L'Opinion publique, 6 septembre 1877, jeudi 6 septembre 1877
[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Abounement, payable d'avance Tout semestre commencé ae paie en entier.Ou ne we désabonne qu\u2019au bureau du journal, et il faut donner au [7 moins quinze jours d'avis.Décisions Judiciaires concernant les journaux lo.Toute personné qui retire régulièrement un journal du bureau-de-poste, qu'elle ait sous- erit ou nou, que cs journal soit adressé À son nom on À celui d\u2019un autre, ext responsable du paiement, Zo.Toute personne qui renvoie un journal est tente de payer tous Tou arrérages qu'elle doit sur Vahounement ; autrement, Péditenr pent ontinuer A le hui envoyer jusqu'à ce qu\u2019elle ait (aye.Dans ce cas, l'abontiéest tenu de donner, ei outre, le prix de l'abonnement jusgu'an moment Ju paiement, qu\u2019il ait retiré ou non le Jornal du bureau-de-poste.Ho.Tout ahauné peut être poursuivi pour abonnement dans le district où le jonrual se taïblie, lors même qu\u2019it demeurerait des centaines de Tieues de cet endroit 40.Las tribunaux ont décidé que le fait de refuser de retirer un journal du bureau-de-poste, ott de changer de résidence ot de luisser aceu- tuler les nntiéros à l'anrienne adresse, cousti- tue une présomption et uue preuve prima focis d'intention de fraude.\u2014 AVIS INNES DE MONTREAL, Notre agent, M.H, T.Déchône, à commencé depuis quelques juurs la visite de nos abonnés à domicile, afin de collecter ce qui nous est sé pour l'abonnement du semestre courant et pour arrérages.Nous prions nos amis de se tenir prêts, ot de mettre «le côté la somme qu\u2019ils nous doivent, alin «de s\u2019éviter à eux-mêmes le désa- mvbment d'être dérangés plusieurs fois pour Une xi petite allaire, et d'épargner à notre agent des voy: re 1 NOs x SOMMAI 1nin de fer des Laureutides.pur A, Gélinue.\u2014l'n ell pistriotigne,\u2014 La bite \u2014Note l'un tou- \u2018i ppol fait d is charité en favenr de l'Aslle Nazureth.\u2014Les léritages.\u2014Une erreur jirdichuire La guerre \u2014Nus gravures: Salon de 1827 : Salut \u2018Thomus dictant l'office du Snint-Nucrement \u2014L'é- eluirage des trains chemine de fer.\u2014(Gazette des teibuuaux: Un 1 .ume tue sa fille à coup de nie ve dGlaumus.bataille de PI des putates.\u2014Néerolo, 2 \"tte Desburate.Choses ef utaisie chitfrée \u2014Le jen de Dames \u2014 Prix du murebb de détail à Montréal.\u2014Les beh Nox GHAVURES : Touuguration du chen Tutrentides Vus à Buint-Lin et aux ouvitons ; Saint Thomas d'Aquin dletant l'ofice du Saint-Sacrement : Las club de natation à l'ile Sainte Hélène ; La guerre d'érrleut : Levée d'un camp de Cosaques: La forte- Tears inptenalle do Shumis.LE CHEMIN DFE FER DES LAL.RENTIDES Nous publions aujourd'hui une série de ruvures relatives à lu démonstration qui à eu livu à Saiut-Lin, à l\u2019uccasion de l\u2019inauguration du nouveau chemiu «le fer des Laurentides.Cette eutreprise, qui a tant d'importance pour une partie considérable de la province, mérite certainement l'inté- vit qu'on lui témoigne.C\u2019est lu première de ce genre qui réussit, sur lu rive nord du Suint-Laurent, par l'initiative privée : ce fait est d'autant plus honorable pour la compagnie et pour ses protecteurs Il semble que l'atmosphère de la rive gauche ait été jusqu'ici fatalement hostile à toutes les entreprises «de voies ferrées ; à preuve le chemin du Nord, le cliemin de Colonisation et le chemin des Piles, qui ont eu tant de peine à réussir.Eh! bien, voici un chemiu de for qui #uchève, dans cette partie même, par l\u2019initiative privée d\u2019abord, | uppuyée par l'aide du gouvernement, Le chemin des Laurentides a suivi de près le chemin de Saint-Jérôme, la ligne sœur.Voilà deux voies importantes pour l\u2019avenir de cette helle région du Nord.Ce Uu an, $8.\u2014 Etats-Unis, $8.50.Vol.VIII.JEUDI, 6 SEPTEMBRE 1977 No.36.résultat est dû au dévouement et à l'esprit ruble.C'est le couronnement de lours efforts, d'entreprise de quelques homes, qui ont lu su stimyler lo zèle de leurs concitoyens et exciter le sentiment public en faveur d'une wuvre aussi digue d'encouragement \u2018que le développement de co beau pays, le château-fort et la réserve de notre nationu- ! lité.L'essor est maintenant donné.Le chemin des Laurentides commence | à Suiute-Thérèse, où il se soude au chemin de Colonisation, et il ve dirige de là en droite lixue vers lo Nord.M se termine à Saint-Lin, aux pieds des Laurentides, C\u2019est un parcours de vingt milles environ.La nouvelle vois ferrée traverse une vé- gion fertile, qui va se développer rupide- ment, grâce à cette influence puissante.Sur l\u2019invitation de lu compagnie, plusieurs personnes se rendaient à Saint-Lin, le 21 d'uoût dernier, pour assister à l\u2019inau- Buration du nouveau chemin.M.Pang- man, le président de ln compagnie, et l\u2019hon.M, Chapleau, étaient à la tête de l\u2019expédition, qui comprenait plusieurs membres du parlement et d'autres citoyeus marquants Les voyageurs, ayant ave eux un corps de musique, luissérent la gare d\u2019'Hochelaga à = heures am, mardi, le 21 août, à bord d'un cuuvoi spécial qui les transports prompiement, par le chemin cie Colonisation.à Sainte-Thérèse, où commence le chemin des Lamrentides, qui etait corplélement terminé à ee moment sur près dle la muvitié de son pureyurs, Le té reste du trajet depuis le village de Max- bi couche jusqu'à Saint-Lin lit en voiture.| ju Le cortége traverses la puroisse de Nainte- -Anue-des-Pluines ct celle de Saint-Lin, au bruit «es fanfares et au milieu «des uc- elatnations des populations ventes à sa roucontre.Les maisons étaient pavoisées, et des ares de trivmple, portant des îns- eriptions, s'élevaient cn plu-ieurs endroits, A Suint-Lin ent lieu le Leuquet d\u2019i- hauguration, donné par [va citoyens aux invités, au nombre de treute-cin ou quarante.Nous donnons une vue de la sulle, qui était muymaitiquement décorée pour la circonstance.Le diner fut couronné, selon l'usage, par des discoms, L'Hon.M.Cha- Pleau, à qui le succès de l\u2019entreprise ost di\u201d pour uno grande partie, fit, avec sa verve ordinaire, ut discours qui a eu du retentissement bien au-delà de l\u2019énevinte du banquet.L'assistance ne lui ménagea pas les preuves de son admiration.Les eitoyens de Saint-Lin, désireux de l'entendre en public et de lui témoigner plus Officiellement lour reconnaissance, le forcèrent à parlor de nouveau sur In place publique, à fu porte de l'église, après b sor: tie de ln sulle, Le retour à Montréal se fit à une heure avancés «le la svirée, après une journée qui laissera un souvenir vivace dans l'esprit de la population.Saint-Lin est uni gros et riche village, à la physionomie de putite ville, avee moulins, manufactures, brasserie, grands magasins.ete.,gue l'un est tout surpris de trouver \u2018ans cette région reculée, à douze licues des bords du Saint-Laurent, en plein Nord.Cette pluco compte trente années à prwino d'existence, Elle à pu grandir et prospérer de cette façon merveilleuse en dépit de sun isolement.Elle possède nne population trés-induatriense et déjà riche.On conçoit quo l'achèvement d'un chemin qui les relie directement à Montréal et au réseau des grands chemins de fer, soit pour ces hommes actifs un événement considé- ve et de est à eux, muintenaut.faire avant ce jour, malgré les obstacles que leur opposait la nature, ils continue.vont à le faire avee plus de suceds encore, À présent «jue ces obstacles sont levés.Ou peut prédire sans hésitution que Saint-Liu va devenir bientôt un centre d\u2019affaires important et un entrepôt considérable, d'où l\u2019activité et l'esprit «le travail se répandront sur toute la révion avoisinante, vienne méve-patrie s'intéresse à gé duit sur les vives du est nuturel qu\u2019il en soit ainsi, et le guuver- nemeut de devrait pas wager de profi ter «le l'occasion qui se présente de répondre au sentiment public, récompense de leurs travaux.l'avenir Ce qu'ils ont pu Le gouvernement de Québec est venu généreusement en aide, par ua vetroi relu- tivement élevé, à l\u2019entreprise du chemin des Laurentides.C'est un titre pour lui {à la reconuais«ance de cette population et de tous ceux qui désirent lo développement de cette partie de lu province, A.GÉLINAS.\u2014 © me UN CONSEIL PATRIOTIQUE Tous les pays avaient, à l'Exposition «de Philadelphie, des échantillons de leurs productions littéraires, Seul Je Canada n'avait pus songé à la.C'est une lucune qui ue fait pas hou neur à notre pays, et notss espérons que le gouvernement fern en sorte qu'elle n'existe pas iv Paris, NH est un pays dont la lit- rature doit tre conte vn Franee, c'est en la Provinee de Quélice, ef tons les 1U™ Hons avons la Preftve que.note an- pue sun nie, sex traditions et sa langue ont pro- ut-Laurent, II Les deux gouvernement doivent agiv consacrer un certain montant à l\u2019achut de livres canadiens pour vente, cehange et ex gouvernement lucal surtout qu'il apepar- tient de s'occuper de ki province de \u2018Qué hee sous co rapport.ame, Mais, bien entendu, c'est au Nous appelons l'attention des autres journaux sur ce sujet, of nous les prions d'unie leurs voix à lu nôtre pour que les Lettres canadicnnes ne suient puis n ¢ à Paris comme elles l'out été à phic.ces Phitulel- 33 D'après tous les rapports qui nous viennent de ln campagne, lu récolte est excel lente cette année.mêmes se d tite une preuve assez forte ; car on sait Ue Nos pruyetns Be sont pas satisfaits à peu de frais ; leur exigeance est prove enchantés, cieux que ra toujours d'un lon augure, a déjà repris confiance dans notre ville, Ou constate plus de facilité\u2019 dans les reln- tions d\u2019uHfaires ; ce qui inontre bicn, une fois «le plus, que l\u2019agriculture est In buse Les cultivateurs eux- tent coutents, ce qui cons Cette fois, il sont fresque C'est nn indice aussi pré- Une bonne récolte est Le commerce rbiale.la prospérité publique.Nous deruns remercier la Providence de cette faveur, Le printemps, au moment des semences, ou est cmnpressé d\u2019implorer la protection divine ; mais la moisson faite, on est généralement peu ardent à remercier pour les faveurs obtenues, Prix du numéro, 7 centiun .| Toute conmuniention doit 7 Les remises d'argent doivent se fuire parlettres enregistrées 0 par bons eur la poste.Aunonces, la ligue, 10 centina.re affranchie.Depuis trois ans que lu crise commer ciale est commencée, les récoltes n'ont pas vucore fait défaut.Elles n\u2019ont sevvi, par le passé, qu\u2019à atténuer le waliise, sans le fnire disparaître.Espérons que lu der- hière moisson portera un coup final à la Crise, \u2014 \u2014.La nouvelle que le typhus avait éclaté à Québec, lu semaine dernic Lt jeté lu consternation dans la provinee.Les rapports avec la capitale sont fréquents, et l'épidémie ne tarderait pus à ac répandre partout.