L'Opinion publique, 6 janvier 1876, jeudi 6 janvier 1876
[" Abonnement, p4 Toul semestre « dune me Ube lis ue paie en entier, (Vinze jours d'uvis, Rédaction, Admiaistration, Bureaux d'Abonnements et d'Annonce: \u2014F tin by mire tétésrap Soubitits du nenvel an \u2014be 4 \u2014\u2014 em.NOTRE PROGRAMME, Ni Ton compare la règle de conduite que ge tragtient los élitenrs de l'OrnioN Pree BLIQUE dans le numéro-prospectus du ter Janvier ISTO vee la ponte suivie par Jes redactonrs de cette forille depuis six ans, l'on constate qu'en général, ceux-vi ont été fileles aux preotnesses de leurs parrains 3 nglai et juillet 1827, tentant d'atteindre le po uit nu 32e degré de latitude, Te point le pls deve qui eut été atteint jusqu'itor Li entire, tout ment, les Autrichis eyprecht, entraines par les glac u terre de François-Joseph et s'avançaient jusqu delà du 83e degré de latitude, La secon dune les tuers polaires est située cutre l'Asie et l'Amérique.C'est le détroit de Beling que it le regretté Gustave Eambert, Ce passage fois complétement négligé, « puenté jar les baleiniers de Sun- Le tioisième passage eutin est celui i partir ali Toe we yh'on appelle te pénétrer dans ce de vent trois ouverte: qui r'éteud entre ln subg, car du serpent de mer, ils en vine rent aux personnalités les plus offensantes.Six moie durant, la guerre se poursuivit chances diverses.Aux articles de fond de l\u2019Institut géographique du Brésil, de l'Aca- p royale des sciences de Berlin, «de l'Anso- ciation Britannique, de l'Institution Smithsou- nienn Washington, aux discussions du The Indian Archipelago, du Cosmos de l\u2019ubbé Moigno, des Mittheitungon de Petermann, sux chronie ques scientifiques des grands journaux de la Tunce et de l'etranger, In petite presse ripostait avec une verve Intarissable, Ces spirituels évri- vVains parodiant un mot de Linnée, cité pur lvs alvorsaires du moustre, soutinvent en effet que \u201c* la nature ue faisait pas de sots,\u201d et ils adjure- t leurs contemporains de ne point donner 4 fémenti à la nature, en admettant l'existence des Krakens, des serpents de mer, des *\u201c Moby Dick,\u201d et autres élueubrations de marine en délire.Enfin, dans au article d\u2019un journal satirique très-reduuté, le plus uimé de ses rélueteurs, brochant sur le tout, poussa au monstre, cotr Hippolite, lui portaun dernier coup et l\u2019ucheva au milieu d\u2019un éclat de rires weiversel, L'esprit svait vaincu lu science, l\u2019endant les premiers mois de l\u2019année 1867, lu question parut être enterrée, et elle ne seu- blait pas devoir renaître, quand de nouveaux Faits furent portés à la connaissance du public, Il ue v\u2019agit plus alors d'un problitue scientifique à résoudre, mais bien d'un danger réel, sérieux à éviter.La question prit une toute autre face.Le monstre redevint ilot, rocher, écueil, mais écueil fuyant, indéterminable, insaisissable, Le 5 mers 1867, le Morawman, de ln Montreal Ocean Company, se trouvant pendant la nuit ar 27° 80° de latitude et 72° 15\u2019 de longitude, eurta de sa hauche de tribord un roc qu'aucune carte ne marquait dans ces parages.us l\u2019effort combiné du vent et de ses quatre cents che vaux-vapeur, il marchait à la vitesse de treize nœuds.Nul doute que sans la qualité supérieure de sa coque, le Morarian, ouvert au choc, ne se fit englouti avec les deux cent trente-sept passagers qu'il amensit au Canada.L'accident était arrive vers les cing heures du matin, lorsque le jour commençait à poindre.Les officiers de quart se précipitèrent à l'arrière du bâtiment.Île examinèrent l\u2019Océan avec la plus serupuleuse attention.lls ne virent rien, si ce n'est un fort remous qui bri- soit à trois eucâblures, comme si les nappes 4 L\u2019OPINION PUBLIQUE 6 Janvier 1876 liquides eussent été violemment battues.Le relèvement du lieu fut exactement pris, et le Morarian continua es route sane avaries appe- Tentes.Avait-il heurté une roche sous-marine, ou quelque énorme épave d'un naufrage on ne patle savoir ; mais, examen fait de sa carène les bassina de radoub, il fut reconnu qu\u2019une partie de la quille avait été brisée.Ce fait, extrêmement grave en lui-même, eut peut-être été oublié comme tant d'autres, si, role semaines après, il ne se fût reproduit dans des conditions identiques.Seulement, grâce à le nationalité du navire victime de ce nouvel abordege, grâce à la réputation de In Compe- guie à laquelle ce navire appartenait, l'événement eut un retentissement immense.Personne n'ignore le nom du célèbre armateur anglais Cunard.Cet intelligent industriel fonda, en 1840, un service postal entre Liverpool et Halifax, avec trois navires en bois et à roues d'une force de quatre cents chevaux et d'une jauge de onze cent aoixante- deux tonneaux.Huit ans api le matériel de la Compagnie a\u2019accroissait quatre navires de six cent cinquante chevaux et de Aiz-huit cent vingt tonnes, et, deux ans plus tard, de deux autres bâtiments supérieurs en puissance et en tonnage.Kn 1853, Ia compagnie Cunard, dont le Jrivilége pour le trans Port des dépêches venait d\u2019être renouvelé, ajouta successivement à son matériel l'Arabia, le Pertia, le China, le Scotia, le Java,le Russia, tous navires \u2018le première marche, et les plus vastes qui, après le (reat-Eastern, eussent je- mais sillonné les mers.Ainsi donc, on 1867, la Compagnie possédait douze navires, dont huit A roues et quatre à hélices.Sije donne ces détails trés-succinots, c'est sfin que chacun sache bien quelle est l'importance de cette compagnie de transports maritimes, connue du monde entier pour son intelligente gestion, Nulle entreprire de navi tion transocéanienne n'a été eonduite avec plus d'habileté ; nulle affaire n\u2019a été couronnée de plus de succès.Depuis vingt-six ans, les navires Cunard ont traversé deux mille fois l'Atlantique, et jamais un voyage n é {mate un retard n's eu lieu, lettre, ti uv homme, ni un bâti perdus.Anusi, les passagers choisissent-ilu encore, malgré la concurrence puissante que lui fait la France, la ligne Cunard de préférence à toute autre, ainsi qu\u2019il appert d\u2019un relevé fuit sur les documents officiels des dernières années.Ceci dit, personne ne s'étonnera du retentissement que provoqua l'accident arrivé à l'un de ses plus beaux steamers.Le 13 avril 1867, la mer étant belle, la brise maniable, le Seotia se trouvait per 15° 12\u2019 de longitude et 45° 37\u2019 de latitude.Il marchait avec uns vitesse de treize nœuds quarante-trois centièmes soûs ln poussée de ses mille chevaux- vapeur.Res roues battaient la mer avec une régularité parfaite.Son tirant d'enu était alors de six mètres soixante-dix centimètres, et son déplacement de six mille six cent vingt-quatre mètres cubes.A quatre heures dix-sept minutes dn soir, pendant le lunch des passagers réunis dans le grand salon, un choc, peu sensible, en somme, se produisit sur la coque du Scotia, par ea hanche et un peu en arrière de ls roue de habord.Le Scotia n'avait pas heurté, il avsit été heurté, et plutôt par un instrament tranchant ou perforant que contondant.L'abordage avait semblé of léger que personne ne s\u2019en fiit inquiété à bord, saus le cri des caliers qui re.montérent sur le pont en s'écriant : + Nous coulons ! nous coulons ! Tout d'abord, les rs furent très-ef- frayés ; mais le capitaine Anderson se hâta de les rassurer.En effet, le danger ne pouvait être imminent.Le Scotia, divisé en sept com- purtiments par des cloisons étanches, devait Taver impunément une vois d\u2019eau.Le capitaine Anderson se rendit immédiatement dans la cale.Il reconnut que le cinquième compartiment avait été envahi par ls mer, et la rapidité de l'envahissement prouvait que ls voie d'eau était considérable.Fort heureusement, ce compartiment ne renfermait les chaudières, car les feux se fussent subitement éteints.Le capitaine Anderson fit stopper immédiatement, et l'un des matelots plonges pour reconnaître l'avarie.Quelques instants après, on constatait l'existence d'un trou large de deux mètres dans la carène du steamer.Une telle voie d'ean ne pouvait être aveuglée, et le Scotia, ses roues À demi noyées, dut continuer sinsi son voyage.Ii.se trouvait alors à trois cents milles du cap Clear, et après trois jours d\u2019an retard qui inquiéts vivement Liverpool, il entra dans les bassins de la Compagnie.Les ingénieurs prooédèrent alors à la visite du Brotia, qui fat mis en cale sèche.Tis ne purent en croire leurs yeux.À deux mètres et demi au-dessous de la flottaison s\u2019ouvreit une déchirure régulière, en forme do triangle inocèle.La cassure de la tôle était d\u2019une netteté parfaite, et elle n'eût pas été frappée plus sûrement.à l'emporte-pièce.Il fallait done que l'outil perforant qui l'avait produite fât d\u2019une trempe pen commune-\u2014et après avoir été lancé avec une force prodigiensr, ayant siusi percé une tôle de quatre centimètres, il avait dû se retirer de lui- même per un mouvement rétrograde et vraiment inexplicable.Tel était ce dernier fait, qui eut pour réanitat de passionner à nouveau l'opinion publique.Depuis ce moment, en effet, les sinistres mari- timesqui n'avaient pasde cause déterminéefurent mis sur le compte du monstre.Ce fantastique animal endoss le bilité de tous ess naufrages, dont le nombre est malheureusement | considérable ; car sur trois mille navires dont le perte \u2018est annuellement relevée au Bureau.Veritas, le chiffre des navires à vapeur où à voiles, supposés perdus corps et biens suite d'absence nouvelles, ne s'élève pas moins de deux cents ! Or, ce fut le *\u201c monstre * qui, Justement ou injustement, fut accusé de leur di tion, et, oo à Jui, } es communications on tre leo divers continents devenant usen plus reuses, le public se déclare et demands evtégortquement que les mers fussent enfin débarrassées et à tout prix de ce formidable cétacé.\u2014{ À continuer.} NOS GRAVURES Banquet offert au Prince de Galles dans 1e Temple Souterrain d'Elophanta Les récits du voyage du Prince de Galles dans les Indes semblent tirés des contes des Mille et une Nuits, tant ils révèlent de splendeurs, de richesses, de merveilles daus ces vieux pays, si célèbres et dans la fable et dans l'histoire.À Bombay, la réception du Prince fut surtout magnifique.A son débarquement, une foule immense läc- cueillit avec enthousiaeme ; des jounes filles jetaient devant lui des fleurs en répétant In formule d\u2019usage parmi ce peuple : \u201c Je donnorsis volontiers ma vie pour ton sa- fut.\u201d Ailleurs il fut couronné de fleur Une illumination générale et d\u2019un effet féerique eut lieu le soir du lendemain, Le Gwicowar, ou jeune prince de Baroda, lui fit une réception splendide, ayant organisé des combats de bêtes féroces, des processions d'éléphants et des chasses qui durèrent plusieurs jours.Mais la scène la plus extraordinaire dont fut témoin le prince fut sans contredit le banquet dans les caves d\u2019Flephanta, le sujet de notre gravure, Ces caves sout situées «lans une île du même nom ; nom que les Portugais lui donnèrent en voyant lu statue culossale d'un éléphant noir taillée par des anciens Hindous.Ces eaves servaient de temple an dieu Shiva, dont l\u2019immiense statue à trois têtes se voit dans la gravure.Une des têtes représente Brahma, le créateur; l\u2019autre, Vishnir, le préservateur : ln troisième, Rustra, le des- tructewr.On y aperçoit d'autres colosses, tous imnges du même dieu dans diverses phases de son histoire.Le temple a 130 pieds de long, 123 pieds de large et 18 pieds de haut, In voûte étant soutenue par d'immenses piliers taillés dans le roc.C\u2019est dnns ce lieu que le gouverneur de Bombay donna à dtner au Prince de Galles.Les lampes et les torches rouges et bleues qui éclairaient]e festin, jetaient d\u2019étrangeslucurs sur les hideux idoles qui entouraient la compngnie, et les ornements qui chargeaient les tables, les bijoux des dames et des Hindous nobles, brillaient d'un éclat inaccoutumé dans l'ombre projeté par les sculptures massives.La compagnie de dames et de gentlemen anglais n'ont pas perdu l'appétit, dit-on, par la frayeur qu'auraient pu leur inspirer les œuvres de l'imagination indienne, mais firent honneur au banquet, qui se termina par un divertissement pyrotechnique aur les rochers de l'ile.Le Portefeuille Un portefeuille plein de souvenirs.Des aquarelles, des sépias, des estompes, des croquis, dont chacun rappelle quelque acène familière et chère à tous deux.Il y a cinq ans déjà que Berthe est de- vente la châtelaine du comte Armand.