Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 25 juin 1874
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'Opinion publique, 1874-06-25, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" A1 4 gn) yd rt, 4 dr $ gd A] iy > N et.i 1 | A \u201d » es F4 | & ÿ \\ ( a EU \u20ac 04 21 (2 : |.devais i] MN N Si > by = 3 $ à 8 ; A > k ga I$ 7 ae * A Ë XY ~~, 0 : a : y OD Li 2 9 sb » ok à \u201ckoe Co Ju À C4 4 ou 3 13 3 > eo) (A pd hy = Ca ; a _ a 4 Sa 14 Xe EF RS pn ar x ZR 0 Ap \u2014 7) => \u2014 225 A + UE pa = @) EDITION SPECIALE A L'OCCASION DE LA ST.Vor V.\u2014No.26.JEAN-BAPTISTE._ MONTREAL, JEUDI 25 JUIN 1874 ABONNEMENT, D'AVANCE, 83.00 San - = = \u2014 \u2014 \"wix be Nourso, 10 Cantine.\u2014\u2014\u2014 qe = : | Ie) DR FF = - \u201d & \u2014- = ITA ENS, 3 Ra va ÿ Ap avan ru Le A = \u201cph 5 ee, IA 1) rs RE » a es ste iF Ne se + i Wid =.Nora \u2014_\u2014 XY ERS fe a FF \u2014 2 a TE A) a2 CL an Pour te: Mh Von eg ge = arme - as = LER TNS pa a » RUE SEE + - vr ie.x ES | Me ovation, es BAS > mi A ) _ A ei Ex = fi LÉ TX TA pi.à ten \u2014 gh #; = EE DES w f i \u2014\u2014 ft = ce Kn) - : Mma T Fai =e - ig \u2014 4 Se wn \u201cà 0 7 _ Lei L # LA à ge a Au -\u2014\u2014 4e TE Pe \u2014_ Léasness Nay 2 = ES RES à Ten can be] ace bi STK i arr os aan =D I em ; Hers cad GE eu AV i EI, 1 rr qe; A £3: * LEA CLIS L 4 > ili A RY a Ee VA = #3 ve \u2018 _ ° 3 i] | RY y ' AVS 4 .41 OR mo HE EN \u2014 4 A cu EP \u2014 | \u20ac $n) = a DE = EN > ad s # i elu Ry, Ca = We hich \\ sr te em ayer ve NG i aa 0iN y ud Pe Hey ue SAC ZA + hi Mad Mu 2; LEFT SE V2 Fry \u2014ÉEEA x\" A) Ro AN 27 > RS sde ay UE se > > pd (153 ES ERT Ss al Ps Fe ns ALLONS, ENFANTS DE LA PATRIE!\" i 302 BOUSCRIPTION de 10 centins, et au-dessus, en faveur des Canadieus-Français des Etats-Unis, victimes de l'inondation de Mill River, le 16 Mai 1874.Aujourd'hui, fête nationale des Canadiens Français, les sociétés St.Jean-Baptiste des Etats-Unis qui ne se sont pas rendues à Montréal, organisent dans leurs localités respectives des souscriptions en faveur de nos compatriotes, pauvres ouvriers pour ls plupart, qui ont souffert de l'i- uondation \u2018désastreuse dont nos lecteurs connaissent les details.Un souscrit 10 centins et plus.Notre devoir est de suivre ve noble exemple dans notre ville.1) sufit d'énoncer cette idée pour en assurer le succès.Oscar Duss.ALLONS | ENFANTS DE LA PATRIE! La gravure que nous publions sous ce titre & été inspirée par une pensée de patriotisme.14 patrie nous appelle : ws voix ne doit jamais cesser d'avoir un écho dans nos cœurs, mais elle 'élève forte et puissante surtout le jour de la St.Jean Baptiste.Répondons à son appel, comprenous les devoirs dont elle réclame de nous l'uccomplissement.En un jour de fête natioaute, toutes les volontés sont uaies, tous loi ca ars LalLeat à l\u2019unisson; c'est un bosu et grand spectacle que celui de tant de citoyens, divisés la veille sur mille sujets, se donner alors la main avec une étreinte rincère, oubliant leurs dissentiments pour ne se vappeler que la patrie, leur mère à tous, et Dieu nous garde de faire entendre une note discordante dans le concert uuunime qui remplit aujourd'hui notre ville, nous pou- vous dire notre province entière.Nous éprouvon- à ce moment toutes les émotions, tout le bonheur d'un Cauadien Français dévoué à son pays, habitué à lui consacrer ses travaux, orgueilleux du passé, fier du présent, ambitieux pour l'avenir; mais cet amour méme de la patrie, amour violent et raisonné tout à la fois qui nous est commun avec la masse de nos compatriotes, nous im- puse en ce moment un retour sur pou:.m mes au suilieu de ces réjouissances, une pensée de csloul, une pré occupation, quel jue chose comme les réflexions du jeune Loume qui, le jour de son mariage, saluant, avec une joie que l'on croirait exclusive, l'aurore de son Lonheur, songe pourtant, même durant le banquet des noces, aux moyens uumédiate d'organiser son avenir, de fonder une maison.Les Cauadiens-Français, appelés à constituer une nation nouvelle sur ce continent, engagés déjà depuis nombre d\u2019années heureuses dans cette grande œuvre, ne pensent- ils pas sérieusement à l'avenir en cette fête qui les voit vous réunis, à laquelle sont accourus même leurs frères de l'étranger \u201c L\"nis tous ensemble, nous pouvons accomplir de grandes choses; dispersés aux quatre coins du continent, nos efforts sont & moitié paralysés.Si nous nourrissons au fond du cœur l'ambition noble et légitime de fonder un peuple indépendant, il nous faut, de toute nécessité, grouper nos forces au lieu de les disséminer çà et là, et travailler en commun sur le même territoire.Un demi.rillion de nos compatriotes sont fixés aux Etats-Unis, et leur travail eat stérile pour le Canada.Cette déperdition de sève nationale est alarmante, effrayante.II faut y penser sérieusement : quel sera notre avenir, si l'exode vontinue ?La patrie nous appelle, elle nous offre ses richesses agricoles, industrielles, minières, forestières, elle les livre à notre exploitation.Kefuserons-nous ses avances?Préférerons-nous chercher ailleurs ?C'est là la vraie question du jour.Il ne s'agit pas simplement de faire une procession et \u201cle promener nos drapeaux par les rues de la ville.Non.Il faut que de cette fête sorte une idée, une pensée fé- vonde qui réunira, dans un but commnn de conservation ei de progrès national, tous les membres de la famille ennadionne-française, \u2014sinon la fête est manquée.Etcette idée trouvée, il faudra nous unir, travailler «ôte À côte à la fécondation du sol national, devenir, en un ot, les véritables enfants de la patrie canadienue, dévoués à sa grandeur et fixés à jamais sur son sol, \u2018acar Duss.MONTRÉAL ET SES QUATRE SIÈCLES ! L'épaisses et sombres forêts frissonnent au vent,pleines de vagues rumeurs, traversées par quelques bandes de chasseurs Hurons, et laissant apercevoir à travers leurs éclaircies les miroitemente d'un grand fleuve; un grossier assemblage de huttes défondues par des pieux fichés en terre : tel était alors l\u2019aspeot du site où Jacques Cartier, suivi de nes marins, venait, en l'an de grâce 1538, rencontrer le roi puissant Agouhanna, souverain des cinquante maisons en torehis d\u2019'Hochelags, la capitale de son royaume.QUE L'OPINION PUBLI Là, devait naître, croître et s'épanouir un Jour, Ia ville de Montréal.Monté par une belle journée d'été, sur le sommet de la montage, à ls vue du splendide panorams qui déroulsit ses grandes lignes vers tous les points de l'horizon, le hardi navigateur Malouin, confondant ensemble l'admiration que lui faisait éprouver ce spectacle, et l'amour de son souverain, nomma cette colline Mont-Royal.Ce fut comme le baptême de ls grande cité future.Soixante-dix ans plus tard, l'illustre fondateur de Québec, Champlain, ratifiait le choix de Jacques Cartier.En 1640, dans un étroit espace conquis sur la forêt entre les bois et le flauve, La Société de Notre Dame de Montréal, élevait les premières constructions; quelques années plus tard, l'Association de Montréal, de Maison- neuve, jetait au moyen de quarante-ciny colons les fondations de Iscité.L'hôpital en 1641 ; Le couvent des Sœurs de la Congrégation en 1653; le séminaire de Saint Sul- pice en 1657, ne rappellent pas seulement Les noms rôvé- rés des bienfaiteurs du pays.Melle, Mance, Marguerite Bourgeois, l'abbé de Queylus, mais encore tes premiers jalons auteur desquels se grouperont progressivement les rues, les places, les monuments.Au milieu d'un pays hostile, environné de tribus eau- vages, il faut pourvoir à la sûreté, protéger la bour gade : en chef militaire valeureux, M.De (allières entoure Montréal d\u2019une ceinture de fortifications.Aux palissades, M.de Fronteusc substitue des murailles s0 lides et des bastions.Nous M.de Vaudreuil, 172U, le bourg, faisant craquer s& ceinture, s'est agrandi, peuplé, embelli ; l'enfant n atteint l'âge d'homme.En 1760, 30U0 habitants, des forts, des redoutes, la citadelle, dominant la ville de l'éminence où le gouverneur Dalhousie érigers plus tard l'hôtel du Gouvernement ; la Place d'Armes, l'Eglise des Jésuites, le Couvent des Récollets, l'Eglise paroissiale, disent aux voyageurs l'énergie de la population et les progrès de la ville.Une première catastrophe, l'incendie de 1765, atteint la cité naissante et arrête son développement ; cent maisons dispainissent en fumée, et deux cent quinze familles demeurent sans asile.Cinquante ans écoulés, Montréal rajeunie, voyait courir sur xon fleuve le second bâteau-à-vapeur construit sur ce continent.Si l'on veut concevoir une idée de la fièvre de cons truction et du mouvement qui nous entraine, comparée aux lenteurs d'autrefois, nous dirons qu'en 1814, sept maisons de pierre et quatre de bois, furent alors construites; en 1516 on en vit s'élever jusqu'à soixante! Au- jourd'hui le bilan annuel est de 8UU à 1U0U maisons.En 1819, Montréal, jusque-là plongée dans l'obscurité durant les nuits, éclaira ses ténèbres des lueurs d'une trentaine de lampes,et trente agents de police vinrent.en 1818, veiller à la sécurité «les citoyens.Les rues Saint Paul et Notre-Dame constituniont a Ia même époque les seuls quartiers commerciaux «le Montréal, abritant une population de 15,000 Ames.Le canal Lachine, en 1821, porta dans l'ouest l'influence et le commerce de In capitale de la province.Nous nous contenterons de mentionner lu «lite des évènements, et des entreprises successives qui, depuis, ont erbé.il faut le reconnaitre, une ville toute nouvelle.1821.\u2014Uarré Dalhousie converti en jardin.1825.\u2014Grand incendie.1830.\u2014 Premiers travaux des quais.1832.\u2014Etablissement de la Corporation de la Cite de Montréal.1844.\u2014Siége du Gouvernement du Canada-Uni.1848.\u2014Inondations.Le Beaver Hall construit ; la rue Ste.Catherine voit e'aligner yuelques maisons.Jardin Viger en projet; la Place d\u2019Armes achetée par la corporation du N minaire.Population, 55,146.1849.\u2014Incendie des édifices du Parlement.1850.\u2014 Incendie désastreux.Chemin de fer du St.Laurent et de l'Atlantique; érection de la nouvelle paroisse Notre-Dame.1852, Autre grand incendie.1854.Uuverture du chemin de ter le Grand T'ronc jusqu'à Portland.Arrivée du premier steamer transatlantique, le Genova.Etablissement du cimetière catholique.Pose du premier pilier du pont Victoria.1855.Arrivée de le Capricieuse, commandant de Bel- vèze, premier navire français venu en Canada depuis le traité de cession.1856.Construction des quais de la Cie Allan, de la ca.thédraie anglaise, et de 376 maisons.1858.Construction du Palais de Cristal, visite du prince de Galles.1861.Grande inondation, visite du prince Alfred.1864.L'église des Jésuites; banque Molson, rue Ni, Jacques; de plus 1019 résidences particulières.1869.Visite du prince Arthur.Nous nous arrêtons ici afin de ne point lasser la patience _ 256 Jun 1874 du lecteur.Mais ce que nous lui taisons, ses yeux pour ront le voir.Lorsqu'un Canadien, au courant de l\u2019histoire de son pays, examine notre gravure de Montréal à vol d'oiseau it doit ressentir un orgueil légitime en spercevant ave, la masse confuse des toits les clochers de ses églises, Le dôme de ses monuments, son port couvert de navires, on fleuve sillonné par des steamers de tout pays, de tou tonnage.La ville intérieure, intellectuelle, morzle, celle dey j),, tituvions de tout genre, voulons-uous dire, répond à l'ex térieur.Le sujet est digne du cadre; et les progrès ac complis dans le passé prouostiquent ceux qui se ferout dans I'avenir.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 S0YONS CATHOLIQUES Les préparatifs qui se font pour la célébration de noue fête nationale ont inspiré au HWitness d'assez curieuses réflexions.Ennemi déclaré des catholiques et de la ruce Cana dienne-Française, ai ce journal w'aftlige à notre sujet, ce ne peut être que de ce qui nous serait avantageux; e: par suite, s'il se réjouit de quelque chose, on peut à buu droit présumer que cette chose est pour nous duugr reuse ou nuisible.Or, cette fois, il se plaint de ce que ** la moitié de nore * société, les femmes, et un grand nombre d'homume- + ne connaissent aucune autre loi que fu volonté de! F «+ ylise.\u201d En réalité, il n°y à là qu'un trés-beau compliment, dont les dames canadiennes surtout auront raison d'ètie fières, et s\u2019il est quelque chose à regretter, c'est qu'il ; ait eu lieu à une restriction à l'égard des hommes.Le Witness craint de nous voir suivre \u2018 lu volon1+ de l'Eglise,\u201d qui nous ordonne d'obéir à l'autorité tem; relle, d'honorer les princes et les gouvernements L'Eglise condamue ot combat sans relâche l'esprit ile tr volte et de désordre.Est-ce cela qu'on lui reproche ?L'Eglise a, aux yeux du Witness, le tort impardonnable de vouloir nous empêcher de devenir protestants et re volutionnaires.Aussi espère-t-il que les Canadiens Français des Etats-Unis, qui, d'après lui, sont pour la plu part des républicains enragés, nous communiqueront le.idées plus larges.Le Witness se nbie établir que les idées républicames et la haine du catholicisme vont de psire: en cela, je ue serais pas prét a le contredire, et je laisse & ceux que cela concerne le soin de nous dire si le Witness se trope Mais quant à ses espérances il peut en l'aire son deuil.No- frères des Etats-Unis viendront, non pour nous spporter des idées et des tendances anti-catholiques, mais plutot pour ranimer au milieu de nous les convictions protou dément religieuses qu'ils ont emportées en «juittsnt le pays.Il viendront se confirmer de plus eu plus dans leur attachement à la foi de nos pères.Descendants des Français, les Canadiens veuleut taire revivre la France dans le Nouveau-Monde : non pue la France des athées, des libres-penseurs et des révolution naires, mais la France catholique, fille aloée de l'uglise.Pour le Canudien-Français il n'y n que la religion catho lique.C'est la sauvegarde de notre nationalité, cuuae c'est In swuvegarde et le boulevard de la jastice, de l'ordre et de ln vérité.Si nous voulons quo !a graude fête du 24 juin ait pour eltet de resserrer d'uue manière durable les liens ut unissent les Canadiens à leur patrie, rendons plus forts que jamais ceux qui nous unissent à l'Eglise.En ce jours de luttes et d'orages, n'est-ce pus vers Rome que doivent se tourner les regards de toute nation \u2018jui veut garder en elle la vie intellectuelle et la diguité mo rale, qui veut résister à l'influence de l'erreur et aux sl taques de is révolution?C\u2019est ce que le Canada & com pris, et il a donné une preuve éclatante de son devoue ment au Sain(-Siége en envoyant ses enfants défendre le vicaire du Christ.LI! ne saurait donc être que naturel pour nous d'associer à notre fête le souvenir «de l'inmor tel et vénéré Pie IX.Que nos pensées et nos cœurs te unis se portent vers l'auguete vieillard dont les mans sont sans cease levées au ciel pour bénir ses enfants par tout l'univers.Célébrons avec bonheur, avec allégresse notre fête ma tional.Faisonsls belle et glorieuse entre toutes, tar sons-la catholique.Que tous y concourent.riches vt pauvres, grands et petits.Que 1a jeunesse canadienne * prenne ls part qui lui revient de droit.Les jeune ge sont à l\u2019âge de l'enthousiasme, à l\u2019âge où le cœur ie prend plus facilement pour tout ce qui est grand, nov et beau.Uuvrons donc nos cœurs à l\u2019amour de ln patrie Soyons fiers d\u2019être Canadiens et Catholique* de pores les insignes de notre nationalité et de notre religion.Qu cette fête ait pour notre