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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 18 février 1875
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

L'Opinion publique, 1875-02-18, Collections de BAnQ.

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[" 3 LE CHEMIN DE FER DE LA RIVE NORD Toute la province de Québec, par la voix de res députés, applaudit l'an dernier à la nouvelle politique qu\u2019adoptait le cabinet alors au pouvoir, à l'égard des compagnies de chemins de fer.Ce fut méme cette mesure qui motiva le voyage de M, Robertson en Angleterre, et l'émission, pour In première fois, sur le marché de Londres, d'une quantité de dé- bentures égales à la somme empruntée au meilleur taux possible, et garanties par le crédit de la Province de Québec.Cette nnnée-ci, animé d'intentions excellentes, et déterminé par des motifs d'intérêt publie, le gouvernement a augmenté le subside de certaines lignes d'une somme additionnelle de $1,500) par mille.On ne saurait demander plus, car le total des allocations ninsi faites s'élève à is jolie somme de 26,000,000.Quelques compagnies, n'ayant point reçu cette année une portion de l'octroi additionnel, réclament et se prétendent lésées.Nous n'avons qu\u2019à mentionner la plainte et non\u2018à rechercher ls vérité de faits auxquels veillent particulièrement les députés, Ce qui intéresse Je public d\u2019une manière beaucoup plus grave, c'est ls condition du chemin de fer de la Rive Nord, telle que révélée par le dernier rapport de l'ingé- rieur du gouvernement, M.Light.Ce rapport est le réaultat d'une tournée d'inspection faite récemment par cet ingénieur sur le parcours de la ligne conatruite entre Québec et Trois-Rivières.Inutile de rappeler ici le bruitet le tapage que soule- vêrent dans le temps, et le tracé du chemin, et les ootrois de deux millions votés par Québec et Montréal.\u2018Ce qui a été parfaitement convenu, exposé et compris, c'est qu'aux termes mêmes des actes pourvoyant aux diverses allocations provinciales et municipales, ce chemin de fer devra être construit de telle façon que ls\u2019 ligne soit une voie ferrée de première classe.Or voici les extraits du rapport de l'in- génieur-inspecteur, sur lesquels le gouvernement se bass pour accorder ou refuser l'octroi voté : lo.Point le plus important de tous :\u2014Le chemin qui est fait entre Québec et les Trois- Rivières, ost absolument trop bas et trop étroit pour pouvoir être mis en opération d'une manière constante et économique avec notre 20.Les rulverts, pour faire passer les conta d'eau à travers le remblai, sont construites MONTREAL d'après des plans défectueux.La maçonnerie ne va qu'à deux pieds au-dessous d\u2019une nurface exposée à la gelée, Des culrerts aînai faites, #il n\u2019y passe pax constamment de l\u2019eau, ront donc exposées à manquer, 30.La maçonnerie des ponts, bien que bonne en apparence dans son genre, ent généralement de dimensions trop petites, les piles en particulier, Celles destinées à porter des arches de 180 pleds, n'ont que 5 pieds d'épaisseur, c\u2019est-à-dire, sont de 50 0,0 trop minces, pour endurer la grande vibration causée par les trains marchant à de grandes vitesses sur ces grandes arches.La seule pile terminée, celle nituée du côté ouent de la rivière Jacques-Cartier, destinée à porter deux arches ou 300 pieds de tablier, n\u2019a que 44 pfeds d'&- paisseur.Cette pile est plarée snr du roc qui, à raison de non manque d'élasticité, avgmen- tera l'effet désegrégeant des trains qui passeront, et la fora certalnement écrouler tôt ou tard.L'épalsseur ordinaire de piles semblablement situées dans des chemins bien construits, est de 7 pleds.4o.Le plan qui est proposé de construire les piles aur un fond mouvant dans les plus Erandes rivières où Îly à jusqu\u2019à 25 pieds d\u2019esu À mer basse, est très-fconomique, sins doute, mais je le considère comme dangereux.St Ja cage dentinée à renfermer la maçonnerie venait à s'affaisser, ou à être brixée par la glace ou lea billots\u2014accidents très-probables-\u2014ls pile serait certaînement détruite.50.Len tabligrs de pluslenrs des ponts principalement de Québec à Portneuf, sont beaucoup plus longs que ne le demande lPou- verture nécessaire pour faire passer l'eau, Cela réduit benucoup In quantité den ouvrages permanents en terre ot en maçonnerie, mais rendra nécessaires des dépenses périodiques pour reconstruction, \u2018lépenses qui pourraient autre ment être évitées.La même objection s'applique aux tréteaux sur lesquels on veut faire passer une partie du chemin, 60.Le ciment et le sable dont on ne sert an pont de Portnenf\u2014seule place où j'ai trouvé de ls maçonnerie en cours d'exécution\u2014aont de qualité bien médiocre.A dire vrai, le sable est tout à fait impropre à l'ouvrage où on l\u2019emploie, ainsi que j'en ai fait ls remarque à l'ingénieur résidant.Cen remarques sont indépendantes de la question de savoir si des lisses d'acier et des ponts en for nont ou ne sont pas anjourd\u2019hui considérés comme des éléments essentiels d'un chemin de fer de première classe.Après avoir lu ces lignes du dooument officiel, on se demande ce que va faire le gouvernement ?Nous ne sommes point asses riches pour jeter notre or par les fenêtres, et si les choses sont malheureusement dans l'état décrit, il n'y a point à tergiverser, car en refusant, ence cas, l'aide promise, le gouvernement reste dans l'esprit du contrat synallagmatique qui ie lie à la Compagnie.Certains prétendent que le rapport de M.Light est exagéré ; cela se peut, mais nous nous demandons quel intérêt aurait un ingénieur dont de nombreux confrères peuvent apprécier le travail et juger l'im- partislité de ses assertions éorites, pour \"venir contre toute science et conscience, , dénaturer lea faits ot donolure faussement ?JEUDI, 18 FEVRIER 1875 $ ABONNEMENT, D'AVANCE, $3-00.t Prix ou Nuui Ro, « Cantine.D'autres assurent que le général Seymour, ingéuieur aussi, mais représentant, croyons-nous, une partie «les actionnaires, & rédigé un rapport tout contraire.Voici donc le génie civil en conffit.On propose, pour trancher la question, le jugement de M.Flemming, ingénieur du gouvernement fédéral.Le litige en est là pour lu moment.Que ces Messieurs s'accordent ou non, il nous importe peu; l'intéressunt pour nous c'est dene point payer une route de carton pour un chemin de fer de première classe.Tant pis pour la Compagnie ai elle à manqué aux clauses principales de son contrat, et tant mieux pour le gouvernement, c'\u2019est- #-dire pour chacun de nous, si l\u2019on peut piévenir un fiasco qui serait aussi onéreux i 1a province qu'immoral pour la Compagnie.À.ACWINTRE.\u2014 mme LE CANADA ET LE CENTENAIRE DE PHILADELPHIE Le Ministre d'Agriculture au Gouvernement Fédéral, M.Letellier de St.Just, n'a point voulu se laisser surprendre par les événements, et désireux de voir faire bonne figure au Canada parmi les exposants du Centenaire de Philadelphie, l\u2019année prochaine, il a déjà nommé les membres de lu commission\u2018chargée de représenter à cette grandiose exposition, les intérêts de l\u2019Agrieulture, du commerce, de l'industrie et des arts de la Puissance.La commission se cotapose de l'hon.M.Letellier de St.Just, Président, ex officio, de MM.Penny et Wilmot, sénateurs, et de M.Glen.Dès leur première réunion, les commissaires se sont adjoint, en qualité de Secrétaire, M.Joseph Perrault.Nous pensons que le choix de ces messieurs satisfait le public; car chacun d\u2019eux offre comme talenc et spécialité des garanties plus que suffisantes.Déjà, à la dernière exposition de Vienne, notre gouvernement avait oonfié une mission semblable à MM.Bulmer, Williams, Hahndorf, Davis, Gurney, Barber et King.Le rapport du Ministre de l'Agriculture du Canads, pour l'année de calendrier 1973, contient les diver- rapports de ces commissaires.- Nous sommes vraiment surpris que la presse quotidienne de notre Province n'ait point encore publié le résultat de ces travaux, tous fort instructifs, intéressants, et d'une utilité première pour un grand notubre de nos agriculteurs et de nos fabricants.Outre les considérations spéciales s6 rapportant à des branches particulières, le rapport renferme sur Ia partie et le but général de l'exposition de Vienne, des vues d'ensemble dont chacun pourra tirer les enseignements qu'il lui conviendra.Voici quelques détails que nos lecteurs liront avec curiosité.Nous laissons ln parole à M.If.B.Witton : Le paluis « près de mille verges de long et plus de deux cent vingt de large.la largeur de la grande galerie est de vingt- sept verges, celle des galeries transversales de quarante-huit pieds.Le toit de la rotonde est construit en tôles fortes, rivées les unes nux autres et fortitiées au moyen d\u2019une immense rétiou- Intion de pièces saillantes.Ila trois cent quarante pieds de diamètre, et s'élève à une hauteur de plus de deux cents pieds.C'est le toit le plus colossal que l'on ait encore bâti.Le fer misen œuvre dans ln toiture et ses supports pèse quarante mille tonnes; et deux cent quarsute hommes, pourvus de tout l\u2019outillnge approprié à ce travail, ont mis trois mois à river les plaques à terre et à nsseoir le toit.Pour donner una idée des proportiorsde cette partie du palais, je dirai que quatorze cents soirlats euvent défiler sur l'anneau circulaire qui orme la saillie de la corniche à l'intérieur, Le célèbre architecte anglais, Scott Russell, à exécuté dans tous ses détails la construe- tion de la rotonde, et ls maison Harkot, de Westphalie, à fourni le fer.Le nowbre total des exposants n élé d'environ soixante mille.Il excède de beaucoup le chiftre des exposants à l\u2019Exposition de Paris, en 1867, et est quadruple du nombre des personnes qui prirent part à celle tenue dans Hyde Park, en 1851, la première exposition internationale.Emplacements assignés aux différentes nations.