\"foutefvis, les dernières informa- bious sont assez rassurantes.Il paraît que le fléat n\u2019a pas les proportions qu'on lui attribuait d\u2019abord.11 va cu diminuant, au contraire.La confiance renait promptement à Québec, Los maisuns d'éduc tion, qui devaient retarder l'ouverture de leurs cours, i raison de ki ma taidie, ont dé- eidé d'ouvrir leurs porles à l'époque ovdi- naive.C'était done unie fausse alarme.cma.ue Luprohon vient de livrer à Ju té tn Houveau roman + 7%# Sehonl- Ciel Friendship.Notre voisin, le Cure dian strated News, ena ta primeur, Ou retrouve, dlatts et ouvrage, lus qualités qui distinguent les romans de cet écrivain distingue, Bien qu'elle n'évrive qu'en anglais, Madame Leprolion à toujours Été Usiddérée pare nos auteurs vatueliens-fran- conne vue des leurs, Ses derits sunt adivns, portent ui caractère si na- tioual, uni cachet Français! La scène du roman est | a Montréal, comme dans plusieurs autres ouvrages du uême auteur, Quelques-uns de ces romans vut été, vounue on le sait, traduits par MM.Royal, Genand ot DeBellefenille, ot ils sont devenus aussi funiliers aux lecteurs exnadieus- français que fes meilleurs onvrages Cevits \u2018ans notre langue.-\u2014\u2014.Le gouvernement fédéral et le guuver- uement local se trouvent avoir, cD même temps, plusieurs nominations importantes à faire actuellement daus notre province.A Ottawa, il s'azeit do nommer um juge en remplacement «de l\u2019hon.M.Sanborn, décédé, ut un sénateur, en remplacement do M, Wilson, aussi décédé.Le nouveau magistrat est M.Cross, avocat de Montréal.ll vient d'être nommé juge de ln Cour du Bane de la Reine ©n dit quelle sileccsstur de M.Wilson, counne sénateur, sure M.1.Devlin, député de Montréal- Centre, A Quebec, lu grande affaire du mumont est la nomination du shérif de Montréal, en remplacement de M.©.A.IeBlunc.l'ette gree question causs beaucoup d'excitation duns nos cercles politiques, Elle fait même oublier les trois pluces de conseillers législatifs qui sont depuis longtemps vacuntes, et elle vecupe, pour le mu- went, notre public autant, pour le moins, que la guerre d'Orient.Dans notre petit palys, la sticcession d\u2019un fonctionnaire public prend souvent les proportions d\u2019une affaire d'Etat, cb agite notre monde politique autant que le pourrait faire ailleurs une question capitale concernant lu paix ou la guerre, On mentionne les noms de l\u2019hon.Louis Archambault, et de MM.Mou-seau, Jos, Loranger, Baker, etc, comme désignés pour In succession de M, LeBlanc.À.GÉLINAS, NOTES D'UN TOURISTE Anthabaskaville cat vu charmant village perché sur les flines pittorcaques des Lau- reutides, à soixunte-quatre milles de Québec, cent huit ce Montréal et deux d'Ar- thubask station, sur le parcours du Grand- Troe.Le site est graudivse ; d'une côté les Laurentides qui offrent les uspeuts les plus variés ; de l'autre des planes ondoyantes qui se prolongent Jusqu'au Saint Laurent.C'est lo chef-lieu d'un distriet important.Le palais de justice est spa cieux, et ol y construit eu ce tionment Un vollégo «ont lu plan est vraiment remuer quable pur l'élégance et l'harmonie des propurtions.L'église avec res trois elo- chers frappe du loin le regard.Parti les réaidioness privées, on remarque celles de M.le shérif Quesnel, de M.st Va eaud et de W.Laurivr, le représentant du até.Nien de plus coguet et de plus igant que los deux dernières surtout, 11 faudra y joindre bienté les du MM.Poisson ut Lavergne.Mais qui «distingue sartout Arthiadns kaville, c'est lu société charmante et distinguée qu'on y trouve.Les homes y sont iustruits, conciliants, les femmes Pune muabilitd qui west nulle part sur passée, pus men i Québec.Les luttes de la politique et «lu barreau ne se font presque pus sentir dune les relations sociales ; l'esprit et la courtoisie triomphent de tout.Un secoue la poussière le ses sandales, le soir, et un ne songe plus qu'à se ren mutus[lement ln vie agréable.11 faut der à Quélue pour trouver one covers: tion ausai intér ssanite, une cordinlité aussi française, Peut-on causer mieux que M, Pacawl, avoir plus de verve que Me juge Plamorsdon + Taurais bien d'autres noîus à citer, mais je eruins «l'être indiscret.11 serit & souhaiter qu'on trouvit par tout autant d'union, d'esprit de cuncilia- tion et de progrès intellectuel.\u2014e APPEL FAIT A LA CHARITÉ EN FAVEUR DE L'ASILE NAZARETH S'il est dans lu belle et noble cité de Montréal une «œuvre de charité qui mé vite lu sympathie universelle, c'est bien ussurément lu maison bénie connue sous lu pow d'Asile Nazareth.Cette institution religieuse, qui est sous l'habile direction des Sœurs Grises, renferme d'abord une salle d'asile où plus de trois cents petits enfants viennent recevuir lu première éduestion intelleetuelle ét mura et établissement vend done ainsi uu promier et immense service aux nome breuses familles du quartier Saint-Laurent, Mais à côté de cette œuvre s\u2019en trouve une autre plus importante encore, c'est l'Institution des Jeunes Aveugles, lu seule qui existe dans le Bas wanda, Cet asile, ouvert pur lu charité à l'une des classes les plus nflligées de l'humunite souffrante, l\u2019emp rte aujourd'hui sur tot co que les Ftut< lieritages reviennent à l\u2019ordre du jour.Jub dex mars qui remontent & Jo surface de 1 du temp et de l'oubli, pour eurichir les viviuts sans igor, ce qui arrive où est ens ak lorsque ln fortune est due i la porte dee parents dont on a soit éme fermé les t lu famille où lu légion délicieusement la brise aurifere soufunt de Saint-Louis, Missouri, et faisant à dea oreilles vivement dressées des mile lions en espérauve, Il s'agit de retronver toute La duscondance d'un Berthelot, émigré du Cana- du dans l'ancienne Louisiane, grand chasseur devant Dien comune Nemrod, trapeur audacieux, compagnon el sins doute associé de Chonteau.La nuit du 30 au 31 mai dernier, un pétroleur de Saint-Chartes incoudinit lex régistres de IF.glise Run aut de l'époque du comté des AHetuanels, ét ol re yeux Aujourd'ine ales Theuthrelot, qqui = fort Autaine 1 conan che In pe Cate Ale and rthelat, it cette pos que, forment ole] plusi tranches ou-deli Lelie s à nnraît pu decouvrir, dans les re- = brad Saint-Charles, l'avenu de la © vattathant les Berthelot de la Lonisiane à leurs avcetres du Canada.\u2014\u2014_ UNE ERREUR JUDICIAIRE Les jouruaux duntient des détails sur judiciaire qui mérite d'être si- Vici ee \u2018que nous lisons dans un journal italien : I y à quatre ans environ, M.l'radoni, riche rictatre et syndie de Olgiate-Olone, en se dant cn voiture dans une de ses terres en compagnie d'un de sos fils, fut assuilli par trois mnlfaitenes, [1 fit feu avec sou revolver et en bhessu un.Les autres, présumés de l'assnasinat, furent acvëtés, et quoique l'accusation nes\u201d basät Ue SHE ous les trois mulhettenx, écrases pur d'etrang incidences, furent déclurés coupublen et condamnés aux travaux forcés à perpet ls eurent heat jurer qu'ils étaient cuts, ils curent beau prouver un alibl, dé- me r qu'aucun deux wvait de motif pour vcutmiettre le crime, et qu'aucun d'eux w'avait été hieusé, ilu durent aller au ba Or, d\u2019après un vorruspondant, le ruit, dans sou jugement, coils une erreur énorme, Voici comment Îl rucons 11 y a trols mois, l\u2019un des con assuvuin de frandoni tombe me wint de wourir, il appeler l'aumdnier du se et Ini dit en presence de tous © te Devant Dieu et l'éternité qui m'attend, je vous jure que je suis, ainsi gue wes deux com.pugnonsx, innocent du meurtre de Pradoni, Je meurs forgat, unis sine remonl,\u201d Et il mourut.On n'ajouts naturellement aucutle foi à cotte déclaration, faite pur un furgat in articide 5 \u201ch bien ! voulez-vous savoir ce qui arrive à 4 le Tailien du mois de juin ?Un journalier est mourant, wais, avant de rendre l\u2019Ame, il appelle diverses personnes autour de son lit, et leur «lit : Je ne Veux pus 10e présenter dun Vantre monde avec un terrible remords sur la cons.cilence.Sachez que c'est moi, ussovlé à deux de Mos compagnons, qui ai tué te syndie de l'ran- doni.\u201d Et il low niin, Après quoi il ajouta : °° n est tenys que justice soit fuite à ces malheureux qui sout au bogire.La nouvelle re répatd comme un éclair, On compare les deux confersions.Ft un mandat d'amener est Inucé contre les complices indi- qques par le mourant, qui était mort au bout de quelques heures.Mais les deux individus recherchés par lu justice ont «dispaeu- En attendaut, nu nouveau Fit se révèle.À l\u2019époque de l'assassinat, Une pauvre femme, presque aveugle, demenrait dans une maison so- itaire aus snvivons de Bustu.Et ce fut à cette fente qu'un des ansusains «le Pradoni se présenta pour se fuire pausct une jatube atteinte pur une balle de pistolet.On lui avait enjoiut de se tuire à poine de la vie Mais, ces jours derniers, lu Heutenant «d iniers de Gallerat- t à tout savoir i te pany Ini nomme ui des deux indivi- fus indiqués comme romplice par le mourant de Busto.kt il apprit gue Cetuit précisément Vin- dividu à qui elle avait panes tie jumbe hlessée par un coup de pistolet.L'oiticier u immédiatement dénoncé au procu- rour du loi les découvertes qu'il avait faites.En ce moment, le gardo-dex-seuux prend des mesures pour la libération onditionnelle des deux forguts, et pour la révision du procès, L'impression produite sur le public par cette évidente erreur judicitire à vré trés-vive.