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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 14 juin 1877
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

L'Opinion publique, 1877-06-14, Collections de BAnQ.

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[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Abonnement, payable d'avance: Un an, $8.\u2014Etats-Unis, $3.50.| Wol, VIII Tout semestre commencé se paie en entier.On ne se déeabonne qu'au burean du journal, et il faut donner au moins quinze jours d'avis.SOMMAIRE Le délégué apostolique, par A, Gélinas.\u2014Enenre une reuve que nos littérateurs sont bien appréciés en \u2014T.es partis e» France.par À.Gélinas Fohos d'(ttaws, par Delta.\u2014Choses et autres, pas A.G.\u2014Fête-Diou\u2014 Le vez des Gicorgions, per A.D.\u2014Variétée.\u2014Les lépreux de T le, par Fuscsi Poirier.\u2014Rrvue da ls semaine.- Prix du warehé de détail de Montréal.\u2014Le Sorcier da Munt Gravier (ewtte).\u2014Mission de Notre-Dame de Bonns- Et 3 nur la rivière MeKenzie \u2014La question du chemin de fer \u2014La vieille flis \u2014L'étendard du prophête.\u2014La vérité sur les Tures \u2014Aux cultivateurs.\u2014 Paits di- vors.\u2014Le jeu de Dames.\u2014 Les échecs.Nos GHAYURKS: Montréu]: Arrivée de Myr.Conroy, délégué apostulique ; Quelques arebes Srighs var lo nes ls gra procession de Is Féte-Dieu ; lassination on 1' ur du cinquantenaire de l'é- scopat defPie IX, juin\u2014vuo des tours de Notre- ame et du Réminaire; Les marches naturelles, Montmareony : Arrivée d'au missionnaire en vue de Notre-Dame de Bonne-Espérance.sur la rivière MrKensie; Halifax : Consécration du nouvel arehe- vêèque, Mge.Hannan.LE DÉLÉGUÉ APOSTOLIQUE Mgr.Conroy, délégué apostolique, a laissé Montréal mercredi dernier, eu route pour Ottawa.Le de Non Excellence dans notre ville a été marqué par des manifestations dont ceux qui en ont été les témoins garderont longtemps le souvenir, (\"sl l'événement de la dernière semaine.La réception du prélat à son arrivée, samedi, le 2 juin; la procession solennelle et l'illumination de dimanche, le 3 ; le lever à l'évêché, et ln procession aux flambeaux, lundi, le 4 ; et, enfin, la séance publique de mardi, le 5, À la salle académique du Geslt ; toutes ces circous- tances ont fourni aux catholiques de Munt- réal l'occasion de témoigner de leur foi et de leur esprit religieux.Nous ne croyons pas ue cette foi et ces sentiments se soient jamais manifeatés d'une manière plus so- lenneile.Car, malgré toute la distinction et la supériorité personnelle si évidente de Mgr.le Délégué, il est évident que ces témoi- tnages enthousiastes de vénération et de dévouement s'udressaient moins à la personne de Son Excellence qu'à celui dont il est le représentant en ce pays Notre population, si croyante, voyait le Pape lui-même dans son délégué.Il aurait été difficile de recevoir un souverain, tne tête couronnée, avec plus de pompe et de solennité.Un est particulièrement frappé de ce fait, lorsqu'on songe aux Citcurstances dans lesquelles il s\u2019est produit.En effet, nous sonimes ici duns un pays anglais, formant partie de l'empire britannique, et c'est dans ce pays que le délégué du Pl\u2019ape, qui n'a plus de royaume temporel, est reçu avec tous les honneurs officiels.A Québec, Mgr.Conroy a été l\u2019hôte du lieu- tenant-gouverneur de la province, après avoir été reçu officiellement por le maire de la ville.A Montréal, métropole du Canada, toute la ville I'a acclamé comme elle eût fait pour un prince.A Ottawa, capitale de la Puissance, il a été l'hôte du gouverneur-général, roprésentant de la reine, qui traite avec lui d'égal à égal.En voyant tout cela, l'on xe rappelle l\u2019allusion faite récemment par Pie IX, dans son allocution aux pélerius auglais, à la condition particulière des colonies un- glaises, qui sont, «lisait Se Nainteté, les ys du moude oh la religion est le plus ibre actuellement.* Les Canudiens-français ont pu acclamer le délégué du Souvernin Pontife avec autant de liberté que s'ils étaient un peuple indépendant, et avec plus de faci- itd que s'ils faisaient pertie de ls France, No.34.JEUDI 14 JUIN 1877 au lieu d'appartenir à l\u2019empite britannique.Parmi toutes les villes de la Confédération, Montréal peut se vanter d'avoir fait au représentant de Pie [X ls réception la plus magnifique.Nous avons déjà parlé, dans notre dernier numéro, de ln journée de samedi et de celle de dimanche.Lundi, à la réception de l'évêché, plus de trois cents visitours sont venus présenter leurs hommages à Son Excellence.On remarquait parmi eux plusieurs des sommités de notre monde politique,entra autres l\u2019hon.M.Chapleau, l\u2019hon.M.Beaubien, I'hon.M.Trudel, l'hon.M.Beaudiy, l'hon.M.Starnes, etc, etc, outre un bon nombre de membres \u2018les deux parlements, Ja plupart des principaux citoyens de ia ville.La procession aux flambeaux, le même soir, fut réellement splendide.Il y avait plus de trois mille torches, La procession, qui occupait un parcours de près d\u2019un mille, s'organisa sur le Champ-de-Mars, pour de là se rendre à l\u2019évêché.Mardi soir, 5 juin, des adresses furent présentées à Sun Excellence, nu Collége des Jésuites, par le maire de Montréal et les présidents de la société Saint-Jean-Baptiste, de ln société Saint-Putrice, et de l'Union Catholique.Mgr.Conruy répundit en français et en anysluis à ces adresses, avec une éloquence remarquable, Tous ceux qui ont eu l'avantage d'approcher de Son Excellence, out été frappé de sa dignité, de xa bonté, et de son apparence imposante.Il n'y à pas un gouvernement au monde qui montre autant de tact et de sûreté dans le choix de ses hommes officiels, que le Saint-Siége.Il suffit de voir Mgr.Conroy pour comprendre cette vérité.Le Pape à la min sûre, comme on dit en termes vulgaires.Mgr.Conroy est manifestement, de l'aveu de tous, à ls bauteur «les hautes fonctions dont il vient d'être revêtu, et personne, parmi ceux qui l'unt vu et entendu, n'est surpris des rumeurs qui circulent au sujet do sa promotion prochuine à des dignités encore plus élevées.11 u produit ici l'effet que pout produire un homme qui réunit Irs qualités d'un ssiut, d\u2019un gentilhomme, d\u2019un caractère supérieur, d'un bomme d\u2019E- tat émérite et d'une intelligence d'élite.Maintenant, quel est le but et quel sera le résultat de la visite do Son Excellence ?Nous tenons de bonne source que Mgr.le Délégué est revêtu de pouvoirs presque illimités, que ses décisions servit nbsolues ot saus appel.Mais sur quoi porteront cos décisions ?Ici l'on vst plus incertain, et nous ne voulvns pas aborder ce terrain délicat, sur lequel nous Le pourrions hous risquer sans indiscrétion.Mgr.Conroy duit faire un assez long séjour en Canada, pris d'une aunée, dit-on.AG \u2014\u2014\u2014 ENCORE UNE PREUVE QUE NOS LITTERATEURS SONT BIEN Al PRECIES EN FRANCE M.Dusilles, chancelier frangais & Québec, à bien voulu communiquer à MM.Faucher ot Mariette un journal français, le Journal de Versailles, qui publie et commente une lecture que vient de faire à Versailles M.le consul Lafaivre.Un lira avec un plaisir patriotique l'article du Journal de Versailles et les bonnes choses que M.Lefaivre a dites de nous.Les voici : MIBLIOTHÈQUE POPULAIRE DK VERSAILLES\u2014 CONFÉRENCE DU MEKCKEDI 14 MARS, SUR LA LITTÉRATURE FRANÇAISE AU CANADA L'honorahle conférencier qui, | y à bientôt trois ans, à tracé à grands traite in physionomie de cette ancienne colonie française, persistance de es vitalité nationale et son attachement à ln mère-patrie, est fils de M.Lefaivre, qui fut adjoint à la mairie de notre ville, sous l'administration de M.Barthe.C'est un des brillants élèves de notre lycée et le frère d\u2019un capitaine au 66e de ligne, mort glorieusement à Késouville le 16 noût 1870.En se qualité de consul de France à Québec, où il réside depuis deux ans, M.A.Lefaivre « pu étudier à'loisir et à fond le littérature française au Canada.Ne pouvant reproduire in ertenso toute la conférence, nous allons du moins en extraire les 8 les plus intéressents.Nous lui donnons ès ce moment la parole : * Beauceup dde personnes en France ignorent que le Canada français posséde une littérature, et qu\u2019elle compte déjà de nombreux ouvrages en vers, en prose, abordant avec beaucoup de har- diese et plus ou moins de succès l'oile, l'élégie, l'épopée, la philosophie, la critique, tous les geures légers où sérieux qu\u2019embrasse l'étude du cœur humain, des problèmes sociaux et de notre destinée dans ce monde.L'ambition des Cauu- diens serait de voir leurs publications honorées de quelque intérêt en France, et je les ai plus d\u2019une fois entendus se plaindre amèrement de notre porsistanice à les iguorer, à ne tenir d'eux aucun compte, quand ils suscitent une Aumé- rique française, et que, par leurs livres, leurs journaux, leurs revues et leurs écrits de toutes sortes, ils popularisent notre isique du Ssint- Laurent aux Montagnes-Rocheuses, et même jusqu\u2019au Pacifique.Quon songe à l'isolement où se trouvaient les Canadieus après la conquête, en 1768.Abandonnés de la mére-patrie, ils mirent longtemps encore en elle l\u2019eapoir de leur délivrance ; mais persotine en France ne songeait à eux, nulle voix ne s'élevait daus les salons ou chez les philosophes pour faire écho à leurs plaintes.Un poéte en, M.Crémazie, s peint en vers très-ex- pressifs l\u2019amertume de cet abandon.La pièce est intitulée: Cærillon, nom de ln dervière vie- toire remportée par Montcalm en 1758, avant la rise de Québec! La capitulation de Québec et le traité de 1763 ne garantisssient aux Canadiens qu'une seule liberté, celle du culte.Ce fut donc dun l'Eglise que se réfugièrent les souve- niv, les tre-litions proscrites au dehors, tous les sentiments refoulés par ls dominstion étrangère.Le clergé devint alors pour cette population Ja vraie magistrature nationale.Ce rôle grandit encore par l\u2019attitude digne ot courageuse qu'il observa vis-à-vis de l'udministration anglaise, et par sa résistance à tous les efforts d'arylifica- tion.* Vous voyez maintenant sous quelles influences est née et se développe la littérature canadienne.(es influences sont l'idée nationale et le sentiment religieux.Ses productions initinles portent toutes cette double empreinte, accusent cette même origine.Ce sont d'abord des récits évouuant les souvenira laissés par la France, les guerres contre les Anglais et lu victoire de Montcalm.Le plus distingué de ces narrateurs est M, de Gaspé, descendant d'une des famillen françaises les plus illustres de In volonie.Îlest l'auteur de plusieurs nouvelles raconiées nous forme de causerien.