L'Opinion publique, 28 mars 1878, jeudi 28 mars 1878
[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré ahonneiment, payable d'avance : Un an, 83.\u2014États-Unis, $3.50.Tout semestre commencé se paie en entier.tn ue se désshonne qu'au bureau du journal, et il faut donner au moins quinze jours d'avis.Vol.IX.JBUDI, 28 MARS 1878 No.13.Toute commun Prix du numéro, 7 ceutins.\u2014Annonces, la ligne, 10 centins.ion doit être affranchie.Les remises d'argent doivent se faire par lettres enregistrées ou par bons sur la poste.NOTRE PRIME Nous avons le plaivir d'annoncer que nous donnerons en PRIME, cette année, un magnifique PORTRAIT DE SOM EXCELLENCE Mgr.CONROY, Délégué Apostelique en Canada.Ce superbe Portrait, que tous les catholiques de la Puissance désirent sans doute se procurer, sera distribué aux conditions suivantes : lu.A tous nos abonnés actuels dont l'abonnement est payé jusqu'au ler juillet 1878 ; 20.À ceux qui, d'ici au lor juillet mieront tous les arrérages, s\u2019il y vuu,et l'abonnement pour l\u2019année courante ; Jo.À tous les nouveaux abonnés qui paicront au moins six mois d'avance en 'a- hounant.\u2018ar cet arrangement, tous les abonnés de L'Opinlon Publique wuront l'avantage, \u201cils le veulent, de se procurer une su- prrhe LITHOGRAPHIE AU CRAYON de SoN ExceuLENCE Mog.Cosnoy, premier Délégué Apostolique nommé par ivme pour l'Amérique Britannique du Nord.Ce portrait, lithographié sur papier a dessin de luxe, de 154 par 21 pouces, et enrichi de la siynatare auto- araphe de Son Excellence, vaut au moins UN DOLLAR, et Dos agents ont reçu instrue- tiva de le donner à tous coux qui se con- lorieruut aux conditions ci-dessus, Avis de l'Administration Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur les changements que nous croy- uns devoir faire dans les conditions d\u2019u- bonnement à L'Opénion Publique, A Tavenir, le prix pour les abounds qui paieront d'uvauce, ou dans le cours \u201ces trois premiers mois, sers, comme par le passé, de TROIS PIAsTRES par année pour le Canada et TROIS PIASTRES ET DEMIE pour les Etats-Unis: mais on exigera de veux qui ne se conformerunt pis à cette régle $3.25 par année s'ils ne paient qu'au bout de six mois et 83.50 s'ils ne réglent qu'à lu fin de l'année.: Après Jos appels réitérés que nous avons faits, vainement «lans la plupart «es cas, i nos abounés retardataires de s'acquitter de ce qu'ils nous doivent, et vu le montant toujours crulssant d'arrémiges qui nous sont dûs, mous croyons que cette augmentation dans le prix de l'abonnement pour ceux qui n'ont pas la louable habitude de payer régulièrement leur journal d'avance, vst le seul moyen qui nous teste de couvrir en partie les pertes con- sidérales d'intérêts que nous subissons chaque année et los frais de perception que Hour nommes obligés d'encourir.Rien de plus facile pour nos abonnés quede v'éviter le paiement de ces 25 et 50 centins additionnels : QU'HA PAIENT TOUJOURS LEUR ABONNEMENT D'AVANCE, CUMIME le fout un bon nombre des meilleurs amis de L'Opinion Publique, à qui nous nous empressons d'offrir nos plus sincères remer- iments, Puisse leur exemple être imité par tous nos lecteurs! L'ApuuusTnation.SOMMAIRE Giuguos, par L-0.De membres principaux du t u Pape ; Inauguration de la coluane de l'imanoulée Conception, à Rome : L'asile d'aliénés de Falconmoud ; Souvenirs d'un campement militaire d'hiver.1678.