* Pendant ce temps, le portefeuille était resté enseveli sous les satins et les velours dans une des armoires spacieuses de madame ; elle l'avait soigneusement placé au fond de son armoire, avec ses bijoux et ses trésors : soigneusement que, livrée toute entière 3 ronan de la vie d\u2019amoureux qui les abeécheit, Armand et elle, puis ensuite, occupée = les devoirs d'une jeune châtelsine, Berthe avait, après six mois de Mariage, oublié son portefanille précieux.: Et voilà qu'au cinquième anniversaire, elle s\u2019en est souvenue.Vite elle l'a retiré de sa cachette ; en à essuyé la poussière des ans ; l\u2019a descendu au salon, où nous voyons le comte tout perdu dans In contemplation de ces dessins, chacun d\u2019un prix inesti- mabie.Ce ne sont pourtant pas des chefs-d\u2019œn- vre, Ces fouilles ont été couvertes d'ombres at da luunières par des mains novices, Co sont les esquiases de Berthe, et retracent à l'âme des heureux époux les [jeux char mants où, tandis qu'elle tenait le pinceau et dessinait le paysage, Armand se pen- chaït sur son épaule et lui jurait un éternel amour, Et dire qu\u2019il y a cing ans decela, et que tous deux ensemble, Armand et Berthe peuvent contempler ces souvenirs, se rap- Jer ces serments sans se faire le moindre reproche ! Ah! c'était dans le hon vieux temps! \u2014-\u2014 MENOBIAL NECROLOGIQUE LA SŒUR DE LA NATIVITÉ C'est au milieu des pleurs de toute une communauté et des regrets universels que, samedi, le jour de Noël, s'éteignait doucement dans le Seigneur, la Révérende Sœur de la Nativité, Bu- rieure de Villa-Maria, née Catherine Cagger.lle naquit en Irlande, dans le comté de Tyron, le 16 octobre 1807, Elle véeut, durant son bas-âge, dans la ville d'Albany, Etat de New-York, où demeurait tu: de ses frères, homme politique, et qui fut plus tard tué dans une émeute.Confiée aux Dames de la Congrégation, après avoir fait son éducation, elle se consacra au igneur en entrant au noviciat, le 2 octobre 1827, et deux ans plus tard, elle prononçait ses derniers vœux.Par ses talents, ses vertus, elle devint digne d'un haut poste, celui de Supérieure du Pensionnat, charge qu'elle remplit pendant trente- deux ans pour l'honneur de ls religion et au bénéfice de l'éducation, Son service fut chanté dans ls chapelle de Villa-Maris.Par lex soins des élèves, le cereuvil magnifique, don généreux du Shérif Leblanc, contenant les restes précieux de la Sœur Mari de la Nativité était couvert de fleurs, de cou: ronnes, hommages dela reconnaissance et emblèmes des susves parfunis des vertus de la défunte.Aussitôt après le service, le corps fut déposé dans un corkillard d'u nde richesse, offert par M.Ferron, et le convoi fantbre prit la route de Montréal.Plus de 150 voitures, contenant len éliven en grand deuil et des citoyens parmi lesquels on remarquait M.le Shérif Leblanc, conduisant le deuil, Ed.Murphy, éer., et autres.Le service à Notre-Dame de l\u2019itié fut chanté le 27 décembre par le Kév.M, Buyle, Supérieur 8.8, ayant pour dircre le Rév.M.Gran- jean, et sous-dinere le Rév, M, C Dana les stalles on remarqu Ed.Moreau, de l\u2019évéché .Père 2 O.M.1.; le Rév.Père Lefebvre, les Révds.J.M.Maréchal, enré de Notre-Dnme-de-Grâce ; Dowd, de 8t.Patrice; A.Nercam, J.Gratton, des Tanneries ; Lonergan, curé de Ste, Brigitte; A.Deschampn, 8.8.; Daniel, 8.8.; C.J.Maillet, 8.8.; Leclerc, 8.8.; Tranchemontagne, 8.8, ; MM.Maréchal et A, Séguin.L'église de N-D'.de Pitié était remplie, et c'est au milieu des larmes de la communauté et des élèves que le corps de la \u201c Sreur de 1a Nativité\" fut déposé daus ler voûtes où rvposent déjà un si grand nombre de religieuses, dont la vie s\u2019est écoulée à faire le bien en silence.Sceur Ste.Florine (Marie-Luce-Marguerite Chattveau) s\u2019est éteinte doucement la semaine dernière, sans aucune agonie, à la maison-mère de la Congrégation.Douée des plus belles qualités du cœur et de talentssupéricurs, elle a tout enseveli dans l\u2019humilité du cloître pour travailler à la gloire de Dieu, avec tant d'âmes d'élite que renferme la Congrégation de Notre-Dame.Tout le monde sera sensihle an malheur qui vient de frapper l\u2019'hon.M.Chauveau.C'est la quatrième ois dans ving ans que Ja tombe s\u2019ouvre pour lui enlever les membres de sa famille ; elle venait à peine de se fermer sur Mde, Chauveau.Tant d'épreuves auraient brisé une âme moins chrétienne que la sienne ; main si\u2018une chose peut consoler M.Chauveau, c'est l'assurance de le sympathie universelle.Ses amis en particulier, et ils sont nombreux, s\u2019associeront à son double deuil.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 COMBAT DE DAULAC OU DOLLARD EN 1660.\u201cCe combat at-il eu lien au pied du Long- Bault ou au pied des Chaudières ?Opinion Publique, 28 déc.1875.Les incursions des Iroquois sur l\u2019Outa- ounis se fesaient généralement par la ri- fière de ls Petite-Nation au eud et sur le.8t.Laurent par le Richelien.L'embouchure de Ia Detite-Nation est de 54 milles plu bas que les Chaudières (Cité de Hull), et 50 milles plus haut que le pied du Long-Sault ( Cuehing-village): on portageait anciennement au mord de la rivière au Long-Seult et aux Chaudières ; la Long-Sault et la chute à Blondeau ne fesaient qu'un seul et même rapide, puis- qu'ils ne sont séparés que par un remou.La distance des îles du Richelieu au -Sault est de 100 milles, et 200 milles \u2018| des Chaudières.Ces distances me semblent nécessaires pour établir le lieu du combat d'après la deacription qu'on en fait.1a Relation des Jésuites de 1660 (3e vol., pp.14 et auivantes) mentionne le combat, ainsi que M.l'abbé Casgrain dans son Histoire de Marie de l'Incurnation (pp.56 et suivantes), et l'abbé Ferland dans son Histoire du Canada (ler vol., p.455), au- deasous des Chaudières.M.l'abbé Faillon (Histoire de la colonia française en- Canada, 2e vol., pp.397 et suivantes) décrit le combat cumme ayant ou lieu au pied du Long-Sault ; a compilé de M.de Casson, de Bellemont, du greffe de Villemarie, du Registre des actes de sépultures de la paroisse de Montréal.Garneau (Histoire du Canada, 3e édition, ler vol, p.39) est du même avis que M.l'abbé Faillon.ce fait d'armes.Un côteau existe à Cushing-villaye au pied du Long-Sault, longe la rivière un mille de longueur à trois ou quatre arpents du rivage ; il ne se trouve pas de côteau au pied des Chaudières, Les Iroquois descenduient la rivière lorsqu'ils ont surpris les Français ; s'ils ont traversé, suivant leur coutume, lu l\u2019etite- Nation pour entrer dans l'Outnounis, comment pouvaient-ilsse trouver au picd dela Chaudière ?quels motifs les anraient portés à prendre les Rideaux, le Mississipi on toute utitre rivière au haut des Chaudières pour attaquer Montréal, Trois-ltivières et Qué- bee ?Les Iroquois prenant le chenal de la rivière des Prairies pour faire leurs atluques sur Montréal ou dans ses environs, ont dû descendre cette petite rivière pour avertir leurs amis aux îles de Richelieu ; cette course fut fuite en cing jours, le combat & commencé vers le 21 mai ; à cette stixon de l'année, Peau est trüs-rapide sur l'Outa- ouais et le St.Laurent ; un voyage au pied du Long-Sault par la rivière des Prairies en cing jours ext une route assez longue parcourir, puisqu\u2019ila avaient i refvuler, le ir.| courant, tirer les canots à lu condelle ou les portager dans les rapides de lu rivière des Prairies, les Grand'écores, le Gros-Saulf, le Cheval-Blanc et les Petites-Ecores (rapide de Carillon), Conséuemment, malgré l'opinion énrixe par quelques écrivains, je suis porté à eroire que lo combat de Dollard et ses compagnons a plutôt eu lieu au pied du Long- Sault qu'au-dessous des Chaudières.$ OCTAOU AIS,\u201d \u2014\u2014\u2014\u2014m OGDENSBURG Un vénérable correspondant nous écrit de Pittafield, Massachusetts, ls lettre suivante, dont le but est de réparer une omission qu'aurait fuite notre collaborateur estimé, Benjamin Sulte, dans sa notice historique sur Ogdensburg, publiée dans l'Opinion Publique du 16 décembre dernier: Monsicur, J'ai lu dans votre journal l'Opinion Publique, le récit historique de Ogdensburg, Per- mettez-moi de vous dire que ce brave M.Suite a omis quelque chose de bien essentiel : c'est u\u2019il ne fait aucune mention du vrai fondateur le l\u2019église canadienne et «du couvent des Dames Grises de cette localité.Le vrai fondateur, c'est le très-regretté Rév.M.Lemercier, chanoine d\u2019Evreux, France.D'abord, je dois vous dire que c\u2019est moi- même qui ai formulé le requête à l'évêque d'Albany, maintenant Son Eminence le cardinal MeClosky, archevêque de New-York.Le porteur de la suppligue fut le très-regretté Messire Mignault, alors curé de Chambly.Sa Grandeur Mgr.MeClosky demanda, en 1849, un prêtre à l'archevêque de Québec, Mgr.Baillargeon.M.Lemercier fut envoyé comme missionnaire aux Canadiens d'Ogdensburg.d'ai été témoin de toutes ses privations, de tous ses petita déboires ; finalement, il s\u2019est consuméet a abrégé ses jours probablement par lu gêne où il était pour faire progresser ses éta- hlissements, envoir, l\u2019église et le couvent, Vous connaissez que la reconnaissance n\u2019est pas toujours le caractère distimetif de nos compatriotes aux Etats-Unis : je vous en parle savamment.Mais Dieu, qui récompense le vrai mérite, nous paye en l'autre vie ce que les hommes nous refusent fci-bas.Ainet, le regretté M.Lemercier doit vivre toujours dans la mémoire des Canadiens d\u2019Ogdens- urg, puisqu'il est le vrai fondateur de le mission et de ses principaux établissements.Il faut donc rendre justice à qui de droit à présent ; cela n\u2019ôtera pas le mérite de M, Jeannotte, curé actuel, qui a necondé seulement les œuvres | de som prédécesseur ot qui marche bien sur ses Le Père Charlevoix ne nentionne pas.\u2014 sha. 8 Janvier 1876 LES CARTES DE VISITE Le mois de jauvier eut celui dans lequel se fait lu plus grande consommation de ces petits morceaux de carton qu'on appelle des cartes de visite.Mais il n\u2019y # pas toujours eu des cartes de visite et il n'y en à partout.H peut n'être pas dépourvu d'intérêt de faire quelques recherches à ce sujet et de ue demander d'où vient cet usage.Malheureusement ce sont surtout ces meuus détails de l'histoire des 1uœurs qu\u2019il est le plus difficile d\u2019élucider.Monteil, qui avait amused tant de ducuvuents sur les coutumes de nos ancêtres, ne novs dit rien de celle-ci, et il faut attendre du Lesard plutôt que d'une persévérance d'investigation, que le suje cotporte pas, Je découverte des premie rtes de visite ¢mployées chez nous.Un échantillon trouvé dans un des cartons de 1a Bibliothèque nationale de France peut servir seulement à penser qu\u2019à la fin du dernier sièele elles étuient quelquefois employées, et cet échantillon vient du célèbre Grimod de lu Reynière, petit avocat, fameux gastronoine et bibliophite distingué.Des adresses de commerçants enjolivées, d\u2019arabesques et d\u2019encadrements artistiques pour raient aussi passer pour des spécimens du gente, Imoins cependant que certains cartouches dans le centre desquels où met quelquefois vis non écrit & 1a ain, Mais si nous ne trouvons pas des monuments plus nombreux de l'époque qu'on pourrait appe- Lr archéologique daus l'histoire universelle des cartes de visite, il ne nous est pas défendu de faire à ce sujet quelques conjeetures qui ont toutes chances d'être l'expression de lu vérité, Les règles «le la logique et les lois du bou sens sont les mémes duns les petites choses comme dans les grandes, et Je syllogisme rigue en maître quand il ne s'ugit que de raisonner.Nous pouvons donc dire : on a toujours fait des visites\u2014on a toujours été exposé à ne trouver les personnes auxquelles on Jes faisait\u2014 donc on a toujours dà employer un moyen de leur faire conuaitre, malgré leur absence, qu\u2019on s'était dérangé à leur intention.La ent l'acte de naissance de la carte, Nous .savons cependant quelque chose de plus : c'est que jusqu'à la Révolution française inégalité qui existait entre les diverses clusses de la société maintenaît une certaine étiquette qui mettait quelyne rulentissement dans les relations de ces classes, et qu\u2019on n'avait pas besoin du procédé expéditif de l'envoi des cartes.11 y avaît dans chaque maison riche sur la table du portier\u2014ce titre était le seul employé, celui de concierge étant réservé aux gardes des maisons royales on seigneuriales\u2014 un registre sur les pages duquel on écrivait son Rom, ainsi que cela se pratique encore aujour- d'hui chez lea diguitaires de l'Eglise et de 1\u2019 tat, du moins eu Canada.Cela suffisait pour les visites de tous les jours ; mais au moment des isites officiclles, comme au premier jour de l\u2019année, il devait se produire de l'encombrement, la plume d'oie en permunence écri mal, crachait, et, de là à retplacer l'in rip- tion sur le registre par l\u2019inseription faite à l'avauce sur un morceau de papier décoré d'arabesques et de floritures, il n\u2019y avait qu'un pas.Quelques-uns le franchirent, surtout les maitres d'écriture et les commerçants, avant la Révolution ; après ce grand événement, tout le monde suivit l'impulsion dounée.On peut lire duns une note des Fustes de Lewierre, qu'avant ce moment les gens pressés se dispensaieut déjà de la formalité d\u2019aîler s'inseriro à lu porte des puissants du jour, en y envoyant des messieurs tout de noir habillés et fournis pur l\u2019administration de la petite poste.Ces messieurs, moyennant deux sous par ins- eription, faissient 1 besogne en se partageant les divers quartiers de Paris, comme aujour- d'iui les porteurs de In maison Bidault qui ne sont peut-être point aussi élégants que l'étaient ces inessieurs, mais qui fout beaucoup plus d'ouvrage pour moius d'argent, Ce procédé de l'emploi des cartes pour an- uoncer sa visite uon-seulement aux personnes qui vous conunisseut, mais encore à celles qui ne vous connaissent pas, est encore bien utile comme moyen de présentation.ne peut servir pour les relations monduines, 5 1 est très- simplificatif pour les