L'Opinion publique, 27 novembre 1873, jeudi 27 novembre 1873
[" Vor IV No.48.L'HON.EDWARD BLAKE, MINISTRE SANS PURTE- FEUILLE.Saluons avec respect cet homme vraiment supérieur.M.Blake dépasse d\u2019une coudée les plus fortes réputations du parti libéral; c\u2019est une intelligence comme Sir John A.Macdonald, comme Sir George E.Cartier.Il a tout juste quarante ans, mais, déjà il a été premier ministre dans la province d'Ontario, et s'il n'est pas en ce moment le chef du cabinet fédéral.c\u2019est qu'il ne l'a pas voulu.Fils de l'Hon.W, H.Blake qui à été solliciteur.géneral sous l'Union et ensuite chancelier du Haut-Canada, il est né en 1433, et reçut son éducation à l'Université de Toronto, où il se fit remarquer par son amour de l\u2019étude et par son talent à la fois solide et brillant.Il conquit ses grades universitaires comme en se jouant.Admis au har- reau en 1856, il fut nommé Conseil de la Reine en 1863.Aujourd'hui M.Blake 4 une immense clientèle.Il monopolise presque la Cour de Chancellerie.I! & quatre associés pour préparer ses pièces de procédures, se réservant la tâche de plaider les causes montées suivant ses conseils.Il fait ainsi la vraie besogne d'un avocat sans y joindre celle d'avoué, comme la plupart des membres du barreau en ce pays.Son autorité est admise de tous ses confrères : les vieux l'écoutent avec respect, les jeunes comme un oracle.M.Bluke a eu le bon esprit d'apprendre uutre chose que la loi, d\u2019orner son intelligence par une culture littéraire très-soignée, par l'étude suivie des auteurs anciens et modernes, des écrivains anglais et francais.Aussi aime-t-on à l'entendre, non-seulement pour la vigueur de sa logique, mais encore pour le charme de sa diction abondante et correcte.Grâce à cette culture, ses plaidoyers sont de véritables discours, non pas de simples compilations des opinions de divers auteurs comme en font généralement les autres avocats.Lui, il trouve dans son propre fonds une suite de raisonnements basés sur des principes dont il sait tirer les déductions que demande sa cause; il argumente, il démontre, et le témoignage des auteurs n\u2019est qu'un accessoire à sa raison.Il est toujours elsir, méthodique, exempt du lieu commun.Trop spécieux quelquefois, il élève d'ordinaire les questions et regarde de baut les difficultés d\u2019un procès.Chose à peine eroyable, il fait plus de cas d\u2019un principe que d'une vir gule.On conçoit qu'un homme aussi bien doué soit arri- 6 en peu de tempa à la célébrité, et qu'il ait été plus d'une fois sollicité d'ontrer dans la carrière politique.Ce n\u2019est qu\u2019en 1867 cependant, à l\u2019origine de la Confédération, qu\u2019ils'y décida.Il fut élu en même teraps aux Cora- munes par le comté de West Durham, et à l'Assemblée provinciale d'Ontario par le comté de South Bruce.Nes débuts dans cette dernière législature furent un coup de maitre : d'un seul bond il arriva premier ministre, après «voir renversé le cabinet Sandfield MoDonald.Voilà, certes, des commencements qui promettaient, et qui obligent prodigieusement pour l'avenir.On & beaucoup reproché à M.Blake de s'être ménagé des intelligences dans la place avant de faire l'assaut du pouvoir.Il est avéré que M.Wood, l'un des collègues de M.Sendfeld MoDonaid, était de connivence avec lui.Cela sent le tripotage.On lui & reproché avec encore plus de droit d'avoir mis à prix ia tête de Riel; mais on prétend que oet acte n'a pas été chez lui l'inspiration du MONTREAL, JEUDI.27 NOVEMBRE.fanatisme, mais été imposé par le besoin de se concilier l'opinion orangiste presque toute puissante dans la province d'Ontario.Ce serait alors dans tous les cas une malheureuse faiblesse.M.Mathew Crooks Cameron, l\u2019un des ministres déchus, qui avait bien besoin de se refaire, et qui cependant s'eat levé, seul, dans l'Assemblée de Toronto pour voter contre la proposition de M.Blake, a eu certainement le beau rôle en cette circonstance.M.Blake abandonna la législature locale en Octobre 1R72, en méme temps que M.Mackenzie, à la suite de l'abolition du double mandat.Cette démarche de deux ministres remettant leurs portefeuilles à Toronto pour aller se placer à la tête de l'opposition à Ottawa, parut dans le temps assez audacieuse ; mais On voit aujourd'hui une fois de plus que la fortune favorise l'audace.Dans la chambre des Communes, M, Blake n\u2019a pas eu tout d\u2019abord l'autorité qui lui est assurée maintenant, Il se montrait trop avocat.Chose curieuse et qui prouve bien que l'éloquence du barreau est une spécialité exclusive, c'est que les qualités mêmes qui lui avaient fait une si belle position au palais, ont paralysé le succès de ses débuts devant une assemblée politique.Sans doute on à reconnu son talent du premier coup, mais oo lui contestait les aptitudes du véritable homme d'état, cette facilité, cette disposition naturelle à juger d'una question par sa portée générale et d'une situation par l'ensemble des faits particuliers.[| savait bien disséquer une difficulté, mais il ne paraissait pas apte à la résotdre d'après un principe de haute politique universelle, En un mot, il fai- suit des discours qui auraient paru des chefs-d'œuvre au palais, mais qui devant un corps législatif avaient le défaut de n'être que des plaidoyers.\u2018In peut donner comme exemple de cette première manière de M.Blake, son discours sur le Traité de Washington.As«urément jamais plus large question n'est tombée sous la main d'un homme d'état canadien ; M.Blake n\u2019a pas au en tirer parti.Il a démontré les sacrifices que nous impose ce Traité, mais il n'a pas cherché à apprécier ses réeultats généraux, es conséquences internationales, son influence sur nos relations futures aveo les peuples étrangers, et les Résolutions qu\u2019il a présentées ensuite ne cépassent pas la hauteur d\u2019une espièglerie destinée à amuser is Chsmbre une minute aux depens du ministère.En lisant le discours si élevé de Sir John sur le même sujet, on reste désappointé du terre-à-terre de cette critique et de ces Résolutions, et l\u2019on mesure toute la distance qui sépare l'avocat de l'homme d'état.Si c'était À recommencer, M.Blake ju- | gerait le Traité autrement, il saurait dans tous les cas le ! juger de plus haut.Car M.Blake se forme comme ont fait les autres ; il aura sa seconde manière, celle de l'homme d'état.Nous n'en 1878.D'AVANCE, $4.00.9.7 CENTINA.asme du moment en exagère la valeur.Ce n'est après tout qu'une démonstration ad hominem, une attaque vigoureuse et le simple examen d'un dossier.Le premier discours qu'il a prononcé en Chambre l'hiver dernier est do beaucoup préférable.C'était la première session après les électidns générales ; l'opposition pressait M.Blake de consentir à être son chef.et M.Blake, qui n'avait pas encore pu persuader ses amis de le laisser lieutenant, occupait provisoirement le siège du leader.Il crut de son devoir en cette qualité de contester la validité du rapport de l'élection\u2018 de Weet Peterborough.L'officier-.rapprrteur pour une raison ou pour une autre déclarait élu celui des deux candidats qui avait obtenu le moins de votes.Question ingrate, comme on le voit, et même un peu baroque.Eh bien! M.Blake sut en faire une grande et intéressante question.Il généralira le débat, mit en cause toute la politique ministérielle et tous les droits populaires ; en un mot, il fit de cette affaire comme plus tard de M.l{untington, il la poétisa, Ceux qui assistaient aux Communes ce jour-là se rappelleront que Sir John a été pris à l'improviste par ce grand discours sur un si petit sujet, qu'il parut tout d\u2019abord assez embarrassé dans sa réponse, et qu'au moment où la séance est suspendue, à six heures, l'avantage n'était pus encore de son côté : ce n\u2019est qu'à la reprise de 1a séance que Sir John trouva dans son talent ei fécond, si abondant, si vrai, lu force de déloger son assaillant des hauteurs où il s'était placé.De ce jour il put voir qu\u2019il avait un antagoniste digne de lui.Quant au publio, il se disait : Sir John a le dessus, mais si M.Blake avait son âge et son expérience, la victoire ne saurait auquel donner la palme.Le lendemain, le public apprenait avec étonnement que M.Mackensie était le chef de l'opposition.Voulant rendre hommage à un vieux serviteur du parti R-formiste et désireux de soigner ses propres affaires, M.Blake avait réussi à échapper aux instances de tes amis politiques.Ceux-ci doivent comprendre aujourd'hui quelle faute ils ont commise.Il prête son nom au ministère actuel, mais s'il le personniliait ce serait autre chose.Que ferait M.Blake s'il était premier ministre?Cette question est bien permise au sujet d'un homme qui s un si grand avenir devant lui.En plus d\u2019une occasion, M.Blake s'est déclaré partisan \u2018uns \u201cfédération impériale,\u201d c'est-à-dire d'une union tédérale de toutes les colonies britanniques avec l'Angleterre.dont Londres serait le centre et la capitale.Ce projet exolut celui de l'indépendance du Canids que notre Confédération actuelle, dans la pensée de ses auteurs, est destinée à préparer de longue main.M.Blake aurait-il idée d'attacher son nom à l'exécution de ce voulons pour preuve que ses discours sur les questions constitutionnelles, où il a montré une acience réelle et des idées très larges.Sur ce terrain il a eu avec Sir John plus d\u2019un duel dont les officiers en loi de la Couronne ont été les témoins, et s\u2019il a été vainou, on peut toujours dire que c'est une grande marque de supériorité que d'avoir pu | faire face à un tel adversaire.On à beaucoup vanté son discours de London ; j'entendnis dire qu\u2019il avait su grandir, presque poétiser M.Huntington ; tout ce que je sais, c'est que la péroraison de cette harangue est d\u2019une véritable grandeur.On à vanté surtout son dernier discours en Chambre aur l'affrire du Pacifique en réponsed Sir: John A.Macdonald; mais il est possible que l'enthousi- | vaste prujet ?Souhaitons le contraire.Il est possible que M.Blake, qui n'est pas sans orgueil ni sans ambition, et qui a droit d'en avoir, trouve que l'administration pure et simple de la Confédération canadienne n\u2019était pas une œuvre de retentissement, que M.Mackenzie et d'autres sont capables de cette mission, qu'il est beaucoup plus glorieux d'être le père d'une nouvelle fondation politique, et qu'il se soit dit: Je ferai ls fédération impériale comme Sir John A.Macdonald à fait In Confédération canadienne.Mais il faut e«pérer que M.Blake tournera son ambition d'un sutre côté, que ls gloire d'autrui ne lui porters pas ombrage.et qu\u2019il ne trouvera pas indigne de lui, ni contraire à son amour pour l'Angleterre, de 588 travailler à jeter les acsisee d'une nouvelle nation indé- pendsnte sur cette terre d\u2019 Amérique qui I's vu naître et qui lui promet grandeur et forlune en retour d'un attachement plus exclu:if, plus jaloux.Ne terminons pas cette courte nutice sans dire que M.Blake est un fort bel homme, grand et robuste, tête magnifique, front carré et bien fait pour contenir ls pen- ee; il y a quelque chose de dédaigneux, de dur, mais en même temps de juvénile sur sa figure imberbe.Malheureusement il a les allures d'un quaker aveo son immense chapeau de feutre rabattu sur les yeux et sa vieille redingote en forme de sac; s'il avait un portefeuille dans le nouveau cabinet, il le remettrait sans doute à M.Mac- Kkenzio plutôt que d\u2019endosser l'habit de cour.[I paraît dans tous ses mouvements le plus nonchalant des hommes, comme il arrive parfois à ceux qui travaillent besucoup.En Chambre, il a l'habilude de s'étendre ou se coucher sur son pupitre la tête enveloppée dans le fameux chspeau; on dirait qu'il s'ennuie ou qu'il est rompu par la fatigue; mais quand il parle, c'est un tout autre homme.Si je ne craignais de manquer de respect, je le fcomparerais à ces chiens courants qui sommeillent toujours au chenil et qui se lancent ai bien en chasse lorsque le moment est venu.M.Blake manque des qualités de l'homme du monde, il n'a pas ce qu\u2019on appelle les talents de société.Il fuit les salons ; la plaisanterie lui est inconnue, comme les distractions et les amusements.Lord Palmerston passait la nuit à danser ou À diner en faisant des calembourgs, et se disait mieux dieposé le lendemain à traiter les questions internationales; c\u2019est aussi le genre de notre Sir John, mais ce n\u2019est pas du tout celui de M.Blake.Il impose par son talent; il sa fait plus de partisans que de chauds amis.[Il étudie trop et ne cause pas assez.Usoar Dum.