L'Opinion publique, 4 juillet 1872, jeudi 4 juillet 1872
[" Ya.FL\u2014No.27.LE PACIFIQUE.La Ninerec du 26 juin contenait l'importante «déclaration que voici: 11 appartensit A hon.Sir Georges KE.Cartier de couronner a politique de chemins de fer d'une manière aussi brillsnte, ot tous sommes atjourd'hti en possession den déclarations qui contirment en tous peints Fopinion que nour émettions der- wiérement enr lea bounea dispositions de I'hon, Baronet, Le Notronat et l'Hrènement ont voulu s'amuser dernièrement aux dépens d'une dépntation d'amis de Montréal qui étaient aléx voir Sir George B.Cartier & Ottawa.Cette députation ve rompoxait de Phon.I I.Beandry, MM, Victor Hudon, C.A.Leblanc, ©.8.Rodier, jr, eb de J.A.Chaplean, M.P.P.Ler résultats de 'entrevaie demourdrent parfaitement secrets «(l'opposition en profits pour inventer les rumenrs les plik alwurdes mur les dispositions de Sir George E.Cartier ot eur la délégation, qui pouvait d'autant mieux souffrir la critique qu'elle avait constaté l'extrèæie bonne volonté de l\u2019hon, Mi- vivtre de fa Bfilice.de n'est qu'en face d'une propagande ahao- lument déloyale et méme anti-ntionale de Is part de l'opposition, que le délégation n'est décidé À retourner suprès de Sir George pour obtenir la permission do faire connaître Ja vérité sur sex mtentione, Noux pouvons donc déclarer atjjourd'hui que l'hon.Sir George K.Cartier renoncers à son siégs dans le cabinet plutôt que de laiwaer racrifer bou ittérêts du Hax-Cauads ; qu\u2019il veut que le Pacifique arrive à Moutrést par le nord de l'Ottawa, et le che- tuit de velontretion du Nord, de manière & opérerune jonc à Montréal avec le chemin de fer de Ia rive nord; et quo cen M8 ne seront confién qu'd une compagnie qui pos- tude do intérdte directa soit & Montréal, soit plus les, ct qui ition dv Is contiance do BasCanada, on même temps qu'il Sherrer quatenne injustice ne soit commise envers le Haut- Vl'auaila, hon.Sir George K, Courtier à de plus déclaré que jamais le Grand-Trone ou M.C.J.Brydios n'ont eu rien à faire et qu'ils tv décirent n'avoir rien à faire, soit directement soit indirectement avec le construction où la direction du Prcitique.Du reste, sera donné avant peu an publie nne excellente vrnion de condater Pexactitude de ces déclarations; car avant que les perle ait été appelé à rendre son verdict dana les dif- lérents comtés, le contrat du Pacifique aura été signé ot sors nny de tous; et nous sommen autorisé à croire que la chose \u2018aw fire dane un tris court délai, par le fait que Sir Hugh Allan à déjà transtnis su gouvernement xes soumissions avec l'offre de verser immédiatement le millon exigé par le bill du Pacifique, Nous avons une réserve À faire: nour espérons que la Mineroe re trompe en necuvan: lex motifs de l'opposition.Nous ainons à croire tout le monde de bonne foi; tant \u201cle opinion de Nir George B.Usrlier n'était pas connue, -ebelle ne pouvait.| étaavant la passation de l'acte con- \u201cetant le l'acitique Canadien et des deux actes incorpo- \"int la Compagnie de Sir Hugh Allan at celle de l'hon.MePherson,\u2014il était permis i tous les bons citoyens d'avoir es Appréheusions et des alarmes, Les intérêts en jeu \"L immenves et tiraillent en Lous sens les influences po.rer.ll était donc naturel d'avoir des doutes et des raintes, Mai roman, lu defiance nest plus permise.Los «lécla- \u201cone de ir Georges, qui vont aussi loin que le permet Prudence politi jue, sont de nature À rassiner tous les, jusqu'au-detà de l'endroit occupé êtes gens A quelque parti qu'ils appartiennent.Os avons noux- même entendu ces séclurations et elles von er Pus explicites et des plus catéguriques.L'opi- Nir George fera nécessnirement autorité dans le qe dons il à «ur ce point la confiance absotue, grâce ne largeur el à l'impartialité qu'il » montrées dans les jou itione de son Bill sur le Chemin du Pacilique Cans ne Contrat de Iu construction du Chemin vera signé At les élections et dans des conditions à donner satis- tion ample aux légitimes intérêts sf aux droits du Bas- MONTREAL, JEUDI, 4 JUILLET, 1872.| Canada, du nord de l'Outaouais, du nord du St.Laurent, de Montréal et de Québec.Sir Hugh Allan, qui n'a pas l'égoïsme et l'étroitesse de vue que lui aupposent nos amis du Journal de Québe: et du Constitutionnel, s'est, déclaré parfaitement satisfait des explications de Nir George et à pleine contiance dans ses intentions.Nous avons assez peu ménsgé le blame aux chefs con- rervateurs pour pouvoir être juste à leur égard.Si les promesses de Sir George sont exécutées\u2014et nous sommes convaincu qu'elles le seront\u2014il aura mérité la reconnaissance du Bas-Canada el ajouté un nouveau titre à ea réputation d'homme d'état et de patriote éprouvé.Ce ne sera pas une mince difficulté ni un mérite médiocre que de concilier tant d'intérêts et d\u2019exigences divergents, surtout à la veille d'uneélection générale, dans un temps où les appélits entendent le moins raison.J, A.Mousseao.LE PLATON.ÉTEDE HISTORIQUE.(1) Le Platon ext, sans contredit, l'endroit historique le plux in, téressant de ln ville den Trois-Rivières, It ne faut pas fonler ce sol d'un pied indifférent, car il à été foulé d'abord par lea pores Lejeune et Buteux, le glorieux martyr Brébeuf, par l'illustre Champlwin et par chacun des premiers pionniers des \u2018Truis-bivières.Il ne faut pas pénétrer avec insouciance dans vette vieille construction en pierre qui montre de loin ses murailles simples ct irrégulières, car ce toit a abrité pendant des années les gouverneurs que la vicille France donnait à notre ville naissante, Jusqu'ici le commerce s'est contents d'environner ls vicitle relique de son bruit et de ses constructions à quadruple étage, il à semblé vouluir respecter les vestiges de rd\u2019hui l'on répète de toutes parts qu'il est r; noun lo regrettons amèrement.donc que la place Jui manquerait déjà ?Il eut été bien glorlenx pourtant, à la ville des \u2018Troix-fivières de donner unc cestina- tion honorable à le maison de nes auciens gouverneurs; de conserver pour ceux qui aiment les éclios den voix du passé ce petit coin de terre où se trouvent réunis tant de souvenirs! Eh! le Platon, une fois entouré de plantations, ne serait-il pas une merveille ?Quand le commerce l\u2019aurs couvert de boutiques et de magasins, que vandra-t-H1?El n'aura que los désavantages d'une inégatité de Lvrrain.Le commerce est une chose que nous devons encourager parmi nous, mais s'il vient, d'une main dédaigueuse et ignorante, barboniller les pages d'une histoire qu'il ne cotaprend pas, nous ne lui épar- Knervas point nos malésictions, Nous espérons pets que cutle protestation parvicnne jusqu'aux oreilles de nos hommes de progrès, nous «avons qu'ils aiment micex lire trois zrandes pages d'annoncre que de tire une seule ligne d'un écrit sur l'histoire, mais nous aimons à dire quand même notre façon de peaser, Maintenant pour cenx A qui les souvenirs du passé peuvent offrir den attraits, nous allons passer en revue ce que l'histoire nous donne de plus intéressant à propos du Platon.Le Platon n\u2019a pas toujours eu Ja forme du quadrilatère presque parfait que nous lui connairons.Autrefois Ia côte sud se prolongenit en pointe nbaissée jusqu'à plus de deux cents pieds dans Is Basse-Ville; cotte pointe ne fut définitivement conpée qu'en 1625, par W Ludy=r Duvernay, pour niveler fa rue du aton, De son côté, la partie Est s'avançait, aussi en pointe, ourd\u2019hut par lo bureau de 1a régularina pour niveler le terrain du Boulevard- Turcotte et rurtont