relations d'affaires, Il ne serait donc pas étonnant ile le croire né en Angleterre ou plutdt en Hollande, et il se pourrsit que les advirables commerçants de ce peuple Yoyageur l'aieut importé des pays de l'extrême Orient qu'ils ont explorés les premiers.Tous nos lecteurs savent que la Chine et le Japon ont depuis de longues années l\u2019 le ces papiers, Il n\u2019est donc pas nécessaire d'insister sur ce point, mais nous devons rectifier une erreur fort accrédités et qui peut avoir de graves conséquences, Vous n\u2019êtes pas sans avoir lu, en effet, qu'eu Chine lu dimension de Ia carte présentée et In taille des caractères qui la couvrent grandissent avec l'importance qu'on reconnalt aux per- sounes à qui où la présente.On « même cité compue preuve d'une excessive déférence envers un einbessadeur français, une carte de Ja dimension de lu colonne Vendôme.Eh bien, il paraît que les Chinois se font une idée de ces choses ahsolument contraire & celle que uous leur au; posons, et à ce propos qu\u2019il me soit permis de Tappeler que les quatre-vingt-dix-neuf centièmes des voyageurs dans ce singulier pays n\u2019ont guère vu que les côtes et n'ont «ppris que ca ue le Chinois, né plus malin que le Français, leur faisait accroire.Beaucoup, et des plus écoutés parmi les mocernes, n\u2019ont, le plus sou- L\u2019OPINION vent, fait que recopier ce qu'ils trouvaient dans les vivilles géographies et ce que les mission.saires catholiques avait écrit depuis longtemps.Mais M.d\u2019Escayrae de Lauture, qui « eu l'oc- sasiou d\u2019être, comme prisonnier, transféré de ville en ville, qui à pu entrer au fond des choses, nous donne «ur les cartes de vivite des renvel- Bnements tout différents, Suivant lui, et cela se trouve duus veu intéressants Mémoires sur la Chine, lu carte eur papier rouge est de divers modèles.Entre égaux c'est uu petit cahier de cing pages doubles, sur le verso de lu premiere desquelles cst écrit en gros caractères le nom du visiteur ninsi que ses qualités, Cette carte s\u2019appelle texen-tyé.Leo kin-pyen, plus familier, porte seulement le nom en caractères plus grands, Sur le fo.pyen-tseu les caractères sont plus grands chcore, C\u2019est In carte la moins respectueuse ; oussi est-ce celle que lew magistrate chinois envoient, en riant dans leurs moustaches, aux agents européens, qui ne manquent pus d'y voir une grande politesse, D'inférieur supérieur lu carte usitée est le smus-pen, qui porte le noi vn caractères extrêmement petits.Comme on le voit, en acceptant comme marque d'honneur les cartes d'une dimension exagérée, les Européens prouvent aux mandarins qu\u2019ils sont bieu aussi barbares que ceux-cf les supposent d'être, et leur donuent raison daus tous fo manguea d'égards dont ils les abreuvent.Nous ne dirons rien des cartes du Japon.Une lecture de l'excellent voyage de M, Aimé Hum- bert édifiera sur ce point.Il nous suffira de faire remarquer combien ces peuples de vieille roche out plus que nous approfondi les mystères de l'étiquette et combien chez eux le cérémonial est une chose sérieuse.Peut-être est-ce même le respret de ces traditions raisonnables \"jui leur a permis de vivre sans trop déchoir en attendant le moment où, important chez eux les progrès des nations occidentales, ils ve retrouveront à leur niveau par I'industric et leurs uj périenne par le bon sens et la dignité personnelle, Ce ne sera certainement jamais chez eux \u201cQu'on rencontrera ces excentricités que nous avons vues : des cartes imprimées sur des feuilles de bois ; des noms dissimulés daus des dessins grossiers, ou cachés sous des rébus ; des fluctuations de la mode faisant varier successivement non-seulement les dimensions du carton, minis sa pte elle-même ; tu plas grande irrégu- lurité dans les caractères employés en un mot tout ce qui fait que chez nous lu carte de visite est plutôt de fantaisie que d'étiquette, et représente le plus souvent une adresse sans valeur, au lieu de montrer du premier coup d'œil Phomme méme avec 1a place qu\u2019il occupe dans la société, et celle qu'il reconnaît à son corres- poudant.\u2014\u2014\u2014__ FAITS DIVERS CANADA.11 est À peu près certain que l\u2019Hon.G.Ouimet | lign mim va être nol Surintendant de I Education.C'est avec plaisir que nous apprenons que Son Honneur le Juge Coursol est déjà en pleine convalescence, et qu\u2019après quelques semaines de repos, il sera en état de repreudre l'exercice de ses; fonctions.LES CURIOSITÉS DU VICE.\u2014La veille de Noël, en condamnant un prisonnier coupable d'ivresse, Son Hon.le Recorder a fait remarquer qu'il y avait à Montréal des individus qui depuis vingé- fing ans avaient passé en prison les fêtes de Noël.BOUSCRIPTION.\u2014Le Révd.M.Laliberté, aumônier de l'archévéché, a remis à M.Alexandre Chauveau, député pour Rimouski, une somme de $485 pour venir en aide aux prisonniers de Caraquet.À la fin de décembre est expiré le délai de cinq ans durant lequel le gouvernement canadien s'était engagé à payer une somme de un million de piastres par année pour l\u2019entretien de la milice ; le parlement aure à décider, à za prochaine session, si cette dépense doit être continuée.Les nouveaux commissaires du chemin de fer seront, paraît-il, Sir Narcisse Fortunat Bel- leau pour le district de Québec, M.Robertson ur le district des Cantons de l'Est, et M.Boau- ien pour celui de Montréal.Les travaux du canal Grenville sont poussés avec vigueur et fournissent de l'ouvrage à un grand nombre de personnes.Déjà près de 500 ouvriers y travaillent, et lecontracteur, M.Good- why a exprimé l'intention d'employer tous ceux quis'offriront.Les dames trifluviennes ont organisé des soupes à Ja mode d'Angleterre, qu'elles distribuent trois fois per semaine aux peuvres.Il leur faut pour cela une contribution de cent piastres pur mois.M, le maire Normand a mis une de ses maisons à leur disposition.On viendra à bout de rencontrer à peu près tous lon besoins.Les travaux sur la ligne du chemin de fer entre Borel et Acton reprennent de l'activité, Mardi, 28 décembre, au-delà de 60 hommes sont venus rle nombre des travailleurs déjà employés, et tout porte à croire que la ligne sera ouverts sous peu.Il ne reste plus que milles À terminer.PUBLIQUE 11 y aura un terme spécial de Is Cour d'Appel à Montréal, dans le mois de janvier.Cette session extraordiusire est nécessitée l\u2019encombrement du calendrier judiciaire de cette année.On eroit que la cour pourra décider de 27 ou 30 causes pendant ce terme.CHEMIN DE LEVIS ET KENNEBEC.\u2014La seconde section de cette ligne est maintenant parachevée jusqu'à St Joseph de Beauce, à quarante-cinq milles de Québec, depuis le 24 décembre.Les convois ae rendent à 8t, Joseph, Les travaux, en dépit de la rigueur de ls saison, ont été conduits avec une activité qui tmé- rite les plus grands éloges.Nous somines informés que M.Geo, Futroye, qui a eu de fréquentes relations avec la préparation des\u2018Statuts refondus du Canada que Bir Geo.Cartier était procureur-général, serait mentionné comme devant être un des commissaires chargés de reviser les Statuts de la Province.Son Honneur le lieutenant-gouverneur Caron # renoncé au bal qu\u2019il donne fn fin de chaque année, en vue la misère qui menace les pauvres cet hiver, et donne, pour être distri- uée en aumônes, la somme de $1,200.00 que lui aurait coûté le bal.Le maire de Québec à auivi ce mugnitique exemple et a grows Is caisse des pauvres de & HONNE NOUVELLE.\u2014M.Oliver, constructeur de navires, et dont le chantier se -trouve à côté du pont Dorchester, Québec, vient de recevoir de Liverpool lu commande de trois navires de 1,500 tonneaux chacuu.Ces navires seront bientôt mis on chantier et donneront de l\u2019ouvrage à bon nombre d'ouvriers qui depuis longtemps ont forcément les bras Croisés.Le gouvernement fédéral « passé un ordre en conseil pour substituer une allocation de $750,040 & Is Colombie, en échange de l'obligation de construire le Pacifique jusqu\u2019au littoral de la Colombie, entreprise qui coûterait une somme beaucoup plus forte.Le reste du Pacifique sera construit suivant le programme de In dernière session.Des ingénieurs explorent actuellement le tracé de l'emiranobement qui doit relier le Cap-Rouge au chemin de fer de la rive nord.Cet embranchement doit partir d\u2019un endroit, sur le chemin de la rive nord, connu sous le nom de Suède, près de Lorette, et se rendre au Cap-Rouge.Ou dit que Sir Hugh Allan est à la tête de cette entreprise et que tous ses vaisseaux transborderont leurs marchandises au Cap- Rouge.Il paraît que le cabinet fédéral l'intention d'étendre les clauses du traité d'extradition.Cette extension peut être obtenue en modifiant le traité actuel, ou par le législation du Canada et des Etats-Unis.Le Congrès américain s'occupe actuellement de cette question.1l est certainement dans les intérêts des deux pays d'empêcher les criminels de toutes les classes d'échapper à la justice en traversant les es.On croit que les deux gouvernements seront favorables à ce projet.FEU À L'ILE STE.HÉLENE.\u2014Vers six heures et demie, vendredi soir, 24 décembre, lo fen a éclaté dans une des casernes de l\u2019île Ste.Hélène, autrefois occupée par les officiers.L'élément destructeur a fait, en quelques instants, des progrès alarmants et bientôt Îl fut impossible de le maîtriser, Le capitaine Devine, de l'artillerie de cam je, a demandé les secours des pompiers de Montréal ; mais ces derniers # sont vus dans l'obligation de refuser, vu l'im- ibilité où ils étaient de traverser sur le pont le glace avec leurs chevaux et leurs pompes.On fut ainsi obligé de laisser l'incendie continuer son œuvre.Plusieurs citoyens de Montréal, surtout ceux qui demeurent sur les bordr du fleuve, vis-à-vis de l'île, ont craint, pendant quelque tempe, que la poudrière, qui se trouve à environ cinquante verges du théâtre du sinistre, ne fit ex dosion.Cependant le vent porta les flammes dans une direction opposée au main de poudre, mais cela n\u2019empêcha pas que fa esserne, un bâtiment construit en brique et en pierre, ne fût entièrement consumée.Les pertes sont évaluées à $10,000 ; il n'y a pas d'assurance.ÉTATS-UXIS Le Congrèe des Etats-Unis s\u2019est ajourné jus- 1 qu'au 5 janvier.La ville de Philadelphie à voté dernièrement 450,000 pour venir en aide aux écoles du soir.On a tenté d\u2019exclure ls lecture de le Bible des écoles publiques de Philadelphie, mais on n'a pas réussi, Environ 10,000 personnes se trouvent sans emploi, par suite de In suspension des travaux dans diverses mines de Ja Pensylvanie.Louisville, Ky.\u2014 Une famille composée de n Teonnies s\u2019est empoisonnée en ma: n d oe que l'on avait faite la veille dans une chaudière en cuivre.DUFEL KUK LE TAPIS.\u2014Albert Garnier vient d'adresser un cartel à ile Dion.Les armes serunt des queues de billard, et le vainqueur recevra, avec le titre de Cham d\u2019Amérique, ln médaille d\u2019or quil ent l\u2019emblême de ce titre.pendant SV 6 CADRAU D'UN MILLIONNAIRE.\u2014 Le commodore Vanderbilt vient de faire don d*une somme de $100,000 & I'Université qui porte son nom, à Nashville (Tennessee).Cette somme, jointe à celles offertes antérieurement pur le commodore, porte à $700,000 le total donné par lui à l'Université Vanderbilt.Avec les préparations déjà faites et celles en p où estime que la com) ie du Pensyl- vania Railroad sera capable de transporter 48,000 personnes par jour, entre New-York et Philadelphie ; maintenant ai le trafic avec New-York seul est aussi grand que cette com- paguie semble le croire, devra ÿ avoir sur les autres chemins de fer au moius 3 millions de voyageurs peudant l'été, ce qui mettra en cir- tion $40,000,000 de plus que s'il n°y avait pes d'exposition, Daus \u2018\u201c l'Histoire des Etats-Unis\u201d de Hil- dreth il est reluté que l'île de Manhattan, ap- lée ensuite New-Amaterdau et maintenant a ville de New-York, u été achetée des Indiens per les Hollandais moyennant soixante ¢ guilders\u201d ou 24 dollars, et cela il y «seu lement deux cent cinquante ans.Cette somme de 24 dollars est bien petite, et cepeudant vi les acquéreurs avaient pu lu placer à intérêts composés de 71;0 par an, l'accumulation des intérêts formerait aujourd\u2019hui une somme qui dépasserait de beaucoup la valeur actuelle des propriétés de la ville et du comté de New-York, ; Pittsburg, Pals maris « été célébré eu- jourd\u2019hni par le télé, he, les en contractantes étant M.Geoîge Beott ph opurateur de télégraphe à Waynesburg, Green Co, ot Mlle Lydia Culler, remplissant les même fone- tions & Brownsville, Le ministre officiant a lu la formule sacramentelle au marié dans son bureau à Way- nesburg ; celui-ci l'a répétée par le télégraphe À In mariée, qui a donné son consentement immédiatement.Pendant que cette cérémonie s\u2019accom bissait, toutes les affuires étaient suspendues duns les deux bureaux.1 y a quatre ans, une dame de Pittsburg etun monsieur de Rome ont été mariés de la même manière par l\u2019évêque de ce diocèse, > SOMMAIRE TELEGRAPHIQUE \u2014La reine Isabelle s Ia rougeole.\u2014Un ouragan, accom é de tremblement de terre, a fait beaucoup le dommage à Manille.250 personnes ont péri, 8,800 maisons ont été détruites et les récoltes ruinées.