«M, de Gaspé print nous un jour nimable l'ancienne guieté canadienne, Deux écrivains plus sérieux, M.Garneau et I'abbé Ferland, en ont entrepris avec succès l'étude historique.Le pretnier, H Garneau, est devenu l'historien national.Non ouvrigs comprend trois volumes, embrassant toute l'histoire du Canada depuis la découverte de Jacques Cartier, en 1534, jusqu'en 1843, époque où les Franco-Canadieus perdirent leur vonstitution autonome.\u201cUn antre ouvrage, d'une téputation presque égale parmi les Canudieus, est celui de l'abbé Ferland, homme d\u2019un grand savoir, de son vivant professeur au rollége de Nicalet, de Montréal.L'abbé Feriand avait été plusieurs aunéen secrétaire de Myr.Plessis, évêque de Québec.Son début dans les lettres fut In biographie de ce prélat remarquable, qui, de 1802 1820, défendit courageusement ia nationalité canadienne.** Cependant, les temps ont marché.les Cae nadiens sont sortis de leur prostration.Île ont conquis le liberté politique et repris confiance dans leurs destinées.Les re les souvenirs du passé ne leur suffisent plus : ils veulent Prix du numéro, 7 centins.\u2014Ansonces, le ligne, 10 centins.Toute communication doit être affranchie.Les remises d'argent doivent se faire par lottres enregistrées où par bons sur la poste.prendre on du présent.Ils se sentent ibrea, maîtres de leur sort.La civilinetion se développe chez eux et leur rapporte des jouissances nouvelles, des raffinements inconuus à la Tudease de leurs pères.Le commerce, 1a navi gation, les chemins de fer, modifieut profondément toutes les existences.La littérature canadienne va refléter toutes ces transformations.Elle +e modernise senlement ; restant française et patriote, c'est en France qu'elle cherche ses inspirations.Elle suit attentivement les fuc- tuations de notre goût et lrs reproduit avec conscience, scrupuleuse imitatrice de nos auteurs à la mode.Ce mouvement s'accentue surtout dans la ie qui, sincèrement classique dans la le primitive, s\u2019émancipe vers 1840, et prend des allures romantiques.Quelques-uns ont adopté la hardiesse d'images, la pompe du style de Victor Hugo.6 D'autres ont pris Lamartine pour modèle, et célèbrent en vers assez harmonieux les splendeurs du Saint-Laurent, des forêts, des lacs et de tonte 1a nature canadienne.Ile chantent la jeunesse, l'amour, ou s'attendrissent sur eux- Têmes avec une mélancolie un peu préten- tiouse, De tous les poétes appartenaut à l'école nouvelle, le plus distingue est, sans contredit, M.Crémazie.Son talent est d'une valeur réelle ; il a de la force, certaine véhémence.Son rhythme est harmonieux ; il possède bien la langue française et la manie avec habileté.Ses poésies respirent toutes, avec un ardent patriotisme, un amour touchant pour 1a France.Un autre, M.Pamphile Lemay, s'inspirant à la même source, & doté son pays natal de deux épopées.La première est ennsacrée à la découverte du Canada par Jacques Cartier.Ce poëme contient quatre chants, composés suivant toutes les règles da genre.\u2018 Le plus populaire de tous les poëtes est M.Honoré Fréchette.Ses compositions n\u2019ont pas, il est vrai, beaucoup de force ; il ne plane sur les hauteurs, il n'attaque pas le note secrète et patriotique ; c'est un artiste, un simple virtuose en poésie, faisant des vers par pur dilet- tantisime, mais il connaît parfaitement In partie technique de son art, et n'est assimilé fort habilement la forme, le rhythine, Is cadence bur- monieuse de Lamartime ; il sait \u2018tre ironique et réveur à l'instar d'Alfred de Musset, et terminer sen eflusions douloureuses jar un madrigal.Aussi, M.Fréchette est-il fort apprécié dans les salons, et Ia collection de ses œuvres, qu\u2019il pu- Wie en ce moment même, sera pour son libraire un succes réel, C'est un homme de treute- cing ans à peine, Tout lui prés ait donc ane carrière brillante dans la poésie ; malheureusement, il a quitté ler muses pour se cousacrer à Ia politique.« Après la poésie, lerotuau.l'lusieurs teuta- tives ont été faites dans co geure ; elles ont marqué les débuts de plusieurs écrivains distingués.Un auteur, réputé depuis pour des productions sérieuses, et devenu même une célébrité politique, M.Chauveau, s\u2019est d'abord fait connaître par un roluatt intitulé : Charles Guérin, peintures de mœurs canadiennes.Plus récemment, un jeune écrivain, M.Marmette, = fait paraître dans cv genre des productions tres-supé- rivtires, comme composition et comme style, intitulées : Intendant Bigot, le Cheralier de Morac, enfin, la Fiancée du Rebelle.De jolies nouvelles, d'une com hosition fort simple, mais d'un style trés-agréa ble et d\u2019une forme très-gracieuse, ont été publiées par un écrivain, M.Faucher de Saint-Maurice, appartenant à le jeune génération comme M.Mar mette.La sée, le cœur de M.Faucher n'ont censé d'être français.Tout jeune, sur les Panes du collége, porter l'uniforme français était l'objet de son ambition.Lors de notre expédition au Mexique, il lui sembla que la France elle-même venait le chercher, et quitrant Québec, il se rendit par les Antilles à lu Vera-Crux, puis à Mexico, fut admis comme officier dans un des corps auxiliaires formés pur nos généraux, et pris part, comme Capitaine, À toutes nos cames dans ln Yucatan.De retour dans son ys, 11 a publié ses souvenirs, en deux volumes, intitulés : Le Québec a Mexico, écrits avec un abandon militaire, et qui forment une lecture des plus attachantes.Faucher de Saint- Maurice aime notre armée ; il o'identifis avec elle et célèbre avec enthousiasme son courage, son abnégation, es guieté dans les privations et les périls et les plus durs sacrifices.+ Les Canadiens viment les dissertations académiques si goûtées dans notre ancienne France, et permi leurs productions sérieuses, les plus populaires ont été donuées sous cette forme. A l'heure actuelle, le Canada cite parmi veu loires nationales les discours prononcés jar me Parani, devant des sociétés ua- sur lo spiritunlisme, sur le commerce, sur le sort des classes owvrieres, aur l'intelligence rians 5 x rapports avec la société.Ces études attune vigueur d'esprit remarquable, une grande érudition sans pédantivme, beancoup de mesure, enfin des notions fort justes et souvent profoudes aur les lois fondamentales et To déve.oppement des voviétés.+ Lew productions canadiennes offrent un con.troste frappant avec celles des Ftats-Unis, Au bou d'exprimer l'ambition, l'humeur inquiète, lea excitations fiévreuses, lo go brad dune nation sans passé, mothe dans lea réves d'avenir, le Canada littéraire vit de traditions et de sou- veuirs, conserve de la déférence pour l'Europe, surtout l'Europe de l'anvien régime, et se glorifie de les avoir conservés tidélemeut.Ses près tentions aussi ront heaucoup plus modeates, {1 ve Innintient dans une atmosphère servine, plus favorable peut-étre aux travaux désintéressés, Anx jotiissances pures de l'esprit.\u201cLa mème différence ve reproduit dans les habitudes, los murs ot te physionomie géti érale ales deux soc Lans lex villes, les campagnes, entin dans la msn de coloniser.La colonie icaipe vst Lire au cordeau comms Une fu.vitale, De grands hotels à plusieurs vtages, façades ambiticuses, ne dressent imine- distemeut à côté de tentes où de huttes en bois.l'urtout des huer-roums, c'est-à-dire des débits de whiskey, où niegent nee des spe- outateurs de terrain, coute v-Vork ou de Philadelphie, se disputent de proie, 1 wie canal offre us aspeet pate rintitule pu- roisse, et ttt en el cette appellation.L'honneteté, la paix interieure se fisent sur toutes les figures.Les habitations sont pro spacieuses, apipro) la vie rustique, ut nne, au contraire, à i t l'élegance, sans nulle préten- sre sont l'eglise et la cure, objets Lotion et «de sollicitude pour toute la commune.Chacun Simpose volontairement et prélève sur ses profits pour la construction de de | r décoration et leur entretie M.A.Lefuivre «e livre ensuite à des considérations sur une vvole nouvelle de politiques qui rougisseut de cette simplicité primitive et pa.vale, qui reprochent a leur pays de ne pas un facsimile des Etats-Unis, Taccusent « ~tationnaire, routinier, fermé aux lu- , aux innovations modernes, et ce faire sparate choquante avec l'autorité indus- « de notre sivele: Cette érole compte des listinzgues, maniant la plume avec éle- t beauroup plus experts que leurs de- ts dans l'emploi incisif du sarenstie et du [i ge : quebjuesuns ont fourni une bril- ante carrière daus le journalisme, et sont au- jourd'hui députés, sénateurs ou ministres.De toute cette école, appelée par ses ennemis la Plinde rouge, le talent le plus remar- quale n'est pas un homme politique ; c'est un simple écrivain humoristique, N- Arthur Ruies, tour à tour chroniqueur, conférencier, pamphlétaire, feuilletonniste, un bohème abordant tous les genres et se tiraut de toutes les situations avec une verve railleuse et spirituelle du meilleur ali.\u201d ; Nous termiurrons, comme M.A.Lefaivre, par un horoscope tiré par un auteur Canadien qui prédit quel sera le caractère de cette littérature canatienne et sa mission dans le nouveau-monde : À vos amis surtout, de grâce, dites bien Qu'on D'eat point tétoné peur étre Canndien, Quele dernier Hurvn est vivant à Lorett Qu'il à print sun portrait et aque ob oun \u2018achète: Que nous serons ici bientôt 10 wilhon lie Franç ubllés avus Ie nain d\u2019Albion : Que l'on parle à Québec nn nssez hon Inngage Remllnble en bien des points nu français d'un autre Âge : Que tout Français.chez , est à peu près chez tui, À maitaque du théâtre il n'épranve l'ennat © Que de revoir nos gens (1) on ae fait grande fête.Aujourd'hsm coi au Jour qui suivit la poquête : Que pour vous plaire, usant tous nes talen Chacun fait ce qu'il peut, même de ma ves édifices, le mi nue «\u20ac Si cet horoscope se justifie, la France n'aura pur à rougir de sa fittératare canadienne ; elle pourra même y puiser plusd\u2019une utile leçon.\u201d Hiveoryre MancHAND.