pour élargir 1a ruc des casernes.Enfin, du côté du feuve, le Platon s'avançait à plus de trois cents leds au-delà de ses limites actuelles, main le courant très-rapide en cet endroit, ronges peu à peu Is pointe sablouneuse contre lu- quello il se brisait, (3) puis la pelle den travailleurs vint achever l'onvrage commencé par les eaux du fleuve.Poste ; on 1 Les documents historiques né aires à la rédaction de cet écrit été fournis , i i plonni .Es ae ra ds ss bienveillance © o alt te i Mec x athlon ac acte AE pt dee Bâtir rlasieurs des maisons de la ville.ABONNEMENT, $3.00.Paz Nouzro, 7 Cantine.Le Platon, avant l'arrivée des Français, était donc une pointe élevée qui s'avançait dans le fleuve et commandait à tous les environs.C'était un lieu magnifique pour les campements, et un point d'observation pour éviter les surprises de l'ennemi : aussi les sauvages affectionnaient-ils particulièrement cet endroit.Les Algonquins y avaient même élevé un fort, lorsqu'ils dominaient sur la rive nord du fleuve ; mais les [roquois vinrent bientôt l\u2019attaquer ot le rasèrent.Ce fort se trouvait dans la partie est du Platon, et à peu près sur la ligne que suit le mur sud de la côte du Boulevard.Le père Lejeune eu à vu les derniers débris : \u201cle 5 Novembre (1634)\u201d écrit-il dans ses Rela tions, \u2018\u2019 j'ailai voir les reliques d\u2019une bonne palissade qui a au- trefoir entouré une bourgade au lieu même où nos Français ont planté leur habitation.Les Iroquois, ennemis de ces peuples, ont tout brûlé; on voit encors le bout des pieux tout noirs.\u201d Les sauvages aimaient aussi à enterrer leurs morts sur le Platon, ce qui ne doit pas surprendre, car on sait que leurs préjugés les portaient à vouloir dormir leur dernier sommeil sour les ombrages les plus agréables, où dans les lieux qu'ils avaient le plus aimés pendant leur vie.Dans les travaux de creurement qui se firent lors de la construction du Boulevard et du Quai-Turvotte, on déconvrit plusieurs squelettes qui sont conservés encore actuellement dans le murée de l'Université Laval.Les souvenirs des premiérs enfants du sol ne sont certes pas ans intérét, mais il nous tarde de rappeler les vieux souvenirs francais, qui devront parler nn langage encore blen plus éloquent à notre cœur de canadien.Un mercredi, 4 juillet 1624, une barque, partie de Québec, remontait le fleuve St.Laurent.Elle passa devant les trois bouches de Is grande rivière St.Maurice, fit quelques arpents encore ut s'arreta dans une petite anse située tout près d'un promontoire, L'équipage mit pied à terre à l'ombre d'une épaisse et haute forêt, ct au chant des oiseaux sauvages ex- trémement abondants sur cette rive.On monta sur le promontoire voisin, et, ce jour-là même, on commença à travailler à la coustruction d\u2019un premier édifice fait de grosses pièces de bois fichées en terre.Nos lecteurs ont compris déjà : la barque dont nous parlons était commandée par M.de la Violette, l'anse où elle aborda se trouvait à l'extrémité de la vue actuelle du Platon, et le promontoire aur lequel on éleva la première construction triflu- vienne n\u2019est autre que le Platon lui-même.A la fin de juillet le gouverneur, M.de Champlain vint en personne visiter les travaux ; il trouva que tout marchait de Is manière la plus satisfaisante, et, surtout, il fut enchanté de la belle nature qu\u2019il avait sous les yeux.* L'habitation des Trois- Rivières,\u201d écrivit-il au Cardinal de Richelieu, est placée dans y des plus baux endroits de ce pays, où la température de l'air est bien plus modérée, le terrain plus fertile, le pêche ct la chasse plus abondantes qu'à Québec.M.de la Violette avaitle titre de commandant du fort des Trois-Rivières.Au mois de scptembre un évènement heurenx vint répandre une joie nouvetle au scin de la petite colonie : deux missionnaires, le père Lejeune et le père Buteux, arrivaient pour s\u2019y fixer d\u2019une manière permanente.Ces deux prêtres disaient ls messe «ans ane petite chapelle qu'on leur avait ménagée dans l\u2019espace restreint du fort, et Jo reste du jour, ils vivaient dans une salle commune, avec les divers employés.Chapelle, boutique, mayçasin, tont ne trouvait ainsi dans cette unique construction qu'ou appelait le fort, de sorte qu'on y était nécessairement fort mal à l'aise ; mais les bous Jésuites se enumettaient avec rési- Ehation à cos dures nécessités d'un établissement nouveau.Nous avoux déjà dit que Champlain était allé visiter les travaux dn fort des Trois-Rivières; ce dut être là sa dernière vi- aîte, car il mourut le jour de Noël de l\u2019année ruivaute, 1635, cmportant avec lai l'estime et les regrets de toute la colonie M.de Montmagny fut appelé à Ini succèder.Le nouveau gouverneur voulsit connaître les pays eur les- uels ft avait reçu lo commandement ; il partit donc bientôt + Québec et arriva aux Trois-Riviéres le 11 juin 1638.Sa visite ne dues guére que deux jours, mais elle fut asses longue pour donner les plus heureux résultats; en effet le gouverneur ayant pu voir de ses yeux les besoins du fort donnaimmédiate- ment des ordres pour la construction d\u2019un magasin st d'une autre batisse, ce qui diminus de beaucoup les incommodités dont on se plaigvait.Le 24 de ce même mois de juin, il y eut grande solennité + aux Trois-Rivières, ls voix du canom se fit entendre su milieu de l\u2019épaisse forét qui environnait le port; c'était une première \u2018\u20ac 314 \"OPINION PUBLIQUE _ st.Jean-Baptiste fêtée sur Je Platon | Nous nous rappel ol avec plaisir et émotion que les habitants don Trois-Rivières ont conservé cette babi de tirer sur le Platon au jour solennel du 24 juin.Lorsque nos lecteurs trifiuviens entendront maintenant la voix joyeuse du canon de la St.Jean-Baptiste, ils Smeront sans doute à 5e rappeler que c'est l'un des ééios de an 1636.Loreque nos pères établissaient leurs colonies sur les rives du St.Laurent, ile n'avaient pas seulement à lutter contre tes fatigues du défrichoment et contre les rigueurs du climat, mais tls avaient encore à défendre leur vie contre les attaques d'ennemis audacieux et irréconciliables.Il fallait donc penser, en arrivant, à se mettre sur un pied do guerre; c'est ce que nos ancôtres firent en établissant sur le Platon.Ils commencèrent par creuser an fossé autour, OÙ 8 moins sur l'une des faces du fort; c\u2019est ce qu\u2019on voit par une lettre d'un missionnaire où il est parlé du pont-lévi du fort.Vers 1651, pour se protéger d'avantage, Îls élevèrent le long du port unc enceinte de pieux de forme circulaire.On a trouvé les débris de cette enceinte en creusant sur la pointe du Platon, lors des travaux du boulevard.Mais ce fat cn 1683 que le fort des Trois-Rivières fut défini tivement mis sur un bon pled de défense, On était alore sous le coup d'une grande terreur ; les Troquois, après avoir détruit complètement ls nation buronne, w'avançaient menaçant vers Québec, M.Duplessis-Bochard, gonverneur des \u2018Frois- Rivières, ayant voulu faire une sortie contre eux, avait été tué avec plusieurs de ses hommes.On se mit donc à l'œuvre pour fortifier la place ; une redonte fut installée sur ln partie ouest du Platon, de manière à protéger tout le terrrain de Js basse-ville, et l'on établit des bas tions dont les auteurs du temps font les plus grand éloges.Mers.(A continuer).\u2014m LES VGANADIENS LE L'OUEST, GABRIEL FRANCHÈRE.