L'Opinion publique, 27 septembre 1877, jeudi 27 septembre 1877
[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Tout semestre commencé se paie en entier.On ne se désabonne qu'au hureau du journal, et 11 faut donner au moins quinze jours d'avis.: Abonnement, payable d'avance : Un on, 83.\u2014 Etats-Unis, $3.50.Vol.VIII.No.89.Prix du numéro, 7 contins.\u2014 Annonces, la ligne, 10 centins.JEUDI, 27 SEPTEMBRE 1877 Touta Semmanication doit être affranchie.rem l\u2019ergent doivent fal ar hon gen on 2e l'aire parlettres onregistréesou Décisions judiciaires concernant les Journaux lo.Toute personne qui retire régulièrement d'intelligence et de caractère, un di enfant de cette noble Acadie dont l'histoire et le passé ont immortalisé les souffrances, avis, comme témoin curiculaire, la plus exacte et la plus juste.Nous ne déci- rons aucunement prolonger un débat oiseux, qui dure depuis trop longtemps, et trouverait-il quelque objection à cela?Où a-t-il vu qu'il fût question, pour arriver à ce résult«*.d\u2019une concession de principes ?wn an Jourtud du vues; de-poste, qu ale ait sou Un fils de proserit acsdien devait natu- auquel le caractère même do ce journal À.Géuinas, | nom ou A celui duit autre, est responsable du tellement avoir des sympathies pour la nous interdit de nous mêler activement.- \u2014\u2014\u2014> ee paiement.20.Toute personne qui renvoie un journal est tenue de payer tous les arré'ages qu'elle duit sur l'abonnement; autrement, l'éditeur peut continuer à le lui envoyer jusqu\u2019à ce qu\u2019elle ait payé.Dans ce cas, l'abonné est tenu de donner, en outre, le prix de l'abonnement jusqu'en moment du paiement, qu'il ait retiré ou non le journal du hureau-de-poste.30.Tout abonné peut être poursuivi pour abonnement dans le district où le journal se publie, lors même qu\u2019il demeurerait des centaines de lieuea de cet endroit.4o.Les tribunaux ont décidé que le fait de refuser de retirer un journal du bureau-de-poste, ou de changer du résidence et de laisser accumuler les numéros à l\u2019ancienne adresse, port tue une présomption et une preuve primé facie d'intention de fraude.?\u2014 AVIS A NOS ABONNÉS DE MONTRÉAL.Notre azent, M, H.T.Déchêne, à commencé la visite de nosabonnés à domicile, afin de collecter ce qui nous est dû pour l'abonnement du semestre courant et pour urrérages.Nous prions nus amis de se tenir prêts, et de mettre de côté la somme qu'ile nous doivent, afin de s'éviter à eux- mêmes le désagrément d'être dérangés plusieurs fis pour une si petite affaire, et d\u2019épargner à notre agent does voyages réitérés.SOMMAIRE Les Hommes de 37-28: Le major Hébert, L.0, D.\u2014 la Canadien, + A.Gélings.\u2014Thiers ot Louis Veuillot.\u2014La Pol e.\u2014 Nos gravares : Mehemet All Pucha : Suliman Pacha; Salon de 1877: Martyrs duus les catacombes: L'Exposltion d'Hertloulture de Montréal : Sir Wm.B.Richard.\u2014L'bos.M.Chauveau.\u2014A une jeune file, par Auguste Ouvrard.\u2014Un critijue à l'énole, par Joseph ette.\u2014Bi- biographie : Histoire sninte à l'usage de l'enfance.\u2014 Revue de In semuine.\u2014Les aventares d'un rossignol racuntéen pur lul-méme, par Pauline Lahérard (suite ot An).\u2014Chronique judiciuire.\u2014L'Exposition de Québec.\u2014Uu miracle à Sainte-Anne de Beaupré.\u2014 Choses wt autres.\u2014Les échecs.\u2014Le jeu de dames.\u2014Prix du marché de détail de Montréal, GRAVURES : Les Hommes de 47 -:8 : Le major Hébert, M.P.P.; L'hon.P.J.O.Chauveau, le vonveau sbérifde Montréal ; attaqite contre 1a position russe an défilé de Hblpka ; Sir William Buell Richards, Juge-en-chef de la Cour Bupréme de In Puissanes du cause de la liberté en 1837.11 manifesta ouvertement ses opinions, organisn, avec M.Proulx et le Dr.Rousseau, des assem- hlées patoiotiques, mais resta toujours absolument dans les limites de la légalité, Il était dane son lit quand il fut arrêté, vers minuit, par Comeau, qui le conduisit aux Trois-Rivières ot do là à la prison de Montréal.À la nouvelle de sou arreatation, l\u2019an'de ues fils, alors vicaire à Québec et maintenant curé de Kamonraska, accourut à Ni- colet auprès de sa mère pour la consoler et-prendre en même temps les moyens de défendre et sauver son père.Il adressa aux autorités des requêtes et des déclarations assermentées qui établissaient l\u2019innocence de son père, et réussit à le faire sortir bientôt de prison.M.Hébert devint très-populaire dans le district des Trois-Rivières, et fut par deux fuis élu député.Il fut nommé major de milice et honoré de tous les témoignages de la confiance publique.Il avait épousé, en premières noces, une demoiselle Tiéliveau, de laquelle i} eut une fille, aujourd'hui «aime veuve Milet, de Yomachiche.D'un deuxième mariage avec demoiselle Judith Lemire, il eut douze enfunts, une famille remarquable : Nicolas de Toleutin, prêtre, curé de Kamouraska ; Octave-François, prêtre, décédé ; Etienne, architecte ; flécrore, religieuse de la Providence ; Jean-Baptiste, notaire à Québec ; Antoine, cultivateur à Saint-Grégoire, et mesdames Auguste Leblanc, Hubert Hu- melin et W.A, Heath.Acadien ou Canadien, c'est tout un sous le rapport de la fécondité comme sous tous lea autres rapporte de religion ou de nationalité, Le major Hébert était le beau-frère de M, Jean-Baptiste Proulx.Nous n'ajouterons qu'un mot.Le Canudien reproche surtout à M.Cha- pleau d'avoir dit ou la issé entendre quo le gouvernement n'est pas lié au parti conservateur, Nous n'avons pas à faire l'éducation politique de notre confrère.Quant à nous, nous avions toujours cru qu'il est malhabile pour un ministre, parlant en public, de se déclarer lié à un parti.Il nous 8 toujours paru qu\u2019un gouvernement doit éviter ces sortes de professions de foi, et qu\u2019il doit, au contraire, en toute occasion, se déclarer pour le pays plutôt que pour le parti.C'est cette dernière déclaration que M.Chapleau a faite à Saint-Lin.Nous avons la prétention d'être aussi conservateur, personnellement, que notre confrère de Québec.Eh! bien, ce dis cours n\u2019a nullement blessé nos sentiments politiques, et il nous a semblé, au contraire, tout naturel.Par une conséquence assez logique, l'attaque dirigée à ce sujet par notre confrère contre l\u2019hon.M.Cha- pleau, nous a semblée absolument mal fondée.L'attitude prise par le Cunudien nous 8 paru être, pour le moins, une grave méprise ; et notre conviction est qu\u2019une seule chose a manqué à nutre confrère pour interpréter avec jusivæse le discours de M.Chapleau : c\u2019est de l'avoir entendu lui-même.Quant au reproche d'avoir uétaqué violemment hon.Secrétaire provincial dans cette circonstance, nous persistons à croire qe notre confrère le mérite amplement.I ux qui ont lu ses articles le reconnat- tront facilement.Néanmoins, tout dépend du point de vue où l\u2019on se place.Aux yeux de notre confrère, habitué quelque peu aux violences de | , les termes dont il s'est servi peuvent n'être que des douceurs ; mais nous avons le regret de lui dire que son point de vue N'est pas le nôtre, et nous avons lieu de THIERS ET LOUIS VEUILLOT Nous avons reçu, par lu dernière malle européenne, lee journaux parisiens à la date de Is mort de M.Thiers.Le défaut d'espace nous empêche d'en donner des extraite.L'impression générale était celle de la surprise, L\u2019attitude des fouilles républicaines est au découragement, celle des journaux ministériels est digne ct froide.Nous nous bornerons à citer la courte apprécistion que voici, faite par Louis Veuillot duns l\u2019Univers du 4 septembre, au lendemain de l'événement : Hier, M.Thiers mourut presque subitement à Saint-Germain, dans une hôtellerie.On « fait venir des médecins qui n'ont rien pu.Aa.euns solennité d'aucune sorte, Je un homme politique, pas même un journaliste, point de prêtre, hélus ! 11 est devant Dieu.Le moment d'avant, il était encore dans les troubles et dans le gû his de la politique.avait quatre-vingts ans passés.Durant cette longue vie, il a tourbillonné dans toutes les affaires humaines sans s'occuper james que d'être un bomme considérable au milieu du monde.Il I'n été ciuquants aus ; il s'en était fait une habitude de vieillard.Il tenait encore en France une place, disputée, il est vrai, mais qui pouvait lui sembler pré- poudérante.On pouvait dire que la providence se plaisait à le flatter.11 a réussi à tout, et n'a Pas été content.Sa vie n'est parvenue que rarement à l\u2019amuser un peu ; aussi le monde, qui n\u2019a na cessé de réclamer autre chose.Célèbre, il l\u2019est pour le moment ; occupé, il l\u2019a été plus ue nue, mais de rien, rapetiseant tout à sa taille.Voilà ce que tout celu tient.C'est de pre remplir médiocrement un cercueil.Il n\u2019a pas eu Je temps de se reconuaître, Dieu ne lui a Inissé le temps de mourir.Maintenant, le voilà t-être an rang de ceux qui voudralent n'uvol 1 jamais ven.des À \u2018gare e lui rner uné- railles soleniielles, were publico, \u2018* comme à Bé- ranger.\u201d our du Banc dela Maire da avc To Gata .LO.D.eroire qu'il n\u2019est pu davantage oelui de la LA POLOGNE Mehemet Ail Parks.ogmmandant en chef do armée \u2014\u20140mmeme- grande majorité les lecteurs, conservateurs _ sabot de al Bg Ar LE CANADIEN * ou libéraux, ; .1877 : Martyre aux ratacombes de Rome ; Montréal : \u2019 Un grand journal parisien annonce une Exposition de In Xocièté d'horticulture nu Palais de Crystal.\u201cLES HUMMES DE 37-98 Le major Hébert Parmi les victimes «le In grande proscription «les Acadieus se trouvaient un jeune homme du nom d'Etienne Hébert, âge do dix-huit ans, et une jeune fille de huit ans, nomméo Marie Bahin.Ils étaient tous deux de Bean-Bassin et furent transportés à hurd dus bâtiments anglais aux Etats-Unis, où Etienue Hébert passa plusieurs années au service d'un officier an- lois, Plus tard lex deux jeuttes gens se rencontraient ¢¥ =o mariaient.À l\u2019âge de vingt-huit ane, Etienne Hé- bert s'enfuyait de Baltimore et se rendait à pists à travers les bois, au Canada.Il s'établiseait à Suint-Grégoire, vis-à-vis des \u2018Trois-Rivières, et faisait venir, peu de Le discours de M.Chapleau tourmente toujours notre confrère du Canadien.Nous lisons vncore dans un do ses derniers numéros, à propos d'un article qui 3 paru dans L'Opinion Publique il y & quinze jours : M.Gélinas, de L'Opimion Publique, amure que M.Chapleau n'a parlé dans le sens ox.rimé par le National et admis por la Minerve.ta explications de ce monsieur sont une répétition de relles de lu Minerve du 3 sentunbre.Il serait important que M, Gélinas, ies rédacteurs de la Minerve et ceux du Nelional, qui tous étaient présentsù Saint-Liu, w'entendissent.Si nous croyons M.Gélinas, nous menquous de foi denis ta AÆinerce du 7 septembre et dans le National.Si c'est la version de cus derniers que nous aloptons, nous somnies forcé de penser ue M.cine n\u2019a pas été exact.el 3 dant avoir attaqué violemment M.Uk pleaw, c'est une affirmation gratuite et faite pour justifier les injures de la Minerve à notre rosse.M.Gélinas pout penser co qu\u2019il voudra ; mals Le rédacteur du Crenudien pouvait penser ce qu'il voulait du discours de l'hon.M.Chapleau, mais il n'avait pas le droit d'attribuer, surtout dans un journal, à kon, ministre dex intentions que celui-ci n'avait probablement pas.Ce rôle de censeur de M.Chapleeu n'appartient certainement pas à notre cuntière ; et, si les interprétations de quelques journaux l\u2019inquiétaient, le tact politique le plus élémentaire lui couseillait au moins, & lui simple membre du parti dont M.Chapleau est un «les chefs les plus autorisés, de se taire, et d'attendre, afin de ne parler qu'à hon escient.Lo Canadien avoue qu'il n'aumit pas d'objection à l\u2019union «les partis, en supposant que M.Chapleau ls proposht, si cette union pouvait s\u2019opérer aans concession de rincipes de la part des conservateurs.Eh | bien, que trouve t-il dans le discours de l\u2019hon, Secrétaire provincial, ou dans les nouvelle qui n'est sans vraisemblance.On soulèverait les Polonais contre la Russie, qui ne pourrait s\u2019en plaindre avec raison, puisqu'elle a soulevé les provinces danubiennes contre la Porte.\u201c Ne fais pas à autrai ce que tu ne voudrais pas que l\u2019on te fit,\u201d lui dirait-on.Voici, du reste, la nouvelle : Les patriotes polonais établis en Angleterre vieunent de fonder & Loudres une société polis tique dont le but avoué est de rétablir l'Intégrité, la liberté et l'indépendance de la Pol A Cotte association a pour titre .\u2018\u201cl' blanc.\u2018 Elle reconnaît comme le chef x pg le comte Ladislas Plater, délégué dde la Pologne.Elle considère la crise orientale comme une occasion favorable pour la délivrance de sa pe- trie et a résolu de ne dévouer énergiquement au sucoès de cette œuvre patriotique.11 ne serait point surprenant que ceci Mit le int de départ d'une insurrection qui mid I Rami dane un grave ambarres.dom.ment les Polonais, se soulevant contre log Kasses à la faveur de le guerre d'Orient, ne seraient pas plus coupables plie Rourgains, les Monténé- temps nprèe, trois de ses frères.il n\u2019a pas le droit de noun attribuer ce que nous articles de la Minerve, qui comports une grins et les Balgares so soulevant contre la Son fils, le major Hébert, hérits des H'avons pas fait.union sur un terrain différent?Si l\u2019hon.Porte.vertus et du petriutisme de son pore.[| Comme nous l'avons dit dans l\u2019article M, Chapleau et la Minerve, continuant la 1_\u2014\u2014\u2014 s'établit à Nicolet ; il était architecte et auguel lo Cunudien fait allusion, l\u2019inter- politique de Sir Cartier, voulaient \u2014Nous lisens dans le Journal des Trods-ftis eultivatenr ; c\u2019est lui qui ® construit le collége de Nicolet.C'était un homme \\ tion donnée par la Mixerve au dis cours de Saint-Lin est, à notre humble allier au parti conservateur la fraction modérée du parti libéral, le Cumadien vià ** Loa travaux de construction de la, des Trois-Rivières avancent rapidement.\u201d ha et erm, Le on 458 L\u2019OPINION PUBLIQUE 27 SEPTEMBRE 1877 La rumeur circule de nouveau, en Angleterre, que le marquis de Lorne, gendre de la Reine, doit être nommé bientôt gouverneurgénéral de ln Confédération canadienne, on remplacement de lord Duf- ferin, qui se retirorait prochainement.Ta nomination d\u2019un mombre de la famille roysle au poste de gouverneur se- rit propre à augmenter l'importance de notre pays, et À ressurrer, en même temps, les liens qui nous unissent à ls métropole.Seulement, il nous faudrait probablement en payer la façon.Tao traitement que nous fhisons actuellement à notre gouverneur ne saurait suffire pour tenir lieu de liste civile aux «leux personnages princiors qui remplacoraient lord ot Indy Dufferin, Le gouvernement impérial oflrirait pout- être de prendre à sa churgo la plus grande partie du surcroit de déponses que ce changement nécessiterait ; mais notre gouvernement tiendrait aussi, probablement, de son côté, dans l'intérêt ot pour l'honneur de la Puissanco, à refuser cet aide, \u2014\u2014-\u2014 NOS GRAVURES Nour publions le portrait de Sir Aimé Dorion et.celui de l'hon.M.Chauveau.Comme nousavons déjà donné la biographie de ces deux porsonnages, qui ont joud un grand rôle dans notre histoire, nous croyons inutile de reproduire de nouveau des détails qui sont connus de tous les lecteurs.Nous avons déjà unnoncé lu nnnination de M.Chauveau comme shérif de Montréal, et celle de M.Dorion comme chevalier anglais.L'hon.M.Chauveau est âgé de cinquante-sept ans, et Sir Aimé Doriun, de cinquante-neuf ans.Mehemet AH Pacha Commandant en chef des forces turques en Bulgarie.Allemand de naissance.Né à Magdebourg en 1829.Fils d\u2019un pauvre musicien, il s'engngea à l'âge de quinze ans, comme mousses, à bord d\u2019un vaisseau en partunce de Hambourg.Maltraité par le capitaine et l'équipage, il s\u2019évada au moment où le navire stationnait dans le Bosphore.Il fut accueilli par un riche Ture, et se fit lui-même musulman.Son patron lui fit suivre les cours de l'école militaire, Admis en 1855, il ne tardn pas à se distinguer, et il cest aujourd\u2019hui à la tête de l'armée turque de Bulgarie.Sollman Pacha Les combuts de péauts dont le défilé de Schipka est le théâtre depuis un mois, et la prise du fort de Saint-Nicolas, la position la plus redoutable qu'occupaient les Rueses dans co détilé, ont de nouveau ot- tiré l'attention sur le commandant turc qui est en train de relever d'une façon si glorieuse le sort des armées ottomuncs.Soliman Pacha est un hommie tout a fait modeste et réservé.Son quartier général ne ressemlile en aucune façon aux installations somptueuses que \" a rencontre chez beaucoup de géuéraux de moindre importance que ce chef d'armée, le plus favorisé et le plus heureux de tous les généraux su sultan.Soliman Pacha est nn homme de quarante à quarante-cinq ans, grand et bien biti; son visage est rude, bâlé ; le front est très-ridé ; il porte une barbe courte rousse et des moustaches ; il parle un peu le français.Ses manières sont extrêmement simples, et son Caupctère, qui annonce une grande confiance en lui-même, offrent des con- trasten qui le rendent plus extraordinaire.Dans les questions de détail qui touchent À l'organisation des armées, il montre une grande expérience, une perception rapide de ce qui est nécessaire à l\u2019approvisionnement, à l\u2019euvoi des munitions, en un mot # lg mise en pratique de la partie administrative que doit connaître un général en a0heFF et en même temps il semble qu'il \u201d possède d\u2019intuition toutes les qualités d'un homme né pour le