Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 10 mai 1877
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'Opinion publique, 1877-05-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Abonnement, payable d'avance : Un an, 88.\u2014 Etats-Unis, $3.50.l'out semeatre comtnenré se paie on entier, \u201ctu ne se désahonne qu'au bureau du journal, et il faut donner au moins quinze jours d'avis.Vol.VIII.Prix du numéro, No.19.Toute commun cation doit JEUDI, 10 MAI 1877 Les remises d'argent doivent se par bons sur Is poste, 7 centins.\u2014 Annonces, la ligne, 10 centins.être affrauchie, faire pur lettres curexistrées on AVIS Nos abonnés qui ont reçu leurs comptes la senunine dernière, vu qui les recevront cite semaine, sont prices de nous faire remise sans délui da montant qu\u2019ils nous doivent.SOMMAIRE Le drame du siècle, par L.O.David.\u2014Oavrages cnna- per À abonnés en pri ion à Manitoha.guerre ; la catustrogh Revue de ta semaine.ancuasin de responsiance européenne, pur G.A.\u201choses et nuires \u2014Falts divera\u2014Le Norcier irauler à tiélions.\u2014 Erlgra- Le thédire de là Suist-Urhu tn itr).\u2014 Losfprocen cbliéhres : Ie camte Suite HES 1.wilicianot be oir dont mort de onze persouves et #u blesse dix autres, LE DEAME DU SIECLE Les lecteurs de L'Opinive Publius lloivent se souvenir des prophéties que nous publiiuns, il y a sis s, durant la guerre franco-prussienne.Quoique ces sortes de prophéties ne duivent pas, en genéral, prévceuper un esprit sérieux, celles ly, cependant, nous avaient frappé, Parce que toutes, quoique faites à des \u201cpuques différentes et par des personnes de différentes nationalités, s'accordaient à annoncer pour l\u2019époque actucile les Hrands événements qui suivent : lo.Une guerre européenne ; Lo, Le démembrement de la Turquie; 30, Révolutions dans toute l\u2019Europe et luttes religieuses terribles ; to.Rétablissement de la monarchie 1¢- gitimiste en France, et triomphe de la re ligion ; Ho.Malitications politiques et reli- gicuses importantes dans l'Europe entière.vs prophéties, que nous avions commencé à publier simplement comme pièces de cu- riusité, nous avaient donué l'idée «de retlé- ehiret de nous demander si les événements qu'elles annonvaient étaient possibles, et nous Ctions arrivés à lu conclusion que plusieurs de ces événements étiient non- seulement possibles, mais probables, I mous paruissait naturel de croire, en voyant les nations curopéennes s'épriser à warmer, iv chercher et à perfectionner les moyens de se détruire, en présence de ln l'russe qui semblait regretter de ne pas «voir donné le coup de mort à la France, \u2018que eon préparatifs et ces provocations finiraient par une gmnde tutte, La question d'Orient est venue, depuis ce telups.confirmer nus prévisions ; car, de toutes les questions, c'est bien celle qui peut le plus déchaîiner lu tempête sur l'Europe, et, à l'heure qu'il est, une guerre européenne paraît inévitable nux esprits les plus incrédules, Les complications que va faire naître nécessairement la lutte entre la Russie et la Turquie semblent devoir amener unturellement cette lutte prédite des grandes nations de I'Europe.Tout purte à croire que la Prusse va luixser faire In Runsie, moyennant compensation.Mais l\u2019Angloterre, l\u2019Autriche ct la Feance pour- ront-elles permettre à ces deux grandes nations de se partager une partie de l'Asie et de l\u2019Europe ?Pout-être sera ce la Prusse \u2018jui forcers toutes les nations européennes à prendre les ares en se ruunt sur la France sur le moindre prétexte, pout-être sera-ce l\u2019unbition de la Russie qui obligera l'Angleterre de smuver ses possess uns des Indes?Que le démembrement «de la Turquie finisse, dans tous les cas, lors même \u2018que la llussie serait vaincue, par être le résultat de cette guerre européenne, il est facile de le précite, Maintenant, rien d'étonnant que, dans l'état actuel des esprits, une guerre euru- péenne soit uecompagnée de révolutions en France, en Italie et peut-être ailleurs L'histoire de la Connnune nous dit assez qu'il n\u2019y à pres d\u2019infatnie dont les radicaux ne soient capables, Lorsque le prarti radical forga M, Thiers à quitter lu présilence de fa Tépublique, il y à quatre ans, nous de Unes que la République ne s'établirait pus, cette fois encore, d'tne munière permanente en France, que le radicalismue la tuerait.Si déjà il lui a fait tant de tort, si déjà la peur de Ja Commune ot du mdicalisme produit tant d'etfet, que senece lorsque les ra dicaux nuront pussé de Jules Simon à Gambetta, et de Gambetta i Naquet, Croit-on que MacMahon ira jusque-là, qu'il se rendra même à Gambetta ?Croit- on qu'il laissera ka France tomber entre de telles nuins, lorsque le canon prussien gromdera sur la frontière, que les cosaques fouleront le sol français! Non, certainement woh, La France, affaiblio, se jettera dans les bras de l'hongne que MacMahon lui don- Uers où qui s'offrira pour la sauver des Vêtes du dedans et des hêtes du dehors.Quel sera cet hommes?Peut-être, probablement, le comte de Chambord : var on voudra remonder d\u2019autant plus haut qu\u2019un sers descendu plus has: Sédan n\u2019est pas encore nez loin pour qu'un accepte un Bonaparte, et le conte de Paris, le chef de Ia branche d'Or- Véaux, «st décidé à s'elficer devant le chef de Le hrauche aînée.Les mêmus causes produiront prolrable- ment le< mêmes elluts en Espagne et en Italie i meme temps la lutte devienne partout religieuse, et que cette question qui se débat depuis si longtemps sur les Places publiques, dans les journaux et les parlements, se décide à coups de canon, cols nous parait encore bien naturel.11 est evident que la situation religieuse est, à l'heure qu'il est, aussi critique et anormale que la situation politique ; or, nous croyons que Ja ction conservatrice ot munarchique cataée par les excès des ré volutionnaires et des impies, améners naturellement là tésction religieuse et le trivmphe certain de l'Eglise, qui duit né- cosssirement arriver, puisque Jésus-Christ lui a promis qu\u2019elle ne péritait pas.Or, il est évident que Jésus-Christ aura besvin d'intervenir biertôt pour tenir ses pro messes, Mais, dlira-t-on, le liberté politique va dune disparaître de l'Europe?Non, les abus commis en sot nom ne ferunt pas perdre nu monsie lo fruit de xes conquêtes.La tyrannie n\u2019est plus possible dans le monde; il restera aux nations cavopéennes autant de liberté qu\u2019elles peuvent en por- ter ; la liberté do 1a presse ot do la parole ne sera pas détruite, mais elle sera restreinte comme il faut qu'elle le soit, duus l'intérêt de lu morale et do la vraie civilisation.Plus on réfléeiht, plus on étilie l\u2019his- tuire, plus on se convainet que les abus de la Liberté de tout dire ot de tout faire ne valeut pus mieux que les abus de la ty- ruunie.Mais on dirait que le monde est tlestiné à être sans cesse balotté entre les écueils de l\u2019absolutisine et les précipices de la démagogie.Les peuples ne savent pas plus se contenter de la liberté dont ils jouissent, que les rois de leur pouvoir : le besuin d\u2019empiètement, l'ambition «d'olrte- nir davantage Jos peril les nus et les autres, n'ya qu\u2019en Angleterre où le peuple, rice au sung-froid et au jugement qui le caractérisent, ait su s'arrêter à temps dans la voie des conquêtes, cu rester à la monarchie constitutionnelle, Encore cum- mence-t-il à se gâter.Le peuple francais n'a pas su comprendre qu'en cherchant la liberté au-lelà «de lu monarchie cunstitutionnelle, it la per- (drait.On à la preuve aujourd\u2019hui, et on l'aura davantage plus tar 1, que la monar chie et l'aristocratie sont trop profondé- *ment euraciuées dans le sol de la France pour qu\u2019un puisse les en arracher complètement.On aurait dû se contenter d\u2019é- mouder l'arbre, d'en couper les mauvaises branches, au lieu de vouloir le jeter au feu.De plus, il est évident que la France n\u2019est encore ni assez sage, ni assez religieuse, ni assez morale pour être républicaine.Malheureusement, lo monde semble destiné, cumine nous venous de le dire, i courir d\u2019un extrême à l'autre ; il est bien probable que cette immense réaction mu- narchique et conservatrice finira par produire des abus et des exagémtions qui amèneront une autre réaction démocratique et radicale, dout on ne peut se faire une idée, Qui peut dire ce que sera le monile dans cinquante ans, dans vingt-citig ans même, au train qu'il marche?II se fuit plus de Douleversement maintenant, sous le mpport moral comme sous le rapport matériel, dans dix ans, qu'il ne s'en faisait autrefois dans un siècle, P.5.Nous ajouterons, pour être compris, cette fois, qu'en peut furt 1 ælus être prophète où fils de prophète et «aus croire fullement à toutes les prophé- tien, arriver par le raisonnement à la conclusion que certaines choses prédites sont pussililes et même probables Eh puis, après tout, la plupart des grands événe- ments n'ont-ils pas été annoncés longtemps d'avance | L.0.Daven, en -\u2014e OUVRAGES CANADIENS DONNÉS EN PRIX Le dernier numéeo du Jowrreet dde Pre truetion Pildique, de Québec, contient une nouvelle qui sera bien aceneillie par tous les de la littérature nationale, Vici cette annonce : le département de l'instruction publique diatribuers cette année, i part les autres livres ennadiens qui sout uellement prix dans les écoles, environ 9,000 ex der ouvrages suivants : Les Anciens Canadiens, par PA, de Gaspé, 2 vols.Mémoires, par 1, A, de Gaspé, Opusctlra, par l'abbé Ferland.dégenles, par J, C.Taché, Forcatiors et Voyageurs, par J.C.Tache.jsenant pour la plupart des | Anecdotes, par G.de Boucherville, Le Colonel Drmbotrgés, pat l'abbé Bois, Lecture pour tons, Oscar Dunn de Tomahaiuk rtl'Epée, par Joreph Marmette.Au coin sde feu, par Benjamin Sulte, Légendes, pay l'abbé Casgrain.\u201cpuscules, par l\u2019ablié Casgrain A wes enfants, par N.Legendre, A la reillée, par Faucher de Mélanges, par Hulwrt LaRue.Las maison paterucile, par Patrice Lacombe, nt- Maurice.Ces volumes sont relies en percaline gaufrée, avec titre en or, Le format est in-18 et in-12, Les tunisous igestion qui désireraient acheter ces ouvrages pourront faire à bonne composition en s'adressant au département de l'iustruetion publique.Les prix sont de $0.25 à 80.50, Un a souvent consvillé au gouvernement de consacrer aux ouvrages eanadiens la plus grande partie des sommes qu\u2019il chaque année pour des ouvrages ra qu\u2019il fait listribuer cumime prix onpenses aux Clèves des écoles publiques de la province.Ce serait là un moyen puissant d'encourager et d'aider notre littérature, Sans doute, on ne peut prétendre que b-x œuvres de nos nuteurs caualions duivent être acceptés par le département de Pinstruetion publique aux lieu et place rez ouvrages classiques fran- gis : mais nos derivains ont bien le droit, ee semble, de demander que leurs livres aient Tu préférence sur les volumes d\u2019his- turiettes et de fantaisies anodines que le gouvernement fait venir «de France depuis nombre d'années et qu'il donne comme prix dans lea écoles.D'abord, au point de vue financier, il n'existe pus de difficulté, puisque l\u2019udmtinistration n\u2019a pas à payer plus cher pour les ouvrages canadiens que pour les ouvrages étrangers ; «n ontre, au point de vue patriotique, il est évidemment préférable de mettre aux ntins des enfants ces écrits natio- maux plutôt que des comporitions étran- pères qui wont trait ni à l'histoire ni à la science.Quant au style et au mérite littéraire, nous ne voyons pas «ie nos élèves aient à perdre en list, au lie des romans français, des ouvrages tels que ceux qui sont énumérés plus haut ot qui unent d'être lésignés par le département pour être ajoui 1 liste des volumes donnés en prix.pas le choix qui manque dans notre champ litté- maire, puisque cette liste es loin de comprendre tous les cerits qui méritemient d'en faire partie.