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 DERNIERE LETTRE DU COMTE DE CHAMBORD.Le télégraphe a déjà donné une analyse de la lettre adressée par le comto de Chambord, à M.de Chesnelong ; en voici le texte mdme, On sait que cette lettre a fait manquer les der- uières négociations ayant pour but le rétablissement de la monarchie.Le Roi ne dit rien de plus, rien de moins quo ce qu'il n déjà dit: J'arriverai tout d'une pièce ou pas du tout, et lorsque je eerai eur lc trône, je ferai ce que mes écrits et mes sentiments bien connus font prévoir.Le malenteadu eat vonu de ce que les monarchistes du drapeau tricolore voulaient imposer, comme une condition avant la rentrée du Roi, certaines concessions que le comte de Chambord avait manifesté l'intention de faire après son avènement.Sauzsouro, 27 octobre 1873.J'ai conservé, mousleur, de votre visite à Salzbourg un si bon souvenir, J'ai congu pour votre noble caract re une si noble estime, que je n'hésite pas à m'adresser loyalumen( à vous, comme vots êtes venu vous-même loyalement vers moi.Vous m'aves entretenu, durant de iongues heur.s, des destinées de notre chère et bien-aimée patrie, et jo sais qu'au retour, vous avez prononcé, au milieu de vos collègues, des paroles qui vous vaudront mon éternelle reconnaissance, Je vous remercie d'avoir si bien compris les angoisses de mon âme, et do n'avoir rien caché de l'Inébranlable fermeté de mes résolu- ons.Aussi ne me sula-jo point ému quand l'opinion pub ique, emporté par un courant que je déplore, & prétendu jus je con- eentais enfin à deven\u2018r le roi légitime de la Révolution.J'avais pour garant le témoignage d\u2019un homme de cœur, et j'étais résolu à gardor le silence, tant qu\u2019on ne me forcerait pas à faire appel à votre loyauté.Mais, puisque, malgré vos efforts, les malentendus s'accumulent, cherchaut à rendre obscure ma politique à clel ouvert, je dois toute la vérité à ce pays dont jo puis être méccnou, mais qui ren! hommage à ma eincérith, parce qu'il sait que je ne l'ai jamais trompé et que je ne le tromporai jamais.On me demande aujourd\u2019hui le sacrifice de mon honneur, Que puis-je répondre! Sinon que je ne rétracte rien, que je ne retranche rion de mes précédentes déclar.tions?Les prétentions de ellie me donnent la mesure des exigences du len- lemain, et je no puis consentir à insugurer un ré ré; teur et fort par un acte de faiblesse.a gue répare- 11 est de mode, vous le savez, d'opposer à la fermeté d'Henri V l'habileté d'Henri IV.Le violent amour que je porte à mes sujets, disnit-il souvent, mo rend tout possible et honorable.Je prétends, aur ce potat, ne lai céder vn rien, mais jo voudrais bien savoir quelle leçon se fut attirée Pimprudent asses osé pour lul persunder de renier l\u2019étendard d\u2019Arques et d'Évry.Vous appsrtencz, monsieur, à la province qui I's vu naître, et vous serez comme moi, d'avis qu\u2019il eût promptement désarmé son interlccuteur, en lui disant avec sa verve béernaise : Mon ami, prenes mon drapeau blanc, il vous conduira toujours au chemin de l\u2019honneur et de la victoire.On m'accuse de ne pas tenir en asrez haute estime Ia valeur de nos soldats, et celn au moment où je n'aspire qu\u2019à lour confier tout ce que j'ai de plus cher.On oublie donc que l'honzeur est le patrimoine commun de la Maison de Bourbon et de l'armée française, et que, sur ce terrain-là, on ne peut manquer de entendre | Non, ja ne méconnals aucune des gloires de me Patrie, ot Dieu seul, au fond de mon exil, & vu couler mes larmes de re.conoalssance toutes les fois que, dan: la bonne ou dane ln mauvaise fortune, les enfints de Is France se sont monirés dignes d'elle.sis nous avons ensemble une grande œuvre à accomplir.Je suls prêt, tout prêt à l'entreprendre quand on le voudra, dès demain, \u2018dès ce solr, dès 06 moment.C'est pourquoi je veux rester tout entier ce que jo suis.Amolndri aujourd'bui, je cerais impniesant demain, Ppart au foyer domestique.Un très petit nombre d\u2019entre eux PUBLIQU KE.Il ne agit de rien moins que de reconstituer sur ses bases paturelles une société profondément tronblée, d'assurer avec énergie le règne de le loi, de faire reuaitre la prospérité au dedans, de contracter au dehors des alliances durables, et surtout de ne pas craindre d'emy loyer la force au service de l\u2019ordre et de la justice.On parle de conditions ; m'en a-t-il posé, ce jeune prince, dont j'ai ressenti avec tant de bonheur ls loyale étreinte, et qui, n\u2019écoutant que son patriotisme, venait spontanément à mol, m'apportant au nom de tous les siens des assurances de paix, de dévouement et de reconciliation ?On veut des garanties: on a-t-on «lemandé à ce Bayard des temps modernee, dans cette nuit mémorable du 24 mai, où l\u2019on imposait à es modestie la glorieuse mission de calmer son pays par une de ces paroles d'honvête homme et de soldat qui rassurent les bons et font trembler les méchants ?Je n'ai pas, c'est vrai, porté comme lui l'épée de Ja France sur vingt champs de bataille, mais j'ai conservé intact, pendant quarante-trois ane, le dépôt sacré de nos traditions et de nos libertés.J'ai donc le droit de compter sur 1s même confiance, et je dois inspirer la même sécurité.Ma personne n\u2019est rien ; mon principe est tout, La France verra la fin de ses épreuves quand elle voudra la comprendre.Je suis le pilote nécessatre, le seul capable de conduire le navire au port, parce que j'ei mission et autorité pour cela.Vous pouvez beaucoup, moneieur, pour dissiper les malentendus et arrêter les défaillances à l'heure de la lutte.Vos consolantes paroles, en quittant Salzbourg, sont sans cesse présentes à ma pensée ; Is France ne peut pas périr, car le Christ aime encore ses France, et lorsque Dieu à résolu de sauver un peuple, il veille à ce que sceptre de la Justice ne soit remis qu\u2019en des mains asses fermes pour le porter.L\u2019OPINION Hmnt, \u2014\u2014 FAITS DIVERS.On télégraphie de Victoria, Colombie Anglaise : Les journaux sont remplis de récits concernant la découverte de riches placers dans cette p'rtie du pays que l\u2019on désigne sous le nom de Cassiar County.Le eteamer * Otter \u201d qui est arrivé dunord, avait à boid huit à dix mille dollars de poudre d'or et un certain nombre de mineurs qui avaient été obligés de quitter les placers par suite du manque de provisions.Ils se proposent tous d'y retournerse bonne heure, le printemps prochain, LA PBMME ENDO! MIB.\u2014 Une jeune femme du nom de Susan Caroline Godsey, et mieux conaue sous celui de \u201c Beauté Dormante,\u201d vient de mourir chez sa mère dans lo comté d'O- hion, Tennessee.Sa mort est arrivée le 27 d'octobre.Voici ce qu'on lit A son sujet dans l'Union, de Nashville, du 4 Novembre: Le cas de la Beauté Dormante a excité beaucoup d'Intérêt et provo:jué beaucoup de discus:ions et de recherches de la part des hommes de sciences.Cependant porsonne jusqu'ici n\u2019a pu expliquer cette bizarrerie de Ia nature.Caroline Godsey fut amenée à Nashville dans l'automne de 1867 pour être mise sous les soins du médecin ; à vrai dire elle se trouvait entre les mains d\u2019un agent qui avait en vue une spéculation.Elle était accompagnée d'un frère et de quelques parents qui tous lul paraissaient très attachés, A Nashville tous logeaient à la maison du Major Bruce, sur la rue du marché, et la dormeuse étant constemment surveillée par Mme, Bruce qui lui portait beaucoup d'intérêt.Caroline Godsey demeura ainsi onze jours sous les soins de Mme.Bruce.Pendant son aujour en cet endroit la demeure fus visitée par beaucoup de monde et Ia malade eut tout le temps un ou deux médecins à ses côtés.En s'éveillant à toute heure de la nuit et du jour elle restait éveillée pendant 7 ou 10 minutes.Chaque fois qu'elle se r«ndormait, elle était prise de convulsions effrayantes et paraissait être en proie à de grandes souffrances.Une fois en- dortoie, Il n'était plus possible de la réveiller.Ello causait gentimeut st epirituellement lorsqu'elle était éveillée ; de terops à autre elle se plaignait de quelque douleur en s'écriant: O ma tête! Elle demandait invariablemont de l'eau alors ct ne mangeait que fort peu.Elle disait quelle ne se rappelsit pas d'avoir jamaie rôvé, et qu\u2019elle était bien malheureuse de vivre affligée comme elle l'é tait.Elle était trds sensible et paraissait très ennuyée d'être mise en exhibition.C'était une jolie femme.Elle avait trente-un ans à sa mort.Elle dormait depuis vingt-quatre ane.Oalit dars le Foyer Canadien de Worcester : Les m» .ufactures de toutes sortes continuent à ee fermer où à ne marcher qu'avec un nombre restreint d'employés.Plus de 125 mille ouvriers eont actuellement sans ouvrage daus les seuls Etats de la Nouvelle-Angleterre.Dans les autres Etats la proportion est à pou près la même, ous constatons que la crise a pour effet de faire retourner un grand nombre de nos compatriotes au Canads.Les travailleurs de Sorel, qui ont passé l'été à la Rivière Rouge ou aux Briquerles américaines, reviennent pour la plu- manque à l\u2019appel mais leur retour ne so fera pas attendre.Le 13 du courant, M.Joseph Dufresne, frère de M, A.Du- tresne, employé au bureau de poste de Montréal, a ôté victime d'un fatal accident.Il chassait dans les environs de Pittsfield avec un de ses amis quil précédait de quelque pas, lorsque soudain ce dernier tomba et la détente de son fusil ayant été pressée par la sccousse, le chien s'abattit sur la capsule, le coup partit.et la charge entière alle se loger dans les reins du de M, Dufresne.L\u2019infortuné a succombé quatorze heures après, malgré tous les soins qui lui ont été ; rodigués.Un respectable cultivateur de le paroisse de Maskinongé, 3f.Grégoire Lincour, & trouvé ls mort dans la nuit de dimanche.Les re de Maskinongé étalent à bord du petit vapeur qui porte ce nom, attendant l\u2019arrivée du Trois-Rivières, lorsque vers deux hevres du matin plusieurs d'entre eux furent révell- lés par des crie déchirants qui ne durèrent que quelques se- ondes, mais pensant qu'ils partalent de terre, Île n'en firent sucun cas.Toutefois le matin, à l'arrivée du Trois-Rivières, on décou- ! vrit eur la glace un bonnet de fourrare qui fut reconnu par un | voyageur comme appartenant à M.Liscour, et rapprochant 47 NOVEMBRE, 1878, cette circonstance des cris entendus dans ls nuit, on com- mençs à craindre qu ne 6 fat noyé.Immédiatement une embarcation fut mise à l\u2019eau et peu après un batelier nommé Jos.Rose, ramenait au bout de sa gaffe le cadavre de l\u2019infortuné.On pense que le malheureux Lincour, aura glissé en voulant wapprocher du bord.défunt laisse une femme ot plusieurs enfants ; il n'était Agé que'de vingt-six ans.La neige a fait encore son apparition à Rimouski dimanche dans ln nuit, ot cette fois est bien disposée à résister aux derniers «fforts d'un soleil qui nous laisse, Depuis dimanche dernier les voitures d'hiver ont pris ls place de celles d'été, et los glaces commencent à s'amasser entre Rimouski et l'Ile St.Barnabé, ancien domaine du vicil Ermite.Mardi soir, comme l'omnibus urbain no.8 passait en face du no.993, rue Ste.Catherine, une détonation se fit entendre et une balle vint frapper l'agrière de la voiture.Aucun des passagers n\u2019a été blessé.- Le détective Arcand s'occupe activement de cette affaire.Vers deux heures ot demic, daus l'après midi de lundi dernier, une tempôte sans précédent s'est élevée sur Kamouraska.Le vent coufflait du nord par bourrasques irrésistibles st un épais brouillard de neige obecurciasa le ciel.Plusieurs gcélettes ont chassé sur leurs ancres et ont été lancées à Is côte.Une, entr'autres, chargée d'avoine, en consignation pour M.Price, de Chicoutimi, & sombré du coup.Une autre, appartenant & M, Dessaint, a été trainée à terre ct dépouillée de sa mature, Un cultivateur de Ia Besuce, amateur de ls belle nature, vint à Québec, l\u2019autre jour, pour transiger quelques affaires.al eut l\u2019idée de contenter son guût pour les beaux points de vue, et, après avoir visité la place Durham, le jardin public et autres laces, 11 se diriges vers les plaines d'Abraham, pour y admirer le beau site et le monument de Wolfe.Il y rencontra deux personnes qui se trouvaient là pour un tout autre motif C'étalent une femme ct in homme, Margaret Doherty ot Malloy, deux habitués des Plaines.Ils rodérent quelques instants autour de lui et e\u2018approchèrent asses près pour lui cacamoier uno somme de $70 en billets de banque I! informe sans délai la police de ss mésaventure, ot un mandat d'arrestation fut immé- distement leucé.L'agent de police Bolger arrêta bientôt les deux filous qu'il conduisit au poste no.1.ans LEs xure \u2014Nous lisons dans le Courrier de San Francisco : Il est bien dans les nues, ce mariage-là, où plutôt dans les brouillerds de la mer! BI jamais farce à été jouée, c'est bien celle-là, et le badaud parisien nôté certes blen dépassé par le badaud San Francis- n.Le profess«ur Lay, habile aéronaute qui, depuis qu'il est ici, n'a pas réussi à faire une ascension complète, snnouce, à grands renforts de trompettes, que le dimanche 2 novembre, il ira se marier dans les nusges, avec la demoisulle Smith, et pour ce il Invite un juge de paix pour célébrer ls cérémonie, et toute le population de San Fraucisco pour payer les frais.La chose était tellement invraisemblable que tout le monde wy est laissé prendre.Dimanche donc, une foule considérable, faisant honneur à Pinvitation qui lui avait été gracieusement adressée, se presssit à Steven's City Gardens.C'était le vieux ballon avec lequel les reporters du Cull et du Chronicle, avaient pris un bain de mer par trop prolongé, qui devait servir à la célébration de la cérémonie nuptisle, L'eau salée dont il avait été imbibé le rendait complétement incapable de soutenir les passagers, ce que savaient parfaitement M.Lay et M.Stevens.Cependant on arrive à le goutler, mais, par un hasard extraordinaire, nous dirons mime providentiel, au moment où tout semblait prêt pour l'ascension, le ballon à trouvé plus simple de brûler la politesse à ses passagers, et il s'est élevé majestueusement dans les airs.Longtemps il à plané sur Ssn Francisco, puis il est devenu un point presque imperceptible dans l'azur.A quatre heures et demie, on le voyait à Vallejo; A cing heures et demle, il était très-bas dans la direction de Petalums Creck ; mais on suppose qu'il sera tombé dans la baie de San Francisco.De tout cela, quelle est la conclusion ?C'est que M.Stevens, propriétaire de City Gardens, et M.Lay ont encaissé une bonne somme.Mais c\u2019est le public qui n'était pas content! HORNIBLE TRAGEDIB.