- \u2014\u2014\u2014\u2014 LES PARTIS EN FRANCE La crise ministérielle n eu pour effet de trancher nettement la position des partis, en France, sur un grand point, la question religiense, Les républicains ont déclaré vfficirllement In guerre au elivicaliome, i l'ultramontanisme, que M.Gambettaa dénoncé comme le grrand-ennemi de la République.C'est surce terrain que la lutte va se faire, eu grande partie.Sous M.Jules Simon, qui affectait de se déclarer en toutes circonstances *\u201c plein de pret\u201d pour la Religion, cet esprit d'hostilité et de haine contre l'Eglise, qui a toujours distingué les partis républicains et libéraux, était plus ou moins comprimé.Mais les républicains ont fini par rompre Ia faible digue que leur opposait M.Simon, plus par caleul que par des motifs sincères, L'un lre du jour sur les menées ultremontuines fut le signal de ce revire- va.C'est pre deux mots que les Canadians désignent les Français .L\u2019OPINION ment.la gauche accentuait pur cette pièce sa politique auti-eatholique, et le ministère, malgré lui peut-être, se laissa en- trainer par le courant.M.Simon endosa.Dès lors, la situation était bien dessinée, C'était la persécution religieuse qui allait commencer, dirigde par le gouvernement, inspiré et poussé lui-mêuie par la Gauche radicale.Aujourd'hui, le guerre se fait dans de nouvelles conditions.le gouvernement est aux mains «les catholiques, et messieurs les radicaux ont à combattre en même temps le pouvoir ot la religion.On va voir comment il s\u2019en tireront.La Gauche west pas encore organisée pour la lutte, Elle ne peut s\u2019entendre sur un plan commun d'attaque.D'après les dépêches, M Gambetta xe serait éelipsé pour offrir la direction du parti républicain et anti-catholique à M.Thiers.Celui-ci, qui a pour programme la république cona-rvatriee ot te respect dr fu re- légion, comme M.Simon, secoptera-til ce rôle, et dans quelles cunlitions ?Les Chambres se rénniront de nouveau vendredi, le 15 juin.Mais il est douteux qu'il y ait aucune délibération.Ou croit plutôt que le parlement sers de nouveau prorogé au 15 juillet, où In Chambre basse sora dissoute, ai elle se montre trop tapageuse, les élections générales auraient Hieu à la tin d\u2019oetotre, et le nouveau par- ment ne se réunirait qu'à la fin de nu- vembre, Tout cela garantirait au minis- tore un «délai de six mois, avant de rencontrer les Chambres, Jusque-là, la France sera gouvernée par des hommes d'ordre, et non par la radicaille.Ce qui arrivera ensuite, on ne le sait.Les derniers journaux venus de Paris parlent de la première impression produite par la crise.On s'attendait vaguement à un changement.Les conservateurs, alarmés de ls tournure que prenrient les éve- nements, se «leman«lnient jusqu'où irait lu faiblesse du Maréchal.La réponse est venue, tardive mais ferme, pour rassurer les hounétes gens.La France sen allait aux abimes, non plus lentement, comme pendant les premiers mois du règne de M.Simon, mais rapidement.Les radicaux, modérés d'abord, devenaient de plus en plus exigeanta et arrogants.Il fallait couper court aux tram es cle ces messieurs.(\u201cest ce qui a été fait.A.GELINA~ \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_\u2018 ÉCHOS T'OTTAWA.Orrawa, jeudi 7 juin.Ottawa est évidemment la ville par excellence des processions, Jes illuminations, des lémonstrations.Depuis un mois, les fêtes se succèdent sans interruptions ; les gens d'Ottawa ont à peine le temps de plier leurs oriflammes, de serrer leurs insignes.Le 21, on célébrait le cinquantième anniversaire de lu consécration épiscopale «le Pie IX par une immense procession, «t le le soir, la ville était admirablement illuminée.L'illumination du collége Saint- Joseph, des deux couvents des Sœurs (irises, de l'hôpital, de l'évêché et d'un grand nombre de maisons privées, mériterait d'être décrite : le bon goût, l'élégance s'y révélaient partout, autant que la foi.Dimanche dernier, c'était la procession de la Fête-Dieu, encore une magnifique démonstration.Avant-hier, changement de scene complet ; c'était le tour des (brangistes, der Orangistes venus un peu de partout pour faire l'élection de leurs principaux ofti- ciers.La processien était longue, mais les rangs étaient peu serrés, et l'apparence assez chétive.Le grand-maitre, M.Bowell, y figurait dans tous ses atolls.Hier, enfin/arrivait Mgr.Conroy, le délégué apostolique.La population eatho- tique lui n fait une magnifique réception ; dix mille voix acckumaient le représentant du Souverain Pontife.Une adresse lui fut présentée par les Irlandais eatholiques, et l'autre par M.le Dr.St.Jean au nom des Canadiens-français.Tes honorables MM.Cauchon, Neott, Laflamme et Pelle- PUBLIQUE tier étaient venus avec le maire, M.Waller, et quelques autres citoyens marquants d'Ottawa, cuve deu carrosses tirée par quatre chevaux, au-levaut de Sou Ex- cellonce.La bonne mine du nouveau ministre, M.Pelletier, et de M.lo br.St.Jean, qui étaient lo plus en évidence, « été romur- quée ot faisait honneur aux Canadiens- frençuis.M.Sulte, notre charmant collaborateur, jenait comme commissaire-ordonnateur avec M.Hattle ; rien d'étonnant, par conséquent, que les choses aient été bien faites, Des éloges sont dus aussi à M.Tuché, président du comité de réception, et aux autres membres du comité.Mgr.Couroy a une bonne figure, une physionomie qui indique de la douceur unie à la fermeté, un esprit fin à un jugement solide.[1 parle bien le français et s'exprime avec assez de vivacité, * x * Ce n'est pas tout : le 24 juin, on céle- brers la Saint-Jean-Baptiste ; le 30 juin, réunion générale des Zouaves, et entin, lo Ler juillet, grande démonstration, piques niques, courses, pares et revues, Jeux de toutes sortes, illuminations, ete.ete.Les affaires ont beau être mauvaises, lex gens d'Ottawa trouvent moyen, comme un voit, de faire de belles démonstrations.* * * Et ve ne sera pus tout.Duns le mois de septembre aura lieu l'inauguration «un nvuvel Inatitut-Canadien-français.11 pu rit que cv sera le bouquet.Ce sers sur- wut une fête de discours : les premiers orateurs du puys seront invités à prendre In parole.Et après, ce sera sans doute autre chose, Jo wai pas parlé des concerts qui se préparent : ce sers pour une autre fois.DELTA.moo CHOSES ET AUTRES Le gouvernement fédéral a fait publier dans la téozettr Oficielle Q'Ottawn, la declaration de neutralité, déjà publics en Angleterre, à l'uvea- sion de la guerre tureu-russe.La Corporation de Q bee à dernicrement vendu aux enchéres la vieille halle du marché de lu Haute-Ville, qui «doit étre démolie.Cette halle est un les premivrs ouvrages ordonnes par la Corporation en 140.Mgr.de Montreal à repr visite pastorale, en se dirigeant vers le sud du diocèse.Na Grandeur sera de retour le 23 juin ot repartita quelques joursapres.La inite pastorale sera terminée à la fin de juillet.L\u2019hon.M.Anglin a donne sa demission comme membre de la Chambre des Communes.Une nouvelle élection doit avoir lieu, rn consequence, immédiatement, dans son comte, À Cloucester, N.-B.Lond Dufferin doit partir à lu bn de juillet pour un voyage a Manitoba et dans le Nord.Ouest.11 sera accompagne de Thon, M.Pelletier, ministre de l'agriculture.M.Pelletier doit, au retour de ce voyage, se préparer à xe rendre à Paris, «ù il représentera le gouverne ment cana à l'Exposition universille de 878.Son Excellence le Gouvernear-Genéral a donné un diner, jeudi soir, à l'Hôtel «lu Gouvernement, en l'honneur du Delégné Apostoliqu Mgr.Conroy.Au nombre des convives l'on marquait Mgr.Duhamel, d'Uttaws, NN.SK, Power, de Saint-Jean de Terreneuve, et Meln de Charlottetown, |.P ; du gouvernement fédéral, upréme, M.le Granl-Vicair Dr.O'Connor, et Te major-genéra by Smith.L'ex-président Grant est reçu en Angleterre avec ton les honuvurs dus aux tôtes couronnées, [1 est fêté par ln cour et par le gouvernement, par lex autorités va et politiques.Le prince de Galles lui à donné un banquet auquel ansis- taient tous les membres du cabinet, l\u2019exception de lord Beaconsfield, et ler chefa «le l'oppor sition.11 nerait difficile de trouver une explication taisonnalle à cet engouement hizarre.M.Grant n'est plus dans la politique, et lorsqu\u2019it y était, les rapports de son gouvernement aver la Grande-Bretagne n'ont pas toujours été des plus amicaux.Il y a nombre de souverains qui ont visité l'Angleterre of qui n'ant pas été xi bien ; : f samedi dernier, sa 14 Juv 1877 La politique chôme actuellement \u2018dans notre province.Il n'y « guère que lu question de lu localixa- tion du chemin de fer du Nord pour alimenter les discussions et les querelles de la presse quotidienne.Le tracé A Terrebonne paraît etre définitivement adopté, «t cela cause naturellement beaucoup de mécontentement daux les quartiers hustiles à ce tracé.En revanche, où promet pour la saison chaud une série de péque-niques politiques, qui auront lieu daux le Haut-Canads et dune tou pro aritiues, Len conservateurs ont pris l\u2019initiative de ce mouvement, et les libéraux promettent de lex suivre A la piste, en dunnant des piques-niques adverses dans les mênier lovalites, os chefs des deux partis parleront daus ces cir .constances, On commence dejà les préparatifs dela grande bataille électorale qui doit se livrer Pann chaine.Ii est runseur aussi de prochains changements dans la section bus-canadienne du ministère fr déral.M.Cauchon serait 3 1a veille de we reti rer et d'être nomtué livutenant-gouverneur de Manitoba, 1 serait remplacé par M.Laurier, qui u déjà commencé la campagne dans sou comté, en vue de su nomination et \u201cde l'opposition qu'il parait redouter, j À ce propos, lu Minerer et le Nutionai ont vu une de ces altercations nigres-douves, dont lents lecteurs avaient perdu l'habitude depuis quelque tompa.En parlant de \u2018adversaire probable de M.Lou rier, lo Nutionel cerivait ce qui suit : 4 Nous craigneons fort que re candidat va de la nature de l\u2019'huitre il pourrait bien trepuus- ser en voyant la lumière du jour.\u201d A cela In Méverre a répondu par Je trait ud qu'Artaxerce aimait jonnément sou épouse Atorsa, dont le corps tait couvert d\u2019une lèpre blanche\u2014oslle que les Grecs appelnient leuke.Le gouvernement du Nouveau-Brunswick ne témoigne pas aux lépreux de Tracadie les mêmes égards que témoignaient à leurs lépreux les gouvernements dont parle Josèphe.Après les avoir laissés périr de misère pendant de longues années sui l'Ile-aux-becs-sc el les «, il est vrai, installés dans le Lazaret ils sont aujourd'hui ; mais ce Lesaret n'est pas ce qu'il devrait être ; les malades n'y sont pas plus à°l'a- bei des intempéries des saisons qu'ils ne le seraient dans une grange confortable.La pluie, uand elle est par les vents du nord et u nord-est, pénètre le toit, et tombe abondamment sur leurs lits de douleur ; et pendant les rigueurs de l'hiver, les soins et la notlieitude des bonnes Religieuses ne peavent toujours lea préserver du froid, qui, joint à oi té de l'automne, leur est souvent fatal.Parce qu\u2019ils sont condamnés à vivre isolés, séparés de toute société ; parce que leur mal est sans remèdes doivent-ils perdre tout droit à la sympathie de leurs semblables! Non ; et le gouvernement, en lea dotant d\u2019un hospice géné- Teux, tel que le réclame leur malheureux état, ferait un acte de philantropie applandi par toute la Puissance.La subvention même de $800, accordée aux religieuses pour leur propre entretient, l'achat des remèdes, etc., n'est suffisante.L'on ne devrait pas y regarder de si pris, il me semble, lorsqu'il s\u2019agit de tempérer les souffrances si grandes et surtout si longues, Coux d'entre vous à qui il est arrivé de visiter nos grands pénitenciers, ont-ils jamais entendu parler de délivrance prochaine, faire des rêves brillants d'avenir, par ceux que la justice a condamnés à une éternelle réclusion Ÿ La chose peut paraître anormale, pourtant ello est constatée.Frot, j'ai entendu les mêmes paroles, les mêmes projets d'avenir et de bonheur, de la bouche de ceux que la science et les hommes ont également condamnés : les lépreux de Tra- cadie, Main ces momenta-lh sont courts ; ce sont des éclairs passagers, des images fugitives, suivis aussitôt d'un affreux retour, de la sombre et irflexible réalité.En entrant dans leur salle, la supérieure leur avait annoncé que je leur apportais des nouvelles du docteur Taché.