(ei qu'il en soit, c'est UN progres que nous sommes heureux de constater, et dont tous félicitons sincèrement le gouvernement, ALGÉLAS AS, \u2014 HIGRATION A MANITOBA Près de six cent cinquante émigrants, ctat=-Unis, sont partis pour Manitoba dana le cours des deux «lernicres semaines, par la voie du Grand-Trune.Ces émigrants, réunis en deux détachements principaux, se sont embarqués à la gare Bonaventure.Une lettre spéciale de Saint-Paul, Minnesota, nots apprend qu'ils sont arrivés en cette ville, et que le verve a été des plus heureux jusque là.Tout tous porte à espé- ter que les voyageurs arriveront sans accident au terme de Li route, et qu'ils trouveront à Manitoba succès et prospérité, C'est le premier témoltat vbtenu cette aunée par le Rév.Père Lacombe, dans sa mission de colonisation de Manitoba, et co résultat est brillant.Le mouvement vat maintenant organisé, il ne peut qu\u2019aug- gt me en oe 218 L\u2019OPINION PUBLIQUE 10 Mar 1877 \u2014 menter.Nous ne pouvons conseiller à nos compatriotes de laisser la province ; mais nous ne pouvons qu'\u2019eucourager ceux qui sont décidés à purtir, à se diriger de préférence du côté de Manitoba, de même que nous sommes heureux de voir les Canadiens des Etats-Unis prendre aussi cette direction.Nous reviendrons pruchaine- ment sur cette question importante.Le Rév.Père Lacombe nous prie d'an- nunner à ceux qui veulent aller à Manitoba, qu'un nouveau départaura lieu le 15 dece mois.\u2018\u201c On a obtenu du Grand-Trunc le passage pour $23, quand il ya un parti de 20 personnes, au lieu que c\u2019est 26 quand on est moins que ce nombre.\u201c l\u2019endant l\u2019été, il y aura différents départs pour les Canadiens des Etats-Unis et de cette province, tant pour ceux qui n'ont pu partir auparavant que pour les famiiles des culuns déjà établis dans le Nord-Ouest.\u201d =\u2014e NOS GRAVURES Le théâtre de la guerre Nous publions une carte topographique de la Turquie et des pays qui avoisinent la mer Noire.Cette carte donne une idée exacte de la position de cette région et de ls nature du terrain.Nous donnerons, prochainement, une carte éographique qui indiquera mieux les divisions territuriales.Afin de donner plus de facilité à ceux de nos lecteurs qui désirent suivre toutes les péripéties de la campagne d'Orient, il est bon de Jenr donner, outre In carte que nous publions, quelques éclaircissements sur la position du pays qui doit en être le théâtre.La ligne de combat entre les armées belligérantes s'étend des plaines de la Hongrie, à l\u2019ouest, jusqu'au mont Ararat, à l'est.Constantinople est au centre de cette ligne immense, coupée en deux par le Bosphore, et chacune des deux sections doit être le théâtre d'opérations militaires distinctes, pour lesquelles les Russes ne peuvant communiquer par la mer Noire, dont la flotte turque est mai- trosse, ont à fournir deux armées indépendantes l\u2019une de l'autre, sans que les deux puissent se rejoindre, sinou en un point unique, Constantinople.Nous aurons donc, dans la relation des événements qui vont se dérouler, à envisager les opérations de guerre en deux sections : à l'ouest de Cunstantinuple, c'est-à- dire dans la Turquie d\u2019Europe, et à l\u2019est de Constantinople, c\u2019est-à-dire dans la Turquie d'Asie ou Anatolie.Le puint de convergence due deux armées est le même, mais le but immédiat de chacune d'elles est différent.Il est clair que los lusses ne peuvent avoir en vue d'arriver à Constantinople par l\u2019Asie-Mineure, et que leur unique objet de ce côté doit être d'intor- cepter les lignes de terre par lesquelles les populations musulmanes du littural oriental de la mer Noire sont en marche pour venir renforcer l'armée ottomane.Ces opérations ont leur importance sans doute, et peuvent amener des conflits dramatiques ; mais elles ne sont que les accessoires de la grande guerre, dont le théâtre est, en réalité, confiné dans les Balkans.Cependant, c\u2019est sur la section de l\u2019est qu'ont eu lieu les premières hostilités, C'est que de ce côté il n\u2019y a point d\u2019obstacle à Ia marche des troupes qui s'ovancent au devant les unes des autres, sans rencuntrer aucunes défenses naturelles qui les arrêtent.T1 est à supposer qu'avec le temps, un corps considérable se trouvera massé à Bucharest, qui sera forcément le point «le départ des opérations aclives, soit qu\u2019elles soiont dirigées à l\u2019ost, sur quelque point du Danube, soit qu'elles spient poussées à Pintérisur guest de la Roumanie, vers un passage praticable entre Giurgevo et Ia frontière serbe.En attendaut, les l'ures suivent avec une extrême vigilance les mouvements et les préparatifs «le l'ennemi, et il y a toute probabilité qu'ils ne seront nulle part pris au dépourvu.On estime dès à présent à 400,000 hommes les furces qui, de leur côté, font face au Danube, prêtes à se porter en masses compactes sur tous les points qui pourront être menacée.Teur quartier- général est Nilistrie, d\u2019où elles ont l'œil ouvert à la fois sur le haut et le bas-Ds- nube, également aurveillés par le va et vient incessant de leurs canonnières.Il est contirmé que deux combats ont été livrée les 29 et 30 avril dernier, devant la forteresse Kars, On prétend que les Turcs ont été repoussés.Si la choso est vraie, c'est une défaite qui peut avoir pour eux les plus fâcheux résultats, voici pourquoi : De Kars, une route conduit à Erzé- roum qui est la clef des vastes plaines de l\u2019Asie-Mineure.C'est aussi la seule placo qui fasse obstacle à une armée marchant vers le Bosphore.Elle est presque inexpugnable, mais aussi de sa position dépend la domination de toute l'Asie-Mineure, qui est la source principale des approvisionnements de ln Turquie.La Russie, en s'emparant de cette place, déciderait le sort de la campagne de toute cette région.Les Turcs se sont mis de nouveau à persécuter les chrétiens dans les villages qui regardent Ibrail et Galatz.Les autorités de la haie de Tunis ont offert au sultan 18,000 hommes d\u2019infanterie ct 5,000 de cavalerie, pourvu que la Porte paie les frais de leur transport et de leur équipement.La catastrophe de 1a rue Salnt-Urbain L'horrible drame dont Montréal a été le théâtre, au commencement de la dernière semaine, s\u2019est terminé vendredi par l'enterrement des dernières victimes, au nombre de deux, qui avaient survéeu de quelques jours à l\u2019affreux accident.Uelu porte à onze le chiffre total des morts Les funérailles des neuf premiers retirés morts de dessous les décombres, ont eu lieu sulennellement mardi, le ler mai, au milieu d\u2019un concours considérable, Elles ont été faites aux frais de la ville.Pen dant toute la semaine, Montréal a donne les signes d\u2019un deuil profond, comme après une calamité publique.Les pavillons ont été tenus à mi-mât sur les principaux édi- tices durant tout ce temps.Des souscriptions ont été faites immédiatement pour les blessés et les familles des victimes.Notre population témoigne, en cette circonstance, de son admiration et de ses regrets pour les hommes morts à son service Nous avons rarement vu une excitation pareille à celle oli cette catastrophe a jeté notre ville, Les journaux ont commenté longuement cet événement.La réputation de bravoure et de dévouement de nos pompiers est bien établie, mais ce tragique événement a fait comprendre encore mieux l\u2019importance et lu grandeur de leur rôle, qui en fait quelquefois de véritables héros.On n\u2019a pu découvrir la cause réelle de l'incendie.Aucun indice n'a pu, cependant, faire soupconner l\u2019acte d\u2019un incen- diuire, et l\u2019on croit à un accident.Nous publions aujourd'hui deux gravures, l\u2019une représentant lu bâtisse pendant l'incendie même, et l'autre représentant les ruines.Dans la première, on voit les pompiers qui viennent de tendre et d'escalader l'échelle de sauvetage, enveloppés et surpris soudain par un nuage de feu qu\u2019une rafale de vent a dirigé de ce côté.Les trois braves, suffoqués, sont forcés de redescendre, Ils n'ont réussi qu'à grande peine à échapper à la murt et à atteindre ussez vite le bas de l'échelle, qui commençait déjà à brûler, et qu\u2019ils eurent juste le temups de retirer après eux.La chaleur, accrue par les matières litileuses que contenait l\u2019édifice, était tellement intense aur lu façade de l'édifice, que les fenêtres des maisons en face prenaient feu, ot los vitrus des croisées entraient en fusion, Un ne peut s'expliquer comment les pompiers aient pu résister à une pareille atmosphère, La seconde gravure donne une vue fi- dele des ruines aprés lincendie, C'est dans Ia cour de la maisun de M.Thériault, à gauche, que les onzs victimes ont été éctasées par la chute du mur latéral, qui avait soixante pieds de hauteur.Ce mur était en brique et peu épais.Quelques briques s'un étaient déjà détachées et avaient frappé quelques personnes, C'est eut venant au secours des blussés que les pompiers furent ensevelis par l'écronte- ment complet du mur, qui écrasu en même temps une partie du toit do la maison de M.Rhérinu t.On se press aussitôt pour retirer les malhoureuses victimes ; neuf avaient été tuées du coup ; six survivaient encore, dont trois sont morte depuis.Les maisons on bois qui borduient la ruelle, entro ls manufacture incendiée et ls maison Thériault, furent toutes brûlées sans en excopter une seule.Elles étaient occupées par de pauvres familles d'ouvriers, que ce malhour a jetées dans ls mi- sore.Un journal anglais 8 donné à cette ruelle le nom de : Ruelle do Ja mort.Nous espérons pouvoir publier, dans notre prochain numéro, les portraits des victimes.-\u2014 \u2014 eZ\" REVDE DE LA SEMAINE ORIENT On n\u2019a reçu, pendant In dernière semaine, au- eune nouvelle importante «du théâtre de la erre.