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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 15 juillet 1875
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

L'Opinion publique, 1875-07-15, Collections de BAnQ.

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[" FANTAISIES POLITIQUES VAINQUEURS ET VAINCUS Moins la poudre, le bruit du canon et féclat retentissant des armes, les luttes blectorales ressemblent aux batailles.De part et d'autre, il existe des soldats, des dfs, une armée entin, ayant sa di-cipline, ses mots le passe et son drapeau.Avant d'en venir aux mins, des officiers spécisux ont.par d'habiles reconnaissances, préparé le terrain, établi les positions, en us mot sernndé la volonté, accompli les ordres du commandant en chef.De même qu'un général renommé, le thef d'un parti mêle les conceptions mvantes de ls stratégie aux combinaisons habiles de ]a tactique ; il emploie toutes les resources de l'art et de l'expérience.srexcitant ches le partisan comme chez lo soldat l'enthousiasme de l'idée, l\u2019hon- nour, esprit de corps et par dessus tout l'amour du paye, dont l'avenir et la pros- pirité dépendent du sort du parti.Les préparatifs une fois faits, chaque torpe d'armée entre en campagne et com: mence ses opérations.Les tirailleurs se déploient en longues lignes et cachent les mouvements des divisions ou des brigades, des escarmouches s'engagent de ci de là, ais sans avantage général, Ces rencontres ont pour effet de faire Plutôt briller l'habileté du chef et la bonne sonduite des troupes que d'entamer sé- Heusement l'ennemi.C'est ainsi que les réunions préliminaires das comités, les assemblées publiques, les larangues sur les Austinge servent de pré- Indes aux engagements électoraux.Li, des otficiers de tout grade et do wut rps poussent des reconnaissances et went leurs rapports au quartier-géné- Enfin le grand Jour arrive, celui d\u2019un en- nent général ; tout fait prévoir que re sera chaude, car chaque armée seupe d'excellentes positions, et chefs et Wldate, pleins de confiance, sont animés dang méme ardeur, Vers los neuf heures du matin, aprés un Joûner substantiel comme il en faut pour pement son moral et réconfor- » ille s* ota A ite ls bataille s'engage sur Rong intention n'est point de raconter où péripéties de la lutte : chocs d'es- Tous, formation de colonnes profondes, de mousqueterie, charges à la baïon- boulets enlevent des files entières, ou bien vomissent la mitraille, et couchent les hommes dans les carrés comme un fuu- cheur I'herbe dans la prairie : non, rien de tout cela n\u2019a lieu fort, heureusement, dans les combats électoraux.Notre description doit être prise au sens figuré, car en fait de victimes, s'il est des vaincus, il n'y a ni tués, ni blessés.Vainqueurs et vaineus se portent à merveille, et très souvent, après la bataille, un grand nombre de soldats des deux camps trinquent ensemble du meilleur cœur au succès de la prochaine affaire.On voit rarement pareille confraternité dans les armées régulières.Durant les campagnes de Crimée et d'Italie cependant, on sssista à plusieurs banquets que se donnèrent réciproquement les officiers des deux armées en présence.Ce qui différencie surtout les batailles électorales des engagements militaires, ce sont les explications après coup despertes subies, des désastres survenus.En campagne, le chef et le soldat, fraction minime d'une armée, éloignés du centre de l'action, font simplement leur devoir, c'est à-dire qu'ils obéissent, combat tent et tombent sans murmure, les yeux tixés sur le drapeau du régiwent.Si la victoire sourit à leur courage et récompense leur valeur, tous se réjouissent et se préparent pour le lendemain ; +i la fortune trompe leur espérance, que survienne un revers, ils s'excitent ou s'uniment en pensant aux compagnons disparus qu'ils jurent de venger à ls première occasion.De plus, les fatigues de la mar che et de la bataille, les soins à donner à l'armement, à l'équipement, les exigences du service du camp, toute.ces 0 \u2018eupations empêchent les honimes de connait.e et surtout de discuter les pourquei et les comment d'une défaite.Dans les luttes électorales, au contraire, l\u2019état de surexcitation des esprits, oppisé au parfait équilibre du corps, 1a ce- sation du travail, l'abandon de tout rouci immé~ diat, l'énorme durée qui s\"pare d'ordinire un combat d'un autre.le dépit des uus, l'outrecuidance des autres, cherchent non pas seulement des palliatifs, mais trouvent partout des explications à | insuccès, des causes imprévues de la défaite.C'est au manque d'organisation qu'on rapporte tout d'abord ls chance contraire.La cabale & manqué d'énergie, d'activité ; jes comités n'ont pas été assez nombreux ; les électeurs se sont montrés indifléreuts ; les voitures manquaient ; la revision des listes s\u2019est opérée sans discernement : le Mts, tonnerres des batteries dont les | muuvais temps s fuit manquer des réunions { MONTREAL, JEUDI, 15 JUILLET 1876 28 No.sur lesquelles on comptait; enfin, la fatalité s\u2019en est mêlée, car il demeure évident que le candidat malhe ureux devait triompher: chacun en est convaincu, et l'adversaire ne doit son succès qu\u2019à lu série de fautes commises par les partisans de son rival.Seul ce dernier ne recherche