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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 1 juillet 1875
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

L'Opinion publique, 1875-07-01, Collections de BAnQ.

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[" LA SAINT JEAN-BAPTISTE Après l'éclatante et solennelle célébration de la St.Jean-Baptiste de 1874, celle de cette année ne pouvait évidemment pas lutter contre ce souvenir écrasant.Aussi les organisateurs n'ont-ils rien tenté de ce genre ; ils savaient fort bien que, les élements d'une imposante manifestation manquants,une semblabletentativeéchoue- rait.Ils se sont bornés à assurer le fonds du programme traditionnel : la procession, la messe solennelle, les harangues et le concert.Et, avouons-le sincèrement, la physionomie générale de ls démonstration était on ne peut plus attrayante.Dans le cortôge, les élèves des Frères des Ecoles Chrétiennes, les délégués des Arts et métiers, ceux du commerce ; les chars emblématiques des typographes, des graveurs, etc, les élèves du collége de Montréal, les instituteurs estholiques de Ia ville, les médecins, le barreau, les no- aires, le comité de régie, celui d'organisation ; le Vice-Président, 8.H.le Maire ; lout ce monde, d'enfants en costume, de Brates personnes vêtues de noir, comme l'exige Is mode moderne, formaient les Anneaux d'une longue chaîne,entrecoupée de corps de musique jetant dans l'air leurs Joyeuses fanfares.; les chars ot leurs em.blêmes, les bannières, les oriflammes, déployant au vent leurs broderies et leurs couleurs ; les maisons pavoisées, voilant façade sous les rameaux verdoyants de branches d'érable ; tous ces ornements pittoresques, ces rumeurs, ces bruits divers, ais de joie, hurrahs, éclats de rire, circu.t entre une triple haie de spectateurs Taugés sur les trottoirs des places et des Po sous les regards des belles curieuses lalant sux balcons, aux croisées, des Visages aussi frais que leurs toilettes, don Bent & la cérémonie un aspect original et un caractère de joie franche et oommuni- ae: Les visages rayonnsient, les yeux rillaient de sontentement, et l'on ne Pouvait se regarder sans se sourire.Ja partie religieuse de la fête, n été Somme toujours, imposante et digne.Mays Notre-Dame, srtistiquement déoo- deu, = Vinet, en l'absence de Sa Gran- pr gr.Fabre, grand auménier de l\u2019as- lon St.Jean-Baptiste, a chanté une Mésse solennelle, A la distribution du pain bénit, d\u2019où isnt huit rubans, chacun d'eux, .C pr un président de section, Madame lads , Lacroix, portait le ciorge de l'of- » 8Yant pour l'accompagner le vice- président de la Société St.Jean-Baptiste, M.L.), Loranger.Les quéteuses et les quêteurs du jour étaient : Dans Ia nef : Madame (i.A.Drolet et J.Turgeon : Madame Jus.Martin et M.Ls.Archambault: Madame Trudelle et M.Du.fresne ; Madame J.B.Bourassa et M.Pelletier.Dans les jubés inférieurs: Melle.La- framboise et M.Arthur Prévost; Melle.Leprohon et M.le Dr.E.Lachapelle.Dans les jubés supérieurs: Melle.Hé- bert et M.Aug.Demers; Melle.Trudeau et M.C.8.Rodier, jr.Quant au sermon de circonstance, le Rév.M, Lévesque, P.8.S., vicaire à la paroisse St.Joseph de Montréal, avait êté chargé de cette tâche difficile.M.Lé- vesque s'en est acquitté à merveille, et à résumé dans les quelques lignes heureuses que nous donnons ci-dessous, la véritable signification de la fête nationale du Canada Français : 1 Rendre un hommage, prendre un engagement, \u2014 Voilà le but de la démonstration de ce jour, Nous venons rendre un hommage à la tidélité de nos pères qui ont marché sur les traces de St.Jean-Baptiste dans l'accomplissement de leur mission ; \u2014nous venons prendre l'engagement de suivre nos pères dans cette voie qu'ils ont si courageusement suivie,» Comme on le voit, pour l'éloquent prédicateur, la race française en Amérique, race dont le Canada forme le centre et le foyer, à reçu un héritage qu'il importe à 8a vitalité de maintenir intact et inaltéré.À l'issue de la cérémonie, la foule des spectateurs suivit la procession jusqu'à la fin de son itinéraire, la place St.Jacques, où M.L.Loranger et Son Honneur le Maire prononcèrent deux discours : le premier, au nom de la Société St: Jean-Baptiste ; le second, au nom de la ville de Montréal.En quelques phrases éloquentes, telles que sait les faire et les dire, M.Loranger, l\u2019échevin rappels l'aftluence et la pompe de la St.Jean-Baptiste de l'année précédente ; puis, en termes heureux, remercia le public du patriotique concours donné à lafête.Quant à Son Honneur le Maire, Montréal ne pouvait vraiment se donner un premier magistrat doué d\u2019une sympathie plus sincère, plus éclairée et plus communicative que celle qu'éprouve M.ls Dr.Hings.ton pour toutes les races qui composent notre mosaïque municipale.Les docteurs en général, et ies chirur- Biens en partiouliers ne sont pas tendres cependant ; la sensibilité est leur moindre défaut.MONTREAL, JEUDI, ler JUILLET 1875 Eh bien! le Maire-Docteur a emprunté pour la circonstance , la science, à la faculté les fleurs de rhétorique au langage officiel ; et, mélant agréablement le tout, ilena formé un bouquet qu'il a gracieusement offert à la nationalité canadienne-française.H a fuit des vœux pour l'accroissement de la population canadienne-française, observant que si la fécondité était une qualité de notre race, elle était aussi un signe de sagesse, de bonnes mœurs et de vertu.El à de plus rendu pleine justice au patriotisme, à ce culte, à cet invincible amour du sol, des mœurs et des traditions nationales, qui de tout temps signala et aujour- d'hui encore distingue les Canadiens.Son Honneur ne s\u2019est pas borné à signaler ce fait incontestable, mais il en à énuméré, analysé les causes historiques, et conclu qu'en effet, sur une terre arrosée de tant de sang, conquise au prix de tant de sacrifices, fertilisée par la cendre d\u2019un si grand nombre de martyrs et de héros, il ne pouvait en être autrement.Faisant la part du génie propre à chaque race, il a reconnu et affirmé les aptitudes artistiques, les goûts littéraires et poétiques des Canadiens-Français.Inutile de citer des noms, a-t-il ajouté en terminant, il me suffira de dire « qu'en fait d\u2019historiens les meilleurs sont les vôtres, et que l'on se trouve trop heureux d\u2019avoir la traduction de leurs ouvrages.Cette justice rendue à nos gloires est non seulement flatteuse pour nous, mais elle honore son auteur autant qu'elle fait ressortir son intelligence et son impartialité.Dans la soirée, un concert promenade terminait dans la salle du Skating Ring, les réjouissances de la Saint Jean-Baptiste de l'année 1875.A.AOMINTRE.-\u2014\u2014\u2014\u20140_-_ TABLETTES LOUALES Une nouvelle Compagnie d'imprimerie à Montréal : nom proposé pour la Compagnie est \u201cThe Montreal Herald printing aud publiehe ing Company.\u201d L'objet pour lequel l'incorporation est demandée, est pour la publication d'un papier- nouvelles et pour affaires d'impressions généralement.La principale place d'affaires de lu dite Com- paguie, sera dans la cité de Montreal, province de Québec.Le capital nociat de la dite Compagnie est de cent mille piastree.Le nombre de parts eat de cinquante, de deux mille piaetres chacune.Les note, leuz de résidences et occupations 4 aworabie Evrard \u2018hovorable Edward G ff Penny, de de Montréal, séuateur.7, la cité ABONNEMENT, L'AVANCE.