[I ne paraît pas qu'il y ait en jusquiict d'engagement entre les armées russe et turque de ce côté du Détroit.L'initiative a été prise par les armées d\u2019Axie, et deux batailles sérieuses ont eu lieu dans lu région du Caucase, entre la mer Noire ot lu mer Caspienne.Les Russes auraien attus dus cvs deux occn- sions, malgré qu'ils eussent À leur tête le grand- due Michel lui-métne, le frère du Czar, I serie que le système de défense des Tures de cr côté n'est pas moins bien organise que sur le Danube.En Eutope, on vontait les répouses de quelques gouvernements à ln eireulaire russe et ala vireulaire turque.L'Augleterre et la France ant solennellement affirmé leur résolution de garder la neutralité.Ces déclarations ont une signitication tees-grave, si elles sont winveres et ne rachent aucune arrière-peusée, De lu purt de la France, on s\u2019y attendait, et on ne peut qu'ap- pronver cette détermination du gouvernement de Versailles.La France est la tunins intéres- sév de toutes les grandes pmissauces continentales, dans les affaires d'Orient, Elle n'a en jeu aucun intérêt vivace et ne peut convoiter Un pouce de termin de cr cûté.L'Angletetre, au contraire, est concernée directement, eton aurait lieu de s'étonner dde l'attitude qu'elle vient de prendre, si on ne counaissait la position ezmn- barrassante of we trouve place le gouvernement al, par suite de l'agitation créée pur les liberanx en faveur des chretiens de Turquie.En attendant, toutefois, on signale ut resdouble- tent d'activite dans les arsenaux anglais, ce qu pourrait porter à penser que ls déclaration de neutralité n\u2019vst pus aussi sérieuse qu\u2019on le eroit.L'Autriche mule a osé élever is voix contre Ju Russie.Le gouvernement de Vienne, comtne signataire du trai le Paris, à ailressé une note à l'Angleterre pour lui signaler la violation de ce traité qui vient d'être commise par le Czar, et lui faire romprendre la nécessité d'intervenir.Comme on le sait déjà, le cabinet de Windsor a repondu à cet appel par une déclaration de neutratité.On ne connait pas encore la réplique de l'Autriche, Voici Jo résumé des pricipales dépèches : \u201c La Russie a donne avis aux diverses puis- sauces que le Danube sera bloqué lepuis Orsova jusqu'à son embouchure, à dater du 7 mai.* La clôture du Dauviæ par la Russie est Une grave question, purce que letraite de Paris garantit In liberté de sa navigation.[est vraiment bien temps, dit à ve propes un journal, de rappeler la Russie à l'observation du traité ale P'uris, quand, depuis 1870, où lui a permis de donner dans er traité autant de coupe de canif qu'il lui « plu, D'ailleurs, la guerre que la Russie fait à la Turquie n'est-elle pus la violu- tion flagrante du traité de Paris, qui garantit apparemment l'intégrité de ln Turquie AU meme titre que lu liberté de la navigation ?Singulière politique celle qui prétendrait exiger l'observation d\u2019une clause arcessoire lorsqu'elle permet de violer la clause prineipule.\u201c Malgré la déclaration de neutralité de la Grande-Bretague, le réerutement des soldats et autres mexures militaires sont poussés activement dang tout le roysume-uni.\u201c Dans les Chambres, qué se sont rénnies le 2 mai à Versailles, M.le due de Cazes à déclaré que la plus striete neutralité serait In base de la politique du gouvernement français.** Lu Porte à pris, quant à ce qui concerne la navigation du Danube, lex mesures que la Ru sie devait, disait-ou, rendre effectives à dater du 7 de ve mois.\u201cle Foreign Office à été informé par M.Layard que le commandant ture a ordre de for.wer In Danube À la me igation et de prendre tonite es mesures nilitaires nécensaires a cet \u201cOn lit dans une dépiche de New-York que le gouvernement anglais ent très-préocetipeé du dessein apparent de Ja Russie de faire tde hu Turquie d'Asie le principal théâtre de lu guerre, ce qui menacerait directement les intérêts nn- Blais en Egypte et dans l'Inde, Londres, 8\u2014A la Chambre den Communes, le sous-secrétnire du département dew i étrangères, M, Hourke, \u2018élan erpell nt que les Dardanelles et le Bosphore n'étaient pas encore nis en état de blocus, ot qu\u2019il n'avait pas encore été informé qu\u2019un steamer anglais avait été détruit par une torpille devant Kertch Va ajouté qu\u2019il avait demandé des touscigne.Monts au sujet de cotte dernière affaire, Les combats dunx le voisinage de Kars, l'un livré le 29 et l'autre le 80 avril, a: défavorables aux Turcs ; toutofois, ont du raient fait éprouver aux Russes des pertes su sidérables, mais ils auraient, oux-mêmes, \u20ac on vé des Poe vétéran Frou.L'Agence raphique russe anno; prise du bombardement du fort Baint Nim, par les Turcs ; le méme agence unnonee que Ton ponts frontières en Avie ont été occupés par |, .Russes mans coup férir, les soldats s'étupresant de mettre bas les armes et les populations de suontrer une grande sympathie aux envahis, seurs ; of grande méme serait cette sympathi qu'un escadron de cavalorie aurait rendu sev étendards et demandé la permission du com battre avec les Russes.me Londres, 4.\u2014 Une nople mande ce qui s fachia est arrivé ici ter le port de Galatz.\u201d L'entrée de 1a mer Noire pout être bloquee d\u2019un moment à l'autre, c'est pourquoi plusivare steamers anglais demeurent ici.Un Vaisseau rusase, chargé «de sel, à été capturé vt amené dans le port.Une dépéche dv Bucharest, datie du 20 avril, mande ce qui suit : \u2018 Ce matin, vers dix heures, trois frégates turques ont comme bombarder Ebrailn, mais ont été forces de go retirer vers mili, ne pouvant résister au feu des batteries rasses.On ne connaît pas encore lus pertes «lu côté des Russes.La uote de Salvet Pasha aux puissances, fur laquelle il invoque l'article 8 du traité de Paris, 8 été envoyée, paraît-il, d'après es con.svils de M.Layard.Ou dit que le conseil des mitistres a désapprouvé la note par une forte majorité, mais qu\u2019au Palais elle avait ete on.tièrement approuvée.Buchurest, 3.\u2014Les dommages causés à Ibrail, par le bombardement des Turcs, sont sans Haportance : personne n\u2019a été tué.\u2014\u2014_\u2014_\u2014_._ UN ASSASSIN DE QUATRE ANS lépéche de Constanti- \u201c* Le steamer Jai.aut regu ordre de quit.On entend souvent parler à New-York de bandes de pickpockets, voire de voleurs Jar of- fraction, dout les âges varient de 5 à lv ans, Mais nous n'avons pas souvenir d'un ox.emple aussi remarquable de prévocité que reli dont la ville de Boston vient etre le the une, ll y a quelques jours, un petit garcon dde \u20ac ANS & COMMIS UN Assassinal FE unissaut toute lex conditions voulues pour faire pondre sou an.teur s'il avait l'âge de la corde, un assassinat premédité pendant plusieurs heures prepare avec art et délibérément execute.Le heros de vette aventure sans précélentse nonue Dulloy Kimball, et, bien qu'il n'ait que 4uns, il jouit deja d'un alias ; ses petits camarutes d'appels lent le major.Ses parents habitent Ie no.26, Holyoke street, à Boston.Duns la maison en face, no.23, demeure le famille Cox, dant un des enfants, Stephen Cox, âgé de 6 ans, nou Une dispute dans la rue avec le major.La dispute est née pendant un jeu auquel partivi- paient une vingtaine d'enfants, tatit garçons que filles, inais aucun d'eux n'en connait le motif, et le monde ignorers probablement toujours s'il s'agissait d'une bille, d' verceau où d'un « volant.Ce qui est av st que le major s'est fiche tout rouge, qu'il à refuse de ronti- nuer A jouer et qu'il est rentré dans la mwutson paternelle après avoir catégoriquement déclare à Stephen Cox que la journée ne passerait pas sans qu'il lui réglat son compte.L'apres- midi, Stephen jouait dans le jardin, sous les yeux de sn mere assise À Unie fenétre, quand le Major s'est approché de lui, à renouvele Ia querelle du matin, lui à répété qu'il fvrait son affaire ; apres, Dudley Kimball a repart, à mar ché droit à Stephen Cox qui, appuyé sur la chu ture du jardin, le regariluit approcher saus au cune méfiance, et, quand 11 à été prét à le tou cher, le major, exhibant subitement un pisto- Jet, en à appuyé le bout sur le front de son pe tit catnarade ét a tiré.Mme Cox, qui evait tout vu de la fenétre, 1nais sans ne conter de la réalité que quand vlle n va son fils tombe ot le sang jaillir de na tête, est doscenelue atfolev, pene dant que Dudley, reposant à tentes jurabes le chemin du logis, alinit w her dans une chambre, probablement avec le vague intention Aétablic un alibi.Le pistolet dont 3} x'était servi appartenait à son père, et come lem jor avait plusieurs fois auparavant cherche à s'emparer de cette arme, on In tenait cacher, Le petit polisson a done dû etaployer le tempa éconlé entre ses menaces du matin et le meurtre de l'après-midi, à fureter dans toute 1 tosison pour découvrit la cachette du pist Stephen Cox n'a survéen que quelques in taüts à ne blessure.11 appartenait, ainsi que le meurtrier, à une Famille de néguciaats aies de Boston.Une enquête duit être faite, Da près les paroles échapyées au major quand Is police est venue prévenir père de ce qu'il it fait, on présame quil # l'intention de Haider non-coupable ot de soutenir que le pistolet est parti accidentellement.-_\u2014\u2014e \u2014la Vie Parisienne annonce que lu moved du parier À lettre change, Plus de papiers de vour leurs, nauf pour len billets négliges ot sans chile fres, plus de ces immenses chitfres n Iticnlores ou dorés, qui, entre nous, avaient l'air d'a- drvsses de confiseurs ; du simple papier anglais Wanc, avec les armoiries en couleur où le chiffre en couleur aunsi, mais petit et placé au milieu du papier.Plus de geure italien, le format fran hire pour len lettres fongues format pour les misaives familières i | lv Mai 1877 MONTREAL HISTOIRE D'UN BOUQUET \u201c Un bouquet!\" et on se représente des roses, du muguet, des églantines, un tout frais et charmant, nuancé de bien, de blanc, de mille couleurs, et qui émane un parfum où se retrouvent tous les souve- Dite de l'été.Tuntôt on so Je figure dans un frais boudoir, surmontant \u2018un vase éle- gaut ; tantôt il orne le chapeau de nos bergères où la puitrine de notre sœur : .mais partout il est aimé, et sa biruveaue sourit dans tous les yeux à qui il est dun- ué de le contempler, Tol était mon bouquet, et plus charmant encure ; car je l'uvais cueilh dans tes champs de l'enfance, dans ces lieux bénis où l'on ne va qu'une fois et où il ne nous est plus permis de retourner.J'avais des roses, des inuguets, dus immor- L\u2019OPI NION i a GRAND INCENDIE DU 24 AVRIL telles, les roses, pour moi, c'était cette tendresse dont le cœur paternel nous faisait à tous uno si large part ; le muguet me représentait l'espoir toujours souriant même au milieu des larmes, et l'immortelle, c'était ce bouheur qui devait me suivre pas,à pas sur la route de la vie.Et de toutes ces fleurs s'élevait un parfum de prière et de jeunesse, d'amour et de fui; et partout où mon bouquet s'arrétait, il lis: sit ses douces émanations curnine UD gage de félicité.Je l'aimais comme où aime un ami, je le baisais avec recueillement, avec religion.Le uir, je le posais sur ma poitrine et je m'endormais heureux dans cette atmosphère de paix, etai une ombre venait obseurcir mon front, ju regardais mon bouquet et il me disait d'aimer et d'espérer.Pourtant, un matin, je m'éveillai et mes fleurs étatent flétries ; leur curullu était PUBLIQUE pleine dea larmes de la nuit, et cette rosé» bienfaisante, loin de la rajeunir, sem- Llait un fardeau trop pesant et les inclinait sur leur tige.Et j'entendis dans la chambre voisine un murmure qui ressemblait à une plainte et à une prière, et j'entrevis les reflets de deux luminaires, Je m'agénouillai parmi les nesis- tants et je pleurai, car celui pour qui on prinit, c'était mon dre, Ft mon bouquet était là, sans force, sans couleur, sans parfum.Je considérai lougtemps ve triste emblême de tout ce que mou cœur avait 1enfermé d'amour et d'illusion, et je devins rêveur, Puis je pris mou bouquet, j'eu dispersai les fleurs que je tressai en couronne, et je dépossi cette couronne sur le cercnvil de mon père.Le lendemain, je suivis le convoi.Je ue vis rien, je ne me rappelle rien ; mais quil l'œuvre du fu-soyeur POSITION PEEILLEUSE DES POMPILES SUR LECHELLE SKINNEE fut terminée, je m\u2019apergus qu'une main charitable avait vé ma couronne de la bière vt l'avait jetée aux pieds de la croix.Plusicurs années plus tard, je visitai ce petit coin de terre vl durmait tout ce que j'avais aimé sur terre, d'évartai lee feuilles mortes pour retrouver Lu trace des fleurs que j'évais déposées, mais le vent avait emporté les ross des musgiela et les éxlantines étaient dispersées, seule une petite fleur s'élevait encore en slate tachant a la croix.Et je me dis: * Dieu\" il est done vrui! tout puisse sur lu terre, les roses ed l'amour, la vivlette et l'espoir: seule l'inamortelle demeure toujours, image su- Llime du souvenir que ni le temps, ni la mort ne peut efficer.