\u2014La statue de Napoléon « été replucée sur la colonne Vendôme à Paris.luatre-vingts personnes ont été tuées et 50 blessées l'effrondement du plancher de la maison d'école au village de Helleken, en Buisse, pendant la célébration des fêtes de Noël.\u2014L'effet d\u2019un des amendements à la loi de la presse, en France, sera de rescinder l'ordre en vertu duquel 75 journaux sont maintenant exclus de vente publique dans les rues.\u2014Le roi Alphonse veut faire revenir sa mère, la reitie Isabelle, à Madrid en dépit de ses ministres.\u2014La com ie du câble Anglo-sméricaine commence l'année avec un tarif d\u2019un cheling par mot.\u2014Le commodore Vanderbilt a été élu président du * Chemin de fer Sud du Canada.\u2014L'association nationale du tir à le carabine de la Grande-Bretagne a accepté l'invitation de l'association de New-York, pour prendre rt au concours qui aura lieu dans les Etats- baie pendant la célébration du centenaire.\u2014Le parlement de la Puissance doit s\u2019assembler pour la dépêche des affuires Je 10 février.\u2014Le steamer Dante « calé dans le détroit St.George par suite d\u2019une collision avec le vear.Vingt-trois personnes ont péri.\u2014La navigation sur la rivière Hudson, vis-à- vis le ville de ce nom, est libre.\u2014Une dépêche de Paris nous apprend que Mgr.Dupanloup est allé à Rome pour deman le procès de canonisation de Jeanne d'Arc.\u2014Le bal costumé donné par le col.8 et ses officiers, le 81 décembre, à la citadelle Québec, à eu un grand succès.Personne ne peut se faire une idée de la turbation qu'i un sinistre dans les affaires d'un négociant : ses marchandises sont brâlées et l'échéance ur le paiement est proche ; son commerce est interrompu et jamais les rentrées journalières ne lui furent plus nécessaires.Ajoutez aux re des contestations de la part de la Compagnie d'assurance, et le ruine est prochaine.Com ie d'assurance roy Teds Montréal, ntre l\u2019incen on Relat elle dans \"lo plus bref délai Yes sinistess ronstatés.wd æ ean £3 Ea =\u2018 ey Eat = A er, Be { LS SY # 7.7 QL RX 1 = À Ye, = 5 \u2014 tons * A vu RC alas A, eff LEN uh & ier LJ mm a i | per >» NS aw = @ ym i W i [I il i EAS c NL 3 > 4 gh I 5 Ÿ ( i | \\ q TE 55 ce => W I \\ (1 À pu y 7 Œ h D == by A hs 4 J x } IN i | | | J hy = = va 3 \\ N > = ù / i, + es A 108 } = Pin HI | i ; £ A) by Ÿ \\ Zi \\ y # Wf D 3 nS à | | | [ M > 0 \\ 3 Ÿ LE | Vt.Iz : { A | ss OS = ) À J it an a == | Fi N oy % y \" ) » 7 TA A Wo! Vy J JA i (0 7 & N D A 7 #i gd vof il ir NER jo } j 4 fi 7 \\ i | = a LEX QI G | N | i 4 lf oS Fa , EN 4 ) | I fi i) Ha AL = Y.ee: S = Gi * x = ig fi » = HOME / / Cra ey + \u2014 a a 3 7 Sy he a 8 alk 7 SN = | = oR © # FAN J | i, ATR BP es = J j 0.\\ SN \u2014_\u2014 == je = ca 5 ES) À = | etre 3 RQ (tes NES pg = J «À 13 NA FA ; pil XR | > ee \u20ac A ss = ERE = ES \u2014 = \\\\ IN : EN a NS EN = = MO PS = té Ey == = Be \u2014 ps EE \" = = & A) i pe = E N = L'OrssIoN PUBLIQUE, 6 JANVIER 1876 014 x P RINGE DE GALLES AUX INDES DEJEUNER OFFER AU PRINCE DANS LE TEMPLE SOUTERRAIN DELEPHANTA a L\u2019OPINION PUBLIQUE 6 Janvier 1876 SOUHAITS DU NOUVEL AN (A MON FILLEUL) O Tempe, suspend ton voi ! LAMAUTINE Toi que la vie à peiue efffeure de sou aile ; Toi qui de l'innocence, au fond de ta prunelle, Gardes encor l'éclat vermeil ; Enfant ! toi dont les jours sont pleins de douces [choses, Et qui ne vois, la nuit, que des chimères roses Qui se penchent sur ton sommeil ! \"Toi qui goûtes encor les tendresses saus nombre De celle devant qui s\u2019elfscent comte une ombre Toutes nos amities d'un jour ; Qui de purs dévouements n'est jamais assouvie ; (Qui nous donne son sang, ct qui nous fait la vie Plus douce qu\u2019un buiser d'amour ! Toi qui sais leg effets sans deviner les causes, Et qui souris de voir nos figures morosvs S'épanouir à tes ébats ; \u2018Toi dont le cœur est comme une onde transpa- Et dont lu foi naïve est encore ignorante [rente, Des tristes choses d'ici-bus f Ecoute ! Il cat un temps, dans l'existence hu- [maine, Où, sous le lourd fardeau que l'âge nous amène, Le front se penche soucieux ; Où le cœur se flétrit ; où l'âme desséchée, Comme une pauvre fleur à sa tige arrachée S'eifeuille à tons les veuts des cieux ! Un ternps où les soucis, de leurs ongles arides, Sur nos traits fatigués ont buriné leurs rides Au milieu d'étranges pâleurs ; Out homme mir, «ui sent venir sa fin prochaine, Traîne derrière lui conime une immense chatne Dont lesanneuux sont des douleurs ! Une époque où, souvent, gémissante et blessée, Apris avoir, du ciel où planait sa pensée, Vu fuir les blanches visions, L'âme humaine égarée aux détours de la route, S'achermine à tütons dans lessentiers du doute, \u201cVeuve de ses illusions ! Tu ne sais pas encor par quel triste mystère L'on encontre parmi les puissants de la terre Tant de fronts sombres st réveurs.[vie : Crois-moi ; même ceux-là sont peu dignes d'en- Car les Fruits les plus beaux de l'arbre de la vie Ont toujours d\u2019uruères saveurs.Ale! si lunge qui tient le fil des destinées, A jamais dunt le cours de tes années, Pou + d'un arrêt souverain, Eterniser ttn jour sous tn paupière humide, Lerayon saint et pur que ton ârge candide Fait luire dunn ton œilsercin ! Si tu pouvais garder ton enfance suave 1., Mais tu vicillimuussi ; ton front devient plus Bientôt ta raison va s'ouvrir grave ; Aux secrets d\u2019ici-Lus qu'il nous faut tous con- ; [mattre Tôt où turd, 0 mon ange ! et ce sera peut-être Demain à tou tour de souffrir ! Maïs non ! De miel doré ta coupe est pleine en- vore : Souris nu nouvel an dont le naissante anos Brille d'un éelat triomphant ! Muinunx déceptions que ton cœur s'accoutuine ! Et qu\u2019il arrive tard le jour plein d\u2019amertume Di tu regretteras de n'être plus enfant ! Lovis-H.FUÉCHETTR.Québer, 31 décetubre 1875.LE GATEAU DES ROIS , La nuit arrivo vite en janvier, surtout lorsque In journée à été mauvaise, et quo lu neige, qui tombe encore, couvre le ciel d\u2019un nuage uniforme de crôpe gris.Mme Gotthelf à beau se tenir tout près de la fenêtre, dont elle a écarté les rideaux de percale, rieu n'y fait! Décidément on n'y voit plus ! .La ménagère économe a tenu bon tant qu'elle a pu; elle suit que l\u2019huile est chère evtte année et que lu provision n été faite avec parcimonie ; inais elle ne peut même plusentiler sonaiguille, et l\u2019ouvrage prosse.« Nanerl, nllume la lampe, dit-elle à su fille atnéo, qui berce son petit frère dans le cvin de la chambre.\u2014Mère, répond l'enfant, qui paraît déjà adroite et intelligente comme une petite femme, faut-il remettre du bois dans le feu Il ost presque étoint, \u2014 Non, chérie : il sera assez temps quand le père reviendra.Tu n'as pas froid, n'est-ce pas ?\u201d La petite nssure qu\u2019il fait très-bon dans In chambre, et cependant, lorsqu'elle a tourné le dos à as mère, elle souffle de toutes sen forces dans ses mains rougies.Puis elle se remet à chanter doucement en agitant le petit berceau ; là il fait chaud, sur l\u2019o- roiller et sous la moelleuse couverture, et quand Nanerl, comme uno vraie petite wa- man, soulève le rideau vert pour s'aœurer si Baby dort, elle essuie sur le front du nouveau-né des Petites gouttes de sueur qui ressemblent des perles liquides.Les doigts menus de Mme de Gotthhelf sont rouges aussi, et cependant, loin de paraître engourdis, ils travaillent avec ardeur maintenant que la lampe est allumée.On les voit aller et venir à l'endroit et à l'envers du métier, comme la navette infatigable d\u2019un habile tissernd.Mieux que cela ! Je doute qu\u2019Arachné, la divine filandière des contes mythologiques, ait jamais rempli sa tâche aussi vite.L'aiguille va et vient, elle passe et repasse sans cesse, et les œillets paunchés, les pavota éclatants, les lis sans tache, se mariunt aux roses pourprées, les violettes auxquelles il ne manque que le parfum, e'épanouissent sous les doigts de la laborieuse ouvrière.\u2018 Mère, je sais ma leçon, dit un bembin d'une dizaine d'années, dont les yeux noirs brillent d\u2019intelligence.\u2014Fh bien, mon petit hom mN a nerl va te faire répéter : tu sais que je ne puis quitter mon ouvrage.\u201d Le bambiu se lève : il se tient debout, tout droit, comme un petit tambour-major, et, d\u2019une voix claire, il commence à réciter l\u2019évangile du jour : « Alors, les mages étant arrivés au lieu où était l'enfant, l'étoiles'arrêta.Lorsqu'ils virent P\u2019étoile, ils furent transportés de joie, et étant entrés dans la maison, ils trouvèrent l'enfant avee Murie, sa mère, et se prosterunnt, ils l'udorèrent.Puis ouvrant leurs trésors, ils lui offrivent pour présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe, et ayant regu en songe un ordre du ciel de ne point aller trouver Hérode, ils s'en retournirent dans leur pays par un autre chemin.\u201d Mais au moment où Nanerl fermait le livre et s\u2019apprêtait à féliciter gravement l\u2019écolier, une petite voix s\u2019éleva derrière le poêle, et une tête mutine, à la chevelure embrouillée, comme celle d\u2019un enfant qui vient de dormir dans le premier endroit venu, apparut entre le tuyau et ls muraille, \u201c Dis donc, grande sœur, demanda la petite voix, pourquoi lui portait-on tant de cadeaux à cet enfant-là ?Est-ce parce qu'il était bien sage?\u2014C'étuit en effet Je plus sage des enfants, répondit Nunerl ; tu le connais, Johan ; tu le connais et tu le pries, car c'est à lui que tu parles soir ef alin, \u2014L'enfant Jésus ! crin Johan en frappant dans ses petites mains.Je crois bien que je le connais, vt je l'uime aussi! Cependant, njouta-t-il d\u2019un ton qui aurait été comique s'il n'nvait été touclunt, il ne m'a rien apporté cette année.Rien dans ln cheminée ! Rien à l'arbre de Noël! J'ai pourtant été bien sage ! \u2014Chut ! dit Nanerl en mettant an doigt sur ss bouche ; ne parle pas de cels, mou petit Johan, tu ferais de In peine à moman.\u2014 Et crois-tu, ma grande sœur, continua le petit obstiné, qu'il y aura aujourd'hui une belle galotte des Rois comme l\u2019année dernière ?Wilhem m'a dit qu\u2019il n'en ea- vait rien.\u2014Tuisoz-vous tous les deux, reprit Nu- nerl, et je vous raconterai une belle histoire.\u201d Le petit Johan disait vrai.I] n\u2019y avait pas eu cotte année d'arbre de Noël «dans In maison Gutthelf.Les enfants avaient attendu vainement, pendant toute la soirée du 24 décembre, lu bienheureuse branche de sapin, chargée des pommes rouges traditionnelles, Et les nuix, et les surprises, et par-dessus tout l'illumination suns pareille ! Heinrich Gotthelf tenait pourtant à la célébration do ces fêtes intimes.II pensait, avec raison, qu'elles étaient autant de liens nouveaux par lesquels l'enfant se rattache & Jn famille.Plus tard peut-être l'image subitement évoquéo de ces joies pui- sibles pouvait arrêter le jeune homme à l\u2019entréo de ln voie mauvaise, et le ramener au foyer domestique d'où il s'était volontairement exilé, Dans leur retour périodique, c'était autant de sourires jetés sur I vie grave et laboriewse du modeste ménage ; l'existence journalière y était si prosaïque, qu'elle avait besoin de cette petite flamme pour en raviver l'intérêt.Comment done se faisait-il quo le jour de Noël se fût passé ai tristement?Pourquoi la mère avait-elle leuré en cachette pendant la messe ?Pourquoi le père s\u2019était-il montré, depuis se jour, plus sombre et plus soucieux Ÿ \u201c Rien ne se ressemble plus chez nous,\u201d pensait Nauerl, avec cette précocité de raison qui se développe chez les enfants élevés à la dure école de l'expérience, Ft en effet elle disait vrai, lu pauvre petite ! Nonweulement, le sourire de ln Tère s'était fait plus rare, non-seulement l'humeur du père avait changé, mais elle avait vu s'en aller pièce pièce le modeste mobilier, orgueil de la ménagère.Qu'était donc devenue la grande armoire aux ferrures d'acier ?et lo coucou qui sortait joyeusement à chuque heure de sa boîte de bois verni ?Pourquoi la mère ne mettaitelle plus le dimanche son grand châle tapis qui l\u2019enveloppait si bien?qu'était devenu le mince anneau d'or qui ornait son doigt, qu'elle avait promis de porter jusqu\u2019à la tombe ?Nanerl creusait tous ces mystères, et de jour en jour elle devenait plus tendre avec ea mère, plus caressante pour son père, et plus fervente dans ses prières.\u201c Silence, enfants, dit tout à coup Mme Gotthelf pour interrompre le babil des deux garçons, voilà votre père.\u201d Il montait l'escalier d\u2019un pas pesant, et sa femme, qui prêtait l'oreille depuis quelques secondes, leva les yeux au ciel d'un air découragé.\u201c Rien de bon, n'est-ce pas?murmura- telle de façon à n'être entendue que de lui.\u2014Rien de bon, répéta-t-il machinalement.\u2014Et ce marchand de Paris qui l'avait fait de si belles promesses ?\u2014Eau bénite de cour ! Guérissez votre doigt, mon cher, m'a-til dit, et alors faites- moi autant de porte-allumettes et de coffrets que vous voudrez, Je vous les payerai rubis sur l'ongle, Mais vous comprenez bien que jo ne puis escompter une guérison qui se fait tant attendre.Il a raison, continua-t-il, en jetant un coup d'œil douloureux sur son bras en écharpe.Le médecin me leurre de semaine en semaine.Qui sait quand je pourrui jamais reprendre mes chers outils ?