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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 22 juin 1876
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Opinion publique, 1876-06-22, Collections de BAnQ.

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[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Un an, $3.\u2014 Ftats-Uuin, $3.50, Vol.VII No.25 Prix du numero, 7 centins.\u2014 Annonces, la ligne, 5 ceutins, , « ° * Toute communication doit être affranchie.Len remixes d'argent doivent we faire par lettres enregistrées ou par bon sur lu poste.Abonnement, paysble d'avance : Tout semestre commencé se paie on entier.On ne ve désabonne qu\u2019au bureau du journal, et il faut donueruu moins quinze jours d'avis.JEUDI, 22 JUIN 1876 Rédaction, Administration, Bureaux d\u2019Aboanements et d'Annouces: Nos.5 el 7, Rue Bleury, Montréal.\u2014 GEO.E, DESBARATS, Directeur-Gérant, LA LEGON DE GEOGRATHIE æ © = = f 1 ei is falaise.\u2014Les Cans- .\u2014Nos Gra- diens de : Rolette (ruite vures : Une 1 de elgerepts: Arrivée da Prise de Gallas & l'ortsmouth ; ; Le tribut d'A- thénes an Minoiaure ; Le fort Polly.\u2014Vingt mille 1ieues sous les mers (suite et An).\u2014Neuf Jours ches un Trappeur (suite), \u2014Letires siennes : Les repor tere.\u2014Courrier des Dames : Education physique des femmes \u2014Noire teuilleton.\u2014 Notre tablo\u2014Le Ca- neds à l'exposition de Philadetphle.\u2014Nouvalles générales \u2014! ie : La marche du monde \u2014Litté- ratire canadienne : Je roi des étudiants (suite).\u2014 Usages du monde.\u2014Variétés srientifques.\u2014Eoiz- mes, charades, problèmes, questions, ete.\u2014Le jeu de dames \u2014Prix du marché de détail à Montréal.GUAVUKES ; La lrçon de hie ; Le tribut d'A- thèmes au Minotaure ; Le fort Polly, territoire du Nord-Ouest ; Arrivée du Priuoe de Talles à Portsmouth oo Angleterre, de retour de son voyage aux REVUE EUROPÉENNE Qui donc se plaignait de ce qu\u2019il n\u2019y avait plus de couleur locale 1 Certes, l'Orient 86 montre plus oriental que jamais, et en lisant les dépêches télégraphiques, l\u2019autre jour, nous pensions lire une page de T'histoire du bon views temps.oll les mos- Quées étaient si souvent arrosées de sang, où les janissaires se révoltaient et se rusient sur leurs maîtres avec la fureur de tigres échappés de leur cage ! Seulement, le câble transatlantique a la parole un peu brève, et l\u2019on chercherait on vain dans ses confidences des descriptions comme celles des Mille of une-Nuita, Le sultan est détrôné\u2026 le sultan est mort.voilà les dernières nouvellos.Après lo massacre de Salonique \u2014 l\u2019ancienne Theesalonique des apôtres \u2014 après l\u2019exécution des meurtriers, la déposition et la mort du sultan sont do ces surprises dont la politique de l'Orient à le secret.IVhut nerf ?peut-on se demander.Mais le sultan s'est-il! réellement suicidé comme on l'avait annoncé d'abord, ou bien at-il été assassiné comme on le publie maintenant ?On ne le sait pas au juste, on ne le saura probablement jamais, malgré le certificat de dix-neuf médecins, appartenant à dix- neuf nationalités différentes, qui seraient portés à croire à un suicide.Sans doute que sa mort est frès-utile à son successeur, qui, surtout s\u2019il fait comme on l'annonce, de grandes concessions aux insurgés, pourrait craindre une nouvelle révolution de ln part dus musulmans les plus fanatiques, pour qui le nom du souverain déposé eût été un signe de ralliement ; mais ce ne serait pas une raison pour eroire à un assassinat, si la chose n\u2019était point si bien dans les mœurs de l'Orient.Abdul-Aziz-Khan, qui a eu une si triste fin, était né en 1830, et, par conséquent, wavait que 46 ans, Il avait succédé, en 1864, à Abdul-Medjid, le sultan fameux par sos réformes et par la protection qu\u2019il accorda, en 1848, aux réfugiés hongrois et polonais.Abdul-Aziz marcha assez bien sur los traces do son prédécesseur ; il était, cependant, plus portd que lui pour le vieux parti musulman.Son successeur, Abdul- Mourad, paraît disposé à éviter la guerre dont il est menacé.Malheureusement, les affaires paraissent avoir atteint cette période fatale où les événements se précipitent malgré tous les efforts humains ; et Abdul-Mourad, qui est le trente-troisième souverain de lu dynastie ottomaue, pourrait bien être aussi lo dernier.La Servie et le Montenegro se bouchent les oreilles et restent sourds à toutes les supplications des puissances du Nord, et, d\u2019un autre côté, la Turquie, encouragée par l'Angleterre, qui n'a pas voulu accéder au protocole de Berlin, n'ira pas sussi loin qu\u2019il le faudrait dans la voie des concessions.Le concert des trois puissances du Nord laisse de côté ls France, l'Angleterre et l'Italie.Mais au fond, si les autres puissances s\u2019entendent, que pourront faire ces trois dernières Ÿ Il y a trop longtemps que l'Angleterre proclame qu'elle ne se battra point, pour que l'on prenne ça mauvaise umeur bien au sérieux.Elle paraît, cependant, cette fois plus in earnest que d'ordinaire ; mais, ai c'est le cas, c\u2019est alors qu'elle verra malheureusement ce qu'il en coûte de trop attendre, et de laisser établir contre soi-même un préjugé qui fait que l'on compte sans nous, Pour ce qui ost de l'Italie et de la France, la situstion intérieure de ces puissances leur laisse bien peu de liberté d'action.On a voulu voir plus qu'une coincidence dans l'avénement d'un ministère de ! gauche en Italie, en même tempe que l'es- L\u2019OPINION prit républicain s\u2019affirmait bruyamment en Trance par les nouvelles élections.I! pa- fait, cependant, qu\u2019il n\u2019en est rien ; que