À ce nom, je vis leurs \u2018eux se dilater, leurs lèvres sourire, comme à \u2018sunonce d'une délivrance prochaine.Le doe.teur Trché, en effet, & lusieurs étés avec eux À étudier leur maladie, dans le but de fa:re un traité sur la lèpre, qu'il est prêt, me dit-on, À mettre sous presse, ha science attend l'œuvre du savant docteur, msis non pas avec la même avidité que ces malheureux attendent son retour au milieu d'eux.De ses bontés pour eux, il leur est resté l'idée qu'un beau matin il ar- rivers, leur apportant le remède qui doit les guérir de la lèpre.O espérance ! me disais-je en moi-même, tu += une bien puissante consolatrice, puisque tu pénètres jusque dans ces hospices où règne le désespoir ; puisque tu fais épanouir des cœurs condazmnnés à mourir.Je laissai Tracadie l\u2019âme \u201cgrosse de réflexions sombres.À peine si fje trouvai quelqu\u2019observation à faire sur les lieux ; à peine si j'observai la ma- guifique église en pierres de taille, longue de cent vingt pieds et large de cinquante-six, en voie de construction, et qui, parachevée, sera l\u2019une des plus belles églises en pierre des provinces maritimes.Tracadie est un village agréablement situé sur le bord de 1a mer, avec trois cent quatre-vingt- six familles, toutes neadiennes, sauf quatre familles anglaises et irlandaises.L'on arrive par la diligence de Bathurst ou de Chatham, au travers de chemins qui ne sont pas les plus beaux du monde.ee eG REVUE DE LA SEMAINE Le câble n'a transmis aucune nouvelle importante pendant lea derniers jours.Voici les principales dépêches : Paris, 8 juin.\u2014 Trois clubs républicains ont été fermés par les antorités.Le gérant de l'Æyalité, journal publié à Marseille, a été condamné à un mois de prison et trois mille francs d'amende.Victorien Sardou a été élu aujourd'hui membre de l'Académie Française.Il avait pour concurrent M.le duc d\u2019Audifret-Pasquier.Le Moniteur annonce qu\u2019une circulaire va être envoyée aux recteurs des Universités leur enjoignant de s\u2019abstenir de toute discussion politique.présidents des trois sections de la gauche se sont reunis aujourd'hui.Les décisions qu\u2019ils ont prises sont empreintes d\u2019une grande modération.Gambetta est chargé d'interpelier le ministére à l'ouverture des Chambres, mais sans chercher à attagner l'irrenponsabilité de Mne- Mahon, qui doit être respectée.La réponse au message de MacMahon sera den plus modérdes, bien que ferme dana sou sens général, ct rappelant que des ouvertures ont été faites à la droite pour Ts reconstruction du ministère, et n'auraient pas dû être rejetées.Dans cette réponse, on insistera aussi eur la retraite de M.\u2018ourtou, La gauche est décidée de no rien faire pour empécher ls dissolution.Finalement, il à été décidé que la sanction du budget devait être laissée à la commission du budget.Londres, 8.\u2014Une note de Gortschakoff dé- clars à lurd Derby que le Czar ne veut pas sug.menter ses ions en Europe, mais ne demande que l'autonomie de la Bulgarie et l'indépendance de in Roumanie et de la Serbie.II demande, en outre, la cession de l'Arménie, depuis Bayazid jusqu'à a côte, mais sans y comprendre Érseroum.Londres, 9.\u2014Le Times dit: * Les chances de Is guerre tourneront probablement contre les Turcs, et nous devons veiller à qui reinplacer le uvoir défunt.C'est une question que nous vrons étudier plus tard.\u201d On dit que l'Angleterre et l'Autriche se sont entendues pour ocouper certaines purtice du ter- CG ritoire de Ja Turquie, sitôt qu'il y aura eu une victoire importante de part où d'autre.Ratsehuk, 9.\u2014Un détachement de Cireassiens et de Bashi-Bazouks « surpeis, à minuit, la garde russe et fait plusieurs prisonniers.Ceux- el ont avoué que Jea Russes avaient miné l\u2019église bulgare de Rutschuk, afin de la faire santer et d'attribuer cette atrocité aux Turcs.Le Danube grossit toujours.L'armée russe ne pourra le traverser avant le mois de juillet.\u2018onstantinople, 9.\u2014On annonce officiellement fue la nouvelle de la reprise d'Ardahan est fausse.Bucharest, 9.-Ardahan a été reprise par le Tres qui prirent les Russes à l'improviste.Les plans de fostifications à Constantinople sont poussés avec vigueur.On établira une ligne de défense à l'ouest de Constautinopie, couvrant complètement cette ville des attaques terre.Un vif engagement c eu lieu récemment près de Kara et a tourné à l'avantage des Russes.Les Turcs ont perdu leurs retranchements sur les trois côtés de Kara, avec deux canoms .beaucoup de munitions.Les Russes ont eu trente- six hommes de tués et les Tures cent.La Hnie, 9.\u2014Sophie-Frédéric-Mathilde, reine de Hollande, est décédée aujourd'hui à l'âge de cinquante-neuf ans.Londres, 9.\u2014Sulimen Pachs, commandant.ture dans l\u2019Herzégovine, & reçu des renforts ; on s'attend à une rade bataille Krustag.11 paraît évident que les autorités rasses ont découvert une conspiration contre le Czar.La chaleur qu'il fait en Roumanie porte atteinte à l'état sanitaire des troupes.La Russie & contre elle le manque d'argent ; depuis quinze jours, les troupes n'ont pas reçu leur solde supplémentaire, et elles sont mécontentes.Paris, 9.\u2014Le gérant de la Marseillaisc a été condamné à cing mille francs d'amende ot à trois mois de prison, pour avoir inaulté le lré- sident MacMahon.New-York, 10 juin.\u2014Une dépéche au Herald dit qu'une partie de Ia flotte turque est bloquée dans le haut du Danube, et qu\u2019une autre partie est dans une position plus critique au-dessous d'Ismaïl.Il est impossible aux Turcs d'empé- cher le pussage den Russes.Toutes les vspé- rances que a Turquie repossit sur sa flotte dans le Danube sont maintenant évanouies.Cent mille personnes ont assisté à l\u2019ovation donnés au Czar & Bucharest.Ce dernier en est venu à une entente parfaite avec le prince Chartes.On s'attend à une défaite complète des Turcs dans l\u2019Axie Mineure, parce que eroum manque de vivres et que Kunlevei à été évacué.L'armée de Mouktar Pacha est indisciplinée et les désertions y sont très-nombreuses, \u2014\u2014\u2014_ Prix du Marché de Détail de Montréal.Montréal, 8 jnin 1877.Mouton au quarti-r A à quean lo Lard frais par 100 livres.Bovuf pac 100 1 Lièvres.VARINE © c Parine de blé de In campagne, par 1001bs 2504 270 Farine d'avoin - 7404 260 Farine de blé-d' 160ùà 180 Barrasin 2254 250 B16 par minot.1004 000 Puis do - 11048 120 Orge do - .ORDA 060 Avoine par 40 : 0H 4 060 Sarrasin par _m 08% a 0g Lin de 1004 000 Mn do 2504 0m Blé-d'inde do « 080.#90 GUMES Pommes an barit - 2004 400 Patates au sue 0854 1 mw Pévea par min 1504 060 Oignons par minot Oma 0 As es, par paquet 0a nas tue, par pied .0004 000 Reurre frais d In livre.0254 00 Beurre salé de 0184 0X Fromage à ln Hvre 0400 VOLAILLER Dinde (vieux) au souple.- 1504 20 Dindes (jeanes) 0004 000 Mies au conple.1254 15 Canarde an oan, 0634 070 Poules do 0354 060 Poulets do ae .040 © 50 GIBIXRS Canards (savivages) par cou] 0 0 00 do moles pareouple ° 0 00 Piçrana domestiques au cou; 0 02 Perdrix au srnple .\u2026.0 om Tourtes & la douzaine .1 1 50 VIANDES Bœuf à In livre .12 tard de 12 no » 0 00 00 omus=o3 2LI==HR 23BURSE Bavse c2 &8&zst= = Aaindoux par livre Peaux à la livre .Marché aux Bestisax Bœuf, 1re qualité, par 100 1bs .Bent, Ime qualité Vaches à init.Vaches extra.Veanx, Tre qua Veau.Îme qualité Veanx, Jme qualité.Moutond, Îre qualité.Moutovs, me duane Agweant, Îre qualité Agueaux, 3me qualité.Cochons, 1re qualité .ochons, Ime queitd.PEARARS SSBEARE BEERS BEBRBR osnoces cocoooo B8hos 3388883338322 scnuancuaSle 2888333338338 POPP ORREREREED Sowa uag Mover Rpm pty 28% US ra TV vy Ie pis Xt) Ja A7 > pas ve) 5 PE Sr y rd = fi (} or [250 li rs hrc) iP v fl Zh H \\ {i 3 E iT A 2 0 À q i Ze Un > lh i i 1) bre 3% 4 e Yr 6 A ¥ I a FN Ÿ =.Qu f a | | fl LV à fe (as (Bd \u2014- | PE + 34 \u2014\u2014 = = u i ss il Ni Ee i I 1 FE is 23) LL rt L pe, r= Soe = A ui os i 3 og = \u2018 A x Te 5 % \u201c0 \u201c> fa 7b as i 37 £5 2e En 3 5 FT i oF.24 fe F- a\" =: \u201c5, \u20ac \" Lu a ri oR BST ris =» A) (I y Ad - IN] < pro) x \"1 vi 2,3% Py i E 44 H qe Eu = KS 4 A + = 7% FA [Ad fF TE ur i < #7 a oy es z Ri 5 ps Ÿ = \u2014 as 62 OB VENT Ww \" % FX À = \u201ci Fd age WN Qs je.Ps = ER AA 4 pr \u201ca 35 a = = Ly da, i \u2014_ = e, p 2 Woe Æ.(AE) Jose - plea HNDOITANA NOINIJOI ik - Th 14 0 lid x sx \u2018us A A x Rn kb 5 : 2e DES - a 2 17 LES IR) Ca = can 2} Qu k wi LL A Ix TAT Q bic Li , 8 À 5 RH i 2 sl Lr f w Lx \\ ; 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Ys at SY, = aly 5 Z x vy.2.RASA a - fi LA [4 = = 7 + a 7 OS mm _\u2014 a4 boy | \u201c= = FN \u2014\u2014- 22 pa] Ÿ Voc So 2% 7% Æ Be = ere Ee _\u2014\u2014 = = 2 7 = et I ¢ AL = - f L'ÉPISCOPAT DE PIE IX, LE 8 JUIN.LST Ning ÿT MONTREAL -QUELQUES ARCHES ERIGES SUR LE PARCOURS DE LA GKANDE PROCESSION DE LA FÊTE-DIEU MONTREAL II.l\\ MINATION EN L'HONNEUR DU CINQUANTENAIRE D VUE DES TOURS DE NOTRE-DAME ET DU SÉMINAIRE 14 Juin 1877 288 L\u2019OPINION PUBLIQUE 8 x a ss NAN sX Nel o = kd 2 ro aaa] a, PL Pry ur a.[OOS in To ~~ x \u2014 an ts Pi we pt Lt aa = x A pa, THA Hi > 35 eu Lin ny qu \u20147 a og Te 5 LS \u2014- ~~ : A tl Ÿ Fi Pe) 20 one Eyer LZ = > es ro Re, _ 2A 0 v Led) = ES ER RP 2 4 \\ + ae 2 case = = 4\" he Ea 8 = pos \u2014 - GE Ered GE = ARRIVEE D'UN MISSIONNAIKE EN VUE DE LA MISSION DE N.-D.DE BONNE-ESPÉRANCE, SUR LA RIVIÈRE McKENZIE ps ee 7 #4 C2 ri LAS 74 LA + Ge \u20ac se = x3 dg ini A) jé A Lot 2 = rif?[7 on \u201c 3 a5 \\! bal [Rh on Br 4 NS À $ Al a RY sx 24 a) = 2 2 dr ood = a eh 4 LY à 5 Sere ea \u20ac pe J o- {3 pi EX \u20ac = + J Do >.fi 4 & 2 Q 4 x rs £ re 3 bi BS a ai Ë Le ba A £3) Es 3 vis Ty 4 1\u201d ES A 4 4 ny 3 Se 3.à hr 3 ok AL AL = a) ol BD {TTR = ory mu Ea py ee tm \u2018zs = EN A = 0 ba ~~ RAR! pre a) AN 0 airy 5 Ww Toa SE A cu = = es ere x \u2014\u2014 PE) gS = me Neg oY _ he CL] = Os) a 2 Ce \\ J ~c id 2 & 1 i = 2 Es a, Ry = .or pet 2 6: = el.| ba Ve = - eT 2005 ds P ZR) ~ ra i = 7 cu 73 Ped a 3 Z > Es sn \u201cA oe pila 2 DRE = #7 AE 2 Fu =.2d Pa >, z= CF © EF Let ZA 2 a a ; he $f EE = LÉ An ÿ pa =r HE A 2\u201d pis FF = CZ =F ey at dE AGE \"» S =~ Zag 27 ES «=X N i a Z ed A a Le\u201d i EEE ER 4 Ye Cru, we xi Ya LS 35 La =\".pr \u201c4 220 = 27 A 7 Pa Le, 20 Zo Pi ce A 2 DS : \u201ciad SR 3 9 rd a bri oa 3 A A a LES MARCHES NATURELLES, MONTMORENCY\u20141V\\ritks UNE PHOTOGRAPHIE DE LIVERNOIS Cmte ea SE 284 L\u2019OPINION PUBLIQUE 14 Juin 1877 LE SORCIER MONT GRANIER TROISIÈME PARTIE LE CAPITAINE SAUVEDUC Ah! pulssies-vous, llolgneur, vous à qui rise n'échappe, Das tes clos dbvnsths découvrir rép hit Er dass Ulvrale, an froment par ; A côté du ee superbe, l'aorte rouver je vertu, sous Qui dérobait son front obscur.