L'Opinion publique, 17 décembre 1874, jeudi 17 décembre 1874
[" MONTREAL, JEUDI, 17 DECEMB TS oor RE 1874 { ABONNEMENT, D'AVANOB, $3.00, Paix nu Nourro, 7 Cantine.L'ABSTENTION Les bons citoyens s'alarment à bon droitide l'habitude tuneste que prennent grand nombre d\u2019électeurs de s'abstenir dans les luttes politiques.Un de nos correspondants de Québec, M.J.S.Bourget, nous écrit à ce sujet : \u2014Un ne peut trop blämer l'insouciance alarmante dont notre population fait preuve dans les luttes électorales ; on semble ignorer les conséquences que peut avoir un seulvote.Un ne consulte pas assez les principes et trop l'argent.» Notre correspondant rapporte à ce sujot lo fait suivant : \u2014 En 1830, un nommé Dan Stone vrigua les suifrages dos Hecteurs de l'Ohio.Le matin même de l'élection il rencontre sur la rue un de ses amis qui s'en allait voter pour von opposant.Stone le sollicite de voter pour lui.Nous vommes de vieux amis, lui dit-il, j'espère que vous ne me refuserez pas.Après tout, lui répond l'ami, vous avez raison, je connais votre talent, je vais votor pour vous.(Pr, © seul vote donna une voix de majorité à Stone, qui, à son tour, donne une voix de majorité au parti qui éleva le fameux Thomas Ewing au Sénat ; le vote de ca dernier permit d'élire Van Buren vice-président, qui devint ensuite Président.Vous voyos le résultat final du vote de l'ami de Stone.» Larécento élection de Montréal-Uuest, où los ubsten.lions ont été si nombreuses, fera réfléciir ceux qui s'intéressent à la chose publique.La faible majorité du candidat élu inspirera des remords à ceux de sos adversaires qui n'ont pas voté, car ils devront se dire : [ était en notre Pouvoir de tourner la victoire de notre côté.Le vote est un droit, une franchise, au sens constitutionnel, mais o'est aussi parfois, à plus d'un titre, un devoir impérieux.Oo, D._\u2014 DU STYLE Ce qui manque surtout aux écrivains dans notre pays, Cest un public qui les récompense par une apprécistion ce des efforts qu'ile tentent pour arriver à une forme | ire élovée ou simplement convenable.Ils travail.ent leur style, ils étudient longtemps, noircissent du pier Quit et jour afin de se former dans l'art de bien me onne leur en tient pas compte, on ne se doute mê- \u201c nd des qualités qu'ils ont acquises par un labeur pert; dans un cas donné, on les comparera à quelque Ertmaud dont les plrases rappellent le monstre d'Horace : Dervicem pietor oquinam.\u2026 \u2014 Jours on entend dire de quelqu'un : Il écrit rire ce quelqu'un n\u2019a pas la moincre éducation lit- 19 ; peut-être pense-t-il juste, mais ses productions tunient besoin d'être + transiatées de baragouin en fran- Roba Tapporte que Louis Veuillot, consulté par pond Tour sa grande Histoire de l'Eglise, aurait réai mins est un monument impérisenble, un ouvrage Notre ° que je voudrais tradusre.» Dorma, on set pas si difficile; il ne regarde pas à otre Le vrai dire, il ignore ce que c'est que le rapport hing ot Pression et la pensée, l'équation entre une age idée ; de Le toilette de Madame il ne dis.doit deux celle de ea cuisinière endimanchée : il sper- \u2018emmes qui passent, voilà teut.Tous les jours aussi on entend répéter :! Un tel parle bien.Si l'on disait qu'un tel a de bonnes idées, une belle voix, le geste facile, de l'enthousiasme et de lu sensibilité, ce serait exact; mais parler bien veut dire plus et signi- tie encore discourir avec méthode, s'exprimer correcto- ment.U2 parle mal quand on ne met pas de suite dans ses idées ni de syntaxe dans son langage, et l'on peut sans logique ni grammaire, il est vrai, devenir député, mais on ne réuseira pas à se faire lire par «es neveux.Aussi bien ceux qui prétendent au style doivent-ils se dérintéresser du sentiment public à lour égard, et, sans renoncer à se faire comprendre de la masse, ne rechercher en réalité que le suffrage d'une élite.Pour l'obtenir que faut-il?Travailler, travailler sans relâche.Mettez les manchons de la charrue aux mains d'un novice: 11 ne bronchers pas peut-être et tout le monde reoconnaitra sa force, mais on verra par son ouvrage Vil ne sait pas le tour.Il en est de même en littérature ; il fant se former par l'exercice, surtout dans un pays comme le nôtre où le milieu français n\u2019est pas assez pur pour suppléer sensiblement à l'étude chez los talents faciles.Travaillons-nous assez?Amis, lisez les extraits suivants d\u2019une notice de Théophile \u2018authier sur Balzac.Oscar Dosw, \u2018 Balzac naquit à Tours le 19 mai 1799, le jour de la fête de saint Honoré, dont on lui donna le nom, qui parut bien sonnant et de bon augure.Le petit Honoré ne fut pas un enfant prodige; il n'annonça pas prématurément qu\u2019il ferait Ia Comédie humaine.C'était un garcon frais, vermeil, bien portant, joucur, sux yeux brillants et doux, mais que rien ne distinguait des autres, du moins a des regards peu attentifs, A septans, au sortir d\u2019un externat de Tours, on le mit au collége de Vendôme, tenu per des oratoriens, où Il passa pour un élève três-mé- diocre.« Balzac souffrit prodigleusement dans ce collége, oh sa nature réveuse était meurtrie à chaque instant par une règle inflexible.I} négligenit de faire ses devoirs : main, favorisé par la complicité tacite d\u2019un répêtiteur de mathématiques, en m- me temps bibliothécaire, et occupé de quelque ouvrage transcendantal, il n'apprenait pas ss leçon et emportait los livres qu'il voulait.Tout son temps se passait à lire en cachette.Aussi fut-il bientôt l'élève le plus puni de ss classe, Les pensume, les retenus absorbèrent bientôt lo temps des récréations.« Le résultat de ces travaux cachés, de ces méditations qui prenaient le temps des études, fut ce fameux Traité de ta Volonté dout il est parlé plusieurs fois dans la Coméités Mumaine.Balsac regretta toujours Is perte de cette première œuvre qu'il esquisse sommairement dans Louis Lambert, et il raconte avec une émotion que le temps n'a pas diminuée Ia contiscation deo In boite où était serré le précieux manuscrit.« De ces méditations si intenses, de ces efforts intellectuela vraiment prodigioux ches un enfant de douxe ou quatorse aus, il résulta une maladie bisarre, uns flôvre nerveuse, Une sorte de coma tout à fait incxplicable pour les profcaseurs qui n'étaient pas dans le socret des lectures et des travanx du jeune Mouoré, en apparence oislf et stupide; nul ne soupçonnait, au colléze, ces précoces excès d'intelligence, et ne anvait qu'au cachot, où il se faisait mettre journellement sfin d\u2019être libre, Vécolier cru paresseux avait absorbé toute une bibliothèque de livres sb rieux et au-desaus de la portée de son âge.\u201cScs classes finies, Bulsac se donna cette seconde éducation qui est ls vraie; Îl étudia, se perfocrionna, suivit les cours de 1a Sorbonne et fit son droit, tout en travaillant chez l'avoué et le notaire.Ce tempr, perdu en apparence, puisque Balzac ne fut n1 avoué, ui notaire, ni avocat, ni juge, lui fit connaître le personnel de ls Basoche et le mit à même d'écrire plus tard, de façon à émervciller les hommes du métier, ce que nous pour- rlons appoler lv contentieux de la l'omédie Mumiine\u2026 = \u201cLes examens passés, la graude question de la carrière à prendre se présenta.On voulait faire de Balsac un notaire ; mais le futur grand écrivain, qui, bien que persoune ne crût à son génie, en avait la conscience, refusa le plus respectueuse- ment du monde, quoiqu'on lui eût ménagé une charge à des conditions très-favorables.Son père lui accords deux ans pour faire preuves, ct comme la famille retournait en province, madame Balzac inata'la Honoré dans anne mansarde, en lui allouant une pension suffieante à poine aux plus stricts besoins, espérant qu\u2019un peu de vache enragée le rendrait plus sage.« Balsac n\u2019avait pas conçu le plan de l'œuvre qui devait l'immortaliser; il se cherchait encore avec inquiétude, anhélation et labeur, essnyant tout et ne réussissant à rien ; pourtant il possédait déjà cette opiniütreté de travail à laquelle Minerve, quelque revdche qu'elle soit, doit un jour ou l\u2019autre céter ; il ébauchait des opéras-comiques, faiealt des plans de comédies, de drames et de romans dont madame «le Survi'le nous aconservé les titres : Stella, Cogtigrue, le» D-ux I\u2019Ailosop hes, sans compter le terrible Cromwell, dont les vers, qui lui coûtalent tant de peine, ne valaient beaucoup mieux que celui par lequel commençait son poème épique des Ineas.