M, Depretia et ses collègues, dont quelques- uns, cependant, unt «es antécédents peu monarchiques, ne sont nullement disposés à changer Ia forme du gouvernement.Ce ministère, dit un publiciste frangais, est un accident, il n'est point né d\u2019un mouvement réel de l'opinion, muis d\u2019une coalition d'aveu- ture, nous dirions presque d\u2019une intrigue parlementaire, d'une comédie improvisée dans le palais du mont Citorio.C\u2019est jar là que la petite révolution «dont l\u2019Italie vieut d'être le théâtre we distingue du mouvement qui & cu Pour conséquence le renouvellement de notre assemblée législative.Chez nous, c'est le scrutin qui a décidé.Ici on ne l'a pas consulté, on n\u2019y R pes même songé ; et le 18 niars, le pays n appris que le ministère n'en allait parce quil était en minorité sur Une simple question d'administration.Soixante députés de droite avaient, r des raisons plus on moins incomprises, porté appui de leurs votes à Ja gauche, accitentelle.ment devenue la majorité.Mais en Italie comme en France, c'est surtout contre I'Eglise catholique que s'insurgent toutes les passions et toutes les haines.Li comme en France, c'est l'Exlise que les partis persécutent sous le nom de cléricalisme.Cotte époque de haine ot de perséeu- tion voit en même temps une grande ot consolante réaction duns le sein des populations, L'accueil qui a été fait aux péle- rins français, non-seulemont à Rome, mais dans un grand nombre d'autres villes, fait voir que la vieille religion a encore un grand empire dans ce beau ot malheureux pays.Pas moins do quinze cents catholiques de France s'étaient réunis, et leur réception au Vatican par le souveruin pontife, le cinq mai, a inspiré à M.de Çhantrel, dans la Recur du Monde Catholique, des rapprochements historiques dont nous croyons devoir faire part à nos lecteurs : La date du ciny mai, choisie par le Pape et les pélerins pour cette grande manifestation de la foi et des inébranlables espérances des catholiques, est une date mémorable dans les fastes de l'Eglise, Elle marque la mort de saint Pie V, dont le Saint-Père porte le nom, et elle rappelle aussi le double triomphe de ce grand pape sur l'ennemi du dehors, le Ture qui menaçait l\u2019Europe d\u2019une nouvelle invasion, et aur l'ennemi du dedans, l'hérésie et les mauvaises mœurs, que saint l\u2019ie V combattit si vigoureusement en faisant exécuter les décrets du concile de Trente sur la foi et sur la discipline, en inspirant aux évêques, au clergé, aux religieux le zèle dont il était lui-même animé.Pie V est mort le 5 mai 1571 : deux cent cinquante ans après le 5 mai 1821, mourait un homme qui avait rempli le monde du bruit de son nom et de ses victoires, et qui, pendant cing ans, voulant domiuer les imes comme dominait les corps, avait tenu captif le chef de l'Eglise catholique.Napoléon mourait dans une île déserte perdu dans l'immense Océan, après avoir subi des revers inouis, et le poutife dont il avait prétendu se faire un instrument de domination, Pie VII, régnait glorieusement à Rome, où il était rentre aux acclatnations de ses sujets.Comme contre-partie à ce noble mouvement, on à imaginé des funérailles sufi- duires à l'historien Michelet, mort depuis longtempe, funérailles anxquelles des délégués, des étudiants italiens sont venus assister et qui ont été le dernier grand événement ou plutôt le dernier grand seandale de Paris.ll y avait pourtant assez pour ces messieurs de la libre-pensée des funérailles du sénateur Esquiros, qui se faisaient aussi dans le même genre à Lyon ; tandis qu\u2019au contraire, son collègue, le ministre Ricard, dont nous avons annoncé la mort presque subite dans notre dernière revue, était enterré à Paris avec toutes les cérémonies de l\u2019Eglise catholique.Du reste, pour ces messieurs, tout est prétexte à démonstrations ; enterrementa civils et enterrements quelconques.On fait du bruit autour des tombes que l'on tranforme en tribunes, et rien dans ce genre ne pouvait être de plus mauvais goût que ce qui s'est passé aux funérailles de madame Louis Blanc.Mie Louis Blanc n'avait jamais joué de rôle ni littéraire ni politique.Elle était protestanto, et il n\u2019y avait point de prétexte non plus pour une démonstration de libres penseurs.Copen- dant, des cris de : Vive la république, et : Vive l\u2019amnistie, ont accueilli le convoi, et doux discours ont été prononcés au cimetière, un par le pasteur, qui était dans son rôle, et un autre par l'inévitable Victor PUBLIQUE Hugo, qui rendait à Louis Blanc ce que celui-ci avait fait à l'enterrement do son fils.A lasortic du cimetière, M.Louis Blane, qui est un grand homme très- petit.de taille, à failli être étouffé par a foule, sous prétexte d'admiration ; et il a fullu les agents de ville pour le dégager.Si les radicaux ont essayé de fairo uno manifestation à leur profit, les protestants, de leur côté, n'ont pas dédaigné d'exploiter cette cérémonie funébre dans un but do propagande roligeuse.Des mossieurs, tout «le nuir habillés, distribunient les petits papiers imprimés annonçant aux ouvriers que des \u201c amis désiraient leur parler de l'amour de Jésus-Christ,\u201d et que \u201c tous seraient les bienvenus.