\u2014\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 LA GUERRE Les événements de In dernière semaine, vu Orient, sout peu nombreux.La déryute ces Russes, cu Bulgurie, se continue.ia achèvent «le repasser les Balkans.La rumeur attribue du nouvesu au Czar l'intention de fairo la paix.les Tures ont rempurté plusieurs victoires, Une dépêche de Londres, vu dute de di- mauche, résume en ces termes les fuits de In somaine, du eété de l\u2019Europe : Lat serine dernière voté favorable aux Tures ; Sulciman Pacha a presque complètement bloquée le defilé de Shipka.Les nouvelles de sours vusse nebmettent qu'il est maître de la situati oir il à poussé une reconntissance jusqu'à Kikilugatoch, sur le versant nord des Balkans ; il semble vouloir tourner lu position des Russes.La position des Russes à \u2018Fehinova, que veut enlever Mehcmet AH, peut étro facilement attu- quée du côté de l'est.En admettaut que Suleiman Pacha se rende maitre du défilé, il devra de nombreuses vacaymouches avant de prendre possession de tous les chemins qui y aboutissent.De son côté Mehemet Ali aura à enlever lu position des Bunsses à Paka Papaskei, atin de protéger son aîle droite.On croit que la campagne est près de finir, vu la mauvaise saison qui va commencer bientôt, Eu Asie, les Russes ont fait de nouvelles attaques ; c'est sur leur territuire envahi qu'ils eumibattent.Ils essiyeut de reprendre lu ville de Jukim-Sulé, qui est au pouvoir des Tres, Is ne voudraient pris ceuser lu lutte sans avoir eluissé l'ennemi au-deli des Frontières.Les symptômes de révolte en Lusnio et dans les îles turques de lu Méditerranée ont cessé.Le gouvernement d'Athènes a, de sun côté, affirmé son intention de garder Ja neutralité.rr A NOS GRAVURES Salon de 4877: Saint Thomas dictant l\u2019office du Saint-Sacrement La peintre religieuse n'avait pas de bieu nombreux représentants au Sulon de cette année : parmi ces trop rares adeptes de Vart aétieux vlélevé, il faut citer en a beau tableau de M, Louis foux ; nous sonunes duns une salle d\u2019as- sect sévère, sux murailles ues, construite probablement au fond de quelque erypte d'église ; un rayon de soleil y pénètre à travers les vitraux et baigne de sa lumière le centre de la composition ; une Liblio- thèque qu'on aperçoit dans le fond et ult doux religieux cherchent quelque savant in-fulio, des tables sur lesquelles d'autres pronnent des notes Ou écrivent sous la die- tée, «les bancs où sont assis les pieux secrétaires, voilà tout l'\u2019ameutlement.Fat- il besoin d'autre chuse, pour travailler, s'iustruire et prier ?; Au milieu de tous ces Iuvinos, au visage ascétique, lo saint est debout, «ietant le texto sacré auquel est resté att 4 sun nom.La scène est d'une simplicité aus tore en même temps que d'un effet imposant ; ce qu'on y remanque surtout, c'est le z.in serupuleux avec lequel l'artiste u étudié chacun «le ses personnages.Chez tous ces moines en robe blunche, rien qui trahisse l\u2019uniformité ; daus la tête de saint Thomas, c'est l'inspiration d\u2019en haut qui apparaît, \u2018eulme, sereine et divine comme sob origine ; dans ehneun dus autres, C'est l'attention ducile, ou Je respect, vit l'uclini- ration contenue.La vuriété des attitudes et des expressions n\u2019enlève pourtant rien à l'unité de leuvre ; elle y concourt, au contraire, et contribue à lui imprimer son enractère de forte émotion «1 d'incompa- ruble grandeur.\u2014.\u2014\" - L'ÉCLAIRAGE DES TRAINS DE CHEMINS DE FER Le vhautfage des voitures de chemins de for à formé dans ces derniers temps l'abjet de nome breuses publications autogr phises, lithographiées, typographiées, enfin imprimées et rétta- primées dns les journaux.Cette question est donc jugée aujourd'hui, sinon au point de vue ptites du moins au point de vue littéraire.Nous n'avancerions pas beaucoup la question en disant qu'un système de chuulfage encore inconnu en France, mais usité sur les chemius de fur de l'Etat de Bavière, est clu?du wane pwéle.Ue wagon porte des fourneaux qui pro- uisent de la vapeur que des tuyaux en cuivre, avec ofust ges exil, envoient duvs les voitures des voyageurs.Maiutenant, après le chauffage vient naturellement l'éclairage ; malgré son nom, cette question est encore obscure.Les récentes expériences faites À ce sujet en Angleterre pourrent sinon lu résoudre d'une manière définitive, du moins elles l'éclaireront.Sur le chemin de North-Western on emploie en ve 1uoment, à tit d'exeni, Un nouvel appu- reil d'éclairage au gaz d'huile ; vw gaz brûle plus longtemps que elu qui es, extrait de 1a houille ; i poids égul, il oceupe donc woins de place.Voici de quelle fuçou fonctionne ce système.Chaque voiture porte sous te parquet sou propre réservoir, dans lequel ce gaz est comprimé au moyen de putuprs foulautes jusqu'à wix at- moshètes de pression.De ce réservoir part un tube en cuivre qui shoutit & un petit ré In.teur ; celui-ci consiste dans uno boite en fonte fermée par uue monbrat imperméable qui com- muuique par une tige à une soupape ; Taisse passer lo gaz dus le régulateur d'où il va au bec, On dit que les mécanismes, qui sen lent un peu compliqués, fonctionnent avec an vez de régularité, Je le veux bien, ot j'uttei drai avec putience le résultat définitif dex essnis.Mais ce que je n'attendrai pas aveu Ju mére , C'est l\u2019enlèvement des lampes à pé- vec lesquelles j'ai eu dernièrement la mauvaise, très-mauvaise chance de voyager sur un chemin de fer près de notre ancienne fron- titre ; ellew étuient placées dans le coin des voitures et mises à la disposition du publie, Je croyais d'abord qu\u2019ou avait cherché le moyen de brâler, «eu eus d'accident, le train, afin d'étouffer les cris des voyageurs.Aussi, me suis-je permis d'exprimer mon opinion à monsieur l\u2019in- valu matériel roulant et de la traction, et j'espère que lu prochaine fois ces lampes à pétrole nuront dispar pour étre classées dans le chapitre des invention inutiles.S'il n\u2019en est pas ainsi, je ne prendrai plus mou honoré con- rère pour un home sérieux ; je nomumersi son vhotnin à incendie, et je mo pluindrai à qui de droit.Voilà ce qu'il 3 a à «dire aujourd\u2019hui sur l\u2019é- elairage officiel, Reste l'éclairage privé.\u2018Je n'y puis rlen-me disait un certain chef de gare-\u2014ce cas n'est pus prévu duns nos règlements.\u201d elle vat lu réponse qu\u2019il me donna, quaud je le priais de défendre à mon voisin de coupé d'allumer et de rallumer sans cesse aue bougie avec launelle il cherchait à s'éclairer pour lire.Cet individu, las de tenir la bougie à lu main, voulut la fixer dans une petite boîte qu'il tenait sur ses genoux ; mais la ugic tomba, et, fort heu- teusement, lui brGla le paletot et les mains ; ot je me disais\u2014ce que vous nuriez dit vous-mê mon doux lecteur.\u2014 Monde MFwatré, ets INAUGURATION DU CHEMIN DE FER DES LAURENTIDES 1.Are de triomphe de la Presse sur le pont de St-Lin 2.Arc de triomphe de Ste.-Anne 3.Discours de l\u2019Hon.J.A.('hapleau à la porte de l'Église de St.-Lin 4.Trace du chemiu de fer jusqu'à St-Lin 5.La brasserie de St.-Lin 6 La salle St.Jeau-Baptiste à St.-Lin 7.Diner dans la sale St Jean-Baptiste Le Président proposant la santé du gouvernement local ST ans .© 27 4vusteet sresmr 2 LEPPHANTE- ST Lin 4 Ciascowo LAPLAINE.| sv rom STHERONE CG VUES A SAINT-LIN ET AUX ENVIRONS HADITINd NOINILdO.T LLS] Eaensiass 9 ser 434 GAZETTE DES TRIBUNAUX Cour D'assteze DE L'AISNE : Un homme qui tue sa Alle à coups de marteau.Condain- sation à mort.Nous avons enregistré l'arrêt de la Cour d'assises de l'Aisne qui venait de condamner à la peine de mort un maçon du canton de Channy, Jeun Frisun, reconnu coupuble «le l'assos-inst de sa propre fille, qu'il avait tuée à coups de marteau.Nous recevons aujourd\u2019hui de Laon des détails sur les débats de cette dramatique affaire, aussi atroce par les circonstances mêmes du crime que par l'attitude cynique que Pussassin a gardée à l'uuclisnce.Jean Frison a cinquante-quatre ans.TI habitait, dans le canton de Chauny, le village de Beaumontn-Beine, avec sa femme et l'atnée de ses filles, Sylvie, âgée de vingt-sept ans.Le maçon avait à tous les points de vue une réputation détestable ; il était presque toujours ivre, et son caractère sournois l'avait fait détester de tout lo pays.De plus, son immoralité avait donné lieu à des plaintes réitérées, et il était d'une violence qui ne connaissait pus de bornes.Mais c'est surtout dans son ménage que Frison rendait la vie insupportable aux pauvres femmes qui l'entouraient.La mère et la fille étaient accablées chaque jour de mauvais traitements, et leur douceur ne faisait qu'exnspérer encore le misérable, Il avait fini par concevoir contre sa femme et surtout contre sa fille Sylvie une haine dont la causs est atroce : Frison, paresseux, ivrogne et débauché, ne pouvait leur pardonner detravailler régulièrement, de supporter avec une patience admirable pes colères et ses brutalités, et de le nourrir quand il rentrait à la maison, après une journée passée au cabaret.Cette haine monstruense s'était fait jour dàs 1874, par des propos trop significatifs : \u201c: J'en ai deux à Ja maison, disait le maçon, dans un moment de surexcitation causée par l'ivresse, j'en ni deux qui sont bien sûres de ne pas mourir de leur belle mort |\u201d Sa fomme et sa fille s\u2019efforçaient en vain de le ramener à la vie régulière et paisible, Files lui demandaient affectuensement de travailler, de s'enivrer moins, elles lui parisient de l'avenir et do la misère qu'il leur préparait à toutes deux par son inconduite.Frison les repoussait alors avec violence : \u201c L'avenir ! ricansitil, n'y pensez pas, et ne mo cassez pas lu tête avec vos inquiétudes ! L'année prochaine, vous nescrez plus IA, ni moi non plus, du reste.Je vous assommerai quelque soir!\u201d Sylvie Frison supportait cette existence affreuse sans se plaindre.Douce, labo rieuse, estimée de tout le monde à cause de la parfaite régulérité de sa vie et de I'uf- fection sans bornes qu\u2019elle témuignait aux siens, elle avait été plusieurs fois rechur- chéa en mariage.Mais la jeune fille avait constamment repoussé tous les projets d'alliance.\u2018 Marie-toi, disaitelle à ea sœur, plus jeune qu'elle de deux années.Moi, je resterai avec notre mère.Je sorais trop inquiète si je la lnissais seule avec al\u201d Cependant, de tristes préoccupations agitaient l'esprit de Sylvie.D'epuis la fin de l'hiver dernier, son père était devenu chaque jour plus sombre, plus taciturne.Il avait dvs colères, des fureurs épouvantables tous l'empire desquelles il brisait tout ce qui es trouvait à portée de ss main.Une nuit, par un orage terrible, la jeune fille et sa mère, arzachées de leur lit par le misérable, durent s'enfuir à travers champe sur uller demander asile dans une ferme ointaine.La & juin, Frison jeta à la tête de sa femme une béche énorme, et c'est miracle que l'outil, lancé avec une violence inoule, n'ait tué sur le coup la malbeurouse à laquélie il était destiné.La bâche alla s'enfoncer en terre après avoir efflouré la tête de Mme Frison qui, heureusement, so recula un peu et qui fut légèrement blessée.Le maçon sortit furieux : \u201c J'ai cing vaches à la maison, criæt-il, mais il y en a deux dunt je me débarrus pS =n omic pr (a AUS je \u201cnm ei dt \"Per ty Sy (a = LL i a \u2014=\u2014 PP iA Be a + es 400 al I > ~ ES, a eee -_ \u2014 \u2014\u2014 ee \u2014 - HOT LA avamaz D'ORIENT\u2014LEVÉE D'UN CAMP DE COSAQUES 428 L\u2019OPINION PUBLIQUE 6 Serreusre 1877 KIANA SOUVENIR DES ILES SANDWICH.PAR M, \u20ac.DE VABIGNY.