esprit un sens august ae et ayons devant les yeux l'influence qu'elle est destin! à exercer sur l'avenir du Canada.Soyons unis.Qu'il n'y uit, su jour de la St.Jean Bap 95 JUIN 1874 { 20 side, que des frères, composant Ia grande famille des « \u2018anadieus-Français.Soyons unis pour Dieu, pour I'E.la Patrie.glise, pour Josren Drsrosikrs.MONTREAL ET SES MONUMENTS Les sages règlements de ls Corporation sur le nivelie- ment, redressement, raccordement et élargissement des rues, ont cocssionné la reconstruction de la plupart des maisons particulières et permis en outre d'élever les édifices principaux dans des proportions qui répondent à l'avenir d'une grande ville.Quand on traverse le St, Laurent en venant de La- prairie, où lorsqu'on arrive à l'entrée du Pont Victoria, on est frappé de la grandeur des monuments civils et religieux, aussi bien que de leur nombre ; en voyant les musses imposantes des édifices commerciaux et municipaux et, dominant tout, les dômes et clochers majestueux des constructions religieuses.Que sers-ce lorsque les travaux commenofs seront terminés et que l\u2019on contemplera sur une ligne continue les cinq dômes de la Cathédrale en avant de la flèche de St.Patrice, les clochers du (iésù près de la coupole du collége Ste.Marie, les tours imposantes de la Paroisse en face du dôme de l'Hôtel-Dieu : en suivant l'horizon, les pavillons de l'hôtel de ville, les clochers de l'église St.Jacques et de l\u2019église St.Pierre, sans compter tant d\u2019édifices importants mélés aux clochetons de tant de communautés particulières, Cet ensemble et cet aspect donnent vraiment l'idée d'une ville qui s'élève chaque jour pour répondre aux exi- zences d'un grand avenir et À l'accroissement d'une immense population.Mais venons à l'examen des détails, et faisons connaissance avec les principales constructions en suivant l\u2019ordre du panorama illustré.D'abord nous voyons : LA PAROISSE DE NOTRE-DAME.La façade occupée par un grand portique à trois arcades et ornée de deux tours, a 130 pieds de largeur : l'édifice est grandiose et avec ses tours de 210 de hauteur peut dtre vu A 3(} milles de distance.I.'extérieur rappelle, par l'aspect et les dimensions, la Basilique de Westminster et Notre-Dame de Paris.le portique a 60 pieds «le hauteur, 30 pieda de profondeur.et donne un ca ractère imposant À Ia façade, ce dont on est surtout frappé dans les grandes affluences et dans les processions, Les cloches qui occupent le sommet des tours nont d'une grande puissance ; la principale pesnnt trente mille livres, égale en pureté du son les bourdons des grandes cathédrales de l'Europe.Entrant dans l'édifice nons voyons line nof de 20) pieds de longueur, sur 7) piedx de largeur, et %) pieds de hauteur, accompagnée de bas côtés qui portent la largeur totale à 130 pieds, donnant place, dit-on, avec les jubés à vingt mille personnes, (In travaille en ce moment à décorer l'église, à éclairer les voutes par des coupoles, À orner les autels, à rendre le chœur et l'autel principal dignes des plus grandes églises.(e qui est déjà exécuté nous répond du zlo et du succès des habiles artistes chargés de cette vaste rénovation.Après avoir vu Ia Paroisse, nous pouvons, en continuant In rue Notre-Dame, aller contempler sur une place de 250 pierls de longueur sur 100 pieds de profondeur, LE PALAIS DE JUSTICR, [Test dustyle grec de I'ordre ionique ; sa longueur est de toute l'étendue de la place qui le précède : deux pavillons masaifs occupent les extrémités: un corps do logis accompa- gué d'un portique aurbaissé ocoupe le milieu.L'éditioe A trois étages, et repose aur un soubassement d'un bon ettet destiné à mettre de la variété entre les différents étages.Nous trouvons que cette variété serait plus accentue «i l'on avait réservé les éléments massifs pour le sou.hassement et ai l\u2019on avait donné aux éléments supérieurs celte grâce et cette élégance que le style ionique comporte si bien.Les bureaux du greffe et les cours oc: cupent les salles principales ; on y arrive par un grand escalier & deux rampes d'un grand aspect.bien conçu et bien exécuté : c'est ce qu'il y a de plus monumental dans tout ce vaste ensemble.L'architecture est régulière, d'un aspect grave et même sévère.Quelques-uns trouvent que cet effet répond par- faitament aux dispositions de ceux qui ont à éprouver \u2018tue crainte salutaire ; mais pourquoi ne se serait-on pas Aussi occupé des autres ?En descendant vers les quais par la grande place Jacques-Cartier, vous admirons l'étendue et les magni.frjues proportions de cette belle avenue, l'une des plus belles que l'on puisse contempler dans les grandes capi tales, avec un horizon qui égale les panoramas célèbres.Un fleuve d'une lieue de largeur, le pont Victoria qui en prolongeant see arcades sert à donner à l'œil comme ls toesure de l'étendue les eaux; puis dans le lointain ces grandes prairies et ces montagnes dont les\u2019derniers som- Mets sont peut être à cent milles de distance.Près de L'OPINI ON PUBLIQUE nous après avoir vainement cherché quelque monument qui, sur cette place si bien nommée, rappelle le grand homme qui a découvert le St.Laurent, nous voyons : ; LE MARCHE BONGCGONRS qui présente «ur le quai plus de 480 pieds de développement sur 80 pieds de hauteur; deux immenses pavillons occupent les extrémités ayant 4) pieds de largeur sur 90 pieds de hauteur ; au centre est un corps de logis de 50 pieds de largeur précédé d'un portique et surmonté d\u2019un dôme de même largeur et de 13) pieds de hauteur : les corps de logis entre les pavillonset le dôme ont 180 pieds de longueur sur 60 de profondeur.Le marché occupe maintenant tous les étages inférieurs; dans le haut se trouvent pour quelque temps les bureaux de la municipalité et de grandes salles, dont l'une n toute la largeur du bâtiment et 180 pieds de longueur.Le commerce a tellement grandi dans la ville, que tandis qu\u2019ily a vingt cinq ans, cet édifice occupé en partie par la municipalité, suffisait aux besoins du marché, actuellement bien que cinq où six grands marchés aient été établis aux extrémités de la ville, il devient urgent que ls municipalité cède la place en allant occuper le magnitique palais qui lui est destiné.A l'extrémité de notre plan nous voyons LA CATHÉDRALE DE MONTRÉAL.Une des plus grandes satisfactions que l'on puisse éprouver c'est de contempler à Rome ln sasilique de la capitale de l\u2019Eglise catholique, St.Pierre, avec aa facade merveilleuse, ses piliers et ses colonnes énormes comme des tours, puis au-dessus, ces cinq (domes dont le plus vaste a 15 pieds de diamètre et 40) pieds d\u2019élévation, tandis que les autres s'élèvent à 250 pieds et ont T) pieds de diamètre; or, nous aurons una repro duction la plus vaste après St.Paul de londres qui ait êté faite de cette œuvre de géant.[a {'athédrale de Montréal exécutée sur le modèle de St.Pierre présentera une façade de 210 pieds de largeur par une hauteur de 75 pieds, et au-dessus l'on verra s'élever cin dimes dont le plus grand aura 250 pieds de hauteur sur un diamètre de 98 pieds, tandis que les autres auront environ, suivant l'aspect du plan, 80 pieds de hauteur au sommet «le la croix, et au moins 30 pieds de largeur, c'est-à «ire la dimension des dômes de l'Hôtel-de-Ville et de l'Hôtel- Dieu.En entrant dans l'édifice oo mesurera 300 pieds jusqu'à l'extrémité du rond point, 225 pieds de largeur aux transepts, et «ur les piliers de 30 pie«ls de largeur on verra s'élever la coupole de 70 pieds de longueur à l'intérieur, ayant jusqu'à l'ouverture de la lanterne plus de 200 pieds, c.à-d.au moins la hauteur des tours de Notre- Dame.Ajouter & cela la reproduction qui pourra étre faite avec lo temps de la décoration «de la basilique ro maine, el nous ne doutons pis que Montréal aura un chet-d'œuvre unique aur le continent américain, doux souvenir pour ceux qui sont allés à Rome et intéressante compensation pour ceux qui veulent avoir une idée de cette merveille du monde.En suivant l'ordre du plan nous trouvons LA MAISON DRS DOUANES, l'une des plus heureuses accommordations du style antique aux éditices modernes.Elle ne compose d'une façade carrée de 50 pieds de largeur s r 6) da hauteur, avec une tour carrée qui sert d'avant-corps percé de quatre ouvertures superposées.En haut se trouve une horloge admirablement placée pour être vue d'une grande distance, bien encadrée et surmontée d'un dôme et «l'une lanterne d'une admirable élégance, et dont la flèche est à 130 pieds du noi.L'aspect de ce monument est d'une grande majesté et d\u2019une admirable proportion.Nous avons ensuite à mantionner LA BANQUE DB MONTREAL.C'est l'édifice du style grec qui jusqu'à présant dans la ville réunit le mieux les conditions de majesté, de bon goûtet d'élégance que l'on doit désirer et que l'on ne trouve pas souvent réalisées par les artistes qui adoptent l'ornementation antique.L'ontonnance en est très-simple, mais bien exécutée ; elle se compose d'un rectangle de cent pieds de largeur sur 70 pierls de hauteur, précédés d'un portique de 7) pieds da largeur établi sur un soubassement bien proportionné et qui présente «ix colonnes, supportant un fronton orné d'un basrelief.On admire l'élégance des colonnes surmontées de chapiteaux corinthiens,exécutées avec un talent admirable et qui a rendu illustres dans Montréal les artistes habiles qui les ont sculptés et qui sont les MM.Larceneur, \u2018\u2019anadiens établis maintenant dns la Virginie.Cet ouvrage du «tyle le plus pur et le mieux fini est la grande beauté de l'édifice qui avait d'abord été surmonté d'un dôme, mais que l\u2019on & supprimé pour le rapprocher plus exaciement de la simn- plicité des monuments grecs.C'est alors qu'on & orné la crite de Ia façade d'acrotères qui se rapprochent en effet plus fidélement du styl- des constructions grecques.Rien n\u2019a été épargné dans ls dépense pour le choix des matériaux et l'exécution ruême des moindres accessoires ; aussi on peut dire que sans être d'une grande dimension comme plusieurs édifices nouveaux, c'est le monument qui présente l'aspect le plus complet dans son genre.En remontant sur l'autre oôté du plan nous trouvons L\u2019EGOLE COMMERCIALE DU PLATRAU.Cet édifice, élevé dans l'une des plus helles positions de Ia ville, est admirablement exécuté dans le style du XVe siècle; c\u2019est un quadrangle accompagné de quatre pavillons aux angles avec une tour carrée sur chaque facade.Le porche est précédé d'un escalier d'une dissina de marches du plus bel aspect et orné sur son entrée de deux magnifiques candélabres, un horloge d\u2019un bon style occupe le rommet de la tour, des lucarnes ornent le toit aurmonté de galeries en fer forgé et doré d'un aspect monumental, Chaque pavillon des angles et de la façade est surmonté de balustrades et «le pinacles en Métal doré du plus riche travail.Près du bâtiment prin cipal est le logement du directeur de l'établissement dans le même style et d'une grande élégance: les angles.les corniches, tes cheminées, l'encadrement des portes, de: fenêtres, des lucarnes, sont remarquablement exécutés.avec une richesse et une harmonie de style qui relèvent beaucoup le tnonument et font le plus grand honneur a l'architecte, Mr.l'Evèque, et à MM.les commissairas d'école qui l'ont admirablement secondé dans une muvra aussi habile.L'édifice est placé sur une hauteur qui da mine la ville; il est précédé d\u2019un jardin de forme ovais auquel on arrive pwr une belle avenue en pente qui ouvre sur la rue par un portail très-riche relevé par six pt liers sculptés en marbre blanc et destiné à supporter ans trés belle grille en fer forgé qui fara la plus grand hon neur aux ateliers de M.\u2018hanteloup.LA RANQUE MOLANN située aur la rue St.l'acques, est un assez remamuahle ap cimen du style de 1a Renaissance ; il y a trois étages pr: cédés d'un portijue à quatre colonnes «le granit rouge, d'un grand éclat et d'un poli remarquable, L'édifice » AR pieds de longueur sur 70 de hauteur; il est en pierra de l'Ohio.Le premier étage est en larges assises verm'- culées, lesouvertures sont cintrées, les angles ontaillées : au second étage l\u2019on voit cin Arcades accompagnées da dix colonnes à chapiteaux corinthiens, «urmontées da pilastres supportant des rouleaux en fouillagas qui voat rejoindre la corniche du cnuronnement, où se dessinent les armoiries de la banque accompagnées de deux statue: assises et trés bien sculptées.L'ensemble est satisfaisant et demanderait de pouvoir être contemplé de plus loin que ln largeur d'une rue; lorsqu'on monte la rue de Bleury et qu'on voit l'éditice d'un peu plus loin, on voit comme il gagne À être dégagé et comma san caran tére noble et riche se dessine mieux.Au centre du plan en bas nous trouvons 1 HOTEL DE VILLE M.Perrault qui a biti une grande quantite de mw sons importantes et plusieurs édifices publics, tels que In Poste, la Banque .Jacques Cartier, la Binque du Peuple.etc., n été chargé d'élaver ce vaste dition municipal.1 asû tirer parti de ses grandes proportions, et varier sa disposition sous le rapport de l'étendue, la profoadaur et l'élévation du monument.Sur la rue Notre-Dame s\u2019élèvera In façide précédée d'un jardin.Cette façade aura à peu près 230 pie is de lon gueur et atteindra ñ son massif central près de 140 pied» d'élévation.Elle est composée de «deux corps de logis avec un immense pavillon carré à horloge au centre, et deux pavilions aux extrémités.L'édifice ve compose d= deux étages avec soubassement et mansarde dans le- combles.Le soubassement suivant le plan semble avoir au moins douze ou quatorze pieds de hauteur et il eat exécuté en bloc à bossage de grande dimension.C'est aur cette base importante que s'éléve tout I'é hifice.Ke façade présente une heureuse variété & chaque étage combinée avec une noble unité.Aiusi que le soubassa ment, les angles des constructions, des pivillons, ete.etc, aout en blocs 4 bossage.Le premier étage se com pose d'une colonnade qui avec les hases et chapiteaux a A) pieds de hauteur et qui pour le développement avec les sailliesdu pavillon et du massif central aura au moins 80) pieds d'étendue.Les colonnes sont reparties pa: deux, entre chaque ouverture qui mesure six pieds sur douze pieds.\u2018In arrivera au pavillon central par un es calier te qustorze marches.L'une des merveilles de l'# difice sera un magnifique parvis carré à double rang de galeries, vitré dans le haut comme à lu Ranque des Marchands, mais dans de plus grandes proportions.les entrepreneurs de cet important éditive sont MM.Laberge, père et fils.Foutagament et guérison complète de la dyspepaie.des maux de ve et d'estomac, par l'Élizir Anti-Dyspontique du Dr.Balivesu.- afond & Cie.Agents.Montréal. \u2014 YY T\u2014 +\" = Pre Ned Z| + fi 4 1 an the ON a Fgh r re Ls mn J4 Ww (ENG 0 à PY Tm = ; PE RUE ERLE) 4 io} Al verre Sarr i : verppEY= i ne i | ik SET sal} fx {KN x il ITITO ENT RARE yt, h Jd FL (J E A | 53 WIL 13a )ey | 3; b iy h ch 2 i A Astra RA ~~ u Re A ja if pui sk és Mc ny I Kart k 5 be + yy r DS N/T ed an) aa _\u2026.\u2026.PE ge fs vn 4S | sf 11 a Soa.