#3.00., | Paix nu NuxFro.7 CENTIXS.Audrew Wilson, du même lieu, écuier.James Stewart, du mème lieu, écuirr.L'honorable Lucius Seth Huntingdon, du même lieu, un des membres du conseil privé de Sn Majesté.Daniel Butters, du même lieu, écuier, mac- chand, Les noms des premiers directeurs sont les dits : houorable Edward Goff Penny, Honorable Lucius Seth Huntingdon, Jamua Stewart.On sait que le gouvernement anglais s'était plaint de là manière dont les Etats-Unis appliquaient l'article da traité de Washiogton relatif à l'importation du produit de nos péche- ries, En vertu dece traité, le poisson doit être affranchi de tout droit quaud il est importé de l\u2019un des pays dans l'autre.Mais une loi récente du Congrès à imposé un droit sur les vases de forblauc ou d'autre matière qui contiennent le poieson.\u2018l'el est l\u2019objet des réclamations de l'Angleterre, qui voit daus cette disposition législative une infraction au traité ou du moins un moyen de l'éluder, À la suite des observations que le ministre britannique a préecntées sur ce sujot i M.Fish, colui-c a demandé au secrétaire du trésor son opinion sur Is question en litige.M.Bristow a répondu que son devoir était de faire exécuter la loi du Congrèe, mais qu'il ne lui appartenait pas de dire si cette loi était ou non cou- forme au traité de Washington, ni si le prochain Congrès serait disposé à la modifier Espérons que le gouvern«men! tédéral fera des efforts pour faire rap oler par lis Etats- Unis, une loi aussi injuste en soi, que préjudiciable aux intérêts du pays.tl ECHO8 DE PARTOUT On place maintenant des torpilles dans l'extrémité des hs«pons.Elles font explorion dans le corps de la baleine ct Is mort vst presque instantanée.On a constaté qu\u2019il existe dans l'Alsace seule, 204 estamiuets dont les enseignes représentent un prussi-n joufflu et ivre, servi par uue jolie fille Alsacieone.Le marquis de Hastings a payé un jour 12,000 guinées ou $63,000 pour le cheval do courre Kangaroo, qui est maintenant attolô à un cab de Londres et gague 10 counts par course, Sic transit gloria in menti, À la suite du marlage du duc d'Edimbuurz, second fils de ls reine Victoria, avec la tille de l\u2019empereur de Russie, un conflit de prôséancu west élevé entre la nouvelle duchesse d'Edim- bourg et la princesse Béatrice, lu plus jeune dos filles de le reine, qui n'est pas encore tun- La duchesse d'Edimbourg réclamait lo pas aur sa belle-sœur dans les cérémonies officielles, en vertu de son titre d'Altesse Impériale de Russie ; mais la princesse Béatrice à pour elle l'étiquette traditionnelle de Is cour d\u2019Angleterre, à laquelle les épouses des princes ne prennent rang qu'après les mewbres de ls famille royale.Ce conflit d'étiquette qui n\u2019adu reste, aucune Importance politique, subsiste toujours, et l'or remarque que la duchrese d'Edimbourg et Ia princesse Léstrice évitent constamment de paraître ensemublu aux levers de la reine où en toute autre occasion publique. 302 L'OPINION PUBLIQUE \u2014\u2014 ler JuiLLer 187; Lea éruptions volcaniques de l'Islande ont une importance malheureusement beaucoup plus considérable qu'on ne l'avait d'absed sap- Trois cratères se sont ouverts dans une plaine située au nord des immenses déserts connus sous le nom de Vatna-Jokul, Ledistrict dans lequel ces éruptions ont eu lieu, est tout rempli de gelsers et parfaitement inbabité, Mais les cendres, poussées par les vents dans la direction du sud-est, ont recouvert une zone de pâturages.On à constaté une épaisseur de 6 pouces, rendant Is contrée tout à fait ioha- bitable.Le volcan n'émet pes de flammes ; mais la lueur des couches de lave est oi intense, qu'à distance l'horizon est tout rouge.Les bruits sont formidables.Ils s'entendent également de très-lvin et offrent une grande ressemblance avec le sifflement de Ia vapeur.Quant aux laves, elles sont soulevées en l'air comme une effrayante gerbe de fou de 100 mètres de hauteur, En tombant, elles se refroidissent et s'éparpillent eu cendres, que l'ouragan entraîne avec fareur.On lit dans ls Correspondance Algérienne : Nous apprenons avec satisfaction que des demandes sérieuses de sauterelles d'Afrique sont faites par nos pêcheries, à l'effet d'essayer ce nouvel engin.Un fait de la plus haute importance vient à ce propos d\u2019être officiellement constaté par la commission chargée d'étudier les causes, les phases de l'invasion de ces locustes et fes moyens d'en parslyser les effets ; Ia eauterelle d'Afrique n\u2019a pas besoin d\u2019être salée pour se conserver presque indéfiniment sans aucun danger pour Ia raiubrité publique.11 suffit d\u2019étouffer par une pression légère les locustes dans les secs où on les à jetés vivants, ou de les asphyxier dans un four tiède et de leur faire aubir une légère dissécation au so leil, le peu de substances aqueuses contenues dans leur corps s\u2019évapore très-rapidement ; rabgés puis pressés dans des bocaux, ils peuvent être expédiés aux plus grandes distances, sans eubir la moïudre altération.Le commerce algérien songe déjà à se mettre en mesure de foire des approvisionnement- de sauterelles, qu\u2019il pense pouvoir payer aux indigènes à dix francs le quintal.Cette résolution a d'autant moins lieu de surprendre, qu\u2019en dehors de zon usage comme engin de pêche, la sauterelle séchée constitue un excellent engrais d'une richesse fncomparables en matière aso- tée, et ayant donné les meilleurs résuitate partout où il à été essayé, notamment à l\u2019école de Grignon.Voici quelques renseignements de statistique fort intéressants sur les voles et communications en France : Il existe en France 40,000 kilomètres de routes nationalez, qui ont coûté 1 milliard 200 millions, et dont l'intérêt produirait 60 millions.À cette somme, 11 faut ajouter les frais d'entretien, qui sont de 38 millions ; on peut donc dire que les routes nationales coûtent annuéllement 90 millions.Le produit de l'impôt des voyageurs et des marchandises par voitures de voyageurs n'atteint pas plus de 5 millions par an.En ce qui concerne les voies navigables, Ia dépense fuite par l'Etat est également évaluée à 1 milliard 200 millions.La dépense d'entretien est annullement de 10 uitllions, et l'intérêt du capital engagé représentant 6 mil- lione, la de pense tutaie cat de 70 millions.Le produit s'élève à 4 millions.Pour les chemins de fer, l\u2019Etat a payé aux diverses compagnies une somme d\u2019environ 1 milliard 100 willione.A lintérét de cette somme, qui est de 55 millions, s'ujoutent 40 millions, montant des garanties de l'Etat.11 résulte de ces chiffres que l'Etat dépense, pour les compagnies de chemin de fer, 95 millions chaque année.Ilen retire comme produit 187 millions, savoir: argent, 105 millions ; services rendus, 55 millions ; tmpôt sur la tite vitesse, voiée l\u2019année dernière, 25 millions.Comme on le voit, les dépenses faites pour les routes de terre et d'eau et pour les chemins de fer donnent des résultats bivn différents.Beuls, les chemins de fer rapportent au \u2018Tré-or plus qu\u2019ils ne coûtent.l'a peu d\u2019érudition, voulez-vous ?Le premier carosse fut un char ; l'empereur chinois Hienne-Yene en fut l'inventeur, 3,000 ansavant l\u2019ère chrétienne.Les Hébreux n\u2019eurent connaissance des chars qu'en Egypte ; jusqu\u2019à Jacob, les rois voyageaient sur des mules of les grands de l'Etat sur des Anes.Salomon, le fastueux novateur, eut des chars.11 en avait besoin pour promener ses sept cents compagn:s.Ches les Grecs, les héros, les femmes ct les statues des dieux avaient seuls l'usage des chars.Les Romains adoptèrent cet usage, et c'est dans un char d'or massif qu'Héliogabale se faisait traîner par des femmes, La conduite des chars était alors un st grand honveur qu\u2019il n\u2019y avait guère que le titre d'empereur qui fût supérieur à celui de \u201c cocher, Néron cumuls méme los deux emploie, Nos automédons ne se doutent guére d'une aussi impériale origine.En France, le char attelé de bœufs fut longtemps l'équipage des rois.François ler wis premier monarque qui ait eu tn cervese.On en comptait à cetiu épogue deux pour fout le esd: celal du rol ot cata! de Ia princesse Contrairement à ce qui se passe en Chine encore de nos jours, oh les femmes ne montent yau:als en voiture, les carosses farent pendant plus d'un siècle réservés aux femmes seules.Mais la mode s'accrat ;ourtant à ce point ue sous Henrl 1V, on en comptait 325 ot sous nls XV, 15,000.En 1630, le cabriolet fut créé, il fut aocuetili par des épigrammes : riolet, le mot est drôle ; Bon origiue, s\u2019il vous plait.\u2014Mettes un ri cabriole, Et vous aurez cabriolet.Avjourd'hui la carosserle est une des bran- Chea ea plus importantes de l'industrie mo- jerne, \u2014\u2014 VIEILLES GAZETTES LI (Suite) Pendant ce tempe, la Gazelle de Qué bec, arrivée à sn quarante-troisième année d'existence, agrandissait son format et se félicitait de n'avoir point et de ne vouloir pas mettre les doigts daus les questions brûlantes qui agitaient la presse et la province en général.Fidèle à sa tradition d'être ls plus innocente gazette des possessions britanniques, elle voyait sans dire mot le despotisme de Craig et les cabales des antis.Le Canadien entrait daus une phase de difficultés nouvelles.Au mois de juin 1808, le maitre.de-poste de Québec, M.Heriot, refusa de le recevoir dans les sacs de la malle, Il s'en console par une observation juste et maligne à la fois : « Ce serait à présent une bonne occasion pour le Mercury et pour ceux qui ont si bien parlé il y a trois ans dans le parlement, en faveur de la liberté de ls Presse, de faire entendre leur éloquence.n Bah! dans la position où nous étions, il nous fallait avoir raison doux fois pour une, et le prouver quatre fois.Et encore!.La situation n\u2019était pas couleur de rose, et pour s'avouer rédacteur du Canadien il fallait un certain courage.C'est alors (26 novembre 1808) que M.Jacques Viger descendit de Montréal à Québec et annonça, dans je Canadien, qu'il prenait la rédaction de ce journal.Dans le même numéro, on trouve la mention ordinaire de deux mariages : x Le 17 novembre 1808, à Montreal, M.Jacques Viger à Madame Marguerite Lennox ; et le 21, Donis-Benjamin Viger à Demoiselie Angélique Foretier.» Le dernier jour de mai suivant, le Canadien disait : u Nos correspondants auront la bonté d'adresser leurs écrits à l'imprimeur, M.Charles Le François, M.Jacques Viger n'étant plus rédacteur du papier.» LIT Les vers suivants, imprimés dans le Canadien du 29 avril 1809, ne sont pas de M.Viger comme on l\u2019a dit, mais de Louis Jean-Baptiste Vigée, littérateur français mort en 1820 : À une dame qui tenait un chien eur ses genoux ** Grâce à toi, volage beauté, Malgré leur peu de ressemblance, Nous voyons ln Fidélité Sur les genoux de l\u2019Inconstance.\u201d Li Le 15 avril 1809, le Canadien donne l'annonce de la Société Littéraire de Québec, promettant «une médaille d\u2019argent à la personne qui célèbrers la naissance de sa glorieuse Majesté George 1II, par une pièce de vers anglaise, française ou latine.» Signée : Louis Plamondon, secrétaire.Le 29 avril, il fait connaître que cette eociété tient deux assemblées par mois où ont lieu des discussions publiques.L'un de ces débats rouls sur le sujet suivant : «Savoir si ls musique a un effet médici- val.» Le sujet ne demandait qu'à aller ; aussi vit-on le Mercury, en dépit des promesses d'odes sur George III, attaquer et tourner en ridicule ln Société Littéraire, voyant que les jeunes Canadiens allsient probablement s'y former à l'étude ot à l'usage de Ia parole.Ce qui est incompréhensible, c'est la persistance que mettaient les fonctionnaires anglais et leur parti 4 vouloir découvrir chez les Canadiens des menées sourdes, des conspirations noires, des complots à tout rompre.Ils en inventaient en moyonne trois par année.Cela ranime le fou sacré dans les cœurs tièdes ou prêts a faiblir.Il faut bien soutenir sa politique, diantre ! Et, de plus, un journal est comme nos chars urbains, il doit partir à l'heure réglementaire, qu'il y sit ou non de quoi à mettre dedans.Aux jours de disette de nouvelles, ou de pénurie de polémiques, il est bien facile de bâcler une « incubation de préméditation à la révolution, » selon que s'exprime un écrivain de l'école romantique.Le romplissage est une loi inexorable.Trouvez queique chose à dire ou crevez ! Au lieu de crever, Jules Janin, un jour, se décida à faire un article sar un sujet qu'il ne comprenait pas.Je viens de le lire et j'y ai compté cent quatre fois le mot « grand », et douze fois l'expresion « en effet.» Voilà ce que consomme l'abonné.En 1797, Louis Labadie, maître d'école, comme il se qualite, avait publié dans la (Gazette de Québec dix couplets sur l'air du God save the King : .\u201c Grand Dieu! pour (leorge Trois, Le plus chéri des rois, Entends ms voix.Qu'il soit victorieux, Et que longtemps heureux 11 nous donne a loi, Vive le Roil™ L'année suivante, la Gazette imprime une chanson avec ce titre: + Avis salutaire aux Français pour prévenir leur folle entreprise de vouloir débarquer en Angleterre.» Reste à savoir si Bonaparte s'en occupa.Le «docteur Larue (l) a recueilli les chansons de ce temps.M.Cary, rédacteur du Mercury, y est noromé nous l'anagramme de l'apothicaire Racy.Si l'on ne gagne pas des batailles avec des couplets, on prépare du moins de cette façon plus d'un triomphe.L'apothicnire Rscy Fait une triste figure De ne pouvoir plus ici, Ture lure, Nous vendre de son Mereure, Ture lure, lure, ture ! Les poétes qui font leurs dents ont de ces allures, ture lure! LIV La presse canadienne, donnant cours à ces effusions, effrayait le gouverneur Craig- En Angleterre, un sentiment hostile aux journalistes se développait.Pourquoi ne pas suivre cette école en Canada?La permission de « penser tout haut » gênait les gouvernants; on aurait voulu la retirer.La presse est le cauchemar des incapables, Elle a tant mangé de monde, La béte du Gévaudan! Pour abattre le Canadien, vite ! une conspiration! Les poétes indigènes ont beau composer des couplets contre Bonaparte : * Il fredonnait eur ce ton, Quand notre amiral Nelson Vint lui rendre use visite Dont Il se croyait bien quitte, Et dont il se fut passé, Bon gré, mal gré; Nelson I's donc visité, Mais tout autrement que Grégoire, 11 a fallu boire ! Rien n'y fait! Les French du Canada tra vaillent à attirer les troupes du « Corse à cheveux plsis;» on en a des soupçons, des indices, que dis-je ! des preuves | Des preuves! Enfin les voilà pinoés.