L'Opinion publique, 17 juin 1875, jeudi 17 juin 1875
[" \"VoL.VI\u2014No.24.AVIS AUX AGENTS DE « L'OPINION PUBLIQUE » M.C D.Thériault, employé de notre maison, partira ces jours-ci pour aller visiter les agences de la Province de Québec, Nos agents sont instamn- ment priés de faire payer immédia- ment tout ce qui nous est du dans leurs districts respectifs, y compris le semestre courant, et de se tenir prêts à lui remettre les deniers qu'ils auront en caisse pour le journal.Un certain nombre d'abonnés nous doivent deux ans, quelques-uns même trois ans et plus d'abonnement.L'administration exige la rentrée immédiate de ces arrérages, attendu qu'après le ler juillet prochain, le journal sera discontinué à tous ceux qui nous devront plus d'un an.= \u2014\u2014e-\u2014 LE TOURNOI DE SAINTE-CROIX En ces temps d'individualisme grossier et d'intérêts sordides, il était réservé au Bas-Canada de ressusciter pour un jour, : l'occasion d'une lutte nationale, les mœurs béroïques d'un autre âge.Les descendants des preux de la visille France ont conservé vive et entière l'admiration pour ces combats singuliers où le sourire d'une belle est le prix décerné à la valeur ; l'amour de ces fêtes brillantes dont l'éclat et le luxe attirent La foule.Les habitudes de la vie moderne, bien queles motifs de ces spectacles soient restés les mêmes, ont malheureusement modifié le théâtre, les costumes ot jusqu'aux jeu des seteurs de ces pièces militaires.Jadix, arborant sur ses armes, sur le ca- on de son cheval, les couleurs de sa ui © sur son écu, sa devise, l'on combat- ( pour défendre son honneur ou proola- mer à nulle autre pareille, sa grâce et sa a Aujourd'hui, la politique a rem.l'idéal de la chevalerie.Aussi, l'on te brise plus de lames dans une lice ; l'on roe bole plus les rubans et les bande.h ona comme, en amour, la fidélité, défend nce sout restées des vertus, l'on * Dame a l'aide de ln parole, à force Preuves et d'arguments.C'est prosai- Te, mais moins dangereux.Incidence bizarre, les deux chevaliers Ont accepts de vider leur querelle eu Mape-clos, c'est-à-dire de prourer cha- qui Che; MONTREAL, JEUDI, 17 JUIN 1875 | : eun que leur Dame est la plus parfaite et ! Nos chevaliers modernes ont fait revivre la plus belle du monde, appartiennent dans ls rencontre de Ste.Croix les divers précisément à l'ancienne noblosse du pays ; et le titre de très-hauts et très-puissants barons De Boucherville et De Lotbinière, ne blesse certainement aucune oreille.La Dame des pensées du Sire de Boucherville est une drmoiselle de très-haut lignage, blonde mélancolique, aux yeux bleus de pervenche, avec des cheveux noirs, portrait vivant de sx trisaïeule : celle du seigneur de Lotbinière est une simple vassale, benuté piquante aux che- | veux rouges feu, et quineressemble a personne, \u201c Depuis longtemps, il n'était bruit dans les châteaux et les glèbes de la contrée i que de la beauté de ces'châtelaines, prétendue sans égale par leur époux respectif.Or, comme à la plus belle devaient être adjugés de vasies domuines et de riches pré- i sents, on convint d'un jour pour décerner | le prix de la besuté à l'épouse du plus vaillant des deux champions.A la place du héraut vêtu d'une cotte d'armes sans manche, en velours violet et rehaussée de lis d'or, qui embouchait la trompe et, proclamant le cartel de son maître et seigneur, jetait en signe ce déti le gantelet couvert d'écailles d'acier, c'est le héraut de notre époque, le Journal, qui a porté le cartel.| L'Ecénement n jetté le gant, le Courrier du Canada l'a relevé.La date du tournoi aété tixée au 6 courant et le lieu, à Ste.| Croix, aprnage du comté de Lotbinière.Le ban ayant été publi\u201c à son de trompe, au jour dit, on aurait, autrefois, vu les ; routes couvertes de cavaliers pe-amment armés, de barons portant le haubert, de chevaliers bannerets couverts du heaume, d'écuyers, de varlets.de suivants d'armes, de nobles dames montées eur de fringantes et dociles haquenées, puis la foule des vituins, suivant ce cortége jusqu\u2019à la ! barrière fermant la lice, laquelle ne s'ouvrait qu'au signal du plus ancien des diseurs, juges du camp.Le 6 juin, lnin de voir les campagnes couvertes de ces troupes d'hommes, elles pa- ! raissaient désertes ; mais le fleuve en retour entendait gémir et voyait écumer ses flots ! sous les proues des vapeurs National, Ste.Croix, St.George, St, Antoine et L'Etoile.Ici point de onmtes, de barons, de vassaux suserains, de gracieuses châtelaines escor- ! tées de leurs pages, ni de bandes de vi- , lains, mais une population active, intelli., gente, industrieu-e, qui venait assister & ln lutte, juger de coupe et décider du ! mérite de Ia cause.exercices des anciens tournois.Ain-i, MM.De Boucherville et Joly nous ont donné le spectacle d'une joute, c'est à- dire le combat de deux chevaliers, qui, la lance en arrêt, courrent l\u2019un contre l\u2019autre, cherchant à se faire vider les arçons.Nous avons eu également deux Réhour- dis, siéges simulés où les deux partis assaillent et défendent tour à tour une espèce de citadelle de bois.Ici, la place fortifiée c'est le gouvernement local.Il y a eu ensuite une passe d'armes; c'est À-dire qu\u2019un chevalier a choisi son terrain, y aplanté sa bannière, et, se mettant enidé- fense, n'a permis à quiconque de traverser son pas sans combattre.li vasan« dire que les armes dont on s'est servi, ont êté, suivant la coutume, courfoises et grucieuses : cannes, bâtons, lances sans fer ou à fer rabattu, épées sans tranchant, toutes differant de celles appelées armes à outrance, dont en fera usage en un prochain tournoi, qui, cette fois, sera décisif et sans appel.Les diseurs ne seront plus des privilégiés choisis parmi les plus anciens et les plus nobles chevaliers, mais la foule des spectateurs dont le verdict secret prononcera entre les combattants, et proclamera qu'elle est la plus gentle et la plus belle d'entre les deux Dulcinées que se dispute le Bas-Canada.Dans la province de Québec, on aura beau pen-er et dire, parler gouvernement constitutionnel, droits politiques, liberté individuelle, etc, toutes choses fort respectables, d'ailleurs, mais à chaque fois qu'il s'agira d'un combat singulier, d\u2019une de ces rencontres où la valeur personnelle, le courage et l'adresse décident, les vainqueurs, en vertu des qualités natives de la race et «les traditions nationales, auront toujours pour eux les hurrahs des spectateurs ! Quinze jours encore, et le pays saura le résultat du fameux tournoi de Ste.Croix.A.ACKINTRE.-__\u2014\u2014e Pr bn pou re danger que nos maîtres avaient à craindre.Un petit peuple menacé dans son autonomie espère en la Providence, et la Prori- dence suggère des embarras à pe juste à point pour lui faire lâchet prise.Cette politique des faibles est toute-puissante.Bensauix SULTE.(A contéauer) _\u2014___ Résamé de l'Histoire de la Géologie La géologie est une science toute moderne; ellen'n été constituée définitivement que depuis un de mi-siècle, On trouve dans les onvrages de plusieurs philosophes «t poëtes de l'antiquité, des notions parfois exactes sur lis problèmes géolrgiques.Xénéphon de Colophon, qui flo- rissait l\u2019un 8535 avant Jésus-Christ, attribuait Ja présence des coquilles trouvées dans le wir de la terre A ce que votre globe avait jadis été couvert par les eaux.Hérod 45 ans avant Jésur.Clirist, argumentait des coquilles rencontrées dans les montagnes d'Evypte, pour établir que cette contrée avait 416 ancienue- ment un golfe de la mer.Aristote avait fait des observations sur plu-ieurs phénomènes géologiques de la plus laute Importance, comme le comblement des rivières, la formation des deltas, l'élévation de certaines con- tréer par l'actio : volcanique, la convertion de la mer en terre, et de Ia terre en mer.Le géographe Strabon, qui vivait l\u2019an Ler de notre ère.cepousse l'hypothèse de In diminution et du retrait des mers, Avancée par Xanthus de Lydie, pour expliquer l'existence des coquilles fossiles à de grandes hauteurs « t à dre distances fuit éloignées des mers actuelles ; 11 l\u2019attribue hardiment à des sorlèvements et à des abais- «ements des continents cux-rodmes.Lucrèce, 40 ans avant Jésus.Christ, ¢it : qu'avant l\u2019ap- jarition de l\u2019homme ct des animaux actuellement vivants à la surface de la terre, celle-ci avait produit des êtres extraordinaires et des végétaux de d mensions colossales.Uvide, coutempora n de Strabon, dans le passage du 15+ livre de ses Nétamorphos'a, où Îl explique le aystème de Pythagore, fait unetrès-curleuse & umération des principaux phénomènes qui teudent à modifier la surface de la terre.Justin, à qui nous (levons la conservation de plusieurs fragments intéressants de Troque-Pompée, semble adopter l'opinion de cette historien rela- tiven.ent à l'origine ixude de notre petite pla.vite, En conséquence, il pense que le refroi- dirsement ayant dû commencer par les pôles, ce sont les Scythes qui onl é1é ics premiers habitants de la terre, A lépoque de ls Renaissance, Is question \u201cen coquilles fussiles fut agitée parles savante.La plupært toutenaient quelles étaient le ré- rultat du déloge ; d'autres affirmaient quelles élnient des jeux de la nature (luz matwa), quelles devaient leur origine aux étoiles, etc, ete.; un petit nombre seulement, tel que Léonard d: 1 iagi (en 1500), penrsient qu'elles etaient des restes d'animaux qui avalent vécu aux lieux mêmes où cn les rencontrait.Fra- castor (eu 1517) soutint énergiquement es tte opinion, et montra qu'on ne pouvait attribuer la présence de ces débris au déluge biblique, d\u2019abord, parce que ce dernier ne fut qu'une non ation passagère et de peu de durée, et ensuite parce que les eaux du déluge sauraient bien pu sirperser des débris semblables à la surface du +ol, mais n'auraient pu lee enseve- tir dans les couches is plus profondes des mon'agnes.Berrard Palissy (en 1575) établit que lex caquillages marins ne peuvent avoir êté tranapurtés au lieu où on les trouve, attendu la conservation parfaite de leurs «pines ot de lenis eppendi-vs los pins fragiles, et que, par couréquent, les teres qui les renferment ont été anciencement rrcouvertes par l'océan.Fa- bio Colonna çen 1626) distingue ces coquilles en marines ei ftuviatilles, en genres et en es- pices.En outre, li fit voir que les dents frouvées avec ces coquilles sont, non puist lex dents de serpents comte on le supposait avant lui, mais bien des dents de sgurles OÙ requins.Sténon (en 1670) affirma le prmier que La forsiles v/g taux sont lus restes de plantes au trefois vivanten, et que Ia formation des mon- tagnen ext postérieure à la création de la terre En 1693, l'illuatre Leibnits, dans son /'rotoyæ 1, avance l\u2019hypothèse hardie de l\u2019incandescence primitive de notre ; lanête, et de son refroidissement eub: équent.Hooker (en 1726) émit les vies les p'ua ingénieuses aur le nature organique dus fosailes, l'extinction dus espèces, la température tropical- dont jouirsait autrefois notre globe, les effets de action