\u2014Cunasils utiles \u2014Une parcisse caundivnne au 17ême siècle : Lu Riviére-Duelle, par l'abbé HR.Casgrain.\u2014Juris- douce Bitiiogruphle : Fie LV, sa wie et ses Œuvres.\u2014~Fnits divers.\u2014Le crime des femmes, par Raoul de Navery (suite).\u2014La musique & Vienne, par Victor Ties (suite et fn).\u2014(iuzette des tribunaux : Un mari 106 par sn femme \u2014A vis important.Revue de lu semaine, par AB.Longpré.\u2014V .\u2014Ler échecs.\u2014Le jeu de dames \u2014 Prix du marché de détail.# Montréal.GRAVURE : Les Hommes de 37-34 : Lucien Gagner ; Les « vinbres principaux du Savré-Collége et le non- veau l'upe ; Québer : Camp d'hiver de la Batterie 8 Asile des aliécés Falconwoud, prés Char lottets wn, Île du Frinee-Edouard : Exposition de Paris: Le palais du Trocadéro tel que complété ; Madikl: Grand combat de tsursan à l'occasion des fêtes ds mariage du rol; Inwuguration de la culonue de Fin mee ulée Conception, & Rome; Le Colbert, euiras+e français de premier ran, construit & Brest.Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur la série d'articles que nous commençons à publier aujourd'hui sous le titre d'U'ue Preroëee Canadienne an 1Tême siècle, Cette étude particulière acquière un intérêt génétal ; car elle fournit à l\u2019an- teur l'occasion de faire une critique d\u2019un nouveau genre sur les derniers ouvrage de M.Parkmun, cn s'appuyant sur le terrain des faits.\u2014 + EVENEMENTS DE 37-38 LUCIEN GAGNON Lucien Gagnon, où * Gagnon l'habitant,\u201d comme on Pappelait, était un cultivateur à l'aise de la Pointe-à-la-Mule, paroisse de Saint-Valentin.LI a droit de figurer au premier rang des patriotes de \"37, que Je patriotisme et l'amour de la liberté seuls poussèrent aux armes.À côté des chefs illustres dont le nom et le génie ont tant d'empire, il faut au peuple, dans les temps de troubles, pour l\u2019entraîner, des hommes qui ont vécu avec lui, et dont il a pu counaitre et apprécier depuis longtemps la sincérité.Gagnon à été, dans les paroisses du sud de Montréal, l'un de ces hommes, de ces chefs populaires.En le voyant tout sa- ctilier, s'exposer à la ruine et à la mort avee tant de «dévouement, 6D De pouvait s'empêcher de croire que la cause qu'il défendait était bonne.Lucien Gaguou prit part de bonne heure à l'agitation populaire.11 était & 1a grande assemblée «le Saint-Charles, et il en revint plus ardent que jumais, et convaineu qu\u2019il fallait pousser In résistance jusqu'à l'in- surrertion.il pareourut Saint-Valentin ct lex pa- roisees environnantes, répandit partout les sentiments qui l'animaient, el engages la population à se préparer à la lutte.Les chefs de l'insurrection s'enfuyant aux États-Unis après la bataille de Saint- Charles, arrétérent à la Pointe-à-la-Mule, virent Gagnon et l\u2019engagtrent à les suivre pour éviter la vengeance dos bureauvrates, et aviser aux moyens de prendre leur revanche.Arrivés à Swanton, Ftat de Vermont, ils délibérèrent et décidérent qu\u2019il falluit rentrer au Canada les ares à la main.Papineau et O'Callaghan, qu'ile avaient rencontrés, les avaient convaincus que Wilfred Nelson, le vainqueur de Saint-Denis, les attendait à Suint-Césaire à Ia tête d'un corps considérable d'insurgés.Comme les patriotes réfugiés à Swanton n'étaient pas assez nombreux pour faire une pareille incursion, Cagnou offrit d'aller au