(1) Foyer Canadien, 1866, p.88-67, ess Nous les tenons! Il ne Bit pas d' bagatelle, puisqu'un régiment complet au organisé à Québec et qu'il n'attend qu'un signal, sans doute, pour s'emparer de la forteresse.Des commissions d officiers sont, tombées aux mains de la police.Un y lit que Je général Vallières, comptant eur le Patrio tisme et le courage de M.un Tel, lui se.corde le grade de eapitaine, ete, dans von régiment, le tout pour servir ce que du droit.Craig appelle dans son cabinet Mge Plessis et le somme ce lui révéler les di.tails du complot.Grand émoi: le prélat refuse de parler, tout en avounnt qu'il est au fait de ce qui se passe.\u2014Vous parlerez, ou je gévirui contre vous et contre tous les Canadiens ! \u2014Excellence, du calme, je vous prie.La chose n'en vaut pas la peine.\u2014Vous moquez-vous! une révolution un coupe-gorge préparé «de longue man.pas la peine ! ! ~\u2014FEh bien, sir James, si vous me pro, mettez la vie sauve pour le général Val lières, je vous l'amène rai dés «demain.\u2014Pas ici,ce seru dans lu sulledu Conseil, En semblable occurrence, tui chel «d'Etat doit avoir ses ministres avec lui.= Je me reniirai au désir de Votre Excellence.Et monseigneur Plessis, poli et moyueur tout à la fois, prend congé de ce soldat botté qui venait de commettre une houlette digne d'être mise en musique par Ottenback.Le lendemain, à l'heure du Conseil, l'é- véyue se fait annoncer pompeusement et est reçu de même.Prenant alors par l'oreille un écolier de \u201cquatorze ans qui l'ac compagnait, il le présente à ces messieurs de la chambre étoilée comme le g-néral francais qu'on recherche.C'était tout bonnement Vallivres de Mt Réal qui levait un régiment de camarades de son âge pour faire l'exercice av c les manches à balai.BENJAWIS SUITE.(A continuer) \u2014\u2014\u2014 em HISTOIRE NATURELLE LA GRIVE KHKATIQUE Le Merle du Cmdr (Robin) Parmi les six ou sept espéces de lirives que le printemps invite en nos chimats, ls mieux connue, le plus nombreuse, vst sans contredit le Grive erratique, (Turcs migratoruns).Les premiers colons anglais lui dunnérent iv nom de Robin, & cause d'une prétenduc resem blauce avec le Robin red brets\u2019 de Ia Grande Bretagne, lequel appartient à une toute sutre famille.Buffon a décrit cette Grive, sous lo pom de Litorne du Canada ; les premiers Français qui 86 fixèrent en la Nourelle-Frauce Ini octroy- rent le nom de Merle, (qu'elle porte encore) par l'analogie de son eri bref ct entrecoupe avec le Merle frangais, quoique sols Is plo.part des autres rapports elle en diffère entière- on parcours s'étend de la Louisique à la terre du Labrador ; eile se moutru eb bandes en avril et en septembre, période de rex wiges- tions annuelles, jusque sur ls lisivre des vil es.Plusieurs couples s'établissent dans nos cam ; mais le plus grand notnbre ysçue lo ord.Ils ent à un degré éminent, mémoire et l'affection des lioux ; ni où De les + Ti faut bien .sard - e France.tar ater du pauvre, la pl Méroique des créatures silées, omme.; gong: illustré le Rouge La légende cator, M'exoopté George sand.1 ne fondre ares le er de Léon lo Peu us noble ef 1a plus In plus amie de légende (du - rte que le louge-(tv ifgsnde brsionhs rappers slvaire ot détacha 0e ni I Divin Rédemptenr, et 42 cette manifestation eur en récompense de ceils de ce Saint, A patti i u pieux avait eu mission de conjure les alin es ort ot ings du to! Sortilégen et de déjouer les ontropri ba tem © dans is contrée naïve an ay hon tne yance à {intervention det eochl a bons on des m dane les hommes.re wily dle bit tempt la foi et aux miracles de notre re M ncontre fo8- binds que ls Houge-tinrge; au passes i dav I'0 Sours aus Ia Yole du trarailour pa a ux des issances poils otle ror messages génies bienfsisants.\u2014(Tours Le leu JuirLET 1876 mois se sont construit.Un couple de ces a un buisson sous nus fenêtres à Spen- L'OPINION PUBLIQUE - 303 rat.Det cople Seco vont hausser loa épaules ou me foudroyer dit les lettres qu'elle & signées Frène de lsaux niche depuis nombre d'an- ve eur pus à mais je dois avouer, en Châleaudun.C'est étudié, c'est guinds, SCIENCE POPULAIRE \u201c sincérité, que je n'ai pas trouvé ce c'est poli à l'émeri comme une gravure de on livre aussi beau qu'on le dit.Comme ces mode, msis ce n\u2019est pas naturel, Les LBS BAUTHRELLES mrvorse COMME APPAT PO! urange.eh est rare de voir, dans ti08 campagnes, un | de sapins, un verger, un vieux ma or out les Lande ormes ou les peupliers de mmbardie, ne contiennent le berceau et la | famille d\u2019un couple ou plus de ces oiseaux.us A Ia liaie d\u2019Hudson, dit Sir John Richardson, les bois sont silencieux pendant la grande clarté du jour ; mais vers minuit, lorsque le soleil est près de l'horison, que l'ombre des arbres #\u2019allouge, le concert des Merles commence et ne finit que vera six heures du ma- tip, Ce chent so compose d'une variété de poies fort accentuées et fort mélodieuses.\u201d Le cri d'appel du Merle lorsqu'il cherche sa pourriture à terre, où qu'il se pose en hochant Ja queue, sur les clôtures, consiste en divers exclamations qu\u2019il répète avec emphase pireesht, , pemp, il les accompagne d'un cla- geient de bec, d'un mouvement de queue de Haut en bas, Gt d'un léger trémoussement alles.dale Merle se batt un nid solide, dont Ia coque est composée de boue humide et de ravines : l'intérieur est doublé de foin et d'herbes lacs.La fourche d'un pommier, l'angle du terreau champêtre où grimpe la vigne seu- vagu où le houblon, la maitresse branche d'un grand chène, d\u2019un orme, d'un sapin, tels sont les lieux où il placers sans défiance son nid, où ciny œufs d'un besu vert sont couvés avec une rare assiduité par Is femelle, ct on son absence, pendant le repas, par le mâle : lincubation dure quatorze à quinze jours, les petits nais- nt couverts d'un duvet blanc et roux.Le Merle est si attaché à ses petits, qu\u2019il les nourrit en captivité \u2014qu\u2019il vient les soigner jusque duns les appartements.Le mile à beaucoup d'affection pour ia femelle et la quitte rarement.Il se tiont, quand elle couve, sur l'arbre le plus voisin et la réjouit par ses chansonnettes.Le Merle, bien qu'insectivore, se guide beaucoup dans ses voyages et ses migrations, surtout l'hiver, par Is quantité et l\u2019abondance des fruits, baies sauvages, ut, que les localités lui offrent.II biverne régulièrement daus certains vallons omragés de l'Amérique, (de la Nouvelle-Angleterre,) où les baies abondent à cette saison.11 ne se montre en Californie que pendant l'hiver : quelques couples y restent pour ¢'y accoupler,\u2014dsns les régions mon- tucuses, L'ornithologiste Ramucls, (1) & consacré d'intéreseantes pages aux habitudes du Merle, que l'on devrait consulter, Le chant du Merle, sans égaler la mélo lie de la Grive Rousse où de la Grive des Bois, b\u2019en est pas moins un agréable prélude au concert général, que les autres chaatres des bols nous préparent, à l'approche du printemps, Perché sur la plus haute branche de l'arbre qui ombrage ls commune, il y fait résonner son bruyant clairon dès l'aurore, soit pour dis- éiper les soucis de sa compagne pendant le temps de l\u2019incubation, soit qu\u2019obsédé du Dieu de l'harmonie, il donue libre cours à ses transports.Loin d'être défiant comme le Merle de France, il recherche le voisinage de l'homme.Les allées du jardin, lo sillon fraîchement creusé, le parterre aux fleurs, la rive da limpide ruissoau ou il prend son bain matinal ; voilà où,d'urdinaire, on le trouve après le lever du soleil.Il y recueille industrieusement en sotillaut graines, insectes, vermissesux.Eu état de domesticité, on le nourrit au pain et au lait: il chante et siie en cage d\u2019une manière admirable.L'écoller pervers ne le déniche qu'en tremblant, comme si malheur lui en adviendra, Quelques misérables pourtant, lui tirent des coups de fusils ot exposent euFuite sa dépouille sur nos marchés.