L'Opinion publique, 3 mai 1877, jeudi 3 mai 1877
[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Abonnement, paysble d'avance : Un an, $8.\u2014 Etats-Unis, 83.50.l'ont semestre commencé se paie en entier.-Yn ne se désabonne qu\u2019au bureau du journal, et il faut donner au moins quinze jours d'avis.Vol.VIII.No.18.Prix {ln numéro, 7 centins.\u2014 Annonces, Ia ligne, 10 centins, Toute communication doit être affranchie.Les remires d'argent doivent ne faire par lettres enregistrées on par bons sur la poste, AVIS Noue svous établi un dépôt de L'Opinion Publique ot du Canadian Illustrated News chez M.P.Decelles, marchand de musique, à Saint-Hyacinthe.Nous désirerions aussi en établir un aux Trois-Rivières, si quolqu\u2019un voulait s'en charger.Nous n'avons aucun doute qu\u2019un bon nombre d'exemplaires do nos journaux pourraient être vendus chaque semaine dans cette localité.Nos abonnés qui ont reçu leurs comptes la semaine dernière, vu qui les recevront coite semaine, sont priés de nous faire remise sans délai du montant qu'ils nous doivent.SOMMAIRE La guerre, par À.Gélinas.\u2014La guerre d'Orient.\u2014A nos oem patrivtes.\u2014Nos gravures: Mission de Saint-Al- bert ; L'incendie de Raint-Louis ; Le premier steam.bout ; Démission de M.Corrier ; L'ile aux-Grues, comib de Montmagny ; Bpencer Grauge, Siler; prés Québer : Ouverture du parlement impêri ottorman.\u2014Cinquantième anniversaire épiscopal de Pis 1X.\u2014Le chien d'or, par Benjamin Suite.Revue étrangère.Echos parlementnires\u2014 Nos délasse- rornis, F.J.Correspondance, par Delta.-Les Fils de sours de sonnets, par Mont Granier taui JM.Le Moine.\u2014 ie : Sannets et fai- « Lat\u2018orde-\u2014La Sarcier du uines de Beaumanoir, Uttéraires, par Saint.Julles.\u2014Bibliograpi portrait de Ple IX \u2014 Fehua d'Ottawa, pa uvellrs diverses.\u2014 \u2018Terrible catustenphe 4 Montréal.\u2018aits divers.Non CRAYURES: Mission de Kaint-Aîbest, territoire du Nord-Ouest ; Je premier bateau de lu suieun ; Tle aux-(irues.comté de Montmagny : Recherche (le cadavres dane les ruines du Mouthern Hutel ; Spencer Grange.Sillery, Québec ; Incendie du Routhern Hotel, lo li avril; M.J.M.Carrier résignant son siôge dans Chambre des Communes: La plaine de Marathon; Ouverture da parlement uttoman : Læciure du discours du trâne.LA GUERRE Le sort en est jeté.La guerre est «é- claréo entre In Russie et la Turquie.les hostilités sont déjà commencées,et les deux urmées rivales, qui semblaient n'attendre qu'un signal pour se précipiter l\u2019ane sur l'autre, sont entrées en campagne immédiatement.Files avaient passé l'hiver à se préparer à cet événement suprême, qui ne les a aucunement prises au dépourvu.La Russie voulait ln guerre, elle va l\u2019avoir, Il reste à voir quels en seront les résultats.On s'effraie en songeant au caractère particulier de cette lutte qui commence.Ît ne s'agit pas ici d'une guerre de voisin à voisin, d\u2019un conflit de deux peuples appartenant à la même famille etaux mêmes croyances.C'est un duel & mort entre une nation européenne et chrétienne, qui se pose comme le champion de la chrétienté et de la civilisation, et une mation asiu- tique et infidèle, qui a plus de titres que sa rivale pour se considérer comme représentant toute une branche de 1a grande famille humaine, ct qui va marcher au combat avec la furie et l'audace du désespoir.C\u2019est la Croix et le Croissant, le Christianisme et l'Islamisme, qui sont en présence, dans la pensée du moins, des deux peuples rivaux, qui font de cette guerre une guerre de race et de religion.Il y à plus de vingt ans que le monde W\u2019a assisté à pareil spectacle, Toutes les guerres qui ont eu lieu depuis 1856 avaient un carmctère beaucoup moins grave que celle-ci.La guerre le 1859, qui avait pour but l'unité italienne, la guerre de 1866 ot celle le 1870, qui ont eu pour motifs l'unité allemande et l\u2019équilibre occidental, n'oflrent pas ce caractère grandiose quo présente la guerre ac- tuolle.Nous somuies ici en présence de l\u2019éternelle question d'Orient, qui date de l'établissement des Turcs en Europe, et qui a surtout pris de importance depuis JEUDI, 3 MAI 1877 que la Russie, qui n'existait pas en 1453, est apparue sur la scdne moderne.C'est en dépit de l\u2019Europe que cette guerre eat déclarée le gouvernement russe, malgré l'habileté de aa diplomatie, ne pourra réussir, quelle que soit l'issue de la lutte, à cacher ce fait, qu'il est cause de Ia guerre, qu'il l\u2019a recherchée et qu\u2019il n\u2019est venu à bout de l'obtenir qu'au moyen de l\u2019intrigue et de l'astuce.Les puissances voulaient la paix an prix même de concessions qu\u2019elles n\u2019eus-ent pas faites en d'antres circonstances, parce qu'elles ne cunsi- déraient pas Je moment propice pour régler Ia question d'Orient.La Russie s'est obstinée ; elle à précipité los événements, elle en porters la responsabilité.Il y a vingt uns qu'elle guette l'occnsion de prendre sa revanche sur la Turquie et sur l'Europe ; l'heure est arrivée pour elle ; elle «st prête ou se croit prête, elle en profite.C'est à titre de protectrice naturelle des chrétiens de Turquie que la Russie entre en campagne.Cette qualité que le Czar assume dans sn circulaire aux puis- T rances, fait reculer l'Europe à un quart de siècle en arrière ; elle équivaut à l'annulation complète du traité de Paris, Par ce traité, il avait été réglé, en effet, que le protectorat des chrétiens de Turquie appartenait à toutes les puisances signataires, et non pus à la Russie seule.La Russie, vaincue alors, accéda à cette condition.En vertu de cette convention internationale, c'est done à l\u2019Europe de juger si la condition présente des chrétiens de Turquie nécessite une intervention armée, et non pus À la Russie seule.Il est vrai que le protocole, rejeté par la Porte, à été signé par toutes les puissances, mais ce fait L\u2019implique pas nécessairement une déclaration de guerre de la part de celles-ci.L'Europe ne s'est prs prononcée, et la Russie, en prenant reule l'initintive, ana consulter ses Cu-aignataires, leur jette le gunt et foule aux pieds le traité «de 1856.Des cinq nations qui ont accepté le protocole russe, deux ont gardé le silence sur leurs intentions : la France et l'Ailemagne ; trois : l\u2019Autriche, l\u2019Angleterre et l'Ita- talie, ont désavoué l'action de la Russie, Aussitôt après lu déclaration de guerre, lu Porte à fait aclresser aux gouvernements européens une circulaire dans Inquelle elle proteste contre la conduite du gouvernement russe, et fait appel aux puissances de la violation flagrante des traités que comporte cette conduite.Rien n\u2019a fait voir encore qu'elle serait In réponse définitive de l\u2019Europe.En attendant, la lutte cst engagée.Ia première bataille s\u2019est livrée en Asie, sur la frontière de la Circnesie.Les Russes nu- raient été battus dans cette première rencontre, ct ils auraient perdu 800 hommes.Du côté de l'Europe, il n\u2019y à pas eu d\u2019engagement.(\u201cest la vallée du Danube qui sera lo théâtre naturel de la guerre, Les Russes ont travorsé le Pruth et envahi la Roumanie, la première des prov nces turques du côté du mord.L'armée turque est entrée, de sun côté, dans cette principauté, et le premier choc ne tardera pas à se produire.Toutes les nouvelles de l'Orient sont nt- tendues nvec impatience dans le monde entier.On se demando avec anxiété quelle sera l'attitude des puis-ances.Ia lutte, limitée entre la Russie et la Turquie, serait bien assez sérieuse ; mais il est probable qu'elle ne tanlera pas i dégénérer en conflit général.Toute l\u2019Europe sera peut- être en feu dans quelque temps.C'est Ia France, surtout, qui préoccupe le public.Laissera-t-elle violer impunément le traité de Paris, dont elle a été le principal signataire?Laisseri-t-elle écraser la Turquie sans intervenir ?Et si elle inter vient, Allemagne, qui n'attend que cela pour entrer en scène «le son côté, ne se jettera-t-elle pas sur les provinces du Nord 1 Si elle ne consulte que In sagesse et ses intérêts, la France restera neutre; mais il est à craindre qu\u2019elle oublie la prudence, surtout si elle est provoquée.Au lendermnuin même, de la déclamtion de guerre, le général de Moltke a pronon- eé au Reichstag allemand un discours qui a été considéré comme une provocation et une menace directes à l'adresse de la France.Qui peut dire ce que l'avenir tient en ré- réserve, an commencement d'un jureil conflit ! A.GELINAK, La nouvelle de la guerre orientale à déjà produit son effet, même duns les puys les plus éloignés du Posphore, Ici même, lu Bourse s\u2019en est ressentie fortement, at le prix des denrées s'est élevé subitement.Un s'attend à un changement favorable dans l\u2019état du commerce, à cette veu sivn, C'est