Canada faire une levée d'hommes.C'était une entreprise hardie, dangerense.En traversant les lignes et en revenant à la tête d\u2019une troupe aux Etats l'nis, il cou- mit le risque d\u2019être arrêté par les senti- nellea anglaises qui garduient la frontière, ou par les autorités américaines, pour violation dex Jois de la neutralité.Gagnon n'hésita pas pourtant ; il partit, entra la nuit sur le sol canadien, parcourut la Puinte-à-lu-Mule et les paroinses environnantes, souleva les gens, et parvint à organiser une troupe de cinquante hommes déterminés comme lui.Jai dit déjà, en faisant le récit de la bataille de Moore's Corner, comment la vaillante troupe tit son chemin i travers les sentinelles anglaises pour rejoindre les patriotes e+ Swanton, rentm avec eux au Canada, et eut à lutter contre des forces dix fois plus considérables.Gagnon, qui avait reçu deux blessures sérieuses, put, avec beaucoup «le peine, regagner la fron- titre, l\u2019endant ev temps-la, sa ferme et ses enfants étaient victimes de In vengeance de ses ennemis.Vn soir que malume Cagnon était seule avec ses enfants, des homes armés entrent duns «t maison, l'insultent.la menacent, Ini annoucent qu'ils viennent au nom de la reine contfisquer tous les biens de son mari, Semparent en effet de tout, clouent les portes de tous les appartements de la maison, des granges, bâtiments et dépendances, et dounent trois heures à madame Gagnon pour sortir avec ses enfants, La pauvre femme essaya en vain de toucher ces barbares en leur montrant ses huit enfauts pressés autour d'elle, et sa vieille mère âgée de Tä ans ; elle leur demanda même en vain la permission d'emporter des vêtements et des provisions.Flle fut obligée de partir.Et l'on vit cette pauvre femme sur le chemin, par une nuit noire et froide, chercher, aller «de port en porte.uv enfant dans les bras, suivie d'une viville femme de suixante-quinze aus, sa mere, et de sept enfants, tremblants de peur, grelottants de froid.Les bureaucrutez avaient tellement etffrayé Je voisinage, qu'à plusieurs endroits ob ne voulut pas recevoir la femme et les enfants de Gagnon, Les fugitifs furent ubliges de faire une demi-livu avant de trouver un refuge.Quelques jours après, madame Gagnon et sa famille prenaient la route lea Etats-Unis, Deux voitures portaient les hardes ot les provisions qu\u2019elle avait pu se procurer pour faire son trisle voyage ; ellu s\u2019en allait le cœur serré, mais confiante et certaine qu'on la lnisserait passer tranquille.Vain espoir! Elle était à peine partie qu'une troupe de burenuerates l\u2019attaquait, pillait les voitures, s'emparait de tout, vêtements et provisions, et lu laissait à peine vêtue sur le grand chemin.Ces faits ne sont-ils pas plus odieux, plus barbares et plus impardonuables que la mort de Weir et de Chartrand, et tout ce qu\u2019un a rrpruché aux patriotes ?La pauvre femme réusat enfin à franchir la frontière et à rejoindre son mari, Qu'on juge de la colère de Gagnon lorsqu'il entendit raconter par sa femme ot ses enfants les mauvais traitements dont ils avaient été victitues ; qu'on se fasse une idée des sentiments de vengeance que ce récit tit germer duns cutte âme fortement trempée ! Est-il étonnant qu'on le retrouve, le 28 Atkins février, au premier rang de la troupe de patriotes que Robert Nelson avait organisée poûr envahir le Canada, et se