\u201d Ses outils ! C'était là ce qu\u2019il aimait le mieux au monde, après sa femme et ses enfants, lo digne garçon! Quand il les avait en main avec un beau bloc de bois sans nœuds ct sans tache devant lui, il était le plus heureux des hommes.Mais, artiste plutôt qu'ouvrier, il s\u2019inquiétait plus de la perfection de l\u2019œuvre que du bénéfice qu'il pouvait en rotirer : aussi fortune ne lui avait jamais souri.En ce moment même, il regardait d\u2019un œil douloureux l'ouvrage inachevé qu'il avait porté au marchand de Paris, C'était un vieux suule ébranché, et, dans le creux formé par les ans, un nid de mousse, où les petits s'ayituient en battant des niles ; au pied, dans l'herbe épaisse, un héron qui so teusit mélancoliquemunt sur un pied, pendant que deux lézards etfron- tés, se pourchussant sous ses yeux, motivaient l'agitation des jeunes viselets, Mme Gotthelf poss affectueusement ln main sur l\u2019épaule de son mari.\u201c Et Kaser, lui demanda-t-elle, pour l'arracher à sa douloureuse contemplation.\u2014Kaser est comme les autres, répondit- il avec amertume.-\u2014Tu as été chez Ini \u2014ODui, et chez Moschen, chez Schutty, chez Zacharias.Partout des fins do non- recevoir.Ah! les amis! Comptez-donc sur eux dans l'adversité 1 \u2014Alors tu ns passé rue de I'Arsenal 1 hasarda timidement Mme Gotthelf.=\u2014\u2014Oui, et j'enrage & ce souvenir.Ah ! ma pauvre Wilhelmine, c'est en vain que tu me prêches la charité, la patience, la résignation, le pardon des injures, toutes les vertus chrétiennes qui me manquent ! Il me suffit de passer rue de l'Arsenal pour voir s\u2019écrouler en un instant l'échafaw si péniblement construit avec ton aide, pauvre chère femme.\u2014Hélas ! dit Mme Gotthelf avec un sonpir, \u2014 Mais tu me comprends, n'est-ce pes 1 Avoue que tu ressens ce que je dois éprouver, quand je reutre les mains vides dans cette maison sans fou, presque sans pain.\u201d Et Gotthelf frappa ar un accès d'i patience le tuyau refroidi du vieux podle.Pauvre vieux poêle de faïence bleue ! Lui sussi, il avait connu de meilleurs jours.L'année dernière encore, il ronflait orgueilleusement, lorsque ls mère de famille con- fisit à ses vastes flancs le quartier de pore entouré de pommes de terre, vit oie bourrée de marrons.Aujourd'hui il est triste et muet, et, comme un fidèle serviteur, il partage les misères de la famille, \u201c Oui, reprit Gotthelf ; à travers les vitres brillantes comme en plein jour, j'ai vu Mme Eckhard trôner en robe de soie dans son comptoir.En robe de soie quand tu greloites duns ts pauvre robe d'indienne ?Ses enfants jouaient autour d'elle, et regardaient d'un air ravi une enfilade de gâteaux de quoi régaler toute la ville.À chaque minute, l'apprenti en apportait de nouveaux.\u2014Ce sont les gâteaux des rois, murmura Mme Gotthelf avec un nouveau soupir.\u2014Crois-tu que je ne le sache pas $ Crois- tu que cette date ne résonne pas jusqu'au fond de mon cœur Ÿ Il y ñ un an aujour- d'hui, presque à pareille heure, Mme Eck- hard était là à mes pieds.Elle priait, elle suppliait, son mari devait mourir de douleur s\u2019il était obligé de se mettre en faillite, et comme tu suppliais aussi, comme tu pleurais presque, imprudente Wilhelmine, j'ai eu la faiblesse de céder.J'ai prêté tout notre avoir : deux mille francs si laborieusement amussés sou à sou !\u2014-Et la maladie est venue, par là-dessus, et sans ton travail à toi, pauvre courageuse femme, que deviendraient le père et les enfants ?\u2014La Providence ne nous abandonnera pas, Heinrich.\u2014Ea Providence fora bien d'abandonner ceux qui s'abandonnent, répondit Gotthelf avec un sourire amer.\u2014Que dis-tu ?\u2014Je dis qu'on n\u2019a pas le droit d'écouter son cœur quand on est père de famille ; je dis que j'ai commis deux grandes fautes, dont nous suimines tous punis aujourd'hui : la première en arrachant le pain de la bouche de mes enfants pour assurer le repos d\u2019un étranger ; ls seconde en comptant sur la reconnaissance d\u2019un ami, Qui viendra à notre aide maintenant ?\u2014Celui qu\u2019on n'invoque jamais en vain ! reprit Mme Gotthelf avec un ton de plus en plus assuré.\u2014Mais que faire } répéta Gotthelf avec angoisse, que faire, je te le demande 1 At- tendrai-je dans cette inaction désespérunte que les allouettes nous tombent rôties du ciel 1\u201d Mme Gotthelf se tut, et bientôt son aiguille reprit sa course sur le métier, C'était une femme sage et pieuse qui acceptait de Dieu avec la même soumission les biens et les maux.Elle souffrait sans doute pour son mari et pour ses enfants, mais pour elle, le devoir accompli lui suffisait.Jamais une plainte dans son cœur ni sur ses lèvres.A peine si elle se permettait du jeter un rd en arrière sur son heureux passé, sur la cabane cachée dans les supins au plus profond de la forêt Noire, où vivait encore sa vieille mère, à qui elle laissait ignorer sa misère présente.Etrange chose pourtant ! Ce jour-là, par ce froid glacial et cette neige piquante, il lui montait au cerveau comme des bouffées d'air pur, des senteurs résineuses.C'était une vraie obsession 1 Pour échapper à ce qu\u2019elle considère comme une tentation énervante, Mme Got- thelf veut se distraire, et surtout distraire son mari.« Nanerl, dit-elle à l'enfant qui tricote auprès du berceau, je crains que ton petit frère ne s\u2019éveille.Chante-lui tout douce- mekt quelqu'une de tes chansons.\u201d Et la docile petite fauvette entonne de sa voix d'oiseau une vieille ballade allemande, avec laquelle on berce les petita enfants depuis un temps immémorial.\u201c0 Blümelimy, Blümelimy ! O petite flour I\u201d Gotthelf est ravi ; il bat Is mesure avec les pieds et avec lu tête, ce qui n'empêche L\u2019OPINION PUBLIQUE 9 6 Janviz 1876 pas le petit Johan de grimper sur ses genoux ; as femme le avec ten- « Pourquoi donc, semble lui dire son regard éloquent, pourquoi donc, père, comp- tes-tu le charme de ces douces caresses ot 1s gaieté rafratchiæante de ces jeunes cœurs ?N'avone-nous autour de nous des trésors qu\u2019envierait plus d'un roi?\u201d Heinrich ne peut résister à cette prière muette.Allons, enfants, dit-il avec une subite gaieté, venez tous autour de moi, Qui veut entendre une belle histoire 3 \u2014Y aura-t-il un dindon rôti dans ton histoire ?demande Johan d\u2019un air sérieux, \u2014Deux, si tu veux, cher petit.\u2014 Et une grande galotte des rois, grande comme celsŸ dit-il en montrant la table.\u2014Ft une grande galette des rois, répond complnisamment le chef de famille, \u2014Alors, père, lnisse-moi aussi prendre le chat sur tes genoux, Il aime beaucoup le dindon et la galette.\u201d Le narrateur allait commencer son récit improvisé qne lui commandaient les circonstances, lorsqu'on entendit frapper à la porte et que aur l'invitation de \u2018\u201c entrez\u201d par un trio de voix enfantines, on vit apparaître sur le seuil un garcon pâtissier, vêtu de la toque immaculée et de la veste traditionnelle.Il portait sur la tôte un immense gâtean qui réalisait presque les désirs immodérés du petit Johan.\u201c La galette des rois! s'écria le gourmand dont les yeux étincelaient de plaisir, la galetto des rois ! \u2014Vous vous trompez sûrement, mon enfant?\u201d dit Mme Gotthelf.L'apprenti assura qu'il ne se trompait pas, mais il ne voulut jamais dire qui l\u2019envoyait, et il partit en toute hâte, sans attendre le léger pourbuire auquel il avait droit.La famille s'épuisait en conjectures ; seule Nanerl crut pouvoir indiquer la provenance.\u201c C\u2019est l'apprenti des Eckhard, dit-elle timidement.Je le vois le dimanche au catéchisme.\u201d Gotthelf fit un geste de colère, en montrant Je poing à l\u2019innocente galette : Qu'on me jette celu par la fenêtre ! éria-t-il.Espèrent-ils me payerainai l'inté- Têt de mon argent à défaut du capital ! Un mauvais gâteau manqué qu\u2019ils n'osent servir à la pratique sans doute \u201d Mme Gotthelf paraissait consternée ; la douce Nanerl continuait à mettre le couvert sans mot dire, tandis que Wilhem cherchait à rallumer le poêle, et que le petit Johan pleurait à chaudes larmes.Hélas! sa joie avait été de courte durée ; Heinrich avait le cœur trop bon pour ne pas s'apaiser devant le chagrin des autres, \u201c Allons, dit-il, un peu honteux de son emportement, mangez, enfants, si le cœur vous en dit! J'aurai du plaisir à vous voir faire.\u201d Certes, ils n'avaient aucune répugnance, les pauvres petits ! La galette était bien dorée, chaude encore, et répandait l'odeur la plus appétissante.Pourquoi donc au centre du disque ce renflement en dehors des lois qui président à la confection d\u2019une galette Ÿ Il semblerait presque-qu'on a njouté là une sorte de morceau pour raccommoder une déchirure.\u201cC'est peut-être la fève, hasarde le petit Johan qui se passe d'avance la I sur les lèvres.Je sais bien, si par bonheur je la trouve dans ma part, qui je prendrai pour reine.\u201d Et se penchant vers son chat qui paraît décidément élevé à la dignité de confident, il lui dit tout bas en l\u2019embrassant sur son museau rose : \u2018 Si nous sommes roi, minet, nous prendrons maman pour reine.\u201d Le chat parut approuver cette résolution; il regards tout autour de lui, fit entendre deux ou trois minous mélodieux, puis, se pelotonnant sur lui-même, il se mit à ronronner comme un chat parfaitement content de l'existence.é Allons, dit Mme Gotéhell aves son bon sourire, at plus jéune première part! A toi, Johan, puisque Baby ne compte pes encore,\u201d Johan tend son assiette avec une docilité empressée, mais il faut attendre longtemps, et «a petite figure exprime l'impatience.\u201c Qu'& done maman aujourd'hui?ose- til se demander dans son for intérieur.Pourquoi est-elle si maladroite au plus beau moment ?Elle n\u2019en finit pes I\u201d En effet, maman a introduit le couteau juste au milieu de la galette, mais elle & beau appuyer de toutes ses forces, le couteau n'avance pas, Il rencontre une résistance insurmontable.Il s'obetine pourtant, il persévère avec courage.La galette cédera ou dire pourquoi.La pâte vaincue saute en l\u2019air comme si l'on avait fait jouer la mine.\u201cUn petit livre! crie Johan, qui est debout sur ea chaise pour mieux voir, un joli petit livre tout doré !\u201d Grande émotion parmi les enfants ! \u201c Si c'était un paroissien, pense Nanerl, \u2014ou des contes de fées !\u201d se dit Wilhem, Quant à Johnn, il s'occupe à ramamer les débris projetés par Ja mine, ct il les trouve excellents.Mais non, ce n\u2019est pas nn livre! C\u2019est un petit portefeuille ; Mme Gotthelf l'ouvre avec un certain tremblement.Dour- quoi donc devient-elle toute ple?Pourquoi se jette-t-elle au cou de son mari avec une si touchante affection ?Le petit Johan est bien surpris que a maman soit si joyeuse pour quatre petits chiffons de papier sale oh Wilhem, qui a de bons yeux, a au déchiffrer à l\u2019envers : \u201cmille francs !\u201d Oui, mille, et il y en a quatre! Com- prenez-vous maintenant, petit Johan, pourquoi votre maman pleure, pourquoi votre papa se détourne en s'essuyant les yeux?Mais quel bruit dans l'escalier ! Quels trépignements de pas! quels chuchottements à In porte ! Nanerl va ouvrir, et c\u2019est une vraie procession qui d'avance.Yoici d\u2019abord Mme Eckhard, qui porte dans ses bras un jambon de la plus belle venue, Puis M.Eckhard, chargé do bouteilles poudreuses.Puis le petit garçon à la toque blanche de tout à l\u2019heure.Clest lui le plus chargé.11 a grand'peine à contenir sur son lit de gelée un dinde énorme qui pèse au moins douze livres ! - Enfin, il n\u2019y à pas jusqu'aux enfants eux- mêmes qui n'arrivent les mains pleines «le pommes et d'oranges.\u201c Pardon, mon brave mui, pardon, s'écrie Gotthelf, qui liche le portefeuille pour tendre la main an maitre pâtissier, \u2014Comment pardon! s'écrie le digne homme.Mais c'est nous au contraire qui avons besoin d'être parlonnés, puisque nous venons nous inviter tous à souper sans cérémonie ! C\u2019est comme l'année dernière! Ah! mais, par exemple, les jours se suivent et, ne se ressemblent pas.I] en a passé, depuis, de l'eau sous le pont! je veux dire de la pâte entre mes mains !\u201d Et il éclate de rire, car il trouve sa plaisanterie excellente, « Sérieusement, mon brave Eckhard, je ne puis accepter une pareille somme.Vous me payerez les intérêts, je ne dis pra, mais voilà tout.\u2014 Allons donc ! répond l'honnête Alsacien, dont la figure rembrunit un instant.Vous moquez-vous de moi ?Je suis riche, grâce à vous, et je n'aurais pes le droit de partager Tes petits bénéfices avec mon illeur de fonds | C'est ce qu\u2019il faudrait voir I Gotthelf est vaineu ! Maintenant la bière égume dans lra chopes ; le vieux poêle a perdu sa physionc- mie mélancolique ; il ronfle de façon à couvrir la voix joyeuse des convives, et Ir petit Johan, dont les joues sont rouges et reluisantes comme des pommes d'npi, suit d\u2019un œil plein de respectueuse toncresse le couteau bien tranchant que maître Eck- hard veut enfoncer lui-même dans la superbe dinde.Et quand, après le repas, qui se prolonge fort tard, le père de famille se lève puur dire les grâces, il baisse humblement fos yeux, et ajoute au fond de son cœur : \u201c Seigneur, je n'étais pos digne de vos miséricordes, car je doutais de votre toute- puissante Providence.