-_.aa0sanena x « ES 0 fF f 12 SW re + ny lt | | | of -p va Ne t 1.he | Pie enon ve de a ARE | 241 1 HER SH |» ie NEHZY Teak rue 1 BRA Pr rm | Nan fi) 1110s 11 ise (] psy É qin ser I Se NE Wm H Fok 1444, à Mage yl) Ju à : 1! + Fadl Hiv 8.00, Bon Fa B84 p> rr |] | A Ti] AA : ; 7 b a i 4 \u201c\u20ac ae 4 Hh i 1 | vos A | # 19 244 i) i Ki A ITR, 1 mM CNET l FE ea RO Ke fi i A Fn WAS : El = fa A 5 if Bl AN yr \u201cae éd 65 CL \u2018 2 i \"| |d vs Th GES MAS FSC $ =) ë : EET sik PE per runs \u2014\u2014 toni 7 = 4 x ! | if hes ua , Cannas 4! $3 er Ë i$ = : à [INT TETRII EE TFILIIE KN 3 if \u2014 | i KX Ÿ hi E | : 7 REA RAAEERER Svan aioli jaf, TS \u2014 rin ! - 3k - A CE î T A fi .44 ana 484 wi en MEw vonn & boston q M po ad ap Ls th CBr (Ait Eng $ sms PIAND FORTE WARE 2000S, id seen ; A 2 Li an RN Ji Ul a a AO S-PIANDS, rrr earl ) > Éd 1 À \\ Fu EI! FSU TER .sm it a3 Any ; méréff ef Lk \"TA il 1 su ; x S\\N A 1 Wiiiaeg i 1 fi wilh.£44 igen | dr sdb Te) mi fered «; 1h MU joel ea.A; if \u2014_\u2014 a il | a lei | TF ddl.iA p= SAC Fi i ie | Ain ul Ÿ Hy Li \u20ac: ë a FI = Ne 1 2 Li | Mm bd Ci by nl hal , à Ji : i] le x al : \u2018Mie À 208 pa se i | il f » 144 ! - + AN ta a gr à oi Thi ET - 25 i \u201c 3 + _ = scan Zeal ill 31e REUSDYSENE ang | ta ar A bo be 1 1% Mutéris ue sf he Sigasvnn PRE % al 3! 5 il wy IRE ab ii et ch \u2014_\u2014 TTT +35 w lnk 2 - _- F \u201cgia à 20 EE il a 1 PENNEY i) fg) 3 ~~ ¢ S JRE JR SN § SE SE\u2014 il eh Tm T NUE iw rr ! H ii f A 4 | Ts if] J : FFFWRRE | < 37 ; + | fl il.et I \u2014\u2014\u2014222 \u2014\u2014\u2014=\u2014_ BREETWE | 7 LW rl pid NN Ls que aed : i #1 === T5 \u201cA vid jt) fil i I | AEs, Fri (16585 on dl! Lis Lo A Ht 8 4 \u2014 i Ta Ji if ions a il HONEY LELE ( MEI i ouvrir?à ÜR Xx \u2014_\u2014\u2014 i REV a 4 \u2014\u2014 i ERE f li 1 ee (mi ol tl hon = - ra i .ETL) ; im qu ff M : \u2014- 2552 1 4.\u2014 2 RE \u20ac at 4 \u2014_\u2014 Pou AN M Bu ei Ry ET PATA) ead An M i 5 Pep ERG?pip in TA \u2014 ç f È re NE au sé Hans apt a Eg UTERRF IEP EF VI Part oc Coe Bd TR tan i hy CH i oh bl on i dal ARER FFF R ÉRE2- FEEENT i ñ ui A BI: iin ha) FÉGUÉSTE tk i ji ; tic ant 144 1.34 i FEAR £ LRU Fa manne ETI SUE À [A] LN 1) Wikia @ f =\" i 4 75d : \"en ee PRES, En fgn f 0 \u201cMs vu | Ë : ve le m BEI Li R «3 =- see na > Es Ren 2g pr har = Ed Î A > fo ~ m\u2014 wii = wie > = a Sh a = \u2014_r \u2014>>ems \u2014\u2014 fe, or \u2014 a - a - À VUE DE QUELQUES UNES DES GRANDES MAISONS MAN VET COMMERCIALES DIE MON TRE AL (Voir : Journal) mme 0 \u2014=\u2014\u2014\u2014\u2026\u2014\u2026\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 | - ET 306 L\u2019OPINION PUBLIQUE raiement le domicile : on décroche des murs les miroirs, lea tableaux, on dépouille le lit, les fenêtres ; on dirait un déménagement: c'en eat l'activité, la précipitation et, malheureusement patfois, les accidents.Tandis que, mêlé à un groupe de curieux, nous regardions aller et venir les travailleuses d'un reposoir, tout à coup l'une d'elles chargée d\u2019une glace et d'une superbe lampe en porcelaine Isisse tomber celle-ci qui se brise en mille pièces.Un cri de désappointement s'élève de notre côté.Vous pensez, vous, que s65 compagnés ou les Indiens spectateurs s'empressèrent d'aider la pauvresse ?| point du tout.Personne ne bouges, chacun poursuivit sa besogne, et notre bonne vieille ramasse tristement les débris d'un meuble qu'elle n'aurait point échangé sans doute contre la Vénus de Milo.C'est aux femmes, aux vieilles, à ce qu'il nous a paru, qu'incombe ia charge du reposoir.Quant aux hommes, LA FETE-DIEU A CAUGHNAWAGA (Buite et fin.) Suivant l'habitude indienne, c\u2019est toujours à la dernière heure qu'attendent les habitants de ls bourgade pour commencer les préparatifs de la fête.De grand matin le jour même, les rues sont soigneusement balayées, les trous comblés, les pierres enlevées, le sol nivelé ; chacun à ss besogne spéciale et la remplit de bonne grâce : c'eat la division du travail, cause première de nos progrès, appliquée, pour la circonstance, à une race qui s\u2019y montre naturellement rebelle.Ces préliminaires achevés, on s'occupe de planter de chaque côté des rues par où doit passer la procession «a jeunes sapins garnis de leurs rameaux.Rien de gracieux et de sévère à la fois comme cette double rangée d'arbustes aux formes symétriques, au feuillage d'un vert sombre, et dont on rerpire en passant, quelques-uns s'occupent des plantations, mais la plupart, Ia sai i ; a ie odeur de Manos ot on face des re ire 56.| les bras croisés ou fumant leur pipe, regardent faire avec lèvent d'ordinaire deux mâts élancés, portant à leurs s0 m- j un fleg : e et un sérieux imperturbables.C ost ! exercice : OI: | des droits de l'homme tels que compris chez l'Indien.mets une touffe feuillue sous laquelle se balancent, imi- si à tl'h i précède la M vous oures tant des fruits, des boules de papier colorié.iy durant l'heure qui P 0 ; L'ordonnateur s-t-il voulu imiter le p he d'un pal.les rues, par les portes entrebaillées, par les croisées, en mier-dattier, od les baies de quelque arbre révéré jadis ?| général ee de rideaux, vous aparcevres dans cha ° nous ne pourrions le dire.Le reste du trono, dégarni de ! D los sauvages et les sanvag comme on \u2018ed ! * appelle ici, brossant leurs habits, peignant leurs brunes branches, est revêtu à mi-hauteur jusqu'à ls cime d\u2019une ; .: enveloppe de papier tricolore, fixée par des rubans.brie donnant enfin les derniers apprête À leur toi Mais où éclate l'i ani ; is où éclate l'ingéniosité de la conception du plan et; Tout à coup la cloche sonne, et nous nous dirigeons de I\u2019 , ol J s l'ordonnsuce, où l\u2019on est frappé de l'originalité des dé vers l'église.Sans autre prétention que son ancienneté.! tails, de la naiveté du goût décoratif, c' ispo- i ile or 5 hd or ih : ou de quelques l'église, à laquelle des restaurations successives ont fait ornements, tous les reposoirs se ressemblent; c'est le 1 une physionomie moderne, est un édifice en pierre, com wigwam d'autrefois avec sa forme conique et ses étroites | mode, spacioux, ayant sa façade tournee vers le village, proportions.Une charpente faite de jeunes tronos de sapins ou de bouleaux entrelacés, que l'on recouvre au dehors et au dedans de draps éclatants de blancheur, remplace les piquets, l'écorce et les peaux de la tente primitive.robe de fer blanc, ss croix que surmonte un coq gaulois du même métal, les maisons groupées autour d'elle, le St, Laurent qui coule à ses pieds, elle s un air riant et coquet qui fait plaisir à voir.L'adoption de ce plan uniforme tient évidemment aux Le presby tère, attenant à l'église, est aussi une construction de pierre, dans laquelle on retrouve, avec les traditions de la lad: écessi , éloi vous o à vu in sux n ités d'une époque | meubles du temps disposés tels qu'ils l'étaient alors, les 1gn © a u cer ement construire le premier re.! Chambres des Pères Charlevoix et Latitau, premiers des- posoir dans le wigwam spacieux et commode d'un chef Lervants de ls Mission de Caughnawaga ! respects Pour cos tribus che qui l'hospitalité, sans af- A la vue de ces chambres étroites et basses de cet te i 1 \"Ori .y pon ant ping ero patriarchal do celle do I Orient, pour | ameublement plus que modaste.on ne peut se défendre j , ; .anti .recevoir un Dieu, ce qu'ils regardaient comme cher et ee fatigues ot ee de ours cond sacré, dut être la forme naturelle de prouver leur respect 8 et d'affirmer leur foi.En conservant tel quel ce modèle reçu de leurs an- | apostoliques, que ces deux missionnaires écrivirent les ! remarquables ouvrages historiques qu'ils nous ont laissés.(1) et située à quelques pas du fleuve.Avec son clocher à \u2018 cêtres, ils accordent ensemble la coutume, ches eux si puissante, et des pratiques de piété auxquelles les des- | cendants ne tiennent pas moins.| Ivailleurs ce que le sauvage comprend le mieux, ce qui ' l'attecte et le touche le plus dans Ia religion, ce sont les pompes extérieures du culte catholique.Aussi les reposoirs de la Fête-Dieu deviennent à Caughnawaga l'affaire ! importante de cette unique journée.i Ainsi les miroirs avec leurs larges cadres d'or, et dont la | surface polie et brillante reflète le ciel, les arbres, les oiseaux et Is personne humaine, jouissent chez l'indien d'un crédit inimaginable ; c'est le premier des meubles, Une famille pourra manquer de pain, jamais d\u2019un miroir, petit ou grand.Aussi ces glaces à larges bordures dorées, au verre à reflets verdâtres, et que l\u2019industrie livre A bas prix, constituent-ils le fond de toutes les décorations.On les fixe au sommet et sur la façade du reposoir: à eux la place d'honneur.Viennent ensuite les images coloriées de sanints et de saintes, auxquelles le pinceau et le crayon d'un artiste inconnu a fait subir un martyre posthume.Des lambeaux d'étoffe de couleur attachés à de minoes baguettes flottent sur le faite du monument, et représentent les drapeaux de peuples évidemment à naître; de chaque côté du reposoir, s'étendant à quelque distance, en guise de draperies, des couvertures de lit piquées ou brodées, des tapis de table à franges, ou à riches bordures, ou historiés de dessins, rehaussent et agraudissent les proportions du pieux édifice.Au-dessus de l'entrée at suivant les courbes de l'ogive une msgnifique dentelle, étale ses délicates et fines découpures.À l'intérieur In ternture disparait sous les toutfes de bruyères et de branchages verdoyants ; aus- pendus à la voûte, piqués sur les côtés, des étoiles, des anges an papier d'or et d'argent, découpés par les artistes de l'endroit, s'exposent, dans des attitudes plus pittoresques que classiques, nudessus des fleurs et des cierges, den lampes et des vases, dont les lueurs et les nuances confondues éclairent la petite table sur laquelle reposers le Saint-Sacrement.Comme nous l'avons déjà dit, tous les reposoirs sont semblables : les éléments de le décoration tirés de la lin- gorie et des diverses pièces dé l'ameublement domestique, laissent peu de choix à ls variété.En revanche chacun prête du sien, et pour cette cocssion on vide litté- À l'intérieur de l'église les ornements sont rares, mais les murs crépis à ls chaux éclatent de blancheur et de propreté.Un chœur spacieux et bien éclairé, qu'une ba.| lustrade ouvragée sépare de la nef, deux chapelles latérales, des rangées de bancs, une tribune à l'entrée : telle est la disposition des lieux.Trois belles peiatures, uu Saint Louis en prière, œuvre \u2018originale et de prix.une copie de l'Ascension de Murillo, une autre toile en arrière du maitre-autel, et dont nous n'avons pu saisir le sujet sous les tons pélis des couleurs, décorent les chapelles et le chœur.Si quelque chose décèle l'origine et rappelle la classe particulière des paroissieus, ce sont, de chaque oôté du maitre-autel, ot de grandeur naturelle, deux statues en bois peint, représentant des missionnaires revêtus de leurs ornements sacerdotaux ; puis, surmontant la chaire, fort élégante, disons-le en passant, un ange en tuaique bleue semée d'étoiles, svec deux grandes ailes d\u2019or étendues, et embouchsnt ls trompette du jugement dernier.Pour ces trois personnages lamés d'or et d'argent, pour Jeurr insignes, auxquels le peintre a conservé leurs couleurs naturelles, faisant le surplis biano, l'étole jaune, le crucifix noir, le visage rose, les Indiens donneraient toutes les fresques du Vatican, et toutes celles de ia chapelle Sixtine.Dans les trois ou quatre familles que nous visitimes, nous étant informé des œuvres d'art de leur église qu\u2019elles aimaient le mieux, les femmes nous répondirent unanimement qu'elles préféraient l'ange au vêtement azuré : les hommes, l'apôtre inspiré élevant son crucifix vers le ciel.Le caractère Indien revit tout entier dans ces appréciations esthétiques.Au dernier appel des cloches, car l'église en possé.le deux, une grosse et une petite,\u2014les Indiens ne ne se raient pas contentés de moins, \u2014les étrangers venus pour assister à ls fête, les habitants du bourg se dirigèrent vers l'église, remplissant en quelques minutes les bancs de la nef et ceux de la tribune.Nous dirons, pour expliquer cette affluence extraordinaire, que Mgr.de Gratiano- polis, le nouveau coadjuteur de l'évêque de Montréal, dé.(1) Lo Pare Charlevoix & éerit: Histoire générale de la Nouvell rance: Histoire et description du Japon: Histoire de l'ile de Be.qmingue ; Histoire da Paraguay.Le Père Lafitau : Mœurs des saur américaine comparées aux mœurs des premiers tempe: Histoire des découvertes et des conquêtes des Portugais dans le \u2018ouveau-Monde.25 Join 1874 sirenx de prouver à ces braves Iroquois que le pasteur ne fait aucune différence entre ses brebis, était venu officier pontificalement et conduire la procession.Comme tou: leurs pareils, les Indiens de Caughnawaga se montrent très-sensibles aux pompes du culte et À l'éciat des cé.monies.Tout ce qui est spectacle, bruit et couleur, les passionne et les charme.Aussi cette messe solennelle célébrée avec tant d'apparat, ces hymnes nouvelles, ces nombreux desservants, la majesté de l'office, la soutane violette, la crosse dorée, la mitre en brocart de l'évêque, les chasubles soie et or dea diacres, tout cela produisit un grand eftet sur ces vives imaginations.Le jeune Iroquoin qui, à certains moments, devenait le gardien de la cross du prélat, la tenait à deux mains, les yeux comme fasci nés par son rayonnement, \u2018et, lorsqu'il promenait de temps à autre son regard sur la foule agenouillée, on devinait ai sément qu'il n'aurait point donné sa charge pour un tré sor.La fonction accomplie ce jour-là inscrivait dans sa vie une date mémorable.L'aspect qu'offre partout una réunion de fidèles diffre peu ; ici elle présente une origi nalité piquante.D'abord, les desservants, les chantre, les enfants de chœur en belles chasubles ou en surpli« imamaculés.sont de vrais Iroquois qu'on a façonnés au ser vice ; si l'on doutait de leur race, leurs cheveux hérissés, noirs et fournis, leur teint cuivré, et nous ne savons quella gaucherie un peu brusque sous leurs robes de lévites.réréleraient aussitôt leur origine.Ensuite, à l'entrée du chœur, formés sur deux rangs, les six chefa da la nation, armés chacun d'une lance garnie de rubans verts et rouges, se tiennent debout sur la daite pendant la durée de la cérémonie.les sexes ne sont pas mêléa comme dans nos églises ; chacun à sa place, les hommes d'un côté, les femmes de l'autre.Vêtus à la moderne, les Indiens ressemblent À tout le monde: les Indiennes au contraire qui ont conserré l'hs bitude de se draper dans leur couverture, comme des E- pagnoles dans leurs mantilles, ne laissant paraître du vi sage que le nez et les yeux, qui ratfolent des jupes aux nuances vives, aux tons éclatants, ont l'air d'une congré gation le pénitents vêtus de leurs cagoules.Les bancs où s'aligne leur file immobile et silencieuse, font un contraste étrange avec la variété des toilettes et l'animation des physionomies du reste de l'assistance.Mais l'impression augmente et se change hientôt en aur prise agréable, lorsque, sous ces voûtes hahituées au chant large et grave de la liturgie, au milieu de l'air rharge d'encens, s'élève tout à coup le chœur des jeunes Im quoises.