\u2014La distribation de l'espace entre elles s'est faite, à peu d'exceptions près,, suivant la même proportion qui existait à Paris en 1867 La superficte totale occupée a été de cent vingt-cing mille verges carrées.Les principales nations exposantes étaient l'Autriche, I' Allemagne, la France, l'Angleterre, la Russie, la Hongrie, l'Italie, Ia Turquie, la Belgique, la Chine, les Etats.Unis, le Japon, In Suisse, les Républiques de l'Amérique méridionale, l'Egypte et ls moyenue Afrique, la Hollande, la Grèce, ln Suède, la Norvège, la Roumanie, l\u2019Es.ne, lo Portugal, In Perse, la régence de unis, le Brésil, l'Inde anglaise.le Siam, le Maroc, les Iles Sandwich et ls principauté de Monaco.Les produits de I'Autriche occupnient plus de quinze mille verges carrées, ceux de Monaco quelques ieds seulement ; entre cos deux extrêmes les autres pays se partageaient l'es; en ro sion descendants à peu frie dans Pond où je les range dans la liste of.d essite.Nombre de visiteurs.\u2014Le nombre total des nes qui ont visité l'Exposition à ête de sept millions deux cent cinquante mille; ce concours est moindre que celui de 1867 à Paris, maie plus qu'aucun autre qu\u2019un tel spectacle ait encore attiré, T4 4 est dû le succès de l'entreprise.\u2014 L'éedreux succès de ce grand dessein \u2014 c'est-à-diré la construction d'un édifice colossal et l'uffluence dans son enceinte des productions industrielles les plus va riées, venues de tant de pays aves une si étonnante célérité \u2014 n'a pu être obtenu qu'avec l\u2019nide de 1s vapeur et de l'électricité, qui sont maintenant les auxiliaires indispensables de l'esprit d'entreprise.ue le commerce a fait cesser l'isolement nalional.\u2014A mesure que ces auxiliaires ont multiplié les moyens de communication de pays à pays, les relations internationales se sont si bien étendues, que le commerce entre l'Europe, l\u2019Amérique et l'extrême Orient \u2014décuplé dans l'espace d\u2019une gr pération\u2014a entin dissipé assez les préjugés de l'isolement national pour qu\u2019il soit possible de comparer entemble les modes de travail comme les produits des nations, Différence entre la vie industrielle de L'O- vient et celle de l'Occident \u2014L'emploi général des forces de la vapeur et des appareils mécaniques dans tous les genres d'opérations industrielles sans exception, consti: tuait un des caractères saillants des procédés de fabrication exposés par l'Europe occidentale et l'Amérique, et contrastait singulièrement avec le pénible et long, quoique ingénieux, travail manuel des contrées situées plus à l'Est.Cet avantage est ce qui à osssuré aux premières lu presque totalité des grandes distinctions accordées par les jurys.Ainsi, la Turquie, l'une des nations exposantes les plus amplement et les mieux représentées, n'a pu remporter, à cause de ce caructère oriental de son industrie, qu'un seul des g'atre cent vingt diplômes si enviés de 1ère classe.Résultats de l'application de la mécanique à l'induatrie\u2014Dans la plupart des pays civilisés, heureusement, le temps est passé où l'application de la mécanique à une industrie pouvait sembler une entreprise hasardeuse.Certes, devant les soutirances de groupes, de populations entières d'ouvriers exercés dans un art spécial, qui, par suite de l'introduction d'une machine nouvelle, ont vu plus d'une fois leur habileté, c'est-à-dire leur gagne-pain, «levenir subitement inutile, il n'est point étonnant que des esprits méditatifs se soient, il y & quelques unnées, préoccupés des conséquences possibles de la généralisation de l'usage de ln mécanique.Mais les événe- ments ont montré depuis que ces désastres individuels ont été rachetés presque aussitôt par un progrès de la condition sociale, eb que les suites malheureuses de cette révolution sont spécixles et passagères, tandis que l'avantage qu\u2019elle apporte, en augmentant la puissance productive, est général et permanent.fans l'assistance Ye la vapeur et de la mécanique, les grandes améliorations publiques accomplies de nos jours étaient possibles ; et l'œuvre de la colonisation, dans l'intérieur de ce continent, serait encore à peine éLuuchée.Que le travail à la mécanique a augmenté le confort et la richesse.\u2014Les machines ont augmenté le bien-être général, -à quel point?on en jugera par le fait que Manchester seul file autant de coton qu'en pourraient filer à la main cent millions de travailleurs.Dans les pays où l\u2019on se sert des outillges mécaniques, l\u2019ouvrier exercé reçoit pour son travail une rétribution supérieure à ce qu'il y aurait ailleurs ; et le capital, contrairement au vieil adage ui veut que nummus nON HOMMUN pAFIÉ, uctifie et s'accroît au centuple.\u2026 Nous donnerons dans nos numéros suivants les extraits de plusieurs (de ces rapports, qui contiennent pour notre jeune pays non-seulement des points de comps- raison, mais encore des conseils précieux sur l\u2019ezploitation d\u2019une masse de produits, que l'ignorance, la routine ou l'indiiférence laissent improduotifs sur notre sol privilégié.À.ACHINTRE.ne SCIENCE POPULAIRE On vient de fair des expériences curieuses pour In conservation des viandes par Je froid.matières à conserver, viandes snign gibler à poil où à plume, volailles, eto,, etc, vont enfermées dans une chambre au dein de laquelle on fait affluer de l'air refroidi jusqu'à séro degré.Bous l'influence de cotte atmosphère à température très-basse, ln viande se dessèche, elle perd uno partie de son ean constitutive et se recouvre d'une espèce de croûte rolide que l\u2019on enlève au moment de la faire cuire.Un fait curieux, c'est que ie viande ainsi traitée se conserverait à peu près indéfiniment, alors même qu'elle eat rotérée du L\u2019OPINION milieu frigorifique.M.Bouley, le savant vôté- rinaire d\u2019Alfort, en & eu Is preuvo en gardant ches lui pendant trois mois de plefu 6té un glgot de mouton qui avait \u2018té traité par la méthode nouvelle.Autre remarque curieuse aussi, c'est que le froid arrôte ausal io travail de décomposit'on ou de putréfaction ; celui-ci ne reprend 7 alors même que le gibier, d'a bord faisandé, est de nouveau exposé à l\u2019er ordinaire.A Liége, sur une portion du quai d'Avrsy, on va expérimenter un pavage en fonte de fer.Sur le ol recouvert d'un lit de maçonnerie, on étend une couche d\u2019asphalte, et aur ce lit élastique se posent les pavés, ou plutôt des dalles de fonte épaisses de 4 centimètres.Il s'agit de eavoir si ce système de chaussées vera suffisamment résistant pour compenser, par une durée plus longue, Jo haut prix dels Matière et celui des dispositions accessoires.Chaque jour le Jardin d'acclimatation de Paris s'enrichit de nouveaux animaux plus étranges les uns que les autres, au grand étonnement des naturalistes, dont la science est mise en défaut.Une des femelles de sèbre vient de mettre au monde nn produit d'un blond doré, ssus aucune trace de la livrée rayée de sa mère ; le bont du muscau et les extrémités des jambes sont seuls noirs.Le père ent un petit cheval de \u201cism.C'est Ja première fois que l\u2019on obtient un pareil croisement qui ajoute un nouveau type à la série des muleta que possède le Jardin d'scclimatation.Mais co qu'il y n de plus merveilleux et de plus étrange, c'est une mule fécorde qui, après avoir donné deux poulains avec un cheval barbu d'Algérie, se dispose cette année à mettre au monde le produit d'un âne blanc d'Egypte de la grande espèce, ce qui donnera 1e croisement en sens con 3 Les expériences de M.Albert Geoffroy Saint- Hilaire, l'habile directeur du Jardin d'acclimatation, sont couronnées d'un succès inespéré.Beaucoup de gens s'étonnent qu\u2019on verse du sel sur une voie ferrée pour faire fondre la neige qui la couvre.Le fait est pourtant vrai et s'explique eclentifiquement., Le sel provoque ls fusion de la neige.Il en résulte, il est vrai, un grand abalesement de température de l'air ambiant, mais il n'en est pas moins exact que la neige est fondue\u2014but qu'il fallait atteindre, Exemples: si l\u2019on veut faire congeler les crômes, etc, on lrs place au milieu d'un mélange de sel et de glace, Le sel provoque la fusion d ls glace, et l'abaissement de tempé- ature qui se produit toutes los fois qu'un corps solide passe à l\u2019état liquide, détermine slors ls congélation des crèmes, eto.Tous les plombiers savent que pour dégeler l'eau glacée dans un tayan de conduite d\u2019eau, Îl suit d'y Jeter une polgnée de sel, et non pas de l'esu chaude comme le font quelquefois d'imprudentes ménagères.Le sel détermine immédiatement la fusion de la glace contenue dans le tuyau, mais occasionne un #i grand refroidissement de celui-ci que, ei le temps est humide, on voit l'extérieur du tuyau se recou- veir d'une croûte éj de brouillard glacé.Mais l'intérieur du conduit est dégagé.M.Simon Newcomb, astronome de l'observatoire de Washington, vient de partir pour l'Europe, chargé d'une mission par le richis.aime bienfaiteur des sciences, qui s'appelle M.James Lick.Ce capitaliste californien, ayant résoln d'établir un observatoire à San-Francisço, & consacré ls somme de $150,000 A Ia construction d\u2019ane lunette devant dépasser toutes celles qui out été établies jusqu'à ce jour.L'objectif ne doit pas avoir moins d'un mètre de diamètre, et, par conséquent, se fabrication offrira les plus grandes ditlicultés.En effet, il ne suit pas que le morceau de vuiNT QUI sert à tailler cette lentille gizan- tesque soit pur lors de Ia fusion, il faut qu\u2019au cune bulle ou strie ne vienne en altérer la transparence pendant lo refroidissement.M.Simon Newcomb se rend en Europe avec Fintention de faire procéder à o-ite opération délicate.Il visiters l'Ouservatoire de Paris et nspectera le flint qu'on y conserve, on attendent qu\u2019il soit possible du procéder à Ja cons truction de Is grandu lunette à Inquelle il n été destiné il y & déjà plus du quinze ans.Avant de prendre une décision définitive, M.Simon Newcomb visiters les principales verrerice d'Europe et les tellers des princi- peux opticiens.Actuellement la plus belle lunette d'Europe appartient à M.Nowalle, de Newcastle, qui à dépensé 250,000 francs à es construction.La lentille n'a que 70 centimètres de diamètre, et déve, permet de voir les objets célestes avec une netteté prodiglense.