ainai que le malheur de l'un fait le bonheur de l\u2019autre, selon le proverbe, Nos voisine des Etats-Unis nous ont dev.ncés sous ce rapport.On estime qu\u2019ils ont vendu, depuis six mois, pour près de 40 millions de dollars d'armes à la Russie et à la Turquie.Le commerce ignore les sentiments ; il fait profession d'être cynique et brutal, Les journaux américains ne parlent, en ce moment, que des heureux résultats que Ia guerre va produire aux Etats-Unis au point «le vue commercial.Ils s'occupent benticoup plus des millions que la guerre va leur donner, que «es ruines et «du sang dont elle va couvrir l\u2019Europe.Ils manifestent À ce sujet des sentiments peu chré- tieus, peu humains, Il nous est bien permis, cependant, mins imiter leur cyuisme, de nous préparer, nous aissi, À profiter des avantages que ln guerre va offrir à notre commerce, La déclaration de guerre a déjà produit une hausse considérable sur les céréales ; que sera-ce si toutes les nations de l'Enrope en viennent aux mains ?L\u2019Atmérique, évidemment, ne pourra suffire à In demande, et tout ce que le Canada pourra produire sera promptement enlevé, On n'a pas d'idée, peut-être, du prix que les denrées atteiu«Iront l'automne prochain.11 importe done que nos cultivateurs se préparent aux éventualités en semant le plus de céréales possible, du blé surtout.Chaque épis de blé vaudra de l'or cette année.La hausee du prix des denrées va faire assez de mal aux clases pauvres pour qu'au moins nos cultivateurs s'efforcent d'en profiter, ici comme ailleurs.ll vat difficile encore de dite si uns guerre européenne serait utile où nuisible, en général, à la prospérité du Canada, main il n'y 5 pas de doute qu'elle va remplir de pinatres lex goursets des cuitivateurs, Nous publierons, la semaine prochaine, une carte complète et détaillée du théâtre de la guerre, Nous\u2019 nous efforcerous aussi, comme nous l'avons fait en 1870-71, de tenir nos iccteurs nu courant des événe- ments, aussi fidèlement que possible.Nous tâcherons de donner, en même temps, dans L'Opinion Publique, les gravures fe plus intéressantes concernant Ia guerre, telles que dessins et vues de camps et de batailles, portraits de généraux et de diplomates, ete.La Turquie d'Europe se «divise en sept grandes régions : la Koumélie, qui est la province turque par excellence, et qui comprend les principales villes de I'Empire ; la Bulgarie, au nord de la Roumélie, entre cette province et la Roumanie ; la Roumanie, au nord de la Bulgarie, séparée ile cette province par le Danube, et de lu Russie par le ruth, dont Je nom est devenu célèbre uns ces derniers temps (ces trois districts, qui forment la partie orientale de la Turquie d'Europe, sont situés sur la Méditerranée, la mer de Mar- mora et la mer Noire) ; I'Albanie, au sud, entre la Rowmélie et Ja Grèce ; le Monté- négro, au nord se l\u2019Albanie ; ln Bosnie, au nord du Monténégro (ces trois provinces sont situées sur l\u2019Adriatique) ; en- tin, la Serbie, qui est comprise entre l\u2019AI- baie, la Ioumélie, la Bosnie, la Louma- nie et le Danube, qui sert, à cet endroit, de frontière eutre l'Autriche et la Turquie.C'est par la Moumanie que les Russes envahissent l'empire ture, et c'est cette principauté qui va servir de théâtre à In guerre pour commencer.Si les Tures sont furcés d'évacuer la Rouma ils pourront encore opposer une lurrière reloutable aux Jiusses, en ge retranchant derrière leurs forteresses du [annbe, dans la Bulgarie.On lit dans le Cenarion : Comme on peut le voir por les dépéches, la Turquie tient à mettre ses ennemis compilète- ment damm leur tort, et elle y rénssit admirable.nent.La Russie Ini Fait ls guerre sans l'ombre d'une raison ; le gouvernement ottoman a inaugure tontes les rélormies detnandees par les pouvoirs ; il travaille à l\u2019amelioration du sort des ohrétiens ; il semble disposé à rendre tots ses aujets égaux devant la lot, et, avant de lui donner le temps de montrer #11 eat de bonne foi ou nou, la Russie lui déclare lu guerre.11 est ainsi évident que le gouvernement moscovite a d'autre chose en vue que le soulagement des chrétiens de la presquile des Balkans, qui, après tout, tie sont pas pits malheureux que le commun des mortels.Aussi, personne, croyons- nous, ne sympathise plus avec la Russie ; personne ne croit à son désintéressement, tout lo onde la condamue, Quant à la Roumanie et la Serbie, elles jouent un rôle indigne.Bien qu'elles soient tenurs par un serment solennel à agir de rnnrert avre ja l\u2019orte eu can d'invasion, elles favorisent les manauvres des artndes russes, La Turquie à bien dus défauts, elle à commis des crimes sans nombre, mais, en cette circonstance, elle combat pour sou droit, elleest la vie.tine d'une injustice criante, em.LA GUERRE IFORIENT MENMEIGNEMENTS D'ACTUALITÉ Nous empruntons à une revue anglaise les renseignements suivants, qui sont d\u2019un grand intérêt dans les circonstances pré- ventes : Dans la cinquième édition de son livre sur vIn politique de I\u2019 Angleterre dana l'Orient,\u201d le baron Henry de Worms donne quelques tables intéressantes.L'une d'elles fouruit le dénombre ment de le population de l'empire ottoman, qui en comptant les Etats tributaires, comprend 13 millions de Turcs, un million et demi d' Arabes, 600,000 Turcomans, Tartares et Zingaris, 5 millions et 128,000 Roumains 2 millions de Green, trois millions de Herbes, quatre 206 L\u2019OPINION PUBLIQUE 8 Mai 1877 millione et 800,000 Bulgares.500,000 Serbes et 800 mille Bulgares professent Ia religion mahométane.En Serbie, il y n 450,000 estholiques romains.100,000 Albanais aussi sont catholiques.Avec les Etats tributaires, le total de la population atteint 52,092,068 âmes ; mais dans le nombre on compte de 11 millions de Nubiens, 5 millions d° iens, plus de 8 millions de Roumains et de Serbes.Une autre table doune l\u2019effectif des aruées des diverses puissances.La Russie possède 1,789,571 soldats ; la Turquie, 629,736: I'Allemagne, 1,248,834; In Frauce, 1.118,525 (avec les réserves et l'armée territoriale » ; l'Autriche, 964,028 ; l'Italie, 871,871 ; l'Angleterre, 655,- 808.Mais dans le contingent anglais, 183,342 hommes seulement appartiennent aux troupes régulières, le resto se composant de miliciens et de volontaires ; et sur le total des troupes ré- gulibres, 62,849 se trouvent dans l'Inde et 21,- 72 dans les colonies.De même, l'armée turque compte 175,360 irréguliers, et seulement 154,376 ers ; mais les irréguliers sout généralement de bons solduts, malgré leurs habitudes de dépiédation, et il serait plus que puéril de leur comparer les volontairesangiais.Duns les autres armées suropéennes, le total se compose à peu près par moitiés égales de soldats actifs et d'hommes de réserve ; mais l\u2019Allemague possède l'avantage sur les autres puissances, en tant que sa reserve, sa landwehr et même sa landsturm ne comptent que des hommes parfaitement dressés et disciplinés.En fait de flottes, la France marclie au premier rang pour le nombre des navires blindés ; elleen je 63, taudis que l'Angleterre elle- même n'en s que 61 ; mais, comme l'Ang'etere compte 449 autres vaisseaux «de passe, pendant ue France n'en à que 306, lu suprématie maritime est toujours du rôté de la Grande-Bre- tagne.La Russie le 31 navires cuirassés et 124 vaisseaux de haut bord ; la Turquie a 21 bâtimeuts blindés, l'Italie 17, l'Autriche 12, l\u2019Allemague 8, lu Grèce 1.On asouvent prétendu que lu flotte turque est supérieure à celle de is Russie ; mais il serait impossible de l'affirmer ; ce qui est incontestable, c'est que la flotte russe, dans la mer Noire, est trés-faible.Le Monténégro n\u2019a que 190,000 habitants et an revenu annuel de 125,000 france ; mais il compte 26,000 soldats, ce qui revient à dire que tous les hommes valides sont sous les armes.La dette publique russe dépasse sept millards et demi de francs ; celle de ta Turquie est de cinq milliards.Le théâtre des opérations de la guerre sora naturellement, pour commencer, le territoire roumain, placé entre la Turquie et la Russie.La Roumanie est séparée de la Turquie par le Danube, et de la Russie par le Pruth.Comme cet Etat est vassal de la Purte, passer le Pruth, pour l\u2019armée russe, c'est envahir la Turquie.Voici quelques détails sur la position ot les mouvements probables de I'armée russe: I} y a deux voix ouvertes à l'armée russe.Elle devra marcher à travers la Moldavie, la Valachie et la Bulgarie, ou se diriger vers l'est, monter à bord des transports, à Odessa, et se rendre à Varna, où elle pourra débarquer, si elle n\u2019en est pas empéohée par les vaisseaux tures.La partie du Pruth qui e la frontière de la Russie est à environ 600 midles de Cous- tantinople, et à 200 ou 800 milles du Danube, pendant que ce dernier est à environ 100 milles de Varna.Si l\u2019armuée russe débarque à Varnu, comme on l'a supposé, et ne réussit pes à prendre Constantinople, et si elle est surveillée, sur la mer Noire, par une flotte, elle sera daus la position d'une armée enveloppée.1) n'est pas vraisemblable qu'aucun stratégiste russe songe à la seconde ternative.Bi la Russie veut faire une guerre heureuse, elle doit s'emparer des forteresses sur la rive droite du Danube, depuis Vidin, y compris Roustchouck et la Bilistrie ; elle doit s\u2019eim- r des clefs des défilés du Balkan, Parodi, chums et Sophia.Elle aura encote, cependant, plusieurs jours de marche à faire pour ur- river au Danube, eten supposant qu'elle ne rencontre aucun obstacle dans son chemin.il lui faudra 18 ou 20 jours pour arriver à Constantinople._Ainsi, selon toutes les apparences, ls lutte sera longue.