aucune des causes de sa victoire: calme et souriant, fort de la légalité de son droit, il eonnais- sait fort bien d'avance, assure t-il, le résul- tut; et, chose accablante, personne ne peut lui contester la vérité de ses assertions.Mais à ces assises de l'opinion publique, le condamné de la veille devient souvent le juge le lendemain.Ce fait d'expérience cloit suffire à la consolation et à l'espérance \u201cdes vaincus comme au légitime orgueil des vainqueurs, par conséquent à In satisfaction de tous.A.ACHISTEM \u2014\u2014\u2014-\u2014e ECHOS DE PARTOUT Pour faire cesser toute incertitude sur la dénomination à donner au personnel affecté, dsus les ports et sur les bitiments de la flotte, au service des défenses sous-marines, le ministre de la marine française n décidé (u's I'avenir la dénomivation commune de Torpilleurs remplacerait colle de mineure marins et d'électriciens, pour les officiers de tous grades, officiers-wariniers et marins qui, après avoir auivi le cours de Boyardville, auront été reconnus aptes à ce service.AmfuiqUE.\u2014Vitrsse des chemins de fer.\u2014La plus graude vitesse possible dans 1-8 treina de chemins de fera été atteiuto sur la ligne de Jersey à Trenton, dans l'Etat de Nuw-Jersey de l'Amérique du Nord.La distance de 92 milles qui répare ces deux villes s été frauchie on 59 minutes par le train des journaux, dit News papers train, La vi.tess - à dépassé 93 milles à l'h-ure ; il n'y sen qu'un arrêt d'une minute 4 N.wark et un ralentissement & New.Brunswick.En partant de cette dernidr station, le train a warché «udant 3 minutes à raison de 137 milles à heure.Où Is mode va-t-elle se nicher ?{1 paratt que cette année, aux balne de mer, le comble de l'élégance serm, pour les L'igneu- ses, de posséder en cabine en toute propriété.La petite maison du bois sera capitonnée de cuir et de caoutchouc, avec natte et accessoires ad hoc.Le tou: se démontant et c'emballant pour Iu plus grands ¢ wmodité de la proprié- tai te.La duchesse d\u2019Edimbourg vient, parat-il, de se faire construire une de ces cabines pour prendre les bsius de rer à Livadie.Cette cabine est en bois blanc verni, doublé de cuir blanc.Elle contient uue toilette, des glaves et jusqu\u2019à uo petit cilorifère, walnte.pant le température nécessaire à réchauffer doucement le corps, au sortir du bain.On voit que le comfort est poussé petit à petit, par la haute société, jusqu'à ses dernià- res Limites.On attend, à Paris, du 10 «0 15 juillet, une jonque chinoise qui appartient à un des sujets du Fils du Clel élevé en France, au lycée Louis-le-Grand et nommé Mieng.Mieng est retourné, il y a quelques années, dans son pays, aussi civilisé que possible, et il à fait construire une jonque qui, à des formes extérieures religieusement chinoîses, joint les qualités d'un navire européen fait pour supporter les gros temps à lu mer, tout en ayant un wasez faible tirant d\u2019eau pour naviguer dans les fleuves.Oette jonque, que son propriétaire a appelée le Yang-tse-Kiany, du nom du fleuve Bleu, vient directement de Shanghai.Les officicrs que s\u2019est adjoints son propriétaire sont euro- | éens, mais l'équipage est exclusivement chinois.Le Yang-tse- Kiang obtiendra très-certaine- ment un énorme succès de curiosité, avec son étrange équipage, ses formes bizarres, es poupe surélevée, et l'immense dragon aux ailes déployées qui s'élance au-devant de la proue.Il reste quatre ou cinq mois & Paris.La grande duchesse Marie de Russe, sœur de l'empereur Alexandre, vient de quitter Florence pour retourner en Russie.On raconte qu\u2019à la veille même de son départ d'Étalie, un des Russes lus plussympsthi- ques à la France lui ayant demandé qu'elles étaient ses commissions pour Paris, la grande duchesse jui & répondu teztuellement : * Dites à Paris que je Puim et Duim-rai toujours, et dites à lu France qu'elle me trouvera toujours entre ses ennemis et el.\u201d Îl fant rapprocher de cette manifestation du sympathies la fin du discours prononcé par lo général Timaschef à l'ouverture de la conférence télégraphique internationale.\u201cPendant le séjour que vous y ferez (eu Russie), vous n'y trouverez ni les piaisirs mondains de Paris, ni les splendeurs artistiques de Rome, ni la vie anituée et agréable de Vienne, Vous y trouverez, par contre, quelques sujets intéressants à étudier, quelques convictions satisfaisantes à emporter, celieci entre autres : que les sentiments p icitiques si hautement proclamés par S.M.l\u2019empereur cout bien coux eu même temps de toute sa nation.\u201d A propos de l\u2019église du Sacré-Cœur de Mont- martre.dont la consécration vient d'avoir lieu d'une façon si solennelle, un jourczai de Paris s'écrie : + Que d'événements importants re sont passés sur cette colline, seulement depuis le supplice de Ssiut Denis, date i laquelle elle entre violemment dans l'histoire ! «Que d'hommes fameux y ont paru pour prier et pour combattre ! « L'empereur de Germanie Othon 11 y a fait chanter un formidable Al/elues, qui s'entendit juequ'à Notrr-Dame épouvantée.« Le pape Eugène 111 y n officié sotennello- ment, saint Bernard lui servant de dincre.\u201cCharles VI, eu leudemain au bullet des sauvages, où ÎL faillit trouver la mort dans les flemmes, s\u2019y est rendu en pèlerinage avec toute 88 Cour \u201c Henri IV y n établi son quartier général, lors de son troisième viéxe de Paris.