(Buite.) XII.Le 25 mai, un pénible accident vint jeter un voile de deuil aur tonte l'expédition.Pendant que les canots vogunient sur les ondes de la rivière à Is Boucane, l'un d'eux se heurta eur flueru dans l'imraense vallée de la Setkatchewan, qui outre Is fertilité de nes plaines contient d'énormes dépôts honillers, ob n fait l'adiiration de toux ceux qui ont pu observer In richeuse de eus rossoures s naturelles, XII.Le reste de ce long et difficile voyage à travers le conti se fit fort honreuxement, Lorsque l'expédition pass pre l'étal-lissement de In Rividre-Rouge, le 30 juin, des difficullés graves menaçaient de w'élever entre le gouverneur de ta colonie ct 1s compagnie du Nord-Ouest.Mais en faisant de part ot d'autres den conventions, on put faire dinparaître des différends qui, quelques années après, devaient en s'envenimant nmence l'efanin du sang.Le 14 juillet, on arcivait nu Fort Willinm, dont Franchère nous fait la description, et qui était alors l'en- trepdt principal des polleteries de ls puissante compagnie du Nord-Ouest.Le 20, Franchère xe mit de nouveau en route, mais le 26, nlors qu'il était rendu à la baie de Michipicaton, #l apprit que les À méricains avaient mix le feu su fort do Nault Ste.Marie et il fut décidé que l\u2019on retonrnerait an Fort William.Le 29, il alla cxaminer lo fort du Sault Ste.Maric ois 150 americains, commandés par le major Holmes, avaient fait leur apparition quelques Jours au ravant et avaient mis à fou tous les bâtiments de la compagnie du Nord-Ouest, après avoir pitié tout co qui svait quelque valeur, Les cendres on étaient encore fumantes.On se mit on état de défunse, car l'on avait raison de cruindre nne nouvelle irruption des américains dans ce quartier.Le 19, de nombreux canots de la compagnie du Nond- Quest, changés de pelleteries pour une valeur d'au moins $R06,000, arrivèrent au Sault Bte.Marie et Franchère partit avec eux pour se rendre à Montréal.Lva précieuses marchandises qui cussent fait un riche Lutin pour l'ennemi, étaient gardées par 325 hommes bien annés.On drscendit la rivière des Français, puis la rivivre de l'Outaouais, sans encombre, cf, l'expédition arriva au Long Sault, au lever du soleil, le Ler s-pt- embre, On voyait de cet endroit se dessiner an milieu da brumes du matin les massifs de verdure du Mont Royal, et le wir même on ativignit Montréal, © Ju m'acheminai,\" dit Frennchère, \u201c aussitôt vers In d we paternelle, où l'on ne fut pas moins surpris que joyeux de me revoir.Ma famille, qui n'arait pas cu de mes nouvelles depuis mon dépact de New-York, svait cru, d'après la commune renommée, ite fae Vait été massacré par les sauvages, avec M.McKay ct léqui- du Tarquin; et, certes, c'était bien par un effet du hazard ou plutôt de la providence, que je me retrouvais ainsi sain et sauf, au milieu de mes parents et de me amis, à la enite d'un voyage accompagné de tant de périts, et où nn si grand nombre de mes compagnons avaient trouvé Ia mort.\u201d des arêtes de rochers et se brira, l'autre chavir et tous se trou- vérent à l\u2019eau.La plupart regagnèrent à la nage te rivage, ! main deux des voyageurs, Olivier Roy Lapenséc et André Bé- langes, re noyèrent.D'autres coururent les plus grands dangers.La plupart perdirent leurs effets de bagage.Franchère retrouva, À la tombée de Ja nuit, lc corps du malheureux La- pensée, que l'on inhuma avec tout le respect compatible avec les circonstances, en érigeant sur sa tombe une croix où l'on inecrivit son nom, mais celui de Bélanger demeura Ia pr ie de ia plaine liquide, Pour rappeler le souvenir de ces malheureux voyageurs, on donna le nom de Bélanger à un promontoire près duquel il se noyn, et celui de Lapensée à un rapide ct à une pointe de terre voisine.L'expédition arrivait Le 5 juin au Lac la Biche après avoir «uccessivement franchi les rivières au Pembina, du potit lac des Esclaves, et à ta Biche.Le poste était occupé par un Ce- adieu nommé Déjariais, qui avait été autrefois guide de la compagnie du Nord-Ouest.11 fournit à l'expédition des vivres dont cile avait grand besoin.\u201cCet homme vivait de sa chasse,\u201d dit Franchère, 4 et paraissait à peu près content de son sort.Personne au moins ne le troublait dans la possession du Lac la Biche, dont ii s'était pour ainsi dire emparé.Il me pria de lui lire denx lettres qu'il avait en sa possession depuis deux ans, et dont il ne connaïssait pas encore le contenu.Elles étaient d'une de ses sœurs et datées de Verchères.\u201d Quelques jours après l'expédition touchait à la magnifique rivière Raskatchewan, dont Franchère nous donne la description suivante\u201d: \u201c Elle coule sur un Îit composé de sable et d'argile ; ce qui ne contribue pas peu à diminuer la pureté ct la transparence de ses eaux, qui, comme celles du Minsouri, sont épaisses et blanchâtres.A cela près, c'est une des plus jolies rivières du monde.Les bords de la Saskatchewan sout tout-à-fait charmants et offrent en plusieurs «odroits la scène la plus belle, la plus rinnte, et Ja mieux diversifiée que t'on puisse voir où imaginer, des collines de formes diverses, couronnées de superbes touffes de peupliers ; des vallons agréablement rembrunis, le soir et le matin, par l'ombre prolongée des coteaux et des bosquets qui les décorent ; des troupeaux de légers colins et de lourds bœufs illinoin\u2014ceux là bondissant sur le penchant des collines, ceux-ci foulant de leurs pieds perants la verdure des prés ; toutes ces beautés champêtres réfléchien et doublées, pour ainsi dire, par les ondes du fleuve ; le chant méludieux et varié de mille oiseaux divers perchés «ur la cime des arbres ; l\u2019haleine rafraichissante des séphirs; la sérénité du ciel; Ia pureté et In salubrité de l'air: tout, en un mot, le contentement et la joie daus l'âme du spertatear enchanté.C'est surtont le matin, quand le soleil se lève, et le noir, quand Îl se conche, que le spectacle ent vraiment ravis sant.Je ne pus détacher mes reganis de ce anperhe tableau que quand l'obscurité naissante l\u2019eut nn pen rembruni.Alors au doux plaisir que j'avais goûté succéda nne triste, pour ne pas dire une sombre mélancolie.Comment se fait-il, dis-je, en moi-même, qu'un ai beau pays ne soit point habité par des créatures bumainen?Los chansons, les hymnes, les prières du laboureur et de l'artisan, heureux et paisible, ne aeront ils jamais entendus dans ces bolles campagnes ?Pourquoi, tandis qu'en Europe ct en Angleterre surtout, tant de milliers d'hommes pe possèdent pasen propre tn ponre de terre, et cultivent le sol de Trnr patrie, pour des propriétaires qui leur Jninsent à Jelne de quoi subsister; ponrquol tant de millions d'srpents de terres, en AppAtence grasses et fortilos, restent-ils incultes et absolument inutiles?.« On ne doit pas d\u2019ailleurs a faire illusion ; ces contrées, parfois si délicieuses, no jouissent pas d'an printemps perpétuel : elles ont leur hiver, et un biver rigoureux : un rol perçant est ré; lu dans l'atmosphère ; uns neige épaisse convre ia surface du sol ; les fleuves glacés ne coulent plan que pour les poissons ; les arbres sont dépoulllés de leurs feuilles, et couverts de vengias ; Îen collines et les vallons n'offrent plus qu'une nniforme bluncheur ; et l'hotame & asses à faire se mettre à l'abri du temps.\u201d Les vœux formulés par Franchère seront avant longtemps remplis.Car, I on commence à ve diriger vers les fertiles prairies de la Bivière-Rouge et avant longtemps elle of.XIV.| Revenn au pays, Franchère continus de s'occuper du com: morue des pelleteries quil entendait parfaitement.nd l'agent de la compagnie du Sud, une mweciation comme qui traitait seulement dans lex colonies du mud d , Le 24 avril 1815, ÿ* épousa Mile, Sophie Rew J.