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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 21 octobre 1875
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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L'Opinion publique, 1875-10-21, Collections de BAnQ.

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[" MONTREAL, JEUDI 21 OCTOBRE 1876 Vor.VI EMIGR, ATI), COLONISATION saient en esclavage ; ce ne sont plus des Emigrants établimau Canada Ajoutez à cet état major les médecins \u2014_ compagnies d'aventuriers qui, sons les 1868.10,091 attachés aux diffé:entes stations de La Qua RAPPOLT DU MINISTRE DK L'AGRICULTURE DU ordres d\u2019un chef ambitieux, brâlaient leurs 1501 - 14.804 rantaine comme suit : CANADA POUR L'ANNÉE 1874 vaisseaux en débarquant afin de se couper Ly roid D- le Grosse-Ile, .F.Mont'zambert + toute retraite et marchaient dans le sang 1874.eens.39313 d'Halifax, N -B.W.N.Wickwire ; de peuplades hospitalières eb paisibles, L'année dernière n été, pour l\u2019émigration De Pietou, NE.CWE Coke ! De 8t.Jean N.B.,.W.B8.Harding.Emigration, colonisation sont deux faits corrélatifs : l'une est l'effet, l\u2019autre la cause ; et les deux continents du Nouveau.Monde, découvert par Colomb, doivent à ce double mouvement leur civilisation, leurs richesses et leurs étonnants progrès.De dépendances, d'états foudataires de la métiopole qu'elles étaient autrefois, les colonies sont devenues des rivales en puissance, et l'on peut prévoir dès aujourd\u2019hui l'époque de leur émancipation prochaine, le moment où, asses fortes pour re suffire À elles-mêmes, elles vivront d'une vie propre et indépendante.Que les jeunes générations qui peuplent l'Australie, le Canada, ls Nouvelle-Zélande, l'Afrique Australe, branches vivaces issues d\u2019un même tronc, mêlent chacune à l\u2019amour de leur sol natal l\u2019affection et le respect pour la terre des ajeux, conservent le culte des traditions et des souvenirs, la chose reste à peu près certaine; et pour lu prospérité du monde, il est à souhaiter que ces sentiments de famille aient asses de force et de durée pour prévenir une lutte fratricide.Mais quant à empêcher cet inévitable dénouement, on ne saurait y scnger, ot ce serait le comble de la folie que de vouloir d'y opposer.Autant entreprendre de faire remonter un fleuve à sa source.L\u2019émigration dans les deux Amériques, ou vers les terres australes, constitue un des principaux, sinon le principal des phé.noménes économiques de notre époque.C\u2019est un irrésistible courant dont la force s\u2019augmente de l'énergie et de l'abondance du flot des nombreux tributaires qui viennent chaque année grossir son cours.Les comptoirs phéniciens et carthaginois, les colonies 1omaines, latines et militaires n\u2019existent plus, le temps ea est passé : les vétérans de nos légions résident à l'hôtel des Invalides, et nos négociants comptent des coneuls et des correspondants sur tous les points du globe connu.Les grandes puissances mêmes, ayant chacune atteint l'apogée de leur grandeur, l'Espagne, le Portugal en même temps, puis la Hollande, ensuite ls France et enfin l'Angleterre, ont vu et verrout leur échapper ces rayons de leur couronne.Ce ne sont plus comme jadis des hordes à la conquête d\u2019un Eldorado chimérique.Ces migrations partielles mais incessantes d'un million d'individus qui, par l'Ouest, gagnent l'Orient, le berceau des races humaines, n'est plus un événement fortuit, mais un fait caractéristique ayant ses lois, un produit de la palingénésie sociile, moderne, soumis, il est vrai, à toutes les théories de la spéculation, au caprice des individus, mais ausei à tous les résultats de l'expérience ; non plus ordonné, forcé par un pouvoir despotique, mais encouragé, organisé par «les associations, et protégé par les gouvernements.C'est à ce point de vue que nous allons envisager .le sujet.Pour le Canada, le développement de ses ressources, ln création de richesses ultérieures, l'importance du peuplement de notre vaste territoire par l'émigration, constituent une question vitale.Mener à bien une telle entreprise, c\u2019est d'une certaine façon, et de ls meilleure, conquérir un pays, et mériter la reconnaissance de la postérité.Pour atteindre ce but, que poursuivent conourremment un grand nombre de gouvernements rivaux, il existe toute une organisation, tout un système, un outillage complet dont le ; Rapport du Ministre de l'Agriculture pour l'année 1874,» nous expose le personnel ot les rouages, Ce qui donnera de suite une idée de l'importance aoquise dans une période relativement courte, par le ministère de l\u2019Agriculture, c'est le nombre de lettres regues ou expédiées annuellement dans ses bureaux, le nombre croissant des brevets, des droits d'auteur, des marques de commerce ot des immigrants, Ainsl les deux premidres années de la Confédération donnent pour les diverses catégories énumérées : Années.Lettres Lettres Brevets, droits Nombre reçues.envoyées.d\u2019aut., mar.total des de commeres iteimix, 1866 7,435 8,380 337 81,705 1067 7,751 10,670 s0 81,473 Voici maintenant pour ao trois dernières années : 1878 20,371 37,301 1,815 09,184 1878 22,216 31,786 3,184 99,109 1878 17,970 33,678 3904 80,022 Pour le Canada, la période décennale de l'émigration présents une élévation cons- armées, se précipitent & la suite d'un conquérant barhare sur les terres fertiles de voisins qu'ils massacraient ou rédul \u2018 tante ; c'est de fort boune augure pour l\u2019avenie, tou en restant: pour le présent une excellente acquisition.au Canada et aux Etats-Unis, plus faible que l'année précédente, et cependant le nombie total des émigrants partis de ls Grande-Bretagne est un des plus élevés depuis l'année mémorable 1854.Le tableau ci-dessous rend ainsi compte de ce mouvement : Lieux do destination, Etats-Unis.0.000.1873 1874 ++44233,073 148161 Colonies nord-américain .37,208 25,45\u20ac Colonies australiennes.26,428 53,958 Autres lieux.13,903 13,445 Emigration totale du Royaume- Uni.\u2026.loenceune 310,812 241,014 Pour contraliser les affaires d\u2019émigre- tion, les diriger, répartir les émigrants aux différents lieux suivant les besoins des localités, tout en considérant les aptitudes des groupes, des familles et des individus, le ministère fédéral d'agriculture entretient ici et à l'étranger un nombreux personnel d'agents, les uns à postes fixes, les autres véritables voyageurs ambulants qui parcourent les villes et les campagnes, donnent des conférences, receuillent des informations, distribuent des brochures, et envoient mensuellement des rapports à l'agent général, M.Jenkins, résidant à Londres.Les agents au Canada sont : Québeo.L, Stafford Sherbrooke H, Hubbard Toronto , , J.A.Doraldson Montréal .J.J.Daley Ww.J, Wiils B.Macpherson A.G.Smythe John Smith R.Clay St-Jean, N.-B.R.Shives Winnipeg, Manitoba.W.Heepeler West-Lyun, Manitoba.F.J.Bradley Ceux à l'étranger se divisent en agents permanente et spéciaux.Les premiers comprennent: Agent rai à Batre E, Jenkins Agent de Liverpool.@.T.Haigh ifast 0.Foy 5 Murdoch B Boras © Les seconds se trouvent ainsi distribués : Loamini Angleterre).A.B.Davene; Gartatan ¢ wa ) T.Grabame ?Manchester do 8.Capper | Londres.Bév.L.Taylor on firencler Ecosse (Highisads).A.G.Nicholson Irland (Corky.ioe .\u2026 N Talbot Jersey (Iles de la Manche).H.J, Richard Budde Norv, (Gothembourg) H.Mattson F rie).A tte isles Mdsse Von Kéeiber Les commis de la malle océanique, MM.C.Tisbone, W.F.Bowes, 8.T.Green, J, Ferguson, F.Farlee, J.O'Hura, A.Walmsley: l'agent.voyageur fédéral, M.John Summer, dont le ministère requiert fort ingénieusement les services, et vous comprendrez le plan, les moyens variés de l'organisation savante chargée d'amener sur nos rivages le trop plein de la population des Etats européens, Aussi, grâce à ce service intelligent et actif, la moyenne actuelle des colons établis au Canada depuis 1:63 s'élève à 25,- 417 personnes, ainsi distributes : 1868.\u2026.12,765 .18,830 .34,706 .27,773 .36,578 1873.0.u0e 00000 \u2026 50,080 Total.170,503 Au point de vue financier, le Parlement a consacré l'an dernier 870,000 aux besoins de ce service.L'allocation fédérale se répartit de la manière suivante : \u2026.\u2026.$25,000 00 .20,000 00 sess 10,000 00 Nouvelie.E osse.10000 00 Colombie.Britaonlque .5000 00 De leur côté, chacune des provinces fé- dérées contribue dans une part proportionnelle au même but : Ontario.$5,500 00 Québec .\u2026.300000 Nouveat-Brunswick .1,000 00 Nouvelle-Ecosse .\u2026.1,000 00 Dans un prochain article, nous exposerons les autres parties de ce programme, et considérant les arrangements actuels, nous soumettrons modestement, à l'égard de cette œuvre sérieuse.et féconde, plusieurs suggestions que l'expérience et l'exemple d\u2019autres pays nous ont inspirées.A.Acute.\u2014\u2014\u2014me\u2014\u2014 ECHOS DE PARTOUT William Tyndall, premier traducteur on langue anglaise de Ia Bible, aura prochaine.mont en status, Une commission vest formée à Londres et l'emplacement désigné a été ua enclos voisin de l'église Saint-André, dans le quartier de Holbora.Cet enclos est l'ancien maetière dans lequel fat inhumé le podte Chatterton, mais sans pierre ni croix pour marquer ie lieu où reposait le corps, 494 L\u2019'OPINION PUBLIQUE 21 Ocronre 1876 À Londres, on compte une naissance toutes Les cinq minutes, un toutes les huit minutes Les brasseries et les déblis de gin sont al nombreux dans cette vaste sgglumération que wils étaiont alllgnés, ile formeraient une bande continue de Chariog-Croes à Portemouth, soit une longueur de 117 milles.Ce nombre, vral- ment.florissant de cabarets explique com ment les magistrats out à juger chaque année de quarante mille ivrognus ramassés dans les Tues, Les grangers ou réunion des cultivatenrs des Etats de l'Ouest de l'Union américaine ont Tésolu de se passer des intermédiaires dans le commerce deu grains, intermédiaires qui fout payer très-cher leurs services, et de tradiques librement et directement avec les Anglais.Ceux des grangers qui sont voisins de le mer ou des grands cours d'eau veulent même transporter directement leurs grains et leurs four- tages sux ports d'embarquement, pour échapper à la tyrannie des compagnies de chemins de fer.Celles-ci, de même que les armateurs de tous les pays, no se bornent pas aux seules opérations transport, mais elles entreprennent également le commerce pour leur propre compte, notamment celui des grains.De leur intérêt à élever les tarifs de leurs services pour avilir les prix et s'emparer des denrées.LES CANADIENS DE L'OURST CHARLES DE LANGLADE (Suite) vi En 1757, Langlade descendit de l'Ouest à la tête de plusieurs centaines de sauvages (1),dans le but de prêter main forte à l\u2019armée de Montcalm, qui allait avoir bientôt plus d'un engagement sérieux à livrer.Il prit part au grand conseil tenu à Montréal durant l'été, ot dans lequel les tribus de l'Ouest déclarèrent à M.de Vau- dreuil qu\u2019elles étaient prètes à suivre ses volontés, et à marcher à la destruction du fort George.Les Anglais s'étaient retranchés dans cette place forte, située sur les bords du luc George, et il importait de lu détruire, afin d'empêcher lours incursions sur le frontière canadienne.On voit par une lettre de Montcalm, en date du 25 juillet 1757, que Langlade prit part à une expédition uses importante, antérieure à lu prise du fort George, et qui eut les mirilleurs résultats: « Les Ou- tuouais que j'ai envoyés du côté du lac, dit-il, avaient conçu le projet de donner une correction aux berges anglaises et elle a été étouffte.MM.de Corbière, de Langlude, Hertel de Chambly, le chevalier de Meloives et La Chapelle ont été envoyés avec eux (2).Ils sont restés embusqués toute In journée d'hier et le nuit.Les An- Blais ont paru à lu pointe du jour sur le lac, au nombre de vingt-deux berges, y compris deux esquifs.Leur détachement était de trois cent cinquante bommes, commandés parle sieur Parker, colonel, qui « remplacé, à lu tête du régiment de Jersey, le colonel Schuyler, pris à Choua- guen.