« Figurez-vous le jeune Honoré les jambes entortillées d'an carrick rapiécé, le haut du corps protégé par un vieux châle maternel, coiffé d'une sorte de calotte dantosque dont madame de Balzac connaissait seul la coupe, sa cafetière à gauche, son encrier à droite, labourant à plein poitrail et le front ptaché, comme un tonf à la ckarrue.le champ pierreux et non défriché pour lui de la pensée où Il traça plus tard des sillons ai fertiles.La lampe brille romme une étoile au fond de la maison noire, la neige descend en silence sur les tuiles disjointes ; le vent souffle À travers la porte et la fenêtre \u201ccomme \u2018Tuiou dans sa flûte, mais moins agréablement.\u201d « Bi quelque passant attardé eût levé les yeux vers cette petite lacur obetinément tremblotante, il ne se serait certes pas douté que c'était l'aurore d'une des plus grandes sloires do notre siècle.* Ainsi, rien n'était résuité de cette claustration rigoureuse, do cette vie d'ermite dana 1a Thébaide dont Raphadl trace le le budget : \u201c Trois sous de pain, deux sous do lait, trois sous de charcuterie m'empôchalent de mourir de faim et tenaient mon esprit dans un état de ludicité sinæulière.Mon logement me coûtait trois sous par jour ; je brûlais pour trois sous d'huile par nuit, je faisais moi-même ma chambre, je portais des chemises de fisnelle pour ne déprnser que deux sous de blanchissage par jour.Je me chauffais avec du charbon de terre, dont le prix divisé par les jours de l\u2019année n'a jamais donné plus de deux sous pour chacun.J'avais des habits, du linge, des chaussures pour trois années : je ne voulais m\u2019habiller que pour aller à certains cours publics et aox bi- bllothèques ; ces dépenses réunies ne faisaient que dix-huit sous : il restait deux sous pour les choses imprévues.\u201d.\u2026.* Le régime diétrtique préconisé par llaphacl pouvait être favorable à [a ludicité du cerveau ; mais, certes, il ne valait rien pour un jeune homme habitué au comfort de la vie de fu- mille.Quinze mois passés sous cus plombs intellectuels, plus tristes, à coup sûr, que ceux de Venise, avaient fait du frais Tourangeau aux joues satinées ct brillantes nn squelette parisien, hâve et jaune, presque mécunnaissable.Balzac rentra dans la maison paternelle, où le vœau gras {ut tué pour le retour de cet enfant peu prodigue.* Balzac, cet immense cerveau, ce physlologiste si pénétrant, cet obeervateur ai profond, cut esprit sl intuitif, ne possédait pas le don litt raire : ches lui s\u2019ouvrait nu abime entre la pensée ct ls forme.Cet abime, surtout dans les premiers temps, il déseapéra de l- franchir, T1 y jetait sans le combler volume sur volume, veille sur veille, essni sur essai ; toute une bibllo- thèque de livres inavoués y passa.Une volonté moius robuste se fut découragée mille fois, mais par bonheur Balzac avait une contiance inébraniable dans son génie méconau de tout bv monde.Ii voulait dtre un grand homme et il le fut par d'in- cossantes projections de ce fluide plus puissant qua l\u2019électrie cité, et dont il fait de sl subtiles analyses dans Louis Lam- Bert, # Contrairement aux écrivains de l'école romantique, qui tous se distinguèrent par une hardiesso et uno facHité d'exécution étonnante, et produisirent leurs fruits presque en même temps que leurs fleurs, dans une éclosion pour ainsi dire involontaire, Italsac, légal de tous comme génie, ne trouvait pas son moyen d'expression, où ne le trouvait qu'après des pvines afinfes.« Dès cette époque (1838), Balzac avait conçu le plan de ea Comédie Humaine ot possédait la pleine conscience de son génie.Il rattacha adroitement les œuvres déjà parues à eon idée générale et leur trouva place dans des catégories phitosophi- quement tracées.Quelques nouvelles «le purv fantaisie ne #'y raccrochent pas trop bien, malgré les agraies ajoutées après = 614 coup; mais ce sont là des détails qui se perdent dans l'immensité de l\u2019ensemble, comme des ornements d\u2019un autre style dans un édifice grandiose.«* Nous avons dit que Balsao travaillait péniblement, et fondeur obstiné, rejetait dix ou douxe fois au creuxet le métal qui n'avait pas rempli exactement le moule ; comme Bernard Falissy, il eût brûlé les menbles, le plancher et jusqu'aux j - tres de ça malson pour entretenir le feu de son fourneau et ne pas manquer l\u2019expérience ; les nécessités les plus (lures ne lui firent jamais livrer ane œuvre eur laquelle il n'oût pas mis le dernier effort, et il donna d'admirables exemples de conscience littéraire.Ses corrections, wi nombreuses qu'elles équivalaient presque à des éditions différentes de ln môme idée, furent portées à son comple par leu éditeurs dont elles absor- balent les bénéfices, et son salaire, souvent modique pour la valeur de l'œuvre et la peine qu'elle avait coûtée, en était diminué d'autant.Les sommes promises n'arrivaient pastoujonrs aux échéances, et pour soutenir ce qu'il appelait en rlant ca dette flottante, Balzac déplcys des ressources d'esprit prodigieuses et une activité qui eût absorbé complètement ia vie d'un homme ordinsire.Mais, loraqu'assis devant sa table, dans son froc de moine, au milieu du silence nocturne, il se trouvait en face de feuilles blanches sur lesquelles se projetait Is lueur de son flambeau à sept bougies, concentrées par un sbat-jour vert, en prenant ia plume il oublialt tout, et alors commençait une lutte plus terrible que la latte de Jacob avec l'ange, celle de la forme et de l'idée.Dans ces batailles de chaque nuit, dont au matin il sortait brisé mais vainqueur, lorsque le foyer ételat refroidissait l'atmosphère de ls chambre, sa tête famait et de son corps s'exhalait un brouillard visible comme du corps dos chevaux en temps d'hiver.Quelquefois une phrase seule occupait toute une veille : elle était prise, reprise, tordue, pétrie, martelée, allongée, raccourcie, écrite de cent façons différentes, et, chose bizarre ! 1a forme nécessaire, absolue, ne se présentait qu'après l'épuisement des formes approximatives; sans doute le métal coulnit souvent d'un jet plus plein et plus dru, mais 11 estjbien peu de pages dans Balzac qui soient restées identiques au premier brouillon.Sa manière de procéder était celle-ci : quand il avait longuement porté et vécu un sujet, d'une écriture rapide, heurtée, pochée, presque hiéroglyphique, il traçait Une espèce de scenario en quelques pages, ail envoyait à l'ime primerie d'où elles revenaient en placards, c\u2019est-à-dire en colonnes isolées au milieu de larges feuilles.11 lisait attentivement cer placarde, qui donnaient déjà à son embryon d'œuvre ce caractère impersonnel que n'A pas le manuscrit, et il appli- qéait à cette ébauche la haute faculté critique qu\u2019il possédail, comme #'il se fût agi d'un autre.Il opérait sur quelque chose; s\u2019approuvant ou se désapprouvant, il maintenaît où corrigealt, mais surtoutajoutait.Des lignes partant du commencement, du milieu ou de Ia fin des phrases, se dirigeaiens vers les marges à droite, à gauche, en haut, en bas, conduizant & des dive.loppements, à due intercalations, à des incises, à des épithètes, à des ndverbes.An bout de quelques heures de travail, on efit dit le bouquet d\u2019un feu d'artifice dessiné par un enfant.Du texte primitif partaient des fusées de style qui éclataient de toutes parts.Puis c\u2019étaient des croix simples, des croix recroi- setées comme celles du blason, des étoiles, des soleils, des chiffres arabes ou romains, des lottres grecques ou françaises, tous les signes imaginables de renvoi qui venalent se mêler aux rayures.Des bandes de papier, collées avec des pains à cacheter, piquées avec des épingles, s'ajoutalent aux marges insuffi- eantes, zébrées de lignes en fins carsctères pour ménager la place, et ploines elle-mêmes de ratures, car la correction à peine faite était déjà corrigée, Le placard imprimé disparaissait presque au milieu de ce grimoire d'apparence presque cabalistique, que les typographes re passaient de main en main, ne voulant pas faire chacun plus d\u2019une heure de Balzac.\u201c Le jour suivant, on rapportait les placards avec les corrections faites, et déjà augmentés de moitié.\u201c Balzac se remettait à l'œuvre, ampliant toujours, ajoutant un trait, un déta:l, une peinture, Une observation de mœurs, un mot caractéristique, une phrase à effet, faisant serrer l\u2019idée de plus près par Is forme, se rapprochant toujours davantage de son tracé intérieur, choisissant comme un peintre parmi trois ou quatre contours la ligne définitive.Souvent ce terrible travail terminé avec cette intensité d'attention dont lui seul était capable, il s'apercevait que ln pensée avait gauchi à l'exéca- tion, qu'an épisode prédominait, qu'une figure qu'il voulait se- condaîre pour l'effet général snillait hors de son plan, et d'un trait de plume il abattait courageusement le résultat de quatre à cinq nuits de labeur.Il était héroiqus dans ces circonstances.