-Btr.Routhier ot d'ilenrictte Regnaut, Elle était nati St.Domingue, son père était canadien, et ea mère d'origine françaine.Le 16 mai 1832, il eut la douleur de perdre son wxcellent pêre, qui laissa none mémoire justement estimée.Eo 1834, ii alla wétablir avec sa famille an Sault Ste, Marie, où il néjourua durant plusieurs années, 37 eut le pro fond «hin grin d'y perdre, le 5 jniltet 1837, son époune bien aimée, qui, as\u201d no\u2018nbrotmes qualités du cœur et de l'esprit, avait su se rendre chère à un large cercie de connaissances, Il abandonna is compagnie de fourrures à laquelle il s'était joint, ponr former partie du la famcuxe maison de connuerce connue sous le nom de P.Chuuteau, Fils & Cie, de St.Louis et dont les ramitications étaient par tout de est, prin il alla s'établir à New-York, où il fonda un établiswisent commercial sons la raison social Franchère & Ci Le nombre des Canadiens était déjà assez considérable «uns In grande métropole des Etats-Unis, Mais Epacpillés dans ave nombreux quartiers, vivant isolés les unk des autres, il était à craindre que le contact des races étraugères ne vint à leur faire onblier Ia langue francaise et name petit à petit leur americanisation, Franchère, qui fut toujours patriote ardent, comprit le danger qui menaçait ce petit groupe de C diens, perdre dane la vaste cité comme une goutte d'eau dans l'océan, Bi ré- uxsit à les réunir et à lex grouper à l'ombre du drapeau nn tional.11 fonds une Société St.Jean-Baptiste doat il devint be Président, et les Canadiens de Now-Vork spprirent ainal à ne connaître, à se compter et & roster fidèles à la foi de nos pères comme à nos couleurs nationales.TI prit aussi part à la fondation d\u2019un institut littéraire à rk devant loquel il ft plusieurs conférences, dunt l'une oloniantion dans l'Amérique du Nord et sus tout ie Canada.En 1853, après tue longue abrence du pays natal, Fran- chère vint faire une visite à acs parents ct à ses amis du Canada, et Ia société SL.Jean-Baptiste de Montréal, par I' mise de son président M.C.8.Cherrier, lui souhaits publiquement la bienvenue en sa qualité de compætrie etingué «4 de président do In société nationale & New-York, Une centaine de nos concitoyens les plus distingués de Montréal signe In Fnsteuse adresse qui lui fut présentée daux Jes termes suivants : Adresse de la Société St Jean-Baptiste de Montréal, à Gabriel Franchère, Fer, préadent de la Société Nt.Jean-Baptiste de New-York, \u201c Mossizme.\u2014La réputation dont vous jouinses dans le lieu de votre naissance et dans votre pays adoptif nous rend votre visits très agréable, et comme vous Aves trouvé souvent que les liens du cœur et du sang qui vous attachent à vos compa- trintes ne sont ni rompus, ni affaihlis par la distance qui vous vépare de nous, nous vous souhaitons la bienvenue In plux cordiale.Sans avoir oublié le rôle distingué que vous avex antrefois joué comme Canadien, ct vos voyages qui accuperont une page honorable dana l'histoire du Canada, c'est surtont comme président de le Bociété St.Jean-Baptiste de New-York, (jte nous venons vous rencontrer eb cu moment.« Nous Avons d'abont à vous exprimer Poxtrème satisfas tion que lu société SL, Jean-Baptiste de Montréal a éprouvée, lorsqu'elle vous & vu prendre part à In formation d'une société semblable à New-York, dans un but de bienfaisance.Nous vous félicitons de tout notre cœur, aur lv succés que vous avez obtenu.Le choix qu'ont fait de vous les Canadions-Fran- e de New-York comme président de cette association phi- thropique, est ane preuve que vous Jouisses de leur estime comme vous jouisses de l'estime do tous ceux qui ont eu ~ .des autres portraits qui ornent ses sales.Cette présentation | tre.y fu | ot 4 Juruuer, 1873 de vous connaître autrefois, qui ont reçu les faveurs re hoppitalità à New-York et qui respectent la vertu et ponter votre entremise, nous AVoNs Un devoir bien doux à remplir envers l'association St.Joan-Baptiste do New-York, et pour cola nous vous prions de vouloir bien vous faire auprès de sex membres l'interprète de nos sentiments de reconnaissance pour Ia générosité avec laquelle ils sont venus au secours de nos concitoyens, qu'une calamité récente à si cruellement affligés.Ils ont prouvé qu'ils sont encore pour nous des frères atfectionnés.«Koyes bienvenu, monsieur, ot certain que, vi now ne pou.vols cepérer vous voir fixer de nouveau vos pénates au milieu dv nous, nous faleons an moins des vœux ardents pour que votre existence soit heureuse et protongés.\u201d Franchère répondit comme suit à cette adresse : w Monsieur le présiden* et Messi\u2018ura de la 8.5, J.-B.de Montréal.«Coat avee la plus vive reconnalssance que Je reçois vos félicitations, et je puls vous assurer que je ne saurais vous exprimer le satisfaction que j'éprouve en me retrouvant, après une si longue absence, an milieu de mes compatriotes.«Jo me seus peu digne dos éloges llatteuss qui me sont adressés par M.le président.En réponse, permettez-moi de vous assurer que, quoiqu'élelgné de mob pays natal par la furce des circonatances, je wai pas oublié et n'oublicrai jamais les Mens qui m'attachent à mon pays et & mos compatriotes, u Jose ici, M lo président «t messicurs, me faire l'interprète fidèle des sentiments qui animent les Canadiens-Français, membres de la sociôté St.J.-Bte.de bienfainance de New-York, en voix assurant que daus ssemblées où réunions mensuelles de l'association dont j'ai l'honueur d'être le président, Nous nu MAnqUons pas de nous entretenir de ceux qui, à si juste titre, nous sont chers, et plus particulièrement des membre des voviétés sœurs da Canada 4 Ju me charge avec plaisir, monsieur le président, de traus- mettre à fn société St Jean-Baptiste de New-York, lex vœux que vous faites pour ea prospérité et son succès, puraundé, comme je le ruis, que tous los membres canadiens qui en fout © snuront les apprécier, « En résumé, M.le président ct measicu grésr mes remer iments sincères pou I vil bien Antteur dont vous m'honorez, ct croyez que Je n'oubli«rmi jamais le but que se sont proposé les membres de l'association dans cotte réunion.I vat à peine nécessaire de vous faire observer que je ne suis nullement halitué à parler en publie, et n'ai pas de prétention au titre d'oratenr.J'espère beaucoup de votre in- dulgonce à mon égard.Je vons souhaite en retour de votre bienveillance, messicurs, \u2014vuion, furce et prospérité, non seule : ment à la société St.Jean- Baptiste de Montréal, mais à toutes tes sociétés sœurs du Canada.\u201d Quelynes joues après, une souscription se fit dans le but de faire daguéréotyper lo portrait de Franchère, qui fut présenté à l'Inatitut-Canation de Montréal, où on peut le voir à vôté , je vous prie d'a- xe fit avec quelqu'éclat, et plusieurs dircours furent prononces pour reconnaitre le mérite et le patriotisme de Franchère.Dann des \u2018Ioisins que lui Jaissérent ses préocetpations commerciales, Franchère prit de nouveau Ia plume, et les rapports fréquents qu'il avait ens nvec la Compagnie de la Bai d'Hudson, lui inspirèrent l'nu des premicra l'idée d'écrire une esquisse historique de la puissante association qui Tégnait en maître absolu eur une immense partie du continent, Nos travail qui cet asses étendu parut dans un journal de Montréal et fournit des matériaux précirux à l'historier, Durant tout le cours de sa vie, Franchè: fit remarquer pur me ferveur religieuse, son urbanité et une irréprochable probité, Il xe plaisait à venir en aide à ses compatriotes el il Tour à rendu d'énosmee services sur In terre étrangère.Franchère avait eu plusieurs enfants de son mariage, ct il ve trouvait à St, Paul chez son beau-fils, l'hon.John 5.Prince, maire de In © ae du Minnesota, lormqu'ano fatale malalie Fétreignit et eva à l'affection de wa famille ct de ses nombreux amis du Cannda et des Etats-Unis, à l\u2019âge avancé de 77 ans, C'était le dernier survivant de ls célèbre expédition d'Astoris, qui s'éteignait doucement, au miliou des regrets de l'estime géndrale de wes concitoyens.Jousrn Tasik.r\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LE SUCCES DES MUSICIENS FRANCAIS.Nous avons dit gue tous les jouroaux ont célebré à l'envie le triomphe de la Garde Républicaine, L'extrait suivant donner tune idée de l'enthousiseme public.