\u2014St.Jean était, dimanche dernier, le thé- Âtre d'une tragédie sans précédent dans les annales du crime en cette province.Deux étrangers, un homme et une femme, arrivés des Etats-Unis par les chars de samedi et qui avaient pris leurs quartiers au Baroes-Hotel, passalont sur la rue Queen vers quatre heures et demie de l'après-midi, dirigeant leurs pas vers le rue Prince Willism.Leur apparence ne trahiesait rien d'extraordinaire et personne ne porta plus d\u2019attention à leurs mouvements, qu'on n\u2019en porte ordinairement aux promeneurs du dimanche après-midi.Ce qui se passs entre eux dans leur promenade bras dessus bras dessous, on ne le saura probablement jamais, mais les faits que nous allons exposer indiquent clairement que l'homme roulait dans son esprit des projets horribles.Le couple venait de passer ls rue Germain, et se dirigeait, comme nous le disons plus haut, vers Ia rue Prince William, par ia sue Queen, quand, tans avoir en apparence prévenu sa compagne de son intention, l'homme a'éloigna de quelques pas, tira un plstolet do ss poche et se tournant du côté de celle dont il venait de se séparer, lochs délibsrément la détente de son arme.Atteinte au côté droit de la tôte à un pouce eB arrière de Poreille, la femme tomba inanimée sur le payé.Lo meurtrier tourna l\u2019arme sur sa propre personne et tirs un Coup qui alla se loger dans son sein gauche, et l'étondit per terre à quelque huit pieds de sa victime.La rue était déserte, personne ne se trouvait là pour lui arracher l'arme des mains ot empêcher le renouvellement de Ja tentative de suicide.Deux hommes qui avaient vu de leurs fenêtres ce qui venait de se passer, arrivèrent aur los Heux et trouvèrent le meurtrier et suicidé à la fois encore vivant mais en apparence à son agonie.B'étant procuré une voiture, ils le conduisirent à l'hôpital tandis que le cadavre de la femme était transporté à lu \u201c maison des morts \u201d En faisant l'examen des effets des deux personnes, on découvrit que c'était John Nicholss Doyle, et Mary Jane, ss femme ; qu'ils étatent de Is Rivière Jobn, à 1s nouvelle-Ecosse, où ils al- re ae \u2014 27 Noveusre, 1873.L'OPINION PUBLIQUE.569 Inient après être arrivés le veille, d'Oswego, New-York, per voie de Boston.On trouva sur ls personne de l'auteur de ce double crime d'abondantes preuves qu'il avait en vue de se auicider depuis longtemps.Le dos d'une vieills enveloppe portait l\u2019Inscription suivante au crayon : « Envoyes mon corps à Margaret Doyle, à ls Rivière John, Nouvelle-Ecosse.Qie Dieu ait pitié de moi,\u2014J.Nicholas Doyle\u201d ILE DB TEaRBXEOVS \u2014Nous traduisons d\u2019un récent numéro du Globe l'article qui va suivre: \u201cLa dernière lettre de notre correspondant terreneuvien nous parle de découvertes qui promettent de renverser toutes nos idées au sujel de cette colonie ancienne msis quelque pen négligée, et de faire de Terreneuve la Graude-Bretagne de l'Amérique Orientale.Le district de 1s baie St.Georges pa raît posséder tous les avantages propres à en faire le séjour d'une population nombreuse et prospère.D'une part, un sol fertile, couvert de bois de service d'une bonne description ; du charbon en abondance et de la meilieure qualité; du sel de qualité supérieure\u2014ce qu\u2019il faut pour tirer bon parti des inépuisables richesses de l'Océan ; \u2014 de l'autre, le pétrole, le gypse et le plomb contribueront à ls prospérité et à la richesse future d'une terre qu'on s regardée jusqu'ici comme à peine supérieure à une aride solitude, dont toutes les ressources étalent coacen- trées daus les pêcheries de ses environs.Si ls moitié de ce que notre correspondant indique se vérifie par de subséquentes investigations, alors l'Ile de Terreneuve par sa position et ses alentours, deviendra en peu de temps un pays industrieux et prospère.« située comme elle l\u2019est à quelques jours de voile des côtes ds l'Irlande, le grande vote de communication entre l'Europe et ce continent pendant 1'été, prasera sans contredit à travers la région dont notre correspondant parle, Eu égard aux divers minéraux ei précieux que l'Ile renferme, il ne sera pas difficile d\u2019ubtenir des capitaux suffisants pour profiter de ses ressources, =\u2018#8i le charbon de Terreneuve est aussi excellent qu'on le dit, 11 sera avantageux de l\u2019exporter plus en grand.« Nagudte, cette Ile constituait un pays à peu près inconau, rarement visité par les touristes, et dout on ne faisait guère mention daus le monde que pour sa morue et ses chiens.Il D'en est presque plus ainsi maintenant, et une Ile aussi grande que l'Irlande et qui renferme d'iucalculables ressources, promet enfin de recevoir l'attention qu'elle mérite.\u201d vou DB $10,000.\u2014A 93 heures, jeudl avant-midi, de la semaine dernière, deux individus habillés à l'américaine sont entrés au bureau du la Banque Ville-Marie, Cite St.Lambert.L'un d'eux, qui parsiasait très-affairé, demands en entrant à voir une carte géographique du ln province de Qu5bec ; il voulait, disait-il, examiner le parcours d\u2019un certain fleuve.Le commis le fit entrer dans son bureau et lul donna ees coudées franches, croyant qu'il avait affaire à quelque commerçant de bois désireux de connaître aux eaux de quelle riviére il pourrait confier ses billots.Le prétendu commerçant de bois examins attentivement la carte géographique et prit force notes.Mals pendant que tout cela se passait, l\u2019autre américain, resté en dehors du comptoir, exécutait un tour d'adresse qui prouvait que le yankee n'en étalt pas A ses premières armes ; il escsmotait un rouleau de billets de banque et d- chèques évalués à $10,065.Les deux étrangers sortirent après avoir commis ce vol, et ce ne fut que quelques minutes plus tard que les employés de la banque s'aperçurent d - ce qui s'était passé.Mercredi, à 10 bra ces américains sont entrés A la Banque des Marchands, probablement aussi dans le but d\u2019y toucher quelques fonds.Sur le revers des chèques volés, se trouve le sceau de la Banque Ville-Marie, lequel porte la date du 6 novembre 1873.Les officiers dy ls banque prient ceux qui auraient connaissance de ces chèques d'un informer la police.M.Fauteux, l'un des officiers de la banque, à suivi un individu qu'il croyait être l'un des deux voleurs, Cr dernier est entré dans un magasin de ln rue Notre-Date, à fait l'emplette d\u2019un chapeau et à dit aux commis qui le servait, d'envoyer cet article à l'Hôtel du Canada, chambre No.10.M.Fauteux arriva à l\u2019hôtel avant le porteur du chapeau.Il alla frapper à 1a porte du No.10; elle était fermée à clef.Personne ne répondit, mais celul qui l'avait loué, l\u2019homme au chapes 1, s'était, paraît-il, lancé par la fenêtre et avait pris ees jambes à son cou.Les choses en étalent là, quand, vers trois heures, hier après- midi, les agents de police, Cullen et Bouchard, à la recherche des coupables, eur le chemin de Lachine, virent passer à foni de train, deux vigoureux coursiers, attelés à un élégant bugzy.Dans la voiture se trouvalent trois personnes, dout deux inconnues, et l'autre, le famoux Den Thompson, l\u2019un des acteurs comiques du Théâtre de la Puissan-e.Les agents avec le tact qui les distingue, virent bientôt que ce véhicule contenait.sinon les deux coupables du vol de ls Banque Ville-Marie, du moine quelques individus qui fuysient Is ville pour échapper à justice.x la vue des limlers qu'ils avaient sans doute rsconnue, deux des promeneurs descendirent précipitamment de voiture et prirent la clef des champs.Quant à Den Thompson qni conduisait les cheva'ix, il fut arrêts et amené à Is station centrale.Il à été interrogé le même jour, et tout porte à croire que les révélations qu'il wera appelé à faire, mettra la police sur les traces des véritables coupables.DE TOUT UN PEU.M, Francisque Sarcey consacre au regrettable et regretté Théophile Gautier un article ému dans lequel il fait revivre Je poète de sa Jeunesse.Ë voici quelques passages : Il y avaitches Gautier une veine éminemment française qu\u2019il 'b\u2019a pas assez exploitée : cet homme, qu :'on peint toujours comme un Oriental égaré dans notre civilisation, était dans le fond un grand raillard, qui aimait, à Lu façon de nos vieux conteurs, les grasses ot franches lippées de rire.C'est de ce goût de drôteries rabelaisiennes que sont nés les Jeunes France, Je ne crois pas que ce pamphlet étincelant do galéts et do malice ait su beaucoup de succès en as nouvesits.Il n'a pas da fare plaisir à l'école romantique, dont il railialt les travers et les ridicules ; il n'a donc pas soutenu et prôné par elle, D'un autre côté, le débraiilé voulu de ses allures, la orudité de son langage, ont évidemment choqué les puieurs timorbes de La bourgeoise correcte.Tout ce que je puis dire, c'est qu\u2019en ma jeunesse c'était un des livres les moine lus de Gautier; et je crolsmôme que les exemplaires en étaient introuvables.Ceux de le première édition sont devenus font rares et, quand l'un d'eux passe en vente publique, tous les bibliophiles se le disputent au feu des enchères.Le Figaro publie une biographie très élogieuse de M.le duc de Chartres, second fils du duc d'Orléane, qui se distingua pendant ls guerre sous le nom de Rubert le Fort.Elle donne l\u2019idée d'un j-une bomme brave et d\u2019un prince brillant, cherchant le guerre où il pouvait.Ses parents le firent étudier à l\u2019École militaire de Turin, et ensuite, pour l'occuper, lui permirent de v'engagor dans un régimeut piémontais.Il aurait mieux valu qu'il talssét ses études militaires ncomplètes, puisqu'il ne pouvait servir pour l'Autriche qui, hélas! combattait le drapeau français.Le prince était & Palestro et ¢'y fit remarquer.La politi jue du Fiémont n'ayant tardé à se dessiner tout à fait contre le Pape et contre te roi François II, ls reine Maris- Amélie, catholique et napolitaine, exiges que son petit-fils ne restût pas plus longtemps comp\\gnon d'armes de Garibaldi.C'est un trait qui honore à la foi les sentiments et le coup d'œil de la vieille reine.La duc de Chartres et son fcères aîné, le comte de Paris, toujours à dessein d'échapper aux mauvais conseils de l\u2019olstveté, prirent parti daus la guerre d'Amérique, où ils paydrent fort bien de leur personne.Le même conteil malheureux auquel ils avaiont obéi en Piémont leur fit em- brassor la cause du Nord.Le Figaro dit qu'ils s'y portèrent \u201cavecardeur\u2019\u201d Nous pensons que l'ardeur fut pour In guerre seulement et non pour le drapeau, et qu'aujourd'hui, voyant mieux quelle fut Is gusrre et ce g'l'est devenue la victoire, leur point de vue à changé.Cette guerre n'a pas eu das résultats dont la civilisatien puisse êtra contente.Elle a mis dans le Sud les b'ancs sous le joug des noirs; dans le Nori, elle à fait prédominer le soldat et le vivandier.Du reste, le duc de Chartres s'y conduisit comme un jeune Français chevaleresque, qui se préoccupe surtout de bien faire et d'étudier le môtier.Un prince, quelles que soient ses idées, veut d'abord savoir ba\u2018tre l'ennemi ; c'est pour cela qu'il est fait, et c'est sa grosse affaire.On tait comment le duc de Chartres & mis à profit l'expérience de ses campagnes d'Amérique.Un jour, l'histoire de Robert le Fort fourairs dus chansons de geste, et nous consolers de l\u2019histoire des mwillotius et escorcheurs de 1870.MM, Gambetta et Jules Favre avaient grandement raison, à leur point de vue, de ne pas vouloir que ce fils de France ni aucun des siens servit dans les armées de ls République.Elle déteint leurs lauriers.8i le nom de Rab rt le Fort avait été connu, ainsi qua celui de son oncle et bemu- père Joinville, et s'ils avaient pu faire connature alors les nobles et loyaux sentiments qu\u2019on attendait d'eux et qu'ils ont montrés, les trois amères snnées que nous venons de passer auralent été épargnées à Is France.M.Thiers et la République finisssient à Bordeaux.Mais l'expiation n'était pas accomplie.Ces réfl«xions semblent nécessaires pour compléter l\u2019intéressante biographie du duc de Chartres.Les aventures pliémon- taises et américaines pourraient suffire à le gloire d'un jeune homme de bonne maison, mais elles sont légèrement inconsidérées ; la gloire d'un prince demande autre chose.L'officier piémontais et américain n'est qu\u2019un étadiant qui prête à d\u2019agréables récits, Le soldat de 1870, le visiteur de Frohsdorf en 1873, est un homme du sang de France, et il donne au monie des exemples français.Louis VaoILLOT.Les dissensions politiques actuelles en France rappellent certains vers écrits en 1819 applicables à la monarchie et à l'empire.Une feuille de papier pliée sur sa longueur conte- naît à droite et à gauche respectivement : Vive à jamais La famille royale Oublions désormais La race impériale L'empereur das Français Est indigne de vivre La branche des Capets Duit seul le survivre.Soyons le soutien Da duc d'Angoulème C\u2019est à lui que revient Cette punition L'honneur du diadème Est le prix de la gloire.Quand on déplisit le papier on lisait ceci: \u2018\u201c Viro à jamais l'Empereur des Français \u201d etc.ox HouxE \u2014Ju viens de passer deux heures en haute et douce com ie.Js viens de relire, dans un petit volumes publié à Genève, 4, tuu Corraterie, chox Grosset et Trembley, ln collection des lettres de M, lie comte ds Chambord, de 1841 à 1871 Trente ans de correspondance! et dans ces trente années, pas un mot que ln conscience de l'auzuste prince ait à regretter, pas une page & dichirer, pss une eyllab: de cet exilé de naissance que les Français puisse mautire, pas une défaillance de le part de ce noble espril, pas un détour de la part de cette ligne droite, pas une colère de la part de ce méconnu.Ila manqué seulement de savoir faire en ce siècle de roueries.Cette lecture eat pres jue uu pèlerinage.Elle en a les dou- ceuts et les indulgences pour les âmes croysntes.O en sort meilleur, comme d'un bain de loyan'é, Chaque lettre pour sine! dire est une station au pied de quelque vertu patriotique ou chrétionne, Ce n'est pis à dira que M.le comte de Chem- bord soit un saint du temps passé, pétrifié dans sa nich>.Il n'a pas même cels contre lui.Il est juste, il est moderne, il ent libéral, vous dis-je, autant gne pas un d'entre vous, et s'il vaut mieux que les hommes de con temps, ce n\u2019est pas à dire qu'il ne soit pas de son temps.Je ne crois pas qu\u2019ua honnête citoyen aux yeux duquel l\u2019esprit de parti n'aurait fe mis ses lunettes, puisse tirer de 1a lec.turs des lettres de M, le comte de Chambord une objection contre I'avinement de ce ncble prince au trdne qu'ont occupé ses afoux, les auteurs de la France, et le vouirals que chaque Français lât et relût ce que je viens de lire, Du fier Napoléon Éxécrous le mémoire, 1 ne faut pss que les bralantes questions de ls politique nous fassent oublier les affriolentes questions de mode que nul événement ne ssursit suspendre, mdm > poir un instant.M.Ohapus, du Sport, le courriériste officiel de l'élégance et du bon goût, va nous donner le véritable tia du jour.Et nunc erudimini.Si ce\u2018 hiver nous somms entrée dans une vois définitivement stable, le sentiment, qui prévaut aujourd'hal dans le me- nière dont quelques élégantes s'habillent, se générallsers, ot ou riovation pou prie complète en fait de modes féminines.Pour instant, ce caractère de simplicité élégante que nous avons signalé se renferme dans le cercle de quelques femmes, qui s\u2019habitient pour elles eb non pour la rue, pour 86 visiter entre elles, pour leurs diners, leurs réunions intimes, précurseurs des belles assemblées qu'on attend.Vous aurez un avant-goût de ces modes en expectative si vous rencontres des types de jeunes fsm nes comme Mme la comtes: de Paris, Is belle Mme de Villeneuve, Mme la duchesse de Fesensac, la comtesse de Brantes, la murq ise de Canisy, la comtesse de Vieloastel, etc.V us recounaltres quel rôle le sentiment individuel tend à faire prévaloir dune l\u2019ensemble et les détails des toilettes.Mais nous n'en sommes encore qu'au sentiment, car rien d'absolument nouf ns s'est produit jusqu'ici.Nous pouvons seulement coustater que parmi ces dumes, ce qu'on appelle encore le chapeau fend de plus en plus à disparaître.Le capulet se maintient ; le capulet en crô © de chine noir, brodé de jais, reste comme la coiffure du matin par excellence, chaud, confortable ; il variera seulement par les garoi- tures, tantôt rohaussé d'un paquet de violettes, tantôt d'un voile fantaisie; mais la vogue du cipalet môms n\u2019attelut pas à l'engouement qu'inspire le chapeau Lévpuli Robert pour le d-hors et les prom»nades, déjà fort remarqué a1 printemps dernier, quand Îl fut po.té par Mme de \\illeneuve aux premières conrses de Longchamps.Mme de Villeneuve portait alore ce chapeau tout fuuillage de vigne et grappe de raisin, avec quelques roses j:tées çà et là.Ce qui milite en faveur de ce chapeau auprès dus femmes de goût, c'est qu\u2019il se prête à toutes les fantaisisa in lividuelles dont on veut l'illustrer.Il pactice avec tous les agriments imaginables, toutes les dentelles, toutes les fi -ura de le création.Son mérite est de suivre les lignes et 1a forme de in tate, d'encadrer déticisusement le visage, et d\u2019accuser par son ensemble la distlntion de Ia f mms qui lv porte.L'Opôre n'existe plus.L\u2019Académ'e de musique a été com- plétemonut détruite, la nuit d xni:re, par un incendie terrible que n'ont pu conjurer le courage et les effurts énergiques des sapeurs.p ymplers et des troupes arrivées en toute bû'e aur lus eux.