voles.nique, les roulèvements et les affaissoments de In terry, etc, ete.Bwedenhog, dans wes (Ks.ores philosophiques ot minérulogiques (en 1735) avanca un grand nombre d'hypothèses ou de foits remarquables : la théorie nébuleuse du systémo solaire, la fluidité primitive de notre planète, Is succession des divers grouper d'u- biwaux et de planètes, etc, etc.Moro (en 1740) se fit le cham, ion de l'action des causes ignées, auxquelles il attribue l'élévation des n'outagaes «t dew divers autres phénomènes = 17 Juin 1875 fotos nes.Marsili (en 1740 es fogsiles ne sont A distribué ane.due mals par groupes de genres, fait qui beats après, fet mieux établi par Donati.On dt Guettard (en 1782) l'exécution des promiè A cartes géologiques connues, ajus que dey poy servations exactes et suivies sur lus vole éteints de l'Auvergne.Targioni (en 1350 démontra que les éléphants fossiles déceave 4) dansdiveracs parties do Italic avaient autrofoi, vécu dans la péniosuls mêtne, et Arduins (es 1759) clnssa premier lus roches eu eo primaires, secondaires et tertivire, La mèm année, Lehman, directeur des mines ch Pinas, établit une classification semblable.Tandis que Boffon (en 1780), au milieu d'hypottèss aussi aventureuses que brillant «, devinait parfois les révolutions succcbaives qu'a vubivn notre planète, Pallas, Weruer, de Snusure Deluc, Solduni, etc., etc, en re bornant à l'ol «rvation pure et simple, travaillaient à élever la géologie au rang des erences Prive Toutefois Werner voulut prétuaturémeent à-ti.fler un système embrassait tous les phivo mènes de ls géologie.Dans ce système, qui jouit longtemps d'une imuwense popularité l\u2019eau est considérée comme l'agent universel : toutes les roches, de quelque nature qu'elles soient, depuis l- granit jusqu'aux couvbes les plus modernes, sont des dépôts aqueux : quant aux volcans, ils sout de «ute récente et n'ont joué aucun rôle dans l'histoire ancienne de ta terre.De là les partieans de Werner tuiept appolés Neptumiens ou No ptumistes, et fun aj.pliqua la denomination de Vuleanr ne on Viol.canisles AUX géolugurn qui attiibusicnt à vor 1aines roches une origine ignee.Cer derniers se rangesient sous la bannière du do: terr Hai- ton, dont la théorie plutonenne peut ve tisser dans ces truis propositions: le.Lis rocli 8 le: plus anciennes sont des produite dérivés des ruines d'autres roches qui exi-tsicnt avant elles et qui ont été vétruitee, surtuutépar l'action lente des causes atmosphériques; ces detiitue ont (té entraînés par les fleuves jurquà l'O céan, s'y sont stratitiés, au gout ensuite consolidés sous l\u2019action de la chaleur centrale de la terre, of, plus tard cnfin, ont été souleves ot fracturés par la mémo force ; Ze.Les roche.métauorphiques (du grec métutrans, ct mo ; , forme, c'est-à-dire roches transformices) élaiett a Vorigine des depots rédimet taires, semblib on aux terrains sciondaircs; wa ehos out cle modifiées par l'uction longtemps cottinnge de le chaleur, de façon à prendre Paspoet ote tallis- qu'eiles nous offrent aujourd'hui ( 4 gneiss dex Laurentides) Be.Le granit etait à l'état de fusion igué lorsqu'il a cristaliieg, cette cristailisation s'est opérée gous une prix slon et une chaleur considérable, En d'autres termes, suivant tlulton, le granit a ét.fondu parle feu à de grandes profondouss dans ia terre, ot il œ'est refroidi sous \u2018Une : reesion ni énorme, que lus élements gazeux qui en'rai nt dans eu compurition t'ont pu s'échap; er, ot qu'il & pris uuo texture cristalline.Au commencement de ce siècle (en 111, les découvertes admirables de @ Cuvier dou- Dérent aux études géologiques un cractere de vigueur et de précision qu'elles n'avaient pu acquérir jusqu'alors.En ettet, la détermination exacte des espôces animales él Lick, print au guologue u'etablir la chronologie positive des divers turraita «4 des différentes toms.tions, «t de connaître leur âge respectif, u nobstaut tous les boulevirsvments dont !a croûte de la terre & été le théâtre Aux dide- reute âges géologiques.; Bien que le célèbre Antoine dr Jusarr cit déjà, au siècle auparavant (vb 1705), siguale les différences qui existent entre les débris ve- gétaux trouvés dans les bouillières ot les es pèces actuellement vivantes, ami que Jeur Anologis Avec la flore dus regions tropicales, les gévlogues avaient négligé cette source abondante de documents précieux que ls nature leur offrait clie-même.Ce fut seulement après les travaux de\u2018 Cuvier et u l'exemple du célèbre naturaitste que l\u2019on comprit que la botanique devait et pouvait concourir su môme but que la wok gle, A partir de ce moment, lu Réviogr ne pas cessé du m .1cher d'un pas bal ct ausuré dans Ia voie des découvertes, car désormais elle repueait «ur ces bague solides vb avait 1115 un rang éminent p«rmi les «ctences d observa tou.T1 est impossible d'énumérer ic breux et F marquables travaux qui, cu queante ans, ont porté ls géologie au degre perfection où nous In voyons aujourd'hui.nous suffira de citer, parmi les hommus AGX- vels lu Science est le plus redevable, eù \u2018rance, Cutdicr, Alex., ot A.Brougniatt, Iie de Beaumont, Dufrénoy, d'Omslius, Bros batt de Villier, Cone'snt Prévost, Beudant, \u2018! Verneull, Alcide d'Orbigny, Rivière, Fournet, d'Archiac, Boud, ete, eto.; en bullet Buckland, Lyell, Bedgwick, Murchison Jo > Béche, etc., etc ; en Abiamigns, Al de ae boidt, Léop.de Buch, Keforstrin, de Leo hard, etc., etc.; en Suis, Studer, Phares Pictet, Agassiz, cto, otc.; aux Etats-Unis, ne Dr.Emmons, Mather, Va uxem, et, re \" Canada, Bir W.E Lo:sn, A.R.( se V A.Murray, E.Billings, M.Bichardees à Bell, le Dr J.W Dawson, Vennor, y Mathows, etc, etc, Du, J.A.CREVIER; Médecin naturaliste de Mo (À continuer) i les nome depuis cin ntréal- \u2014 ° 17 Jon 1876 L\u2019OPINION PUBLIQUE 285 mE \u2014 fantaisie, une boutade de chron; \u201cyal aussi parmi \u2019 CAUSERIE DE QUÉBEC quête de sujets intéressants.es ont HISTOIRE NATURELLE dato rues celle To matinée de sor heureux, à la manière de cette dame esti- \u2014 tembre où Je pris me première Qrive, bee Li GRIVE DE WILSON of vaste et si inespéré que a bord.pu 0 vue Les familles qui ont changé de logement er de mai commencent à se faire leurs nouvelles demeures, après avoir presqu'oublié les ancionnes, tant la mémoire des hommes est courte.Chaque année, ou tous les deux ans, la même chose se renouvelle.On quitte un appartement rempli d'imperfections pour en prendre un autre dans lequel les perfections abondent.On avait là une vue bornée, Une cour étroite, des chambres trop basses et mal éclairées ; ici, l'œil dé- œuvre des perspectives immenses, ls cour a presque les proportions d\u2019un jardin, les étages sont hauts et les fenêtres pleines de jumiére.[1 est vrai que les tapis ne conviennent plus, qu'il faut renouveler une partie du mobilier et augmener le domestique.Mais qu'est-ce que cela en regard des avantages incomparables qu'ottre le nouveau local ?Pendant six mois on voit tout en rose ; puis.au bout de ce temps, les objets commencent à perdre beaucoup de leurs charmes.Un trouve une foule de petites imperfections tolérables d'abord; et qui, un peu plus tard, deviennent des défauts insupportables.Un n'avoue pas encore qu'on déteste la nouvelle maison, mais on laisse entendre discrètement qu'il y aurait peut-être moyen de trouver mieux pour l'année prochaine.Un était habitué au marteau et or à maintenant une sonnette qui casse les oreilles.Les escaliers sont trop longs et madame a les jambes fati\u2019 guées : d'ailleurs, un enfant qui roule du haut en bas n'a pas la moindre chance d'en revenir.La cuisine n'est pas de plain pied.et l'armoire-montante que l'on ambitionnait depuis ei longtemps, est devenue up objet d'horreur le jour, ou plutôt la nuit où monsieur, en cherchant le boire du petit, a été précipité dans la cuisine, surisque de se faire guillotiner.Il me faudrrit plusieurs chapitres pour inscrire le détail des griefs qui naissent chaque jour.Aussi, dès l'aurore du premier février-\u2014 chacun sait que cette aurore n\u2019est pas très- matinale\u2014on ost sur la rue, l'œil au vent pour découvrir les nouvelles affiches.Chaque écriteau est lu, analysé, commenté.Un visite partout, de la cave au grenier, sans que les jambes se plaignent; on scrute tous les coins, les placards et les garde-robes.Un s'informe des causes quichassent les locataires actuels, et, si elles ont yuelque valeur, on cherche à l'atténuer.On forme des plans pour obvier aux inconvénients et tirer le meilleur parti possible des avantages.Un mesure les fenêtres et la superficie des planchers ; on place, de l'œil, les meubles et les cadres.Ici sera le fumoir, là, la chambre de cou ture, et, tout à côté, le cabinet où bébé fers son somme journalier.Tout le monde te verra et sera content.Le bruit agréable de la machine à coudre empêchers le papa de dormir après diner, ce qui est une habitude dangereuse pour la santé, et ennuyeuse pour les gens de la maison.La cuisine ouvre sur le réfectoire : on pourra te passer de Marguerite et ne garder que Marie, ce qui sera une économie notable.Bret, toutes réflexions faites, ou va signer le bail, et, pendant les trois mois qui suivent, on ne vit que de plans et de projets.Un ordonne, on décommande ; On organise, on défait vingt fois les mêmes choses.Enfin, on met le pied dans le Bouveau paradis et l'on n'a pas de termes user Forts pour louer toutes ses perfections jusqu'au jour fatal, inévitable, où l'ad- Riration tombe comme la feuille d\u2019au- tomue pour faire place à l'indiflérence, rameau desséché de nos affections.