« Malgré cette façon laborieuse d'exécuter, Balzac produisait beaucoup, grâce à sa volonté surhumaine servie par un tempérament d'athiète et une réclusion de moine.Pendant deux ou trois mois de suite, lorsqu'il avait quelque œuvre importante en train, il travaillait seize ou dix-huit heures sur vingt-quatre ; il n\u2019accordait à l\u2019animalité que eix heures d'un sommeil lourd, flévreux, convulsif, amené par la torpeur de la digestion après un repas pris à la hâte.11 disparaissait alors comp:étement, ses meilleurs amis perdaient sa trace ; mais il sortait bientôt de des sous terre, agitaut un chef-d'œuvre au-dessus de se tête, riant de son large rire, s'applaudissant avec une naïveté parfaite et s'accordant des éloges que, du reste, il ne demandait à personne.Nul auteur ne fut plus insoucieux que lui des articles et den réclames à l'endroit de ses livres\u2019; il laiseait sa réputation se faire toute seule, sans y mettre le main.\u201d AFFAIRE-GUIBORD Nous publions ici une traduction textuelle des conclusions du jugement dans l'affaire Guibord : * Leurs Seigneuries ne croient pas nécessaire de considérer si, au cas ou les parties au procès et les circonstances avaient été différentes, elles auralent eu ou n'suraient pas en le pouvoir d'ordonner l\u2019enterrement de Guibord avec les cérémonies religieuses ordinaires, parce que la veuve s'est finalement désistée de cette dem: , et que les demandeurs ne l'ont pas réitérée à le barre de Leurs Seigneuries, et aussi parce que le curé n\u2019est personnellement en cause ; mais Kiles soumettent humblement à Sa Majosté l'opinion que les Décrets de le cour Ju Banc de la Reine et de la Cour de Révision soient réformée.« Quelle Décret primitif de la Cour Supérieure soient modi- 14, ot que, au lieu de l'ordonnance de cette Cour, il soit ordou- hé qu'un Wrst de Mandamus exécutoire soit signifié aux \u2018 Curé \u201c et Marguilliers de l'œuvre de la Fabrique de Notre-Dame de « Montréal \u201d leur enjoignant sur le demande A enz faite par on an nom de l'Institut Canadien, et aur l'offre légale où payment L'OPINION PUBLIQUE aux susdits des honoraires ordinaires et aocoutumés, de préparer, on de permettre de préparer, une fosse dans le partie du cimetière où les restes mortels des catholiques romains, qui re çoivent le sépulture ecclésiastique, sont ordinairement enterrés, pour dans ladite fosse être enterrés les restos mortels dudit Joseph Guibord ; et que, sur le transport de ces restes mortels audit cimetière pour cet objet et A une hours propre et convenable, {ls entorrent lesdits restes mortels daus ladite partie du dit cimetière ou permettent qu'ils y soient enterrés.«Et que les défendeurs payent à l\u2019Institut Canadien tous les frais et dépens de la veuve dans toutes les Cours Inférieures et du présent Appel, excepté tels frais ot dépens occasionnés par l'exception soulevée\u2014reewsatio j'udicis, \u2014lesquels frais et dépens seront supportés par les appelants.; « Leurs Seigneuries ne peuvent clors leur jugement sans ox- primer le regret qu\u2019un conflit se seit élevé entres les membres ecclésiastiques de l'Eglise catholique romaine, à Montréal, et les membres laïques appartenant à l'Institut Canadien.« Il à été du devoir de Leurs Seignouries de décider les questions qui leur ont été soumises conformément à ce qui leur 8 paru être le loi de l'Eglise catholique romaine dans le Bas- Canada.8}, comme il a été insinué, des clificultés surgissaient eu raison d'un enterrement sans cérémonies religieuses dane la partie de terrain à Isquello s'applique le mandamus, ll sera au pouvoir des autorit's ecclésiastiques d'y obvier en permettant l'accomplissement de telles cérémonies qui sont suffisantes pour cet objet, et Leurs Seigneuries espèrent que la question de l'enterrement, avec ces céremonies, sers examiné de nouveau par les dites autorités, et tout nouveau litige évité.\u201d Ce jugement ast ridicule puisqu'il ordonne à la fabrique d'inhumer Guibord: d'après la loi, c'est le curé qui est l'officier préposé aux registres de l\u2019état civil.SONNET 4A MON AMI NUDORE EVANTEREL Qui me demandait des vers sous le pseudonyme \u201c Talma.\u201d Tout poète, ici-bas, souffre depuis Homère.Marx, Veux-tu savoir pourquoi j'ai détendu ma lyre, Pourquoi je suis muet dans mon isolement ?Econte, mon ami, ce quo je vais te dire, Et sois sûr que jemais le poéte ne ment.Quand le plomb du chasseur, que son tube en feu tire, À percé la fauvette, hélas ! de ce moment La senorakies bois bien rarement soupire Son chant mélodieux et plein d\u2019enivrement.Comme l'oisean blessé, depuis loagtemps je souffre : L'aveugle destinée & plongé dans son gouffre Et détruit pour toujours mon beau rôve doré.Un nuage morose à passé sur ma vie.Mais, Eudore, crois-moi, vienne ce que j\u2019envie, Renaissent les beaux jours, et je rechanterai ! W.Cuarsan.Octobre 1873.-\u2014 LES CONDITIONS DE LA VIB CHEZ LES ETRES ANIMES ar (Suite) Voici cependant un exomple, pris à peu près indifféremment au milieu de beaucoup \u2018d'autres, d'un bec fort singuller, adapté à un régime très-spécial, qui semble fournir un enseignement qu'il est bon de ne poiut négliger.Tout le munde connaît le bec-cruiné (loria curvirostra), cet oiseau assez joli de plumage qui hante les forêts d'arbres verts et les plantations de pins ; son bec & les mandibules très-arques cn sens opposé ot croisées vers loa deux tlers de la longueur.Il faut voir l'oiseau pourvu de ce bec étrange brisant et épluchant les cônes résineux pour admirer la valenr d'un pareil outil.Une modification bien simple & suffi pour créer l'instrument au moyen duquel 11 attaque les pommes de pin, et cette sorte d'anomalie ne se produit qu'à une époque tardive du développement de l'animal.N'y &-t-il point là un motif propre à engager les naturalistes qui croient à la mutabilité des espèces à tenter une petite expérience ?Il e'agirait simplement d'emprisonner les becs-croisés dans un enclos et de les priver de leur nourriture habituelle en leur procurant en abondance les alimeuts recherchés par les oiseaux granivores, Ou les becs-croisés périralent sans se propager, ou, par suite d'un nouveau régime, après quelques générations leur bec aurait changé de forine, et en aurait pris une autre mieux appropriée à un gebre de vie différent.Si l'expérience réussissait, notre oisean des pina ne serait pas devenu un vulgaire moineau ou un gros-bec ordinsire, mais au moins la théorie dont on s'est beauconp occupé aurait gagné un argument sérieux.Parmi lee poissons, il y à des espèces qui saisissent leur proie au-devant d'elles ou même hors de l\u2019eau, d'autres espèces qui cherchent leur nourriture dans les fonds vascux.Ches les premières, comme la perche, ia mâchoire inférieure dépasse la raâchoire supérieure ; chez les dernières, c\u2019est Ir contraire, la bouche est refoulée en dessous, «t souvent elle est accompagnée d'apendices charnus propres à remtier la vase ; le barbeau en est un exemple.Ainsi partout an caractère dénote «les habitudes es des instincts auxquels l'animal ne peut se sous traire.A l'égard des insectes et des arachnides, on à poussé fort loin l'étude des coïncidences entre les mœurs et les particularités de la conformation extérieure.L'examen des instruments de travail ches les espèces habiles A construire suffit aujourd\u2019hui pour apprécier sûrement le genre d'incustrie de l'espèce, l\u2019ar la con- aidération des appendices, on reconnait de quelle façon et dans uelles conditions l'animal doitse mouvoir.Dans une infinité circonstance, de Ia disposition des organes de la vue on déduit sanscrainte d'erreur l'existence d'habitudes vagabondes ou sédentaires avec uno foule de nuances.En même temps, ches los Insectes et les arachnides, on sult pas à pas, mieux ut-être que partout ailleurs, les progrès l'instinct et de \u2018intelligence avec les degrés de perfection des instruments, comme l\u2019amoindriesement de ces facultés avec la simplicité des appendices.