À onx: houres et demie, dit le Rappel, un incendie, qui a promptement pris des proportions considôrablus, @ éclaté rue Rossini, dans les magasins de décors de l'Opéra.Ces magasins étaient, hier, bondés de dé:ors; dix-sept crsss étaient pleines : ce qui représente les décors de sept ou huit opéras en ce moment au répertoire.Parmi ces décurs, il faut citer ceux de Don Jus; et ceux de Jesnns d'.lre (ce dernier opéra actuellement à l'étude), On frémit en sougeant aux conséquences que le désastre aurait pu avoir si c\u2019eût été jour du représentation, et à l\u2019épouvantable panique qu'il aurait occasionné parmi les spectateurs, Les pomplers, avec le courage et la décisio: qui out toujours distingué cette troupe d'é ite, se sont, aussHiôt arrivés, mis en m sure de combattre ls flsau, Ils ont tenté d'abord de pénêtrer, au moysn d'échelles, dans lo magasin des décors, sin de découvrir le foyer d3 l'incendie - Mais d\u2019épais tourbillons de fumée qui vensiont les euffuquer ont, pendant uns dem'-houre, rendu infructueux les efforts de ces braves gens.Un d\u2019eux, môme, ost tomb 3 asphyxié.Ses camarades ont dû, en toute hâte, l'emporter hors du foyer de incendie, A minuit et demi, les flammes se font jour tout à coup par toutes les ouvertures donnant sur Is rue Rossini.Dus échelles sont appliquées précipitammsnt contre les fe- nôtres des bâtiments de l'a Iministration, ou brise les carreaux, on appelle à grands cris les employés qui ont pu, ignorant v'incendie, rester dans les appartements.Les pompes trouv.nt promptement à s'alimenter; mais ls grande pompe à vapeur, qui arrive & son tour, ne trouve pas une masse d ean sufisante pour rendre les services que l'on pouvait att:ndre d'elle, Les groupes compacts qui affluent de to:s côtés deviennent bientôt une foule énorme ; la plupart des citoyens eu motteat avec empressement au service dss pompes.A une huure du matin, on sent déjà que le théâtre est con- daumné, des lucors gigantesques éclairent l'horison; c'est un immense désastre.C'est dans un m g+sin de dicors situé an-d sas do 'dcarle où les soldats de la garde républicaine msttaient leurs chovaux, que l'incen-ite s\u2019est déclaré.Un capo a! de eapours-pompiers, ls nommé Ballet, se trouvait eur Je grand mur qui séparait le fond de Ia scone du reste des bâtiments.Le mur dest écroulé subitomeut, et le caporal eut tombé avec les débris dans la fournnise, C'est le seul accident jul se suit produit.La cause du sinistre n'eut pas encore connu:, Oa a perl d'une explosion de gas.Ce qui est certain, c'est que l'incendio « commencé dans le petit magasia des décors.Il n été impossible d'opérer le sauvetage du corps du sapeur Ballet, qui est enseveli sous trois mdtres ds décombres.Le 20 octobre a eu lieu à Paris la revue des joueurs d'orgue.Ces honorables industriels, dont nous nous sommes crus délivrés au bout de temps, ont reparu plus mélaucollques que j un als.Chaque semestrs, Île sont réunie à la préfs ture de policy, où l'on vise leurs livrets.L'anecdote suivante me reviont à ce propos à la mémoire.Elle concerne Rossini et un pontifs de ls vicile.Lorsque le maestro dem surait rue de la Chauss3e-d'Antin, il trouva un jour devant sa porte ua pauvre diable qui tournait son orgue de Barbarle, et exécutalt à en manière !.D; crnti palpiti.\u2026 Les passants s'arrêtent.Tout à coup ui0 voix sort da cercle et s'ecrie : \u2014Plus vite donc, plus vite! =Quoi donc, monsieur ?\u2014Tourne plus vite, v'est allegro, \u2014Mais, monsieur, je ne sais pas.\u2014Tiens, comme cela, comme cela.Et, salsissant ln manivelle, Rossini, que personue ns reconnaît, tourne dans la mesurs voulue.=\u2014Merci, monsleur, je profi:ersi de la leçon, dit le musicien.Le lendemain, ls même orgue s'arrête, et joue cotte fuis le Di tanti palpiti comme où le lui avait appris ls velllu.Bravo ! crie une voix partie ds 1s maison d'on fice, Brae vo! bravo! bravo! Et un louis tombe aux pieds ds l'artiste ambulant.Rossini faiealt bien les choses, avoues-le.Le joueur d'orgue faillit en faire une maladic.\u2014\u2014 Le Liquide Rhum tique de Jacobs est une marque le commerce.Le Liquide Rhumatique de Jacobs est de meilleur liniment, 570 BULLETIN TRLEGRAPHIQUE.\u2014 FRANCE, Parle, 17.\u2014Le Président MacMahon, à envoyé, aujourd'hui, un Thessago à l'Assemblée, qui a été présenté et lu par le Duc de roglie, Le maréchal déclare qu'avant d'accepter une prolongation de son terme d'office, l veut indiquer los garantivs, sans lesquelles a serait imprudent pour lui de rester & la téte do V'admiulstra- on, eu remettant l'ouverture de la prolongation do aoû pouvoir Juuqu'uprès la votation des projets de loi relatifa à la conatitu- tiou, ou diminue son autorité st ou rend la situation encore plus incertaine.Si la prolongation de la présidence est ratifiée par l'Assemblée, il travaillera dans l'intérêt des idées conservatrices dont il est imbu et qui sont les idées de la nation, Le comité dv Ia prolongation a adupté ls proposition d\u2019un nouveau termo d'office de sept ans faite par le président, mais il à refusé d'accéder aux autres propositions.Berlin, 17.\u2014Le gouv-roement de Berlin à signalé à l\u2019attention du cabinet français, la lettre pastorale de l'Evêque dv Naucy qui ordonne dus prières pour le recouvrement de Metz et Strasbourg.Les éluctions des membres de ln Diète prussienne auront Heu au commencement de janvier, Paris, 18\u2014La Patrie dit qu\u2019un complot ayant pour but l\u2019éta- blissemeut de la Commune à Lyon à été découvert et que plusieurs personnes impliquées dans l'affaire ont été arrôtées.Versailles, 18.\u2014Au procès de Bassine aujourd'hui, le général Bourkakt dit qu\u2019il avait eatrepris la mission auprès de l'im- pératrive Lugénle, parce qu'il croyait que c'était le seul moyen de sauver l'armée de Mets.Versnities, 18\u2014Dans l'Assemblée, aujourd'hui, le général Chungarnier proposa que les pouvoirs du Président soient prolongés sans conditions, 1l en résults un débat très-orageux.M.Laboulaye, rapporteur de la Commission sur la prolongation, anuengs wil était impossible que ta Commission s'eu- tende avec le gouvernement.M.Berland, l\u2019un des chefs du centre gauche et M.Prax-Paris, bonapurciste, firent tour à tour une charge violente contre M.de Broglie et lui dirent qu'il ferait mieux de sortirdu ministère.M.Jules Simon déclara que ls prolongation des pouvoirs du proedont sung conditions équivalait an gouvernement personnel.11 dit que lo Président par un message comme celui d'hier pourrait en tout temps exercer une intluence ladue sur l'As- sermblés et demanda l'établissement définitif de la République.M Ernoul, garde des sceaux, défendit le Président Mac Ma.hon et sou adwiniatration.Le dôbat a été ajourné sans qu'il y ait eu de division.Paris, L9.\u2014M, Blondio, directeur de la Banque de France à Metz a déclaré a:jourd'hui, devant la cour martiale que le gén.Loflinières lui à recommandé le 20 août de cacher autant d\u2019or que possible vo que les Prussiens duvalent, sous peu.entrer dans la ville.) Aladris, 19 \u2014Le journal, l'Imparcial, daus son numéro d'au- Jjourd'hut fait remar juer le ton modéré de protestation de la part du gouvernement anglais relativement au Virgéniue.Madrid, 1d \u2014Le ministre de ls guerre s donné ordre à tous les soldats 4.l'armée de réserve d'aller se rapporter en per- sonue d'ici à quins: jours aux dépôts de leurs régiments res- prctifs, New.York, 20.\u2014Une dépêche reçue à minuit de Paris, mande Qu'il y à eu, ce soir, une séance orageuse à l\u2019Assemblée natio- tale, M.Depayne, député de la Droite, à proposé un amsnde- ment Au rappurt du comité nommé pour s\u2019uccuper de la * question de la prolongation.\u201d Cet amendement stipule que lu terme d'office du Président MacMahon, sera prolongé dé sept aus, indépeudamment cle l'aloption des projets concernant la coustitution.AM.Luboulaye, Grévy et au res out opposé l'amendement, mais il à été adopté par une majorité de 66 Uue motion fut ensuite proposée par la Droite à l'effet de dommer un comité de 30 pour faire un rapport au sujet des pro- jete de coristitution.Cette motion & été adoptée par une majo- rite de 63.à Le résuitat de ces deux votes à causé beaucoup d'excitation aris, l\u2019asis, 20-\u2014Immédistement après que l'Assemblée se fut ajouruée, lv ministère à donné es démission au Président, H a refusé de l'uccepter et à pri-les ministres de garder leurs portefeuilles taut qu'un autre cabinet ne serait pas formé.us Winistres ont consenti à ne résigner qu'après que l'interpellation eur les élections remises aura été débattue par l\u2019Assemble.l'aris, 21 -MM.Gambetta et Jules Favre ont comparu, au- Jourd'hui, comme témoins devant la cour Martiale de Versailies.La salle daudieuce était comble et les dépositions paraissaient provuquer le plus vif intérêt.Favre rendit compte de ses entrevues avec Bismark at ce dernier lui à déclaré qu'il ne croyait paz à la reconnaissance par le maréchal Bustine, du gouvernement de Septembre.Ce rapport crés (8 sensation la plus profonde parmi l'auditoire, Londrer, 22.\u2014Des dépêches apéciales de Madrid adressées aux jourtaux, ce matin, confirment ls nouvelle q ie l\u2019entrevue cutee le gouvernement et le ministre Sickleam été très-orageuse.Sicktes voulait partir de Madrid à canse des démonstrations me- naçautes que la toulea faites dovant sa résidence, mais les officiers du gouvernement ayant dispersé lu foute il veut décidé à rester dans la ville, ANGLETERRE.Londres, 17.\u2014Le 7'imes de ce matin cousacre un article éditorial a Vatluire du Virginius, D'après ce journal, l'île de Cuba serait certainement annexée aux Etats-Unis si le gouvernement démocrate était au ponvoir.Si l'Angleterre, ajoute-t-il, est appelée à venger l'assassinat de plusieurs de ses sujets, efle n'aura aucune raison de nu pas reconnaire l'indépendance de Cuba.Le gouvernement américain doit adopter une telle ligne de conduite, Lotulres, 18.\u2014Des nonvetles en date du 27 ortobre, disent qne les troupes anglaises qui marchent contrs les Ashantees, sont à présent à vingt milles plus loin que Elmena où ont eu lieu les récents combats, Lua Ashantees ont été défaites après avoir perdu un grand nombre de soldats tués ou blessés, Leurs villages ont été rasés et ils retr.itent à présent sur Coomassie, et se rllieront, selon toute probabilité sur les borda de la Prah.11 y & eu de nombreux décès parmi les troupes.L\u2019OPINION PUBLIQUE.Sir Garnet Wolseley est pérti kier soir {36) avec seulement 100 soldats de l'infanterie du marine dans le but de harasser l\u2019arrière-garde de l\u2019armée ashanteo forte de 60,000 hommes et qui bat en retraite vers lv Prah, ; Les marchands pensent que c'est une ruse de la part des ashantees dans le but de faire éloigner los troupes anglaises de la côte et pour attaquer vasuite la forteresse et les forces qui sont sous le commaudement du capitaine Glover, Sir Garnet Wolusley fait de grands efforts pour accomplir ce qu'il a entrepris et d'après ce que l\u2019on peut voir l'expédition promet de réusair.Londres, 19.-\u2014-Les jourmaux du jour, expriment l'opinion que les gouvernements anglais et américain aglrout de concert pour régler les présentes difficultés qui viennent de surgir entre ces deux puissances et l'Espagne.ETATS-UNIS.New-York, 17.\u2014Le gouvernement américain a officiellement appris, tuer, que 60 autres prisonniers du Virginiua ont ête ex6- cutés Parmi eux ve trouvent 15 sujets anglais.Le gouvernement anglais & dû recevoir la mêmes nouvelle.Las Tribune de Washington annonce que le général Sherman est opposé à la guerre avec l\u2019Espague.Les forces militaires des Etate-Unis ne sont pas asses biet organisées, Le général, en définitive déclare que ce serait une imprudence pour son pays d'engager des hostillités, Le procureur général à Washington eat aussi du même avis.New-York, 17.\u2014Une dépêche de Washington fait dire à l\u2019amiral Porter que la marine américaine n'est pas en état d\u2019entrer en parallèle avec la marine espagnole.Washington, 17.