(In essaierait en vain de décrire le charme p* nétrant de ces voix pures et fraiches, répondant aiterns tivement à celles des hommes.Ia langue iroquoise dant elles se servent, ajoute par le redoublement et la sonortré de ses nombreuses consonnances, à l'harmonie mnsivale Le diapason fort élevé choque aux premières mesures de l'air, mais peu à peu l'oreille s\u2019y fait, et l'on se prend a écouter avec plaisir le timbre cristallin de ces gosiers d'a seaux.La mélopée, le rhythme des versets de l'hymne sacrée, Ont une saveur étrange, ot les notes qui s'échap pent de ces poitrines, bien que justes et égales, sont + minces, si effilées, qu'on les dirait passant À travers ie trou d'une aiguille.On perçoit par l'oreille en écoutant ces voix \u201cirange* La sensation que donne au palais le jus d'un fruit acide mais légérement sucré.Ce concert d\u2019una houre prurrait s'évaluer à une douzaine d'oranges.Ni l'on veut les com parer à la tonnalité d\u2019un instrument quelconque, on dira qu'elles tiennent du biniou breton et de la musetir c'est à la fois doux, nazillard et plaintif.Tandis que ces artistes chantent.l'organiste ot maitre de chapelle du lieu, un chef [roquois au visaga cuivré.aux pommettes saillantes, au nez recourbé en hoc dat gle, les accompagne en mesure, ma foi.et leur prodigue toute sa science musicale, laquelle consiste dans l'ex-e\" tion perpétuelle «le l'accord parfait.Si les dispositions musicales de la race rroquoise, câte des hommes, sont en général peu développées.il n'en est pas de même de leurs prétentions.Qu'on en juge.Un organiste de nos amis qui se trouvait en villégiature à Lachine reçut, l'été dernier, la visito d'un chef réputé de Caughnawags.\u2014Je viens te trouver parce qu'on m'a dit que tu \u201clai un grand musicien.Peux-tu m'apprendre à toucher ie l'orgue en quatre leçons ?fit notre homme en parlant À la deuxième personne suivant ls coutume indienna.Le professeur observa en souriant que nes élèves met taient beaucoup plus de temps que cela.\u2014Pour vous, blancs, c'est possible, ajouta-t al, mare ot qu'on montre deux fois à un Sauvage, il le ait\u2019 Comme bien on pense, notre ami refusa ls marche.mais le chef se retira très-vexé de voi qu'on doutait Ace point de son intelligence.Après la messe, la procession.Sous le dais an brocart broché d'argent, Mgr.l'évêque, assisté de xes sooo lytes, précédé des jeunes filles, des jeunes garçons en longues files, que suit ln masse des hommes, des femmes L'OPINION PUBLIQUE des touristes Le cortège est nombreux, fort bien dis- car son parcours se borne aux deux principales rues posé, À chaque reposoir, au moment de la bénédic- du village : du Saint-Sacrement, tous les assistants, têle-nue, se non rnent ; slors les encensoirs s'élèvent et retombent oe une pluie de Hours couvre le sol, les cloches al ert, le canon tonne.Puis les chants retentis- de nouveau, les fidéles se relèvent, le corps de mu- mue jette au vent ses fanfares, et ls procession reprend lentement ss marche.; \u2018 ; \\ Pour le jour de 1a Fate Dieu, il existe & Caughnawaga une coutume nave et touchante que les mères n'ont garde d'oublier.11 nous faut dire auparsvant que rien west ingénieux comme un berceau indien.Qu'on se représente us sabot dont on aurait enlevé la partie creuse, Juissant & l'extrémité une sorte de toit-abri, de visière.pixée sur la semelle, une mince couverte sur laquelle repose l'enfant ; par-dessus le corps d'autres couvertures suveloppent le bébé, ne laissant de libre et de visible que la tête emprisonnée da 18 un joli bonnet.C'est grâce 4 Ia forme de ce beroeau-mailiot que les mères portent curs enfants saus fatigue durant de longues marches, et qu'au repos, dans la forêt, elles les suspendent à une vranche d'arbre, afin de les préserver des atteintes des reptiles où d'autres animaux.Eb bien! le jour de la procession, sur la galerie de la plupart des maisons entre lesquelles défile le cortége, on sperçoit placés sur des chaises, ou disposés debout le long des murailles, de frais petits poupons ficelés dans leurs berceaux ; les uns vous regardent avec leurs beaux yeux noirs, tout grands ouverts, d'autres, moins effragés, swurient et font risette aux passants.La eroyauce est que cette exposition devant le Bon Dieu qui passe, porte bonheur à l'enfaut et le préserve «des maladies.La procession tinie, les closhes deviennent muettes, le esnon silencieux: la foule qui s'échappe lentement pa: vvutes les issues de l'église, envahit la place où elle prend position pour voir défiler les habitants du bourg.Les artistes de la matinée, le chæur de la messe, les jeunes Iroquois, les enfants ce chœur, les chantres, les thuriféraires, les fleuristes, débarrassés de leurs tuniques, rejoignent les parents et regagnent leur domicile.Cette wrtie \"exécute gravement, sans bruit, esns cris.Quelle diterence avec nos mœurs! Quelle gaieté, quels éclats de rire, quelles exclamations joyeuses, quel tapage, chez nous, lorsqu'aprrès une cérémonie, ou une classe de quelque durée, on lâche tout ce petit monde! Ici rien de pareil, l'Indien n'a point laissé entamer s4 nature ; il a lu physionomie sérieuse, l'attitude fière, la démarche digne.Peu cummunicatif, il dédaigne les démonstrations, il cause peu, rit rarement et ne pleure jamais.Nous avons vu À Caughnauwaga une troupe de jeunes in- digénes rester prés d'une heure à regarder les passants sans qu'aucun d'eux ait fait un geste ou dit un mot.Nous aurions bien essayé d'une cabriole ou d'un entrechat pour arracher un sourire ou une exclamation à ces statues, mais ComIne on nous assurs que les acrobates de passage u Montréal ne les fuissient pas même sourciller, nous crimes devoir nous abstenir d'une expérience inutile.Dans l'après-midi, la rue principale du village devient une worie de Longchamp où toutes les élégantes et les beaux de la tribu viennent à l'envi exhiber leurs toilettes st leurs parures.Le spectacle est unique.Les robes de ute, de guze, le velours, les dentelles, les chapeaux gar- uis «le fleurs, les chaines d'or, les bracelets, sont aussi communs que dans une de nos grandes soirées monduines.Le caractère qui les en distingue cependant, c'est la pro- lusion des ornements et l'éclat des couleurs, l'absence totale de goût et de simplicité.Les tons cris, le vert, le bleu, le rouge, le jaune, se heurtent, sans se fondre ni - associer.Ainsi une jeune fille sera coittée d\u2019un chapeau rouge garni de fleurs vertes ; elle portera avec un corsage bleu une jupe orange, et des bottines noires, Les nutres suront des mises du même style.Les hommes, eux, portent sans trop de gène la redingote, la jaquette, toute lu nomenclature du vestiaire moderne ; seulement l'étotte «lu vêtement sera toujours de première qualité.Comme un ornement fourni par le hasard et d'asses bou etfet à teurs yeux, queljues jounes gens avaient conservé sur le ote extérieur du coliet de leur habit l'étiquette blanche vu jaune du magnsin de confection.Pendant ces quelques heures, et en attendant les départs successifs du steamboat, les curieux parcourent le lvarg, visitent quelque intérieur de maison, mesurent vu la berge des canots taillés dans un troac d'arbre, qui L'OBt pus moins de quarante à cinquante pieds de lon.sueur.Aux abords de l'unique hôtellerie du lieu, de jeunes In.divas font une récolte de gros sous on tirant de l'aro; à \u201cuelques pas de là deux roues de fortune soutirent de l'argent aux crédules.Peu à peu la foule s'éoluircit ; chaque voyage de l'Au- \u2018ura emporte une cargaison humaine.Six beures sp- prochent, ls cloche du vapeur sonne la dernière traversée.Cinq minutes plus tard, nous sommes à bord, regardant accourir de toutes parts les retardataires qui arrivent casouflés.Le sifflet du steamboat lance deux cris stridents ; le pilote, comme un fuctionnaire à son poste, attend la main sur la roue; un bambin largue l\u2019amarre, le capitaine «d'aune le signal, ls fanfare entonne le morceau d'adieu, des mouchoirs s'agitent, des hurrahs s'élèvent, nous sommes en route pour le retour, Du milieu du fleuve, nous apercevons Lachine échelonnant ses maisons sur la rive, nous distinguons les mâts des barges et les cheminées des remorqueurs mouillés dans le canal ; vis-à-vis, la façade monumentale du couvent des sœurs, l'église paroissiale et won clocher; à notre droite, sur un monticule dominant les vergers et les jardins des maisons de campague qui bordent la route de ls côte, l\u2019école des frères, et la silhouette d'un vieux moulin à vent aux siles itmmobiles.Sur le prolongement de cette ligne, les dentelures de la côte déserte du rapide du Sault St.Louis, dont la vitesse du courant, en cet endroit, signale l'approche.Du côté opposé, sur un étroit promontoire, la .uasse blanchissante du village de la Pointe-Claire, la nappe large et calme du lac St.Louis ; émergeant des tots, comme une toutte de verdure arrè- tée dans le lit du fleuve, l'île Perrot et son groupe d'ilots.Puis, à l'ouest, sur les contios de l'horizon, la montagne de Montréal dont les pentes douces semées de villas, de bois, de champs cultivés, sert de toile de fond à ce ma- gnitique décor.Une heure après, l\u2019infect cloaque de la gare Bonaventure où nous pataugions dans la fange, livré aux obsessions d'une troupe de cochers qui vous harcèlent comme une nuée de imoustiques, nous rappelait au sentiment de la réalité ! Plus de vaste horizon, plus d'air vivitiant, plus de Caughnawags, plus d'Indiens ! mais la civilisation et ses merveilles.Hélas ! la fête était finie ! Â.ACHINTRE.BULLETIN TELEGRAPHIQUE FRANCE, Paris, 14.\u2014M.Clemenceau à de nouveau vuvoyé un cartel à De Cassagnac qui, dit-il, a donné à entendre qu\u2019il (Clemenceau) était un lâche.Ce dernier proposs un duel entre 10 députés républicains et lu députés bouapartistes.M.De Cassagnac répond avec mépris qu\u2019il ne se battre pas avec d'autre que Gam- betta et que les députés bonapartietes ne peuvent pas accepter le défi.Le gouvernement doit adopter des mesur:s rigoureuses pour prévenir les actes de violence de la part des bonapartistes et des radicaux.Les agents de police ont fermé le café de l'Opéra, reudes- vous favori des bonspartistes.Paris, 15.\u2014Le projet de loi constitutionnelle ré ligé par le contre gauche, & ôté présenté aujourd'hui et un vote d'urgence mn ét- pris, Le résultat a été le suivant : 345 pour, 341 contre.Le bill contient trois articles, le premier pourvoit à ce que le gouvernement consist : d\u2019un Sénat, d'une Chambre de représentants et du préeldent de la république.Le sucond pourvoit à ln prorogation des pouvoirs du maréchal MacMahon jusqu'en 1880.Le troisième pourvoit à ls révision totale ou partielle de la coustitution, révision qui se fera par les amendemauts que l'on voudra faire plus tard à Is constitution.Paris, 15.\u2014La entle du l\u2019Assemblée était remplie de députés et de spectateurs.Casimir Perrier & introduit le Lil] constitutionnel préparé par le centre gauche et propose que l'Assemblé déclare qu'il est urgent du prendre ce bill en considération.L'oriteur a parlé de la nécessith de s'unir contre les bonapartiztes et les déma- goxuus et à été souvent interrompu par lee membres de la droite et applaudi par ceux de la gauche.M.Laboulaye s'est prononcé en faveur de la motion d'ur- ence.5 Il dit que les derniers événements out démontré les dangers d'un gouvernement provisoire.La monarchie, préteud-il, et impossible, ct empire Ze tera qu'amener une invasion et l'oppression de la France.11 considère que lu république est le gouvernement de tous pour tous et sou établissement inspirers la confiance au pays.Le général Changarnier, du centre droit et M.Paul Duval se sont oppusés à 1a motion.M.DeKerdrel, de la druite, à averti les députés que si lu ma- jurité de l'Assemblée était changée, le maréchal MacMahou se trouverait peut-être obligé de douner as démission.Le vote ust alors pris: pour 345, contre 341.Tous les ministres ont voté contre la motion, mais ev lear capacité de députés seulement, la motion n'ayant pas été déclarée unv motion ministérielle.Le bill a été référé au comité dus Trente.Alors M.de Larochefoucault de l'extrême droite, introduit une résolution qui est lue eu milieu d'un profond uileuce.Voici la substance de cette résolution : Que lo maréchal MacMahoa prenne |» titre de lisutenaut du Royaume, et que les institutions ustionaies soient déterminées par arrangement conclu entre le roi et ns représentants du euple.P Vue grande excitation suivi Is lecture de cette résolution.M.de Larochefuucault « ensuite proposé que ls wotion fut référée au comité des \u2018Trente.Cette motiou est rejutée par plus de ceut voix.Tous les miuistres out voté contre la wo- ; tion.On dit que M.de Larochefoucaalt » dunno ss démission comte ambassadeur on Angleterre avaut de présenter s& motion.Les Louapartivtes ont tenu une assemblée aujourd'hui et en sont venus ve vonolusion qui serait tout-à-fait inutile d'introduire une motion à l\u2019encontre de celle présentés par le centre gauche.Londres, 16.\u2014'Trois dépêches ce matin sunonçent qu'une partie du bois de Fontainebleau est en feu.Londres, 16.\u2014Le Times contient de plus amples détails de ls séance d'hier de l'Assemblée française.M.Lambert de Ste.Croix, appuyé de tous lus membres du ceutre droit, & soumis un bill pourvoyant à ce que le titre de Président de la République soit conféré au maréchal Mac- Mahon, ainal que le pouvoir de dissoudre les deux branches de la législature et que le successeur de M.MacMahon soit nommé conjoiutement par les deux clambres, Ce bill a été référé au comité des Trente.Il est probable, dit le correspondant du Times, que quelques- uns des membres du ministère donneront leur détuission par suite des procédés d'hier, mais ce ne sers pas une crise ministérielle.Contrairement à ce que l\u2019on a dit plus haut, les ministres suivants ont voté pour la motion de M.de Larochefoucault, le général de Cissey, Magne, Girard, DeCszes.Une vingtaine de députés du centre droit se sont abstenus de voter sur la motion du centre gauche.Paris, 16.\u2014Les journaux républicains, parleut en termes fort louangeux des députés du centre droit et du ceutre gauche à cause du vote qu\u2019ils ont donné, bier contre la restauration de la monarchie, |le prétendent que ce vote, bien qu\u2019il ne pru- clame point la république, fait voir que Is monarchie vst impossible.Les journaux orléanistea considèrent que le vote wa rion changé à la situation politique.Puris, 16 \u2014Aujourd\u2019hui daus l\u2019Assemblée, lors de 1a 1 vture des minutes des procédés d'hier, où s hautement protusté contre l'inexactitule de la liste des votes qui ont été donués pour et contre ls motion du centre gauche.Le général Cissey el trois autres ont déclaré qu'ils avaient voté en faveur de Is motion et un député qui a voté contre la motion affirme que sept de ceux dout les noms sout inscrits sur la liste comme ayant voté pour ls motion n'étaient pas présents lorsque le vote & été pris.Il a dumaudé que la liste fut corrigée que suivant lol devrait être pour 339, contre 340, Un «député de l'extrême droite n proposé que le vote fût déclaré nul.M.Buffet, président de l\u2019Assemblée à maintonu la validité de In liste.Le centre droit a présenté uno résolution consti- tuente définissant les pouvoirs du président MauMahon.Le bill a été référé au comité dus Trente.On croit que le comité des Trente ne rapportera pas lo bill du centre gauche qui lui a été référé hier, avant uue quitsaite de jours.La gauche a abandonné pour le présent sou desseiu de faire diesoudre l'Assemblée car elle espère voir bientôt l\u2019établissement de la république.Les présidents des burenux de l\u2019Asseiablée out été nommés, 8 parmi les membres de In droite et 7 parmi ceux de la gauche.La résolution proposée par M.de Larochefoucault a été finalement rétérée à un comité composé de 18 députés de la gauche et du 12 de la droite, mais 1] est presque certain que la motion ne sera pas soumise à l\u2019Assemblée pour être discutée L'incendie daus ls forêt de Foutaiuebleau à été éteint, lu acres de bois ont été détruits.Parle, 17.\u2014Dus copies du New-York #erali, coutouant lu lettre du Rochefort ont été saisies par la police.Paris, 18,\u2014Il y a eu un engagement enire des insurgé- maures et les troupes françaises à Alger.37 rebelles ont été tubs Les Français ont ou six hommes de tués ot 10 de blessés.Paria, 18.