=A OOURRIER D3 PARIS Depuis quelque tempe, la mort, faisant mouvoir sa vieille faux, toujours infatigable, moissonne les notabilités par dou- PUBLIQUE.mines.Ne citons pas de noms, une no.mencisture funèbre ne pouvait guère avoir beaucoup d'atérait pour le lecteur.\u2014 Il ne serait cependant pas permis de passer sous silence ia mort de M.Emile Péreire, un des hommes qui ont le plus contribué à donner la vie à notre époque.Associé à sou frère Isnac, il à certainement accompli des prodiges.Notes qu'au premier aspect, il avait réellement l'air, le figure et même le langage d'un enchanteur tel qu'on en voit dans les légendes.Quand on se faisait introduire chez lui, dans le superbe hôtel du faubourg Saint-Honoré, on se trouvait tout à coup en présence d'un petit homme au front plissé, aux yeux mobiles, au sourire tout à la fois sardonique et triste.M.Emile Péreire, ne paraissant vivre que d'une existence mé- eanique, était plutôt couché qu\u2019assis, plutôt enroulé sur lui-même que couché.Vou- eussiez dit d'un gnome.S'il parlait, on voyait ses lèvres remuer, mais lu voix, tout à fait sourde, n'avait rien d'humain.C'était néanmoins de cette apparence d'homme que partaient les plus grands projets dont on se soit occupé À l\u2019aris pen dant vingt ans.Ce quasi paralytique était l'activité même.Une étinrelle jaillissant de sa tête mettait en mouvement les millions par centaines et les travailleurs par bataillons.Sans quitter son fauteuil, il & fait des chemins de fer, creusé des canaux, nolisé cent navires ; il a construit tout ce quartier féerique qui sert d\u2019encadrement au paro de Monceaux.Un historien anglais, parlant de Jules César, s'écrie : « Il a conquis des empires et il n'a pas Inissé après lui l'étendue d'un carré de choux.» M.Emile Pereire, plus modeste et plus fastueux tout ensemble, aurs laissé comme trace de son passage des monuments sans nombre, mais surtout la plus belle portion de Paris.Avant de devenir un des plus grands financiers de ce siècle, il avait débuté, comme tant d'hommes éminents du jour, par être un utopiste, un rêveur.Son frère et lui ont été du saint-simonisme de la première heure.Ils ont porté la jaquette bleue.Ils ont prêché à la saile Taitbout.Ile sont même allés à Ménilmontant, cette Galilée de la religion nouvelle.Un me permettra sans doute de donner ici quelques détails aneodotiques qui ne manquent pas d'un certain intérêt.Un sebime venait d\u2019éclater dans la communion nouvelle ; le Père Enfantin, suivi de ceux de ses disciples qui voulaient lui rester fidèles émigrs à Ménilmontant, entre lo parc de Haint-Fargeau et le bois de Romainville.Là était une grande maison abandonnée, délabrée ; les murs tombaient, le jardin était inoulte.C'était l'héritage da Pape ; il le donna à ses fils en leur disant : \u2014 II faut le refaire.Ils vinrent donc en troupe; il #'y établirent, et, en moinsde trois mois, la maison redevint la plus belle proprieté de cette sone.Les Saint-Simoniens étaient architectes, maçons, peintres, serruriers, jardiniers, ingénieurs.Un d'eux, ayant creusé le vol, y avait découvert une mine de 150 mètres de sable avec lequel on couvrit les allées et tous les endroits susosptibles d'embellissement.\u2014Voilh qui est bien commencer, dit le Père.Un jour, Paris entier vous appartiendra.Un sait que la prophétie s'est accomplie pour les trois quarts.Il faut bien vous apprendre quels étaient ces apôtres.Un voyait d'abord parmi eux un savant médecin, le Dr.Léon Simon ; près de lui se trouvait M.Paul Rochette, r de rhétorique.Comme il entralt dans les 18 Fevaien 1875 théories de l'école de rehsusse: où même d'abolir Is domesticité, chacun servait les frères.Ceux que nous venons de nommer s'entourant le corps du tablier blanc, fai.alent la cuisine, Un substitut du proou- reur du roi, DK.Léon Talubot, s'exerçait au lavage de la vaisselle.Ce'dernier com.manduit à trois aides, M.Gustave d'Eiothal fils, M, Lambert, si célèbre depuis par ses voyages, et le baron Charles Duveyrier, lequel remplissait au-si les fonetions de pode da Dien, Emile Barrault, qui avait professé Ja physique au collège de Norrèze, tenait à honneur de cirer les bottes.Un ancien élève de l'Ecole polytechnique, maintenant capitaine d'état-major, entretenait le linge.Chose très.curieuse, les appartements étaient frottés par M.Rigaud, docteur en médecine, pur un homme du monde, M.Ho!stein fils, et par M.Broët, futur redac- teur du Journal des Débuts, anjourd'hui député de l'Ardèche.Un autre polytechnicien, M.Michel Chevalier, futur sénateur, avait l'administration générale de la maison.[I faisait, en outre, le rervice a table: c'était lui qui donnait au Père tout ce dant il avait besoin pour ses repas.Les deux Péreire étuient teneurs de livres.Un vivait beaucoup su jardin.Un ingénieur célèbre, Henri Fournel, qui avait été jadis à la tête du Creusot, donnait ses soins aux plantations et à Fhortieulture.Trois coopérateurs principaux l\u2019aidaient: c'était M, Raymond Bonheur, professeur de dessin, père de Mile Rosa Bonheur, M.Roger, musicien de l'Opéra-Uomique et le prolétaire Charles Pennekère.Féliciea David.alors fort jeune, était le Linus de la colonie ; il adaptait sa musique juvénile aux vera blancs du poéte de Dieu.On sait qu\u2019il composé des chœurs qui sont devenus plus tard le thème de l'ode-sympho- nie du Désert.Ménilmontant n\u2019était qu'une halte ; bien - tôt eut lieu la dispersion des apôtres.Les Baint-Simoniens s'en sllèrent à travers le monde, les uns en Orient, les autres dans le journalisme, les autres duns l'industrie.Presque tous furent des hommes remar- quabies.M.Emile Péreite écrivit au National, sous les ordres d'Armand Carrel.11 était fort pauvre alors, très-éloigné de supposer qu'il pût devenir un jour si grand millionnaire.Ce serait en rappelant ces souvenirs qu'il aurait dit le mot qu'on lui attribue.\u2014\u2014A trente ans, j'avais des dents et pas de puin; à soixante sus, j'ai du pain et plus de dents! Est-il quelque part, sous la lune, une situation plus bizarre que celle d'ambassadeur d'Espagne à Paris ?Rien de si mobile.Un ministre qui descend des Pyrénées pour venir faire de la diplomatie ches nous ne fournirait pas mal l\u2019idée de l'oiseau sur la branche.Ce serait encore, si vous voulez, une ombre chinoise qui parait, brille une seconde et s'enfonce pour toujours dans les coulisses.Quand il se lève, le matin, à l'heure du chocolat, il n'est jamais sûr de se retrouver dans le même hôtel, le soir, à l'houre du lait de poule.Que d\u2019ambassadeurs Le péninsule Ibérique nous a envoyés.Depuis 1830, on en compterait 100 pour le moins ! Vous rappelez-vous M.de Toreno, le grand historien ?Peu après lui, nous avons ou lo divin Arguelles.Après celui-là, ça êté l'illustre Mortimer de la Rosa, homme d'Etat et auteur dramatique.Il y a eu sussi entre autres, le maréobal Serrano, puis M.Mon, puis le senor don Sallustisno de Olomga, puis un autre, puis le dernier, a \u2014\u2014\" 18 Fevrier 1876 L'OPINION PUBLIQUE.75 qui est un parfait hidalgo, fort bien venu de tout le grand monde.À la veille du jour de l\u2019an, M.l\u2019ambassadeur s\u2019occupsit de donner une fête.Il s'agissait d'un diner de gala, d\u2019un bal avec cotillon, d\u2019un raout, n'importe.Tout à coup le fil électrique apprit à Son Excellence qu'une révolution venait d'éclater à Madrid.Ah ! c'était un mouvement des plus bénins.On n'y signalait ni un coup de fusil ni une goutte de sang.Un général venait de restaurer la monarchie en cing minutes avec la dextérité qu'un autre général avait mise, il y a deux ans, à proclamer la république.Le tout finissait par une grande illumination et des guitares.À cette nouvelle, M.l'ambassadeur lnissa là sa fête pour aller à son bureau ; il écrivit trois lignes.Ces trois lignes étaient sa démission.Voilà un flegme héroïque, j'espère, un acte de sang-froid dont les Français ne seraient certninement pas capables.ai cité tout à l'heure le nom de Martinez de la Rosu.Ce digne homme aussi a été un excellent ambassadeur d'Espagne.Un soir, à la cour des Tuileries, où il y avait réception, il montrait à la princesse Clémentine une noix de coco dont il avait fait un fort joli vide-poches rien qu'avec la lame de son canif.Louis-Philippe s'approcha et ne manqua pas de tomber en extase devant ce chef-d'œuvre de sculpture.\u2014 Monsieur l'ambassadeur, dit le prince, où donc avez-vous appris à si bien travailler le bois ?\u2014Sire, aux galères.\u2014 Aux galères ! \u2014 Oui, sire, aux presidios de Ceuta.Jy ai passé les doux plus Lelles années de ma vie.\u2014Et qui donc vous y avait envoyé ?\u2014Sire, votre neveu par alliance, le fou roi Ferdinand VII, \u2014Lour quelle raison ?\u2014Farce que, dans l'Æspectador, mon Journal, j'avais dit au peuple de Madrid : « Peuple, prends ta guitare et joue I Hymne de Riego » \u2014 Eu qui vous en a fait sortir ?\u2014Le mème monarque.\u2014l\u2019our quel motif?\u2014 Parceque j'ai fuit un quatrain en l'honneur d'Isabelle, notre auguste reine d\u2019au- Jourd'hui, que j'appelais déjà : « L'Espoir de la Liberté.» Cette histoire de Martinez de la Rosa se retrouveruit, à peu de chose près, dans la vie de tous les Espagnols qui s'occupent «de politique.Si la noble terre d\u2019au delà des monts est le pays du Cid, elle est aussi le sol qui à produit Gil Blas et Lazarille de \u2018Tormés.Il n'y a done pas id s'étonner si, par là-bas, je clevrais dire par là-haut, une forte pincée de fantaisie se méle toujours aux plus grands drames de la vie sociale.LI y à deux ans, vous le savez, l'Espagne avait pour roi un prince d\u2019origine étrangère, un roi sorti de la maison de Savoie, Ce pauvre Amédée ! Il avait beau donner à son nom une tournure castillane et se faire appeler don Amadeo; Dieu l\u2019aimait peut-être, mais Madrid ne l\u2019aimait pas.Quand il ivvitait un grand du pays à venir au palais, il we trouvait toujours que l\u2019invité était malade.S'il paraisssitau théâtre, lu danseuxe en réputation trouvait tout à coup moyen d'avoir une entorse.Aux courses de taureaux, le torero qu'on déce- rait du titre de primera apada montrait son bras en écharpe et disait : «\u2014L'est comme un fait exprès ; je suis manchot pour tout aujourd'hui.» À Le longue, le prince dut se résoudre à rejeter Un calice si amer.Il déclare, un beau jour, donner sa démission, ainsi que le fersit ches nous un simple sous-préfet, et il retourne en Italie.