\u201c À ce même couvent, tran-formé et purifié, le régent et le jeune rol Louis XV sont venus maintes fois faire l-urs dévoiions.« Mais, do tous ces événements, le plus.grave et celui qui devait avoir une portée infinie à travers le monde, ce fut le prononce- ment des vœux d'Ignace de Loyola et de Fran.çois-Xavier, qui eut lieu dans l'église souter- reine de la chapelle du Martyre. 326 L'OPINION PUBLIQUE \u2014 15 Juitr 1875 L'Italia militare du 6 avril donne les rensel- gnements rulvants sur on nouveau fusil qu'on expérimente en ce moment en Angleterre, et dont l'inventeur, Pieri, est un italien.Dans le but de diminuer les oscillations produites dans le tir par le pression du doigt sur la détente l\u2019Inventeur à imaginé de placer cette dé- tenie non plus sous le fût, mais à la partie supérieure de la poignée.Pour faire partir le coup, le tireur presse avec le pouce sur la détente, qui est protégée par deux ailottes contre les chocs accidentels, Dans les armes actuel- sement en usage, l'index en pressant sur la détente, tend à faire abairser ie bout du canon; dans le système proposé, la pres:ivn du pouce sur la partie supérieure de la poignée tend, au contraire, à maintenir l'arme parfait:ment en équilibre.Outre cet avantag, , le place.ent do Ia détente à In partie eupérieure de la monture à permis à l'inventeur ds simplifier considérablement le mécanisme, qui ne se compose plus que de sept pièces réunies par une seule vis s'enlevant à ls main «e qui rend le démontage très-facile et très-rapide.L'inventeur estime que son fusil ne reviendra pas à plus de 40 francs dans les mauufactures de l'Etat.\u2014\u2014 VIEILLES GAZETTES (Sucte et fin) LVIIL Craig était l'homme de la situntion, une sorte de procon ul A poigne, ches qui on pouvait trouver plus facilement un piquet de soldats que des raisons justes et raisonnables.La manie du gouverneur, depuis son fameux voyage «e l'année précédente, était de se fairc présenter des Adresses.Avec cela dans son havresac, il se croyait blin- chi de es méfaits aux yeux du parlement de Londres.On trouve toujours, n'importe où et comment, des gens qui signent ces sortes de pièces, lesquelles au bout du compte ne représentent ni rien ni personne, et le Canadien ne manqua pas de le faire sentir dans son article du !4 mars 1810, tout en dévoilant les manœuvres des Antis et des Chouayens qui agisssient ainsi pour préparer les nouvelles élections dans le sens de leur politique.Ce dernier trait combla la mesure Craig appela Monseigneur Plessis, lui exposa ses griefs contre les Canadiens et parut ne vouloir reculer devant nucune mesure violente pour rester maitre de la position.L'évêque protesta de l'attachement des Canadiens À la couronne anglaise, lui exposant que tout le inal venait de la tannière dont les partis interprétaient cha cun la constitution, les franchises parlementaires, etc.Mus Craig avait lu tête pleine de uunges: il cherchait des com plots partout.Dês qu'une nouvelle victoire de Napoléon était connue, il s'imaginait voir la population française de Québec aller l'égorger dans son château.Ce maniaque enragé n\u2019écouts pas l'évêque et fit ce que son entourage lui conseillait.Le li mare, la force armée envahit l'é tablissement du Cunadien.lrerse, maté- riol, manuscrits.tout fut transporté dans les voûtes du palais de justice.Le même jour, Pierre Bédurd, Jenn- Thomas Taschereau, François Blanchet, Borgia et l'imprimeur Charles LeFrançois, furent arrêtés.On avait aussi préparé des mandats contre MM.Viger et Laforce.Huit jours avant les élections, ce coup montrait assez comment l'oligarchie entendait dicter aa politique aux « libres et indépendants électeurs,» mais le vote des Canadiens fut plus unanime que jamais.Le système de terreur dont on les menn.çait, loin de les effrayer, leur inspirait le courage qui les sauva, LIX Ryland, le secrétaire de sir James Craig, passa en Angleterre au printemps, et dans une conversation qu'il eut avec lord Liverpool, il avous que les rédacteurs du Canadien étaient des hommes de talent (1),mais J'emprante à M.(1 , T.cérloile: pour l\u2019année eli T.Bédard, de Gaspé, sans fortune, sans principe, qui s'étaient jetés dans la lutte pour arracher des places au gouvernement.\u2018Toutes ces accusations ont été réfutées.Elles pêchent contre les faits les plus patents.Le gouverneur compléta son œuvre par une proclamation dans laquelle on lisait : «des écrits séditieux destinés à aliéner l affection des sujets de Sa Majesté envers le gouvernement de ce pays.des hommes pervers qui, par des propos sédi tieux, des écrits malintentionnés, tentent de noircir le gouvernement.Je charge les magistrats de s\u2019enquérir avec soin des auteurs et éditeurs de tels écrits.