\u2018Les oris de nos sauvages leur ont imprimé une telle frayeur, qu'ils n\u2019ont fait qu'une faible résistance.Deux seules berges se sont sauvées, toutes les autres ont été prises ou coulées à fond ; les sauvages en ont ramené aix qui nous seront utiles.J'ai ioi cent cinquante-un prisonniers, dont huit officiers; il y à eu cent soixante bommes tuée, noyés où mis à la chaudière.M.de Corbière commandait 0e détachement.Cetteaffaire nous à coûté un sauvage blessé légèrement.» Montcalm poussa vigoureusement les travaux nécessaires pour l'attaque du fort George, et il reconnaît tout le prix du concours actif que lui donnèrent les sau- Mon\u2019 calm, di ne du moi ol, mentionne ur arcvée vof du or door Er les termes suivants : ** mois dernier, dit-il, un millier de sauvages est arrivé des pays d'en haut, Plousas fact char de mate à peuat le séjour eus.ui e e ouéreux de pareilles troupes.\u201d ° ur 2) M.de Corbidre fut t 1 ile à pa Bde SER Cte a Chase bly, susie: eu France aprésls de vere bar fob - i 0 fa ie peer pore Co Ceasda pa BL Peu vages en cote circonstance.Le fort George était admirablement situé pour pouvoir se défendre avantageusement, mais telle fut l'ardeur des nesiégeante qu'il dut capituler après quelques jours de résistance au commencement d\u2019août 1757, Les sauvages déshonorèrent malbeureu- sement, par des excès, ln valeur des services qu'ils avaient rendus à l\u2019armée fran- gsise.Car le lendemain de la capitulation, lorsque les Anglais quittèrent le fort pour se renfermer dans les retranchements qui leur étaient assignés, ils se précipitèrent sur eux en jetant de grands cris e! en massacrèrent plus d'une cinquantaine, malgré tous les courageux efforts des officers et soldats français pour empêcher cette boucherie.Un mémoire du temps, nous apprend que les Outaouais présents au siége du fort George étaient au nombre de 337, et là que « MM.Langiade, Flarimont, Herbin et l'abbé Matavet étaient attachés à ce détachement d\u2019indien,s À la tin de la campagne de 1757, Vau- dreuil voulut récompenser Langlade de ses services en le nommant commandant en second au poste de Michillimakinac, avec un traitement de mille francs par an.Cette nomination était congue dans les termes suivants : Pizzne Ricaop pu VAUDREUIL, Gouverneur et Lieutenant Général pour le Roy, en toute la nouvells France, terres ei pais la Louisiane :\u2014Nous ordonnons au Sr Langlade, Enseigne des Troupes, détaché de ls marine, de partir de cette ville incessamment pour se rendre au poste de Michillimaki- nac, où il servira en qualité d'officier en second sous les ordres de M.de Beaujeu, (3) commandant au dit poste.Fait à Montréal le 8 sept.1757.VAUDREOIL.L'année suivante, Langlade revint au pays pour partager la gloire et les périls des grandes opérations millitaires qui, tout en couvrant nos armes de gloire, épuisaient le nombre de nos défenseurs et ruinaient nos ressources.Grignon (4) dit qu'il prit part ,à ls fameuse bataille de Carillon, où l'armée anglaise, commandée par le général Aber- crombie, fut battue, comme autrefois les Français à Crécy, avec des forces cinq fois supérieures à celles de l'ennemi.Il a pu assister à cette mémorable victoire, mais il est certain que pour la première fois peut- être il ne ve trouva pas de sauvages dans les rangs de l'armée française.Cette ub.sence des sauvages faisait dire à Montcalm après la victoire de Carillon: «Quelle journée pour ia France ! Si j'avais eu deux cents sauvages pour servir de tête à un pagni détachement de mille hommes d'élite, 1l ne sorait pas échappé beaucoup d'ennemis dans leur fuite.Ah! quelles troupes que les nôtres, jamais je n'en ai vu de pareilles.» Langlade fut ensuite dépéché au fort P Duquesne que menaçaient de nouveau les Anglais.Le brigadier Forbes ne tarda pas, de fait, à quitter Philadelphie à la tête d\u2019un détachement considérable pour se diriger vers la Belle Rivière, afin de s'emparer du fort Duquesne, Mais en apprenant qu'une partie de cette petite armée avait déjà atteint les environs du fort, le commandant, M.de Ligneris, alla bravement à sa rencontre, et repousse si vigoureusement les Anglais qu'ils perdireat environ quatre cents hommes et beaucoup de blessés.Comme à la bataille de ln Monongahéla, bon 3) Louis Liénard Villemonde de Benujou 6 héros de ln Moncopahéla où son tere 8 har Go Jn, à 1788, lieutenant eD i il nommé, en 1781, snpltaine de la eo de du in marine, eo rempinosment de M.de is Véreodrie, et obtint par ea belle sooduite su mols de janvier 1754 le oruix de Saint Louis.auto vit ati octroyèrent cette même année une Gonees- sion de quatre Iloues de profondeur var quatre it, sur les bords du 1se Losaplsin, ot ee livra 2 des traveex de défrichement.Queique temps 3 t 4 comm: du te, do iebillies Ha omar 208 Pond {ope pendaat usieurs années.Plus d it uDe part active il le dé! du | ls guerre amériesioe.PA OR ES (4) Seomiy-twe years\u2019 Recolisstions of Wiseoncin.?dans la nombre des fayards furent poursuivis avec fred M.une telle ardeur qu\u2019ils ce joièrent à la nage dans les eaux de cette rivière ou de l'Ohio, où plusieurs se noyè:ent.11 était écrit malheureusement que tant de courage serait dépensé en pure perte.Car M.de Ligneris, forcé par le manque de vivres, dut renvoyer beaucoup de Cans- diens et réduire «a garnison à deux cents hommes seulement.Toute autre résistance devenait ainsi impossible.Aussi, lorsque les Anglais, commandés encore par Forbes.revinrent à ls charge avec de nouvelles forces, à lu fin de novembre, M.de Ligneris fit détruire le fort qu'il ne pouvait plus défendre, et se retirs avec ses bommes, partie au fort Mochouet et partie sur le Mississipi.La prise d'un poste important comme le fort Duquesne n'était malheureusement que l'avaut-coureur des terribles revers qui allaient bientôt frapper l'armée fran- toute entière.wise Joszru Tassé.(À continuer) avis.\u2014Demando sers faite à la haine session de la Législature pour oblenir un acte autorisant Jchn-Henry-Pelly Simpson à vendre et à transporter certains biens-immeubles dans cette province, étant trois isles dans la rivière St.Laurent, au-dessus de Lachine, connues comme les Isles Dorval, nonobstant ls sabetitution affectant les dites isles, contenue dans le testament de feu Sir George Simpson.voips sr wusvazs.\u2014Les districts établis pour l'inspection des poids ot mesures sont: lo.Windsor ; 20, ; 30.Toronto; 40.Kingston ; 50.Montréal ; 60.Québec ; To.Nou- velle-Ecosse ; 80.Nouveau-Brunswick ; 80.Manitobs ; 100.Colombie Anglaise, RÈGLEMENTS DES PÉCHERIES.\u2014Ces règlements ont été amendés pour Ontario et l'époque pour terminer ia pêche du poisson Blanc, de la Truite taumonée, de ln Truite dos Lacs, est fixée du ter novembre au ler décembre, La Nouvelle.Ecosse se prépare à faire bonne figure à l'exposition de Philadelphie.Le Telegraph de St.Jean, N.-B,, dit : \u201cLe ourelle-Eooase se prépare à exposer de beaux minerais, Elle illustrers vous toutes les formes possibles ves terrains houilliers et aurifères, et montrera ses pierres à bâtir, eto, avec le plue grand avantage.Le gouvernement local favorise !'aif ire très-cordislement.\u201d Une nouvelle compagnie à St, Jean : * Salt- John's Glass Company.\u201d L'objet pour lequel l\u2019'incorporation de is compaguie est demundée, ost de manufactarer de ls verreris.L'endroit où les opérations de la dite co-r- je seront transigées est dans is ville de Be, Jean, district d'Iberville.Le montant du fonds social de la dite com- in est de dix mille plasters, dit capital sera di en cent actions, et lo mootant de chaque action est dev cent Les noms, préuoms, résidences des requé- rants sont: James Macpherson, Alexis Bertrand, Andrew Dewar, Thomas Andrew Cou- marohands ; William Coote, John Wesley Bor comptables, et Henry Sillesple cons teucteur, tous de le ville de Bt.Jean, district d'Ibervilte; John Nichols, courtier, de la Cité de Montréal, et Charles Foster, verrier, cl- devant dela cité de Boston, dans les.Etats-Unis d'Amérique, tous sujets de Ba Majeuié.Les direcieurs provisoires de Is dite compagnie seront : James Macpherson, Alexis Bertrand ot Henry Gillesple.Une nouvelle compagnie : \u201cLa manniac- oi pons el incorporation est von demandée de fabriquer Le ouate dans le ville de Borel.La prinol place d'affaires de le dite compagnie sera le de Sorel, et partout ailleurs où les actionnaires le jugeront convenable provinos de Québec.Le montsat du fonds social de la dits compagnie manufaoturiéee sera de dix mille piastres courant, divisé en deux cents actions de cinquante plastres chacune, avec privilége d'augmenter 06 capital à vingt mille plastres.Les noms, résidences et professions des re- uérants sont :\u2014 Messieurs À.MoKeand, mar- chaud, de Montréal ; Molise Beauchemin, mécanicien Besachemin o fly, =m ; J poard, beigustier; Norman Paalet, and Joan\" Qurmate, marchand Al, , Ducket, marchand ; Samuel Lapaime notaire ; William Leman, marchand ; ascal Thérisalt, entrepreneur ; Edouard Lemoine, hôtellier ; David Finlay, marcband ; \u2018Tarcotte, commerçant ; Lactance Séuécal, marchand ; Louis-Pierre-Paul Cardin, notaire ; Moise bharles Blais, comptable ; Pierre Belle- feuille, commerçant ; Cyrille Mongeon, marchand ; Narcisse Arsenault, marchand ; Wil- lian Woodley, boulanger ; Adolphe Germain, avocat ; À.À.Talllon, banquier, tous demeurant en la ville de Sorel, Les premiora directeurs de ls com seront les dits A.À.Taïllon, président ; James Sheppard, David Finlay, Norman Paulet et Mois Beauchemin, .Le juré nommé pour le procès deu émeutiers de Uette à rendu un verdict établissant que les a-coués Philéas Mailloux, Fabien Le- boutillier, Joceph Chinsson, Piorre Frigeot, Jean-Louis Chiasson, Kustache Callen, Gervais Lanteigue et Jenu-Louis l'ouliu étuient coupables d'avoir pris purt à des assemblées illé- Kales, muis que l'accusation de participation à émeute dirigéo contre eux était mai fondée, Klol et Gustave Lanteigne ont été acquittés sur leu deux chefs d'accusation, Le jugement dans cette cause à été différé jusqu'à ce que les questions légales soumises à l\u2019appel volent réglées.Les prisouniers ont été admis à caution et ile devront se présenter su prochain terme de Is Cour du Circuit, à l'ouverture duquel sera prononcé lu jugement.Les jurés ont disouté toute ls nuit ut ce n'est qe le matin, à 4 heures, qu\u2019ils sout tombés accord sur lu verdict, : * Le Progrès de Sherbrooks annonce que lus directeurs du chemin de fer de Waterloo et Magog viennent de conclaru avec les banques cortains arrangements qui les mettent en état de commencer les travaux immédiatement.M.Webster, constructeur du voice ferrées et ni avantageusement connu du public, se mettra à l'œuvre dans le canton de Stuckiey.Le chemin sera complété cet automue sur Un parcours du dix milles, ce qui donneza droit à la compagnie de toucher lus subsides.Les travaux we continueront au printemps, entre Stuokley et Magog, et entre cette dernière localité ot Sherbrooke aussi vite que les fouds Pourtont lo permettre.\u2014\u2014\u2014\u2014 LA TROADE ET L\u2019ARCHIPEL GREC La Troade, si célèbre dans l\u2019histoire de la Grèce antique, appartient aujourd'hui à le Turquie.Cette petite contrée, arrosée par le Simois et le Xunthe, à toujours vivement intéreusé les voyageurs et frappé l'imagination des pottes.Alexandria-Trous, bâtie par Alexandre le Grand, à peu de distance des ruines de l\u2019antique Troie, fut longtemps confondus avec lu célèbre Ilion, Cette ville a été, pendant plusieurs siccles, le maguein d'où les Turos tiraient leurs matériaux pour lu confection des boulets en pierre qui dé- fendsient Stamboul.Quelques vestiges eu restent encore debout dans les environs de la côte.On voit un petit port naturel ot des çuines assez considérables, notamment celles d\u2019un théâtre et d\u2019un palais.Tout le site est couvert de magnitiques forêts de chônes-nains qui vont très recherchés à cause du tannin que l'on trouve dans leur écorce.Deux de nos gravures \u2018représenteront quelque jour lesfouilles qui ont été fuites à Hassarlik, du oôté de l\u2019est et de l\u2019ouest.Les murailles qui restent sont bien mutilées, et le palais a dû, trés-probablement, être détruit par le feu, car on rencontre à chaque pas des traces de bois carbonisé.Peut-être faut-il attribuer à quelque tremblement de terre ou à l\u2019éruption d'un vol- oan la cause de ces ruines.Le vol qui les cachait est une sorte d'urgile vatlonneuse, recouverte d'alluvion.Un y s trouvé beaucoup de coquillages, de poteries et d'ossements, et, « trente pieds de profondeur, où à mis à jour les vestiges d\u2019une chaussée payée en dalles de petite dimension, Un» découvert également des débris de colonnes d'srohitecture dorique, et, d'après l'étendue des excavations, on pout affirmer qu'Hassarli était une ville importante.De même que dans la Troade, celui qui paroourt l'archipel grec foule en tous lieux un terrain consacré par la renommée : c'est, 21 Ocrosru 1875 à huit milles de l\u2019Eubée, dans l'île de Boyros, qu'est située La baie Kalamitas.Ce pays était autrefois réputé pour ses marbres de plusieurs couleurs.Il est célèbre également dans la mythologie: c'est là que Thétis cacha son fils Achille dans le vain espoir de lui épargner le sort qui l'attendait devant les murs de Troie.C'est là aussi que fut élevé Pyrrhus, lo filsd\u2019Achille, qui fut conduit plus tard par Ulysse à ls guerre de Troie.