\u201d Cet incident où le comique se mêle aux choses funèbres, nous rappelle quo nous somimos singulièrement arriérés duns notre nécrologie.Ta science ct la littérature ont fait, depuis uno couple do mois, des pertes que nous allons nous hâter de récapituler.L'académie des sciences a perdu le baron Séguier, M.Bongniart et M.Ballanl.Lo baron Séguier est d\u2019une famille célèbre dans la magistrature, ot, magistrat lui- même, it avait abandonné la jurisprudence pour les sciences il s'était surtout dévoué aux arts mécaniques, dont il a suivi les progrès avec ardeur.On lui doit un grand nombre de travaux et d'inventions utiles, entre autres celle du chemin de fer à rail central, serré entre deux roues motrices horizontales, qui fut d'une grande utilité pour la traversée du mont Cénis, pendant le percement du tunnel.Fils du célèbre géologue de ce nom, Bongniart e'était livré à l'étude botanique en même temps qu'à celle de la poléontéo- logie.Aussi est-il considéré comme le Linnée de la Flore anté-diluvienne.Sa collection de végétaux fossiles et son herbier sont au nombre des vlus riches trésors du Muséum de Paris; son Histoire des végétaux fossiles et son livre sur les plantes cultivées au Muséum lui ont assuré une réputation européenne.Nés tous les deux en 1802, M.Balanl et M.Bongniart étaient égaux par l'âge st par le talent ; mais ce dernier était né, pour bien dire, dans le sanctuaire de la science, tandis que l'antre, d'une famille de vignerons peu aisés, à dû se fraver difficilement un chemin vers la célébrité.Remplacer le savant Thénard comme pro fesseur de chimio à la Sorbonne, n\u2019était pas un petit honneur.M.Balard, peu après avoir été l'objet d'un choix si honorable, fut élu membre de l'Académie des sciences.On lui dut la découverte du brdme, un des corps simples ou métalloides les plus importants dans la chimio et dans la médecine.Dans la littérature, nous trouvons à glauer les nums de M.Arthur Ponroy, auteur dramatique, romancier et journaliste ; de M.Xavier Eyma, mieux connu de nos lecteurs pur ses romans américains (c'était un créole de ln Martinique, à ce titre, le lecteur canadien lui devait quelque sympathie) ; Milo Louiso Collet, qui fit autrefois des puésies très-moralos, et mena une vie qui ne l'était guère ; et Ia comtesse d'Agoult, célèbre comme romancière, ot philosophe sous le nom de Daniel Stern ; enfin, M.Douniol, qui, dopuis quarante ans, était gérant de cette importante revue le Correspondant, que nous avons si souvent eu occasion de citer.Les élections partielles, nécessitées par lee invalidations, ont augmenté de sept ou huit voix ls majorité républicaine, Parmi les réélua, il y a un plus grand nombre de bonapartistes quo de légitimistes, et cos derniers à leur double titre de clérieaux et d\u2019anti-républicains, paraissent avoir encouru une plus grande part de la défaveur populaire.L'élection du princo Napoléon à Ajne- cio est au nombre des plus marquantes, À son titre «'anti-clérical bien prononcé, vient s'ajouter le mérite d'une profossion républicaine nssez mal accueillie, du roste, per ceux qu'elle avait pour but de concilier.Le prince Napuléon, dit un jo \u2018ex.tréme gauche, aire \u2018qu'il est Lou aux x titutions républicaines.Ce n'est pas le première fois que nous entendons des honapartisten 22 Juin 1876 faire de semblables déclarations, Bien fou, on en conviendra, (ui se laisserait encore prendre à la parole d\u2019un Napoléon ! C'est dur pour le prince démocrate, pour le César déclassé, reprend l'Univers, et d'autant plus dur que le journal qui parle ainsi n'est autre que YOpinion Nationale, fondée aux beaux temps de l\u2019empire, pour travailler l\u2019opinion conservatrice et lu disposer en faveur de l'unité italienne avec le patronage même pécuuiaire du prince Napoléon.En cela les républicains-rouges se mun- trent d'autant plus ingrats que le prince n'ou est pas à leur faire ses premières avances, Nots ne serions pas, cependant, prêts à dire qu'ils manquent de clairvoyance, ni qu'ils aient tort de ec défier des protestations égalitaires de cette ci-dovant Alfexse impériale ! PC.Québec, juin 1876, \u2014\u2014\u2014\u2014m\u2014 LA MER ET LA FALAISE * Es-tu ridicule ! dit autrofois une Falaise à l'Océan.Tu viens te heurter des nuits entières contre moi : tu gémis, tu grondes, tu siffles, tes vagues s\u2019ontassent les unes sur les autres pour m'éclabousser, en grand fracas, d'un pou d'écume! Crois-tu m'ébranler par des furours impuissantes ?Tes flote vaincus ne finissent-ils pns toujours par g0 lamenter ct s'apaiser à mes pieds ?\u2018 Vois-tu, ajouta le Roc glorieux, tu os grand, immense, mais aimable seulement au repos, quand tos petites vagues glissent et jouent sur le sable.Murmure toujours, égaye ln plage, endors-toi au soleil, mon ami, et ne te retourne pas «uns tou lit si je résiste à tes emportements.Tu n\u2019as pas un front de granit pour lutter contre moi.\" L'Océon bravé préjara xs vengeance.Douze heures durant, se repliant sur lui- même, il mmenn ses flots des grands golf profonds, puis, les poussant devant lui, d'un coup il s\u2019élança vers In Falaise.Les vagues, dressées comme des montagnes, roulaient en creusant des sbimes & leur base.La tempéte les entrechoquait, brisait leur masse pour les relever plux puissantes, plus terribles encore.Elles w'avançaient confusément, et lorsque a lu lueur des éclairs la Falaise apparut, par un effort qui fit trembler le rivage, l'Océan les souleva et Jos abattit sur le Roc.L'nssaut manqua.L'esu jaillit et s\u2019éparpilla en écume sur le granit.L'attaque, maintes fois renouvelée, fut repoussée à chaque reprise ct l'assaillant dut abandonner l'espoir de vaincre par ln force.\u2014\u201c «bu reviendrai, cria-t-il en s'éloignaut, te de- truire morceau par morceau, et j'aurai, s'il le faut, la patience de te ronger grain a grain.