Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 14 mai 1874
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'Opinion publique, 1874-05-14, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" A PRUPOS DE RAPPORTS PARLEMENTAIRES Ua a parlé dans les Communes d'avoir un compte-rendu o.8ciel des débats.Ce n'est pas la première fois que ce projet vient sur le tapis, mais toujours il a avorté ou n'a rest qu'une exécution incomplète.M.Cotton, un véti- ran de l'imprimerie, après avoir vainement essayé d'obtenir un contrat en forme, esssya en 1865 de donner une analyse exacte des discours parlementaires, quitte À se faire \u201cindemniser\u2018\u2019 l'année suivante ; mais, habitué à faire «de l'argent avec le pouvoir sous l'ancien régime: il avait compté sans la mauvaise bumeur de deux ou trois cleargrits du comité des Contingents.C'est à peine s'il rentra dans sa mise de fonds, et il abandonna l'entreprise, laissant deux volumes d'un ** Hansard canadien quin'a guére de valeur.Aujourd'hui les députés dépendent comme par le passé absolument des sténographes de ls presse associée.C\u2019est un rude métiar que cclui de slénographe parlementaire, et qui exige à la fois une santé forte et des Aptitudes spéciales.Rester des heures entières courhé «ur un pupitre, l'oreille en arrêt, l'esprit tendu, à écrire d'une main fébrile des phrases souvent insohérentes ot qu'il faut comprendre à l'instant même, non seulement c'est une fatigue, mais n'exécute pas qui veut ce tour de force continu; :l faut enonre un long exercice, un en- trainement régulier, et une faoulté trés-sensible, très prompte.Mais co n'est pas tout.Après avoir ainsi recueilli les paroles d'un orateur, au moyen de certains «gnes conventionnels d'abréviation qui répondent soit au son des mots soit À leur orthographe, il faut ensuite rer tout cela au clair en écriture ordinaire.C'est ici que finit la tâche proprement dite du sténographe et que rommence celle de l'écrivain possédant assez toutes les questions pour ne pas mettre, par un mot impropre, par une phrase mul acoouplée, des sottises au compte de l'orateur.Il est vrai que les rapports laissent souvent à désirer : mais il ne faut pas en être surpris ; on doit plutôt
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.