\u2014Daus une conversation, le Président Grant à déclaré que ia ligne de conduite à tenir vis-à-vis de Cuba était toute tracée, Itecuellir toutes lesinf>rmations, connaître à fond les circonstances qui ont accompagné ce lamentable événement, c'est le devoir du gouvernement avant qu'aucune initiative ne soit prise, Quant à lui, il n\u2019a pas changé d'idée dans sa politique au su- Jet ue l'Ilede Cuba.Il est fier que les organes de l'opinion pn- blique aient protesté contre une violation aussi flagrante du droit international.Le Président n'est pa capable de déclarer le guerre.La question sers soumise au Congrès qui doit bientôt s'assembler et le peuple américain doit gs préparer aux ôvé- nements, New-York, 21.\u2014Une dépêche spéciale envoyée par le cable de Madrid, en dute du 20 courant, au Æfersid, dit que la situation est grave.Il ÿ a eu un sérleux malentendu entre le ministre Sickles et le cabinet espagnol.A l'arrivée ds ls nouvelle de ls capture du l'irginiue, le président Castelar, se rendit à la légation des Etats-Unis y exprimsut son regret pour ce qui veusit dy se passer, et ordonus la suspension de la sentence.Lorsque le secrétaire Fish, télégraphia la nouvelle de l'exécution, le général Sickles, envoys une note & 2 heures du matin, demandant le statu quo.Le secrétaire dws affaires étrangéres, répondit en demaudant de plus amples détails, et disait en même temps que le général Sickles navait pas le droit d'agir ainsi ; alors le général Sickles, adresss au nom des États-Unis une protestation formelle, contre les cruautés inbu- maines commises à Sautiago de Cuba, et contre l'insulte que l'on venait de faire au drapeau américain.À la fin de l'untre- vue Sickles demanda de nouveau \u2018jue l'Espagne furça le cabinet de Cuba, à suspendre les exécutions.Le ministre espagnol des affiires étrangères déclara alors hautement qu'il ae permettait pas à ickles, du discuter sur les ada'res municipales de Cuba.L'introvue ss termin+ alors d'une manière peu satisfaisante, Sickles disant qu'il n» voulait pas avoir d'uutres relations avec le ministre, ai ce n\u2019était que celles purement offi-ielles.Les espaguols bläment les Etats-Unis su anjet de l'insurrection cubaîns, et déclarent qu'ils feront la guerre avec plaisir.Le ministre Sickles dit qu'il ne voit pas comm mnt l'on pourrait éviter ls guerre, vu que l'Espagae refigo dt faire aucune concession, et le peuple espagnol defend au présilent Castelar de ne rien concéder, Les républicains extrdmee favorisent les vues des Etats.Unis, au sujet de cette affaire.New-York, 2l.\u2014Une dépêche spécinle de la Havane au Herald, mande ce qui auit : Le Diarto dit aujour.hui qu'il ne voit aucune justif-ation à la déclaration de guerre qui msnace Cuba u l\u2019occasion d4 la capture du Virginius, mais que si le conflit s'engage, Cuba imiters Cartage, Numance et Sagonte, et fora I'admiration du monte par son héroisme.New-York, 22.\u2014Tweed est condamné à 12 snuées d'empris- sounement dans ls prison de comté et à une amande de $l2;- 750.Tweed » regn sa sentence avec calme et n été conduit sous bonne garde Il est maiot-nant âgé de 66 ans.[| aura donc 78 au terme de sa punition.- Washington, 23.\u2014On commence à discuter l'affaire du Vir- ginine avec plus de calme.C'est l\u2019opinion générale qu\u2019il n\u2019y aura pas de guerre» entre los Etats-Unis et I'Espague.» On parle bzaucoup de soumettre l\u2019affaire du Virginius à des arbitres; ai on adopte ce moysn de régler ls duticulté, l'empereur d'Allemagne sera probablement arbitre.ESPAGNE.Bayonne, 24 \u2014Don Alph vase frère de Don Carlos & été nommé géuéra\u2018isstme dus forces carlistes.400 républicaine, paraît-il, ont péri dans une bataille livrée aux curlintes, Mad-id, 21.\u2014En présence de l'attitud- prise par M.Layard, consul anglais en cette ville, le général Sickles à euspendu nes préparatifs de départ.CUBA.Ls Havane, 19.-Le général commandant ce département a reçu uns lettre de l\u2019archevôgue catholique dans laquelle fi dit:-\u2014Notre cœur bat de joie quand nous annonçons à votre Excellence que parmi l'iquipage du Virginius, il y en à vingt qui demtndirent d\u2019eux-mômes à devenir catholiques et qui furent baptisés dans notre sainte religion avant d'ôtre fusillés, ITALIB.Rome, 20 \u2014Le Pape adressa aujourd'hni lu parole aux étudiants qui doivent quitt«r Rome & cause de la suppression des ordres religleux 11 conseilla aux étudiants américains de se défier de l'excessive liberté qui règne dans leurs pays, et établit en même temps un contraste entre la non-intervention du gouvernement avec l\u2019Église aux Etats-Unis et les persécutions auxquelles elle est en butte dans l\u2019empire d'Allemagne.27 NOVEMBRE, 1878.DATE DE LA MORT DB JOLLIET.\u2014_\u2014 Ottawa, 13 Novembre 1873.Monsieur.Un correspondant du Frans Purleur qui mgne \u201c L.J.G.\u201d (1) me prie de dire eur quelle autorité je m'appuie pour indiquer dane mon Dictionnaire Genéslogique que Louis JoL- LiEr mourut \u201c entre le mois de Mai et d'Octubre\u201d de l'année 1700.Rien «le plus agréable que de fournir des preuves.quand on en à.Fort heureusement, je Puis en état de le faire, et voici comment.; Rappelons-nous que MM.de Callières et de Champigny écrivent, dla date du 18 Octobre 1700, * que Jolliet est mort.\u201d Consultez les régistres de la paroisse Notre-Dame de Québec, à la date du quatrième jour du mois de Mui 1700, et vous trouverez, parmi les témoins du mariage de Jérôme Corda avec Anne Normand dit Brière, ls signature de « JouuiET, HyprooraPuE py Rov.\" Done Joiliet mourut entre le 4 Mai et le 18 Octobre 1700.Mnintenant, si l'on peut prouver, comma il paraitrait qu'il fut inhumé dans une des iles de Mingan, il fau-lra en conclure que la mort eût lieu au moins assez longtemps avant le 18 Octabre pour que, à cette dite, MM.de Cul.lière et de Champigny en eussent été avertis à Québec.Voilà ce que je sais.Nous fera-t-on le plaisir de com- Plater ces renseignements par le titre et la date, ou méma e texte du document qui permet de dire \u201c qu'il fut inhumé dans une des iles de Mingan, cells qui est située devant le Gros-Mécatina.C'est ce qui reste à prouvar, pièce en main.J'ai bien l'honneur d'être, Monsieur l'Editeur, Votre tout divoué serviteur, Cyrr, Taxotay, Ptre.(1) Franc Parleur, 10 Octobre 1878.NOS GRAVURES.LA CONNISSION DES NECF On se rappelle qu'au commencement du mois d'octobre, Je 4, croyons-nous, les délégués des fractions conservatrices de l'Assemblée se réunirent ches un de leurs coliègues, M.Aubry, afin d'étudier los moyens d'arriver à uu prompt accord entre la droite et le centre droit, en vue du rétablissement de la monarchie.Ce travail, alors très-comoliqué, fut cuntiô à une commission, composée de neuf membres, dont voici les noms : .le général Chaugaruier, député de la Somme ; .Chesnelong, député des Basses-P yrénées ; .Lucien Brun, député de l'Ain; - le duc d'Audiffret-Pasquier, député de l'Orne ; .Callet, député de ia Loire ; .de Labassetière, député d : la Vundée ; .Combier, député de l'Arlèche ; le comte Daru, député de ls Manche ; le baron de Larcy, député du Gard.La commission, ainsi composée, se mit immédiatement à l'ænvre, et après avoir arrêté le programme des garanties cous- Ututionuelles auquel elle eubordonnait le rétablissement da la royauté, d \u2018ux de ses membres se ren laiont aupras du comte de Chambord, à Phalsbourg.Ces deux membres étaient MM.Lucien Brun et Chesnelong.Ile eurent avec le chof de la mui- son de France plusieurs couversations importantes, et, finalement, ils arrivèrent à Un acco-d sur la question du drapeau et sur la question non moins décisive des garanties constitutionnelles.La commission des neuf se trouve donc avoir joué un rôle considérable dans les négociations dont il s'agit, et, quel qu'en éoit le résultat, nous avons peusé qu'il n'était pas suus intérêt de donuer les portraits des députés qui y ont pris part au môme titre dans des proportions diverses.EREEERRER LE CHIEN DU BERGER.Fidèle à son maître, il pleure aujourd'hui sur son cercueil.Un a bien raison de dire que le chien est l\u2019ami de l'homme.Combien y at-il d'autres amis du berger qui pleurent en ce moment ?LE PONT INTERNATIONAL.Une dépécha tél graphique annonçait l\u2019autre jour que le pont international de Batdalo étaittermiué et qu'il serait bientôt ouvert à la circulation, C'est assurément l\u2019une dus nouvelles les plus importantes pour le commer'e canadien et pour l'avenir «du grand tronc.Le pont international relie la fronti\u2018re américaine au Canada.C'est un immanse tube de for jeté à travers la rivière Niagara et qui coûte plus d'un million et demi de dollars.Il est construit d'après le même système que le Pont Victoris.Le changement de la largeur du chemin et l\u2019ouverture de ce pont mettent le Grand-Tronc en re'ation avec 150 chemins de fer américains, avec lesquels 11 échange maintenant le trañi.Déjà une immense augmentation en a été le résultat qui ne peut manquer de s'accenruer de jour en j ur, et l'on parle déjà de constraire une voie double afin de perm-ttre au trafic de se développer sans entrave.reuses nouvelles les actionnaires du Grand-Tronc se sont réunis à Londres et ont passé un vote de remerciments aux employés de la compagnie en Canada pour la promptitude et l'habileté consommée dont ils out fait preuve dans l\u2019exécution de ces grands travaux.fm LA yRTUNE D'UN PRÉSIDENT \u2014M.Johnson, prédécesseur du général Grant comme président des Etats-Unis, n\u2019a pas profié de son passage à ce poste élevé pour faire fortune.Tout son avoir consistait en une somme dv $70,000, déposée dans la First National Bank, de Washington, qui a fait f illite pendant la récente panique et qui paie aujourd'bni 30 Jo cent i ses créanciers.La modeste fortune de l'ancien président se trouve donc réduite à $21,000. .- w | ! p i | Li, on > Æ | = pe rk, ine Too ; 5 5 i es ht =A =?2 ef HE BE 2 GT AE 9 Ji LE: ÿ {7 7 1 IAEA RAS .4 pri $43 0 v Fi LE Ge, A a 572 D PS 74, 247 se eo A > COREA 2 7.573% 1e 5 AN = 54 2 FX XN \u201c É fit fh 23 Ba wh =~ Zz Zz ho Xs \u2014 A CF ae mes É 23 A = FE 7 = LE Hat ER a i - fd + \u2014 3 y; Pa ps Lin I ~ a AE a #5 A = : ui fp ee lm il 1 ç > = ors mad De | [a 13 2 A de Larcy.5.M.Oallet.6.M.Daru.7.M.de Labassogidre.8.-M.Combier.9.M.Luclen Brun.ol $ = a I\u2019HON.ED, BLAKE.> ~ 8 IN £ \\ 4 M.pS ye su Lo i a.8 Pa ; > dé A Ww - Pasquier.5 : Ra) \\ > ES y Ni \\ = 7, seh Wa 75 > 2 a 2 7 7) A ¢ 7 % 7, Fuanos.\u2014 L\u2019ASSEMBLEE NATIONALE.\u2014LA COMMISSION DES NEUF = MALTE Pr SA A CU LG = y À a » \u20ac = ih ~ Na / / il NS J 7 AN y > a NBRE, 1873., .1.Le général Changarnier.2.M.Chesnetong.3.Le duo d'Audiffret 27 Novr = me \u2014_ _ + A 3 NI ARR dean AAR IRL re ESSSIIN 5 BE i iN ER NX \\ SIRS Naa a RE \u201cSN S } il \\ x \\ \\ N \\ Shin Se SEA SSN) \\ = SN A \\ > SENS AN \\ \\ \\ N > ; \\ NN ne N = ess > po ÈS = = | = = 2 = = = - = = = = = De i - - AA Ei a \u2014 ee == En = = ee = = \u2014 \u2014 \u2014= pee ee = = = \u2014 = a 2a a pence 2 pal Frs = am Tn Eee ee \u2014 = = === == \u2014 == Ee Ste To = L'Hppvios P'UALIQUE.Hu ee TE me = eg = = = = \u2014 ES = = == _\u2014 \u2014_\u2014 200 kd , À EE =r, POE == es === yp ro oo - 7 2 a 7 Ii GE CL NovkunRe, AU 70 77 CE i 1878, { i A Ÿ 4 j i 7 3 i ; ay = = 2 ot Ji = PLETE = \u2014 i Ee ar = = =\" \u2014\u2014\u2014 re =F =a Es Es rl: és CEE EN eee Ce ET ee ee Ep = = JE == Se ot mo a ET Nat TE = ae FES css =.° SE = ce == == = a a = = a 7 pos ] A =n = == + i A i secs | em Te Va 2 i 7 = 17 GE, Se ) 3 tree hr PE [RE Ÿ = ol EY 3 | dL 24 be À \\) te JA 2 Es Fes à \" Az] fn 03 We ¥ \u201cri Le Die i Ey ) -, = ik ÿ N A s:$ EY % 4 a ; ve | Ee * .Ru NRG 5 , ; Ry \u201c j MH J | = 25 = + SE i = _ Sad À * = AFF i ï ih He { A es za NE BY Fe = Sry 5 == agin.> ST Sey ) 2% == = UE i i = = = A EH \u2014 i # 68 ; j & = pi, i / LE CHIEN DU BERGER.bry i! ¥ NN 14 ki XL ig ¢ pe À N, = Cr UD '§ ETE ae ea == = « Ser == ces ES = \u2014= = ET oe ee ee PE eet = == = SE EE M ES ESS Es =e = ea === Ea = = és \u2014 =r = 4 Fa 7s .A ; \\ eh AR a 7 x à CE A CE 5 Z 5 a IY = i == A J it a oF Z RE ii 5 Ar 7 = i Pa tg Li GE EE ER 5 = Fat 5 ES PR EE = = SE Bi 22e \u2014 a x, Er =f 574 PUBLIQUE.27 Novembre, 1878.= L'OPINION oo = Ri rm 44 % # { 4 J © , A J 4 + | WM bu ® |; I HA oh (4 +} ! af N i) + a vt / sg RUE in j \\ 43 | | i Ge) j je : |, pre J me \u2018 | 4! di bg à ; X { 1 = I] Dies 1 TRE Rw dy il À wi hf i) Ii Ii (7 f il [VON Ww a el! \" Ing, i), ny WY a & fl Lai | Lo\u201d Hin ot Ce ee hy i Le wf.~~ af # | to] 13 » À \\ KN ve bry N + # I ! > Lu KS we i ja | Fi VUE DES RUINES A LOUISBOURG,C.B i Ll ! if gi ; i él Bl D ESE 4 Zz) If] | J \\ PSS | a a 1 7 \u2014 Wl \\ auf, tn | M « ÿ , il FES > = i ih 4 4 WR fg W IN ASS x th! fig H i N git RE Fl a It i \u201d di 4 i iN 13 olf le SN fl 4 pu] iI 26 ' A = AR hi fe ÿ ill If [ZZ EN é A in à ln Hi j ÿ BON x LN ÿ if i iat.> ki Le ha ÿ {Il UN Gite ii ho = J pi Rd 4 | pe ee Ê > (CSS SS Pov fy ee Pa a en D ' Fu, 1) ko A: } | = \u2014 = # ét 4 ' | iT | Ut 3 A | \u2018a 1 | 1 Te Un fr} pes ! te VE.ue 1 j it, = LE PONT INTERNATIONAL, RELIANT BUFFALO AU FORT ERIE i Pgs 0248 te A il 173 = 4 [i 7 il fio I | it | ij Ve Don ja fu t ne Le | i A == i | 4 Er b | i ih # fi Ir frire | 1h il | \"afp B = | | { p mili Il il = = fa | | 4 LA | fi i y\u2019, À Jia E i il Hil hl # fl J | | G |.he \" | | Ir ii % if fi = = [+ .fes ra oo \u2018| if 5.bi Py I I 4 in Al I tN i # Wl Ir 1 il il \u201cil £4 = 4 itr 2, EMBOUCHURE DE LA RIVIÈRE MIRA, C.B OST ED (J to fd ji \u201cI 1 4] 2 Ru 2 h k Hl | Ia po | 4 i ih | hl if A Cu) i / 4 Li | i 4, ! be fl i r I bel | | ui fi vil fl i n fi 24 i i 7 4 Jit i jis! is) 3 foi 7 ba Hy ro 1 Hy | il Ii Ÿ | 4 « He | | | \u201d i ; iil ii it ld Ia an M firs 1 i il Fi it Li Le 0s pn [ip ql | | (i il il i : il | re Cent \u201ced i a Lr À il i | id fit À fai fil ri ia Wis iH i! 27 Noveusre.1878.L'OPINION YUBLIQUE.676 ON PUBLIQUE.L'OPINI JEUDI, 27 NOVEMBRE 1873.A TAAVERS LE T/MES.Ily & deux hommes on Europe.rceptre ni couronne, sans trésors, sans armées, sans états.Il n\u2019a qu'à se baisser pour ramasser un diadème ; tous les jours de nombreuses délégations lui arrivent pour le presser d'accepter ; tous les jours la presse habile et les hommes d'état forts en expédients lui conseillent de faire une légère concession moyennaut quoi tout un peuple en allégresse se jettera dans ses bras, lui jurant dévouement et fidélité.Et lui répond toujours à ces gens confits dans l'adresse : à quoi sert une couronne, à quoi sert un rayaume, à quoi sert un empire, si je Inisse dans le sentier qui y mène mon honneur et ma force?Je représente lu monarchie catholique; je représente la politique catholique; la France ne roule dans le malheur et la d\u2018mugogie depuis quatre-vingts ans que parce qu'elle à voulu une politique sans Dieu.Je porte avec moi le principe qui la sauvera ; je ne puis renier co principe, ni l'entamer par la moindre des concessions.Nous avons, dit-il, ensemble une grande \u2018\u2018 œuvre à accomplir.Je suis prêt, tout prêt à l\u2019entre- \u2018+ prendre quand on le voudra, dès demain, dès ce soir, dès ce moment.Cest pourquoi je veux rester tout en * tier ce que je suis.Amoindri aujourd'hui, je serais im- + puissant denruin.