\u201d Manis Manteca.LEGISLATION NOUVELLE Les travaux de nos représentants à Québec, dans la session qui s\u2019est terminée le 24 décembre, n\u2019ont pas été sans résultat, comme on peut s\u2019en convaincre en parcourant la liste des lois sanctionnées par le lieutenant-gouverneur.Nous les avons divisées en sept catégories : lo.les actes -publics ; 20, les actes concernant certains chemins «le fer et une compagnie de navigation ; 30.les nctes relatifs aux compa- ¢nies manufacturitres ; 40, les actes qui intéressent certaines municipalités ; Boles actes d'incorporation de diverses s0- ciétes ; Go.les actes affectant des sociétés déjà en existence ; 7o.les actes relatifs à certaines porsonnes, Cette classification est utile & plusieurs points de vue.Voici In listo : 10.ACTES PUSLICS : Pour amender \u201c l\u2019Acte des élections contestées de Québec, 1875\u201d (38 Viet, ch.8.) Pour amender les lois de la chasse, Concernant leu sociétés de construction, en pourvoysnt at mode de leur union ou fusion.Pour amender de nouveau * 1'Acte des chemins de fer de Québer, 1869\" (82 Viet., ch.51), Pour définir lu juridiction de la cour des magistrats de district en matières civiles.Pour déelurer à quelle date commence À courir le délai pour le renouvellement de l'enregistrement des hypothèques, après le cadastrage.Pour amender et refondre les différents actes concernant /e Notariat, Amendant l'acticle 210 du Code Civil.Tour ajouter un certain article après l\u2019article 1080 du code municipal de ls Province de Québec.Pour amender l'acte de cette Province, 38 Victoria, chapitre 20.Pour amender de nouveau la loi concetnant l'instruction publique.Pour amender de nouveau \u2018\u2018l\u2019Acte des Licences da Quéher,\u201d (34 Viet.ch.2), et les divers actes qui l\u2019amendent et en étendre l'application.Pour amender l\u2019article 2179 du Code Civil.Pour amender * l\u2019Acte électoral de Québec, * 38 Viet, eh.7, Pour obliger les assureurs À prendre une li- rence, Pour amender l'acte de Ia ci-devant Province du Canada, 24 Viet, ch.24, relativement à la pratique de In vaccination.Concernant l'inlmmation dans les cimetières des catholiques romains.Pour \u2018amender In loi concernant les droits et obligations dvs nubergistes.Ponr amender les lois concernant l'éducation en cette province quant aux écoles de la cité de Montréal.Ponr emender le chapitre 23 des statuts refondus pour Je Bas-Canada, concernant la vente et l\u2019udlministration des hois sur les terres publiques.; Pour naender le chapitre 77 des statuta refon- dux du Canada concernant les arpeuteurs et les avpentages.Concernant la compilation des statistiques des naissances, mariages ot causes de décès.Pour aider & subvenir sux fins de I'administration de ls justice, Pour emeider l'acte de la evant Provinee du Canada, 27-28 Viet, voucernant l'apposition des timbrs judiciaires.Pour amender l'acte de cette Province 88 Vict., eh.29, amenslant le chapitre 18 des statuis refondus pour le Dns-Cauada.Pour amender le chapitre 21 des statuts refondus pour le Bas-Conada, concernant les inhumations et les exhumations, Concernant l\u2019écanomieintérienre de l\u2019Assenidiée Législative et pane antres fins.Pour amender \u201cl\u2019Avte de police de Québec,\u201d (33 Viet, ch, 24.) Autorisant l'émission «le bons provinciaux pour parer les aubaides accordés anx chemins de or.i Pour amender l'acte 38 Viet.ch.4, relativement à la fabrication du ancre de betterave.lour amender l'ucte de cette Province 82 Viet, ch, 11, concernant la vente et l'administration des terres de la Couronn.Pour ortroyer à Sn Majesté certaines sommes d'argent nécessaires pour subvenir à certaines dépenses du gouvernement civil, pour les années fiscales expirant le trente de juin mil huit cent soixante-et-acize, eb le trente de juin mil huit cent soixante-et-dix-sept, ot our d'autres fun du reasort du service pu- LA 2n, ACTES CONCERNANT CERTAINS CHEMINS DE FER, ETC.: Ponr chunger le nom de * Ls com ie de chemin de fer de Philipsburg, om et Yamaska, en celui de * La compagnie de chemin de fer de Jonction dn Lae Champlain et du Soint-fecureut\u201d et lui permettre de changer ron tracé.Pour octraver à la \u201c Compegnie de Navigation Union,\u2018 incorporée par lettres-patentes, une nouvelle charte d'incorporation, avec des pou.voire plus étendus.Ponr amender de nouvean les actes relatifs à Ia compagnie du chemin de fer de Stanstead, She, et Chambly, Pour amender l'acte incorporant ls com ie du chemin de fer de Montréal, Portland et Pour amender de nouveau l\u2019acte d'incorporation de la compagnie du chemin de fer de Lévis et Kennebec, Pour amender le loi concernant les octrois en argent faits à certains chemins de fer, Relatif à la construction du ** Chemin de fer de Québec, Montréal, Otinrea et Occidental,\u201d 80.ACTES RELATIFS AUX COMPAGNIFS MANU- FACTURIÈ-RES : Pour invcorporer la compagnie de gaz de Saint.Henri.Pour amender l\u2019acte incorporant \u201c\u2018 La compa- pagnie hydraulique et manufacturière de lu rivière Æicheticn.\u201d Pour incorporer la compagnie dite \u201c\u201c The Canada tanning extract company.\" Pour autoriser Ja *\u201c Compagnie des moulins à coton de V.Hudon, Wobhelaga,\" à émettre des débentures portant hypothèque eur les biens de la dite compaguie et pour autres fins.- Pour autoriser la compagnie manufacturière Paton, de Sherbrooke dre Paton manufacturing Company of Sherbrooke) à émettre du stock préférentiel, do.ACTES QUI INTÉRESHENT CEUTAINES MUNI- CIFALITÉS : Pour autoriser les commissaires d'école de la municipalité scolaire de Soint-Henri, comté d'Hochelaye, à prélever une certaine somine et à acquérir des biens immeubles et y ériger des bâtisses pour des fins d'écoles.Pour incorporer lu cité de Sherbrooke, Pour amender les actes relatifs à la corporation de In cité de Montréal, Pour amender l\u2019acte d\u2019incorporation de la ville de Longueuil, 37 Vict, ch.49, Pour annexer certaines parties du territoire du Saint-Maurice au comté de Champlain, pour les fins de la représentation dans l\u2019Assemblée Législative et pour les fins municipales et de l'enregistrement.Pour amender l'acte 22 Victoria, chap.106, incorporant la ville de Saint-Jean.Pour annexer certnines parties du township de Shawinigan, dons lo comté de Saint- Maurice, à la paroisse de Sainte-Flore, dans le comté de Champlain ur les fins scoluires, muni- eipales, d'enregistrement et de représentation parlementaire.Pour ériger le village de Bagotrille en une niu- nicipalité séparée.Pour annexer cettainea {les dans la paroisse de Sorel, comté de Richelien, i le paroisse de la Visitation de l\u2019Ile du Pade, comté de Ber- thier, pour les fins parlementaires, municipales, scolaires et d'enregistrement.Pour amender l'Acte de cette Province, 38 Viet, ch.79, intitulé : \u201cActe pour incorporer la cité de Hull.\u201d Pour amender l'acte vingt-aept Victoria, chapitre vingt-trois, intitulé : * Acte pour incorporer la ville de Joliette.\u201d Pour emender de nouveau les dispositions des divera actes concernant l'incorporation de In cité de Québec.Pour diviser la municipalité de Ariport, dans le comté de Gaspé, en deux municipalités séparées.Pour détacher une certaine partie du comté de Lotbinière et l'annexer au comté de Beauce pour les fins scolaires, ounicipales, d'enregistrement et de représentation parlementaire, et pour ériger civilement la paroisse de Saint- vérin.Pour détacher du comté de Terrebonne la partie de la paroisse de Sainte-Monique située dans ce comté, et l\u2019anfexer au comté les Devx- Montagnes, et pour annexer certaines terres détachées du domaine du lac des Deux-Mon- tagnes à la paroisse de A, Renoit, comté des Deux-Montagnes, pour les fins parlementaires, d'enregistrement, municipales et arn- Jaires, Pour détacher une certaine partie du comté de Bellechasæe of 'annexer au comté de Montma- giy pour les fins parlementaires, d'enregistrement, municipales et scolaires.Pour détacher du comté de Dorchester, une p = tie de In parnixee de Saint-Antoine, située dans ce comté, etl\u2018annexeran comté de Bellechanse pour les fins parlementaires, d'enregistrement, municipales et scolaires.Pour remédier à la perte de certains registres dex actes de l\u2019état civil de lu paroisse de Ste.Marie de Monnoit, comté de Rouville.Pourétendre la juridiction du commissaire des incendies pour la vité de Québre, Pour enlever les doutes relatifs à l'authenticité de certaina registres des actes de l'état civil ans le comté de Rimouski, 50.ACTER POUR INCORPOREE LER SOCIÉTÉS DONT AUIVENT LEA NOMS : ** Les Frères du Sacré-Cœur.\u201d La congrégation des religieuses * Carmelites dé.chaussces de Rimouskt.\" Le corps de musique du village de Lauzon.* Les Frères des Chrétiennes,\u201d Le collège de Notre-Dame, Côte-den- Neiges.* L'Assnciation littéraire et de bienfaisance des jeunes Irlandais,\u201d de Montréal.« Linatitut littérsire de Saint.Patrice de Qué- Le ' Collége den Dames de Compton.\u201d Le Ciwb Canadien, de Montréal, \u201cLa Compagnie d'Amnrance Patrictique du Canads, | \u201cThe Dunham Ladies\u2019 College.\u201d 10 en ; L\u2019'OPINION PUBLIQUE _ ne 6J ANVIER 1876 \u2014\u2014 0 1 Ti la rw Fi | i bi A hi I Ain: ik hi fi IN | IN | VIE 0! i hl | | ji I 7 hi 5 | : I | A I i in id ' 4 i : i il il | fr i A, ih i | | i) | ot | | H | fl I hs all J if we aki ih if Af i \u2018 hi 1 il i | f il pt i If i i ; ln I | | i Ik fi | I | | Il I it &.It i [il bi is il | Ih i M ih i fi fi il I \" i ihe ah il fi i I I ] i i i ih ; i I | tn ih [1 | | (il iL | an il | i | Hl figs RK li lh | || il ; I 4 jo I j AN dl A) | | il vi Ai {i i ii fh | Bi ! i ill i i ik Hh i | Ù An Mi lf i | ve A bu Ï I! | A \" i li if i ij i\u201d A Hj 0 | I A it i 4 Li SIAR Ua LE | li, | i |! i: i i Ï A i, H, H ft \u2018 ) \" h sn I I hl I li I i ; M 1 m Ne ES Zz == i \u201c vi I LS + hu d de i ee | hl  [ii il a iy o oi à il i : I Hi if $ NS S A LT i Jl \u2018a AEX à A 0 4 À Ly, i i! N a * : FAS IE Ie À 3 \u201cWd i i 3 Ÿ il À A 0 th ki ÿ Now A iy ue | Se 4 = i Ÿy 4 7 4 E Ty _ 7.# = % ( Ii H a ta Ryd wg BN = re Ii 4 A A \\ Z 2) Nn Gi J i | i \\ LL D VY { i A A Z 4 / 7 7 7 Wy, il ; 1 j | \\ | N NN 1 Wi) \\ 7 7 7 7 ÿ | j i Thi io[ 1] \\ | AN VA Un \\ 5 24 2 ia (A Ji is 7 qh J A) \\ ja i \\ \\ a) A \\ \\ 7 ~ 77 1a J) 7 wt) y 7 | ) | \u2018 \\ J \\ Ÿ 7 7 / 7, 7 7 | 4 | | \\ | IH \\ NW WEN \\ À 7 7 7) JA 7 fi | NN gi JE 7 / 7 ) | hl | I i | M Un \\ 0 / i 7% // 7 A 7 / /) wh i id | il I | KM | \\ i CA mn, 7 / 1h M 7 il I j : ÿ I i Li | | | I | I ] j | : li À WN \\) LN J AN A 207 J A TE a Jd i i We I jl LE PORTBFRUILLB 6 JANVIER 1876 i L\u2019OPINIO N PUBLIQUE The Church Home,\" de Montréal.Le crédit gunvicr du Bas.udu, La Communuute den Religicuses du Précience Suny de Notre - Dame de - Grâce, diovèue de Montréal, L'Associntion Chrétienne Le collège de Suint-L'ésaire, Go, ACTES AFFESFANT NES SUCIÈTÉS DÉJA EN EXISTENCE § Pour autoriser le recteur et les marguillers de l'église de saints Æticine, uns le diocèse de Montreal, *0 vendre lu dite église et In pro.pricteé sur Lupuelle elie est bitie, vt d cons.traire une autre église ailleurs,\u201d Pout changer Je nos de \u2018lu Soc vinle permanente construction, celui de 8 Compagnie orincéde de prét,\" et pour étendre ses pouvoirs, Pour ebunger le non de lu ** Société Perma Genite de Construction de Montréal,\u201d ex celui de *\u2018Conrpuguie de Prêt de Moutréel,\u201d\" et pour en étendre lex pouvoirs, Pour déch les pouvoirs des de d''icgeliser Titan à Maatreel, a enjet de si propriété, Autorisent Peveque Catholique Romain où le Corporation Episcopale Catholique Romaine de Montréal, à vendue un iouneulde destiné par le testament dw Révd, foncés Marie Lee fbere à Vétatilissement d'un hopitad ene in Paroisse Sreute-frenerière, | Pour autoriser in vente d'un evrtain bien-fonds substitue l'acte des dernières volontés ot To testament de Dane Mui Orka is, LLBONNES © ES RELATIFS À CERTAINES Pour autoriser le barreun de lu Provinee di Quéhee, section alu district de Montréal, à adioettre Louin-Phitippe tuitlet au nombre de ses membres, après exsinel, Pour autoriser lu chambre provinciale des no mettre Charlex- Eachariste-tcta vee nus Tranchemontegne {lu pratique du notariat, Après avoir donné son assentiment à ees Actes, il plut à Son Excellence Je Lieutenant.neur de clore la première session du trois- plement she Tie Provinee de Québiee par le discours suivant : Honorablea Uvssicurs du Conseil Féyistatif : Messirure de l'Assemblée Léyistativ lois vous féliciter sur les travaux que vous avez accotaplix pendant vette y « session du troisieme parlement de lu province de Quis her, Vos discussions au sujet des es inpor- tantex sur lesquelles vous a été appelé I rer, ut été marquées au coin de l\u2019urbanits de l'intelligence des affaires el out pris un caractère Cleve que fui constaté aver satisfies tion, Pendant toute cette session, vous avez douné des preuves de votre zile, de votre pu- liments de loyauté sté ln Lie Ariotisure et de ve Sa Tres-Gravicu ny eps Maj swemiblér Légisdutire : dfessicurs de us remercie des subsides que vous avez péreuserent votés, de veilleraiià ce qu'ils saint employes de da muvière lu plus «flicnve et la plus économique, Hunorablex Messieurs ct Messieurs At moment où vous alle rentrer dans vos fuvers, et à Ja veille d'une au tré nouvelle, je Bain des yeux pour sotre bonheur, et je prie la divine Providence de conti- nner jiratection eur vos familles et sur fers les habitants de cette Glide ot loyale provines, pom \u2014-\u2014\u2014e JANVIER IF est venu, le bonhomme Hiver, avec sn i manteau de neige et su ue jour, depuis le solsti > 11 fuit un ques de plus.