anssi près de leurs fhiuttes des fosses ouvertes, où bis deposit toutes leurs tthmondices, sans jamais les recouvrir.Es boivent dans cvs marais, où l'eau est putritiée, cCaneme ils y tout leurs lu- vages, CL y prennent des buins.TE owe fant pas être surpris qu'avec de pareilles «onditious, «sous de Leblos c ireotsuen es, la rouladie uv tasse d'épouvantables ravag Aussi l'on voit qu'il meurt 36 individus sur tou.la wortalité «at montée à 12,000 sur Uue population de 18,600, chitfre vraiment cthrayant.Le docteur Elliot, qui & vécu duus ces patages lugnbies, nous dit: = Que des hameaux qui contenaient 30 4 40 habitants gout abandouves, dans d'autres des rates ehtierrs sont désertes, 1 0° grands villages qui contenaient des milliers d'lus- bitants, cu ont plus maintetust que quelques centaiues.$ Le fléau tait porir jusqu'aux enfants dans le sein de lens 1nôres.\u201d Fét.lu \u2018uso de cos minsimes dététeres, à due ?,.,, vous Mu répondrez sans dunte qu'elle provient xübstanres végétales ct Anitaales «0 putrélaction ?La plupart dev méducitik répondront qu'elles torment ues gaz meplitigues ou défétères, «t les micrographes diront qu'ils produiseut animalcules et des que déléterea!,.\u2018Ures-bnen ! C'est purteit ment cola.Des uuimaleoules, vu plutôt des Zoophites intu- suites de la famille des Vibronieus, «t da gente dus Mactéries voilà précisément les infusoires que jui découverts daux le sal, SUFCOUL dana lex matières des vomissements, «6 ten dejer- tons slvines des 1uslades attetuts du choléra asiatique.Je lirais sur la Ménerve du 7 février dernier, que madame oe Castello, épouse du consul de France à Singatonr, avait aurai dévouvert en 1849 1 1854 des satigsues uilée=U auxquelles «lle attribuait la cause dt choléra ssiutique.Je dis quae cette dame so meprend ch se servant des expres sions de * sangatira ailées 5 11 faut qu'elle ue possede aucune 1 yu mew des districts on, D\u2019OPINTON PUBLIQUE.L'animalculu que j'ai découvert daus les évacustions des cholériques, ct auquel j'attribue lu cause du chuléra asiatique, wi aucuL organe locomoteur qui soit visible au microscope, lors mème qu'il produit un grossisewent de 800 dismdtivs, combiné avec un système d'éclairage aussi parfait que possible, Certains micrographes ont prétendu avoir vu des Bacter qui possédaient un flstavnt Hapellitorme excessivement prtit ot dv la méme nature, que celle des molwdiens, Quant à moi, je nie low AL jamais vus, male é touo les soins que jui pris pour Y parvenir,\u201d Le seul moyen de locomotion que jul pu décou- Vrir datis ces microzoaires, cousistait en une contraction et cx- tension, qui produisait chez eux un léger mouveinent ondulu- toire, et qui les faisait se mouvoir duns l\u2019espace, Après quatre ans d'étude et d'observations, sur les Mycro- phytes et Microzonites du Cauda, recuciliis tant dans les rivières que daus les lacs, étangs, marais, Tulsseaux, MAVAUNE fussts, luures el oruières, daus lesquels j'ui vu l'avantage « tudier plus de 4vv espèces dilférentes je n\u2019ai juimais renvoi tré de Bactéries semblables à ceux qui se trouvent duns les cvacuations des chulériques, frappés de choléra asiatique.Dune je tes ni considérés comme une cause spéciale du cho- léru asiatique, D'autant plus qu'ils différent aussi des esp'èces connues on, Furope, dut j'ai lu les descriptions, et vu les figures gravées sir acier et qu'on dit être très fidèles, et que je juge comme telles, vu la parfaite ressemblance des vs pèces, communes au Canad ot A Europe, La cause inconnue jusqu'à présent du choléra, est done due à la présence de ces