\u2014Les députés du Centre Gauche publient de uvu- veau une ciroulaire adressée aux députés du Uentr Droit, les priaut de s'unir à eux, aün de pouvoir établir la république.Le Centro Gauche offre toutes les giranties constitutionnelles nécessaires, et déclare que si l'alliance qu'il deman lo est refu- vécu, le Centre Droit sera responsabla d'un retour de l\u2019Empire.Le gouvernement à intenté une action contre les propriétaires du Figaro et de Ls France, pour avoir publié des articles écrits par Rochefort.Le ministre de la Justice aformé une commission pour pié- parer une nouvelle loi de la presse.Paris, 19.\u2014Dans l'Assemblée, aujourd'hui, où # rejuté par uu vote de 375 contre 327, la clause du bill municipal.qui dou.nait à ceux qui payalent le plus fort montant du taxes, lu droit de sléger aux cousells municipaux.Ls Gauche, les Booapar- tistes et une partie du Centre Droit ont volé contry cette clause, Ces députés considéraient que cotte clause portait at- tointe au principe du suffrage universel.La rejection de cetto clause sera probablement fatale au bill.La nouvelle du vote a causé beaucoup d'excitation.M.Fourton, ministre de l'Intérieur, & affirmé qu'il était prôu à accepter un cumpromis; le gouvernement dem wndera le droit de nommer lu maires pour trois ans seulemeat.La Gauche est bien déterminée à dumander ls dissolution de l'Assemblre, si ln Droite s'oppose à l'établissoment de la république, comme gouvernement définitif.M.Goulard est bien malade.M.Paul de Cuasagnac & été sommé de comparutre devaut la cour d'assises, luudi prochain.IRLANDE.Quoenstown, 1G.\u2014A l'arrivée du vapeur Parthis une foule nombreuse s'est rendue au quai, var l'on savait que Ruchuturt était à bord.Le fameux communiste a ôté accucilli par des huées et des sitilements.Où # voulu trômo ou veuir à des Voies de fait et les agents du police vnt 6tC obligés d'entourer Rochefort pour empêcher la foule de le lyncher, Il a été suivi jusqu'à la station du chomiu de fer par cette garde d'honueur ?1! s'est rendu à Cork et de là à Dublin, et vu qu'il n'était pus st.tendu à cus deux villes, Îl « pu passer inaperçu, de Dubliu it | doit se rendre à Londres.ETATN-UNIS.Washington, 17.\u2014Le bill du séuat coustatsut les droits de propriété de la compagnie de la Bale d'Hudson et des autres sujute britanniques, ces droits leur donnent des titres à l'Inde - pité fixée par l'Empereur d'Allemagne d'après le traité de Washington, à été à lopté.ITALIE.+ Rome, 17,\u2014Plusieurs députatious vut visité, Lier, Sa Sainteté Pie IX ei l'ont félicité de sou 83me anniversaire de vuis- i sance, À cette occasion, les vérémouies ortinaires out ou Heu su Vaticau. \u2014_ Jos \u2014_\u2014 = == L'OPINION _\u2014 00 PUBLIQUE Ts s _ \u2014\u2014 == ToT mmr \u2014 5 Juin 1g, I - \u2014 LS £1 Ph xR] = = 0\u201c » 44 .* i ve eg WK ju ee = ohn, * * vom + Ale dame! = > = Ya PE Be 5 > res 5: 4 Trdg Faz Hee.Ea fa - sts welt Her eu = 524 Fate» a = Ld = \u20ac ++ AVE SRG ; LH bi PA HA Cp r= \u201d = < at Ets Ra > 4 \\ 2% = are ; 2 Hs ne oy \"re ; ey *.Tp 3 Ei Via 3 {2 Fe) 226 x2 eet, \u201cve Xe .a8 - % >< EAT a pit 4 - - a PR ge iy = LAN voire \u201c An F A 256 2] am % 4 ! +1 234 fe 4 i» 5 st 2) te a pe 2} \u201crar 4 ES o pe: £ me messes = 7 à * ie Ny a A \u2014\u2014 3 iE] \u201ceae me men - ge dater) Ey pi Af & 0 id Tg + a.> a \u2019 4 N À gr a.È 5% % th dd te CCR = \u201d $ Ba | 1 > PEGI : F- : 8 SI x + ti G 5 =] % / ( \\ pre she > \"ad EN LS aix 2s = AE pe >= WIS 2 2% a aX se 3% be CEE i prea 5 ay = me Fy re ao ame: SATA SAINT JKAN-BAPTISTE BAPTISANT LE SAUVEUR DANS LE JOURDAIN te LL 35 Juin 1874 = I = PUB ) L'OPINION \u2014 L IQU k - 3! 09 \u2014\u2014 \u2014_\u2014\u2014 Ed \u201c+4 ut 5 5, CF, ve \u201c> ¥ = A = a Là Æ x.VA + pv\u2019 5 am 7 Te 4 Vo 0% E.: en RS & CA XN) : > « = R es rod ES i vs 7 ay oF 35 A Ses À 124 wily we gh CR \u2018au, a an Rg, 23 = La \u2014 fi + #, AN 08 i I hs, EN N i > ql tu | Ù f kbs * i È À i Se 4 4 & Ns Ny HF wi NW 0 hi i Ni / Aa CL i | | | Wl i! * A © ir ou ) D i A & i LU Fo I ; cat N x A Le pe S = 5 HS fis: 0 po £ Jos mn Xe À == In = Re = fi Ut 13 7 it i 4 i SE \u201cRS (3 7 qu 7 > SER 2 as À i i PRES | fA D dés on RY = S AA | i J ) J = 2 ya > dl = À ho 9 1 oN re > le y + su) [om IS) hen Aa RTE nl] * 4.\\ i hy 0; p N aby 7, 4 nl i ; od >) =v A ; A | NY N 2 5 +5, \"| Pa + A f 2] an CN Le IN POS ?\\ 5 N x - 4 AC us at sas » 75 S FRA Pre & alt £ ER) Whi Le 5 &, A Si 2 A LN 8 a ÿ vo, 3 NT 2 3 ® / A4 o> à > + id 0, 11 RN 2 j i Y i, ¥ { wh y.v y 4e \\ pea Pa va y 9 pa.FRANT DIN XAVIRE GarsKa \u2019 Us ESA ARE à men to Tags Ce Name Meee TLE] aœcuvu M \" sr fau ns se SOIR ES ne 1 Kea EPH Pacing , ~ GI GURKEs N A TI oN ALES 25 JUIN 1874 SOUS LES DRAPEAU.310 L\u2019OPINION PUBLIQUE ¥ x CHRONIQUE L'8PINIGN PUBLIG pi sie remo nario M.Narcisse Beaudry a frappé une médaille commémo- BLEU, RODUE, BLANC.JEUDI 35 JUIN 1874 rative en argent de is St.Jean-Baptiste.D'un côté se M.le Rédacteur, LE Eos es 120 | trouve l'inscription : Pôle nationale du 4 juin 1814\u2014 Mont , , AU PUBLIC ae ee décutrDe d'uére on it Io mot Se sove par au 'argañce doérer fun oe Souvenir dans une guirlande de feuilles d'érable.partis, Je vous exprimsls formellement dans la lettre pit oe Com pagnait, (ue vous no donneriez pas publicité à mon écrit, qui Comme nous l'avons annoncé, nous publions aujour- ., ! P ) M.Demers a laissé la rédaction du Courrier de St, Hyd- n'était qu\u2019un modeste canevas, qu\u2019une épreuve pouvant tout ay d'hui un numéro \u201c extra,\u201d et nous ferons la même chose | the.plus vous servir de sujet, de proposition que vous pourriez di.1a semaine prochaine pour le compte-rendu de ls fête na- °° \u2018velopper, dans le cas où vous en approuveriez la justesse «1 L- tionale.4 : i fond.Une dépêche de Washington annonce que, suivant Bd.tonir compte do ma recommandation, vous avez publi Ce compte-rendu sera le plus complet possible.I! con- toute probabilité,il y aura sous peu une réunion de l'Exé- ; ; ; ta sci totalité de mon ouvrago et vous sn avr, tiendra le texte de tous les discours prononcés en cette cutif pour prendre en considération le traité de récipro- bases qui se rattachait à Vogorame ainsi Lh arabs circonstance et une analyse complète des délibérations de cité avec le Canada.oe chefs et des hommes Jo partis, ote.ote.Pourtant, je polinaie la Convention gêné .Nos les i à .- les hommes ot les choses avec la plus grance impartinliti ver un tel - 5 pérate 2 lostours mime cosser Messe ve La Sr.Jras-Bartiste, 24 duis, 1874.\u2014Messe mais, vous en avez cependaut publié plus qu'il ne faut, poi.pport réun dans un seul numéro.en plain-chant dite du lle ton, harmonisée à quatre par- que le National west emprensé d'accuser cet derit commu ve.Le prix du présent numéro et du suivant est de 10 ties par défunt le Rev.Messire J.J.Perrault, prêtre du naut où émanant d'un Aeureus poèle, dout ls ponsée se labwe vents Séminaire St.Sulpice de Montréal, et telle qu'exécutée aller à l'imagination et qui veut créer un parti chimique.\u2014\u2014\u2014\u2014 au sacre de Monseigneur C.Fabre, Fvéque de Gentianp impossible.ado point Phabitade ot les talents d olis, et conljuteur de Montréal, & I'é lise du Gésù, le Quoique je ne possède point £5 ja et les talents d'écrire, ; NOS CORRESPONDANTS er Mai.1873.Tous ceux qui avaient on l'avantage d'as- | je dois nésomolns faire à la dialectique de M.le rédacteur du { l'honneur d'essayer à le réfuter.: : sister à cette grande solennité, en ont rdé un profond Nationa ; Nous publions dans une autre colonne une lettre de souvenir, et - prrlent encore avec LE D'après moi, pour connaitre l'art de juger uuo dissertation, \u201c .$ î \u201cFF i doit Un ouvrage, de manlère à en porter sûrement sou juzement, il notre correspondant Drapeau Blanc.Un comprend que Sur la demnnde de Monseigneur C.Fabre, qui doit fout Vindépon nnce, l'impartialité ot le désintérosteument du nous n'avons pas à défendre ses idées; il est assez officier à cette messe, et pour que lusolennité en réponde © parle duns mou écrit précédent.habile pour le faire lui-même, et nous laissons à nos cor- aux démonstrations civiles et patriotiques organisée: J i le commentateur ést-li pourvu du cette iudopendance, de ; ; ; ar nos honorables concitoyens, pour recevoir dignement ; \u201cdaté : respondants une grande latitude.Tout projet d'union fr LT uit.cette impartialité et de co de sintérossement, pour pouvoir exa- ! p grand proj Fours frères des Etats-Unis, invités à cette fête patronale miner, expliquer, éclarelr mon ouvrage ainsi au race fnteu, a droit à nos sympathies, mais nous nous abstenons du pays Ia môme exécution doit avoir lieu l'église GN juge?Ju sevais porter v de discuter un projet en purticulier: ce devoir in- paroissiale de Notre-Dame, et «ans les mêmes conditions, tions ob sn conte ior et obscures me ve i combe aux plus compétents.Cestd dire par les Slaves du Collége Sutier de Montréal serait dans l'habitude du censurer trop légèr-meut avve l'espnt : ey ; ; ordi ! .Neulement nous devons exprimer ici le regret de voir M Là pardisse Notre Dame.wmatours du GLEE poh \" fil déteudra de ptt horus + dn , la presso ministérielle de Montréal accueillir avec un Pour ls commodité des personnes qui désirernient se Pee Mie veut point du parti intermédiaire et il ne tieut « mauvais vouloir trop évident l'écrit de notre honorable procurer le texte de cette composition musicale, un grand l'existence que des phalanges Huuge et Bleue; mais, pourquoi a eus ts in | our de copie Yonne den fre pots bogie cet Bue pu Sulit WE al ce : .ve x .¢ Mess he ef santeries de ces journaux ont l'intention d'être bles- (jn en trouvera des dépots soit au Séminaire de la qu'il ne voudrait point que sos partisans duscendratent de tat santes pour nous personnellement, et nous n\u2019y trouvons saroisse, soit au Collége de Montréal, rue Sherbrooke.de ls je la plus élevée de In position 7.¥ , g p | ; ; \u201c rien à redire, parce «jue nous ne nous sentons pas atteint; = Est-ce que l'amour du pouvoir, 1a soif des houneur , éblou- mais nous croyons que ces journaux, dont les colonnes, à ralont ot priveraiont co ML.o fb faculté de ponvoir soirs i iner di froid la situation précaire et dangeren la veille de la St.Jean-Baptiste, sont remplies d'appels à et examiner de sang pb eres: des Canadiens-Français au conseil de la nation?.l'union, feraient preuve de plus de logique et de loyauté en Dig tie & lta Soestté l'ypoyraphique de Québec, Est-ce que ce M.Re National voudrait fire ma = i et l' + i di chefs politiques, vb Imo) et en faisant un hécatoube \u201cle traitant avec respect l'homme haut placé et d'un si digue | Happelous-sour les jours de deuil et de victoire, por \u201cJ orlgine ?caractère qui, à son tour, et suivant ses idées, les con- ; Le temps passé marqué du burin de l'histoire, N'admettrait-il pas, lui-même, que ls majorité de la populs- vie à l'entente, à la concorde.Epopée où les morte enseignent les vivants ! tion canadienne-française à le tort, pour faire préduminer sou oO.D.Eu ce jour, la plus beau de nos éphémérides, parti, d'allumer et d'entretenir inconsidérément au milieu Lee ss == De l'histoire évoquons les guerriers intrépides, d'elle le fou (le la discorde, et par ce moyeu paralyser l'indu- Les drapeaux déployés dans l'orage et los vents.ence légitime et puissante qu'elle pourrait exerver dans les jat- La \u2014 5 L'amour de In patrie cat 1a fibre sonore Yo \u2018ee .Messieurs les politiciens, aver les questions .; .| ta coral \"est 1 en êtes-vous, âle 2 , sver le ¢ Quatre événements ont rempli ladernière semaine poli- | br Datemps efacés Te ot lo rayon A brilantes des écoles du Nouveau-Brunswick, de l'Amoistie et tique.Comme nn penseur errant dans une nécropole, «de plusieurs autres questions, qu, menacent nos Joreligion: .Félix Geotfri è a Je viens, barde oublié, poser une suréole naires, nos compatriotes aiuel que l'avenir du pays .\u2026\u2026 | * Felix teottrion, député de Verchères, est entré dans e Dans 1a nult des postin Ne voyez-vous pas lea Canadiens-Frauçais accablés parle le Cabinet fédéral avec le portefeuille de ministre de l'In- nombre, par l\u2019arbitraire, par 1a violence, par l'abus du pouvuit O passé sombre et grand comme \"ue aude sans voiles, et vous prôchez néanmoins parmi eux la désunion, }a mésiti- Où les pales rayons qui tombent des étoiles telligence?.\u2026.Répandent dans les cieux de rèveusos clartés, La position pour les hommes de partis primersit doux te térieur, que lui cède M.Fournier pour prendre, dit-on, ! celui du ministère de la justice.De M.Fournier ou de M.Geoftrion nous ignorons qui sers le leader de notre pro- | Où l'Insecto dans l'herbe et l'aigle sur ls cime, cœur, et 18 politique ne serait dons comme je l'ai déje exprimé, vince ; nous eavons seulement que l\u2019un et l'autre sont | Les bruits mystérieux qui montent de l'ublme, qu'un vil métier, qu'une spéculation ?conséquemment, bieu chefs dans leur district respectit.M.Geotfrion sera bien Parlont coufusétnent à uon cœurs attristés.fs serait calui qui voudrait woccuper dus intôrôts «+ del probablement réélu par acclamation dans le comté de | Pass retentions de mornes funérailles.; pes concitoyens | Oh! je ne puis admettre du tels .Ll ms v al hasar veer : ç Verchéres.Le Nouveau Monde dit que ce sera pour lui Horas dignos de Sparte en voa combats prey S'il existe, malheureusement, des politiciens susez aveugits l'occasion de faire connaitre à quelles conditions il est en- À nos esprits rôveurs, parfois dans les nuits sombres par l'esprit de parti, pour envisager le politique he ie ué dans le ministère, et quelles garanties il offre à la pro Vous voues et parlez, vous soulevez les ombres vue, il m'est bien permis, puisque le National brut xe ro vince de Québec sur les questi 1 lus i Dea sépulcres boants.ounaire, de ne pas admettre un raisonnement et de bls A questions les plus importantes., combinaisons, des opérations spéculatives de ce genre 1 Les choses s'embrouillent du côté de la Colombie.Une | vous pou dites : 4 Aves lime bed at juste, faut-il en tirer le conclusion peu fee que hy! pp ë i pausé ve d'Etat avec leurs facultés tutellectuelles, serach pécu- députation, ila tête de laquelle se trouve le chef du ca- « Soyez unis, soyez miséricordioux, , Jatours, des peus entachés du vice de l\u2019égorsme, d l'ambition.binet local, vient de partir pour l'Angleterre dans le but « N'attachez pas votre âme aux chuses éphémères, puisqu'ils ne doivent travailler que pour ce qui rspporte tout de protester auprés des autorités impériales contre la « Pratiquez la vertu, vivez comme des frères : à eux où à leur parti!.non-exécution, par le gouvernement d'Uttawa, des condi- \u201c La haine vst de la terre et l'amour vient dus cleux.