\u2014 n (Buite.) \u201c\u201c Puissies-vous dire vrai! Malgré moi, je tremble et je sens que la partis qui se jous entre uous est décisive.Ells lo sere, je l'espère blen.Je compte sur notre voyage pour précipiter le dénoûment.L'occasion es présentera, n'hésitez pas à la saisit, et plaidez votre cause avec touts l'étoquence de votre cœur.\u2014D'ici à peu de joura j'aurai tout gagné ou tout perdu.\u201d Tout en causent, nous nous étions rapprochés du camp, Deux Kanaques, relevés d'heure en heure, veillaient souls sur nos suimaux, immobiles comwe des cariatides, adossés aux troucs d'arbres, ils pousssient de tomps à autre un léger sifflement qui suffisait à rumoner ceux de nos chevaux qui s'éloignuient, Etendus sur l'herhe, lu tête appuyée sur leurs selles, leurs compagnons dormuient en cercle, formant autour des luttes une barrière vivante.Je me divpossis à la franchir, loruque tout à coup j'éprouvai une sensation étrange.!| me semblait que le sul se dérobait sous mes pas et qu'une puissante oscillation se produisait de l\u2019est à l'ouest.Je reconuus uno secousse de tremblement de terre, Ces avcidents sont si fréquents dans l'île de Havai que l'on y fait rarement attention.Les branches élevé-e des arbres s'u- Bitèrent et s'eutre-choguèreut comme secouées mr une brusque rafale de vent, puis tout rentra duns lo ropos.Les dormeurs ne ven aperçurent méme pas.Nos deux veilleurs sourirent silen- ciensouient.Souls, wos unimuux parurent effrayés ; les jarrets toulus pour mieux couser leur équalibre, ils soufllèrent bruyamment, in- terrogeaut horizon dan œil inquiet, ous sommes daus le voisinage de Pélé, déesse des volcans, me dit Frank, elle.nous avertit de sa présence.Bonsoir et à demain.\u2019 Quelques minutes après, tout dormait dans le ane sauf les garles, qui se relovaient a tour de rôle sans qu\u2019sucun bruit les trahit.J'avais complétement oublié cet incident lors- ue jome réveillai le lendemuin matin.Frank tait déjà debout.Je l'apergus qui causait avec Kimo.I} me fit signe de venir les rejoindre.Jane et ses femmes reponaient encore, \u201c* Qu\u2018y at-il, Frank ?lui dis-je, vous parais- En peu, répondit Un peu, répondit-il, et pourtant jusqu'ici il n'y à pas grand sujet d'arme.Kimo me rendait compte dela nuit.Il Fésults du rapport de nos hommes que la sscouxse que nous avons ressentie hier soir n'a pas été ln seule ; à deux reprises, vers le matin, il s\u2019en est produit d'autres.\u2014Je ne m'en suis Aperçu.\u2014Ni moi; mais Kimo, levé avant nous, a vonstaté que la dernière avait eu lieu de bas on haut et nou plus horizontalement.\u2014Eh bien ?, \u2014\u2014Ces secousses sont rares et indiquent une éruption prochaine.\u2014Ce ue sera ni la promière ni In dernière, et nous aurous là un beau spectacle.-\u2014Croyez.vous 1 Une éruption de Kilauéa ost en effet un beau spectacle, et j'en ai vu plu.sicurn ; mais oi colle-ci se produira-t-elle ?\u2014Au volcan, comme d'ordinaire.\u2014-Kimo en doute, et moi nussi.Quaud les secousses sont horizontales, c'est invarishlement le cas, et alors nous pourrions sans danger aucun pourstivre notre route.(\u2018ampéa au bord du volcan, nous verrions ln luve déborder et nuivre sa route accoutumée, non plus en minces filets, mais en un flenve de fou.Lo aoulève- ment du sol indique une éruption plus violente et qui put se produire sur un autre point.lequel} C'est ce que j'ignore, et nous pouvons ul- ler au devant d\u2019un danger terrible.\u2014Ne coursus-nous pas le même risque en ros.tant ici ?: -\u2014Oui.\u2014Et que dit Kimo ?\u2014Ilcroit qu'il est ange de se hâter ot de ga- uner le volcan ; suivant lui, c'est encore là que nous serons le plus à l'abri.-il & peut-être rulson ; en tout cas, nous ne naurions mieux faire que de nous en fier à son expérience et à la votre.\u201d imo fit un signe aux Kanaques qui se tenaient à distance, attendant le résultat de notre entretien.Cot ordre muet fut immédiatement compris ; on ramena les chevaux, on presss les préparatifs de notre frugal déjeuner, nie, prévenue, vint nous rejoindre, étonnée de le hâte avec laquelle nous luvions le camp.Quelques mots Ia mirent su courant de nos préoccu tious : elle n'en parut pasalermée ; maintes fois déjà elle avait nesisté ces phénomènes volcaniques si fréquents à Havaï.Frank n'inoi pas sur les observations faites par Kimo, et elle crat que nous étions désireux & agner promp.toment le plaine à l'entrée de fares nous avions campé.-Trente milles nous séparaient encore du eratère.Le volcan de Kilauén est entouré d'épaluses forêts, à travers lespuelles il est ditficile\u2019de ne fraÿge un passage.doué l'ombre de ces grands arbres, l'humidité du sol et ls chaleur de le temipératare entretiennent une vé.tation parasite d'arhustes ot de lianes qui r'en- noeut eu un inextricable fouillis et arrêtent à chaque pas la marche du voyageur.Kimo avait prévu ces difficultés ; il avait envoyé nos Ka.nous permit de rejoindre l'unique route qui relie le volcan au port de Hilo.El nous fallat metttre pied à terre et faire conduire uos chevaux par la bride.Le sul, jonché de branches d'arbre, rendait lu marche incertaine et fati- nte.Frank ne quittait pas Jane ; il l'ailait Framohir les mauvais pas ; elle risit de sa soili- sitade.\u201c\u201c Vous ne vous souvenez plus, Frank, oda J'étais ePouis encore une vraie fille dea fo te Mon pied ne glisse me prenez pour quelqu'une de ces ladies étran- grea qui vlonnout de tempa à autre visiter le volcan et se persnsdent avoir couru d'inénar- rablea dangers, \u2014Et vous, avez-vous oublié qu'une fois, à Waipio, je dus vous prendre dana wes bras Pour traverser le torrent Ÿ \u2014Je ne vous l'ai pa» demandé, dit-elle en rougissant, -\u2014Non, aussi m'avez-vous grondé, une fois de l'autre côté.\u2014Je ne m'en souviens pes, et pourtant, je puis Je dire, ce jour-là, j'avais peur.L'uau courait si vite, 1'écume était ai blanche-et le bruit ui assourdivaaut, que j'hésitais.BI vous m'eu aviez laisué le temps, Frank, j'aurais bien passé seule.\u2014Et, s'appuyant sur son bras, ils cheminèreut ensemble jusqu'à ce qu'un hurrah des Kannques nous apprit qu'il avateut rejoint la route.Pendant ce trajet difficile, nous ressentimes encore *juelques légères secousses.Elles étaient si faibles que nous y fimes à peine attention.Kimo lui-même y paraissait indifférent.II observait attentivement mes compagnons, et plus d\u2019une foin je surpris son regard attaché sur Jane et sur Frank.Son visage impassible ne trahissait aucune impression, mais #a curiosité était éveillée, et je m'en aperçus quand, remonté en selle, je me rapprochai de lui lulaser les jeunes gens seuls.Loin de m'éviter, 11 répondit à mes questions, ramenant la conversation sur Jane, puis sur Frank.II semblait désirer savoir le but de co voyage décidé ni brusquement et dans le cours duquel il voyait naître chez Frank des sentiments dont il n\u2019avait pas évidemment soupçonné l'existence.Kimo était trop déllé pour ne pas leviner ce que je ne pouvais ou ne voulais pa: dire.Nous avancions 1.pidement.La route devenait meilleure, les arbres plus espacés luis- salent mieux circuler l'air et la lumière ; çà et là des fougères arborescentes, hautes de plus du trente pieds, étalaient leur pansche qui bruissait où souffle d\u2019une brise légère, des toulfes d'ohélos, couvertes de petites baies jaunes, des goyaviers au parfum pénétrant, bortaient l'étroit sentier et annongaient que nous laissions la forêt derrière nous.«* Encors une heure, dit Kimo, et tous serons au bord de Kilauéa.-Où je déposcrai mon offrande à Pélé, ujou- i-je en riaut.élé, reprit-il d\u2019un ton grave, Pélé nous soit propice \u2014Redoures-tu quelque danger ?\u2014Cette nuit, j'ai eu des craintes; elles avaient disparu, tmais elles me reprennent maintenant, dit-il en suivant attentivement les mouvements de Frank, qui, courbé sur sa selle, venait de cueillir avvo dextérité une grappe d\u2019ohé- los qu'il offrait à June.\u2014Pourquoi mrintenant 1\" Il hositait à me répondre lorsqu'une srcousse violente se fit sentir.Nos animaux s'arrêtèrent court, inquiets, les oreilles dressées, souffant bruyamiuent par leurs naseaux.Lu sol oscitlait avec un tmouvewuent étrange.Ou eût dit que la torre sonlevée respirait profondément.Kn même berges un bruit sourd comme le gronde- tnent de FOcéan se fit entendre, lent et confas d'abord, puis il se rapprocha, grandit, passa comme un souffle de torreur sous nos pieds et se perdit au loin.Un grand silence lui succéda.Ont efit dit que la uature immobile retenait son haleine.Pas Un insecte ne bruissait sous l'herbe.Au-dessus de nos têtes, le soleil cla.tant, un clel saus nuages, augmentaient l\u2019étran- Beté de cette scène.« Halte et piod à terre ! \u201d w'écria Frank.Chacun de nous obéit sans mot dire.Les Ka- naques prirent la bride des chevaux et nous suivirent en silence.Les séBousses se auccédaient moins violentes, mais plus rapprochées.Kimo marchait en avant.Je le Togo pnis.Ron visage avait repris toute son impassibilité.+ Vous souvenez-vous du chant de Kiana f ma dit-il abruptement.\u2014Oui, mis & quel propas me demandes-tu ecla, ot qu's-tdl de commun aves ce qui se passe $ \u2014Vous le saurez, blentôt peut-être.\" IH Nous étions au bord du cratère.Les der.uiers rayons du soleil plongesiout dans l'abime dont ils éclairaient les parois perpendienteires et dessinaient les immenses contours.Sous nos eux se «déroulait un cirque de plus de trois lieues de circonférence et d'environ mille pieds de profondeur.Un bruit lointain, comme celui de mer à distance, montait quequ nous.Dans cs vaste cratère s'agitait un lac feu «ont les vagues soulevées se déroulaient avec empleur et'Vensleut battre les parois de roches calcinées ui bédaient et là sous cette offroyable chaleur et s\u2019écroulsient dans le cratère comme ane dune de sable minde par les flots.On enten- duit alore un ruissellement pareil à celui d'un torrent sur un lit de cailloux.L'atmosphère etubrasée miroitait wu soleil.Devant nous, fermant l\u2019horizon à quelques lieurs de distance, naques en avant.Armés de leurs hachettes, ils taillèrent uu nentier à pen près praticable qui ne drestait la messe énorme du Maunu-Los, cou- plus que le vôtre.Vous tort ronné de neiges éternelles que le soleil teintait d'un ross vil, et qui semblait défier le Inc béant soulevé & ues piods en efforts impuissants.Prank sonds d\u2019un coup d'œil rapide l'abime de fou, et je surpris sur son visage une expression de satis.action.