(JS.O01ER, Le 31 décembre.) v DES AVENTUKES D'UN NAIN, D'UN FLACON D'ARGEXT ET DR DEUX CHEVALIKRE Le lendemain, au moment où le crieur de nuit, nrmé de aa Innterne, passait sur la place de l'église Saint-André, en criant de es voix monotone : ** 11 est neuf heures ; bourgeois et manauts, dormez en paix !\"\" Un homme, qu\u2019à ses vêtements grossiers l'on eût pris pour un artisan, mais que ses nains blanches, za démarche élégante et son linge trop blanc dénonçaient comma gentilhomme, sortit de l'hôtellerie du Chcra! à ia Tête d'Ours.Avant de s'en; r sar la place, il attendit que le crieur de nuit eût disparu à l\u2019angle de la rue voisine, et s\u2019assura qu'aucun indis- eret ne pouvait le surprendre, 11 fit alors quelques pas dans 1a direction de l'Faère.La nuit était noire et silencieuse.A eine le promeneur rencontrait-il, dans sa course nocturne, quelques passants attardés.Il arriva bientôt sur les bords du fleuve.L'Isére roulait pesamment ses eaux profondes ; la lune jetait çà et là sur les vagues moutonneuses, un reflet lanc qui moirait les flots sombres, pailletant d'étoiles brillantes leur écume.Des saules plantés aur la rive pencliaient languissamment, sous l'effort d\u2019une tiède brise d'été, leurs.branches flexibles aux feuilles glauques duvetées d\u2019un gris argenté.Grenoble apparaissait avec ses masses noires de maisons aux pignons pointus, ses clochers, see Tours trapues, ses flèches élancées, dont les rayons lunairea faisaient mirviter les ardoises bleuktra et les Jamelles de plomb.\u2018e paysage sombre avait un aspect grandiose, mais triste ; un sombre silence Toga Le promeneur laissait errer son regard sur le fleuve, sur la ville, sur la campagne, et murmu- mit en se parlant à lui-même : \u201c11 vient cependant ici tous les soirs, à ce que m'a dit le digne capitaine.Ce lieu ne m'inspire aucune pensée joyeuse, et puisque je ne vols rien, ma foi ! je vais déguerpir.\u201d Bi bas qu'il eût parlé, il avait été entendu, car une voix grêle s'éleva derrière les saules, et répondit à l\u2019incopnu par ces mots : \u201c Qui va là ?ami ou ennemi ?\u2014Ami! ami! se hâta de répliquer l'artisan.\u201d Les branches s\u2019écartèrent.L'inconnu recula en faisant un mouvement d\u2019effroi, l'orsqu\u2019il vit apparaître à dix de lui un nain difforme, d'une laideur au-dessus de toute expression, et qui, bizarrement éclairé pr la blafarde lueur de lune, ressemblait plus un monstre qu'à une créature humaine.Ce nain s'arrête : un sourire effrayant tordit sa bouche largement fendue, et se voix grêle retentit une seconde fois : ¢ Eb! ah! dissit-il en ricanant, vous avez pour de moi ! Hein ?eh! eht eh!\u201d Son accent devint d\u2019une étrange douceur et il reprit : \u201c* Hélas! pourquoi donc a-t-on peur de moi ?C'est parce que E suis hidenx, n\u2019est.ce pas?Les difformités du corps ne peuvent-elles cacher une belle âme, de même que, dans certains corps d\u2019une beauté parfaite, on voit une âme plus criminelle que celle de Judas Iscariote ! Qu'en pensez-vous, messire ?dit-il avec un accent jilelu d'Îronie et de fiel.11 fit un pus en avant.Le jeune inconnu recals encore : il sentait le peur le frapper da sou marteau et prenait le Dain pour un démon ou, tout au moins, pour nn lutin.«* Allons ! allons ! continua le nain, rassu- tez-vous, mon jeune cavalier; car je asin bien que vous êtes tilhomme, seigneur, malgré votre habit m rable-\u2014je me nomme Zoppo, je suis né dans les gorges du Tyrol ou les plaines de Is Lomlmrdie\u2014on ne I's jemais bien su\u2014et je remplis, auprès du comte de Carabanchel, l'emploi envisble sutant qu\u2019envié de bouffon.' Ce mot bouffon fut proféré avec un tel accent de mépis que le jeune homme en demeurs stu- | j' péfait.Enfin, il parla et demands su puree nain ce qu'il faisait A cette heure, en ce | le regarda avec une mefance visible, mais ln franchise et la bienveillance peintes sur le visage de son interlocuteur parurent l'impressionner favorablement, car il s\u2019avança et tendit su jeune homme une large main calleuse, que celui-ci effleurs du bout des doigs avec une certaine répugnance.\u201cTones | s'écria le nain, vous me plaises fort | mon: de Ternier ! Venez vous asseoir eur l'herbe et causons.Ausei bien, ai-je besoin d\u2019un confident.\u201d En entendant prononcer son nom, Oger de Ternier fit un mouvement de surprise et ne put s'empêcher de demander & Zoppo comment il le connaissait : Corbacco / w\u2019écria l'Italien, ne vous ai-je ut vu A Ia cour du dauphin, sire Oger! N'ai- jo point surpris les que vous sur mon maître toutes les fois que vous le rencontres ?Çà, venez vous asseoir,\u201d Le jeune homme obéit, et bientôt ils furent i és tous les deux au sommet du talus qui bordait la rivière, à l'ombre d'un grand ssule dont les branches, retombant en longs pauaches, leur faissient un rideau de verdure.\u201c Maintenant que j'ai cédé à von désirs, dit Ternier en souriant, j'écoute vos confidences, maître Zoppo.\u2014 Monsieur, commença le nain, je crois qu'il existe entre nous plus d\u2019une sympathie.Ne vous récries pas.Jo suis bon gentilhomme et le nom de mon père doit briller quelque pert d\u2019un vif éclat ! Une haine commune nous unit.\u2018Tous les deux nous détestons quelqu'un et ce quelqu'un, c\u2019est mon doux maître.\u201d 11 pronongs ces mots: mon doux maître, du fon que preudrait un tigre pour dire : ma lexdre * Le comte de Carabanchel ?.Savez-vous jue c'est un habile seigneur, le comte de Cara- chel 9 Moi je l'ai vu à l\u2019œuvre.\u2014Vous l\u2018avez vu à l'œuvre?\u2014Fh! par Hermée\u2014comme il dit, o digne seigneur.Mais, s'écria tout À coup le nain d'un ton insinuant, n\u2019auriez-vous point sur vous quelque doux flacon propre à me dérouil-' ler la langue ?\u2014Ah ! ah ! scorpion, tu veux double bénéfice : te venger do ton maître et boire à mes dépens ! Zopyo ne mit à rire et se contenta de répondre par un signe familier.Le seigneur de Ternier mit la main sous le fevers de sa veste brune, et en retira uu flacon \u2019 t d'une table capacité.** Voici du rensche ui paraîtra meilleur que le claret dont Carabanchel te Jésaltère.\u201d Le nain fit la grimace : s* S'il me faisait, au moins, boire du claret ! dit-il, mais il me donne de l\u2019esu pureet limpide pour tout breuvage ! \"\" H prit le flacon à deux inaina, et, d'un seul coup, le vida & moitié.Il retira le goulot du flacon, dont une bonne partie était entrée dans sa bouche, et fit claper ses lèvres av ~ satisfaction : a vt Excelle +! dit-il ensuite, délicieux, en vé- a Le brave Ternier frémisaait d\u2019impatience.Toutes ces leuteurs l\u2019inquiétaient ; il se figurait ue le nain allait lui apprendre quelque chose de terrible.D'un moment à l\u2019autre, un hasard uvait amener un promeneur de ce côté : or, il est certaines heures auxquelles on préfère la solitude à la meilleure compagnie.\u201cCh, dit tout à coup Ternier d'une voix Urève, que vient faire ici, tous les soirs, cet infâme Carabanchel ?\u2014Monseigneur, il vient, ne vous déplaise, conférer avec les démona et les gyries, Ce digne homme est entiché de sorcellerie, mais il ne sait point Ja manière d'évoquer les démons, pa- rait-il, puisqu'il n'a pu réussir à en faire apparaître un seul depuis qu'il met «8 science à l'épreuve en ma présence.\u2014Vreiment ! dit Ternier.Eh bien ! 1 était plus habile autrefois, d'après ce qu\u2019on m\u2019a raconté.Îlavait à son service, non-seulement un, démon, meis bien toute ln phalange infernale.\u201d\u201d Zappo fixa sur lui ses deux gros yeux ronds : \u201c fs doute, vous voulez parler de l'affaire du Granier, dit-il.En ce temps-là, je n'étais point encore au service de Carabanchel.I] me \u2018a racontée néanmoins, cette histoire, et je sais u*il craint un châtiment divin, car sa science l\u2019abandonne.\u2014Je ne comprends pas, s\u2019évria Ternier avec impatience.\u2014Sachez donc que le démon n'obéit plus au magicien.Carabanchel ne peut réussir l'évo: quer; «a mémoire ne peut retenir formules et eabales ; sa perspicacité même lui fait défaut.Tenez ! ajouts le nain en éclatant de rire, il n\u2019a même su deviner ce que sont le capitaine Sauveduc et messire Prégent du Rocher.\u2014Mais comment le sain-tu, toi! n'écris Ter- nier en fronçant le sourcil.\u2014Oh ! oh ! j'en sais bien d\u2019autres, allez!., Eh! qui vous dit, ajouta Zoppo en ricanant doucement, que je ne suis pas le démon favori de ce Maluvifliers!* Ternier sentit ses cheveux se hériaser aur sa tête.Les arbres rangés en haie, de l'autre côté du fleuve, lui parurent autant de apectres, avec leurs grands bras dégingendés.Le clapotement de l'eau arrivait à ses oreilles comme une hymne funèbre ; {1 baissa les yeux, n\u2019osant regarder autour de lui.* Ne tremblez pas, reprit le nsin d\u2019une voix humble.Je suis une malheureuse créature, et je suis assez maltraité chaque jour pour être dévoré per le soif de le ven ce.Vous poursuivez aussi cet homme.Unixsons-nous : je vous serai utile, et je ne vous demande aucune récom- pe erp Zoppo, dit O \u201d ton secours, , dit Tr.Mais me tirs ta Basics, œ on intérêt ! N'sursis-je trahir depuis longtemps, moi qui vous ai tous démasqués ?