(2) Enfin, c'est un bien grand favori en Canada, que le Merle.Le mâle à le bec jaune ; les côtes et le des- «us de la tête, noires, Les tectrices d'un gris foncé, avec une teinte olivâtre ; les pennes des ailes, nvirétres, frangées d'in gris clair; Ia Queue, notr-brun ; les deux pennes extérieures tachetées de blanc à l'extrémité ; trols taches blanches autour de l'œil; le menton blanc, rec des taches noires ; ls gorge, le ventre et le dessous des miles, roux oraugé ; l'abdomen, lanc ; le densous de In queue, semé de taches blanches.La femelle a des; couleurs moins Tires, Chez les jeunce, les taches foncées sur poitrine prédominent ; le dos est plus noi- que ches les adultes, Le bec foncé d'a- > devient plus tard d'un jaune pur.imensions du male, 10 x 14\u2014de ls femelle, 8x 13, pouces.J.M.LeMoins.Sillery, juin 1875.CAUSERIE DE QUEBEC .Je viens de lire, non pas tout d'une ha- eine, tunis à petites doses, la croix.de Berny, Je sais bien que je vais paraître naif et Peu connaisseur, que les gens du métier 1) Bird of New England, page 154.ay pe In passation de la loi pour \u2019 gravures de modes dont la régularité mathématique et ls perfection désespérante accusent le métier plutôt que l'art.La Croix de Berny eat un récit trop endimanché pour être naturel.Je sais bien qu\u2019il faut de l'audace, presque de la témérité pour tenter de critiquer ce qui sort de la plume de Mme de Girar- din, de Théophile Gauthier, de Jules San.deau at de Méry.C'est un attentat contre le talent, un crime de lèss-célébrité.Mais, que voulez-vous ?Je suis fait comme cels ; j'aime à juger par moi-même et à ne pas toujours trouver une chose belle sur le simple dire d'autrui.C'est ainsi qu'il m'est impossible de me pâmer d\u2019admiration en écoutant les récitatifs de la Création d'Handel ou certains passages algébriques de Beethoven et Mendelsshon.Je comprends que la science vienne au secours de l'art, mais elle ne doit pas l'effacer.Les choses tirées au cordeau me déplaisent, et un tronc d'arbre raboté et cannelé par la main des hommes pourra avoir son mérite comme fût de colonne, mais, en tant qu'arbre, il ne sera jamais, 4 mes yeux, qu'une indécente violation de la beauté naturelle.Le récit délayé dans le titre injustifiable : La Croix de Berny, est donné sous forme de lettres.C'est un premier tort, à mes yeux, J'ai toujours eu une horreur marquée pour ces histoires enfermées sous d'interininables épitres dans lesquelles la date et le lieu sont mystérieusement remplacés par une lettre majuscule et une moitié de chittfre garnies de points de suspension.De Marie à Joseph; d'Albert à Marguerite; De la même au même, Du même à la méme ; c'est plus fort que moi, je ne puis pas supporter ces choses fades, fussent.elles de la plume d'I[omère ou de Virgile même.Pourquoi tous ces ziz-zags factices, quand on peut si facilement aller droit au but.J'admire le touriste qui, au lieu «le suivre la route ordinaire, grimpera audacieusement sur quelque roc escarpé et côtoyera un précipice afin de trouver un beau point de vue, ou pour goûter un peu au vertige des abîmes; mais je me moque justement de celui qui, dédnignant le sable des rues, escalade les maisons et marche d'un pied fier sur ln ligne des gouttières.Le grand et le beau sont les proches voisins du ridicule; et si l'on ne tient pas compte des lieux et des circonstances on risque, en cherchant à atteindre les premiers, de faire une pitoyable chute du côté du second.La lettre est une chose admirable qui, comme la conversation, peut admettre tous les genres, à l'exception d'un seul : le genre ciselé.A mon sens, une lettre écrite à la postérité, comme la plupart de celles de Cioéron et presque toutes celles de Mme.de Sévigné, n'est pas une lettre.Cela peut-être très-joli comme narration châtiée, comme harangue ou comme traité de philosophie, mais comme lettre c'est manqué.Un a beau dire, le naturel, dans la lettre comme dans la conversation, doit être la première et la principale qualité.Autrement, cels mme fuit toujours penser à ma domestique qui me dirait : Le soleil est très-beau, le ciel est sans nuage ; Désires-vous, Monsieur, inaintenant, déjeûner ?Pendant que je répondrais'aussi poétiquement : Pas encore, merci ; je vais me promener.Voyons, est ce que je ne serais pas le premier à me moquer de moi ?Et si vous vous mettiesde ls partie aurais-je raison de me plaindre ?Au fait, je respeote beaucoup Mme de Girardin et j'ai pour son talent une admiration que je ne cache pas ; mais il m'est impossible de trouver si belles qu'on le lettres de Méry, de Jules Sandeau, de Théophile Gauthier, ont exactement le 9 même défaut ; c'est trop correct pour être besu, Une fois dans ma vie j'ai fait un dessin : c'était un moulin avec des arbres et une charrette.J'y avais travaillé pendant longtemps, avec le compas et la régle graduée.La chose aurait dû être parfaite.Elle l'était en etfet, comme architecture ou levé de plans ; comme dessin, elle était simplement horrible.Dans trois ou quatre coups de crayon, un connaisseur à qui j'a vais montré mon œuvre, me fit le même sujet et ne se servit ni du compas ni de is règle.Je vous assure que son moulin et sa charrette avaient ène meilleure tournure PA! que les miens : j'avais fait de la science ; il avait fait de l'art.Voilà en somme ce qui me reste de La Croix de Berny.Je sais bien que je com mets là une action téméraire.Mais, enfin, ily a tant de gens qui, tout bns, vouent Handel au gémonies, et tout haut le trou, vent admirable ! Je dis tout haut, ce que beaucoup de personnes pensent tout bas.NaroLéoN LEGENDRE.RECETTES \u2014ÉCONOMIE DOMESTIQUE Moyen de faire «disparaître les Liches de peinture à l'huile \u2014Lorsque les taches sout encore fraiches, il suffit de prendre de Is mle de pain rassis et de les en frotter vigoureusement avec le revers de la main ; mats lorsqu'elles sont déjà vieilles, sèches et dures, il faut ee servir d'un mélange d'essence de térébenthine et d'esprit de vin.Recette pour ôter les tuchea d'encre eur l'acajou, l'ivoire, stc.\u2014Trempes la barbs d\u2019une plume dans un peu de jus de citron ou duns du vitriol liquide et touchez-en la purtie tachée ; frottez promptement avec un linge, et si la tache n\u2019a pas disparu recommenuces Si la tache d'encre west récenie, mettes dessus un peu de sel d'oecille et frottez avec un linge trempé dans l'eau chaude, la tache dis- paraitra.Procédé employé par M.Thénard contre les tacks d'encre, rouslle camhouis, al contre les taches que produit le fer.