\u2014 17 DECEMBRE 1874 \u2014 Une condition de séjour différente que celle qui se présente habituellement à nos regar ds offre un intérôt conafdérable tels.tivement à l'appropriation des organismes aux milieux et à je question des orlgines des êtres.Des animaux de diverses cles, ses vivent dans des endroits absolument privés de lumière ; animaux sont aveugles.Il y a juste on siècle, on découvrit dans des eaux souterraines de la Basse-Carnlole, une espèce da batracien d'asses grande taille, 30 à 35 centimètres, d'un blanc rosé, portant des branchies extérieures, en un mot ressemblant avec de fortes proportions, à une larve de tritou où lamas, dre aquatique.C'était un animal aveugle : ua aoologiste le ft connaître sous le nom de protés serpentin (proteus serpentinus La première idée fut que ce batracien était entraîné dans les grottes par les eaux qui, à l'époque des pluies, débordent lu lacs de Sittich ; mais cotte supposition ne se trouva point justifiée.Les protées n'ont jamuis été pris que dans des eaux souterraines, et l'on s'en procure toujours aisément dans la grotte d\u2019Adlesberg, située sur le chemin de Vienne à Trieste, Voilà donc une espèce d'un genre particulier fort distinct d.tous ceux qui existent on Europe, vivant d\u2019une manière constante dans l'obscurité.Ily & dans le Kentucky, aux Etats Unis, une caverne profonde, la caverne du Mammouth, alia.damment pourvue d'eau.Aucune lumière n'y pénètre, v'est l'obscurité complète.Un poisson habite l'eau de la caverne où nécessairement vivent d'autres animaux et des végétaux capables de les nourrir.Ce poisson blanchâtre, dépourvu d'écailles, d'une espèce qu\u2019on n\u2019a jamais rencontrée ailleurs, cat absolument privé de la vue ; ses yeux, à l'état rudimentaire et cachés sous a peau, sont sans usage possible ; sou Appareil ag.ditif au contraire est très-développé.Le poisson du Kentucky 8 été appelé l\u2019amblyopsis des cavornes (amblyopsis spelœus), le nom de genre faisant allusion à la cécité de l'animal, L'a.blyopsis présente dans l'unsemble de ea formation des caracté.res tellement particuliers que les auteurs par lesquels il n été le mieux étudié n'ont pu le rapporter Avec certitude & aucune des familles connues de la classe des poissons.Quelques zo0lu- gistes, peut-êtr- à juste titre, ont vu en lui le type d'une nouvelle famille.M.Louis Agassiz, jugé si autorisé dans ls question, voulant garder une extrême réserve, a seulement déclaré qu'il inclinait à le considérer comme une forme aberrante du la famille des cyprinodontes.Le séjour de l'amblyopsis est extraordinaire, scs caractères ne sout pas moins particulters, Entre tous les poissons, il n\u2019est ni espèce, ni genre, nl famille même, où l'on aperçoive pour lui une véritable parenté.En présence de ces faits, il serait difficile d\u2019admettre que le poisson de la caverne du Mammouth n's pas été créé pour vivre dans la condition unique où #1 n été recueilli par les naturalistes.À une époque encore peu ancieane, un entomologiste de l'AI- lemagne se mit à explorer avec soin des grottes de la Carniole, et y découvrit des coléoptères carnassiers aveugles, fort agiles, tout pales, étiolés, presque tranpareuts, ayant une taille de 7 à 8 millimètres et des proportions pleines d'élégance.(Ces insectes ne rappellaient de bien près aucune forme connue ; on les désigna sous le nom d'anophthalmes pour exprimer leur caractère le plus frappant, l'absenco des yeux.Longtemps le fait demeurs isolé, mals depuis quelques années des recherches actives, entreprises dans les grottes de l'Ariége, dus l'yrénées et de différentes parties de l\u2019Europe et de l'Amérique du Nord, ont procuré le découverte de beaucoup d'espèces distinctes appartenant au môme genre.La clu aux anophthalmes ne serait pas du goit de tout le monde, Far bonheur, les entomologistes sont des guns résolus à braver los situations p-nibles et à subir bien des clésagié- ments pour arriver à leur but, On pénètre dans les groties avec des torches et l'on avance en glissant sur le sol mouiilé et inégal, en se heurtant aux pierres, en s'écorchant aux aspérités.Près de l'entrée d'une grotte où l\u2019obecarité n'est pas complète, on trouve parfois une espèce d'anophtbalme ayant des yeux imparfaits, mais il faut aller plus loïn pour apercevoir les agiles coléoptères aveugles que l\u2019ou cherche.Presque tonjours c'est sur une étendue aasez restreinte que le chasseur ssisit cos iu- sectes, courant sur les parois de Is caverne ou blottis sous les plerres.Anjourd'hui les suophthalmes connus sont nombrenx, et, falt vigne de remarque, chaque espèce semble confinie dans quelques grottes peu éloignées les unes des autres.Si les cher.chours d'insectes aveugles étaient simplement excités par le désir de prendre \u2018les espôces étranges et d'en parer leurs colter- tions, ils n'en ont pas moins servi utilement la science en procurant des éléments qui portent à méditer sur les conditions d'existence de certainsêtres.Par leurs caractères soologiques, les anophthalmes ont des rapports intimes avec des voléoptères de la même famille vivant à le lumière ; mais ils ont des for- men et des proportions qui leur appartiennent tellement que l\u2019idée d'une origine commune ne saurait vonir à l'esprit d'aucun naturaliste.Les espèces observées dans différentes grottes ot dans des conditions semblables sont parfaitement distinctes, et en trouvant ches la plupart d'entre elles une atrophie complète, non-sculement des yeux, mais aussi des nerfs optiques, i est difticile de croire à autre chose qu'à une appropriation d'orga- pisme à un genre de vie spécial.D'ailleurs dans les ténèbres der cavernes ot des grottes profonde H y a des enimaux de plus d\u2019une sorte ; OR ÿ rencontre de petites crevettes, de petites araignées, des insectes de divers genres, tous privés d'organes de vision.11 y à dans ces sombres réduits des espèces phytophages servant, dans une certaine mesure, à ls nourriture des carnasslers,\u2014et des végétaux, certains champiguons, les seules plantes connues auscey.tibles de se développer en l'absence de lumière, dratinés nourrir los espèces phytophages : c'est tout un petit m \u2018 séparé du restedu monde.L'anfractuosité d\u2019une caverne, aussi bien que lo recoln le plus enchanteur, est le séjour do om breuses créatures qui se recherchent, se fuient, se msssacron! c #agitent dans un perpétuel tourbillon.fe à Qui pourrait n'êtrs pas entrainé à chercher par Is pen out remonter jusqu\u2019à l'origine de ces êtres privés de In vue ao l'existencé semble ai misérable?M.Agassis fut invité à do ner son opinion sur l'etat primitif des animaux sans yeux In ls caverne du Mammouth.L'éminent soologiste favoqu or nécessité d'une suite d'observations et d'expériences pour ar rer i Is certitude absolne, 11 conseilla de tenter d'élever des = bryons des espèces de la caverne en les soumettant à des cob ditlons différentes de celles dans lesquelles on les trous tout taellement, et il termine par cette déclaration : \u201cdsp! ie ce que je sels du la distribution géographique des animes suis convaincu que ceux-ci ont été crées daus les circo! rent où Île vivent maintenant, dans les limites où tls 6e rencor et avec lo particularities de structure qui les rarac aujourd'hui.\u201d Depnis lo moment oir M.Agassis & exprimé son opiates des espèces aveugles ont été recueillies en grand now Ta pln observations se sont multipiiées, st sur un point de \u2014 17 Dsceuers 1874 L\u2019OPINION PUBLIQUE 615 rtanoe 11 ne reste pas de doute possible : les animaux haute 190% réduits ne se rencontrent pas dans les endroits ex- à la lumière, et beaucoup d'entre eux par leurs caractères différent des espèces clairvoyantes de façon à écarter toute idée de communauté d'origine.m los oxemples d'sppropeiation des parties extérioures à o près one d'existence déterminées, nous devons rechercher comment des parties de l'organisation interne expliquent des itudes spéciales.