eummandement, qualités qui le rendent capable d'exécuter un plan avec promptitude et succès sans se conformer à aucune des méthodes usuelles de la tactique moderne.A cet égard, je citerai comme exemple Ia rapidité ineroy- able\u2014quarante-huit heures, je croie\u2014avec laquelle il a au transporter son armée d'Andrinople à Karabunar.S'il eût adopté le ayatème que l'ou suit en général dans les autres armées, s\u2019il lui eût fallu s'en remettre, pour l\u2019exécution de ses plans, aux intendante, «quartiers-maîtres, adjudants, commissaires, etc, il lui eût été impossible de donner partout des ordres claire et puis, et d'être sûr qu\u2019ils seront exé- eu Salon de 1877: Martsre dans les cata- com A l\u2019occasion du pélerinage national à Rome, ce magnifique tableau, l'une des rwuvres les plus remarquables du Salon, est tout d'actualité.Nous avons déjà dit Je bien que nous en pensons.Nowa n'y reviendrons pas aujourd\u2019hui.Nous voulons soulement citer une magnifique page «de Mgr.Cierbet snr lew eatacombos : On a souvent essayé de décrire les catacombes ; elles out fnapiré de belles pages au génie et à la piété, Inquelle a un secret qui n'est qu'à elle pour parler de ces choses qu'il vaut encore minx sentir que peiudre.Ceux qui n'en auraient encore aucune idée, peuvent se représenter vaguement des labyrinthes souterrains, presque indes- eriptibles, dans lesquels cent chemins droits, obliques, brisés, sinueux, serpentent, se coupent où s\u2019entrelacent à l'infini, les ens impénétrables aujourd'hui, parce qu'à l'extrémité qui aboutit au sentier que vous parcourez, ils sont fermés par des nurs ou par des monceaux do terre : les autres vous ouvrant À droite et à gauche, des profondeurs incounues, où les pas des visiteurs n'osent se hasarder ; tout cela plein de tombeaux, de la poussière des vieux siècles, de recoins étranges, d'histoires tragiques, de sorte que ces lieux, avec les mille plis et replis de leurs sentiers et de leurs mystères, conviennent très- bien pour être des quinis de la mort, qui est si pleine elle-même de surprises, de secrets terribles, et qui suit souvent, pour frapper ses coups, des routes aussi tortueuses.De chaque côté de ces corridors, on a prati- qe dans le mur, pour y déposer les cadavres, es espèces de niches oblongues, placées horizontalement ; elles sont superposées les unes aux auties, de manière à former deux ou trois rangs de sépulcres, parfois six ou sept, et même jus- u'à douze dans les endroits où l'on a travaillé ts des couches de tuf plus hautes.On dirait les rayons d'une bibliothèque où la mort rangeait sex «euvres.Lorsqu'un corps avait été confié à une de ces niches, on la fermait avec des briques, des pierres ou des plaques de marbre.Assez souvent les ouvriers fermaient l\u2019entrée d\u2019un corridor Lout entier, en même temps qu'ils en creusaient d'autres : la terre provenant des nouvelles galeries, servait à clore quelques-unes de celles où les morts étaient nu complet, comme on ferme la porte d'un grenier où l\u2019on a entassé autant d\u2019épis qu'il en peut conteuir.Plusieurs ont été houchées beaucoup plus plus tard, soit par des éboulements, soit dessein, par mesure de pru-lence où de nécessité.Lorsqu'on ouvre un corridor qui n\u2019a encore été exploré, ou reporte quelquefois les déblais à l'entrée de ceux d\u2019où l'on a retiré les saintes reliques, de sorte que ceux-ci, après avoir été fermés autrefois, parce qu'ils étaient pleins, sont fermés de nouveau, parce qu'ils sont vides.Ces gsleries mortuaires sont en géuéral étroites, l\u2019air y est épais et lourd, et le terrain presque partout exempt d'humidité.De temps en temps, l'espace s\u2019élargit, et vous rexpirez plus à l'aise en arrivant à des chambres sépulcrales, à des chapelles qui conservent encore des peintures antiques, ¢t quelquefois à un baptistère.Dans plusieurs de ces cimetières, il y avait, de distance en distance, des soupiraux carrés, qui faisaient pénétrer un peu de lumière dans quelques chambres de ls Rome souterraine.Une visite aux catacombes fait un effet solennel et profond.On ne peut rencontrer nulle past une ausssi vive apparition des premiers Ages u christianisme.La source d\u2019eau de l'antique baptistère, préservée de tont usage profane, coule toujours pure comme la grâce dont elle'est l\u2019em- bléme, Cette longue file do flambeaux, portés par les visiteurs qui, dans ces étroites galeries, mar- vhent à la suite l'un de l'autre, fgure assez bien les processions qu\u2019y faisaient les premiers chrétiens, lorsqu\u2019ils y rapportalent e corps d\u2019un martyr, ou qu\u2019ils y célébraient quelque autre te.1\u2019Exposition d\u2019Horticultare de Montréal Cette exposition qui a eu lieu, dans le cours de la dernière semaine, dans le Palais de Crystal, sous le patronage de notre Société d\u2019horticulture, a obtenu un succès complet.Ello l'emporte sur toutes les expositions précédentes.Une foule nombreuse n visité le Palais pendant les trois jours.Nous donnons une vue de l'édifice, qui présentait un coup-d'œil magnifique.Bir Wim, B.Richards Juge-en-chef de ln Cour Suprême d'Ottawa.Vient d\u2019être nommé chevalier en même temps que l\u2019hon.M.Dorion.Né à Hrockville, Haut-Canada, en 1815, Regu avocat en 1837.Elu député du comté de Leeds, en 1849, comme partisan du minis- tore Lafontaine-Balüwin.Fit partio du ministdre Hincks-Morin en 1851, comme procureur-général pour le Haut-Canada.\u2018ommé juge on 1853, juge-en-chef de la Cour d'Appel en 1868 à la place del'hon, M.Draper, démissionnaire, Deux de ses frères sont avocats et conseils de la Reine, \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014r M.Frédéric Gaillamlet, dont les opinions républicaines aont bien connues, se prononce, duns su dernitre correspondance au Courrier des Ftatw-Unis, pour le gouvernement ot la politique du maréchal MacMahon, qu'il avait combattus jusqu'ici.Ti déclare que M.Thiers étant mort, les républicains modérés ne doivont plus faire partie de la coalition des Gauches, II ne veut pas de M, Grévy ni de M.Gambetta.\u2014 CHAUVEAU L'hon.M.Chauvesu est arrivé i Montréal, où il doit prendre immédiatement possession de sa nouvelle charge.À l'ucca- sion de son départ de la capitale, I'honorable monsieur n été l'objet d'une démonstration flatteuse pour lui, de la part de l\u2019Institut-Canadien de Québec.Nous lisons à ce sujet duns le Journal On a pu voir, dans notre numéro d'hier, que l'Institut-Canadien de Québec à présenté, mer- eredi, une chaleureuse adresse d\u2019adieux à l'hon.M.Chanveau, à l'occasion de son départ de Qué- bee pour Montréal, où il est maintenant installé comme shérif, L'Institut a noblement compris son rôle en prenant l\u2019initiative, et sa voix, en cette circonstance, comme toujours, à été un écho fidèle de toute Ia population de Québec.Le départ de M.Chauveau d'au milieu de nous forme un vide diffici L'HON.M, icile à rombler.Cet honorable monsieur avait, depuis longtemps, identifié son existence avec Québec, et il était notre orgueil dans toutes nos grandes démonstiations publiques, lorsqu'il avait à représenter, comme orateur ou autrement, l'élément canadien-français.L'honorable M.Chauveau resters une de nos gloires québecquoises les plus pures, et son départ a créé une profonde émotion de regret général.\u2014\u2014.\u2014 A UNE JEUNE FILLE A MFP Sois béni, ango d'un autre monde, sois à jamais béni! La vertu brille sur ton front, la bonté sourit sur tes lèvres, l\u2019innocence t'entoure comme une robe imma- eulée.Tu ne connais pas encore le monile dans son abjection, et cependant, devant le mal tu rougis et tu trembles: tu trembles comme la sensitive sous la main qui te touche, sans comprendre ct sans savoir pourquoi.Conserve ta vertu, jeune fille, conserve- la comine un arôme dans no-vase de crys tal ; sois pure et ne te hâte pas de savoir, car la ncienco qui voit le chérubin déployer ses ailes d\u2019or, voit aussi le ver qui rampe sur la corolle des fleurs.La science, c\u2019est le siècle, et qu\u2019a-t-il produit ce siècle de lumière ?le sarcasme contre ce qui est bon et sacré.Le génie rencontre lui aussi les écueils de la pensée, le pouvoir, le terme de sa puissance; toi seule, jeune fille, portée sur Iaile de ta vertu, tu peux aller, dans un vol sublime, do la terre aux anges, et des anges à Dieu.Le siècle le veut ninsi : à quinze ans, on est érudit ; À vingt, politique ; à vingt- cinq, philosophe ; Ia vertu ost flétrie par tous les âges, et le repontir, qui n'est plus l'innocence, ne plane que sur le lit de mort.Mais toi, conserve ta vertu, et tu feras plus avec elle que les capitaines et les jurisconsultes avec la plume, la parole et l'épée.J'ai entendu le prêtre, du haut de la chaire de vérité, prononcer sur un auditoire en larmes le jugement de Dieu, me destiner au feu comme une ivriie até- rile, et mon cœur no s\u2019est pas ému ; et, loraque l\u2019ubole s'échappe de ta main, je pleure avec le mendiant qui te romercie, et mon cœur fait un effort vers In vertu.L'homine vaine par l'épée, il fonde par Is parole, il s'illustre par la lyre ; la vertu seule subsiste d'elle-même comme la fleur qui vit dans l'atmosphère de son propre parfum.Sa substance est aa force, elle est tout À la fois le voyageur fatigué qui demande un abri, et le toit qui l\u2019accueille ; elle se contemple et alle est heureuse, elle s'abreuve d'elle-même et elle n\u2019a plus soif, elle se parle daus le secret de la solitude et elle parle à Dieu ! C\u2019est son privilége, qu\u2019elle puisse se donner «ans se manquer à clle-même, et consoler l'homme du trône saus sortir de won recueillement.Personne ne peut blasphémer cette vor- tu qui brille en toi, jeune fille ; quand on a voulu la ternir, les paroles ont flétri los lèvres qui lea prononçaient, et le dernier des Brutus, ne pouvant attacher à son front lo stigmate do lu honte, mais voulant cependant la ravaler, ne put que nier son existence.[vres de sang et de ruines, des hommes sont apparus ; ils se sont élevés sur le trône de leur despotisme et ils ont dit : \u2018 La propriété c'est le vol: Dieu c\u2019est, le mal ; la vertu ce n\u2019est rien, la raison c'est tout.\u201d Maia ta vertu est apparue, enfant ; elle s\u2019est levée armée d'un fouet vengeur, et comme un autre Christ, elle a chassé du temple ces vendeurs des choses saintes ; ello a fait descendre la Raison de son autel infâme, et toute rayonnante «le la lumière du ciel, elle à reçu les hommages ot l'admiration de la terre, Sois pure, donce incssagère du ciel, sois pure comme les anges tes frères, et dans cet oubli de toi-même, la foule re prosternera avec un sentiment de religion : peut- être, hélas \u2018s\u2019éloignera-t-elle d'abord pendant de longs.longs.jours.mai toute meurtrie, toute souillée de son sang et de la poussière du chemin, elle reviendra, à l'ombre de tes ailes, se retremper dans la foi, l\u2019espérance et l'amour.(\u2018ar le cœur de l\u2019homme est large et profond, un océan de larmes ne peut épuiser ce qu\u2019il contient d'amertume, et une éternité des joies de la terre ne vaut pas un seul de ses tressaillements au son d\u2019une voix amie.L'homme s\u2019enivrera loin de toi de tous les plaisirs du monde, mais d'une haleine il épuisera cette eau courante, d'un soupir il exhalera ce que lui auront laixeé de souve- pir les choses qui passent ; toujours il reviendra s'asseoir près de ta vertu, ear elle seule est inépuisable.puisque elle seule se renouvelle dans le sein de la Trinité.Sois forte, enfant, sois forte contre le mal, forte contre toi-même, et quand ton étoile se lèvera pour aimer et briller, que sa lumière ne tombe que «lans un cœur purifié par la prière ; et si le\u2019 ciel met sur ton chemin un frère dont les yeux rougis te disent qu'il a pleuré quelques égarements pnesés, dont le front pâli te révèle qu\u2019il a connu la solitude et la vraie science, alors va & son côté, met ta main dans sa main et cheminez sous l'œil de Dieu.AUGUSTE OUVRARD.Québec, 16 juillet 1877.\"mm \u2014 Souvenirs «iu trente et quarante qui me reviennent en méinoire en passant par Monaco.On sait qu\u2019à Hambourg il y n des eaux excel lentes pour l'estomac.Un jour, des joueurs causaient avec animation, sous le péristyle, de la rouge, de la noire, de la couleur et de l'inverse, ete.Un Anglais s'approche et dit à l\u2019un d'eux : \u2014IL y a des eaux ici ?\u2014Des eaux ?est-ce que je sais, moi ! TI renouvelle sa question à un autre : \u2014Des eaux ! oui, je crois qu'il y a des eaux.\u2014Et pourriez-vous me dire quelle est leur vertu ?demanda-t-il à plusieurs personnes, sans pouvoir obtenir un mot de réponse.\u2014Leur vertu, monsieur, lui répond enfin un vieux joueur des plus râpés, c'est de vous guérir radicalement de la fortune la plus invétérée * AVIS AUX DAMES, Le sousaigné informe Tespectueusement les Dames de la villa et de ln campagne, qu\u2019elles trouveront à son magasin de détail, No.196, rue St.Laurent, le meilleur assortiment de Plumes d'Antracher et de Vautonrs, de toutes couleurs ; aussi, réparages de Plumes «le toutes sortes exécutés avec le plus grand soin, et Plumes teintes sur échantillon sous le plus court délai ; Gants nettoyés et teints noïra seulement.J.H.LxsLanc, Atelier : 547, rue Craig. - 459 LS} a K in ?# wb ali sc y I = = D LA) qe i k a ACER Se M.P.P.> gr 2e i {) ZF 2 MW te ! 1 adh > Gh ci] V N b\\ or TR fy A y ® SIN SNS À = N S \u2018A 7 SN NN aN ON oN N AY Es N N = = XR SSH Se À \\ AY; 3 NN Ses SES AN SSS ANNAN 08 vi = vo xX RSS ESS SE se 3% A 7e y WN a ma ES Le ; AF 3X N se ce CTO SY 38 :\u2014LE MAJOR HEBERT, a; + 0 Te RS | ak je ae N\\ as ok } \u201d 2 Se æ W NN Ÿ S Ne FY 3 À AS S S va 3 a a DN N a ESS 2 = = S WN \\ S A N ESA RS RR NX # pi A 3 3 ss) Ta LES HOMMES DE 87.k \u2018 TS ¥ Ww | 88 k ex\u201d = ' ?p= = LA oN y 0 Se OR RE 5 Rpts = = = =, > s 2 = 7 x 2 i % \u2014== a * NS NS iS NN ÈS a === ==.- LA M ES ° a) ¥ = J & N cs ras Li L\u2019OPINION PUBLIQUE = EEE ATTAQUE CONIRE LA POSITION RUSSE AU DÉFILÉ DE SHIPKA À i = Ci {aS MUA ZZ LE NOUVEAU SHERIF OR MONTREAL Uri y .4 Pq A i # aie VE i TO = J 2 AUVEAU sé pv N kn 14 Se a 7 bp 9 7) SA (# ADS / J.0.CH LA) 7 ÿ Ÿ 1 sd v/ A En 4, a Na LS LS A Til (Hii ! M 7 Pa \u201cRY .; 2 7 Lv How, P.2 Ex i! ee Er ee 2 Ried Ww \u2019 4 da, = ss EE == = kau i} vy = = = = Eee \u2014 EE rss il ' 4 .ht) Le NK A É _ = == E = x ++ dd id A di + 71 k v a 27 SErrenpre 1877 = = a == HE = AT A NS < TH = = = ! \u2014 li I ho nial ff mg 460 L'OPINION PUBLIQUE 27 Septeupes 1877 UN CRITIQUE A L'ÉCOLE Dans la Revue Canadienne dn mols de juillet dernier, un M.J.O.Fontaine consacre douze à Francois de Bienville et au Chevalier de \u2019ornsz, Bien qu'il ne soit guère d'usage que l'écrivain réponde au critique, l'auteur doit cependant protester quelquefois en faveur de son œuvre, lorsqu'il ls voit malhonnêtement ioter- prétée, Jorsqu'il constate chez son juge autant de manvaise ful que d'incompétence.Alors, lo travailleur doit mettre le public en garde contre des jugements dictés par l'impuissance, et rendus avec une malveillunce évidente.Au reste, il est tempa que le publie fasse connaissance avec les capacités littéraires de M.Fontaine, et qu\u2019il décide, en dernière instance, si ce nouvel Aris terque à bien les qualités requises pour éclairer la foule sur ls plus ou moins de mérite des ouvrages que nous lui offrons.La première qualité, la grande vertu du ori.tique, c\u2019est la bonne foi.Or, M.J.O.Fontaine en manque au point, non-seulement de donner à certaines de mes phrases ane interprétation contraire au sens qu'elles offrent naturellement à l'esprit, mais encore au point de falsifier les wots mémes, afin d'avoir matière à eritiquer.Ainsi, d\u2019abord, il me fait faire la leçon à Mgr.de Laval qui dut défendre aux P° femmes de son temps de venir à l\u2019église les épaules et les bras nus, quand il est évident à celui qui veut lire sans arrière-ponsée, la phrase dont le wens est ainsi dénaturé, que je ne saurais avoir une aussi absurde prétention, Allant plus loin encore, il me rend personnellement responsable d\u2019une sortie, d'une gasconnade du chevalier de Mornac à propos du mariuge, et il en profite ur me lancer une diatribe des plus déplacées.oici ce que je fais dire par Mornac à 23 cousine : \u201c En ma qualité de garçon, de militaire et de mauvais sujet (j'avoue, ajoute Mornac, ce défaut en toute sincérité de cœur), j'ai pu remar- marquer, moi, que le nombre des muriuges malheureux est cn yant pour ceux qui songent à a'aventurer .oe Jjirilleux état, etc, ete, ete.\u201d Et, bi ue Mile de Richecourt ajoute, comme correctif, quelques lignes plus Join : * Parlez pour vous seul, je vous en prie,\u201d ce bon M.Fontaine se voile la face à l'instar de Tartufe en s'écriant d\u2019un air béct : * Dieu ! monsieur l'auteur, parlez pour votre héros qui n'est qu'un drôle, parles pour les quatre-vingt-diz centièmes du monde que vous connaissez (Comme ceci est honnête pour mes connaissances !) mais, de grâce, n\u2019ullez an- del, etc.\u201d Et lh-Wlesaus, il va jusqu'à dire que \u201cle personnage le plus désagréable est l'auteur Tuismême, et que, chaque fois qu'il paraît en scène, un peut w'attendre aquelque chose de choquant.\u201d Eh! muis, estimable M.Fontaine, depuis quand un auteur est-il mis personnellement en cause par les paroles que proférent les personnages dont il étudie le caractère duns Une œuvre littéraire?Molière et Racine, en tant que ei- toyens, doivent-ile porter la responsabilité des faite et gestes de Tartufe, de dou Juan et de Plèdare ?