À dix lieues d'Athènes, au cap Sunium, que l\u2019on appelle aujourd'hui cap Colonne, s'élève un des plus beaux monuments qui nous restent de ls Grèce ancienne.Perché comme un nid d'aigle sur le sommet des rochers, le temple de Minerve, Ja divinité si chère aux Athéniens, réunit toutes les qualités qui semblent les plus incompatibles, la fragilité et Is force, la grandeur et la délicatesse.Sa construction est d'une époque postérieure à Périclès, car il n\u2019en est pas fait mention parmi les monu ments élevés par ce grand homme; mais il présente, même dans ses restes mutilés, la perfection des œuvres du grand siècle, Ces débris éveilient encore aujourd'hui dans l'esprit du spectateur une émotion dont il ne peut se défendre, et on pense aux deux vers du poëme de Child-Harold : Sur ces murs croulants glisse, à travers les nuages, lue ombre de gruudeur sous la brume des âges.Sur le côté sud, neuf colonnes, et, sur le côté nord, trois seutement restent debout.Ce sont de belles colonnes doriques ayant un peu plus de six mètres de hauteur.La blancheur du marbre coloré par l'action du soleil et des siècles à pris des teintes qui ajoutent encore quelque chose de vénérable à In beauté pure et fière de ce temple.Du haut de ce promontoire consacré à Minerve et célébré par Homère, on jouit d'un coup-d'œil qu'il serait difficile de décrire.Lord Byron a eu raison de dire que, si l'on excepte Athènes et Marathon, iln\u2019ya pns dans toute l'Attique un site plus intéres-ant que celui de Colonne.Un plonge «ur la mar calme et radieuse qui vous entoure, sur les îles verdoyantes et «ur les rivages de la célèbre Egine.Comme on le voit, partout, en Grèce, on marche au milieu des souvenirs.CHARLES MURATO.-_-\u2014_\u2014-\u2014e< PERSONNEL M.8.Marcotte, propriétaire de l\u2019Evénerment, de Québec, n été élu président de l'Union Typo- graphiqu' No.159.MM.Lofresne et McGatity, marchands épiciers de Moutréal, out vendu leur succursale d'Ottawa à M».D.8.Eaetwood et Joseph Kavanagh, L'hon.M.Huntington @& prêté serment comme mnitre-vénéral cles postes.Le bruit court À Ottawa que M.Joly sers nommé à sa place président au consetl privé.M.W.Miller a été nommé, à Ottawa, dé- puté-maître de la marine, en reinplacement de feu M.A.Parker.M.Gonsalve Douire remplace M, V.P.W.Dorion comme membre stu Counsell du Barreau, et MM, Geoffrion et McLaren ont été élus membres du Burean des Éxaminateurs.M.F.O.Rinfret, de In roclété Duhamel, Rainville, Rinfret et Rainville, vient d'entrer en rociété avec M.À.Geoffrion, aseocié de M.V.P.W.Dorion, nommé juge.Nous soubai- tons toutes sortes du ruccds à Is vouvelle société.M.Joseph Gardner, écuyer, du canton de Dundee, vient d'être nommé à ls commission de la puix pour le district de Besubarnois, et M.Adoniram Cates, écr., greffier du ls Cour (oe Mogistrat r Je comté d'Uttaws, dans le canton dv Wakefield, Les messiours suivants ont été adjointe db le commision de In paix : Pour le district de Montréal Olivier Jacqnes père, Olivier Hébert, Mathias Hur teau, Habert Bt, Onge et Moyse Gooffrion, écre., de \u201cte, Trinité de Contrecœur, comté de Ver- chères.L\u2019OPINION Peur le district de Bt, François :\u2014G Laboane et J.Adolphe Chicoine, écrs., de oh MM.Louis Godbout, du premier rang, Louis Godbout, du deuxième rang, et Maxime God- bout, du troisième ranx, out été nommés enti- tmateurs pour la municipalité de le paroisse de Saint-Gervais, comté de Bellechasse.La Guzstte du Cunads de samedi 9 courant, contient les nominations suivantes : W.B.Richards, juge-en-chef de la Cour Suprême.M.J.W.Ritohie, Nouveau-Brunswick ; Strong, d'Ontario ; Taschereau, de Québec ; Fournier, de Québec ; Henry, de ls Noavelle- Econe, pour être juges puisnés du même tri- una), M.Thomas Moss, de Toronto, est nommé Juge de la Cour d'Erreur et d'Appel.M.R.A Harrison est momind, Juge-en-ohef d'Ontario.Le juge Tessier est nommé juge puisné de In Cour d'Appel de Québec, M.V.P W.Dorion est nommé jogo de la Cour Supérieure de Québec.Le juge Campbell est nommé joge de la Cour Supérieure du Nouveau-Brunawlck ; Charles Duff est aussi nommé juge de ce dernier tribunal.Robert Cassels, avocat, est nommé greffier de Ia Cour Bupréme du Canada.\u2014 LA DICTION OU L'ART DE LA LECTURE Les lignes suivantes sont extraites d'une conférence trés-intéressante et très-ap- plaudie faite à Paris, à ls fin de 1874, par M.Ernest Legouré, de l\u2019Académie fran- gaie (1).Il règue de singuliers préjugés dans beaucoup de bons esprits au sujet de la lecture 4 haute voix.Un entend répéter sans cesse : « Le talent de la lecture n\u2019est pas un art, c'est un don ; on n'apprend pas plus à lire qu'à marcher ; il ne s\u2019agit que de lire comme on parle.» Rien de plus juste ; toute la science du lecteur peut, en effet, se ramener à oe seul précepte : lire comme on parle ; mais voilà précisément le point difficile, voilà ce que l\u2019on ne sait que quand on l\u2019a appris.Voulez-vous vous en convaincre ?Entrez dans un salon au milieu d'une conversation animée, toutes les personnes qui y sont engagées par lent uaturellement et avec vérit:, Priez l\u2019une d'elles de lire tout haut une page de livre, un article de jour nal, soudain, changement complet : prononciation, accent, voiz même, tout s\u2019altère en elle, tout se manière ; elle parlait juste, el'e lit faux.Pourquoi?Parce qu\u2019elle n'a pas appris à lire.Lenaturelle s'enseigne donc?Il faut donc prendre des leçons pour être soi- même?Uui.Mais en quoi consiste précisément cet enseignement?Sur quels principes repose- til?Voici un exemple de cet enseignement : Un jour, M, Samson voit arriver chez lui, comme élève, un jeune homme assez satisfait de lui-même.\u2014Vous désires prendre des leçons de lecture, Monsieur ?\u2014Oui, Monsieur.=\u2014Vous êtes-vous déjà exercé à lire tout haut?==Uui, Monsieur, j'ai récité beaucoup de scènes de Corneille et de Molière.-\u2014Devant du monde ?.\u2014Oui, Monsieur.=Aves succès?\u2014Oui, Monsieur.\u2014Veuilles prendre ce volume de ls Fontaine : ls fable, Le Chêne et le Rossau.L'élève commença : La chêne un jour, dit auroseau.\u2026 =\"Très-bien ! Monsieur, vous ne saves pas lire! \u2014Je le crois, Monsieur, reprit l\u2019élève un peu piqué, puisque je viens réclamer vos conseils, mais je ne comprends pis comment sur un seul vers.PUBLIQUE \u2019 \u2014Vevilles le recommencer 7.Ii le recommengs : Ls ehéne un jour, dit au rosesu.\u2014Je l'avais bien vu, vous ne savez pas lire.\u2014Mais.\u2014Mais, reprit M.Samson avec flegme, est-ce que l'adverbe se joint au substantif au lieu de se joindre au verbe ?Est-ce qu'il y a des chônes qui s\u2019appellent un jour?Non; eh bien, alors, pourquoi lisez vous : « Le chêne un jour, dit au roseau\u2026» ?Lisez donc: « Je ohône, virgule, un jour, dit au roseau.» \u2014C'est pourtant vrai !\u2026 s\u2019écris le jeune homme stupéfait.\u20148Si vrai, reprit son maître avec ia même tranquillité, que je viens de vous apprendre une des règles les plus importantes de ls lecture à haute voix, l'art de la ponctuation ! \u2014Comment, Monsieur, on ponciue en lisant ! \u2014Eh}! sans doute ! tel silence indique un point ; tel demi-silence une virgule, tel accent un point d'interrogation, et une partie de la clarté, de l'intérêt même du récit, dépend de cette habile distribution des virgules et des points, que le lecteur Indique sans les nommer, et que l\u2019auditeur entend sans qu'on les lui nomme.M.Samson était plein de ces observations qui sont des préceptes : tantôt aur l'articulation qui doit dessiner le mot et sur le son qui le colore ; tantôt sur les différentes manières de lire, selon qu'on s\u2019adresse à un petit auditoire ou à un grand public, Une foule d'états demandent l'art de la lecture : ne faisons nous pas tous partie de commissions, de comités, où l'on a des rapports à lire, des documents à lire, des comptes rendus à lire, et partout une diction correcte, une prononciation claire, une articulation nette, n\u2019y sont-elles pas rigoureusement nécessaires ?Le talent de la lecture, qui est chez les hommes un instrument de travail, un moyen de succès professionnel, peut se lier pour les femmes à lenrs plus douces occupations d'intérieur, à leurs plus chers devoirs de famille.Plus d\u2019une jeune fille » vu ou verra auprès d'elle un vieux père infirme, une mère frappée d'un grand deuil, un enfant malade : le père ne peut plus lire, ses yeux le lui défendent ; la mère ne veut pas lire, son cœur s\u2019y refuse ; 'enfant voudrait bien lire, mais il ne le sait pas.Quelle joie pour la jeune fille de pouvoir, À l'aide de quelques pages bien lues, calmer celui qui souffre, consoler celle qui pleure, distraire celui qui crie ! C\u2019est donc au nom de leurs plus doux sentiments qu'on peut leur dire: « Apprenez à lire ! et tâches d'acquérir un talent qui peut devenir une vertu.» (2) = Invectes dans les oreilles \u2014II arrive quelquefois qu'un insecte quelconqu , tune fourmi, un moucheron, etc.pénètre daus l\u2019oretile, Il en téculte un bourdonnement fnsup; le qui eemble ébranier tout le cerveau.remède à ce petit accident est bien simple, yuelques gouttes d'huile versée dans l'oreille suffisent pour asphyzier l'insecte qu'on retire ensuite avec un cure-oreille.Procédé pour purifier une chambre de malade.==On place sur un meuble élevé un vase plein d'acide nitrique où d\u2019eau chlorudée, et où arrose le plancher avec l'une de ous eu! Bi ces odeurs { commodaient le malsde, on lui ferait respirer, avec précaution, va pen dv vinaigre.Le papler u'on bedle dans une chambre ne détruit pas les odeurn, il en est de même du viuaigre qu'on répand sur le plancher, Puf are et fos des multres do .deu paires puur tous Ro» or- sante, pau pour esiui qui nnus sort tonts In Journée.ne de averdie.495 Oreillon ou Parotide\u2014Cotte maladie est l'inffammation de la glande parotide située dans la cavité profonde qui se trouve au-dessous de l'oreille.Le traitement de cette affection est très-simple.II suffit de couvrir la tumeur de cataplasmes émolllents, de donner un u moine d\u2019sliments aux malades et de leur re boire de l'eau de gomme ou une infusion de fleurs de guimavve.B'I! existe de la cons tipation, on administre des lavements préparés svec uns décuction de graines de lin et on fait boire du jns de pruneaux.Au lieu de le con.vrir de cataplasmes, on peut ee contenter de frotter l\u2019oreillon trols fois pre Jour avec de l'huile de graines de lin, après chaque friction on le recouvre avec de la flannelle ou de Is laine nouvellement coupée à un mouton.Procédz pour réunir les morceaux causés des vases de ménage.\u2014Les gros te que l\u2019on trouve en asses grande quantité dans les jardins et dans les bois, et que l'on apprôte dans quelques parties de l\u2019Europe pour l\u2019unage de noe tables, ont, à l\u2019exirémité de leur corps, une vésicule remple d'une substance qui parait grasse et gélatineuse.E'le est de coulear blanchâtre.Lorsqu\u2019'après l'avoir retirée de l'animal, on l'applique entre deux corps quelle que soit leur dureté, et que l'on rejoint ces corps en les mettant en contact par toutes leurs parties, ils ont une adhérence tellement forte, que oi l'on cherche à les séparer par un coup où une secousse violente, ils se brisent rouvent dans une partie différente du celle où à été faite la jonction.II faut donner à cette colle le temps de sécher, pour qu\u2019elle acquière La furce dont elle est susceptible.