\u2014On met du sel d'oseille dans une cuillère d'étain bien propre ; on le délay.\u2026 dans l\u2019eau, on remplit la cuillère, puis on le fait dissoudre sur le f:u; où verse ensuite cette dissolution bouillante sur les taches et on les verra bientôt disparaitre.Oa renouvellera, au besoin, l'opération deux ou trois fois.Autre recette pour nettoyer les taches de rouille aur le mirbre,\u2014Mèles une égale quantité d'es- tit de vitriol et de jus de citron ; secouez bien le mélange et mouillez-en les taches ; au bout de quelques minutes, laves avec de l'eau ot frottes jusqu'a ce que les taches soient parties ; si le poli du marbre est altéré, frottes avec un linge à peine imbibé d'huile.Moyen d'entever les taches de vin ou d'encre sur le linge \u2014Tant que les taches de vin ront encore fraich-s elles s'enlèvent facilement on les \\nvant avec du sel et du lait ; où bien on les trempe uue nuit dans du laitaigre et où les lave le lendemain dans l'eau en les frottant avec du savon et du sel.Un autre procédé lement éprouvé pour fiire disparaitre les taches d'encru et de vin rouge, est de les arroser des deux côtés avec la graisse qui découle d\u2019une chandelle allumée, de manière que la tache en suit entièrement couverte, Dans cet état on laisse le linge six À huit jours saus y toucher, et au bout de ce temps on met ce linge à la lessive et on le ssvonne comme à l\u2019ordinaire.La tache aura entièrement disparu sans aucun inconvénient pour le linge.Pour enlever les taches de cambouis eur les vêtements et le lings, on met du beurre sur la tache, on ls frotts bien ensuite et on la place entre deux morceaux de papier brouillard, et on la repasse avec ua fer chaud.Par ce moyen plusieurs fois réitéré et en changeant le papier, toute la graisse pénélrera daus le papler et sortira de l\u2019étoffe Ce procédé vst aussi applicable aux taches de graisse, d'huile, de suif et de cire.Pour enlever les taches d'huile sur les Livres et gravures, où eu sert du même procédé, Volci eur ce sujet quelques nouveaux détails ue nous lisons ds le Mobacher, journal officiel de l\u2019Algérie : M.le docteur Morvan, ancten médecin dela marine à Douarnenes (Finistère), à repris, il y s quatre mois, l\u2019idée de substituer le sauterelle salée à la rogue de Norwdge, employée commo Appât pour le pêche de la esrdine sur les côtes de France.La rogue est le nom sous fequel on désigne le frai de rrorue.Cette matière qui, per elle-même, n\u2019a pas grande valeur, est exclusivement fournie par le commerce de la Norwége, qui en a sans cosse élevé le prix de vente, de telle sorte que la rogue, qui se vendait 40 francs le quintal, se vend aujourd'hui 120 france et a triplé de prix.L'exercice de ce monopole 8 eu pour effet de plonger dans une affreuse misère, les milliers de marins qui n'ont pour vivre que le produit de leur pêche ; Leaucoup d'armateurs, effrayés de celte situs.tion, n'ont pu organiser encore leurs équi- vs.Cependant, la pêche s'ouvre dès le mois de mai sur certains points du littoral.C'est un retard dv plas de quatre mois qu\u2019elle éprouvers cette année.La consomination «de la rogue atteint, chaque année, le chifre de 6à 7 millions de kil; c'est donc une somme de près de 7 millions dont la France est tributaire de l'étranger.On comprend dès lors aisément tout l\u2019intérôt que Is population maritime et le commerce fran- cals retireraicnt de l'emploi pour la pêche de ln sardine, d\u2019un appât pouvant être subati- tué à is rogue.M.le docteur Morvan a songé à utiliser la eauterclle d'Afrique, et, dans ce but, il a pris un brevet pour le preparation et l'emploi de la sauterelle salée pour la pêche sur l'Océan et eur is Méditerranée.Il n désigné pour correspondant, en Algérie, M.Saintmarc, à Blida, qui a bien voulu se charger de réunir les premiers approvisionne- L'exécution de l'entreprise est des plus simples.Grâce à l'initiative de M.le Gouverneur général de l'Algérie, des instructions viennent d'étre adresséos mux diverses sutorl: tés, pour que les indigènes soient mis au courant de cette question, se livrent à la récolte des sauterelles, œufs et criquets, et les apportent à Blida après les avoir mélauxés à du sel getame, ce qui constitue un procédé de salsi- son à rec, le seul que l'on puisse sisémeut mettre en pratique, Cu n\u2019est pas sous cette forme que la sauterelle sulée wera employés comme appât; il faudrs lui faire subir une nouvelle prépaiation ; mais la sauterelle pourra ainsi être bien conservéu jusqu'au port d'embarquement.Duns tous les cas, tout fait espérer que cette nouvelle industrie créera, pour l'Algérie, une source de rovonus trapor- tants.Aujourd'hui, les sauterelles ont été signalées sur bien des points de l\u2019intérieur ; rien ne sera plus facile que de tenter cus premières expériences.CONSERVATION DE LA GLACE EX PETITES QUANTITES L'emploi de Ia glace, commu agrément et dans certaines walalies, s'est fort répandu de nos jours, I1 est facile de s'en procurer en tout temps, mais il ne l'est pas autant d'en conserver de petites quantités, 5 kilogrammes par exemple.Un moyen facile et économique de la consurver consiste à la mettre dans un couvert avec une assiutte, placé sur un lit de plume et entouré d'un autre orciller où coussin en plumes.La chaleur vevant de l'extérieur est retenue par les plumes, qui sont de trés-mauvais conducteurs du calorique.Par une température de printemps, le docteur Schwares 8 pu ainsi conserver 3 Kilogrammes de glace pendant huit jours.UN ANCIEN SYSTÈME MÉTRIQUE La bibliothèque de Sardanspale, roi d'Assyrie, trouvée dans les fouilles faites à Ninive par M, Layard, prouve que la science n\u2019avait pas fait p u de pr prés en Asiy, il y à deux mille cinq cents ans.('ette curieuse Dabli.1- thèque consistait en tablettes planes carrées de terre cuite.Les anciens Assyriens avaient un système de poids ct tavsures dans lequel, comme dans le système français, toutes les uuités de surface, de capscité et de poids dérivaient d'une seule unité linéaire typique.Le base du système était ls coudée (égale à 20, 67 p.).Celle-ci ôtait divisée en suizante çar- ties, correspondant aux talautes du degré.La coudée, multipliée par 360, nombre des degres du cercle, donnait la stade, unité des grandes distances.L'unité foudementale de superticie était le pled carré, le carré d'une longueur dont le rapport à la coudée était de 3 à 5, où | 12,4 pouces de notre mesure.Le pied cube était le métrete, étalon de toutes les mesures de capacité; et le poids d\u2019un pied cube dou- nait le talent, unité fondamentais de polis ; le division sexagésimale du talent donvait, premièrement ln mine (égale à 510,53 crains), secondairement le drachms (égal à 8,54 grains).Le aysièmo sexagé«imal était employé dans toutes leurs mathémathiques, l'unité étant invariablement multipliée où divisée par solx.sate et ainsi de suite « l'infini.\u2018 [I est bien 304 évident,\u201d observe M, Lenormant, * que c'était le résultat d'une sago combinaison d\u2019un caractère très-pratique, destinée à combiner les avantages des deux systèmes de division de l'unité, qui ont été un objet de dispute dans tous lee temps et chez toutes leg nations: le rvstème décimal et le système duodécimal.