- y à une foule de gens qui croiront que \u2018jue j'écris ict est une broderie de pure su promi mable qui ne comprenait pas comment on peut mourir de faim quand Is première boutique venue étale dans ses vitrines du pain et des gâteaux d'excellente qualité.Ils sont propriétaires ou locataires à long terme.Ils sont les plauètes dont nous sommes les satellites.Ils ne connaissent pas nos chasses aux logis et nos migrations.lls ont leurs terriers qui leur restent, pendant que nous sommes obligés de construire tous les ans un nouveau nid.; S'ils savaient, pourtant, combien cette inconstance forcée nous coilte cher et combien de déchirements nous cuusent ces ballottements continuels de notre existence ! Ceux qui possèdent des demeures fixes ont le culte et lareligion du souvenir, qui nous manquent ou nous échappent.Chaque pièce de leur maison est une page sacrée de leur histoire intime.Ici, un aïeul vénéré à rendu paisiblement son dernier soupir en bénissant toute ls famille agenouillée autour de son lit.Là, le premier-né vu le jour et reçu les premières caresses maternelles, ces caresses dont rien n'a jamais égalé la douceur.C'est dans cette chambre qu'a eu lieu la première séparation, lorsque le fils aîné est parti pour défendre Is frontière moñnoée.nières lueurs du jour, et sans prendre le tempa d'allumer ls lampe, c'est près de cette fenêtre qu'on a ouvert, d'une msin tremblante d'anxiété, la lettre datée du camp, laquelle, heureusement, ne conte- naît pas de facheuse nouvelle.Cette eloi- son, qui divise une grande pièce, a été abattue le jour où un déjeûner a fêté le mariage de la grande sœur : fête mélée «le conten: tement et de regrets, de joies et de douleurs, comme toutes les choses d'ici-bas.Plus tard, c'est près de cette cheminée que le grand-père a raconté à son petit-fils la fameuse bataille de Châteauguay.Le bambin s'est endormi avant la fin de l\u2019histoire, et le dernier coup de canon, tiré sur les Américains, n'a pas été assez fort pour le réveiller.Puis, à leur tour, les pères et les mères, devenus grands-pères et grandes-mères, sont disparus pour faire place à une nouvelle génération qui s vécu sur le théâtre de leur existence et s'est inspirée du souvenir de leurs vertus, Chicun a foulé ainsi le même sentier béni et familier, soutenu dans le bien par des exemples reçus ct l'exemple à donner.C'est de cette manière que l'histoire et les traditions ont 616 créées et conservées pieusement dans le sanctuaire de la famille, cette arche sainte qu'ure maun étrangère ne devrait jamais violer, dont un wil profane ne devrait jamais sonder les secrets.Et nous, pauvres noma les, où est notre histoire, ol sont nos traditions ?sur des feuillets exposés à Lous les regards, foulés par les pieds de tous les passants ; sur un sable où une vague a etlacé l'écriture de nos dévanciers, et où la vague suivante viendra faire disparaître ls nôtre.Nous rions souvent, et sans le savoir, dans une chambre où d'autres ont pleuré la veille ; nous dansons sur un parquet que, le jour précédent, les pas de la mort ont ellleuré.Notre joie eiface les larmes des autres, comme leurs sourires peuvent naître là où nos pleurs ne sont pas encore réchés.Heureusement que nous ignorons ; car si nous savions, nous ne pouions pss vivre.Et, maintenant, croyez-vous que nous n'ayons pas droit à quelque indulgence, à quelques ménagements ?Essayes de notre vie, et vous vertes si, après l'avoir conutie, au lieu de nous blamer, vous ne vous sentires pas plutôt portés à nous plaindre et à nous excuser.Narorkon LEcENDLE.Au der- | (Tawny Thrush ; Wilson's Thrush ; Viery) J'ai dit ailleurs que la famille des Grives avait fgit le désespoir des naturalistes de l\u2019Amérique.Cette Grive à dunné, su commencement du siècle, lieu à bien des contradictions.Wilson l'avait confondue avec la Grive des bois ; Vieillot l'avait prise pour la Grive solitaire.\u2018l'out blen douée qu'elle soit, ce n'est pas un artiste aussi accompli, un musicien aussi savant que la (rive des bois ou même Is Grive solitaire.Mais alles entendre, par une tiède soirée de mal, le maestro perché à la cime d'an érable, lluminée des derniers rayons du soleil couchant, et dites-moi si! vous pouvez résister au charme de cette vibrante mélodie, si simple, ei douce, si limpide | Est-ce bien un oiseau qui chante?qui nous annonce que le printempe est de retour, le temps de s'ai mer ?ou bien cat-ce un lointain écho de ln forêt, porté sur l'aile du Zépbir ?Le peuple, fui, dira : \u201c C'est la flûte \" où : # c\u2019est le haut- Lois\u201d Le peuple, ce n'est un naturaliste ! c'est mieux, quand il a'sgit d'apprécier le son, c'est un poète par la diction.Le parcours (ls cette Grive est maintenant bien déterminé, grô-e aux progrès de la science.On l'a vue à Halifax, à Québec, aux \u2018Frois- Rivières, à Hamilton.Je puis en parler en connaissence de cause.Jamais dans le concert ornithologique que mai et juin, chaque pribtemps, me redonnent, la Grive de Wilson n\u2019a manqué de faire sa partie, depuis seize ans que je réside à Sillery.Au moment même où j'écris (23 mai 1875), la brise du soir m'apporte an chanson flutée, des bouleaux argentés et des érables qui ombragent le ruisseau Helle- Borne.La Grive de Wilson arrive à peu près uns semaine sprès Is Grive solitaire.Les écri- vaios les plus accrédités des Etats-Unis lui assignent pour patrie, pendant l'été, tout l'est da continent, d'Halifax au Fort Bidger ; au nord jusqu'au Fort Garry.Sa présence a été constuté# à Cuba, à Panama ; l'hiver, elle a été vue au Brésil et à Orisaba.On n\u2019a pas découvert son bid au sud de le Pensylvanie, Sa nourriture consiste en insectes qu'ell» happe parmi les rameaux des arbres, et en Termisscaux qu'elle déterre dessous les feuil- es.Oiseau timide, nature délicate, c\u2019est une amante des solitudus bocagères ; alles Is chercher daus tn ravin bien ombragé où serpente un filet d'eau vive.Elle élira mêm-, si on ne ls dérange, domicile dans un q sartier du parc ou du Jardin ; et elle y reviendra chaque printemps, y élever 88 famille.Son ramage.savs être régulier, est agréable : c'est un sifflement prolongé, mélancolique ; elle clora son thème musical par des coups d'archet aigus, Le j'urne lui suffit pas, elle mâlers es mélodie aux heures silencieuses du crépuscule, lorsque les ombres descendent des montagnes.Nos voisins le nomment la Veery, parce qu\u2019elle semble répéter : Ve-e-ry ! Ve.e-ry ! Ve.e-e-ry 11 Vee-ry 11! les deux der- Dières notes, émises avec douceur et en affai- blirsant, semblent être l'écho des premières.Elle confiers son vid quelquefois à des broussaillcs, jamais à la fourche d'un arbre ; entre le nil et le sul, elleamoncellera des feuilles sèches.Elle couve sssiddment ses œufs : si on la furce de déguerpir, elle d\u2019éloigne en silence, «t revient dès qu'elle peut.La première couvée à lieu au commencement de juin ; la seconde, un plus peu tard.Le vid, structure bâtie à le hâte, sv compose d'écorce, de feuilles sèches, de filamunts ; la doublure intérieure est en hurbes et en feuilles moi les destéchées.Bes œufs, au nombre de quatre, quelquefois cing.sont d'un vert uniforme, nuancés de bleu.Diamètre : Ÿ x 46 d'un pouce.Le dessus et les côtés de Is tite et du cul de cett grive sont d'un rouge brun clair presqu'uniforme avec une tendance à l'orange sur Ia couronne de la tête et sur la queue.La poitrine e: le col sont semés de jaune-brun pâle ; le ventre blanc, les côtes de 1a rge et le devant de la poitrine sont maculés de points bruns triangulaires.Ses tibias sont blancs ; Ia mandibule juférieure est brunâtre.Les lores sont cendrées Longueur, 7.50 ; de Vaile, 4.25 ; de la queue, 3.20.LA GRIVE SOLITAIRE (Hermit Thrush) Le grand ornithologiste Toussenel parle en termce ravissants des grives de France : \u201cLa Grive, dit-il, c'est la joie du printemps et In joie de l'automne | Ses chants d'amour qui déscendent le matin et le soir de la cime des gr.nds arbres, dès les premiers soleils, sont la vraie harmonie printanière des forêts.J'ai souvenance aujourd'hui, comme des houres les plus roses et les mieux employées de ma première Jeunesse, de celles que j'ai passées à entendre cette Grive dans les grands bois, par ces douces soirées de mars au temps où le deuil est encore sux rameaux dé- poulilée des hôtres, mais où déjà la aève d's.mour circule activement dans les veines de tout ce qui à vie, où de larges bouffées d'air tiède saturé de senteurs tmlellouses, s\u2019exhbalent par intervalles du eoi et trahissent le travail souterrain du printemps.cher de le considérer te éclatante de la faveur du ciel, et, plus tard, de le mettre en vers, en vers latins s'entend, car je n'ai jamais su rimer qu'en cette langue.Comme la situation d\u2019une Grive qui fond sur le pipée, à l\u2019appel de la Chouette, n'est pas sans une certaine anslogie avec celle de Laocoon, prêtre du dieu des mers, qui s\u2019sp- prôte à percer de sa lance les flancs du cho:al de bois, j'avais tiré, pour la circonstance, Un parti très-avantpgeux du fameux récit de l'E- néide, à ce point que ma mère, qui ne savait cependant pas le latin, ne pouvait se lasser d'admirer ce tour de force.Une seule crainte troublait ln digne femme, en ces joies d\u2019or- guell maternel ; elle avait entendu dire que lea enfants mouraient pour avoir trop d'eu- rit.» Mol-même, j'ai ressenti une joie grande, en achetant pour un liard, d'un campagnard, une Grive solitaire qu'il nommait une sirène, mais non su point de célébrer l'événement par des alexandrins latins ou français.Parmi les Grives, il en est dont le voix ust plus pure, plus métallique.; TI n'est pas rare d'entendre des chantres rivaux luttant d'harmonie sur des arbres voi sing, Cette ravissante mélodie 8 l'affit de tranquilliser et d\u2019assoupir les sens: plus on l'écoute, plus on lui trouve decharwes, Lorsque le ciel est couvert de nuages, que l'orage menace ; lors, © tous les autres musiciens de la forêt se taisent, la voix de Ja Grive solitaire retentit au loin; plus la nature est son bre, plus l'Orphée des Lois devient harmonieux.Oiseau rveur il recherche les voûtes des frais ombrages, le voisinage des ruiss: aux, des prairies, des habitations isolées.Il préfère, à toute autre demeure, l'allée ombreuse et solitaire du parc propice aux promenades centi- mentales et à la rôverie et d'où il peut être entendu de la compagnie du château.si le Rossignol d'Europe est l'emblème de l'harmonie sulitaire et de la poésie élégiaque qui aime à gémir sur les tombes et à conter ses peines aux (chos de 1s puit, la Grive solitaire «at un écho oublié de la déité antique qui présidait aux forêts.Nulle part nous n'avons trouvé son chant plus suave que dans ces fraîches retraites qui tordent la rive altière du Saint- Laurent, ces graids bois, dans les environs de Québec, tels que le bois du Cap-Rouge, ou bien encote dpencer-Wood, oit lombrage ct l\u2019eau courante du ruisseau Saint-Denis leur offrent sécurité ct pâture.Au moment oir juris, ect écho my stique mm arrive des tæillis qui om bragent, i dpencer-Grange, l\u2019antique ruisseau Belle-Borne, qu'a dûcôtuyer plus d'une fois, à la saison des fleure, le botaniste Gumin, il y & de cela deux siècles.Audubon, Vieillot, Wilson semblent s'être tour à tour fourvoyés eur le compte de cette Grive, faute, sansdoute, d'avoir puobserver auffi- samment Un oiseau aux babitudes sl recirées, \u2018Tous trois, à Lon droit, préconisent la mélodie sans parciile de la Grive des bois, dout lo chant moins éclatent, mais plus nourri ct plus modulé, ressemble à celui de la Grave solitatre ; a pein: ont-ll- uu mot de lousn.v à donner à ve chantre mystérieux de lu suiitude forestire.Vieillot va méme plus loin il lui assigue un petit cri aigu.Nuttai le traite un peu mieux ; le savant profesecur Baird, aprés mar exanch, l\u2019ayunt placé au premivr raug comme musicien, on peut considérer sa cause cu mine gio née.Moi-mème, au début, entraîné pus l'uu- torité de Vieillot et par le- avancés généraie- ment si exacts de Wilson, je lui refurai, dans la premiire édition de V'Ornitholuyt du Can da, le prérogative du chunt.J'écrivaio ca 1560, date de mon arrivée à Silary.Les concerts du mes bois m\u2019étaient connus, usis non Lou les actistes : parmi res derniers, il y en avait qui ne faisaicut, pendant l'eunée, qu'une cuurte étaye, le printemps.Hüätuus-vous donc de rendre justice à cet oiseau sulitaire de Lom, sauvage «\u2018e nature, qu'il nous séti permis der- nlèrement d'ajouter à notre volière.Quel est son nom populaire ?Est-ce bien co lui que nos cam pagbards nommeut le Haut ous duns certaines localités, la Serive dans d'sutier ?Cunt un point à évlaireir.Cua ravissantes rympho- pies, que j'attribunie, en 1867, à la Grive dus bois, Je sais maintenant à t'en plus douter que la paternité en revient à son copgendic, la drive solitaire.La Grive des bois ne te tend pas jusqu\u2019à Québec, croyons-nous ; bien qu'elle se rencontre, au dire du Dr.J.Ro:s (1), chs que année, vers le 20 mai, à Torontu, Ele fréquente égalemeut le Masen husett, le Cor- necticut et l\u2019état de Rhode-lsland, Mou wu.sée contient, entre autres, ls Grive dus bole, Ja Urive de Wilsou et la Grive sulitaie.Un simple coup d'œil suffit pour conetatir en quoi elles difiètent lex unes des autres, quant à ls taille et au plumage.La Cisive Eolitaite est moindre en volume que la Grive des bois ; ses grivelures rout moins accentuces.Elle niche queiquefuis à terre, quelque fuis dans Jen arbustes, près de terre, et w'etmploie as, comme la tirive des bois, de ln boue dans a confeciion de son nid.Les œufs, gévérale- ment au nombre de trois, quelquefois de quatre, sont d'une forme ovale silongée, couleur.bleueclaire, avoc une légère teinte verte.Ua sur quatre aura de petites et rares taches de (1) Birds of C'enadu, 2e édition, pags de. 286 L\u2019OPINION PUBLIQUE.