\u201cTout va bien, me dit-il.Nous pouyons camper icl sans danger cette nuit, st demain nous contournerons volcan pour gagner la route de Kailus.Décidément, k m'alarmais à \u2014Que dit Kime 1 * Nous le cherchèmes du il avait disparu.Les Kanaques, tête nus, attendaient des ordres.Nous nous lirigedmes vers un monticule qui formait une poiute avancés sur le cratère.Tout à coup, Frank sppuya «8 main sur mon bras.\u201c Regardez,\u201d dit-ilà voix basse.Kimo, debout sur ce monticule, faisait des gestes étranges.Sa main, étendue vors le vol- oan, w'agits lentement, puis laissa échapper queues objets qui ve perdirent dans l\u2019espace et nt nous ne pûmes suivre la chute ni sonsta- ter Ia urture.Cela fait, il parut plongé dans une sorte do contemplation extatique.* Eloignous-nous, me dit Frank ; je préfère qu'il ne sache pas que nous l'avons vu.\u2014Que fait-il donc?ropris-je.\u2014U invoque Pélé.\u201d Jane avait raison, Kimo est un des sectaires de la déesse.Evitons en ce moment d'aborder ce sujet avec lui, et, pour cela, feignons d\u2019ignorer ce que le hassrd nous à appris.Quel ques instants après, Kimo nous rejoi- ait.Son visage nu trahissait aucune de ses motions.Frank l'entretint de son projet qu\u2019il approuvs, et, comme la veille, les Kanequez construisirent deux huttes pour Jane et pour nous, Nos craintes diminaées nous permettaiont de jouir du grandiose tableau qui so dérontait devant nous.La nuit venait.Un dernier rayon se jouait sur ls cime de la montagne, dont il semblait se détacher à regret.Cette lueur fugitive brilla, reparat, puis cessa, et sans transition l'obscurité ouvanit tout.Sur le fond devenu noir, le lee se dessinuit plus rouge, passsnt r toutes les teintes de l\u2019orage à ua bine ern, ont Pail pravait & peine soutenir I'insupportable éclat.Jane, non plus que moi, ne pouvait s'arricher à ce spectacle.Aussitôt notre repas achevé, nous revinmes sur les bords du cratère où Frank nuus rejoignit après avoir donné :es ordres pour ls nuit.Jane lui exprima le désir de passer la journée du lendemain où nous étions.Il secous la tête en souriant.\u201c* Vous ne voulez pas, dit-elis d'un air aur- ris, Vous êtes donc bien press de gaguer ailua \u2014Oul, car je ne suis qu'à demi rassuré.Il est prudent de nous rap) racher de In mer, et nons en sommes loin.L'éraption qui se prépare, car Îl s\u2019eu prépare une, soyez-en sûre, pourrait nous couper Is route.Mon avisest de partir demain à la pointe du jour et de gagner ona, si possible.\u201d Jane n'insista pas, et deux heures upris tout reposait autour de uous.Je restai seul avec Frank, regrettant,, moi aussi, de quitter si promptement le volcau et ne pouvant me rassasier de cet étonnaut spectacle.Frank était évidemment préoccupé.Ju veillai quelque temps avec lui, et lu nuit étuit déjà avancée quand nous und mes notre hutte, non sans qu'il edt rditéré l'ordrs aux veillours de redoubler de vi- Rilance, Je dormais profondément lorsque mon com- non m'évoillu.\u201c Debout, dit-il, et saus bruit.\u201d L'aube ne blanchissait pas encore l'horizon.Il me semblait qu\u2019un calme auraaturel régnait autour de nous ; le bruit monotone du volcan avait cessé, pas un souffle dans l\u2019air, pra un bruissement de feuilles.Je melevai.Frank m'attendait au seuil de notre cabane.** Venez,\" me dit-il.Je me dirigeal avee lui vers le cratère, dont nous étions cloignés de quelques centaines de mètres, et je m'arrêtai, croyant rêver, lorsqu'il me dit : ** N'allez pas plus loin, nous sommes au bord.\u201d Jo regardai à mes pieds : jo distinguai vaguement les immenses patois, le goutfre béant, plus grand encore entrevu dans l\u2019obsouvité ; main là où j\u2019uvais laissé une mer de fou it n\u2019y avait plus rien.Une âcte odeur de souffre me prenait à la gorge ; tine énorme colonne d'un blanc lsiteux, jormé de vapeurs eulfureuses, s'élevait du fond de l\u2019abtme, se dressuit à des centaines de pieds au-dessus de nous et déployait un gigantesque anache qui oscillait à peine dans l'air immole.\u201c Nous u\u2019avons un instant à perdre, me dit Frank.Une éruption terrible se prépare, mais où, je l'ignore.Tant que ls lave \u2018bouillonne dans le cratère, il n'y « rien à craindre.Kilauda est lu soupape de sûreté de l'île, mais quand Kilauéa «e tuit, c'est un signe infaillible ue la lave va s'ouvrir uns nouvelle issue, Le ait s\u2019est déjà produit en 1862.Je l'ai constaté per moi-même, et vous saver ca qu'a été cette ruption.Nous sommes & la voille de voir les tuémes désastres.El n'est matin, mais il faut hâterle départ.Kimo, prévenu, fait soller les cheveux.Laissons reposer Jane et ses femmes j d'au dernier moment.\u201d Autour de nous w'agitaient des ombres silen- cleuses.On ramonait les chevaux, et, Jou éviter de troubler avant l'heure le repos de la princesse, on les seilait à une certaine distance lu camp.Quand tout fat pris Kimo fit prévenir Jane.En peu de mots, Frank ls mit su ue trois heures du courant.Elle l'écouta attentivement et donna ordre à ses femmen de se conformer d'une ma.niére absolue aux instructions de Frank.Notre repas fut promptement achové, et ls caravane s'ébranls.Frauk rautchait en tête, je suivain avec Jans, Kimo, entouré de quelques Ka- naques sûre, formait l\u2019arrière-garde.Ile de- vaieut, en cas ds panique, empêcher la déban- dude et la fuito deu animaux qui portaient nos ruvisions.Nous cheminions duns l\u2019abscurité.rauk, qui connaissait adinirablement la route, nous guidait asus hésitation.II nous fallait contourner le volcan dans toute sa longueur, uis gravir les côntre-forts de Mauna-Los, qui Prmalent à quelques milles de distance un repli de terrain derrière lequel commençait le district de Kona.; LC Au jour nuissant, nous avions dépussé l'extrémité sud du cratère, et nous nous élevions sur des pentes raides et pierreuses pour atteiudre le pluteau.Un silence profond régnait autour de nous ; les oiseaux laquists voletaient de branche en brauche ; tout ce monde d'insectes, qui sue gite et bruit sous le chaud soleil des tropiques, se taivait ; un souffls d'air, la nature semblait dominee par une inexplicable terreur.L'at- mosplère était lonrile et drûlante ; de temps à autre, un frémissement du soi trahissait le dan- get inconnu «qui nous menagiit.Tout A coup, Une secousse plus violente que les autres se fit sentir.Sur Un signe de Frauk, Kimo le rejoi- nit ; ils échangérent quelques mots & voix asse, puis Frauk nous invita à mettre pie-l à terre.IL était temps: Une seconde secousse nous fit chanceler.Des blocs de rochers détachés des so:umets glissèrent avec grand fracus sur tes pentes, boudissant et brisant daus leur course les arbres et les arbustes qui se trouvaient sur leur passags.\u201cDu courage ! dit Frank, nous ne pouvons tester iei.IL nous faut gagner le monticule que vous voyez là-bas,\u201d\u2014et Il nous désignait à quelques centaines ds mètres un terte au sommet du-juel ve dressuit un bouquet de cocotiers et de pandanus.Nous nous mimes en marche, Jane appu: od sur les bras de Frank.Les secousses se multipliaient, les arbres éperlus ugitsient leurs panaches, nos chevaux refussient d'avancer et nous dâmes les abandonner, Un grondement sourd et incess: toulait sous nos pieds, on sentait qu\u2019une mor de fen battait de ses vagues soulevées le sol qui nous portait.Nous pur- vinmes pourtant à gaguer le terte, ; Nous étions à bout de forces.La terre oscillait, tout semblait tourner autour de nous.Frank fit rapidement desseller les chevaux et porter les provisions à l'abri du soleil 9:18 les arbres, à l'ombre desquels il installa June et ses femmes, Co \u201c* Attendons maintenant, mr lit-il ; si jo ne me trom pe, nous n'atten Irony pay longtemps.\u201d Une commotion terrible fit pousser ua cri d'elfroi à uos compignous, pais nous enten- dimes un ruissellement semblable à celui d'un forrent impétueux.Je cras qu\u2019une avalanche de prarrew et de rochers desconlatt de la mon.tagno dans La pluine.Je regue lai dans ln direction d\u2019où venait le bruit.Un Asuve de feu ve ruait sur nous.La lave s'était fravé une issue ane los lines do Manna-Lou ; ses flots rouges, irisés de blanc, s'avançaient avec une elfriyante rapi«lité, entraînant avec eux des quartiers de roc qui éelataient et se fondaient duns rasier ardent.Aveugiés par lu terreur, les Kanaques voulurent fuir.Où ?Quelyues-uns ds plus affolés coururent nu bas du terte pour fraurhir fo ravin et gagner la plaine.La lave cournit plus vits qu'eux ; elle les atreiguit, les emports qu'un cri se fit entendre.La voix is a Frank arrêta les autres.Pa i Sane se serra près de lui.** Nous somin-s perdus, s\u2019écria-t-cile., \u2014Perdus, répêta la voix de Kimo.Pélé se venge.Malheur à ceux qui l'ont reniéo!\u2014Et son regard sounbre s'attachait sur Jane.\u2014Silence ! lui dit Frank.Si nous sommes rdus, il ne sera pas dit que nous muurruns en Echos Eloigne-toi.\u201d* Kimo sourit avec mépris et alla s'asseoir au led d'un arbre dans l'attitude imprssible du anaque qui attend ls mort.\u201c\u2018 Ami, dit Frank en me tendant la main, Kimo a raison.La lave nous entoure, et ai elle n\u2019atteint pas le sommet du terte, ce qui n'est qu\u2019une question de temps, nous n'en périrons pas moins de soif cl de faim dans cette fournaise ardente.Quand les secours viendront, #'ils vienuent, car on ignore oii nous sommes, il sera trop tard.Il est dur de mourirau moment où lu vie semblait pouvoir être si belle ; mnis il reste une dernière chance, bion faible, bien incertaine.Je vais la tenter.Je vous coufie June.Bi Je tueurs, Ajouté-t-il, dites-lui que je l'ai- mals.\u201d Bi bas qu'il eût lise, rlé, Jane l'avait entendu.\u201cTu m'almos, dit-elle, et son visage s\u2019éclaira d'un sourire radieux, Sache donc à cette heure solennelle que inoi aussi je t'aime et depuis des sunées, que j'ai juré de n'être qu\u2019à toi.J\u2019espérais que oo serait vivante.\u201d C.pg Vanranv.(In fin au prochain numéro.) AVIS AUX DAMES.Le soussigné (nforme respeotueusement les Dames de le ville et de ls am e, qu'elles trouveront à son magasin de détail, No.106, rue St.Laurent, le meilleur assortiment de Plumes d'Autruches et de Vantours, de toutes couleurs ; aussi, réparages de Plumes dle toutes sortes exécutés avec la plus grand soin, et Plumes teintes sur échantillon sous le plus court délai; Gauts nettoyés et teinte noirs seulement.J.M.LesLanc.Atelier : 547, rue Craig. 