[C'est aussi ce qu's prévu ie général Von Moltke, qui doit sy connaître un u.PP En 1828.29, il fallut huit mois aux Russes pour s'avancer du Pruth jusqu'au Balkan.Alors la Turquie n\u2019était pas, tant s\u2019en faut, \u2018aus une aussi bonne position qu'aujourd'hui ; cependant, elle lutte bravement contre des forces supérieures.Alors les défilés du Balka n'étaient pas sussi bien défendus qu'aujourd'hui.Les troupes de la Turquie viennent de prouver qu\u2019elles sont braves, et ses places fortes peuvent opposer une sérieuse résistence à la vaste armée ruse.Bi l\u2019armée russe est considérable, celle de la Turquie n'est pas insignifiant.On ealcule que cette dernière pont Tuettre en campagne prés d'un million d'hommes bien armés et environ mille canons.Le pays où devra se vider In querelle est cou vert montagnes et de plaines hutides bien u favorables la lourde cavalerie russe.Msintenant, ia Russie s-t-elle dans ls mer Noire une flotte capable d'appuyer ses colonnes envahiseantes ! C'est ce qui reste à savoir.Un journal anglais dit que ai aucune autre ce n\u2019intervient\u2014chose bien improbable la lutte sera longus et douteuse.A NOS COMPATRIOTES La guerre est commencée, et, comme nous n'avons aucun doute qu'elle embrassers avant trois mois l'Europe entière, nous invitons tous ceux qui veulent suivre attentivement les scènes terribles du grand drame, à w'abonner à L'Opinion Publique.Nous nous proposons de publier, toutes les semaines, dos articles et des tableaux qui tiendront nos lecteurs parfaitement au courant des événements et des vpérations des armées.Nous allons faire, cette nn- née, in effort suprême afin de voir si la po- ulation canadienne-ftançaise eat disposée à encourager un journal qui lui offre ce qu'elle no peut trouver nulle part ailleurs, Nous invitons nos agents, et en général les amis du journal, à le répandre, atin qu'il soit constaté que les Canadiens-français aiment assez & s'instruire at ont assez de patriotisme pour soutenir un journal qu'un peut regarder comme une institution na- tivnale.Nous avons entrepris de réveiller, à l\u2019égard de L'Opinion Publique, le sentiment populaire qui lui était si favorable autrefois.Il y eut un moment où l\u2019on parlait de la disparition de L'Upinion Publique, et tout le monde s'en chagrinait ; quelques personnes ont alors entrepris de se sacri- tier pendant un an pour essayer de ia conserver.Ile ont eu raison de compter sur les sympathies du publie ; car les abonnés arrivent, comme dans le bon temps, à raison de quarante et cinquante par semaine.Mais il ne faut pas que ce mouvement se ralentisse.À l\u2019œuvre donc, tous les amis de l\u2019art et de la littérature, tous ceux qui comprennent ls nécessité de répandre l'instruction parmi le peuple ! La RévacTIoN.\u2014\u2014 NUS GRAVURES Mission de Saint-Albert Cette mission, une des plus importantes parmé les établissements catholiques du territoire du Nord-Ouest, est agréablement située sur une petite rivière, qui se décharge dans la branche nord de la Saskatchewan.Le poste de Saint-Albert, fondé pendant que Mgr.Taché était encore l'évêque de tout cet immense territoire, à grandi rapidement.Bientôt il devint le siége d'un nouvel évêque.Sa Grandeur Mgr.Grandin, coadjuteur de l'évêque de Suint-Boniface, fut le premier titulaire du divcèse de Saint-Albert, et le premier suffragant de la province ecclésiastique de Saint-Boniface.Baint-Albert est à quarante-cing milles à l'ouest de la mission du lac Saiute-Anne.Cette dernière est la première mission fondée dans le territoire du Nord-Ouest.Le Rév.M.J.-Bte.Thibeault est le fondateur de la mission de Sainte-Anne.C\u2019est lui qui, en compagnie du Rév.M, Bourassa, commença l'œuvre des missions dans ce pays, qui, aujourd'hui, renferme grand nombre de missionnaires et d'établissements religieux.Notre gravure nous montre l'humbie cathédrale de Saint-Albert.A la droite de l\u2019église se trouve l'évêché, et de l\u2019autre côté, le couvent des Révérendes Sœurs de la Charité, qui tiennent un orphelinat, un pensiounat et une école pour les enfants de cette colonie.La population de Saint-Albert se eum- pose principalement de Métis et d'un certain nombre de familles canadiennes.Quelques sauvages (les Cris) se sont aussi joints aux Métis.Une centaine de maisons sont échelonnées des deux côtés de la mission.L'été dernier, une grêle désastreuse a détruit les moissons de ls mission et des colons.De suite, le gouverneur Morris, qui se trouvait alors dans les environs, obtint du gouvernement d'Ottawa un ec- cours en provisions pour la petite colonie si éprouvée.Nous venons aussi d'ap- rendre avec plaisir que l'hon.M.Pelletier, ministre de l'agriculture, vient d'informer Sa Grandeur Mgr.Taché que son départementsecords un subside de $15,000 afin d'acheter des grains de semence pour les habitants de Éconie de Saint-Albert.Tous les amis des missions seront heu- roux de euvoir les dispositions généreuses du gouvernement envers nos compatriotes de Saint-Albert.L'incendie de Saint-Louis La ville de Saint-Louis à été le théâtre, il y a quelques jours, d\u2019un incendie comparable à celui de Brooklyn, qui a eu lieu l\u2019année dernière.Un hôtel, le Southern Hotel, 8 $16 consumé, et plus de cinquante personnes out péri dans les flammes.Notre gravure, empruntée aux journaux illustrés des Etats-Unis, peut donner une idée de cette scène d'horreur.Le premier \u201csteambost\u201d C'est toujours un événement important que l'arrivée dans notre part du premier bateau à vapeur, après lo épars des glaces.Il semble que tout renalt la vie, avec l'ouverture de la\u2018 navigation.Notre gravure représente le quai Bonsecours à l'ar- rivéa du premier bateau.Ce desein à été fait par notre artiste, le 22 avril, à l'arrivée du Chambly dans le port de Montréal.Démission de M.Carrier Nous avons déjà parlé de la démission de M.Currier, député d'Ottawa.Cotte résignation à iuspiré à notre artiste cette gravure, qui contiens quelques biuettes assez caractéristiques.L'Ile aux Grues, comté de Montmagny Cette île, une des plus considérables du bas du fleuve, mesurant six milles de lung sur \u2018eux de large, fut concédée comme fief seigneurial au successeur de Champlain, en 1646.Elle passa ensuite dans le domaine des LeMoyne, qui y possédaient un manoir dont on voit encore les ruines, et, plus tard, a la famille de Beaujeu, La population do l'île est de eix cents à huit cents ames.Un voit, dans notre gravure, l'église paroissiale, sur le côté nord de l\u2019ile.le manoir do l'ile appartient encore à un 1eMoyne, M.McPherson LeMoyne, de Montréal.Spencer Grange, Sillerys près Québec Cette belle résidence est bien connue.Elle est eituée à deux milles ot demi de Québec, eur le chemin de Saint-Louis.Bâtie par Henry Atkinson, écr., marchand, de Québec, qui vendit lui-même sa résidence de Spencer Wood au gouvernement canadien, cette propriété appartient, depuis 1860,à M.J.M, LeMoine, notre écrivain et savant canadien, à qui les lecteurs de L'Opinion Publique sont redevables de tant d'écrits et d'études si intéressantes.M.LeMoine s douné à cette maison, dunt il a fait sa résidence, la réputation dont elle jouit aujourd'hui.Ouverture du parlement impérial ottoman Le 19 mars dernier, lo Sultan a reçu au palais de Dolma-Bagsché, les membres du premier parlement ottoman réunis à Constantinople pour la session qui a commencé le lendemain, 20 mars, La cérémonie à eu lieu dans la grande salle de réception du palais.