\u2014\u2014 17 Juin 187; brun-roux.Quelquefols 'on trouvers un œuf avec d'abondantes taches de brun de deux leurs.: \u201c Les allures, le chant et les caractères gé- | néraux de cette Cirive, «it Samuels, sont presque les mômes que Éenx de le Grive des bois.Le chant «at ei ressemblant que je crus que l'olreau était identique, jusqu'à ce que sur examen jo decouvrls mou erreur, Versie mi- lien d'uctobre, les individus attardés, que l\u2019on voit dans lo Massachuscts, font leurs prépara- tifa pour le sud.Alors, comme au premier printemps, il» sont timides ot ne chantent pas; leur cri est une note aiguë émise avec mélan- colis, Ils adoptent sir triste de la nature en deuil, de l'automne.Pour moi, la Grive soll.tairo (Hermit Thrush) s'associe const.mment, dsus mou souvenir, à la châle des feuilles, aux sous dus glands qui tombent des chônes, au bruiss-ment des perdrix, froissant de l'aile des ramures des merisiers ei des anlnes qui croissent dans les humides coulées des bols.\u201d LA GRIVE DES BOIS (Wood or Sony Thrush) Nous nous rappelons encore l\u2019orguell que nous éprouvions, en 1867, en ajoutant su groupe des Grives, dans uotre musée, un magnifique spécimen empaillé de cette Grive, prise dans les environs de Hamilton et que notre ami, M.Mcllraitb, nous envoysit en cadeau.Comme nous n'avons pas constaté la présence de cet artiste incomparable à Québec, nous loi laisserons pour patrie, pendant Ia belle rairon, Ontario, les bocages verdoyants de To- routo et d'Hemilton, où les naturalistes McIl.raith et Ross l'ontrencontré.Ce n'est pas un oiseau rommun, même cn ces endroits.De toutes les Grives canadiennes, c'est Ia plus belle, 1a plus mélodieuse, d\u2019où lui vient le nom: Turdus melodus, Sony Thrush, Au rapport de Baird, Brewer, Ridgway (1), son parcours comprend lus états «de l'Union, du Mississipi à l'Atlanti jue; tle niche dans toute cette région, jusqu'à la Georgie au sud, et l'Etat du Massachusetts au nord ; elle n'a pas été vue au Vermont, dans le New-Hamp- shire ou le Maive.L'arrivée du mûle et de sa compagne a lieu simultanément, du sud (de l'Orizaba ?) au commencement de mai; l'alcôve nuptiale se place d«ns un arbuste aur l'humide lisière d'un bois touffu.La mère veillera sur l'éducation de la jeune famille, au sein de la paix et des douceurs de Ia solitude forestière, tandis que fe mâle perché, soir et matin, au rameau le plus élevé d'un grand arbre, laissera flotter parmi lvs échos d'alentour, comme une pluie d'or, ss notes métalliques, flûtées, vibrantes.Aux heures emurisées du midi, son clairon se tuft; mon-ieur se repose, fait la sieste ; les enfants dornent, Mais il chantera avec plus d'entrain que jamais si le tempa s'assombrit, \u2014 que de noirs nuages voilent la face du ciel,que l'orage se prépare.Pendant l\u2019averse il #'effacera et reparaîtra allègre et plein de mélodie, avec le premier rayon du soleil qui dorera la cime ruisselsnte des pins.Son ramage est Une cansouette pleine de douceur, de tendre mélancolie où les auditeurs croient entendre les sonn d\u2019une flûte.Qui nous traduirs ls &amme de ce thème musical ?Voici ce qu\u2019en dit le célèbre Nuttall, quia décrit avec tant de succès Ia voix des chantres wilés: ¢ Le prélude, dit-il, ressemble aux sun8 retenti-santr, mais solennels, d\u2019une petite cloche: l'écho vous arrive comme l'accent plaintif d'un hermite dégagé du monde et de res vaine bruite.L'ariette consiste de quatre partics où barres, lesquelles, répétées en cadence, we fon-lent en uns barmonie suave, bien que sonore, et dont la suavité augmente à chaque répétition.Des musiciens rivaux.feront assaut .\u2019harmonie, à différents endroits de Ia fordt; chaque troubadour luttera de donceur pour captiver l'oreille de In dame de ses pensées, qui l\u2019écoute.Parfois, le concert se terminera par un combat à outrance, un duel.Pius la journée est ombre, triste, plus !.chant de la grive est contiun, nourri, suave, Au voysgeur lassé, qui s'aventure seul dans les noires «t sombres solitades de nos grandes forêts.penduut la chaleur du jour, le seul bruit, la seule mélodie qui lui vient, parfois, c'est Is note limpide et non-interrompue de la Grive des bois, C'est presqu'impossible de rendre, par la parole, les concerts de cot here mite mélodieux ; on saisit pourtant parmi les stances le eon liquide airôse, suivi d'one flori- ture consistant en deux barres.En d'autres occasions, vu s\u2019imagine entendre ln Grive de Wilson ; l'oretlle croit 8 -isir d\u2019abord eA ryehw, vrhehu : cecl se fondra en eh viliss, villa, 'eh vi/la grhehu; puia Ju symphonie 6 clôrs par une note aigué, vibrante : \u2019e reku villia, Le nid est construit quelquefois de fouilles mortes artistement liées ensemble lorsqu'elles étaient humides ; quelquefois ls coque s-ra une solide structure de terre doublée de fin foin et de racines; les œufs, généralement au nombre de «juatre, qnel-juefois de cing, sont d'un bleu foncé +vec une teinte verditre.Lie mesurent 1.00 x 0.75 pouce.+ Bien que cette Grive affectionne les endroits retir/s, ob cite des cas où elle à élevé sa cou- véo wu centre des villages, près de Boston, l'lusieurs années consécutives: à Roxbory, à Springfield, dans lo Massschusett.Les Grives des bols eurent bien de la peine à se résoudre à quitter le bois solitaire que l'on avait converti en nicropole, lo cimetitre du Mont-Au- burn, présde Boston.La taille de cette Grive est un peu plus forte que colle de ls Grive de Wilson et de la Grive solitaire : les taches ou grivelures suc ls poitrine sont plus distinctes, plus foncéve, sur un fond plas clair; le dos, cauleur de canelle: tiraut au roux sur la tête, à l'olive sur la queue ; longueur, 8,10 pouce ; de l'aile, 4.25 pouce, J.M.LeMoure.Sillery, 30 mal 1875.\u2014\u2014__\u2014m_ PETITE REVUE ARTISTIQUE EI LITTERAIRE Le Premier Livre des Enfants, ou Méthode rationnelle de Lecture, par J.B.Cloutier, de I\u2019 Ecole Normale.Laval, Titre modeste, ouvrage précieux, fruit d'une expérience de quinze années d\u2019enseignement.Faciliter aux enfants l'acquisition des connaissances élémentaires de la lecture, en élaguer avec un soin habile et entendu les parties rebuttantes, inutiles ou fastidieuses, parties qui, dans les méthodes ordinaires, occupent une place égale aux autres, tel es.le but que s'est proposé M.J.B.Cloutier.Le professeur livre en un mot à ses collègues et au public le secret de son enseignement ; à la théorie il à joint la pratique, en rédigeant les phrases progressives de son petit manuel, Grice au 216 professeur, 1'enfunt appren-ira ses lettres, les unira à d'autres qui, formant ensemble un nom de chose, donnent immédiatement un résultat agréable et curieux à l'élève.Les exercices du manuel sont fort intelligemment gradués, et ce « Premier Livre des Enfants » devrait être aussi le premier des jeunes mères: car avec son uide, chaque maman pourra, en quelques semaines, mettre à mème le bambin ou la bambine de lire un compliment de fête au papa émerveillé.Le Grand Jubilé de 1875.Catéchisme, Prières spéciales et Pieux Exercices à l'usage de tous les Fidèles.l'ublié avec aulorisalion ecrlésiastique \u2014 Atelier du « Coilégien,» St.Hyacinthe.Les exercices du Jubilé, qui commencent dans ce mois, font de ce petit catéchisme un guide sûr et un conseiller autorisé pour les exercices recommandés par l'Eglise en ces jours de pénitence et de prières.Les règles à suivre pour profiter des grâces attachées aux pratiques de cette fête religieuse, y sont indiquées dans tout leur détail.Le Naturaliste Canadien &, comme d'habitude, un sommaire mensuel fort intéressant : Faune Canadienne \u2014Les Poissons.Les Zoophytes Infusoires du Canada.Les Ichneumonides de Québec (suite).La Diclytrie remarquable.Bibliographie, Mort de deux Aéronautes.Le savant Abbé donne, dans l'étude consacrée aux poissons, la description détaillée de la robe, des défenses et des particularités de deux espèces bien connues dans le pays: la Perche et le Bar.Les mœurs, les habitudes de ces Percoïles sont exactement décrites ainsi que les moyens de les pècher.M.le Dr.J.A.Crevier continue son étude sur les infusoires du Canada, par la monographie des Amibiens ou /'roléss.Rien d'attachaut comme la description des habitants du monde microscopique.S'ils échappent à no« yeux par leur petitesse, il suffit d\u2019une lentille pour nous révéler leurs formes, et alors ils se recommandent à notre intelligence, à notre curiosité, par les manifostations singulières de leur existence.Eh! puis, quoi de plus commode que de parcourir tout un univers dans une (1) Birds of North America, voi.1, p.9.goutte d'eau ! Après la continuation de l'étude des lehneumonides, M.Provencher termine sa livraison par la suite des études géolo- logiques relatives à l\u2019époque immédiatement antérieure à la période glaciaire, et enfin arrive à l'époque quaternaire.Le Canada Musical: Revue Artistique et Liltératre, \u2014 Cette 6légante publication tient les promesses de son numéro prospectus.Ce deuxième numéro renferme, avec une grande variété de matières, un morceau de musique : « le Drapeau de Carillon » et accompagnant une notice biographique de feu Messire Barbarin, le portrait de ce prêtre regretté.Voici le sommaire du Canada Musica! : Choix de Chants Sacrée pour les dimanches et les principales fêtes des mois de juin et de Juillet.Nolice biographique sur fou Mossire Barbarin.Portrait de feu Messire Barbarin.Cantique (noté) nu Sacre Cœur.Biographie de Mademoiselle Emme Aunami Lajeunesse (suite).Musique: Le Drapeau de Carillon, Romance dran atique par Ch.W, Sabatier, Visite A 1s manufacture des Orgues.Harmoniums.Alexandro, à Ivry.sur-Seine (suite), Concours de l'Académie de Musique de Qué- tre, Echos de partout.Plaisanteries A nos abonnés.Notes artistiques du mois.Adresses.Bulletin mensuel de publications nouvelles.Variétés musicales.Mariages.Démé: ments.A la presse.Calendrier et Guide cles Organistes et directenrs de Chœurs, pour le mois de juin.Piano Hanelton et Orgues-Har- moniums-Alexandre.Nous ne pouvons que féliciter M.A.J.Boucher de l'intérêt qu'il sait donner à sa Revue, et nous engageons le public à patronner une publication qui fait vraiment honneur au Canada français.Nos artistes canadiens qui étudient à Paris les œuvres des maîtres, cueillent en ce moment les premières palmes de la célébrité.M.Calixte Lavallée vient de faire éditer dans la capitale trois compositions pour piano, desquelles en dit beaucoup de bien: u Le Papillons étude, \u20141 Souvenir de Tolède » mazurka, et une « Marche triomphale » pour concert.Quant à M.Guillaume Couture, voici ce que nous lisons dans le Monde de Paris du 17 mai: Samedi dernier, 14 mai, un brillant concert s êté donné dans la salle Henri Hers, rue de ia Victoire, 48.Un de nos jeunes compatriotes du Canada, M.