« J'arrive d'emblée à l'apparition du corps de ln Garde R vaine, Quand où & vu les Unifomes français s'avancer oi bon ordre vers l'orchestre, les applaudissements ont éclaté aver ne dans la salle et au duhors, où quatre-vingt sble pero , restées atx abords du Colysée, témoignaient par des tré prznements et des acclamations mans fin, qu'elles à ent l'enthousiasme deu heureux du dedans.Nouvelle et triple sive d'apylandissements quanil, les musiciens rangés en demi-rercle, M.Paulus ae préparait à lever son bâton, il 8 fallu attendre pli sities minutes pone que lo ailonce se rétablit, La garde répt- birnine & reconnu cet accueil chaleureux eh attaquant avant tont Mail Columbia, L'audience, qui ne rattendait pas à cette politesse cn dehors du programme, s\u2019est lorée touto entière.À peîne la dernière note expirait-lle que te sympathie & fait ex- plusion par mille manifestations que pour ma part jeusse (1 impossibles dans la ville puritaine de Boston.\u2018Tous le mot- choire ragitaient, lex chspoaux «talent jetés cu l'air, ob apples divsait des pleds «4 des mains; enfin\u2014ésit qui ne s'était pas «T- vore vu\u2014tes auditeurs ont spontanément décrété Penvoi imme- dist de trols corbeëlles de fours aux musiciens français.A Après Mail Columbis est venus ls Marche «ux flambeaus 1° Meyerbeer, puis l'ouverture de Guillaume Tell.\u2018Cette ourer ture par excellence à été exécutée comme elle ne pent I mieux.C'était uno murveille de délicatesse ct d'i xprossion.Len spectateurs retenaient leur baleine peur mieux savourer cette Interprétation exe du chef-d'œuvre de Romsint.[M profunton % botquets est encore venue témoigner aux # du plaisir qu'ile avatent fait éprouver à l'assistance.r .Ullmore a ensuite pris lo bâtou de chef d'orchestre Por présider à l'exécution du la Marserstaise par nos vi mille Tr ristes, avec accompagnement les musiques tn fitairee, \"bee chestre, les batteries d'artillerie, et les carillons des cl Cutte fois, l'enthousiasme @ dépassé toutes lcs bornes contes et lus quazaute mille apoctatours ont joint leurs voix.chaque 4 JUILLET, 1872 _ _ L'OPINION PUBLIQUE 818 fois que rovenait lo refrain, À oulle de l'arméo dos oxécutauts, doute, c'est price à vos connaieances mathématiques w'elle » eu de ses forfaits, ci d'était étabii à Florence, Il avait sl bien été indescriptible.L'bymne national français s'onten- êté reconnu.\u2019effot 8 dait du dehors presqu'susal bien que du dedans de Ia salle, ct il faut renoncer à puindre les manifestations d'enthousiasme vi ont suivi.C'était un véritable délire, et ui los ambadua- durs Japonais avalent ausisté à cette représentation, Îls n'au- pas manqué de consigner sur leurs tablettes lo fait sans précédent que Is population entière de Boston avait shnultané- folie furicuse.ment été frappée de pu amener le navire à New-York, et sauver son marins échappés à la fièvre jaune.\u201d UNE BATAILLE SOUS L'EA0O.\u2014Un curieux cas d'assaut et batte- tie vient d'être jugé devant ln cour de police de Marseille.11 parait qu'un plongeur qui était occupé à recueillir les débris d'un navire subrnergé dans le port de la capitale de la l\u2019rovence, ayant découvert un objet de prix, te dépouts dans l'anfractuosité d'une roche avec Vintoution de le prendre quand i) remonte- tait à In surface do ean pour reapirer, Comme il se préparait à remonter, 11 voulut prendre l\u2019objet trouvé, mais aussitôt deux autres plongeurs l'assaillirent et voulurent le lui voler, Un combat acharué wen suivit qui dura jusqu'd ce quo lea personnes qui se trouvaient aud susus de l'uau, slarméus du bruit qui se faisalt au fond, ramenèrent les combattants à ls surface, L'affaire commencée à cinquante ou soixante pleds sous l'eau, sv terinina à la station de police.Un Malométan nommé Sada, de Samarang, ayant, à l'âge de 20 ans, pordu ss femme qu\u2019il aimait bosucoup,\u2014ce qui est rare chez les Japonais, \u2014tit vœu de ue jutnais parler à personne jusqu'à sa mort.[I « tenu son serment pondaut 44 ans, Une foule inombrable de Maures et d'Arabus ont accompagné ses restes.On le regardait comue un saint.Il vivait pauvrement, msngenit où Îl ve trouvait, «6 jamais on ne lui rc fusait, mais il ne demandait jumals rien.Après ua mort on 8 ¢xhibd ses vitemcuts en public.Il n'a jamuie voulu accepter d'argent, Il existe un hôtel à Ban-Francisco, dirigé et administré uniquement par des femmes, et il n'en marche pas plus mal pour cela, Depuis Is propriétaire jusqu'aux filles de service, depuis celle qui tient le comptoir Jusqu'à celle qui cire les bottes, on ne voit que des femmes.Celles qui portent les bagages des voyageurs sont de vigourenses Allemandes, qui sou | lèvent les fardeaux aussi aisément que les femmes des halles et du port de Marseille, Celle qui cat assise à ls buvette tient tote aux consommateurs, ct suit aussi blen répondre à au bon | mot que boire un verre de whisky.Un correspondant, qui visité cet hôtel, en fait le plus grand éloge ; la propriétaire veille sur tout, ut exerce son autorité en véritable souveraine de ce petit royaume du femmes, Ou prétend mème que la mo- Joué sou rôle, qu\u2019il n'avait Il a été condamné à mort.On vient de constater à Londres un bien curieux cas de folle.Un Anglais, M.Mckensie-Bridge, avait placé une somme énorme sur Laburaum, le cheval du baron de Rothuchild.Ou sait que le jour de In course, sou champion ne fût même pas cluxué, M, Mackeusie-Bridge reutra ches lui sombre et stlen- cieux.Pendant tout lo repas du soir, «8 (omme ne put lui arracher un mot.Après le thé, I se leva brusquement de tablu, lança sa vaisselle par la croisée et dit à aa femme : \u2014Ju ne mangerni plus, Je vals w'entraitier pour devenir Jockey, etau prochain Derby Je montersl Laburnum.Le jockey du baron cat une tonne\u2026 Il pèse au moins soixante kilos! Depuis ce jour, mercredi dernier, M.Mackenzic-Bridge n'a rien mangé.Samedi soir, nous écrit-ou de Londres, il n'avait plus Ia force de se traluer sur ses jambes, et il répétait d'une voix hébétée : \u2014Jo serai Jockey, je mouterai Laburnum | On & di ensayer de le faire manger de furce, peu de chauce que ce moyen réussisao.Un boulanger de la rue Salné-htienne, à Lyon, vient de mourir d'une piqûre «le reptile.En emtmagasinant des sugol il s'était senti piqué à une mais ; mais n\u2019ajoutant aucune Importance à cette piqûre, 1 avait négligé de la faire cautériser.La wain 8 enflé peu à puu et le mal, une fois voracing, s'est propugé promptemunt, car la mort s'en eat suivie au bout de trois jours du souffrances.M arrive souvent que lus fagots de bois sec qu'on apporte de \\s campagne au printemps, renferment des serpents, des vie sères, Un coupe les taillls cn mars, avant ls feuillaison, Un met ensuite lex branches coupées on fagots ot les faguts en tan.Les serpunts s'y Installeut pour jouir