\u2014 C'était agir Lout à la fois en homme de cœur et en homme d'esprit.A Paris, où l\u2019ex-reine Isabelle résidait déjà, les amis de ia dynastie vinrent et dirent que c'était le vrai moment pour faire un roi du jeune prince des Asturies.1ly eut un conseil.On y débattait naturellement le pour et le contre.Le général Ve s'écria: « Que le prince se montre sur la Puerta del Sol, seulement entre deux personnes, et il sers acclamé.» C'était pour le mieux, mais il fallait franchir les Pyrénées.Ur, les Usrlistes, déjà redoutables et armés jusqu'aux dents, montaient In gerde dans les provinces du Nord jusqu'aux portes de Baroelone.Un conseiller prudent dit: 1 Si le prince tombait entre los mains de \u2018Tristany, le cabecilla le ferait fusiller.n \u2014Fusillé, mon petit roi! s'écris l\u2019ex- reine.Eh bien, cels n\u2019est pas pressé |\u2014 Et, en »'adressant à ls cantonade :\u2014Com- ment! on ne peut donc plus coiffer une couronne sans risquer d\u2019être mis à mort?Heureux les enfants du pauvre qui ne craignent \u2018ue les loups! P.A.\u2014-\u2014\u2014\u2014.MARINE ET NAVIGATION Le répertoire otficiel de Ja marine marchande, publié par le bureau Veritas pour 1875, porte le nombre total des navires à voile à 56,289, représentant un tonnage de |4,523,630 tonneaux, et celui des navires à vapeur à 5,365, roprésentent UD tonnage net de 3,471,079 +- neaux.Il existe, entre ces chiffres et ceux qui résultent des listes officielles de chaque pays, une grande différence qui s\u2019explique par ce fait que le Æép-rtoére ne mentionne que les \u2018 navires de mer.\u201d Voici, au surplus, le r:levé général par pavillons : NAVIHES A VOILES : Nombre de Pavillons.navires.Tonneaux.Anglais.ines .20,538 5,383,763 Américain .7869 3,181,639 Norvégien .\u2026 4,464 1,139,138 Italien .\u2026.4,343 1,227,816 Allemand 3,483 852,780 Frauçais.3,280 734,326 Espagnol .\u2026 .2,674 500.767 Grec.\u2026 2,063 406,937 Hollandais \u2026 1,418 385,301 Suédois.\u2026 1,405 361,368 Russe.\u2026.1,428 331,380 Autrichien .955 327,74, Danois .1,239 173,48! Portugais.410 92,808 Américains du Sud.\u2026 219 84,761 Américains du Centre.138 46 880 \u2026 277 43360 54 17,188 35 13527 Ensemble.56,289 14,623,630 NAYIRES À VAPEUR: Nombre de Pavillons navires Tonneaux.Anglais.3,002 3,015,773 Américain .613 768,724 Français 815 318,797 Allemand 220 268,828 Espagnol .212 155,417 Russe .144 111,072 Hollandai 107 93,723 Italien ,.110 2,011 Autrichien.Al 83,039 Suéddls .198 77,440 Norvégien .M2 51,108 Américaine 72 52,387 Beige 39 40,536 Danol 67 38,976 Taro et .29 27,530 Portugal , 3 18,452 Américal .9 6332 Grec 8 5,819 Aslatlq 6 8,459 Ensembl vor.5365 8,226,888 Dans l'ensemble ls marine à voiles reste à pou près stationnaire depuis quelques années, Pendant que le navigation à vapeur n'a cessé de s\u2019accroitre, Les six vaisseaux dont les dimensions sur.sent toutes les autres dans le monde, sont o Groat-Busterm, 814 pleds de longueur, 77 de largeur; lo City of Peking, Jaugeant 6,000 tonnes, de 423 pieds de longueur, 49 de lar- pour ; Ligurie, de 4,520 tonnes, 460 pleds de longueur, 45 de lergeur ; le Britunnic, do ln ligne White Star,\u201d de 4,700 tonnes, 455 pieds de longueur, 45 de largeur le City q/ Riche mend, de 4,600 tonnes, 453 1-2 pieds du lon- gneur, 43 de largeur; ot le Both is, de 4,500 tonnes, 438 de longueur, 42 1.3 de lar.peur, NOTES DE VOYAGES LA HOLLANDE INTIME | .lci on s'amuse une fois l'an; mais ça dure de quinze jours à trois semaines, et chaque jour, la fête commence avec l'aube pour finir avec la nuit.Une kermesse, c'est à la fois un carnaval, et une foire; cel se suit avec la ponotualité d'une cure, avec le cérémonial d'une sorte de neuvnine consacrée au plaisir.Deux fuits à observer: il y n le côté populaire, le pisin vent; puis le camp, sinon aristocratique, au moins bourgeois, les amateurs, gros négociants, financiers.La fête foraine se réduit, somme toute, à peu de chose.: Dans certaines rues des faubourgs, une série de baraques-ménageries rudimentaires, cirques forains, loges à phénomènes vivants, tirs; tout le matérivl et le personnel d'une fête des environs de Paris.Il était curieux d'observer où allait la foule de préférence.Bien que l'on soit ici entre le pays flamand, grand tireur d'arc, et l'Allemagne, où les distractions prennent les proportions d'exercices et d'apprentis- eage militaires, les tirs sont peu fréquentés.On n\u2019est point belliqueux ici, décidément, et l'on n'y aime pas la guerre, même comme distraction et assaisonnement aux joies de ln paix.En revanche, de toutes parts, le flamboiement rougeâtre et le grésillement des fours à beignets de graisse.Autour, se pressent et reluisent d'éclat égal les visages fortement enluini- nés et les serre-têtes de cuivre des paysannes.Des bandes passent, hommes, femmes et enfants, se tenant par ls main et chantant.Et puis, c'est tout.Je m'étonne un peu: je m'attendais à plus de couleur et de relief.\u2014Alions au Wauxhall.If Le Vauxhall est un établissement tenant à la fois du Cercle, du Casino et du Bal public, où se trouvent réunis une salle de epéctacle, une estrade de café chantant, un pavillon pour un orchestre, des salles de billard, cabinet de lecture, Ln restaurant et un jardin, un cirque, ou plutôt une cour plantée d'arbres en qrinoonce et de tables en massifs.Un lui donne aussi le nom=\u2014plus national \u2014de loélen.Les Doëlen étaient autrefois les lieux de réunion des sociétés d'arquebusiers, et le merveilleux tableau de Itembrandt, intitulé + la Ronde de nuit,» n'est autre chose qu\u2019une sortie d'abonnés du Doëlen.Vous qui entres dans cette enceinte, lnissex toute espérance.En temps de Kermese, c'est le Paradis du Dante: un engrenage de plaisirs qui ne vous lâche plus.qu'à l'aube, la tête lourde, les oreilles bourdonnantes, les yeux troubles, les jambes rompues, le palais émouss*, et l'estomac surtout, plus effondré, plus ruiné qu\u2019une vallée des Alpes par où aurait oroulé une avalanche.En guise de digestif, on échange un : À ce soir !\u2014Et le soir, ça recommence jusqu'à l'autre matin, dans les mêmes conditions et proportions.Nous arrivons vers neuf heures.Toute Is cour est remplie d\u2019une foule qui est ou sesise autour des tables et consommant, où ciroulant et digérant, ou bien, comme nous, debout en attendant le moment et le moyen de consommer et de digérer.Trés-peu de bruit.On fait de Is musique: c'est le corps de musique de la garde oi- rique qui ocoupe le pavillon.Uniforme sombre, avec la casquette bordée d'argent ot une ganse blanche, nouée de biais autour du corps.Cels est bien quasi prussien; mais vu de dos \u201cseulement.Du reste, musique allemande exécutée et écoutée à l'allemande.C\u2019est que la régularité hollandaise contine de près à la dis- ciptine allemande.Des deux côtés, ce sont des peuples d'action et d'action mesurée, pratique, infatigable.L'orchestre quitte le pavillon : le concert, où du moins ls première partie est finie.Au même instant, des voix éclatent à gauche, sous un vaste hangar, où jo retrouve le personnel des cafés chantants.Un grand mouvement se fait dans la foule qui vient s'empiler à l'entour de I'estrude, et là, tout d'un coup, se fait très-bruyante et houleuse.Une femme vet roucouler une romance sentimentale en hollandais, Un tapage formidable l'empêche de continuer.Ce qu'on veut, c'est une chanson française d'abord ; puis une manière de gigue an.ghise dansée par uno femme el qui se termine gauchement par des velléités de cancan frangiis.Alors, ce sont des irépi- gnements, et l'on ne cesse de demander la danse et lu chanson.Tout le monde chante le refrain.Un voisin de table, homme de mine avenante, «ui est ld aver sa filette\u2014seize ans tout & I'heure, fraiche et des yeux 4 la Greuze \u2014me fait observer, avec un bon sourire hospitalier, que la France, comme je peux m'en assurer, n'a rien perdu de son prestige à l'étranger.Diable! ne serions-nous plus qu'une nation de colportage et «le colportage non estampil'é ?Au bout d\u2019une heure environ de ce divertissement, ces dames se retirent et le public s'engouffre dans un coulvir assez étroit, qui mène à un escalier point trop large, lequel débouche dans une salle de spectacle, Cette bousculade m'a paru être du goût de tout le monde, comme faisant jurtie du programme.Sur la scène, un monsieur en habit noir et une dame en robe décolietée, s\u2019achur- nent après un duo d'opéra-comique fran- Çais; c'est assez mal écouté.Par moment, le murmure des conversations couvre la voix grêle des chanteurs.Des frisonne- ments d'impatience coureut daus la foule.Entin, la toile se baisse, puis se relève sur le même décor.L'orchestre entame un quadrille.\u2014Les voilà !