\u201d Nous suivons vacore ce système chaldéo-assy - rien dang les divisions du cercle ot daus nos divisions du temps.LE BILICATE LR SOUDE, CONUE CIMENT ! Le silicate de soude mérite un emploi plus étendu dans les ménages.Mélangé avec de la couleur où un lait de chaud, il en augmente la «durée et donne un beau vernis; c'est un excel- ; lent ciment qui résiste au feu, et, lorsqu'il est sec, il est impéniteable & l'eau.C'est un bon mucilage adhésif pour raccommoder la porcelaine, le verre où lo bois, et fait dans un vase, c'est le meilleur revétement pour les voûtes en brique, mer SEMAINE POLITIQUE Aux États-Unis les anniversaires succèdent aux anniversaires : après Lexington, Concord, puis Bunker Hill.La colline de Bunker est dans 1a presqu\u2019ile ou est située la petite ville de Charlestown, prés de Boston, Le Herald de New.York, à cette occasion, devient presque lyrique et parle ainsi de co fait d'armes national : \u201c Après | « déclaration de l'Indépendance, la bataille de Bunker Ifilt est l'évènement le plus important de la Révolution, et dans | estime populaire ell« est à peine éclipsée par la Li.claration elle-même, qui n\u2019était que le fait de rédiger ct de rigner un manifeste, tandis qu'une lutte héroique contre des furces supérieures fait une plus profonde impression sur l'imagination et s'empare plus fortement de la sensibilité humaine.11 n\u2019y à pas un autre champ de bataille américain qui ait été signalé aux regard« d\u2019une manière plus grandiose.ll n'y 8 pas un édifice américain qui puisse être comparé en graodeur imposante à la massive co- loune de Bunker Hill, monument égal aux l'yramides cn solidité.Du haut de son sommet cent siècles pourrunt regarder ce champ de bataille, si la terre dure encore aussi longtemps.\u201d En France, la chambre s'occupe et fait une besogne sérieuse, après la loi électorale, celle sur l'instruction universitaire, etc: Au sujet de cette dernière législation l'Assemblée a voté par 54 voix de majorité, Un amendement établissant que les grades seront accordés par un comité d'examinateurs dont une moiti¢ se composera de Professeurs libres.Le Times de Londres dit que cette nou velle loi sur la liberté de l'enseignement supérieur, change considérablement lu situation.Il donne le coup de grâce à un système d'instruction despotique, grâce auquel Un corps souvent sceptique a confisqué à son profit l'instruction supérieure des jeunes gens appelés à remplir les professions libérales et à faire les lois du pays.Une dépêche spéciale de Paris adressée nu Standard, dit qu'on a des raisons de croire que le gouvernement tient à ce que les élections générales aient lieu cette année, et il n'y a pas de doute que l'Assemblée votera la dissolution, puisque le gouvernement y consent.En Espagne, toujours le siatu quo.Le comité Carliste de Londres annonce qu'il + reçu la nouvelle que les Carlistes sont entrés en Castille, et que partout ils ont été bien reçus, En Allemagne, le comte Von Arnim, con- vaineu d'avoir détourné des documents publics, a été condamné à neuf mois de prison.Le comte a l'intention d'interjeter appel à ln Cour Suprême de la décision du Kamergericht.Un a redouté pendant quelques jours, à Londres, qu'une guerre ne devint nécessaire avec lu Birmanie ; aujourd\u2019hui, cette appréhension a disparu.Un assure que le roi de Birmanie a donné des explications satisfaisantes de «a conduite à Sir Douglas Forsyth, le consul de lu Grande-Bretagne.À.ACHINTLE.L'OPINION PERSONNEL On croit que M, Blake se rendra cu Angleterre dans lo mois do juillet.M.Coupal a été étu, par une majorité de 84 voix, député de ja Chambre des Communes pour Naplerreville.® MM.Abbott Frye, Michel Bégin et William Wark, ont été nommés commissaires pour la décision somuiaire des petites causes dans lo township de Windsor.M.Denis M.Savage, dcr, du canton de Shefford, vient d'être nommé associé à la com- | mission de In paix pour lo distri :t de Bedford, M.J C.'Taché, le dépaté-ministre de l'Agriculture, était à Montréal In semaine dernière, en route pour les Provinces maritimes où il doit passer quelque temps.La place du L'r.Warkman, qui a dernidre- ment donné ea démission de eurintendant du Vl\u2019Asile des aliénés de Toronto, sera donnée au Lr, Chartes Gowan, d'Angleterre.Le huit juin courant, Gustave-Raymond Fabre, écr., marchand de Montréal, a été admis membre de la Corporation de las Banque du Peuple, au lieu et place de Bonjiumin H.Le.moine, écr., décédé Le major-général Selby Smith vient de partir pour visiter les différents camps d'Ontario, Il se rendra ensuite dans la Colombie Anglaise, aecompagné de ses aides-de-camp, les capitaines Stapleton ct Ware, À la faculté de «iroit de l'Université-Laval, MM.\u2018hs, Langelier et L.l\u2019.Sirois ont retn- : porté les médailles offertes par Lord et Lady Dufferin aux deux étudiants en droit les plus capables.M.Sirois à remporté la médaille d'or et M.Langelier la médaille d'argent.Ces deux prix ont été fondés l'an dernier par leurs Excellences pour tout le temps de leur séjour en Canada.La Révde, Sœur Fupérieure Générale de la Congrégation de Notre-Dame et son assistante sont pasrées à Shédiac à leur retour de l'Ile du Prince-Edouard, où elles out visité les quatre établissements qu\u2019y compte cette vénérablo Institution.Le Rév.Mes-ire Richard, curé de St.Louis, qui était venu les rencontrer, les a amcnées dans cotte paroisse, d'où, Après avoir visité le couvent, elles sont parties pour Chat.ham, New-Castle et Caraquet.Lo Journal de Florence du 29 mai dernier renferme le paragraphe ci-dessous : \u201cM l\u2019abbé Benjamin Paquet, le mime quia présenté dernièrement au St.Père son ouvrage sur les Guarmnte heures et la communion, vient d'a btenir de Son Eminence le (\u2018ardinal Franchi, à l\u2019occasion de son départ pour Qué bec, le titre et les privilèges de missionnaire apostolique, digne récompens> du zè'e et des vertus sacerdotales que la colonie française, ct en particulier les élèves du s-minaire francais, où logeait M.l'abbé Piquet, ont pu apprécier pendant son long séjour à R me.\u201d Les Messieurs suivants ont été adjoiuts à la commission de la paix : Pour le district de Trots-IRivières :\u2014Olivier Duval, file, et Sévère Panncton, écre, de la pi roisse des l'rois-Kivières.Pour le di-trict de St.Hyacinthe : \u2014Onésime Boisvert, écr., de l'Ange-Gardien, dans le comté de Rouville.Pour le district de Chicoutimi : \u2014Michel Caron et Issio Tremblay, écra,, de Chicoutimi, dans le comté dc Chicoutimi.M.le jugs Routhier s\u2019est rendu à Ste.Thé rése de Blainville pour assister à la fête de cette bolle institution, donot il est un des an- clens éléves.Dans bien des cas, le feu accompli son œuvre d\u2019une façon si complète, qu\u2019il détruit toute évidence de la condition de l'appareil de chauffage ; mais il est hors de doute, qu\u2019une large proportion d:a incendies qui arrivent, spécialement dans les mai-ons d'habitation, provient de la coupable négligence du constructeur, en n'ayant point adopté les moyens les plus propres à prévenir les conflagrations.L'assurance seule est le correctif contre cet oubli criminel des précautions que la loi im- poss.La \u201ctadarona, assurance contre l\u2019incendie dont les bureaux ront au No.13, Place d'Armes, Montréal, offre dans son tarif réduit, aux