joindre Aux insurgés qui l'attendaient à quelques milles de la frontière ?Lis étaient trois cents patriotes qu\u2019animaient les mêmes sentiments de patriotisme, de liberté et de vengeance.Mais leur projet ayant transpiré, le gou- vernewent canadien s'était concerté avec les autorités américaines puur le faire avorter.Ils avaient à peine franchi la frontière que leurs armes étaient saisies par les troupes des Etats-Unis, et les chefs faits prisonniers.Gagnon, malgré son énergie, ne put contenir le chagrin que lui causa cet échec ;il pleura comme un enfant.Cette douleur profonde émut tous ceux qui en furent témoins.Lucien Gagnon et Chamilly de Lori- mier, deux des principaux organisateurs de cette expédition, furent arrêtés par les autorités américaines sous l'accusation d\u2019avoir viulé les luis des Etats-Unis, en y organisant Une expédition à main armée contre le Canada.lls furent acquittis après une enquête qui dura plusieurs jours, dans laquelle on prouva que les patriotes étaient entres au Canada sans armes.Madame Gagnon passa une partie de l'hiver avec son mari, à Corbean, i quel- qques milles de la frontière.Au mois de nurse, cette femme courageuse, voyant > > = = 4 7 \u201c= \u201ces a p23 y \u201cSa PRES bf = ~ or Œ: Ny ; pd ENS Ea 1 65 E te y < pres = i er Nr eu > = = RU Se \\ = es | = S.S.LEON Xi JX N° \"À > EE 15 pret es 7 jor D = ME de = ee = } 55 x: > == T= Sl .Se = = LE CARDINAL LA VAIHIUS + CARS AL TIFI0 LE CARBINAL PEOcL BLU PAF) LE 24 VEVRE LE CARDINAL MARTINELLI LE ¢ ARDIN AL BE Le LES MEMBRES PRINCIPAUX DU SACRE-COLLEGE ET LE NOUVEAU PAPE 148 L'OPINION ONE PAROISSE CANADIAN AU 17ome SIECLE LA RIVIERE-OUELLE \u2014o\u2014 1 Par une matinée du mois d'octobre 1690, un détachement assez considérable de colons canadiens, armés en guerre, s'avançait à grands pas à travers la furêt d'épinettes, de sapins et d'érables qui ombrage encore aujourd\u2019hui la pointe de la Rivière- Ouelle.Le chef qui commandait ces 1niliciens n\u2019était autre que le curé de la paroisse, M.l'abbé de Francheville.Cinguante ans, cheveux grisonnants, caractdre ardent et impétueux, allures martiales, regards de fou, taille robuste, habitué aux fatigues, comme, du reste, tous los missionnaires de ces anciens temps: tel élait ce curé de la Rivière-Ouelle, prêtre d'ailleurs pieux et zélé, mais qui aurait figuré avantageusement dans les armées de Jules IL, ce pape guerrier, conquérant des Romagnes, à qui on attribue cette fière réponse à Michel-Ange, pendant que celui-ci peignait son portrait et qu'il s'était mis en frais de lo représenter uu livre à la main: \u201c Me prends-tu pour un écolier Ÿ mets-moi un sabre au côté.\u201d L'accoutrement du curé de Franchevilis n\u2019était pas moins original que sa démarche.« Il portait, dit une des Relations, un capot bleu, un tapebord en tête et un fusil en bon état.\u201d M.de Francheville avait appris, quelque temps auparavant, par des courriers venus de Québec, qu'une flotte considérable de vaisseaux américains remontait le fleuve Saint-Laurent, dans le dessein de semper de la colonie.M.de Francheville assembla aussitôt les habitants de sa paroisse, afin de lee animer à se défendre vaillamment.Mes amis, leur dit-il, les nouvelles sont à la guerre : je viens d'appreadre, par des lettres de Québec, que l'Anglais veut s'emparer du pays pour se venger des défaites que nous lui