(uillaume Couture, faisait Jouer aue Réverie à grand orchestre.La réussite a été complète, Co résuitat cat d'autant plus beau que son œuvre avait été choisie par le jury les examinateurs pour faire partie d\u2019un programme où il n\u2019y avait que dix exécutants, tandis que plus de vingt concurreuts étaient sur les range.Dans le courant de mars dernier, M, Couture s'était déjà révélé au monde artistique par un Memorure joué à la salle Pleyel et qui avait obtenu un succès tel, que le maître de chapelle de ls Madeleine & demandé l'autorisation de le faire exécuter dans son église.M.Guitlsumo Couture est de Montréal (Bas- Canada), et n'est igh que de vingt-irois avs.Il est depuia deux aus À Paris, et s\u2019est fait admettre élève du Conservatoire de musique, Il s'est fait recevoir comme membre actif de la Société antionale de musique (Société exclusivement française), ce qui peut être cousidéré comme une preuve da cas que ses collègues font de son talent.Ces deux musiciens doivent, nous dit-on, revenir au Canada dans le courant du mois prochain.Nourrie de fortes études, ayant travaillé l'harmonie et la composition, ces deux artistes feront bénéticier le pays de leur travail, et nous devons espérer qu'ils trouveront ici, à leur retour, l'accueil et l'encouragement que méritent ses travaux si courageusement et si heureusement accomplis.Nous donnerons dans un numéro prochain le compte-rendu d'une brochure aussi intéressante qu\u2019instructive: « Origine des Acadiens » par M.Pascal Poirier.oe Voici le sommaire de ls Revue Canadienne : I.\u2014La Flancée du Rebelle.Joseph Mar.tmette.IT,\u2014Nos Archi > -\u2014Nos Archives.Edmond IL\u2014 .Los Canadivns de l'Ouest.3 ph IV\u2014 La Prise de 1 v Comte de Paris.* Nourelle-Orlig, Mes Bouvenirs.Robe; VI\u2014Lottres do Ia More War\" a ie lène.L'Abbé Vorreau «He vy 1 1, 0saserle Parisienne, Ti, B.riot Mary.Lady Georging Ful.e .Deux nouvelles bluettes musicales gg quises que M.A.Lavigne vient d'éditer encore: « Les Laurentides quadrille Lyi).lant, et sAlbani ».galop.Ces deux morceaux sont l'œuvre d'un compositeur populaire, M.tieo.MeNeil, Le quadrille dédié à s.Il.M.le Maire de Québec porte sur sa couverture le portrait fort ressemblant du premier magistrat de la ville ; le galop, comme son nom le veus, oftre le portrait de Mlle Albani, À.ACHISTRE, \u2014\u2014\u2014\u2014 .NOUVELLES DIVERSES La banque d'Ontario a envoyé ur de re représentants établir une succursal- à Fort.Garry.La distribution de l'allocation votée Ala dernière session pour les volontaires du 1812 commencers dubs la première semaine de juillet.Une fromagerie cat entiée cn opération jeudi, le 3, à la petite rivière de Berthier, Elo doit convertir e1 fromage le lait de trois cents vaches.C\u2019est la propriété d\u2019un club, Une association vient de se former à Joliette dans les iutérêôte agricoles.Elle s'appelle : « L'Union Ayricole Nationale\u201d M.Louis Levesque, de d\u2019Aillebout, en est lu président.M.Jarvis, Attaché à l'exploration du chemin de fer canadien du Pacifi jue, est arrivé à Outa | wa.Il est parti le 12 décembre de ln Colom.| bie Anglaise et est arrive a Fort-Garry le 22 mai, après avoir fait 900 milles ch raquettes.M.Harrington, son assistant, et deux arpenteurs l'accompagnaient.La police montée qui & passé l'hiver à Duf- ferin est arrivée à Manitoba ces jours derniers, Elle est en route pour le Fort Petiy, ou scront à l\u2019avenir les quartiers généraux.Il arrive de fort mauvaises nouvelles des différentes partivs du Manitoba, Les saute relles, écloses en nombre imimcuse, commencent leur œuvre de destruction.La torce militaire stationnée à Manitoba va être réduite à 100 hommes, Les actionnaires de la Compagnie de l'rêt et de Crédit fonciers ont retiré cette enbée, à l'assemblée sunuelle, Un dividende de + par cent plus un bonus de 6 pour 100, Le fonds de réserve n été augmenté de $5,000.Le tribunal de l\u2019oscen « condamné l'évèjue de Breslau à 200 marcs où 183 jours de primon pour avoir excommuuié un prêtre.La porte St.Jean, & Québec, dont 3.le con.siller Lafrance vient de propos Is demolition, a coûté $40,000 ; elle à été coustruite vu 1867.coxceut.\u2014M.Vogt a donné, jeudi dernier, dans in salle du Victoria Skating Kink, son cour cert-promenade, Il y avait uno très-nombretse assistance qui à paru goûter tres-fort ce vou veau gente de distraction élévante.Succes complet.rit d'Ottawa : ; Le out st.Jenn: Baptists fait de Kans paratifs ur chômer la fôte nations na éclat.Tes différentes associstions ch uadiennes de la vitle lui dounent un cour cours actif, et tout Indique que le iron ration nationale de cette année sr ne dos plus imposantes qui aieut jamais eu cu id, Le procession avant et apris in monte sera constdérable, et il est probable qu Jus Canadiens-Français de ls Potute-tistine nu vlebdront prendro place dans nos raoks.i terrompre sa Grandeur Mgr.Duhamel doit pr Ce ite pastorale, le 22 juin, pour po - Dior pratifcalement à la messe, qui gers tub solennelle.La partis musicale oi religieuse n été confiée au chœur St Josep dirigé per le Révd.I\u2019.Chaborel ; c'es qu'elle sors réusale.La fète sera terminée par Une n à l'Opérm Gowan, Pan des plus bes encore été construits dans le pays.o rée promet d'attirer l'auditoire francalt I nombreux qui se rolt encore réuni pot salle publique.Déjà plus de 130 anu soirée une Ba qui niet Cette soi- Je plus 5 une \u2014 81 17 Juin 1875 L\u2019OPINION PUBLIQUE | i Ai # See = RY NAY ON EN SNS od 3 CF A 0 a, q \\ SON = Ye it PS IY a qu / 74 feng \u2014 Ae = RS pf) J op oN 7) = 4 \\ = NX = Ro x N £a A a PA (ZH \u2018.Ps, NE RS ; Al oN 2 Naa 32 i | ¢ a k AN D ve _ \u2019 ( Y 77 n 13 À 2 ae, 7 \u201c qi À fe = = i?rey \u201c.PO boar 433) - tod = > at 2 fi oD G i?Fo Hy % 07 WARS a\u201d À Naffry Ww Tito Ÿ 0 3 4 SV Aca waht Nu, Ad, À A =~ e + VQ DS A ER AN Wu à - uly x AY) = W\\ { | A & Hk vvs SNS oly MTN » WEEP?A oy | > by) el , Vr W OVA Y cv olds 7 ° wa MA, Jos qe VSN N'INFREN Ao Ww Let 49 \u20147 Abe Vj6 wh IN \\ Ÿ | j WAN A oN a 1 er = / UNA 5 Ig 4 v 1) v 7 YN YA 104g A 2 a 20 % ES All vO yp Hy), 0 A) oY s°° yh! WI \\ = va x Zz 4 XS SN AN IN A p A A.Tu { 5 AN (RN ZN > SE NS \\ \"hy AN (six / \u2019 ND, \u2018 Eh J KS NS Re Ay Vy tof A { nf A pe) I) Wh» ph / I AR) 7% 4 # fl y rk RS =.CR NZ y\\ 11 \u201d +r ZZ 1 x, AIN E H AM 2, 47 us at 1 a a mn We ë = hl 5 a pre NR Cts s 2 LoS # Fl vA a.CS Le Pa CO Li) = amer ale és = Ge 0 45 \u201cA 2 (Se 5% > Cy Fm 77 see si Ze LL Co 2, J 2 N z zg GZS PES Zs 2 OL py RS CONS LN À N Pr Lid aus.ms |r = ida ZS ar Ce 2 = pe z \u2014 z > H = _ Lo en \u2014 0 A AE 2 et AS E) ve oF -y =) mu aan 2S) - + Lk 4 DEFI! 282 PUBLIQUE 17 Ju L'OPINION Tes ne 2 H I FN ) A ! | 5 pu \u201cA pb > vip 7a Ga 4, 4 NY.2 i) { 4.24 1 ™! Nt 24, or A de Qu SSP A i] i 4) | XN SN NW Ne SR \u201cn pr =; ANd SR \u201cà | i < N N (7 NV A 5 Ww 0 ar is fr + [ \u2018 Spd ss, Eh 4.x S = = [tes me a wh | 4 ZS Ke 3 il il il La 2 2, 7 9, À CEA 1e or a tf] % ws Ed « el 2 RON a.Ll HT : a, æ x EE A { % Te #4.Z 2 + { N TTA JY he 3 \\ wr gv S = se © | PRE 2 gr JURY a os, « C'OMMENC RUES DE L'IncENDIE, VOK INTÉRIEORE Lo ly S \"A à Sy SN Liu in [EN \u20ac \u201coN Cea ol 8.1 i Kl xg [pe Le = a 1) = a A hn Î Ps Naga pre oy = fe \"RS rm eme 253 wh a \u201c ih Miss ol rm Sn mm Shel 15 7 ant Ptr emt are ess mu 4 1 10 i la Tae Ww H it i | Il or Ty = .al 4 ai Ay | al M \u2019H 1 | NI hie Li - 2 -.NT FL À Cou fg?= 1 12 Lh ] AE es ti pd Ÿ RY mers | paul hh BART : g i 4 À ) ! \"nn A SA > = = A he se oF gras = = ull NA Sm] regs Jl ; 2005 Fes à Les \u201c2 route 38 Fees 2 BD =r PA 207 ei De Ed qi xh Le tc LA SP =, Pore img RPC oer par e fui A » = \u201c + es = a A ! 3 SC * \u20ac CRY Lo a fs ii 4 a ay > 2) at Py I Lzs Rues GLIBE Pr La \u2018Conrhos Fraknug = = nN il À ve) 4 | Ta I | {| L'Ixcenvig, Vor Foe | st He à o eu ei un ih | i N # a fi il \\ ra} Ii if 14 fl [FY i th i | | i al i tz in | | Ih 7 | 7 4 Fi ae É \u20184 ' h I M ES 4 : I li Ë Lit] H 4 Ib ! Vi i ] Hl ui ; 8 ie 1 {i 28 At f as, i EP ron SL ) 4 Py Ii H > WN 4 | all (il | 1 { a # { * A 2 i ju nv 1 f yA i of, (à il DN # ip i i | | WY FU Ë 4 \\/ (7g oy ; | À | I i Vo) H ti |) J ll HY all cd 1] 4 LY NN, Fy 7} = A = nl Lo xl » Fi ITs gi ra Fra Une Méze Désocér L'ENCOMBREMENT DANS L'ÉSCALIER Écèum TONCHANTS DANS LE Brook LaPOINTS LA CATASTROPHE D'HOLYORKE 283 17 Juin 1875 mass L\u2019 OPI NION LU BL \u2014- IQUE _ \u2014\u2014 TTT \u2019 A oo 7 3 ko a - +o XX tas à o Laon, » J ma ORLY 7, 3 » ES » Ô AU iy ND (+B © ~ LX} N Le du 8 nh $ + A ES N \\4 AH Le 7, A a à, S 3 54 4 Eu = En! Ce, a il x in y/ vu A \u201c te 15 eG 3 h Nr pd Hécèxe Blais __- Es Bush ly LS À on 1h J\u2014 th w; a ; of Sep, NA ae = p' On, S57 J ON = Sas = .PAS RON rN RD = ys y sw Wainy J.T.Lrnce Piæenn MonaT y ver pet Pompier, qui & sauvé un grand nombre l\u2019umpier, qui, le premier, a commencé t 2 de personnes à éteindre le feu | NS er ; If 1 JTua MEcsieR Lu Pi é TT J z = » 8 Pi = 2 je pi 1} 7 > > A 7 0% 7 ZZ Z a Eos de 4 ê in A i 2e 7 I LL} #4 5 } 4 VA 7 JS | NAF CE 7 ih TN ; ( A 4] ] By | 5 ru D, y > ne i es 4's a WN Li Te a : 4 iG Ny 1h f = 3 SMR i ar ses Re in, Ÿ Eu hy 1} fa Ba 4 i A Sad 2 i \u201cta, Ge 7\u201c 7 = rd oo Co 77 eo\u201d \u201c7, 7 \u20187 % 7 ; Psmitonine Frouswr _ 0 QUELQUES-UNES DES VICTIMES ET DEUX DES HEROS DU SINISTRE \u2014 / NAMES YIU EO YL VE NHVSS SHAUNA V OHV NTULIOK -\u2014 7 \u2014=\u2014 \u2014 = = FFE Ee et Er \u2014 bg \u2014- Fes = 0 os ET 3 ee af dE \u2014 peal AE, Eu Seg te > a \u2014 pr ne REE Fars = 17 Jeux 187 £5 == Em a = == AT: Rp re 7 A esse = = => ere op JON ir deri ep did __ Le FE re EE 2s an 7 [ety ed TTC TOES gar 2 22e \u2014 Hp a ale Sok eu 2 mt = | + = = _ 2 32 oo pm Ë To =: \" > er EE .pd EST LA 3 p+ - - = = RRP Ee = a ToS = \u2014 à pr 3 == = FE = = pos 2 a {i = Ÿ x== x p= x) 3 Lu: 4 = ve, Au see al A) = i A or Ë ™ \u20184 = © Boer = 2 en NE # 3 J Ne = Ÿ Ù D Ca fad Pa ENS CS ay a ays ti var i + + do WS * 2\" #L | an acd WM cn 4 ; 3.4 ESS ; hy aN % i; kc) ih hi = pe 2) i ed ES > 22 7 LA a cs iA 193 (ESP) 16 od PUBLIQUE i SAT I \u2014_ Fels, A jin fad ws Pot BX 2 Shy Wks [4 = 5 == Pa 24 = 2 |.PT Ey Sd Æ + 5 a AE Ion x5 2 Zz = LA A] her x #7 Sl AE Rd S ee \u2014-\u2014 eue a Fat ex >.