\u2014\u2014\u2014 SCIENCE POPULAIRE LES LIGNES TÉLÉGRAPHIQUES DU GLOBE moven rapide de locomotion, lorsque l\u2019application de l'électricité à in télégraphie vint apporter un nouveau mode de transmission de ia pensée aux points les plus éloignés, Ici le progrès était encore le plus grand, puisque Ja communication s'opérait presque inetantané- ment.On peut en effet considérer comme l\u2019instan- tenéité môme la transmission des dépêches électriques ; on en jugers par l'expérience sui- vente qui a été faite en 1871 : les villes de Londres (Angleterre), et de \u2018l'éhéran (Perse), farent mises en communication directe ; sur ce trajet de 6,227 kilomètres (1,555 Ileues), ne trouvaient cinq relais automatiques et le retard constaté entre l\u2019expédition et la réceptirn, atteignit à peine une demi-seconde.Déjà, en 1869, une expérience du même genre avail été faite à travers l\u2019Amérique du Nord, entre Cambridge (Etat de Massachi- setts) et San-Franciso de Californie.Ladis- tance qui sépare ces deux villes est de 4,500 kilomètres ; on fit revenir la dépêche sur un récepteur an point de départ, ce qui fiiasit un trajet de 9,000 kilomètres (2,250 lieues) ; le retard constaté fut de 7 dixièmes de seconde environ.L'établiesement des lignes télégraphiques est infiniment moins coûteux que celui des voies forrées, aussi leur développement a suivi une marche très-rapide En 1867, il y avait déjà 339,000 kilomètres de lignes qui représentaient une longueur triple de fils, soit 1,117,000 kilomètres (79,250 lieues).Cette longueur forait environ 31 fois Is tour de la Terre à l'éusteur.Depuis cette époque, on a créé de nouvelles lignes, on à augmenté les rnciennes, et les nombres que nous venons de citer esront bientôt doublés, vi même ce résultat n'est déjà atteint.Les continents et les îles ne représentent q''un quart au plus de 1s surface de notre planète ; le reste est occupé par les mers qui diviswnt leu surfaces émergées et mettent un obstacle, relatif toutefois, à la facilité et à In sécorité des communications.La télégeaphie est arrivée À vaincre cet obatacle, et ls pensés traverse Ja profondeur des Océans avec la même rapidité qu\u2019elle parcourt les fille aériens.Ce réeultat cependant L\u2019a pas été obtenu sans peine et sans une grande persévérance.Aux chiffres que nous venons de donner, il faut ajouter, pour la môme époque (1867), les longueurs des câbles sous-marins qui représene tent 16,000 kilomètres, dont 6,70t pour les câbles atlantiques, et 9,299 pour les autres, L'établissement de ces lignes télégraphiques sous-marines à présenté tout d'abord de grandes difficultés, et os n'est qu'en persévérant quand même dans les tentatives, qu'on est arrivé au suocès.Il faliut recommencer la pose ou les relèvements de cables cinq & six fois.En 1868, le Greut- Eastern fut employé à poser un nouveat câble ; l\u2019opération réumit parfaitement of on outre on releve en même temps vu câble qui avait été im: l'année précétente, le céble de 1865 se rompit au commencement de 1873.Ces câbles éinient < entre l'Angleterre et l\u2019Amérique, mais importait à la France d'avoir dea communications indépendantes avec le continent américain, et à cet effet, un câble fut immergé en 1869 encore par le Greats Eastern, eutee Brest et Boston.Les câbles anciais of français se trouvent Pan près de l\u2019autre à Nains-Plerre-Miquelon, de Les chemins de fer venaient de donner un même une communication exists entre Brest et Salcombe (Aogleterre), afin de pouvoir faire suppléer une ligne par Vsutre en cas d'scci- ent.Depuli'lors, blen des cables ont été immer.gba duns Jor différentes mers ; on éprouva de graod-y diffi -ultés dans Ia Méditerranée.Toutes les premières toutatives échoudront, et ce n'est qu\u2019en 1874 quv Marseille put être rellé 4 Bone, et en 1871, on immerg- a un nouveau fil direct entre Manicille et Algor, Enfin le deruier câble posé dans cette mer est celui qui reli» la France à l'Espagne, de Marseille à Barcelone, Les autres mers sont également traversbes pardes câbles qui permettent de supprimer ainsi les distances jusqu'aux points les plus d'olgnés, tirâce à ce développemen considérable de lignes télégraphiques aériennes et sous-ma- rives, ube dépôche partie d+ Paris pourra revenir à ron polut de départ après avoir fait le tour de la terre ; i ne reste maintenant une Javune dans l'Ové-n Pacifique entre le continent Kar péo-Asiatiqus ot l'Amérique, mais 1-8 études font entreprises, et 41 y à lieu o's.pêrer que le gônie humain swura encore là triompher dus obstacles, La ligne que l\u2019un ge propose d'établir parti- raitdu Japon pour at'eindre les îles Aléou- ti-naes, qui sont au sud «lu détroit de Bering, et se rendre de celte station iatermédiaire au cap Flattery, au-dessus du la Californie.Ce parcoure représente lea longueurs soi- vautes : de Yokobawa (Japou), à \u2018l'ahaga (1les Aléoutiennes), 3,375 kilomètres ; de ce point aucap Flattery : 3,701; soit en tout : 7,000 ki omêtres.On es, ère, toutefois, pouvoir abréger notablement cette distance, en prenant, s'il est possible, uue direction un peu différente.big.J, Roover.cma er NOS GRAVURES La Cour Supréme.\u2014L\u2019Hon.William Buell Richards, Juge-en-Chef M.W.Buell Richards, Président de la Cunr Suprême, est né à Brockville au mois de mai J>> ee mee a ER \u2014 == LL] == = LUE: A j A 10 OS \u201c [ CC} | > | = SN e HR S AN Nas Es 2 A= ab = ho = Koh EF xh 5 4 Le t CG = $ mm res bh PE 5j LA A iE 3 a LRN Merl Hegnky Sraox ad Gr pm Lies, T Fat esaer Bg de AD == 2 De Fg ! har L'Hos.Su L'Hox.WinLisam A.Hexuy EE, = Rd a CAN { LE 0 | | | Lf] F 1 al | 0 \u2014 ) D £3 = [4 [5 a PUBLIQUE Fe \u2014_\u2014 Cf =-\u2014\u2014=\u2014>==>==\"\u2014 REMF DU ee \u2014 ema Er a} _ ] SUP gO L] ET \u2014\u2014\u2014\u2014 Qi 0 Eee oH LET \u2014 JU R | IL.FF =» \\d CE 5 ee Pa = L'OPINION es a = cz ES T5 ~\u2014 ve ead | Sie CRE LI LE gr ES >= 2 es es peed nS 5 N Xx == Le \u20ac $ 224 ge Du ms SOT 7% FE = 7 % Zi Ss i a LE 2 3 4 2 EE oi Be Ze = 7 2 EE 2 7 è 5 7 2 = =.Ez > ES Es FE 5 > Es 7 =: ét 7 a ZE 2 x = 5 7 Li 7 7 4 | A F7 GE 25 2.Ze Z À cs CET 2 2 24 2 Bk\u201d 25 2 CE 57 = Z Ess à = \u201c 57 7 2 = 7% 2 GE re 4 2 = ÿ ty = GE Zo i x 5 2 i 7 = i + 3 = = 7 5 7.Zz ey 2 7, Gé 2 2 = 5 2 2 7, 27 E 7 x A i 5 ut, Si UF a EE 5 > GB Zz, 22 3 F = a oe SY AGE go 7, EE EIRE A i 2 75 DE 45 \u20ac 7 4 SE; 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ÿ RY ay = A i R pr AF \\ si nw + i p k D Le æ \u2014\u2014 > x # = p) EY eA + a ve TF eu pr 7 M Le É EL) tr À à N= a 8) gs \u201c\\ \u20ac XY if fu) EA ny à) x dl ë a Ro | on & © A #0 3 Ÿ Rae Na od AI ht | Sr ré LF \u20ac a Lu RER ll Le ; LL pe ur 4 lag 3 LS 3 ay Bo wl eo \u2014 Nid 5 be Wr, dti ys aah a Tie Es ek mals Saal i AN ETES RESPHA DEFENDANT LES CORPS DE SES ENFANTS CONTKE LES VAUTOURS \u2014.21 Octobre 1875 \u201cTIME IS MONEY \u201d : LE TEMPS, C'EST DE L'ARGENT Un philosophe à dit; «Je sais fort bien ce que c'est qu le \u2018empe, roais jo ne le sais quand on me le demande.S'il est ditticile de donner une détinition À toute question tant soit peu philoso phique, il l'est par dessus tout pour ce qui concerne le temps.En effet, comment définir ce qui est impalpable, ce qui n'existe Jumais, puisque le passé n'est plus, que l'avenir n'est p 18 encore, et que le présent n'appartient ni à l'un ni à l'autre ?Les savants de tous les siècles ont Lien essuyé 4 nous dé.inir le temps, mais jumais ils n'ont pu satisfuire leur esprit ni le ndire en nous en donnant une détinition claire et précise.Les anciens, qui ne conuaissaient pas le Dieu éternel, sans commencement et sans fin, avaieat fait du femps Un dieu qui dévore ses enfants.Figure très-exp \u2018essive, mais voilà tout.Le poëie & dit : Le tem pa, cette image mobile De immobile éteraits, Cette durée infinie qui se perd dans la nuit profonde de l'éte-nité, soit que nas regards se retourueut en arrière, soit qu'ils percent en avant, est à jumais pour nous, comme [esp ice, une immensité sans bornes, une énigme éternelle dont l\u2019homme n'aura jumtix le mot sur cette terre.Comme nous sommes loin de vouloir faire ici une dissertation scientitique ou philo-o,hique, nous lrisserons là tous les savan:s se creuser le cerveau pour nous définir le femps.Nous examin>rons le revers de lu médaille, qui pourra peut-être plus nous satisfaire.Ab! ça, :ttenidez, ami lecteu : \u201cquelqu'un qui n'est nullement em'arras-é à nous répondre catégori çuement, ab hoc par dessus le marché.C'est un citoyen de Ia république voisine q ti m'apprend que le temps, c'est de l'argent, Time is money, me dit-il avec une conviction vraim nt désespérante pour un millionn tire à venir comme moi, Vo.là, certes, u 1e déinition précise, dite sens emphase, et ce gui est plus, qui trouve son application chez tout un peuple.Hél 18 ! Oui, sous un point de vue matériel, les Américains ont cent fois rai son de dire que le temps, c'est de l'argent.Le temps, pour eux, c'est d'umisser des richesses, de s'élever d'un rang obscur au plus haut point de |: prospérité et du k:gh life.Le principe, certainement, e-t bon, Mais il ne faut point toutefois en abuser.L'homme créé ignorant, rempli de déauts, doit se perfectionner, cultiver et mettre à profit cette noble intelligence que Dieu lui à accurdée.Nes effuris de chaque jour doivent tendre à cette fin.Ce même Dieu, qui a condamné l'homme à gagner son puin à lu suaur de son front, et qui permet à lu terre de rendre au centuple, ne défend pus d'amasser des rich:sses, mais ce que les lois de Dieu aussi Lien que les lois hu- miines défen lent, c'est qu'il ne s'enri chisse au détriment de ges semblable\u2018, par des moyens illégitimes et que semblent pratiquer peut-être un certain nombre de nos voisins dans l'application de la définition ci devant citée, Mais: revenons sur la durée du temps et du bon emploi qu'il en faut faire.Rien de si fugitifyue le temps.C est une fumée qui s'élève et qui dispar-is à instant ; c'est le vol de l'oiseau qui ne laisse aucune trace derrière lui ; c'est un instant que nous croyons saisir et qui s\u2019anéantit immédiatement dans le tombeau du Passé ; c'est entin un gouffre immense duns lequel puissance, grandeurs, richesses et tout ce qui se meut sur la terre s'engluutit et se perd.Que reste t-il en effet de crs voici L'OPINION oitds, Bibylone, Tyr, Palmyre, Carthage et tant d'autres ?IlAlas! c'est en vaio que les voyageurs cherchent à découvrir le lieu sur lequel elles semblatent d'tier l'éternité.C'est en vain qu'il cherche à découvrir le coin de terve qui recèle li poussière de ces S'sontris, ds ces Pharaon, de ces Alexandre, de ces César que les dieux proclamimient immortels.Tout payse et périt Les grâces, lu bonuté, la folitre jeunesse.Sur los ailes du temps s'envolent tous lesjours.(DrVisuEs.) Or done, puisque le tem»: s'ézou'e si vite, puisque les instants dont il se compose passent si rapidement, c'est à nous à ne les pas dissiper, et À envisager In vie telle que doit le faive tout homme raisonnable.a La vie serait encore assez longue et suffisante pour consommer les plus grandes entreprises, dit S'nêque, si nous siwvions en placer tous les iustants.» Ces grands qui sont parvenus à l\u2018guer leur nom à la postérité, qui se sont distin gués dans les sciences ou dans n'importe qu'elle carrière, il ne faut pns croire qu'il ue leur en uit rien coûté pour cela.Com prenant trop bien lu nécessité de vien em ployer le temps, ils en ont mis à profit tous les instants qu'ils ont consacrés à l'étude.Il n'est pis nécesssire de recourir aux siècles depuis longtemps écoulés, ni de parcourir bien des pays pour chercher des exemples.Notre sièclb et notre propre pays nous en fournissent assez pour nous convaincre.Si nous examinons la vie de tous nos hommes remarquables, politiques, historiens, poéies et li:térateurs, ici plus qu'ailleurs, nous voyons quel courag3, qu'elle énergie, qu'elle force de caractère illear a fallu pour parvenir au degré de connaissances qu'ils ont atteint.La plu part peu favori és de lu fortu re, possédant peu de moyens de s'instruire, 1ls ne se sont pas rebutés devant ces nombreux obstacles qu'ils ont rencontrés.Mettant à profit les rares moments de loisirs que leur Inissuit leur emploi, et sacrifiant à cette soif de In science bien des amusements, ils sont parvenus à acquérir ce degré de connaissances qui les honore qui en fait des hommes au périeurs, propres à rendre de g ands ser vice: à leur pays.Différents en cels ds beaucoup de jeunes gens jui ne savent que fire d'eux mêmes, où promener leur personne, recherchant les bruyants plaisirs des salons, ils ont résolument fuit le sacrifice de tous ces vains fantômes de bonheur pour ge livrer aux travaux si ardus de l'intelligence.Noble exemple pour nous et pour les générations futures ! Puisque cet axiome x le femps, c'est de l'argent,» que nous avons emprunté à nos voisin, fait le suj-t de cette causerie, nous nous permettrons de citer un exemple ou deux parmi lo peuple que ce dicton & électrisé, pour ainsi dire métamorphosé, C'est une justice à leur renire.Si nous parcourons la vie de ce grand homme sur