\u201d AUGUSTE OUVRARD.Québec, 25 murs 1877. 220 L\u2019OPINION PUBLIQUE 10 Mas 1877 CORRESPONDANCE EUROPÉENNE Paris, le 18 avril 1877, La Russie, qui brûlait du désir d\u2019utiliser ses masses de soldats, tenus depuis plus d'une année sur le pied de guerre, ur se faire rembourser de ses frais par a Turquie, soit par une indemnité pécuniaire, ou par une tranche de l'empire ottoman, la Russie, dis-je, vient d\u2019acculer la Porte et a fait échec ef mut À la diplomatie européenne.Toute l\u2019Europe connaît l'appétit du Russe, Tant que l'empire moscovite ne s'est agrandi que du côté de l'Asie centrale, on l'a lnissé faire.C'est pour faire pardonner à la Ruesie les œilludes de convoitises, qu'elle jetait du côté du Bosphore, que le général Ignatieff a travaillé d\u2019abord A faire signer par les grandes puissances le protocole de Londres.Mais pour bien arriver À sce fins, l'ambassadeur russe a fait exclure l'ambassadeur ture des conférences, et il a rédigé un document où la Russie se donne le beau rôle et où tout l'odieux retombe sur lu Turquie absente.On sait comment il à réussi.Naturellement, le Ture, qui est fier an- tant que fanatique, a refusé de consentir aux exigences de ce protocole, La Rusaie, qui avait tout préparé pour ce dénouement, joue la surprise et dit à l'Europe, étonnée de ce refus: \u201c Restez tranquille, je vous prie, je m\u2019en vais donner une le- ¢on à ces coquins de Musulmans.Tout ce que je vous demande, c'est de ne pas intervenir ; je me charge seule de faire respecter le protocole.\u201d Et voila comment la guerre va se déclarer entre les deux grandes puissances orientales.Il n\u2019est pas passible de prévoir jusqu'où cette catastrophe s'étendra, ni quelles nations se trouveront emportées par ce tourbillon de fer, de feu et de sang.La Turquie se lève en masse au nom d'Af/uh, et tous les Musulmans sont enthousiasmés pour faire la guerre avinte aux Moscovites.Le théâtre de la guerre sera autant l'Asie que l\u2019Europe, s'il est vrai que la Perse ait fait alliance avec la Russie, en considération de certaines promesses.D'un autre côté, les tribus tartares, que la Russie a conquises pendant ces dernières années, vont profiter de l\u2019occasion pour revendiquer leur indépendance.Mais la Turquie a plusieurs épines, à l\u2019intérieur et sur ses frontières, qui ne lnis- sent pas que d\u2019être très-inquiétantes, même en temps orlinaire ; que sera-ce done, en guerre avec In Russie! Les Monténézrins qui la harcélent, les Serbes qui veulent une revanche, les Méridites soulevés, les Roumains qui refusent le passage aux troupes turques sur leur territoire landie qu\u2019ils le permettent aux Russes, et l\u2019île de Crête, qui, encore une fois, se soulève pour chasser les Turcs et retourner à la Grèce ! Si le Kédhive d'Egypte, le Bey de Tunis et les Musulmaus des Indes et d'Arabie ne viennent pas À la rescousse de ln \u2018Turquie, il vst à craindre que la Russie n'ait Is partie facile et n'écrase le Ture, (défi éimiisé par les révoltes des chrétiens à l'intérieur, La conséquence d\u2019une victoire russe xe- rat terrible pour les populations bulgares et chrétiennes actuellement soumises à la domination turque.Les massacres de chrétiens dans tout l'empire ottoman recommenceraient avec fureur.Les Bashi- Bouzouks ont déjà, paraît-il, reçu le mot d'urdre.C'est justement ces mas tas) Satiou = © : Te ns & _- PANTINOPLE DE SIEGE DE LA GUERRE MER NT Re se vos > NOIPE E UX wn bes Lingpa POL Stan Tuehols MER D'AZOF Jenikale Pry STREBISONDE dt à D'ASIE.5 Aildis.14 Beskatmi 22 Kubeh- Ili .ue rer = OCTET LE ROPE - Ç ; eater Fak 0 TURQUIE L'ASIE.3 AMS arr D Kubet Hisar 4} Montagnes Ki.5) Arara.ré Mar tt D, Cavease.Lf Pravin Faria TURQUIED EUROPE vv K.KawsLie 102 Umar Fakil 109 Mont Athos i I ch \"18 Tischindirlin 4 à patton 15 Kuseaies # Province de Stavarpet.| GE, ROUMANIE.i Ardos, | 10 Detrano A.et B.Anatolieet 7 Mual.\u2018eh.schindir 4 Tecbétmtachenteh.41 Karnkuluh hek ' 96 Le Bosphore e1 la 11M (glu Hasardschy k IN, Arwéti B Montagnes Kesctai | 17 Montagnes Emir 5 44 Cohkala.no hek, uv ve de Autraken.1 Corse-d'ur 05 Demir Kap, wh) 113 4 ruée.y Montagnes Uru 18 Montagnes Allah.Frac © Torre des Connie do ta § ee ! Durdanelles RT LA pr | Kirveh, 10 Montagner Demirdech:, 19 Montaues Kush.| | rq Mor Buche.Me de Suxos.10 Tromuwa.TL Ne 2 Milan 11 Montugues Kodsol.20 Montagoes Alphar 38 Muntegnes Gols.nos Dachaldir EMPIRE RUSSE, Sit Fibs, FE.RUANIE MI UIIONALE.J [ys Sper Mose 5 Kim kul 107 H-seanlechsk ou lu ELS Dftinee du mar da 3 fe l'rincesse 18 Mont Ida.{21 Kasariiai 3 Montagoes { hangir 39 Montagnes Munser 49 Arthas, i C.Caveask I Neb © Terre des Comagues du 1 C0 a = Pumchai « a Torte de Trojan Too 4 Lie Marmurs 13 Ruines de Troie.! £2 Kurgu.31 Mubtugnes Kurabel.40 Mou'ugoer Bingol.44 Muntugoes Kolat (GeonGtE.) ARH Dun.LAUDS =7 Tekusoh tel Kirkkalissel 108 Ards : 116 Kuba on mm 224 LE SORCIER MONT GRANIER DEUXIEME PARTIE L\u2019ECHANSON DE MIRIBEL Non ! tous les cœurs n'ont pas le ver de l'égoisme, Tous les riches n'ont pas fuuillé dans Je bourbler ; La pudeur croît, plus belle, à côté du cynisme, Les prés ont plus de fleurs à Lôté du charnter.(OUGIRR, Feuilles mortes vil CUMME QUOI MONSIEUR DE BELLETRUCHE RE- ORETTA QUELQUE FEU D'AVOIR INVENTÉ LA POUDRE.Tous les convives se levbrent à la fois et coururent aux feuêtres.Dans la rue, une foule nombreuse volait dans la direction de le porte Bonrieux, en criant : \u2018\u2018 Au feu ! au feu!\" Rien de plus effrayant que ce cri, surtout quand la nuit est noire et que le tocsin 'accompagne de sa voix formidable.n homme, venant du côté de la porte Bon- rieux et courant à perdre haleine, arrivait devant l'hôtel de Belletruche au moment où les fenêtres v'ouvraient.11 leva la tête et vociféra, de façon à se faire entendre des seigueurs accoudés sur le balcon : ** Au secours, seigneurs, le feu est à la rue de l'Orme.L'hôtellrrie de Césaire Fenouil et la maison de Belletruche sont en flammes ! ** M a ait à peine dit le nom de Fenouil, que Prégent du Rocher, enjambant le balcon, sauts dans la rue : * Qui m'aime me suive ! cris-t-il.En un clin d'œil, Barberaz, Ternier, des Flatumes et quelques autres prirent le même chemin.Le reste des convives rentra dans la salle, et u de minutes après, tous étaient réunis sur le ieu du sinistre.Le feu avait commencé dans la maison où Belletruche avait établi son lahoratoire, maison contingué à l'hôtellerie de l'Orme.Celle-ci, bâtie en bois pour la plus grande partie, et remplie de fourrage, de bois et de ma- titres inflammables, avait été promptement gagnée par le feu.Le spectacle était saisissant.La flamiue s\u2019élançait en gerbes ondoyantes de toutes les ouvertures qui pouvaient lui donner pa , et léchait, de ses lungues ardentes, les murailles noircies.Une pluie d'étincelles tourbillonoait dans l'espace, poussées par up vent violent.D immense nuage de fumée, empourprée par Ja clarté funèbre de l'incendie, flottait au-dessus des maisons, et couvrait d\u2019un panache rou- grâtre les habitations voisines.Les pans de murs s\u2019écroulaient, entraînant avec eux des planches, des poutres, des amas de meubles, et fournissant ainsi un continuel sli ment à la flamme.De t-mps à autre, de sourdes explosions se faisaient entendre, et les flammes prenaient des teintes étranges : tantôt elles devenaient d'un bleu intense, tantôt d'un rouge éclatant, puis elles pussaient au jeune le plus pur, au vert le plus tendre, au violet et au lance.Une odeur Acre, nauséabonde, se répandait alors, et forçait la foule à reculer.C'étaient des substances chimiques renfermées dans le laboratoire de Belletruche qui brû- Jaient, argumentant de plus en plus ia dévo- rente activité de l'incendie.Aucun moyen de secours n'existait.On avait bien formé une chaîne d'hommes vigougeux, qui se ient de mains en maine de grands eceaux d\u2019eau, mais la fontaine coulait trop lentement et ne pouvait fournir assez d\u2019eau À la fois.Ou ne pouvait epprocher du brasier, à cause des émanations délétéres qui s\u2019en échappsient et qu\u2019il eût été dangereux de respirer.La foule restait donc à peu immobile et ne contentait de pousser de grandes clameurs, lorsqu'elle voyait uv pan de mur s\u2019écrouler ou les mystérieuses lueurs apparaître.Quelques hommes, plus courageux que les sutres\u2014et parmi lesquels se trouvaient Gengoux et Barberaz\u2014s'étaient élancés dans l'hôtellerie, et jetaient, par les fenêtres du rez-de-chaussée, tout ce qui leur tombait sous 1s main de meubles, de linge.Ces objets étaient aussitôt mis en sûreté dans la boutique de Crépin Tardiguet, à la porte de laquelle ne tenait, un bâton la main, pour empêcher lex pillards de pénétrer chez lui, le cor- lonnier-juré flanqué de son apprenti et de son ouvrier.D'autres homines, arinés de haches, travail Jaient à couper len toits des maisons voisines pour enspôcher l\u2019incenitie de se propager danc tout le quartier, Le seigneur de la Chambre et le chambellan des Colompnes s'étaient mis à la besogne, comme s'ils eussent été de simples ouvriers, et taillaient dans le bois à grands coupe de guisarme.Au moment où Prégent était arrivé, Césaire Fennuil, accablé de déseapoir, était assis auprès de le fontaine et sanglotait, sans paraître voir ce qui se it autour de Ini.Une vieille servante priait, agenouillée au- a de son maitre, Aldobrande n'était point là T-OPINION Le premier mouvement de Prégent fut de courir vers le vieillard et sa première parole fat : « Aldobrande °° - 11 dit ce nom avec tant d'anxiété, tant de douleur contenue, que Césaire leva les yeux malgré lui.Il reconnut aussitôt le flancé de oa fille.Be levant tout à soupy il pousss un grad cri et se jeta dans les bras du jeune a sane puvoir IN répondre, « ii est Aldobran répéts Prégent d'une voix frémissante.pe Césaire étendit la main, ot montra l'hôtellerie en balbutiant : \u201cLà.lb.Il ne put ajouter aucune autre parole et tomba suoui.i de tal P ns s'occuper davan le Ini, Prégent se précipita d'unrseul bond, s l'auberge, en criant d'une voix tellement forte qu'elle domins le tumalte de la foule : # Aldobrande ! Aldobrande !