À cet égard, lon faits acquis ayant le ca pactère de précision ne sont pas encore aussi nombreux qu'on pourrait le soulalter, mals il y & lieu de beaucoup attcu- investigations qui se poursuivent de nos jours.de de le a oralor hippopotame vivant que l'on ait va en Europe depuis le temps des Romains fat introduit dacs le mé- e du museum d'histoire naturelle de Paris.C'était un événement, et chacun ae plaisait à observer les allures étran- gas de l'animal dont les dépouilles, les descriptions et les images n'avaient pas donné une just» idée.Le nouvel hôte du Jardiu des Plantes plongeait souvent dans son bassin pour reparaître bientôt à le surface de l'œau ; mais à diverses reprises l'animal fit au fond de sa baignoire des séjours si prolongés, ue plus d\u2019une fois on fut pris d'inquiétu e.Comme on ne sexpliquait point alors ches un mammifdre de cot ordre la faculté de no respirer qu'à des intervalles trée-bloigués, une sspbyxio semblait possible.On cessa de s\u2019en préoccuper quan 1 on eut Is conviction que l'hippopotame demeurait au fond du l\u2019eau parce ue tel 6tait son agrément, et désormais on ne douta plus de l'existence ds certaines dispositions organiques propres à l'animal amphibie.L'occasion de les étudier s'offrit plus tard.Le premier hippopotame était un mile; il vint une femelle, ot de leurs relations naquirent des enfants ; plusieurs moururent, et Giratiolet, le profceseur dont la parole à charmé tant d\u2019auditeura, se livra sur eux A une recherche sérieuse.Cette recherche à permis d'expliquer comment, chez l'hippu- potatne, l'asphpxie ne se produit qu'après une longue suspen- tion de la respiration, Plusieurs remarquables dispositions des reines obligent le sang à s'accumaler sur place, à ne pas faire un brasque retour su cœur, à ne pas arriver en grande abou- dance aux poutuons, Du la sorte l'animal, soustrait à uns imminente cougestion du cerveau, des youx, des poum us et même des muscles, conserve la libsrté de ses movements, Les chauves-souris, les jolies petites perruches appelées les rmaéparables, d'après l\u2019idée d'un besoin d'aff:ction chez ces charmants oiseaux, les agapornis des zoologistes, s'accrochent par les pattes et dorment la tôte en bas.[ans cette position, is plupart des animaux seraient frappés de congestion cérébrale.Pareil accident n'est à craindre ni pour les chauves- souris, Di pour les petites perruches.On comprend la possi- Vilité d\u2019une attitude peu ordinaire chez ces animaux dès l'instant que l'on a observé le nombre et la disposition des valvules des veines de la tête et des parties antérieures du corps.La \u2018 dif-rence éuorme qui existe dans la puissance et la rapidité du vol des olscaux eat bien connue.L s faisan, la perdrix, ont ua vol lourd et peu soutenu ; le moincau n'est pas dus mieux : favorisés ; l'aigle, le faucon, tes moueties au contraire, sont merreilleus-ment doués sous le rapport du vol.Qui n'a, p:n- dant les bulles soirées, admiré l=g vertiginieuses évolutions du le grande hiroudelle ?Sans doute les dimensions relatives des Ailes, la furme générale du corps, permettent déjà de se rendre compte, dans une certaine mesure, dv la facilité plus où moine rando «des mouvements chez les ciseaux ; mais le partage iné- gl de In puissance de locomotion n'est pas dû seulement aux proportions du corps et des membres, il provient aussi de l'é- lendue de l'appareil respiratoire et de l'énergio de la circulation du sang.Si an faisan était entraîné dans ls courre d\u2019un faucon, un moineau dans celle d\u2019un martinet, le malheureux , le pauvre moineau, seraient tout de suite essouttios, ot bleatdt ils tomberalent inertes, Chex les oiseaux, la capacité des réservoirs aériens est toujours dans un rapport parfait avec le degré d'activité, la rapidité des mouvements, la puissance | duvol.À cet égard, une étude comparative, qui n'a eu- core été faite d'une manière suffisante, donnerait end dus remarques pleines d'intérêt.La respiration étant plas ou moins active, In circulation da sang A son tour offre des variations corresponduutes, circonscrites duns dos limites fixées par structure où la disposition des organes.Chex les grands poitiers, le cœur « de plus fortes proportions ob égard au volume du corps que chez les espèces sédentaires.Le ventri- cu ruche, \u2018jui chasse le flnide nourricier dans tout le sys a eartéricl, & dos parois d'une épaisseur considérable soute- du encore par d'énormes colonnes charnuce chez les oiseaux x vol puissant, où les contractions doivent se faire avec le p d'énergie.I! cat curieux de suivre par l'examen toute la pt Nusncos dans les canards, les grues, len flamans, les bout deu les oiseaux de proie, où enfiu se trouve réalisé le plus monte gr de perfection.Ches les espèces ayant un vol peu los or comme les gallinacés, les perroquets, les moineaux, coun mes parois, les mêmes colonnes charnues ne prégentent anti vemeut qu'une résistance asses faible.De la même oat o modifiée la capacité du veatrlcule droit, da is lequol ta fuer lo sang veineux ; médiocre dans les espéces d'havi rea ot 1 Uduilles, ello eat graude chex los espèces sux allures Autre! capables d'exécuter de rapides voyague.Brey ols des hommes simples wimaginérent qu'il suffirait de elloment 1452 alles aux épaules pour s'élever dans l'air.Si ré- tative dut idév amens un commencument d exécution, la teu- nith du aussitôt convaincre les plus entreprenants de l'iua- ga dosnt L'homme est sans force pour manœuvrer de poeanteur pg et, poasidat-il la force, les proportions ot la L'oisean © 800 coips resteraient dos obstacles invincibles wa prin; Jout couvert de plumes, admirablement taillé pour ace cipal mode de locomotion, à duu muscles d'une p iis.thrice igleuse pour mettre en mouvement ses mombres ur, st il offre peu de poids, car son corps renferme du pari ockios toujours replica dir, st ses os, pour Is plu- ont creux, Du nos jours, l\u2019idée de la navigation nérienve peu en saus cesso ; 1] y à des chercheurs qui se préoccupsut Central dus dounéos de la science, et qui néaumoine ncus de la possibilité d'hn succès, Le modèle oasis pus être dans ls nature ?Mais c'est précisément maire \u2018© qui Inspire au naturatiete la crainte que l'on ne pour- pu as chimère, Le volume d'un aigle où d'un condor n'est Wille idérable, ot l\u2019olseau qui atteint une plus grande da ea perdre copendant sucun des caractires cssentiols ¥ Lore quel ll eppartient, est inhabile à voler.L'sutruche Ql vipat demeurent à terre; Lx gigantesques dinornls, de voleien à 17 Nouvolle-Zélande 11 y & pou d'années encore, orga \u2018ent pas; l'épyornie do , dont les œufs \u201cOui été Un: causes d'étuanement et presque d'admire- Hon, n'était pas plus favorisé que les précédents.Ainsi l'ob- rer vobion do oo Jul oxinte dans In nature donne à penser que of lenne u - mortels, compatible avec de grandes di Nous ne pouvons songer à prendre dans toutes les classes du règne animal de exemples ds colacidences entre les particularités de l'organisation et les sptitudes ; mais {l en est un que tout Invite À citer, parce qu\u2019il porte sur des animaux qui sont habituellement sous les yeux de tout le monde.Une carpe vit à l'aise dans un bassin étroit dent l'eau bourbeuge n'est pas souvent renouvelée ; uno truite jetée dans ce même bassin y meurt asphyxiée en quelques minutes; il faut à la truite une cau courante et toujours bien aérée.La première consomme peu d'oxygdne, ss respiration est faible ; Ia secon ie à une inspiration infiniment plus active.La différence dans la fonction est expliquée par quelgies dispositions dans les branchies et dans l\u2019appareil de la circulation du sang, et alors on comprend, pour la truite, ln nécessité absolue d'uu sejour autre que pour ls carpe.Parmi les particularités remarquables de la vie des êt-es il n'en est guère de plus instructives que les exceptions qui se présentent dans un grand nombre de groupes naturels, Aînai les représentants d'une classe sont-ils généralement des animaux terrestres, quelques-uns néanmoins séjourueut dans l\u2019eau ; une classe est-elle composée d'espôces essentiellement a ustiyues, plusieurs espdces de celte division soologique possèdent la fa- eulté de s'échapper de leur élément.Une telle différences dans les conditions d'existence n'entraine pas ordinairem nt une teodification profonde de l'organisme.On est frappé ici de la simplicité des moyens qu\u2019emploie la nature pour obtenir un résultat considérable.l\u2019armi les poissons et les crustacés, animaux si admirablement conformés pour leur genre de vie ordinaire, il ost des espèces qui, volontairement ou accidentellement, passent une partie de lear existence hors de l'eau.Chez les animaux aquatiques, ls mort survient dès l'instant que les organes respiratoires, cussant d'être baigass, commencent à so dessézher.Quil existo une disposition propre à empêcher l'écoulement du liquide contenu daus ls chambre qui logs les brauchies, l'animal pourra vivre ussez lonytemps à I'air libre.Les moguilles, «ui miment à ss proimo>ner et qui s'aventurent sans danger au milieu des prée, doivent cette faculté au mo le d'occlusion de leur charabre respiratoire.Les anabas des rividres de I'ln le, le gourami de Ia Chine, sont bien mieux pourvus encore ; ils possèdent un véritable réservoir formé de cellules circonscrites par des lames foliacées : aussi, sans le moindre inconvenient, peuvent-ils s'écarter de leur séjour habituel et mème faire d'assex longs voyages ; l'eau de leur révervoir s'écoule avec lenteur en b'amectent les brenchivs, Comme les poissons, lus crustacés en gézéral demsurent constamment dans l'eau; plusieurs crabes, il est vrai, sortent de la mer, mais prudemiment ; Îls ne s\u2019éloignent pas du rivage, et leurs excursions sunt ds courte duree.Qielques espèces seules pénètrent dans los terres, et vont au loiu courir les campagnes pendant des mois entiers.Ces crab:e tsrrestres, j ainei qu\u2019on les nimme (gécarcins), presque tous julimant parés de vives couleurs, sont répandus dans les régions chaudes de l'Amérique du Sud et furt abondaats aux Antiiles, où ils marquent par la dévastation leur passage à travers los champs.