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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 19 juin 1873
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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L'Opinion publique, 1873-06-19, Collections de BAnQ.

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[" \u201cVor.1V.\u2014No.25.SIR GEORGE ET.CARTIER.Dimanche, le huit Juin courant, à minuit, le SS.Prussian entrait dans le port de Québec avec les restes mortels de l'Honorable Sir George Cartier, Le ateamer signala son arrivée en lançant den fusées rouges.Auneitôt le Druid, sur lequel la famille de Sir George et quelques amis étaient montés, alla à ls rencontre du frussian.Le corps fut alors débarqué et placé dans la magnifique chapelle ardente construite à bord du Druid.À l'arrivée du corps, M.lo Grand Vicaire Langevin nicita l'office des morts.Une très belle couronne d'immortelles blanches envoyée par Lady Cartier fut déposée sur le cercueil avec l'inscription À mon mars, Bne autre per ses enfants À notre père, vne troisième .1 mon maître of ami par un vieux st tdèle serviteur.Le lundi matin une messe de requiem fnt dite par M, le (Grand Vicaire Caseau dans Ia chapelle ardente.Pendant toute Is journée, le Druid fut encombré de visiteurs désireux de rendre vo dernier hommage à l'illustre bomme d'Etat.Dans l'après-midi toute ls population de Québec était sur pled ex.mivant les décorations fanèbres des rues en attendant le moment du «défilé du convoi.Dans is rade les vaisseaux avaient les pavillons à mi-mat.L'Hotel du Gouvernement, le Parlement, l'Hôtel-de-Ville, Ia Douane, les Consulsts, le Bureau de Poste, le Sureau du Chro- miel, ls maison des MM, Hamel, les bureaux du \u2018\u2019anadi-n et du Courrier, les magasins de MM.Holiwell, et Andrews, étaient décorés de tentures funèbres et de pavillons entourés de crêpe et de couronnes, d'immortelles.Vers six heures «lu soir le convoi quitta le Quai de la Reine pourse rendre à Ja cathédrale qui pour loccasion avait été richement ornée de draperies du plus saisissant «ffet.Douze à quinse mille personnes en ce moment, assistaient à la levé du corps, tant à la suite du convoi qu'échelonnées sur son parcours.Le canon tonnait toutes les minutes, prodant le marche deux bandes militaires faissient résonner l'air des sons les plus lugubres, le spectacle était vraiment impo-ant, Les porteurs den cordons du poele au nombre de dix, étaient Son Honneur le maire, l'hon.P.J.O.Chauvcau, président du Sénat, l'hon.G.Ouimet, premier ministre du gouvernement de Québec, Sir N.F.Belleau, l'hon.juge Taschereau, l'hon juge Stuart, l\u2019hon.T.McGreevy, M.C.L., l\u2019hon.Isidore Thibau- deau, M.C.L, R.R.Dobell, écuyer, président du Bureau de Commerce, G.U.Stuart, écuyer.Un nombreux clergé composé de tous les prêtres de ie ville, et des curés de toutes les campagnes environnantes vinrent recevoir le corps devant le Parlement pour le conduire à la cathédrale.Il est vraiment étonnant que personne n\u2019ait été écrasé duns la foule qui se prés ipitait pour entrer dans l'église; en uu instant les nefs do la cathédrale furent remplies.Après que le corps eût été déposé sur le catafalque érigé devant In balustrade et le chant du Subvenite, M.l'abbé Antoine Racine monta dans ls chaire et prononça avec la plus grande éloquence te discours suivant ; Non est nobis utile relinquere legem et justitiss Det.11 ne nous est pas utile d'abandonner les lois de nos pères et les ordonnances de Dieu, qui sunt pleines de justice.(Au premier livre des Machabées, c.II, v.31.) Mes Frères, \u2014 Quelque grandes que soient les œuvres de l'homme, ls mort est la conclurion décielve de toutes le< actions de sa vie: vllo tranche la question capitale de l'éternité.Le moment de la vie qui paraît long pendant qu'il passe, ne semble plus qu\u2019une ombre, qu\u2019un figure passagère, lorsque Ia voix de Dieu avertit que les entreprises glorieuses, les travaux de l'intelligence, les soucis et les troubles de l'homme d\u2019État out bientôt finir.La mort domine tout lci-ban, elle sait se faire obéir Regardes la mort, dit saint Jérôme ; il faut pré- renir la mort, par la pensée de la mort.O mort, que ton souvenir est amer, nous dit l\u2019Ésyrit Saint, à l\u2019homme qui vit en paix au milieu de ses biens! O mort que ton arrôt eat doux peur l\u2019homme pauvre et vertueux | (1) Heureux celui qui se montre docile et soumis à la voix de leu, et qui, n\u2019eapérant rien du secours des hommes, se tourne 5 son Créateur, et implore sa miséricorde.\" éprouve un grand bonheur à vous le dire, dans cette église politaine où tant de fols est venu s'agenouiller et prier \u2014 (ect, XL MONTREAL, JEUDI, 19 JUIN, 1873.celui dont len restes mortels sont su milieu de vous, sur le cercueil duquel vous venez répandre vos prières et vos larmes; dès la première atteinte du mal qui devait terminer ra carrière, il s\u2019est empressé de déposer le fardeau de ses fautes dans le sein de la miséricorde divine.En présence de ce cercueil, faut-il exprimer Jes regrets et les tristesses de nos cœurs?Faut-il nous plaindre de la mort, nous attrister cumtme ceux qui n'ont pas d'espérance?Non : Ia mort quelque dure et impitoyable qu'elle soit c\u2019est la vie du chrétien, la couronne de aus travaux, la récompense de ses ver- tue, Aucun de nous, dit Saint Paul, ne vit ni no meurt pour soi : Nemo enim nostrum sibs veil, of nemo nbi mronitur.(1) Notre vie et notre mort doivent servir de leçon et d'exemple.Que cette pompe funèbre nous inatruise et nous apprenne à mépriser les biens périssables et à ne jamais oublier les biens solides et du- cables de l'éternité.Le deuil privé d'une famille qui prend aujourd'hui les proportions d\u2019un deuil public ct national, le pompeux appareil de cette triste cérémonie, les chants lugubres qui expriment les sentiments de nos cœurs ailligés, cet immense concours de peuple, tout nous dit que la mort, cette cruelle ennemie, à ravi au respect et à l'amour du ses compatriotes un grand citoyen.Laissons de côté toutes les susceptibilités de 1a politique humaine : ne parlons que de son amour pour sa patrie, que de ss foi et de 82 murt chrétienne, dans le modeste tribut que nus payons aujourd'hui à la mémoire de L'Honorable Sir George Étienne Cartier, Baronet, Membre du Conseil Privé de la Puissance du Canada et Ministre de la Milice.IL vraiment dignes de ce nom, ont simé la patrie que la Providence leur avait donnée, et ont rempli les es de leur