À l'une des extrémités de la salle s'élevait le trône d\u2019or du Sultan.Des deux côtés de la salle, de riches tapis étaient étendus pour marquer la place des ministres, «les hauts fonetion- naires et des dignitaires de l'empire.Au centre de la salle, on avait placé des bandes de tapis transversales, qui marquaient la place des sénateurs, à «droite, en face defa Majesté, et des députés à gauche.Au-delà du tapis, les hallehardiers impériaux formaient une ligne rouge et or rehaussée par la ligne noire des tirailleurs qui se trouvaient derrière.Les intervailes laissés unt été graduellu- ment remplis par ceux qui avaient été invités à assister à la cérémonie, Le cor diplomatique, les cazaskiers, les ulemas te lus haut rang, les généraux de division, les ministres, les membres du conseil d\u2019état, les chefs ecclésiastiques des communautés chrétiennes et israélites, les députés ayant à leur tête Ahmet-Véfik offendi, président de la Chambre, les sénateurs, etc.A deux bourse pricisoe, los rtes des D ments du Sultan ont ouvertes, Pre Mojouté, précédée de Kiamil bey, d maître des cérémonies, à fait son entrée, ot eat allée so placer devant le trône, Kiamil bey se plaçant entre le trône et les députée.Sa Majesté était suivie des princes Réchad effendi et Djetualledin effendi, do Said pacha, maréchal du palais, de Hamdi pacha, Serkis boy, Ballisn et autres fonctionnaires de la maison impériale, qui ont pris place derrière le trône.En prenant «a place, le Sultan a rdé un instant dans la salle, s'inclinant légèrement de la tête, Il a fait signe ensuite au grand vizir, qui setonaitau pied du trône, d'approcher, et lui a romis un rouleau contenant le discours impérial.Son Altesse l'a remis, à son tour, entre les mains de said pacha, premier accrétaire du Sultan, qui, se tenant sur un petit tapis séparé, on avant des ministres, à donné lecture de ce discours qui est assez long et contient beaucoup d'aperçus historiques.Aussitôt la lecture terminée, les hérauts ont erié : \u201c Vive le Sultan *\u201d Sa Majesté a salué et est rentrée dans ses appartements.Le soir, la ville entière était illuminée ; les quartiers de Péra, Galata et le vieux Stamboul ruisselaient de véritables cascades de feux de toutes couleurs.\u2014\u2014EPe\u2014\u2014_ CINQUANTIÈME ANNIVERSAIRE EPISCOPAL DE PIE IX PHOGRANME DEX GRANDES YÊTE= PE ROME A CETTE OCCASION 1.Lamajestueuse basilique Eudoxienne, cou- nue sous le nom de Saint-Pierre-ès-Hivns, où Sa Suinteté reçut, il y a cinquante é cration épiscopale, sers somptucusemen rée de tentures et «d'un splendide lum sous Îa direction de M.le chevalier Andrea Bu- siri, architecte de lu basilique et membre du comité promoteur roinsin pour la célébration des fêtes du jubilé.11.Le 81 nai et les deux premiers jours du mois de juin, on célébrera dans la susdite basilique un Triduwm solennel d'actions de grâces au Très-haut pour la conservation de la précieuse vie du Père commun des fidèles, Hi.Chaque jour, après vêpres, à six heures et demie précises, sera prononcé un discours de circonstance ; puis, le Saint-Secrement étant exposé, on chantera 1'Oremus pro Pontife- Nostro Pio, les litanies et le Tantum ergo.la cérémonie se terminera par la bénédiction du Saint-Sacrement.1V.Les discours susinentionnés seront pro- noucés : le premier jour, pur 8.G.Mgr.Egidio, Mauri, de l'ordre des Fières-Précheurs, évèque de Rieti; Le deuxième jour, par 8.G.Mgr.Lenti, archevêque de Sida, in partibus infidelium et vice gérant du vicariat de Rome ; Le troisième jour, par 8.Em.le cardinal Bar.tolomeo d'Avanzo, évéque de Calvi et Teano.V.Pendant ces trois jours, Is musique sera dirigée par M.le maestro Antonio Quadrini, organiste de la basilique de Saint-Jean-de-Ls- tran et maestro de la basilique Eudoxienne, Pour ce qui vat des cérémonies spéciales qui auront lieu le 3 juin 1877, cinquntième suni- versaire de la consécration épiscopale de Sa Sainteté, en voici le programme détaille : 1.Dis les premières heures du jour commen.cers dana la basilique Eudoxicune la célébration des messes, Nui se continuera sans interruption Jusqu'à midi, 11.A sept heures du matin, aura lieu la messe de la communion generale pourle pélerinage italien promu par M.le etmmandeur Giovauni Acquaderni, prénident du conseil supérieur dels Société de 1a Jeunessen Catholique «Italie, dont le siége central est à Bologne.119.À dix heures, meme solonneile célébrer, selon le rit pontifical, par un cardinal npécinle- ment désigné à cet effet par l« Souverain Pontifie.IV.Dans l'après-midi, après le chant des vêpres, le Saiut-Sacrement sera exposé et l'on chantera l'Uvemus pro Pontifice Nostre Pio, le Te Deum solennel et enfin le Tantum ergy, qui sers auivi de la bénédiction du Saint-Sacre- ment.V, À la messe pontificale, aussi bien qu\u2019au Te Deum solenuel, interviendront les Illuatris- simes et Révérendissimes évêques qui, à cette occasion, se trouveront à Rome, et qui seront spécislement invités, afin d'accroître paz leur présence la splendour de 1a cérémonie.VI, Beront également invités à intervenir les chanoînes réguliers de Latran, proposés à lu gure de la basilique Eudoxienne, ainsi que les loves du Séminaire Pontifical annexé à la même basilique.< VII, La messe de Pier Luigi da Palestrina et les vêpres, exécutées par les seuls chantres sans sccomn ements de musique, seront dirigées, ce jour-là, par M.le maestro Domenico Mus- tala, qui composers exprès pour le circonstance l'Oremus pro Pontifire Nostro Pio, Buivent les signatures des principaux metu- _ bres du comité promoteur. 8 Mar 1877 L\u2019OPINION 207 PUBL IQUE \u2014\u2014 \u2014\u2014 Ï b ae \u201cad, 4 NES or sti pes FA ré A PY MRE oo onan cts Sm gion Ror os een 5a Rl al NT mp WE, a Teak eT WM t A 4 i qr yo\u201d [3 i { à  Ni N i 3k A Ut ; MED A = N Ki EA #0 es Bree ie LR A oy ol 3 2 1 dd H A qe 6 a À & a i fy p NR NN LY i 4 CE Yu ho i À XW; a.js hy S À AS > 4 Sav 3 an ne [gure ON A ve fl, \" 8 ORE as! y AF IR ih 2) 244 hN WY ap Le ut û 9 A qu 3 0 pa A Will « SN w vd) put al op hi Jy Sa 49 fr od y PR fi à | A ve ÿ 1 I Ad Li à RIE FRY i Le fo i 7 ÿ I: \u2014 A ù 3») XW D ue = Be A) sn IE) : = (Breas 2 zs 0 & AL) di Hi NN _ PE Fate ; pH) 3 5 AY) i = pre e'augeer ae AES Ct SE =.> ve rer es =F: CET = ae net YN JZ Le eme, im MISSION LE SAINT-ALBELT, TERRITOIRE DU NORD-OULEST Z A rez 277 > 7 a} = GE Lit\u201d ron Sw \u2014 7 7 7 7 2 227 === 2 Zz Zs lg # / ZY FF #5 H 2 me #4 = \u2014 AE FE 4 7 ATE | Ea a ES 7% 1 wos pr i ZE 2 7 - F = AA Vi ot LIN = = a Es cr i a FA JE \u2014E Zz Lz Ze 27 ge = In 4 À A CE CE bi I =e od a, là À A 4 A j Ye J i 1868 A '% iy 1 cs ESS == Cyr D ! ï ps = 4 Mfr i! = hy Hin el, =.p il \" 1 es a = = > ti i A RE = HE Be mma, HS = = 4 = ~ J: 5) Ja # J oO \u2014_\u2014\u2014 OO À om ë te A= Ah 24 ai D [4 H ¥ NN su vu 7 a tv 0) Ÿ $ N N UP 7h iy i | f \\\\ 2 \u2014 => \\\\ NN \\ à fry | Es PE M M ER « A {: à \u201d hs .\\ A NN 2 \u2014_ \u2014 sap J | Li st A Sa Md _ LI } M | \u201c \u2014 \u2014_ ir a a a SF LES i Eo Ne unin | Jib ) J _ \u2014 7% He 0 hal _\u2014 MONTREAL LE PREMIER BATEAU DE LA SAISON\u2014 i APRES UN Vogts DE NOTRL ARTISTE i | # arse = ce we 7 wy 208 L\u2019OPINION PUBLIQUE 8 Mas 1877 _\u2014_ \u201cLE CHIEN D'OR\u201d Le chien d'Or, a nd 0 ebec, by W Kirby, un veri HA Car chez Lovell, Adam, Wesson & Cie., Montréal et New-York.Saluons un Anglais qui à étudié l\u2019histoire de la Nouvelle-France.Saluons l\u2019un des meilleurs romans canadiens qui aient été écrits en langue an- laise.Le Chien d'or nous peint le Canada durant les années 1747-49, Ce drame de dix-huit mois de durée fournit à l\u2019auteur mille occasions de jeter un regard en arrière de cette date, ou d'émettre des prévisions sur l'avenir\u2014\u2014aussi en at-il pro- ité ! La chronique du temps lui est familière : il l'émiette tout le long de son récit le plus adroitement du monde.*M.Kirby, malgré ses soixtante aue, à conservé la verve de sa jeunesse.C'est un talent mûri par l'étude et la réflexion, et par les bonnes idées qui sortent naturellement de sa nature franche et poétique.Il a, en effet, publié autrefois un poëme : les United Empire Loyalists, qui a fait ss marque.Ses personnages vivent de lu vie historique.Il les prond où il les trouve, tels qu'ils sont, avec les traits qui nous eu out été transmis.Ses dialogues roulent sur des sujets d'actualité au moment même où parlent les acteurs.La couleur Jocalecst complète et le tableau ne laisse rien à de- sirer, L'esprit du livre est éminemment sympathique aux Canadiens-fiangais.Notre portrait s\u2019y trouve de pied en cap sous un jour agréable, quoique les événements douloureux de la conquête, que l\u2019on pressent «léjà, apportent une teinte sombre dans ce fond de l\u2019œuvre, ce qui est loin de nuire is l'effet d'ensemble.En un mot, l'ouvrier est habile : il a choisi un beau sujet, et on le lira.Vous connaissez le prélude de la chute de Québec, C'était eu 174%, quatorze ans avant La première bataille des plaines d\u2019Abraham ; Louisbourg, la forteresse qui gardait la bouche du golfe Saint-Lwurent, venait de tomber au pouvoir des Anglais ; la guerre, allumée depuis cinq ans, men gaît de ravager tout le Canada ; nous lut tions en Acadie ponr prévenir l'invasion ; la famine menaçait nos campagnes, épuisées en partie par les réquisitions dea officiers du roi-et, pendant ce temps, où les mes françaises, les cœurs courigeux se serraient sous l'appréhension d'une cat:strophe générale, madame de Pompulour muntait sur le trône de France, y portant sa politique abominable, avec des ministres comme Berryer, qui, seize ans plus tard, voyant Bougainville déplorer la perte du Canada, lui dit : \u201cQuand le feu cst à la maison (la France), on ne s'occupe pas des écuries (le Canada).