\u201d Du reste, il y à (les passages od los caresses aout pru- diguées à pleines mains aux Canadiens, et des protestations d'amitié qui mettent l'eau à la buuche.Peu après, la cour criminelle s'ouvrant à Québec, le grand jury tança à la fois le Mercury et le Cunadien pour quelques ecrita trop vifs, susceptibles de causer du trouble dans la colonie, disait-on.Mais le Mercury ne fut pas saccagé ni ses rédacteurs inis en prison.Le grand jury demandait, par exemple, répression de la liberté de la presse pour sauver la patrie.Un était en beau chemin, puisque le seul journal qui, jusque-là, eut fait la lutte dans le sens véritablement anglais venait d'être baillonné, et qu'on laissait le Mercury attaquer la majorité des habitants de la province, tout en prouvant à chaque article son ignorance des pratiques et des principes de la constitution anglaise.Néanmoins, le grand jury tenta de faire élargir M.Bédard, mais sans succès.En juillet, MM.Borgia et Blanchet furent remis en liberté pour cause de santé, et le mois suivant ce fut au tour de l'imprimeur.LX Aussitôt après la suppression du Canadien, avaient eu lieu les élections, et les amis de Craig s'étaient fait battre à platte couture.Huit muis plus tard, la Chambre, entin convoquée, demanda au gouverneur l'élargissement de l'un de ses membres, M.Bédurd, élu par le comté de Surrey.Craig refusa net.Six mois s'écoulérent encore.Alors sir James quittant le pays et n'ayant plus à craindre celui que l'on appelait « le vieux lion,» il le tit mettre en liberté.M.Bédard n'avait pas cessé de demander son procès, mais on ne Inisse pus des hommes énergiques et habiles comme lui exposer en plein jour leurs griefs et la fauss+ position de ceux qui les persécutent.LXI Le Canadien reparut en 1819.\u2018l'oujours en lutte avec le pouvoir, il vécut assez pour indiquer que le journalisme allait enfin prendre racine parmi nous.Interprête de nos anciennes phalanges politiques, il s'est conquis une place d'honnesr en ce pays.II parlé le premier le langage de l'homme libre raisonnable, alors que même en Europe on s'en tenait encore aux pré- jugès les plus absurdes contre la presso.Nous sommes loin de cette époque où la presse portail ombrage aux puissants du jour.Et pourtant, elle a plus de liberté que jamais.Tout repose sur le point de vue où l'on se place.Les articles qui valurent la suppression du Canadien seraient aujourd'hui de simples tartines inaperçues dans lesquelles personne ne songerait à trouver du mal, Le journal, né de la discussion, vit de cet élément, ausei at-il été plus prospère dans les pays véritablement libres.C'est seulement dans ces derniers que la presse se comporte avec mesure et dignité.L'excès du pouvoir, les restrictions multipliées provoquent des réactions fâcheuses, tandis que les écrivains placés sous un gouvernement libre sont forcés par la quiétude du public de conserver le calme et l'honornbi- LXII De 1806 à 1860, soixante et huit journaux français ont paru dans 18 Bas-Canads.Ce chiffre est considérable, en apparence, mais il y a plus d\u2019appolés que de lus, on le sait, De ces soizante-huit gazettes, vingt- quatre étaient de Québec, trente-quatre de Montréal, quatre des Trois-Rivières et six des diverses campagnes.Sur ce nombre, quatre ont véou da dix à dix-sept ans; douze, de trois à huit ans ; huit, deux ans ; et quarante-et-un, pas plus qu\u2019un an.Restent le Canadien, la Minerve, et le Journal de Québec, qui sont les vétérans du journalisme français en Canada, les « petits vieux,» comme on disait autrefois, des quatre premiers régiments de France.Les Anglais ont le Montreal Gazette et le Mercury par ordre d'ancienneté.La Gazette de Québec est morte l'an dernier âgée de cent dix ans.BENJAMIN SÛLTR.\u2014\u2014\u2014 SCIENCE POPULAIRE UNE CURIRUSE ÉPAVR On vient de trouver à l'embouchure de 1a Beiue, non loin du Havre, une épave biun cu- tiense, C'est un cube de bols d'un pied de côté environ, creusé d'un trou dans leg'iel se trouvait un flacon de verre très-épais.On sc hâta de l'ouvrir, et l'on vit qu\u2019il contenait un petit billet parfaitement prot-gé contre l'eau de mer par le bouchon à l'émeri.Bur le billet étaient écrits ces mots, d\u2019une écriture Auvsi fraiche que si elle datait de la veille: « Expédition du prince Napoléon au pôle Nord; recherche des courants, 26 juiu 1860, par 73 latitude nord, 12 longitude est.\u201d Fous les jours, l'expédition jetait par-dessus bord des cubes de bois Ainsi préparés, dont la trouvaille postérieurs, eur tous les points du globe, devait déterminer la direction «tes cou- ; Tauts qui sillonneut les mers.Voilà la pre- ! mère fois, depuis quinze ans, du moins à notre connaissance, que l\u2019on retrouve un de ces cubes, I gemble donc résulter de cette découverte qu'un courant partant des mors polaires vient infléchir dans 1s mer du Nord et contourner la France par le Pas-de-Calais ot ls Manch-.ACCROISSEMENT DB LA DURÉE DE LA VIE.Dans l'ancienne Rome, entre les années 200 et 300 avant Jésus-Christ, Ia durée moyenuw de la vie, duos les hantes classes, était de 30 Ans.Dans le viècle actuel, dans les mêmes classes de la vociété, elle monte à 50 ans, Dane le seisième siècle, is durée moyenne de ls vie à Genève était du 20, 21 ans.Entre 1814 et 1833, ell- tait de 40, 68 ans, et maintenant il y 8 autant de personnes qui vivent 70 ans qu\u2019il ¥ en avait, il y & 300 ans, arrivant à l\u2019âge de 43.Duns l'année 1693, le gouvernement anglais emprunta de l'agent dont le montant devait être piyé par annuités en prenant pour basse la durée moyenne de la vie duns ces tempe-là.Le Trésor ft par-là un très-bon march?et toutes les parties do lu transaction farent ratisfaites.Quatre-vingt-dix-sept ans plus tard, Pitt établit une autre tontine