+H =a a SEE LT = w (AES pe L'OPINION + 5 A = 7 i A & 2 EYE & = Ady « zn he = Fi = = be wy ht ra rr mama - - = 3 & BS 28 Fe 4 = Sg 7 Gi A0 ë 7 Fe AE AS En\u201d dés \u201c, i = >¥ ex ok kJ \u201c+ ZL.À E # = 2 à es ox = ES +.= À a =; 55 a, 3 + = a.Se 2 52 x 3 FA LE Lu ~ = = 4 = a CS = A LS Ld Nr rf Se = x == =F A ee 5 BH SE > al # er = = \u201ces = = Ve & : dr\" % Eine a = = & >| # a get EE as is 284 pe 17 Juin 1876 Les RICHESSES DE L'ANCIEN PÉROU (Suite et fin) Cependant.les trésors dus à la piété des fndiens ne se bornaient pas là, Les Incas svaient établi deux routes principales sur quito ot les Charese : chacune d\u2019elles avait plus de sept cents lieues de parcours, Chaque Incadébutait dans son règne par un voysge à travers son empire, voyage auquel il consacrait deux ou trois années, et qui lui servait à connaître ses sujets et à recevoir leurs suppliques.Le monarque, porté dans une litière d\u2019or, marchait à petites journées.Sur toute la route, de trois en trois lieues, se trouvait une hôtellerie royale prête à le recevoir.Tout le service de ces haltes était en or et en argent, non-seulement la vaisselle et Je ustensiles, mais encore les greniers mobiles où se conservait le grain, la caisse où se déposait la Inine de voyage et les vêtements, tout, jusqu'aux objets les plus insi- gnitiants et les moins uti'es.Quand on pense que le roi ne sortait jamais sans une maison de deux cents personnes, On peut se figurer l'immense quantité de vaisselle, de planches, de coffres d'or et d'urgent que contensient ces repos de l'Inca.Cette accumulation d'or et d'argent parait inculeulable, 6t pourtant nous n'avons pas fini.Le respect que les Indiens portaient aux Incas comme personnes divines était poussé si loin, que tout ce qui les avait touchés devenait sacré et que nul après eux, pas même l'héritier royal, n'avait le droit d'y porter In main.Aussi, dès qu\u2019un monarque etait retourné auprès du Soleil, son père, on fermait tous les palais, toutes les maisons, toutes les haltes qu'il avait habités, n'y eût-il passé qu'une nuit ; toutes les richesses, tous les vases, tous les ornements disparaissaient et s'enterraient : les jardins seuls étaient respectés, et l\u2019on construisait à nouveaux frais, pour le souverain qui montait sur le trône, des palais, des haltes, des maisons de escoyidas, avec la même migniticence et la même piété.l\u2019est ainsi qu'au Cozco, les Espagnols trou vérent les habitations de chaque Incas dans le quartier affecté à la race royale.Maintenant, qu\u2019on veuille bien se souve- nirque douze Incas ont régné sur le Pé- ton, et qu'ainsi la moitié au moins de cette somme de 1,90 millions, augmentée de.toutes les haltes de route, à été enterrée douze fois pendant In domination de cette race ! Et ce n\u2019est pas encore tout.La loi qui prohibait le luxe avait ses échelons gradués depuis le roi jusqu'au dernier employé.La quantité de vases d'or et d'argent, de bracelets, d'ornements de toute espèce, était réglementée et servait à distinguer les rangs et à commanter l'obéissance.Les caciques, les hauts fonctionnaires, n'étaient pas diivins ; certes la religion ni la loi ne se fussent point opposées à la transmis.siou de leurs bijoux ; mais ile tenaient leur pouvoir del'Inca, et l\u2019orgueil, qui est inhérent à notre nature, leur faisait sanction.Her sur eux-mêmes la tradition de leu:s monarques.Au-ai, tous ces trésors s\u2019en- terraient-ils avec le défunt, et Garcilaso nous rapporte qu'un Juan de la Torre s\u2019étant marié avec ls fille d\u2019un ocacique, les Indiens, ses parents, lui indiquérent un tombeau d'où il tira cent vingt-cing mille Pisstres en or, en argent et en émeraudes.Qu'on veuille bien maintenant ressus- clter par la pensée tous les membres de ln famille des Incas, tous les caciques, tous > fonctionnaires importants, enterrés an Quito jusqu'au Tucuman et au am » pendant une période de six cents n'avais a se dise que l'or et l'argent tong cu.o valeur aux yeux des popuis- di od Par sa consécration à leurs dieux ts morts; que, par une coïncidence L'OPIN particulière, les six mois de sécheresse où on pouvait chercher l'or et l'argent étaient précisément les mois d'inaction agricole et d\u2019un loisir absolu pour les cultivateurs, \u2014 et qu'on reconstitue, si l'on peut, le capital inouf pour les funérailles ! La population soumise aux Incas était considérable ; sa densité explique l'immensité des richesses que le sentiment religieux leur fit appliquer pendant six cents ans à leurs monuments et à leurs sépultures.Que sont devenus tous ces trésors dont l\u2019énumération paraîtrait fabu- louse, sans los autorités nombreuses qui en font foi ?Où à passé la fameuse chaîne d'or de Huayna Capac qui avait sept cents pieds de longueur, dont les anneaux étaient gros comme le poignet, et que deux cents Indiens avaient peine à soulever ?Les Espagnols ont *accagé Tumpizo, Ca- samarca, la vallée du Rimac et une partie du royaume de Quito.Leur butin n'a pas dépassé la somme déjà énorme da quatre à cinq cents millions de francs.Qu'est-ce en regard de cette accumulation de vingt milfiards (1), dont nous avons signalé l'existence ?Que sont devenus ces trésors ?Comment ont-ils si bien disparu de dessus le sol que tous les efforts soient restés impuissants à les recouvrer et que le hasard seul fasse, de vemps à autre, jaillir une parcelle de cette splendeur enfouie ?La tradition et les auteurs contemporains se chargent de nous en révéler le mystère.Quand les Indiens aperçurent les Espagnols pour la première fois, ils avaient à la pensée les présages recueillis par Huayna Capac, ut les prirent pour les vengeurs d'Muascar, détroné par le batard Ata huallps.Ils les nommèrent alors Incas, fils du Soleil, et leur apportèrent de l'or, comme ils avaient coutume d'en offrir à leurs rois.Mais quand ils virent leurs temples dépouillés, leurs vierges flétries, leurs Incas mis À mort, eux mêmes réduits à un esclavage d'autant plus terrible qu\u2019il succédnit à de longs siècles de paternelle mansuétude.alors Ia haine les mordit au cœur.Jugeant dans leur bon sens grossier que la cupidité était la passion souveraine de leurs oppresseurs, ils s'en vengérent en faisant disparnitre 4 jamais les trésors pour lesquels avait coulé tant de sang innocent ! Les témoignages de cette disparition sont aussi patents, au-si nombreux que ceux qui certifient l'existence de leurs richesses avant la conquête.A chaque page des auteurs que nous avo 15 déjà cités et qui parlent d'après la tradition orale, recueillie sur les lieux, on trouve la preuve de cet enfouissement et de cette disparition.Il est certain que toutes les grottes, tous les lacs, tous les lieux inaccessibles ont servi de réceptacle aux pieuses cachettes des Indiens, et recèlent des valeurs incommensurables que le hasard seul pourra révéler.Ce dépouillement était juatifié par ln tradition des indigènes : après avoir pris les Espagnols pour des dieux bienfaiteurs, ils les ciurent des dieux vengeurs.1) Ce caloul est facile à établit, « tabinaliphe officiellement_cczatatée par les quintos ays a roi, dépsssait vingt millions de franca: le butin du Cosco n\u2019élevait & une sume s sure encore Casamarea ne pocecdait sua des casas reales.anna temple au Soleil, noua ne portuna dune point un chiffre exagéré en évaluant à vingt millions la valeur répandue dans obnque province pour les tem- es, palais, jardine, bains et cauns des Kscogidas.Mr, il y avait dans le royaume des Incascent quatre- vingt-sept provinces sans compier le Cosco, le royaume de Quito, celui do Tuciman et celui du Chili.En admettant, ce qui est imporsible, qu\u2019il n'y eût pas une parcelle d'or et d'argent dans In moitié des cent quatre-vingt-s=pt provinces, tout lv Chili, Tu- ouman ot Quito.nous trouvons cependant une soin- me d'environ 1 00 millisux : or, cetatne À In mort de lInos tout ce qui lui aviit appartenu disparaiseait et que ses palaiv ot ses harems peuvent être estimée à plus de la moitié de ce espital, ce serait dono une somme d'environ un milliard renouvelée douze fois ecoit douse milliards.Qu'on y ajonte les cinq cents haltea royales renonvelées dunss fois aus ot qui, certes, pouvaient voulnir chacune un million, nuis- qu'il s'agissait de rervir I'Inca ot sn suite, auras UR nouves s capital sx milliards \u2018or de Huayns Lapac.puis les tom es qui doivent s'élever à une somme inoute, rra que nous sommes plutôt au-dessous de La rançon d'A- ION PUBLIQUE Ils ont encore aujourd\u2019hui, après trois cents ans d'esclavage, la foi profonde que ls race blanche n'a été qu'un instrument de punition pour leurs crimes, que cette race doit disparaître un jour et que l'Incs doitrevenir.Ils ont soustrait leurs trésors pour les conserver à l'Inca, mais qui d'entre eux connaît une seule des retraites où la haine de leurs ancêtres s enfoui tant de merveilles?Tes quipos ont disparu avec la conquête, et, aves eux, la possibilité de retrouver le secret ! L.Faves CLAVAIRZO.a \u2014\u2014\u2014e M.8t.Julien, ancien registratour du comté d'Ottawa, à été nommé greffier de la Cour du Recorder.Le Dr Drguise, de Québec, à été nommé médecin-inspecteur pour ce district, en remplacement du défunt Dr, Roy.Melle.Langevin, sœur de Mgr.Langevin et de l'hon.M.Langevin, ancien\u2019 ministre, est entrée dans l'ordre des carmélites, qui vient de fonder un couvent à Rimouski.Mile, Lange.vin a pris le voile, après avoir fait abandon de ea fortune a nouvel ordre.La Guzette Cfficielle de la semaine dernière contient entr'autres les nominations suivantes, comme Juges de Paix : Pour le di trict de St.Hyaeinthe \u2014Flavien Letourneau et Flavien Jisaonnet, de l'Ange- Gardien, dans le comté de Rouvitle.Pour le district de Joliette \u2014Louis Robi.taille et François Lefebvre, de St.Jean de Ma- tha, dans le comté de Joliette.Il a aussi plu à Son Excelience de nommer Joseph-Octave Désilets, ver, de la ville de Jo- liette, dans le comté de Joliette, commissaire per dedimies potestaterm.McPherson Lemoine, écr., syndic des chemins à barrières de Montrial, en remplacement de B.II.Lemoine, dur, décédé.L'hon.juge Plamondon est parti pour se fixer permanemment 4 Arthabaskaville.Le Révd.P.Antoine, Supérienrd: 1a Congrégation des KR.Pl.Oblsts en Amérique, est attendu à Winnipeg sous peu.COMPAGNIB DU CHEMIN DE FER Di: LA BAIS DKB CHALEURS.\u2014Cette Compaznie & eu lundi, le 7 du courant, ron assemblée manuelle au St.Lawrence Hall.Les officiers dout les homs suivent ont été élus : Président : Hon.Théodore Robitaille ; Vice-Président : John Taylor, écr.; Directeurs: Hon.Peter Mitchell, M.P.; Hon.Eugène Chinic, s-nateur ; A.W, Ogilvie, écr, ; P.