qui la tombe vient à peine de #e fermer et qui a nom iforace Greeley, nous y verrons par quels prodiges de per- sévé.ance et de travail il a pu s\u2019élever si haut, et mériter le titre de premier journa liste de l'Amérique et du monde entier peut être comme ont osé l'affirmer quelques Américuins.N: de parents pauvres el saus aucun moyens de le faire instruire, il apprend cependant à lire suffi .amment pour entrer, à l'âge de quatorze ans, dans une imprimerie.Là, pendant cinq années, sans interrompre son travail de ch ique jour, il complète son éducation.Q tel jues éco.iomies le mettent à même de se procurer quelques livres qui sont ses seuls compagnons pendant de longues veilles.Il devient collaborateur de plusieurs journaux, re- grands empires, de ces riches et puissantes vues, etc, et fou le entin La Tribune dunt nations, de ces rois orgueilleux de leur | le tirage atteignit 30,090 exemplaires.grandeur que les siècles écoulés ont vus naîcre ?Q'ie sout devenus ces opulentes Un calcule que ce g''il a écrit en dix ans formerait cent cinquante volumes.Que dirais-je de l\u2019immortel Franklin, dont la vie n'est pas moins étonnante que celle de l'illustre Greeley ?Ah! il comprenait l'importance «de bien employer son temps, celui-là, et il avait bien raison de dire: « Si vous aimez la vie, ne dissipez ps le temps, car ls vie en eut faite.Que de fois n'uvons -nous pas entendu dire u qu'il fallait tuer le temps!» Ce die- ton, enfunté dès les premiers Ages, pur: venu juiqu'd nous et qui, malheureusement, exercera son pouvoir migiqgae jusqu'd ln fin des sièc'es, faisait encore dire à Senèque « qu'une partie de sn vie se puise à mal faire, lv plus grande à ne rien faire, la totalité à faire ce qu'on ne voudrait pas faire.n Sryons plus sages.Ur dit qua nous vivons durs Un siècle de lumière et de progrè:, eh! bien.swchons tuer le temps de ln Lonn3 m nisre par |+s travaux nobles de lesp-it, lesjuels sont tonjouars une source «ds pluaisirs, de sitisfactions si su:ves pour ceux qui s\u2019y livrent.À.tianson.4 16bec, 15 octobre 1875, cma.NOJVELLE3 DIVERSES Notre Parlement local se rénnira le 4 novembre.La nouvelle législat ire d'Outario 60 rounira vers le 5 novembre, La commission internationale des pêcheries ouvrira b'entôt scs oances à Halifax.A Ottawa, le colt de l'éclairags de la ville au vaz est de $28 par roverbire, soit de six dollars de plus qu\u2019à Montréal, La compagnie du télégraphe du Montréal vient d'ouvrir un nouveau bureau à St.Michel, comts du Bullechasse.Les catholi ru5 du Toronto Ont souscrit une sommu de $7,000 et fa eur des hommes de pu:ice qui ont si bien p.otégé la procession, lora de la dernière émeute.Oa do't ouvrir prochainem nt à Q tôbec une classe d'architecture ornementale, de dessin mé aniqie et géométrie dans l\u2019é-ole dus arta et manufactures.Environ 2500 hommes sont enployis sur la suction du ch-miu de É-r du Pacifique & -cordée i MM, Sifton et Wards, Le nivullrment de 85 milles, entrepris par les sous-coatracteurs, est à lu veille d'être terminé.Les jou-nalivrs gnguent du $33 3 $40 par mois et la nourriture, et les ouvriers qui ont une spécialit, $45 e.la nourriture.La Cour de Rôvision, composée dus juges Mer dith, Stuart et Casauit, à prononcé son jugement, samedi d-rnicr, dans l'affaire de ls contestation du l'élection des Trois-Rivières.Le jugement du juge Pulettu à été renversé, et la pétition dus contestants est malotenus.Ainsi la coutustation coutlauera.Les travatix ont été poussés avec une grande activité sur le chin du for de Deummnnd et Arthabasky, comme on peut le voir par lus détails suivant, Les lisses sont posées jusqu\u2019au del s de St, Guillaus 4 une distance d's peu près 24 milles d'i Malgré les plutes fréquent \u20188 que nou: avous, le nombre des travailleurs n'a pas b.aucoup di.ninuô et l'ouvrage avauce toujours.Un train asses régnlicr avec wagon pour pas-agers runle chaque Jour entre St.Guillaume et Borel.Culs est trés-aatinfal- sant sous les circoustances a.tucltes.\u2014G (2-66, P.nduut les ex avations que l\u2019on fait actuellement, à Québec, pour l'élargissement de 1a chapello St.Mithien, on a trouvé les restos d'un dis frarcs do Sir Walter Bott, paie-maitre duns le 740me Highlanders, qui mourut dans cette vi.le le 7 fovrier 1823.Ces rest s seront inhumés avec respoct, Le brigautin die-re Nolasque, à dustination de Montreal, s'estcom lètem- nt p -rdu dernièrement ant une d 8 fies d.Is Magdeicine, Le capitaine D rnier, de l'Islet, qui commandait le navire, o\u2019sat noyé ainsi qus le cuisinier Le brigantin Pierre Nolaque était la propriété d- M.W A Charlebois, do Montréal.À es durnière assemblée, ln société SL, Patrice & adopté le proj:t de M Michavl J.O'Biien pour l'érection d\u2019un monument à C'Couneil, D'après ce plan, le mon ment cof tera $10,000.Ou & pu-é6 Uus résolution demandant quu l\u2019on s'adresse à ls Corporation pour obtenir le permission d'ériger le monu- \u2018 ment sur Is place Victoris.On commencera Is coustruction de ce monument ls 17 mars | prochain, jour de la fête de St, Patrice, | 601 Le Rév.M, D, Paradis, ouré de la Bale du Febrre, vient de faire l'acquisition dela magoi- tique propriété des Dulies Cassau, située à trois arp mis de l\u2019église, pour le modique somme de $8,000, pour fou-ler un coliége commercial et y établir une f:eme muièle sous la direction des frères de Bt.Laurent.Une cirenlaire, adrousée au sucrétaire do la chambre de commerce de Montréal, lui au- nonce que le sixième sesemblée enquolle de ls chambe de commerce de la puissance aura lisu le 18 janvier prochain, à Utawe.Des questions d'une importance majeure eerout discutées à cette agnemblée ; des sujets d'un haut Intérdt y suront traités.Eotro autres cho-es, on y discuters la qiestion de savoir sil ne serait pas nécus-aite d'opérer des chan- grmunts dans notre système du tarif actuel.À l'avenir les valises des passagers, allant d'an port à Un autru par les chemi is de far canadions et américains, ssront mar juéed par les employés ds ls douan ;, au port de départ, d'un timbre apécial indiquant le jour et l'heure du désert.Ain'i, au port d'arrivée, les employé: de lu dou nu pousront s'assurer 4 I'avenic d'un coup d'wil si les voyageurs porteurs de bagages estsmpilés on fait ie trajet directemeut.Culte méthode est assurément préférable à celle pruj tée ily a quelque temps, de sceller tes valises dus voyageurs.M.Giborton, ds cutte ville, à reçu lu lettre suivante du M.I: consul génèral de France à Québec : Co wulat de Franco & Unéboc, Quéd.c, le 11 oet.1872.Moxsigus GissRToN, Trésurier du Comité pour les inoudés Français, Moutréal.Monaco, J'ai l'honneur d'accusur récep.ion de votre lettre du 8 octobre, par lsquelle voie m'an- Bonces ls clôzure dus opérations du votre comité.Jo suis chargé pur 8, E.M.le duc De Caze de remer fer eu votre personne l'œivre charitable qui s\u2019est org «niséo à Montréal, pour les inoudés ds ls Garonne, et dunt © ous avez cen- trali-é poudant trois mois lus gébé eux effets.Jo vous brie de vouloir bien tranuwettre cos roterciements à tous ceux qui Vols ont secondé dans cette tüch), et de leur faire ayrèer en môte temps l\u2019exprussion du ms gratitude per- sounelle, La France n'oubliera jamuls la sympathie touchante quo le Canada vient de témuiguer à ses pupuistivne du midi, Vous Aves dû constater par la pre-se française l'émotion causée dans nutre pays par l'annonce des souscriptions cabadican-a, Ca témoigouges précieux res surtetunt, ju n\u2019en douts pas, les lis ns d'affso- tion, déjà ri puiseants, entre les deux peuples.Veuilles agré:r, cher monsieur, ls nouvelle assurance de wa cousidération In plus distin.guéu.A.Leraivue.Ou écrit de La Patriv en dats du 4 courant : Vingt-et-un nouveaux coloussout airivésici puudaut lu semaine expirée le 2o:tobre.II nous en arrive tous les jours.Tout va bien, M, Félix Rivard » acheté le mouliu de M.D4- mage Broault, qui Va en construire Uu autre à Vaillantbourg L: moulin de M.Vaiilsut, dius ¢ 5d Tui: © cauton, sora eu opbraiiun dani q welques jours, M.Chicoyne est parti pour St.Hyacinthe et Moutréal, à ls recherche d'uu missiunnaire et d'un médecin.Dans la première semaine d'octobre, l'agent de repatriemeut & donné des certitisats à 80 nouveaux colons, dunt lus familles comprennent 115 personues.Lu licuteusut-gouver- neur vient de nommur J.À.Chicoyue, éor., juge du paix pour La Vatrie.M.Chicoyne va bientôt amencr sa famille au village de La Patrie, où il à acheté uno julie propriété.Outre ceux qui vont culoulser lus cantons de PEt, une cin jusntaiao de tamills laissent Chagre semaine lu Nouvelle-Augleterre pour retourner au Canada.Le gouvernement & décidé d'y faire fairs, dici au printemps prochain, de 800 à 1,000 acres de terre, ut plus de 4 milles de chemin.Ou à déji commencé et l'ou travaille très- activement.MUSÉE LECHEVALIEE, 252 BUE XOTHE-DAME\u2014 Ce musée, tout récemment établi par les soins et aux frais de M.Lechevalir, naturaliste à Montréal, est une œuvre à la tois nationale et scivntifi que, car elle eurt autant à l'hunncurdu Pays qu'elle contribuers à l'avancement de cette belle science qu'on appelle l\u2019Histoire Naturelle, scicuce malhcuruusement trop négil- gévdans le pays.L'heureuse luitistive de M.Luchevalier houvre aussi notre ville qui n\u2019a encors rien de ce genre à offrir aux nombreux tourlutes qui, chag.1e année, vieunent la visiter, Espérons Qu\u2019avant peu, Montréal se fera an Point d'hou- peur, à l'exumple de sus voisines, New-York, Buston, P.dladelphie et Bochuster, d\u2019uuvrir son Muséum «d'Histoire Naturelle aux now.Yreux voyageurs ce qui répendrs peu à peu le guût de cutte scisuco al intéressante et ai nécessaire.Lo Musée Lechevaliur que nuus nous som- 502 L\u2019OPINION PUBLIQUE 21 Ocrosee 1876 mes fait on devoir de visit-r, mérite vraiment la peine d'être vu ; oar sana parler des riches collections d'œnfs et de mollusques qui s'y trouvent, il est encore un nombre ble de apfcimens très-curieux, tels qu\u2019oiseaux, mammifères, reptiles, poissons, cétacés et dont l\u2019énumération, serait beaucoup trop 3 Outre un monstrueux gorille, pré- cleuse, nous mentionnerons une autre pièce qui & spécialement attiré notre attention : c'est un énorme bon constrictor, (Boiguacu) d'environ 15 pieds de long, étouflant dapa ces rœuds vne magnifique gasslle (antilocapre américana) des Montaxnes Rocheusss, Ce rroupe suyerbe et admirablen-ont réussi, fait honneur à l'habileté de son auteur, M.Le- chevalier.-\u2014\u2014-e\" M.DUFAURE GARDE DES SCEAUX, MINISTRE DE LA SUSTICK Connaissez-vous le houx ?Ce n'est point un arbre élégant et délicat comme le saule pleureur, ni majestueux comme le chône aux formes classiques.Ce n'est pas non plus un arbre lyrique comme le cèdre, un végétal civilisé comme le msronnier, un arbuste aristocratique et mondain comme le lilas blanc, encore moins une plante de serre comme l'oranger et le laurir-rose.C'est un arbre des bois, âpre et dur, un arbre des terrains ingrats et maigres.Le sol qui crée ls plante imprime à ses crêéa- tions sa nature propre et les façonne à son imege.Riche et plantureux, il fait les grands arbres luxuriants, mais faibles et de bois tendre, spongieux et mou; parcimonieux et serré, il fait les arbres trapus, mais vigoureux, tenaces, de bois dense et dur.Le houx est un de ces arbres péniblement, mais fortement faits.Rien en lui n\u2019est donné au luxe, à l'élégance, à l'agrément; tout à ls force, à la eolidité, à la résistance.Il n'est point haut, mais dru et ramassé, sa branche courte et massive n'offre pas, comme celle des autres arbres, un gros paquet de feuilles à son extrémité, dont la pesanteur et la surface permettent au vent d'y peser comme un levier pour ls casser d'un coup violent ; cela ne plie guère et ne rompt pas.Sa verdure sombre et luisante, toutfue mais serrée, portant au bout de chaque nervure une épine aigud, se forme en boule épaisse, c'est l'arbre- hérisson ; la bourrasque ne le peut jamais i frapper qu'obliquement, toujours « suivant la tangente » et jamais de plein fouet.Sa racine, profonde et multiple, se cramponne au rocher, s'inoruste dans les fentes.Cela ne s\u2019arrache pas ni ne s\u2019ébranle.Ce n\u2019est donc point un arbre aimable ni gai ; mais c'est un arbre utile, de service et de défense.La chanson populaire en témoigne quand elle donne au laboureur \u201c.bois d'érabl alae en en Eh bien, si j'avais à donner à M.Dufaure des armoiries, ce serait des «armes parlantes » : un houx avec cette devise : x Qué #'y frotte s\u2019y pique.» Alles à Versailles un jour de séance et trouvez-vous vers les deux heures sur la place d'Armes, au coin de la rue Colbert et du Palais.Entre deux heures moins dix et deux heures moins cinq, vous verrez apparaître, montant l'avenue de Saint- Cloud et le côté de la place d'Armes, un petit homme d'allure étrange et que, de loin, à première vue, vous prendres infail liblement pour un pauvre petit vieux gar.gon de bureau de ministre.Une longue lévite d'un noir fameux ou marron foncé l'enveloppe du col au jarret; un chapeau noir, que la brosse à négligé, le surmonte et le rapetisse encore.De loin, la forme antique de ce vêtement étonne et tire l'œil ; vous plaignes le pauvre homme que la parcimonie de l'Etat condamne à conserver dans sw vieillesse les modes antédiluviennes de son jeune âge.