histoire de traits héroiques.La patrie, c'est le prolongement de la famille, le lien des grandes choses, et le citoyen doit à -a patrie, comme à s8 famille, son cœur et son intelligence, son sang et a8 vie.C'est Dieu lui-même qui a mis cet amour dans le cœur de l'homme ; la Dsture et la raison l'affermissent, et la religion loin de comprimer l'éian du patriotisme, le développe ut l'enoblit.Avec quel amour ardent vt sincère Al aimait ea patrie, avec sea institutions et ses antiques lois françaises, avec ses campagnes puisibles et heureuses, avec ses montagars, ses vallées fertilisées par le majestueux fleuve qui baigne les murs de la cité de Champlain! I! l'aime dès sa jeunesse, il l'aima juequ'au terme de ss carrière, et 11 donns des preuves éclatantes de cet amour en travaillant avec énergie à sou élévation, à se gloire et à ss prospérité.Il a mie ls main A toutes les grandes entreprises accomplies depuis vingt ans ; il n été acteur, au premier rang, daus toutes les périodes de cette lutte pavitique qui devait faire de l'union de toutes les proviuces anglaises de | Amérique, un grand pays.Il wentre pas dsus ma pensie de vous tedire les grandes œuvres avsquelles ila pris part; d'ailleurs, il a rempli le pays du bruit de son num, et toute sa vie est sous vos yeux.Pendant sa lopgue carrière politique, il à travaillé de toutes sea forces à conquérir pour svs compatriotes la part d'influence à laquelle ils avaient un droit indéniable, à développer le com- metue par les grandes entreprises publiques, à faire du Saint- Laurent la plus belle voic de cominunication navale, et à rulier, par une voie ferrée, tes deux extrémités de la Puissance du Canada.Il n aboli le système féodal, tout en reepoctant les droits acquis des Seigneurs ; il a accompli la réforme cans l'administration de Is justice par l'acte de ls décentralisation judiciaire, il à doté sou pays d'un code de lols © ausai sage et aussi complet que celui d'aucune autre nation.\u201d Ansurétmornt, voilà de grands, do nobles travaux : pourtant, Il restait ane œuvre plus grande à accomplir, délicate, pleine de périls et de difficultés qui eimposnit impéricusement à l'homme d'Etat.Cette œuvre, c'est la confédération des provinces.Mesures du regard vette immense contrée, protégée par le drapeau britannique, qui & pour bornes les doux océans, consi- déres lus peuples divers de Inngage et de religion qui l'ha bitent ; n'âtes-vous pas étonnès de In hardiesse et de la grandeur de l'entreprise et des moyens emp'oyés pour la réaliser ?Jone crains pas de Îe dire : ce qui mérite surtout à Sir George Cartier la reconnaissance de tous les vrais amis du \"pays, c'est le courage qu'il déploya à Québec et à Londres pour sauvegarder les droits et les institutions du Bas.Canads, TI Tous les peuples, «> Rem.NEV.avait promis à ses compatriotes l'autonomie provinciale, et par son habileté, ses talcnta, sa persévérance, s'appuyant sur les traités et les capitulations qui sssuraient nos droits d\u2019une manière imprescriptible, il réussit à obtenir pour chaque province le contrôle de ses institutions civiles et religieuses, avec l\u2019instruction publique, la colonisation, l'administration des terres et les entreprises d'intérêt provincial.; Lorsqu'en 1468, en reconnaissance de ses services signalés, et pour manifester au peuple canadien l'estime qu'il méritait, notre gracieuse Souveraine le créait baronet de l'empire britannique, il « hoisit cette devise pour son écussou : \u201c Franc et sans dol.\u201d [seu des descendants de l'un des frères de Jacques Cartier, l'illustre navigateur de Saint Malo qui a découvert le Canada, il a porté avec honneur pour lui, avec gloire pour son pays, le poids et l'éclat d\u2019un nom héroïjue.Se suprême habileté fut sa franchise, la vérité dans ses ps- roles ct dans ses actions: l'ocab-tur, fidelia, et verax.Sa loyauté repoussait les déguisements et les compromis ; il ignorait cet art mo lerne de chercher à populariser ses principe- en ne les avouant qu'à demie, Convaincu que 1a dignité de l'hemme consiste avant tout dans se sincérité, il n'attendait rien de ces complaisances mutuelles du langage qui éternisent l\u2019équiveque, et qui, ne tranchant jamais les questions, ne raménent jamais la concorde parmi les hommes.\u201d Le peuple l'aimait ; il aimait en lui l'homme /rane et »1ra dol.Le peuple n'accorde pas longtemps sa faveur & celui qui flatte ses passions et ses préjugés; mais ce même peuple eat plein de considération pour celui qui se dévoue, qui sacrifie son repos et sa vie à l'accomplissement de son devoir.Plus 1! montre de courage à briser les obstacles qui s'opposent à ce noble désir de servir son pays, plus il gagne en considération et en estime.L'histoire dira à la postérité que sa conduite a toujours été noble et patriotique ; elle lui donnes tne place distirguée parmi \u201cces natures d'élite, les Lafontaine, les Baldwin, les Morin, qui se sont illustrés \u2018dans l'histoire contemporaine.Oui, Sir George est au premier rang parmi nos gloires nitions'es Ses œuvres subsisteront pour sttester ses talents bors ligne, ses vues large, ea grande habileté.\u201d Oui, ila amé son pays d'un amour sincère et généreux : il lui à donné son cœur et son intelligence, sob repos, sa fortune, «& santé, et quelle que soit l\u2019opinivn des partis politiques, tous ses compatriotes n'auront qu'une voix pour reconnaitre qu'il & servi -on pays avec dévouement et fi télite.\u201c Dites à ses amis au Canada, qu'il a almé son pays jusqu'à la fin, qu'il ne désirait qu'y retourner, Ses enu mis mème, ne rfuseront pas, j'espère, de reconnaître qu'il a aimé avant tout son pays.\u201d (1) La patrie reconnais-ante garders chèrement la mémoire de cut illustre homme d\u2019État, et l'histoire ne taira point les avantages qu'il à procurés à son pays, les services qu\u2019il lui à rendus, les grandes œuvres accompliea pour son bonheur et sa gloire.1L Le sage est vaillant, nous dit le Saint-Esprit, et le docte ei vigoureux et résolu: Vir sapiens forts est, at vir doctus robustus et validus.(2) Mais le sagesse, la science, la force, l'énergie, ne suffisent point, il faut que la fol, qui & pour garantie, pour base, Ia parole de Dieu interprétée par l'Eglise infaillible, complète et vivifie ces éminentes «qualités.Un don apécial lui est donné, dit la Sagesse, c'est le don te ta foi: dabitur illi fidet d nurs slectum.