animaleules délétères, qui, transportés par les vents où pur lex individus, vont dans tous les pays du monde semer la terreur et la mort, Ces snimaleules sont tes- pirès inévitablement avec l'air atmosphérique, qui les met en contact immudiut avec la muqueuse pulmonaire, qui A son toar les absorbe avec l'oxigène de Tair, Ma sont par cette voie dirée- teurent introduits daus le torrent de la circulation artérielle, qui elle les transporte à toute l'économie, Alors uu veritable empoisonnemunt à lieu; ces animaleules véncueux rés- gissent puissemiuent sur tout le système, et produisent une forte congestion vers le mésentere et lex intestins ; forcent le «erum du sang à inonder lu muqueuse intestinale.De là ces évacuations si abondantes et si extraordinaires par le haut ot par le bas; lesquelles parfois dutis l'espace de quelques hunres seulement, fout de l'homme le plus robuste Un cadavre auaigri.11 est vrai que la maladie u's pas toujours une marche aussi rapide, et qu'elle peut durer depuis 5, 12, 24, 45, jusqu'à heu Cela dépend de la force du sujet, ct de l'intensité de la maladie, de la quantité de miastacs respirés, cUde l\u2019état plus où moins débile des sujets, Les vicillards et les cnfants y sont plus disposes,\u2019 Après avoir fuit une description détaillée des principaux symptômes que l'un rencotre dans le choltis asiatique, le Dr, Crevier explique comment il arriva à découvrir sou (raite- tuent, VraiTeurse.\u2014Les diverses opiuious qu'ont eues les médu- cins, de toutes les parties du moude, sur la nature ot Jes causes du choléra asiatique, ont amené, «ont doguné naissance aux Uraitements les plus divers, et souvent les plus opposé n faudrait plusieurs volumes pour vn donver une description complète, Je me contenterat aenlement de dire à mes bicn- veillants lecteurs, que toutes les substances de la tuntière mé- divale, conuues jusqu'atjeurd'hui, ont été cmploy ces à tour du rôle, avec peu, ot presque Wujours sis SUCCÈS, Néauwoins si toutes les substances ont été cmple l'état isolé, elles ne l'ont pas toutes à l'état de combinaisons.Jl peut ac faire que certaines combinaisons de substances, faites dans telle proportion et combinées, cn un certain nombre, dans le but d'avoir « tots multiples, pour raient avoir un eflet vraiment extraordinaire et inconna jusqu'à ce jour.Voilà piécisement le découverte que jui eu de plaisir de faire comme je l'ai indiqué plus haut.Je uv lu dois pas à une cause fortuite ni ou hasard, mais bieu à une suite d'uxpe- « persévérance.C'est cn 1847 ppelé auprès d'une malade, à St, Hyacinthe, lieu de mu réshlence d'alors, juppliquai un traitement nou.ver pour le chedéra; ot quoique fu malade fat à la troisième périside, #L presque monrsute, je constatai ane amcliomtion set comber i cette terribl maladie De cet instant, je travaillai de nouveur à perfectionner mon remède, ot j'eus l'avantage de le rutidre efficace, our rétessis À sauver 44 cholériques sur *7 que Je truîtai en 1 3) & N° N A = ave ary Te 4 Ÿ LH * a y f Fe Xt 2 SE =, xs ak X: CA 6 Ty oh Lg EE \u201c2 Pa ty 4; 444 4 ie %, 5 18%, pi A | ï 3, ne Te P 4, i) @ 12 > 2 Ré, a = Sh & Th NX N i * Mi = AX ty 4 LS sc.he sé.prie, + vs 4 = Le Re nds pa rN ses A x RE 4 / Ex Fe in À gr £2?Fo k ep of \u2014\u2014 .2 wa, pe \u2014\u2014 - ~~ ami E ph .SF 7 + oy pees - a; A \u201ca Pi ses ga LÉ CE.\u20ac pv M a % DR A, v\u2014 = sa = ss \u20ac, i : \u201c \u201c= a TES Eu wally Tao J LANYI SLO) AHA 1A AE, EE, TINS, edad fA NN @ ZZ : GE x 74 CE i Le A 7 < % Zi A ct 3 > HA Sand Ls [32 = | As OÙ os 7 A : A ae EN or 2 % pe F a ct or, = RIN Le (se ON Cs Ix Ae) 0 Es i f i A, Vi 4 wl i N pi BI) 7 3 A WN, + 2) Su = A PS TR 2 ! 