ou compaguiv d'annuités, basée sur l'opinion que Ia murtalité était restéu lu même que cent ans Auparavant.Mais dans cette occasion il trans.ptra que le gouvernement avait fait un mauvais marché, car, tandis que daus la première fontiue 10,000 pereonnes de chaque sexe étaient mortes à l'âge de 28 uns, cent ans plus tard, il n'y eut que 5,772 personnes du sexe masculin et 6,416 du sexe féminin qui moururent à cet âge, Du ces faits, il apparaît que la vie, sous certaines influences favorables, à ga- Kné beaucoup et probablement dans toutes ses formes «t manifestations, et en vigu ur et vn durée.Pour pousser encore plus loin cette tendance, 11 est senlement nécessaire que les conditions dans lesquelles l'arrivée au but désiré est pussible, soient miecs d'accord avec les lois naturelles fondamentales, à PROPOS DB GERPENTS C'est l'Inde anglaise qui paraît être le pure d'élection pour les serpents venimeux.Nom- vipère à lunettes cobra caprllo que vu/yaris), voisine de celle d'Egypte, puis le korait (hun- garus cærulrus), etc, ; innombrables, les indi.vidus, Æt dans ces pays où ls population est donse, presque na- et fort peu -oucleuse de toutes précaution ., Ia dent des serpents, comme celle des tigres, falt des ravages comparables à celle d'une épliémte.M.Fayrer, professeur au collège médical de Calcutta, & publié récemment uns statistique vraiment effrayante, qui correspond à l'année y 8 eu 6,219 morts: 2,374 hommes, 663 garçons, 2,576 femmes, 606 fillos de moins de douze lité dans leurs artieles.brenses sont les espèces, et en tête În terrible | 1869.Dans ta seule province du Bengale, il | .o ; Mais je l\u2019ai connu tout jeune; son père prenne pa 0lct Tes détails par provioce: = ngale, y compris Assam ct of.Provinces Nord Ouest.+ OF £48 Panjab .us Province du Sontrs Lat Inde centrale, ts Birmanie anglal > + 10 Total Or, un simple coup d'œil joté.es \" indique qu'il n'exprime qu'une Da vérité.Comment croire que tout },.gona ment de l'Inde prmtrale 08 dunne que 4 Ploa, les immenses pris ¥ Madras ot de Bombay ne sont Tae Heder de Tel qu\u2019il est, 11 se mp; orte 4 une de cent vingt millions d'âmes; M, Fa n\u2019exagère certainement rien on disant qu l'on pouvait tenir un compte bien *xaet del mortalité dans ces contrées par la tanreuze des serpents, elle ne s'élèverait pas : muius de sénat mille par an.w LES ÉLÉPHANTS DANS LA GUERRE D'Auy SOINIE Depuis deux ans environ, des Observations intérensantes sur l\u2019emploi des éléphants out été communiquées à l'association Vétérinaire et inédicale de Londres par le lieutenant J, w Ochterlony, chargé du soin din éléphants \"ai sant partie des forces de guerre en Abyssinie D'après cet officier, la can.pagne d'A byadinie a démontré la valeur extraordinaire de l'éléphant domestique employé «comme bête de somme.En effet, au milieu des difticultén ry.ceptionnelles de la campagne, cet animal a été reconnu capable de supporter de grandes fatigues et de grands changements de climat, pourvu qu\u2019il fût l'objet de l'attention et des soins constants de se- conducteurs Le froid eat l'ennemi le plus ditticile à com battre pour les éléphants dont ls peau cat extrêmement sensible.Quand ilxout attrapé un rhume, ce qui résulte souvent d° la néglizence de leurs cornacs, il vet trés-difticile de rétablir la circulation normale, Le lieutotant ch.terlony recommande, dans ce cas, Vemploi d\u2019un stimulant écergique que l'on doit administrer uno fois par jour où plus se'on les luca.lités.Ce remède s6 compose d'une pinte où d'une pinte et demic d'enn-de-vie, de liam wi d'arrack, dans laquelle on wet du gine-mbee en poudre, deu clous de girotte, de l'ail, du poivre de truinée, etc, À ce imélauxe, où ajout de la mélasse et de la farine de manière À ca faire an gateau.L'éléphant est peut-être, parmi les antmacx de charge, celui dont le pied est lo plus sensible.Ausei lea blessures et les plaies sont elles fréquentes sur cette partie du son corps.L'éléphaut, à l'aide de ces puissantes mé choires et de rs trompe, peut soulever des poids énormes ; il peut aussi pousser les far deaux considérables devant lui avec son front : mais ce genre dv travail le fatigne vite, Nis | charge est placée sur son dos, il 1a porters sans I fatiguo peudant des jouruées eutières, et si la température n'est pas trop élevée, il fournirs | des journées de 15a 20 millon, .! L'expérience & démontré qu'uu éléphant | adulte et qui est bien portant, peut porter un poids de 1,500 à 1,600 livres eu faisant réeu- lièremeut une moyenne de 15 à 20 milles par jour.En Abyssinie, les éléphints avaient une charge de 1,400 à 1.800 livreaet plus.Certains qui servaient d'affuts vivante, portaient un poids de 1,844 livrée, et l'un d'entre cux, qui { portait les munitions, n'avait pas Une « Large 1nféricure & 2,000 livres.Cru éléphants res talent quelquefois vingt heures sans être déc .