À mesure qu'il approche, votre impression se confirme 06 s'accentue.Vous aves vu le gilet jaune ou brun fané, qui tantôt le sangle et bride eur la poitrine, tantôt, trop large.plisse et grimace; vous distingues une oravate, large, 4 grands plis.tournée sans art autour du cou, mal nouée, montant haut sur ls nuque et froissant sur l'ouverture du gilet ses pointes indociles.Des souliers lacés, de bons gros souliers du bon vieux temps, complètent l\u2019ensemble de cette mise médiocrement soignée.C'est bien Is tenue d\u2019un pauvre petit employé vieilli dans la bureaucratie.Attention! le voici tout près.Vous distingues ses traits, sa physionomie ; vous aves entendu ss voix et rencontré son regard.Vos impressions premières sont à tous les diables.Il n\u2019est plus question du «pauvre employé.» Vous ne savez pas encore + qui c'est » ; mais vous vous sentez en présence de « quelqu'un.» Ce « quelqu'un » n'est point un Adonis et n'arien d\u2019engagesnt au premier aspect ; il n\u2019a point l'air commode et n'inspire pas la familiarité, tant s\u2019en faut.La physionomie est rébarbative, le regard rude.L'une n'invite pas, l'autre vous tient à distance.Un sent que l\u2019homme est d'abord difficile, point du tout liant, peu disposé aux banalités des relations sociales.Rien qu\u2019en le voyant vous vous êtes dit : « Il ne doit pas faire bon s\u2019y frotter.Il marche d\u2019un pas lourd, mais ferme, le haut du corps en avant, un peu courbé, se déplaçant tout d'une pièce, rythmant son pas d'un mouvement roide des épaules, un vrai pas de paysan, rustique et gauche, mais solide et soutenu.La figure est étrange, on ne peut certes point dire qu'elle soit belle; mais sa laideur est puissante et ne donne point envie de rire, ni de railler; de ce facies parche.miné, jauni, tourmenté bizarrement, crevassé de rides profondes, bosselé de saillies et proéminence, se dégage et rayonne je ne sais quelle force de pensée, quelle vi- ! gueur de volonté qui s'imposent, dominent l'attention et vous enlèvent la perception des défauts de la forme en vous faisant sentir la supériorité de l'esprit.Le dé- \u2018 dain de la forme, c'est le trait caractéris- | tique de sa physionomie.Les minuties, \u2018les futiliths, les recherches de la toilette, los élégances de la tenue, il les tient pour ! faiblesses et frivolités et ne daigne en prendre souci, considérant ls distinction \u2018 extérieure comme un vernis de surface destiné le plus souvent à couvrir le vide du fond.On l\u2019a traité d'ours et on a eu tort; il n\u2019a jamais condescendu à x faire le beau.» Ce n'est pas lui qui se sanglera, comme tel autre, dans un corset, ou se tirers à quatre épingles.I! laisse la par fumerie aux vieux Leaux, les cravates su vantes aux diplomates, la correction sévère de la tenue aux jeunes doctrinaires, qui se donnent le « genre anglais» En toutes choses, qu\u2019il s'agisse d'opinions ou de toilette, il faut l'accepter tel qu'il est; c'est 4 prendre ou à laisser.Il est lui-même et ne consentirait point à être autre chose.Les concessions et la docilité ne sont point son fait.Non \u2018pas qu'à l'occasion il manque de souplesse, de savoir-faire, de « nuances.Mais les ressorts de ss souplesse ne sont sous la main de personne.M.Dufaure n'est muniable que pour M.Dufaure.Pour les autres, il est roids, bourru, cassant, bérissé.Maintes fois on a dit de lui «qu'on ne savait par quel bout le prendre.» Le fait est qu'il est Apre de surface, rude au contact, tranchant, piquant et acéré.Ses adversaire: ne s'y sont jamais frottés sans en porter les marques, et souvent même ses alliés n'en sont point sortis sans égratignures, Sa parole même est affilée et ooupante comme l'acier d'u rasoir ; rien qu'en effleurant elle entaille profondément.Ce qui lui donne ainsi le mordant et le fil, c'est l'ironie.Il est Ii ronie incernée, l'ironie faite homme.C'est là on puissance, cette arme terrible il la possède abeolument ; 11 se l\u2019est appropriée, assimilée, infusée.Tout en lui ls respire et en porte l'empreinte ; ss parole, son regard, son allure et jusqu'à son vêtement.Ba lévite est une ironie à l'adresse du frac pinoé de M.de Broglie; sa bouton nière vierge de tout ruban est une ironie qui raille de haut le clinquant dont tant d'autres boutonnières sont constellées.Il a fait des commandeurs, des grands officiers, et n\u2019a pas daigné se Inisser faire chevalier.La lisière de laine dont il serre ses dossiers est une ironie; elle se moque des portefeuilles officiels et les prend en pitié.L'ironie pétille dans ses petits yeux clairs et grimace dans ln moue bourrue de ses grosses lèvres.Qu'il vienne à sourire, et de tous ses traits, de toutes ses rides l'ironie rayonne; elle transfigure ce visage sévère qui tout à coup devient gousilleur, et, rien que par le jeu de la physionomie, développe une remarquable intensité de sarcasme.Ces sourires-là sont écrasants et ceux sur qui ils tombent s'en souviennent longtemps.M de Ravinel en a.eu quelque chose le jour où, à propos d\u2019un article de journal dont il n'avait pas compris la forme ironique, M.Dufaure, pour lui en révéler l'ironie, lui en fit sentir à la fois le pointe et le tranchant.À la tribune, il ne sourit plus, sa figure demeure im passible, as voix égale, son débit presque monotone.La voix est forte, d'un timbre puissant, rogue, grondante et sonore malgré quelque nasillement.La phrase, toujours correcte, se développe et se déroule sans effort, d\u2019un jet continu, s'accompagnant d\u2019un geste sec, impérieux, qui en augmente la précision.Il ne souligne point ses mots par des inflexions de voix ou par des « temps» calculés.C'est en passant qu'il frappe et sans s'arrêter.Il va droit au but tout en frappant par côté.Il a le coup de collier direct et le coup de boutoir oblique.Il enveloppe ses épigrammes dans une parenthèse, dans une incise, ce qui leur donne la force de la surprise et de la souduineté.Un ne voit pas venir le trait, on est perforé sans en avoir senti la pigûre ; par exemple, après, on la sent et cruellement.C'est un des plus rudes démolisseurs que compte le person nel parlementaire.Ce redoutable jouteur a soixante-dix- sept ans et les porte gaillardement.Député en 1834, il à conquis en 1839 son premier portefeuille.Deux fois ministre de 1849 à 1851, démissionnaire après le 31 octobre 1851, il est alié à Masas au 2 décembre.Garde des sceaux et président du conseil sous M.Thiers, tombé avec lui au 24 mai, il est sinon le chef reconnu, au moins l'autorité la plus haute du centre gouche.Dans l'évolution inévitable qui se des- nine déjà et se complètera bientôt, et qui doit faire passer le gouvernement de Is droite à la gauche, de la politique d'ordre moral à Is politique parlementaire, du septennat personnel à le république conservs- trice, M.Dufaure à sa place marquée ; il est, de droit, la clef de voûte de toute combinaison ministérielle.Juan vu Visere \u2014\u2014m La concurrence est is vie dis affaires; en dehors de In concurrence, tout languit.Quel Atérêt possserait un industriel à améliorer os fabrication e'il était sur le marché ; 11 améliorerait nes prix probablement, mals ss production resterait statlounaire.Les Compagnies d'ssanrauce contre lo fu en étalent Ji: Lites entr'vlles par nu tarif, elles améliorèrent A lear profit le taux des Primes; mais In Compagnie Stadacons, dout le bureau est «au No.13, Placed'Armes, cat entréo dans le champ des assu- ; elle th At des Kin mie coneurrnoe Joris sux autres sc balseem Pré re Berri Quand on dépense un franc, on se sépare d'un sou de rente perpétuelle.Beaucoup de prodigues, s'ils s\u2019arrêtaient longtemps et souvent sur cette remarque, deviendraient peut-être avares, comme on voit des pas sagers, lorsque la nacelle penche d'un côté, se jeter à l'autre et y chavirer, Que de jeunes gens prennent de bonne heure, sans y prendre garde, la manie d'entrer dans un café dès qu\u2019ils rencontrent un camarade, pour se faire servir mazagrans, chartreuses, vin chaud ou books, sous prétexte d\u2019une soif qu'ils n'ont pas! Que de jeunes femmes, au milieu du jour, sous prétexte de faim ou de langueur d\u2019estomac, cèdent à l'envie d'une friandise, et consomment, au détriment de leur santé, tartes, brioches, petits fours, fruits glacés ! Double faute ! La soif et la faim, sollicitées à contretemps, finissent par contracter la mauvaise habitude de se réveiller aux heures où elles auraient dormi ; ce qui était fantaisie, caprice, mode, imitation, se transforme en nécessité et tyrannie : d'où il suit que tous les jours, à la même heure, un sou, deux sous, trois sous de rente tomberont dans le gouffre des regrets, sans compter les désordres de l'estomac et de ls digestion.Et le chapitre des imprévus, qui offre tant de sections, de sous-sections, d'articles, de sous articles et de paragraphes ! En voici un qui ne finirait pas si l\u2019on ne veillait sur lui avec l'attention incessante des sentinelles sur la ligne des grands\u2019- gardes.Exemples : «Cher ami, où vas-tu?\u2014Au Musée, passer quelques heures ; après quoi j'irai demander à diner chez ms vieille cousine.\u2014Toujours sage, ce cher Alfred! Quant à nous, la passion mous a pris d'aller à Saint-Germain faire une promenade en forêt, pou r nous plonger dans un bain d\u2019air pur, après six mortels jours d'assiduité au bureau.Mais j'y songe : Paul est malade ; prend sa place dans ln calèche, tu admireras la belle nature au lieu des chefs- d'œuvre des arts.Cette étude vaut bien l'autre.Est-ce dit?Allons, an bon mouvement pour des amis ! Et le soir Alfred constate, en déposant sa bourse sur la cheminée, qu'il a dispersé de vingt-cinq à trente sous de rente dans une partie de campagne dont il n'avait pas besoin, n'étant rentré à Paris que de la veille.Et d'un !-Encore un autre.\u2014Quel plat du jour, garçon ?\u2014-Un navarrin, Monsieur.pour des sauces substantielles et des farineux gras ?\u2014Si Monsieur prenait auparavant une tranche de melon?on le dit délicieux.\u2014Est-il bien frais?\u2014Dans la glace.\u2014Eh bien, soit ! Le melon arrive et reçoit un accueil dis- distingué.Après quelques minutes, le garçon revient avec un navarrin fumant : \u2014Comment Monsieur a-til trouvé le melon ?\u2014Bon, mais an peu froid ; je craindrais.\u2026 =\u2014Pourquoi Monsieur ne demanderait-il pas un verre de madère ?cels cuit le melon.\u2014Oul, en effet, donnes-m'en ; je craindrais un embarras dans la digestion.Et voilà au moins deux où trois sous de rente qui ont disparu grâce aux conseils intelligents du garçon.Vous n'avies cependant que l'intention de prendre le di.nerordinaire.Ah! l\u2019imprévu ! Ce ne sont point les péchés capiteux qui \u2014Hum ! il fait bien chaud aujourd\u2019hui = \u201d 21 Oorosre 1875 L\u2019OPINION PUBLIQUE dissipent les sous de rente: ils effrayent avec leur grosses lnideur et leurs longues griffes ; à les voir, on serre son or.Les simples peccadilles sont autrement habiles à décrocher les pièces blanches avec leur mine engageante et leur patte de velours.La vanité ruine plus de gens que l'oigueil ; et par de menues sommes sans importance apparente ! C'est là qu'il faut veiller, Que chaque dimanche, avant de garnie la bourse, on fusse un léger examen de con- solence sur les sous de rente échappés durant la semaine, qu'on mette en note le chiffre de ces fantaisies, de ces inutilités, de ces besoins factices qui naissent et renaissent sans cesse, on sers stupéfait, en fin d'année, du nombre de ces sous qui courent le monde en tous sens.La perte d'un seul sou de rente répétée cent fois dans un an, depuis l\u2019âge de vingt jusqu'à celui de soixante ans, représente- Fait, en y comprenunt les intérêts à 5 pour 100, plus de six ceuts francs de revenu, que beaucoup de gens seraient heureux de trouver duns leur vieillesse, ou avec lesquels, s'ils n\u2019en ont pas besoin, ils pourraient honorer leur mémoire en assurant perpétuellement, après eux, le puin quotidien à six ou sept intirmes.