\u2026.Vous avez une forteresse à emporter d'assaut ; un de vos amis est dans le place.Quand Pheute sers venue, je vous fe e, \u2014Ët Mainvilliers ne viendra pas ici, oe soir ! \u2014Non, sans doute, puisqu'il n'est atrivé.Il souffre, il gémit, le ir déchire Soi À la grandeur de ce supplice : ua homme qui sondé fus les arcanes de la science, et qui voit la aclenee lui échapper ! \u201d chemin de la ville.Zoppo se sé de son compagnon sur la place nt-André, regrettant de ne pouvoir donner une dernière accolade & son flacon, mais que Ternier ne voulut pas reprendre de ses A vi D'UNE CONVERSATION QUI RUT LIEU ENTRE LE COMTE DE CARABANCHEL ET ZOPFU, SON BOUFFON.Un mois s'était écoulé depuis le bal des cinq têtes de mort.M.de Carabanchel n'avait revu aucun de ces lugubres personnages qui l'avaient tant effrayé ce jour-lh.Confiaut en sa bonne étoile, il attendait paisiblement que le temps de le lutte arrivât : sa profonde habileté dans le crime, an perspicacité peu ordinaire l'avertissaient, en effet, que ses ennemis ne se borneraient pas à l'el ye.En attendant, il se cherchait des alliés, et tâchait de se former un parti, Oger de Ternier et le baron de Belletruche étaient devenus ses amis intimes.Aloys avait discerné tant de pénétration dans le premier, tant de fatuité dans le second, qu'il espérait s\u2019en faire deux appuis, ai ce n'est deux complices.Malheureusement pour lui, il n'a: vait pas vu l'entêtement et Ja prudence qui se cachaient sous la présomption du baron, plus que la subtilité, le force et l'astuce de Ter- nier, Belletrurhe faisait étalage de sa fortuue, pré- tait Kbéralement de grosses sommes d'argrut à l'ambassadeur, et se bornsit à ceuser chevaux, chasses et festi: Carabanchel avait follement dissipé les richesses conquises au prix de tant de sang versé.Pour arriver à son but, it prodiguait grand bruit les quelques milliers de ducats, débris de son opulence , et, lorsqu'il manquait d'argent, il avait recours à la bourse de Belle- truche.Il avait commencé une partie décisive.11 voulait arriver à dominer encore, ou disparaître à tout jamais de la scène du monde.n immense orgueil répugnait à jouer nn rôle secondaire : Tout ou rien, telle était sa devise.Toutes les actions de sa vie avaient convergé vers le même but : la puissance ! Que cette puissance fit occulte ou visible pour tous, peu lui importait.Il voulait être roi : fût-ce roi de la nuit ! Oh ! l\u2019orgueil !.Qui sait jusauioi peut viser cette étrange aberration de l'esprit ?Le vieil Alighieri stigmatise avee one l'ange de lumière, le démon de l\u2019orgueil, Lucifer : S'el fa si bel com'egli 8 ors brntto, E contra \u2018I sao Fattors alzo le cigilu.Ben dee ds Jul procedere ogei lutte (1).Mainvilliers avait perdu la mémoire ; xa science s'était anéantie, sa puissance infernale était tombée, l'orgueil seul vivait encore dans son cœur.: Ce soir-là, il était enfermé dans cette chambre rende où nous l'avons vu tenter un dernier effort et faire à Byleth un appel désespéré.Etendu sur une pile de coussins de velours, il songeait.Son regard se perdait dans le vide, ses lèvres pôlies ébauchaient an vague sourire ; ra main droite jouait distraitement avec un gland de soie, tandis qu\u2019il soutenait, de la main gauche, un livre à demi-fermé.Zoppo, assis auprès de lui, s\u2019amusait à disposer les pières d\u2019un échiquier d'ivoire, sur une table échiquetée de cristal et de lapis-lezuli : *\u201c\u201c Voilà | murmurait-il, j'avance une dame ue je garde avec deux pions.Je prends le ou.J'écarte le cavalier.Hum ! voilà un pauvre bouffon qui me gêne furieusement ! Si c'était un bouffon de chair et d'os, avec un cent de florins, je le erais sans peine ! C'est un morceau d'ivoire, faut user des moyens violents.Je le fais prisonnier ! j'avance mon roi, ma reine et mes deux cavaliers.\u2014Echec au roi ! \u2014Que fais-tu, Zoppo ! demands nonchalamment Aloys.\u2014Oh ! rien !.je cherche à savoir comment on peut faire échec au roi ! C\u2019est très-curieux, je vous assure, \u2014Cesse ce manige.Ce froinsement de l\u2019ivoire sur le crystal irrite ines nerfs ! \u2014Comme il vous plaira.* Zoppo se leva et se mit à faire la roue sur le tapis, ce qui t le divertir beaucoup.Après quoi, il fit lentement le tour de la chambre, slla prendre dans la bibliothèque un munusctit relié en velours vert, et se mit à lire tout haut : *¢ Ils ont une bouche et ne parleront ; ils ont des yeux et ne verront point.* Îls ont des oreilles et n\u2019entendront point ; ils ont des narrines et ne sentiront point.\u201cIls ont des mains et ne toucheront point, des pieds et ne marcheront point, et leur gnaier n\u2019exhalers sucun son.\u201cQue ceux.\u201cee \u2014 , interrompit Mainvilliers avec im tience, que lintut P Per N altre, ce sont les paaumes du bon roi David ! C'est une lecture très-profitable, maître ! -\u2014Remets ce livre où tu l'as pris, s'écria le (1) **8'1 fat anes bean qu'il ont avoir élevé les ea, Crosou eos de Tes que don procéder * Tie, cast XX RIV versa jg re Dare, Sur ces mots, ils se levèrent et reprirent\u201dle nai comte furieux, et ne t'avise plus de m'assourd: les oreilles de pareilles dc ir Un méchant sourire crispa la bouche du n : * C'est bien cela ! murmura-t-il à part lui en replagant le volume enr l'étagère : Aures kabent et non audient 1\" , 8 bas qu'il eût parlé, Mainvilliers avait entendu: \u201c Tu as raison, Zoppo, lui dit-il avec un inexprimable accent de apoir : Aures habent et non audient.Je me sens environué d'ennemis entouré de pièges 3 il me semble que j'ai creusé moi-même l'abîme où ma chute va me précipiter.Oh! jo lutterai, pourtant !., je lutterai, je veux lutter encore, et si je dois mourir, il faudra que ma mort soit digne de mia vie.¢ Zoppo, va m'attendre eur les bords de I'[- aère, je t'y rejoindrai daus un instant.\u201d Une expression joyeuse 2e répandit sur les traits affreux du nain qui, ayant baisé la main de son maître, sortit aussitôt après.Mainvilliers tira sn dague du fourreau, en effila la pointe qu'il dirigea ensuite sur ss poitrine : 7 4 Me tuerais-je 1\u201d murmura-t-il d'un ton calme.Deux coupe seca furent frappés à ls porte.Le comte remit l'arme done sa gaine et se leve.LA porte s'ouvrit et livra passage au capitaine Sauvalue dont le visage avait, ce aoir-là, une expression singulière.Lui, si calme d'ordinaire, painissait fort agité ; ses yeux clignotants jetaient de côté et d'autre des regards is.On lisait sur son front l'orgueil du t même temps que la crainte d'un échec.M avait revêtu un costume de cérémonie cuirasse d'acier poli, gorgerin et casque d'argent sommé d'un c¢blouissant panache de plumes blanches, casque de drap d'or semée de dau- phinu bleus brodés en soie.11 entra seul, mais, à travers l'entrebaille- ment de la porte, on apercevait cinq à six pertuisaniers, l'arme au poing.Mainvilliers fit promptement disparaitre de son visage toute trace d'émotion et s'avança vers son visiteur.A quoi dois-je attribuer l'honneur de votre visite, messire capitaine 1\u201d demanda-t-il d'un ton hautain, et en le toisant dea pieda à la téte d'un air insolent.Le capitaine, rougissant sous ce regard, dompta néanmoins sa colère, et répondit avec bonhomie : .*\u201c Ah! nh! vous adumirez mes stours, seigneur comte ! C'est un vêtement que je n\u2019en- dose que dans les grandes circonstances.Ft tenez ! ls première fois que je le mis, ce fut pour aller arrêter en son logis, et faire prison- nier\u2014à peu près vers cette heure-ci\u2014le baron de Montauvert, accusé de sorcellerie, de sacri- lége, et de conspiration contre le très-chrétien roi de France.\u201d Malgré son empire sur lui-même, Aloys palit et se troubls.*\u201c Venez-vous donc m'arrêter ?\" balbutia-t-il.Sauveduc s'inclina pour cacher un sourire narquois : \u201c A Dieu ne plaise ! répondit-il, vous n'êtes, que je sache, ni sorcier, ni trattre, inousieur l'ambassadeur.\u2014Alors 1 \u2014Je viens simplement vous prier de me suivre chez monseignear le dauphin, qui vous attend pour vous entretenir d'affaires impor- tentes, et les rues de Grenoble n'étant pas sûres.\u2014Ah ! les tirelaines s\u2019y hasardent.\u2014Ce n\u2019est pas cela.\u2014Qu'est-ce donc ?demands le cote en sortant avec le capitaine.\u2014C'est qu'on a récemment appris la présence dans la ville d\u2019un coquin de la pire espèce.! \u2014Oui, un criminel abominable.\u2014Qui « nomme ?\u2014J'ignore comment il se nomme aujourd\u2019hui, on l'appelait aatrefois Mainvilliors.\u201d f A continuer) \u2014-\u2014e\u2014 Mission de Notre-Dame de Bonne-Espé- rance, aur la rivière MeKensie Notre gravure, demain du Père Petitot.représente la mission de Bonue-Espéranco, l'église, les habitations des missionnaires, lours jardins et leurs champs.Vous voyez un missionnaire, revenant d'tne tournée de mission, par un gros froid.Les raquettes aux pieds, et couvert d'habits de cuir, il dirigo ses chiens, qui descendent les côtes de ls rivière, on face de la mission.Son cœur jubile, il oublie ses fatigues en pensant qu'il va bientôt embrasser ses frères et s'agenouiller aux pieds do l\u2019autel de son humble chapelle, pour dire un Te Deum, avec les sentiments que les missionnaires seuls peuvent ressentir.C'est bien de ces ouvriers qu'on peut dire : Euntes ibunt et flebant, mittentes semina sud.Venientes autem venient cum exul- tatione, portantes manipuloa suos, Ils s\u2019en allaient, en pleurant (sur une terre étran- re, où leur Dieu n'est pas connu) ; mais voilà qui reviennent daus la joie, chargés d'une abondante muisson. 14 Joix 1877 LA QUESTION DU CHEMIN DE FER Le tracé du chemin de la Rive Nord fait actuellement le sujet de toutes les dis- eussions, à Montréal.Le Conseil-de-Ville, dans une de ses dernières séances, s'est prononcé \u2018contre le choix du gouvernement, et à décidé de refuser le paiement du million de la ville si ls route ne passe pas par le Bout-de-l'Isle, et si le terminus n\u2019est pas placé sur le terrain des casernes, rue Saint-Paul, Dimanche soir, il y a eu une grande assemblée publique, sur la place Saint-Pierre, pour discuter cette question.Plusieurs orateurs populaires, entre autres MM.Tsillon, député de Montréal-Est ; Loran- ger, député de Laval ; Beuubien, Ornteur de la Chambre d'Assemblée, etc, prirent la parole.Tous furent d'accord pour demander au gouvernement de revenir sur sa décision.les résolutions suivantes furent ensuite votées à l\u2019unanirnité : Que cette arsemblée prie le governement de vouloir bien reconsidérer la décision qu'il a prise au sujet du tracé du chemin de fer de la Rive Noril, et revenir, s\u2019il est ble, au tracé du Bout-de-l'Isle ; que dans l'opinion de cette assemblée, ce tracé est celui qui est le plus d'accord avec les intérêts de la Province et de la ville de Montréal ; et que c'est celui que les citoyens de cette ville ont toujours cru, en 1872 comme en 1875, devoir être adopté définitivement ; Que catte ameinblée regrette Ia décision prise par le Conseil-de-Ville de Montréal à sa séance du 4 juin courant ; Que le vœu de cette assemblée est que les vonditions arrêtées entre le gouvernement et la cité de Montresl, en septembre 1875, soient respectées ; que couséquemment, le gouvernement devrait construire jusque dans la partie Est de cette ville, la ligne de chemin de colonisation du Nord, et mettre ainsi la Corporation en demeure de payer; et cette assemblée est confiante que la balance du milion sera payée à ces conditions.Montréal exige que le terminux du chemin du, Nord soit placé dans les limites de la ville, et que la jonction avec le chemin d'Ottawa se fasse aussi au même endroit.On craint qu'avec le tracé «le Terrebonne, le chemin d'Ottawa se joigne au chemin de Québec à cet endroit, en évitant Montréal, par conséquent.On attend avec curiosité et avec anxiété Ia réponse du gouvernement sux résolutions exagérées adoptées par le Conseil-de- Ville, et aux résolutions modérées adoptées à l\u2019assemblée de dimanche.C'est une question de la plus haute importance, qui touche aux intérêts les plus Vivaces et à l'avenir commercial d'une ville qui est