\u2014Tout ie monde grimpe sur les banquette, éclate en applaudissements : c'est un délire de curiosité et d'ullégresse.Et je vis s'avancer les Clodoches du bal de l'Upéra, et se nouer les chœurs de notre danse nationale.Encore un hommage rendu au génie français, Salue, mon garçon ! Eh bien! ce Bobèche en conserit de l\u2019Empire, qui fait vis-à-vis à ce paillaese en gendarme trsnçais, devant un public d'étrangers, m'a fait venir presque les larmes aux yeux.Ah! moquons-nous du pioupiou de l'an VIII, de cet an qui commence à Marengo pour finir à Hohenlinden, et aussi du gendarme, ce héros du pont de Sèvres, co martyr de la rue Haxo; mais que ce soit entre nous, les contre-vents fermés.Hors frontière, cette pantomime exportée, c'est navrant, je vous jure.Un acclame, on bisse, on rappelle.Iln'ya pas à dire : d'est le gros succès, le bouquet.Non, que ls fête cesse après, loin de là.Aux Clodoches, succède Is lanterne magique; il ne faut pas oublier que tous les âges sont représentés à cette solennité, et qu'on y vient aux bras de sa nourrice.La salle est tout d'un coup plongée dria l\u2019obscurité.De nouveau, le café-concert fuit rage ; mais il ne fait plus fuieur.Non, ce n'est plus le même entrain ; un nuage est sur tous ces fronts, un regret au fond de tous les oaurs.Et une charmante personne, qui est sur le point d'avaler une saucisse, , SN P J DS de ig æ 7.) - 1 == + } WR a ria 3e - \u201c+27 20e pas \u2014 = BREEN aX Nes m= Tae = rR BR a et h EER dei TR 2 _0 rad [UR Pa eR mn EE res tr tag ES bz > rv | £2 Pha) > SEE A et hg oS gph 2 va of 5 Mall CA pA 22 Jpn 5 ces 2 Crane SG \u201c.LANCIER DE LA POLICE À CHEVAL DU NOBD-OUEST CE EE ey wu > Ra Zn \u2014 aie 237 ET Fate CE ss Yes LE ee, eu == v a = BUA __ a; SSS EF , i , 2 » Es.vo 5 a CE ER S NEN OME 1 Fe Cu N £7, 4 i , | i Bh Bent pa Nal A NE A £ 0 A Qu Zz = C8 %, ) RS bik des gad 2) pa) Ail i XX A Paz i; 2 a 7) a 4 VS | o % ¢ a (a H an Ra \u201d.Sar ol J] Û 4 5 i ÿ 7 1 a »e / i h ) | i 4, 1 pe FI \u2014\u2014 L ES i \\ Ï h.DS EL] À \u201c2255 > 3) BS PSG LS Ere ES TR an BY ry i\" ie is Nh j 3 pee a par .SEA SER => pe S RN 2 LES J m= WED SSSR, WW ES TR Sate Zvi ee Rs ab Sommer bn lex \u201ces aie vue 2 \u2014SSS me aie ony SEER ME ae = Gp ?\"w en 7 Shey gy ERE Es + ny, : i BOM ay \u2014 ah ERS, a ent oar Wi ere WEEE pn\u201d drone, es £2 i, La na md : = gs er Ni ne me À fers, an WT ve Se ES nam \u201cha LA PARADE DU BOIR AU CAMP 18 FEVRIER 1875 PETITE REVUE ARTISTIQUE ET LITTERAIRE HBLIOGUAPHIE Lue Legon o Agriculture.Cuuscries Aygri- cules, pur Edouard A.Burnard, ornée de V2 gravures, Montréal, Cie.Lith.Burlund Desbarats.Ce petit ouvrage fort bien divisé, parfai- tetnent écrit, car lu phrase claire, simple et nette, vu droit au but sans ambuge ni virconloeution, est Un véritable manuel d'agriculture pratique.l'oint de théorie, nulle dissertation, nucune exposition do ~ystéine, mids une collection de conseils.d'avis, de tuoyens «prouvés, résultats de l'expérience et d'une connaissance «létail- lee des prociésngricoles propres au puys : telle se présente au public cettä œuvre d'un réel mérite, El faut connaître l'agriculture et surtout l'uitner pour condenser ainsi en quelques pages la substance éparse en plusieurs volumes, ut les opérations de toute une année de culture.Nous engageons toutes les personnes qui s'occupent d'agriculture ou s'intères- sent à cette science de se procurer un exemplaire le cette « Leçon d'Agriculture.Nous conseillons même au gouvernemeni un |\u201cger sacrifice pour répandre parmi les cultivateurs cette utile brochure.L'sireux de montrer dans quel esprit re u été compost, nous croyons aphes de li pré- l'ouvr dovoir citer deux parag face : & N'estil pas désolant de voir tous les jours Li plujart des ls ot des filles de cultivateurs les plus aîcé +, fuir l'agriculture, aussitôt qu\u2019ils ont ucquis une instruction \"lémentaire, sure tout e'Îla ont reçu cu que l'on est convenu d'appeler une haute éducation, et cela, lo plus #ouvent, pour végeter dans nos villages ou dans nus vill-st 11 y 4, dans ce fait, une giunde erreur suciale, qui trnd à déclasser 14 société, et * ruiner notre pays, puisque la classe à \u2018ricole, yoni représcutn les sept=-Luitidmes de toute notre papulation, est tiop souvent privée des bienfaits de I'éducation.\u201cl\u2019uurtant, sang iostraction, le cultivat:ur ne pourra jumais, quels que soient ses talents «4 88 moyen, occnper da - 4 la socièté le rang distingué qui lui est dû.Avec «de l'éducation, au contiaire, il peut prétendre aux plus hautes charger sociales, entr'autres, à cuile de repré- sunter nos colléges ruraux dans le gouverne- went du pays, et d'en diriger la politique de Inubière à assurer la prospérité gén \u2018rale.\u201d Et lorsqu'il s'agit exclusivement d'agriculture, M.Barnard ré-ume toute la science applicable dans le Das-Canada comme suit : * L'agriculture bien fiits dans notre Pro- vlace, peut su réduire à six opérations : égont- ter, pettoyer, ameublir, eugraisser, semer, récolter, « Celui qui ferait parlitement ces divers travaux, n'aurait plus rien à apprendre, Mais vu existe-t-il uu seul qui puisse se rendre ce témoignage uveu j'istice?Combien du cultivateurs, au cuntraire, n'ont pa: méme songé à su rendre compte des conditions essen- ticlles & une bonne cultu.v 7\u201d Après ce:u suivent les développements de chseune des opérations sus-mention- nées, le tout readu facile pur des gravures explicatives représentant les opérations et les instruments agricoles les plus avanta- Feux, C'ulonie Frang tise de Metyermetle, par A.N.Montpetit, Québec, Blumhurt et Cie, Editeurs.Voulez vois conmnitre in vou l'histoire de ces villes dont le commerce, l'uidustrie et les développements étonnent à un jour «onné les contemporains ?Lisez attentivement la modeste brochure de M.N.Mont- peut.C'est l'histoire pittoresque d'une «de ces petites colonies agricoles, qui, perdues au soin de la forêt, par l'énergie de leurs habitants, l'habileté et le dévouement de leurs premiers fonduteurs, émer- geut à lu vie du fond des solitudes, et trouvent en elles-mêmes les ressources, les moyens de naître, de vivre ot de progres- L'OPINION ser.Au milieu «lu désert, du fouillie de lu forét, une maison we cy 1struit un jour, puis un moulin, à l'uisle duquel on coupe, on tuille les centenaires de cos Lois ; alors l'église, lu maison d'école voiont se grouper autour d'elles un, puis doux, dix, vingt groupes d'hubititions, où «de nouvesux venus apportent leur in-lustrie, leurs capi- tuux et leur travail.Des chemins connuodes remplicent peu à peu les sentiers de su- ererie ; les machines hydrauliques mélent leurs ronilements sonores au bruit «es rapides ot des caseades : plus tard 1a locomotive lance won panache bleuätre au- dessus de la téte dus érables, deshètres, et le chevul d\u2019ucier vient demunler son picotin à lu station de Metgermette.Hyn «dix ans c'était le bois profond, en friche, nujourd hui, ¢\u2019est une municipalité ayant son muire, ges échovins, e: envoyant son député aux Communes.Qui l'eñt dit ?Qui Veit cru?MM, Montpetit et Vannier.Celui-ci français, fontuteur de l'en - droit ; celui-là l'historiographe et le protecteur de lu jeune colonie, Qu'on lise cette brochure, lu chose en vaut la peine : et l'on vertu de quelle manière et par quels moyens un site bien choisi et quatre maisons sutlisent a produire en dix ans une ville incorporée, ayant sa banque, son aqueduc, son usine à z et son dépôt de chemin de fer! Le Naturaliste Canadien, Wadacteur, M.l'.1bbé Procencher, est une excollente revue qui continue ves «ppuritions mensuelles avec un intérêt croissant.Savoir vulgariser la science sans l'amoindrir ou l'abaisser et sans rien perdre de la dignité du savant, n'est point chose aussi facile qu'on le croit.Le numéro de janvier 1875 du Naturatiste Canudien, continue l'étude de la Faune Cunudienne, par le 4e ordre des Reptiles, ; les Butraciens.¢m trouve 1 une description détaillée de toutes nos espèces de PUBLIQUE Jouruaux au prix de 4 centile le numéro; on pourra s'abonner au bureau du jourusl, no.574 rue St.Gabriel (entre les rues Notre-Dame ct St.Jucques) Montréal.ALONNKMENTS : I an C mois $2.50 1.80 Pour et Conire.Réforme de U Enseignement.Nouvelle Méthode pour répundre les langues eu peu de temps.Par l\u2019.Leuoy.Nous avons parcuuru cette brochure «qui donne plus de puges à lu polémique qu'à l'exposition des principes de ls nouvelle Méthode.Nous «devons à lu vérité d'ajouter que M.Leroy, nyuut rencontré des obstacles sur sa route, « dù les surmonter, et c'est l\u2019histoire des luttes et des ettorts necomplis que raconte lu brochure.Quand à lu nouvelle méthode d'enseignement, cela ne s'expose point comme un théorème nine se démontre par le raisonnement ; | des expériences fréquentes, renouvellées, \u201clu comparaison des résultats obtenus par l'application de tel ou tel système, voilà ln pierre de touche de lu valeur d'une méthode.Les méthodes Robertson, Ollendorf ont , beaucoup »implitié l'enseignement des langues vivantes ; dernièrement le cheva- ; lier De Zubn exposait une méthode qui facilite et réduit l'étude de l'liistoire: pour quoi M.Leroy ou tout autre ne trouvernit- il point moyen «de simplifier à son tour les méthodes anciennes?Un seul juge pourru trancher le différend qui semble exister entre les partisans de l'ancien sys- | tème et ceux du nouveau, et ce juge incorruptible, c'est le temps.ÀA.ACHINTRE.\u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014 - TABLETTES LOCALES | Le réseau des voles ferrées de Is l\u2019rovince 81 { mier de fovrier 1876, pourvu que ces compas Knive mieut fait ot complété à cetto dute au woius dix milles continue ot non interrompus de chemin avec rails eu fer où cu acier, et que le pulement de ce subside pourra être fuit par chaque dix milles où plus de chemin ainsi (units et complétés.4\u2014Que les compaguivs de chemin de fer Qui n'ont droit, en vortu de % l'acte pour aider les chemins de for de Québec, de 1874,\u201d à un subside qu'après avoir fait et complété viugt- cinq miites «le chemin contious ct non tuter- rumpus, auront croit 3 ce subside pur chaque dix milles de chemin ainsi faits et complétée, 5 \u2014\"\u2018que, nonobstant toute disposition contraire, toute compagnie qui & droit à un sub- vide cn vertu des présentes résolutions où de \u201c l'acte pour aider les chemins cle fer de Qué- bee, de 1874,\u201d aura droit de recevoir, vu uc- compte du subside uinsi gceordd, une sume de $75 par mille, pour aider cette compugaie à localiser zon chemin, mals seulement après que les arpentages, plans et profils de ce chemin auront été déposés au departement du l'agriculture et dus travaux publics.6.