\u201d Le vaincu exécuta sa menace, De douze heures en douze heures il vint, sans y manquer une seule fois, détacher quelques fra- monts de la base du Rocher, et ainsi creuser et miner la Falaise.Cello-ci, confiante en au puissance, no daignait pas s\u2019aporce- voir des lents progrès de son ennemi, et durant des siècles encore elle détis et uf- fronts ses tempêtes.Un jour vint pourtant où sos appuis do granit we rompirent : la Falaise s'affaima ot toute ln masse \u2019écroula dans la mer.L'Ucéan, non satisfait de sa victoire, anéantit jusqu'aux restes disloqués.Il les morcola, leu usn, les arrondit, et maintenant, à chaque marée, il les jette et les roule sur la grève.CH.Suurren.-\u2014 0 LES CANADIENS DE L'OUEST JOSKPH ROLETTE 1V Cet engagement ne fut pas le seul auquel Rolette prit part dans cette guerre.Les atnéricaine ayant réussi à s'emparer du fort Anglais à la Prairie-lu-Chion, au mois de mai 1814, sous la direction du gouverneur Clark, du Missouri, le colonel Mellouald, commandant de Michillima- kinne, résolut d'aller les déloger de oe posto important, situé au cœur des tribus de Ouest.Il orgnnies, dans ce but, une expédition composée principalement de Canadiens, et Rolette ne lui fut pas peu utile pour en assurer le stcoës, Nous trouvons dans un mémoire du 22 Juin 1876 temps, intitulé : Jlelation de l'Erpédition contre le Fort Shelby, sur le Mississipi, un récit complet de cette campagne, auquel nous empruntons les passages suivants : C'était une entreprise accompagnée de beaucoup de difficultés, et qui exigesit une combinaison d'habileté militaire, de persévérance et de prévoyance, que l'on trouve rarement dans le même homme.Les troupes que l'on pouvait détacherétaient troppeu considérables pour une pareille entreprise, et la garnison se composait \u2018un certain nombre d'individus qu\u2019il était «difficile d\u2019assujettir à lu discipline militaire.I! fallait traverser le désert avec une très-petite quantité de vivres, et le colonel Dixon, qui avait abandonné le fort, ne voulait pas se char- get d'aller le reprendre.Malgré toutes ces difficultés, l\u2019entreprise, une fois résolue, fut commencée avec le moindre délai possible.Le colonel MacKay (1), des Fencibles, fit généreusement l'offre de ses services, et le commande- mant de l'expédition lui fut confié.Le colonel McDonald réunit 200 Canadiens et 150 sauvages four enrôler ceux qui s'offriraient comme vo- loutaires, et La Sarcelle (chef sauvage en appe- rence) fut envoyé en avant pour organiser des renforts partout où cela lui serait possible le long de ls route.Le 28 juin, les préparatifs étant tous terminés, nous nous embarquâmes vers tuidi, dans huit barges, compris une chaloupe canonnière.Notre expédition se composait de vingt hommes \u2018les Fencibles du Michigan, accompagnés d'un petit canon ; de soixante volontaires cana- aliens avec les capitaines Rolette et Anderson, les lieutenants Vrisebois et Graham, du détachement des sauvages, cinq interprètes, et quatre-vingt-deux sauvages, Sioux «t Saulteurs, avee dix de leurs femmeset enfants.M.Louis Honoré remplissait les fonctions de commissaire de vivres.Le lendemain, nous partimes au soleil levant et nous rencontrâmes, bientôt après, trois canots montés par des Indiens, de qui nous apprimes que La Sarcelle était arrivé à Coucheward le 27, en route pour aller faire prendre len armes aux Puants.La prudence et la vigilance de notre commandant commencèrent dès lors à se manifester.Le colonel MacKay uyant observe la barge commandée par le capitaine Ro- lette était la meilleure voilière, Jui ordonna de se rendre à In Baie-Verte pour y acheter des vivres et y réunir tous les sauvages que l'on pourrait rencontrer, afin que le corps principal de notre petite armée ne fût pas arrété dans sa route.Le 5 juillet, La tempa, « soinbrit, et le lieu ua phénomène qui m tionné, non-senlsment par an encore par l\u2019effet qu'il eut sur les sauvages.À peu de distance, tout autour de nous, nous vimes tomber ln pluie par torrents, tandis que pas une seule goutte n'\u2019atteignit le point que nous occupions.L'ignurauce des sauvages leur fit attribuer ce phénomène à la puissance de notre commandant.Aussi, depuis notre départ du lien «le campement jusqu'à notre arrivée à la Haie-Verte, ils ne ccmsèrent de témoignericur joie, en poussant des cris, en chantant leurs sons de guerre, et en remerciant le Grand Faprit de leur avoir accorde un chef de guetre qui avait un pouvoir absolu aur le ciel et les éléments.\u2018* Que ne pouvons-nous pas attendre, ddisaient-ile, d'un pareil chef ?Depuis notre départ de Michillimakinae, il nous a procuré un temps favorable, et maintenant il ne permet même pas que Ia pluie tombe sur nous.Nous capérons, jeunes gens, que lorsque vous Fencon- trerez les ennemis, vous vous jetlerez au milieu d'eux sans rien craindre ; car uotre chef les livrevra entre nos mains sans qu\u2019il nous advienne le moindre mal.\u201d Tels furent les discours des prineipaux chefs jusqu\u2019à la Baie- Verte.Eu arrivant à cet endroit, les miliciens et les sauvages nous reçurent par une salve, à laquelle nous répondimes par quelques dé- churges de notte canon.Le capitaine Rolette, aul avait reçu ordre de prendre les devants, avaif acheté à Is Boie, de concert avec le capi- Wine Uri non, 14 pièces du bétail et 359 livres us nous mimes en routed sept heures, et Inisnûmes derrière nous les capitaines Rolette et Grignon pour régler quelques ptes.le premier nous rujoignit, le soir, au portage de akalin.Le T, une partie de In brigade mit à la voile à six heures du matin, mais les capitaines Rolette et Grignon ayant été laissés en arrien pour amener le reste des troupes, nous campimes, après avoir franchi quatre lieues seulement, aux Grosses-Moches.Les capitaines Rolette et Uri- non campérent un peu plus bes.Dans la matinée du 14 le lieut.Brisebois et M.A.Grignon furent envoyés de l\u2019avant avec un détachement de sauvages, pour prondre connaissance autant que possible de la situation de l'ennemi.Le 1 ain, à une houre du matin, nous nous nes en route jusqu'au Petit-Uris, à environ trois Heues du village de la Prairie-du-Chien, où nos éclaireurs nous attendaient, lis avatert pris un M.Antoine Brisebois, qui nous inlorme que le fort Shelby (1).Le lleut.