6 Szrrsusas 1877 IL\u2019OPINION 429 PUBLIQUE RECTIFICATION Nous avons affirmé, sur des renseignements que nous croyions bien fondés, que Lanctot avait mis le feu au col de Saint-Hyacinthe ; on Dous avait mal renseigné.On nous assure que Lanctot fut complétement étranger à ce méfait de collégiens, et qu\u2019il ne quitta le collége que deux uns plus tard, L'accusation était grave, nous nous bâtons de ls retirer, \u2014mmmmre\u2014 UNE DROLE DE COUTUME L\u2019Angleterre est le pays des vieux usages et des coutumes bizarres.Une fête originale, la Presentation of the flitch of bacon, avait lieu uvant-hier à Great-Dun- mow, duns le comté d\u2019Essex.Il s'agit de gens mariés auxquels on décerne des prix de vertu et de fidélité.Les époux qui peuvent prouver qu'ils ont vécu en parfait accord pendant un an et un jour ont droit a ln fliteh of bacon, c'est-à-dire à un jambon d'York, Cette année, trois ménages, Andrews, Harrison et Barrah, s'étaient mis sur les rangs.Avant la cérémonie, on les a conduits, au son des tambours et des fifres, jusqu'à l'hôtel-de-ville, où siégeait le tribunal, présidé par M.Savill, elerc du comité.Là, ils ont dû subir un long in- terrugatoire devant un jury composé d'un nombre égal de célibataires, des deux sexes, qui à examiné leurs titres, reçu les confidences des habitants, entendu les médisances des uns et les mpports élogieux des autres, M.William Legg, l'éditeur était l'avocat des candidate.Enfin, les réponses des époux Burrub ayant été reconnues les plus eatisfaisantes, on leur a décerné cette étrange récompense du fitch of bacon qui a rendu le bourg de Dunmow si célèbre dans le Royaume-Uni.L'heureux cuuple, précédé de bannières et de Musiques, et porté en triomphe, est allé ensuite dans un chummp hors les murs pour se soumettre aux fumnalités traditionnelles.À guuoux sur deux pierres pointues, il a prété le serment de putience et de fidélité, puis écouté, sans changer de place, le sermon d'un révérend, ainsi que l'allucution du président.Après quoi, un coup de canon est venu donner le signal du dépurt, et chacun est rentré chez soi.Les journaux anglais nous rappellent Que cette curieuse cérémonie, qui sc re- nonvelle tous les ans, fut instituée par sir W.Fitz-Walter en 1198.La légende ta- conte que ce personnage, ayant eu à so plaindree l'humeur acariâtre de sa femme, alla consulter les moines du prieuré de Little-Dunmow, petit village situé à deux milles de Grent-Dunmow.On montre encore & déposition, qui est conservée dans les aichives du monastère, et dont voici le texte : \u201c Elle veut bien me laisser porter l'armure à la guerre ; mais elle veut porter le huut-dde-chausse au logis\u201d Le prieur, qui aimait à rire, conseilla à Fitz- Walter de mettre fin à la querelle par un combut singulier, dunt le haut-de-chausso serait Jo prix.Cet avis ayant paru excellent, les moines de Dunmow et tous les vassaux du svi- gueur se réunivent dans la cour du chà- teau, transformée en arène.Lady Fits.Waiter, qui uvait accepté le duel, autant, dit un vieux chroniqueur, pour marquer son mépris envers son mari que sa huine pour le prieur, se présents à l\u2019heure dite, équipée comme aux jours de tuurnoi.L\u2019arnte choisi était le hâton ou rondin de Chêne, assez dur pour étourdir un homme.Le combut commencé, Ja despotique épouse eu mit à frapper de toutes ses furces sur son pauvre Inari, qui, craignant de lu blesser, su contentait de parer les coupe.On se battit de la sorte une heure durant, au milieu des rires de la foule, Lufin, par un coup décisif, air Fitz- Walter parvint à terminer la lutte en fai- saut tomber l'arme de son adversaire, et, comme cette dernière se baissait pour ramasser son bâton, il se baissa en même temps et embrassa son ennemie, vaincue pec tant do générosité, Lady Fite-Wal- ter déclara sulonnellement que son wari avait rempurté le prix, puis elle lui tondit le bhaut-de-chauses en volours rouge qui était suspendu au milieu de l'arène.La légende ajoute qu\u2019à partir de ce moment les soigneurs de Dunmow vécurent en bonne intelligence et suivirent en toutes circonstances les conseils du prieur.Pour perpétuer sa victoire, Fitz- Walter institua rix de fliteh of bacon qui se délivre régulièrement aux gens mariés dont la conduite a été à l'abri de tout soupçon pendant un an et un jour.Au nombre des époux fidèles qui ont obtenu le jambon de Dunmow, on cite M.Benjamin Dieraeli, aujourd\u2019hui lord Bea- consfield, premier ministre de la reine, En 1868, on l'a vu s'agenouiller eur les pierres pointues, prêter le serment de patience devant le jury des célibataires, observer toutes les formalités indiquées dans le testament du fondateur, puis se retirer bras dessus bras dessous avec Mme Disraeli, au milieu des aeclamations de la foule.- \u2014 FAITS DIVERS DUEL DE POISSONS.\u2014 Quelques membres du club Olympic, de Bay Bhore (Long Island), partis lundi dans le yacht Aaten pour une promenade autour de Fire Island, ont été témoins, à trois milles du phare de cette (le, d\u2019un combat acharné entre Un énorme espadon et un requin.La lutte se livrait à la surface de l'eau, qui était rougle sur aue étendue de plusieurs mètres par le sang du requin, dans l'abdomen du-juel Ves.paion avait plongé son épée.Le yacht s proché presque à les toucher des deux monatres marins, et M.John Smith a harponé le requin, qui a plongé aussitôt, entruinant l'espados attaché Ï lui.La secousse n fait tomber à lu tmer MM.John Smith et Walter Fleming, qui tenaient les cordes du barpon.Leurs camarades out eu un instant de terribles ungoisses, car ils ont vu apparaître aû méme moment près de la quille du yacht l\u2019espadon qui avait lâché le requin ; mais celui-ci est remonté presqu\u2019aussitôt À la surface de l\u2019eau, et le conihat p recommencé avec une nouvelle fureur, pendant que messieurs Fleming et Smith étaient bissés à bord sains et saufs, Le duel n'est promptement terminé par la mort du requin.Quand son corps s\u2019est retourné sur le dos, on a vu qu'il avait été entièrement éventré par son terrible autagoniste.\u2014Samedi, le 8 septembre, les amateurs de l\u2019Institut-Canadien-Français de Putnam, Conn., joueront le drame historique : Félix Poutré.Now compatriotes de cette luvnlité se rendront, sans doute, en grand nombre à cette soirée qui promet d'être très-intéressante.MEURTRE.\u2014Un Allemand, John Eckert, em- Mayé daus In fabrique de soies Givernaud, à est Hoboken, demeurant dans ce villags, Pa.tersou avenue, est rentré ivre chez lui jeudi soir, Un peu avant minuit, et s\u2019est mis aussitôt à battre sa femtue, sans doute parce qu\u2019elle n'avait jus d'argent à lui donner.Mme Eckert était une Suissense, agée de 30 ans, mais paris.sant en uvoir plus de 40, tant elle avait été éprouvée pur les mauvria traîtements, Tout l'ar- ent qu\u2019elle gagnait péniblement de son métier 5 cou re lui était enlevé par son mati, qui la battait fréquemment et la laissait à moitié mourir de foie, L'uvaut-dernière nuit, elle s sup- poilé les coups avec sa résignation habituelle, sans autre effet que d'accroître la fareur de l\u2019ivrogne.Vers 2 heures du matin, il à saisi sa victime entre les bras pour la jeter par lu fe nétre ; elle n essayé d'implorer sa pitié at d'appeler à l'aide ; épuisée par les privations, elle n'avait plus qu'un souffle de voix, et les voisins n'ont rien entendu, Johan Fckert a donc pu exécuter son projet sans empéchement i il s\u2019est approché de la fenétre, et balangunt sa femme entre les bras, il l'a lancée d\u2019une hauteur d'une trentaine de pieds daus l'allée séparant sa maison de celle d\u2019un boucher, Alexander Stolz, Le bruit de la chute du corps a été entendu par les époux Dunnagen, demeurant à l\u2019étage au-dessous d'Eckert.lls sont descendus, out relevé la pauvre femme, dont le bras était cassé en deux endroit, et comme elle n\u2019était pas lourde, ils l'ont montée dans la chambre de son nari, qui feignait de dormir.* Voici votte femme, Eckert ; elle est mouvante, lui e dit M.Dunnagen.\u2014Qu\u2019elleaille au diable !** à répondu la brute en se retournant dans le lit comme pour se rendormir.La police, prévenue, & arrêté le inisérable, qui » été conduit à la station de police de West Ho- boken, puis dans la prison d'Hudson County.Mme Eckert & succombé au bout d\u2019une heure de souffrances environ.Elle était sur le point de devenir mère.C'est donu un double assasei- nat que nous avons à constater.\u2014Mgr.Conroy, le délégué apostolique, a visité HE dea trois Rivisres la semaine dernière.Îl a eu une réception des plus brillantes.fon Excellence est de retour à Montréal depuis samedi.-On dit qu'il à l'intention de passer ici une partie de l'hiver.EXCURSION A QUÉBEC.\u2014La Société Saint.Jean-Buptiete de Montréal organise une excursion à Québec, qui aura lieu samedi, le 8 du courant.Le Canada laiseern le quai Jacques- Cartier à 6 heures aprés-niidi, samedi, et sers de retour lundi matin à & heures.11 aura un corps de musique à bord.Le do Saint.Jean-Baptiste espère, par ce moyen, réaliser une somme assez forte pour combler le déficit de la rude fêtede 1874, qui est encore cousidérable.ous sommes certains que l'encouragement des citoyens ne lui fern pas défaut.Cotte excursion sera probablement ln dernière de la saison.\u2014\u2014Jeudi dernier, vers une heure du matin, des malfaiteurs tentèreut d'entrer dans la buanderie des Chinois en cette ville, située sur la rue Craig, et d'eulever plusieurs articles de toilette.Un des propriétaires, éveillé par le bruit, v'empresss de se lever, et dut lutter avec un des voleurs.Deux ou trois vitres furent brisées, ot on entendit le sifflet d\u2019un agent de police.Le bruit attira plusieurs personnes, et presqu'aussitôt le bris des vitres, quatre cou revolver furent tirés par un eu des individus demeurés jusqu\u2019à présent inconnus.\u2014François Perreault, journalier, de la paroisse de facadie, âgé de 65 ans, a été trouvé mort dans le champ de M.François Berton, en le paroisse de Lacadie.D 8 supposé que cet homme avait été tué par un bœuf qui, depuis quelque temps, menagait les Personnes qui passaient le champ où il était.Lorsque cet homme fut trouvé, il avait l'es- tomae brisé, et plusieurs autres contusions sur le corps, et le bœuf se tenait encore auprès de lui, mennçant ceux qui voulaient approcher du cadavre.Une enquête fut tenue sur le corps de cet homme, et lo verdict fut qu'il était mort de blessures reçues par un instrument contondant, sans savoir par qui ni comment ces blessures ont été infligées, \u2014 Jeudi de la semaine dernière, un vieillard arrivé récemment de la campagne, n'ayant ni parents ni amis en cette ville, et se trouvant sans argent, eut la mauvaise idée de se coucher sur une pile de planches près de la ruo des Com- missuires.Il fat découvert peu après pur quel- ques-uus des membres de Dinde du cheval noir, et cruellement battu.Les imisérables se retirèrent ensuite en emportant les bottes et le surtout du pauvre homme.Les cris de la victime ayant finalement attiré l'attention de la plies riversine, il requt I'abri pour la nuit dans leur station.