\u2014Que, attendu qu'il est du la plus grande importance pour cette l\u2019rovince d'assurer la Junction du chemin do fer du Pacilique avec les chemins de fer de la rive nord du fleuve St.Laurent «6 du lu Rivière d\u2019Oltawa, il est À propos d'autoriser le licutenant-gouverneur en consell à accorder unu somme de trente mille piastres, pour aider à ls construction du pont qui devra réunir, dans le comté de Pon- tiuc, les chemins de la tive nord du fleuve St.Laurent et de la liivière d\u2019Uttaws au chemin de fur du Pacilique.A l'assemblée géuérale des actionnaires de la Compagnie du chemin do fer de Québec ct du Lac St.Jean, pour l'élection des directeurs, les messieurs dout les noms suiveut ont été réélue : M, W, Baby, M.P.P., Iron.E, Chinie, Hon.Pr roca, John Ross, Ker, W.Withall, Ecr,, J.B.Renaud, Ecr,, J.D.Brousseaw, Ecr.Sur le rapport de M.Dumais, arpenteur civil, et dont copie & été adressés à Son Hon- ueur Je maire, à MM.les conseillers de la vitte, accompagnée d\u2019un uumbre de requêtes signées par au-delà de 4,009 propriétaires et locataires de la ville, Je Conseil en conséquence & voté, avec une libéralité qui Jui fait honneur, une soiume de $450,000 en faveur du chemin, Le chemin projeté devra 66 chvlsvr en 5 suctions «t Un cinquième du subside accordé devra être paré quand chacune des ecctious | sera terminée, |\" Le projet de la Compagnie cat de réparer de suite lu première section du chemin Gosford, grenouilles ainsi que celle d\u2019une partie de de Québ:c commence à prendre une tournure | le couvrir de rails en fer, et le prolonger jus- nos rongeurs.Ce recueil est utile, instructif, et rédigé avec une simplicité de style qui n'exclut ni ls couleur ni l'intérêt, bien au contraire.Le premier numéro dde In /'evue C'una- «ieane, publiée par les nouveaux éditeurs, MM.Quinn et Lunn.vient de puruitre.À en juger par le sommiuire, les m:tières sont très-variées, et si l'on consulte les signatures, sucun doute ne peut s'élever sur l'intérêt des articles et le talent de leurs uuteurs Voici cet alléchant sommaire : I1\u2014Au public.F.A.Quinn et Oscar Dunn.M \u2014La fiancée du rebelle.Joseph Mar- mette.IT \u2014 Lettre de In mère Marie de Ste.Hélène.L'Abbé Vurreau.TV.\u2014L'Amérique avaut \u2018\u2018hristophe Colomb.Oscar Dunn, V\u2014 Livres nouveaux.V1.\u2014Origine des Acudicus, Vil.\u2014Chronigue du mois, Le Glaneur Littéraire, tel est fe titre du nouveau journal hebdomadnire que MM.Tardif et l'urcotte, éditeurs, se proposent de publier à Montréal.Nous empruntons au prospectus déjà paru, les quel jues lignes suivantes qui «lisent le but et les conditions de cetle feuille littéraire : Benjamin Suite, U, Lbunn.Oscar Dunn, Lnisaaut aux jouroaux quotidiens le soin du tenir leurs lecteurs au courant dus événements du jour, lu Gluneur Littéraie dévouera entière- went res colounes & In publication de romnns nouveaux et de morceaux choisis de littérature, de science, d'hygiène, ete.Les éditeurs du Gluneur ne promettent pas à leurs lecteurs d'ouvrages inédits, mais un excellent choix de ce qui se publie de mieux cn littérature mo- durue ; croyaut oil vaut mieux publier de bonnes reproductions d'auteurs ben connus, que de s'aventurer à produire devant lu public les eusais d'auteurs dont le taleut et lu réputation sont encore incertains, Le (flaneur Littéraire paraîtra tous les vendredis et sera vendu dans tous les dépôts de plus que recommandable, et dans quelques années le Bus-Canuda fera bonne figure dans la | statistique des chemius de fur compurée avec celle des autres pays.Vofcl, concernant cc sujet, auquel chaque habitant s'intéresseassurément, les résolutions proposées par le gouvernement local, résolutions dont l'adoption » donné lieu, l\u2019autre semaine, à Uno rénnce de 14 heures de durée, termiuée par un vote favorable A la mesure Kouverhementale : 1.\u2014Qu'il est à propos, dans l'intérêt et pour le plus gran! avantage des babitants de lu Province de Québec, d'autoriser le lieutenant- gouverneur en Conscil à accorder un subside additionnel de quinze cents pittres par mille, à chacune due compagnies de chemin de fer suivantes : 1.Le chemin du fer de Québec et du Lac 8t.Jean, 1\u2019excédant pas une longueur de 150 willes; 2.Lu chemin de fer international de St, Francois et Mégautic, n'vxcédant pas une longueur de 80 milles ; 8.Lu chemin de fer de la Bale des Chaleurs, L\u2019excédant pas 180 milles ; 4.Lu chemin du fur de Lévis ut Kennébee, n\u2019excédant pas 80 milles ; 5.Le chemin de fer de Sherbrooke, des (an.tous de l\u2019Kat ot de Kennébee, n\u2019excédan( pas 100 milles ; 6, Lu chemin de fer de Plilipsburg, Faru- hain ut Yamaska, n\u2019excédant pas 10U milles ; 7.Le chemin de fer de Colonisation du Nord de Montréal (pour la ligne d\u2019embranche- mont do St.Jérôinu), n'excédant pas 15 milles, 2.~Q 18 le subside mentlonné duns Ia résolution précédente soit payé de ls méve wa- nière que l'aide provincisle accordée par \u201c l'acte pour aider les chemlus de fer de Québec, de 1874,\u201d sauf en ce qu'il pourra être payable par chaque dix milles ou plus de che- imiu complétés, continus et non interrom pus, 1.\u2014 ue la compagnie du chemin de fer de la Frontière de Québec, et celle du chemin de fer de lu Vallée des Rivières Missis- Quoi et Noire, qui avaient droit à un subwide en argent en vertu de \u2018l'acte pour aider les chemins de fer de Québec de 1874,\u201d continus- rout d'avoir droit i co subside jusqu'au pre- qu\u2019à St.Raymond, La Compagnte espôre que la première section terminée, le chemiu se continuvra immédiatement ju-qu'au Inc St, Jean.oe .L'assemblée générale annuelle de ls Compagnie de Richulivu à eu lieu à sun bureau, vendredi, le 5 du courant.Après lalecture du Bap- port, qui fut adopté pour sanctionner l'arran- gemcut fait avec lu Compaguie Cupadicunn de Navigation, lequel avait été sunctionné pur les actionnaires de cette dernière compagnie à leur sssemblée annuelio le mercredi préce lent, l'élection des Directeurs donna le résultat suivant : MM.Jobu Pratt, Wm.McNaugton, Sir Hugh Allan, Hon, H.J.Starnes, David Torrance, Thos, Caverhill, Théodore Hart, J, F.Siucennes ct Maurice Cuviilier.Aussitôt après l'assemblée générale, le nouveau bureau de Direction t'est ussemblé et u réélu MM.Jobn Pratt, président et Wm.McNaughton, vice-président.Les principaux officiers fureut ensuite nominés duus l'ordre suivant: J.B.Lamèire, ageut-géuéral, Alex, Milloy, ag -nt du trafic et sccrdtaire adjoint, J.N.Beaudry, accrétalre-trésorier, et Thoms Howard, surin.tenduuy des steamers.Les anciens officiers des steamers, capitaines, commis, furent réengagés pour les lignus de l\u2019Est et de l\u2019Ouvat .L'assemblée pénérale dus Actionnaires du la Compsguie dv Navigation Union & cu feu le 10 courant.l\u2019état des affaires uppuy.par le rapport des auditeurs à été soumis à l'assemblée, qui won est déclaré parfaitement satisfaite et l'a adopté unanimement, Après les affaires de routine, les Messieurs suivants ont été élus directeurs, savoir : W.W.Ugilvle, Montréal, Juél Ledne, Mouteéal, Narcisse Valois, Montréal, F, X, O.Méthot, St, Pierre les Becquets, EK.Couture, Lévis, Jos.Plamondou, Québec, Louis Bourget, Québec, Capt, M.Dickey, Québec.Après l'élection des directeurs, un comité a été nommé dans le but de fuite sourerire de nouvelles actions dans le fonds capital de la dite Compagnie.Des remerciements ont été votés aux Direc- tevra sortant de charge pour leur habile administration, 82 L'OPINION PUBLIQUE.18 Fevaier 1876 L'HOMME ET LA TERRE Notre petit globe compte, en chiffre très- suffisamment approximatifs, 1,391 millions d'habitants, Ces babitants sont fort inégalement répartis sur les douze milliards d'hectares qui forment ss surface solide.Tandis que l'Europe compte trente individus et demi par kilomètre carré, les Etats- Unis, n\u2019en comptent encore que 4,2.Si les six gailliards d'hectares habitables en dehors de l'Europe, de I'Inde et de la Chine, renfermsient une population aussi dense que ces 3 contrées, ils pourraient nourrir 1,471 millions d'habitants.La population du globe pourrait donc doubler sans être trop serrée .Mais il ne faut pas se dissimuler que le mouvement qui tend à mettre les nouveaux continents au niveau des anciens, sous le rapport de la population et de ls civilisation, se développe avec une rapidité très- eurieuse à suivre dans quelques-uns, vertigineuse dans quelques autres, tels que les Etats-Unis d'Amérique.Non.seulement ces pays neufs se recrutent d'eux-mêmes, grâce AUX progrès économiques qu'ils réalisent; mais de vastes courants d'immigration s'établissent des antiques régions vers les jeunes territoires, et môlent les races et les aptitudes aver une croissante rapidité.De là de nouveaux besoins qu'il faut satisfaire.Le premier de tous est celui de la circulation: nouvelles routes » ouvrir, nouvelles lignes de navigation, réseaux télégraphiques sur les terres ou sous les ocians, C'est là que depuis quelques années l'activité humaine déploie ses plus grands efForts, et obtient ses plus merveilleux résultats.Elle en arrive à ne pas reculer devant les plus audacieuses conceptions pour sillonner la surface du globe de voies de commuaications reliant les extrémités du monde.Ce qui est déjà fait est imposant; ce qui est rêvé cost féerique, et cette féerie se réalisern.Passons sous silence l'ouverture du canal de Huez, qui abrége de 3,000 lieues sur 6,000 la route de l'Inde et de l'extrême Urient.Ne mentionnons que pour mémoire le chemin defer de New-York à San- Francisco, qui traverse le continent nord américain dans toute sa largeur en moins de deux semuines.Mais notons l\u2019ouverture com; lète, au ler janvier 1875, du chemin de fer péruvien de