-colonel William MsoKay vint faire In traite dés IT: sur les bonts de le rivière Menomonee, au service de talque Ducherme.Hi nlla se fixer ensuite à Michlilimakinac, pale, apres avolr fait pendant quelques années le commerce due fourrures dans la ré- glow sapériqure du Mississipi, 1} forma partie de In som.paguie ry Nord-Ouest [+X = homme aodr tuteill, gent et d'une taille posant pneon nos dernières années à Montréal, où 11 à laissé, entre autres desces- daais, \u2018l'hce.juge MacKay, de la Cour Bupériecre, | T\u2019OPINION était bâti sur une éminence, en urrière du village, etétait protégé parsix pisces de canon et par une soixantaine de soldats, eu outre des officiers.11 y avait aussi dans le fleuve, en face du fort, one grande chaloupe canonnidre, longue d'environ soixante pieds, portant 14 pièces de siége et 60 à 70 hommes d'équipage ; elle étuit hors de l'atteinte des petites armes à feu.Après avoir obtenu ces renseignements, notre commandant forma son plan d'attaque.Nous devions débarquer au vieux fort, à environ deux milles en aval du village.Le capitaine Grignon avec as compagnie, ot lo lieut, Brisebois avec les Puants, les Folles-Avoines et les Courtes Oreilles, tous sous le commandement du lieut.- colonel MacKay, devaient former le centre, Le capitaiue Rolette avec ss compagnie, et le lieut.Duncan Graham avec les Sioux, lee Sacs et les Saulteurs, devaient constituer l'aile (iroite, et le capitaine Thomas Anderson et sa compagnie, l'aile gauche de notre petite armée.Cette expédition, compvsér d'éléments si disparates, arriva à une faible distance de la Prairie-du-Chien, sans avoir été dépistée parles Américains.Comme le tomps était superbe, les officiers du fort Shelby se préparaient en ce moment à aller chevaucher dans la campagne avuisinante, et Is place se seruit certainement rendue sans coup férir, en leur absence, si l'expédition eut différé son arrivée d'une heure ou deux.Nicolas Boivin (2), agent «es sauvages à la Prairie-du-Chien, ayant envoyé, ce jour-là, un de ges hommes, nommé Sandy, en dehors du village afin de tuer l'un de ses moutons, pour se procurer de la viande fraîche, celui-ci ne aventura pas loin sans découvrir Penaemi, grâce aux habits rouges «es officiers et aux pavillons anglais que déployuient fièrement les sauvages.Il revint donc en toute hâte sur ses pas, donna l\u2019éveil, et les paisibles vil- lagevis allèrent se réfugier précipitamment dans le furt.Une fois que les assiégonnts eurent pris leurs positions, le capt.Anderson alla sonner le commandant du fort Shelly, le lieut.Perkins, de se rendre, ce que ce dernier refusa fièrement.le combat s'engages alors de prirt et d'autre avec beaucoup de vivacité, Les Canadiens firent preuve de bravoure, et un peut en dire autant des sauvages, à l'exception des Puants, Lors que Rolette sentait l'approche d'une bor- déo, il criait à ses hommes d\u2019un ton excessivement militaire : \u2018\u201c Baixsez-vous, mes hommes, baissez-vous,\u201d Le col.MacKay allait donner I'nssaut au fort lorsque lo lieut.Perkins capitula, le 19 juillet au matin, Les sauvages, furieux de la résistance des Américains, nuraient certainement massacré les prisou- niers\u2014* ces mauvais esprits qui s'étaient emparés do leurs terres\u201d-\u2014saus les ufforts que l'un dût faire pour les empêcher de se porter à de jureils excès Les pertes (les Américains no furent pas très-sériouses, ot il n\u2019y eut du côté dus as- siég ants que deux hommes de tués ot huit de blessés, en outre de trois sauvages qui périrent victimes «de leur impradence en s'exposant inutilement au feu de l'ennemi.Le 22 juillet, après la revue dus troupes, le capt.Anderson s'avança près de la purte principale du fort, une bouteille de vin à la main, pour Ini donner le nom du commandant anglais, avec toute In solonnité convenable, Lançant lu bouteille contre In porte du fort, ou elle se brisa en morceaux, il s\u2019écria «le sa voix la plus imposante : \u2018 Le furt Shelby a été pris, et le pavillon britannique Hotte maintenant sur lo fort MacKay.\u201d Et toute lu troupe vie- torieuse de faire retentir l\u2019air de bruyantes acchunations.Après In capitulation du fort, le capt.Rolotto fut immédiatement dépêché à Mi- chillimakinac pour annoncer cette glorieuse nouvelle.Porsque son bateau toucha l'ile, la foule garnissait le rivage, anxieuse de connaltre l'issue de la lutte.On l'in- terpells de suite : « Capt.Rolette, quolle nouvelle ?-Une grande bataille, uno lutte san- , La péve de Nicolas Boivin (et non Hoilean, oran dit Te calomel The, L.MacKenuey) résiteit à Québec durant lu guerre de 1775.76, #1 fut particulièrement bisnveillant pour un chirargion américain qui avait été fait prisonnier, Tormue ce dernier fut mis en liberté, Holrin Jui douns même l'argent nécessaire pour se rendre dave sa famille, Après le guerre, Nivolas Boivin ml.re dans l'Ouest pour faire lu traite, Hi n'ent pas de steeds dans ses commetoe, mais (| reurontra heureuse à Saint-Louis, le chirançien eu questius, qui evut moque une dette de reconnalssance envers sos pére, en faisant wbtenir In aituntion d'agent des Sauvages à la Praitie-da-Uhieu.PUBLIQUE glante, répondit Rolette, avec un ton grossi d'importance.\u2014Combien de tués ?\u2014Aucun.\u2014Combien de blessés 1 \u2014 Aucun.