avons fait subir.Il paraît qu\u2019une flotte, de plus de trento voiles, va bientôt apparaître.Déjà M.de Frontenac a envoyé des détachements de miliciens sur les deux rives du fleuve pour empécher les ennemis de faire aucun débarquement.I! faut croire que notre guuverneur se fie à votre courage, puisqu'il n\u2019a envoyé ici aucun de ses soldats.Je ne vous reconnaîtrais pus si vous vous mon triez assez lâches pour lnisser débarquer ici ces mécréants de Bostoutais sans coup férir.Vous savez ce qui vous attend si vous les laissez approcher : ils brûlerunt vos maisons, votre église, profaneront les vases sacrés romuie ils l'ont déjà fait ailleurs, et vous traîneront tous en captivité, vous, vos femmes et vos enfants.Souvenez-vous que ces hommes sont les ennemis de Dieu aussi bien que les nôtres.Prenez done tous les armes, et tenez-vous prêts au premier signal.\u2014Oui, oui, s'écrièrent tous les assistants, nous sommes prêts à nous défendre jusqu'au dernier ; mais, M.le curé, il faudra que vous veniez avec nous ; car notre seigneur, M.de la Bouteillerie, n\u2019est pas ici pour nous commander.Il va probablement rester à Québec pendant le siége.\u2014Certainement, repartit M.de Franchoville, je vous accompaguerai si vous le voulez absolument.\u2014Alors Dieu combattra avec nous, s\u2019écrièrent les assistants.Si les Bostonnais essayent de débarquer ici, ils vont trouver la soupe chaude.\u2014M.de Frontenac, continua M.de Francheville, se prépare à les recevuir chaleureusement, et on dit que la milice du Montréal est en marche pour venir à son secours.\u2014 Vive notre gouverneur: s\u2019écria la foule en se dispersant.Vive lu France ! Depuis ce moment, tous les paroissiens furent sur le guet ; et, dès que la flotte parut à l'horizon, ils observèrent tous ses mouvements.Elle vint jeter l'ancre pré cisément en face \u2018le la ltivière-Ouelle, et, peu de temps après, on vit se détacher du navire plusieurs chuloupes qui firent force cle rames vers le rivage, C'est alors que nous avons truuvé les habitants de la paroise-, sous la conduite de leur curé, traversant le bois de la Pointe, et se dirigeant vers son extrémité, où les embarcations ennemies paraissaient vouloir prendre terre.La petite troupe s'embusqua sur lu lisière de la forêt, derrière les taillis, dane les plis du terrain et à l'abri des crans «du rivage.Là, elle atteu-lit en silence l'arrivée «es chaloupes qui apprechaient rapidement.Déjà, on entenilait distinctement le bruit des rames dans les tolets et sur l\u2019eau, ainsi que le murinure confus des voix.Comme la marée était haute ct que les embarcations tiraient assez peu «l\u2019eau, elles purent attérir jusqu'au bord des crans, à une faible portée de fusils.Nos annales ne mentionnent pas quel était le nombre de ces embarcations ; mais on sait que chacune d'elles portait une furte escouade de soldats ; l'ordre de sauter à terre fut donné, les rames tirées de l\u2019eau et le débaryne- ment comimençs À s'eit-ctue\u201d sans qu\u2019un eut aucun soupçon du voisinage si prochain des tirailleurs canadiens.C'est dans ce moment de confusion qui accompagne toujours plus ou moins un débarquement, et pendant que les soldats prenaient ou préparaient leurs armes, qu\u2019un eri de : Feu! retentit soudain à l'entrée du bois ; c\u2019était le commandement du curé Francheville ; au même instant, plusieurs