\u201d Il me semble, cependant, que le bon rise de » fees oe : , A : > i Nous entendons ces voix des ténèbres venues vrait guider le politicien à entrevoir Ve \u2018 remin du devoir tions del entrée de cette province dans la Confédération.Echos de vntini, des sphères cer \u2019 droit, de l'équité et de la justice, de façon, à fuculquer dase 11 s'agit des conditions relatives à la construction, dans Ainal quen-! vient le soir, que le couchaat palit son être ce patriotisme vrai, qui fait aimer 64 patrie, 6s nat = l'espace de dix ane, du chemin de fer du Pacirique.La Le cloche du beffroi qui se lève et retombe , nalité et qui lu force à fouler aux pieds ses mncaquites wt Colombie sait qu'elle est la clef de 1a Confédération cana.Semble nous annoncer les choses d'outre-tombe, tons, pour so rendre utile à Set Se fantie où d'ue dienne, et peut-être se montre-t-elle exigeante ; mais il Les poimen saus fu de l\u2019éternells auit.vou, qui comme ful, provicanen ; n'en est pas moins vrai que nous ne pouvons nous pssser pe cos (ass de ph atngiil sacrées, Avant de eoulever la question de fonder de , + .; e ue rées, ; - md ui me fait le censeuf d'elle.Notre devoir est donc de tenter tout ce qui est Que reste-til?Un vieux drapeau qui nous est cher, Je mo disais: pourra onus doa misère de partis et .possible pour nous assurer son concours loyal.! A Carillon troué par le fer et In poudre, faire voir l'imprudence et la folle qu'il y &, de s'eurôler aveu Les élections locales du Nouveau-Brunswick sont termi- Palladium touch des éclats de la foudre élément soit sous la bannière des Rouges, soit mous celle dev nées, et nous constatons avec un profond regret qu'elles | Et des foux de l'éclat; leur, drapeaux qui représentent tous deux, L'union \u2018 ont tourné au triomphe complet des eunemis des ca- | Quelques nome Gciatants trausmis par uos ancêtres, phalange de partisans contre l'union duc mb dt être pa holi à ; ; ni ; Elustrés eur ce sol dont ils furent les maitres, qui ayant des intérêts tellement contraires, dived éraux du tholiques, des partisans des écolos athées.Les ministres Cartier ot Roberval, soldats audacieux, là môme diamétralement opposés aux intérète Fe wg looaux se sont mis & la téte des fanatiques, ils ont ex- samuel de Champlain qui fonds notre ville, pays \u2014 J'ai cru en être digne, Don ps parce du is, parce- ploité les passions religieuses avec un cynisme inoul, et Lv savant Luscarbot, Frontense, d'Iborville, ments purtoralent le cachet d'un écrivain La \u2018des partis of ils ont gagné la bataille par ces indigne moyen.Que Montcalm mort au combat, Lévis victorious.que jo mo sais lutbpendunt dos homuee 9 EC Limes ; Ba P gue moyen.Et dominaut les Hots de ses créneaux antiques, | lai toujours déploré, l'existence de « deus Pet péviste- taire maintenant?La cause de nos coréligionnaires est Voetige féodal aux formes fantastiques, ue que nous qualitions de Rouge et de Bleu, ot qui font #} plus compromise que Jamais.Est-ce d'Ottawa que vien- shef-d'œuvre de Vauban eur ives ment le malheur de Is nat vnalité canadisnne-françain q Chef-d'œuvre de Va ur nos rives jeté, M.l'écrivain du National croit qu'il n'es pos, dra le salut ?| Québec, donjon gothique en ss robe de pierre « Katco que A.en Lou s tenons encore, tous daber .Les négociations au sujet du traité de réciprocité ont Le front touchant tr ot los pieds dans le Îlorre, den Français, à nous faire respecter ot à garder ave hi a ! +16 menées & bonne fin.le traits est conclu entre ls Non loft do net remparts au dresse une colonne dignité de autre noble origine, ul be ; ln de , ., > vent leve : .+ Heine et le gouvernement d'Ottawa, d'une part, eb le Au fiite surmonté de l'antique Boliune.Mir nul volent nous ontre-léchirer à qui me Président des Etats {nis st son cabinet, d'autre part.n Souvent d'un pas distrait nous ations visiter ! Pieux tant par la médisauce que par les calomnies 1e* P doit être immédiatement soumis à ln ratification du Ce monument altier qui domine nos thtes, déplorables.NM of dala ; Sénat américain.Il ne viendra en force que le ler Juil- Le de brome Su ire Loa Lartpbte * Lo nouveau parti, que la classe budipon IWS Blase i let 1875, alin que le Parlement anglais ot ls Législature Ce brouse pout périr-tout retourne en pousslèrs, nas + fonder sat Jo le rhpites eb lo feu ded 1 Cunadienne aient le temps de le discuter et de l'approu- Sarcophages d'airain, pyramides de pierre- \u2019 | battants, c-à-d.des Rouges ot den Bleus, et 1ls el : ver définitivement.Mais il route le voix le le postérité : | leur prouver qu'ils ne pouvont honnéêteen® + log ats \u201c : Aux ures des aieux nous devous des courontes rlant, faire partie d\u2019une phalauge organ \u201che Cn Erbnoment considérable pour le Canada que Kt nos pleuses mains érigent des colonnes , magie ue une autre et môme phalauge, parce a pi ce , et dont les conséquences ve peuvent être esti- À l'immortaiité.| enfou provoque la désunion et saps les Lases lan mées trop haut.Kpovaso Huot, tlonalits que de notre édifice social.TT a # ob.Québec, juin 1874 Rappelous-nous que la population cmusstionne- Juin 1874 \u2014_\u2014 d'augmenter on nombre et en importance a\u2019affaiblit, dé- Heu vanglife et monaco de disparaître au milieu des autres crolt, qui, seules, fout des efforts louables ot sarhumains, gainer ot conserver le pré-éminence des svantages et du ur avril 1864, Je disals dans l\u2019une de mes correspondances rédscteur d'un journal publié dsns notre district: * Dé- ~ jontres à nos législsteurs, qu'ils comprennent trop blen Pp importance du fort salaire ou d\u2019un portefeuille et trop peu u j'svenir de leurs compatriotes.Kaltes voir à ces fameux « hommes de partis, qui n'ont réetlement de patriotieme que « pour le drapeau sous lequel ils sont enrôlés, qu'ils travaillent « ne destruction de notre nationalté.Faites-leur compron- « dre que l'union de ceux qui sont attachés aveuglément à \u2026 ves partis extrêmes connus sous la dénomination de Rouge » et de Bleu, sont autant do pactes que la concorde répudie et « condamne ; car, lorsqu'on veut arriver par le même chemin + ouau même but, ll ne faut pas se désanir et rompre la bonne « intelligence qui doit présider parmi nous.Espérons qu\u2019un « avonir pou éloigné réunira sous le grand drapeau de la na- « tionalité ces partis différents et opposés l\u2019un à l'autre, et « munis de cette églde protectrice nous saurons sauvegarder « pos droits, notre langue et nos institutions tant civiles que « roligieuses : l'union seule fait ls pulesance et Ia force d'un # people.\u201d Co être prophète ou visionnaire, mes appréhensions et mes avertissements quoique donnés d'asse loin, c'est-à-dire en 1864, n'étaient-ils pas bien fondés et n'avais.jo pas prévu à cette époque ce qui est aujourd'hui un fait accompli?.Allons, M.le rédacteur du National, débarrasses-vous pour tn instant de l'esprit désordonné de parti, qui cat mauvais conseiller.Admettez que le parti que jy suggère est bien le parti des hommes modérés, des hoinêtes gens et le seul qui peut faire face à la sitantion dangereuse où nous sommes relégués ; aussi, sa vitalité effective ne tient-elle que d\u2019un effort énergique de ls part de ceux qui, comme vous, ont le pouvoir et Is mission de le fonder et de réunir enus son drapeau le population cana- dienne-française.Je terminerai donc, M.le rédacteur du National, en vous disant, que si vous ne connaissez point dans le moment celui qui 8 eu lo rourage d'écrire dans l'intérêt d\u2019une bonne cause, il voi» connaît cependant asses intimement.Il sait quo vous avez du talent, une haute éducation et qui plus eat de l'honné- teté ; conséquemment, il espère et suppose, que vous n'approuvez point ces hommes tarés ou ces fanatiques en politique, qui pleius d'orgueil et de vanité ne veulent point plier et veulent mourir dane leur entdtement et avec leurs opinions npiniètres et ex gérées: alors, il fait appel à vos sentiments nobles et patriotiques, pour vous conjurer de donner non sevie- ment vot « adhésion au programme du nouveau parti, mais de vons mettre en zélé promotenr A 1a tdte du mouvement, afin qu'il ait l'honneur de marcher avec vous st avec Lz Drapxav Bravo.25 FAITS DIVERS.ACENE CURIKUHE\u2014 Dimanche après-midi, le 14, un jeune homme bien mis et paraissant appartenir au monde élogant voulait à tout prix pénétrer «uns un hôtel de la rue Bonaventure.La porte d'entrée lui était fermée et il avait beau frapper, on resta sourd à l\u2019intérieur.!l ne se tint c«pendant pas pour battu, Apercevant une porte «le cour plus ou moins délabrée, il s\u2019en approche et fait tant des pieds et des mains qu'il réussit à passer la tôte par une ouverture, mais lea épaules offrirent trop de vorume et l'aventureux gandin voulut rétrograder, Ne sort pas qui veut d\u2019où l'on entre, témoin la belette du bonhomme Lafontaine, et Monsieur * ° \u201c resta la tête au nord et les pieds au sud.Son supplice allait se prolonger, si un pas- saut charitalhle ne se fut chargé de délivrer du pilori le jeune imprudent.Nous lisons dans le ionnter de Sherbrooke Vendredi le 12, M.P.5.Gendron, l'actif député de Bagot arrivait en cette ville, en route vers le canton de Ditton.Il a'y rendit le lendemain, en compagnie du Révd.M.Blanchard, missionnaire do Cookehire et aussi de Ditton.Ces dévoués visiteurs y out passé deux jours, dimanche et lundi.La mission ds M.Blanchard a été couronnée d\u2019un bonu auccès ; il a communié cinquante-slx personnes et administré le baptême à huit petite enfants.Quant au dévoué président de la belle société de colonisation de Bagot, M.Gendron, il s\u2019y est occupé des intérôts de cette intéressante colonie.Hier, il était de retour et nous faisait un récit fort encourageant touchant l'avenir dece canton.Le nombre des habitants augmente rapidement et tous sont animés de courage et remplis d'espérance.Le printemps pluvieux qui s\u2019est partout fait sentir, leur & malhou- reusement causé beaucoup de dommage.Eapérons cependant que la Providence ne los abandonnera pas.\u2018u'ils n'oublient Pon que \u201c ceux qui sèment dans los larmes, récolteront dans a joie.\u201d [1 y à eu Mercredi soir, le 10, à Lévie, nine tragédie à bord du uavire Squando, mouillé au quai de la Fonderie à Lévis.C'était à l'heure du thé, Il se trouva que du sucre avait élé perdu.Deux matelots du bord, hommes de couleur, nommés respectivement Sants Ross Gumb et Richard Lawrence, se mirent à s'accuser l'un et l'autre en termes violents.Lawrence tira son couteau en te brandissant d\u2019ane manière menaçante et Gumb courut chercher son rasoir.Les deux matelots se rapprochèrent l'un de l'autre, et Gumb, sans perdre de temps se mis à entailler Lawrence d'une façon horrible.Il lui coupa Plusieurs muscles du bras gauche, Ini fit des entailles béantes Aux épaules, et une blessure de quatre pouces de longueur et d'un demi-pouce de profondeur dans lo côté.D'un autre côté, Lawrence en étruignant sou antago niste lui coupa l'oreille droite et le pouce gauche.Lawrence perdit beaucoup de sang.Tous deux furent immediatement arrètés par le conatable Cbrétien, du détachement de la police provinciale de Lévis, et stuëtés à la station de la rue Ste.Uranle, à Québec.On envoys quérir le Dr.LaRue, qui oxamins l\u2019état des blessée et ordonna que Lawrence fût transporté immédiatement à l'hôpital de Marine.umb, qui est un nègre d\u2019une forte stature, des Antilles, à bt boron es Buna \u2019 °* xoyf \u2014Dans ln nuit de samedi à dimanche, entre une heure et deux, pendant que le Montréal, sllant à tonte vapeur, venait de passor le port St, François et approchait de Trois-Rivières, le pilote vit un homme sortir du pis marcher sur l\u2019avant du bateau jusqu'à Ja palissade qui protège les promeneurs impru- L'OPINION PUBLIQUE dents et arrivé là tomber par dessus bord la tête la première.Aussitôt le pilote sonna l'alarme, le bâteau arrête, l\u2019on mit des embarcations à l'eau, mais on ne retrouva ancune trace du noyé.La malheureuse victime de cet accident est parait-il un Jeune homme du nom de C.J.Cshoons, de Providence, BR.I.Agé de 34 ans.L'accident a eu lieu A 1.30 a.m.A ce moment le vapeur se trouvait à trois milles de Trols.Rividres.Avant qu'on alt pu lui porter eeconrs, il avait été frappé par lea roues ot tus.M, Cahoone faisait partie d\u2019une expédition de pêche daus le bas du fleave.UNIVERSITÉ-LAVAL CONCOURS DE POÉHIE.La Faculté dos Arts, de l'Université-Laval, onvrit, naguère un concours de poésie française.Ells se proposait de donner aux jeunes talents une occasion d'essayer lenra forces.Accueilli avec une faveur marquée, par les amis des lettres, le conootrs de po'sie produisit, à son début d'houreux résultats.Dos poètes, déjà avantageusement conaus par leurs œuvres, n\u2019ont pas dédaigné les lauriers académiques; d'autres ont révélé un véritable talent.Aujourd'hui, la Faculté des Arts de l'Université-Laval ouvre de nouveau le concours de poésie.Mais, rappelant le mot du poète romain : Trahit aux quemaire voluptas, elle croit devoir laisser an Îtbre choix du poète, lo sujet qu'il lui piaïra de traiter.Tout en respectant les autres lois du concours, la Faculté couronnera cello des pièces de poésie qui lui paraitront, quel qu'en soit le sujet et quel qu'en soit le ganre, atteindre un degré voisin de la perfection.Le concours de poésie sera clos le 31 :nsf 1875.REGLEMENT Concernant le concours de poésie française.Art, i\u2014Le concours \u2018lg poésie française a lieu tous les deux ans; il alterne avec le concours d\u2019élo juence.Art.II.\u2014 Trois médaillea, frappées aux armes de l'Univer- sité-Lavai, sont proposées aux lauréats : l'une rn or, la seconde en argent, la troisième en bronze.Art.UT.\u2014Ces prix {i (a A ét > | som =k a H a _ > metal \u2018a\u2019 3 a PA et.=a =O oh \\ \\R De J T= in 4 : vi id EN \u201c= UR - ir Get Ey || # & Fu 1 Af Et | QE ix A 4 == a arid ra.4 AY 3347 3 = ! Ni on \u2014 ro af = = Faust D RE = k= | =X a =! ol mms 5e (ess FREE Es fr meg Ta) = \\ A Ie _ pu Las rat ET EGLISE D'ANGLETERRE 7 ma mine == KR 1 ny 4 = ue il i vi LEE ve | > iC pS xX ce A A NF x Te sas = 0e \\ \u2018a gy \u201cES ASS F5 = ee d 54 $ a hy AS \u2014 +0 = Ë = / bio f= * ».+ Ea TED \u2014= = Le \u2014\u2014 = i EF! = CE Ai ed! J ~ Je) nn.! ; = = i 2 Ay ah = PR Se Tae F2 os = Jy 4 i | = T2 se , \u2018 \u2014 T= Nd Fe = > 1 += TEE LES = 24; AY 2 hee | ree | A \u2014 iy 1 D | 458 = > et EY 3 mth 4 al ei MU» a UREAU DE POSTE ASR £ | ) Æ À avger AL fi Es Al, A Ji fi Jom em je fae «ab, Na F EN eu ! | = (5 fame ho jy le ee a = ny ha or.La 4j \"3 el or i : = 4 cu 3 1 | I \u2014_ AN oui NS AL ; À ë ry # ! ES N 4 | | Pu) BE J of, \u2014\u2014\u2014 =k \u2014- \u201cwh = _ 7 2 il Xd #4 aml 1 Y bp == = A La sus \u2018 Misa Be.{jf : | ; \"ren a I CA =i 5 fr, \u201cRR aa : res = ç SE % Lal 18 | -\u2014 LL SOIN à = a Ny tn : WAR p > BR 1 Sa .= \u201cea 1% IE x ir ' (Pre \u20ac vu.\\ = 1 AEE I.DE MeN! - we li aT fi a OP.3 nd ÿ' ft ~F dang _ od #1 3 i Be pl | \\ = 3 IR \"Py 8 AL | 2 h : ss | = PE] = 5 i = | ti a j a 13m \u2018| WY Per SCR Vi 2 Le A _} - b ; =1 - = wh NS MONTRI LS bk Aly à - i 1 A oe Ee > ik AUS TE.x * ] 3 +4» ce = va a 4 ee 1 = { > æ Ver | 26?Riad ; 1 Fy DE i al a vo ao! == a = % S&T y iE 18 Fe ke bil fei oy 200 > La >.i 2c a ces = #4 | DE MONTREAL < ES = - - 5 \u2014 msl | , der 4 IAS a i$ Ver 5 Di né ! 4 5 > [ 4 £ Ï i i - y dre = | % \u201c ~~ = ! Es 1] & Fr MN po TPE, pz | af : TÉLÉGRAPITEK v as fe ht >= xed ie 75 az * \u201cx er free ; =\" LN | D OI f x tr EE 4 T= = Eh cr ; | om fo es XN ed A \u2014\u2014 -» ét i JMPAUNIE DE JE.¥ + nee ché * = = ~~ Le = = =H a oT j ; \u2014_ | \u2014 =F #15 xa F = ZA Lp oT % d 2 = ; TGS bin, \u2014 i / pa 7 \u2014 == apr ë et | = TT tx ik im 3) LIQUE fan A 2e ÿ = Pie at) § Per J Ped = ; : + 4 wi = = TA j Bi Ww pre = i ue HH su FA -R RCTALE ¢ATHO SE is : A i Fo i= 1] od LEE =3 2 à _EGLISE NOTRE-DAME = \u201ca it \u2014_== 2 on % y Ë ; ACADÉMIE COMME ie (Le T= TE mT \"a a 7 TO \u2018 ) iN a 5 _ \u2014 | 314 Je ne l'étais plus ; je rendais grâces au Ciel, dans ce nouveau péril, non-seulement de m'offrir un autre asile, mais de me donner le moyen d'accomplir le plus vif désir du père Joseph mourant.J'aliais connaître son assassin.