Mollendo à Puno, sur les bords de l'immense lac Titicaca.Ce chemin de fer de 354 kilomètres, et qui a coûté 153 millions, franchit les Andes, s'élève à 4,419 mètres au-dessus du niveau de l'Océan, à la station de Vilcomayo, où l'on trouve un magnifique hôtel américain, atteint son extrêmoaltitude à 4,449 mètres, et de là redescend le versant atlantique.Un jour peut-être il sera continué à travers les plaines et les forêts du bassin de l'Amazons jusqu'à l\u2019autre océan, et l'Amérique du Sud aura son transcontinental, Le Brésil a 967 kilomètres de chemin de fer en exploitation et 2,576 en construction.Le Chili en exploite 1,270 kilomètres, et un chemin de fer de 185 kilomètres relie son grand port Valparaiso (qui a maintenant 145,720 habitants) à sa capitale Santiago.La République Argentine à aussi de nombreuses lignes construites ou en construction.Le continent australien fait le même progrès : la colonie de Queensland a 400 kilomètres de voies ferrées.Dans la Nou- velle-Zélande-\u2014cette Grande-Bretague des mers du Sud-\u2014c'est à coups de chemins de fer que l'on combat les remuants indigènes, les intrépides Mnoris.On vient d\u2019én ouvrir un dans le distriot où leur résistance était la plus grande, celui de Var- kato.L'Inde a d'immenses lignes qui relient ses présidences, Bombay, Madras, Caloutta, et qui se poussent par Agrab, Delhi et Lahore, jusque dans ls Pendjab, comme allant au.devant du chemin de fer qui tôt ou tard viendra de l'Europe au travers de l'Asie centrale, et réunira les 16,500 kilomètres du réseau russe au réseau indien.Voilà ce qui eat fait; mais voyons ce qui est projeté! Et d'abord ce chemin de fer même de l'Asie centrale dont nous venons de parler, connu sous le nom de projet Lesseps.Il s'agit d'établir une ligne continue de Calais 4 Caloutta, une ligne de 11,700 kilométres.8,160 kilomètres sont achevés: Is lacune entre Urenbourg sur l\u2019Oural et Peichavèér sur l'Iodus est de 3,740 kilomètres, 2,5(X) d'Orenbourg à Samarkand, 1,00de Samarkand & Pelchavér.On ferait alors le tour du monde en soixante jours.Dans l'Amérique du Nord, on étudie un chemin de fer à travers l'île de Terre-Neuve, de Saint-Jean à la baie de Saint-Georges, qui abrégers singulièrement les traverzées d\u2019Europe au Nouveau-Monde: on ira en quatre jours des ports européens & Saint-Jean, en quelques heures, de Saint-Jean à Saint-Georges, où l'on tra versera le golfe Saint-Laurent, de l'autre côté duquel on prendra les trains allant aux États-Unis ou au Canada.Un étudie aussi un transcontinental canadien.Songez qu'en 1874 les vapeurs des dix-sept lignes régulières qui unissent New-York à l'Europe ont débarqué dans le grand port américain 360,000 passagers.Dans l'Amérique du Sud, on & concédé à un célèbre capitaliste, M.Clarke, le chemin de fer transandain, de Buenos-Ayres à Santiago du Chili : traversant la chaîne des Andes, il aura 1,350 kilomètres et coûtera 150 millions.En Afrique, on pense sérieusement à un chemin de fer du Kaire à Khartoum, tout le long de in vallée du Nil, à Khartoum, c'est-à-dire au seuil de l'Afrique équatoriale, de la région des grands lacs illustrés par Baker, par Speke, par Livingstone, et où récemment Schwein- furth faisait de si belles découvertes et explorait le fleuve Ouallé, qui va probablement se jeter dans le lac Tchad, route future de la Méditerranée au golfe de Guinée ! Les Anglais ont leurs projets de chemins de fer chinois, et Sir MacDonald a tracé quatre grandes lignes, se rattachant au réseau indien et aux futures lignes russes en Sibérie.Ainsi sers conquis au commerce européen cet immense marché chinois de trois ou quatre cent millions d'habitants.Ce marché chinois, surtout celui du sud- ouest, ses riches provinces agricoles et minières du Yun-nam et du Sze-chouan, les tente singulièrement.ces intrépides commerçants \u2018anglais.Ils essayent dou.vrie des routes vers ces contrées abondantes en thés et en minéraux, par le nord de la Birmanie, notamment par Bahmo, dernier port du cours supérieur de l'Irà- ouady.Mais cette route existe par le Song- koi ou grand fleuve du Tonking.Deux négociants français, MM.Millot et Dupuis, l'ont parcourue en juin 1873, et c'est en essayant de la conquérir que s'est fait tuer récemment notre brave Francis Garnier, imprudemment engagé.! y aurait là pour le commerce français un énorme débouché.Mais il faut bien le dire, le commerce français ne profite guère de ces occasiuns ; tandis que l'extrême Orient se hérisse de maisons allemandes et anglaises, les maisons françaises y sont extrémement rares.De même dans l'Amérique du sud.Ainsi, le dernier recensement établit que sur 130 grandes maisons de commerce à Santiago, il y en à 38 anglaises, 37 alle mandes, et pas une seule française.Mais passons.Toutes ces facilités de communication donnent lieu & de grandes euravanes humaines, que mettent en mouvement bien des causes diverses.Une des principales est la misère dans le vieux monde, qui pousse les émigrants à chercher une autre patrie.La Plata reçoit 100,000 émigrants par ar.De 1868 à 1871, Mon- tévideo en a vu débarquer 94,000.Cette ville avait 31,000 habitants en 1843, et en compte cette année 105000.Trois provinces du Brésil comptent A elles seules 86,000 Allemands.Quant aux Etats-Unis, auxquels le recensement ofticiel de 1870 donne 38,513,955 habitants, ils ont requ de 1860 & 1870, 2,491,214 immigrants, et ils comptent actuellement 5 millions et demi de citoyens d'extraction étrangère et 9,134,845 nés de pères et mères étrangers.Ily & 2368000 Allemands et 3,000,000 Irlandais, Sous cet afflux, le type américain, dans ses deux espèces, le Yankee ol le Virginien, s'altère profondément.A cela s'ajoute In concurrence chinoise.Le fils du Céleste-Empire, prêt à travailler pour les plus bas salaires, s'infiltre en Amérique depuis qu\u2019on y va si facilement.On en compte déjà 70,000.)n ne le trouve pas seulement duns la Californie et dans l'Orégon, où le travailleur européo-améri- cain cherche à le repousser, et forme des ligues contre lui; mais il n'établità North- Adam, dans le Massachussetts, à Pittsburg, et, même, jusque dans la ville des taillandiers, Beaver-Fall-, en Penaylvanie.Aussi est-ce un lieu commun que de parler de l'éclosion de ces « cités champignons,.qui poussent en quelques jours dans le grand Ouest américain.Denison, dans le Texas, prairie au ler janvier 1873, était ville de 4,001} habitants au ler juillet: Galveston, aussi au Texas, à gagné en 4 ans 20,000 habitants.Le nouvel Etat du Minnesota, qui avait 76U hectares cultivés et 5,350 habitants en :1850, offre, au recensement de 1870, 75,000 hectares et 440,000 habitants.La famine aussi est une cause d'émigration: l'effroyable famine du Bengale à déterminé un courant considérable d'Indieys vers la Birmanie anglaise.Rien de plus remarquable que ls modification que le travail de l\u2019homme fait subir dlanature.Il y u là des perspectives infinies.Non.seulement il perce les chain.» de niontagnes pour unir ceux que divise le relief terrestre (tunnel du mont Cenis, du Siint-Gothard), et coupe les isthmes (isthme de Sues, isthme de Corinthe, et tôt où tard isthme de Panama), mais le voilà qui veut créer des mers et modifier les climats.Les Russes veulent rétablir l'ancien lit du grand fleuve de l'Asie centrale, l\u2019Amou-Daria ou Uxus, qui se jette actuellement dans la mer d\u2019Aral, et le forcer à se jeter duns In Caspienne, ce qui ouvrirait à leurs navires une route fluviale \u2018depuis une mer qui est à eux, jusqu'au pied des monts qui séparent le Turkestan de I'lnde, En Egypte, la mise en culture et le reboisement ont à ce point changé le climat, qu'en 1873 il y a eu vingt- deux jours de pluie au Ksire, phénomène où les Arabes voient une sorte de miracle, privilége de ls dynustio de Méhémet Ali.Entin, le capitaine Roudaire vient d'exposer un projet tendant à créer une mer intérieure sur les limites de In province de Constantine et de la Tunisie.Un simple canal de 18 kilomètres creusé dans les dunes qui séparent la partie est du Chott el-Djerid de ln mer, inondersit les bas-fonds sur une étendue de 320 kilomètres de long sur 50 à 60.de large: le climat de la province de Constantine et celui de la Tunisie seraient profondément modifiés: des torrents se transformernient en fleuves navigables ou flott«bles.L'Assemblée nationale vient de voter un crédit pour les études préliminaires de ce projet grandiose, déclaré très-pratioable par MM.Leverrier et de Lesseps.J'aurais encore bien d'autres détails à donner sur cet immense besoin de rapprochement, d'échanges et de ciroulation tant de progrès et par tant de travaux.Par ce qu'elle a déjà réalisé sous les régimes absurdes des armées permanentes, des guerres de conquête et de l'anarchie fiscale et économique, on peut du moins prévoir ce qu'elle réalisera quand ses progrès matériels suivront un régime scientifique et rationnel.Lours Asseuxe.\u2014\u2014-\u2014\u2014-\u2014 NOUVELLES DIVERSES C'est avec regret que nous apprenous que M, MeLeod, autrefois rédacteur du Journal des Trois-Rivières, est mort de consomption, le 12 courant, Nos PoRTRAITS~Le portrait de 1'Hon.M.Fournier n été gravé d'après une photographie de M, Topley, d'Ottawa : celui de l'hon, M Geoffrion, d'après une photographie de M.Grenier, de Montréal ; celui de l\u2019hon, M.La- telller, d'après une photographie de M.Liver- nois, de Québec.Le général Bmythe, dit-on, dsus le rapport qu'il va soumettre au Parlement, recommande d'organiser uns petite armée permanente de 3 régiments.On écrit de Québec : \u201cNous apprenons que la contestation de l'élection de M.Tremblay va se poursuivre activement.L'enquête est fixés eu 4 de mars prochain.\u201d Un ingénieur anglais de gran | mérite, M.William Allan, fondateur de Ia Société des in- wéniears de Londres, eat décédé à Londres.Ses confrères lui ont fait de magnifiques funérailles.A une réunion dus nouveaux Directeurs de la compagnie d'Assurance \u201c La Royale Caoa- dienne,\u201d tenae le 2 courant, J, F.Sincenne:, êcr,, & étô élu Président ot John Ostelle, écr., Vice-Présideut du cette iustitution.