dlétonations éclatèrent et une grèle de balles vint fondre sur les malheureux Bostonnais.Plusieurs toinbèrent morta sur la place, un plus grand nombre furent blessés grièvement.Abasourdis par cette attaque aus.réal.ro out aptiate. - R 150 > \u2014 L'OPINION PUBLIQUE pe ae _ = = a MRAP ZS rate.DE Tue.RI PA Yor 2 TZ, EN 3 Sap LA h ne ed Fe N° tb dis ¥ 7 14 À = B PX! es \u20ac: | de ™ Pe qu À \u2018 > = NY » S A i a f Le | > ve: NS pe i A vin rd A.7 SL FA AER 5 ; 5e i; ki 4 = Û À A LX san 2 AR ù w 2) HH \" 2 + SN 2734 3-4 A i i 3 Rd ENN 8 ad on 3 (a 4 wey, ES 3 ès, SA TY > ds van Ll A Us x DE vy x 03g ARN 3: \u201ci {il We À i B VA 33 y g WY A ex y Sd ny + ie a + A a 4 7 ai EN s£ nd ; py 5 By X va A) Xi = a Ne sf ps AE M La 44 An 6 Tags, af [Fr \u201c\u20ac oF = J vs == ji Fo.* % T LS oA M io N] ii by CY \u201cû % J La jo 4 es > À = Ja 3 i i i T > ty Ey ; ma A \\ NE 3 x = Li k; y 1 | ; 7 Il «À \u201c20.ji we (ep h) H > 3 Z Fe a = j ; ; 2 A i x hi oN pa Tl th a Eo Re Es 1 2 RY re 7, on Wd, fr Rr.an A 7 Es ba ; bY Wi £5 3 a Ces as Ny { 1 es ÿ S* Ve 3 i 3 - | : Dk sy Es LA fs # by a # i J | Kz 4 xs AN AF bi .1% \u2018 2 - \u2014_\u2014 7\" - 2 S JE Nh > ~~ a Co \u201ca & i Ü Ra\u201d 23: A 2 za = bai _ QUEBEC - -CAMPEMFNT D'HIVER DE LA BATTERIE \u201c B\"\u2014D'arkis v8 CroqUis DE UARPILLECE MAKIN » 7x \u20ac i Ua ee ST = 3 i ay) FI 8 Qi = hy ma 8 a a oY) a % vas .À 2 BN 2 s 38 oft 5 a\u201c CODE.Tr, ase.ny 5: 4 es EZ 4 ya i fl H à 2 5 Dr a! 3 aa ps A.2 7 ees.7) 27 5 PA NS > ee As ib 5 He SEE 2) > dat ~ Su * vus i ê = La oa >.1° Ce 9 Ça EC yo oy jv 2 7 teres] ze Poke.$.1 5 >} er Fri Lan: a gi not = fe ny 4 LAR nié oy ore % 0 1 .¥ AEN Sa > __ 1! ~~ fn « À Ant # Mn .1 a Ge Bix: M4 ply A W a; ++ pa =.11 nn TŸR ug, I Ww 11 nd £ ' i fa i 1 3 TI nn Ni [x tf { 2 if al it [Rd pores AE \u2018 | 1 pr 1\"y 5.= ny pro Ty Te 0 pa 153 il à f i 6 qe ré te Se Pa « ro Jo 1g Ey æ ING oe : = > BA C3) Ewe DANY Sr aS 7 Mass.2 es A ie ja LW 0 4 Bes ~~ =k ta Æ te ES * MN, K Q 54 ss bi Le «= hi Le LE 4 9 TEI 12 Zt.AAA ler 3 pe Re pe \u2014\u2014 LS £5 24 a EN Ya \u2014 =r _ xb ir J 4] _ Phe 1 PA ASILE DES ALIÈNES DE FALCONWOOD, PRÈS CHARLOTTETOWN, ILE DU PRI NCE-ÉDOUARD QE 98 Mars 1878 151 \u2014 L'OPINION PUBLIQUE ee een \u2014 pe À A am = 1x or nea oy JE - er 01 a oe Œ a.iar oe Vos, NY oe Te Ta = 7d an ~~ \u20ac il nt { L LY Ne à \u201c3 al FRE) Li ç D4a4s ST A! TIT] Fr mu a pall AR id ry 4 2 Fite $ PR | Les P PEP | 4 7 ae [1 4 A Li [es Le | LX mn nn ANE iy 4 TSTSUASENI TERT : 72e nf a Lt Fa eh A 6 \u2014e hy z 2 Lu == pe == LR IE î Né 4 ETS mr M ( A 1] 2 rl =x ie.{4 À i a \u2014 IR Mo) pr [4 0 Fy LA) iy (ori ro ih Xi i G3 pt A avy ds pa 4 MN ¢ & , 5 Tg) Ak Fe, | 3 on The-N = La bs ui.h PL 5 li 4 EY » \u2014 cre VES D 7h ma\" a A 1 xR Dit x, = 1 ; = \u2014.== \u2014 ae Ps pl = EXPOSITION DE PARIS LE PALAIS DU TROCADER THL QUE oMPLLTE - } ) ng = < 7 7S = 1 LU ! iL 4 {V [1 de Wy f | LA a 7 ty [El i) i Ay A ig 5 4 es M os Ï iy | > A >) i Ge zt, WN >, 4 a Mh 77 Gor hl | ih i ul 1 Vu 4 (BT CA ~ YAS 4, ° } 10 À be tri ti M4 tr '} 7 oy lf LP pa Ww Xt 3, uh mil h WEY +2 {Sw x f \"4 ri es $ Ae nl aS AIH pl fs W gere Ko à put Le to 7 \\ pe + di n, se, np «7 x ; + it RY he A a Au 4 À % iy ww ua # 24 ga I ace ue < \u201cged 1 Th à Vas A Nad Ton FPR 4 ds 3 EN hPL Road: hata 5 0 TS NS ie Fe.SE AUT ; => Ainge \u201d 3 SN) WN Vi 45 A or = Ap TE - # ps p 1 ca » pa iY; LN Pa Ne 2e LE N À aS 4 ce I À Ae } 1A Ls | 34, © = | > a ; i M #5 Ie, =.