4j i Lu 5 Vf ro X48 A I CA \\ 0 vi 9 it ps Es re A AA Ty qe Ea i la) +L { oo A we ¢ = es 4 Est | t Ef = L sE oe Te 2 7e mr EF \u2018 & oN = = oz mre 1 696 4abi1gad NOINTdO | - t= Ql Nip . x EB Lu Ll ù rd VU.i IS 7 2 A\u201d 7 # UF \u201d a) J 4 5 a Gi 7 = D 2 Tim =, 12 ) 75 \u20ac 7 2 NY = 4 de é ps 3 py IP ER i i Ho A Pi NE ye Ay ; 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Se 4 x ve er œs AR iS Ww § Ed À > et > ren 3 > Foy É.pce a, RE A 2 ; v.No 4 i, % Ps rary = à = A > ve.» \u2018ta, 3 P 1 +, ; oan 7 x A 7% 9 3 Vv, EL : 1 5 en N ¢ =, , A ss, Id oa \\ \\ gig el HE ne 3 , IN AS hp! 2 A ane Sf Ae ey nu \u201c OE S CA ot a ox Ÿ end \u2014 3 2e + eh, UE 20 t SEE 5 oo + _ ae ld 2h x pop cp Kalo) x 253 TRE SE J Pr va Aaa 4 Ces ds ci £F 25 A ee or x ee 2 vec \"SW ON He ree li Wo a Ww = 1° GA re a L.Ns oh mes ti Fi PA! + Te Ki.ce pry mas Hi\u201d a Le oi vd\u201d or zx BE Nl en = | by = ds = A soy Ur ue Fee Pur aus RAMA 7 pi =f 4 D \" Es > Fahd a = mmm A NS _ Ay Es CN | ann monk VE a = amp = \u2014 1 MK Er N \u2014 es La = TH di ét ci \u2014 an A 5 AE asl.\u2014\u2014_ pe hs NF Fd hd py ER | _- a A TRY yn J ape va AN te - ; A, ih AD) 4 cw RA Pan qu be Nn HS pt vil) Pr BR ¢ be a ou ji, a WW Ÿ TE Hy Qu NT J PEC 0 Lx) AE) po w a NY PRY Bed A5 As Re Bh LE CAI TOURMENTE.Eee 272 LES GROTTES ROUGES, PRÈS DE MENTON.A.Teruaute donne, daus l'illustration de Paris, d'in- téressauts détails sur un squelette de Troglodyte, trouvé daus leu Urottes Rouges.Voici ce qu'il dit: étais en excursion aux environs de Menton, quand le hasard et le fair particulier aux artistes me fit mee garer du coté des roches des tirottes-ltonges.Lu pluie we surprit ot le seal abri qui s\u201cfifrit pour tue ructtre \u2018à couvert, fut l'entrée d'une de ca mimes grottes, plus intéressantes du reste de loin que de près, Je fus largement récompensé de mn fatigue et des efforts que je fis pour pénétrer dans cette caverne qui se trouve À 60 où 80 metres au-dessus du uiveau de la mer, Vous jugerez de mon étoune- ment en présence de ve que J'avais devant les yeux.Un homme était à genoux devant ub immense squelcite, et il était plonge dans une telle précacn- pation qu'il nue n'avait point encore aperçu.Je me trouvai done ohligé de me présenter moi-même à celui qui m+ semblait étre lé maitre de ce singulier logis et nous liumes promptement connalssatice, J'étais devant | savant Dr, Rivière, qui me dit que je vennis d'assister à tune découverte des plus intéressantes et des plus rares, celle du squelitte d'un Troglodyte ! Il m'apprit eu mème temps qu'il était chargé par le gouvernement fran- gain dune mission scienti- fque avsut pour objet l'é- tads de l'histoire naturelle fossile et prchistorique de la Ligurie.À près la découverte dans lex carrières voisines d'une immense quantité d'usse- ments, de dents, de cornes fossiles, AppArtenant aux ours, verfs xigantesques, rhiuocéres, hydnes ct antres quadrupèdes de l'époque jurassique, dunt il a fait l\u2019anvoi aux musées du xouvernement, M.Rivière west occupé dans ces derniers temps à fouiller les cavernes.Le aquelette qu'il vient de découvrir se trouvait ru face sous unc co terre de plusicurs mètres.son état de conservation est extrémement temar- quable et étutine, Vu son axe, impossible à appri- cier exactement, mais qui remonterait à des siècles au-delà des temps historiques.L'unulsse de Ja terre duns laquelle il à é trouvé fournira probatle- ment des éclairissements à ce sujet.Autour du squelette on a découvert quantité