** Il eut À peine fait dix pas qu\u2019il chancels.La chaleur était vi intense, ls fumée si épaisse, qu'il ne put avancer plus avant.Le sol tremblait sous lui, et les dalles, chauf- fees à outrance par les débris enflammées dont elles\u2019étaient jonchées, calcinaient la semelle de vos souliers.11 ports ses mains & son front et cris d\u2019une voix qui allait s'affaiblissant : : * Aldobrande ! Aldobrande ! Aldobrande ! Une solive embrasée se détacha du plafond et vint l'atteindre à l'épaule.Ses genoux fléchirent,.ses mains se portèrent instinctivement en avant,.il tomba.Un eri épouvantable jaillit de as poitrine, et ses lèvres murmurèrent une dernière fois : ** Aldubrande ! \u2014Me voici 1\" répondit nue voix douce.Le malheureux se sentit soulever par une main robuste.Îl ouvrit les yeux.vers la porte.* Courage ! dit-elle, essayez de marcher.\u201d 11 se leva péniblement et gagua le seuil de l'auberge d\u2019un pas rapide.Un iustant après, île étaient sauvés.* Ah! s'écria Aldobrande, se jetant au cou de son père, qui pleurait de joie, j'ai bien cru que je ne vous reverrais jamais.\u201d La foule battit des mains.Prégent serra ln main de Césaire : \u201c(Pest elle qui m'a sauvé, lui dit-il en lui montrant Aldobrande.Dieu a fait un miracle.\u201d Toute cette scène avait à peine duré trois minutes.Au moment oii Prégent, rayonnant de bon- beur, entrait avec Aldubraude of bonhonime Fenouil daus la chambre de Crépin Tardiguel, on entendit le son d'une clochette, et l\u2019on vit apparaître, au détour de la rue Borcière, un prêtre revêtu des ornements sacerdotaux.Il tenait dens ses mains, enveloppées d\u2019une échar;-e de soie, l\u2019hostie consacrée.Deux clercs, portant une lanterne allumée, précédés d'un enfant agitant une sonnette, marchaient devant lui.Tous les spectateurs se jetèreut à genoux et se prosternèrent.ans ce siècle de foi, lorsque les moyens humains parsissaient inefficaces, l\u2019on s'udres- sait au Tout-Puissant, et l'on demandait naive.ment un miracle à sa miséricorde.Le prêtre venait sur le lieu de l'incendie, portant entre ses mains vénérables le très-saint Sacrement.Quelquefois aussi, il jetuit dans les flammes le corpotal sur leqiel on place, à l'autel, le calice consacré.Souvent, Fincens die, que les hommes n'avaient pu éteindre, ar- rétait ses ravages au moment où l'Eucharistie apparaissait (1).Au moment où le prétre\u2014c'était le chanoine Henri de Ternier\u2014apparut devant l'hôtellerie, un fracas épouvantable retentit.Les deux maisons venaient de s\u2019abimer et les pierres, couvrant le brasier, étouffêrent la flamme.Monseigneur Amédée de Miribel était là, avec tout non clergé, et cherchait à consoler de son mieux le pruvre Belletruche dont la douleur faisait mal à voir.«\u201c C\u2019est moi t disait le maitre d'hôtel, c\u2019est moi qui suis la cause de ce malbeur ! Ab! mon imprudence ine désespère.\u2014Surmontez votre douleur, sire Ennemond, répondait l\u2019évêque.Vous êtes, vous, le moins à plaindre.\u2014Eh ! ce n\u2019est pas moi que je plains, mais ce tualheureux hôtelier.\u2014C'est vrai ! le voilà réduit à la misère.\u201d Belletruche se redressa avec fierté et regarda le prince de l'air d'un homme offensé : « Pour qui me prenez-vous donc, Monseigneur ! s'écrinst-il.Je suis riche, merci Dieu ! et je saurai indemniser largement ce brave homme de ls perte que mon imprudence lui s fuit subir.\u2014 Vous êtes un cœur «d'or, Belletruche, dit l\u2019évêque avec émotion.Mais quelle est donc Vimprudence dont vous me parlez ?\u2014J'ai laissé dans mon laboratoire une cornue pleine de mou feu grégeois.Elle aura fait explosion, et, des lors, au tissance ht- maine ne pouvait l\u2019éteindre.L'incendie n dû se iléclarer instantanément.\u201d .Quelques hommes du peuple entendirant ces derniers mots, et échangèrent entre eux un re- gsrd farouche.(1) En 168, 1 , dit Mile da Aldobrande l'entraiuait ue lo fea prit au Louvre.\u201c on y lontpensier dans oo Mémoires, le lafnt-Auerement de Maint-Germais l'Auxerrois, qui est 1n paroisse : dans te moment qu'il artiva.le feu ceses.\u201d V.Saints.Palaye, Moréri, ete.(Note de l'auteur.) PUBLIQUE Dès que Miribel se fut retiré, un cercle de menant ue forma autour de Belletruche.Les gens se mirent à le toiser d'un sir menaçant, murmurèrent d'une voix irritée quo Belletruche avait lui-môrue allumé l'incendie : | 1 C\u2019est un sorcier, disait l\u2019un, il vient de l'avouer à Monscigneur.; \u201411 cachait un feu infernal dans ua maison ! ajoutait un second artisan.\u2014Ui faut le pendre ! \u2014Le jeter à l'eau ?.\u2014Le mettre en pièces ! \u201d Messire Ennemond, absorbé dans une profonde méditation, n\u2019entendait pas ces paroles, et ne voyait poiut les regards 1nenagatts dirigés contre lui.; Le cercle s'augmenta peu à peu, et bientôt, le peuple tout entier fut persuadé que Belle- truche était un sorcier.; Alors, de toutes parts, s'élevéreut les cris de : \u2018 Sus à l'inceudiaire ! \u2014A l'Arc, le sorcier ! ** La foule s\u2019ébranta, et quelques-uns des plus turbulunts, se jetaut sur Ennemond, le renver- sérent avec violence par terre.I.\u201c Hola ! mes maitres, que se passe-t-il ici?tonna une voix mile et vibrante.Ftonnés, les agresseurs reculèrent.Auprès de Belletruche, étendu sans mouvement sur la terre humide, Prégent du Kocher, l'épée nue à la main, fixait un regard sévère sur la multitude.; Un homme s'avança et répondit avec rudeuse : \u20188 Le seigueur que voilà est un sorcier ?\u2014Tais-toi, manant ! Vous êtes bien laches, continua le jeune homwe avez colère, de vous mettre cent contre un.Vous devriez rougir de tant de licheté 1\" Le peuple n'aime pas les reprochies.Un grondement sourd couvrit les dernières paroles de Prégent.; Enuetnond se releva et tira son épée.* À moi ! hurla-t-il.A moi!\u201d Oger de Ternier, des Flammes, La Chambre et tous les seigneurs qui ne trouvaient encore sur le théâtre de l'incendie accoururent ot se rangèreut autour de Prégent.; ; Maintenant, dit celui-ci, le premier qui bouge est un homme wort.\" La foule recula frémissante.Belletruche, suivi de ses amis, alla chercher un retuge à l'hôtel des Flaten, situé à deux pas de là.Le seigneur ce Luciaue, a la téte d'une centaine d'hommes d'armes, slls cerner l'hôtel de Belletruche, que la foule voulait absolument piller, tandis que les sergents de l\u2019évéque, fni- sant sonner le vouvre-feu pour lu seconde fois, forçaient les habitants de Saint-Jean à rentrer dans leurs tnsisons.Un instant après, le seigueur du Rocher rentrait chez Crépin Turdiguet où se treuvaient, avec Fenouil et su fille, Gengoux, ss acme vt sa belle-mère.* Etes-vous remise de votre émotion, chère fiancée ?detuanda Prégent à Aldobrande.\u2014Ub ! parfaitement.\u2014 Mais, moi, s\u2019ecria Céssire, mui ! je ne suis pas du tout remis de.Hélas ! j'ai perdu le meilleur de mon bien ! Savez-vous que l'hôtellerie, avec tout ce qu'elle renfermait, valait au moins cent livres (2) 1 \u2014Vous ne perdrez rien, Césaire, M.de Bulle.iruche veut vous indemniser du dommage.-\u2014Es vérité t \u2014Vous pouvez y compter.\u201d Rose Aubenel, encore une des victimes de 1a catastrophe du Granier, et qui se croyait veuve depuis dix ans, son mari, Pétremand le Bréchet, étaut parti, en 1249, pour I'ltalie et w'ayant as reparu\u2014daine Rose Aubenel n'avanga vers Prégent, tout entier à la joie que manifeatait le rère Fenouil de la promesse de Belletruche, et ui dit : * Votre mère doit être fort ani.\u2014N'ayez cruinte, date Rose.L'apprenti de Crépiu est allé la prévenir.Maincenant, il s'agit de vous trouver un asile, en atteudant que votre chambre, chez ma were, soit préparée, continua-t-il en s'adressant à Césaire.\u2014Je me charge de mon compère, s\u2019écris Tar- diguet.\u2014 Et moi, ajouta la veuve Le Bréchet, j'offre à Aldobrande tn tit dans ma ch Ces détails réglés, Pregent reprit tôt le chemin de Romassot.La vieille Blandine, in- uiète, quoi qu\u2019il en eût dit, veillait auprès du lit d'Eulalie, * Enfin!\" n'écrièrent avec joie les deux femmes, lorsqu'elles entendirent le pus bicn connu du jeune homie.Prégent, souriant, tendit son front à sa mère et embrasaa tendrement sa sœur.* Je suis sain et sauf, dit-il.\u2014 Mais tes vêtements sont brûlés ?\u2014Bah ! ce n'est rien : une écorchure à l'épaule, j'en serai quitte pour deux jours de repos.(A continuer.) (2) Environ 10,000 france.-\u2014- \u2014.< + AVIS AUX DAMES.Le soussigné informe respectueusement les Danes de la ville et de ln campagne, qu\u2019elles trouveront à son magasin de détail, No.196, rue St.Laurent, le meilleur assortiment de Plumes d'Autruches et de Vautours, de toutes couleurs ; aussi, réperages de Plumes de toutes sortes exécutés avec Je plus grand noîn, et Plumes teintes sur échantillon sous le plus court délsi ; Gant nettoyés #4 teiute noirs seulement.inquiète, mon J.H.Lastan.Atelier : 547, vue Craig.10 Mai 1877 x LES PROCÈS CÉLÈBRES LE COMTE PUNTIS DE SAINTE-HÉLÈNS Dans lo courant de 1806, un forgat du nom de Pierre Coignard, ué en 1778, à Langesis (Indre-et-Loire), recommandé comme tris-dangercux pour ss perversité, son intelligence et sx force physique, s'évadait du bagne de Toulon, où il subissait une condamnation à quinze années de fers, prononcée en 1801 par le tribunal criminel de Paris, pour une série de vols à l'aide de fausses clefs et d'effraction, compliqués d'une désertion devant l\u2019ennemi, car, avant de devenir voleur, Coi- gnard avait porté les armes.Enrôié d'abord dans les grenadiers «lu Directoire, il avait servi un moment dans l\u2019armée de Sambre-et- Meuse, d\u2019où il déserta moins pur lâcheté que pour échapper à une poursuite pour meurtre ot détournement de fonds, dont il avait le maniement en qualité de sorgent-major.Le tribunal criminel ne retint pas cette partie «de lu prévention, que la justice militaire n'avait pas non plus établie.De Tuulun, où 5 trace se perd, on le retrouve cn Espagne, au moment de ls guerre avec la France, chef d'une compa- guie de partisans et possesseur d\u2019un état civil qu\u2019il s'est fabriqué au nom de Pentis.IL n gayné, par sa haute mine, son esprit et quolques coups de main heureux, les bonnes grâces du toi Joseph, En 1812, il est chef de bataillon d'état-major tans le corps d'armée du marcehal Soult, et west lid intimement, pendant un séjour à Saragosse, avec uno fille remarquablement belle, Mousa Marsen, ancienne maîtresse dun émigré, lu comte dv Saiute-Hiléne, mort chez ell, et dout elle a conservé tous les papiers, Poutis lu présente partout, même à à cour de Madrid, comme sa femine légitime, veuve, dit-il, d\u2019un général espagnol, ami de la France, 11 porte Lia le titre de cote de sainte-Héléne, et c'est à ce nom que lui sont délivrés, quand l'armée française évacue l'Espagne, les brevets qui le conlirusent daus son grade, d'abord au 11e, puis an SUo régiment d'infanterie de ligne.11 fait, en 1814, la campagne de France, entre laquelle et son retour d'Espagne il avait trouvé moyen de su faire expédier, par un notaire de Soissons, un acte de naissance établissant qu'il est venu au monde eu 1776, dans ecto ville où avaient demeuré alors le comte et la comtesse de Sainte-Hélène, et dont les registres municipaux et paroissiaux avaient été détruits pendant la révolution, Aux Cent-Tours, il suit le roi à Gand, età Lu rentrée des Byurbons, nummé d'emblée culunel de la légion de la Seine, do- venu tout à