-\u2014-\u2014\u2014 CAUSERIE DE QUÉBEC On s fait de nombreux discours et même des livres sur les paroles inutiles on wa pas eu tort.Mais je me demande pour Quoi on s'attaque si rarement aux ation inutiles.Dieu sait, pourtant.s'il y en a par le monte, et combien on gaspille inst {un temps et «les forces qui pourraient être avantgeusement employés d'une autre manière ! Et ces inutilités, non seulement on les excuse et on les pardonne, tt | ceux qui les commettent y acquicrent sou: vent une célébrité, ou plutôt une poputs rité que l'on refuse la plupart du temp-au véritable mérite.Vous voyez un bon matin, placar« les murs, une affiche portant «(4 Jnoques s'est engagé à faire, à pied.oo milles en dix-huit heures.Lartout 0% l'affiche s'étale, les groupes \u2018le curieux = furment pour en lire ou en épeler e caractères Humboyants.Un discute, ON commente ; on hésite à croire À ce fais merveilleux.\u2014Quoi ! ce n'est pas possible qui va faire cent millos en dix-huit lie sur e M.tun tel heures! 15 JorLLET 187 AFS \" étaient voisins.Et pourtant, au cols ne m'étonne pas; c'était un gélirl radement charpenté ; j'avais tou.jo prédit qu il arriverait, s\u2019il voulait s'en poner 18 peine.| _aquile dites-vous?[I annonçait cela ja bonne heure : personne ne le connaît peux que moi: une de mes sœurs à épousé 590 cou _son pére est mon oncle propre._Çost 88 tante qui m'a élevé.\u2014Moi j'ai été à l'école avec lui ; nous ons comme les deux doigts de la main.Safin, chacun semble heureux de pouvoir dire qu\u2019il est parent du héros ou, tout moins, qu'il I's connu; de même qu'anx glerrements, une foule de gens sont en- dntés de se mettre en évidence, en pre- mot un sir aflairé, OÙ en se rapprochant le es possible du corbillard, de façon à être pris pour quelqu'un de la famille.Il va ans dire que cola n lieu seulement au con- widuriche: le pauvre ne provoque pas le pime empressement.Bref, notre homme au cent milles a fixé ton jour, et ce jour est arrivé.L'homme arrive aussi de son côté.Ii est richement costume ; veste et cu- joe de velours noir avec gilet bleu et vents d'or ou d'argent : casquette brillante, bus blancs, souliers vernis.II satance en regardant tout le monde d'un irimportant et ennuyé, jetant par ci par li un petit sourire à quelques amis que æte marque de bienveillance fait rougir de plaisir.ll ne fait rien par lui-même ; il a un bomme d'atfiire, des employés, un secré- uire.Un honnête citoyan, que l'on n oublié de faire payer à la barrière, vient, ue fois entré, offrir consciencieusement sa pièce ile trente sous au héros ; celui-ci se détourne avec (édain, comme ei l'argent pourait lui salir la main, et, par un geste majestueux, il indique son manager.Et pourtant, il n\u2019y à que quelques jours \u2018moore.ce meme grand homme, garçon d'hôtel je ne sais plus où, s'est avancé avec empressement pour tenir mon cheval, et areçu chapeau bas, le pourboire que j'ai Rlé dans sa main non oncore célèbre.Alors, il m'eût demandé ma protection pour lui fuire obtenir une place de laquais : wjourd'bui, il croirait m'honorer en m'ac- \u201ceptant pour son secrétaire.L'homme comtnence à marcher.[laun t-pace d'un demi-mille de circonférence ; i faut qu'il en fasse deux cents fois le tur en dix-huit heures.Les paris s'en- bert parmi la foule qui & pénétré dans l'enceinte.11 y à là les rapporteurs de la presse-associée, qui s'apprêtent à faire jouer le télégraphe et à raconter À l'univers ftonné toutes les phases de ce grand com bat d'un seul homme contre cent milles.Un murmure, on chuchotte, on va, on \"vient pour «en aller encore.La foule se renouvelle et In recette augmente.Entin le centième mille est achevé et le Marcher est en avance de dix-sept minu- les.Les spectateurs enthousiasmés pous- Kat un hourrah étourdissant, et Jacques se oy porter en triomphe jusqu'à son hô- > OÙ plusieurs citoyens notables sont dj Tendus pour solliciter l'honneur d'être Minis à le féliciter, Le lendemain, la même foule fera In Même ovation à un monsieur qui aura ga- fé une course de velocipède.Quelques ny Aprés, eo sera le tour d\u2019un autre indi- \u201cquisura fait le route de Vienne à sans descendre de cheval, ou qui Mk marché pendant six fois vingt-quatre ites sans dormir, oo cela, tout le monde aura été mis le ; les deux continents se seront le e säble transatiantique, et tou- - ss affaires auront été reléguics he Tang! C'est pourtant aînsi que se fait, et les noms des hommes Yi provoquent ces commoti motions ront 4 postérité, pres | L'OPINION PUBLIQUE 327 Pendant ce temps, un génie incompris meurt avec l'invention utile que la foule srepoussée.Ces mêmes notabilités qui, tout à l'heure, sont allées féliciter les jarrets solides du marcheur, ont consigné à leur porte l'homme de talent qui venait solliciter leur appui pour sa découverte.Et pourtant, qu'un homme parcourre cent ruilles en dix-huit heures, qu\u2019il gagne | une course de vélocipdde, qu'il passe six jours sans dormir, 4 quoi cela peut il servir?quel bien peut-il en résuiter pour l'humanité 7 Tout le monde, cependant, encourage ces actes inutiles et sots, chacun s'honore de les subventionner.Vous n'aurez pas le moyen de fournir la plus petite obole pour une œuvre utile et patriotique, et vous trouverez toujours de quoi souscrire pour aider à l\u2019accomplissement d'une chose ridicule.Vous repousserez Fulton et vous acclamerez Blondin.C'est ainsi que le monde est fait, et il est inutile d'essayer de le refaire.L'intelligence est souvent sujette de la sottise.Cela peut consaler bien des gens.NaruLÉON LEGENDRE.