\u2014Quel combat sanglant ! \u201d vociféra la multitude, en escortant le héros du bateau au fort.Cette réponse n'élait pas strictement conforme aux faits, car on s déjà vu que la capture du fort Shelby avait fait quelques victimes.Josern Tassé.\u2014 NOS GRAVURES Une leçon de Géographie.\u2014Ce pauvre instituteur peut bien avoir l'air ahuri et ennuyé.Car, tandis qu\u2019il s\u2019évertue à faire comprendre à l'élève qui tient la baguette, la différence entre le Rhin ot le Rhine, les autres écoliers font le tapage, ricut, se moquent, jouent, prennent des mouches, parlent, mais n'écoutent pas.Ceux sur les premières banquettes, cependant, ont l'air de croire que la longue baguette sert à autre chose qu\u2019à indiquer les endroits sur la carte, et font au moins semblant de prêter attention aux explications du esvant professeur.Cet intérieur d'école est très- bien réussi, et ce sont de véritables gamins, tels qu\u2019on on voit tous les jours, qui en occupent les bancs.11 faut dire que In géographie, c'est assez intéressant, mais c'est difficile! Nous en avons des souvenirs\u2026 tendres.GED, Arrivée du Prince de Galles a Ports- mouthe\u2014A quatre heures moins vingt minutes, le 11 mam, Son Alesse Royale le Prince de Galles descondit l'escalier conduisant du Sérepé au quai, vu milieu des salves d'artillerie, des funfares militaires et des acclumations d'une foule enthousiaste.Il était auivi de la princesse et de lours enfants.Il n bruni et moigri à son voyage, purait-il, mais sa santé est excellente, Le maire et le conseil municipal de Portsmouth lui présentèrent une adresse, et la fille du maire offrit un bouquet à la princesse.Une cantate de bienvenue fut exécutée sous lu direction de Sir Julius Bénédiet, qui en étuit aussi l'auteur ; après quoi, le prince et sa suite conti nuérent leur voyage vers lu métropole.G.EI.Salon : Le tribut d'Athènes au Mi- notaure,\u2014Nous sommes en pleine mythologie, à l\u2019époque des âges héruïques, Thésée n\u2019est pas encore né, et on conduit au Minotaure son tribut annuel, sept jeunes filles.La barque arrive, et un guerrier placé à l'avant sonne de lu trompe pour annoncer l'arrivée de sa proie au monstre que l'un voit vaguement ajpa- mitre dans l'ombre, effroyable, hideux.Dans lu barque, lu scène est désolée, Elles ont peut-être eu du courage, ces pauvres enfants, en partant, en songeant que ce sacrifice était utile à ln patrie ; mais à mesure que lo danger approche, ce courage s'en va ; on arrive, la femme reparuit avec ses faiblesses et\u2014chuse très-fièrement rendue par le peintre\u2014avec ses défauts.Duns ce premier groupe, une sles jeunes fille est étendue inanimée dans les bras de sa compagne et semble lui dire : \u201c Sauve- moi, défends-moi.\u201d Jamais je n'ai mieux compris qu\u2019en regardant l\u2019expression de cette physionomie, le mot : mourir de peur.L'autre vierge, chez laquelle subsiste encore In curiosité, regarde le monstre, et c'oût été uno maîtresse femme, enr cela n'a pas l'air de trop l'effrayer.En revanche, dans le second groupe, une dos victimes o voulu voir aussi; elle pousse un cri d'horreur, fait un geste d\u2019effroi et serre nurveusement la main de sa compagne qui, par un mouvement bien féminin et bien vrai, se rejette en arrière comme pour échapper aux Teganis de la bite, et soutient sur son épaule ss sœur qui frissonue.l'lus loin, une autre enfant, les cheveux épars et flottants dans l'eau, se cache le visage duns sou bras recourbé qu\u2019elle appuie sur le rebord du bateau, pendant que derrière elle, un peu dans l'ombre, une dernière jeune fille écrasée, repliée sur elle- même, semble hébôtée par le désespoir.2g Le nocher, lui, contemple cette scène d\u2019un air stoïque sous lequel paraît une certaine pitié, et, au-dessus de tous les désespoirs, plane, sculptée dans le marbre du monument, la tête hideusement effarée d\u2019un bœuf couronné et entouré de mé- duilles Encore un dieu, probablement ! À cotte époque, il n'y avait que cela ! Le fort Pelly.\u2014Ce fort cat situé sur une élévation de terre, à 1024 degrés de longitude, et 513 de latitude.Son nom est celui d\u2019un membre de la compagnie de ln Baie-d'Hudson.Ce fort date de 1845, et se trouve à un demi-mille de la rivière Assiniboine, au Coude \u2014M/fouxkionn, 11 occupe à peu près cent verges de front sur lu même profondeur ; cet espace est e6n- touré d'un mur en bois de 12 pieds de huuteur, percé de truis portes.La porte de devant cet surmontée d'un observatoire qui la dépasse de 10 pieds, et qui soutient un mât de 50 pieds, au bout duquel, les dimanches et jours de fête, flotte le pavillon de la compagnie de la Baie-d'Huclson.Du sommet de l'observatoire, la vue s'étend sur le panorama de I\u2019 Assiniboine et la vallée qu\u2019elle parcourt.Vis-a-vis la porte principale est située ln résidence de l\u2019otti- cier en charge du fort ; c'est une bonne maison, bien divisée, de 30x50 pieds.