À son den fonitaities cessent de couler, les s'atretent, cmprisonnées par ke glace, et pendant qu'il brode ses fines dentelles entre los rameaux dépouillés, pendant qu\u2019il éteud sur lu prairie tes cristaux délicats de sou gi \u201cLin celaut, la terre prépare vu sil la moisson rue juillet verra muurir, Alors où se serre frileusement autour de lu elheminée hospitatière l'hiver rassenible counne é dispersé, et il est bon de con nee les Unis auprès des wut it tu tête des douze mois, Chez EN Rotunins, il ne venait ques ième Tigne ; ce Tut Jules Césur qui, slans su réforme ducsien- drier, lui donna lu place quéil occupe aujour- dhuis Ua perdit avec le Christianisme, qui fit commencer l'année su jour glorieux de lu résurrection du Sauveur, Charles |X, par son édit de 1563, rewlit à juuvier le premier rang, qu'il occupe encore, Junvier (le jasrtearies des Montins, consacré au dieu de ln paix) est vraiment le Junus & double face ; comme son patron wytholo- gique, ii se yrénente sous deux aspects : d'un vôté, il regarde devant lui, et alors ila le visage serein et le sourire plein de promenses ; c'est l'année nouvelle qui s\u2019avance avec son riunt e d'illusions et de chimères ; de l\u2019autre, arde en arrière ; son frout est churgé de soucis, conme celui d'au vieillard qui a porté le puids des longs jours écoulés ; c'est l\u2019année QUI s'en vu uvec ses regrets, ses lubeurs, ses déceptions et ses peines cuisuntes ! Pour vous, mes jeunes amis, janvier est le mois des étrennes, des joyeux présents de lonne i ade diversi fea Fentnes de Québec, ! we Provin-.Chureh) de lu rne Coté, : \"En allutannt du 4 année ; c'eut le mois où lu fève, cachée dans sa l ftiande retruite, vous oi Une rayauté d\u2019un { Jour ; où saint Charlensugue, putron denécoliers { sludieux, vous couvicä son banquet «d'honneur, Que de plaisirs! Sous oublier les batnilles neige, ten glisausles sur lu glee, Wire conne un miroir, ét Le putinige pour les plus favorisé Mais peadunt que vous reutvez le vi et les yeux twrillante, wren du flute 1 i sus abri et sans fe dunn les rues oi Ja) \u201cttes quelque queavre ulundoiné, ne vous con- | Lentez pas de temereier au fond du cour he Pros videnee qui vous u tant doux ü votre tour! Ce sem encore li, je vous assure, le plus doux de tous vos plaisirs de jeuvier, Mante MARÉCHAL, me que voux passez SL Voux Feucot- \u2014 SCIENCE APPLIQUÉE salubrité économique du chauffage.\u2014 La France commune, chaque sunee, 9 sillions de cordes de bois : elle t'et produit que 4 mil- Viens et demi.Elie est done forcée de Faire veuir de lu moitié du bois nécessaire, D'où lu cherté de corsbustit Une nouveau procédé, crounatt d\u2019un chimiste, vient de ce produire ; s'il rétlise toutes ses promesses, Non vent à) afficncehiérait fn France {de l'étranger, wais su point de vue de hy.giv de lu santé, il serait d'ou prix inesti- muhle, motle, imaprégué de sels inoltersifs, il procure ue chaleur de pu temps qui, bien que ne dig: ut ni gaz ni | fuanee, puise dans son propre foyer la chaleur I dont tout calotique « besoin pour s\u2019ulimeuter.| L'air atobieut n'est ninsi nullement atteint, Lis santé y gugnerait «u même temps que lu fortune publique, car il suffirait en France d BY willion, roydes, c\u2019est-à-dire ute quasti | de bois inférieure à ln production, pour ! fer tous les logements durant les hivers les plus rigoureux.L'inventeur estime, en effet, qu'il suffirait de 5 livres de bois moulu chimiquement préparé, et dont le prix variern entre 4 et 5 centins, peur chauilér pendaut douze heures 3000 pieds cubes d'air.Le ministre des travaux publirs, comprenant que celte découverte, utilisée dans tous lex établissements le l'Etat, procurerait une én.nomir de 80 porr 100 ny 1 or, chargé MM.i Alphund et Pavieud, bres de Ta Conuis- {ete mmnivipade du chaufluge de la vil ! Paris, examiner ev pr lé chimique et de Tui fuite tt rapport à sujet.Comme cette découverte peut «devenir d'une grande importance en Camda, surtout pour utilix hts des moulins üstie «t les convertir en un combustible , eurminude et à bon nzrché, nous communi- j querous à Nos lecteurs le résultat de l'exa- | we que doivent faire MM, Alphand et | Daviowd, et, si nous l'ubtenuns, La formule du prucéilé chimique, Conservation des cordes,\u2014Quelle cl lu meifleure préparation pour augmenter lu durée des cordes, tu les préservantale lo putréfaetion ?Ce resulta Înemment utile, est obtenu sure au moyen d'une doulide opéracios Pre R ex sont d'abord sulfalées comme les poteaux télégraphiques et les traverses qui supportent les rails des cheminagde fer.II suit, pour ela, de Jes plonger, sèches, dass un bain de sulfute de cuir préparé à raison de 20 gran mes de veite substance pur litre d'eau, et de les y Ieissertremper durant quatre jours ; après quoi où les fait secler, I four ensuite ou bien Jes goudronner ou Dien des imtuerger duns de l\u2019eau de savon.Le goudron, en enveloppant Ju corde, ÿ retient inévaniquement le de cuivre ; le savon y fixe ce sel par une réaction chimique tout aussi ji etficue Dans l'an et l'autre vus, les cordes sont à l'abri de la dent des rats pour qui le sulfate de cuivze est Un poison ; mais le goudronnage, qui constitue une préparation trés-écono- mwique, a de plus l'avantage d'écarter ces animaux ot de saver nitsi de leur dégâts les ob- juts que lu vorde attarhe, Cependant, l\u2019odeur ntage «devient e-même UN inconvénient: on even, duns ce cas, donner la préférence aux es préparées au savon, qui restent inodores et pe Bout jus poisseuses, Voici, at surplus, en quoi chacune de ces opérations consiste : Un fuit chaulfer du goudron duns un poélon, y plouge la corde, et on la tire aussitôt à la filière de fuçon à ln débarrasser de l\u2019excédant oudron, tandis qu'il est cnvare chaud.La filière n'est autre chose qu\u2019une branche fendae et munie d'une double entaille formant duns lo jointure un trou rond.On complète le nettoyage en pussunt le corde sur une poignée d'é- touprs, La seconde méthode consiste à faire tremper la corde daus une solution de savon à luv grammes pur litre.1) se forme un savon eui- vrique qui, mieux encore que le goudron, préserve le chanvre de lu putréfaction.Une courte observation en finissant.Himporte que l\u2019eau sulfatée où l'ean de savon ue soit pas entièrement absorbée par ls corde, sans quoi l\u2019on ne serait pas sûr qu'elle à pénétré jusqu'au centre.Il sera dès lors évo- uomique de réserver quelques paquets, qui serviront À épuiser l\u2019excédant de préparation que les premières cordes auront laissé.forte à luquelle est du cet av \u201cprelque fois elle-mé d | fout les bons amis?\u201d Hit, Bulges QUX enfutils sans mere, PLAISAN ERII On perle d'un refroidissement entre le conite de Chambord et le comte de Paris.I Que devient le proverbe : \u201cles bons cotutes | Une demoiselle vient ade se faire recevoir | médecin, cet exemple se propage, on ue dire plus, en parlant de celui qui épouseru l'une de ces duetoresses à un tel u pris fem, Ou diva: u pris médecine, Ou lit dans vis journal français, à propos d'une lutte entre un gargon de ferme et un taureau et furie : Le taureuu lunça en l'air, à plusieurs repris le malheureux jræne homme, qui, à chaque fois, retouchait sur SES cornes.Le Siècle vient de faire Maire un pas immense Alu médecine légale, Mannonçait l\u2019antre jour qu\u2019on nvuit retiré de la Seine le cadavre d'in nudheureux morinier, et njouteit : L'enquete faite sur le corps de cet infoi tuné à constaté qu'il laisse une femme ot ving enfants, igs Un éditeur da Colorado voulant rappeler ses ahonnés à leur devoir, envoya eutte note \u201cCette semaine, nous avons regu des pickles et des pomntues de terre me souscription maintenant «i vous voulez apporter du vinuigre pour les piekles et du bois pour fuite cuire les bosses cle torte, nous pourrons vivre jusqu'à i suison des artichauts.\u201d sus ceux qui reçoivent et donnent des bon- bous comprendront fae UNE JEUNE FILLE, \u2014-Tu suis, maman, ce joli sac de bonbons que Marguerite m'avait envoyé et qu\u2019ensuite j'ui envoyé Marie ?Hé bien ! il faut que Marie l\u2019uit envoyé à Alice, car Alice vient de mme l'envoyer ! Ki tous les sacs de bontions racontaient leurs impressions de voyage \u2018 Dans un fruilleton de Ta petite presse : Voici le début du premier ehapitr La neige s'etendait sur fa ualtre comme un intense crêpe, O métaphore ! voila lien de tes coups ! Et In conclusion du même chapitre! un chef-d'œuvre de naïveté : \u2018 En comtesse tomba évanouie, ., quand vint à efle, elle était morte\" elle Un infortemé bamaldn de dix uns à été doté jar ses parents d'un parrain peu généreux.D hui demandait hier : is donc, parrain, qu'est-er que tu charge- Noël de mettre dans ni soulier % AHons done, mon enfust, tu n'es plus assez petit maintenant pour mettre tou soulier duns Ja chemin - Ce n'est pas cel che ; «dis plutot que tu trouves « Hier est devenu trop gratd ! a, répond enfant tout fi.Ln nn.En cour d\u2019ussises, Le président interroge une geutille petite femme à l'air deux et vavdide, qui est acet- sée dPavoir empoisonné sou mari, lequel était pharmacien, Ou n trouve d is votre commode différents poisons, provenant du laboratoire de votre mari, Pourquoi, paroi ces substances, est-ce l\u2019arsenie que veus avez choisi pour l'empuison- ner! L'avcusée, levant les veux au ciel : \u2014 \"est le poison qu'il préférait ! Sebue d'intérieur chez un bonne positif et pratique : - Personnages : Monsieur, Madame et Bébé, que Lu mère interroge sur l'histoire sainte, \u2014Voyous, dis tan pourquoi ke bon Dieu a quai lex Frères de Jexepde t i \u2014 Parce qu'ils Pont vendu trop bon marché, répond l'enfant.\u2014Fat-il charmé ; tiens, voilà dix so tu eu feras ?| \u2014Je les donnerai an punvre petit pauvre qui est sous lu porte cochère \u2014Al 1 bien, situ dis « dit le monsieur positif ave «le pure juiest-ce que \u2014-_-___ AVENTURIERS ET CONSAIRES LE GAOULE (Nite) XIV Un eri sourd répondit a la detonation de l\u2019arme.Fulnlé et les trois nègres qui l'uecon- paguaient deseendirent de l'arbre et se dirigèrent vers le point où la bulle avait dû porter, Arrivés au terme de leur course, ils trouvèrent le terrain laboure et imbibé de taches de sung, mais désert.Le chef marron pronienu autour de lui un regard courroucé et perçant ; il vit à quelque distance un léger Frémissement dans les herhes, indice certain d'une fuite difficile et douloureuse, D'uilleurs, les traces de sang, que la terre n'avait pu encore boire, marquaient le chemin qu'avait prin le blessé.Fabulé et les trois nègres eutrèrent bardi- ment dans ce sentier et ne tardérent pus à re- Joindre Mucsmlal, se traînant péniblement ute teint par lu balle, qui avait penctrée dans nes chairs suns fe blesser dangereusement, Le mu latre essaya de se dresser dde s'ulosser dun tronc d'arbre pour defendre sa vie ou se liberte otre ses quatre adversaires.Fubule s'avança luerdimient vers hui et lui assenanue lu téte un conp de fa crosee de son mousquet.Le coup eût été mortel, ai be wate ie Feat evite en Jurtie, Mais déja ailibli pur iu perte de sou sung, il toutu cvanoui, afin! 1nurmurs Fabulé, en retournant le vorps du malheureux pour s'assurer s\u2019il était wort ob seulement hlessé Sur l\u2019ordre de sou chef, l\u2019un des nègres char- gen Mocandul sur ses épaules et le transports at ealnp.Quand Mucundul eut repris connaissance, après l'application sur su blessure de certaines herbes dunt lex 16 ont conservé le secret : -\u2014Tu he veux dune pus me faire mourir! demand à Fabni \u2014 Non, répondit celui-ci ; j'ai à tirer de toi un meilleur jrvti Demain, je te couduirai moi-mêtne à Saint-Pierre, et je te livrerai aux bilan \u2014Tu vus done me vendre lichement ¢ @ capture servira à tue faire pardonner quelques-utis des crimes dont les blues 1m'ac cusent, lu sais bien qu'on fuit grace & un igre Warren Ui en GO Un autre.Macandal n'avait erant d'abord qu\u2019une chose, c'est qu'on le fit partir tout de suite, Il compe tait sur cette nuit de repos que Fabulé lui lise ait pour réparer ses forces et liver de nou.iu prt de su position, J'ui dit tout-à-l'heure que la blessure de Macandal n\u2019était point grave ; les remèdes qui lui furent appliques avaient promptement détermine un mieux que le mukitre eut lu prudence de dissimuler sons des dehors dungoisses et de soulltunces admirablenent feints, Avec cette faculté merveilleuse que possédent les nègres de dominer le plus cuisant mal où mène de se l'infliger, Macandul se composa an cule d'esprit qui influs considérablement sur l'état de su blessure, Le lendemuiu, Fabalé ordonua à un des marrons de l'accompagner pour conduire le prison- nicer i Saint-Pierre, Le nègre saisit d'une smain Macaudal par Je poignet, et son basgele daus l'uutre, ils se nt en mnarche tout trois, Fubulé avait caleulé le temps de muusière à arriver le soir méme à Saint-Pier XV Vers le anilicu de la journée, la chaleur dane les Antilles ext si