Ç.B-auchesne, écr, M.P, P, ; Louis Robitailte, écr., M.D, ; Victor Vannier, écr.; B.H.Montgomery, éer.; Secrétaire : L.G Riopel, écr., N.P.; Ingénieur en chef : Col.F.C.Farijans ; Aviseurs légaux : MM.Andrews, Caron et Andrews.M.H, Grant, vice-président de la chambre de Commerce de Québec, a donné sa démission avant-bier.sroun\u2014Son Honneur le juge Mackay est de retour de son voyage d'Europe; sa santé paraît être excellente.SOCIÉTÉ DM CONSTRUCTION ST, LOUIS.- À l\u2019assemblée générale des actionnaires de cette so- cièté, tenue lundi, 7 juin courant, les Messieurs s:ivants ontété élus Directeurs : Michel Lefebvre, John, L.Cassidy, Pierre Frigon, Joseph Leduc, Jcan-Btu, Martineau, J.M.A.Perrin, M.D., et F.Braxeau.em La Nadacons, Compaynie d'assurance contre l\u2019iucendie, 13 Place-d'Armes, Montréal, étant une Compagnie Canadienne, peut abaisser le taux des primes: cat, le rurplus des fonds de la compaguie, étant investi dana le pays où le taux de l'intérêt est vlevé, rend inutile l\u2019exagération des primes, qui v's d'autre raison que le peu de revenu que donne aux compagnies anglaises ce même surplus investi à l\u2019étranger.Les Pastilles du Dr, Nelaton, contre le Rhume, maladies de bronches, maux de Gorge et Consomption, produisent toujours l'effet ts -F © NECROLOGIE Il est dis families Infortunées sur lesquelles Ia mort semble s'acharner à redoubler ses coups avec une cruauté qui émeut toute une ville, Aussi sympathisons-nous profondément aveo la famille de notre ami M.Faucher de Saint-Msnrice, à qui le mort vient d'enlever un autre de ses membres les plus chers.Ma demoiselle Marie-Henriette-Adèle-Alice Faucher de Saint-Manrice, née à Québec, le 26 décembre 1853, vient d'y succomber, le 30 de mai dernier, & ls consomption, ce mal horrible qul emportait sa scour ainée ily a quelques mois à peine.Elle n'était âgée que de vingt- deux ans et cinq mois.-~\u2014\u2014r SEMAINE POLITIQUE On peut véritablement dire que la politique chôme partout.Il est vrai de reconnaître que le calme suit l'orage, et qu\u2019après les menaces de l'Allemagne, les entrevues mystérieuses des souverains, l'on devait s'attendre à une accalmie.Aux Etats-Unis, lu question du third term parait définit ivement réglée par l'opie nion, qui se prononce contre une réélection du président actuel.En Angleterre, les courses font faire trève aux affaires sérieuses.L'événement important de la quinzaine à Londres, & été la présentation à la Chambre des Communes d\u2019une pétition signée de 20,00U natifs indous, habitant Bombay, qui réclament pour l'Inde le droit d'envoyer «es deputés siéger au Parlement anglais.Les pétitionnaires invoquent entre autres motifs l'exemple de ls France et du Portugal, dont les possessions dans l'Inde envoient des représentants aux législatures de Versailles et de Lisbonne.La pétition propose que les représentants de l'Inde, qui pourraient être Anglais ou indigènes, soient élus parles indigènes.Ces représentants seraient au nombre de 16, à savoir : 4 par chacune des trois présidences: Bombay, Madras et Culcutta, 2 pour les provinces du Nord-Uuest et deux pour le Punjaub.Pour être électeur, il faudrait payer, en impôts généraux et locaux, au moins 50 roupies (125 francs par an).Il est plus que probable, dit à ce sujet un journal de Londres, que le Parlement actuel ne prendra pas cette pétition en considération.Lu question qu'elle soulève est d'une importance extrèmeme nt grave, et elle ne concerne seulement pas l'Inde, muis toutes les colonies anglaises qui auraient le droit d'être représentées à la Chambre des Communes et, sans doute, aussi à la Chamb.e des lords.Or, le jour où le Parlement anglais ne représentersit plus seulement les lles Britanniques, mais toutes les grandes communautés anglaises établies dans le monde, ce jour là, l'empire britannique aurait changé de caractère et serait devenu une vaste confédération, dans laquelle les intérêts de la mère-patrie ne seraient plus prép>ndérauts, et le rôle de l'Angleterre en Europe et dans le monde en serait profondément altéré.Le Parlement actuel, il est à peine besoin de le dire, n'a ni le mandat, ni l'audace d'ouvrir la voie d une révolution aussi grave.En Espagne, les aflaires vont mal, tids.mal, paraît-il, et l'on s\u2019attend d'un jour à l'autre à des événements graves.Chez-nous, la grande partie du personnel fédéral se promène sur l'océan, pour raison d'affaires ou de santé.Dans la province de Québec, la lutte électorale à commencé par un combat sin.Gulier, livré à Ste.Croix, et où chaque parti avait détaché ses plus brillants officiers.Le semaine prochaine, nous pourrons publier, pensons-nous, les noms des candidats de chaque comté.déstré.\u2014Lafond et cie.25 cents la boite.A.ACHINTRE, eme a TIN A a a 280 L'OPINION RECETTES \u2014ÉCONOMIE DOMESTIQUE Procédé pour guérir l\u2019enfiôre des bastioux.\u2014 Dès que l'on s'aperçoit qu'un bœuf où une vache est attaqué de l'enfiûre, on lui fait avaler une demi-bouteille de lait dans laquelle on mêle de Ja poudre de chasse autant qu'il en pent entrer dans un dé à coudre.Nettoyuge des vases an porcelaine et en tevre vernissée.\u2014Lorsqu'un vase de porcelaine ou en terre verniesée est encrassé, on le frotte avec un peu de cendre légèrement bumectée et us tampon de papier.On le rince ensuite.On obtient le même résultat avec de ladessive ou de In potasse.Nettoyage des carafes.\u2014On introduit dans !es carafes quelques morceaux de papier brouillard ou de papier gris, avec des coquilles d'œufs doncassées et une petite quantité d'eau.On agite les vases en toutsens.On lalsse onsuite le papier s\u2019humecter, et, après avoir agité de nouveau les carafes, on les vide rapidement 11 ne reste plus alors qu'à les rincer, les égoutter et les cesuyer avec un linge bien sec.Puur nettoyer les objets vernissés\u2014On enduit d'abord les meubles, toilettes, cadres où sutres objets vernissée que l'on veut nettoyer, avec de l'huile d\u2019olive, ensuite on y met de l\u2019amidon pulvérisé, et on les frotte avec un linge propre et fin.Par ce procédé, on réussira non-seule- ment à eniever toutes les taches et la poussière, mais aussi on leur donnera un beau lustre sans nuire à le dorure ni aux couleurs, et fame.endommager le vernis, même le plus dé- d'our nettoyer les bijoux d'or.On trempe une brosse douce dans de l'eau, on la frotte avec du savon et on en brosse doucement l'objet que l\u2019on veut nettoyer, pendant une ou deux minutes seulement; nettoyez-le ensuite jusqu'à ce qu\u2019il soit bien clair ; essuyes-le ot mettes- Je auprès du feu, juxqu\u2019à ce qu'il soit bien sec.Faites alors brûler un morceau de pain, rédui- ses-le en poudre très-fine et frottes-en vos bijoux avec un cuir doux.Ou bien : dissolves un peu de él ammoniac dans de l'urine ; faites-y bouillir les pièces d'or sales et elles deviendront propres et brillantes.Poudre pour nettoyer l'argenterie \u2014Crème de tartre en poudre fine, 64 grammes, carbonate de chaux (blanc d\u2019Espagne) en poudre fine, 64 Br, élun en poudre fine 32 gr.; on mêle ensemble ces trois substances et on eu forme un mélange homogène.Lorsqu'on veut s\u2019en servir, on ftoite l'aigenterie avec ce mélange délayé avec une petite quantité d\u2019eau et en se servant d'un loge doux.Elle pfend un brillant égal à celui de l\u2019argenterie neuve.On ia lave ensuite et on l'essuie avecsoin.I l'on doit nettoyer de l'argenterie présentant des anfractuosités, des plate, des couverts à tilets, on se sert d'une brosse qu\u2019on trempe dans ce mélange pâteux.Prorédé pour nettoyer les gruures et les livres.\u2014-St vous voulez blanchir tne gravure, plon- Bez-la d+ne une dissolution de-hlore, en faisant durer l'immersion , lus ou racins longtemps, suivant le degré de saleté du papier.B'il e'agit de blanchir le papier d\u2019un livre relié, comme il faut que tous les feuillets soient trempés dans la dissolution, ayez soin de bien ouvrir le livre, mais faites en sorte que le pa.plier seul trempe dans la liqueur ; sépares les fcuillete les uns des autres, pour qu'ils evient humectés également des deux côtés ; laves ensuite avec de l'eau bien propre, et faites sécher, Ce procédé vous servira aussi pour enlever les taches d'encre.H08 GRAVURES La Catastrophe d'Holyoks Dans son avant-dernier numéro, L'Uri- Miox PUBLIQUE reproduisait les détails que le télégraphe et des renseignements particuliers ont transmis au lendemain de ce lamentable événement.Après avoir ajouté à ce récit la longue liste des victimes, nous donnons aujourd\u2019hui, avec les traits de dévouement et d'hérnlsme que ce désastre a vu s'accomplir, les portraits de quelques.unes des intéressantes victimes, ainsi que celui de deux pompiers, au sang-froid et au courage desquels plusieurs personnes sont redevables de la vie.RECONNAISSANCE DES VICTIMES Le lendemain du désastre, dans la matinée de vendredi, par conséquent, le coroner et les jurés commencèrent à constater l'identité des cadavres.Chaque victime était recouverte d\u2019un drap.Ce n'est que parles restes des chaussures ot les lambeaux de vêtements que l\u2019on put reconnaître la plupart de ces malheureux qui n'avaient plus forme humaine ! L'EXFÉRIEUR DB L'ÉGLISE AVANT L'INCRNDIR L'église, élégante ot spacieuse chapelle, entourée d\u2019une galerie circulaire n\u2019ayant malheureusement que deux petites portes de sortie donnant dans la nef du res-de- chaussée, était bâtie en bois et elle devait être remplacée par un temple magnifique en briques, que les habitants aélés de la ville de Holyoke sont à faire ériger.L'église neuve doit être livrée au culte vers l'automne prochain.COMMENCEMENT DB L'INCENDIE Pendant que le Rév.A.H.Dufresne fesait la bénédiction du St.Sacrement, un cierge mit le feu aux garnitures de l'autel de la St.Vierge, qui se communiqua a vec une rapidité électrique 4 travers tout le corps de In chapelle.Il pouvait être 8 heures du soir, et il y avait près de 800 personnes présentes à la cérémonie.L'INCENDIE ET LES RUINES DE L'ÉGLISE En moins d\u2019une heure, malgré le prompt secours des pompiers, ls chapelle et le presbytère n'étaient plus qu'une masse de ruines fumantes, recouvrant sous leurs décombres la désolation et la mort.M.le curé réussit A sauver les saintes espèces, ct bon nombre d'effets et articles qui garnissaient sa résidence, attenant à la chapelle.L'église et le presbytère étaient assurés pour la somme de $4,000, et il y avait une assurance de $1,(xX) sur les meubles et etfets du Rév.M.Dufresne.Quelle plume assez sensible pourrait peindre les angoisses et les cris déchirants qui ne répercutaient de toutes parts ?lei, c'est une pauvre épouse, qui, haletante et poussant des cris «léchirants, cherche un époux chéri c'est en vain qu'elle intercède et implore le Dieux miséricordieux de lui rendre sain et sauf celui qu'elle à tant aimé.Hélas il est trop tard, tout est fini; l'époux et l'épouse, saisis d'un saint amour, se disent un éternel adieu.La scène est émouvante.Frères, sœurs, tous sont à la recherche de l'un et de l'autre, d\u2019un parent ou d'un ami.LE