\u2018Voujours occupé de rompre les liens les plus secrets et les plus intimes qui peuvent relier l'Alsace & ss mére-patrie, le gouvernement prussien aurait l\u2019intention de fonder, à Colmar, un séminaire de rabbins israëlites.Aujour- d'hui, c'est encore du séminaire de Paris que le culte juif Lire ses ministres, Nous lisons dans le Chicago [ner Ocean, qu'une dame Canadienne-Françaiss de culte ville, épouse de M, Peter Webber, demeurant su No 204, Wentworth avenue, & mis au - monde quatre petites filles, duns la matinée du 15 junvier dernier.; Les quatre Laptômes ont eu lieu quelques Jours après avec d: grandes cérémonies.Le Franc Parleur nous apprend que les reli.gleuses carmélites, au nombre de huit, qui doivent ve fixer à Montréal, s\u2019embarqueront à Liverpool le 22 avril prochain ; elles seront sous ls protection de M.Thibault, néguciant de cette ville, Les MM, Allan out généreusement accordd la moitié du prix du passage à ces rellgieuses Les statistiques établissent que daus l\u2019État du Vermont un mariage sur 18 est dissous par le divorce, Or, la population catholique comptant pour un ticrs, daus cet Etat, et lus catholiques ne divorçaut généralement pas, c'est douc un divorce Accurdé sur 12 mariages protestants, en moyenne.C'est déjà asses joli ; cependant il est à noter ae le Vermont n\u2019est pas l\u2019État où le divorce eurit le plus.Le Connecticut, le Rhode Island, l'HÏinois, la Calif;rnie, ete, lui rendent des poluts sous ce rapport.L'ouverture deo In Légialature de Terreneuve n eu lieu joudi, 4 courant.Lerevenude I'année dernière s'élève à $238,000.Le discours du Trône aunouce qu\u2019une mestre va être sou- wise dans le but de faire disparaître les res.Itictions eur le commerce du bois, gui pourra être accessible À toutes personnes du dehors qui se conformeront aux règlements, Il recommande Is construction d'un chemin de fer à travers l'ile, et qui aurait son terminus au Cap Race, et pourrait devenir plus tard le polnt de départ des steamers atlantiques, A une assemblée générale de l\u2019Union Saint Jean-Baptiste de Lowell, Mass, tenue le 7 courant, les Messieurs snivante ont été élus officiers pour le semestre courant : Président, Franc.Côté, ler Vice-Préeident, H.Constantino.2e Vics-Président, J.B, Jacques.sec.-Aro, L.P.Lamothe.Assiet.-Bec Jutes Régnier.Sec.Corr., Wilfred Paradis.\u2018Frécorier, Jos.Pouliot.Aus.-Trésorier, Ed.Trépanier.Comm.-Ordonn, Nep.Phaoœuf.Ass.-Comm.-Ord., Léon LaLumière.Sergent d'Armes, Vincent Thuot.cour : A, L.Fecteau, David Lafertiles, A.auquel l'humanité cherche à satisfaire par @.Lay et J.L.Loiselle, 4 A\" 18 Fevrier 1876 rita neviGIEUEE=-Limanche ?courant, jour de la purification de Is Ste, Vierge, les parolssiens de Ste, Anne du Bout-de-l'Isle furent tAmoins d'une magnifique fête rellgleuse à l\u2019occasion de l'installation d'une statue de Notre-Dame de Pitié, don généreux d\u2019une personne qui, avant de mourir, voulut laisser un éternel gage de l'estime qu\u2019elle avait toujours portée aux citoyens de cette paroisse.Lene splendide église, décorée avuc beaucoup de goût et d'élégance, étuit littéralement rera- plie, La cérémonie commença vers duux heures et demie de l'après-midi, À cette occasion eut lieu une procession faite avec un ordre et un recueillement vral- ment édiflants et qui fut précédée de Ia bénédiction de 1a statue par le Htôv, M.Brassard, curé de Vandreuil, assivté par les R.R.MM.U, Gaudet et U.Sauvé.Le Révd.Père Gérard, 8, J, donna ensulte le sermon de circonstance ; le célèbre prédicateur sut comme toujours se tenir à ln hauteur de sa renommée.Il prit pour texte: Zeoté qui lugent, Blenheu- reux ceux qui pleurent, et il fit voir ea peu de mots, avec son éloquence ordinaire, la vérité de ce texte.Le tout fut couronné par le salut solennel du (très Saïnt-Sacrement, pondaut lequel Mlles Axelle et Octavie Bastien, qui avaient été chargées de diriger lu chœur, permirent d\u2019admirer une fois de plus leur rare talent musical.Cette belle fête, qui ne laisse rien à désirer sous tous les rapports, fait grandement hon- neurau pasteur de Is paroisse, le Révd.G.Chevrefils.Il est rumeur que le gouvernement à Vin- tention de pousser les travaux du chemin de fer du Pacifique dans ls direction de Bute Jnlet aussitôt que possible, Il estobligé, vu que les explorations dans la Colombie sont terminées, de dépenser au moins $2,000,000 par année sur le chemin de cette Province, et de compléler is ligne du Inc Supérieur à Esquimault, pour 1890, SOCIÉTÉ irALIENNE\u2014Les Îtalien résidants à Montréal, ont fondé une société qui duit, sous peu, demander au Partem: nt un acte d\u2019incorporation.Ils ve sont réunis lundi, 8 conrant, et les messieurs suivants ont été ous utticiers pour l'année courante : Président: M.Augelo Gianelli, consul d\u2019L- talie, Vice-Président : M.Dominico Spinelli.Secrétaire-Général : M.Carlo E, Bolchini.Vice-Président : M.H, Roetti.Trésorier: M, Giuseppe Gianelli.Conseillers: MM, @.Baccerini, C.Mariotti, P.Filippi, A.Rasiva, A.Boltino, A.Ferabini, A.Custelletti, C.Nissini.LE sévATEUR FABRE.\u2014Lo- journsux de Québec rendeut compte comms suit de la manifestation faite en l'honneur de la nomination au Séuat du rédacteur de l\u2019Ævénement : Lundi dernier, 8 courant, des journalistus et des littérateurs du Québec donniient un dé- Jeuner à M.Fabre, à l\u2019occasion de 83 numina- tion comme sénateur.Principalemen! composée de Ilttérateurs et de journalistes, ls réunion avait un caractère particulier, original, et on ne peut pius charmant.li va sans dire que la causerie, les répartir» ont été saupoudrées tout 16 temps du sel attique le plus fin.Le déjeuner à eu lieu au club Stadacons, à 11.30 heures.Le Dr.LaRue fut appelé à le présider.AM.8.Lessge occupait la vice-présidence.Etaient présents : MM, Marchand, G°rin et Lapyçelier, députés à la Chambre Locale ; MM, LeVasseur Evénement ; Decelles, de le Minerve ; D lagrave, du Canadien; Cary, du AMercury ; C.W, Massiah, de la Glazeite, de Montréal ; M.W.Luslie Thom, du Morning Chronicle ; AM.Marmette, Buies, Auger, Globensky, Ed, Huot, Charlebois, Dr, dimard, G.LaRue, Le menu se comporail de Beefstack au benrre @Anchois ; Salmis de Perdrix aux truffes ; Ortolans en pupillotes ; Omelette sux coufi- tares ; Sardines, &c.; Bordeaux et Sauterne.Après les tonsts portés au nouveau sénateur et à ln presue, la compagnie 5e sépara gaie et joyeuse comme elle était venue.A 2.30 heures les membres da comité de la presse ont présenté à leur vrésident, M.Hector Fabre, une adresse fort élugieuse.La réunion était présidée par l\u2019Orateur de PAssmemblée Législative, l'hon.M.J, G.Blanchet, M.Fabre répondit à l'adresse et fut suivi de MM, Decelles et Thom.M.Langelier proposa ensuite la santé de l'Orateur, qui fat acceptée avec plaisir.Une dépêche spéciale de Québec à ls Minerve mande que les plaus des édifices publics ont été déposés au bureau de l\u2019hon.M.Garneau, Minisire des Travaux Publics.Ces édifices formeront un vaate psrallélogramme et s'élà- veront sur l'en:placement des anciennes on- sernes des Jésuites.C\u2019est daus cette bâtisse que les deux Chambres du Parlement Provinc tiendront leurs séances.Les différents départements y seront ausei Anstallée.Les nouveaux édifices, qui seront en style Renalsauce modernisé, auront deux osat IE Plage où6 ds pooparés par MM, Eogite per 3 Tackhé ot Delorme.L'OPINION SEMAINE POLITIQUE Comme il était aish de le prévoir, les débats du Parlement Fédéral attirent l'attention générale et jettent dans l'ombre les derniers éclats de notre Chambre Provinciale.A Québec, d\u2019ailleurs, les questions importantes sontépuisées; l\u2019ordre d'amener à la barre de la Chambre les témoins récalei- trants sommés par le comité d'enquête de l'affaire des Tanneries, a été déclaré illégal, inconstitutionnel et nul, par Son Honneur le Juge Ramsay.Cet inoident clôt forcément l'enquête, et il ne reste plus qu'à attendre le rapport.L'événement sérieux du jour, celui qui préoccupe de fugon bien différente notre monde politique, c'est la résolution du premier Ministre, M.MoKenzie, concernant l'amnistie à accorder aux personues compromises dans les troubles du Nord-Uuest.Cette résolution, document officiel, qui servira de pièce au dossier devant I'histoire, demande nécessairement à être connue ; aussi la donnous-nous in extensu, tnalgré sa longueur.Voici le texte mème : « L'hon.M.McKenzie :\u2014Que d'après les témoignages rapportés à cette Chambre, le comité nommé, durant la «lernière session, pour s'enquérir des questions soulevées par les troubles du Nord-Uuest, il appertque fou Sir George Cartier, ministre de la miljee et de la delense, et agissant, durant ls maladie de tir J.A.MucDonuld, comme ministre de lu justice, comme chef du gouvernement et comme représentant le dit gouvernement dans ses négociations avec les délégués du Nord-Uuest, en ditfé- rentes circonstances, a donné à diverses personnes distinguées du Nord-Ouest, entre autres, à l'Archevêque Taché, au père Ritchot, à l\u2019hon.M.À.Girard et à l'hon.J.ltoyal, l'assurance qu\u2019une amnistie complète serait accordée parle gouvernement impérial pour tous actes commis par toutes personnes quelconques durant les troubles du Nord-Uuest, et a demandé que cette \u2018issurance fit communiquée, comme elle l'a été aux parties intéressées.Que, d'après les mêmes témoignages, il sp- pert de plus que l'envoyé du gouvernement Canadien, l'Archevéque Tuché, agis- sunt de bonne foi dans ls croyance qu'il *\u201cait autorisé à le faire, ussura de fait au peuple du Nord-Ouest que le gouvernement impérial accorderait une telle smnis- tie; et que le gouvernement Canadien ne communiqua au peuple auoun désaveu de cette uction.: « Que d'après les témoignage
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