fait, grâce à la beauté de sa fumine et à ses avantages porsonnols, ce qu'un appelle uu homme à la mode, il ne cesse pas d'être voleur.ll a retrouvé ou fait venir à Paris un sien frère de quatorze ans plus jeune que lui et comme lui artiste en fausses clefs.C'est par ce frère, axsisté de quelques complices, qu'il fuit dévaliser les maisons que M.le comte et Mme la cuintesso fréquentent, et dont les serrures, grâce à ce talent de preneur d'empreintes qu'il a déjà payé si cher, n'ont pas de secrets pour lui.Unie de ses premières dupes eat un haut fonctionnaire de l\u2019armée, M.l\u2019intendant- général Prévost, qui ne l'appelle que son cousin\u2014tout naturellement, puisque Mme Prévost est une demuisells de Puntis Un jour que ss fonctions le retiennent au ministère de la guerre, vù M.le comte l'a accompagné et le garde pour ainsi dire à vue, lu bande exécute uno razzin complète d'or, d\u2019argenteris et de bijoux, nou-soule- ment chez M.Prévost, mais chez M.de Champigny, l\u2019un de ses chefs de service, retenu cuimine lui toute lu journée dans les bureaux et comme lui grand ami du cousin de madame.Rarement, du reste, l'ancien forçat opère lui-même ; ses de- voire de militaire, d'homme du monde et de maitre de maison ne lui en laissent pas lo temps.oy existence durde se prolonge jusqu'en 10 Mar 1877 Un beau jour de juillet de cette année, il y avait revue au Carrousel, c\u2019est-à-dire grande foule, et, mêlée à cette foule, qui, alors, circulait librement dans In cour du Palais et jusque dans le vestibule central qu'elle traversait pour gngner le jardin (cet état de choses a duré jusqu'en 1852) \u2014 la police particulière de Vidocq, composée, comme on snit, en grande partie de repris de justice, qui obtenuiont à ce prix lu faveur de résider à Paris et peut-être ausei la facilité d'y commettre des méfaits.Or, pendant que les troupes, défilant par l'Arc de Triomphe et le guichet du bord de l\u2019eau, galuaient de leurs acclamations la famille royale placée au balcon de la salle des Maréchaux, un de ces agents, le forçat libéré Calmels, stationnait tout près de l'état-major qui s'appuyait au pavillon de l'Horloge, et où son regard se fixait avec une instance singulière sur lo brillant colonel de la Légion de ln Seine, M, le comte Pontis de Sainte-Hélène, qui, admirablement monté, la poitrine conatellée, radieux comme un homme reçu la veille au pavillon Marrun et présenté aux princesses, causait guieruent, botte à hotte avec M, le gré- néral Despinois, commandant Ia place de Paris, Calmels attendit la fin du défilé, suivit, quand l'état-major se sépara, lo co- Ionel jusqu'à la place Vendôme et, au moment où celui-ci, descendu de cbeval devant l'hôtel de la lre division, jetait la bride À son ordonnance, su présenta en pleine face, le chapeau À la main, Saisi d'abord, mais toujours maître de lui-même et souriant sous la pâleur qui l'envahissait : \u2014* Laissez entrer monsieur, dit-il en souriant au factionnaire qui lui présentaut les armes ; il eat avec mo\u201d Et faisant signe à l'homme «qui le suivit sous le vestibule vitré du grancl escalier, dont il referma In porte : \u2014\u2018 Que veux-tu } lui demamila-t-il avec une volubilité haletante : de l'argent, n'est-ce past.Oui, oui, c'est moi; tu vois que je suis france.Dépêche-toi, je suis pressé, et il ne faut pus qu\u2019on nous voie ensemble.Prends toujours cela, on- voie-moi ton adresse, et sois gentil : je te ferai avoir une bonne place.Mais ne re viens plusici.Qu'\u2019est-co qui t'en reviendrait de me faire du malf.Allons, va, mon vieux, et compte sur moi.\u201d Calmels promit le silence et, l'argent empoché, ne fit qu'ar saut jusqu'à la Préfecture de police.Ja simple réalité des faits est ici plus poignante et plus savante que le roman le mieux machiné.Ces deux hommes, que le hasard livrait ainsi l'un à Pantre, avaient été à Toulon compagnons, non pas seulement de captivité, mais de chaine, L'erreur était donc inadmissible, et c'est ce qui explique l'attitude de Coi- gnard.C\u2019est aussi ce que comprit Vidoey, qui, dès les premiers mots de son indicu- cateur, avait jeté les hauts cris, le croyant dupe d'une ressemblance, mais qui n'hésita plus quand il Tentendit raconter Ju scène de l'escalier, « Sil a \u2018cusqué\u2019 tout «le suite, fit-il avec son flair si logique, v'est que tu ne te trompais pas, et ça va nous éviter de le déshabiller.Sais-tu s'il à été marqué, dans le temps ?\u2014Oui, bien ; mais il a fait passer ça avec des drogues ct «lea brûlures.S'il xe mettait en tête de changer de peau, il y arriverait, \u2014Bon ! fit Vidoeq: avec une claque lea lettres reparaissent.Mais tu lui en veux donc, que tuns © appliqué\u2019 si vite?Un autre, à ta place, Panrait fait * chanter\u201d quelques jours avant de le * servir\u201d -Lui?Vous ne le connaissez pus, S'il ne n'a pas \u2018auriné\u201d aujourd'hui, ce n'est pas l'envie qui lui en manquait, malyré ses poignées de main.Et si j'y retournais il ne me manquerait pas, D'ailleurs, il me *Mlaupait\u201d là-bus comme plâtre.On ne sait pas de quoi il est capable.\u2014C'est égul, ajouta acntoncieusement Vidoeq, gn te sera compté, quoique tu nous.mettes là duns un fameux pétrin.Fais ton rapport pendant que je monte chez le patron.\u201d * Le préfet Anglès courut tout ému chez M.lo duc de Blaeas, puis chez M.be- L\u2019OPINION eazes, alors ministre de Ia police, chez le général Dessoles, ministre de à guerre, chez le président du Conseil, M.le duc de Richelieu\u2014partout, Et partout, on ferma d\u2019abord les yeux à l'évidence.Et puis, quel scandale! Bien que lea journaux, aussi rares qu'exigus de format, et soumis de plus à la censure préalable, n'offrissent pas le même danger qu\u2019aujour- d'hui, tout Paris allait être instruit de l'u- venture ; le comte et la comtesse «le Sainte- Hélène avaient tant d\u2019amis ! Cependant, l'autorité tint bon.Mandé le lendemain matin, par le général Despinois avec qui il avait diné la veille et chez qui il jouait pendant cette soirée, où tout le ministère s\u2019effarait à son nom, Coignard, faute de temps ou de présence d'esprit, ne répondit que par d\u2019in- suffiranter explications aux interrogatoires bienveillants do ses chefs hiérarchiques, On lui accords, sur sa demande, quelques jours, pendant lesquels, garde à vue, il devait réunir les éléments de sa justitiea- tion, et au bout desquels, ne voyant plus rien venir, l'administration 'envoya, sous mandat de «lépôt, à la Coneiergerie.Mais tel était le prestige qu\u2019il conservait encore qu'on le traita avec toute sorte d\u2019égurda, et que, le troisième jour qui suivit son écrou, conduit chez lui pour assister à une perquisition, il put entrer dans une nlcôve et s'enfuir par un escalier dérobé, Pendant dix mois, se livrant à de nouveaux vols, changeant de noms, de déguisements et de doniciles, il «lépista la police, d'autant plus ardente à sa recherche qu'on l'accnsait cle céler à de hautes infln- euces intéressées À ce qu\u2019on ne le trouvât pus.Son frère Alexandre, ariêté en flagrant délit de vol le 29 avril 1818, refusa, méme au prix de sa liberté, de révéler quoi que ce fût sur celui qu\u2019il avouait connaître, en tant que Pontix, mais qui n'était nullement un Coignard.On fut plus heureux avec Laurence Laurent, concubine d'Alexandre, arrêtée dans les mêmes circonstances que lui, ot qui dénonça à Vidocq la retraite où le comte et la comtesse de Sainte-Hélène se cachaient sous le nom de M.et Mme Carrette.C'était un houge de ce quartier Saint- agents ne se riaquaient qu'arm mai IN1R,après une lutte qui faillit coûter la vie à Vidoey et à un de ses hommes, grièvement blessé, Pierre C'uinard et Rosa Marcen furent arrêtés avec deux de leurs associés, le limonadier Lexevtlent et le bijoutier Carrette, au nom de qui était loué Ie logement de la rue Folie-Méricourt.Toute la bande, à laquelle Pon adjoiguit, peu de jours après, deux dorniers préve- Dus, se trouvait ainsi sous la main de la justice, Mais ici, une difficulté énorme æ présentait.Le principal accusé persistant à soutenir\u2014et ses cumplices le soutenaient avec la méme ohstination\u2014qu'i) s'appelait Pontis de Sainte-Hélène, il fallait, avant de les mettre cn jugement aur les divers chefs cle vols ot de Fux qui leur incombaient, avant méme «de commencer l'instruction qui n\u2019était pus encore ouverte, que evtte instruction sur le fond vit une base sérionse, laquelle hase ne pon- vait être que l'identité constatée de Coi- gnard, Sans eels, tout s'évanouissait, et l'on n'avait pas même la ressource, pour le cas, d\u2019ailleurs peu probable, où l'instruction aboutirait à un non-lieu et le jugement à un acquittement, le pouvoir réintégrer le furçat évadé au bigue de Toulon où Coignard, et non le comte Pontis de Sainte-Hélène, avait & solder un reliquat de compte de dix uns de travaux forcés redus par lui sur an fucture de 1801, et de cing de double chaîne pour son évasion, C\u2019étaient done deux procès d'assises au lieu d'un, et le premier devait être de beaucoup le plus curieux ; car il s'agissait de voir cet audacieux et habile scélérat continuer devant la société détrompée le rôle inouï d'honneur, de considération et d'influence qu'il avait joué, revêtu d'une situation officielle élevée et entouré de l'estime publique, avec tant de auccès et de persévérance.(À continuer) PUBLIQUE LE MOIS DE MARIE Nous voici an mois de mai, consacré à la Mère de Dieu, et qui duit être cher à ses enfants.N'est-il pas vrai, bienveillants lecteurs, que vous allez vous efforcer de rendre ds nouveaux hommages à la Reine du Ciel, et de passer saintement ce saint mois ?à Laissez-moi tout d\u2019abord poser quelques ques.jons : Quand le mois de Marie a-t-il commencé ! Les auteurs ne sont jas d'accord sur l'origine de la touchante dévotion du mois de mai, consacré à Marie, Plusieurs «a vants l'attribuent à saint Philippe de Néri, si dévoué nu salut des âmes et si zélé pour répandre partout le culte de Vauguste Mére de Dieu.Ce fut dans l'intérêt ¢ In jeunesse qui lui fut toujours si chère, que notre saint commengs ces pieux exercices, afin de la retenir dans le chemin du devoir, à une époque où la fougue des passions semble aug- mentor, C'est donc en Italie, terre privilégiée, où la religion a son trône, et oh l'auguste Mère de Dieu reçoit les plus touchants hommages, que la dévotion du mois de Marie, cette consécration du plus beau mois de l'année à la meilleure et à la plus belle des créatures, « pris naissance, « L'institution du mois de Marie, dit Nico- lux, est peut-être nouvelle dans ss coutume ; mais, comme tout ce qui est catholique, elle est ancienne dans son esprit ; et les paroles du Sacré Cantique, que l\u2019Église n'a cessé d'appliquer à Marie, sont le témoignage de cet antique esprit qui associe le réveil de la grâce à celui de Ja nature, et qui oppose le culte de la pureté aux séductions des créatures, et à la fermentation des sens.Le mois de Marie est admirablement placé à cette époque climatérique de l'année, comme préservatif et antidote contre les venins du serpent, selon l\u2019antique doctrine de l'Eglise.Au surplus, ce rapport du printemps de la nature avec celui de la grâce en Marie est trop vrai pour ne pas avoir été senti de tout temps, et on en trouve un intéressant témoignage dans un vieux chapitre de l\u2019ancienne abbaye de Clunny, au milieu d'ane aurénle, In figure de la Sainte- Vierge autour de laquelle on lit ce gracieux hexametre : Ver prémos fores, primar adducit honores.