À gauche est une vieille bâtisse, dont une moitié sert de chapelle et l'autre de magasin.Eu arrière, l\u2019on voit trois autres mn- gasins de la compagnie de lu Baie-d'Hudson, G0x3U pieds.Le mur de bois, l'observatoire et le mât furent érigés sous In direction de M.A.McBeath, chivf-fuctor de ls compagnie de ln Baie-'Hudson, maintenant en charge du fort Pelly.En dehors du fort, d'un côté, sont les maisons pour les journaliers employés pur la compagnie, de l\u2019autre, les étables, Quelques arpents autour du fort sont en culture, ot donnent une provision, de pommes de terre, de blé-dl'inde et autres légumes.Le chêne, l'érable, l'épinette, le peuplier et autres arbres forestiers croisent en abondance en arrière du fort et le long du chemin.On y fait déjà du aucre etolu sirop d'érable.Dans les vallons, le foin est abundant, la terre bonne ct légère, La population se compose de dix ou douze familles écossnises et anglaises, «t des tribus sauvages, dont un bon nombre eultivent la terre.Les sauvages font la chusse tout l'hiver, et reviennent avec des fourrures qu\u2019il ne vendent qu'à la compagnie de In Bnie-d'Hudson, à laquelle ils sont très attachés.L'hiver est long, Mais sec c6 su- lubre.Quatre chemins se rencontrent a Pelly, l'un venant du fort Ellice, un autre du Shed Lake, le troisivme de Carleton et lo quatrièmede ln Police Montée.L'Axsini- boîne se pasec au gué à l'endroit nommé le Coude, où la rivière n'a que 55 verges do large et de un à deux pieds de profondeur, avec un fond sablonneux.11 y a deux chemins de Winnipeg a Pelly, In distance étant de 280 à 301) milles En voiture légère on s'y rend en six jours ; les charrettes en prennent douze, Le service postal se fait régulièrement, ct les communications télégraphiques s'étendent jusqu'aux casernes de la Police Montée, 9 milles plus lvin que le fort Pelly.Ces détails, ainsi que le dessin que nous publions, sont dus à la politesse de M.11.Martineau, de Suinte-Anne-la-locatière, lieutenant de l'infanterie légère de Manitoba, qui arrive de cus lointains purge, et doit y retourner incessamment.\u2014e Une nourelle définition du cordonnier.ConvonniER : Qui donne des cors.Fantaisiste, mais exact.Une définition : Jev.\u2014Une distraction, dont les oisifs ont eu le talent de faire un travail.NAIGK RETARDATAIRE.\u2014On télégraphiait de Portiand (New.Hampshire) le 30 mai : ; 11 est tombé ce matin quatre pouces de neige nur les montagnes Folly, sur Is ligne du chemin de fer intercolonial.e ° BONNES PRNSÉES.\u2014Les bonnes pensées produisent dans l'âme Is plus itre, lors meme qu'elles n'y pénètrent qu'un instant, l'elfet d'un pur soleil dans l'obacure demeure du pauvre.les l'assaitissent, elle la parent, elles phiasont de grandes et sereines clartés, reste à jamais ineffaçable.ja rem- dont la Guann, Nr ceux.deu VINGT MILLE LIEUES SOUS LES MERS PAR JULES VERNE DEUXIÈME PARTIE CHAPITRE XXI UNE HECATOMBE Cette fagon de dirs, Uimpriva de eotte wodne, cot historique dn navies patriote froidement nté d\u2019abord, puis l'émotion avec Laquelle Pe.trange personnage avait prononcé dernières purolrs, ce nom de Joa.r, dont la signification ue puuvait in\u2019échapper, tout se rdunissait pour rapper profondément mon esprit.Mes regards ne quittaient plus le capitaine.Lai, les mnites tendues vers Ia mer, considérait d\u2019un wil ardent la glorieux épave, l'eut-être ne devais-je jamais savoir qui il était, d\u2019où il venait, où il allait.taais je voyais de plu us homme se dégager du savant.Ue w'etait pus une misanthropic commune qui avait enfermé duns les Rance du Nautilus le eapitaine Nemo et ses com- nons, mais une haine uonstrueuse on sublime que le ternps ne pouvait affaiblir.Cette haine cherrhait-elle encore des vengeances ?L'avenir devait bientôt me l'apprendre.Cependant, 1! Notutiles rouroutait lentement vers la surface de la mer, rae.absean wertlongait lentancat Cp.298, col.11) 292 L'OPINTON TITRILIQU i \"2 Juin 1876 vis disparaître peu à pou les formes confuses du Vongeur, Bientôt un léger roulis m'indiqua que nous fottions à l'uir libre.En ce mioment, une wourle «létonation se fit entendre.Je regardui le capitaine.Le eapi- taine ne bouges pas.Capitaine t\" dis-jo.11 no répondit pas.Jde le quittaiet montai sur la plateforme.Conseil et le Canadien m'y avaient précédé.* D'où vient cette détonation ! demandai-je - Un coup de canon, * répondit Ned Land.Je regardai dans la direction du navire que j'avais aperçu, Ila\u2018étuit rapproché du Nautilus et l'on voysit qu\u2019il forçuit de vapeur.Six tailles le séparaient de nous.** Quel est ce bâtiment, Ned ?\u2014À son gréement, à la hauteur de ses bats mâts, répondit le Canadien, je parierais pour un navire de guerre.l\u2019uisse-t-il venirsur nous et couler, s'il faut, ce dumné Nautilus / \u2014Ami Ned, répondit Conseil, quel nal peut.il faire au Nautilus ?Ira-t-il l\u2019altaquer sous les flots 1 Ira-t-il le canonuer au fond des mers ?\u2014Dites-moi, Ned, demaudui-je, pouvez-vous reconnaître la nationalité de ce bâtiment 1\u201d Le Cauadien, fronçant ses sourcils, abaissant ses paupières, plissant ses veux aux angles, fixs pendant quelques instants le navire ide coute la puissance de son regard.* Nun, monsieur, répondit-il.Je ne saurais reconnaître à quelle nation il appartient.Son paviHon n'est pur hisse, Mais je pris alfirmer que c'est an navire de guerre, car une longue mie se déroule à l'extrémite de son grand Te Peudant ua quart d\u2019heure, nous continuimes d\u2019observer le bétiment, qui se dirigeait vers nous.Je ne pouvais ailmettre, cependant, qu'il eût Feconnt fe Nuaiiiusb cette distance, encors moins qu\u2019il sit ce qu'était cet engin sous- merin.Bientôt le Canadien m\u2019annonga que ee biti- ment etait un grand vaisseau dv guerre, a éperon, un deux-ponts cuirassé.Une épaisse fumce noire s'échappait de svs deux cheminces.Ses voiles serrées se confondaient avec la ligne des vergues.Sa corne ne portait sucun pavillon.La distance empéchait encore de distinguer les couleurs de sa flamme, qui flottait comme un mince ruban, 1 nçait rapidement, Si le capituine Nemo le laissait approcher, une chance de salut s'offrait à nous.** Monsieur, ae dit Ned Lani, que ce biti ment nous passe à un mille, je me jette à la mer, et jo vous engage A faire commen moi.\u201d Je ne répondis pas à la proposition du Canadien, et je coutinuai de regarder le uavire qui grandissait à vue d'œil.Qu'il fût anglais, fran- ais, américain où russe, il était certain qu'il pour accueillerait, si nous pouvions gagner son rd.