~\u2014Un accident épouvantable est arrivé il y a uelque,tempe sur ligne du chemin de fer de l\u2019Orne, près du premier pnssage à niveau que l\u2019on trouve sur la route (le Puris, en venant d'A- lengon, sur le territoire de la commune de Val- frambert.Cinq femmes qui étaient occupées à glaner dans les champs voisins furent surprises par la pluie, et se mirent à l'abri sous un petit aqueduc, situé non loin du passage à nivean.Tout à coup, l'une d'elles voulut traverser lu voie pour aller ve placer à un endroit où elle croyait pouvoir être mieux abritée.Elle releva sa robe sur sa tête ot avanga.Au même moment, arrivait le train «le Bor- tagne à Alençon.Cette malheureuse, qui était un peu sourde et dont la vue était empêchée par sa robe, ne vit et n'entendit rien ; elle fut atteinte par la locomotive et complétement broyéo.Une jambe avait été projetée jusqu\u2019à 7 ou 8 mètres.\u2014Jl vient de mourir au Caire, une négresse figée de 106 ans, qui avait servi Napoléon ler, lorsqu'il w\u2019appelait encore Bonaparte et qu\u2019il était encore en Egypte.Cette archi-vieille avait conservé jusqu'au dernier moment ses facultés intactes ; elle racontait sur eon ancien et illustre maître, des particularités intéressantes ; elle avail gardé pour le * sultan Fl-Kibir \" un véritable culte, \u2014 Nous apprenous avec plaisir, dit le Lour- rier des Elats- Unis, que les vainqueurs des régates nationales des\u201d Etats-Unis sont quatre jeunes Cnnadiens-français, MM.Joseph et vise Nadeau, Henri Durell et Etienne Dus.sesux.Leur triomple a été d'autant pluscelatant qu\u2019ils avaient À lutter contre les champions les plus réputés de l'Amérique.Aussi, ne sommes- nous pas surpris qu'on leur ait fait une véritable ovation à leur arrivée à Monroe (Détroit).lls ont été reçus par le Maire et lex plus notables citoyeus de ln ville, et de chalenreuses félicitutions leur ont été adressées en public.TERRIBLE ACCIDENT.\u2014Un lit duns le Tra- railleur de Worcester, Mass: * Samedi natin, como un convoi de marchandises atteignait lu gare de Jewett City, Conn., où apergut que le serre-frein, Joseph Henri Coté, n'était pas à son poste.Un des chars étant convert de sang, on pressentit an malheur, on alla à le recherche ct on trouva le cadavre du jeune homme à un mille de Jewott City, ln tête fracaseée.On présume que le brouillard du matin l'empêche de voir un pont sur un tunnel, et qu'il fut frappé par l'arche du pont lorsque le convoi passait sous ses arcenux.On rapporta le cadavre à son père, M.Joseph Coté, ugent du Central Vermont, à Worcester.Le jeune homme n\u2019était que de 18 ans.El devait quitter son emploi le enir même du jour de sa mort, Son service, à l'église Notre-Dame, a été chanté au milieu d\u2019un grand concours.Nos condoléances à sa famille.\u201d JOUR D'ACTIONS DR URACES.\u2014L'hon.l\u2019remier Ministre, M.Mackenzie, s\u2019est mis en rapport avec les Premiers Ministres des différentes provinces de la Confédération, pour fixer un Jour es, afin de remercier ndante que le Canada « solennel d'actions de Dieu pour le récolte aue cetts année, \u2014Les résidente de Montréal se rappelleront longtemps de l'horrible oi qui s\u2019ahattit ls semaine dersière sur cette ville.Vers les onze heures du soir, un effroyable coup de tonnerre se fit entendre, ot on n'eut pas de doute que ls foudre était tombée dans les environs du Palais de Justice.En effot, deux journalistes passant au coin de la Place Jacques-Cartier et dela rue des Commissaires, reçurent un choo électrique tellement puissant, qu'ils furent renversés sur le pavé.Ile 6 rétablirent cependant assez promptement, et, en arrivant à station centrale de police, virent un spectacle des plus émouvants.Les officiers et résidents de cette place étaient daus la plus grande excitation.Le sergent Nelson avait été renversé par la force de l'électricité, et le jeune Fagan, fils du cuisinier attaché à cette station, était sans connaissance, Lo sergent Laney, qui écrivait dans son bureau, erut d'abord que quelqu\u2019un uvait fait feu sur lui avec un mousquet, munis avait manqué sou coup.La charge d'électricité avait pénétré danc la Ditiaac par les fila télégraphiques, et s'était distribué dans les différentes parties de la salle.Un des charretiers stationnant sur la place Jacques-Cartier fut renversé hors du siege desa voiture, mais tie reçut aucune blessure.Le choc électrique fut plus ou moins ressenti par tous ceux qui se trouvaient dans le voisinage du Carré, et généralement daus toute la ville.A lu station de feu No.3, le capitaine McRobie et quelques-uns de ses hommes étaient assis dons le wagon du sauvetage lorsque la foudre tomba.Deux des pompiers furent renversés hors do la voiture, ct l\u2019autre qui se tenait à lu porte vit entrer une boule de feu qui se rendit jusque près d'une salle d\u2019attente tuée au fond de f'aphare tement, puis se partager en des milliers de parcelles, Ves chevaux furent aussi terriblement elfrayés.Heureusement, personne ne fut blessé dans aucune des stations.Quelques minutes après la décharge électrique, 1a pluie tomba par torrents, puis les nuages se dissipèrent et Ia lune brilla d'un éclat splendide.Dans quelques parties de la ville, il y avait un marquis ue clair de lune pendant presque toute ln durée de l'orage.- - -\u2014\u2014_ \u201cTA MOUCHE DES PATATES\u201d Tel est le litre d'une brochure pur M.J.C.Taché, député-ministre de l'agriculture, à Outaouais.M.Taché mérite la reconnaissance du pays pour le travail qu\u2019il vient de faire, et nous -concourons parfaitement dans les remarques suivantes du Cuurréer du Cunada À ce sujet : Ce travuil arrive à propos et est d\u2019une actualité incontestable.L'apparition de la mouche des patates n jeté l'alarme dans nos campagnes, et à bon droit ; car les ravages qu'elle « foits duns les autres pays auraient ici ut résultat désastreux en enlevant à notre population l\u2019un des Plus riches revenus de In culture, Cette année, # mouche des pututes à causé peu de dégâts, mais gave iv l'année prochaines si on ne prend pas lesimesures les plus propres à la combattre.! serait erronné d'en arriver à la conclusion que ce fléau est peu redoutable, parce qu\u2019il n\u2019a pas fuit ressentir toute son influence néfuste cette année.La mouche des patates est tenace, se reproduit avec une fécondité étonnante ; l'année prochaine, elle sera légion.Que chacun soit sur ses gardes, et travaille sans relâche à lu combattre.M.Taché, dont le talent est connu, n fait une étuile spéciule sur cette question importante ; il a puisé des renseignements partout, et il offre - aujourd'hui à nôtre population Je résultat de son travail.#4 brochure renferme tous len\u2018détails possibles sur la mouche des patates, ct indique I moyens de la détruire.S'il nous était Jorn de faire une suggestion, nous étnettrious l'idée que le gouvernement fé- déru) devrait répandre par williers cette brochure «uns nos campagnes, afin que tout cultivateur eût en muins les renseignements sufli- sauts pour combattre l'ennemi le plus redoutable qui menace le Canada, Quelques milliers de piastres dépeusées à ve sujet rapportersient plus au purs quu les somines énormes consacrées à l'immigration.Nous attirons done attention de I'honorabiv ministre d'agriculture, M, Pantaléon Pelletier, sur cette proposition.En attendant, nous conselllons à tous les cultivateurs de se procurer, lo plus tôt Jomible, Touvrage.de M.Taché : le prix est de douze sous seulement.Bien des milliers de pinstres seront sativées eu Inetlant \u2018en pratique oa yen.seiguements que coutient ce petit livre.La brochure contient une gravure représentant l'insecte et la plante qu'il détruit.Cette gravure, très-bien faite, sort des ateliers de ls compagnie Burland-Desburats.Un article dont le benoin se faisait sentir depuis longtemps et qui ne vient que d'être connu, c'est le Rénovateur Parisien de Luby pour la chevelure.Quelques applications comme toilette ordinaire pour les cheveux sout tout ce jui rat nécessaire pour rendre aux cheveux gris leur couleur primitive, après quoi une seule application par semaine euffira.11 donne & chevelure un purlum et un luisant magnifiques, et entretient Îa tête fraîche et exempte de souillure.C'est le grand favori des dames pour leur toilette, en ce qu'il ne eonille nullement les étoiles les plus délicates.En vente dans toutes les pharmacies, en grandes bouteilles de 50 contins.Devins et Bolton, pharmaciens, Mont- réel, sont les agents pour te Canada. YTROAHS AG TIGYNAHAKE ASSAMALEOA VTT\" LNAIVO.A HYUZND VI ee \u2014 a ES a = 3 Yi ro Se Ep >= SF = SSSÉ NN pe OR \u2014 3 NI J S SNE oR AQ NN ES Ny XX 8 SN > WW = 6 Srrreuers 1877 KE NS a S Ces \u201cRB NED NE Ny AS NE RAS + 2 N LC = ee Te TTT Ee ee EN Nes ve = LS = = Su, ai =; == Se LH = c reel = i; jr a Cr = > el re 3 4 au % ] TTT fa ec 10 es a $ PTE IC ~* ; = pry, Se 7 3 T = 4% La vid $ 3 J Ze S \u2014 i VD Cre A PUBLIQUE = I 4 % le es a = = 2e mir mn \u201cJ S $ DB = ne AY Lay = N S Rp Te Xe SR # AN > > N a =; = Sy oe 1 =n i = \\ a Al PETITE Xt 1508 Y SAR y Sos =, a Es = Nd , ie 1 se \u2014 Stl oy 57 40 SRE = AZ a A Se = ä cz Es safe \u2018! i + = oh L\u2019OPINION 2 £ ve A == > SE = | 5, 3 ANN Sad Soa PY êtes +=\u201d C= 4 § == = a a Em CE biota | = EstÉsEEsss \u2014= === \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 430 6 SkrrenbrE 1877 NÉCROLOUIE Nous regrettous d'apprendre ls mort de Mine Sheppard, née Josépbine.harlotte Desburais, acrivée à Québec tuardi après-midi, le 28 auût dernier.Cent un vide sensible gui vient de se fnire dans notre été va ienne, qui se rappellera longtempa les nisanbles quelstes slu cœur et de Pesprit do ln défunie, 1e carnetère distingué ot eu toême tempr condinl de sos ptions.D'un caractère profonlément hospitalie daune Shepard conn issuit dans tous les moindres sétuils l\u2019art de bien tvcrvoir, et l\u2018exerçait vee un tact exis, ne qui l'ont connue savent que nots nex.rien duns ve petit é funilne que nous adressons it Madame Sheppard.Elle ctiit mive de M.Bhepqurd, be zéls ot actif inspecteur des postes à Québec, et de M.