d'uu- tils en silex de lige de pierre ; grattoirs, pointes, haches, et des poinquus en vs dont le travail curieux doit avoir été obtenu par le frottement, La découverte de cette curiosité à tellement fait de bruit ici, que le guu- vernement italien, sur le territoire duquel clle à êté faite, west opposé à l\u2019en- lévement du sujet, et des douaniers, armés de leurs varabines, gardent la précieuse trouvallle atin d'en empêcher l'enlèvement.Tels sont, monsieur le directeur, tous les rensei- guemuuts que j'ai pu recueillir, «t que je joins à 1a photographie et au cru- quis que je vous envoie: ve croquis, fait d'après nature, représente la vue intérieure de la grotte, au moment même de in découverte ; quand à l'épreuve photographique, je puis vous garantir sa parfaite exactitude ; elle & été prise L'OPINION PUBLIQUE SQUELETTE TRULVE LES GROTTES BOUGES, PRES DE MENTON b JUIN, 1872, sur place, par M.Anfosel, de Ment: pue M, ftivière a charge ders produire plus de deus mille objets trou- vis dana ses diverses foul.fen; be wuis hewreuz den offrir le prumcur à l'Ile tration.P.8 \u2014L'affaice du dro aluddyte à pris lex proportions d'un véritable mi- deut diplomatique : notez ont été Shani entre le cabinet itaii le chanceltorie willow; cette dernière soutenant les droits du docteur Mivière, auteur de la découverte ; fe miniatre italien répondent que la de- couverte, Rite sur lv territoire du gouverns ninsulaire, ne po enlevée et transportées 5 l'étranger sans son autorisation.Entin, la science française 8 cu gain de cause, et j'apprerwls au dernive moment que Mle docteur Rivière va faire emballer soigneusement ot expédier à l'Académie des sciences le squelette dent la personnalité est destinée À s'accentier bien plus vivement encore d'ic ta quelques jours - poire FOLATEES \u2014L\" quirer,\u201d de Cincintue duss« la responsabilité du fait nuivant- Un de ss + reporters a découvert un negre dong la langue était potlue.En ouvrant la Houvhe, ce ne gre exhilait une lam d'une louguenr plus ques dinatre rt sur laquetls poussaient des poils rid < touttu- d'une couteur tons se dirigeant sers Fare bonche, ce qui Ini ee de Ia peine à s'exprimer A in racine des poils, Un chair était bleuâtre.Cet homme est agé de guaran: ane vt pA pas de barbe Sa chevelure est Inineuse tri- rée et d'un bean noi cone me celle den gens deo race.Dans ma confor tion physique, il ressemll à tous les autres negroes Voici lex indication.qu'il a fournies 11 ext ne A Xenia, dans l'Ohio din pete noir et d'une me blanche.Pendant Ta guerre de atecesnion Il sent dans un regiment pegres fut blessé & Petersburg, «1 18 guerre terminés, iloson revint dans son village d'où il west transporte» Covington depuis un an Cette croi-mance de pois aur 1a langue, que i science cherche vainement à explic quer, lui ext snevent depuis quelques n et nu tarellement il rout une vive contrari Pour qu'il puisse manger ot pat ler aisément, il sera obliger de confier.au moins nu fois par semaine, ss langue aux soins d'un barbier on tn individu de Koentik Lows, posséde une colon de tas ruches d'aheiltss L'an dernier 11 n° vendu 4000 livres de miel et por $700 d'abvilles, M cultive 40 actes de terre pour l'en tretien de ses abeilles Un soldat francais quit eu le malbeur davoir i nez emporté par un hix cawn durant le dernicrr bataille re présente ches un général ct ui offre srs services comme donee tique.\u2014Le général en lapor- cevant se mt a rite de l'expression comique dem figure et lui dit: * Où dia- le avez-vous donc perdu le nes, mon bravo?; \u2014Dans Ia même bataill où vous avez perdu 1a tête, mon général, lui répoud le vétéran. 