[ls se distinguent dus autres crabes par une carapace hombée et extrèmement haute.On comprend tout de suite l\u2019avantage de cette disposition : la carapace étant furt élevse, la chambre rospiratoire est devenue epacieus:, et cutte chambre b:en close, j tapiése d'une mombrane perm \u2018able, étant remplie d\u2019eau, les « branchies demeurent baignéss.L'air aspiré vient alors pleine- i mebt satisfaire aux bssoins du la respiration.Pour un crus.| tacé habile à grimper sur les arbres, fort abondant sur les côtes de l'Inde, des Îlus Moluques, des $les Seygheltes, et:., ls moyon ! de vivre longtemps hors de l\u2019eau est fourni par une autre disposition également bien simple.Co crustacd de grande taille, | appelé le birgue lurron (birgus litro) parce qu'il mange les , fruits, n'a ni une carapace trés-convexs, ni une chambre respiratoire três-vaste ; mais au-dessus de 8es branchiss il existe des végétlations vasculaires propres à retenir l'humidité et agis- eaut à ls manière d'une épuage.Partout nous arrivons à coustater un» relation étroite ontre l\u2019organisation ct les aptitudes, entre l»s instincts et les caractères des parties externes.C\u2019est ainsi que les conditions de la vie imposées à chaque cs- pèce nous apparaissent déterminées de façon à faire regarder comme impossibles due modifications un pou cunsidérables ches les êtres animés.1V Il est une relation d'un genre parti :ulier, des plus intéres- sautes à suivre dans ses diverses manifestations, c'est celle qui existe entre les facultés des adultes et l'état des nouveau-nés.Les espèces inférieures sont assez fortement coastituôus dès le moment de leur naissance pour subvenir à leurs bssoins sans le secours d'autrui.Les espdces qai nous donnent le spectacle des plus admirables instincts naisseut faibles et incapables de vivre sans les soins do leurs mères où du leurs nourrices, Parmi les ètres qui allaitent leurs petits, n> voyons- nous pas les plus intelligents, les mieux doués sous tous les rapports, venir au monde daus un état de fatblessu extrême, ui impuse aux parents, ot surtout aux taères, le devoir de gar- et de prot\u2018ger longtemps leurs enfants?L'homme en est le premier et le plus grand exomple.Parmi les oiseaux, il y a une distinction plus tranchée que chez les mammifères, qui tous, sans exception, tirent leur premier aliment de leurs mèces.Les poussins, au suetir de 1a coquille, sont déjà robustes et habiles à 66 nourrir par eux-mêmes : à la vérité, ils suivent leur mère et semblent réclamer ss protection : mais, ells 'ac- compagnunt vt so réfugient sous son ventre, c'est uniquement ur trouver la chaleur essentielle aux nouveau-nis de tous les animaux à saox chaul.William Edwards, lu célèbre physiologiste, montra, il y à près d'un demi-siècle, que chez les nouveau-nés la faculté productrice de chaleur est rarement esses développée pour que la température de l\u2019organisme pulssu ee maintenir au degré normal, si l'atmosphère se rofroidit beaucoup.Lus observations ot les expériences dos naturalistes prouvaient que les jeunes suimaux doivent être tonus chaude- mant, et qu\u2019à cet égard l'instinct des mères n'est jamais en défaut.MM.Villermé et Milne Klwards reconntirent, per un ensemble de faita bien constatés, que l'espdce humsine n'est pas eoustraite à la loi générale, et do la sorte 11 fureut cone duits à s'élever contre l'obligation barbare de transporter aux mairies les enfants nouvesu-nés, qui courent en efst un danger de mort, sf lo frold vient A los salsir, 81, au sortie de l'œuf, les petits de Ia poule et de is cane, ol- venus d'un intelligeuee trde-boruée, n'ont b.esin de leur mére que pour se réchauffer près d'elle, au contraire, tous ces gentils vlseaux qui nous ravissent par leur chant, par leur industrie, par leurs amours, par leur intelligence, à nos yeux d'autant plus merveilleuse que la créatureest plus mignonne, tous ceux que l\u2019on habitue à vivre de notre vie domestique ot qui répé- tent les paroles humaines, enfin ces fiers oiseaux comme l'aigle et le faucon sont dans l'obligation de veiller longtemps sur leurs petits.Après la naissance, ceux-ci sont condamaés à de- menrer au nid des s3m1ines ou des mois, et à tout attendre de leurs parents.Quels parents que les hardis moinesux, que les fauvettes et les rossiguols au pur garouillement, que les perroquets au bruyant ramage, que les faucons au cri strident! Habiles à construire des nids mœlleux, pleins de ressources pour en réunir les matériaux, lle se soumettent aux plas pénibles fatigues afin de veiller sur leur progéniture, afin de la défendre contre les attaques possibles ; tls déploient une activité prodigieu te pour trouver les aliments qui convieunent à lonrs enfants, et ils témoignent à ceux-ci un amour inépuisable.La nécessité d'élover les jeunes et de travaille pour eux &mône l'union durable de deux individus, un mâle et une femelle, heureux d'être rpprochSe dans un sentiment d'affsc- tion mutuelle, ct la famiile se constitus.La loi est générale.Le bosoin et le plaisir de vivre ensemble ne vont pas au-delà d'une salson, si dans cet espace ds temps les petits sont devenus asses forts pour prendre leur liberté ; ils se prolongent davantage, si la croissance des jounes est plus tardive, Que ceux-ci réclament pendant un temps trés-considérable le secours de leurs parents, les époux demeururont presque indéti- aiment attachés l'un à l\u2019autre.M.Jules Verreaux, lu naturaliste voyageur, particulièrement familiarisé avec l'histoire dea oisesux, en à sigosié un exemple ches une espèce fort intéressante à divers titres.Tout le mondu à remarqué dans les mé- nagerles ce singulier oiseau de proie gr'on nomm: indif rem- ment le mossager, le secrétaire ou le serpontaire.Il à des pattes d'une hauteur comparable à celle des membres d'une grue ou d'une cigogne ; c'est une sorte de faucon monté aur dus «onagées.Il a uns démarche grave et fière; une huppe raide, située en arrière de la tête et toujours frémissante, lui donne une extrême élégance.À cause de cette buppe, l'oiseau est devenu le secrétaire pour c sux gui ont vu une ressemblance avec le plume que s9 mettent derrière l\u2019oreitle les gens char- æés de tenir les écritures, le serpentaire pour ceux qui ont pré- férérappeler une particularité des mœurs de l'oiseau de l'Afrique australe.Les secrétaires, fort répandus aux envicons de la villo du Cap, sant respectés par les habitants à raison des services qu'ils rendent dans la colonie Autour de la plupart des habitations il y en a un couple qui établit son aire au somamet des buissons élevés et très-urdinairement à la cime des mimosas.Cos oiseaux faisant une chasse incessante aux serpents, on sexpli- qne sans peine l'utilité de leurs grandes échasses.Ils dominent le terrain, et comme leur vue est très-perçante, ils distinguent de loin le rej tile, qu'il est sage de ne pas aborder sans précaution, Aussi le serpeutaire qui a \u201cdécouvert Un» proic avance avec prudence, et, l'œil animé, les plumes du cou et de ls nuque dressées, il épis le moment favorable, puis s'élance d'un bond, et souvent, d'un eeut coup de pied ap.liqué avec une force incroyable, il terrasse sa victime.l\u2019arfois le serpent blessé se redresse furieux, sit ent avez rare, et se jette sur l'enoumi ; mais le serpentaire, bientôt remis d'une hssitation et naturellement peu timide, ouvre les ailes pour s'en faire un bouclier, évite les atteintes par des sauts brusques, et le reptile tombant sur le sul épuisé de fatigue, l'uiseau s\u2019un approche et le tus à coups de pied.Ces sortes de luttes entre un secrétaire et un serpent dangereux produisent toujours uus vive impression sur l'esprit des personnes qui eu sont témoins.Il y à dans la vie du l'oiseau du Cap des circonstances dont j'intérét est d'une plus haute portée.