la métropole du Canada en même temps que la métropole de lu province.re A ee LA VIEILLE FILLE Elle n'a pns fait de vœux et mourrs vierge.Les romanciers et les poëtes en ont fait un être envieux et haineux.Le monde la fait ridicule.Les romanciers et les poëtes sont injustes ; le moude est bête, l\u2019arce qu'on la voit pile, amaigrie, anguleuse souvent, l'œil enfoucé et bistré, la taille roide, maiguant de moelleux dans les mouvements et de grâce dans les attitudes, on la trouve Inide.Ou oublie tout ce que le premier baiser de l\u2019amour donne de perfection ] ln beauté.Klle\u2014de Ioin\u2014du coin que lui out assigné les conventions sociales, elle 8 comme les autres reganlé l'amour, et l'amour a passé près d'elle sans la toucher.On attribue son impassibilité à de la sécheresse.Qui saura tous les trésors de tendresse qu\u2019elle est obligée de conserver ?Ello est daus ls position d'un richard dont les marchands et lex pauvres ont refusé l'argent et que le public traite d'avare.Dans toute autre femme, la nature à mis une mère ; la société n imoilifié cette loi.Elle a eu seize ans comme tout le monde ; elle x eu In fraicheur du teint comme la frat- cheur de l'âme, Elle a été guie comme un pinson et légère comme un papillon.Elle a certair t char: et, à coup sûr, un homme, un seul, si l'on veut, Unis enfin un homme a révé un instant en la regardant passer.Elle a, comme toute jeune fille, prononcé d'inatinet lee mot: Quend je serai nutriée- parce qu\u2019elle sentait en elle la vocation que la nature met daus le eœur do toute femme.Un homme s\u2019est approché de ss sœur, loi à parlé tout bas ; sa sœur a rougi.\u2014Klle, palpitante, n regardé de loin.l'uis, un beau jour, il y a eu grande féte à ls maison, puis grand deuil.Cet hoiïnme avait emmené se meur, et ils étaient allés créer tue famille de leur côté.Se mère, en sonpirant, l'avait embransée en L\u2019OPINION lui disant : Bientôt ce sera ton tour et tu me quitterss comme elle.Elle avait répondu : Non !\u2014Mais le nuit elle avait pré qu'elle aul elle était vêtue de blanc, que of chantalent euses et qu\u2019 beau jeune Pomme était à Pt be Et elle passait de longues heures à rêver de ne date detrai t distrait ine ray dat bral te, prévecupée, et lorsque la \u2014À quoi penses-tu donc ! alle sait la tête, rougisssit et nurmu- \u2014A rien, Un Jour elle retrouve ses chansons, ses yeux pétillent, le bonheur ruisselle de tous son Tee.Elle a entrevu le jeune homme du rive.11 n\u2019y a plus qu'à attendre.L'année n\u2019est pas écoulée que lui\u2014qui n\u2019a même fait attention à elle\u2014a pris une autre eune fille.Elle soupire\u2014se dit : Ce n\u2019est lui.Puis la rôverie d'autrefois devient de Ia tné- lancolie.Ces mélancolies sont intermittentes, elles s'en vont, puis reviennent plus sombres toujours.Des jeunes gens lui disent des mots indifférents auxquels elle attache une portée cachue, et elle se demande à chaque instant : \u2014-Sera-ce celui-ci ?seru-ce celui-là ?Les jounes geus disparaissent emmenant des compagnes ; elle attend toujours.Toutes les amies de son ûge sont de venues des femmes, dre mères.Sa mélancolie devient de ln tristesse.\u2014Pour- quoi done ne suis-je pas aimée ?soupire-t-elle.on miroir ne me dit pas que je suis laide, et mon cœur m'assure que j'aituerais bien.Elle languit doucement.Ls famille fait venir le médecin, qui tâtu le ls, fait tirer la langue, fronce le sourcil, réfléchit un instant, puis écrit sur un bout de papier : Soux-carbonate de fer, au moment du dtarr, dans una cuillerée à soupe.Vin de quinquina, petit verre matin et soir.Imbéeile t [] fallait écrire : Prendre un mari.Elle mange son fer, boit son quinquina, et elle languit toujours.La nuit on l'entend sangloter ! Celles de son âge sont mariées depuis longtemps.Le plus jeunes qu'elle partent à leur tour.- Un jour sa mère tombe malade.Elle ne songe plus & elle, elle est sans cesse debout, ne dort pas, combat la maladie, essaye de la terrasser, mais la mort frappe.Quand les larmes sont séchées, elle regarde autour d'elle ; elle est seule, toute seule.Alors, ai sa sœur a des enfants, elle la sup- ptie de la prendre avec elle, et elle commence ce terrible métier de mère de second sang\u2014la mère qui n° pas procréé.On l'appelle tonton, on rit d'elle, on la fait tourner ; Le hommes oublient que, ui elle n'est plus jeune fille, elle est tonjours chante et vierge, et parlent devant elle comme devant une femme Wariée.Si sa sœur ne veut pas d'elle ou qu\u2019elle n'ait pas de sœur, le désespoir, la mort au cœur, elle prend des bêtes, des chiens, «tes chats et des oiseaux, et elle les aime et se dévoue pour eux.Elle à un besoin de dévouement, ce besoin qui est dans le cœur de toutes les femmes.Parfois elle maudit les convenances sociales qui ont donné à l'homme le droit d'activité et a Is femme lo devoir de passivité.Peut-être, si elle avait pu aller vers un de ces êtres qu l'ont regardée un instant, si elle avait pu lui dire : \u2014Vous me pluisez, je vous aimerai: prenez- moi! Peut être, à l'heure qu\u2019il est, serait-elle mère le comte les autres.Pourtant, elle voit passer couvertes de ri- clienses, entourées d'hommes beaux et jeunes, des filles immondes beaucoup plus laides qu'elle, beaucoup plus âgees, qui sont bétes et qui n\u2019out pas de cœur.; Elle ne peut se rendre compte de ce phénomène étrange, en vertu duquel un homme n\u2019épousera pas une vierge jeune, charmante, parce qu\u2019elle t'a pas d'argent, et vivra eu coneubi- nage avec une femuwe vieille, laide et qui le ruine.8a vie s'évoule inutilisee par la sottise humaine.Mais qu'il s'aginne d\u2019abnégation, de dévouement, d'héroistue, elle est }là, debout, vaillante.On dirait que tous les nobles sentiments qu\u2019elle avait daus le cœur, et qui ne pouvaient Épandre au dehors, out centuplé de force por la concentration.-Lisez l\u2019histoire annuelle des grandes actions, les vraiment grandes, les seules grandes\u2014le rapport de l\u2019Institut pour le choix des prix de vertu.Les héros sont tous de vieilles filles ! Et pour dix qui arriveut à la publicité, cor- bien restent dans l'ombre ! ; Riez done d'elles, riez-en toujours.Pour moi, loraque j'en rencontre nie, mon front se courbe avec respect comme devant une grande vertu, et mon cœur se serre comme devant pane inar- tym.\u2014\u2014- 0 \u2014\u2014\u2014 \u2014 Mgr.Couray est arrivé i Ottaws mervredi, le 6 courant.1 a été requ magnifiquement.Il est I'hote du Oouverneur-Générul, dont il » été, dit-on, Vani d'enfance et le compagnon ce college.PUBLIQUE L'ETENDARD DU PROPHÈTE Nous empruntons à un journal viennois les détails suivants sur l'étendard du Prophète, dont il a été souvent question ces joure-ci : 4 Le deapeau de Mahomet mesure deux aunes de long cur une aune et demie de large ; il est vert foncé.L'étoffe a été empruntée à une tenture muspendue devant la porte de la sultane Aïcha, épouse favorite de Mahomet.Voici dans quelles circonstances.Le Prophète était sur son lit de mort.Les chefs militaires que la guerre appelait au dehors étoient venus prendre ordres de Mahomet.En les congédiant la sultane leur donna Is tenture qu'elle détacha elle-même et leur recommeands de ls cor «rver comme un signe de ralliement dans les combats livrés pour la foi de l'Islam.Lorsque, après la mort Soliman 11, la puisance des Oamanlis commença à décliner, l\u2019éteudard du Prophète fat souvent porté dans les campe et déployé de- vent les armées ottomanes.En 168$, ce dra- peus historique flottait sous les murs de Vicune.1 paraît que dans la guerre actuelle, la levée de l'étendard sacré sera faite à Constantinople avec une pompe extraordinaire.Il sera dé Toye par Abdul-Hamid, qui le remettra au Schefkh-ul- Islan.Celui-ci, monté aur un cheval richement caparaçonné, et ayant à son côté le sultan également chuval et l'épée nue, avec une escorte nombreuse d'ulémas chargés de proclamer la guerre sainte, parcourra la ville de Constantinople.L\u2019étendurd sera envoyé ensuite au quartier général le l\u2019armée du Danube, où il sers porté par le Scheikh-ul-Islam.!* Pendant la deruière guerre que Catherine IL fit aux Tures, on décida de porter à l'armée l\u2019étendard de Mahomiet, après l'avoir promené en procession dans lu ville de Constantinople ;\u2014cette cérémonie était, est peut-être encore réputée sainte\u2014il n\u2019est permis qu'aux musulmans d'y assister\u2014aveun étranger, quel que soit son rang, ne peut y asaister.Trois jours avant l\u2019exbibition, des hérunts Pannon.çaient dans sa ville à son de trompe avec dé- tense, sous peine de mort, à quiconque n'est pas mahométan, soit de paraître dans les rues, soit de regarder par les fenêtres, \u2018* Le ministre de l'empereur d'Autriche, en résidence à Constantinople, voulut satisfaire sa curiosité et celle de sa femme et de ses deux filles.\u2014I] lous, moyennant cinquante piastres, une chambre duns la maison d\u2019un mollah située sur le passige du cortége, mais un ou deux jours avant la solennité, on lui offrit une autre chambre à un prix inférieur.Il rompit avec le molluh et prit l'autre chambre; le mollah récluma la parole dounce, mais en vain\u2014il ne pouvait citer le ministre en justice, sans s'accuser lui-même d'un crime ; il se retira sans murmurer.« Mais le jour de la cérémonie, lorsque l\u2019étendard sacré passa devant ls maison oi le ministre et sa famille regardaient derrière une jalousie, le motlah qui s'était posté en face s\u2019écrin que l'étendard du Prophète était profané par des regards d\u2019infidèles placés à une fenêtre qu'il montrait.La foule entra en fureur, enfonga la porte, fouls I'smbassadeur aux pieds, dé- pouillu l\u2019ambassadrice et ses filles de leurs vite.ments ct de leurs bijoux, en leur déchirant les oreilles pour avoir les pendeloques ;\u2014sjou- tons ici un ¢f cwtera, la vengeance fitt complete, \u201c* On arracha avec peine la malheureuse famille à la fureur fanatique des agresseurs.Le gouvernement autrichien dut se contenter de Tappeler et de remplacer son ambassadeur.\u201d \u2014\u2014\u2014 © \u2014 LA VÉKITÉ SUR LES TURCS Le correspondant spéciul d'un des premiers journaux de Paris lui écrit de Constantinople le remarquable article suivant : \u201c\u201c Constantinople, 2 mai.** Voltaire écrivait déjà que les Français ne connaissaien* pas la Turquie ; ce qui était vrai du temps de Voltaire est encore vrai aujour- d'hui.À Paris, comme ailleurs, bien des gens sont convaincus que les chrétiens doivent être Mmasancrés toux lex matins ; car les résidents européens reçoivent de leurs amis et parents des lettres déseapirées.N'était le sentiment qui les dicte, elles feraient so Voici en peu de mots ce qui se pusse ici, au point de vue du musucre, dont parlent si souvent les journaux Tusses.