\u201c* Monsieur voudra bien se rappeler, dit alo-w Conseil, que nous avons quelque expérience de la natation.Il peut se reposer sur :00i du soin de le remorquer vers ce navire, s'il lui convient de suivre 'ami Ned.\u201d J'allais répondre, lorsqu'une vapeur blanche jaillit à l'avant du vaisseau de guerre.Puis, quelques secondes plus taril, les esux, troublees r la chute d'un corps pesant, éclabouasèrent \u2018arrière du Nautilus.Pau après, une détonation frappait mon oreille, *¢ Comment ! ils tirent sur nous ! m'écriai-je.\u2014Braves gens! murmura le Canadien.\u2014-Me ne nous prennent donc pas pour des naufragés accrochés à une épare ! \u2014N'en déplaise à monsieur.\u2014 Bon, fit Con- neil en seconant l'eau qu\u2019un nouveau boulet avait fait jaillir jusqu'à lui\u2014n'en déplaise à monsieur, ils ont reconnu le narwal, et ils canonnent le narwal.\u2014Mais ils doivent bien voir, m\u2019écriai-je, qu\u2019ils sut affaire à des hommes.\u2014C\u2019est peut-être pour cela ! \u201c répondit Ned Land en me regardant.\u2018Toute une révélation se fit dans mon esprit.Sans doute, on savait à quoi s'en tenir maintenant sur l'existence du préteudu monstre.Sans doute, dans son abordage avec l'Abraham-Lin- coln, lorsque le Canadien le frappa de son harpon, le commandant Farragut avait reconnu que le narwel était un bateau sous-marin, plus nge- reux qu\u2019un cétacé surnaturel ?Qui, cela devait être ninai, et sur toutes les mers, saus doute, on poursuiveit maintenant ce terribre engin de destruction ! Terrible en effet, si, comme on pouvait le sup- T, le capitaine Nemo employait le Nauti- us à une œuvre de vengeance ! Pendant cette nuit, lorsqu'il nous emprisonna dans la cellule, uu milieu de l'océan Indien, ne w'était-il pas attaqué à quelque navire ?let homme enterré maintenant dans le cimetière de corail, u'\u2019avait-il pris été victime du choc provoqué par le Nauts- tus?Oui, je le répète, il eu devait être ainsi.Une partie de la mystérieuse existence du capitaine Nemo se dévoilait.Et si son identité n\u2019était pas reconnue, du moins, leu nations, conlisées contre lui, chasssient maintenant, nou plus un étre chimerique, mais un boue qui leur avait voué une haine implacable! Tout ce passé formidable t à mes yeux.Au lieu de rencontrer ses atnis sur ce navire \u2018jui s'approchait, nous n\u2019y pouvions trouver \u2018tue des ennemis sans pitié.Cependant, les boulets se multipliaient autour de nous.Quelques-uns, rencontrant le surface liquide, s\u2019en allaient ricochet se perdre à des distances considérables.Mais aucun n'at- teignit le Vautilus, Son regard semblait l'attirer çp 263, col.LL, Le navire cuirassé n'était plus alors qu\u2019à trois milles.Mulgré la vi lente vanvunade, le capitaine Nemo ne paraissait pas sur la plateforine.Et cep«ndant, l'an de cvs boulets coniques, frappant normalement is coque du Veutilus, lui eùt été fatal.Le Canadien me dit alors : \u2018* Monsieur, tous devons ta pas.Faisons des signaux ! N vous somines d'honnêtes gen Ned Land prit son mouchoir pour l'agiter dans l'air.Mais il l'avait a peine déployé, que, terrassé par aue main (le fer, malgré ss force prodigieuse, 11 tombait sur le pont, * Miserable, S'eerin le enpotaine, veux-tu donc que je te cloue sur l'éperou du Vertes avant qu'il ne se précipite contre ce navire!\" I capitaine Nemo, terrible à entendre, était plus terrible encore à voir, Sa face avait pali sous les «pannes de son cœur, qui avait di cesser de battre an instant, Ses papilles d'étaient rontractées effroyablement.Sa voix ne parlait plus, er rugissait.le corps penché en avant, il tordait sous sa nai épanles du Canadien, Puis, l'abundonnant et ne retournant vers le vaissezu de guerre dout Tes boulets pleuvaient autour de Ini : \u201cAh! tu sais qui je suis, navire d'une nation inaudite * «'écria-t-il de sa voix puissante Mo pas eu besoin de tes couleurs pour te reconnaitre * 1 cle! Je vais te montrer les miennes?\" Et le capitaine Nemo déplova à l'avant de ls plateforme ua pavilion noir, semblable à celui qu'il avait déjà planté au pôle sud.A ce moment, un boulet frappant obliquement la coque du Nautilus, 2 > t tenter pour nous tirer de ce mauvais lialles * Ou comprendra peut-ètre que Lo canot lance au ruilien du tourhillon \u2018p 294, col.1,) 22 Juin 1876 san l\u2019entanier, et passant par ricochet près du capitaine, alla se perdre en auer.Le vapitaine Nemo hausse les épaules.Puis, s'adressant à moi : * Dencendez, me dit-il d\u2019un ton bref, desce \u201ceg, Vous #1 Vos conspagnons.criai-je, allez-vous don 1 vais le couler.7 aan cel! Je de ferai, répouslit froidement Je capitaine Neto, Ne vous avixez pas de me juger, monsieur, Lu fatalité vous montre ce que vous ne deviez pus voie.L'attaque est venue.Li ri peste sera terrible, Reutrez.Ce nevire, quel est-il ?Vous ne le savez past Ets bien tant mieux ! Sa nationalité, du moins, restets un secret pour vous, Descendez Le Canadien, Conseil et moi, nous ne pouvions qu'obeir, Une quinzaine de marins du Nautihes cutouraient le capitaine et regardaient avee un Tin phacntle sentiment de ha ui s'uvançait verseux.On sentait que tte souflle de vengeutnier anitait toutes ees - Vous ne fe Ames, Je desceudis au moment où Ut nontveu pro- jeetite érailluit core lu coque du Noeotites, et j'enteusdis le capitaine secrier: © Frappe, bevire Inseusé © Prodigoe tes inne.tiles boulets \u2018Fun ron du Noutilus, Mais ven pacs que Ur dois prerir \u201c 5 pus que tes fines allent afondre avec lex ruines du 1° DE de regageitai run chaire, Le capitaine et son
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