(3) Elevé dans la re- liglon catholique par une famille qui avait conservd comme lo plus précieux héritage cette Justice et cette foi qui distin.vunient ses ancdtres, le pére de Sir tivorge, comme un Macha- bée, pouvalt dire à son enfant: ** 11 ue vous eat pas utile d's- bandonner les lois de nos pères et les ordunnances de Dien, qui sont pleines de justice.Vous saves ce que mes frères et moi, et toute la malsou de mon père, nous avous fait et euduré pour lo maintien des antiques lois de notre patrie, pour la conserva tion de notre foi : Votre vie west pas d'un plus grand prix que celle de vos pères\u201d La foi, vive lumière de l\u2019Ame, avait formé le cœur de Sir George.Son enfance pouvait-elle rencontrer une éducatrice plus dévouée que sa mère, une meilleure se1vegarde que le cénacle de sn famille?Sa jeunesse pouvait-elle croître plus (1) Extrait d'une lettre d'une des filles Jo SirU.E Cartier.h Prov.XXI1V, (3) Sugesss.LIL 1 290 heureuse et 1lus chrétienne qu\u2019à l'ombre du Séminaire de Saint Sulpice dort 1e; membres, flis d'Oiier, vénérables par leur simplicité comme par leur savoir, étaient des amis de Dieu qui enecignali at Ia science et In sagesse aux Jeunes gens d'élite qui leur étaient confiés, L'âme qui à la foi, dit Saint Jérôme, est le vrai temple de Jésus-Christ ; ornex ce temple, revêtez-le, portez-y des dons, recevez-y Jésus-Christ.Que cette foi de Sir George ait été une foi vive, eoumiee, docile, absolue, vous le eaves, vous on aves été les témoins, non une fois, mais plusieurs fuis, et dans les circonstances les plus solennelles.Jamais il n'a rougi de sa foi,de aon nom de ca- thotique ; jamais il n\u2019a hésité à defendre la foi de ses pères et les ordonuances de Dieu, qui sont pleines de justice.Je veux gere sur des documents qui ne laissunt subsister aucun ute.Lorsque le monde cath-lique, blessé an vif, par les iniques attentats de la Rôvolution, fit «ntendre ses énergiques protestations, et déposait aux pieds de l'immortel Pie IX l'hommage de sa profonde vénération et de son inaltérable attachement au Saini-Siége apostolique, il y eut dans Ja \u2018grande salle de l'Université L'val une manifestation imposante et solennelle pour proclamer les principes éternels sur lesquels reposent tout l'édifice de la société, pour répondre à la voix du Juste opprimué, du Père commnu de tous les fidèles.C'était le 4 mars, 1560 : le Parlement Provincial venait d'ouvrir ses sésuces so- ennciles, Parmi les honorables membres de la Léglslature qui, par leurs éloquentes paroles, ont protesté contre la apoliation du patrimoine de saint Pierre, qui de vous ne se rappelle le discours de &ir George Cartier, la foi sincère qu'il a exprimée dans son langage énergique ?J- vou- remercie de ce qu'il m'est offert de t-moigner mes grandes sympathies au Salut-Père, actuellement exposé à tant de tribulations.\u201d \u201cLe sentiment religieux est un sentiment inhérent à l'homme.\u2026, il accompagne ct favorise la foi.Or, cette foi est plus ou moins active ct f-rveute ; elle produit dans lo moude des résultats plus où moina gran is.Mais, il est une religion au monde où lv sentiment religieux développe une foi plus ain- cère, c'est sans contredit la religion catholique, à laquelle noux nous firons vloire d'appartenir, Oui, pour le catholique le sentiment religi-ux et la foi ne sont pas des letires mortes.Tous les catholiques, il cat vrai, ne sont pas pieux au même\u201d degré ; mais y a-t-il une seule personne dans cette assemblée qui, en fait de fii, se croie aurpaseée par une autre?Eh bien, pnisqu'it en est ainai, ponr le catholique, tout ce qui intéresse sa foi le tonche le plus vivement.\u201d « Anjo\u201c:rd'hui de quoi s'agit-il dans le monde catholique ?II s'agit du chef visible de l'Eglise, que l'on vent humiher, dépouiller et opprimer.Donc, nécessairement tout le monde catholi jue s'émeut.\u201d «Il est aflig ant, pour nous catholignes, de voir qu\u2019une #rande partie des smertumes qui afligent notre Saint-Père sont dues à des pissances catholiques, à ne nation surtout à laquelle nous appartenons, non seulement par 1a foi, mais auxsi par le sang.Quan ! où réfléchit que les victoires de Ma- E-nta et de Solf-rinoont en pour résultat d'accabler de douleur Notre Saint l'ère le Pape, n'y a-t-i! paa quelguo chose de poi- £nant ponr un car catholique 7, £a fui à été une fui docile «t éclairée, Ia lumière souveraine do son intelligence.Il croyait que le Vicaire de Jésus-Christ & reçu la mission divine de nous instruire et de nova guider dans les voies «te la vérité et du salut, et il se faisait gloire de soumetire sa raison aux ensvignements et aux jugements infaillibles de Pautorité apostaliyue.Aussi, dans la Chambre dex Communes, affirma-1-il les prin.clpes fondamentaux du droit public chrétien, l'enseignement du Syllibus qui devait être, disait-il, la règle de conduite pour tous tes catholiques, II était de ceux qui croient à l'autorité et à l'efficacité des enseignements de l'Eglise.Oui, en présence des timides et dy& fanx prudents, 11 fallait du courage, une foi généreuse et robuste pour faire cette d-claration solennelle de soumission, Ver sapiens fortiseat.+ L'acte poutifical portait en lui-même et puisait dans les circonstances un cara - tere du grandeur qui le subjugnait, Plus la tempête était violente, plus il admirait la mainte audace du pilote.\u201d Que ne puie-jo vous citer les parties les vlus gaillantes du remarquable discours qu'il pronopçs le ler juin 1869, an sujet de l'abolition de | Eglise établie d'Irlande ?.% La base des croysnces catholiques repose sur la nécessité de l\u2019union du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel.c'ent parce que nous coneldérous la nécessité d'une Eglise établie, c'est-à-dire d- l'alliance de l'Eglise et de PEtat, que nous soutenons le pouvoir temporel, Sans doute que les caiholiques savent se faire aux circonstances ct qu'ils ne peuvent exiger la reconnaissance de leur religion, comme religion de l'Etat dans toux les pays.Mais dans quelque pays qu'ils soient, l'Eglise établie, c'est a- dire, unie à l'Etat, n'en existe pas moins pour cux - c'est l'E» g-ise de Rome qui s'étend à toutes les parties du mouse, qui renferme tous les catholiques dans son sein et pour laquelle nous demandous l'exercice du pouvoir temporel, parce que pous voulons qu'elle soit forte, in lépendante, qu'elle ait toutes les prérogatives du pouvoir civil pour seconder Sa Majesté religieuse.