\u2014Au moins, riposta Bougainville, vous me détrompez, exr on m'avait dit que vous parliez comme un cheval.\u201d Voilà donc l'Acadie perdue pour nous et perdue pour toujours, cette fois.Les troupes remontent le fleuve ; Québec les reçoit.On attend au sein de l\u2019anxiété la plus vive.Du château à la chaumière, un seul sentiment règne, triste, mais nun pas encore accablant comme il le devieut dra.li reste tant de bonnes épévs, tan- de braves gens dans la colonie, que #4 conquête n'est pas à redouter.si la cour le Versailles ne l'abundonue pas la première, Elle l\u2019abandonnera, mais auparavant, elle veut avoir l\u2019air de tenter un pen de Ia défendre.T)ans l'automne de 1747, M.de la Galissonnière, nommé gouverneur, arrive à Québec.La présence de ce vaillant homme ranime les quelques courages qui commençaient à faiblir.On travaille avec ardeur aux fortifications de la place.Le sang des Canadiens, fouctté par lu menace d'un siège, etre cn fermentation, Ici, M.Kirby ouvre son roman.Bientôt, von« y verrez le parti des honnéteayens et le parti de ls Fréponne dont l'Intendunt Bigot est lechef.L'auteur met de suite ces deux forces opposées en lutte, et voilà toute la Nouvelle-France qui déroule sous nus youx ses plaintes et ses espérances ; qui nous montre le spectacle d'une population fidèle la toute épreuve jetée on piture A une troupe de chacals: et, au.Ja Batiure ® i En ei - as æPe : y.Re Te 2 a ÿ 14 pore ; | (he : i it A æ, D J I't aux Pins 00m ey du H a 3 î 3 | 1 E AS Se 1.ILE AUX GRUES ! A 3 13 ; Las me em 2.ILE AUX CANARDS La Pointe ime VE : Se \"1 ; 8.BATTVEE LA DUNE n | Ir Li ; N° 4 TLE AUX CoENEILLES 3 Ih 3 VE a ILE LU MILIEU \u20ac A WY ILE LONGUE x tL) > agé qe Cue pt Sup ILE.BONDI ça a Pea 4 42 3 = æuaeg LA MAis N SEIGNLURIALE y vel tt AS x La b 4 w > & et æ H i 2 3 \u201c Ses Milles _ _\u2014 _ \u2014 \u2014 EI à ap 3 ILE AUN GRUES, Codie DE MoxrMacsy D Ur Fe a > ST.LOUIS Iscpsen 1 Set intess Tears, ar 11 ven = Rl ED \u2014 I Taw 1 = LE, n For 1 A a =, ++ Tare rid 5 uinitl Cheesy = H + TINDIIH IA NOINITOSI , ¥ La ex Lars L2 a ie oe In bX \u2014 By My pik i pe ¥ er, < i or arly (3 ve RAY me = ~ we Tae 7 ee 43 us x æ Une 5 a, TX pt \u2014> TT = ! Fg (me EB: va A ci TT © set \u2014 AW! \u2014 \u2014 ney ] 5 S \u2014\u2014 LJ LH i \\ i A A | gp 3 m= #| it IE Ih i 7 == J] RIT precy | Pa m= (Hi == we v= = IT = wer J XY 5 fl i pe -\u2014 LA ad a Pra iN Liv Far E>) finds = >a Prey » une ÉTÉ ar 7x = Ae - =! + Vd ee eT TT TT ty \u2014\u2014 es wn a Ci Ee >< o eo Cn 72 es méme = - mY, IT Lea = i AR et > =e LISTIVIN ¢ \u2014 Try ly li a RS = - \u2014\u2014 = Ll SPENCER GRANGE, ~ Noy SF olel ts in it == \u2014 8 Mar 1877 11 _\u2014 = -\u2014-\u2014 T= i \u2019o PINIO N a UnL TQ U E = - [== \u2014 \\ ae ton te x _ FOR £1 i X ré F 4} ui 4 M À A Fr po \"> 2e 1 Le lez A N A wis (es Sa ic 77 \u201c2 [ > % > S à) th i 4 pe \\ > IY Te À of 4 \\ 3 VA \\ AL fl NG Wa Z.: a Pa Ra ; \\ 7 yi an _ \u2014 a 8 4 3 \\ M VS | B=} \\ be * , Hl | LB 7 UN NE EA YU tas.WE Nain 3 oe | \u2018 NN En RR À a Le Re Tri wl PR ?A) i in.PET) 1 \u201c| | À Q Hi M By \u2014 me » « Va { er 3 A fl = 44 ye \u2018 4 SN = Vi Teen £2 wig = \\ pA ue IE A he Se A > TRE ART CS T 1 fi ir =) \u201cAl 4 Hi i Se 4 La FF 2 3.EE ZE _ Z mere CE A OTTAWA M JM UURRIER RESIENANT SON SIÈGE DANS LA CHAMBRE DES COMMUNES l'a ~ S UEOQUIS DE NOIRE ARTISTE > ed Le Ea AT, = £ 4 e \u2019 \u2014 ! 3 - a.= en) \u2019 \\ fu - QG SY EX À 2 df 24 = I = 4 >\u2018 NS Cy i age 8 #3 bp \u20ac Es Xu 2 ¥ $ % Se, Pad + A J \u201ca; > = SET TA r= Ÿ He (3 VE 3 Yi, \u2018 om oy A a + 3 is, Ae 24 Tas gar a LIS a a Lyd rd des net i EA AIAN van weil = 200) >\u2014 AE Lee.5 La = mit ES = irl Ë 2 de dar Co ep LE = A pures.x 2 2m 5 ae tv; or 3 Ew += = rey rs Qe ha) ae \u201cmir 1g 0 ox = or, DAS \u2014r LS oF A 3 Sa NE = % 2 Gene \u2014_ 2 oe re 1 ppt 3 lyfe de \u2014 aie.mT Ta VR = æ- ¥) PF CE Ou Vr œ Pl \u2014 Sy NAS a -\u2014 PR ce x = RY 2 le \u2014_ COTE stone = LS LA PLAINE DE MARATHON 213 L\u2019OPINION PUBLIQUE 3 Mai 1877 SONNETS ET FAISEURS DE SONNETS Nos muses sunt on prole aux falseurs de sonusts; Elles et le lectenr on vain demandent grâce.\u2014Un rimeur euragé d\u2019entrailles n'eut Jsmals-\u2014 Les pôtres, Diou merci, sont de 1a pire race ; The nots Jeitert an nex.chaque mais, des bouquets Etdes ar qu'à baiser Zéphye fait ia grimace.L'an ratnnese en revuell les sonnets qu\u2019il à faite ; L'autre iminole un sonnet d\u2019abord dans sa préface.Ranbets cl.sonnets 14, sonnets partant, Celui qu peut faire un sonnet est grand Lomme aujowed hui à quarturz'dme vers vst ie bonheur supréme.Un sonnet sans défaut caut seul un Nos rimeurs à l'envers ont saisi Deeprésux : Un seul de leurs sonnets referme cent défauts! * A.LaConnt.Ottawa, 15 avril.* Nors Ev.\u2014 Le sonuvt ci-dessus justifie le dernier vers, et l'intention de l'auteur justifie le sonnet.LE SORCIER pv MONT GRANIER DEUXIEME PARTIE L\u2019ECHANSON DE MIRIBEL Non ! tous les cæœnrs n'ont pas le ver de l'égoisme, Tous les riches n'ont pas fouilth dans le bour! i La pudeur eroft, plus belle, à côté du cynisns Les prês ont plus de fleurs à cété du charnier.(Ocoirn, Feuilles mortes, vi LE FRSTIN DE MONSIEUR DE BELLETRUCHE.Le lendemain, Prégent du Rocher sortit de grand matin, après avoir longuement conversé avec sa nière et sa sœur.Le résultat de cet entretien fut que le mendiant Jérôme reste- Trait désormais chez les du Rocher, à titre de serviteur.Jerôme parut satisfait au-delà de ses désirs On lui donna des vêtements convenables, et dès le jour même, il se mit courageusement à la besogne.En quittant ls maison, Prégent, portant à la main un gros bouquet de violettes et de primevères, re dirigea tout druit vers l\u2019hâtellerie de T'Orme.Césaire Fenouil.«lebout sur le seuil de l'hôtellerie, s\u2019entretenait avec son voisin Crépin Tordiguet, le cordonnier-juré.\u201cTiens! s\u2019écria celui c'est munseigneur Prégent.\u2014En personne ! juyeux de vous voir bien portant, maître Crépin.\u2014Aldobrande est à la messe, sire Prégent, dit Fenouil.Depuis qu\u2019il est entendu que les norrs auront lieu le 25 imars\u2014en carême !-\u2014-par dispense de Sa Grice notre seigneur l'Evêque.\u2014En caréme * interrompit Crépin, au comble de l'étonnement.\u2014Oui, maître, répondit tristement le jeune homme.Eulalie à exigé que je demandasse cette faveur à monseigneur de Miribel; elle veut, dit-elle, me voir l'heureux époux de son sie Aldobrande, avant de quitter ce monde pour le ciel.\u2014l\u2019auvre chère fille ! dirent tous deux Cré- pin et Cexsire, étnux jusqu'aux larmes.C'est un ange qui manque au paradis du Lon Dieu.\u201d L'hôtelier, craignant de voir la causerie n\u2019en- Rajger sur Un sujet anssi triste, reprit : ** Eh bien ! sire Prégent, donnez-moi votre houquet : je vous promets qu\u2019Allobrande l'aura dix son retour.\u201d L'échanson fit une moue significative : \u201cHi! Je sais bien que ce n\u2019est pas la même rhose, dit gaîment Fenonil.Du reste, vous pouvez attendre, entrons duns la cuisine, et nous boirons un verre de godale.ou deux, Als santé de vote bonne sœur.\u2014Non, je vous remercie, maître Fenouil.-Vous préférez peut-être l'hypocras 1.\u2014\u2014Je préférerais tout un verre d'eau pure, ai j'avais soif.\u2014De mon temps, dit Césaire en secouant la tête, Une mesure de cervoise ou de vin.\u2018 l'régent vit clairement que son futur beau- père allait entamer un récit, dont rien ne pourrait ralentir le prolixe développement.Il we lâta de lui remettre son paquet de violettes et s'enfuit d'un pas ropide.Au détour de la rue Borcière, il se trouva face à face avec Uger de Ternier, qui l'arrêta au Yrassage en lui disant : \u201c Tucours à perdre haleine, où vas-tu?À prive as-tu souci de ta belle cape de drap vert, qui te va comme une bague à mon doigt ?Es-tu, ce soir, du featin de Belletruche t On dit que tu tr maries dans quelques jours, est-ce vrai?Ft l'on njoute que ta fiancée n'est point la future d\u2019nn prince ! -\u2014Par ls Joycese du graud Charlemagne ! monsieur de Dernier, je crois que vous m'inter- zt.Puisque tu veux le savoir, sh bien, oui! je suis du festin de Belletruche, lequel à reçu du prince le titre de baron, pour avoir inventé je ne sain quel feu grégois qui brûle méme dans l\u2019eau.