*\u2014Ainis, allez-vous vous écrier, ce ne sont pas là des gens qu'ils avaient l'intention de proposer pour modèles 1\u2014Non, certes, et bien que Molière ait encore peint don Juan avec des couleurs asvesz séduisantes, il est évident Qu'il n'a pas eu l'intention de l'offrir en exemple Tuo sux bonuêtes gens, pas plas que je n'ai voulu\u2014 bien que vous l\u2019insinuiez\u2014faire de Mornac un à ur modèle, Eh | non, pauvre Li.oh !non.Horned vient de l'avouer lai- mêtme\u2014est militaire, un peu mauvais sujet, gascon, hâhleur, tapageur, ruais au fond, bon enfant.En dévelopyant ce caractère, je n'ai pas prétendu en faire un modèle, un perangon de Vertu, j'ai voulu peindre un cadet de famille, an geniillätre du 17e siècie (Le grand siècle clus- sique, M.Fontaine) comme il y en avait tant en Europe, et comme il en vint si souvent du reste, aux colonies à cette épogtie\u2014oe dont vous avez vous convaincre eu lisant LaHontau, ranquet et les œuvres manuscrites et impri- primées de ceux qui nous ont lalseé des mémoires iutimes sar la Nouvelle-France.Si vous aviez pris la peine d'étudier ces pages curieuses, qui sont les sources où va puiser l'historien, vous auries appris, monsieur, qu\u2019il ne venait pas veulement slors au Canada des inissionnaires, des religieuses ot des gune d'église, mais aussi des militaires ayant les mêmes qualités et les mémes défauts qui ont toujours carnctérisé les orre.A propos de l'accusation de l que vous luissez planer sur mes livres, puisque vous proposez Walter Suott pour modèle aux roman- elers canadiens, je vous mets au défi de citer dans mes écrits un épinode aussi cru que celui de In lutte entre Rebecca et le Templier, dans Lvanhoë, vu que le sujet qui fait l'intrigue de la Prison d'Edimbourg.Pourtant, les œuvres de Walter Scott\u2014que nous croyons connnitre aussi bien que vous, M Fontaine\u2014n'ont jamais été tazées d'immorslité par les grande critiques européens, et se lisent dans les familles prgialoes les plus puritaines.Et, chacun sait où les ze rents sout sévères en Angleterre au sujet lectures qu'ils permettent à leurs enfants.Ce qui inet le comble à votre inauvaise foi, est que, non content de relever juelques-unse des trop nombreuses négligences de style que je reconnais bien volontiers se trouver dens mes dorita\u2014et je vous assure que j'en compte bien plus que vous n'en eves remarquées-\u2014c'est que, je vousalles jusqu'à falsifier mon texte pour avoir l'occasion de vortir votre martinet de pédant maître d'école.Dans mon portrait de eouligues deux fois le mot antique dans le méme phrase.Or, en suivaut le texte de l'onvraze, avec les yeux d'un homme dé bien, vous liriez : ** Encadré par ces boucles luxurlentes et soy- uses, le galbe ovale de son vi au teint digne de la plus fraiche blonde, ressortait aiusl que la bleuche Agurine des cames antiques éclate sur lo fond bruni qui ls fait si bien voloir.Sous le front, un peu plus haut que ne le veut ls sta- tusire classique, etn.\u201d \u2014 classiqws, entendez- vous, monsieur Ÿ et non pas antique comme vous vae le faites répéter en soulignant le mot avec lutention.Est-ce là le fait d\u2019un écrivain qui veut être respeoté ?Après avoir montré au public quelle confisuce il doit avoir en votre honuêteté de critique, voyons un peu muintenant ce que vous êtes comme écrivain.Aussi bien suis-je conteut de n'avoir plus A me mettre en cause, ces sortes do plaidoyers étant toujours désagréables.Nous wallous plus nous occuper que de vous ; co sera peut-être plus siousant pour tout le monde.Mais, avant de chercher si vous les autres qualités que doit avoir le vrai critique\u2014 celui dont le jugement en impose à bon droit\u2014 voyons un peu par quelles transitions vous avez dû passer avant de ren Aristarque.Nous y tronverons, je crois, matière à nous égayer un u.Comme beaucoup d'autres débutants, M.Fon- toine à tout d'abord voulu grimper jusqu'au Parunsse et y faire la cour aux Muses dans ua langage rhythiaique rimé et fleuri.J'aite bonheur\u2018le posséder l\u2019une des productions poétiques de M.J.O.Fontaine.Comme disait M.Pra- d'homme, cs morceau est le plus beau jour de me vie.Cela s'appelle : Le vieil Acadien, J'ai trop joui en lisant cette élucubration pour ne pes touir à faire partager mon plaisir aux diiet- ntl.La pièce ayant cent soixaute-quatorze vers, je ne pourrai certes la citer en entier.Jo ms contenterai\u2014et le lecteur en aura bien ussex\u2014de faire entendre les plus belles notes de cette intéressante mélodic.\u2014Silence ! Frémissant d'inspiration, le poëte prend ss lyre, et, de sa plus belle voix, entonne sa mélopée : Les bale ebéissant (7) au souffle de l'autormao, Détasbalent de leurs fronts leur rlante coureane.L'autan ce déchainait sur los flute écumeus, Et des nuages nuire oaveluppaient les ojeux.À ce début orageux, vous croyez, n'est-ce Joe vous allez assister à quelque cataclysme, et éjà vous vous bouchez les oreilles pour ne pas entendre le fracas épouvantable de l'ouragan.Ne craignes ; rien la voix du barde s\u2019adoucit soudain, et il continue péaniseismo : Le silence régnait dans In verte Acadie.- Un bomine, paraîesant au déclin de In vie, Seul, erruit leutement d ns ce fundbre lieu, Vous admirez, comme moi, n'est-ce pas, l'harmonie des couleurs de ce paysage d'automne : la riante couronne des bois, ln verte Acadie, et ces funèbres lieux.Mais voici venir le personnage important de lu pièce.Regarlef le bonhomme, et vouez-lui une admiration éternelle : Son sir mourast annocee un éourment douloureux.Ce tourmens douloureux excite singulièrement ma gaietd, Ses membres écharuée décèlent (7) ia conffrance, Mails nur sun Inge front se lit l'intelligence.Tantôt\u2014des pleurs brâlants glissaïsot de sa paupière, tôt_\u2014ses yeux languient éolairs de lumière (1) Je recommande les éclaire de lumière aux physiciens ; c'est uno découverte toute fraiche et dont lu nouveauté ne peut manquer d'exciter l'admiration des savants ! Cet auguste vieillard, Comme sous le polds d'un sonvenir herribie, ceunrel frémit, s'agite, ot d'une voix terrible 1! prufère soudain une Impebcative : Mule ts religion qui rigne eur sos dame La oalme st dans sue cur répasd un donx distemse.Dans le fond, c\u2019est un bon visux | Ce brave\u2019 homme qui porte la foudrs dane sa téte a bien le droit d'être uu peu fatigué.Aussi, s\u2019assied.il rescsen,s000 0000 000E l\u2019hümble et froide Oh (7) Jeuna ii déposa les restes de son } Qui est jeune, le fils, la pierre ou le bonhomme ?Mystère ! Mais écoutons, voici que le fare vieuz se met & pleurer ; respect à sa dou- ur t, le vieillard exhainat ses dnalears Jo Too parsodrs des our de vain cutèrne (ed, MK.Fox: Bells comine une fleur conla dans l'invscence.[tains.) Dieidément, oe vieillard a été élevé dans les bons principes.El parle très-naïvement de ses doux souvenirs d\u2019enfance, quand {i se reposait aur le foyer antigue, et quand aves ses bonnes gens de parents 6: \u2026 des plaisirs, des rêves du bonheur, Rêves, hôlus ! déque et que sulvit Vherrewr (f.) Quclaustols mon ayeul d'une voix tremblnttante sit sos ombuts et ou valeur puissants.Pardon à ce vieux brave, mais voilà une valeur puissamment ohevillée, bleu que la rime tombe en faiblesse.Mais suivons le vieux, pus l'aïeul, mais le premier vieillard, celui qui seit ai bien lanoer des éolairs de lumière : ai vu 008 Vieux riants sous les ja m'ameenis joyeux pe mes fad a Ezcuses.mol, oi j'ose m'exprimer ainei, mais c'est un vrai jeu de taupe auquel vous vous livres là, sous ces gasons, et c\u2019est peut-être à est étrange amusement que l'améeur de vos (3 M.Fontaine, aussi releton des vieux de la verte Acadie, à contracté cette mavople lttéraire qui fait qu\u2019il ay voit guère plus loin que Is bout de son nez.Votre manière de ramer en 0e tempe- là différait sussi beaucoup de celle d'aujour- Jeanne de Richecourt, portrait que vous vous d'hui : womplaises à montrer comme aussi ridicule que Neus fragpions 'aviren sur la vague pialetive.ceux dus à Gauthier et à Cherbulies\u2014je né me trouve pas en trop mauvaise compagnie-vous Après nous avoir un inotant égayés per cos > souvenirs risats, lo vieil Acsdien se remet à Lrailler : 0 coups de la vie | Ah! que tu fas trempense.Jadis sur cette plage, use jencesse ardeate, Espoir des jours faturs, s'accroissatt te, Bt plus tard, répondes, nendres de ces tombaaux, Auchires, répondez, par quals crimes nouveaux.vrareson0suse0OsOsPO0DS0SDESSAUS0SONOED0C 000000 Toi, le barde, enroué par l'émotion, tousse, et nous perdons le reste de sa phrase ot de ea pennée ai et puis, il reprend son étonnante improvisation : Vous coupables, great Dieu pardonnez ma démence, Vous fêtes des hôrus, toujours plains de vaillanos.Voilà des héros qui ne cessent au moins de suer leur bravoure par tous les pores.Co sont bien là de vrais braves à nuatre poils | La voix du trouvère s\u2019attendrit subitement encore, et l'émotion nous gague malgré nous : Ma mère, mon soul bien, me tenait ombrassé.Un soldat l'apergult, 18 en est offense (7 1) Le mal-appris ! \u201cQuitte ton Als, \u201d dit-il d'une voix menaçant MS does pis a prosterce Treat Fichuat dy le Jéohir Par ose ore , ur and eden par un souriie afvens, Marrache me tive les larmes des yeux ! M'srrashe brusquement st me Jette loin d'slle.Et déjà dune ua main son épée étinoulie.Plus prompie que l'éclair vols entre nous, Pour te sauver au moins en 16cevant $64 coupe.L'assasein, les victimes et l'é sont tellement enchevétréy dauw cette mêlée, qu'on ne saît trop ni qui frappe ni qui est frappé.Le féroce ev hurlant : * C'est ton heure dernière, + Mon glaiee to fors rouler duns In pouseiére.\u201d Il is frappe.La poussière, naturellement.Il da frappe.Æile expire en marmurnat adieu.Dés 6e jour la bonheur pour moi s'évanouit, Le veut de l'Intortune et m* et me suit.Male 1us mère, son sorps où l'ant-il déposé ! Aux vantonrs férorants o-t-11 616 Inissé 1 Ou des l'amés : peut-être aussi dans l'onde ! Jen frémis, c'en eat trop! la rage en mon cœur Lei le bonhomme devient méchant, méchant, et montre le poivg à l'Anglais, Peuple, tigre altéré que charme la douleur {#) Race qui fui toujours à l'honneur infdèle (1) Puisse tout l\u2019anivers contre toi se liguer.Et tes prupres enfante entre eux se déchirer, Be baigner dans leur sang, se ruer sur tes villes, Porter un fer sanglant nu sein de tes familles, Anéantir onñn les populations, Cette imprécation me rappelle celle de Camille, à cette différence près pourtaut que le get Corneille est un peu plus classique que .J.0.Fontaine.Aprèe avoir fait de la rébellion en parole, le vieux brave se calme subitement, et finit par parler comme un bon conservateur : Malheareux ! le Très-Haut \u20ac partonne l'aifense, Auxgluls, Je vous pardoune & mon dernier soupir : Ce n'est qu'en purdonsant gu'un chrétien doit mourir.Ce qui étoune le plus dans cette étourdis- saute production, c'est l'art a: ec lequel le poète & pu se maintenir toujours à la même hauteur, depuis le commencement jusqu'à la fin de sou me.M.Fontaiue, au nom de tous les écrivains canadiens, je vous remercie de nous avoir donué cette œuvre qui fera nos délices pendant bien des heures encore.Après avoir essuyé nos yeux voilés par les larmes de plaisir que ses vers nous ont fait verser, voyons Insintenant ce que peut valuir le prose 4 M.J.O.Fontaine.Averti sans doute par quelque ami charitable que la poésie n\u2019était le fait de sa nature, M.Fontaine s\u2019est jeté pret Ia prose, manière de s'exprimer plus la portée du commun des mortels.Je ne connais ue trois of los de M.Fontaine : une con- érence publide dans l'Annuaire de l\u2019Institut- Canadien et intitulée : Lu corvée des Fileuxes ; un Essa sur le manonis godt dans la Liltératur: canadienne ; enfin, un article aur deux de mes romans.Ajoutées aux'huit où neuf ue forme lo Vieil (oadion, les œuvres L M.ontalue uvent faire au plus querante-cing pages bien Druide, Or, ne quatres romans biforiques uyant, réunis, de quinze cents pages, savez-vour, M.ontafas, qu'il y aurait une curieuse comparaison à Paire entre vos ouvrages et les miens au point de vue des écarts de style, de je et de grammaire \u2014de maire surtout \u2014 qu'ils peuvent contenir ! Mais d\u2019abord, comme ce farceur\u2014gros gaillard qui était pigroqué en duel par un personnage des plus fréles\u2014n'au- Puis-je pas le droit de vous dire : \u2018 Halte-là ! mon ami ; ssves-vous bien que pour que la partie fût égale entre nous, il me faudrait tracer ser ma poitrine un cercle dont le diamètre n\u2019excéderait pes l'exiguité de votre personne, et que toux vos coupe qui porteraient en dehors du eercle passent ne point compter } \u201d Eh Bleus M.Fontaine, malgré l'étrange dis roportion de ce duel littéraire, croyéz- vous que k n\u2019hésiterais nullement à l'accepter t Et pourtant je ne pose ni en juge ni en critique, moi, et mon métier n\u2019est pas de donner des pensums aux écrivains de mon tewpe et de dépouiller leurs livres de la vermine grammaticale qu'ils vent renfermer.Je n\u2019a pas comme vous, prétention de posséder ma langue mieux que personne.Mon Dieu, non, J\" de mon mieux des livres que jo m'efforce du rendre intéressants et utiles, et dans lesquels je n\u2019insulte ni ne calomnie personne.Puisque vous t'y aves contraint, je m'en vals faire pasa] quelque eu l\u2019échenillage de vcs plates-bandes afin de voir si je n'y rencontrerai pas quelques-uns de ces insectes maifaisants que vous aimes tant trouver dans les jardins d'autrui.C'est un métier qui me répugne affreusement ; mais enfu j'en serai quitte pour ms laver les mains immédiatement a; rne recommencer de sitôt.pris, pour pes de d'abord sur moi d'inviter Les cu- Dooce veillés des Fileuses.Dès Ia seconde phrase se trouve cinq fois le mot leur avec force équivoque.\u2018 Un de leurs frères d'exil, un prêtre, M.Brault, vint les re.Joindre plus tard et Zewr inapire cet esprit d'u- nfon, cet emour des vieilles coutumes et de la vie patriarcale de leurs pères, que l\u2019on retrouve encore ches leurs descendants et Qui leur conserve une physionomie distinctive Jusqu'à ce Jour.\" h ai La phrase suit n'est moins ; \u201c* \u2018Toutefois les traditions vafuiblixene 5; vieillards qui avelent connu les anciens bannig et dont les récits nourrissnient (pardon, M.Fontaine, c'est entretenait qu'il faudrait ie) ches leurs enfants le culte du passé.\u201d La phrase qui vient ensuite renferme une faute mmaire : * Enfant de le Nouvelle.Acadie, j'ai voulu esquisser un tableau de ces mosurs taives, j'ai vouln Jeprodaire l'une des scènes les plas attrayantes dout j'ai été témoin \u201d (dout j'aie été témoia).sy \" Los deux lignes snivantes contiennent une jolie neivetd à \u201c poutre rendrals de décrire les a Nouvelle-Acadie, ai je Lots Eu foire voir par mes A pe poxeie Bi je ne suis guêre édifié de l'incorrection des phrases qui précédent, ji dois ajouter que je suis tout à fuit scandalisé l\u2019immoralité de celle.où : \u201c À leurs rouets sont assises les voisines, vêtues de la jure de droguet et du mantelet de tiritaine, et l'on voit de charmants winois de jeunes filles sous cet agreste vêtement.\u201d Or ça critique moral qui vous complaisez tant à trouver des dquivoques grivoises dans les écrits des autres, que diable votre vertuenx regard va-t-il charolier sous ces agrestes vêtements de jeunes es M.Fontaine nous présente ses Sleuses avec cette élégance do langage qui rappelle celle du grand sicele : ** Voici Mélina à Charles & Char.lot, Julienne & Monan Bonan, Baboche & Pierre à Pierre à Pierriche à Pierre à la veuve, le Louise à Jos à Jos, Marie-Louiss à David à Charlot-Claude,\u201d Cette manière de désigner, dans le village qui vous a vu naitre\u2014vous n'sccuserez pas du moins cette tournure de romantisine\u2014peut être vraie dans la verte Acadie ; mais dans la république des lettres, où l'on aime peu l\u2019accumuls- tion burlesque des noms et des titres, cette manière de nommer les geus est ridicule, D'ailleurs, on ne saurait, en matière d'art, dire ou montrer tout ce qui est dans la nature.Vol.taire\u2014un classique, celui-là, et qui a bien autrement de péchés à se reprocher que le plus échevelé des romautiques.\u2014Voltaire \u2018\u2018 expliquait drôlement à ce sujet que bien que tout fût dune la nature et lui aussi, il croirait pourtant malséant de montrer tout ce qui était dans la sienne.\u201d (1) Exemple de phrases zoal bâties : \u2018\u2019 Le cavalier d'Angèle & Fanfan\u2014(M.Fontaine aifec- tionne le style simple) \u2014doit fuire la grande demande aux parents mercredi prochain ; samedi l\u2019on mettra les bancs à l\u2019église, et la noce sera aplendide à faire mourir ss amies (les ainies de 18 noce 1) de jalousie : cent invités ; un cortége de cinquante voitures, cé l\u2019on danser durant trois jours.Quoiqu'il fut\u2014(faute de grammaire, maître Fontaine) \u2014mieux, disent les commères, de penser à mettre du pain dans la huche des nouveaux mariés.\u201d L'éruivoque grammatiealo est le faible de M.Fontaine.Eu voici encore une en paasant : \u201c* Est-ce faute, après tout, si les jeunes gens en délaiszent tant d\u2019autres pour papillonner autour d'alle ©\u2019 Je cueille sur mon chemin un autre bouquet de fines fleurs et j'en aspire les subtils parfums avec un plaisir indicible : On ainsi toute le jeunesse en revue, et les vieilles filles sont impitoyables dans ls critique de ces plaisirs qu'elles regrettent encore et dont l'âge les a sevrées (1).Saus pitié surtout pour lu moindre faiblesse est In brane Zoé, cette grande desséchée dont la lèvre aupérieure est ornée d\u2019une demi-mouslache (1) dont ces fins renards de garçons ont tronvé les charmes trop verte (111) et qui a déjà vu cinquante prin- temps.