des rayons du suleil.Les fugots réstont sur les champs de Ja coupe jusqu'à ce que de nouvelles pousses sortent dus souches.Alors on enlève Les fagotes qu'ou purte au grenier ou chex los boulangers, en ville, Un scène étrange s'est passée dimanche matin à Moot.et los GRANT KT GREELEY, Voici ce quo pense lo London Times des deux candidats amé- ricalue : Si la lutte pour Is présidence su fait entre Grant ct Grecley, nous sommes à peu près sûr quo Grant sera rétlu à une immense Inajurité.Ce n'eut pas quo nous pensions que le général Grant soit un phénix ; mals nous sommes convaincu que la rité de l'Union sers d'avis qu'il vaut infinitment mieux su vonfier au président actuel que du w'exposer aux caprices ct aux boutadus de son rival.Notre pensée peut se résumer ainsi : de deux maux il faut ehoisir le molodre, « Le patriotisme modeste,\u201d le \u201c nrofoud jugement\u201d ot 4 la pratique\u201d du gindral Grant n\u2019éblouissent prouailement pas le commun des mortels au même degié que la convention de Philadelphie, muls nous svmnmes bien cortaln que la Convention do Cincinnati qui a acti Ia candidature de Greeley savait parfaitement que son patriotisme ne serait jamais imo- deste, nl son Jugement profond, nl sa sagesse pratique.Le seul hoinme à qui nous puiseivns comparer Grecley est Cobbett.Urecley, Il eut vrai, n'écrit pas son angluix ausei pur et auxst chatié que celui de Cobbett, mais son style est clair et fort, et comme Cobbett il attaque ses adversaires avec la plus je vigueur et vn déployant lo môme luxe d\u2019éphitôtes sonores ot ronflantes.11 serait bien difticile de dire lequel des deux est le plus iguorant ca économie politique, mais nous uvons dire sans crainte de nous tromper, qu'ils sout tous deux d'une ignorance crasse ; Îls ignorent les choses les plus élémentaires, des choses quo tout le monde connait.On sait leu bévuce de Cubbet sur ce sujet; Grecley o's pss voulu rester mais il y a bien un arrière ; le pauvre homme, qui certainement, n\u2019a jamais ouvert un livre d'économie politique, s'est permis de publier une série d'articles sur ce sujot.C'est du propre et du soigne ; comme dit le français.Si ses concitoyens y trouvent une pur- celle de science ou de bon sens, ils sont bien bons.On ne nans fera jamais croire qu'il soit possible d'élire Greeley, président, pas plus qu\u2019il n'aurait été powsible de faire un premier ministre de Cobbett.Comme nous l'avons dit, M.Grecley écrit bien, mais sus extravagances ct sa vanité sont ui bien connues, que ses chauces sont extrôement précaires, et déjà lou ue demande si ss cau- didature ne devra pas être retirée bientôt.C\u2019est cu que nous soubaitons de tout notre cour; Car cn vi rité, c'est bumillunt, d'avoir un pareil candidat ! UN KOI DU PUBTUUAL.On lit dans uu journal français : Dom Fernand, rol de Portugal, démissionnalre, eat un mortel de ciuquante-cing ans ; 11 à régné eu roi constitutionnel ct ne sougea jamais, comme se voisine la reine Isabelle, à #entourer d'une camarilla, 11 adtiqua, il y # une dizaine d'antiées, en faveur de son file, qui est lui-même vu modèle de nob constitu tionuel ; il abdiqua pour un motif de cœur; il wétait épris d'une dauseuxe du theatre de Vienne qui voulait être épousée, au wuins morganatiquement, L'abdication ve fit «t le maringe aussi, vt depuis cette époque, dom Feruatido est rusté complètement en dehors des affaires, ue donnant à son lu que «es conseils, quand celui-ci lui en demande, Dom Fernand est très populaire à Lisbonne, où on le voit xe promener seul sue les promenades et dans les rues, entrant ches les marchands, causant avec cux familièrement et visitant de préférence lex magasins de bric-à-brac.Le bric-à-Lra est une des pusslonx de co sage.Bou palais est un musée.118 des armen superbe, des faieaces, des porcelsitnes, des bahuts, et tout cels à été payé du vus deniers.On le aussi un très habile ouvrier, Il a un atelier complet d' vail: marteaux, scies, rabots, ste, C6 s'il y cut, uv placard à établir dans une des salle lui qui seu charge.Quand on a été roi et qu'un ne l'est plus, mème par sa vo- louté, il faut se créer des vucupatious, témuits Charler-Quint, qui, una le monastère de Saint-Just, s'était donné le distraction de faire marcher d'accord une innombmble quantité d'hor- ude ut ison, ea, Et encore cette distraction était-clle insuffisante, ixqu\u2019on assure qu'en de certains moments, Cet caspeceur nu repos grettait les soucis de l'Escurial.Dom Fernnuil v'est pus Charles-Quint sous ce rapport, ot il semble n'avoir jamais été plus heureux «que depuis qu'il peut we livrer aux travaux de la serrurerie, de Le menuiserie, dde tés bénisterie et du culte du bric-à-brac.CIIOSES EP AUTRES.Le Paily-News raconte ainsi la conduite hétoique d\u2019une ame, en mer : Le 14 wal, lo brick anglais Abbie-Clifort, do Stockton, arrivait à New-York.11 était parti do Perummbueo le 27 mars avec ube cargaison de sucru, Le second Jour du départ, ne matelot fut pris de la fièvre jeune et mourut le ler avril.Un autre tuntelot wourut de Is wome maladie le vavril, Le maître-d'hôtel, lui aussi, succombe sous Tinttuence putelde de dette fièvre, Le capitaine Cliffort, len ofticiors la plus grande partie de l'équipage étaient abattus, malades en danger, Malgré le dévouement et tous les soins de Mine Cliffort, fo tu capitaiue, le second du navire mourut.Mine Clifert pr distetueut le commandement du brick, et ello Jo diriges sb bien qu'elle arriva heureusement à New-York, avec son mari malade et le reste de l'équipage.\u201cPrès du cap llattoras l'Abbie-Clifort essuys Uno terrible tempête du nurd-est, qui dura cing jours; les voiles furent tnises en lambeaux ct plusleurs vergues furent emportôes, Mois Mme Cliffurt, au milieu des plus grands dangers, montra le courage, le présence d\u2019usprit et l'expérience d'un vieu tuurin, « Cette © naviguait avec sou maci depuis plusi années.Peudaut ses voyages, elle asp liquait à «des val astronomiques, À des éludes nur la navigation, «6 sand wean ralité n\u2019y reçoit aucune atteinte, Le Journal des Débata roçoit d'un petit port de ln Manche de Granville, une nouvelle bien curleuse : sur l\u2019eau.L'inventeur, muni de lacges patins et de liége, & voulu renouveler son expérience à Granville.Le premier jour, l'épreuve à réus comme un lac, ct notre homme marchui poisson où comme une boue de sauvetage.par ce premier succès (les inventeurs ne doutent de rien), ce lui-ci a voulu expérimenter, par un jour de grosse mer, son paruil, se disant : © Je ne coulerat pas, je nu veux pas couler: TH w'a pas could, en effet.Mais comme vagues, l'une d'elles, pluw violente, perdre l'équilibre.L'homme aux l\u2019a prisen flanc ut lui à fai de se relever, com gait, In tite cu bua, aver Ten poisson, qui we tertuiner pur l'asphysie.Heureusement, tn cauot est venu wuettre un teeme «xpérieuce renversde, et aauver le pauvre inventeur.récente : life parisien, Mme la wurquise de D.pe chien, un délicieux havanais, qu'elle aimait nelle de nes yeux Cv fut vue véritable duul vint, et, su bout pauvre \u201cVous: c'était le vom ce l'unimsl ur, ilyn lques juurs Mme de D.Saint-Honoré, C'était duns un salon Ls vt presque avec reenillement.wie la pro r, puis l\u2019onbl 1x, où l'un paclai cn cuatquis, chaussée de verrouit, le cordon de Salnt-b: Te bras.Avec une rapidité las cut le tons du ln société aburie, Ashita sur ses CCNOUX.cb se wit tu figure, ta qu'elle poussait des cris perçauts.C'était vo \u2026xon chien perdé, ou plutot voté.saltioobeny eut fait un chien savant, avait passé avec sol ravisseue de moauvent Aver né Muailrende, Glance duns be salon, \u2014 Figaro.) in wit cou «t un tricone sow: arriva devant Mme de D.UN TESTANKNT MikN VAIT.