\u2014\u2014\u2014\u2014me\u2014\u2014\u2014 TABLETTES LOCALES Escompte autorisé sur les envois américains, 15 par 100.e .Le major Prud'homme est nommé liente- usut.cofonel du G4me batsillon de Besuhar- noîs, .e .La compagnie d'infanterie de Hurso, comté d'Ottawa, «st retranchée du cadre de la milice active.oe .Oua autorisé l'enrôlement de 92 hommes dans « corps de la police montée de Manitoba.Trente-quatre seront choisis dans la province d'Untario, visgt-huit dans la province de Québec et quiuze dans chacune dus provinces de la Nouvelle-Ecosse «t du Nouveau-Brunswick.AUX KÉGOCIANTS.On mande de Washington : Le Trésor vient de publier, pour l'édification «dus personnes qui expédient des marchandises aux Etats-Unis, une circulaire adressée à tous les agents employés à la perception des droits d'importation.Jusqu'ici nombre d'expéditeurs se contentalent de déclarer pour leurs mare chandises Une valeur quelconqus peu supé- ticure au prix de fabrique, La nouvelle cir- culsire a pour but du Incttre fin à ceîte pratique et déclare lo.Que par les marchandises provenant d'un achat, le counaiesement doit indiquer le prix ré«1, y compris les frais de toutes sortes.Zu.Que pour les marchandises provenant d'uaue autre source que l'achat, le connaissement doit indiquer le prix de vente au mo- tent de l'exportation sur les marchés du pays d'origine, y compris tous les (ris, ot uon pas seulement le prix d-: fabrique.La circulaire établit, en outre, certaines règles pour le détermination du prix de vente dez dites marchandises, La .Lu rétrécissement de le voie de l\u2019Intercolo- nisl s'est opérée d'une manière très-heureuze, nous dit le Monit-ur Acadien, et beaucoup plus promptement qu'on ne l'avait espéré.Jeudi soir tous les chars à passagers et à fret étaient rassemblés à Moncton, St.Jean, Halifax et Truro, ainsi que toutes les locomotives.Dès l'aube du jour, vendredi, les hommes proposés au rétrécissement se mettaient à l'œuvre taudis qu'eux atellors généraux on procédait à trauaférer les chare de wagons larges aux w.- gons étroits.A deux heures de l'après-midi toute la ligne entre St.Jean ut Halifax et entre la Jonction de Painsec et ls Polute du Chône, était rétrécie, et des locomotives à jauge étroite parcouraient le chemin en tous sens, distribuant les chars aux différentes sta- tious, Bsmedi, les convois-express voyagesient comme d'habitude.Lundi, le commerce de fret à été repris pour dv bon ; les divers con- vols sont pre: que toujours en retard cependant ; ces retards sont Is conséquence de la friction inévitable résultant du la nouveauté des mouvements.La promptitude extraordinaire avec laquelle le changement s\u2019est fait, fait le piu.grand honneur à coux qui l\u2019ont organisé aussi bivn qu'aux hommes de section, qui ont exécuté cet ouvrage immense.| RÉCEPTION DE MGR.RONCETTI | Mercredi dernier, 7 courant, Mgr.Roncetti, | eblégat de notre Saint Père le Pape\u2014le prélat qui est venu apporter en Amérique le chapeau rouge à l'Archevôêque de New-York\u2014 arrivait Montréal.Nos principaux dignitaires eczlésisetiqus ainsi qu'un grand nombre de notables citoyens de notre ville, s'étaient rendus sur le quai pour y recevoir l\u2019éminent prélat.Le môme soir, une soirée dramatique et musicale était donnée en l'honneur du noble étranger, dans Ja salle académique du collége Ste.Marl», Leurs Grandeurs N.N.8.8.Bour- get, Laflache ct Fabre assistaient à cotte soirée de cordiale bienvenue.Au milieu des habits noirs dus spectateurs, so détachatent très-viel- blement les unitormes do beaucoup de Zouaves p Pontificaux.Dès l'ouverture ds la séance, Son Honneur M.Hingston, Maire de Montréal, lut l'adresse ci-dessous : \u201c MONSRIGSEOU, s C'est avec bonheur que les citoyens catholiques de Montréal ont reçu dans leur ville, celui que son caractère et sou rang distingué dans l\u2019Eglise ont désigné cotpme porteur de la barrette à Son Eminence le Cardinal Archevêque de New-York.# Recevez donc, Monseigneur, nos remerciements pour ls prolongation de votre séjour en Amerique, et pour votre visite à notre cher Cunada, éloigné sans doute, mais heureux et fidèle.«+ Vouillez, Monseigneur, à votre retour en votre belle patrie, porter à notre blen-aimé l\u2019ontife l'assurance de notre inviolableattache- ment à sa personne et à son trône.Veuillez l\u2019aseurer que st, par notre position, nous rom - mes loin du centre de l'unité catholique, cependant les paroles qui en partent viennent à nos oreilles et pénètrent nos cœurs.«C'est, Monsvigneur, avec un intérêt filial et dévoué que nous contemplons les années qui couronuent la carrière si pleine de notre vénéré Pontife, et que nous prions le Seigneur de prolonger une vie si nécessaire à l'ordre et ala vertu.Aussi, Monseigneur, veuillez lu croire, en nous souvenant du C\u2018i-l, nous n'on- blions pas ce clergé, à la fois éclairé et zélé qui l'entoure, qui l\u2019assiste ct dont les efforts pour la cause de Dieu sont si visibles, même au- delà des mers, dans ces populations encore jeunes, et qui a efforcent du sutvre au flambeau de l'Eglise les voies du vrai progrès.