\u2014 Manuel, dit le pilote, n'ajoute pas un nouveau cha rin à ceux qui présent déjà eur moi.Je te sauverai, ou je périrai avec toi.Nous n'avons plus qu'une demi-heure.Veux-tu venir ?-\u2014Mon Dieu, mon Dieu ! dis je en levant les yeux et les mains au ciel, et en mettant mon espoir en des jours meilleurs.\u2014Veux-tu venir?répéts le pilote.Ta me forces à jeter l'ancre ici, et je perds mon dernier voyage.\u2014Je vais te suivre.\u2014Donne-moi ls main.\u2014Je te donne ms main et mes larmes.Le pilote sortit, et je le suivis bientôt, lnissant mon habit religieux dans la demeure des morts.Hors de moi, je parcourus en un moment tous les cloitres, les galeries, le jardin, la bibliothèque, 1a salle du chapitre, les salles d'étude, le réfectoire et les cellules.Chaque objet m'arrachait un soupir, chaque pierre une larme.Je disais adieu à ces choses inanimées, comme si elles eussent P comprendre ma douleur.La profans- tion vous attend, leur dissis-je; elle pénétrera dans cette enceinte sans qu'aucune force humaine puisse l'empè- cher.\u2018Oh! s'il m'était donné de vous protége: par une barrière impénétrable au feu, à la sape, et aux regards mêmes des hommes! Infortuné que je suis ! peut-être entendrai je s'écrouler à grand bruit près de moi tous ces objets vénérés, \u2014Et je leur disais à tous, en gémissant et en sanglotant, un dernier adieu.Les passages les plus tristes de mon livre de prière étaient les seuls qui se présentassent 4 mon esprit consterné.+ Comment, disais-je, l'Eternel irrité a-L-il plongé ses enfants de prédilection dans d'aussi amères douleurs ?C'en est fait de la beauté de Jacob; c'en eat, fait de la force, de la puissance et de ls gloire d'Israël.Un incendie s'est allumé, dont la flamme s'est répandue partout et a tout dévoré.Les murs du sanctuaire ont été renversés, et ceux qui le gardaient sunt plongés dans le deuil et l'abattement, Et si le sanctuaire n'existe plus, que \u2018iront eb que feront ses gardiens, et quel moyen auront- îls de se réunir?Dieu a permis que son tabernacle fat détruit, que les cérémonies les plus augustes fussent interrompues, et «ue ses pontifes devinssent l'objet des derniers opprobrer, Les portes du temple ont été arra chées de leurs gonds et ensevelies sous les ruines.\u2018On verra les anciens portaut le sac et la tête couverte da cendres, assis À terre comme aux jours des plus grands deuils: et la douleur ne leur permettra d'ouvrir les lèvres que pour éclater en gémissements.\u201d\u201d Ma dernière visite fut a la cellule du père Joseph.Là se renouvelérent mes chagrins.J'arrosai de mes larmes le sol qu'avait foulé cet homme vénérable.J'imprimai mille buisers sur les murs qui avaient été témoins de ses actes de vertu les plus intimes.\u2014Je ne vous reverrai plus, dis-je en tombant à genoux.\u2014Pendant que j'étais dans catte atutude, un objet qui gisait à terre attira mon attention.Je le ramassai, croyant que c'était un vêtement oublié par le père Josepli ; mais je reconnus avec étonnement que c'était l'uniforme d\u2019un garde civique.Je l'examinai sans pouvoir revenir de rs surprise.Rien u'y manquait.Mais qui l'avait placé en cet endroit ?Dans mes précédentes visites je n'avais rien remarqué.En l'examinant, j'y trouvai un papier, et je sortis dans le corridor pour le lire.Il portait ceci : «]In'y spas un instant à perdre ; demain matin il serait trop tard, Cet habit vous sauvers, père Manuel.Vous ne le porterez qu'une minute.A deux heures j'entrerai en faction à la petite porte qui donne sur le jardin.Frappez doucement, et sortez.La porte de ma maison sera entr'ouverte.Vous verrez briller une lumière derrière les vitres du balcon, au premier étage.C'est votre chambre.\u201d Je reconnus l'écriture d'André, et, au même instant, j'entendis sonner deux heures à l'horloge de la Pitié.C'était le signal du dernier adieu.Des deux hommes qui voulrient me sauver, aucun sans doute ne aavait l'intention de l'autre.Pour lequel me déciderais-je ?Je con- paissais la msison d'André, mais non celle du pilote.Dans la première je trouversis, non-seulement des soins attentifs, mais encore une famille pieuse, honnête et prudente ; dans celle du pilote, au contraire, je rencontrerais certainement un de ces êtres dont le seul visage exprime la fureur, et dont la bouche ne s'ouvre qu'au blasphème.Mon cœur penchait pour André ; mais ma conscience et moa devoir me décidèrent en faveur du pilote.Je ne devais pas fuir, mais rechercher ceux qui m'avaient fait le plus de mal, atin de remplir le legs que leur avait fait mon vieil ami.J'ajustai mon nouveau costume comme je pus, et je descendis aux galeries inférieures.Je gagnai d'abord la petite porte du jardin.Je m'assurai que la sentinelle était aeule, on frappant très-doucement.Une oreille trés-attentive aurait seule pu entendre à deux pas de distance.Cependant André m'entendit.\u2014Sortez vite, père Manuel, me dit-il.\u2014Cher André Si je ne vous reconnaissais à la voix, je refermerais la porte.Quel est ce déguisement?Si vous passez outre ainsi, la sentinelle de la porte du centre va vous arrêter.À cette heure-ci, vous ne pouvez passer qu'en uniforme.\u2014Je ne veux pas sortir maintenant, André; je viens seulement vous dire adieu.\u2014 Ainsi, vous n\u2019acceptes pas ma maison?Cependant, où seriez-vous plus en sûreté ?\u2014Je ne demeurerai pas très-loin, et j'espère vous donner bientôt de mes nouvelles; mais si le ciel en dispose autrement, soyez sûr, André, que je vous serai toujours très-reconnaissant.\u2014Si Dieu le veut ainsi, que sa volonté soit faite.Mais comment saurai-je que vous n'êtes plus dans le couvent ?_\u2014S'il ne tombe rien de la cellule du père Joseph.Je me dirigeai en silence vers les oloitres, et je m'ap- L'OPINION PUBLIQUE prochai doucement de la porte du centre.L'ancienne porte avait disparu, et on l'avait remplacée par de mau- | j vaises planches, si mal jointes que l'on pouvait voir au travers ce qui se passait dans Ia rue.Le factionnaire n'était pas seul.Un de nes camurades était près de lui et lui disait : ; ; \u2014En voilà un tapage qui se prépare | il s'agit cette fois de savoir qui gaguers la partie.Quant à moi, je n'aime pas faire les choses à demi.Ou nous sommes perdus, ou nous montons aux nues.11 serait ourieux de nous voir, en fin de compte, ramasser les pierres que nous avons dispersées et fos porter sur nos épaules, pour rebâtir les églises que nous avons brûlées.Dieu me damue, si j&- mais je consens & cela! Le pilote ne répliquait rien; mais Je crus l'entendre se proméner avec impatience, et s'approcher le plus possible de la porte, comme pour voir si j'étais derrière.Une fois, il regarda de si près que nos yeux se touchèrent ue.\u2014 Nous verrons cela demain, c\u2019est aujourd\u2019hui.Demain, à pareille heure, le vent aurs changé.Je brûle d'en finir._Urois-moi, dit laconiquement le pilote, va te coucher.J'aurais beau faire, je ne pourrais pas fermer l'œil.\u2014Alors, retiens ta langue.\u2014Ne l'ei-je pas retenue et même enchainée pendant trop longtomps ?L'heure est enfin venue de la délier, et lui laisser exhaler toute la fureur acoumulée depuis tant d'années.: \u2014Les paroles que l'on prononce dans les ténèbres, ami, retentissent très-loin.\u2014Veux-tu dire que le fantôme pourrait nous entendre ?A propos, comment votre chasse a-t-elle réussi?Un m'a dit qu'il avait franchi d'un bond les murs du jardin, et qu'il avait disparu.\u2014I1 parait que oui, répondit toujours brièvement le pilote.\u2014Je ne serais pas étonné qu\u2019il revint, surtout s'il y # là-dedans quelque chose à manger, comme je le crois.Mais jo ne garantis sa peau que pour le reste de cette nuit; car demain matin, au jour, nous verront.\u2014Ou nous ne verrons rien du tout.Lu nous verrons beaucoup plus qu'on ne pense.Ce n'est plus le temps de se laisser trainer à la remorque.\u2014Il s'agit de savoir d\u2019où viendra le vent.__Jamais de ma vie! La patience a un terme.Que le temps soit au calme ou l\u2019orage : que le vent nous prenne en poupe ou nous fouette par la proue, nous met trons le feu a la Siinte- Barbe de l'ennemi, et nous ferons voler en éclats les restes de son navire vermoulu.Alors on fouillers jusqu'au fond de cale.-Tiens, dit le pilote en s'arrêtant, veux-tu me laisser seul?_-Prenda-le comme tu voudras, répondit son conpa gnon en s'arrêtant à son tour, mais je ne te quitte pas.Nous sommes amis; tu es capitaine et pilote ; je ne suis que pilote.Ilya très-longtemps que nous naviguons ensemble; tu me counais depuis l'enfance; tu es mon capitaine, je suis ton second.Cing fois nous avons fait naufrage: tu t'es sauvé, moi aussi.Tous deux nous avons déclaré la guerre aux moines; tu at perdu ta fiancée avant de te matier; moi j'ai perdu m3 femme l'année de mon mariage, et l'enfant qu'elle m'a laissé est le soul être au monde que j'aime plus que toi.Cepen lant tu m'as dit que tu l'adoptais, et tu viens même de lui chercher un précepteur.Toujours nous avons couru les mêmes dangers et goûté les mêmes plaisirs.L'autre jour tu as pris les armes; j'en ai fait autant.Maintenant, fâche-toi ou non: de toute cette nuit et de toute la journée de demain je ne m'éloigne pas de toi de la longueur d\u2019une lame de sabre.Je t'ai déjà trop lâché la bride depuis que j'ai expédié l'un de ces deux imbéciles qui t'ennuyaient.Z Patience, patience ! répondit le pilote d'un tou dégagé.Alors, fais-moi le plaisir de m'aller chercher du vin et du jambon, pour que ta société me soit moins à charge.\u2014Tu as parlé comme un rabbin, et pour le coup je te reconnais, mon capitaine.Je cours © ercher ce que tu me demandes.En effot, les voix se turent, ot j entendis les pas de quel.qu'un qui s'éloignait.Le pilote attendit quelque temps, la main appuyée contre les planches mal assurées ui ina séparaient de lui; puis il entr'ouvrit ls porte et m'attira debors.\u2014Mon auberge est à deux pas, en face, me dit-il à voix basse: regarde les deux lumières de la seconde chambre ; 1a grande porte est au-dessous.© me dirigeni presque machinalement vers les deux lumières ; mais au-dessous d'elles j'en aperçus une autre.C'était celle d'André.Ainsi le même escalier me conduisait à la chambre où m'envoyait le pilote et à celle que m'offrait l'hôte.Elle n'étaient séparées l'une de l'autre que par quelques pieds de hauteur.Je franchis le seuil le cotto porte qui, en des jours non moins tristes, quoique déjà cloignés, s'était ouverte pour moi, et je montai cet escalier sur lequel j'avais autrefois roulé comme un cadavre.Une faible lumière éolairait les marches humides, et à peine y eus-je fait quelques pas que j'entendis deux voix qui m'appelaient.\u2014Par ici, me dit l\u2019un du premier étage, (il me sembla que c'était celle de la femme d'André), montez tout doucement, car cet escalier est très-glissaut.André est de garde ici près, mais il va revenir.\u2014Ne vous a-t-on pas averti de monter & la secende chambre, cher monsieur ?me dit du baut de l'escalier un enfant à la voix douce et extrêmement tendre, et qui paraissait trés-jeune encore.Mon parrain m'a recommandé de vous attendre et de vous faire souper, puis de vous conduire au numéro trois, qui n'est pas occupé.Apportez lui quelque chose à manger, ma bonue dame.__Vous êtes donc l'hôte de la seconde chambre, dit la femme d'André en exsminant mon costume.Pardon ; comme nous attendons deux personnes, l'une pour une 25 Join 187 chambre du premier étage, et l'autre pour une du second ie vous svais pris pour la première.Boye: le bien venu.\u2018Un va vous monter à souper, car je présume que vous voudrez manger dans votre chambre.Le second hôte que j'attends soupera aussi dans la sienne.Montes, montez, cher Monsieur, me dit l'enfant en me prenant par la main et en me conduisant à une cham bre étroite.Mon parrain m'a recommandé de ne pas m\u2019endormir jusqu\u2019à votre arrivée, et je l'aime beaucoup mon parrain.enses dono, je me suis lavé la figure qua tre fois pour me réveiller un peu, car Je tombais de som meil.J'ai compté les heures.dix, onze, douze.Le ardien de nuit est passé, at mol qui ai si peur de l'en tendre | Il a crié une heure, deux heures ; mon parrain m'avait dit que yous viendries à deux heures, ot depuis lors,\u2014il en est bientôt trois, \u2014Je suls resté eur l'escalier.Maintenant, n'est-ce pas, je peux aller mere poser ?Te nez, je couche dans ce petit cabinet, à côté de cette al côve qui vous ast destinée.Ce lit, cette table et con chaises sont aussi pour vous.Avez-vous encore hesoin de quelque chose ?car je meurs de sommeil.J'écoutais avec ravissement ce bel enfant, qui, sans m'a voir jamais vu, me parlait avec tant de grâce et d'abandon.Il semblait sgt d\u2019environ dix ans, avait le front large et découvert, La voix sympathique, le regard lim pide et la taille tiès-déliée.\u2014Merci, mon enfant, tu peux aller te coucher.\u2014Eh bien, puisque vous me le permettez, j'y vais.mais ne me grondez pss demain, si je ne me lève pas trop matin.; - \u2014 Comment veux-tu que je te gronde, aimable enfant ?\u2014C'\u2019est que mou parrain m'a dit que Je devais vous obéir en tout, et que vous m'apprendriez beaucoup de choses; car, voyez-vous, je ne sais rien, absolument rian.__N'as-tu pas de parents, cher ange?Je n'ai pas 0ONDU MAMAN, et papa n'a pas le temps de me rien apprendre.\u2014 Ne t'envoiet il jamais à l'école ?-Nous somniés toujours en mer, papa, non parrain at moi.Mais mon parrain dit que mainten Ant je restera à terre avec vous, pour que Vous m'appreniez uel jus chose._Ta liras un peu, n'est-ce pas?et tu écriras aussi tu eu.P \u201cte le voudrais bien, et je suis jaio autres enfants lire et écrire; mais Moi ça me fait honte.Lo \u2014On t'a du moins appris le catéchisme?Pour cela, c'est si facile et si court.le catechi-ma que je l\u2019ai appris en deux minutes.\u2014En deux minutes, vraiment ?; Vous allez voir comme je le récite sans hésiter, tel qua papa me I's appris: \u201c Vive la liberté eb mort aux moi nes!\u2019 Voyez si c'est facile, le catéchisme.A cette réponse inattendue, je ne pus retenir un» iarme.\u2014Avant de me coucher, reprit l'innocent enfant, dite.moi donc ce que c'est que Ces moines, si méchants.au dire de paps, qu'ils mangent les enfants, et dévorent le- biens de tout le monde.En connaissez-vous?__Mon enfant, il est temps que tu ailles dormir; de main où un autre jour, je t'expliquerai celn.Couche tor, et que Dieu t'accorde un sommeil tranquille! \u2014 Dieu ne s'inquiète pas de ces choses-14, dit paps.\u2014Cher enfant tu d'as pas bien compris les paroles de ton papa.Je te les exp iquerai plus tard.\u2014\u2018Eh bien ! bonnes nuit, &b que Dieu vous garde! \u2014 Pourquoi me dis-tu : Que Dieu vous garde ?\u2014 Parce que tout le monde le dit, pour souhaiter uns bonne nuit.CL \u2014Tu vois, mon fils, que Dieu s'inquiète de suelque chose; car, quand tu souhaites qu'il me garde, cent comme si tu me disais que je serai bien dans sa comp 116.5 \u2014-Donnez-moi un baiser.Je vous aime déjà «de tout mon omur, parce ce (que vous me parlez avec beaucoup d'affection.La dessus ii me baisa au front, se déshabilla et se con cha.Peu après il dormait d'uu profond sommeil.Je le contemplai quelques instants en silence, et je bénis la Providence, qui, venant à peine de me sauver la vie, me montrait aussitôt à quoi je devais ln consacrer.et vf fant me rendait à la religion, à ls société ot & mes \u2018levoirs.Je fus tiré de mes réflexions par Ia voix d'André.