\u201d \u201cJe prie la Chambre de m'excuser, si je parle dans ce seas.Ce sont dus sujets que Je n'aime pas u aborder ei qu\u2019il cat désagréable de traiter sans nécussité, daus une communauté mixte ; mais je suia catholique, et jamais cette Chambre, ni Au-une «utre chambre, ni aucun pouvoir sur ls terre, ne me feront renoncer à ma foi.Mes convictions religicuses sont inébranlables et l'on ve saura gré de les avoir défendues.\u201d Le Bas-Canads, non content d'exprimer ses sentiments d'amour et de dévouement au Saint-Siège, par l'holocaurte de ses prières et de acs aum des, veut s'imposer un autre sacrifice, le sacrifice du sang.Plus de cent ciaquante jeunes gens quittent leur pays et vont, nouveaux cruisés, sv joindre à leurs frères d'Europe po r cotubLattr« les combats d- la vérité et de la june tice.Ajme Dicu et va ton chemin telle est la devise que porte leur magnifique drapeau.Ce qu\u2019ils vont accomplir à Rome ce n'est pas l'œuvre d'un peuple isolé, c'est l'œuvre de Lieu, parce que c'est l\u2019œuvre de son Vicaire sur la terre.Le pays tout entier, ber de leur dévouement, applaudinsait à cet actu de foi et de courage.Cependant, dans la Chambre des Communes, une vnix hostile ee fait entendre et w'étève avec force contre l'enrôlement des Zouaves Canadiens pour soutenir un prince étranger.Quoi | wecriv uvec indignation Sir George, il sera permis À non jeunes geus de s'eurôler pour soutenir la guerre civile qui Jette le deuii dans un Etat ami et voisin, et vous ôsex les bli- mer de voler au secours du Chef spirituel de deux cent millions de catholiques ?Le Papo n'est pas un Souverain étran- Ber ; ll est Hioi dans tout l'univers, parce qu'il à des sujets dane L'OPINION PUBLIQUE tous les empires: c'est lo Père de tous les chrétiens, et c'est le devoir des enfants de défendre leur Père.\u201d Telle à toujours été la direction des principes catholiques et des sentiments religieux de Sir George Cartier ; telle à toujours êté sa foi, vive, soumise, docile et éclairée.111, Notre vie, dit saint Grégoire, est semblable à une navigation.Celui Qui vogue sur Ja mer s'asnied, se conche ou se tient debout ; mais il ne cesse d'avancer, entraîné qu'il est par la marche du navire.Telle est notre vie.Nous De cessons chaque jour et à chaque instant de nous approcher du terme ou nous attend la mort.C'est pourquoi l'homme sage se prépare au grand voyage de l'éternité, et ne veut pas êôtr« pris au dépourvu : oui, en vérité, \u201c bieaheureux les serviteurs que le Maître trouvera veillants\u201d : Beati servi illi quos cum venerit Dominus invenerit vigilanter.(1) La mort ne l'a point etfrayé ; il l'attendit de pied ferme, rans peur, parce qu'il s'était prépar« avec foi, à rendre compte de sa vie à son Créateur.J'attendais des hommes quelques secours, et il ne m'en ve- vait point : (2) Alors je me suis souvenu, Seigneur, de votre miséricorde et dus œuvres que vous avez faites dès le commencement du monde : (3) J'ai invoqué le Scigneur, père de mon Seignenr, afin qu'il ne me laisse point sans assistance au jour de l'afiti-tion : (4) La mort l'a trouvé dans ces sentiments chrétiens, dans un âge qui lui permettait de méditer encore de grandes entreprises, d'utiles services à son pays.« 81 ne faut pas que je me plaigne,\u201d disait SIr George, malgré les atroces douleurs qu'il endurait avec une patience angélique ET est mort en chrétien, après avoir demandé et reçu avec foi et avec piété les racrements et les bénédictions de l'Eglise : le 20 mai, 1873, à Londrs, Sir Gvorge-Etienne Cartier remettait paisiblement son âme entre jes mains de son Dieu.Tels sont les solides fondements de notre espérance pour l'âme du celui que nous pleurons.Nous ravous aussi, que Dieu, dont l\u2019infinie miséricorde surpasse tonte la malice des hommes, à pour le chrétien, à l\u2019heure de la mort, \u201c des grâces vives et pénétrantes qui consument en unclin doit toute l\u2019impureté que le commerce dea hommes ct l'air contagieux du monde laissent dans les cœurs.\u201d Mais qui de vous conuaït les secrets de l'autre vie ?() profondeurs des trésors du In sagesse et de la science de Dieu! Que tra jugements sont impén.trablee, et tes voies incompré- i hensibles ! Car, qui connaît les desscins de Dieu, où qui est æ'ilré dans le secret de ses coneviis ?Ce que nous savons, c'est que les jugements de Dieu sont plus réveres à mrsure que les dons ont été plus grands, Is dignité plus élevée.il ne me reste plus maintenant, au moment où je vais descendre de cette chaire, qu'« me tourner vers vous, nes collègues, see amie, ses admirateurs, vers vous tous qui gardez le souvenir de ses grandes œuvres, «les qualités brillantes de son esprit et de ron coeur, do sa foi, et eurtout dv sa mort chrétienne, il ne me rvste plus qu'à conjurer votre foi et votre charité d' tercéder, pour le repos éternel de son une, auprès de la mise ricorde infinie de Dieu.C'est un dogme de notre foi qu'il y a nn lieu d'expiation, et notre sainte religion \u201c a gardé toujours la tradition d« ce dévouement surnaturel qui rattache par une chaîne d'amour et un commerce de prières l'Eçise militante à l'Eglise souffrante.\u201d Et comme nul ne sait ce qu'exige la sainteté supréme avant que l\u2019Âme entièrement purifiée obtienne la possession du ciel, donnez-lui le secours de vos prières; prions tons, afin que Is Justice de Dieu, apaisée par nos ardentes supplications, lui ourrs l'entrée de In patrie céleste.Après le Zibera le convoi retourns au Druid par le mime chemin, accompagué par la famille dn défunt, le Lieutenant- Gouverneur, les membres du Conseil Privé, les officiers réguliers et volontaires, les juges, les ministres, 1x m les députén du parlement et un grand nombre de ci yens, Le Jiruid partit de Québec lundi, à huit heures du soir, et n'arrive à \u2018Prois-Rivièrea que Je lcodeman vers dix heures Toute ls ville des Trois-Rivières «t une foule considérate venue des paroisses environnantes attendait dépuin deux heures l\u2019arrivée du vapeur.Le corps fut reçu par les membres de la \u2018'orporation et transporté à la cathédrale anr un magnifique corbillerd trainé par quatre chevaux noirs, Les porteurs du poële étaient: MM.maire Bureau, V Guillet, W.MeDougall, M.P.P., et George Baptist Les rues de la ville sur tout le parcours d+ cortége fun: bre étaient décorées d'insignes et de draperies de deuil, Les fenêtres des maisons soutenaient des bannières portant des inscriptions commémoratives.La procession était nom- breuxe.La levée du corps fut faite par le Rév.M.Itouchard, curé de Ste.Angèle.Le grand-vicaire Caron, en l'absence de l'évèque Lafièche, officialt au Libera.Le grand-vicaire Caron fit l'éloge du défunt.Après la cérémonie la procession se reforms et reconduisit le corps du défunt jusqu'au /ruid qui partit à une heure pour Montréal, A |a Bivière-du-Loup, l\u2019Assomption à acvosté le Druid.11 avait à bord la compagnie volontaire de la Rivière-du-Loup, commandée par 1 capitaine Pichetts.La bande de la Rivière, du-Loup a joué une marche funèbre en accostant, et plusieurs coups de canons ont été tirés à d'asses longs intervailes.La compagnies, cmbarqua sur le /ruid avec un sombre considérable de clioyens, au nombre desquels on remarquait le Dr.Dame, senior, A.L.Desauluiers, avocat, le Dr.Augé, le major Lambert, en uniforme, Ed.Caron, L.Baribeau, P.Beland.