[Pour lui, le premier âge est d'une longueur remarquable : les jeuues verpentaires demeurent dans lv nid au moins six mois; ils ont acquis, à peu de chose près, la taille ds lears parents, qu'ils sunt encore incapables d\u2019aller chercher leur vie.Leurs jambes vt leurs tarses, d'une dimension exceptionaelle, ne se consolident qu'avec beaucoup de lenteur, et, tant que cette consolidation n'est pas fait», ils ne sauraient entreprendre les chasses dangereuses auxquelles les poussunt leura iu-tincts et leurs appétits.Nourrir ces grand: enfants d\u2019une voracité vans pareille impose au péro ct à la mère l'obligation de faire une guerre incessante aux serpeuts, et, lorsque ceux-ci duvien- nent rares dans la contrée, de recherchor les lésards et môme les insectus.La nécessité do pourvoir aux besoins des jeunes pendant une moitié de l'année, succédant à la durée de l'édification du nid, puis de 1 incubation, détermine ainsi chez le serpentuire l'union à pou près indissuluble du mâle ot de la femelle.Cette différence entre les oiseaux, les uns pleins d\u2019iutelli- gence et si faibles au débat de la vie que leur existenc» serait impossible sans une famille, les autres de pou d'instinct et du peu d'intelligence, venant à ls lumière dans un état de dévelo,- pement assez avalicé bour se duilire à eux-mêmes, apparait tout aussi prononcée chez les insectes.Eu général, ceux-ci, à leur naissance, n'ont besoin d'aucun secours ; les espôces de quol- ques groupes cependant surtent de l'œuf daus uu tel état du faiblesge qu\u2019ils périrsient tout de suite, s'ils ne recovaiunt le: soins d'une mère où d'une nourrice.Cu sout ces admirables insectes,\u2014les guêpus, les bourduns, les abeillus, les fsurmis, \u2014 dont l'industrie, «es instincts et l\u2019iutolligeucu découcerteut notre raison.Nous venous de voir la règle.Les êtres doués de ls plus belle organisation ont des eafants trop faibles pour pouvuir être abanduounés ; aussi en preunent-il soin ; mais Larègie n'est pas universelle.Des capüves asses voisines dus plus refhar- quables par leur industrie ne savent rien faire pour lars petits, et cependant ces jeunes animaux, au début de leur vie, réclament uns assistance de tous les instants.Besoin impérieux à satisfaire d'un côté, impuissance abso.ue de l'autre, voilà le problèmu dont la eclution est trouvée à l'aide d'un instinct spécial dévolu aux mères incapables de travailler pour leur progéniture.Quand on ne peut pas lover sue enfants, on les contis à des étrangers ; rien de plus simple.Cet oisvau quo l\u2019on uomue lu coucou est bieu connu, et l'on débite encore sur lui des choses fort étranges, sans distinguer toujours entre les vieilles légendes et les récits dos obecrva- teurs exacts.Le coucou, que l'on entend sans cesse dius les grands bois et que l'on n'aperçoit prisqu > jamais, tant il se cache, ne tait pas de nid, persoune ne l'ignore.Inhauile à construire, il va déposer se6 wuis dans les uids d'autres visaux.Exite Braves no.À continuer. 1 nd 616 L'OPINION PUBLIQUE 17 Drcrupre 1874 CONGRES INTERNATIONAL DES AMERICANISTES HOUVELLES BULLETIN TÉLÉGRAPHIQUE Secrétariat : M.Loormm Apau, à Nancy.4 Monsieur J.0.Dion, Montréal, A Chambly Bassin, Canada, Nancy, 16 nov, 1874.Monsieur, Le comité chargé d'organiser le premier Congrès Interus- tional des Américauistes, dont j'ai l'honneur de vous adresser lu programme & reçu de M.de Champeaux, membre de la \u201c Société Américaine de France,\u201d une brochure ayant pour titre « Souscription pour l'achat et la conservation des ruines du Fort d'onschartrain ou Suint-Louis, à Chambly, Canada.\u201d M.de Champcaux nous à demandé de déposer cette brochure dans le dossier des propositions a faire au Congrès.Nous nous sommes empressés de déférer à son désir, mais en attendant l'intermédiaire du Congrès que nous espérons devoir être efficace et décisive, pinsieurs membres du comité ont envoyé à M.Veuclin une première somme de 50fr.Nous allons en outre faire insérer des articles dans plusieurs juurnaux et revues, notamment dans la \u201c Revue Politique et Littéraire.\u201d J'aime à penser qu'après avoir payé 7 à 8 milliards, la France saura encore trouver ce qu\u2019il faut pour sauver les ruines d\u2019un monument de sa vieille gloire et donner une faible preuve d\u2019affeetfon A ses amis du Canada.Heureux de l\u2019occasion qui lui est donné d\u2019entrer en relations avec le comité canadien du vieux fort de Chambly, le comité vous prie, monsieur, de vouloir bien être son représentant à Montréal, de faire connaître et de recommander à vos compatriotes une entreprise française par l'initiative ct dont l\u2019objet est exclusivement américain, enfin d'inviter en son nom les personnes qui s'occupent des antiquités de l\u2019Ethnographie de l'Amérique à prendre part aux travaux du Congrès, Les adhésions nombreuses qui nous parviennent chaque Jour assurent dès aujourd\u2019hui le pleio anecès de cette initistive.Aussi cet-ce avec une entière confiance que nous venons vous demander d'acccepter In mission de délégue, et que nous vous sdressons, afin de ne pas perdre de temps, un paquet de circulaires, ainsi qu'an carnet de i0 cartes.Nous vous prions de vouloir bien centresigner au verso les cartes délivrées, de nous en retourner les talons et de faire tenir pu trésorier le montant des cotinations.Le compte rendu des travaux du Congrès sera adressé eans la formalité d'un bon de librairie.Nous vous serons obligés, monsieur, de faire donner & notre circulaire, toute la publicité désirable.Je vous prie Monsieur d'agréer l'assurance de mes sentiments les plus distinguée.Pour le comité : Signé Lycos Apau, Substitut du Procureur-Générs), Près la Cour de Nancy.CONGRES INTERNATIONAL DES AMÉRICANISTES 1RE GH2SION.\u2014NANCY Du 19 au 32 juillet 1875 INVITATION Une réunion internationale des personnes qui s'occupent de l'ilistoiro de l\u2019Amérique avant Is découverte de Christophe Colomb, de l'interprétation des Monuments écrits et de l'Ethnographie des races indigènes du Nouveau-Monde, sura lleu & Nancy, du 19 au 22 juillet 1875.Une exposition d\u2019Archéologie Américaine sera ouverte pendant la même période, Toute personne s'intéressant aux études qui motivent cette réunion peut être inscrite comme membre du Congrès en adressant dès à présent * lo ses noms, prénoms et qualités; 20 son adresse exacte ; 30 ls somme de 12 francs, montant de la souscription, en un mandat ou en timbres-poste du pays où elle réside, On recevra, par le retour du courrier, 18 carte de membre qui donnera droit de participer à tous les travaux de ls réunion et de recevoir le volume qui renfermera le compte rendu de ses travaux.La liste des premiers adhérents sers publiée prochainement, ainsi que celle des comités d'organisation français et étrangers.Le comité central d'organisation recevra avec reconnaissance toutes les communications qu'on voudra bien lui adresser pour cette acssion.En attendant, il à cru devoir formuler les questions suivantes, sur lesquelles #1 appelle l'attention des amis de l\u2019Archéologie et de l'Éthnographie américaines : so.Rapports de l'Europe, de l\u2019Afrique, de l\u2019Auie et de l'Océanie avec l'Amérique avant Christophe Colomb ; 20.Interprétation des documents écrits de l\u2019antiquité amé- ricalne (peintures didactiques mexicaines, écriture calculi- forme, maya et palenquéenne, Quippou péruvien, écritures des populations indiennes de l'Amérique du Nord, Inscriptions, etc.) ; 30.Classification ethnographique et linguistique des populations indiennes du Nouveau Monde.1 bop Des programmes détaillés seront uitérieurement publide.Pour le Comité de Nancy : Lucian Apau, Secrétaire, Pour ia délégation de la société américaine en France : Kans Bounour, Secrétaire.N.B.Le secoud document somprend les statuts du Congrès.M.Baby, conservateur, a été élu par une majorité de 163 voix, dans le comté de Joliette.On nous mande de Québec qu\u2019environ quatre-vingt bills privés seront présentés pendant la session actuelle de ls gislature Locale.L'hon.M.Panet, sénateur, a résigné pour être nommé député ministre de la milice, et M.Hector Fabre, de l'E- vénement, l'a remplacé.Co Nous offrons à notre confrère nos sincères félicitations.Nous apprenons avec plaisir que M.O.MacMahon, autrefois attaché à la Minerve ot ex-rédacteur du Courrier de 7 Illinois, eat allé prendre la rédaction des Laurentides à St.Lin, .AY M.À.Lépine supporte toujours avec courage le poids de ls captivité.Durant les premiers jours de sa détention, il portait les fers, mais depuis lots il est parfaitement libre dans sa cellule et dans nne autre pièce voisine et beaucoup- mieux traité, grâce à sesamis.Tous les Jours, il reçoit la visite du Riv.Père Lacombe, eb voit aussi très-souvent les membres de sa famille.