\" C'est li.ou les mots n\u2019ont plus leur sens, le type accompli de l'honneur politique, de la tidélité aux principes et «du patriotieme.Où sont aujourd'hui les hommes qui ne sont pus prêts à tout trahir, à tout sacrifier pour un royaume ou même pour un simple portefeuille ?\u2014\u201c Kari nantes in gurgite eastn : En E irope comm» en Amérique, les gens habiles sont les plus nombreux, forment la majorité gouvernante et n'ont qu'un regard de pitié pour ces demeurants d\u2019un autre âge, imbus d'idées suraunées et qui croient qu'on peut maner le monde avec des principes honnêtes et le sentiment religieux.Henri Vest done un grand homme et ferait un grand roi.Il ramènerait la France aux jours glorieux de son unité puissante.Une France franchement catholique et unie sous un Bourbon honnête, grand et vertueux.de quoi ne serait elle pas cipable ?Q l'en savez vous, nous demindera peut-être quelque républicain libre.penseur ?Nous pourrions nons contenter de répondre que l'histoire se répéterait, et que les pria.cipes qui ont d>jà fait In gloire et le bonheur de la France L'un est en exil, sans mêmes ennemis, quand ils expriment l'espérance que Le Times publia le sermon ec tenta une réponse, dont le des sentiments aussi nobles, aussi beaux, aussi désinté- | trait principal était un appel aux préjugés des protestants.| ressés et aussi patriotiques que ceux manifestés dans aa Il eut le malbeur de mettre en doute l'exactitude de l'in- lettre, sont pourtant de nature à le faire repousser par terprétation donnée par Mgr.Manning aux lois de la | le peuple le plus clievaleresque du monde.\u2018 Prusse sur l'Eglise catholique: c'était une manière de °\u2019 dire que ces lois n'étaient pas aussi mauvaises qu'on le Allez! il n\u2019y à pus deux manières de raisonner.Siuves disait.Dés le lendemain, le Zimes recevait du noble Ar.ennemis tremblent à l'idée d'une France royaliste sous chuvêque le texte allemand et le texte anglais des lois le scoptre d'un Bourbon digne des saint Louis, c'est Falck.11 publia l'envoi, Avec un éditorial qui prête à rire qu'elle recouvrerait par là son ancienne gloire et son an- ' et restera longtemps comme monument de confusion.tique splendeur Muis, patience; le jour de la grande Une colonne durant, le grand journal veut et ne veut pus ; restauration arrivera.\"il ne peut pas approuver les lois Fulk qui violent toutes \u201cls France, dit llenri dans sa lettre à M.Chesnelong, les libertés; mais il n'ose pas, nn plus, blâmer son ami \u2018 ne peut pas périr, car le Christ aime encore ses Francs, Guillaume, pour le quel il s'était trop avancé et compro- \u201cet lorsque Dieu & résolu de sauver un peuple, il veille mis dans une défense inconsidérée.* à ce que le sceptre de la Justice ne soit remis qu\u2019en des | Ainsi finit ce grand débat, dans lequel le Times, aux ** Mains assez formes pour le porter.\u2019 C'est notre espoir, yeux même des lecteurs protestante, n\u2019a pas joué le plus comme celui de tous ceux qui savent aimer la France.| beau rôle.°° i Se L'autre grand homme, beaucoup plus grand, c'est le Voici le programme des /ume Rulers, tel que récem- Pape.Celui-là est en prison et ne peut plus vien; il ment formulé : il n'est pas maître de ses mouvements.Mais il est lere- lo.Droit et privilège pour l'Irlande de tuire ses propres présentant de la justice et de Dieu ; il est le souverain affaires au moyen d'un parlement composé du Souverain, de centaines de millions de catholiques.des Lords et des Communes d'Irlansie.Napoléon ler voulait que l'on traitât le Pape comme = 2%.Garantir à ce parlement, au moyen d'un mécanisme s'il commandait à deux cent mille soldats.Victor Em- | fédéral, le droit de légifèrer sur toutes les aftiires inté- manuel, le spolisteur, n'est pas du même avis; ce qui rieures de l'Irlande, ainsi que le contrôle «le toutes les n'empêche pas l'Immortel Pontife de parler et d'agir | ressources et de tous les revenus de l'Irlande, avec obli- comme s'il était libre et à la tête de la meilleure armée gation de contribuer aux dépenses de l'Empire.du monde.Tout prisonnier qu'il soit, sa parole seule Jo.Laisser au parlement Impérial le pouvoir de régler cause plus d'émoi que le mouvement des bataillons prus- ; les questions concernant la Couronne, les colonies et *iens.Guillaume vient de vaincre, d'humilier et de autres dépen lances de l'Angleterre, les relations de l'em morceler la France; il se croit tout puissant et ne veut ' pire avec les puissances étrangères, et tout ce qui touche pas souffrir, même chez lui, l'ombre de ls contradiction ' à la défense et à la stabilité du royanme en g'néral, ou de la proclamation de la vérité.Il aie malkeur d'a-| 40.Ajuster les relations entre l'Angleterre et l'Irlande voir pour sujets quelques millions de catholiques.Sur tout en rerpectant les prérogitives de la Couronne et les le champ de bataille, il les trouve bons.Mais une fois principes de la constitution.la victoire assurée, leur concours n'est plus aussi indis- | C'est, en germe, tout notre système fé-leral.pensable.Ils génent juelque peu les plans de prussifi- oe ration de Bismark et de l'Empereur Guillaume.Sous le , prétexte qu'ils manquent de patrintisme et d'esprit na- | tional, on les perséeute à outrance et l'on a organisé | contre le clerg* un système de restriction et d'oppression ' .: des plus odieux.Le Pape, dont © les mains enchainéos dais peuvent se gouverner tout seuls.| bénissent toujours le monde,\u201d a cru de son devoir d'in- .1 Le Times, duns un article plein de sarcasme, trouve assez benin ce programme et conseille au parlement Impérial de l'accorder, s'il peut se convaincre que les Irlan- tervenir par une lettre à Guillaume dans laquelle il re- Les anglicaus font force meetings pour protester contre vendique les droits de l\u2019Eglise, Ce n'est pas un habile l'introduction de !a confession et autres pratiques super- politicien ; il ala parole nette et Franche; il parle en pon- atitieuses dans \u2018 l'Eglise Etablie.\u201d Toutes ces prati juou tife eten Szint.Il dit cwrément à l'Empereur que per- dégradent l\u2019homme, moralement et socialement, et en- | sé \u2018uter l'Eglise, c'est ruiner son propre trône.tament la pureté de In doctrine de \u201c l'Eglise Nationale.Guillsume répond, s'excuse uu peu, accuse beaucoup, Et ces braves gens demandent au parlement de faire | nie énormément et prétend que le clergé conspirant ' cesser cee abus et ces dangers.Ils rient de notre croy- contre lui, il est oblig* de se défendre etde porter contre #nce à l'infaillibilité du Pape et ils ne s'aperçoivent pas lui des décrets anolins qui n'attaquent en rien la liberté ! qu'ils se donnent un mnître soutflat on instituant un Pupe ne pourrsient aujourd'hui là perdre.et l'action de l'Eglise, M vis qu'on regarde plutôt autour «a la France.Qu'on oe voie ca que pense ot ce qu'éc-it la presse qui représente | Les deux lettres ont fait le trur de la presse du monde ses ennemis.Qu'on lise, au milieu de toutes ces lettres (entier.Les catholiques se sont réjouis de la démarche ! \u201cque le Times reçoit de toutes les parties du monde, czlles \u2018 de Pie IX: les libre-penseu\"s et les protestants s'en sont \u2018 | Parlementaire.qui lui sont adressés de Berlin.Le Times lui-même ne peut réussir à déguiser ses alarmes et les anxiété de l'Angleterre dns les nombreux éditorisux qu'il consacre depuis quelques semaines au Comte de Chambo-d.Tant que n'a pas pwu la lettre adressée à M.Chesne long.et «19 les app+renses de restauration légitime étaient Fivorables, le Times s'ingéniait à trouver des ar.gaments pour pluider, ax nom des intérêts de la France, l imapossibilit d'une royaut* de Droit Divin, brocard dont on se sert pour énoivanter les imbéciles et les béatiens de la démorratio de partout Duns son zdle de fraiche due pour la France, il allait juiqu'à croire qu'un régime bast eur les traditions du moyen-dge pourrait méms mettre en danger la paix de l'Earope, Le Times, qui est un des lribiles de l'école révolutionnaire, a juste assez ie flüir pour comprendre ce que pourrait une France catholique et unie, gui liée par un Souverain qui saurait ce que contiennent de puissance toux les éléments religieux groupés en faisceaux serrés.Les catholiques d'Augle.terre, d'Irlande, de l'Allemagne, le savent bien, eux, Et vaux d'Italia, d'Espagne! Il y aurait à faire bien des restitutions et d3s restaurations, qui profiteraient aux peuples et à l'Eglise.«quant à lu presse du Kaiser et de son Bismarck quant aux correspondants prussiens du Times, ils ne pre nuient pas mé ne la psine de cacher les terreurs et li rage que l>ur inspirsit la perspective d'un Bourbon assis sur le trôna d'une France mmnarchique.Aussi, quelle Jrie, quel immense soulagement a éprouvé tout cs monde ennemi et envieux de la Frince en lisant la lettre de Henri V 4 M.Chesnelong.lettre dans laquelle les Pras.siens du Times et de I' Allemagne e3pdreut voir se dissiper les derniéres chances de la restuuration! Cette joie, ce soulngement prouvent deux chnses : la peur que cause aux ennemis de ln France l'avènement du Comte de Chambord ; le mépris qu'ont du caractère français ces | alarmé:.Un a trouvé hardie et présomptueuse la remontrance énergique d'un vieillud impuissant et désarmé, | Mais tons, ennemis d'clurés ou fidèles d'ivoués, ont été : obligés de reconnaître et d'aimirer le courage du Pape | \u2018qui, du fond de sw captivité, sait oublier ses propres ! mrlheurs, défenire les droits de ses enfants et parler aux | , gr ads et aux puissants le lang :ge apostolique.e La réponse de (Guillaume, qui s'est fait attendre, était { pleine d'habileté et d'astuce; on y sent la colloboration du Grand Chancelior de l'Empire, Elle a fait les délices du Times, qui fait la cour à la Prusse depuis qu'elle est si | puissante.Il a écrit de vigoureux articles pour blimer le | Pape et approuver Bismark ; ces articles portaient I'empreinte de Ia réponse de Gaillanme : de l'habileté et beaucoup de mensonge.ve .Le Times commençait à Jouir de son triomphe loraqu'un nouveau jouteur est entré en lice.Il porte, celui-li, une brillants et solide armure; il est grand orateur et écrivain distingué.Quand l'archevêque Manning parle, on peut «lire que toute l'Angleterre, mé ne I\u2019 Angleterre protestante, ¢coute respectueusement.Dans un sermon fait dans l'église de St, Edouard, Westminster, sermon qui restera comme l'une des plus belles pages de l\u2019histoire de l'Eglise, il à disséqué et réfuté la lettre de l\u2019Empereur en termes mesurés ot convenables, mais très énergiques Il! à traité de criminelles inventions les accusations de trahison et de rébellion portées par l'Empereur contre le clergé I catholique d\u2019Allemngna; il a analysé ensuite clairement les lois rézemment adoptées par la Prusse contre \\es catholiques; pas de persécution plus odieuse Ces lois violent les liberté» les plus essentielles de l'Eglise : elles lui } | | prêtres.J.A.Mousseau.CHKUNIQUE La rumeur a cireulé dans la capitale que Su Majesté la Reine étalt morte.Il est inutile de clire que ce canwd a fuit sensation.ir John A.Macdonald a refusé la candidature que lui offraient ses amis de Toronto-ouest.Le Globe dit que M.Frazer doit remplacer M.Scott dans le cabinet d'Untario.° M.Farrer à quitté la rédaction du Muil, et il est parti pour Lennox dans le hut de travailler pour M.Cartw-ight.\u2026 .On craint des troubles dans le Nord-Uuest, en conséquence de ditticultés parmi les Indiens.Une collision sanglante a eu lieu entre les Pieds Noirs et les Cris.On pense que c'est le résultat du mécontentement des Métis.M.Euclile Roy, marchand de st.Pie, à été nommé Conseiller Législatif à la place de M.Armstrong décédé.M.Roy, méritait cette distinction par sa furtune.sa position sociale, ses taleats.On lit dans le Times d'Ottawa : «Le grand jury de Winnip-g a trouvé fundies Jes accuss- | tions de meurtre portées contre Riel et Lopine.Le Département de la Justice, ici, à été informé du fait par le Lieutenant- Gouverneur Morrie.On dit que le jury cst mixte et il est bien possible qu\u2019il y ait condamnation \u201d La Gazette du Canada gui & paru sumedi contient les no- minstions suivantas faites par l'antisn gouvernement : refusent le droit de juger ses enfants et de former ses l\u2019hon, Jos.Royal, MM.Pierre Dslorme et W.R.Bown, membres du Conseil du Nord-Ouest ; Robart Wallace, ins - pecteur des bureaux de Poste dans in Colombie; A.Me- 576 L'OPINION PUBLIQUE 27 Novzubre, 1878.Gillirray, officier des Douanes dans la Nouvelle-Ecosse; W.R.Maingy, percepteur des Douanes à Kingston ; T.R.Ferguson, percepteur des Douanes à Collingwood ; P.Wheeler, offi-ier des Douanes pour le Nouveau-Bruns- wick ; Thomas davoy, do; Nathan Tupper, percepteur des Douanes à Amherst, Nouvelle-Ecosse ; George Gott, officier de Douane pour ls Nouvelle-Ecosse; Patrick Beniteau, pour Untario ; John P, Purcell, pour Montréal ; Michel Gauvin, pour Québec.oe À la suite de la publication des dépécher télégraphiquos échang'es entre l'Achevêque et le Cardinal Barnabo, reproduites par nous dans notre dernier numéro, Mgr.de Montréal a adressé à 1'Archevéque une lettre dont l'extrait suivant fait connaître le sens: \u201cQui pourra croire après ce\u2018a que le décret de N.