\u201cApres avoir quitté la Rivière-du-Loup, dit la Minerve, le Druid arriva vis-à-vis Sorel vers cing heures, Les citoyens de cette ville tirèrent Je canon.l'artout l'on apercevait des drapeaux à mi-mât- Le Druid rencontra ensuite Je Trois-Rivières, le Chambly et lo Berthier, portant tous des aignes de deuil, et sursi, par une singulière coïocidence, un ancien vapeur nommé le John A.Mellonald, lo Juze Polette, le M.P., 1.G, Malhiot, @} Lue, XII.(2) Respiciens eram ad adjutorium hominum, et non erat.Eceli.51, 3) Memoratus sum tmisericordiæ tue, ine, ane a seculo sunt.Keeli., 81.wes Domig, et oparationis tus, (4) Envocavi Daminum, patrem Domini mi Ut non derelinquat me in die afflictionis tm.Rocli., 51.mm 19 Jus, 1873, Le Druid continus ss marche jusqu'à le hautenr où il mouills.Les MM.Cartier nous firent pe par une singulièrs coïncidence, on avait jeté l'ancre jure der face de la propriété Cartier, à Bt, Antoins, où Kir Georg ext up À 6 heures, le Druid leva l\u2019ancre, MM.les Grande-Vicaire ; Cazeau et Langevin dirent, entre 6 et 7 heures, là musxe dans la chapelle ardente pour le repos de l'âme de Sir Geor = Tous les passagers vinrent s'agenouiller auprès du corpn = regretté défunt ; le souvenir de cette piense ot triste cérémonie ne s\u2019effacera pas d\u2019ici à longtemps de leur mémoire, \" À Verchères, Varennes, la Pointe-aux-Tremble, îa Longue Pointe, lea citoyens montrèrent qu\u2019ils prenaient part au deuil national.En nt à Limoïlou, dernière demeure on Canada de sir George-Etienne Cartier, ls musique de la batterie B j-ta aux échos de la rive, ses notes les plus mélancoliqiue ot toux à bord su sentirent pris de tristesse en voyant cette retraite où aimait à se retirer l'illustre défunt, Dès que le //ruid parut au pied du courant, un détachement dela Batterie B, stationné à l'Ile Ste.Hélène, comurença à tirer des coups de canons de minute en miuute.Tous les navires les bateaux À vapeur, en ce moment dans le port, portaient leur drapeau à mi-mât.Le Druwd vint se poster le long du Laprairie, en face du marché Bonsecours, et los citoyens qui se trouvaient a bor de ce vapeur vinrent aur le /ruid, où ile furent admis dans la chapelle ardente.Après quelques prières on donna le sgnal du départ, et six marins du lruid enlevèrent le cercuet et Ailèrent le placer dans le char funèbre.Le détachement du la Batterie B qui à monté la garde sur |.Druid depnis Québec, vint se ranger près du corbillard, et Ju couvoi se mit cn marche pour le l\u2019alais de Justice La batterie de garuison de Montréal et ls police de la ville formaient la haie, et le cortége défila au milieu d\u2019une foule compacte, Les parents de Sir George, M.le Urand-Vicaire Ca: \u2018ve, M le Grand-Vicaire Langevin et l'hon.M.Langevin, l'Adjutant- Général Robertson-Ross, M.le Colonel Strange et tous los pas.#agvrs du Druid dout nous avons défi donné les noms, venaient à ls suite.Puis suivaient un graud nombre de citoyeus de Montréal.Pendant le court trajet, la musique de 1a batterie B et celle de l'artillerie de Ja ville jouèrent alternativement dis marches funèbres, Le corps fut déposé dans la chapelle ardente préparée mi Palais de Justice,\u201d Les corridors et les colonnes du Palais de -uatice étaient tendus de draperies noires et jau es.La salle où le corps à été «xponé était a\u2018tmirablement ornée ; tout y était bean et Ingle Des vierges et des flembeaux en quantité, des pots du fleur autour du cercueil, des cypres et des saules pleureurs dans lv coins de la chambre, an lustre at milieu, des guirlamtes do crèpe, de riches tentures, tout cela produisait un efict admirable, Le vercueil était en chône poli ave\u201d poignées en bronze, Sur le couvercle de la tomhe on voyait deux croix en relief.pan ventre, la plaque portant l'inscription: \u201cSir George Eticane Cartier, Baronet, Ministre de Im Milice et de la Défense du Canada, mort le 20 mai 1873, Agé de ST an, K.1.FP° La foule commença à d filer dans 1s chambre fundbre pour contempler le cercueil qui contenait les restes du défunt et vile continus pendant deux jours de se porter au Palais de ; Justice.Dans les journées de mercredi et de jeudi, des milliers de personnes arrivèrent de toutes les parties du pays.Plusionrs villes et paroisses Avaient envoyé des députations.LES FUNERAILLES, Vendredi, jour fixé pour les finérailles, lo temps était magni.fi que, tel qu\u2019un le désire pour les grandes démonstrations.lle bon matin lea citoyens étaient sur pied, les uns pour prendre rang dans la procession, les autres pour voir et adni- rer ce qui se passerait.Nous empruntons à la Minerve les détails qui suivent : « A neuf heures précises, le char funèbre arriva en face du | Palaia de Justice, on stationuait une escouade de police sou-le commandement de l'adjoint chef Naizlev.Le corbiilard, de vingt pieds de hauteur, y compris la ma- Khifique croix d'argent qui le surmontait, était traine par tnt chevaux couverts de housses appropriées à la circonstance et conduits par des écuyers vêtus de noir.Il étuit entoure de vingt couronnes de violettes et de quatre urnes, d'où sortaient des flammes d'argent.Sur le devant du corbillard étaient fes armes de Sir Geurge-Eticune Cartier, supportant Is couronne de baronnet.En arrière se trouvait le même écusson, Le cercueil était couvert de fera que des mains amies y avaient déposées.Le plan de ce vhar finèbre, jusqu'ici sans égal, à été tracé par M.Marehall Wood, sculpteur de la statue de la reine, eter sont MM.A.N.et À, C.Larivière, de la rue St, Antoine, qui l'ont construit.Au haut de la devise \u201c franc et sas dol * était une ancre.En arrivre du char, outre les armes de Sir ticorgs, en voyait son MOnozramme.Le char était complétement recouvert de drap noir sur lequel so détachalent de larges franges