CORTÈGE FUNÈBRE La ville est illuminée toute la nuit, les blessés transportés à domicile font entendre des gémissemonts qui font frémir le cœur le plus endurci.Jamais de mémoire d'homme l'on ne fut témoin de tel spectacle.Des enfants des deux sexes arrachés au sommeil par le tumuite, les cris et la course affolée des passants, se mettent à la recherche de leurs parents absents et font retentir les airs de leurs lamentations.L'ENCOMBREMENT DANS L'ESCALIER Le feu s'étendit avec la rapidité de l'éclair et la panique devint générale.L\u2019attaque était instantanée et ne donnait aucun temps pour délibérer ;il fallait fuir par tous moyens, et ce fut un sauve qui-peut.Chacun crut prudent de pourvoir à sa propre conservation.Chacun se précipitait vers l'escalier qui, encombré, ne pouvait livrer passage à personne, tandis que les flammes léchaient l'extrémité de cette poussée humaine.Ainsi, dans cette lutte suprême, Jos.Richards avait saisi sa femme à bras le corps et touchait presque à la porte de sortie, quand des débris incandescents vinrent le frapper au visage et l\u2019aveugler pour quelques secondes.Pendant ce temps, la pression de la foule affolée lui fit lâcher sa femme et le poussa lui-même dehors, où il arriva grièvement brûlé.Lo surlendemain, il a retrouvé à la morgue ie corps de sa femme, tellement calciné qu'il ne l'a reconnue qu\u2019à la bague qu'elle avait au doigt.Une dame, Marie Roberts, mariée depuis une semuine, & été brûlée vive, pendant que son mari, assis à quelques pas d'elle, était enlevé et sauvé malgré lui par le pompier John Lynch.Un Canadien-Français, Jépreux, arrivé tout récemment à Holyoke, a pris sa femme PUBLIQUE.entre ses bras et fait des efforts aurhu- mains pour la sauver ; mais la pression de Ia cohue a rendu son dévouement inutile.Ces époux étaient encore étroitement enlacés quand on s retrouvé leurs corps.Boulanger était en train de s\u2019élancer par une fenêtre quand il a été retenu par la masse de ceux qui se pressaient de:rière lui.1l à été brûlé dans cette position, la moitié du corps en dehors de l'église, l\u2019autre moi*ié en dedans.SCÈNE TOUCHANTE DANS LE BLOO LAFOINTE Au chevet de l'épouse et de Ja mère mourante, les enfants en larmes et le mari qui sanglot:e, en pressant dans une su- préme étreinte Ia main de celle qui fut I compagne de sa vie, et dont la douloureuse agonie s'achève ! UXE MÈRE DÉSOLÉE Dane une chambre solitaire, une pauvre veuve prie et veille à côté du cercueil qui renferme les restes informes de son file unique, seul soutien de sa vieillesse.QUELQUES-UNES DES VICTIMES ET DEUX DES HEROS DU SINISTRE Hha Meunier, âgée de 19 ans, organiste, accompagnait le chant pendant ls cérémonie: persista à rester à sa place, ne pensant pas le péril aussi imminent.Son fiancé, qui était à l'église, s'enfuit dans le premier moment de panique, mais revint presque aussitôt pour essayer de sauver la jeune fille.Tous deux ont été asphyxiés.Hélène Blais, tille de M.Louis Blais, âgée de 20 ans, fut la première à faire de vains efforts pour éteindre l'incendie dans son début à l'aide de son éventail ; et cette jeune personne, si bien connue par ses bu il- lnntes qualités, devint la victime de son dévouement.Justine Brisson, vingt ans, brûlée vive.Vitaline Brisaon, dix-huit ans, sœur de la précédente, affreusement brûlée, mais vivante encore.(In désespère de ses jours.Joseph Chatel, âgé de 24 ans, membre de la société St, Jean-Baptiste, fut enterré sous les décombres en voulant sauver sa mère ; laisse une femme et deux jeunes enfants.Philomène Froment, âgée de 20 ans.Elle fut suffoquée par Is fumée, puis brûlée.Gaspard Pellerin, laborieux et honnéte jeune homme de 22 ans.Avait amassé quelques économies ; a été non-seulement brûlé, mais rôti; son corps calciné aurait pu tenir dans un coffret.Il laisse une jeune femme inconsolable.M.Pierre Monat, Canadien, plein de force et de courage, commença le premier à combattre l'élément destructeur, et à exposer ses jours.On doit le remercier aussi pour le zèle qu\u2019il a su déployer en secourant les malheureux.Trente six cadavres furent transportés dans un des appartements de son bloc ; mais, comme il fut jugé que l'espace ne saurait contenir le nombre des morts, l'on résolut de transporter toutes les victimes à la maison d\u2019école de la rue Park.M.J.T.Lynch arriva le premier sur le théâtre de l'incendie, et par l'heureuse inspiration qu\u2019il eut d'inonder ses hommes d'eau, leur facilita ninei le sauvetage de personnes qui, sans cela, auraient iufail- liblement péri.LE CORTÈOB FUNÈERE Quarante-buit des victimes ont été enterrées samedi dans le nouveau cimetière catholique de Granby Road.Le service funèbre a été célébré par le Kév.M.Gar- nier, de Springfield, dans une église en cours de construction à une petite distance de celle détruite par le feu et qu'elle devait remplacer.L'entrade de planches préparée pour recevoir les cercueils pendant ln solennité à fait entendre à ua certain moment un craquement qui s failli causer une nouvelle panique.Plusieurs dames se sont trouvées mai.Mais l\u2019assis- \u2014\u2014 17 Jom 187$ tance & été vite rassurée ot l\u2019ordre n'est rétabli dès qu'on a vu qu'il n\u2019y avait pas d'accident.Le craquement avait Été ve.casionné par le poids des cercueils, sous lequel quelques planches avaient féchi, Le sermon & été prononcé en français par lo Révérend Primeau, de Worcester, dont leg paroles émues ont fait couler les larmes de tous les yeux.Le Rév.M, Primeau, durant son oraison funèbre, lut un télégramme de nos com patriotes de Worcester ainsi conçu : « Worcester, 25 mui 1875, « Au Rév.Père Dufrène.« Les Canadiens de notre cité, réunis en assemblée, vous témoignent leurs sympathies, ainsi qu\u2019à votre congrégation.dans votre affreuse calamité, et sont prêts à ay.sister les familles des victimes si besoin à] ya } « Fgnp.Gauxox, « Sec.de l'assemblée, La plupart des magasins de la ville, drapés de noir, sont restés fermés toute la journée en signe do deuil.Les membres de la société Hibernienne, au nombre de SU, et la société St, Jean.Bapliste, au nombre de 63 membres, accompagnant un de leurs membres, Joseph Chatel, à sa dernière demeure, assistaient en corps au service funèbre.Le service terminé, on commenca le chargement des cercueils dans les voitures, et la procession se forma sur une longueur de plus d'un mille.Le détilé était forme de 142 voitures qui traversèrent les principales rues de la ville et se reudirent de là au cimetière catholique de Nouth-Hol- yoke.Une foule immense et recueillie a accompagné les restes «es quarante-huit victimes jusqu'à leur dernière demeure.Conformément à la requête que le maire avait adressée au peuple par proclimation, toutes les aftaires ont été suspendues et tous les magasins fermés pendant le service.Presque toute la population de Holyoke, catholiques et protestants, Cana- diens-Français, Irlandais, Américains.Allemands, a témoigné par son attitude que toutes les dissidences de cuite et de na tionalité s'\u2019efficent eu présence «l'une calamité publique.La journée des obsè.jues des victimes » été une journée de deuil général à IIsiyoke.Le Moulin Balé 3 Villiers-eur-Marne Quel magnifique coin de conipague que ce moulin avec les massifs qui l'environnent! Dans le ciel éclatant, un coin de ix vieille masure profile ses mur lézardéx, comme un visage ses rides! La roue vermoulue.noircie par le temps et le service, meut se palettes enchifrenées d'herbes vertes, dans l'onde écumeuse de la prise d'eau.En aval une large mare où viennent boire les bestiaux du village et caché der rière les arbres, étend son onde claire et u profonde.PF Conduit par un pâtre, un troupeau de vaches vient se rafraichir et meugler, le vant en l\u2019air leurs muffles humiles, aux barbes desquels pendent comme des perles ues gouttes i-isées.ve saute le bois loufly, ls grands arbres, l'ombre fraiche el profonde, les seD- tiers verdoyants, bordés de blanches wr guerites ot de framboises parfumées : travers les éclaircies de ln lisière, is poudre lumineuse du soleil et Je velours des prairies.Partout, le calme, le mystère I le silence, que troublent seul le tic-tac | moulin et le bruit sourd de Vest! dont fa masse fait mouvoir la 1oue.C'est un paysage calme e ! encore, un des traits les plus fins\u2018 plus délicats de la campagne embellie re Is présence de I'homme et les œuvre son industrie.t frais; mieux s et les A.AcHint ik. L\u2019OPINION PUBLIQUE.287 sont réservés; ce qui peut ro 3 3 dbo do l'intérêt qui semble tte séance.sucker Lone s été préparé avec beaucoup ra très-varié.Il comprend, entre qui et mantes, l'opéra comique du ues choses CRATER pagnement dor y vec Boga Sets ate exécuté tout dernièrement avec tant de succès.M.Desève, jeune et habile violoniste, à accepté l'in- on de prendre part à la soirée.Il peut o str don accus 11 sympathique de le part potre publie, qui sait apprécier le talent.Le de rs do circonstance : « Le jour que nous dhcou prononcé par M.Joseph do HO dent de D société Bt, Jean-Baptiste.On lit dans lo Métis de Manitoba : 9 deur Mgr.Faraud, évêque d'Ane- pe Sere apostolique d\u2019Athabaska-Mac- Kose, est arrivé Jeudi, le 2, à bord de l'/n- sional.ours uouveaux missionnaires accom.ent 5a Grandeur.Ce sont le Rév.M.Le- we qui retourne pour Je seconde fois jurqu'à l'embouchure du fleuve Mackenzie, d'où il est parti, #1 y deux ans, pour se rendre avec Ng.Clot dans l'Alaska et de là passer en rance ; le Révd.Père Husson, O.51.L, le pr M.LeDousssl, MM.les abbés LeSerrec et Lepire, ainsi que quatre autres jeunes gens qui accompagnent les missionnaires comme nv rts.Fi randeur Mgr Faraud et tous les mis.oonaires sont les hôtes de Mansetgnenr l'Ar- rèque.ao religieuses de Ia communauté des sauts-Grises de Montréal, accompagnées d'une fille, sont atrivées par le même bateau en route pour Athsbaska, ois elles vont funder me école et aider ainsi au progrès de la reli- et de Is civilisation dans ces pays sau- .Ces deux gévéreusrs femmes mission- mires sont les RR.Sœurs Brochu et Fournier.Nous souhaitons la plus cordisle bienvenue à tous ces courageux missionusirer,ët nous sa- Inons «vec respect ot amour leur passage au milieude nous.-\u2014 em - L'ANNIVERSAIRE Toto se réveille tard ce matin, François est déjà habillé, et le paresseux dort encore : sa petite mère s'est lassée de l'attendre: elle & mis sa giande robe de chambre, fourré ses pieds duns ses belles mules que les petits baisent, tant ils les trouvent jolies, et elle est venue épier le réveil de son chéri.\u2014C'eat qu'il lui tarde de le serrer dans ses bras.Pendant la nuit, elle s'est réveillée en pensant à une autre puit.ily a quatre ans .déjà ! Hya donc quatre ans qu'ells possède ce treor ; elle brûle de l'embrass.:, de lui voir ouvrir les yeux, de sentir qu'il vit, qu'il est plein de santé: enfin, il a remué, &, tout de suite, en lu voyant, souriant.mais sans lever la tdte: « Bonjour, maman.¢ Bonjour, mon ange,» et elle l'at trappe
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.