\u201cavec les premières fleurs le printemps ramène (pour Marie) les premiers honneurs.\u201d Qu'est-ce qu'il y a à faire pour sanctifier le mois de Marie ?Ansistez à la sainte messe tous les matins, si vous le pouvez, ou au moins le samedi, Si les offices se font publiquement le soir, dans votre église, faites-vous un devoir de n'y pas man- Ter, q Offrez chaque matin vos actions de la journée à Marie pour qu'elle les présente à son divin Fils ; associez-vous en même terops à tous les hommages qui seront rendus à la Sainte-Vierge dans le cours de Ja journée, daus l'univers entier.Répétez souvent durant le jour quelques courtes aspirations à Marie, comme : Doux cœur dde Marie, sauez mon salut, à laquelle sont attachés trois cents jours d'indulgence chaque fois.Surton* Uliez pasa de communier sainte ment durant ce mois, L'easeutiel, c'est de persévérer tout le nunis dans les pratiques adoptées par vous, an commencement du mois, Ce que demande Marie, répétait le Itienheurenx Berchmans, c\u2019est peu de chose : le plus petit hommage, pourra qu'il suit porsévérant, Las bonnes mères de familles doivent preparer dans la chambre la plus propre de la maison, un petit autel, entouré de fleurs et d'images, où sera placée une atatue de Marie.Chaque soir, on allumera quelques lumières dans ce petit oratoire, et ln famille sy réunira pour faire en commun lea exercices du mois de Marie.On pourrait unter un cantique, réciter le chapelet, et \u2018est ainsi que Ton former les enfants à la piété envers Marie.Mais surtout, mères chrétiennes, que votre autel soît le plus beau possibile, afin Ly attirer vos enfants, el que vos Prières ne soient pus trop longues, afin de ne pas la fatiguer et les dégoûter, Quelu avantages retirons-nous à faire le mois de Marie ?D'abrord, je n'ai pas besoin de dire que cette piense dévotion est une bénédietion pour les partienliers comme pour les familles ; je citerai, d'ailleurs, un exemple pour le prouver, Par rescrit du 21 mars 1815, Pie VIE, de sninte mémoire, accorde à tons ceux qui feront chaque jour, pendant le mois de Marie, quelque prière pullique ou portienlière, ou quelqu'autre œuvre de piété en l'honneur de la Sainte-Vierge, trois cents jours d'indulgerce pour chuique fois, et une indulgence pleniére pour le jour qu'il voudront choisir dans le mois, à condition qu\u2019il se confesseront, communnieront et prieront pour les besoins de l'Eglise.Cen indulgences sont toutes appii- cables aux âmes du purgatoirr, LE MOIS DE MARIE DANS LA CHAUMIÈRE DT PAUVRE 11 y a quelque temps, monsieur le curé de Saint-Maurice d'Angers vit entrer chez lui un paysan du Genét, non ancienne paroisse C'était un homme fort et vigoureux qui n'avait pas trente ans.Sa figure annonçait 1a Lonté, ia droiture et la piété.** C'est toi, l'ierre, s\u2019écria monsieur le curé, tout joyeux de le voir.Comment ve-t.on au Genêt ! Les récoltes annoncent- elles bien ?Te famille est-elle en bonne santé 1.Mais tu as l'air bien grave, mon garçon ! \u2014 Ah ! monsieur le curé, dit le paysan avec 225 un certain embarras, c\u2019est que fais une grande entreprise.Je m'en vais la Trappe qui est par delà le Mans, sur le chemin de Paris.\u2014Ta vas à la Trappe ! \u2014Mon Dieu, oui.Vous nous disiez si souvent qu\u2019on n'en pouvait trop faire pour le bon Dieu ; } la fin, je me suis décidé de tout quitter pour ui.\u2014Mais tu étais bien nécessaire à ta mère.C'est une pauvre veuve, et la métairie est lourde ches vous \u2014C'est pourquoi je ne me suis point hâté, monsieur À curé, I J & plus de dix ans que ça me tonne dans le cœur de me faire moine.J'attendais que mon petit frère Jean eût passé à la conscription.I1 a tiré un bon numéro, et le voilà libre.J'ai pensé que je pourrais m'en aller.\u2014Ts bneon femme de mère, dont tu étais l'appui, comment lui as-tu fait prendre cela ?\u2014Ah t monsieur le curé, j'ai encore le cœur en sang.Non, jai cru que je n'en viendrais jamais à bout.Elle me soupçonnnit un dessein que je ne voulais pas dire.Enfin, l'autre soir, ma mère nous ayant réunis pour ouvrir en famille le mois de ls bonne Vierge, resta en prière seule avec moi, les autres étaient partis.II me passa dans l\u2019idée que c'était le moment, et ma pensée m'échappa tout d\u2019un coup.\u2018\u201c\u201c Ma mère, Jui d , si vous le permettez, je vais à Ia Trappe, fe ais prier pour vous et faire pénitence.\u201d Ah ! mon Dieu! quand on pense qu'il faut dire des choses comme ¢a ! * Ma mère resta un moment à tressaillir, là, sous mes yeux, sans parler, ct comme sans res- respirer ; puis demeurant à geuoux et les yeux tournés vers le ciel, tranquille : \u201c\u201c Pierre, dit- elle, le bon Dieu est ton premier pire, la religion ta premiére mire ; ils passent avant moi.Vas-y, puisqu'ils t'appelleut dans ton ceenr.Si je t'arrétais un quart-d\u2019heure, lorsqu'il s'agit de a perfection de ton âme, j'en mourrais de chagrin.\u2018Tu m'as bien aimée et bien assistée.Je te bénis.\u201d\u201d Elle ramena ses yeux sur l\u2019image «de la bonne Vierge et se remit à prier.\u201cJe n'en pouvais plus, monsieur le curé.Je sortis pour reapirer quasi plus à l'aise.Mais c'était l'heure que l\u2019on rentrait le bétail, et voila que mes beeufs, qui marchaient leur allure, vientent & moi et se mettent A ne regarder comme s'ils m'avaient dit: Notre maitre, pourquoi t'en vas-tu! Je me sauvai dans les champs, sans pouvoir échapper à ma peine.11 n'était pas jusqu'aux arbres que J'avais plantés et taillés, jusqu'à la terre que j'uvais ensemen- céc, qui voulaient, comme nes pauvres buts, m'arrêter au pays! ninte-Vierge ! que notre cœur & donc es ici-bas ! Je me jetai à genoux, je prini, je pris mon crucifix et je lui demandui secours : car le courage allait me manquer.LA, regardant Notre-Scigneur en ix, il me vint en honte d\u2019être ni e, et ce Je n'ai pas couché au logis.Je ne voulais plus revoir ce qui m'avait éhranlé ; et le matin, avant le jour, js suis parti.J'ai passé pur notre paroisse comme où disait la première messe ; ça 1n'a tout remis le caline au cœur : et me voilà, pour vous dire adivu Dien mere des bons sentiments que vous m'avez donnés dans Ina jeunesse, \u2014U\u2019est bien, mon cher enfant, dit Je curé ; tu obéis au bon Dieu.\u201d Le curé bénit Pierre, le vit partir et se mit en prière ; et, lorsqu'il eut prié, il écrivit ce qu'e- vuit dit Te paysan pour se souvenir et repaitre son cœur des œuvres de Dieu dans les âmes qu\u2019il s'est vhoisies, Loris VRUILLOT.\u2014\u2014\u2014\u2014mmme- LA SAINT-JEAN-BATPTISTE Ou lit dans le National : ** Nous sommes heureux d'apprendre que les efforts que l'on fait pour célébrer lu Sa Baptiste, cette annee, vont être cou succès.Ou constate chez tous un désir sincère de faire disparaître les petites divisions qui, les anuéer dernieres, ont nui à notre fete nationale : on se montre pret à sacrifier un peu ses volontés, un pen de ses opin , afin d'amener une véritable union parmi vous * L'organisation des sections est déjà très avancée ; muisil serait nécrasaire lle fût complétée avant la prochaite asseni générale.Un prie donc lea présidents dessections qui sont en retard de ae biter autunt que possible, Coming le 24 juin deit etre un jour de réjonissance pour tout le monde, on est à prendre des mesuresatin que les fêtes ot les amusements soient à la portée et à la satisfaction de toux.\u201d -_\u2014\u2014 EE = = = Eee eee = = == = \\ \u2014ZE === ee Ee \u2014_ a Ÿ \\ = = Seo == \u2014== = === == N 2 Fk) pe zz I= y= = | == = 2 = aN \\ 0 ; Yi == AN == \\ À À _\u2014 = = = = A \\ Nn N % S = = = = = = \\ = = = 7 \\: su a N \\ hi | DN th | li i | i | SAAN 4 ft dl = \\ WA I! | al | ft y a à li Uhr i Im [i | fy $ Ÿ A ht 0 WN iN X } pet SX NN A @ $ Ji [I ae CAT MONTREAL -GHANI INCENDIE DU $ = = \u201cee $ + À N $ ua = AVE N Nés is A = N 45 V PR = SE = À pa = Æ s on ku Hd a \u201c S S SN ; ce 3 Ÿ ©.à {1 The Se A eN \\ > \\ SES UT = \\b i \\ I) SX AR Wo « NAS «& % = > Th À iF vi == WN EN EN GLESSA IHN M 1 > ~ Ww Hotets LUIN ES, INDiot ANT LI OME td A NR Nd = Ÿ VS S À TN 5 v S SN AN S N SN Ja hve on = È ë 3 | _ N ss Wi at 4: = = -À 0 £ a Ÿ A +.Ny NON => NN A Pa \\ .A \\ NB 8 S « = 2 S \\ 3 oy \\! N 3 x 2 Wh T | 2 ; \\ i 3 ; SN ç FE Bot LEMENT CAUSA LA MORT DE ONZE PERSONNES MSA à + & | \\ + = 2 wt > ve &e S D \\ NS ns \u201cx .3 2 & S N Sai i NN AR N * Fe > NW 5 = de A NN i N WN OS x À Lis bw æ HS re we = Ji RN à = y v AY \\ y \\ th \u2014 Lo mm mm em \u2014 = = LIST IVR OT qn0lTHANd NOIN [doc 988 \u2014e 10 Mas 1877 NÉCROLOGIE Nous avons ls regret d'apprendre la mort de l'hon.Charles Wilson, sénateur de la division de Rigaud, décédé vendredi dernier, à «a résidence en cette ville.-\u2014ee \u2014\u2014\u2014 STATISTIQUES CRIMINELLES principales statistiques contenues dans le dernier rapport sur les pénitenciers du Canada © Le noinhre total «les détenus, dans lea cing pénitenciers de le Puissance, au 81 décembre 1875, était 5, dont 27 femmes.A ln même date, en 1876, le nombre était de 1,048, dout 28 fenumes, accusant Une augmentation de 223 pour Vannée.Ces criminels sont répartis comme suit dans différents péni era ; Kineston, 74 St, Vincent de Paul, 1 t Jean, N, B.741 Halifax, N.KE.74: Manitoba, 15, Il est à remmequer que Kingston doit ncair actuellement nuu-desaus «le 200 détenus appartennnt à la pro vince de Québer, et qui n'ont pu être gardes à St, Vincent du Paul, à conse de Pexiguité des hâtisses actuelles, La dépense tatale pour l'entretien au péniten- vier de Kingston a été de 96,423 pour l\u2019année ; donnant $188 pour chaque détenu, En 1874, In dépense n'êté © Bl08,50P, ve qui dot à jeu prey $170 par chaque itétenn du pee niteneier n été pour l'anné 23,332, Au pénitencier de St, Vincent de Paul, le bre moyen des détenux en 1875 à été de 123, in dépense moyenne pour chaque détenu de #343.55 ; dépense totale pour l'année, 846,677.26.En 1876, le nombre moyen des détenus « été de 173, «t le coût moyen pour chagne détenu de £200.93.Dépenne totale pour l'entretien pendant année, 60,321.76, C\u2019est l'âge de 20 à 25 ans qui fournit le plus de criminels.Les célibataires sont représentés au Pénitencier par une population de 127 sur 177 détenus.Onze cts de récidives ont eu lien peudant l\u2019année, Le re 227 LE JEU DE DAMES a quluuralentdes problèmes à no ubliés, devront les adr , bureau de L' Opinion Publiy PROBLÈME No.72 SOIX# Les Blanss toneur et gagnent Folution du Problème No,70 Las Blancs Jousnt Les Noirs juuent de nw m6 4 40 40 3 3\" 63 et gagnent Solutions justesdu Problème N0,70 Muntréal :\u2014C.B.Conta Maribare, Mass.:\u2014J LES ECHECS Adrenser lee commualoations cousernaat les Échees à M.