\u2014Je vous apporte le souper que vous avez demande.dit il sans lever les yeux, et en posant deux plats sur la table.\u2014Merci, ami André.André fit un pas an arrière d'un air stupéfait.; \u2014Lomment ! c'est vous, père Manuel?est-il possible Et vous n'êtes pas descendu à l'autre chambre?Ou = riez-vous par hasard l'hôte que m'a recommandé Un pi mes locataires ?Mais lui, ainsi que son camarade, sont «de très-méchantes gens, et je ne les auvais jamais reçus dans ma maison, ei mon beau-frère Paul ne leur servait de con: tre-maitre.; \u2014Pour eux, cher André, je ne serai que le précepteur de l'enfant qui dort ici.i \u2014Pour moi la même chose.« mon Dieu! je ne = sens pas de joie.J'avertirai mma ferme, pour qué, quan elle vous reconnaitra, elle n'aille Je taire quelque in prudence.Formes ces volets, Vous pourrez our voir A travers, quand il vous plairs, la cellule ab Joseph et une partie des cloitres, ai l'on ne détrui Pa tout demain.Je m'en vais, Gr j'entends monter nouveaux amis.L'un d'eux est extrémement mé et il jure à faire [rémir ! Eteignez votre lumiére ; 1® que vous dormes.» Je le tis, et jo me couchsi.habillé comme j'étai lit qu\u2019on m'avait préparé., ; on entendit la voie du pilote sur ! escalier.Avez-vous monté le souper du précepteur Oui.\u2014Y atil longtemps qu'il est arrivé \u201d -A peu près une emi-heure.e quand je vois ie je ne sais pag, js, aur 18 C.À continuer.) D SOCIÉTES DES ETATS-UNIS sous DES SOCIÉTES Di 0 SONT REPRÉSENTEES À LA FÊTE NATIONALE.VERMONT.3 st.Albans, en corps.oJ.Be Bte.do délégation.Union St.4.x, J, Ble.Montpellier, do = do Vergenues, en corps.* œ Middlebury, délégation.do St, Johnabury, en corps.NUW-HAMPSHIBE.J ut J.Bte.Lebanon, en corps.Vr, Franc, Concord, do «st, J.Bte.Manchester, do do Great Falls, do do Nashus, Jélégation.MAINE.Javy.Cart.Lewiston en corps.Lt po do délégstion, do Biddeford, en corps.Enat.Canadien.do do MABSACHUBBTTS.est.J.Ble Lowell, eu Corps.st.Joseph.do délégation.* st, J.Bte.Cambridge, en corps.«do ilaverhill, do Ass, Frauc, Lawrence, délégation.Cercle Montraluu.ball-River, do *st J.Bte.do en corps.Union Canad.do o st.J.Bte.Westboro, délégation.- do Marlborough, en corps.do Fitchburgh, délégation.do Worcester, en corps.du Millbury, do do Webster, délégation.du Southbridge, en corps.do Ware, délégation.du Springfield, en COTps.du Holyoke, do du Northamptou, do HHODE ISLAND.st.J.Be Woonsocket, vn corps.du Arctic, délégation.CONNECTIOUT.st, J, Bte.Grosvenordale, délégation.du Putnam, do do Danielsonville, en corps.de Baltic, du Uccam, «élégation.du West Meriden, eu corps.NEW YORK.Bt J, Bto, Nation.Troy, délégation.Bt.J.Bte.Albany, do Secours Mutuels, do délégation.st J.Bte.Rochester, ea corps, de Syracuse, délégation.du Malone, en corps.du Ausable Forks, délégation, do Keesevllle, en corps.* do Plattsburgh, do ~t Joseph Whitehall, délégation.MICHIGAN.ses Be Détroit, délégation.ILLINOIS, ~t 4.Bte Chicago, délégation.do Montero, do MINNEROTA.stb Ble.Mendota, délégution DISTRICT DE COLUMBIE, Soc.Historique.Washington, délégation.\u2018Total 57 Sociétés dont 30 eu corps et 27 par | délégation.2: wudes de musique dont 9 ca | uadiennes.ne udu) ne bande de musique.p\u2014\u2014\u2014 DE TOUT UN PEU ll n'y à plus de fortifications pour la réclame | Un Figaro de Montmorency fait alnsi c luuverture de son Vaste Ktablissement de Coiffure, * Cette malsou modèle, sans égale eu France, 4 vu réunir le bon marché œu confortable et à l'élégance.Par la distribution judicisuse de ses vastes salons, les gens du monde n'ont pas à ri edouter le contact de lu mauvaise compagnie.CPrés-lugénicux !) \u201c Un nombreux personnel dans une tenue irré- prechable et choisi parmi les artistes les plus distingués de la capitale est attaché à l'éta- Ulissement : on parle toutes les langues.\u201c Lus dames pour lesquelles les salons splen.«idee sont réservés, y trouveront les soins les Vlus délicats, m£lés à une conversation spirituelle.tout C'ifures des plus inédites.vin Pendant les opérations une musique myr- td per entero diiron morceaux.To S ic n'était déjà conquis par ce hrearabule, H tul serait difticile de résister au at 1 des opérations auxquelles se livrent, 8 une tente irréprochable,\u201d 1ve artistes de M nommée : Barbe au rasoir bleutrique veluuté, savon Des commissaires en riche livrée les introdui- ue les sociétés qui aout wécutt | Marchand DE uaitre au public, par la voie du prospectus È tu miel d'Arable dissous dans la rosée du man.1 Coupe de cheveux, ciseaux v.il, brosse aimantée.\u2019 rormen « Frieure éolienne, orageuse ou calme.\u201d La frigure \u201c orageuse ou calme\u201d au gré du client, vaut à elle seule tort un poëie ! On lit dans la chronique de la /\u2019airie : Allons trouver le joyeux Alexandre, grand- maitre pigeonnier de Ia presse parisieune.Rien n'est aussi amusant que de le voir rouler ses dépêches en forme de cigarettes, les attacher à la queue des pigeons, et donner la volée à ces derniers.Savez-vous combien de temps met un pi-: geon pour franchir la distance qui sépare Ver- asliles de Parls ?\u2014De dix à ouze minutes.Le train express en met trente, et un vélo- cipédiste expérimenté n\u2019en met jamais moins de quarante-cin, Par ce petit exposé, ou voit que les journaux ont parfaitement compris que lime is money :\u2014 aussi, les abonnés ne s'en sont-ils jamais plaints, au contraire.Parfois, quand lus pigeons voyageurs sout\u2018en veine de guicté, ils donnent, aux personnes qui assistent à leur départ, un spectacle qui, pour être gratuit, n\u2019en est pas noins intéressant, En effet, quand ce wont des jeuues pigeons qu'Alexandre a apportés i Versailles, ils éprouvent un tel bonheur d'dtre entiu délivrés de leur prison d'osier, que, dans leur joie bien naturelle d\u2019ailleurs, ils «eo mettent à décrire dans les airs les paraboles les plus délicleuse- ment fantaisistes quartiste ait jamais ré- ves! .11 faut alors, pour les rappeler à leurs devoirs et les faire se souvenir que les journaux n'sttendent pas, lancer à leurs trousses un pigeon séricux\u2014un vrai roublurd, comme dit Alexandre\u2014qui, vn deux coup d'ailes, à réuni ves jeunes caoarades et qui, se pla- cant à leur tête, les ramène vivement vera le pigeonnier suprès duquel veille le propriétaire des pigeons, M.Guépard, chargé du soin de faire parvenir les dépêches à deatination.Chose bizarre! Quelle que soit la course à faire, qu'elle dure un jour ou cinq jours, le pi.geon-voyageur ne s'arrétera jamai- pour man- gr, tandis que, pour boire, il stationnera sur la berge d\u2019une vivière un temps relativement long.PE AUX CANADIENS DES ETATS-UNIS.M.J OU.BELLEFLEUR, qui avait lhabitude de vendre des livres français aux Etats-Unis, annonce À ses nombreux amis et à tous ceux qui visiteront Montréal a I'uccasion de la St.Jeau-Buptiste.qu'il tient un RESTAURANT au No.206, Kuk 87.Lav- RENT, ob il ost prét à servir des ler manières, de 18 \u201c [ve Cream.chirsements À des prix raisounable.BIBLIOGRAPH IE.LIVRE DD ACTUALITE, ST.JEAN-BAPTISTE, L'EVANGILE ET LE CANADA.SOUVENIR DE LA FETE NATIONALE DU 24 JUIN 1874.PAR PAUL DE MALIJAY.WKANDE EDITION DE LUNE.tw PAUES L'IMPRESSION AK VEND CHEZ TOUS LES LIBMAIRES PRIX 50 CENTS y 5-20 A.BELANGER, Menbles, A l'honneur d\u2019annoncer qu'il vient de ter- minorde grandes améliorations à eon établissement et profite de cette ucession pour inviter ses patrons et le publie à venir visiter, (quand même ils ne voudraient w r) l\u2019assortin i! ubles des mieux ti t des plus nou.vonux gults, avec une hulle cullection de \"6- tte _wsubles de fan- talsie, trop longue A énumérer.Le tout marqué à des prix qui défilent toute compé- a tition.276, rue Notre-Dame, Montréal.Montréal, Zé avril 1874.5-18-12 fan $50,000 VALANT CONSISTANT EN HARDES AITES.DRAPS, \u2018 TWEEDS,\u201d CASIMIRES, CHAPEAUX, MERCERIES, &0., &0., A0.Habiliements faits à ordre, aux prix les plus réduite avoo promptitude.Une visite tée.R.DEZIE! 4-278 131, Rue EVITEZ LES CHARLATANS.11-454 t.Joseph.Une victime des indiscrétions de |n Jeu cnuaont la débilité nerveuse, le dépériss nyant en vain sesayé de tous les re- nn a découvert un moyen bien le érir, qu\u2019il envorrs gratis ceux Y dresser, J.1, Resves, 78, rus, ark.ms de s'en front.Now L'OPINION PUBLIQUE s.D.LEDOUX, MANUFACTURE DE Faucheuses et Moissonneuses 1s3, RUE MURRAY\", MONTREAL.M.Levoux à toujours un grand assortiment de FAUCHEUSES et de MOISSON NEUSES qui font la Javellé aoule» sans aucun secours.Les \u201cBÜCKEYE qu\u2019i onfectionn 6 son, d\u2019un \u20ac nouveau ot sans éi tous sus ouvrages r isfactlon.\u2014I1 cont sa tnunufacture VOITURES de toutes espèces.LE TOUT A DES PRIX TRES-REDULTS ET DES CONDITIONS LIBERALES.5-24-8\u2014%0.[VFATLLIBILIT E L'HUMANITÉ SOUFFRANTE.LA PLUB Grande découverte du Siècle pour la première fois importée en Canada.IL A GUERI DES MILLIERS DE PERSONNES.DIAMOND KILEUMATIC CURE.la positivn la plus bo- obtenir un remède.ut été connu Par son histoire il voeu) norable possible que pui Quelques unnées après qu\u2019 ment des parents, des voisins et de quel p tients du propriétaire qui y recouraient dès qu\u2019ils se sontaient atteints de Rhumatisme.tous les médecins en général le connurent, et grâce À leur az - probation et à sa propriété reconnue de remède contre le Rhumatisme, on le réclams si souvent et si vivement que le propriétaire fut obligé d'en augmenter les nuyens de confection.La réputation du célèbre remède s'étendit rapidement et bientôt, des demandes, des lettres d'informations.des lettres de remorciments et des certificats très-flatteurs ar- rivérent jour au propriétaire de toutes le- parties ats-Unis : et de cette manière, re- nndé son seul mérite, sans être ailé par Artifi du Commerce,\u201d sans aucun effurt, s'est clove 4 1a position enviable qu'il occupe au- ourd'hui.Partout où il a été introduit, ils requ & préférence lu plus flaiteuse sur tous les remèdes employés pour le traitement des douteurs rhumatismales.Nous somines réellement reconnaissants et heureux.nous ne disons pas cela parce que rutre remède so vend besucuup et qu\u2019il nous rapporte du profit, mais parce yue nous ouvrons un Douveau champ dans la science médicale, et que nous guérissons immédiatement ce que, tous les médecins ont regardé.pendant des siècles, comme une chose si difficile même à adoucir.Nous rendons vices jusqu'ici inconnus.Nous adouci france et nous venons en aide au pa nous rendons nu pauvre journalier 1° mewbres malades, ot nous lui épargnons t plus que les trais du médocin : nous portons Ia con- solatien et la joie dans la demeure de Vath , ot par conséquent des millions de cœur nous rendront gréce.Au moyen de ce remède des milliers de gens, de faibles, maladifset souffrants qu\u2019ils étaient sont devenus forts, vigoureux el heureux, et les afilizés ne peuvent raisonnablement hésiter à en faire l'essai Cette médecine est préparée par un médecin soigneux, consciencieux et expérimenté, à la demande expresse d'un grand nombre d'amis dans la profession, dune le comtnerce et parmi le peuple.Chaque bouteille est garantie contenir toute la furce le médecine dane son plus haut état de pureté développement, etest supérieure Atoute autre néde- fine connue jusqu'à prévent contre cette terrible ma- adie.Ce remède est en vente chez tous les Pharmaciens dela Province.S'il arrive que votre Pharmacien ne l'ait pas parmi ses remèdes, dites-lui de se le procu- or de DEVINS & BOLTON Porte voisine du Palais de Justice.Rus Notre- Dame.Agente généraux pour la Province de Qué- ec u de NORTHROP & LYMAN.Scott Street, Toronto.Agents pour Ontario.Prix $1.0 la bouterllo : grandes boutoilies, $2.00.5-21-52 1 474.AU CLERGE.LIE PROTESTANTISME Jugé ot cundamné par les protestants.Arec le double compte-rendu d'une discussico publique entre l\u2019auteur ot ua ministre.Par M.l'abbé GuiLiLAUXK, Outé de St.André Avellin Approuvé et recummandé par Mgr.I'Evéque d'Ot- taws.SOU proces $vo\u2014itapreosi Le méme par 1s poste.S'sdresser AU.K.Ussuanare, Mubtréel, 451 dv REMEDE INFAILLIBLE Contre la Consomption LES AMERS MERVEILLEUX bE P.DÉPATI.E CERTIFIÉ que de depuis au- eux ans q 6 en malade d' maladie de cour qui mefajsait souffrir Le nucoup, j'ai employ: usigurs médec us, ot au- n u's pu ine donner du ent.é M.Dépati.Apr x bouteilles je F } ue suis trouvée parfaitement bien.Jo suis bien redevable de ma santé aux Amers.Toutes les personnes qui souffrent de Is même maladie que moi devraient aller voir M- Dé- pati.\"Mine POIRIER, Tanueries des Rollande Je soussignée certifie que Je suis tombée en consomption ll y a à peu prèe un an.Je demeure à la cam - pagne.d la Longne-Pointe.Je me suis fait soigner par tous les médecins de la place : ils me disaient que j'étais en consomption, mais ils ne pouvaient pus me faire de bien.J'ai vu eur les journaux qu\u2019il y avait un M.Dépati à Montréal qui snignait pour cette maladie.Je me auis dunné la poine de venir le voir.J'avaistoujours mal à la tête.je no pouvais vas gnedèr mes vivres ot je ne pouvais pas TAQUEr ï Ines Occupaiions.Après avoir pris les Amors de M.Dépati pendant trois vu quatre remainer.Je in\u2018en suis retournée chez nous avec tune jiruvivivn de ce remède dans l'eapérance de me guérir partaire ment.Jo ne puis pns vous recosmnndor asnea les Auors de M.Dépati, ilv sont d'une efficacité prudigieu Mur.AsToiNk MONFITE M.Dépati à en sa possession grand nombre de s-mblables certificats qu'il sera heureux de cum- muniquer à ceux qui voudraient les voir.mals dont la publica deviendrait trop vnéreuse pour res faibles mo: 3 M.Dépati guérit aussi les Khumatismes, Rate tion d'Urine, Hémorrho:des, Panaris.EN VENTE AU NO.512, RUE OSTARIO.5-24-52 £\u2014481, SIROP DE GOMME D'EPINETTE ROUGE DE GRAY.KS effets do la Gomme d'Epinotte tiougs dans les maladies des Poumons at de Gore, 1 Bronchite prépars- la domme le Rhume,l'Asthme, | 7 sont soigne ment gardées.Prix :25 contins par outeille.A vendre ohes tous leaprincipaux pharmsciens du Canada.Kugruselea détall ches le oréparatonr ENRY R.GRAY PRARMACIEF, 144 Rue St.Laurent, MowrRtat.(Winhli om IRS.) POUDRE ALLEMANDE, SUBNOMMÉE 4-273 AM ROME AAA 1 NE FAILLIT JAMAIS, ET EST VENDUE CHEZ TOUS LES EPICTERS RESFECTABLER, 4-38 ss OR APPRENTIS DEMANDES.rçons pour le lithogra- à ce bureau.NIQUE COURS ELEMENTAIRE on BOTANIQUE BT FLORE DU CANADA A L'USAUE LES MAISUNS L'ÉLLCATION vas L'ABBÉ J.MOYEN, PHUFESSEUR DE SCIENCES MATURELLES, AU UUL LÉUE DB MONTRÉAL.1 Volume in-8 de 334 pages orné da 46 planches.Priz: Cartonné, $1.20.\u2014f'ar la poste $L.30.$12.00 la douzaine\u2014 et frais de port.Le Cours Elémentaire seul, (63 pp.ct 31 planches.) Cartonné, 40c\u2014$4.00 la douzaine.Le même, broché 30e\u2014$3.00 lu douzaine.S'adrosser à G.EB.UKSBARATS, M esta 0 L'INTENDANT BIGOT, PAR JOSKPH MARMETTS.BROCHURE DE 94 PAGES GRAND 8vo.Prix: 26 Oentins.Une remise libérale est faite aux Libraires et aux Agents.\" .E Rate.S'adresser à U.E DussAnLTE Ant.Imprimé et garde ot de te do Is Pince d\u2019Arwes, ot ablié par Le Compagnie de Litbu- ublloation de G Ë Drsnanats, 1, Sls RueSt Antoias, Montréal, Cuonde L'OPINION PUBLIQUE À \\ n v A i: ) 10 Logancer, President du Comite regan ann Hee px vor ke \u20ac ame des Etats Fais \u201c 6 'anture Organate er chef Por here MR LARK DRNCHAMY Pretec.5 th Fred ateus de i bere LUDERN DUYRINAY Fondateur de | A: ton ST Jean Bapriie Mx.go\u2019, Priwmay.wwe de Worcester.Mass, =t Sembee du Comite des rary Ur.Le Cormeen Presclent actuel de I'Asaen ition 3¢ fcan NEAR, rear Lite tg, QUELQUES PORTRAITS L'ACTUALITÉ "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.