\u2014\u2014_ - SEMAINE POLITIQUE Pendant que Son Excellence le Gouverneur Général traverse l'océan pour venir reprendre son poste à Ottawa ; que le public commente le discours politique que l\u2019hon.Premier vient de prononcer à Sur- nia; que Montréal s'occupe de l'élection du représentant de la division ouest de la ville, le gouvernement de Québec vient, paraît-il, de conclure un arrangement définitif avec les directeurs du chemin de fer de colonisation du Nord.Voici en quels termes le télégraphe annonçait cette nouvelle, la semaine dernière : « La Compagnie a tranemis la semaine dernière au gouvernement une résolution déclarant qu\u2019elle cèdersit res druits, à ln condition que le gouvernement puierait ses dépenses préliminaires.« La Compagnie demandant de plus d'être dégagée de toute responsabilité vis à-vis de ceux qui auraient des réclswations contre elle ou prétendraient en avoir.Les nouvelles conditions dans lesquelles w'opérera lu construction des deux ligoes de chemins de fer que le gouvernement prend à sa charge, sont les suivantes : La longueur du chemin de ln Rive.Nord avec l'embranchement des Piles sera d'environ 180 milles ; celle de la ligne de Montréal, Uttawa et Ouest avec ces em branchements, d'environ 137 milles; soit une longueur de 317 milles qui, à $27,000 par mille, coûtera lu somme de $8,559,000.Reste maintenant à déduire de ce total : Nouscriptions des diverses municipalités .\u2026.\u2026.$2,385,000 Uctroi du gouvernement à l\u2019ancienne Cie.$1,751,000 Dédaction totals.$4,086,000 La province rentre en outre dans la propriété des terres qu'elle avait sliénbes, jo deux millions d\u2019acres de terrain bien boisé, évaluées à $2 l'ucre.Le gouvernement aura de plus, une fois les lignes ache- véces, les bénétices de leur exploitation.Ea France, les partis s'organisent pour la prochaine session du Corps Législatit.Deux décès remarquables à des titres différents, viennent d'sriiver à Paris: Carpeau, le oblébre soulpteur, et Berger, le fameux joueur de billard, sont morts la semaine dernière.En Angleterre, M.Gladstone & annoncé qu\u2019il renonçailt à ln divection du parti Libéral.Le prinos de Galles est parti pour les bien.Indes ; la princesse, sa femme, l\u2019a secompe- gné jusqu'à Calais.On assure que le Lieutenant-général sir Frédérick Haines, commandant des troupes du gouvernement de Madras, va sucoèder à lord Napier de Magdals comme com- mandant-en-chef.Le Times de Bombay annonce aussi que le choléra exerce ses ravages dans la province de Mysore, Les nouvelles d\u2019Italie nous apprennent le départ de Rome du Cardinal McCloskey.Le cardinal Franchi et autres l'ont accompagné jusqu\u2019à la gare du chemin de fer, Mgr.Roncetti est allé jusqu'à Civita Vec- ehia.Il ve rendra d'abord à Paris et ensuite ira voir le cardinal Manning, à Londres, et le cardinal Cullen, en Irlande.|.Son Eminence à donné des instructions Pour faire construire à Rome un magnifique autel en marbre destiné à la cathédrale de Now-York et qui coûtera $40,000.L'Italie nommera un comité d'Italiens résidant en Amérique pour s'occuper de l'exposition de Philadelphie.Le Pape enve rm à l'exposition du centenaire deux mosaïques représentant, l'une la Madone de Raphsël, l'autre la Ste.Agnès de Gentili.D'Alemagne, on annonce que, vu la mauvaise état de sa santé, Bismark n'accompagnera pus l'empereur Guillaume en Italie.Le cour ecclésiastique siégeant à Berlin à dépost l'évêque de Breslau, Le Daily News publie une dépêche de Vienne disant que la Russie prépare une expédition contre Bukora, pour se venger de l\u2019uppui que cette puissance & prêté aux insurgés «lu Khokand.A.Aourvrre.AVENTURIERS ET CONSAIRES LE GAOULÉ vi (Suite) Après qu'il eut purgé sa retraite, Mau- brac dit au nègre qui l\u2019accompagnait : - Maintenant, va-t'en faire bonne garde ou bonne chasse à l'entour ; et le premier marron que tu rencontrems, amène-le-moi en lui disant qui l\u2019attend ici.Maubrac se servait de ce nègre, comme les chasseurs de bêtes fauves se servent de certains animaux qu\u2019ils offrent en holo- eauste à lu vornoité du tigre ou de la panthère.Le nègre, pour qui la tentation était bien forte de se trouver seul et libre en plein pays de murronnage, voulut cependunt sonder les intentions de l\u2019aventurier.Il lui donc naïvement cette question : \u2014Si, au heu de pouvoir conduire ici les marrons que je rencontrerai, ce sont eux qui m'entraînent au fond des bois ?\u2014Imbécile, répondit Maubrac, t'ima.gines-tu qu'en te condursant ici, je n'ai pas t à l\u2019avance le sacrifice de ta personne ?Crois-tu que j'aie espéré de pouvoir te ramener à Saint-Pierre ?Est-ce que le poisson que cu Jettes à lu mer après l'avoir pêché- wavise da revenir sur le rivage ?Amène, moi donc d'abord des marrons, apres quoi tu partiras avec eux, s'il te semble bon ; Je n'y prendrai pas garde.pa Aero, maître, répondit le nègre avec e Et il partit en courant.Maubruc a'allonges dans un hamuc et sttendit, l'œil et l'oreille au guet.Soit que les émanations du quartaut d\u2019eau-de-vie eussent pénétré jusqu'au fond des bois, soit que l'incendie des haziers et des herbes de l'ajoups eût paru aux nègres de loin, un signul leur annonçant le retour d\u2019un hôte ami, toujours est-il que vers le milieu de la nuit, Maubrac entendit un bruit de pas légers, et, à travers les bambous mal joints, il aperçut le lueur rou, d'un u de révine.Il sauts bas de son et attendit de pied ferme les visiteurs qui lui arrivaient.=Qui va là ?cria=t-il.=\u2014Kast-ce vous, compère Maubrac ?de manda une voix que le colon reconnut =Oui, Fabulé, c\u2019est moi, tu peux t'ap procher.Fabulé s'avangça suivi de deux compa- @nons et salua famillèrement Maubrac.\u2014Est ce mon nègre qui t'a conduit ici?demands l'aventurior.\u2014Quel nègre ?\u2014Un drole que j'avais mis en faction pour avertir le premier de vous qu'il ren- contrersit, que j'étais ici, et désireux de te voir, compère.Si tu n'as point rencontré uin, c'est qu\u2019il sers déjà parti marron \u2014Fst-il à vous ce nègre ?\u2014Tu sais bien, Fabulé, que je n'ai plus d'esclaves.J'en ni possédé deux ; ils sont allés, l'un après l\u2019autre, dans ton propre camp,\u2014et tu me les as gardés.\u2014Non, celui-là m'avait accompagné pour me ver- vir pendant les quelques jours que je viens passer à la campagne, au milieu de vous.On me l\u2019avait prêté, et je lui avais permis de partir dès que Je n'aurais plus besoin de ui.\u2014C'est un misérable ! s'écris Fabulé avec une indignation sérieuss ; voulez-vous maître, qu'on le recherche et vous le ramène ?Cetie proposition du chef marron n\u2019é- tonua pas Maubrac ; il savait par expérience combien est fantasque le caractère du nègre.Dans la pensée de Fabulé, cet esclave n\u2019était pas dans une condition à s'évader ; il avait abusé d\u2019une confiance dont il n'était pas digne.\u2014Je ne tiens pas à ce drôle, répondit Maubrac ; je n'ai plus besoin de lui, puisque te voilà, et même je te fais cadeau de sa personne ; s'il vient à ton camp, garde- le, il sera de bonne prise.\u2014Merci, maltre, répondit Fabulé, en s\u2019asseyant sur le quartaut d'eau-de-vie qu\u2019il regardait, depuis son arrivée, d\u2019un œil de convoitise, et il reprit : Je vous croyais devenu tout à fait riche et puissant ?i \u2014Tu ne te trompes pas, compère ; aussi Vaio dit tout à l'heure que j'étais venu passer quelques jours à la campagne pour te voir et causer avec toi.La fortune ne me rend ni oublieux ni ingrat.\u2014Et qu\u2019est-ce que vous avez donc à me dire, maître?demanda le nègre en bat- fant un air de danse sur les douves du petit Pi \u2014Oui, je suis devenu riche, Fabulé ; je suis l'ami, le protégé, le favori de la comtesse de Saint-Chamans.Sais-tu de qui Je veux parler en te nommant cette dame ?\u2014Parfaitement, répliqua le nègre ; c'est, dit-il, une trés-jolie dame, très-généreuse, très-bonne, et que les oréoles détestent.Raison de plus pour que nous l\u2019aimions, nous autres ! \u2014A merveille ! Eh bien madame de Saint- Chamans, à qui j'ai parlé de toi, de ta bravoure, de tous tes mérites, m'a churgé de t'offrir son amitié, sa protection, ce baril d'eau-de-vie sur lequel tu esasuis, et l'argent que j'ai dans ma poche, en échange d'un service .\u2014Je »uis prêt à tout ! s\u2019écria Fabulé en enlevant la boude du quartaul, et il hut & grandes gorgées l'eau-de-vie qu\u2019il versait dans le creux de sa main.\u2014I1 va sans dire, reprit Maubrac, que la protection de ls comtesse, celle du gouverneur et la mienne, te sont acquises, avec l'impunité Ia plus entière.Tu pourras donc t'y prendre pour réussir, de telle façon que tu voudras, \u2014De quoi s'agit-il ?demanda le nègre en faisant cliquer ses lèvres repues, et en reprenant ss première position & cheval sur le baril.\u2014ILy & à la Martinique un créole que madame de Saint-Chamans abhorre.Illa |p insultée, blessée duns sa dignité.\u2014Une dame qui eut si bonne et qui a de la si bonne eau-de-vie ! Et comme si un souvenir irrésistible se fut emparé de son palais, Fabulé s'assit par terre, enleva de noufeau la bonde du quartaut, emplic un petit coud qu\u2019il portait dans a che, pass une rasade à Maubrac, puis à chaque le ses deux compagnons, et vida deux fois le cout pour son compte.\u2014Comment se nomme ce créole ?de- manda-t-il en se dressant sur ses pieds.Il s'agit de M.Du Buc, le connals-tu ?\u2014Parbleu ! si je le connais.Eb bien ! qu'est-os que ls bonne maîtresse veut qu'on lui fasse ?Faut-il le tuer ?\u2014Non, il faut tout aimplement le ruiner, d'abord, en faisant révolter ses nègres, en mettant le feu à sa onse.Surtout, n'oublie pus ceci, Fubulé, tu profiteras du désordre où sera l'habitation pour fouiller les ce- chots et enlever un bi que Le comtesse aou nae M.Du Bus d\u2019y avoir enfermé.\u2014Énsuite ?\u2014Tu enlèveras os blanc, et tu le conduiras à ton camp.\u2014Que faudra-t-il faire de lui ?=Le bien cacher es le bien enchatner, de peur qu'il ne v'évade ou qu\u2019on ne le re; et attendre les ordres de ls com- aon : 503 \u2014Je suis Dans deux jours, Fabulé, ls torche une main et le couteau dans l'autre, aure payé à madame le prix de son amitié.e.de son eau-de-vie.\u2014Tu réponds du succès.compère ?\u2014J'en réponds.Joechim, reprit Fabulé en s'adressant à l\u2019un deu deux nègres qui l'avaient «accompagné, mets-toi vite en route pour l'habitation Du Buc, et dis au commandeur que je l\u2019attends demain, dans la nuit, devant les bambous de la rivière Blanche.\u2014 Es-tu sûr de ce commandeur ?demanda Maubrac.\u2014Sur un ordre de moi, il sémera la révolte dans toute l'habitation.Fabulé w'éloigna emportant son baril d\u2019esu-de-vie, et fais at sonner «es poches où Maubrac avait versé deux poignées d\u2019argent.Maubrac avait trouvé moyen de faire des économies.Il creusa un trou dans un coin de l'ajoupa et y enterra le restant de ls somme.\u2014Que l'herbe y pousse maintenant, mur- mura-t-il, et qu'elle lui som lege el.Maubrac n'espérait pas que sa mission fût si promptement terminée.Heureux de ce rapide dénoûment, il s'upprétait, dès le matin, à se mettre en route, lorsque Macandal apparut sur le seuil de l'ajoupa.\u2014Ma foi! pensa l\u2019aventurir, je ne devais pes manquer d\u2019être promptemeut débarrassé de ma corvée: si je n'avais reçu, hier au soir, la visite de Fubulé, celle de Macandal, ce matin, mettait fin à mon exil.L'un ou l\u2019autre, cels m'importe peu.\u2014Bonjour, compère, sjouta-t-il en «' tant au mulâtre.\u2014Vous avez besoin de moi, maître?demanda le chef en examinant scrupuleusement l'intérieur de l'ajoupa.\u2014Qui t's dit cela ?\u2014Votre nègre, qui est venu jusqu\u2019à mon camp m'annoncer votre arrivée, le désir que vous aviez de me voir, et me faire part que vous étiez chargé de m'offrir un baril l\u2019eau-de-vie.Maubrac se mordit les lèvres, ; à = uel nègre veux-tu or ?demanda tl, per \u2014De celui à qui vous aviez donué la permission de partir marron, dès qu'il m'aurait envoyé à vous.Il s'est récompensé lui- même en entrant à mon camp, où il a été le bienvenu.Vous n'espérez pas que je vous le ramène, n\u2019eat ce pas ?Maubrac se sentit & nfus et intimidé.\u2014Ou dono est le b il d'eau-de-vie ?fit Macandal, et quel service voulez-vous de moi, maître ?Maubrao prit le parti de tout avouer.