de «rap d'argent qui lormaient un magnifique contrasts, Le tout était appuyé solidement sur un lourd brancard, Tout était très-blen harmonisé dans co char funèbre, 11 colte $3,000, lo tout compris.Alora ls toute devint de plus en plus grande.La Plave Jacques-Cartier, ln partie de la rau Notrs-Vaur, aux environs du Palais de Justice, furent onvahis, l'eu apres, M, Bayle fit Ia levée du corps avec les cérémonies ordinaires.Le cercuesl fut placé sur le corbillard au moyen de yjuutre cordes enroulées autour des poulies.Puis la procession com- mebça à défiler par la rue Notre-Dame.Les ornements de deuil avaient été disposés aur Ia facade de plusieurs bâtisses, rue Notre-Dame ; entre autres chez M.E Benoit, au bureau de la Minerve et M.Filiou, La procession prit la rue Bonsecours et défils par ls rue St.Denis.Dans cette dernière rue, la plupart des résidences étaient drapées de deuil.Chez M.Pomiaville, deux longues banderoles de drap noir rréps encadraicnt la facade de la maison.Lo pensionnat des lames de la Congrégation de ln rue Nt.Denis était décore de draperies noires et jaunes disposées avec goût, Au moment où le vortége funèbre puesait devant cet établissement, led élèves exécutérent sur le piano, avcom; agnées de Is harpe, une marche funèbre qué produisit un effet saisissant.Les corps de musique cessèrent do jouer, en passant devant la résidence de M.Cassidy, jour ne pus troubler son repos, car on savait que depuis plusieurs jours, M.le maire souffrait beau- coup.A l'angle des rues St.Denis et Ste.Catherine, il y avait une pa PUBLIQUE 291 L'OPINION 19 Juin, 1878.em eds, supportant une couronne de baron.arche, baULe drapée e Den doroles noires, j tunes et blanches.ja tue Ste.Catherine, nous avons remarqaé de beaux orne- ue Ches M.Ed.Sénécal, menuisier, toutes les fenêtres me \u2018nt ornées de jaune et de noir.Au-dessus de ls porte, un aa les inscriptions « Mieux veut un beau nom qu\u2019une bril- Fe fortune,\u201d et \u201c Religion, Dévonement, Patrie.\u201d Chez M.le Dr drone its en grosses letires et entourée «le crôpe.« Ie cortége fu (êbre descendit ensuite le rue St.Laurent.Ici nvore, comme ailleurs, les ornements de deuil n'avaient pas wh py gués.MM.Pierrs Lamy, Marceau, Edouard Desro- chers, M.Lamacreet plusieurs autres marchands de cette rue, dont nous oubllous les noms, et M.le colonel Beaudry, avaient tait tout «a leur pouvoir pour orner leurs maisons, Puis, prenant la rue Craig, où il avait aussi des ornements, la rocession se rendit à l\u2019église Notre-Dame, en passant par ls Placo d'Armes, Les corps de musique jousient, vn alternant, Jes marches funèbres et la foule, comptant au-delà de 100,000 rsounes fut obligée de se diviser, une partie seulement pouvant entrer dans l'église, La corps fut placé sûr le catafalque et tout lo monde se rendit à ra place.; Ce travail était des plus imposants.La base est carrée et mesure quatorze pieds do long, huit pieds de large et ¢cnviron six piels de hauteur, Cette partie est couverte de papier imitant diverses sortes de marbre.Leu côtés sont cn imitation de porphyre et les extrémités en imitation de marbre de Paros.Ve piédestal est surmonté d'uue arcade surbaissée.Une immense quantité de cierges couronnsit le monument.A chaque coin étaient de splendides lustres.Autour du mo- uument sont les inscriptions Homme sincère,\u201d \u201c Homme dis- tinguè\u201d \u201c l\u2019Ami de son pays\u201d \u201c Homme ferme,\u201d \u201c Homme roit\u201d\u201d a Cin vents clerges out té brûlés sur le catafalque, Lu dôme est recouvert de papier imitant parfaitement le marbre rose.IL y n vingt clochotons en imitation de marbre de Paros, Le pinacle cst surmonté de fleurs sculptées dans le style du X Ve siècle.\u201cAu-dessus du monument commençait une tour de trois étages tlauqués de « olonnettes supportant un clocher qui atlait faire briller une mazuifique croix dorée à 40 pieds au-desaus du wl.Sur chaque tourelle étaient des bustes funéraires, des figures de tristesse admivablement drapées.Vin-à-vis du mausolée, du coté de l'autel, était placée une splendide bannière de soie bleue, semée de larmes d'argent.A milieu du travail était un castor sur un fond d'argent, entouré de feuilles d'érable vertes, rouges et argent.Bur cette \\mbuièe étaient inscrits les vers: nous avons lu In devise de sir George, \u2018 franc | Rica n'est cher au guerrier commu un drapeau sans tache; À euh viubre, il est beau de vaincre ou de périr ; Le déserter, jamuis ! c'est le propre du lâche ; George pour son uuiouT, sut vivre et sut mourir.Ces vers sout dus à M.'abbé Chabert.Eu arrière du vatafalque était un buste de Jacques-Cartier voile de cièpe.Le service fut chanté per Mgr.Fabre, »vêque de Gratiano- polis, axcisté pur M, le grand-vicaire Caseau et par MM.hs Lunuir, corame dincre, et Jus.\u2018l\u2019.Parent, comme sous-diacr M.l'abbé Valois était le maître de cérémonica.11 y avait à l'orgue un chœur de 300 voix sous la direction Vabile ds M, Desrochers, professeur de chant.L'effet produit par ces 300 vuix qu'accompegusiont les tons puissants de l'urgue et un orchestre, était satvissant.L'église Notre-LD :me pour ln première fois était véritablement en deuil et ornée, comme vlle duit l'être, en pareille circonstance, Les fenêtres étaient voilées de uvir «t l'église n'e- tait éclairée que par ls lamière des vierges.Le coup d'œil était vraiment beau, Aprés lo service funébre, la procession se reforma et se diriges veri lo cimetiore.Une forse avait été creuséo dans l\u2019un des endruité les plus élevés du cimetière.C'est là qu\u2019un monument doit être érisé par le gouvernement à la mé moire du défunt.Tout le monde s'attendait qu'il y aurait des discours sur la towbe, et un grand nombre v'étiient rendus au cimetière pour les enteniire, mais personne no parla, 11 n'y cut pas d'oraison funèbre noû plus suivant les ordres de Mgr, Bourzet, Les maréchaux du jour étaient MM.Beaubien, O'Brien, De.Bellefeuille, N.Beaudry, A.P.Dorion, Buliuer, Loftus, Joseph, ' Drolet et Bury.Les porteurs des coins du pocle étaient les honorables messieurs fiuwland, lieutenant-gouverneur, Ontario ; juge Sicotte, Hou Ryan, Letellier de St.Just, Ferrier, juge Polette, Dorion, be Meredith, Archambeault, Sir Bellesu, Sir Hincke et Sir alt, Ministres présents: \u2014Sir John A.Macdonald, l'hon.M.Langevin, l'hon, M.Tilley, l'hou.M.Robitaille, l'hon, M.Aikins, l'hon.M.Campbell et l\u2019hon.M.Micchell.Ditous en deux mots que les choses ont été magnifiquement faites, Mais il est évi-lent quo lus citoyens comptant sur le gouvernement, avaient trop Inissé à ses charges ¢t & son initia.live, Un a remarqué aussi que les Anglais ont peu figuré dans |a démonstration, très-peu parmi eux svaieut décoré leurs mai- +008 OÙ leurs magasins, l'onrtaut, ils devaient bien quelque chose & Sir George qui a tant fait pour leur être agréable, que beaucoup de ses compa- | ten lui reprochaieut d'être trop anglais.C\u2019est un euseigne- ent, L.0.D.DERNIERS MOMENTS DE SIR GEURUE CARTIER.Un lit dans la Minerve - Nous empruntous à une lettre adressée par une des filles de Sir George à un des membres de la famille quelques détails sur tes derniers momeuts.Cette lettro est d'autant plus touchaute qu'elle n'était pas destinée à la publicité: Londres, 23 mat.