+, Encore un suicide, dit le Métis, la liste en est déjà longue pourtant.Le malheureux qui ne voulait plus vivre, est un nommé Stewart Lindsay, employé autrefois au Bureau de Terres à Winnipeg.C'est la Pointe-du-Chêne, au Lac Manitoba, que cette scène tragique s'est passée.Le défunt s'était enfermé dans ss chambre, et se tira un coup de fusil dans la région du cœur, Lorsqu'on entendit la détonation, il était trop tard.M.Prudent Beaudry, ci-devant de Montréal, a été élu maire de la cité de Los Angelos, Califurnie, le premier de décembre courant.Nous lisons dans I' Echo du Canada : «Si M.de Boucherville est sérieux dans ses idées sur l'octroi de terre eb autres avantages palpables que l'on paraît vouloir promettre aux iens des Etats-Unis, il sers surpris lui-même de la réponse en masse que nous ferons à son appel patriotique.Les temps sont durs ici, et grand nombre profiteront de l'occasion pour retourner au pays.» Sir John A.MacDonalu est actuellement à Kingston où il à l'intention de se présenter de nouveau.Des comités sont déjà formés.rs .La nomination aura lieu le 23 courant dans le comté de Chambly.Le Shérif Leblanc, qui a été nommé officier-rapporteur pour l'élection de Montréal-Centre, a reçu le writ d'Ut- tawa, Le nomination aura lieu le 5 janvier prochain et la votation le 12.ve ° Le gouvernement anglais a décidé récemment d'orga ° niser une nouvelle expédition au pôle Nord.Cette déci\u201d sion est annoncée par les journaux de Londres du A novembre, qui publient une lettre adressée à ce sujet par M.Disraeli Sir Henry Rawlinson, président de la Socié te Royale de Géographie pour lui faire part de la determi.tion du gouvernement.Après la clôture des polls dans Montréal-Ouest, M.le Shérif Leblanc venait de prendre la dernière boite du serutin sur lu rue Bonaventure et de la placer dans une voiture lorsque le cheval, eftrayé par le sifflet d'une locomotive, prit le mors aux dents et diriges sa course etiré- née vers le faubourg Québec.M.lo Shérif Leblanc fut jeté hors de la voiture.Tous les efforts que l\u2019on fit pour arrêter le cheval furent infructueux.Le cheval avait emporté avec lui toute l'élection de la division-ouest.On organisa immédiatement une course au s\u2019rutin, et pendant toute la soirée on fit des recherches dans toutes les rues du faubourg Québec pour trouver le cheval officiel.Ce ne fut qu'à 11 heures qu'on le trouva sous la remise de M.Toupin à Hochelaga, toutes les boîtes du scrutin étaient dans la voiture, aucune d\u2019elles n'étaient endommagée et les scellés des députés officiers rapporteurs étaient intacts.Nous apprenons que les citoyens de la paroisse de la Longue-Pointe ont présenté une requéts A Excellence le Gouverneur-Général, le priant d'accorder l'amnistie.* M.J.U, Villeneuve, mairedu Village St, Jean-Baptiste, & consenti à se laisser nommer de nouveau pour l\u2019année prochaine.Ses amis prétendent qu'il sera élu par _nocla- mation, Paris, 7.\u2014~Information a été reue de sources tés, que le président MacMahon à décidé de Tormey, rl: veau minis à la fin de janvier, ministère qui donners y support cordial aux bille constitutionnels, L'on dit que le duc de Broglie sera membre de ce nouveau cabinet, et que Yo général de Cissey résignera quand le bill sur leg cadres milf.taires sors passé.Le comité nommé pour faire une enquête sur les Opérations de l'armée de l'Est & fait rapport aujourd'hui.Ii condamne Garibaldi pour avoir abandonné le commandement de won corps de troupe avant la fin de la guerre, et dit que af Garibaldi était Français, il serait traduit devant la Cour Martiale pour rendre compte de ss conduite.Paris, 9.\u2014En conformité avec une décision prise par le Congrès américain le 2 juin dernier, M.Washburne & présenté à M.de Lafayette, potit-flls du marquis de Lafayette, ane montre que Washington avait présentée à ce dernier en souvenir dola capitalstion de Lord Cornwall.Cette montre avait été enle vée au marquis, et l\u2019on avait pu ls ravoir l'année durnière, La cérémonie de présentation a eu lieu à l\u2019hôtel de l'ambassadeur sméricain, en présence d'un grand nombre de persounages, Paris, 9\u2014L\u2019assemblée à passé une résolution pour exclure de ls représentation, Blanc, Mellevills et Blondeau pour avoit participé aux fureurs de la Commune.USPAGEE Paris, 8 déc.\u201411 est ramenr que Don Carlos cat en négociation avec l'ex-Rsine Isabelle, Santander, 7.-=Le général Dorregarry est arrivé ici, et à été nommé au commandement de l'armée du centre.ALLEMAGNE Berlin, 6.~Le prince do Bismarck dans le cours de son dis cours en répouse A M.Horr a dit: \u201c Jo suis en possession de preuves irrécusables que le Coucile Œcuménique a été inter- Tompu à cause de la guerre franco-prussienue.Les votes dy Concile auraient été tout autres ei les Français avaient remporté la victoire.Je sais des meilleures sourcus possibles que Napoléon a été poussé à la guerre contre sa propre volonté par dos jésuitistes.4 [1 résista longtemps \u2018à ces influences et ce ne fut qu'à la onslème heure qu'il ve décida.\u201d \u201c ANGLETERES Londres, &\u2014Le World dit qu\u2019une assemblée des membres ; conservateurs du Parlement à été tenue samedi dernier, et .Qu'il est rapporté que tout ne s'est pas passé avec harmonie.: ll e\u2019agiesait de trouver un remplaçant pour M, Disracli, daus \u2018le cas où ss maladie l'obligerait à 80 retirer ; le comte de Derby à eu une très petite majorité.Londses 9.\u2014Une dépêche reçus aujourd'hui des astronomes anglais stationnés à Rooka, Inde, disent que leurs opérations sur le passage de Vénus ont réussi.Lu temps était clair et favorable, et cent photographes ont été employés p.ur frapper | l\u2019image présentée aux diverses phases du passage.BOCIÊTÉ BT.JBAN-BAPTISTM DE CauLETON.\u2014Présidents hono- -Taires : Rév.J.A.Blouin, Ptre, Hon.De.Robitaill, M.I, C.Besuchesue, M.P.; Président, Dr.H.A.Martin, réélu ; Vice- : Président, Fred.Leblanc ; Com.-Ordun, J.Cauchou ; Sect.- Trés, Nap.Trottier, réélu ; Instzucteurs, Dr.Martin, réelu et P.J.Ruel; Comits d= réviston dus loin.Dr.Martin, I\u2019.J.Buel ot Nap, \u2018Lrottier.robina ; à ra, \u2018us.Labillois «t Jos.Lau- dry.N0S GRAVURES DUEL DANS MONTREAL-QUENT D'une part M, Frédéric MacKenzie, ayant pour moins M.Alfred Perry et le Sénateur Penny; d'autre part, M.Thomas White, jr., ayan\u2019 pour seconds M.David McCord et M.Chs.P.Davidson.La lutte est furieuse, les écluts de journaux, le Herald et ln Gazette, en volent.Whito hid être mis hors de combat au moment où il paraissait vainqueur.L'honneur est satisfait.NOS POMPIERS Honneur à ceux qui nous valent un sommeil tranquille- L'institution des Pompiers est dans nos maure; NOUS n\u2019y réfléchussons pas, mais sans e.x que nous arriverait-il ?M.L.0.Loranger, lo président du comité de feu.M.Bertram, l'ingénieur en chef, et M.M.McRobie, le commandant du corps de sauvetage, ont introduit de grands changements dans l'organisation de la brigade, Ieurs services ne sauraient être trop appréciés.SURPRIS PAR LA PREMIÈRE RORDÉE DE NFIUE On est parti dela ville par une belle journée d'automne.froide mais éclairée d'un soleil brillant.La tempête est venue tout à coup.Un a cru que « ce ne serait rei,\" mais cela continue toujours, on part, et l'on perd for chemin.Un se reconnaître tout à l'Loure, mnis l'ave!r ture inquiète les voyageurs.\u2014\u2014p Los Pastilles du Dr.Nelaton, contr le Blame, maladie o bronches, maux de Gorge et Consomption, produisent toujot V'ediot désiré.\u2014Lafond ot ele, 25 cents La boite. _\u2014_ \u2014 Lp ir wi Ne yt | | I 5 ae en i 4 hrs Lil ty eo A NE es ES = = NY.- (IV MA \u2014\u2014 prune ZL ae, \u2014 - i i i = = - = - | EE =~ Fes Sh = pa - 25 = Cas LÉ ET 2 fo LR, NES a CSSS = [= ES BD oy i J ES 2 SAN | An > ; | ; _ fe FST IN \u2014 FN ir | | X) CS 5 à ES = IT C3 8 \\ | LÀ vu va N LS es > A x be, \\ ih \\ ~ \u2014\u2014 \u2014\u2014 fv L N % \\ es = tea Lay Jat j les AN à is MA \\ £9 LE 3 = Era Ÿ A Te | ; A NZ === \\ \\ | NRE À 8 nN ; HD 1A LEAL SA Le & \u2014_\u2014 vs 3 > y = 2 \\ É ERAN US 3] \\ Sat i\" OPINION i} \\ = N + Er.HAAREN \\ al A À VIEN 5! \u2014 \u2014_\u2014 >> |i | Wy À À Ÿ | i 94 pu = NY AW NN N N \\ ge 2 - AN NN xy NS ray A Lak [ WN A ÈS 5 3 * =x OUEL DANS MONTREAL.OUES?04 LA : ARS, 2 ) 0 WN N _\u2014- X y er | pi TN ; > ) ka \\ In WN Se mers \u2014 -\u2014 PUBLIQUE | \\ 0 | \u2019 ; \\ \\ Ue se 1S À 7 5 RTE a.AZ 3, O° _ | iN jo 5 vs nN i a A i | il A NL iz Ne À J | VB À i! ail EL CA 3 \\ AN \\ à + = rec ES \u201d \\ Xe = PA À CBRE ï \\ Cs a ÿ2 '# il } us Cas À \\ | CS dE
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