6 JUIN, 1872.L'OPIXNION PUBLIQUE Rh, 6 JUIN, 1872 SEMAINE PARLEMENTAIRE LA QUESTION bis robb.L'imbroglio créé par ln motion Costizam a en un dé nouement mutteudu et peu rutisPaisant.Le gouvet nement vit ue pte Vamendenent de lhon, M.Chauveau c'est ce que tout le monde pensait, et, quand M.Costigan 0 cnergiquement aftinme La chose, dans la séance du 29 au, urea ratistre ne Vu contredit.Le parti con-erviateur tout entier suit decide à soutenir cet amendement, «ile cabinet déclarait offi ciellument engager à on praises tion.Ua avait compté sans le fanatisme protestust, Le gou vernement almundonu Yaumentement adopter celui do M.Colby \u201c\u201cpeu not | Westmorelund |, Sunder.spront sylvain, Thompeen [Canibos Tal Cuppes, Walines p Albert) Walia» 3 pHalton |, Wilson, W ood, Wri fot Yoni hata Votal, 126 M.Smith, députe de West area, wick, aviut combattu by proposition de M Uhoave audan- un long discoursoi il uv uit dele Line nleirs » Stet Sean Maure Yonne \u201c.sn Nouveau Bees ve que 1 proving: - du st accepterai: favorablement Lespueemena a sde partement féderal pour le rappel die Tin de site convenu, et M.Colby se lex + rus-it ot prods Troe nm As cours dunx le 1u-mve seus CP pepe V'ametsicnent cat vant © » Cette Chambre regrotte gue Lede we tecem ment passe duns te Nouveau Biures wok eau dune © contentement a ane « vince, ot espére qu'elle sec + chaîne nession die La ligature da Nouveuts Hans, parité des dbitiuts di vette pro vetete, durant 21 pro les pistes sete de Rie Ir de maniere à faire disputes = contentement qui existent wm antensnt.\u20ac sition à èle emportee po P17 conte ai \\ones eral des voles : Pour \u2014MM, Ablott, Arc hatail at, Aad Baer, deans.Blake, Wancht, Bodw 11 Bolton Bown.Bown, 1 pe Cameron (Huron, Capholh 4 nu.Carter Carton, tarts wright, Chipman, coin, Colby.Compe HL Cus à gites he villo), Crawford (Leeds 8 pote nnd, Carre EY Tee pob- bie, Drew, Fergus Four», Font», Foti Gian bor, rails, Gray, over, | , Heath, Hanchs, Hess hiton, [ose Thee don, Irvine, Jackson, Jones, h for, K mpt.Kiam obus trick, Langevin, Lap, Law sen fatth M Donc iene grey), Me Donald (Sic) An A Donald Chanenbars, Metro mabd (Middlesex), Melman Motil, Sharon excatanees MrCallum, Motor Metro ver, Mekeaze y M Monics Metealfe, Mills, Morris, Morris (Fr tetue, Mesusere Ngee m,) Munro, ban, Nelson, Contes, Oliver, Frans, drohned, Pope, Pouliot, Ray, h- dot, itslle Tess BNL Bees | Victoria}, Ross | Wellinzt whines, NOTE Bad, Savoy, Seatherd, So hatte Sennen, Slanly, stnith | Wastmmies nid}, Snider, Sprout, St photon, Stiton, Sect, Svan Thompson qUaribeul, Thompron {Hutdiseanet p Thompson [Ont], Tale urn an, wpe, Walla PAL rt Wallner, [V.5] Wallace, Web, Wolls White | Halton W inteheat, Wilson, Wood, Workman, Young.Total, 117 Contre~~MM.Anglin, Burthe, Boanbiou, Pew bared, 1 Hotose, Benoit, Bortraml, Houses, anit Care aed, Caron, Cayley, Chauvesu, Cheval, Conon, Costigau, Coupal, Delertue, Dorion, Dugas, Fortier, Fotis, Gari 1, Goon, ti fr, Godin, Holton, Joly, Lacerte, Masson, Me Ponçalt 1 ~ Rivières] Paquet, Pelletier, Pinsouns ait, Ryan, [Montréal], Tremblay, Wiieht Portal, + Power, Remand, Ross, L'OPINION PUBLIQUE.Cette minorité, tirée surtout «lu BasCanadu, déclarait par Li tnémne ne pouvoir recepter les vies du gouverne | ment sur cette question particulière des écoles catholi- | ques du Nouveau-Brunswick: c'était déjà presque voter non continnes dans le cabivet sur vu point de su politi que.M.Dorion saisit habilement Lu balle au bated pour porter un coup su