\u201d Vous reprochez aux romantiques de faire des portraits trop maniérés, trop léchés ; eh ! bien Fr vous concède, M, Fontaine, que les vôtres sont tout ce qu\u2019il y a de plus simple.Votre vieillard dont Pair mourant annonce un tourment douloureux, ot qui lance des éclairs de lumière, votre grande desséchée de Zoé qui, avec «a demi-moustache et ses charmes trop verts (elle a done commencé à moisie ?) vient d'être sevrée à l'âge de cinquante\u2019 ans, sont parfaitement ré- seis, Vou un grand portraitiste, M.Fontaine Je ne puis résister au plaisir de citer aussi on entier un autre épisods presque aussi touchant, aussi sublime que celui du meurtre de le mère du Jeune Acadien : .\u2018* Trente années se sont écoulées.Ursule n'a plus cette fraîcheur, cette beauté qu'elle avait apportées à son mari avec ses viogt printemps, mais l\u2019infortane à gravé sur ses traits des marques douloureuses (ce sont done alors des blessures, des plaiss non cioatrisées 1) que le bonheur n\u2019effacera pas Un jour, pendant qu'elle erre daus la prairie sur les bords du ru alle voit s\u2019avanour sur l\u2019autre rive un viel étranger, et mechinalement elle se di vers lui.n œil, d'abord distrait, se Axe bientôt sur linsongu ; dans cette figure Vas ane eutta démarche rendue pcoante per semble reconnaître une Fewemblangs fuaitive uves l'ami de va jeunesse ; ello approche encore et sen cour bat plus rapide en sen sein (on sen sein est (1) X.Dontes, Nioages of Letéres, NN .ea, 6: wire 27 Seprenpes 1877 L\u2019OPINION \u2014 très-beau !) Leurs yonx (ceux du sin et du eœur Ÿ) se rencontrent et soudain 4e tombent dans les bras l'un de l'autre en d'écriant : C'est lui, dest Ursule,\u201d Vous uvez tellement le don de nous émouvoir par ces petites scènes de famille d'une simpli- elté ravissante, que nous éprouvons le besoin de rire encore un pen pour, Nous remettre.Avec votre bonne volonté habituelle vous nous en donnez aussitôt l'occasion.Dans une note, vous voulez expliquer plus loin le mot cavalier mis sn opposition au mot blonde, et vous lances cette incroyable Culiuolade : # On appolls ainsi les amants d'une jeune fille, que c'est leur coutume d'aller In visiter ï cheval ou en voiture.\u201d La cavalerie eu voiture! Cette autre découverte que nous vous devous encore, Calino- Fontaine, est grande comme le monde et peut être appelée à changer complétement l'art de la xuerre, Voilb pourtant ce que c'est que de trop eultiver le style simple, M.Fontaine ; on en er- rive à ces iminenses unïvetés qui font rire d\u2019un pied en carré tous les habitants d'un pays, Nous citerous encore deuxBou trois grosses fautes de graminuire, après quoi nous prendrons cong\u2019 de vos fileures, bien que nous nous soyons fort amusé en leur compagnie : \u201c* Goûtez donc, ma voisine, de cette compote.\u2014Un peu, M.France, si ça vous fait plaistr.\u2014 Ft ce bon sirop, fait avec la première eau d'érable du printemps, \u2014 Quelques cuillerées, s'il vous plait.\u201d Pour que votre avant-dernière phrase fût gram- maaticale, il faudrait : \u2018 Et de ce Loniro .quelques cuillerées\u2014s'il vous plaît, maître.eux pages plus loin, vous dites : ** lPuut-être les discours de ces têtes grises, impuissantes À consoler l'umont éconduit, auront-elles plus d\u2019attraits Pour nous.\u201d Auront-ils, magister.Enfin, un pou plus loin encore, vous écrivez : \u2018\u2018 Cette mé- ancolique légende a tempéré la gaîté des ceil.leux (c'est vous qui soulignez ici), et les histoires revenants, loupa.garous, chasse-gallerie, feux-foileta que l'on raconte ensuite ne la ravi.veut pas.\u201d Tandis que vous auriez dû dire : \u201c« Les histoires de revenants, de loups-garous, de chasae-gallerie, dr feux-follets.\u201d Ces dernières fautes que je viens de citer vaudraient des férules à un élève de sixième.Et pourtant vous vous posez en maître de langue française, M.Fontaine, et vous dites À qui veut bien vous entendre : \u2018\u201c Que vous avez fait de fortes études et que vous êtes né critique.\u201d Nous sommes déjà bien renseignés sur la force de vus études, voyons maintenant comment vous êtes né critique.Certain soir, dans un colloque tenu à huis- clos dans les profondeurs de votre être, forcé de vous avouer à vous-nême que le ciel a négli- &é de vous octroyer l\u2019inu tion, cette facuité eréatrice du poëte et de l'artiste, vous avez dû vous écrier en vous frappant le fron Comment! un tel, bien plus jeune que moi, a déjà publié des vers que l\u2019ons\u2019est permis de trouver passables ; tel autre, qui n\u2019est pas mon aîné, n produit deux volumes auxquels on veut bien, sans me consulter, reconnaître au certuin mérite, et moi je ne puis rien faire Oh ! cela ne se passera comte ça.\u201d Et, sur le champ, vous résolûtes de décrier ceux que vod ne pouviez imiter, et l'idée première de votre cseai sur mauvais goût dans la littérature canadienne germa dans votre cervelle.Bien que doux ou trois de vosadeptenaient pu dire de cot Æssai dans le temps ot il parut, quoique vous en pon.siez vous-même, ce n'est pas là de la critique, Non, faire do Ia critique ne consiste pas & réimprimer les leçons de son cours de littérature en es entrecoupant de phrases de son aru, et bien reconnaissables d'avec les premières en ce qu'elles ont grand'peine à se tenir debout sans tomber à plat, et puis à citer enfin quelques phrases mutilées, tronquées, prises on ne ait où et appartenant on ne sait trop à qui.Nous n'avons donc à donner à cot Essai plus d'attention qu'il n\u2019en mérite, et nous nons contenterons de relever une faute de français qui #'y étale à la première page, et une bévus bibliographique qui prouve, une fois de plus, combien peu vous connaissez même les chefs de cette école romantique qu vous donne tant sur les nerfs.D'abord, dès la première page vousdites : \u2018\u2019\u2026 je me prive de rendre hommage à des hotomes de lettres que j'admire et dont il me serait si plaisant de louer devant cet auditoire les éclatantes et solides qualités.\u201d P/risant ne s\u2019emploie plus dans le sens d\u2019agréable, et il est fort plaisant, M.Fontaine, de voir comme il est facile de vous prendre vous-même à ehuque ins tant en flagrant délit de contravention avec les règles les plus simples de ln Jungue, Allons, maitie, déposcx crîte grosse férule dont votre poing est armé, et venez vous asseoir sur le bane des élèves ; car il vous reste à apprendro pour le moins autant qu\u2019au dernier d\u2019entre nous, Plus loin, toujours dana votre Æssai, à propos des écrivains canmliens qui, dédaipmena du ira.vail, faconnent a lo hdle ane ébavche grossidre et du livrent comme un chef-d'œuvre, vous dites qu\u2019ils suivent en improvisent l'exemple de Dumas et de Balz umas fut, en effet, l'impro- Yisateur pur excellence, mais nou pes Balzac, M.Fontaine.Au contraire, il n'y a peut-être jemain ou d'écrivain qui corrigekt, remaniât, refit plus ses ouvrages que ce grand romancier.Si vous aviez lu ce qu'ont dit de lui ses bloga.es : Gautier, Gozlan, Mme Burville, Cham eury, otc., vous sauriez que Balsac ** travaillait péniblement, et, fondeur obstiné, rejetait dix ou douxe fois au creuset le métal qui n'avait, P' pas rempli exactement le moule.Les corrections, ai nombreuses qu'elles équivalaient per ue À des Sditions différentes de la même idée, nt son com) teurs, dont elles ebsorbaient Lee béton Quelquefois uno phrase seule oocupaît tout une veille.uand 11 avait longtemps porté et véeu un # Firm une espèce ucénarin en quelques pages, qu\u2019il envoyait à l'imprimerie d'où «lle Fevenait en placards.Le placard imprimé dis.paraisusit presque au suilieu d'un grimoire d'ap- pareuce esbalistique, que les typographes se saieut de main en an, ne voulsnt pas ire chacun plus d'une heure de Balzac.Le jour suivant, on rapportait lee placards avec les cor- Teetions faites.Balzac te remettait à l\u2019œuvre.Six, sept et parfois dix épreuves revenaient ra- turdes, remaniées, sans satisfaire je désir de perfection de I'satenr y Ca qui vous à trompé\u2018 sans doute, c'est qu'il a beaucoup produit.Or, apprenez encore que de 1828 A 1853, c'est à-dire pendant vingt-cinq ans qu\u2019il mit à élaborer son Nimense ouvrage de la domédic-Aumaine, Bal.za travailla presque constamment selze (16) on dix-huit (18) heures par jour.A son grand génie créateur, Balsao joignait douc le travail, et il eat pou d'écrita autres que les siens auxquels on puisse rH à meilleur droit le pré: cepte si connu de Boileau que vous citez ainsi dans votre Essai Cent fais sur le métier remettez voire vuvrage.Mais, pardon, M.Fontaine, voici que je vous prends à ue pes même connaître vos maîtres exclusivement chéris, et que vous falsifisz aussi leurs écrits en les citant.II paraît que cels tourne chez vous en habitude ! Ce fameux vers, je l'ai aussi, moi, appris par cœur au collége, mais autrement que vous ce qu'il paralt.Au lieu de : \u201c (\u2018ut fois sur le métier, * ete, ma mémoire me dicte : * Vingt fois (seulement) sur le métier,\u201d ete.J'ai beuu consulter différentes éditions des ouvrages de Boilenu, je ne trouve duns chacune d'elles que : \u2018* Fingt fois sur le métier,\u201d ete.Vous voyez bien, ami Fontaine, \u201cue nous connalssons même nos classiques encore mieux que vous.Du reste, ce précepte de Boileau, que vous exagérez pourtant un peu, vous le mettez vous- même heaucoup en pratique.Non-seulement vous le vantez tout propos, mais vois dites à qui veut bien vous entendre \u2014vous me l'avez dit À moi-même-que vous laissez dormir au moins un sn dans vos cartons le plus petit de vos écrits avant de lui permettre de voir le jour.C'est shnn doute à cette fiddle observance de la règle du maître que vous devez cette graude correction de style et de langue que nous coneta- tons dans vos opuscules ! Puisque nous en som- lues sur ce sujet, relevons done encore en passant quelques-unes des incorrections de langue et de style que chacun à pu remarquer dans votre dernier article intitulé : Deux romans de M.Murmette.H n'ya pas moins de aix Lévues dans la seconds puge : ** Officier sur la ffotte an- gluise, son étoile ES conduit À Québec, etc.*\u2014 \" Bientôt envoyé comme parlementaire auprès du gouverneur, il introduit duos la demeure de mademoiselle d'Orsy, lui renouvelle sa demande (à lu demeure 1) avec des menaces terribles, ot l'enlève après avoir garrotté et bail- lonné Bienville, etc.\u201d\u2014I méle habilement ses héros à toufes les événements.\u2014\"* Nous mstis- tons à tous les faits.\u201d (11 me semble que lea bonus classiques ne disent guère assiséer à un fieit,) \u2014 \u2018La coureur des bois avantureuz.\u201d J'en suis encore à me demander quelles sortes d'aventures peuvent bien courir ces bois-là ! En quatre pages je lis cinq fois le mot délivrer et délivrance.Autres phrases mal charpentées : \u201c Bon héros, Mornac, est loin de jouer le beau rôle de l'avis de plusieurs lecteurs.\u201d Et plus loin : \u201c* On me saura gré d'avoir reproduit saus ccm- mentaire ce passage que tout le monde admire comme un chef-d'œuvre, les uns de grande, les autres de ridicule description.\u201d J'en pass: et des muilleures.Et c'est Immé- diutement après toutes ces négligences, toutes ces fautes, feupardonnables en d'aussi petits écrits, que vots venez me dire avec un incroyable sang-froid : \u2018* Un dornier reproche que je ferai à M, Marmette, c'est d'oublier les les de le gramtaire.Consulter Bescherelle et C est surtout chose prosaique quand on a l\u2019imagination grosse d\u2019un aurore boréale sublime, mais on peut en tirer profit et éviter par là de grosses bévues.\u201d Certaïnement, M.Fontaine, le conseil est bon, et tont le monde sera de mon avis si je vous prie de mettre le premier votre précepte en pratique, vousaurtout qui voulez régon- ter les autres et qui\u2014votre métier de critique rous y obligo\u2014devriez être sans tache à ce sujeL.Un dernier mot.Vous avez écrit encore : \u201c Dieu nous \u2018préserve du style sublime de M.Marmette.\u201d Moi, je vous dirai, plus charitablement :\u2014Ami Fontaine, inéflez-vous de votre style simple, car il préte trés-souvent a rire & vos dépens, En terminant cet article, déjà tro, Joug, A me permettrai de citer quelques Hanes Al.phouse Karr à l'adresse de certaiues petites gens\u2014nous en comptons beaucoup trop de ce temps-ci\u2014yui se donnent, le plus sérieusement du moude, le baptême de oritique au nom du sain esprit : *\u201c J\u2019espérais qu'on allait comprendre que la critique doit être faite par des hommes dans la maturité de l'âge et du talent.\u2014que jamais on n\u2019a songé à faire aux jeunes hon en herbe passer leur stage sur fauteuil des juges ;\u2014que ce n'est pas mi des carabius que l'on choisit des professeurs de médecine, eto.\u2014Beuf de très- honorables exceptions, Iworitique littéraire dans les journaux est le début des aspirants, des néo- hytes ou de ceux qu'on y relègue comme dans ane sorte de Sibérie.Outre estte première inconvenance de voir Is critique faite par des débutants quand elle devrait l'être par des vétérans, il s'en joint une seconde : c'est le ton de (1) Honoré de Bains, par Théophile Gautier, PUBLIQUE supériorité dédalgneux où hainenx de ces ori.tiques, qui n'ont jamaiarien produit et dont la plupart he produiront jamais rien.Ils parlent leu haut aux plus éminents talents de ce temps.Du haut de quoi ! On n'a jamais pa le savoir.\u201d Joskrn Maruerre.Québec, 12 septembre 1877.\u2014\" BIBLIOGRAPHIE Histoire Sainte à l'usage de ?\u2019 Enfance, rédigée sur un plan méthodique, 2ccompagnée de réflexions morales, suivie de la vie de N.-8.Jéeus-Uhrist, et d'un appendice eur l'histoire de l\u2019Église jusqu'à la conversion de Constantin, par un anvien instituteur ; ouvrage approuvé par Bs Grandeur Mgr.de Montréal.Edition illustrée de 14 vignettes sur bols intercalées dans le texts ; un vol.in-18, cart.15 cents.Montréal : J, B.Bot- laud & Fils, libraires-éditeurs, 13 et 14, rue Saint-Vincent.La maison J.B, Rolland & Fils vient de par blier une Histoire Saints qui porte bien son titre : À l\u2019usage de lu jeunesse ; c'est bien là un ouvrage tel qu'il nous en fallait un pour nos écoles élémentaires.Quelque chose de bien écrit et à lu portée des plus jeanes intelligences, et rohaussé par de charmantes gravures dont ln vue frave dans le mémoire den enfants ce qu\u2019ils ont lu et appris r cour.Le système de questions à la fin de chaquf chapitre contribuera aussi beaucoup à stimuler le zèle des enfants en les encourageant à bien apprendre et à répondre mieux les uns qe les autres aux questions que l'inatituteur ou l'institutrice ne moanqueront pas de leur adresser après chaque leçon, En somme, c'est un charmant petit volume, qui flatte l'œil par ss beauté matérielle ot qui instruira et fora assurément beaucoup de bien Aux élèves qui s\u2019en serviront, car il leur inoul- quers les grandes vérités contenues dans l'/fis- foire Sainte, et leur inspirera la crainte de Dieu, l'amour du bien et l'hurreur du mal, Il serait à désirer que cette Histoire Sainte, qui est approuvés par Ss Grandeur Mgr.de lontréal, fit introduite dans toutes les Broles élémentaires.REVUE DE LA SEMAINE URIENT L'avantage est resté uux Turcs pendant cette semaine, lian Pacha, Pliabile général, qui occupe actuellement lo premier rang parmi les généraux tures, et auquel sont dus en grande partie les succès récents de l\u2019armée musulmane, serait parvenu à chasser les Russes de la passe de Shipka, après nine lutte acharné».J principale bataille n été celle du fort Suint-Nicholas, qui commande la passe, dont il occupe le point le plus élové.Ce poste importaut à été pris d'assaut par Soliman Pacha, La nouvelle de ce fait d'armes à découcerté les Russes.Les Roumains, leurs alliés, sout elfrayés et hésitants.Pour le moment donc, les envahisseurs ont le dessous, Le siôge de Plevna n'a pas avancé ; les assiégeants n'ont fait aucun progrès.M.de Bisinark et le comte Andrassy, chef du cabinet autrichien, ont eu une entrevue à Salz- bourg, en Autriche, le 18.Cotte entrevne a fait quelque bruit en Europe, On suppose, n.tarel- lement, qu\u2019il a été question entre les deux premiers mitfutres des événements de Turquie, et de l'attitude que prendraient l'Allemagne et l'Autriche dans le cas de complications nouvelles.Le gouvernement de Vieune n'a guère de sympathie pour lu Turquie; mais il aubit ls pression de ln Hongrie, où le parti turcophile est tout puissant.Voici les principales dépêches : Constantinople, 17.\u2014Une dépêche de Shumla dit que Soliman Pacha & pris hier le fort Baint- Nicholas ; le drapeau ottoman flotte maintenant ou dessus des Jortifeations asso Avant la prise du fort, les Russes, qui avaient regu des renforts considérables ont fait saus succès plusieurs attaques sur les positions turques an- dessus de la route de Gabrova.Londres, 18.\u2014Une dépêche de Péra dit que les nouvelles reçues à l'ambassade anglaise © firent les ruiseurs annonçant que Bolima Pacha avait enlevé les dernières positions russes dans le défilé de Shipka, on leur infllgennt las rtes considérables.À l'heure qu\u2019il est, les Rares sont maîtres de tout le «défilé.Londres, 19.\u2014Une dépêche de Berlin contient ce qui suit: \u201c\u201c Vous pouvez être assurés ue l'objet de l\u2019entrevue du prince Bismark et de cointe Anulrasey est de trouver un moyen de médiation du concert avec l'Angleterre, et d'en venir à une entente générale sur la yuestion d'Orient.