-D, de Grâce n'a pas été réformé conformément aux injonctions du St, Siége?Out, H l\u2019a été, et il l'a été dans un temps où le dit Décret Apostoliqu» n'était pas encore émané et où par conséquent V.G.n'avait pas été établie juge des réformes en question ; il l'a été enfin de manière à pouvoir atteindre le but que se proposait le St- Siège savoir: la reconnaissance civile.J'ai done de justes raisons de me plaindre de ce que V.G, fait entendre, dans son télégramme, que \u201c l'érection civile de la paroisse de N.-D.de Grâce est bâsée sur un décret non-réformé.\u201d e On lit dans le Canadien : Svmedi après-midi, le Président de la Compagnie, M.le colonel Rhodes, MM Renaud, Taschereau, le maire Garneau, F.Burstall, et les avocats de 14 compagnie, MM.Alleyn et Chauveau, ont eu uns entrevue avec les membres du gouvernement de la Province.«Ils ont représenté que les étendues de terre données au Chemin de la Rive Nord ne représentaient pas 2,700, 000 Acres ; que ces terres n\u2019étaient pas de ls qualité promise par le gouvernement.Ile ont offert su gouvernement de reprendre ses terres et d'émettre la place £3 000,000 de débentures payées au pro raia du progrès des travaux et garanties par le chemin.Nous ne con- maissons pas la réponse que donnora le gouvernement.\u201d oe .Une dépêche adressée au Globe dit que l\u2019Association de Réforme de B-uce Sud s'est réunie à Riversdale et a passé unanimement des résolutions par lesquelles alle approuve la conduite de M.Blake.Nous apprenons que le livre de \u2018M.E.Lareau, intitulé : « Histoire de la littérature Canadienne,\u201d doit paraître au commencement de décembre.Ce volume comprendra 500 pages, format in-8.Des souscriptions en faveur de Louis Riel s'organisent depuis quel jues jours dans notre ville.Les listes se couvrent rapidement de signatures.e .M.J.O Joseph, avooat, seorbtaire du barreau depuis plusieurs années, & été nommé Magistrat Stipendiaire pour le district de Gaspé.\u2026 .La Commission du Havre de Montréal pou-suit ses préparatifs pour le creusement du lac St.Pierre au printemps prochain.de six riragueurs.Le montant de ces contrats est de $270,000.of Le Times d'Ottawa et le Herald de Montréal réclament 11 est peu probable que le Gouverneur consente à une dissolution avant que des élections générales immédiates.le ministère actuel ait compté ses forces en Chambre.oe 0 M.Landry se présente en opposition à M.Langelier, dans le comté de Montmagny.oe M.Euclide Gagnon est nommé Magistrat Stipendiaire pour le district du bas Saguenay.«eo .Ces jours passés, dit le Journal de Québec, les chars arrivant de l'Ouest étaient littéralement encombrés de Cana dians-Français, revenant des Etats-Unis.Nous n'avons pas compté moias de quatra chaire ainsi ch vrgé3.Comme on leur demandait pourquoi ile revenaient ainsi en si grand nombre, ils répondaient : Les boss sont Jailés et nous n'avions plus d'ouvrage.\u201d Ils exprimaient, dans ce langage Etats Unis.Ils arrivent malheureusement, l'hiver, pour être con sommateurs et non producteurs.Ils eussent été si utiles durant l'été qui vient de finir et lorsque |» main d'œuvre était si rare et si chère.Cependant nous leur souhaitons joyeusem nt la bienvenue en exprimant l'espoir qu\u2019ils comprendront qu'il serait mieux pour eux de ne pas laisser leur patrie.8ir Robert Hodgson s été nommé Lieutenant-Gouver- neur de l'Ile du Prince Edouard en remplacement de l'hon.W, C.F.Robinson qui à donné es dém'ssion.e .On prête au gouvernement fédéral l'intention de chan- er le personnel de Is Commission du Havre.MM.\u201cramp et John Pratt remplaceraient MM.Delisle et Workman.Les nouvelles de Manitoha sont des plus mauvaises.Une dép che de Manitoba nous apprend que le grand jury a rendu un verdict \u201c d'accusation fon-iée de meurtre\u201d contre Riel, Lepine, U'Donoghue, Lagimonière, Neau et Delorme, prur complicité dans le meurtre de Thos.Tl est grandemant tems q 10 'amaoistie vienne mettre fin à ce triste état de choses.A une de leurs dernières réunions, les Comuissaires ont accordé les contrats pour la machinerie barbare, l'état intustriel et financier des PEAUX-BLANCHES PEAUX -ROUGES (Drames de l\u2019Amerique du Nord PAR EMILE CHEVALIER.(Suire.) \u2014Une tribu ! qu'est-ce que c'est que çà ?\u2014Une réunion d'Indiens.Il y à des tribus qui en comptent plusieurs millet ce citoyen est un chef ?\u2014Oui.\u2014Comme qui dirait un coronel ?\u2014Tu as trouvé, Jacot.\u2014Alors on vous obéira, mar'chef, quoique ça n'empôzhe, il a une drôle de frimousse pour un coronel, votre.\u2014Tais-toi ! interrompit sévèrement Adrien, \u2014Suffit, 0 ne tait ! répondit le dragon, eu reculant de trois pas, et s\u2019arrêtant fixe, comme œil eût été dans les rangs à un appel.\u2014Cet homme est ton esclave ?demanda alors l'Indien à son sauveur, ==Non, c'est mon domestique.\u2014Tu l\u2019aimes?\u2014Buns doute ; nous avons serri ensemble dans l'armée française.\u2014Ces questions.\u2014Edh bien, si tu l\u2019aimes, continua le Bon-Chien, conseille lui de changer le costume qu\u2019il porte en ce moment; car on voudra le lui voler, et pour ls lui voler, on le tuersa, s\u2019il est nécessaire.\u2014Mais qui ?probablement des Indiens, et probablement aussi des Lrappeurs blaucs; les derniers aiment tout autant ce qui brille que les premiers.Vois-tu ces squaws, là-bas ?Et le doigt du Peau-Rouge indiqua les femmes qui ar- rétaient toujours sur le dragon des regards aussi avides que ravis.\u2014Je les vois parfaitement, dit Adrien.\u2014 Alors sois prévenu que, pour un bouton de l\u2019habit de ton engagé, la plupart risqueraient leur vie.Adrien partit d'un éclat de rire.\u2014C'est impossible ! «iit-il en haussant les épaules.\u2014Crois-en la parole de Shungush-Ouscta, qui n\u2019a jamais laissé sortir un mensonge de ses lèvres.\u2014Mais.\u2014Tu es donc arrivé depuis peu dans le pays ?\u2014Hier soir seulement.\u2014Tu viens chasser sans doute ?\u2014 Non, je viens explorer des terrains miniers.Le front du Bon-Chien s\u2019éclaira.\u2014 Enfin! murmura-t-il.Puis à voix haute : \u2014Les Français envoieut-ils leu-s jeunes guerriers pour reprendre le territoire aux Anglais ?\u2014Cela se pourrait bien, dit Adrien, répandant à une secrète espérance de son cœur plutôt qu'à la quastion de son interlocuteur.\u2014 Mon frère, dit ce dernier d'un ton ému, une affure m'appelle vers l'Ontario.Je serai de retour dans trois ou quatre lunes.Ma tribu est cumpée à l\u2019ousst du grind Jac.Bi, dans tes voyages, tu rencyntres un Nadoessis, présente-lui ce fofem ; et le Nadoessis, homme, femme ou enfunt, sera heureux de se consacrer aussitôt à ton service.Aves ces mots, Shungush-Ousota tira d'un sac de peau de vison pendu eur es poitrine un petit morceau de bois carré sur lequel était gravé grossirement un oiseau de proie enlevant un serpent dans ses griffes.Cette figure est le totem ou écusson des Nadoessis.Adrien prit l'objet et le rit dans sa pooha sans y attacher grande importance, tandis que Shungush-Ouscta descendait, en courant les Rapides, dans la direction du lac Huron.\u2014J'espère que c'en est là un original sans copie, sans Yous manquer de respect, mar'chef, clama alors Goail- ler.\u2014Les Ludiens sont assurément fort bizwre:, repartit pensivement le jeune homme.\u2014 Ma foi, continua Jacot, si vos n\u2019avies pas ét* là, je lui aurais flanqué une girofite à cing feuilles, sans vous manquer de respect, mar'chef.Conçois-t-on un gueux pareil?m'appeler Anglais! moi, un ancien cavalier de première classe, au septième régimeut de dragons ! \u2014Bon, bon; regagnons notre logis, car je suis trempé et je sens qu'il est temps de chauger de vêtements.Vous vous êtes donc jeté à l'eau pour ce consorit-là ?\u2014Non, je l'ai simplement aidé à en sortir.Ces sauvages, marmotts Godailleur, on nous disait que ça nageait comme des poissons.Ah! voyes-vous, il n\u2019y & encore rien de tel que le Te.& il se mit à fredonner sur un air inédit : Mais pour la grâce et bon ton C'est le dragon Qu'a l'hompon.Îls revinrent au village, suivis d'une multitude de ou- rieux qui alla gromiant, jusqu'à ce qu\u2019ils eussent pénétré dans le maisonnette où on leur avait donné l'hospite- lité.Car, à cette époque, on ne comptait pas.comme aujour.d'hui, au Sault Bante.Marie, deux superbes hôtels : l\u2019un sur la rive emériciine, le Chippewa Hotel; l'sutre sur la rive canadienne, le Pine Hotel.Le: voyageu-s entraient daus la cabane qui leur convenait, et jamais ni l\u2019abri ni la nourriture ne leur étaient refusés.En partant il ne faliait poiot parler de payer, l'hôte se serait fâché.Pourvu que vous soidies votre bout = nouvelles des pays d'en ou d'en haut, il était satisfait.Telle était jadis ls pratique chez nos pères les Gaulois.Le voyageur trouvait bon accueil dans la demeurs od il lui plaisait de s'arrêter ; et cette demeure on l'estimait privilégiée.On l\u2019aimait, on la jalousait.- L'étranger restauré, reposé, chacun faisait cercle autour de lui pour l'entendre raconter ce qu'il avait vu, ce qu'il savait.Puis, quand il partait, les vœux de la famille qui l'avait gratuitement hébergé l'accomp-gnsient.Souvent même on se disputait le plaisir de lui offrir des rovisions et de le conduire à plusieurs lieues de la loca- ité où il avait fait halte.Tout cels est bien changé en Europe, tout cels change rapidement en Amérique.n siècle, moins peut-être encore, et le désert, avec ses merveilleux récits de chasse de pêche, de guerre, ne sera plus qu\u2019un souvenir dont l'idée se heurtes fréquem mant à l\u2019incrédulité.Des bateaux à vapour, des chemins de fer relient déjà le lac Supérieur au monde policé: on projette un railroad à travers les prairies du nord-ouest et Tos montagnes pour marier l'oc*an Atlantique à l'océan Pacifique.Sans la guerre qui désole présentement l'Union américaine, caîte immense artère serait, certes, en voie d'exécution ; ainsi, les vieilles habitudes des chasseurs nord- onestiers, les antiques exploite de la race rouge n'auront plus bientôt d'autres annales que la légende et la tradition.Adrien Dubreuil songetit à ces évolutions de la civilisation, tout en remplaçant par un costume sec et chaud son vêtement mouillé, dans la chambrette où on l\u2019avait logé, chez un honnête pêcheur canadien, le père Rondeau.on que la maison fut des plus commode:.Elle n'avait que deux pièces: la première à l'entrée, la salle, et celle où se trouvait le jeune homme: mais l'une et l'autre étaient propres à ravir et possédaient plusieurs des ustensiles en usage dans les villes.Séparées par une mince cloison de sapin, un grand poële de fonte à deux étages les chauffuit toutes deux.Des banc+-lits, peints en bleu, servaient de couch-ttes.Ces bancs-lits, formés par quatre planches réunies en carré long au moyen de charnières, renferment des couvertures, et quelquefois, par excès d'opulence, une maigre paillasse.La soir, on les ouvre prur se coucher, et ils remplissent tant bien que mal leurs fonctions de lit; le matin, on les ferme, et ils redeviennent bancs pour la journée.Au besoin, ils font l\u2019office de malle, voire même de garde-manger.Si ce meuble n'est ni élégant ni très confortable, 1] a au moins l'avantage d'être fort utile et pen coûteux.Dans la salle on voyait encore une table longue, des escabeaux, des instruments de pêche, de chasse, une chaudière da fonte et cinq ou six plats de terre grise, avec quatre ou cinq assiettes de faïence historiée, ce qui passait alors pour un véritable luxe au Sault-Sainte-Marie.Au plancher séchaient des chapelets de ce poisson blanc du lac Supérieur, le plus exquis que je sache, des quartiers de venaison et des bottes d'herbes aromatiques, entre autres des puquets de gin-seng, cette plante qui, pend ant le siècle dernier, passait pour une panacée infaillible, et dont la découve-te au Canada eat, à cette époque, tant de retentissement en France.La chambre d'Adrien était celle où le père Rondeau couchait d'ordinaire; mais il s'était fait un point d'honneur de la céder à son hôte, et avait refusé form>llement de la repreudre, alors mêmw que celui-ci assurait qu'accoutume à la vie des camps il dormirait très-bien dans ia salle, avec son dragon.Outre ces deux bancs-lits, cette chambre renfermait une armoire en noyer tendre, différents trophée de chasse, un christ en plâtre et quelques images de saints outrageusement coloriées.Une demi-douzaine de livres d'oraison, jaunis par le temps noircis aux tranches par les doigts et rongés par les mites, étaient soigneusement rangés sur un petit rayon, rès de l'unique fenêtre, au-dessous d'un bénitier en bois ed lequel baignait une brancha de buis A cette fenêtre pas de vitres, \u2014elles étaient presque inconnues su Sault-Sainte-Marie \u2014mais des carreaux de parchemin qui tamissient, à l'intérieur de ls pièce, un jour terue et jaunêtre.Pour plancher le sol nu, battu comme l'aire d\u2019une grange.Ce n'était vraiment pas là la demeure de l'homme eivi- lisé, mais ce n\u2019était plus celle du sauvage.ou du trappeur nomade; et, entre le wigw um et cette cibaue, il y avait bien la distance qu'il y a entre un palais et une chwumière.- -Enfin, se dit Adrien D'ibreuii, en se chauffant les mains au tuyau du poêle, si je ne suis jamais plus malheu- reuz que ça dans ce qu'ils appellent le désert, je ne serai pas trop à plaindre \u2014Ce n\u2019est pas pour dire, sans vous manquer de respeot mar'chef, mais le rata du régiment ne valait pas celui qu'on mange ici, dit Jacot, qui étendait le vêtement que venait de quitter son maître pour le faire sécher, \u2014Ah ! tu fliires la soupe, toi, reprit l'ingérieur en s>u- riant CHAPITRE V.LB DÉPART.a mo Mllons, bourgeois, la soupe est dressée! cria-t-on de salle.\u2014Nous y sommes, répondit Adrien en ou rant la porte.\u2014Bonjour! dit un homme qui achevait de mettre le couvert.Dong jour, monsieur R»mdesu.en t \u2014Toujours bien, bourgeois; et vous?On m'a dit que vous avies fait une bonne n, ce matin.\u2014Oh! il n\u2019en faut pas parler.\u2014Pas parler ! pas parler! Savez-vous que ce n'est pas tout un ohacun qui peut arracher un homme au Trou de l'Enfer?N\u2019en pas parler, ma conscience | on en arlera dans cent ans, C'est moi qui vous le dis.Mais était donc fou, d'aller ae jeter deus l'E \u2018tonuoir ?Vous vous portes 27 Novembre, 1878.