\u2014Ht le mariage ! Je vais chez l\u2019orfevre, acheter des : chez Parmurier, choisir une épée de paraile ; chez le gautier, me munir d'un chaperon et d'un toqner, Kur quoi, à ce soir, mon cher Oger *\u201d * Tu es, de droit, invité à lu noce, Présen- | t, Il repousea le jeune seigneur, et reprit .uche, tandis que Ternier, se frottant l'épaule \u2018une main, et rajustant de l'autre son gorge- tin de dentelles, s'écriait : \u2018 Un rude poignet !.mais un cœur d\u2019or !* Vers quatre heures après midi, Prégent du Rocher se rendit à l'hôtel de Belletruche, où se trouvait déjà assemblée nombreuse compa- ie.Pi salle où devait avoir lieu le festin était tendue de tapisseries de haute-lice ; ornée à chaque hout l\u2019un immense dressoir, chargé de pièces d\u2019argenterie de toutes sortes.; Une jouvhée de branches de sapin couvrait les dalles et remplaçait les tapis, dont l'usage n\u2019était point encore counu.Une table, couverte de coupes, de cuillers d'ivoire ou d'argent et de flacons de toutes formes et de toute grandeur, oc-upait le milieu de la salie.Elle avait la forme d\u2019un T ; seize escabesux de bois, recouverts de tapis de cuir, l'entouraient ; au haut, un fauteuil à dosseret indiquait la place d'honneur, Du côté opposé aux fenêtres, une draperie formait une sorte de théâtre, derrière lequel étaient placés deux joueurs de viole et un joueur de flûte.Dès que les convives eurent pris peer, les valets et les pages leur distribuèrent chacun un pain brun de forme roue et plate, nommé tranchoir, lequel devait servir d\u2019assiette.La place d'honneur était occupée band Jean Sallières d\u2019Arve, baron des Cuines et Villarda, gouverneur pour l'évêque des châteaux et for- teremses des frontières du diocème.A sa droite venaient Ennemond de Belletruche, le chambellan des Colompnes, le chanoine He de Ternier, son neveu Oger, Un autre chanoine du nom de Wilfrid d'Arestel, !éndrand de Ma- réchal, beau-frère de Belletruche, Odon de d'ée Passier et Louis de la Charnée ; du l'autre côté, s\u2019asseyaient l\u2019ierre de la Chambre, vicomte de \u2018Maurienne, DPrégent du Rocher, Maxime des Flammes, Ewlea de Barberaz, Jean de Luciane, Edouard de Vvigié-Leipigny, Artus de Passier et Charles du Pont.Le premier service du plautureux repas offert À ses invités par messire de Belletruche était composé de quatre potages, ni plus, ni moins; potage de pain au luit parfumé avec du gingembre et du safran ; grimose (1); soupe au vin ; soupe crastelée, aaupoudrér de cannelle et semée de graines de grenades.Tout d\u2019abord, ce ne fut dans lu salle qu'un brouhaha iudistinet.On commençait par on.ner satisfaction à l'appétit, avant de penser aux choses de l'esprit.ih prov: phe 3 reatre affamé n'a d'orcillra, recevai application, M.le chanoine de Ter causait à demni- voix avec le chambellan des Colompu: + Pourquoi done Monseigneur lé t-il pas été invité ?d'mandait le chanoi \u2014 Monseigneur devait venir, mais une légère indisposition.\u2014Et que se dit-il de nouveau à la cour de Savoie?demandait au seigneur de la Chambre Prégent du Rocher.\u2014Rien ou peu de chose ! \u2014 Mais encore ?\u2014Ou parle de différents mariages.Celui du prinre Boniface avec Une princesse anglaise, en particulier.\u201d Après lex potages, on servit, sur un magnifique plat d'argent, deux crabes, qu\u2019on nommait alors des karrambes.Il fallait avoir au moins deux mille livres de rentes pour se permettre une tells prodigalité ! Aussi un cri d'admiration s\u2019éleva-t-il autour de la table lorsqu'on vit appa- raltre ces fruits de l'océan.\u201c Vous nous traitez royalement, Belle- truche !\" exvlama Uger de Ternier, qui venait de boîte une grande coupe d'hypocras et dunt les yeux commengaient à briller plus que de coutume.Belletruche essays de prendre un air mosleste, sans pouvoir y parvenir.Deux pages entrèrent, portant, l'un nu cochon de Li rôti tout entieret farci de marrons, l'autre, un plateau chargé de huit ou dix lapins entassés les Utis sur les autres, On plaçi, eu même temps sur lu table, six sutres plats : trois de légumen et trois de gibier ; du fenouil, des courges au gratin, des pois au lard\u2014ce qui élait alors considéré comme Un mets royal \u2014un énorme quattier de chamois, une pile de bécasses entourées de persil et trois hérons servis duns leur peu, avec toutes leurs plumes.Comme boisson, on avuit de la cervoise, du cidre, du moré\u2014liqueur faite avec des mûres - et du vin cluret.: L'étonnement des convives devint de la ntu- péfaction, et leur admiration se changes en fré- nénie, lorsque le troisidme service app rat, porté par douze pages, précédés d'un maître d'hôtel et suivis de quatre hommes d'armes qui faisaient résonner avec fracus le manche de leurs halle bandes sur les dalles.Ce troisième service se composait de douze mets servisen double ; c'était un pâté de champignons, un cuissot de chevreuil, au Fromage de Man, un civet de rerf nux navets, un hlanc- manger de chapon, des perdrix à l'orange, dea œufs à la broche, des vimons à la malvoisie, et cinq sutresiragorits non moins singuliers et non moins recherchés.Cette profusion de mets, cette recherche étaient un des grauds luxes de l'époque ; l\u2019appétit formidabls des chevaliers ot des prenx s'acchmtodait volontiers de cette énorme quantité de victunilles ; mais il faut dire susst ue I'ou préférait la quantité à ln qualité.Aussi, (1) Las grimoss se faisait avec du bouillon, Are œufs batius, du verjus et des tranches de bœuf bonilli.les convives de messire de Belletruche étaient- ils prodigieusement surpris et tout aussi prodigieusement charmés- ; Quant à nous, si nous avons tenu à décrire avec tant de minutie ce festin nantsgruélesque, c'est que nous avons voulu prouver que art culinaire était, au XIIIe vihele, tout avast raffiné u'au XIXe, 4 Au moment où l\u2019 lait servir le dessert, les musiciens, qui n'avaient pas cessé de se faire entendre pendant tout le repas, se turent subitement.; La nuit était vonue sur ces entrefaites.Dix hommes d'armes, couverts de cuirasses d'acier, casque en tête, esponton A la main, en: trorent dans la salle, tenant chacun une torche de cire à laquelle leur bouclier étincelaut .fj > AY] rr A + \\ x XX NS, Clary a di + \u2014\u2014\u2014 a \\ 3 as à vi \u2014 a ESS) JX A \u201dL \u2014 2 Pas ; Rien \\ ÿ ; 3 RE 5.) ie EN S re \u2014 » Nowd -¥ 4 = air BF oN J \\ A z UE &%) vd eee \u2014 se \u2014\u2014\u2014\u2014 mmm arr res LISUWN \u20ac AS LIHAdM NOINTA OT pl ë 3 Mas 1877 L\u2019OPINION PUBLIQUE 215 LE PORTRAIT DE PIE IX Afin de mottre les catholiques du pa à même de se procurer un bon portrait du Saint-Père, nous en avons fait tirer un certain nombre de copies sur papier à dessin, que nous offrons en vente au prix réduit de 25 centins, franc de port.On pourra se le procurer en s'adressant au bu- mau du L'Opinion Publique, No.T, rue Bleury.Ie paiement devrs invariablement accompagner la commande.ÉCHOS D'OTTAWA La session est finie, les députés out regu leur congé, et ils sont partis joyeux comme des écoliers en vacances.Depuis quelques jouts, ile étaient très-impa- tients, indisciplinés ; les chefs avaient toutes les peines du monde à les retenir.Cependant, après trois mois de session\u2014c'est extraordinaire\u2014il y & encore des députéa qui avaient quelque chose à dire, et M.mos est parti avec un discours rentré de trois heures.\u2018Frois heures ! c'est uns bagatelle pour lui, puis- qu\u2019il à parlé une fois dans ss proviuce penlant quatorze heures.Il est bon de dire que sa province n\u2019est ni plus ni moins que ls Colombie britannique, où Jes arbres sont gros, les mon- es si hautes, tout si grand, si extraordinaire, M.Tupper a bien trouvé moyen, mardi dernier, de parler près de six heures sur le chemin de fer du Pacifique, et M.Masson, près de trois heures ; et si Ta discussion eût continué sur cette question, MM, Cauchon, Mousseau, Leu- rier et plusieurs autres devaient prendre lu parole.Îl est regrettable que ce débat ne soit pau venu plus tôt, car c\u2019est une question importante ur le Bas-Canads, ainsi que l'a démontré M.Masson.\u2026 .J'ai écrit, en 1867, que dans dix ans on ne parlerait plus français dans le parlement fédéral.Me prédiction s'est à peu près réalisée ; je etois qu'il n°y à eu qu\u2019un seul discours important prononcé en français duraut cette session.Les députés du Bas-Canada ont figure avec honneur dans les débats de cette session, mais ils ont parle auglais.Peut-on leur reprocher de parler pour être compris ?.