\u201d Un correspondant de Constantinople dit que le Turquie & des moyens suffisants pour conti- puer Is guerre.A + do salad uvernement ne nt pas salaires, Tams.vit aux dépens a diatrice où elle opère.On ne s'occupe pue du tout de payer la dette due aux puissances étrangères.Len classes pauvres souffriront beaucoup pendant l'hiver prochain.Belgrade 20.\u2014La nouvelle de la défaite des Russes « causé ici une pénible sensation ; le mé- sontentement est d'autant plus vif ue tout avait té je passage du Danube par dad wid emily st pour leur réception à Ne.gotin et 461 re ee On annonca que le cabinet a décidé da demen- rer dans l'expectative, et que les troupes diri, sur la frontière seront rappelées duns des villes «le l'intérieur, afin de ne pas donner d'ombrage à la Porte.Gorni Studeni, 20.\u2014I1 n'y a pas eu hier d'en- wagement sérieux.Le blocus et le bonibarde- meut de Plevrs continuent.Vienue, 20.\u2014Les rumeurs annonçant que la conférence de Salzhourg avait la médiation pour Lut, sont dénuées de fondement.Londres, 21.\u2014Le correspondant du Times à Bucharest écrit ce qui suit: Les diplomates russes craignent le réaultat d'une deuxième campagne.On craint que lex puissances dont le commerce et les intérêts soutfriraient par Is con.tinnation des hostilités, ne rénasistent À faire signer lu paix, ce qui ne peut avoir lieu que lors.ue les Turcs auront été complétement écrasés, & paix no pourrait être qu'une prix boîteuse et sans perapective de dnree.C'est pourquoi j'appréhende que la guerre ne soit pas terminée cette année.Ce fait est bien connu de veux qui connaissent l'opinion publique en Russie et len idées de l\u2019armée.He savent que la paix ext maintenant impossible.Cette guerre est devenue une guerre de dynastie pour les Romanoffs comme la gere franco-prussieune en était une pour les Napoléon, St l\u2019empereur rentrait à Moscou après avoir conclu une paix à des conditions qui ne plairaient pas à son neaple, il serait obligé de pénétrer dans la ville par la force ces buïon- nettes.C'est pourquoi jo dis «ne la paix est maintenant impoasible.Ce fait est maintenant connu à l'étranger comme qn Russie.La guerre \u2018loît se continuer jusqu'au triomphe complet des Russes, lors même qu'elle durerait encore cing ans et que le résultat serait pour eux lu banqua- route et la ruine.Londres, 22.\u2014Une depêche de Shurnla, transmise hier soir, dit qu'une grande bataille a été livrée hier à Bicle.Mehemet Ali s'est emprré de toutes lea positions russes.Les Russes te.traitent.ils ont traversé le Banika et lo Lom et se fortifient à Tohurkem.Leurs pectes sont terribles ; on porte le nombre de leurs morts à 4,500 et celui des blessés à 8,000.Le Czarowitz commandait l\u2019armée russe.On regarde la victoire des Tures comme décisive.FRANCE Le président MacMahon a lancé un manifeste au sujet des élections prochaines, Dans ce doeu- ment, il fait appel an peuple français et il 1\u2019 vite énergiquement à seconder la politique i gurée le 16 Ce manifeste u fait sensat Îl à rallié au gouvernement un nombre considérable de membres de la Gauche, et les partisans de MacMahon inaugurent bien des élections, Le télégraphe signale en même temps l'apparition du prince impérial sur la frontière belge.Ou rattache cet acte de l'héritior de l\u2019em pire aux circonstanves et au mouvement électoral.Paris, 18.\u2014Le prince Louis-Napoléon est arrivé aujourd\u2019hui au château du Dova, dans ls province de Namur, Belgique, pour rendre visite au \u2018lue de Fernand Nunez, allié à la famille de Montijo.Il vient ici sous le prétexte de chnaser, mais son arrivée dans une localité ni proche de la frontière française, à la veille des élections, sonne lieu à des commentaires.Paris, 18.\u2014Grévy déclare que 1a nouvelle an- nongant qu\u2019il avait refasé le poste de chef du parti républicain est dénuée de fondement, Le procès de Gambetta, en appel, est fixé à named, 22, Dimanche, le duc de Cages n fait un discours important dans le but évident de contredire les rnmeurs disant que la cabinet s\u2019efforcerait de détourner l'attention publique des affaires intérieures, en adoptant une politique étraugère agressive.Paris, 20.\u2014Le manifeste de MacMahon n créé une immense sensation ; il a l'approbation entière des journaux clérieaux et bonapartistes.Le Tempe déclare qu'il est sans précédent.Paris, 19.\u2014Le manifeste du président Mac.Mahon au peuple dit que pendunt les quatre deruidres années il « maintenu la ix et que la confiance dont il n été l\u2019objet de la part des souverains étrangers le mit en état d'établir des relations plus cordialen avec toutes les autres nismances, Il fait allusion à ln prospérité dont 3 Franco « jou depuis qu\u2019il est président, etil dit que les députés ne voulant plux être dirigés par des hom tuodérés, ont ontilié le respiret qu\u2019ils lui devaient et qu\u2019il avait été foreé de dissoudre son gonvernement.[II désiguera parmi les candislats ceux qui sont autorisés à se servir da son nom.Il attend avec une pleins confiance le manifestation du sentiment populaire.Lieu l\u2019aidant, ile nesureront à In France une ère de stabilité, d'ordre et de paix.11 demande eu peuple d\u2019écouter la voix d\u2019un soldat qui n'est Guidé que par l'amour de son pays.21.\u2014Un manifeste à Is nation signé por to candidats de Paris et de le province ré- nd point par point à l'adresse du président SeMihon au peuple.Ce document conclut comme mit : \u2018\u201c Votre devoir augmenters en raison de l'audace de ceux qui ont 1s présomption de s'imposet la France.Vous ne pouvez devenir les instruments du cléricalisme.La Ee publique doit avoir des fonctionnaires républi.caîne, et le pays s'attend à re que la République maintienne l'ordre, la paix et In stabilité.\u201d Le Journal des Débats sera poursuivi pour avoir publié an article très-violent rontre le manifests du président MacMahon, 462 27 Seprandre 1877 L\u2019OPINION PUBLIQUE av yo A 41 Cube 1,5 PAY « F0 i hi 4 % / 3 11 IL LI É 7 / J (0 A 4 ! A i / / f i 14 9, 4 i LS i / = j - men > ee A // i fi a 1 A I 0 Û / n Vol 14 \\ / 1M\u2019 rn i PL [A A i } 7h i Ci HU Sig ANTOIXE-Aimé DORION, __ A 3 ped NY 4 ve | q il J i pi / M .NS if 7 \\ + | H A JUGE-EN-CHEF DE LA Covk Du Baxe DE LA Relié D£ La PROVINCE DE QUÉSEC I 7 / \u2019 / \\ | ; 4 + / / / / A / \u2014 2 2h 7 7 7 2 7 7 077) Le é 4 5j LA Lo CA, C_ Eu ; a = SGA; > LS LN Li #4, Ca Hag AS NS oe 0 2K 4 5.vl 5h > Re RT pe iW a vi 5 ie 145 hii A *1 NOS NOUVEAUX CHEVALIERS CANADI Pa Ltt ys Pt pes oi 2h a # pT = a LS => RR a ei CS 2 Hl 5 a pes a a > me Ceo CPE prod ES ES RÉ 2 > SRE oy; ha FT a aa a PARE ES vl 5d NE Fos eu\" \u2014 3 53 se a 4 2 3 & pe 2e = 2 SSS NA SE pape A 7 LS 2 = 2 LA 24 M 4 EF 4 = ZEAE QE À 2 ZS 0 NS NX Ne \\ 3 = es ES AR LS aa 2 RS op W 7 FINE pay per E 0 \\h À one 2 = CN SN \u201c \\ Ay 55 NCIX = Sir WiLLiax Burin RICHARDS, | a fh SAA oar PAS 25d eee Ce 7 TREN ex 25 J pay = ps ~ x SCS i a 7 > & A SA a a - ily 4 Sei \u2018+ TE ky , A Pr 0e) - m7 LY i AW 20s ut wi, x i PZ ae ad Juom-au-Cuxr DE LA Cour SUPRRME DE LA PUIssaNcE DU CANADA 1: 5 0 2 rg =< 7 Le 5, AAA ; res i \u2014 es 2.es, En sis 7 es 74 fr KEL: 3 re?3 z 0 I CR og / 4 4 ee Es 77 GE Ax 4.9! fo 7 2 GES = 5 sn.Ç Lari; XL Le \u2014 + LES F4 TE 7 in Ar sd 7 (ET Ei es Hi 7 / Ce F< - walle.uy \u2014_\u2014 \u2014 COQ OO [= N HE x 77 C2 27 Sepreupre 1877 Le So» vi / GH ad Sy oy 8 À a +4 74 A 4» 2e Sy = Le a MEHEMET ALI PACHA, CUMMANDANT-CUEF DE L'ARMÉE TURQUE EN Etnore L\u2019OPINION i i A J 7 A 5 Go 9 Ge 7, LA GUERRE D'ORIENT LU N \u201cMi LA cé 8 PUBLIQUE EE ll | Z GG | | N + Qi vu 265 AN OR aN SALON DE 1877 MARTYRE AUX CATACOMBES DE ROME\u2014Tanceav px M.CHAKTRAN, DESSIN DE L'AUTEUR Bp) .4 NN N lt > S ; = z S = CF, { » NS FE £52 ANN NE Ne ee AS RR Se =.SULEIMAN PACIIA, COMMANDANT-CHEF DE L'ARMÉE TURQUE DES BALKANS p \u2014 1 468 464 PUBLIQUE 27 Serreuses 1877 L\u2019OPINION Les Aventures d'un Rossignol: RACONTÉES PAR LUI-MÊME {Traduit de l'allemand, d'après BEuTHA PILHRS) (Suite et fin) J'étais déjà depuis plusieurs jours daus ms prison, silenefeux et pue de jusqu'à la wort.Je ne savais rien de Rosette ; il n'était jamais pormis à lu jeune fille de venir me voir, ainsi que je l\u2019a par les monologues de me perséeutrice.Je ne voyais rien du monde extérieur et je n'entendais que la toux séche de le méchante dume st les malignes paroles qu'elle proférait.d\u2019avais pleinement rompu avec lu vie, renoncé à toute idée de bonheur.Quelle prétention aurais-je sue, moi, humble petit être, qui m'étais préparé moi-même cette situation, taudis qu'une si bonne, ai excellente créature, telle que Hosette, pouvait être xi malheureuse ! Un jour In comteuse tira ls sonvette plus tôt que de coutume et vivement, Dis que des pas précipités s\u2019approchèrent de sa porte, mon cœur battit joyeusement, car je reconnus la marche de Rose.Hientôt j'entendis ss voix suave domander à en maîtresse cs qui lui était agréable.\u201c\u201c Fais préparer le carroase, tu partiras avec moi,\u2019 ordonna-t-elle.J'entendis avancer lu vuiture ; Rosette ao.Sompaguait #1 maftresse, on descendant 'esca- \u2018Candis que jo pritais I'oreille pour distinguer encore une des paroles de ls jeune fille, on reconnus son pied léger.Ce n'était int une illusion ; elle s\u2019approcha de le ports, l'ouvrit vivement ajusi que celle de ma cage, et se plaçaut devant moi : * Viens, viens vite, mon petit oiseau, dit- lle.Qu'elle fasse de moi ce qu\u2019elle voudra, tu recouvreras ta liberté, murmura-t-eile en ine uainissant.Bon voyage, cher petit, que ne puis- Je le faire avec tol 1 À ces mots elle poss encore une fois ses lèvres sur ma tate, ouvrit Jestement la fenêtre, et un inatant après je me trouvais.sur les tilleuls ! Rosette se mit encore ua instant à la fenêtre, me vit, me fit un signe d'adieu, et bientôt elle était au bun, devant Ia porte, et montait en voiture, où elle reçut de Ia part de la vieille com.tense un déluge de reproches pour sa négligence.Enfin, à travers le bruit du roulement in ped ture qui alluit très-vite, résonna la voix faible et grognou de cette dernière.J'étais donc libre.libre! Ok ! parole d'or, dont celui-là seul peut mesurer toute la joie, tout le bonheur, qui, comme moi, croyait pour toujours avoir perdu la liberté.Avec quelle ole, avec quelle effusion jo saluais alors le soil, lea arbres verdoyants, le ciel bleu, tes fleurs, tout, tout, tout ce que je voyais ! Oh ! comme ce jour-là tout me paraissait doublement beau ! La plus petite fleur, chaque fouille, chaque brin l\u2019horbe me semblait digne de contemplation.Autrefois, je m'étais déjà réjoui de tout cela, mais plutôt avec le sentiment instinetif d\u2019un enfant qui ne réfléchit pes, qui sait à peine ce ui lo rend heureux.Mais en cet instant je le avec une entière connaissance.Les impressions et les événements des derniers jours avaient promptement miiri mon jugement.Il me nembla que j'avais considérablement vieilli.J'avais tant vu, j'avais tant entendu que je pouvais maintenant placer mon mot et juger par moi-même de bien des choses dont je n'avais autrefois qu'une idée bien faible et souvent fausse.J'avais vu les hornmes et j'avais appris à les connaître.J'avais jeté un profond regard au fond d\u2019un nobie et excellent cœur, tandis que la vieille comtesse était pour moi ls personniti- cation de la dureté et de l'égoïstme dans la nature humaine, Je m'en retournai riche en expérience, riche en bonbeur pour la liberté recou- Yrée, mais aussi avec un sentiment de profonde mélancolie dans le cœur à cause de la pauvre Rosette qui avait doublement à souffrir de me liberté.On sait bien comme on s\u2019en va, mais ore comment on reviendra, pensais-je, tandis que je parcourais l\u2019allée d'un seul trait, au lieu de mautiller maladroitement comme les joura nts, car, désormais je savais voler.Nur le dernier arbre, je fis, comme autrefois, uno halte.De là, j'examinai de nouveau le paysage.La source vive murmurait toujours agréable: ment, le ruisselet était toujours aussi mouvementé que lors de mon premier séjour en ce lieu, ot il continuait à falÂtrer capricieusement mans avoir égard A mol.Jouant avec les flours et le gazon qui se trouvaient aur les bords, il sautait gaillendement sur les petites et sur les fuses rres qui ctaiont sur son chemin, se aisant an el u d\u2019écamie blanche, plus loin rivalisant de vitesse avec len truites aux vives allures.Vraiment, je oe puis blèmer commère durant de taut dimer As assister and cette use oom e ; m r moi, je ne vale tester Pls lngten de Los ardeuts rs de mon comr m'entrafnaient ailleurs.Jo déployai mes ailes et m'élançai d\u2019an trait pardessus le bouleau, le buisson d'égientine, le et letilleul, jusqu'au uot était mon gite.Mais je ne pénétrai t encore dans notre nid, car je voulais déjà m'assurer de la nce mon père et de ma mère au logis.d'est alors que je sautillai tout près, de manière à voir les distinguer à travers les feuilles, h 1 que mon cœur buttit joyeusement ! Mes parents étaient chez eux, assis on avant du nid, : tio surpris le dial suivant : * Maintenant, j'ai abandonné tout espoir de le revoir, disait inn mère, il doit être prin où avoir péri.\u2014Notee fils unique, le joie de notre vieilles, ris ou dévoré par chat.Oh! c'est hec- vible,\u201d a'écris mon père.Je n\u2019y tenais plus, ot, en un clin d'œil, je me trouvai près du oœur de mes parents.La joie du retour fut indescriptible, Mon père et ma mire ne voulsient absolument pas croire jue cs fût bien moi.Mes sœurs, qui voltigeaient ns le voisinage, furent appelées, at alors ce ne fut plus que des demandes et des réponses.Je dus raconter ma vis depuis À jusqu'à Z.Tous m\u2019écoutaient avec grande attention, et lorsque j'oun fini, ma mire m'embrassa avec une grande émotion et m'appels son orgueil, sa joie.Dans la même matinée, elle vola chez nos oncles ot tantes, cousius et cousines, enfin chez nos amis ut voisins.Elle raconta ma vie avec la loquacité habituelle des femmes, ot cols, sans manquer de me dépeindre comme un héros, moi qui, cependant, à vrai dire, n'avais joué qu'un rôle lamentable.Ma boune mère se complaisait tellement à l'idée de posséder ui héros pour file, qu\u2019à ir de cette épo jus elle commença tous ses urs PAT ces tnots : \u2018* Après la captivité de mon fils.\u201d où : \u2018Avant la captivité de mon fils.\" J'étais donc devenu, permi les oisesux, un Romonnage important, et notre domicile devint bientôt le rendez-vous des meilleures familles emmplumées du parc.Beaucoup d'autres arrivèrent aussi de la forêt voisine, et chaque fois jo fis le sujet de I'entretion.C'est anal qu\u2019en ca monde on arrive souvent à la distinction sans aucun mérite, et ce fut un bonheur pour moi de posséder nesez d'intelligence pour le comprendre, car vels me préserva du vilsin défaut de vanité.J'avais uussi parlé aux miens de ms rencontre avec le moineau, et, à cette occasion, je n'ai point dissimulé qu'au premier moment j'avais été enchanté de lui, que j'avais commencé par donner tort à notre mère, et que j'ai enfin vu clair lorsque ce monsieur au gris plumage m'eût laissé sans secours et sans conseil.Nous espérions alors que cette circonstance l\u2019empêcherait d'effectuer as visite promise, car personne ne désirait son retour après une eemblable conduite, main ma mére nous dit : \u201cSi vous croyez cela, vous aver encore une bien trop haute idée du drôle ; prenez-y garde, il sers ici sous pen.\u201d ; En effet, un matin de trés-bonne heure, il lit son entrée, et n'amena pas seulement sa femme et cinq enfants, tnnis encore une vieille tante à moitié percluse et un oncle aveugle.Ils s'ins- talièrent chez nous, tout à fait sans façon.La tante et l\u2019oncle furent, sans nous consulter, placés dans notre nid, et notre mère alls leur chercher quelque chose à manger.Pendant tout le jour nous dûmes procurer vivres et boissons à cos moineaux toujours affumés et qui ne bougeaient pas de place.Ile étaient trop fatiguée, assuraiont-ils, et ne pourraient pas rontrer chez eux.Aussi, se faisalont-ils toujours servir.Ils désiraient tantdt ceci, tantôt cela, et nous fûmes vraiment heureux quand enfinarriva le soir et qu\u2019ils aononcèrent leur départ ; car, en vérité, c'était un dérangement fort désagréable au milieu d'une si douce vie.Oui, ma vie était vraiment pleine de charmes ; je pouvais maintenant voler partout, m\u2019élever haut dans les aire, sur le sommet des montagnes, les cimes des arbres ; je pouvais raser les champs et les prairies, rêver nu bord de la source qui murmure, assister aux joyeux bonds du ruisseau, voltiger sous les verts ombrages.Oh ! c'était là uue joie ineffable.Mais, malgré cotte heureuse vie, je n'oublisis int ma chère et bonne Rosette.Ctiaque jour je volais sur le tilleul d'où je pouvais regarder à travers as fenêtre ; je me réjouissais quand je voyais sa douce figare moins triste qu'à l\u2019ordi- nels 3 je sentais, au contraire, une profonde douleur lorsque je remarquais une larme daus ses yeux ; et j'étais tout hors de moi quand j'enten- teudais lu vieille comtesse gronder, surtout au sujet de ma délivrance.n jour, je fas tellement indigné que je voulais me précipiter contre la tête de la vieille dame.Par bonheur, le carreau auquel je n°avais point songé t'en empêche ; sans quoi, {ure été de nouveau fait prisonnier De temps autre, quand je me perc) sur le tilleul et que je plongeais mus regards par sa fenêtre, Rosette dirigesit ses yeux sur moi, mais elle les baissait bientôt nur son ouvrage.Parfois, ce- ndant, elle me considérait longtemps, pleine x friscoupations.Un jour même elle ouvrit la fenêtre et dit, après m'avoir regardé bien atni- calement : \u201cTol, petit oisean, tu ressembles tout à fait à mon cher petit rossignol, mais assurément tu n'es pas lul, Vous autres, Jetits olssaux, vous vous ressemblez tellement! Où peut-il bien être maintenant ?Asxurément fort loin d'ici, et il ne reviendra jumals là où il à été retenu os tif.Etre prisonnier, sh ! c\u2019est ni trinte ! Elle soupirs profondément.Si tu le vois, dis-lai bonjour pour wioi, toi, joyeux petit oiseau.