\u2014Ou Lit dans bien couton duus le fanbourg 5t de cent pauvres avec le produit tinge Jers ot une besce, vacler ss honte 3 pus téplacév autour de sou cou; 40.3 MT ouvrage, qu'il peut retire ; et Bo.à lu Fran -être ble cn puuvres.\u201d Un certain Clocene, mettre la nmin sui uit fsuveux brigand.e autrefois chef de bandits, s'était échappé nprèx que sù band eut été mixe en pièces, 11 y a trois aus.donué signe avait péri du poli profession avec succds, 11 était d'une figure mœurs paisibles et avait tue vertaine capacité, 11 un agent de police 8 Naples, spprit que Clucene v les moniay 11 y a trois wa il y & quelques snuées et auquel après s'être campus On se souvient que des expériences avaient été fuites à Paris et à Rouen, sur ls Seine, d'an nouvel appareil pour marcher hautes bottes cn 1a mer était calme ou tlottait comme un Mais encouragé | il w'uventuruit témérairement au milieu des bottes de liége est tombé, ct ses maudites ' bottes l'ont empêché, par leur persistance à le teuie duns l\u2019eau, Les buttex tiottalent, mais le monsieur, durant ce temps, une conversation à cette Voici, sur uu chien, une anecdote authentique ct toute El y a quelques années, une dutac, bivu connue dans te high un jour son de trois aun, elle ue se sonvenait guère «du était eu soiree rue Tout à coup, pur la porte ouverte, débouche Un personnage haut d'au pied et demi, vêtu petites bottes à Lalous rouges, l'épée eu ptastique, ve bizarre gentilhomme exe à lui lécher frénétiquement Des Co avira, il l'hôtel, où il avait cté avait reconnu lu porte et s'était le @antoés: Un moine, Jauques, où it nourrianait plus des aumônes qu\u2019il recuvillait bourg St.Germain, vient de twourir en laissant pour sou brévinire, su souquenille, as corde, un volume Voici le testament qu'en & trouvé \"bbs Michaud, mon bréviaire, vû qu'il ne 20.À M.Jules Favre, ma souquenille, pour à M.Gambetta, 1e corde, qui ne serait crs, son propre n henace ; car t quelqu'us voudre la reprendre pour quêter cartuus D'UN hMGaND.\u2014Le gouvernement Italien vient de Clocene n'avait pas J vie depuis cette époque, et l'on snppossit qu'il , un avocat Ia n nommé Rappoue, s'établit à Florence et pratique «a respectable, de a un mois, vait cucore, et quelques semaines plus tond, le clulevant bandit était iden.tia, 1h se fuinait passer pour Tavorat Rappote qu'il avait tué it était habilement substitué, ses papivrs.11 avait quitté ls Calabre, martre, Il y « quinze jours environ, M X.marchand de viu à liznancourt, était parti pour Bruxelles afin de liquider la succession de sa mère, lnissant l'établissement à ls garde du an femme.Samedi sir, il reçut de Paris une dépêche danx voixin lui aunonçait ls mort de «6 femme.Le cœur nuvré, les yeux remplis de larmes, 11 prit l\u2019expreua et retourua chez lui; il était à peine entré qu'on de vit tout À coup pälir affreuxement et tomber inanimé aur le sol.Su femme, qu'il croyait morte, était allée au> avoir si vaitlam ut coaulattu pendant [a goers paix eu suignant les blesses LE PeRNIER VUE PARISIEN air deu en Fran \u20ac cu Un duel intéresdant vicnt « M.Lankrop et le fameux duelliste Paul de Caxsegaue «1 cision dun actiche publié juer celui- à contre M Locke 4 avait publié au article vcheiment contre le mupire.Le cooutut aveu lieu daus le bois de Viacenues A trois heures, MM.de Casségeiuse ct Laowhoos gutta Paris, accompagnées de leurs témoins of ke dingearut + l'endroit clioisi; des gardes qu'ils rerontrérent olds coon | mots à chaugeot plusieurs Pois de place mvant de rue un endroit cvaté «4 solitaire, A city heures et quart les adversaires mettaent beat © insls croistit ben Gps M.Leckroy atuuque d'abord Mo de Crssagtiae oe denn rompt très légéretnent, of revint gussitot dans les seme tatant son mlversaire; au bout de peu d'instants, M Locke était obligé de rompre à son tour ot ML de Cinna, alls quait, Plusieurs coupe droits de M te Cussagnae traverseront |.chemise de M.bockroy .à un coupé, bopécate Mode d'assises atteignit sot mdversaite & Ju lovee, Eulite, sprès ing reprises, M.Edouwed Los kroy, tres fete out dans la main un coûp d'épée qui le tat dans Pinggeest bitité de continuer le combat; plus ane centimetre de Lan avait pénétré dans les chairs, Lorsque M.Lucktoy & été touche à la Tèvre, M.de Casa ns à hinissé son éjèvs et Ini adit: ade vous « nurdon, tousieur, eur je ue voulais pe faire come César 3 l'hursale.Entin, lorsque M.Lochroy a été blewsé 3 noma, 3d Cassaguse à repris la parole : \u2014Je suis heureux, Tuvusteur, de vous avoir touche ou tirais, Les deux adversaires se gent séparés sans ge serrer Lu tua A six heures et demie, MM.de Cuseygnne, Lockroy 0 Loe témoins étaient de retour à Paris.Ou & arrêté, en France, à Saint Denis, detex individu © cherchés depuis longtemps.L'année dernière, pendant ln présence des Prussions à Saut Denis, con porsonusges wétaiont jotes sie an pharm en de la ville, l'avaient entrainé dans un terrain rempli de furaivt - Us avaient creusé une fosse, y avaient place leur victime, qu avaient cnauite recouverts de fumier, Le malheurens mort dane d'horribles douteurs.Len tuisérables ont été mis à la disposition «de lu justice Un mots avant le mariage ot un mois apres ls wort, tons he \"hotes regardent leurs femmes comme des tiges \u201c= a | Sr 12 \u2014== \u2014 fri a _ 5 Pe eas => y th iz === =F=r = 7, 2 = Ey SUE = = / 14 xs \u2014 \"LE, A AS NES ts, NX ie » AA Le 5 : | i rE as ERY DY; FEAT LD se EE A0 sa = Fac eZ A 24 Gé SEEN à \u201cLR es Grn IS Folie Re SN Feet Nora CE Pro Ir ra, QD $ oh az BAN XS sys Cs Sy SA i 3 st ; \u2018 \u2018 à A: NY al: x, uy J 2\" 77 = ES NS 5 2 Aa À &) EQ A x3 pe oo HA ZN = 274 LA ou Aa 4 A s; S PUBLIQU v4 x NG > V > Pa Sot 7 15 EN of 3 = IN EB 0 3 & A ÈS Se N°.© Cg Nv 7 223 LB BONE $ > > hy 2 RN ha IRAN N 7 4 L'OPINION CS O\\ 1 Ca 2 LORD DUFFERIN, LE NOUVEAU GOUVERNEUR GENERAL WN WN ) 2A N RR Sy = pee À à BD ve y / HT a Gd ) - i - % ur.4 Juiurer, 18 318 arms L'O PINION PUBLIQUE 4 JUILLET, 1372 al Hil \u201c i Ii Ë il a F0 « > en I 0.dl Jia 4 , 7 *] & =3 \\ 3 rR act 1% ü À) 4 N Bb Wi A ca v A i 732 SIN f = Var\u201d Yh vu xi Wy \\ NY N ri Ce I Vy Al (a NY A à ji m pl \\l .q wis i té en = \\ \\ il NN Al NY LW \\ 0 I ue NN 5 W / BU dH \\ A) NN 1 \\ \\ A 7 0 hl \\ Lun > SN pT i A, Wid A A i I SN Nam qu 5 w / a a! = | QU H \\ ii a Up) i IL À a / LEE aN hy aN or aN JL ve ill ii! > xl \u20ac ny on T ve > \u20ac \u2019; 5 sa 3 N | IR 1° NY 4 0 s dr « Ë > By al pl ok Ee i on À } il I 7 ee al li Hi il w x 20 it] ; | l fj 7 = A ue | | Hl | =, ESL) A A fit I à * | I Vy == ll RIT N | | | | h il i W a $3 En » ; : HI Li 0 tH ÿ sin Li i LU À i i ii fi \\ \\ dl H li if pc i.A £7 Zz .