\u2026.Sir John a retrouvé, durant eette nession, sa vigueur et son habileté d'autrefois.Il s\u2019obstine à vouloir faire oublier ses fautes politiques, et il y réuseira peut-être .il a, outre le talent, cette coquetterie dont les homes politiques se servent, comme les femines, pour se faire aimer.Pas un homme ne connait comme lui son député.e * M.Mackenzie continue de travailler sans raison et suns reliche ; sa santé en souffre, mais son esprit est toujours lucide, sa parole éher- gique.oe .M.Blake est malade.11a fait, durant cette session, comme toujours, des discours admi- rubles.On ne peut se lusser d'admirer la puissance d'argumentation de vet homme-là, fl est l'égal, sous ce rapport, des premiers hommes de l'Europe, os Dans les derniers jours, on ne parlait que de poursuites et de motions contre les députés qui avaient viole l'Actæde ll\u2019ndépendance du parie- ment, en faisant des contrats avec le gouvernement.Heureusement que le parlement a jugé à Trop d'alopter une loi pour mettre les accu- ss à l'abri des penalités et de l\u2019amende, car des malins auraient pu ruiner la moitié des repré- sentauts de la nation, Qu'on y songe ! Deux mille piastres d'amende pour chaque jour qu'un député & siégé après avoir pris un contrat avec le gouvernement ! Or, il y en & qui ent siégé ainsi durant trois ou quatre sessions.Cette loi 1'ompêrhe pas qu'on puisse expulser de la Chambre ceux qui ont enfreint l'Acte d'Indépendance ; elle les met simplement à l\u2019abri des pénalités qu'ils ont encourues, sans ln savoir, il n\u2019y à pus Te doute.Muis, après la ses- sou actuelle, l'Acte d'Indépendance re rendra toute sa forve ; les députés n'auront pas le droit de plaider, à l'avenir, bonne foi, et d'invoquer la loi passée durant cette session.La session s\u2019est terminée au milieu de l'agitation causée par la question Anglin, et par des rumeurs de changements ministériels, Le comité des priviléges fera probablement son rapport demain, à la veille de ls prorogation, et plusieurs pensent que M.Anglin donnera sa démission lundi.Quant aux modifications que auhirait le cabinet, on en parle sans savoir ; mais, À force de famée, il y aura peut être du feu à la fin.Desta.NUVVELLES GENERALES \u2014La navigation entre Québec et Montréal est ouverte depuis le 21 courant.La glace du Cap- Rouge est partie le 20.Le premier navire d'outremer est arrivé à Québec le 26.\u2014Le correspondent parisien du New.F'ork He- raid dit que les conférences du Père Hyacinthe ont eu un succès de curiosité et rien de plus.\u2014Avant de partir Londres, l'Albani « chanté, Je 10 avril, à Prlysée, dans une soirée donnée par le président de la République, dont La femme 9 été une de see auditrices les plus as sidues.C'est la première fois, dit M.Frédéric Gaillardet, que l'étoile du Théâtre Italien a été visible dans un salon parisien.Une clause formelle de won mgsgeniont l'a obligée à résister aux sollicitations de la baronne de Kothachilal, qui lui avait offert 4,000 francs une soirée, et à celles du chocolatier Ménier, député radical et richissime, qui lui avait offert 8,000 fr.pour surenchérir sur baronne.Mais tous les billets de banque et tous les chocolats n'avaient pu l'emporter sur un engagement signé.\u2014Le Sun rapporte que M.Francesco Hotta, de de Gênes, est Erentour d'un terrible engin de guerre qui peut détruire instantauément un ou plusieurs navires, Les journaux italiens disent us les expériences faites jusqu'à présent ont nné les plus brillants résultats ; ils prétendent méme qu'une flotte entière pourrait être immé- distement inise en pièces par cet engin extraordinaire.\u2014On lit dans le Métis de Manitoba : \u201cUn marchand de ferrounerie à vendu plus de cont charrues depuis quelque temps.II en aurait vendu plus du double de ce nombre s'il les avait cues.\u201d \u2014Le 26 avril était le vingt-huititme anniversaire de 1'incendie du Parlement on cette ville, qu était situé a 'endroit maintenant occupé par © marché Ste.Anne.\u2014Uu_télégramme regu mardi, le 24, de Cher.bourg, France, sous Ia signature du Rév.M.Plamondou, annonce l'heureuse arrivée, dans ce port, des pélerins partis de Montréal le 11 avril, aous la conduite de Mgr.de Sherbrooke.\u2014 fa déclaration de guerre entre la Turquie et la Russie à eu pour effet de faire augmenter le prix du grain de six cents per minot à Montréal.La farine se veud aujourd\u2019hui 50 pour cent de plus cher qu'il y a quinzejours.UNE EMEUTE.\u2014La ville de Québec n été le théâtre, vendredi, 27 avril, d'une scène profondément regrettable.Plus de 2,000 personnes ont répondu au provocant appel de M.Vallée en se rendant en masse à la (Corporation.Quand il eut remis au messager de la Corporation les résolutions de l'assemblée de la veille, la foule semit à hurler, et il comprit, mais trop tard, la faute qu'il avait commise.En un instant les vitres volèrent en éclats sous une gréle de pier- tes, le puéle fut renversé, les bancs brisés, ot la lerie, qui sépare la salle des délibérations du jeu réservé aux spectateurs, ayant cédé sous de vigoureux efforts, permit aux émeutiers d'envahir la salle et de se mêler aux membres qui s'étaient rendus au Conseil.La séance fut sus- ndue.Les conseillers restèrent bravement à eur poste.Une pierre énorme fut lancée du milieu de la foule et faillit briser la figure de M.le conseiller Gauthier.Ce fut alors que Son Honneur le Maire, entouré des conseillers, voyant l'itpossibilité de maltriser cette foule furieuse, se rendit aux cris nombreux de :** Dehors !\u201d et descendit sur le perron adresser lu parole aux émeutiers et à la foule énorme qui se pressait autour de la Corporation.Mais il lui fut impossible de se faire enteudre.Les «ris et lea vociférations de ; \u2018* Pas de tixes de taxes \" au milieu de quelques cris de : * Gardez la police,\u201d que l\u2019on entendait'de toutes parts, couvraient aussitôt ss voix.Le colonel Strange, à qui le maire venait d'envoyer une note requérant ses services, parut alors et engagea les émeutiers à se disperser immeédiatement, les menaçant, en cas de refus, d'appeler ses soldats.Cette menace produisit un effet salutaire, et la plupart partirent, en chantant ln Marscillaise.\u2014 Voici le sommaire de la Rrvue Canadienne pour la livraison d'Avril : Louis-Vital Baugy, Jose ph Tassé ; Le chris- tinnisme «dans l'histoire, F.X.Demers; La question d'Orient et Constantinople, Alphonse Gagnon ; Le froid, Benjamin Sulte ; La vie domestique, A.B.R.; Ce que coûte la guerre, Cte del Monieri ; L'Eglise et l'Etat, P.Liberatore, 8.J.; Le pays des fourrures, Jules Verne ; Chronique parisienue, Th.BB.; Chronique du mois, P.Hudon.-\u2014Parmi les rs arrivés samedi par le Wyoming à New-York, étaient une vingtaine d'officiers de l\u2019armée turque.L'objet de leur visite est d'inspecter les armes manufacturées sur commande du gouvernement ture et de sas.surer de leur qualité avant d'en prendre livraison.Ou dit que quelques-uns des visiteurs prolongeront leur séjour afin de faire une étude ap.rofondie des méthodes de fabrication et de l'outillage des arsenaux américaius.NOUVEL oU'TRAGE.\u2014Hier matin, vers une heure, le gardien Kane était de faction devant la salle de l'Association Protestante des Jeunes Gens, au coin de la rue Craig et de la Place Vie.toria, loraqu\u2019il entendit des cris désespérés partant de la petite rue St.Antoine.Il se porta immédiatement dans cette direction et aperçut une femme âgée et une jeune fille paraissant en proie à une violente agitation.Les ayant questionnées, il apprit qu'elles ve- naîent de vendre visite à un de leurs parents qui devait partir le lendemain, et qu\u2019en passant près de la petite rue St, Antoine, deux vagabonds s'étaient précipités sur la jeune fille et avaient esssyé de l'entrainer dans un mauvais lieu situé delà.Toutefois, effrayés par les cris de la mire, ils avaient pris la fuite.Le gardien Kane demanda le secours de la po- lui fut indiqué, où il opéra l'arrestation de William Roberston et William McCown, qui ont été resonnus comiss uyant été les auteurs de cette lâche attaque.William Roberston à été condamné à six mois de prisou fu le tribunal du Recorder, et von complice, McCown, à deux mois, \u2014La ville de Montréal doit être fière des succès remportés par une de ses premières maisous à l'Exposition du Centenaire à Philadelphie, l'an dernier.Comme on l'a déjà appris sans doute, MM.Brown & Claggett, propriétaires de 1a f Maison des Récollets,\u201d Fa le des rues Notre-Dame et Sainte-Hélène, sont les seuls qui sient obtenu la médaille canadienne et américaine pour leurs costumes de dames.Ce témoignage de mérite «pécial vaut à lui seul infiniment plus que toutes les réclames qui pourraient être faites en leur faveur, et donue à cette maison une célébrité qui n'a pas d'égale en Amérique.Grâce à des arrangements conclus par MM.Brown & Claggett avec les grands centres de mode de l\u2019Europe, ils peuvent produire ici simultanément tout changement dans les styles et toute nouvesuté introduite.