\u201d uis elle fera lu fenêtre.Chaque fois, je reveuais de mes visites avec le désir de plus en plus vif de pouvoir alléger ie sort de la bonne jeune fille, et chaque fois atasi cela m'attristait infiniment de ne le pouvoir.Après qu\u2019elle m\u2019eût parlé, ce désir devint plus brûlant encore, car jamais je ne sentis plus pro- dément mon impuisseuce abgolue et n'eus plus de chagrin de ma faiblesse.Sous oette impression, il m'était impossible de retourner vers les miens, oh j'aurais pu trouver peut-être encore de le société.Jd'éprouvais le besoin d'être seul ; c'est pourquoi je volal par-dessus prés et cham vers In forêt silencieuse.Silencieuse ! dis-je, mais elle ne l'était point alors, car les oiseaux faisaient précisément leur prière du soir.Je Le parcourus In Fort en tous sens.Ne dovain-je pas y trouver un petit coin tranquille * Epuisé, tr Jo me posal enfin sur un arbre, ot Li, jo vis ce que je n'avais encore jamals olwervé : une petite maisonnstts, ot oels tout pris de mol.Elle était entièrement couverte de llerre, environnée de buissons de roaca, dominée par de vieux et vénérables chênes ot par d'anciens hitres, Elle avait une apparence si paisible et si hospita- libre, que je me trouvai irréaistiblement attiré vers ele.A aa vue, les paroles de Rosette se présontérent à ma mémoire : \u201cOh! que ne puis-je, moi aussi, dissit-elle un jour, rompre ines chaînes et me dérober A fous let gard au fond d\u2019une tranquille et ovdt 1 * PCs tit endroit conviendrait merveilleusement y le bonne jeune fille, elle y serait hen- de étais plongé dans réflexio \u2018an ue j' né ces réflexions, j'entendia Fotentir une Jpulsante ot belle voix de basse dans le bois, Elle était ai fraîche et ai mélodiense qu\u2019en un instant tous les oiseaux se turent et semblèrent prêter l'oreille.Bientôt sortit du fourré un homine & ls stature haute et svelte, suivi d'un grand chien et vita d'une étroite veste de chasseur Il portait la gibecidre au côté et Le carabine aur l'épaule.Le jeune chasseur avait le visage beau, viril et fortement bruni par le soleil.Bes yeux noirs briltaient sous des sourcils bien dessinés.Une petite casquette verte ne couvrait qu'en partia sa riche chevelure brune et bouclés.Une légère moustache ornaît sa lèvre aupérienre, ce qui lui donnait bien au jeune homme un air un peu décidé, mais nullement fat.11 parcourat rapids- ment ls coupe, se diriges vers maisonnette et disparut bientôt à mes regards.Quoique j'eusse uno certaine peur des chasseurs, l'extérieur du jeune homme me plut fort.Les hommes m\u2019intéressalent surtout depuis que je connaissais Rosette.Demeure-t-il donc seul dans cette maison ?pensais-je ; et, pour satiefaire ms curiosité, I m'élançai sur une longue et flexible branche de lierre qui pendait devant le fenêtre ; mais le soleil couchant, qui brilleit justernent sur les car reaux, ne me permit pes de plonger mon roger dens l\u2019intérieur du logis.J'étais bien décidé à attendre qu\u2019il eût retiré ses rayons d\u2019or, lorsque je m'aperçus qu'un battant de fenêtre était 16- gèrement entr'ouvert.Je crus doc pouvoir m'y glisser un instant sans aucun risque, me disant qu\u2019il me resterait une issue pour sortir.Aussitôt pensé, aussitôt fait, en un clin d'œil je me trouvai à l'intérieur du logis, sur ln tablette de In fenêtre.J\u2019exeminai la chambrette ; il ne se trouvait aucun être vivant dans ce lieu char- tant et discret, mais on y voyait sur le plancher et sur les murs les rayons du soleil qui, se jouant à travers les branches des vieux chênes et des hôtres, ve livraient à une danse fantastique des plus bizarres.Lorsque j'eus suffisamment observé et que j'eus, par imagination, orné de fleurs et du charmant visage de ma Rosette In fenêtre vide, je voulus effectuer mou retour, Muis au même moment le jeune chasseur mit le pied sur le seuil de la porte.Le courant d'air \u2018erma la fenêtre, et je fus de nouveau prisonnier; mais cette fois, ma captivité ne dura pas longtemps, car à peine le jeune homme m\u2019eût-il sere, qu\u2019il rouvrit la fenêtre.\u201c* Pauvre petit, dit-il avec un sourire amical, tu es arrivé tci par hasard, aechant à peine comment, et tues maintenant bien inquiet de savoir si tu seras mon captif, Mais ne crains rien ; quoique chasseur, je ne voudrais vous faire eun mal, à vous, charmants petits oiseaux.J'écoute aves tant de plaisir votre chant lorsque je urs matin et soir la forêt.\u201d En un instant je fus dehors et je m'envolai avec la reconnaissance dans l'âme.\u2018J'avais enfin trouvé deux êtres dont je garderais le souvenir dans mon cœur.Depuis ce moment, j'allai souvent ausei visiter lo jeune chasseur pour m\u2019assurer de son état, et toujours je le trouvai serein et de joyeuse humeur, Au milieu de ces visites, de ces excursions de toutes sortes, et parmi les sérieuses réflexions qui m\u2019étaient si souvent suggérées per les yeux remplis de larmes de Rosette, l'été s'enfait.L'autoinne était venu et avait donné à notre parc un aspect tout à fait désert.11 était devenu si désagréable à habiter, que nous nous dé- ciddmes A voyager pendant uu certain temps.Prenant mon de Rosette et du jeune chasseur, Je suivis mes parents.Nous allèmes et là, mais cols me mènerait vraimeut trop loin si je voulais décrire tout ce que j'ai vu, ainsi que les pays oh nous sommes a, La relation d\u2019un voyage est génétale- mont fort intéresssate, main elle cat aurtout pré- cicuse pour le couteur lui-:udme, car, pendant Qu'il décrit tout ce qu\u2019il « vu, il le fait facilement re e dans sa propre imagination.Tout le plaisit qu'il a éproavé traverse alors vivement sou esprit, tandis qu'il n\u2019est toujours en état dépeindre avec d'assez brillantes couleurs ir que le lecteur puisse à son tour se représen- br ces ieux tableaux.Le printemps, que la terre attendait avec une si grande impatieuce, était enfin de retourne nouvelle vie commençait : tout bourgeonnait, tout fleurissait.La source sortie de son sommeil hivernal, en o\u2019agitaut galement, lui souhaitait le bienvenue par un doux murmure, Lee ondes argentées bondisesient brayamment et joyeusement en descendant dans le vallée et sntonçaient aux fleurs, aux arbres et aux qu'il était de retour, le beau mois de mai.Et toute la nature ae parait.Bientôt la terre entière se muntra en habit de fête, et elle était si bells, si Shermante À contempler, qu, seluts a regardait sentait on Ame s'épanouir.étions de retour dans notre pars.Une jole in- connue me rempliessit lo cœur, tandis qu'en une Buit silencieuse et tiède le grand oil clair que io arbre, La végétation, tout Pajmable ne\u2019 ue tation, toute I\" ns tare était autour de moi inondée de sa lumidre d'argent, tandis que tout en haut chaque petite étoile s'éveilluit après l\u2019autre, Je pouvals enfin exprimer ce que j'éprouvals, le chant s'était aussi réveillé dans le plaisir et Is douleur, la {ele et les désirs impatients.C'était pour moi nhour et félicité.Car ne l'eussé-je pu, ma poitrine ve serait brisée pe, l'excès de mes impressions.Mais mes chants appartenaient Hosecte, à qui j'étais redevable de tout.de tout ! Aussi, tous les soirs, je chantais de mon mieux dovant sa fenêtre, eur Ia tilleul reverdi.Je l'y voyais souvent à une heure assez tartive, prêtant l'oreille à mes chants.Du Teste, elle n'était pas seule à m\u2019écouter.La com- tissante petite Gretchen se trouvait quelque.lois aussi sous les tilleuls et m'écoutait avec recueillement.\u201c* Est-ce là le rossignol qu tu us sauvé, Ro- putes qui chante si bien ici! demands un jour a petite.\u2014C\u2019est ble, ms chère enfant, croyons-le,* fut la pri sg Rosette.C'était par une noirée splendide ; je m'étais encore perché aur le tilleul.L'air pur était tour embaumé de parfums, le jet d'eau clapotait doucement aur le guzon d'un vert velouté et disait de tendres secrets aux fleurs qui l\u2019écontaient en silence.La lune me regardait aussi amicalement que si elle eût voulu converser avec moi, et, en effet, elle me tint un langage doux ot céleste.Oh ! en une telle soirée combien de inyatères nous sont révélés qui sont demeurés jusqu'alors incompris ! Je me sentais entraîné à chanter comme jamais encore, et je chantai ! Je chantai tout ce qui émouvait, réjouissait ou chagrinait mon cœur, Je chantai ce que la belle lune, les étoiles et les fleurs m'inspiraient, Je célébrai le splondeur de la nuit et je remerciai le Uréa- teur de toutes choses, du grand, de l'immense amour avec lequel il a créé pour nous tant de merveilles.Pendant nue je chanteis, j'avais aperçu comme la taille élancée d\u2019un homme évi- derament attiré par ma voix dans un des nombreux sentiers et à l'ombre d'un arbre où il de- weursit silencieux.Quand j'eus cessé, il continuait à ne point quitter sa plice; je fus cu- mieux de savoir qui cels pouvait être.\u201d Je voltigeai au-dessus de lui, la lune me vint en aîdr et Je reconnus mon favori, le jeune chasseur.Il était appuyé contre le trone du chêne et fixait son regard sur la fenêtre de Rosette, où se dessinait le joli profil de Ia jenne fille, éclairé par la pleine lumière de ls lune.Dès lors le chasseur ne manqua plus aucun soir; toujours il siégeait à la mime place, appuyé contre le même arbre, et lorsque la lune me faisait entrevoir le visage du jeune homme, je voyaix ue son œil demeurait fixé vers la fenêtre de osette, quoique celle-ci ne se montrit plus, visis se tint, au contraire, cachée au sein des fleurs.Un woir, lorsque je revins au tilleul, les volets de Rosetce étaient eutièrement fermés.Quant à l'aimable jeune fille, je ne pouvais ia voie.Que lui était il arrivé ?chasseur qui se trouvait là à l'heure accoutumée semblait aumi vouloir se le demander, car tout ébahi il demeurait les yeux fixés aur ln fenêtre.Peut- être se rouvrira-t-elle ri elle entend mes chants, pensai-je.Dès lors je chantaiet le jeune homme méla tristement à ma voix ses sonpirs.Hélas! les volets ne s\u2019ouvrirent point.Il en fut sinsi ce soir-là et bien d\u2019autres soirs encore, Als fin, je ne revis plus le chasseur.Mais moi je revins toujours et je chantai sur le grandi tilleul toute lanuit.Peut-être cependant m'entenduit-elle encore, et s\u2019en réjouissait-elle.Une fois que J'avais ainsi chanté toute In nuit, que je l'avais pleurée, et que j'avais soupiré en songeant à elle\u2014ce jour-là néanmoins comme toujours je n'avais reçu aueune preuve qu'elle tn'entendit,\u2014j'avais le cœur triste et inquiet, et ce fat avec des regards troublés que je vis le jour commencer à poindre.Les vapeurs et le brouillard montaient graduellement, les grande rideaux des cieux se déroulaient avec lenteur, le soleil c\u2019avançait avec majesté, orné de ax couronne de rayons d'or.Ses premières lueurs ne me montrèrent cependant pas le sourire de la joie, car je ne vis que des pleurs partout où je 8 Dsus les calices des fleurs, sur le rebord des fouiller, à chaque brin d'herbe, même entre les tigen délicates de le mousse veloutée, elles bril- lulent en larges gouttes.Oh ! pensal-je, la terre est ni belle et pourtant elle semble ne montrer que tristesse et chagrin ! Muis triatesse et chagrin fureut oubliés lorsque mon regard tomba sur une apparition bien-nimée et que le soleil inondait de lumière.Elle était sous le tilleul et lovait les youx vers moi, C'était Rosette, ma Rosette si charmante, plus belle que je ne l'avais jamais vue.Une larme brillait ausei à son œil; cependant son regard rayonnait de bonheur et de joie, et un gracieux, blenbeu- reux sourire errait sur en petite bouche vermeille.Elle était enveloppée de vêtements lé- rs d\u2019une blancheur éclatante, et uns couronne feuillage parsemée ds petites fours blanches se marisit nes boucles brunes.\u201cJo te remercie, tidèle chanteur, dit-elle d'une voix émue en Axant sur moi son doux regard ; tu m'as nidée à supporter des heures bien 0 |amères.Maintenant je suis heureuse ; j'en remercie d\u2019abord Dieu, puis toi, mon cher petit oiseau.Ainsi paria-talle, ot In larme qui tremblait A se paupière tomba pour se mêler aux larmes des fleurs.Et tout scintillait autour de moi ; dans lours oalices, sur le bord des feuilles, à chaqu brin d'herbe, ainal qu\u2019aux tan liste ale = =-=-_-\u2014\" wv.27 Szrrmumes 1877 L\u2019'OPINION PUBLIQUE \u2014 465 mousse, étincelsisnt de grosses gouttes, wacune d'elles n'était ossasionnée per la douleur; tout avait versé des larmes de joie, car Rosette était heureuse ! Tout ravi, Jrentonual une hymne d\u2019sctions de grâces au Seigneur ; la jeune file m'écouta attentivement, joigait les malas, ot son regard fixé vers le ciel exprimait une reconusissance indicible.Et la terre était toujours plus riunte, et le soleil montait tou- ours plus haut ; ses rayons pénétrèrent jusqu'à l\u2019épais berceau de feuillage que le jeune et beau chasseur traversait en ce moment.Oh ! qu'ils a ont houreux tous deux.Rosette orsqu'ils se tendirent la main ot parcourarent ensemble le parc.Je les suivis, ils allbrent daus le village, et quand { prirent le chemin de l'église, je les pré , je me possi enr le gun surceau et je les accueillis par mes chants.n de Rowette fat ma récompense, Ea.suite je jetai un coup d'œil à travers la petite vitre encadrée de plomb de l'humbe église, et je vis l\u2019heureux couple s\u2019agenouiller devant l'autel.J'enteudis le Joyeux \u201coui\u201d tomber de leurs livres ot le vénérable prêtre faire descendre la bénédiction du Seigneur sur leur alliance.Suivant l'exemple du chasseur, je pris aussi une aimable petite compagne et nous bâtimes notre nid dans la forêt, tout près de la maisonnette du jeune homme.Je pus alors chaque jours et à chaque heure voir l'heureux couple.Je le voyais prendre son déjeuner en tenant de gais propos.Je voyais ensuite Kosette accompagner quelque tempe le jeune homme eur le chemin du bois dans le gazon couvert de rosée, puis retourner au logis et w'ocouper activement n wénage.Des branches pendantes de mon lierre grimpant, je pouvais tout observer.Plus tard, je retrouvais la jeune femme assise À la fenêtre, travaillant de ses mains habileà à des ouv! de couture, au milieu de ses fleurs.Je voyais lumière du soleil, déjà fort bien apprivoisée avec elle, exécuter auxsi res danses fantastiques sur sa coiffe d'une blancheur éclat inte.Dans l'après-midi et le soir, au retour de son époux, je voyais Rosstte prendre son repas, puis le jeune couple, heurenx du travail qu\u2019il avait accompli durant le jour, s'asseyait devant le porte où (levant In fenêtre ouverte, pour y jouir d'un repos bien mérité.Alors, je chantais du haut du chêne, et souvent ils suspendaient leurs gais entretiens pour sm'écouter.«* Sais-tu, dit un soir Hosette à son mari» alors que j'étais silencieux, il me semble tou: Jours que c'est le même rossignol que celui qui chantait tous les soirs devant ms fenêtre quand j'étais encore au château ; c\u2019est la même mélodie harmonieuse qui m\u2019s si souvent ravie et consolée comme par un charme, lorsque ls comtesse me privait de la lumière du jour cause de toi, en me teuant cachée derrière les volets fermés.\u2014Les voix des rossignols sont toutes assez wemblables$ je ne vois pas qu'on puisse les distinguer les uns des autres, repartit le jeune chas.seu, \u2014Je suis peut-être bien naïve de m'imaginer le reconnaitre, mais sais-tn ce qui a semblé me donner raison 1 \u2014Quoi donc ?demanda le chasseur.-La petite Margot du château mu racouta dernièrement que depuis mon départ le rossigno) ne #\u2019y faisait plus entendre.C\u2019est vraiment bien digne de remarque.\u2014C'est tout naturel! qui célébrerait-il au château depuis que la Rossy manque?dit le jeune hoinine en plaisantant.\u2014 Il ne faut pas rire, Max, reprit Rosette, je suis une follette, admettons, car je me suis bâti tout ane histoire avec l'ensemble de ces petits détails.Je te dirai donc que l'été deruier j'avais sauvé la vie à un petit rossignol-\u2014c'est alors que Rosette raconta en peu de inots ma propre histoire, autant du moins qu'elle lui était gon- nue, et elle terminu en disant :\u2014Eh bien ! je m'imagine que c\u2019est ce cher petit rossignol qui, recon nce, chantait là-bas devant ma lenêtre et qui m'a wuivie.Que dis-tu de cela ?demanda ls jeune femme.\u2014Je dia que toi, ma bonne petite femme chérie, tu es toi-même un petit oisean, tu es non délicieux rossignol, répondit le jeune homme, en pressaut tendrement Rosette dans sos ot si je n'ai pas sur les animaux des idées aussi poétiques que les tiennes (ce qui est fort heu- teux, cat comment me scraît-il possible de détruire le gibier 1), je ne venx nullement changer tes sentiments à leur égard.\u2014Îl n'y à que les oiseaux que jo place si haut, cher Max, interrompit Rosstte.