©.Trempe, 302 enw St, Tor are ntare, Montréal AUX RRESPONIPANTS Autre solution dea prablimes N 3 F.Lafieur.San-Fruneises (Californie).Solutions du probleme No.16: Jenn: HM, Z.Deluunais, Québer: * toire: Dr, D, J.E.Giroux, M, Ton roux, L.J.1.Montréal ; Sntut-Jér Ratel ; L.O.P.CA.Hyneinthe J rlhar'pton, Mass Lalande, Mi M Solutions du protilèm 7: MM.M.Tonpin, eu M \" x Dr PL JF Giroux.M.Snint-Jé Liboire: à AC.Sain A.Cussun, Northampton Mans.On nous annuel du Québec, clin ot vaisse du | t \" odie, de Québec, de leur intention.Les autras journaux sont priés, dans l'intérêt et pour le progrés du jeu royal.de publier ce petit parmeragehe.Us tournoi d « vient d'avoir Hen à Québec entre des jonenrs demeirant en destans des murs et d'autres qui résident en deh Le résultat que nous donnons el- vus sfr» doute lu veo intérét par tous les amateurs canadiens TOURNOI D'ÉCU # A QUÉRFE En dedans des mure.| En delirs des mars.| row | A.Chowtnard IEP.Chmmpi is.\u2014* Partie nulle.Eisyguée pur déteur.le Sais, D'aprés le tablenu cf-denstis, on voit qusuean résaîtat décisif n'a été obtenu.Cepetalunt, les résidents on dehors des murs ont remporté les honneurs, ayant.fait, detex parties eu leur fuvetr.suinord et Frew n\u2019a inn ont été 8 role de partie de j tre MM.Chum- ves deux messieurs s'étant redrés d'un nt pus Fait nete de prés ver du leurs de temps échecs, nous prin de Jours problèmes, de bien v tious.PROBLEM Composé pur M.Hanes, Les blancs jament, Font évhre st uma en 1 228 L\u2019OPINION PUBLIQUL 10 Mai 1877 SOLUTION DU PROBLÈME Ne, 16.$ Bre os et Cram Cali fou- {QVULES SUÉDOIS 8 ns ses Pare .NN Ja tl AL vin ar ro rt er Pr (A) e 8 PF prond T échec ot mat, Prend D PROBLÈME No.21.Composé par M.J.Henderson, Montréal.Blancs, 1 Ree 1» LRH ¥DWD 2 T4ePD 3FlerCD SFR TD 4 Fhe DD IPRCR 5CæwCcD 5SPéeCR PFD 6P3e FetN3JCD Les blancs jouent el font échso et mat en 3 conps MOLUTION DU FROBLEMR NO, 17.Blancs.Noire.1 Fée D fait C 1 Adh .2 \u20ac fait échec et mat.Ad libitum, LA POUDRE ALLEMANDE SURNOMMÉE THE COOKS FRIEND NE FAILLIT'JAMAIS KT EsT Vendue chez tous les Epi- ciers respectables.8-19-52-112 FAITES USAGE ne SIROP EXPECTORANT, ve L'ELIXIR TONIQUE ET IC SIROP DES ENFANTS Dr.J.EMERY CODERRE, 64, RUE 8T.DENIS, Cola de 1a RUE DORCHESTER À vendre chez tou: Pharmaciens.NOUVEAU PROCÉDÉ.PHOTO-ELECTROTYPIE, La Cie.Burland-Desbarats, Hos.Set 7, RUE BLEURY, @ le plaisir d'annoncer qu'etle vient de faire l'acquisition d'un souveas procédé puur faire des ELECTROTYPIES uvec des DESSINS À L'ENCRE ET A LA PLUME, Gravares sur bois, on Photographies, eouvenables peur être imprimées sur toutes espèces de presses typographiques.Ce procété évite tout le travail manuel du graveur, ct permet aux Proprié'aires de four.vir mux fraprimeurs ou Éditeurs des ÉLLECTROTYPIES de livres où autres publications, de format agrandi où rapetissé, à trés-bon marché.Ou attire tout particulière: ment l'attention des bomines d'affaires sur ce nouveau procédé, qui comble nne lacune dans l'imprimerie, et sont les résultats sont d'apparence magoifiques et à bien bon marché, ESSAYEZ-LE! LES PRIX SONT À LA PURTÉE DE TOUS, -\u2014AUSS] \u2014 (Gravure sur bois et lhoto-Lithographie daus tous leurs dévis.NAPOLEON ROY MARCHAND-TATLLEUR No.08, RUE NOTRE-DAME, MONTREAL.tamment en mains un nasorti- FAITRA.\u2018Tout ordre exécuté | Aus.MEUCEUIKS AnSORTIS, 2-15-56-102 AUGUSTE COUILLARD, MARCHAND DE FER, RUE ST.PAUL, qui is ne! fait noe renommée depuis plusieurs années par wes POE EN dec ualitée supérieures qu'il vend à bon warché.» été obligé d'exrandir considérablement son Magasit, vu qu'il a profité de la crise et du bon marché.pour se prucarer le stock le plue coneidérable de POËLES, FOURNITURES DE MAISONS, PEIN TURES, HEILE, VERNIS ET OUTILS POUR NENUISIERS qui existe duns Montréal.AVIS AU PUBLIC.MAGABIN : Nos.25.235 477 et 239.RUR ST.PALL, entre in RUE ST.VISUENT et lu PLACK JACQUES-CARTIER.Mr.COUILL., ARD a quelques magnifiques PIANOS qu\u2019it peut vendre pour $290: ces Pianos valent ar i 10 v oN se DEMANDE ou usTLE JULI MAGASIN DE MODES XT hit MARCHANDISES VE WONT gully nvalt our lu re Ste.Catherine, près de In rue oh noques Cart , Yous n'aves qu'd vous rendre fre.Catherine, ps les rues Montralin et Wa \u2018enseigne du Chapeau Range, et vous y trouverez tn sasortiment complet de toutes ss.de marchandises, epécisiement dans 1rs modes, mportbes directement i\u2018 Europe.Chapeaux raruis gratis.JOS, ROY, 578, RUE STE.CATHERINE, su Chapeau Rai A l'Éwcigne du pea re, 510 Dérors: MM, HENRY R.GRAY, LH.RUK 87.LAURKNT; KENNETH ns On Mebicat Math, KT 3, PhitLIES Me; LAVIOLETTE & NELSON, 15, RUR NOTRE-DAMK; JUS.LEDUC & Cik., 181, RUR 87.Joskeu.$100 par mols réalioés en vendant notre livre à eupier les lettres, qui n'exige si oi sau.Kuvoyes une sstampille pour une ciroulsire.Art remboursé.A.ELKIN, Chambre 11, No.46, burch 8t., Torente.£8-18-30-109 COLLEGE MILITAIRE DE KINGSTON.Les Exameus Semi-Anousle pour les candidats à l'ad- tolssion connue cadets au d'ollôge Militaire.auront lien aux Quartiors-(ibnéraux des Districts Militaires dave lesquels ces exndidnis résident, le 3° Juillet et le 14 Décembre prochains (1877).Tous les renseignements nécessaires peuvent être ot tenus aur demande à l'Adiudaot-fiénéral à Ottawa où djudunte-Géuéraux des Dist Midi des por aduiission doivent dtre ndres.tMiévéral an moins un mois avant le (Par ordre) W.POWELL.Comet, \u201cAujuduat-ténéral.Quartierstiénbrans.| =-18-26-110 Ottawa.It avril 1677.INFIRMERIE DE CHEVAUX.H, AUDRAIN Médecin vétérinirestu Collège de Montréal BUREAU : Aucoin des rues Jacques-Cartier et Bte- Cutherion, No, 629, derridre In Phurmncie de M.A.H.Py Daven deêhs.A.M.à Ghe.1,M.Cousultation gratis tous les samedis, Maison privée et Infirmerie: Rue Beaudry, Na.124.Une atteution spéciale est donnée aux\u2019 maladies de tous les animaux dennestiques : Cu Boeuts, Moutons, Chèvres, Porrs, Chiens, CI Les prix sont trés-mudéré Montreal.al, le 2 avril 1477, ABEL PILON & Cie.33, BUE DE FLEL RUS, PARIS.Credit Litteraire & Musical, POUR L'ACQUISITION DE LA MUSIQUE ET DES LIVRES.Fourniture immédiate des meillenss TERATURE.DROIT, SCIENCES.ete.ete , ainsi que des publications MUSICALES des principaux éditeurs de Paris.Mode de crédit pour L us les ouvrages du Catalogue Abel Pilon & Cle.Toute demande jusqu'à vingt pinstres est payable une pinatre par mois.et, au-dessus de cetls somme, le puie- ment mensuel égulau vingtième «du mutant sde In facture.Frais de douane et de transport payables à l'arrivée des vuvrages.S'adreaser à M.ki, DANSISREAU.17, CôTE ST.LAMNERT, MONTHÉAL.Puissance du Canada VOIR LES CATALOGUES ET SPÉCIMENS B.11.5-98, COMPETITION AFFREUSE | La Lutte vat Terrible co Printemps MAIS PILON N'A PAS PEULR DE LA BATAILLE! 11 ouvre lo fen aves los prix suivants :\u2014 11 n'est plus question des Twreds de 15e, Me, Le, We et dc, Il est reconbu que sous avons «les lignes exveption- neltes.Tweeds d' Haïitax- 45e seulement.sont pas Égalés 4 Montréal.Nous avons le plus bel assortiment de Twesis Eros.veut désirer.Les rouleurs sout de plus belles et les prix extraordinairement be Nea Tweeds depule Whe à 01,55) partent trés-vite, iguis de 84,00 à KLSU soul portés par tous les gens goût.Notre Département de Tullleurs est le plus complet et le mieux organisé de Montréal.Nous gurantissons jilelse et entière satisfaction pune Jes rummandes qui nous sont dounbes.A ceux qui déménagent, nous dirons:\u2014 Venez voir non Tupestry de 30e, 530.Ge, 7.0 et The, Nus Tapis l'nivt de tr et 500.Noe Tapis de Chamvre de 100, 120, 150 ot Se, Noa Prelurts de dic et Sie.Nos Tollesd sculiers de 40 et Se.Nos Tuple à Escaliers de Ir ot Je.Jamais pareil Assortiment de Tupis ne s'est vu sneri- Ré ninsi à Montréal.Le Magasin por les bons Cotona et les belles lo.diennesd bas prix est celui de A.PILON & CIE, Pour tes Etoiles à Robes et les Parapluies pour Dussen, allez chez PILON.Pour vos Fleurs Anglaises et Françaises et \u2019 « peaux de Printemps et d'Eté, allez encore ch 2 PILA au vos Aljacas Noirs, allez toujours chez A.PILON de Deuil, les belles Etoîfre à Mantraux et toittes les der.bières nouveautés, niles encore! alles toujours chez A.PILON & CIE, 615, Rux STK.CATHKRINE, MONTRÉAL À l'Enavigne de la Boule Verte.A.Pre! LJ.PeaTIEn, 7-37-58-57 Agent de MN.Abel Pilon & Cie.de Paris.pour la suis West of Englund nonveanx que les messienre peu.* Pour les Roles Nolree #1 de couleurs, les hailes Fitoffes | Cette MÉDAIL de punts los foi Nous avons | tiques ef an publ Cliapeaus ile printen pho Les SIN WOODROW, et PANAMA.PAILMIER.ete, ete, etc, E LYON à été lu seule necor- DEUX PREMIERS PRIX AU CENTENAIRE! MEDAILLES EN OR ET EN BRONZE.T CHERIN CHAPEAUX FRANCAIS PINAUD & BERTEIL, Vous trouverez aussi un mesortiment varié de CHAPEAUX FEUTRE DUR, SOUPLE, PAILLE, LEGHORN, Attention spberiale sur In variété ces Parilessite en Cnontehoue, \u2018l'weed vi Itoversibles, luraplules, Chapeaux ctrés, 1» fou* acheté personnellement dans les manufactures mêmes.THIBAULT, LANTIIIER & Cll.71, RUE NOTRE-DAME, DIP OME DU GOUVERNEMENT CANAL DIFLOME DE LA COMMISSION DU CEN Now Custames de GE sont ten plus 6 Nos Costumes on Lustré Noir de 64 Robes et Manteaux fuite sur commande à court vis, R17-4-107 ine de Paris et hrevetd un reméde infallible comin: HEFRY IL GRAY ass: LAVIC TT SC ANTI-GOUTTEUX BOUBEE SIROP VÉGÉCAL DÉPURA NF spécial, autorisé présente À! 40 ul mie de Méac en (661 Ordonné ep d siècle par fes spin ibn Médecine de Far:x et de Lui GOUTTE ET RHUMATISMES Soulage mstantanénent les douleurs of gguécit rad.abuent Montreal: 4.DELAU, Ve Gil Street, 288, agent peur le Cavada.=\" »11rs Phones, DEPOT GARNER > 6, Pur TT - A LES MEDAILLES RECUES Bl exons FE * wy, rs \u201cSSs a MAISON DES RECOLLETS.nver Médaille d'Argent.IRE AMERICAIN, aver Médaille de Sroves.ROBE»! puissent tous les autres, BROWN & CTLAGG MAISON DES SX DRS RIES NOTRE-0 AME ET NTE.Heresx.wn dbmie les pays conne & CIE.MEMICAL DUC & CIs.1 MELONPENST NATIONALE OF 16.800 franes Grande Medastie d'OR o T.LAROCHE Fortifant et fébrifuge, tebs-efficace contre les arjectsonr de l'estomac, Te zexg pauvre et les manraises flévres inter- mittentez ou anciennes.ele.Paris, 9%, ree et les pharmacies.Yoke dh DLT Gee ey Lor 8e.Me ! DEMENAGEMENT 'MM.FRANCEUR ET GIROUX qu'iisout transporté leur établissement de commerce sus Nos.39 er 394, RUE St.LAURENT et aullicitent de nouveau leur patronage pour la nou.vetle maison, Lis sw sont nssurds les services de M.J.C.DAJENAIS, tailleur bien con: je cette ville, 4-10 u COMPAGNIE DE TAB ADANS prennent Ja Mberté d'informer leurs nmis et le publie | A.GELINAS AVOCAT 44, RUE st.VIN ten face dde l'Hôtel Richelieu) CENT MONTREAL.[APPROVED sv ruc MEDICAL FACUITY.DEVINS, ORM PASTILLES.Themost eff cu Remedy forWorms ; = 7 chez Tes enfants ou adults PASTILLES pe DEVINS ONTRE LES VERS PPROUVÉES panta FACULTE MEDICALE) \"à aucuue alrence DEVINS & A.CHARBONNEAU & CIE.Entrepreneurs Menuisiers No.10, RUELLE EVANS Terres de Manitoba, Toronto, 134-1008 t KATKK LES .nie L'antortantion « Rues St.Urbain & St.Charles Borromee vIn - arantie de ses im et J pour confirmer l'emprunt déjà effectué.meute © MONTR TRÉAL.Par urdre du Bureau, G.G.MACPHERAON .0.RMON, Secrétaire.Tre.Toate on) de Monalserie de Maisun faite prompte Montréal, 26 Avril 1871.Ta ment ot à Prix Réduits.8258 ARRANTA LE TERKEN DH MANITOBA.Cinq L'Ou1NI0N PUBLIQUE 66t Imprimés nuz Nos, 5 ot 7, rue demsodés.ARCHIBALD YOUNU, Bureau des Wieury, Mont: Cassada, par la ConFAGNIE LE LITRGARAPHIX BUMLARD- DESRARATS ."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.