assurés, une compensation équivalente aux dangers dont le fuu les menace.PUBLIQUE Nos GRAVURES L'Interdit L'interdit, c'est l'excommunication appliquée à tout le royaume.Les églises sont fermées, les morts ne recevront plus la sépulture chrétienue ; partout, sur les campagnes comme sur les villes, s'éteadra le voile noir, signe de deuil et de mulédic- tion.En etlet, voyez.Nous sommes dans un cimetière, devant le portail d'une église romane ; In porte est obstruée par des branch>sauxquelles pend le crôpe noir ; de même la porte qui donne accès dans le cimetière.A terre, deux cadavres, un homme dont le linceul morlèle la face et les mains croisées, une jeune fille, visage découvert, avoc des fleurs blanches semées sur elle ou autour d'elle.lls attendent, dans l'attitude de la prière, que l\u2019église se rouvre, que la terre bénite veuille bien les recevoir.Rien de plus saisissant que ceble scène immobile et muette.D'un coup l'on se sent transporté de huit siècles en arrière, on revit dans un monde nouveau, terrible.C'est le propre du véritable artiste de ressusciter ainsi, de rebâtir pierre à pierre une époque, une civilisation.M, Laurens, qui n'occupait jusqu'ici qu'un rang honorable duns l'école moderne, vient, d\u2019un vol puissant, de conquérir une des premières places.CW.Nouvel Etablimement de la Compagnie Burland-Desbarats, construit par M.G.B.Burland, Rue Bleury, Montréal Au nombre des édifices dont notre ville s'embellit chaque année, l'on comptera bientôt, aux premiers jvurs de l'automne prochain, le nouvel établissement de la Compagnie Burland-Desbarats, situé à l'angle des rues Bleury et Craig.Les vastes locaux qu'exigent et les «livers ateliers, les bureaux, l'emplacement de l'outillage, des machines, nécessaires à l'impression des trois journaux illustrés : L'Opinion I'ublique, the Cunadian Patent Uflice Record and Mechanic's Magazine, (he Canadian illustrated News ; les ateliers de photographie, de gravure, de lithographie, ces exigences matérielles jointes à l'énorme Augmentation des affrires «le la nouvelle Compagnie Burland-Desbarats, ont induit M, G, B, Barland, a construire, dans un quartier central, un éditice capable de renfermer en un mêms endroit, les ateliers de trois établissements.Inutile d'ajouter que pour se livrer à des dépenses aussi sérieuses, il faut avoir dans lesuccès de la Compagnie une confiance, reposant sur d'autres bases que celles de l'espérance.L'édifice dont notre gravure donne la façade, comprendra ciuy étages, d'une hiuteur de T1 pieds, mesurés du soi à la corniche principale.Le premier étage sera (lirisé an quatre parties ; trois d'entre elles déjà louées pour «les magasins de détail, la quatrième, restant destinée aux bureaux de la Compagnie.Les quatre autres étages seront réservés aux ateliers de la Compagnie.Sur le toit s\u2019élèvera un atelier de photographie, construit oxclusivement de fer et de verre, et dans le juel ln lumière arrivera directement du ciel, sans la reverbé- ration ou l'ombre que projettent d'ordinaires les murs des maisons voisines.La nature vaseuse du sol a nécessité des précautions spéciales.Ainsi plus de 300 potenux de cèdre ont été enfoncés à sept pieds de profondeur ; l'on à placé sur ces pilotis un plancher solide en cèdre, dont les interstices ont été comblés avec de la pierre concassée et du ciment.C'est sur ce lit solide et étanche que reposent les fondations faites de blucs de ciment de cinq à a ler Juitter 1876 six pieds de long et de quinze à dix-huit pouces d'épaisseur.La machine à vapeu fonctionnera dans un local vépuré.' Les dittérents entrepreneurs des travaux sont: pour ls maçonnerie, MM.|.Dalort : pour les ouvrages en brique, A, Wand : pour les travaux de charpente, .J.Lock, well; pour le platrage, W.la peinture et le vitrage, pour les toitures, James et Fils; ouvrages en fer, W.Clandinnenz, Le coût «le l'éditice est estimé à Fu, Les architectes sont MM.Hatehison et Steelle, et le conducteur «les travaux, M, Kennedy.Si les divers travaux marchent d'un pus égal à coux de là maçonnerie, nui \u201cdoute qu'au commencement de l'automne, le public ne puisse etre admis à visiter | \"la blissement.A, Coke; Pour pour les L'Aveu A lu bonne heure ! voilà «de gue.amours et qui commencent bien ! C'est à la face du ciel, en un lieu devon.vert de la plage, au bord de cette mer dont l'émeraude se mêle au lapis-luzuli ues hauteurs de l'horizon, pros \u2018te ces Hot qui ont barcé l'enfance de ces deux alles cents, que ie peintrea placé la scène «le son idyile.Ce choix n'est point une simple vlév d'artiste, mais une inspiration de poète En effet, ces amoureux n'ont rien les tuvvre ries sentimentales de ceux ces villes, où de ln gaucherie naïvolos campagnards, [ls sont alertes et vifs, franes l'alture.pleins de cœur ekb de décision, ainsuque tous ceux qui vivent em COMMUNRIQU ave- l'océan.La pose, l'attitude, forment un tout com plet, harmonique, et récilent à tout ve nant la strophe êmue et charmante «le ve poume de la jeunesse, «dont chacun «de noua murmuré les versets.Mathurine et Jean s'aiment depus- de longs mois ; leurs yeux à clefaut de leur bouche, ont seuls encore osé se le dire.Une après-midi, durant une de ces heures de repos qu'accorde parfois aux prcheur- le racommodage des filets, Mathurine, em portant son ouvrage, à gugne la grow pierre qu'un ancien cataclysmo déposs ur le rivage ; c'est un rocher qui sert anx habitants du hameau comme d'un low natural, où l'on vient comnmlement inter roger l'horizon à l'heure du retour de Li pêche.Jean à suivi Mathurine, il s'est ist aû près d'elle ; et, là, tremblant d'émotion.après avoir balbutié deux phrases incolr rentes, il laisse enfin échappor le secret le son cœur.À ce brusque aveu, Muthurine, heureuse eL confuse, garde le silence : taxis son re gard répond pour elle: ils saument' ie sont heureux ! Les parents seront avertis le méme soir, ot dans quelques semaines, au prône du dimanche, le curé publiora les lines des deux jeunes liancés.Ce premier aveu, enendré dans cette ni riue, exbale une saveur délicieuse, apre vt fraiche, comme celle que la brise emprunte aux flots salina de l\u2019océau.Ce large ciel où courent de légers nuage\u201d.flocons blancs qu'on dirait pris à l'écume des vagues ; l'immensité de la mer, le calme de ses flots ; la blanche voite l'une ombar- estion, le sable rayonnant de la plage.la lumière chaude et veloutée d'une belle journée ; tous ces détails, cadre charmant et vrai, font do ce paysage, un tableau plein de vie, de,sentiment et de coulettr.A, ACHINTEU- \u2014 © Len Pastilles du Dr.Nelaton, vont Le Rhume, maladies de bronches, maux de pe et Consomption, produisent toujours It désiré.\u2014Lafond et cie.25 cents la boîte. pre ee me oo Tw 722 Yi, 2\" Ti J au JR = = == Ee == == = ea Ee = = W Bas dy a Eee eee eee \u2014 = ss = ods Nz he lim + as + ==\" = A A AS NT Ë 4 ja?> So Ps a, + 215 Le 2 let JUILLET 1875 nn 4 2, N 4 bd ot > Pre sr fr * ven == ERE 2 TT = ; 2 à 2 * es i; == x Te J ES 8 EQ = #- & Lr = RE q iy oy i >a se i = ad + BK 7 > sue 4 $ FF 1 < LUA WN = 4 ; M \u201cab 5 J DE at = te A Pi oa Yo RE ra a > = = ata = E LE == Pri).par = \u201cAR à 7e il pes 7.5 cp dns on Age po = aa pas = === Ears = == \u2014\u2014 17
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