lourde et les tayons du soleil sont si urdents, qu'ils semblent des James de feu qui pénétrent dans les chairs, Les nègres eux-mêmes, dont lu pouu purait être une cuitasse impenetrable, sont obligés de chercher l'ombre et de demander au repos ta an.de forces, Fataidé s'enlongu duus le nassil d'un bois de corussoliers donut Jes paises branches formaient cote wn toit de verdure ; il vida su culebusse d'enu-dde-vie, s'étendit sur le aol pour dormir, aprés avoir garotté les bras de son compagnon et ceux de sou prisonnier, el enveloppé autour de Propre vorps lu doulle corde qui les cuchainait, Cette précaution lui parut suflisante pour prévenir tonte tentu d'évasion.Mncandal feiguit de sendorait ; il surveillait le sonmmeil de Fahulé et du nègre momentanément caplif comme Tai.Ce dernier, fidèle à su consique malgré le témoignage de défiance que venait de lui donner sou chef, était demeuré nssix à cinq pas de Mucandal l'œil fixé sur lui.Quand le mulitre Tut bien assuré que Fubulé dormait prefondé- ment, il se dressa sur son séant et regurdant en fuve son gardien : dis pas un mot, murmura-t-il, ne pousse pus Un cri, ne fais ques Un geste, et écoute-mui.Le nègre, dominé par Je regard ardent de Mavandal, pur lu fermeté de sa voix, par In bravoure qui transpérait dans tous ses traits, resta muet et comme fasciné vs grands yeux Juunes, sn levy ante, l'hé ent ale son visage témoignaient de ls curiosité où il était d\u2019enteudre qu'allait ui dive Mavandal, Après nvoir tourné lu tête du côté de Fubulé et s'être assuré de nouveau qu\u2019il dormait Lien réelles ment : \u2014 As-tu rélléchi à ce qui va t'arriver quand tu seras à Naint-Fivrre T lui demanda Macan- dal.Tu crois que puree que tu rm'uurus ra mend du marannage, on taccordern ton pardon, eb que le lendenmin ta pourras reprendre le chemin des bois ¥ Eb bien! tu te trompes, et \u2018abulé se sert de toi comme d'un instrument stupide pour accomplir une vengeance inutile et niaise, Rien de ce qu\u2019il te fait espérer ne se réulisera, Le nègre tendit le cou vers Macandal, et se prêta toute oreille à son discours tentateur.\u2014 Moi, au contraire, je «uix ussuré de mon pardon si je veux rentrer su l'habitation ; j'en ui pour garantie la Tonté mes mnuîtres.Je w'ai donc pus peur qu'un coup de fonet me tombe sur les épaules, ni qu\u2019on me mette le carcau, ui que l\u2019on m\u2019attache les fers aux pieds ; en sorte que je pourrai partic marron, s'il me plait, Uu sourire stupide sépara les lèvres du nègre et montra sea deuts blanches vnchässées dans des geucives violettes, D) avait compris dejà, en partie du moins, le sens de l'insinuation de Macandal ; et quand celui-ci tourna encore une fois ln tête du côté de Fubulé, te nègre diriges également son regard sur sou chef, et sa figure, impassible tout-à-l'heure, s'écluirs subitement. 12 L\u2019OPINION PUBLIQUE 6 Janvier 1876 monta me Bonne aa ee LE JEU DE DAMES COMPAGNIE D'ASSURANCE \u201c LA ROYALE CANADIENNE.\" demanda à Macandal de continuer, \u20148aiv-tu ce qui t'attend là-bus quand tu Lee personnes Qui auralent des problèmes à nous ea.auras livré ih gedliert On te mettre à la Fer Ne Sire pulillbe.puurrout les adresses & NJ A le ausai, toi ! Les solutions doivent être également envoyées à lu \u2014Et Fabulé t demands Ie nègre quise déclds més spans Capital.- .- - - $8,000,000 - pres de enfin À Totpre son silence, étonné ot attentif.PROBLÈME No.5 \u201cEst-ce que tu crois que Fabulé sera assez rdinand Biendeau, béte pour oer entrer duns Saint-Pierre?Il ParF Montell Actif Disponible, sait à quoi w'en tenir sur les promesses des co- Yours lons, lui.Il te laissera me conduire à la geôle 7 et s'arrêtera à quelques pas de Saint-Pierre ; puis quand il sera bien assuré que tu ne pourras pas OFFICIERS: manquer d'exécuter i commission, il s'en res L tournera au fond des bois, débarrassé de moi et Président: J.F.8) No 8, Vies-Président: JOHN OSTELL.p pie .è il t Gérant Général: Y.Nee, ot Tris.: HUR GAGNON, pou soucieux des misères auxquelles il t'auras Grams Ginira A k | Cérant de is jne: OHS-G.FORTIER.Le nègre frissonna de la tête aux pieds ; son torse uu vt luisant se couvrit de larges gouttes de sueur qui étaient comme des larmes «ue son corps laissait couler sous Ja menace des au plices.En même temps, il lança sur Fuhulé ACTIF EN OR taut; al tt espèces des Etats-Unis, entre les ons du Havre de Mont m (entre.log mains, du'i* Race e un regard plein de rage (Croce, _.! Bont dels anne \u2018atrepôt à \u2014Tandis que lui, fit Macandal en désignant Hrpothèa le chef endormi, oh! c'est autre © ose, On \u2018onds cons nous donnerait In moitié de In Marti que pour Billets Recova! lu livrer à la vengeance des colons te grâce Weuteuse qu\u2019il te promet en me ramenunt à Mon maître, nous l'obtiendrons, et, avec notre pardon, tout ce que nous voudrons pour cette: capture que ni lex soldats du roi, ni les colons, ni les Caraïbes n\u2019ont encore pu faire.Le nègre tordait ses bras impuissants et fai- sui, PASSIF SLim2st os Toutes Réolamations pend: Compagnie .sait des efforts surhumaing pour se débarrasser Loe Blanes Jouent et gaguent $149,201 50 de ot) liens.tal Æolation du Problème No, 3 \u20140\u2014 \u2014Ët puis, reprit Macandal, qui tenait son Les Di t Las Nol ut o afesi tes Bâtiments t complice en son pouvoir, pardonnés, nous par- a Jouen - de Joue Bonne tons lon Risauss {i incsedie ot Cargalsons des Navires L'espate ot Aoia® fatérienres ot tirons marrons quand il nous pluira, et rega- $ é » 2 à » de première classe.guerons les mornes.On me fait guerre en ce = 8 Eu montent, on me poursuit ; mais les blancs ne @æ a BAe ° sont encore entrés dans mon camp.Nous @ 5 8e 51 .Len vncrons Hous aurons pour nous è pillage, 5 @ gagnent.BUREAU PRINCIPAL .160 RUE ST.JACQUES, MONTR EAL incendie, nos vengeances à satisfaire ; le pays 4 du Probid 6.45.4-141 nous appartiendra, les Caraïbes deviendront nos Montre reve ET Fo.3.\u2026u i ié i é =C, .E.Tournai , J.La- io lary nr er HC Poin % SSL Bgremmes?Etremmes! Etrennes! AVIS.Le nègre, ivre des paroles de Macandal, les- | ° Polute-Clal \u2014Molss Lecière., oe \u2014- fuetlen Pendtraient Lom son hy par toutes \" ete PATISSERIES 37 B0NI0KE FRANCAIS, D'HASDE sera faite su PARLEMENT DU es fissures qu\u2019y avaient ouvertes la crainte d'un A, À #2 prochaine Ression, pour uitiment di À la trabison, ot eberepective Prix du Marché de Détall A Montréal LA JOIE DES BNPANTS ET DES FAMILLES.smender is Charte de une libe Mieux assurée ; le nè, s-je, \u2014 Juttait avec une incroyable énergie pour rompre VARINE Vv.DEOM, \u201c LA BANQUE DES PROVINCES-UNIES,\u201d es liens qui retenaient ses bras captifs.to Seo.Bes Yeux lançaient de véritables éelairn, ses Farine de blé de La campagne, par 100 16e.9 M0 à 3 4û Patissier-Confiseur, on changeant son nom et aursi le CheF-Lieu ou narines gonflées rouffiaient une tempête de Farine d'avoine as 18 No.600, KUE BYE.CATHERINE Place d'Affaires d'iveile, et pour d\u2019autres fins.colère.lacandal, Plua calme et plus prudent, 2004 240 0.MONT REAL.ROBERT ARMOUR, se gardait d'ajouter un mouvement aux trépi- \u2014_\u2014 .nements furibonds de son compagnon, de pour \u2018 A ORAINS 0004 0w |, M% V.DEOM informe les families qu'il confeo- AVOCAT DFA PRTITIONXAIRES.sr I code qui épris des deu ét | RAL BH 3d 5) BEER EIS a STE momar mn 6 won , Qi .409.ferceptait ainsi toute communication entre 0 ur Desserts.A sui un choix de Contuonier ot \u2014_\u2014 inte : ) dn \u2018 tnicati ent ike gind 26 pour D toutes s ate B aie pour vole ; le lor do eee Drouot | Bing Le vues noter À bon Dar (JARLESANG, C'EST LA VIEd'acier avaient assoupli le nend de ses liens, 080 à 090 Quaud Macaudal crut s'apercevoir que la vorde s\u2019était po distendue Le les poi eta 2954 400 LE RANGE CELEBRE du nègre pour que, au prix même d'une violente 004 0% ou Fournsau à cuisine le plus amélioré est doulour, Àl ft pocsibile de triompher du dernier \u201c108 10 Leo\u201c NEW ENGLAND\" PURIFIC ATH UR DU AN ( \u2014Approche-toi, lui dit-il à mi-voix pose tes Ses qualités sont trop nombreuses pour être énu- poiguets À terre ; \u2018souffre, mais ne pousse pas un 0234 030 Reto is on pent fcloment te conraluore en en nbn ren ford dé M °sis%| MEILLEUR & Ci DE CLARKE nm fit ce que lui avait commandé Ma- eo.M 1 eandal.\u2018Son corps tremblait, le sang s'était (Marque de Commerce :\u2014 Blood Mixture.) retiré de son visage où l'on prensentait dans la \u2026 652, RUE CR AIG, décomposition des traits une phleur Invisible + Dindes fren) au ple.A is $ { 3 Pride dela Rus Blsury.LE GRAND PURIFIOATEUR ET RESTAURATEUR, son cœur battait avec une violence extrême, Dès Oles au coupl .\u2014 ue le nègre eut ses mains à plat eur lu Chharde au co 0604 075 MACHINE À LAVER DE BUNNELL, \u20ac toutes les impuretés et fer, Macandal pin en cates ae deux ° ne 58 TORDEUSE ET REPASSEUSES, dé.bras, et appuyé sur la corde déjà amoltic : Tire sur tes me 5, dit-il au nègre.Machine dapalor Les pommes, À trancher le pain.Jes on même tempa que cetutrel accomplisesit cet .sus 8 x ordre avec une énergie de fataliste, Macan 254 150 Briss donnait une si ale secounne A 1a corde que 0a 000 8225, PI ANOS POUR 8225, l\u2019une des maina du nègre ne trouva subitement .82 $ sg dégagée ; mais le lien, en se retirant, lui em- 1404 00 Neufs\u2014pleinement garantis, 7 Ootaves, toutes porta une partie des chairs Jusqu'à los, A les les Assélicrations, moder son ont ple n, she halanges restèrent à nu, sanglantes, tuméfiées st pathétique,\u2014Combi uise.produisan i À moitié brisées.Macandal éprouvs un en ous: ao peanitque effet d' re Noire désir ent (Semmes a; Helen q x sou exempt : u ul To vn ere Arn ie le ère tremble S@4 gin moderit ik we EIGT nian borat bprix docks matiies taiends I constitution les membres glacés, me, 825 à 8 5 de Pianos, 845 et 847, Rue St.AA REL eonsellie fortement aux malades d'en faire l'essai.A ce moment, Febulé fit un mouvement qui Peur so bw Est Dos Millers de Temolguages attsstent de mon eÆtaolte, indiquait non réveil.Len deux complices re.KOULEAUX ET AN Vendu en Bouteliles à $1.00, et on Cain: te- * rirent leur sang.froid en présence du danger.DIVERA .LAN- sodu 00 et en Caisses, conte- Macandel ne jeta comme ue bête fauve nus ln Racre 'émabie à avr.2084 010 Kes Dhaba RAN: ania oinle meme quant Re Poitrine de Fahulé, et s'y cramponna de tout le Sip dérble an gallon On 4 019 es ohio gees dans VN Ra \"TOUS LES PHARE ids de non corps.Le négre, lihre désormain da nar oa domaine.00403 J.A SURVEY ER SU ET HARCHANDE DE MÉDECINES DA: \u2018© ses mouvements, de sa main valide saisit le Haddock 4 1a irre 2 Bio Fe 8%, Rue Craig, Montréal.RES de l'univers.chef à Is gorge et de l'autre, archon do sa Saino par liv 0552 00 Seul Propriétaire: F.J.CLARKE, Chimiate, ceinture le couteau qui y était attaobé, coups APOTRECARIES\u2019 HALL, LINCOLM, ANOLETRRIE, les liens de Macandal, qui put soutenir À forces Marché aux Bestiaux LE VI DO.d .égales la latte où son \"amande Impuissant ett |p 00 qualité, par 100 Ibs.45040510 \u2014 Agents on gros pout jes Provinees de Québec et succombé en lex perdant tous deux.Bœuf.2me qualité.3x4 351 HAU DE BEAUTE, sd Fabulé bondissait sur le sol ; ses reins sem- Vertes à init .0 oa » pd PRÉPARATION DE N.DUDEVOIR.EVANS, MEROER & Oie., MONTREAL blaient contenir des ressorts infatigables, Tan- Yaches extra.® 00 13 0 tôt il parvenait à dégeger ses cuisses et sea VESEX rv dual suite AUX DANES.Expédié par la malle sur réseption d'un mandat jambes de la lourde étroite où les retenaient Veaux, me qualité 4004 400 r de la toilette et pour perpétuer Is de Poste, 6-23-82-114 es deux corps littéralement enlacés dans le Momons irs quaiité.HE shone EE telat; oa propriété temears Je sien, et se faisant un point d'appui deses larges Agneaux, ire qualité 306 400 1 ee, da ie pont, donn Laos s FOURO) EITke a Épouter clouées à Serre, aa: dans l'air, Areans.ome quel Jz ms 2 me vi leith charmante.Con oul Ris 0) î en cercles inabordables, de mtesques couf- Cochons, 1re quai #04 1200 ; réduite ben ; tantôt au contraire, affranchissant son Cochona, 2me qualité nus prix réduits.Âues torse de la pression de ser deux advemaires, il Poin tre qualité, par 100 bottes 2006 105 SAT CAGES DOTY : vail sur son séant, e ours prisonnie! A qualité.¢ ANCAIRES 1 par une moitié de son orn il Tacorait leurs Paille, 1re quaitté : 154 18 ° SLONHIGES RAL sn à nlambique et côtes, leurs brasavec nes ongles, Avec sen dente.Paille, me qualité.eB \u2018 IDO T L.J, A.SURVEYER, Une fois il parvint à se dresser sur ses pleds, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 non point pour tenter le fuit, nl pour entre Wl Gano ovat So Shee hon rom | Rires onus a pas du 6-19-62-108 624, Rue Craig, Montréal, rendre une lutte formidable, féroce, à coupe us ce journal raison \" Toute personne envoyant Ju00 par dc malle le tête, comme les béliers, à coups de gifs ae| \u2014\u2014\u2014{\u2014{\u2014\u2014-{ \u2014 che bou 118 pats, ura, \u201c rer à pleines mâchoires, comme Tea I ne ten) par NAISSANCE P oh orion L'OPINION PUBLIQUE ont imprimée 8a Xo.219, Tue Bt ; rer E .les Lo À sie Da, Astoire, r COMPAGNIE DE thères A continuer.) At Patrice So rinewiek 1631 vit, l'épouse de M.«.Es.St, Laurent., Montréal, Stasds la "]
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