\u2014Je dois avouer, continua le chasseur, que j'ai aussi pour eux, surtout pour les noie, une syinpathie toute particulière, et oi j'ensse été doué per le Créateur d'une aussi riche imagination que la tienne, qui sait ni je ne composerais pas à tnon tour une jolie petite histoire 1 esr moi aussi j'ai donné le liberté à un rosei l'été dernier, et c'est de même À un rossignol que je dois mon bonheur.C\u2019est lui qui te dd.couvrit à moi, car ol chaque soir, lorsque j'allais au pero de ls comtesée, fe n'eusse été atliré par son chant harmonieux, je ne t'aurais jamais connue, toi, ma bien-aimée petite femme.Ce ne- rait bien facile de ne faire qu'un de nos deux mois délivrés, ton histoire serait alors com: =C'en est un aussi et sûrement ls mê c'est mon cher petit rossignol qui voila de mol vera tol longtemps avant que nots eussions fait sonnaissance et qui établit ainsi entre nous un Men seatet orl arisible Ob! Baintrusat Jo compren tement enchainemen w'écrie Rosette avec le plus grand en: ; c'est aussi pour cola que chaque fois que je voy.mais ais ce gentil potit oiseau, désir d'habiter la pelle fard ros forêt t toujours croissant.\u2014Petite enthoi 1 dit le chasseur on rient.Cependant, ajonta-til d\u2019un ton sérieux, il west rion d'imposalble dans le monde.Qui peut entièrement approfondir les secrets de Is nature ! qui peut savoir jusqu'où vs l'intelli- Rence de certains animaux ! qui peut dire : fl en est ainsi et autrement ! \u2014Oh ! je vols de plus en plus que j'avais raison, dit toujours avec la plus joyeuse émotion ; ne cherche donc plus à me dissuader, r » lui, cher Max, Je ne pouvats plus contenir ma joie.C'était trop de bonheur me voir ei bien compris par Rosette, J'entonnai un chant d\u2019allégresse.Vraiment, je ne me souviens pes d\u2019avoir jamais aussi bien chanté.On ne trouvera pas orgueilleux que je dise cela moi-même.Lorsque j'eus censé, mes auditeurs gardèrent encore pendant bn ques, persuadé, Max ?ntenant, n\u2019es-tu Co chant de joie ne t'a-t-il joo tout revels | demanda enmite Rosette de sa voix douce et per- sussive.\u2014Tu mo meta toujours au pied du mur, petite exaltée, dit le jeune homms avec un sérieux inaccoutumé, et, si cels continue ainsi, ajouta- t-il gaiement, je serai bientôt un mauvais chasseur, et il en adviendes de moi comme il est dit dans la fable : Devant le lièvre je décamperai, et c'est lul qui me tuers.\u201d C'était une des plus heureuses soirées de ma vie ; je chantai Fongtempe encore devant le jeune couple, jusqu\u2019à ce qu'il rentrât A Js maison, et même après que ln lumière eût été éteinte.Je chantai au sein des bois.Pent.être mon chant résonnait-il au milieu de leurs ves.L'été était passé et tandis que les fouilles we eoloraient successivement pour tomber ensuite toute bigarrées sur le sol, lorsque ls rosée de la nult commençait à devenir plus feaiche, je quittai de nouveau les deux époux qui m\u2019étaient ai chers et je m'envolai vers d\u2019autres pays avec ma petite ferme, mes parents et mes sœurs.Je perissi souvent et beaucoup A ma bien-aimée Rosette pendant mon voyage, et quand revint le printemps et que les bois et les prairies reçurent uas vie nouvelle, nous retournâmes à tire-d'aile dans la botle forêt que nous aimions tant.Là, je revis telle que je l'avais laissée la paisible et solitaire maisonnette du chasseur.Je m'élançai aussitôt sur m3 branche de lierre et je regardei à l'intérieur de la chambrette intime.Tout s\u2019y trouvait comme avant mon départ ; le berceau seul était nouveau pour moi, sinsi que la Jriite figure rosée qui a\u2019épanoulsssit sur nn oreiller blanc comme neige.Je n\u2019avais ir mais vu uon plusà Rosette un sourire semblable à celui qui illutninait son visage, lorsqu'elle tendit la main à son époux qui rentrait ot Vattirs vers le nouveau-né qui repossit dans le calme, Ces deux henreux êtres, uvec leur enfant, formaient un tableau aimable et ravissant.Les Tayons du soleil coutinuaient toujours leur dauve fantastique daus la chambre ; ils vacil- luient joyeusement, tantôt sur la cuuchette du petit nourrisson, tantôt sur la coiffe blanche de jeune mère ; ils se husardèrent même à exécuter les cabrioles les plus drôles sur la tête du beau chasseur, quand s'approcha du berceau, et la petite créature qui y reposait se mit à tendre ses bras mignons vors l'ombre sautillante en cherchant à la saivir.Mais ine voila foreé d'interrompre mon récit ; une hirondells dont j'ai fait le connaissance en reveuant de voyage et dont le nid est bâti à le ville contre lu fenêtre d\u2019un libraire, s'est offerte, après avoir entendu parler de mes écrits, & Inia.ser tomber adroitement mono manuscrit par ls fonêtre du libraire quand l'occasion n'en présenterait.+ Peut-être l\u2019imprimers-t-il, me dit-elle ; on ublie tant d'œuvres qui sont encore plus mal faites que les vôtres ! Quand on tient lu plume, il faut bien s'accommoder de pareils compliments.PAvLINE LARRRARD, CHRONIQUE JUDICIAIRE Tutauxaux bk Pants : Le roi des 1les Mariannes et sa cour.\u2014Eseroqueries.Les journaux français annonçaient dernièrement qu\u2019un jeune Français, fils d\u2019un pauvre jardinier des environs de Grenoble, venait d'hériter d'une couronne et d'un sceptre, le scoptre et le courunne des les Mariannes.L'houreux monarque ooésnien avait dix- sept ans.Il répondait au nom de Lanfrey, et son père, comme le dit en propre termes le curé de l'endroit, \u201c plantait sse choux.\u201d uant à lui, il se préparait, dans une école normale re, à la carrière de l\u2019enseignement, : Un jour, au mois de juillet, le jeune Lantrey avait regu par la posts une signée d'un oapitaine de vaisseau, qui lui envoyait un acte dûment paraphé, régularisé et enregistré, portant en grosses lettres ces deux mots : \u2018 Pragmatique Sanotion.\u201d C'était le testament da dernier souve- rain des îles Mariannes, le roi Ferdinand, lequel, sur son lit de mort, avait appelé à sa succession royale le jeune élève de l\u2019école normale de Grenoble.Une des nom- hreuses clauses do ce testament politique obligeait l'héritier présomptif & épouser la petite-fille du roi, Marie-Augustine de Cou- telmont, et, en attendant la prise de possession des Îles Mariannes par son nouveau prince, ls régence devait être exercée par cette jeune fille sous la tutelle d\u2019un conseil de ministres, A la lecture de ces communications étranges, le père Lanfrey, quelque peu Marseillais et finirant sous tout cela quelque mauvais tour de Jun de ses compatriotes, uo sentit tout disposé à s'esbaudir, et déjà il allait racontant dans le village la bonne farce dont il était l\u2019objet ; mais la maraîchère et son fils accueillirent tout autrement la nouvelle qui leur parvenait.La vue de ces grands scels, 1a contemplation de cette écriture majestuouse, les titres \u201c d'Altesse royale \u201d dont on les comblait l\u2019un et l'autre, tout cela lee flattait et les séduisit, et ils crurent si bien à la réalité des faite dont ils étaient les témoins intéressés, qu\u2019Antoine Lanfrey quitta aur-le- champ l'école normale de Grenoble, ok il terminait ses études, et vint trôner, en attendant mieux, dans son étable de Tencin avec son titre de roi des îles Mariannes, et Mme Lanfrey remplissant le rôle de reine- mère.Puis, Antoime ler fit fabriquer chez un mécanicien de Grenoble un sceau analogue à celui dont les lettres patentes qu\u2019il avait reçues étaient frappées, et, sans plus attendre, il se créa une cour complète, Un palefrenier de l'endroit devint ministre cle la guerre ; un bouvier, capitaine des gardes ; un garçon «le café, grand dignitaire du royaume ; un autre, grand- maître des cérémonies, que sais-je ?Cependant, malgré tous les honneurs dont il jouisesit et qu\u2019il distribuuit, Antoine ler n'obtenait des populations qu'un crédit fort limité, et il se désespérait à la ; pensée qu'il ne pourrait peut-être jamais recueillir les capitaux nécessaires au fret du navire qui devait lui permettre de faire dans ses Etats une entrée digne de lui.C\u2019est alors qu\u2019un personnage du nom de , Lanfranchi vint trouver le monarque décavé et lui offrit de le mettre en relations avec des personnages riches et haut placés, ! qui lui procureraient les moyens de mon- \u2018ter dignement sa maison royale.On juge de l'accueil qui fut fait à Lan- franchi.Il fut immédiatement créé grand- chancelier du royaume ; puis, par de nouveaux actes de la munificence d'Antoine ler, il obtint successivement les titres de baron, ot «le grand dignitaire de la couronne et de grand-muître de l'ordre royal mariannais de Saint-Sauveur.Pour mériter toutes ces récompenses, Lanfranchi avait mis lo jeune souverain en relation avec un nommé Bidot, qui devait procurer les millions nécessaires au bon fonctionnement du royaume moriannais, Ce Bidot, disons-le de suite, était un ancien prêtre dont toute la vie sacerdotale ou laïque n'avait été qu\u2019unu longue suite de scandales et de hontes.\u201c_ Réfugié à Amiens, après diverses com- damnations judiciaires, dans une maison de retraite, il vivait d\u2019expédients à Paris, faisant croire à une succession considérable dont il allait bientôt entrer en possession au Canada.: C'est cet homme que Lanfranchi, sans doute I'organisateur ou l'un des organisateurs de la mystification qui avait le jardinier de Grenoble pour victime, présents à celui-ci comme commenditaire, Pour hâter la réalisation des capitaux réclamés par Antoine Ier, Bidot se rendit à Londres et écrivit de cette ville à Lan.frey qu'il avait vu reine, que celle-c lal avait mis aide et protection pour le roi des nes, En échange des services qu'il promettait, on le combla ent d\u2019honneurs et de dignités, et bientôt on ne l'appela plus que duc de Bouillon, évêque prima de Marisnues, intendant généml du culte ostholique romain, conseiller de la couronne, grand-croix de l'otdre royal de d'un comte de la Rosa, soi-disant ministre secrétaire d'Etat d'Araucanie, les titres : de chanoine examinateur synodal, de con- veil privé de Su Majesté le roi d'Arauca- nie ot de Patagonie, de grand dignitaire de l'ordre noble de l'Etoile du Sud, de président fondateur de la Royale Société religieuse, scientifique et humanitaire de Ia constellation du Sud, de commandeur de l\u2019ordre royal de lu Couronne d'acier, d'archevêque pritost du royaume d\u2019Arau- canie.Affublé de tous ces titres et apéculant avec la plus grande habileté sur la sottise humaine, Bidot se mit à faire à Paris de nombreuses dupes.Il we fit peindre en costume d'évdque chez un photographe qu\u2019il ve garda bien de payer; il se fit avancer des sommes plus ou moins importantes par le prince Czartoryski, par un marchand de vin du nom d\u2019Amigues, par des garcons de café, pr des logeurs, par de pauvres nisis que les défroques et les titres dont il se parsit rendaient aveugles et stupides.Dans l'exécution de toutes ces msnwœu- vres Bidot était nidé par Tâtegrain d'abord, auquel il avait fait prendre le titre de baron de Saint-Ange et d'aide-de-camp de première elasse du roi des Marianes, mais encore et surtout par un autre prêtre indigne et fiétri, du nom de Sabatier, plusieurs fois condamné pour escroqueries et ahus de confiance, et que Bidot avait élevé à la dignité de grand-vicaire de Son Eminence l'évêque des Mariannes.Bidot, Sabatier et Titegrain ont comparu devant le tribunal correctionnel de In Seine.II faut renoncer i dépeindre luur attitude et lour cynistne, Bidot est un homme de soixante ans, i la bouche édentée, au teint d\u2019ivoire, à la face absolument rasée, et qui, avec ses lurges lunettes bleues, son ventre rondelet, son habit noir et sa cravate blanche, tient autant du «avant que de l\u2019homme d'affaires.Il nie avec énergie tout ce qu'on lui reproche, s'emporte et injure parfuie, au point qu'il faut que les gardes lui imposent silence.Il fait à certaines questions de ces réponses qui font frémir d'indignation.Ainsi, on lai demande pourquoi il & pris le nom de Bouillon, et il répond : \u201c Parce que c\u2019est le nom de ina mère.\u201d \u2018 Mois ce n'est pas celui de votre père, et vous n'avez pa le droit d'en porter d'autre gue lo sien, \u2014 Rien ne me pronce que je auix le ta de mon père!\" Quant & Sabatier, c'est Robert Macaire soptuagénaire, Il a son wil malicieux, ses gros sourcils, son profil, see cheveux rares et sales, ss physionomie cynique.Nous n'avons point graude opinion du goût des sauvages, mais nous nimons à nous persuader qu'ils sont un peu plus délicats en fait de monarques, ; Imaginez un pauvre être rabougri, bilieux, tordu, bêgue et bête, voili le roi Antoine ler.Quant à la reine-mère, n\u2019en parlons pax.Le président Bruneau a prononcé un jugement qui condamne Tâtograin à quinze mois de prison, Sabatier à deux ans et Diidot à cing aus de le même peine.-\u2014Toutes les grandes scieries à l'embouchure du Saint-Maurice sont arrêtées depuis la semaine dernière.Un grand nombre d'hommes se trouvent ainsi sans ouvrage pour le reste 1e Ja saison.Plusieurs jeunes ges employés à ces usines, ttent d'aller, cet autotune, commencer des défrichements dans la vallée du Saint-Mau- ee.-_.0.\u2014Le parier Rigollot, pour sinapisines, est lo soul slopt per les hopiteus va, de Paris, par Leurs Exoellences les ministren de la guerre et de le marine françaises pour le service den am- bulanoes et de la Motte.La seul adopté 1' Amirauté pour le service des hôpitaux maritimes et militaires de Sa Ma.oatd la Reine d'Angleterre, Impératriee des ndes.Le seul dontl'entrés de l'empire soit auteri vée par le Conseil Impérial de Re) duCsarde toutes les Ruseies.: Se trouve dans les principales pharmacies du Saint-Sauveur, grend dignitaire et grand Canada.universitaire du royaume.D'autre part, le prêtre Bidot disait tenir Vente on gros: À.Dazav, 28%, rae MoGill, Montréal, 466 L\u2019OPTNION PUBLIQUE 27 SEpremsre 1877 re \u2014_\u2014 = A = oN A Past I HRY + SS bo) = = é * =i hy PA) A ARTE + (PS EN A Â == WAT LES?Les NW = == À 5 Wl bX 0 # CJ 4 = ee > A ni p Res i == Ë 5 EN & NN \\ V: N 4 + 7 $ = Ld d \u20ac x Re Vie A D > NS == AW & x} » \\ à A £4 « N ie La We A Tex Roy S\\N SON ; N À NE a oni ce = \u2014\u2014 ESS qu, 9 SE ZA SIF Z > pe, =O WR RCW +, pe = ve 4 A N # y Pins 5 & ov 2 PR; xe = oy EGR 7, VEN = vA be 9 3 gic y FE fi = N > re Ps PE: J [af 1] = pi R Pag Ill fé : » po eg pe: Ay ira) 2 et a, = ES 1 A lee ps, A aie A) IN Ÿ = a a Fis Ve > rd ÿ es & A in = yr CE H B ca s A we Th \\e S = ay AN pæ T 3 of an =, à M4 7 £0 4 | & di 5 =.= 5 \u201c) {LA = ed i.p Le +» ~ 3 =>, = res + SAY Ue of 28 \u2018 ME \\ Fi = == Ee fe) oN \u201cSA Ed ie is Fos Rh = 9: = Nisa A % cents £974 pry NY ve sd Va Cu a iy FAT A Fa re 59 Rd R iy 4 Ag 24 Ge s ss A ben ; Jn 0 A #42 ch A = a 4 1) Pet La es 5 dues ET ry SN ÿ C he hE LE = À fo pe 8% 3 PAE hc?ALY er i \"4 +L = Ke LA Sa pes \u201cRs i Ww (Vga a me = ÿ Sm 2 coll) 7// 2 Z, (+4 Lo Fay me SRE be ant SR = % N CN [7/4 EE, = SS =.= Ÿ x; = a! es Qu _ MONTREAL\u2014EXPOSITION DE LA SOCIÉTÉ D'HORTICULTURE AU PALAIS DE CRYSTAL n.= x d \\ RP = jo and XN We he A > pas Ky rs vas Pg NA \\ a PQ h ÿ Ls Fr He k 55 hy gl | ® | oul Sy 4) si) i) SLE Pui 4 a.= St CA re aS pes NS a = NE BACS ELL ss 3 AF ny (F7 NS Ÿ | SE se \u2014 = YN (da => Es Sie i \\ se SS BN sc > = $ it cs fF Se it a 9 3 x [ 2 = Li A a fa a & At SES ne 4 (J = 2 K = es + 8 OS \u201cAE at NY FC ® Ww je NAR %: st 3 ge ce re GS À 4 N ME) Z ue.Ga 7 2 27 SEPTEMBRE 1877 L'OPLINION PUBLIQUE 467 L'EXPOSITION DE QUÉBEC On écrit de Quélec : Cette exposition qu à attiré à Québec un nombre considérable de visiteurs de toutes les rties de la Puissance, à été ouverte mardi, le 18, L'Exposition à été inaugurée pur Son Honneur le Lieutenant-Couverueur, accompagné do son aide-de-caiup, et de auite après l'ouverture, les terrains out été remplis par tune foule nom- breuve.Comme toujours, la section de Vindustrio a attiré le plus grand nombre de visiteurs ; lin.tallation est excellente et la décoration ne laisse rien à désirer.11 serait trop long d\u2019énumérer les différents produits exposés, mais on peut dire que In province a le droit d'être ère du de- le perfection auquel elle est arrivée dans es différentes branches d'industrie, On a beaucoup \u201cadmiré un moddle de grande dimension des nouveaux édifices du l\u2019arlement ; l'enserable ent irréprochable.Le département de l'agriculture est au-deseux de tout éloge ; il est aussi complet que possible, Le département des instruments arataires est prtit-âtre moins complet, mais on doit tenir compte que, vu le retard du vapeur Montréal, hier, bien des machines n\u2019ont pu être installées.Nous empruntons aux journaux de Quéhec les détails suivantsy aur quelques exposants de Montréal : La maison Rolland et Fils occupe dans le palais de l'Industrie un espace bijoux par l\u2019ordre qui a présidé dans la disposition de sen pièces.h y voit une collection la plus complèts que nous ayons vue encore des ouvrages littéraires canadiens.Îtya là tont un trésor pour celui qui ven notre littérature nationale, et les municipalités, aussi bien que nos hoiimes de lettres, sauront aujourd'hui, comme ils le savent depuis longtemps, qu'il y a de quoi s'approvi- siouner duns cette maison.l'académie commerciale et l'école polytechnique ont exposé leur système d\u2019écucation.Nous avons vu avec plaisir les ouvrages des élèves de con écoles, ouvrages qui dénotent de grands talents ot une méthode excellente d\u2019enseignement.Les cahiers d'écriture par des élèves de deuxième année sont étonnants d\u2019exé- eution.M.Archambault, direeteur des écoles, nous a montré des dessins au crayon fort bien faits par de jeunes élèves, Un enseigne dans ectte école la sténographie d'aprèn Duployé.Le cours d'études complet comprend neuf années : le cours primaire dure trois ans ; le cours intermédiaire, deux aus ; le cours commercial, deux ans ; le cours des lettres, deux ans.M.Leblanc, suivant notre humble gout, ex- mse Jo plus arhmirable assortiment de plumes d'autruche qu'il y ait dans le palais.