\u2026\u2026.Mon pativre père est mort, avant hier au matin, A six hen - 11 cst mort en chrétien, «t malgré les atroces souffrances Qu'il avait endurées depuis trois jours, ea fin à été presque douce, Nous L'avivns aucune raisou de croire le terrible moment si Prés ; depuis quelques jours it était indisposé et lv médecin uous faiwait crusre Que c'était des douleurs rhümatismalos, tdi nous avons réuni autour de son lit toutes les sommités Dedicates que Londres .Leur avis était que le danger st ile ont tous été fort étonnés tait grand, mais pas imminent ; Apprendre sa mort mardi, lorsqu'ils comptalent reveudr le voir he À neuf heures, au moment où il y avait déjà trois heures qu'il était mort.Il à euduré son mal avec son courage ordinaire et une tience angélique.Quand maman lui demandait s'il souffrait beancoup, il répondait ; il ne faut pas que ju me plaigne.Son intelligence ne l'a pas quitté un instant, et il nous reconnaissait tous si bien qu'il ne se (rompeit jamais en parlent français à nous, et angisls à son domestique et aux autres per- mnnes, Dites à ses amis du Canada qu'il à aimé son pays jusqu à la fr, qu'il ne déslrait «jn'y retourner ; deux jours avant «s mort il w\u2019est fait lire tous les journaux canadiens.See ennemis même ne lui refuscront pas, j'espère, d'avoir aimé avant tout son pays.Maman est si fatiquée, al brisée, jue nous comptons lui faire passer quelques jours à Citry, avant d'entreprendre un voya.e sur mer.Ici les gens se montrent très bien peur nous, mais il nous est pénible de vivre daus cette maison sf pleine de son souvenir.Madame Gauthier nous æ été d\u2019un très grand secours, «t les ges de la msisou ou nous dumeurons out été excellents ; mais ju crois qu'aupres de notre bonne tante Bossange, maman su sentira plus consolée.Ce matin, les journaux de Loudres sont pleins de l\u2019éloge de mon pére; var même ici, où souvent les hommes intelligents vivent e\u20ac merrent obscurément, dans cette vicille Angleterre, si hautaine et sl fière, les plus grands hommes le traitaient comme leur égal et rendaient justice à ses incontestables qua- lites.Veuillez être notre interprète auprès de toutes les bonnes religieuses dont Îl à été lu protecteur, afin de leur demander le secours le leurs prières pour celui ui n'est plus, et pour la veuve et les orphelines qu\u2019il n laissées sur la terre.Un correspondant, à Londres, donne au Morning Chronicle d'intéressant détails sur :es les derniers joure de Sir G.E, Cartier : Mir lisorge visita le Bureau colonial, mardi matin, le 13 du mois ; assé ; il s\u2019y rendit à pied.Il revint ches lui vers trois heures de l'après-tnidi, ne se scntaut pas bien ; il ve coucha «ur un canapé, et y dormit une beure environ.Quand il sé veilla, il éprouvu de fortes douleurs dune l\u2019estomac ; il se déshabille «t se mit un lit.Vers 11 heures de la svirée, il éprouve du soulagement et se remit, mais lentement, pendant le reste de 1a journée du le «demain, mercredi jusy v'à deux heures de l\u2019apres-midi.Jeudi matin, les douleurs revinrent avec plus d'intensité, Pendant plusieurs jours, Sir George éprouva de grandes souffrauces et n'obtint du soulagement qu'après larrivée de son mide ip, le Dr.Juhüston, qui l'avait traité depuis son arrivée en Angleterre, Une amélioration sensible eut lieu alors, et continus jusqu'à dimanche matin, le 18 du présent mois, où son état empira, le laissant daug une graude faibluuse, toute la Journée.À partir de ce jour, Sir Guorge continua à baisser Jusqu'à mardi wutio, à 5} heures où il rendit le dernier soupir.Lundi après-midi, Sir Thomas Watson eut une consultation avc l- Dr.Johnston et à y beures le môue soir, le Dr.Bor- roughs fut appelé, «t une autre consultation eut lieu, après quoi, ils déclarèrent que la guérison était impossible.Bien que le ministre fut très-faible et endurât de grandes douleurs à la puitrine et dans l'estomac, il avait confiance.Ses uoinbreux amis apprendront avec bonheur qu'il à conservé sa présence d'erprit jusqu'à ia fin.Quelques instants avant sa mort, un prêtre fut appelé à son chevet et lui administre les derniers sacrements Lady Cartier et les DIles Cartier étaient présentes.Le corps du défunt partira, le Le, d'Angleterre, sous la charge de M, Viucent, son maitre d'hôte, et, par (be CoIncidence bien remarquable, il avait fait tous ses préparatifs pour purtir avec es famille, le jour même, et dans 1+ ime vapeur.Sir George était l'ami intime du Priuce de Galles, et à cu l'honneur de pusger uDe après-midi, un dimanche, avec le Prince et la Princesse, à leur résidence privée, quelque temps avant le départ du Priue pour Vienne.|1 était alors dans un état de santé excellent, et jous comme uu écolier avec les enfants.Lu Rév.M, Harkiu, de Saint-Colomb de Sitlery, à fait une visite à Sir George quelques jours avant sa mort.LE FERMIER ET L'AVOCAT.Un jour, un fermier, nommé Bernard, étant venu à Montréal pour certain marché, peusa, une fuis ses affaires tern ines, qu'il lui restait quelques beures de loisir, et qu'il ferait bien de les employer à consult-r ur avocat.On lui avait souvent par- 16 d'uu homme «out là réputation était si grande que l'on croyait un procès gagné lorsquon pouvait s'appuyer de son opinion.Le paysan demanda son adresse, et se rendit chez lui.Les clicuts étaient nombreux, ot Bernard dut attendre luug- temps ; entin so : tour arriva, et il fut introduit, L'homme de lot lui fit signe de x'usscuir, poss ses lunettes sur le bureau et lui demanda ce qui l\u2019amenait.\u2014Là, monsieur l'avocat, dit le fermier, eu tournant son chapeau.J'ai entendu dire tant de bien de vous que comme on était reudu à Muntréa!, j'ai voulu venir yous consulter, afiu de profiter de l'occasion, \u2014Je vous retnercie de votre confiance, mou cher ami, mais vous aves sans doute quelque procès ?