\u201d M.M, J.A.Prendergast, chevalier de St, Grégoire, présenta aussi une adresse au nom des Zouaves Pontificaux.La représentation commença ensuite, et les élèves du collége Ste.Marie jouèrent d\u2019une manière fort heureuse, le drame bibliqu: de Juseph.Lu chant de Vivs fio Nono, musique de Gounod, termina cette soirée.M.Labeile dirigealt le corps de musique de la Cité, qui a fait cntendre des morcesux vivement applaudis.Le lendemain, Mgr.Roncetti accompagné de plusieurs ecclésiastiques parcourait notre ville, et visitait diverses iustitations : l'Asile des Sourdes.Muettos, le Couvent du Sacré-Cœur et celui de V1l'4- Maria, où, dans ce dernier établissement, unc élève, Melle.Braseard, lui déclimait une magnifique piéco de vers, œuvre du révérend M.Martineau.Lou soir do la mdmy jenrnée, Mgr.Roncetti dounait lui-mdme la b-nédiction solenuelle du Swint-Sacrement à l\u2019église Notre.Dame, après avoir entendu l'a tresse que le curé de la paroisse, |« Rév.M, Rousselot, iui présenta au nom des Sulpiciens et des fidles confiés à leurs soins.Durant l'après-midi, entre sus vis.tes, la compagnie accepta un lunch que leur offrit leur amphitryon, M.G.d'Orsounens.Après la cérémonie, Mgr.Roncetti devint, pour le diner, l'hôte du l'hon.juge Borthelot.Vendredi soir, Monsvigneur s'embarquait pour Québec, d'où il se rendrs à Halifax afn de s'embarquer pour l'Europe.A.AouinTRe.\u2014 em Les Pastilles du Dr.Nelaton, contre le Rhume, maladies de Urouches, maux de Gorge et Consomption, produisent toujours l'effet désiré.\u2014Lafond et cie.35 cente la boîte.RECETTES-\u2014ÉCONOMIE DOMESTIQUE Remè le pour ôter les taches ou aies qui vien- ment ouz yeux des chevaux \u2014Prenez : quantité suffieante de feuilles de morelle, piles.les, ex- primez-en le jus, passes à travers uu loge fin ; seringues ce jus dans l\u2019œil du cheval une ou deux fois par jour josqu\u2019à guérison.Engruissement des volailles \u2014La nourriture qu'il faut donner à le volaille pour l'engraiseer est faite de farine d'avoine détrempée dans du Init on do l'eau.La volaille mise à l\u2019étroit pour l\u2019engraissement, devra recevoir cette pâtée trois fois par jour: le matin, vers le midi et le soir.L'eau sera renouvelée tous les jours, un pou de nourriture verte serait très-svantageuse.Par la diète on provoquers le redoublement de l'appétit.Pour éviter la satiété, on pourrs de temps en temps subeti- tuer la farine d'orge à celle d'avoine.Les canards ne font point exception à Is règle ; lle devront être soumis à un régime spécial quelques jours avant d'être tués ; {la ne devront pas être laissés au bassin, l\u2019exurcics étant nuisible à l'engraissement.Corps étrangers dans les yeuz.\u2014La présence de ces corps étrangers occasionne de la douleur plus ou moins vive, de la rougeur, des larmoiments.Lorsqu'ils ne sont pas adhérents, les larmes suffisont dans la plus graude partie des cas pour lus entraîner au dchoré ou bien on injecte, avec une petite seringue, de l'eau fraiche entre les paupières de manière à bien nettoyer l'œil.On réussit aussi très- bien en promenant sur cet organe un pinceau doux que l'on & trempé dans du miel, où bien un morceau de papier roulé, bumecté svec du sirop où tout simplement avec un peu de salive; le corps étranger s'attache au pinceau où au papier et on l'enlève alors avec une grande facilité.Bi le corps étrang«T est un fêtu de paille ou ua petit éclat de fer, on à proposé pour les attirer, de présenter, aussi près que possible de l'œil, dans le premier cas, un baton de cire d'Espagne électrisé par le roti ment ; dans le second, un morceau d'aimant.Moyen fr J ; + re Fo Ts, au MS A FA A), - ve, ra AR NS >> 4 = se se 2x J ce & £, Ès cent fl MY ss * = a SL in LA PS my Xr a! 3 ETL 7 iE Ÿ ni Idée 05 4 5 a -À N ws re ut ¥ NY d += Fox 4 $i > Æ.pe a LI = = i A fa La W + ER I al) ë oY ol ee man Ras YE = TO oN 3 5 ES ~~ 3 D, we p\\ 5.2 a ps = } AR = Y = Rod =; : i 3 = we AS {9% A Ww Ry oN [Rs IY a a a» = ped T as Ps = qe Cd > = 2) 3 } Jf 2 == 2 = A IN A ; of = Se > = > SR K- 7H a - = = SI = = === oS 23 HS I pte Ss SE Sry EN == pue ee = FFE ES =x ie \u20142E = SHEA ÈS set LE GROUM DU SEIGNEUR \u2014 \u201c ree Es Mw es Sema Le er pes A IT âne x HER 3 = 4 £2 Ier a, ns Ry \u201c> +.A a > BT 27 ci Se A nes N ! BEN pe ve Le.Hi Lea \u201d ES ab a es 3 pA 5 = AR AS k at : = Lars =r AMEE Ly bd a 22 « Se bi = ENT RD 34, vi 2 = a ee 3 0 26 £2] +x+ Ls ?+ ts ow & Tu 4 ji \u2018+ LE > iP fe) A a \u20ac = ob Ah \\ 9 Ne ¥ A ! ¥ éme Se \"AS SALE Wim, Ea \u2014eme Cu oS Su es > or \u2014 = te, gd = LS > RE; 088 ZY a2 1 SR 45 = H owe JY a Se il file NE EN a Wu thi bat SET 4 ow abil LAY 3 Ed 5e Ri \u201cvy Apa - i Ad) w Ser AR i i AM a, { b 3 on xe FRA pH ib he LI mn ai vy am 2 Lo hd 3) 2 {14 se, pe A =, ie & RG EN pi A i A Pow FY 8 fs oy Ri bo] Las 3 \u201c ?ae ti LA Ex 0 Fs oly el) == wn End A QE IL 4 ( ARACAS, CAPITALE DU VENEZUELA \u2014 332 \u2014_\u2014 == \u2014= TIT L'OPINION PUBLIQUE 16 J UILLEY 1875 \u2014 TTT me | | oT = = es He ex = es == Ÿ ia ol If == ==\" = = il AN i $8 { k 3 & ui pe \\ 4} 333 À = ot HEWN = 4 = ¢ ads Ne: a à 4 + à off WN ral = 0 = afl 3 = = {1 == == aN SEs = Jin / A = \u2014\u2014r; x =f.foi ty, or N 4 A A \\ oF + we wy 4, \\ ë vel Ÿ = NS \\ = -\u2014\u2014 = es wy = = he x \u2014 = == È === _ 2 LA - == == = ITALIENS MUSICIENS pe 15 JuiLLer 1876 BIOGRAPHIE Sen WitkiaM EpmoNo Lou an, LL.1, #.568,, FO.Par une dépêche télégraphique communique au tilobe on date du 27 juin dernier, pots cv 5H appris avec une profonde dou- Jour ba wort de Sir William Fdmond Logan, notre
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