\u2014Je n'ai pas compris qu'il voulât descendre la chute avec son canof.\u2014Sautor les Rapides ?On le fait tous les jours.\u2014Vraiment ?\u2014Etait-ce un Indien ?\u2014Oui; il m'a dit qu'il appartenait à ls tribu des Na- doossis.; \u2014Ah! je conçois, dit le père Rondeau.C'est un étranger à la contrée\u2026\u2026il ne connaissait pas la passe.Il vous doit un fameux cierge, et il peut se flatter d'être le premier qui en échappe.Mais je bavasee comme une femme à la rividre .Le déjeuner refroidit.A table.\u2014Uù donc est madame Rondeau?demands Adrien.\u2014Elle, elie est allée, avec les enfants au bois, chercher un caribou que j'ai tué la nuit dernière.\u2014Comtuent ! exclams notre Français surpris, car le caribou est un animal de ls grosseur d'un jeune taureau.\u2014Ah ! fit Rondeau, ça vous étonne.Mais ici nous avons adopté l'usage indien.Rarement nous ramassons le gibier que nous tuons.Ce sont nos femmes qui ve chargent de le rapporter 4 la maison.Asseyez.vous.On se mit table.Une sovpe aux pois, un morceau de porc -alé, des tranches de poisson fumé, puis grillé à même sur les L'Opinion Publique,\u201d ua file.MARIAGES.do Lothian du 11 b t.M.Viotor Hélanzer, de Lotbinière, oondui- Se ra, Chabot.do Bite.Emelte.Le bénédiotion t donnée par le Rev.Mole passé plusinurs fant encore la patri vent combler ses vœux en l\u2019unise | ase ostte union être toute de bonheur: ce sont nos vœux les plus einçères.| L comté de Reuville, le 11 courant, per le A De ST ACE BE es .Alice 3 Forer iaedien eet prié de reproduiré.DNCES.ppt nas À Un dr \"VAE i jou ux États-Unis, celle qu\u2019il y avait laissée, sat 16 à lui par les liens sacrés du me- 678 L\u2019OPINION PUBLIQUE.27 NOVEMBRE, 1873.UN EPISODE DE L'EVACUATION.Dès la veille au soir, le vieux soldat avait fait sa toilette: il avait voulu dormir dans son vieil uniforme, su coin de l'âtre, étendu sur l'antique fauteuil à crémaillère ; car il p'était promis d'être debout avant le so- eil.Jadis, à une époque de gloire, quand les petits enfants se serraient autour de ses Jambes croisées, lans les longues soir/es d'hiver, 1l avait pr 3 plaisir à raconter tous les exploits de ls sarde; il avait vu Wa gram, il avait vu Moscou, et tenu, non sans honneur, ea petite place dans cette série de hauts faits que toujours nous en- vieis le monde.(\"était son bonheur de raconter ces choses.\u2018lout humble acteur qu'il avait été dans ces grands drames, il pourait se van- jor de n'avoir jamsis mis ls crosse en air.Lorsque, pour la centième fois et plus, il recommençait son récit, la flamme bril- luit dans res yeux: son dos voité se redressait comme par miracle, et, quand il parlait du vaislant Cambronne, du maréchal Ney, injuriant et provoquant ls mitrailla anglaise, 11 pleurait, il pleurait à chaudes Inrmes, et les petits enfants, les yeux humides, se suspenduient & ses lé- vres.Ils avaient grandi au bruit de toutes ces aventures, et, dans leurs os, le grenadier de la gurde avait fait pousser de moëlle d'homme.Aussi, corome lui, ils s'étaient rudement battus, et de trois qu'il avait vus partir, l'un était mort à Wissembourg, l'autre à Rézonville, un jour de victoire; le troisième, que les bulles avaient respecté dès l'abord, était tombé sanglant sur les bords de la Loire, sous trois hussards Badois qui, jadis, lui serraient les mains aux marchés de Strabourg et de Kehl.Depuis lors la maison était devenue bien triste, si triste que sous l'herbe qui poussait à foison dans ls cour, involontairement on cherchait des croix, comme dans un cimetière.Avec le vétéran qui pleu- raitsur la France mutilée, il y avait deux veuves et un enfant de sept ans à peine, qui déjà ce cachait la tête dans ses mains, quand leu soldats étrangers en promenade pussaient, par groupes, sur la route de France, La [ormire at UAleace uous au réservent de ces enfants-là, qui dans dix ans, seront des hommes ! Ce soir-li, après avoir endossé son habit de parade räpé sur toutes les coutures, -\u2014\u2014car il en avait vu de toutes les sortes, depuis Mnscou jusqu'à Waterloo, sa dernière bataille\u2014il avait pris l'enfant aur ces genoux.Bur sa poitrine, du côté gauche, juste à la place du cœur, la croix d'honneur pendait, au bout d'un ruban fané, terni, qu'il n'avait jamais voulu remplacer, car l'empereur lui-même l'avait attaché de xes mains, Dos larmes roulaient sur ses joues ridées.et quelques-unes s'arrêtaient parfois 4 mi-route, dans une crevasse qu'une balle perdue avait oreusée, 4 Fried and, sur la En de la journée.Depuis trois longues années que les Al- lemonds occupaient l'est de la France, il avait vieilli el était affaissé à vue d'œil - sa haute taille, droite encore et majestueuse dans l'uniforme, comme au tem des grandes parades militaires, s'était soudain votée; son allure assurée, tout d'un coup, s'était faite indécise, et sa voix, tremblante et faible maintenant, avait perdu cet éclat sonore des jours passés orsque, le verre en main, solide encore malgré ses soixante quinze ans sonnés, il trinquait à la santé de la France et entonnait, au dessert, un chant triotique qui faisait trembler les vitres dans l'auberge.Pendant ces trois années-lé, il avait re- fuss de franchir le seuil de la maison ; Ma, y viols copendaaut, lorsqu'il o imag a Marsonna ne puuvais le voir, il Issait, pour respirer le grand air, dans le in entouré de hsies qui se trouvait derrière.Là, assis à l'ombre d\u2019un grand arbre, il fumait ss pipe mélancoliquement, et lentement il lisait, plusieurs fois de suite, l'histoire des grandes batailles qu'il avait vues, et où son sang avait coulé, sans qu'il le marchandät jamais.rs, deux fois, dans sa vie, il avait vu les alliés ze répandre par les routes et les chemins qui conduisaient au cœur de la France ; mais alors, ce n'était pas la même chose: la patrie succoimbait, épuisée de victoires: si l\u2019on fou dire; la fortune d'un homme avait lassé le destin; of le sucoës lui méme veut un terme joi.pas.Aujourd'hui, l\u2019envahismeur se montrait Arrogant, fier de venger par des atrocités sans nombre comme san » nom ses humilis- S008 passées.Le cœur du vétéran ea sei.t dans ss poitrine an jaigrie, et lorsque, travers les branches, il apercevait les soldats allemands en promenade, il les suivait de l'œil, longtemps, et parfois se main, instinctivement, se glissait à son côté, à l'endroit où, jadis, battait Ia poignée de son sabre.La veille, avant de s'eudormir, il s'était montré plus joyeux que d'habitude; le lendemain, dès le point du jour, les troupes étrangères devaient se mettre en marche vers la frontière et disparaître pour jamsis de l'horizon de ls France.Au premier roulement de tambour, il était debout.Les deux veuves et l'enfant s'étaient, sur son ordre, revêtus de leurs habits des jours de fête.Au loin, on en tendait les cloches de la ville, sonnant à toute volée, et sur le chemin, le bruit sourd et continue d'une nombreuse troupe en marche.Alors 1l sortit; puis, lorsque les tambours et la musique se rapprochèrent, il se placa sur le seuil de la maison, assis sur une chaise et l'enfant sur ses genoux, Les troupes s'avançaient d'un pas méthodique, comme si le vieux Guillaume eût été là pour les regarder faire.\u201cIls allaient tous, impassibles sous le regard de leurs officiers.La sueur, à grosses gouttes, ruisselait aur leurs visages hâlés, De temps en temps, un homme tombait frappé à mort, mais on n\u2019y prenait pas garde ; l'heure de l étape étant fixée, ln victime étnit abandonnée, comme un chien mort.Lorsque les premiers rangs avaient passé devant la maison, plus d'un avait fronoé le sourcil, à la vue de ce glorieux uniforme, qui leur rappelait les batailles d'autrefois, leurs pères battus et leur patrie occupée.Cependant, cette tête de soldut paraissait si pleine de noblesse, sur ses épaules fléchissantes, que les officiers passaient ti sans avoir I'air d'y prendre garde; quelques-uns méme, en passant, baisssient, vers le sol, la pointe de leur sabre.Enfin, le dernier peloton parut.La rumeur de la masse se perdit dans le lointain, en même temps que les uniformes disparaissaient dans la poussière.Sur la route, le vétéran, ses filles et l'enfant se trouvèrent seuls.Alors, ils'avança, déploya, en poussant un grand cri de: Vive la France! un drapeau tricolore qui n'avait pas vu le jour depuis trois ans, et portant ls main à son front, comme pour le ralut militaire, il leva les yeux au ciel ei dit ce simple mot: Présent ! Puis il retomba mort sur le chemin au moment ou les dernières bnionnettes alle- maudes disparaissaient à l'horizon.4 Cuanves Caxiver.CONFLAGRATION.\u2014Hier matin à eu lieu à Stayner, province d'Ontario, un incendie ui & détruit la station du chemin de fer lorthwestern, la scierie et le chantier de bois de construction de Randolph, l'hôtel Summerfeldt, entin quatre maisons d'habitation.La perte est évaluée en totalité à $200,000.Un diner bien bizarre, dit Z' Fvénement, à eu lieu le 25 dans un des restaurants les Plus à la mode à Paris : : Treize couverts étaient mis, un seul convive était présent, qui, au grand étonnement des garçons, dina fort tranquillement tout seul, après avoir eu soin de rapprocher les douze chaises vides de la ble, comme si elles étaient retenues.Voici l'explication de ce mystère : Il y a vingt ans, treize amis, parmi lesquels Alfred de Musset, Théophile Gautier, le comte de Flehac, etc, etc, étaient réu nis au restaurant en question.On convint que tous ies ans, à pareille époque, on re rassemblerait et que la place des morts pendant l\u2019année serait conservée comme si l'ombre du trépassé devait assister au banquet.L'année suivante, ils n'étaient plus que onze; deux ans après, dix; trois ans, sept, eto., etc.L'avant dernier est mort dans le courant de cette année: c'était M.le comte de Flavigny.Le dernier aubsistant, fidèle aux conventions, dinera rlons annuellement seul en face des douze chaises vides, jusqu'à ce que la mort vienne aussi lesurprendre C'est M.Rubelles, un peintre assez estimé, âgé de quatre-vingt-quatre ans.Au café des Variétés.Un consommateur demande un boo.\u2014Boum! répond le garçon.Au bout de quelques minutes, ne voyant rien venir, le consommateur réiière ra demande.Nouveau boum ! du garçon, qui continue à ne rien apporter.Le consommateur, très calme : \u2014Mon Ami, vous devries vous marier.\u2014Vous n'êtes pas fait rester gar eon.pour 8 x utes Les classes peuvent fre Ps argent avec nous lemps por autre branche, Particularités gratuites.dresses: 255 & $20 \"initia b @.STINSON & CO, Portland.Mnine.EVITEZ LES CHARLATANS.Une victime des indiscrétions de Is jeunesse, qui oausent la débilité nerveuse, le dépérissement prématuré, ets., ayant en vain sranyé de tous les re- oyen bien simple à ceux qui souf- 78, rue Nassau, 4 40-l an.GEORGE YON, Manouawp px PoRLES, PL'usire Er FERBLANTIER Creer 4 > 6 8 rf) ao I HN OUT en remerciant mes nombreuses pratiques et le public en général de l\u2019encouragement libéral que j'ai reçu.J'ai le plaisir d'annoncer que je viens de recevvir Un assortiment très-considé- rable de potles d'hiver des patrons les plus nouveaux et le rystème le plus Écouomique ; auxsi UD assortiment + champlures importées.\u2018Toutes commandes ex culées avec soin.Une visite est respectuse- ment sollicités.SIROP DE GOMME D'EPINETTE ROUGE DE GRAY.Ko oftets de 1s Gomme d'Epinette Bouge Ls dans les maladies des Poumons et de urge, que la Toux, le Rhume, l'Asthme, Ia Bronohite mtétonnants.Dans cette prépars- xostlontes propriétés de la Gomme \u2018ont gardées, Prix : s par bouteille.A vendre ohes tous lesprineipaux pharmaciens du Cansda.Engroseten détail ches le vréparsteur RY R.GRAY OINN, 144 Rue St.Rtabll on 1859.) 4-27 te SURNOMMÉE THE COOK'S FRIEND | NE FAILLIT JAMAIS, ET EST VENDUE CHEZ TOTISA LES RPICIRAR RERPECTABLER.4-4: $850,000 VALANT CONSISTANT EN HARDES FAITES.DRAPS,* TER CASIMIRES, CHAPEAUX, MERCERIES, &o., &0., &0.Habilloments faits à ordre, aux prix 1ss plus réduits et avec promptitude.Une visite est solicitée.R.DEZI 4-Use 131, Rue St.Joseph.USINES À MÉTAUX DE LA PUISSANCE.(Ltablies en 1828.) 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Les frais de Poste sur les Publications hebdoma- t que oentins par troi da rabioo d'avance au ureau de Poste de Varna d'attention ce détail, entraînera: dépense de 2 oenting ah faudrait \u2018payer sur chaque numéro.Les Journaux qui voudront bien échanger ave melons dnt tre adrontée [oon byatiams aux ours Mo Etes Pine darn eer POUDRE ALLEMANDE, | nieurs et ouvriers, d'appareils à vapeur et à P oto.AOTE DE PAILLITE DE 18 BT SEA AMEXDAMENTS.Dans l'affaire de JOSEPH CALIXTE THAUVETTB, marchand, de Bte.Marthe, comté de Vaudreuil, Failli will.Je, soussigné, ANTOINE PHANEUF.de Rigaud, copié de Vaudreuil, a été nommé Ryndic en cette aire.Les oréanciers sont requis de filer leurs réclamations devant moi, sous un mois.Avislour est aussi par le présent dinné que le Failll sus-mentionné à déposé à mon bureau un acte de composition et de d-charge.signs par une majorité en nombre des créanciers du dir fai prerentant les trois quarts de 1s valeur do aations, sujet à computation sur preuve de telle proportion ; et si aucune opposition à cet \u2018acte do composition et décharge\u201d n\u2019est faile par cerit par un créancier ou des créanciers.duns l'aspuce du trois jours juridiques après la dernière publiontiun de cot avis qui sera le 10kux jour de D&C: XBRK prochain, 1873.je, Syndic official, agirai d'après lus tesme du dit acto de * composition et décharge.A.PHANEUF, &yndio Ofoiel, d-i8-25\u2014\u2014501 eau, 25 Nov, 15.1373.NOUVEAUX POËLES DE PASSAGE A CHARBON.L.J.A.SURVEYER 524, RunCraro, MoxTurac.4-24: \u201cThe Canadian lllustrated News\u2018?Journal Hebdomada:re jus, Licterature, Science et Art, Agri De OI ultore et jique, Modes st Amusements \u201c\"Puablié tous les Saaiodis Montréal, Canada, Par GEORGE E.DESBARAT:.SOUSCRIPTION D'AVANC.PARN 0) $4.00 par an MERO.- «10 Centins CLUB.Chaque Club de cing suuscripteurs qui notsenverra a droit à six cotes pour l'année.Les abonnés de Montréal recevront leurzu
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