** Les églises grecques ou catholiques sont pei- siblement ouvertes, les cérémonies publiques ont lieu sans le moindre danger, les prêtres de toutes les confassions chrétiennes passent tran- uillement dans les rues de tous les quartiers : ure, Gree, où Éuropr Tous ceux qui ont affaire à Stamboul, et je suis de ceux-là, chaque jour, font Jeurs courses avec sécurité que sur le boulevard Moutmartre ; les Turcs ne les regardent pas plus que les autres ponaantn, et le funatisie musalman me fait abe solument l'effet d'avoir été pris par les turce- phohes dans l'armoire aux vieux clichés.Telle est la vérité sur ln capitale.Si les choses ne nt «autrement dans l\u2019intérieur, je vous le dirai avec la même franchise : mais je le déclare hautement, j'ni vu l'Angleterre, la Belgique, lu Suisse et bien d'autres pays célèbres pur l'usage qu\u2019ils fout de la liberté, et nwlle part je n'ai vu la liberté individuelle plus ab.\u201cEt ce n'est certes des Tures qu\u2019un solue qu'ici.iy étranger doit se défier.a, daus Galata, vn 286 dehors des commerçants, banquiers et industriels grecs, toute une population grouillsate et immonde qui vit de rapines, de vol ou de métiers inavouables, Dans Péra même, on trouve po mal d'Européens\u2019vivant, Dieu sait eomtne, est do ces gens-là qu'il se Faut garder.Mais comme ici tout le monde est le meilleure pattes est celle que l\u2019on fait soi-même, D'ailleurs, certaines banlieues de Paris at Hhite- -Chapel de Londres n'offrent non plus beaucoup de sécurité ; il est évident qu\u2019il y aurait imprudence à s\u2019y aventurer seul, à certaines heures de nuit ; il en est de même ici, et voilà tout.\u2018Quant aux dangers que nous courons, je vais vous les dire ; ils sont au nombre de trois : \u201clo.Les maladies épidémiques que les armées engendrent souvent, surtout lorsque le service asnitaire y ost aussi rudimentaire qu\u2019en ce pays ; \u201c 2o.La misère, l'absence de pain et de travail, qui commence à se faire sentir et pourra pousser à de fâcheuses extrémités quelques mal- eureux mourant de faim ; \u201c80.Enfin, une défaite sérieuse des armées turques, «i toutefois elle entraînait une révolution ; dans une période anarchique, il est fort possible qu\u2019isolément des musulmans attaquent les chrétiens ; mais tant qu\u2019il y aurs une autorité et que cette autorité sera, comme en ce moment, entre les maine «d'hommes élevés en France et désireux d'établir ici dos institutions libérales, ce qu'on appelle \u201c\u201c le massacre général des chrétiens\u201d n'est pus à craindre, \u201cui y.plus, même avec les vieux Turcs, il ne faudreit pas le redouter.Ceux-là ne se considèrent certainement pus comme les égaux des chrétiens ; mais Je Coran et la tralition de lu couquéête leur ordonnent de les protéger.\u201c L'épithète méprisante de giaour n'a pas, en réalité, Te sens «qu\u2019on lui attribue chez nous.Le gisour est, pour le Turc sincèrement religieux, un homme sans religion aucune ; celui-là, il le méprise, le déduigue et le traite comme un chien ; midis le Turc à une réelle estime pour les pasteurs catholiques, grecs ou arméniens, et, ur ceux de leurs co-religionnaires qui obéissent à leur foi, ** Franchement, si les Turcs ne professent pas un grand respect pour les fripuuilles internationales qui aboudent de ce côté-ci des Ponts, s'ils né tiennent pas en laute estime les Æorpoulos et les cærrok'otés qui font tmanceuvrer les roulettes à true de Péra, je ne saurais les en blimer.La façon dont notre civilisation européenne se préseute à eux n'est vraiment pas faite pour lex séduire.C'est la Tour de Babel que ce quartier franc, mais les ambassades savent à quoi s'en tenir sur les dossiers d'un nombre ussez grand (le ceux qui I'habitent.\u201c8iun Ture a la curiosité de connaître les distractions de Pérotes, il voit des maisons de jeu déshonnêtes, des filles plâtrées et peu débarbouillées, des cafés-concerts hétérogènes où l'on trouve des n nes allemandes, des danseuses nnglaises, des chanteuses franco-gréeo- italio-hongroises ; car tous les pays se partagent à doses à peu près égales cette exportation de malpropretés sociales.Mon Ture se sauvers immédiatement à Stambeul où, dans son conak bien clos, il retrouve «les mœurs cent fois plus honnêtes.Supposez que les Turcs soient cn rapport d\u2019affaires avec des Européens : huit fois sur dix, ils seront volés ; on leur vendra des fusils qui ne partent pas, des ponts qui cassent tous les fuinze jours parce qu\u2019ils sont en fonte au lieu l\u2019être en fer forgé.Alors, ilu finissent par croire ue tous les étrangers sont des voleurs, et quand ile en rencontrent d'honnétes, il les comblent de distinctions et en font des beys ou des pachas, ** En un mot, les Tures n'ont vu de notre civilisation que nus modes et nos vices ;\u2014nous n'avons pas là de quoi triompher.\u201d \u2014.\u2014 \u2014Nous lisons duns le Canadien : \u201cOn a commencé & démolir les casernes des Jésuites.Nous avons été informe que le gouvernement a obtenu lu permission de l'autorite religieuse avant de toucher à ces édifices, dont la propriété ne lui appartient pes.\u2018La démolition n'affecte eu rieu les droits de propriété, qui restent à régler entre ceux que cels concerne.\u201c* Quoi qu'il en soit, ce n\u2019est pas sans un certain sentiment de regret que vous voyons dis paraître ces vieux murs, dans lesquels tant de travail et de dévouement se sont abrites.\u201c* Les Cunadiens-français seraient bien ingrats s'ils outlinient les sacrifices que les Meïubres de la Société de Jésus ont alte pour nos ancêtres et pour la civilisation en ce pays.** Leur sang, versé pour lu cause de Dieu, fe- coude encore une moisson fiche pour l'Eglise.Car aucune société ue peut se vanter de faire lus de bien que Ju Société de Jéuus, D'autres institutions rivaliseut avec clle pour le triomphe et la gloire de l'Eglise, mais aucune n'a plus de science, «le dévouraient et d'esprit apostolique.\u201d \u2014\u2014\u2014 PHOSPHOZONE.le vouveau TOXIQUE uvons employé le PUOXPIOEUXE avec un a son plusieurs ons, et les résultats bt ont été si entisfiiennte, nine nous le prescrivons Aujourd'hui cons fammeut, ayant te entière confiance en son efficacité.Cumime tonique durant In convalescence.nous ne eos: tien qui pulsss lui être et nous croyons le notre devoir d'en rec ter l'usage nos res et au public eu gb \"\u2014f'ublie Hralth Magazine.EVANS, MERCER & CIE, Chimistes manufucturiers, Montréal. \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\"\u2014\"\u2014\"\u2014\" > Le } 7 14 Juin 1877 à 2) > = _ ES I _\u2014 = Nes py = 2 4 = 9 db, FY oz | =] =, à = ts OY Be CPT GR Nd 5 BRE rA TY pa EX SN Prec fr > a pr \\/ \\ SN = y » EL N EN ; x * \u2014 è =, ~~ ; 2 i L\u2019OPINION PUBLIQUE > MALIPAX -CONSÉCRATION DU NOUVEL ARCHEVEQUE, Mor, HANNAN FE RE a = es sc, = 5 È i JA a) = >.= eut : A9 \u2014_\u2014 à 0 == te 7 286 | reparer me, 14 Juin 1877 L'OPINION 257 AUX CULTIVATEURS XNORAISAEK Un entend souvent dire ici qu'un des grands désavantages de notre climat, c'est qu'il nous force do gardor nos animaux à l'étable pendant plus do six mois yur an née.H'il en était autrement, où prendrions-nous le fumier qui sent peut rendre À u0s terres épuisées leur fertilite première 1 Dans lex pays où l\u2019agriculture prospère le plus, en Belgique, par exemple, on trouve plus économiqueede garder tous les ani- awaux à l\u2019étabte pendant l'anus ie Ila ne sortent que pour prendre wn pea d'exe ot lo cultivateur né manque jamais de ramasser prés cietsement tout l'enggrais qu'ils on6 pu laisser sur Jour passage.Econ soigneusviment cntussés, afin qu'ils ne « luves pur les pluies: ét qu'on ne voie pug le parin, ln ineilleure partie du fumier, couler à pleins Fennec days nos rivières.Que les tax n'aient pus plus de quatre à cing pieds de haut, atin do n'en rien perdre par Pe de chaleur oceasi nee par use trop grand now animaux 4*wlonda ient pas Pour imbiber tous les liquides.ppclons-nous que eu serais liquides sont beaucoup plus considérables, et encore plus ux gue les déjections so.Si nos prilles ne suthisent pas, prenons *, des fougères, de la seinre de la terre de savane bien sex DOUS fear quent, pendant Le chaleur de in, de tn terre ordin: mais parfaitement qui imbibera une quantité prodigieuse ris Viqueistes, Une autre geuaide perte d'ougrais dans notre pays, c'est celle de hisser trop pourir Je fumier, anole L'éteudre sur les paturages dans les grandes chaleurs de 1 Le fumier quut étre étendu avec grand avantage, sur les pieces, ala suite of voltes, et avant les labours d'autoins il est preferable de le faire quand le se n'est pus ardent, et que Vherli peut recouvrir presque immédiatement le fumiee, Dee terres uiuxi futnees et tabonrées, à l'automne, s'uueu- bliront et donneront, l'année suivan cet- fentes révoltes de patates où de bloal inde, Thess patates cultiv dis de telles conditions seront tuoîns sujettes à pourrir, lidex.pour litiere d de hais, «des 11 >, ete, Si toutes ANIMAUX MOBILES S'il meurt quelque animal sur la ferme, faisons uur grande fosse, nt-dessous du tas de fuunier, si c'est possible, pour l'y déposer : couvrons l\u2019i uimal de trois pieds de bonne terre, et après deux ans, on pourra vider complet t cette fosse, qui uous donnera plusieurs charges d'un excellent engrais.Depuis quelque temps deja, dit une Feuille luge, on s'occupe de la destraction des che.niljes, Un aborieulteur a trouve un moyen bien simple et bien efficace, suivant lui, pour détruire les cheuilles des grands arbres.On remplit de chachon ardents un ux portatif qu'on place sous les poiriers, pormmiers où autres arbres 1 verts de l'inseete rongeur, On jette sur le char.hon un peu de resîne en pou Ou proanene soûs l'arbre le rechaud, d'où s'élever une epuisse fumee qui r'élève dans les branches et asphyxie les chenilles qui d'y trouvent.Celles qui restent mont enortes, F1 faut, pour agir efficacement, choisir tu temps eal in Voperation après quelques jours, afin de la compléter, si c'est nécessaire.-e FAITS DIVERS Ur - Le major-géneral FE DE SATAGION.Sir Selby Smith a permis au Club de Natation de Montréal d'établir un bain Bottant sar Pem- placement de l\u2019ancien quai militaire, à l'île Sainte-Hélène.eption d'un nonvel ou.vieut de paraitre à Mont- al, ot dont l'inscrip- istoriques et littéraires\u201d par Mélanges Edmond Lareau.Ce volume vompteud près de quatre cents pages.[impression et le earactere sont tres.eaux.Nos remercituents à qui de droit.L'émigration des Canadiens-français à Ma- nitabn vontinue, On lit à ce sujet dansle Wotes: [1 arrive continuellement cles Canadiens par chagne bateau.Les uns viennent da Canada, d'autres des Etats-Unis Ceux qui veulent et peuvent travailler sont contents, et lisent lea tement que le puya vaut encore nieux que lu peinture qu'on leur eu à faite.-
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