\u2014Talents de premier ordre chez leurs employés ; assortiment complet et varié da marchandises, à des prix proportionnés aux muyens des pratiques ; politesse exquive des commis, sont autaut de considérations qui doivent assurer à la ** Maisons des Récollets\u201d l'encouragement des Dames de Montréal et du public en général.\u2014.TERRIBLE CATASTROPHE A MONTREAL lies et ontra avee voit dans le bouge qui 1 DIX PERTEN DH VIE, \u2014CING POMPIERS SONT ENSEVELIS SOUS LES RUINES D'UNE BA- TISSE EMBHASEE, \u2014ENVIRON DIX-HUIT PREUNNES BEÇOIVRNT DES BLESSUKES GRAVES, La sombre journée de dimanche, 29 avril, à vu »'sccomplir un événement Lraggiques peut-être le plus émouvant dont Montréal ait jusqu'ici été témoin.Vers cinq heures du matin, le feu se déclara dans une bâtisse située rue Saint-Urbain, entre la rue Vitré et la rue Craig, et occupée par la Compaguie ** Oil Cabinet Novelty Works Com- ny.\u201d L\u2019alarme fut aussitôt donnée et nos raves pompiers arrivèrent sur les lieux du sinistre avec cette célérité qui provoque toujours Padmiration.lls se mirent promptement à l'œuvre et inondèrent le foyer de l'incendie.Malheureusement, le vent était tres-violent ot ils ne pureut empêcher les flammes de faire des progrès alarmants.Une seconde alarme fut alors sonnée «t toute ls brigade arriva promptement, Les flammes enveloppèrent en quelques minutes toute la bâtisse, et plusieurs des mul- heureux poinpiers qui étaient montés, à l'aide d\u2019une échelle, à l'étage papérieur de la bâtisse, reçurent des brûlures tellement graves qu\u2019ils toinbérent sur le pavé.À six heures, l'élément destructeur avait fait des ravages considérables, en dépit des efforts des hommes de la brigade, sous l\u2019habile commandement du chef l\u2019atton et des deux sous- chefs.Le malheur qui venait d'arriver aux pompiers tombés de l'échelle créa uue \u201cgrande excitation, et bientôt descentaines de personnes arrivérent sur les lieux du sinistre.chaleur sur la rue Suint-Urbain était alors intense, et comme où craignait un embrasement considérable, vombre de personnes se mirent résolu- meut à l'œuvre pour aider la brigade du feu.Ou craignait d'autant plus qu'il y a une cour à bois dans le voisinage de la bâtisse incendiée, Cependant, malgré un travail actif, les flammes devenaient plus terribles que jamais, et le vent dispersait des charbous enflammés qui exposaient les bâtisses voisines.(\"est alors qu'on put admirer le courage et l'adtirable sang-froid des pompiers, qui, en dépit de la chaleur et du danger imminent qui les menagait, restèrent bravement au poste qui leur était assigné par leur chef, et deux d\u2019entre eux y trouvèrent la mort.Peu après six heures, le mur principal de la bâtisse commença à céder lentement sous l\u2019action du feu, et le chef Patton, qui surveillait de près les progrès de l'élément destructeur, donna ordre à trois pompiers qui se trouvaient tout près, de se retirer.À peine avait-il donné ce commandement qu'une partie de ce mur s\u2019écroula, eusevelissant daus les ruines les malheureux pompiers.L'excitation qui suivit cet autre accident fut indescriptible, et citoyens et pompiers s'élancèrent vers l'endroit où il ve- naît d'avoir lieu, afin de secourir les infortunées victimes.Au même instant, un second craquement se fit entendre, et l\u2019autre partie du mur vint tomber sur les sauveteurs qui, à leur tour, furent la proie des flauimes ou tués par les dé.ris.Des cris déchirants s\u2019élevaient alors de toutes parts ; les spectateurs, fous de torreur et de désespoir, allaient et venaient, oubliaut les malheureux tombés sous les débris.Enfin, le découragement vainot, on parvint, par des efforts redoublés, à maltriser les flames, et on commença à fouiller les ruines.Le chef Patton, l'énergique chef de la brigade du feu, fut trouvé privé de sentiment, ayant reçu des blessures graves dont cependant il gué- rire.Il fut aussitôt plucé dans une voiture et traneporté chez lui, où il reçut les soins du Dr.Smith, Un retira ensuite des décombres des cadavres et den blemés.Parmi les morts, on à reconnu les personnes suivantes : J.Higgins, conducteur de l'échelle Skinner, de la station No.1 ; Richard Scholes, de la station No.2 ; il laisse une femme ot trois enfants pour déplorer sa perte : Michel Barry, de la station No.8, veuf, laiu- sant un petit enfant ; Wm.Perry, de ls station No.9, laisse une mère âgée dont il était le seul sontien ; George Lynch, contre-muitre du département de l'aquedue i il laissé une femme ot quatre en- ants ; Narcisse Beauchamp, bijoutier, de la rus Saint Laurent ; Îl laisse une femme et deux en- ants ; Antoine Saunders, tailleur de pierre, demeurant rue des Allemands.Le défaut était âgé de 26 ans et non marié ; John Hamel, 28 ans, journalier, demeurant rue Saint-Constant.On trouva aussi deux autres cadavres qu'ou ne put identifier.Tous étaient horriblement mutilés et presque méconnaissables.Le nombre des blessés est considérable.La ville s'est émue à la nouvelle de Ia catastrophe, et des milliers de Frermonnes se sont transportées sur les lieux où elle s'est accomplie.Ov ne connalt pus l\u2019origine du feu, mais on ne croit pas qu'il ait été mis par un incendiaire.\u2014\u2014\u2014- FAITS DIVERS Les dates auivantes sont toutes de glorieux anniversaires qui vont survenir coup sur coup, dans les mois prochains de mai et juin : La 5 mai, fête de saint Pie V, le glorieux patron de Pie IX.Le 13 mai, quatre-vingt-cinquième anniversaire de la naissance de Pie IX.Le 21, mai, cinquantiéme anniversaire de sa préconisation épiscopale.Le 3 juin, cinquantième anniversaire de sa consécration épiscopale, Le 17 juin, trentième anniversaire de son élection au Souverain Pontiticat, Le 31 juin, trentième auniversaire de son couronnement.\u2014( Bulletin de l'Union- Allet.) \u2014Le Leader de Toronto rend le témoignage suivant au Rév.Père Lacombe : «\u2018 Mous sommes lieureux de constater que les efforts tentés depuis peu, pour opérer le repa- triement au Canada des Canadiens-frunçais émigrés aux Etats-Unis, promettent les plus heureux fruits.Lo retour dans la province ds Québec de ces enfants exilés du sol natal servirait saus doute à peu de chose.Mais il y aun vaste champ daus le Nord-Ouest.Il reste à savoir si les immenses plaines du Nord-Ouest aatisferont les désits des Canadiens-français, \u201c* Tout honneur est dû au Révd.M.Lacombe pour ses efforts dans le but d'améliorer Ia condition de ses pauvres comyatriotes aux Etats- Unis.A la fin de ce mois, un fort détachement d'émigrants se rendra au Manitoba sous le win ot la charge d'agents particuliers.Il vat à es- érer que le mouvement so propagera et que les as-Canadiens qui ont émigré en pays étrangers, suivront cet exemple et reviendrort pour aider au développement graduel de ce pays.\u201d \u2014La compagnie de télégraphe du Dowinion « ouvert un bureau au magasin de bijouteries de M.L.N.Paré, 43, rue Sainte-Marie, COURSE DE YACHTS.\u2014Il y aura, dans une quinzaine, une course de yachts à vapeur sur l'Ottawa.Ou s'y intéresse beaucoup duns lu capitale.EMBROCHÉE.\u2014Mardi dernier, i Astoria, fires New-York, une fernte du nom de Mary Fielding était occupée à blanchir des murs.Du haut de l'escabcau où elle était moutée, elle tomba sur le manche de la brosse à blanchir, qui lui traversa l\u2019abdomen et les intestins.Elle est morte après une terrible agonie, \u2014Dernièrement, Un nommé Leander Thomas, de Brattleboro, Vt., a tiré de son genoux une aiguille qu\u2019il avait avalée il y a 45 ans.Le vapeur L'Amérique, de la compaguie géué- tale teatisatlantique, à été remis à flot sans avoir subi aucune avarie sérieuse.\u2014On télégraphie de Mattawa : \u201cOn vient d'apprendre que dimanche, 8 courant, le nommé Isidore Poirier, demeurant sur le lac Kippewa, s'est enfertué voloutairement dans sa maison, sprès y avoir mis le feu, et a péri dans les flammes, Avant d'accomplir son sinistre dessein, il avait envoyé son fils, âgé de six ans, chez un de ses voisins.On croit que le défunt faisait un Usage imiuodéré des alcools.\u201d \u2014Nous sotuines forcés, faute d'espace, de remettre au Jiochain numéro les problèmes de Dames et d\u2019Echecs préparés pour ctte semaine.\u2014\u2014\u2014\u2014.AVIS AUX DAMES.Le soussigné informe respectueusement les Daves de la villa et de ln campagne, qu\u2019elles trouveront à son magasin de détail, No.196, rue St, Laureut, le meilleur assortiment de Plumes d'Autruches et de Vautours, de toutes couleurs ; aussi, réparages de Piunies de toutes sortes exécutés avec le plus grand soin, et Plumes teintes sur échantillon sous le plus court délai ; Gants nettoyés et teinta noirs seulement.J.H, Lesrare.Atelier: 547, rue Craig. 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