gouvernement, ou du moins pour ennayer de diviser et d'uifaiblir les conservateurs du Bas Canada, 1! propont au amendement que Sir Joli et Sir George déclarérent accepter comme un vote direct de non confiance, Voici cet nmendeusent et Ja division qu'il geeasionn L'hon M.Dorion propose alors que les mous suivants soient ajoutés à la wotion de M.Colby, savoir: = Et cette + Chunbre regrette en outre que, pour calmer un me + contentement si ben fonde, Son Fxeellene le gouver pear pened nit pas ett conseitl 4 hénavourr l'Acte des Esoles de IST pussé par lu législature Ju Nouveau.+ Brunswick\" leur \u2014 MM Anetin Barthe, Béchard, Bellerose, Bout, fours, Canerot I pveriess jo Caron, 4 ap ley, Clieval, Cimon, Costigan, Copal, Delon Provenchery, Delorme (Saint ya nth |, Dorion, Dugas, Fortier, Fournier, let, when, Gemdron, Godin, Holton, Joly, Lacoste Masson, CPerebonne | Me Dotieall [Trois Riviere | Paquet, Pelletier, Pinsonneault, Power, Poser, di nad, Ross, [Utecmplain], Kyau, Tremblay, Weight [eomté d'Outaonais] -\u2014Total, 34.Cater \u2014 MM ABLott, Arch aatanlt cuit, Baker, Lien Lerteamd, Blake, Blan Lot, Bendwell, Belton I Bugger o, Caneson dla, Campbell, Carling, Car SiG FUL Cantwol bn Cone ll, Cran toned (Boe halle df, ty.Beau well Ben, r, Cartier, Chijunau, Cottin, Colby, Coan ford Leeds, land, hirer.thos, Dobbie Dimew, ison, Fore Pod, teeneh er Vobls, torant, Gray, x \u201cir F4 Hewchton, Move, Hordon, Crvine, du haan, Jones vin, rv].Me Dotsled, a {Soudan .Rentreu], M - Morrison (Nat ends and diene Kell wv, Kempt.Kit patrick, La Lager, Lawson, Litt AM Donald tite Sa dA Ne Donabl, MR, Me Gill M MeCalinn, Me Dougall Lanark lM Pougail Me Monies Meal Mal Vie tora Gen \u201cau Mantes, Nathan, Nelsen, O'Connor, ry, ftickaid, Pope.Bas Ide tas Bee He da Prin -Edouatlt Ros ¥en - nm, UE, lan, Kanes.N lsmal, See $ {os en 0 Shandon antl Weston band Lo Rudder, i Lose, 1 vif an, Tagpee, Wallace, Wola White Halten an Wourht Vous tint, Ww Sprout, Stephenson, Stiston, Street, Ihoangpeen ontario, Tithoy Allert Wallace \"VUS Walsis, Whit Vel, Wilson, Wood, Lo Young =Total, VS McKeen +, clope ensue Pana ute aol Dition - av cute à ls m0 ton ole ML Colby CEC pte cette Cambre est Warts qual est expédent Work Nur prop sitio ele toon Mo Le Chambre ton des oli tiers en lon de le couronne, on Au Cet, Sil est posable Fo «que ts ple son du comité indi «que dr conseil quiv ut \u201cde da | æ-lature da Nove Brunswick, de faire des wes quant cut droit cathe veu an 2etente a da bof de ecoles pn privent le lps pou DS ore privileges be is poue-aient au moment de l'Union 6 lez ad de L-Auvation selene «dues les ecoles connues, dur Le but de cousttier -1 eu tube sous letter des teum = de tn de sons ee pe clause de l'acte de l'Amerique Britanms + tro de «que du Nord, 15 qui autorte be parlement du tania \u201ca dvcrèter des lois corectve- qu 14 due exceut où vaches disposons touchant |edues won das le dut acte\u201d Co nest pas chose tacle que d'apptoreær La porte de ces divers amendements et ler sultat des Votes CUFIENS qu ils oat -ascités, Nous sommes à la veille des élections: fa travdite des uma, Pe-prit intr te des tutes, bond certain chartat ins polite pes, ont eoneonrea honnetets « u euluouilter lus esprits el déplicer La question.C'etait une question catholique.une question nationwide, une grande question de principe: taire Un levier politique, un mot de presse pour des clee palbait lu Eten sans priesion, aves l'espritste parti vou huten trons: 1 value eta un point de vue dleve - les plus nmnvaes prssions < out onvertir en vilan-teumentte