+ y Le [] = ; | v = == Zz ! ; ll Ni W ih I Ya Ih a = i [à i i li if § PEPER) Ne ES [i j 1 i | ee 3 £9 6.S S i il p ÿ => de il il a 5 = 0 IN HET uk i i I fi I I 4 À 24 | i | Ld ii Va EWN sk DN .NX : : I | 7 5 ahi ES HI & JA Ji I unt béritsièn EN SES ù \\ S SN S | i Jif ul il i 7 Mises CS S \\ NN \\ N No Jr HI 1 ih puit rik | ' ( (28 Ce EEE \u2014 ES + \\ S jf w fll == \\ \\ N , AER i 1A & AE NE = \u2014 .WN N N \\ WN thal kt SES y NN) N N\\ A N li À \\ AN 4 S = SAN SN NN \\ il Ve S ANY N of wie A hil GIACINTA DEL MONTE, ROME pr 4 JuuLer, 1872.L'OPINION PUBLIQUE.Sy 1 iW \u20ac ré Ai i hi Ny {ll ah Le adit LL i | i qu j USE WN - \\ ç | yr £5 | aN i SN ; i = Es N SN à | i | w [Li WN Si Ÿ \\4 i es fi ri 5, eZ = \\\\ 5 1 | : \\ te NN 5.1th n NW HA x = 2 = bi as re fv SY, i = J ) } = / A 3 4 AN Wh of 4 + Ne sid | : za \"a ts Wn a Pe t w == VS NS 5 | a A » pas ss res SA 3 \u2014 W > Se » N 7 N N = X À =, SNE J = > Soc ss a Nr °° FN Do SUR \u2014 000 UN SSH ape nN SR TW TTL WC CL oi à + UN % == Ÿ NW gl lo A | 8 Hi i S | i RE AN Ÿ S I AE N RX pid > | AR il A Ja EN li ul ARN NAN 4 = LN ~2 == a ec = oS \u2014_\u2014 DANE v 5 it PS a Le = ey : jp Ppa RO = = == | a ts it oad == Tash S | NT nt SF SES | ea ha = A) li SN AR +R 0) = JUANITA DE SEVILLE. or = ram TF Le \u2014 \u2014\u2014\u2014 \u2014 Ne te F Er 4 4 -\u2014 cm ue a Wn 5 OW a \u2014\u2014 y FY OÙ es TA # ee À a A ES æ ES pe 0; 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ses unis prétendent qu'il ne pourrait manquer de ue Cotte triste nouvelle surprendrs une foule de persounes qui Faire élire dgus ce comté out rounu M.Dorion, qui ont pu apprécier comlivt son carse- Jacques-Cartier Gaucher, winistëri ine tère était franc et honorable, combleu il était aimable duts ses ; .; _ nistériel ; Latlamme, libéral; ! » : ji ve Main, tout de méme, le gouvernement qui I's nomme a Girouard, un et Pantre, \u2019 ' } rapports sociaux, et avec quel talent il s'acquittait de ven ditti- , .commis vis à Vis lu province de Québec une injustice | .; cles ct ingrates fonctions Q justice Hochelaga.\u2014 Heuuls , artionel M.Dorion était parvenu à acquérir une connaissances de lu (1 est enfin aeriv chi le fuit juge à Manitoba, dU tiuitss len gu/stles lu disent, Le mérite finit toujours por atteindre sa récompense et l'innocence échappe rarement à le couronne, même en ce bas monde.en, conservateur; Bilan criante ; il nous enlève lu palme judiciaire pour en oruer Ou parle aussi de 31, Chapleau.langue française, de Le langue anglaise, outre les langues mor le front de notre brune et jolie swur de Manitohn.Jun | ltichetieu\u2014On dit que M.Matiieu va se décider à faire et len domes waive a, i Gai ne autorité en parcille qu'ici, nous pouvious 1 Lis vanter d'être ln province la de l'opposition à M.Barthe, be dépaté netrel L muætière.I pouces diiclemeut être remplarë dune le poste 1 al juvée, où la plus mal uve ; .vu : QU'Il retuplissait si hoporsblement depuis vougt snus, plus wal juyée, Pp al en juges, de toute la puis l'ortuenf \u2014Le De de St, George à commeuvé he lutte cn o Nus sytupstitics sont ue quises à non intéressante Bauille, qui sance.Nous perdons ce geare de supériorité, si le col, position 3M.Broussean.Tse présente comme camlidat ind vient de faire Une perte si cruelle, car il laisse une veuve et Gray devieut juge à Mamtoba, pendant, des chfauts.: \u201c .Agé de 42 aus seulement, avec les Labitudes modest.Nous ne voyons pas du tout ce que les gouvernements Montréal Ouest \u20141 lon, John Young, hibéal © GL Drum.hon rétades, M boriou n'avait pu .dos ronde Lo A revit er , = M + ; = gagnent à faire de telles nominations en général: 4 la mou, Fous vite nr.aux lonneurs que ses concitoyens de da capitale Jui pouvais veille des éleutions, Le nomination d'un Gray comme Montreul-Bat \u2014Nir George «tb, A.letté, décerner; et 11 y était deve président de lu St.Jean-Baptiste juge preud tous lex cars Berthie es Aa cette ville surtout qu'il laisaera un dave es per - .; Lex funérailles de M, Doriou auront feu à 51 Owe wero rottault, conservateur; Esinhart, national.prochain \u2014Le National, 1er juillet, Louve \u2014Poulin, conservateur, c1 Cheval, national.11 wet, liberal.On ue Vue connait pas encote Gres dan deli port a l'opiuou publique.Un pout tolerer, pourvi que ce ne soit pas trop longtemps, un juge milinme, pasesseux, ou impotent, Mais qu'ou ne fasse pus monter sur de Bane, taëme 1 Ma uitobs, le venulité sous forme dua enlonel Gy, que lher Lapin est aurssi question de M Houore Macken, avocat de se lis ACCIDEN CU TERRIBL cintlie \u2019 \u201d © \u2018 Noutai orate candidat tiolépeutiust tune ue retdin pagals houtéte home, > \u2014Quiquerne « angen, independant Jules Pres Lit semaine par uu terrible accident arvive sun le Grenct Trone, puès de Bellevitie, HO Un Ouen \u2014\u2014-\u2014 Vaudeenik\u2014K ILusool ord Be Menges, tons don cone desceudail: 1 comprennit pl urs chars Pont à coupe la bISOULRS DE M.CHERRIE waters, locomotive Taf jetée hors de In vor, she secousse erable sea Joliet ; suivit.Deux climes continuèrent leur course, ou passant i coté de la locomotive, mais H n'en fit pas maosi des autres, Le JA, Mousstar, vost, national Je De, Masson, conservateur, valeur: Beausol \u2014Baln, vou it, oppoationiste tassis il peut aniver que M Bransoleil se présente a Lagan, A de \u20ac ; Un wvilenteu-lu, comme (cn arrive souve aux he 3 5 vluer de seconde classe Lot wis en On tie compat ) sa avrive souvent dans ds supgeorte par Mo Esinbart contee M P'tusonescalt d'abord que sept vu huit morts.journalisme, à élé cause que la preauere partie di dis veux-Montugnes \u2014Daotisf coanscnvatone Wo Peso 1, nae cating de mouts, ven ve sout cours que M.Chorner a protwanee à Furcugueatuton de uonsl.t'acaclétmie coter 8 Culvulices-fisuçäis Hs éta duns edu ue tons qui heuets die bocoonotive vt alé ening uae 1 seconde «lass le catholique, Wa pas eté publiée.Sontreal-tentn Ryan, atom Cissids, walioab Avant de re l'adresse des citoyens de Montreal + | hon, Coute de Que \u2014 Chateau, sonseevdear He ang ane aption de vapeur sé fatdle, La plupart de nos malheureux L40.Chauveau, M.Chernier I Les retinas ques siuvantos ional compatriotes furent érhatudes ou etoullés par la vapeur Ou qui auraient dù être publiées durs nolre decane numero sait courbien 11 est datpçeceux de respirer Le motidre quantité | : de vapeur.veut l'adresse, LE DL.CREA LLL La brio de \u201cideut oftrait an spectacle horrible, C'etait, ini disent les tétnoits, de chuit bouillie, de membres M de Ministre, \u2014 déchirés «4 déporitlés, de plas triste que tes cris des lamentations dune mere demnandant ses culetits On vous prie d'annoncer que Les msladée provoquer Wonrants, le .ter chaleurs ctouflantes de cos dernier: pais onl Tots in Win plant expiant dans Les tortures en appekant ses pareils du au .Le Qu um une dde de l'horreur de cette scène, doysqu'un sie peciique 1otaitlible dune les temèdes du Oro cresrer Tous a qu'on tannins pluie puasiet de moceaux de chair ct db AVC fia gute portal au citnetière de adenn de suite capronmer ler gine jepaouse de Lab rence du Premier Mayistrat de tu cité qui devait v Mots desd citoyens de Montreal, co temoiguage deste et ode CEUX QUE s'en seul keris sont cmenvedte de la gidite Quelques coutt-cout sul pour Vue famille du u uHenider, de Kranptvalle tata trite presse tote 20 Lee ward, la fente el Gods vn tants trent tan ds morts ot afteeiscment matilis Coolnetssau ec, Une dudisposition subite le pave de oot mt laquelle aicissett ces roue Appel, coter macabre du conseil de usteucton lablique, 2nérir des pessemnes aUeintes duc halere du ques = et dde vives èler plier, je sms heavens de vous ottrir le fone ca digestions, v aus Usb pubic le 1 elie dar a aot On ots pure ant l'efticncite tancatent da» 1x vai keeev asian \u2014 Iya quelques cos, peteant a tg Ue Danby epg Te ten consent bt mason d'un seine de non + Françuis Lubetle, fe SE Jetonue, et be vicilland cat trou e mort au lied des condition, et Von romain sur ss tole de autres qui iodiquaient qu'il avait du etre trappe avec un vustctinent cts fer, Oucroit qu'il y ad uas cuitue aifreux au fon « rota bands ef pleata veteus des que Le def w été victime de fn Laine et del dun tit- pacte, des tnessionr desront
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