(\"est de 'autruche véritable, bien entendu.M.Leblanc importe directement et manufacture: il est en même temps le continuateur d'une célèbre tuuison trançaise de Montréal bien connue, Son étalage constitue une espèce de faisceau où l\u2019on voit les nuances les plus fantaisistes, les plus délivates et les plus variées.Le Canada, l\u2019Awgleterre et la France sont représentés dans des emblêmes respectifs.Nous ajouterons que la maison Leblanc a obtent uu prix-extra à l'Exposition de Philadelphie.MM.Viau et Frère ont une vitrine remarquable d\u2019échantillons de biscuits et de farine préparée, et la plus belle variété possible d\u2019articles de confiserie.Ils méritent à tous égards le plus sérieuse attention et font incontestablement honneur à la branche industrielle à laquelle ils appartiennent.Hs UN MIRACLE A SAINTE-ANNE DE BEAUPRE Les journaux de Québec parlent d'un miracle éclatant qui vient de s'opérer à Sainte-Anne de Beaupré, par l\u2019intercession de cotte patronne du Canada.Voici comment on rapporte l'événement qui a eu lien dimanche : La paroisse de Ia Bonne Sainte-Anne a été témoin, hier, d'un miracle éclatant, qui a causé une sensation profonde et a produit une impression facile & concevoir sur les centaines de per- xonnes qui en ont été témoins.Voici ce que nous n raconté un témoin oculaire qui faisait partie du pèlerinage qui a eu lieu, hier, sous les auspices de I\u2019 Association musicale de cette ville.Un grand nombre delpélerina irlandais, venus de Montréal, sont arrivés à 10 hrs.hier m Sainte-Anne, sur le vapeur St.Mrorge.Parmi eux il y avait une femme d'un certain âge, Mine O'Connor, de Weat Farnham, dont l\u2019état excitait la pitié de tous ceux qui l\u2019ont vue.Ces pèlerins dûrent débarquer dans des chaloupes et $time O'Connor fut transportée avec tous les ménagements qu'exigeait son état.Elle marchait difficilement en s'appuyant aur deux béquilles.Eu Is voyant passer, chacun faisait ses commentaires at se demandait si cette femme allait s'en retouruer comme elle était venue.Dès que les pèlerins furent tous débarques, une messe fut d te pour eux par le prétre qui les accom] ait, le .M.Calahan.On remar- ua que Mme O'Connor priait avec une grande eur.Elle parnissait, nous dit-on, comme en extase.À la fin de la messe on la vit se lever tout à coup vt warcher sans béquilles.Ou peu, so faire une idée de la sensation produite par cet événement inatteudu sur uno assistance aussi impressionnable.Plusieurs personnes s'empressèrent autour d'elle et l'interrogerent, mais elle ne leur donna que des réponses vagues, elle était comme troublés.Ccpendant, olle continua à marcher ot sortit de l\u2019é entourée par une foule excitée, et bientôt fa nouvelle de ce miracle es répandit partout.On nous dit aussi qu\u2019une homine, venu avec lea pèlerins de Qué- bee, n'eut ronverti publiquement.I à dit avoir apostasié ua religion, il I u une dizaine d'années, et on lui a fait faire abjuration publique.Au retour, nos pèlerins ont chanté un 7 lew avec un enthousiasme extraordinaire.CHOMMÉS ET AUTRES La preuve nu soutien de la cause canadienne devent la Commission des Pécheries à été cloue jeudi de ln semaine dernière, et les Etats-Unis ont commenté leur enquête immédiatement.Le News York Tuhlet conamcre un article fort élogicux à l\u2019hon.M.Chauveau, à l'occasion de sa nomination vomme shérif de Montréal.Lundi, le 17 septembre, était le 85e nnniver- saire de l'ouverture du premier Parlement du Haut-Canada, à Niagara, sous le gouverneur Simcoe.Les principaux hommes instruits et lu jen- nease professionnelle de Saint-Hyacinthe viennent de fouder un club de discussion.D\u2019après les statistiques fédérates, des émigrants débarqués aux Etats-Unis depuis 1820, est de 9,200,000 personnes.Les années où l\u2019émigration a été ta plus considérable sont de 1849 à 1857, et de 1865 à 1878.Dans ces deux périodes, il ent «lébarqué en une seule année jusqu\u2019à 450,000 émigrants.Fu 1874, ilu'y en a eu que 187,027.nombre L\u2019ex-président Grant continue desc promener à travers l'Europe.Vaici quel serait son itinéraire à partir du 21 septembre : Le général Grant visitera, à partir du 21, différentes villes de l'Angleterre, commençant par Newcastle-on-Tyne, et le 2 octobre il se rendra on France, puis de Ja en Espagne, en Sicile, à Malte, en Turquie et en Egypte.fl sera de retour à Naples en Sfévrier, à Paris en avril, et, après cela, il visitera ln Suède, ln Norvége, lu Russie, l'Autriche et lu Suiase.Trois Etats de l'Union Américaiue ont répudié leur dette publique.L'un d'eux, le Minnesota, dont les eréanciers se montraient disposés à accepter 50 cents par piaatre, n refusé, par ua vote populaire de 4 contre 1, de payer un seul sou.La Cour Suprême des Etats-l'nis, cou- aultée sur la légalité de ce refus, a décrété que chaque État, souverain comme l'est chacun des Etats-Unis, ne peut être forcé par la joi de s\u2019acquitter de ses obligations.C'est une manière uouvelle ct fort peu coûteuse de soliler ses dettes.Beaucoup de nos compatriotes fout honveur au nom canadien-français sur la terre étrangère.Le nouveau journal de Saint-Paul Minnesota, le Canadien, nous apprend sue dans la récente exposition donnée en cet endroit, M.Sylvain Nadeau a (chose presque incroyable) oktenn cinqueute huit premiers prix.M.Nadeau avait exhibé soixante variétés de fruits, denrées, légumes et végétaux.M, Berthinume, autre Canadiens-français, n obtenu le premier prix pour l'invention d\u2019une charrue, \"ne dépéche annonce que Stanley, le célèbre explorateur américain, est rendu à Embouna, aur la rivière Congo, sur la côte occidentale de l'Afrique.Son voyage à travers l'Afrique n été une série de malheurs: il out à livrer trente deux batailles avec les indigènes, et perdit plusieurs hommes du son escorte.Francis l\u2019ocock, son compagnon anglais, est mort le 8 juin.Il s'est noyé dans la chute d'une rivière.La rivière Luslaha n\u2019est que la continuation du Congo qui fait plusieurs méandres dans l\u2019intérieur de l'Afrique.Le voyage de Stanley à travers l'Afrique a duré depuis le 15 novembre dernier.L'infatigable explorateur à passé trois jours sans manger.Nous lisons dana le Courrier du Canada : * Le plan des édifices parlemeritaires fait et préparé sous In direction de M.Eugéne Taché, assistant-commissaire des Terres de fi Couronne, accupe une place saillante dans le département de I'industrie, Ohacun est charmé de voir qu'enfin, à Québec, nous allons avoir des édifices qui mériteront les éloges des étrangers.\u201cLes édifices parlementaires formeront un quarré de trois cents pieds.La tour centrale ent trèm-élovée et ornementée des statues de nos anciens gouverneurs.L'édifice a trois étages de haut à part le rez-de-chaussée et lea mansarile Un jet d\u2019eau sera plucé en face de Ia partic prin- cipale, et le parterre sera ornementé d'arbres et de statues.Le tout formera un ensemble magnifique.\u201d On derit de Québec en date du 20 : * Ce matin, des ouvriers employés à des travaux d\u2019excavation, en dessous «le la Basilique, ont découvert, juste au-dessous du maître-autol, le cercueil de Mgr.de Laval, Cunada et de l'Amérique était suvelops suivante : * du té «de plomb et portait ci ropose D.D.Frang premier évêque de Québec, mort le sixième de mai en l'année de Notre-se la quatre-vingt-vixièine ann N eur 1708, de son âge, el remier évêque du ord, Le cercueil inscription ude Laval, Jour ans dans Is cinquantième de sa consécration.Qu'il repose en fix \u201cMgr.Varchevique de Québec, averti de lu découverte, se trausporta in ement sur lea lieux, avec plusionrs me après avoir fait mettre le ce velle velop, il be lit transporter dan hn voûtes de la chapelle du séminaire.\u201d Adresser M, 48.Fre Autre aofntique des problèmes Nug, 30 et 51 bres du clergé, «1 dans une \u2014\u2014em_ LES ÉCHECS nuunirations co AUX CORKESPONDANTNS Chaparon, Malbuit, Solutions justes du problème Buivln, Katit-0 Giroux, De, D, N Boitt Jenn A.C the; [.0.M.Gliaperon, Mutvale.Solutiuns Giroux, Boivin, Delanugis, 11, M.,Qué Jean.2.M.Quéliec, avec regret que nous st pas parve J.rate bol tots lew manlin ot field.Lr.Ruin justes du problème M.J.Ly.Re i réal ; %.Delauvuls.H.M.M o #2 ; MM Hherbrooke PROBLEME No.56.Noir, ash par M, J.M, Québer.aat les Échace 8 1,512, rue Nt.Bonaventure, Montréal, Québre : : MM.PO.Montréal ; A.Rherbrooke: Z.Lao al LC.AL », echerches fuites, nous constutens Jottre contenant sus problômes ne \u2019euvoi, Nous en utifierront al Chess Club\u201d jeddis suirn, A8 Na, 148.tue Maux rénoi! a | 1 D2 CR © G Gen 7 2 - Bi % LOU GED @ age a % Blanes, Town blues ionent.font chec et mat en À coups, SOLUTION DU PROBLEME NO.52, Blanca.VF De R échec et mat, ta 2 C pr, D 09 échec et rest, (B 2 120 FD éches ot nat.©) 2 D2 T chee ut mat.im 2 C pe, F Achec ot mat.LY unes.1 Rée R 2T2TR SCIACU Et autres, PROBLEME No.4P2FRete VF 12 Les blines joisnt, font cher wt mst on 3 conps Noirs.IF prend D(A) pr PCD) 1 Dope TW) Dpr CM Fin b Noirs.VRéeFR SOLI TION DAT PROBLEME No, 54, fitenes, a #Dpr LE P des «lames.d'Armes, Montréal.On reçoit unc brochure franc de port en en faisant tu demande à EVANS, MERCER & Montréal.T R échen 0 bchee ot mnt HOSFOZ xx Ten plus précienx de Phosphore wt bit des cortifieats de toutes purts, Ex vend ben.Noirs.LC 5e ED (mciitenr) 4 Dpr.C D d'interpos.ONE C'est le tonique favori JaMks HAWKES, Pharmacie de la Pluoe- Ci.gras, NAISSANCE A Montréat, le \u20184H du conrant, In dame d'Honoré tiin- \u2026 marchand, on fils.En cette ville, Te 22 du courant, madiae A.1.Jobin @ donné le four à nn 6}.DÉCÈS Subltemeut, chez son gendre, M.0Ovila Bervard, à Ibel- wil, 1e 1% du courant, trivtes de 37-38, et dont nous Avous publ chanté Tiés à Suint-Bru pause.Bonavi pt are Viger, un hique il y # quelqaa temps.Son servi ile, d'où tentes lo 184 des pn.une notice ice à été TTT LE JEU DE DAMES nides prublémes à aous a adresser dl'é- ureau de L'Opinion Pu.suvoyer ditour du jeu de Dame blique, Montréul - PROBLÈME No.\u2018& NOIRE BLAKCS Les Blancs jouent et gagnent solutéon du Problème No,:W votutions justes du Problème N 5,040 Montréal ;\u2014Ar.beltier, J.Primean, J.\u20ac.Robillard, TP.Décareau, Join Doyte ot Aug.Demers.sui tunégunde : Alex.Lacaille.\u2014 mm Prix du Marché de Détail de Montréal.Montréal, 21 septembre 1877.FARINE 8.8e mpage, par 1001he :1 00 à 3 10 page Ve .20e 25 1504 160 O0 à 00 GRA 814 par minet.oon 100 Pois do Ja 000 Orge do \u201csos 000 Avoine par 411 0304 035 Sarrasin pur min 0754 080 Lin de 100à 168 Mi do 1758 250 B6-d'fnde du Daa 000 Pome at baril 1254 100 Patates au ano 0458 0350 Féves par min 1204 175 Oipauns par tresse .0054 000 Asperges, par paquet om 000 Laitue, pur pied.#où 00 Beurre frais à la livre.ara 090 Beurre salé de 02 8 OM Fromage à la livre nou 00 VOLAILLES Dindea (vieux) au o 10 à 150 Diudes (Jeunen) d.- OUVà 00 4 couple 1004 150 - 0506 06 - 05096 Dép wa 05 Canards (sauvages) par cou) .0:08 0% do noirapareouple .- 0504 0% Plenviers par douxatns 1506 200 Bécusses au conpie.own 05 Pigeans domestique 002 0 Perdrix au couple \u2026 0506 05 Tourles à la douzaine 1006 140 VIANDER Bœuf à lu livre .004 012 Lard do.61240016 Mouton an quartier.1254 200 | .0754 098 Lard frais par 100 livres .7500 BV ; 708 R00 SR 02080 een voa 010 .0056 100 Lied 015 Œufs frais 0144017 Maddook à 1a livre vos ou Raindonx par liv 01d 012 Peanx d In livre om 4 005 Marché aux Bestisux faut, Îre nalith, par 100 1b, 34400 Hœut, $me qualité.254 300 Vaches À lait.25 00 à 25 0 32000 400 \u201cood 1900 Sead 700 Joo 400 Moutous, Ire qualité.308 475 Moutons, Îme quallié.von 27 Agnean: nlite, 2004 35 Agnes, unlité 2504 300 Cochone, Lre ité Tong 900 Cochons, 2me qualité.403 deo Foin, 1re qualité, par LUU bottes s 0 à 10 v0 Foin, Ÿme qualité.- a0û 95 Faille, Ire qualité.5004 600 Paille, $me qualité.S004 450 NAPOLEON ROY MARCHAND-TAILLEUR No.96, RUE 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à Ottawa, où sux Députés Adjudauts Généraux des Districts Miil- taires.des pour admission doivent être adres.des à t'Adjatent Général an :molas un mois avast in date de l'examen.(Par ordre} W.POWELL, Clonesl, Aujudant-Général, Quartiers-Généraux, Ottawa, 11 avril 1677.8-109-8-11¢ ÉCOLE DE NAVIGATION DU GOU- * VERNEMENT DE QUEBEC, Cette énals sors ouverte le février dans l'édifice de l'Assemblée Uriiatve: sous la aires D .ox ur navigat Avent de tie Ang) Les tormag seront Somme salt - 'beuls sern ouverts tous peadant l'année, vo sou te premier.ue i uaa dernier sods: heures du mai quatre beures de Lun samedis, alle se fermers à midi, Le programme des études sera le sulvaut: PREMIER COURS.n des aspirante sex certificats de ons où de contre-maître, accordés après Os cours com Tem.Blot des logarithme : 1s navigation proprement dite; Is faire lo polot; trouver la latitude par la fd ienne du sole], d'une étoile, par uns bau.teur de cirofmméridienne du soleil; trouver la ! fade do par » ouronomètre La variation et la dévistion de le par une mut ; trouver Je temps de la haute arte; ia os a des sond faire des observations pour fortaer nus table des tions de la boussole, sob explication et nusal le tracé et l'asage du dlagramme de Naples, l'usage des cartes-me- rines, des instruments ; les règlements ooneeraant Jes bâtiments en route, et tous les autres sujets compris dans l'examen de vive vois que Jes aspirants out à bie PuuvINCE DE QUÉBEC.CHAMBRE DU PARLEMENT.BILLS PRIVÉS.tds vadrossr 41a LE wn propress Lemans Frorines 43 Gules.pour ob tenir » possession de ra BILLA le Barean des Examisateurs de in Puissance.DEUXIÈME CUURS.Une étude plus étendue de In navigation pratique et de l'astronomie nautique.Trouver la parer nique qe teur méridienus de in lune, des étoiles cirolmpolaires, par ane waster méridienne de ls polaire, deux hau- rs d'un corps céleste (mét10des de Ivory); trouver la Jongitude par deux hautenrs, par distances 1 16 chrosomdtre par ie hauteurs égules, l'emploi de l'horison artificiel; los Lois des tempéêtes, etc.ete.THOISIEME COURS.Partie théorique.eee in EE difirentes régles ot or- Corporat Ba » ronan re ton pour he pr ne com! ntes ou autres, ou syuut pour but de régier des arpentages ou définir des limites, on de fuire tonte chose qui aoruit l'effet de com promettre les droits d'autres parties, sont Per les senies uutifiées que, par lus lee du Conseil ie dt es sont au loog Smctelte de Guided.) elles vont requises UN MOIS D'AVIR) spéviflant olniroment et distinete- ment in nature «t l'ubjet de lu dite demande), dans ls * Gazette Officielle de Québec,\u201d en unglais et en fran.quis, et sussl duos un Journal soglais et dune un journal français publiés dans le district concerné, vt de remplir les formalités qui y sont mentionnées.Ie premier ot te dernier de tels avis devunt être envoyés au Boreau des Bille Privés de chaque Chamtwe.Et tonte personne qui fern application, de or, sous une semaine do 1's ition de lu première publication du tels avis duns la \u2018* Cinxetre Officielle,\u201d ndresser Une copie de sou bill, nvec la somme de cent plastres, au Grefiter du Cusnité des Bills Privée.\u2018Toutes pétitions pour Bits Puivis doivent être 3 pré entbon ro vs \u2018derx premières semaines \u201d de 1a con.BOUCHER pe BOUCHERVILLE, Greffier du Cons.Jég.G.M.MUIR, Greffier de l'Ass.Lég.Québec.#2 jsavier 1177 a MANUFACTURE DE VINAIGRE i MONTRBIAL, | No.41, RUE BONSECOUNS.J PRIX à L'EXPORTION su CENTENAIRE A PHILADELPHIE ET PREMIER PRIX À LA DERNIERE EXPOBITION DE MONTREAL.Ls ntifieatn des hommes Les plus com pâtonte \u201cte ve Vinniygre est l'an dés moltieurs Vinaigres du monde entier.MICREL LEFEVRE, Pregrittaive SIROP EXPECTORANT, LÀ L'ELIXIR TONIQUE et du SIFOP DES ENFANTS du Dr.J.EMERYT CODERRE,.4, RUE ST.DNNIS, Coin ds 1a RUE DORCHNSTER A vendre ahes us ies Phi ious A.TEE Arcane me Tom Pour jrusser comme oapitaines: et les bit bi d'entrée seroni $15 étudieront dans le bat d'i obtenir le 2 sari ae oo =.maître devant le Bureau des Examinateurs de la Puissance du Cavnds, et de = pour ceux qui étudieront Tout payé leurs honotuires d'entrée, auront suivre les cours de l'école, sans avcqse autre charge, en aucun tempe, be.Jusq bye sient odtonu leurs bre- Teta devant le u des Examinateurs de la Puis- MIT out étabit des examens Ximoritaaiie devast le Bureau des Examinuteurs de ln Puisssace, prépers- tion à ces exnmess extraordinaires des plant, qui auront soivi jus cours de l'école, sare gratuits.Le directeur de l'école fera tous les mois, à l'Honc- rable Becrétaire-Provinoial, un moutrant le rapport meu! bre candidate.oo Téool pi dos Gives, PA cer a are examens devant le Bureau de Examinstenrs de 1a Puls.same pour des certifionts de capitziues ou de sentre- Ceux qui déeiraront entrer l'école on ferout in de- Be re- , où » C.Senton, Par ordre, J.A.CHAPLEAU, Secrétaire de la Province de Québec.84042110 ONSEDFMANDE OV ESTLE JOLI MAGASIN DE MODES WARSRARULS VE GOUT rue Ste.rues Monteaime ot ote: à l'enseignadu Cure ot vous y trouverez jux aasortiment complet do toutes os.Pe Td Te a JOS.ROY, 678 BUK BTE.CATHERINE, A UBuwigne du Chapesu Rouge._ 8-16-84-10 EM.TERQUEM Commissionusire en Marchandises ( x-représentant des Français à l\u2019Eaposition L ) 5, LLL POISSONNIERE.PARIS £5 a = onkete également la faveur des ordres des membres da yes les fournitures des Tus athe.commissions resisen seront 'ol Sane In plus ssrupulense.ps moK PURITY SRR nan rue "]
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