invoquées et lon tente vengeance contre quelques hotties publics du fst nada, une à nte qui ne devait servir qu à combattre noue ment pour les drnt- outrages de nes freres dit Nouveuot Brunswick La Len des cenles pussre eu I~ est elbe angst, npr.ater et ve quest ent en r qunvier IS7 belle la consciente cath ine tout le moule Vodmaet.torce le violente * Quai, c'est une bon asst absurde que tyraginques dans La presse, an parlement come «dns le gouverne Pont imposes vax went.les byrannoaux itnb-ciles qu vatholiques du Nouveau Brunswick wasent plus bod tenslre ouvertement ni dicectement Elle prose toon svugnetieut roligieux et farce le < watherliques à ontiracs à des rroles desUires a stoner une cde ition sans bea duns lesquelles ib leur les tenir leurs entints ou les ce, s'ils n'ont Laisser das l'ignorns pas les movens de se votiser une deuxieme fois, dumné par l'Eglise, aux libéraux du Bas ts nadia, pour avoue voutu l'antrodutre en (356, un eloiguement presque perpetuel du pouvoir, Cet un our | AMERICAINS.jusqu\u2019à uouvel ordre, sors de fl our sont.RS.M.BOUCHE Commissaire des ME es.o * L'Opinion Publique\" JOURNAL POLITIQUE ET LITTERAIRE Publié tous les Jeudis à Montréal.Canada, DONNE Ed EOndt.E.DESBARATS 4 Cre.ABONNEME ABS su Dale $3.00 par année + 7 Centins Par numéro ordres sur le Envoi par lettres enréristrées ou Bureau de Poste au risque des propriétaires du journal.ANNONCES.10 Centfne la ligne pour chaque insertion, Tous ceux qui ne re: sop ae as ura a min ne recevra pas d'abonnements pour moins de Tout semoatre onmtuencé se paie en entier.Pour discontinuer son abonnement il faut en donner avis au moins quinze jours d'avance.au bureau de Ludininisteation, Fos Côte de In Place d\u2019Armes.; nt collecteur et rien) - risér à recevoir de d'uabonhements sontpas auto Lorsan\u2019un abonné change de demeure 11 doit en donner avis hnit jours d'avance.Æ4 l'abonné ne reçoit pas son Journal il est requis de porter plsintoimmoiliatement à l'administration FRAIS DE POSTE\u2014ATTENTION 1 Les frais de poste sur les Publications hebdoma- dairos ne sont que de 5 centins partrois mois, payables d'avance au buresu de posts de l'abonné.Le manque d'attention Are détail, entraînerait une dépense def centins qu\u2019il faudrait payer sur chaque numéro.Les Journaux qu: voudront bien échanger svec nous, ainsi que toutes lettres se rapportant à Ia rédaction, gun timate, on m2 » No.tréal.Toute lettre d'affaires ave adrersée à Georg B Dosbarats, seui chargé de l'administration du * The Canadian Illustrated News Journal Hebdomadaire Le Chronique, Litcé ; .aulture et Mirani ry Moder So semen, Publié tous les Samedis à Montréal, Canada, Par GEORGE B.DESBARATS.SUUSCKIPTION D'AVAN 44.00 , PAR NUMERO à CANCE M0 Gone, i CLUBS.Chaque Club de cing souseripteurs qui gous saverrs $20, aura droit A six copies pour l'année.od Smnnés de Montréal recerront leur journal Port : 5 centins par trois mois, ables d'avance abonnes, à leurs bureaux pote pectifr.de l'kdi- emison d\u2019arge- .par un mandat de parloitre enregistres, seront aux risques On recevra \" da 1 cm 1 a pe a AGENCE GENKRALE : 1-COTE DE LA PLACE D'ARMES-! SURRAU DR PUBLICATION KT ATELIEMS : 319~RUR 87.ANTOINR\u2014319 LEGGO § Cie, LEGGOTYPINTES, BLECTROTYPIST STÉHEU nN \u201ci * PHOTOGRAPHES KP 01 HO\" ITHOGHAPHES.IMPRIMEURS.{ Bureao : Mo.1, Côte\u2018del ' | Atalvers: 0.19, Ral Pied Armes On exécute dans u ly vrai r.les Cartas Gk A Orvis ries » Méniora: » Livres descriptions, à des pris teag modique roe { Morranar.a] RR Ltd "]
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