\u2014Ues procès ?par exemple! je les al en abomination, ct jamais Picrre Bernnid n'a eu de mauvaises raisons avec personne.\u2014Alors c\u2019est une liquidation, un partage de famille ?\u2014Pardon, M.l'avucat, ma famille et moi noue n'avons je- mais eu & fairy de partuge, vu que nous maugeons au même plat.\u2014I1 w'aglt donc de juelque vontrat d'achat où de vente ?\u2014Ah biea ouil on n\u2019est jus asses riche, nous autres, pour acheter, ni usses pauvre pour revendre, \u2014Mais cafin que voulez-vous de moi ?demanda le juriscou- sulte étonné, \u2014Eu bien! je vous lat dit, mousieur l'avocat, reprit Ber- narduvec un gros rire embarcassé, je veux une consultation écrite.pour mou argent, comme de raison.à cause que je éuis rendu à Montréal et qu\u2019il faut profiter des occasions.L'avocat sourit, prit une plume, et demanda au campagnard sun nom.ieee Bernard, répondit celui-ci, heureux qu\u2019on l'eut compris.\u2014Votre âge ?\u2014 Quarante aus, lo 16 du mole qui vient.\u2014 Votre profession ?\u2014Ma profession ?.Oh1 vui, quoi est-ce que c'est que je fais?,.Je suis au habitent, \u2014L'avocat écrivit deux lign:s, plia le papier ot le remit à son étrange client.\u2014O'est déjà fini?s'écria Bernard; eh bien! à la bonne heure ; on 0s pas le temps de muisir.Comment cet-ce que c'est, monsieur l'avucat ?\u2014Une piastre.Bernard pays sans réclamation, salua du pied et sortit enr chauté d'avoir profité de loc cusion.Lorsqu'il arriva chez lui, il était déjà quatre heures; la route l'avait fatigué, ct il entra à le maison, bien résolu à ve reposer.Cependant ses foins étalent coupés depuis plusieurs jours et complétement fanés ; un des gars vint demander s'il failait les rentrer.\u2014Ce soir! interrompit la fermière qui venait de rejoindre son mari, ce serait grand péché de se mettre à l'ouvrage si Ur !, tandis que demain on pourra les ramasser sans se gêner, Le garçon objects que le temps pouvait changer, que les attelage» étaient prèts et les bras sans emploi.La fermière répondit que ie vent se trouvait bien placé, ut que si l\u2019on commençait.la nuit viendrait tout interrompre.Bernard, qui écoutait les deux plai ivycrs, ne eavait à quoi ee décider, lurequ'il 66 rappela tout-à-coup le papier de l'avocat de Montréal.\u2014Arrêtez ! s'écria-t-il, j'ai là une consultation écrite, c'est d'un fameux et elle m'a coûté une piastre : ça doit nous tirer d'embarrus.Voyons Thérèse, dis-nous ce qu'elle chante, toi Qui es t'instruite et qui lis toutes les écritures, a feemidre prit le paper et lut en hésitant, ces deux lignes : Pierre Bxrxaro, NE REMETTEZ JAMAIS AU LENUEMAIN CE GCS YOUS POUVAZ FAIRS LB JOUR MEME, \u2014I1 y a cela! s\u2019écria le fermier, frappé de l\u2019à-propos, alors, vite les chars, les créatures et les gars, «t rentrons le foint Sa femme voulut encore essayer quelques objections ; mais il déclara qu'on n'achetait pss vue consultation une piastre pour n'en rieu faire, et qu\u2019il fallait suivre l'avis de l'avocat.Lui-même dunns l'exemple, en se mettant à la tête des tra- yeilleurs et vn ne reutrant qu'après avoir ramassé tous sc joins.L'évévement sembla vouloir pronver la \u201cagesse de sa cou- duite, car le temps changea pendant la nuit, un vrage imprevu éclata sur la va-lée, et, le lendemain, quand le juur parut, on ap rçut la Rivière des Prairies débordée qui entranait les fuins recemment coup 8.La récolte de tous les fermiers voisins fut complétement anéantie : Beruard seul n'avait rieu perdu.Cette première expérience lui douna une telle foi dans la consultation de l'avocat, 4H'à partir de ce jour il l'adopta puur règle de conduite et qu'il devint, grâce à son ordre ot à vs dé- ligenge, un des plus riches fermiers du pays.11 n'oublia jamais, du reste, le service que lui avait ren lu un veritable bicnfai- teur: il lui apportait tous les aus, par recoonais«snce, Une couple de ses lus beaux poulets, et il avait coutume de dire à tes voisins, lorsqu'on parlait des hommes de loi, * qu'après les commandements de Dieu et de l'Eglise, ce qu'il y avait de plus profitable, c'était la consultation d'un bon avocat.\u201d XXX, ENTREVUE DU PAPE ET DU PRINCE DE GALLES.Nous avons déjà parl- de l'eutrevue du Pupe avec le prince de Galles.Nos lecteurs liront avec intérêt le reuit circonstancié de cette «entrevue.« Rien ne fut plus aimable et plus cor-lial que la réception du l'ape; rien de plus prof ndémeut reapectueux que l'attitude du prince et de la princesse.« La pr ncesse port it une robe bleu foncé d'une simplicité remarquable, comme pour rendre hummage aux «untiments de Sa Suinteté qui et bien \u2018onnue pour détester les toilettes éclatantes chez les femmes.Le prince était en habit noir avec des gant violets.Le Pape, comme dhabitude, avait une soutane blanche avec une calotte de soie sur le derridrs de is tate.Le contraste était frappant, cutre le placide et vénérable vieillard à la fin de sa carrière, et le b'au jeune couple avaut à peine dépassé le scuil de la vie.Il n'y à probab.e.ner.t pas en Europe deux hommes qui aient plus le don de la conversation que le Pape et le prince de Galles, deux hommes qui soient, avec moins de prétention, plus complétement au fait de ce qui se passe ut se dit dans les cours des Etats du continent.lls paraissaient «harmés l'un et l'autre, et la princesse de Galles, dont les regards allaient alteruativement de ls physionomie bienveillante du vicillard à la figure animée de son mari, avait souvent les yeux remplis de larmes, * Le Pape engag-u la conversation en exprimant la plus haute adumiration pour le caractère jublic et privé de la reine d'Angleterre, et avec Un sourire expressif dans lequel perçait une légère pointe d'ironie italienne, il fit ses remercinients à ceux des ministres auglais qui plus d'une fois luiavaient offert, au nom de la reine, un asile sur le territuire britaunique.+ Vous le voycs, prince, je n'ai pas quitté Rome aussitôt que « quelques-uns de vos hummes d'Etat le penssient \u201d « 11 tit ensuite allusion à si situation présente et pjonte : + Dans ma condition, je suis probablement beaucoup plus heureux , NS NN AR jf AL 9 Py a wo 4 3 ù ry ee hb.A = 5 AW 2m: ) py.= ye 12 = Ng id W >> 3 ra 225 x N ¢ TR if KS Cs f ce étre 3 9] i) 2) © fi 2 NX ok a iy > Net ES EA 4 Ng or 0 5 {+ A + qo pS i À no 4 = di N a > j po pe à : BB ps Éd iy oy ory aa La ox ; 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