{larry Sheppard, otticier de Ja Bat B.Elle à miceomlé en peu de tenips à une mae ludie de foie, qui ln minait depuis deux mois, après avoir jusque li j.ui d\u2019une excellente santé, le 78 nur qu'elle partait mee que l'on pour quarante otboleaue a asa lave \u2014\u2014\u2014e_ CHOSES ET AUTRES Brigham Vourig, le fondateur du mormonisme, est urort la semaine dernicre.JU est probable qu'il sera plus facile maintenant d'abolir le mormonisme que du vivant de son fondateur, ui semblait tenir beaucoup à su nouvelle secte, se prophète dos Mormons était dg: de 76 aus, H est mort vulgairement d'u.e indigstion.Lo Jewpwed Ogivicl frangais publi une intéressante statistique comprenant le mouvement moyen antl de ln population en Europe de 15673 iL 1870.La France, sur une population de 36,323,000 habitants, compte 4,350,000 lemmies mw ides dv 15 à 45 aux, ot 3,846,000 non mariées ; leg nais- imes s'élévent à 885,392, les natu- 1,105, avec une difference totale d- cotes sur les deux sexes, Entin, l'ex- Unissaices sur les dêces est de 134,381.L'Angléterre, avec 22,499,000 habitants, ne compte que 2,035,000 feumes mariées, et 2,- Les naissances légiUmes , ét les naissances naturelles à 42,661, La différence iles garçons et tes filles est de 16,500 environ, L'excedant des nais- saneers sur les de st de 325,774.L'Autriche, à 59,000 luabitants, rompre 728,416 eulants légithues, et 99,550 natur La différence des garçons et des filles sé) 25,000, et l'excédant «les nainsances à 135,975.L'Htalie, avre 233,000 habitants, compte 653 enfauts légitimes, et 70,573 naturels ; la ve des garçons s'élève à 31,000, ct l'excédant des uaissances à 170,255 On peut juger, par ces chittres, de lu situation morale, en\u2018meme temps que sanitaire et produe- tive, de cluenne de res puissances, vou nou marie \u201cvent à 797,7 \u2014\u2014 VANTAISIE CIMFFRÉE Ou sait que les républicains français voudraient nommer M.Thiers président à la place du_ maréchal MacMahon.C'est le désir de M.Gambetta et l'idée des 363 «députés qui ont voté mon-confranee contre le nonveau ministère, À ce propos, un journal vient d'imaginer le curieux caleul que voici, et dont il tire des conclusions Canim- en favenr de la république Thiers Detta : En mettant à chacune des lettres de cette phrase : Zee République Thives ca tio pho ry son numéro d'ordre de l\u2018ulphinbet, on obtiont précisément le nombre des députés signataires de In Jrotentat ion dey Gauclies, 363, En voici la preuve : 123456750910 111 whoedefghi jk 15 18 17 18 19 20 21 22 «puy rs lu re # = 14 tou THIER 2 8951619 vA 1 TRIOMDPIER 20189151316 8 5 18 au Un paysan normand se présente chez wie a risienne, qui est en villégiature à Etrotat, «the pris de vouloir 1- proudre cluz nine homme «de journé \u2014 Mais, won ami, Tui répond la dame, j'ai tuer domestiques, et je n'ai rien à vous faire fuive ie \u2014Ah ! run chère dame, reprend le paysan, si vous siviez comme 11 eu faut peu pour n'oceu- elle, « voyery a0 du leit de Dawes, bureau de L'Opinion Publique, Munt OPINION LE JEU DE DAMES Loos prrvnnosguisuraient des problé: urêtre publiée, devront lea ad réal, PRORLÈME No.69 Nous a vener fa » oA es ges + pe ee] WV ve ; es, 8 Ben.A $i Les Blancs ouent ot gugnent Yolution du Probbme No.87 Les Blancs jouent Les Noire juueus de de 5 41 3 5 À 5 11 Won us 4 ss 4 ae m1) et guguent vor utions$ustes du Problème Ne #7 Montréal:\u2014 Ar.Peltier, J.Pris 4.4% Robillard, P.Dévareau et Juhu Byte, Sulnte-Cunégunde :\u2014 Alex.Lacallle, À une asseniblér trou Le 14 1001 1877, duns In sulle de M.Lonis Great, N.256, rue Sat it fut rése Ae former un ell do Bimes + Club Dames Saint-Joseph.et los u officiers pour l'année 6 uraut ustin Crevise président: Plorre Lacombe, vies: ' san, trésorier À.Nicard, asvis- e fureut bus sireut passer d'agréat wile nel au Afin de fire p tourucis qui surent lieu dans à de relui qui aura obtenu le tire de Champion du os Nami rosje ub.\u2014-\u2014\u2014\u2014_ Prix du Marché de Détail de Montréal, Montréal, 31 aout 1877 FARINE 8 « $ « Farine de LIé de lu compugue, par lOUlhe 2504 270 Farjue d'avoine.- pra 240 Farine de blé d'Inde.i Led Surrasin ooeeeas \u201c nù 20 BI& par minut 100 Pois do 100 Orge 2 065 Avolue par 40 [bs 05 Sarranin pur minor.Lou 105 va tle Pommes an bail i ou l'utates am 0 50 Faves pur minot 1 tn Oignons pur tresse.0 04 Asperges, pur puiquet ou Luitue.par pied.0 ov LATER Meurre frais à lu Vivre 0254 010 Brurre salé shor 016 a 03 Frumaze à lu livre Lo voa 00 VOLALLE 1258 10 Odd 1 on Ufoù 100 LE USE) usa 060 via vd Canarde teauvngçest pare ua vw 1 » pureouple bons 0 nr douzaine.00a 0K) 0a 08 esa 017 ved ov \u2018outles à ls douzaln 125à 150 VIANDES Beat d la livre en Lard du - Monton au quarti- © Anew der Lux Frais quer to4 Hvres Brout pue 199 Livre \u2026.Liévres DIVE] Sucre d'érable à lu Livre vil Sirap d'érable au gulon.ow Micha hn livre 01 thls frais a 015 hw Tan aong oo Sal ax por livre vilyà 619 \u201d x à lu fivre 0a beh Marché aux Bestiaux Reeut.Ire qualité, par 100 ibs 8325348400 250 on Ruut, 2me qualité Vaches à lait.Vuchex extra sua ur Ss ou à do u0 Veuux, Lre qualité 8 de à Ju tue Veau ne apunlitd 5oun Veunx, Hans qualité.3wù sea Mouton, bre qualité, ae sling., lee qualité, sualine 200d 200d Auneaux a Jochous, Dre qualit Cochuns, Lune qualité.PUBLIQUE LEs ÉCHECS Adresse lus ant mentionnées.Le premier et le dernier de tels avis devaut être envoyés nu Hurean des Bills Privés de chaque C\u2018hambre.fern application, devew, sous nnd le,\u201d adreser une cople ta Hills Privés, Toutes pétitions BiLLs Privés dolvent dire pré eutéos dans les \u201cdeux premières semaines * de lu ses.L'ELIXIR TONIQUE ho et du SIROP DES ENFANTS da BOUCHER ve BOUCHERVILLE: Dr.7.EMERY CODERRE.G.M.MUIE, M.RUE ST.DENIS, Coin de la BUX DORCHESTER Greffier de l\u2019Ass, Liz.A vendre ches tous ies Pharmaciens.Québec, #3 [envier 1972.£80411 N FX BOUE z = er EAE Ae ree 411) Brent, 328, agent TITHE leurs et gudrit radi alemest.pour le Genada, ot pis Pass, Hh igus ron.Dgpote: MM.HENRY R.GRAY, 144, RU AT.LAURENT, KENNETH CAMPBELL & CIR.MEDICAL HALL, ET 2, PIULILES sQ.; LAVIOLETTE & NELSON, 415, RUE NOTRE-DANE ; JOS.LEDUC &CIk., 191, VERNEMENT DE QUÉBEC.Cette écols sers vuverte dansl'édifes de l\u2019Assemblée tion de William C.Seaton, écuyer, professeur de nuviga- tlon, et sx-professeur de navigation de la Sockété Marchands Aventuriers de Bristol, Angleterre.Les termes seront comme nv L'écule sera ouverte tous à ure j'eudant l\u2018aniée.(excepté depuis lo premier juillet jusqu'au dernier d'auût}.depuis veuf heures du matin jusqu'à quatre heures de relevée, Les samedis, elle sa fermera à midi.Le programme des études sera le snivant : PREMIER COURx, Pour La préparation des aspirants aux certificat le eupituine un de coutre-maître.accordés nprès Un examen satisfaisant, par le Bureau des Examinateurs de 1a Puissunce du Canada.Ce cours cumpreudra l'emploi deslogurithies; Ix navigation proprement dite; Is manière de faire le point; trouver In Intitede par lu hau môridienns du sdvil, d'une tulle, par une hauteur de cireumméridienne du suleil; trouver ls tongi- tude par le chronotnêtre tu variation et in déviation de la bonssole fur une tude, pur 'aximut : trouver te temps de lu haute : la con faire des observa le tracé et l'usage du dliagrataine de Napier, l'asuge des curtes-na- rines, des instruments les réglements coneernant lex bâtiments en route, et tous les autres sujets compris dans l'examen de véce vuiz que les aspirants unt subir devaut le Bureau des Examloateurs de lu Poisssuce.DEUXIÈME COURS, Une étude plus étendue de lu navigation pratique «t de l'astronomie na ne.Trouver la latitude pur In hauteur méridienue de In lune, des étoiles oireumpoluires.par une hanteur méridienus le la jroluire, pur deux huu- teurs d'un corps céleste (métiodes de Sumuer et de Ivory); trouver lu jongitude par deux bnuteurs, parles distances lunulres, réyslaréser le chronumètre par des Wautours égales, l'emplui de l'horizon artificiel: les tola des tenpétes, ete.ete.TROISIEME COURN, Partie thénrique, Etudes mathiématiques des différentes régles ot formules, en usage dans la science nutlyae, Les honoraires d'entrée seront de 815 qunr ceux qui étudierunt dans le bnt d'ubteuie le certificat de eontrs.maitre devant le Bureutr des Exuiminnteurs de ln Puissance du Canada, ot de pour ceux qui Gtudieront pour passer counbe Cajdtaines; et les étudiante qui au- houvraires d'eutrée.auront droit rie le l'évole, saus nticune autre charge ps.Jusqu'û ce qu'ils aient 0 deni leurs bry.evant le Bureau des Examinateurs de la Pum.sance.N'il est établi des exumeus extravrdituires devant le Bureau les Exaiminateurs de In Puissance.tu quépura- tlon à ces examens extraordinaires des napirauts, ii anront eulvi les cours de l'écuie, sers gratuite.Le directeur de l'écvle fera tous les imuis, à l'Euno- rable Secrétalre-Proviacial, un repport montrast le noubre et les progrés des élèves, et auxsi le nombre des candidats de l'école wxumeus devant le Bureuu sance, pour des certifieuts de capitaines v maîtres.3 Coux qui désirerunt eutrer à l'école en feront ln de mande au Necrétuire-Provinelal, ou à W, 0.Menton.écuyer.à Québec, Pac ortre, J.A.CHAPLEAU, Secrétaire de la Province de Quebec.8-20-tf.110 ONSE DFMANDE OU ESTLE JOLI MAGASIN DE MODES ET hE UARGHANDISES DI 2087 d'ily avatt sur) Ste.Catherine, préc de 1a rue Jioques Cartier ; jen, mesdames, vous n'avez qu'à vous rendre au No, 574, rue Rte.Catherine, entre les taes Montralm et Wolfe, à l'enseigne «du Chapeau Houge, «i Yous y tronveres un nssortiment complet de toutes es.pêces de marchandises, spécialement dans les modes, Importées direntement J\u2019 Europe.Chapennx gurals gratis.JOS.ROY, 573, RUE BTE.CATHERINE, À l\u2019Ensciqne du Chapeau Rouge.815-8010 _ rue ! bi EM.TERQUEM Conunissionnaire en Marohandines {Ke-représentant des Kliteurs Français à l'Exposition de Philadelphie) 4, VOULEZARD POISSIANIERE, PARIS «le plulali inforiner messieurs les Libraires of Négnei- ante dit Can_ la, qu'il se charge de tous leurs achate sur ul In plane de Paris, soit en livres u tous autres articles.11 veralt heureux de répondre à toute demande de rensel- nements, I eollicite également lu faveur dee ordres des membres du Clorxé pour les fuurnitures des Institutions eatho.lkques, vommissions remises seront l'ublet d\u2019use lon In plus sorupuleuse.s-20-88-116 ve non PustiguR ont imprimboans Wes.§ 017, rue mi Mnatréai, Ounede, is Comraenie Famiina SUMARD-DEELRATS 5 "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.