\u2014Ma foi, mon pauvre compère, dit-il à Macandal, je n'avais chargé ce nègre de t'avertir, toi plutôt que Fabulé.Ce dernier est venu hier au soir, il a passé la nuit ici, et il a emporté le baril d'eau-de.vie.Au nom de Fabulé, Macandal poussa un rugissement.\u2014E¢ vous lui aves demandé le service que vous attendies de moi ?\u2014Naturellement, mon compére ; mais sois uille, avant peu de temps j'en appellerai peut-être ton dévouement \u2014C'est bien, répondit Macandal d'une voix sombre.Et quelle espèce de service lui avez-vous demandé, à ce nègre?ajouta- til eur un ton où perçaient et «a haine contre Fabulé, et le mépris qu'il professait pour son rival.Maubrac comprit qu'il fallait agir avec \u2014Si c'était à toi, répondit-il à Macandal, que j'eusse demandé ce service et que Fabulé m'eût posé la question que tu me poses, je lui eusse répondu.\u2014Que vous voulies garder votre secret, interrompit le mulêtre, c\u2019est juste, monsieur Maubrac, gardez-le.\u2014A part soi, Ma- onndal ajouta : Leureusement, j'étais onché derrière l'ajoupa, et j'ai tout entendu.M.Du Buo sera prévenu à temps.\u2014Tune m'en veux Macandal, fit Maubrae, qui commençait à s'inquiéter de l'air sombre et réfléchi du mulètre: oA Bs eden oir ¢ a été plus prompt que cette fois encore ; if arrive re ches vous le premier, même quand il s'agit de voler le mousquet que vous avies dans votre ajoupa, et de dévaliser vos plantations.Mes nègres n'ont Été assez forts pour défendre la propriêté d\u2019un ami ; ils ont été battus et vainous & votre ports.C'est encore pour lui sans doute que vous aves enterré duns ce coin.je ne sais q a.=\u2014Là?tit Maubrac en montrant le terre t remuée où il venait de cacher son argent.CR Ti har en con me 504 L\u2019'OPINION d'argent que je te donne en com- | Pole on duibaril d'eau -de- vie.= \u2014Conduis-moi vite dans tn onse et va dire à M.Henri, secrètement, que je l'y Maubrac se croyait quitte à bon marché attends, en sacrifiant ses épargnes.\u2014Dire & M.Henri que tu l\u2019attends ! \u2014Merci, réplisus brusquement Macan- murmurs la jeune négresse avec terreur, dal; je n'ai pas besoin de cet argent.Je deman le.Vous le verrez quand l se présentera.L'aventurier avait hâte de s'éloigner ; 1s résence du mulâtre le mettait mal à l'aise.I! éprouvait comme un mauvais press ntiment de cette préférence involontaire qu'il avait accordée à Fabulé dans l\u2019accomplissement d\u2019une mission à la fois difficile et périlleuse.Il savait dal bien autrement intelligent que son rival ; mais il était trop tard pour en appeler au concours du premier.Lui confier matotenant un secret ue, d'après ls conversation de Macandal, il oroyait ignoré de celui-cl, c'était risquer de compromettre l'entreprise.Par haine contre fe nôgre, par dépit ou par caprice même, le mulâtre étsit capable de le faire échouer.\u2014 Adieu, compère! lui dit-il, je reviendrai foi un jour, bientôt sans doute, exprès ur te voir, issée au haut de ce palmiste.\u2014dJe serai exact & l'appel, répondit Ma candal.Au revoir done, maitre ! Quand Maubrac fut parti, Mucandal déterra l\u2019argent de l'aventurier, ot alla lo jeter danu un ravin au fond duquel roulait un de ces nombreux ruisseaux dont est sillonnée la Martinique et qui deviennent, aux jours de tourmeute, des torrents formidables, \u2014 Fabulé serait capable de découvrir cet argent, murmurs Macandal ; et moi, je n\u2019en ai pas besoin.acandal lança les deux poignées de monnaie \u2018lans le gouffre avec un naïf dédain, qu'un philosophe de In civilisation efit envié Il écoûta les pièces relondir et sonner sur les roches qui servaient de lit au ruisseau; penché sur le ravin, il suivait avec une joie qui se reportait surtout à la déception qu'éprouverait Fabulé, la | chute «le ces pièces d\u2019or et d'argent dont il faisait si pou de cas, lui.Ce n'étaient pas seulement la haine et In jalousie qui avaient inspiré à Macandal ia résolution d'avertir Du Buc du complot tramé contre lui, c'était surtout son dévouement pour In familie d\u2019Autanne.Or, Macandal, parfaitement au courant de tout ce qui se passait dans l'intérieur\u2019 de 1s maison de son ancien maître, savait que Du Buo était fiancé à Antillis, Ruiner Du Buc, c'était jeter le deuil dans la famille d'Autanne.Macandal se diriges en plein jour, au risque de se faire arrêter, nu risque de sm vie même, vers l\u2019habitation d\u2019Autanne, de manière à devancer le messager de Fabulé.vu Macandal courut directement à ln case de M.d'Autanne.Ses anciens compagnons d'esclavage le regardaient avec étonnement passer silencieux et calme dans son audace ; ile n'ossient en croire leurs yeux, ue ce muldtre marron, sous ls menace du uet, de la prison, bravat ainsi en plein r, sur sa propre habitation, l'autorité et © courroux du maître.Ses meilleurs amis, res plus dévoués affidés détournaient la tête pour ne le point voir.Macandal, comprenant cette réserve et cette crainte, ne chercha à adresser ls parole à aucun d'eux.Il travers, pareil à un fantôme ou à un dieu, ce troupeau d'esclaves stupéfaite, Maoandal continus soh chemin sans s\u2019émouvoir.Dans le voisinage des dépendances de la maison il aviss Lucinde assise sur le seuil d\u2019une porte, le visage caché dans ses deux mains et plongée dans une réverie si profonde, qu\u2019elle n'entendit venir le mulâtre.Celui-ci toucha l'épaule de Lucinde, qui se leva en poussant un grand cri.\u2014Es-tu fou, dit-elle au fugitif, de venir en plein jour ici?Vus-tu recommencer ton insolente gntroprise et vouloir diner à Ia table de M.d'Autanne?Oh! va-ten, Maoandal, sauve-toi, au nom du ciel ! Le mulâtre écouta froidement et sans sourciller cette explosion de crainte de la part de Lucinde.= Tiens, reprit celle-ci en voyant que demeurait immobile et impassible, j'avais tout à l'heure de mauvais ressentiments; quand jo fermals les yeux, Tr le ciel tout noir.Va-t-en, te «Tu avais raison d'avoir de sinistres Lucinde, oar d'effroyables mal.menacent oette maison ; mais ce n\u2019est pas pour moi qu'il faut craindre.Je viens su contraire, conjurer ces malheurs.\u2014De quels malheurs parles-tu ?Mon signal sera une torche : | | \u2014Ne crains rien, va; M.Henri ne m\u2019ar- tuitement les services qu'on me rachers pas un cheveu.Il me remerciors, ocossion au re.Lucinde obôlt avec trouble aux ordres de Macandal; elle l'introduisit dans sa case, et alla toute tremblante prévenir Henri sans oser prononcer devant lui le nom de Macandal, Quand le jeune créole se trouva en présence de l'esclave, celui-ci dit d'une voix ferme et résolue : \u2014 Maitre, je suis Macandal.Henri frissonna en fixant un regard de surprise sur le mulâtre, dont le visages ému acousait cependant une certaine contisnce dans le résultat de lu démarche qu'il accomplissait à ce moment.\u2014Ah! c'est toi qui es Macandal, murmura Henri, qui ne pouvait croire que ce coupable vint «e jeter au devant du supplice, sans qu'un grave motif le pouseât à agir ainsi.\u2014Vous pouvez, maître, reprit-il, me faire arrêter, jeter au cachot, foustter; jo me livre à vous.Mais quand vous m'aurez entendu, vous jugerez si je mérite un châtiment ou la conservation de mu liberté, \u2014Parle, fit Henri ; et pourvu qu\u2019il ne te prenne pas lu fantaisie d'insulter de nouveau mon père et ma tœur, en voulant t'asseoir à leur table, si en effet tu m'apportes quelque grande nouvelle, je te promets de j te laisser partir d\u2019ici aussi librement que tu y es venu.Macandal raconta alors à Ilenri, dans tous ses détails, ln scène & laquelle il avait assisté, la nuit précédente, et lui révéla le projet ariêté entre Fabulé et Maubrac.\u2014Tu es certain, lui demanda Henri, que ; c\u2019est lu comtesse cle Saint Chamans qui est l'âme de ce complot ?\u2014dJ'en suis certain, maître.\u2014Quel parti crois-tu le plus prudent à prendre, ndal ?Faut-il arrêter Fabulé ou le commandeur de l'habitation de M.Du Bue?\u2014Vous ne parviendrez pas à vous emparer de Fabulé, je le sais; empêchez plutôt le commandeur d'aller au rendez vous.Partez vite pour l'hnbitation de M.Du Buc, maitre, si vous voulez éviter de bien grands mulheurs.\u2014 Ce n'est pas assez de nous assurer de ce commandeur, il fsudra encore.\u2014 Vous me dires vos projets plus tard, monsieur Henri; courez au plus pressé.\u2014Tu as raison, Macandal.Tu aeras libre; mais attends mon retour avant que de partir.\u2014C\u2019est dit, maitre, je vous attendrai.Cing minutes après, Henri montait i cheval et partuitau galop pour l'habitation Du Buc.\u2014Ce pays est perdu! pensait le jeune oréole, pendant que son cheval l'emportait avec la rapidité du vent.Ce pays est perdu, si une intrigante, pour servir ses ven- gennces, déchaîne coutre nous les hyènes, et que nous soyons obliger d'en appeler aux tigres et aux lions pour nous défendre! Henri n\u2019avait voulu répondre à aucune des questions d\u2019Antillia, chez qui son air inquiet avait excité une curiosité soucieuse, Henri avait une grande foi dans le cœur et dans l'esprit de sa sœur.Ce n'était dono point par défaut de confiance qu'il avait refusé de donner à la jeune fille les explications qu\u2019elle demandait ; c'était par crainte que quelque oreille indisorète ne surprit cette, contidence.Henri se borna à lui dire : Xavier Evua.CA continuer.) Luc annoness de naisonnes, mariage ou décès seront publiées dane 0s journal à raison d\u2019un dou chaque.NAISSANCES A Ste, Ursule, le 9 courant, ln dame de M.Napoléon Usrle, un dls.A at, lof bre 1476, Is Di de - ty outre: Pro fin 6 pa avosat, un gle.> don LA COMPAGNIE DE LITHOGRAPHIE BURLAND-DESBARATS (A responsabilité timitée.) AVIS.J'assEMBLÉE Générale Annuelle du Actionnaires In Courauxtu Dn Litnoararrix Bustanp- Drspanats sura tie au bureau de ls psgnie, 819, rue St.Antoine, en In cité de Montreal, Morcrodi, le Sue jour de Novembro 1873, 3h tn.pour récevoir le rapport des Direo- are ae de Dirscoenrs pour l'année Par ordre Joux uvan 1, 16 Out, 1975.a A rie.® PUBLIQUE 31 Ocrosre 1876 COMPAGNIE D'ASSURANCE \u201cLA ROYALE CANADIENNE\u201d Capital.- = = < = = = = = - 8000000 Fonds Disponibles, presde - - - - - $1,200,000 DIRECTEURS: JouN OSTELL, Directeur La Nouvelle Compa-|J, FSINCENNES, Vice-Prosident * La Banque du ANDREW \u201cWilson, Direotaur \u2018La Nouvelle W.#.La X Directeur\u2018 Banque des Marchands du ig ! Compagnie lu Ga: t \u2018Le Compagnie des Chars Urbaine.\u201d M.0.MUL ARRY.Vice-Président \u2018* Le Geédit Foncier du Bag-Ogusda, 'V ce-Fresident dela poaiimaesls, dg Gagtishoss da dust\u201d ot sident dela \u201cSr, Plerri 0, J.ROSAIRE CILBAUDÉAU, Directeur \u201cLs Banque Nationale.Canada.ANDREW KOBERTEON, Vieo-Président \u201c\u201cCham- re de \u2018Jommetce de Montréai et de la Chambre de Commerce de 1a Puisas: ee,\u201d DUNCAN MoINTYRE.de MM.Molntyre, French & Cie.égoclants.HUGH MACKAY] de 7.MacKay & Feove, Nego- ants.OFFICIERS: Préudent: J.FL SINCENNES.Général; ALFRED PERRY.Gus Gérant: DAVID Le KIRBY.Vice-Président; JOHN OSTELL Secrétaire: ARTHUR G AU ons Gérant de la Marine: CHB.d.FORTIER.\u2014\u2014 Assure toutedescription de Itisques contre le Feu,Cargaisonr et Coques de ia navigation intérieure; aussi Cargalsons ucéaniques et Frêts sur les steamers et vaisseaux à voiles de premidresol phic BUREAU PRINCIPAL: 160, RUE ST.JACQUES, MONTREAL.A VENDRE , Comté de Kamnurasks, la célebre seat dofus \" FIRE Pot.\u201d S'adresser 3 M.lo Curé de St.Pucdme.8 88-9-131 ND ASSORTIMENT DR MIHOIRS DEZ GRAND A OUTES DIMENSIONS, : Gravures ot Chromos.GAUTIIER & VERVAIS, Boours où abricants de faites, RUE CRAIG, No.554, MONTREAL.6-37-13-18, MM.MEILLEUR & Cie.A*tirent l\u2019attentivn du publio sur ls variété de POELES DE CORRIDORS de premier choix qu\u2019ile ont on vente à bon merché, entre sutres : ROAN\" \u201cGOLDEN LIGHT.\u201d \u201c L\u2019ARGAN.\u201c LAXERIGAY Basi BURNER,\u201d \u201c L'ORIEN- \" .POELES DE CUISINE: \u201cLOLIVE BRANCIL\u201d le \u201c MARLBOROUGH,\u2019 Lau NEW ENGLAND RANGE,\u201d Io * 40OD NEWS,\u201d Eto.Leur assortiment de COUCHETTES est sans com- mraieon.Aussi Ferronnerle.Cuutellerie, Baguettes d'Ésoalior, Corniches de Rideaux, ete.ets.MEILLEUR & CIE, 653, RUB CRAIG, Pris de la Rue Blewry.8 37-26-19, FOURNAISES A AIR CHAUD EN FER BATTU factures À méricaines.simplestans leurcons- PB DA LEU: AVEU LE MOINS DE CHARBON, ne dégageant aucun gas ot ne règlant très faciloment, Ches L.J.A.SURVEYER, No.524, RUE CRAIG.POELES! 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