| pe Ce, En #u j< ig Li) fr 4» | | 2 à = b= i =i IH.\u2014 Kad =] DS % a {| ; T + T2 = < ~ = \u2014 À ! } x XP PS Le LS A rd 2 20% > N SN os 1S : AP ~ a mt \u2014 \u2014= He Si LY 5s Kg x ul == a À aC \u2014_\u2014 _\u2014 \u2014>\u2014 _I -\u2014 ee SES ae se\u201d Ti, x pt = as ras mme LS re = \"| Es frs = BL = ee == a = Ie 200 eT a ee ig re B= = Se MADRID GRAND COMBAT DE TAUREAU A L'OCCASION DES FÊTES DU MARIAGE DU KOI 153 L'OPINION PUBLIQUE 28 Mars 1878 CRIME DES FEMMES n LE ROYAUME D'AUQUSTINE M.Courcy n'exagérait rien en assurant à Augustine que l'établissement du Haussois formait un petit royautue ; il constituait l\u2019œuvre de toute la vie d\u2019un homme au cœur intelligent, à l\u2019esprit lucide.Resté orphelin à l'âge où l'en- faut éprouve à la fois le in des soins matériels et des tendresses constantes, Benjamin ne me décourages pas.S'il a'abandonna quelques jours à un désespoir aiga, il se redressa avec une énergie précoce, et, puisant dans un orgueil enfantin et touchant le sentiment de sa dignité, il alla seul, sans recommandation, sans protection, se présenter chez le directeur d'une manufacture de ti .M.Combat était un brave homme, parvenu à une haute sitaation commerciale à force de persévérance, et il regardait comme un devoir de ider dans la voie qu\u2019il avait suivie tous ceux ont le zèle et le talent le frappaient.Ce fut un samedi, après Theare de la paye, que Benjamin pénétra dans la famille de monsieur Combat.En réglunt le compte de chacun des travailleurs, celui-ci s'informait paternellement de sa situation, de «a famille.Il encou it l\u2019un pour ses progrès, stimulait l'autre, annonçait à celui-ci une augmentation de salaire, admonestait doucement celui-là sur son inexuctitude ou sa paresse.Si quelque ouvrier expossit au maître que Is maladie de sa femme ou d'un enfant le tourmentait et augmentait sa dépense, M.Combat en prenait note, afin d'envoyer son médecin et des secours.Benjamin, blotti dans un angle de la grande salle où il s'était faufilé, Te; it, écoutait.Il trouvait à M.Combat une physionomie si ouverte, si franche, que l'espoir Jui entrait au cœur.Lentement des sacs d'argent posés sur la grande table ae vi- dérent, lentement les travailleurs sortirent, faisant sonner leurs écus dans leur poche, ou les gardant fortement serrés dans leur main.M.Combat resta seul, alors Benjamin s\u2019a- vanga.*\u201c Est-ce que je t'ai onblié, mon garçon ! de- mauda le manufacturier avec bienveillance.\u2014 Non, monsieut, répondit l'enfant, vous ue m'avez pas oublié puisque je ne suis pas de la maison.\u2014 Tu «désires quelque chose, mon petit ami ! -Monsieur, séplique Benjamin, encouragé par la douceur de M.Combat, mon père était charrou dans un village situé à une demi-lieue d'ici.Il est mort, et quinze jours après ma tmète l'a suivi.J'ai onze ans, ét je me trouve sans famille.Je veux travailler et gagner ma vie, si petit que je sois ; avez-vous besoin d'un apprenti?\u2014Un & toujours besoin d'encourager les en- fauts laborieux, dit M.Combat, en posant sa large main aur la tête du petit garçon, et en con- ridérant sa figure expressive et douce.Viens demain & atelier, on t'cmploiers.\u2014Ah ! merci, monsieur! s\u2019écria Benjamin les Jeux brillants de joie.\u2014Où vas-tu aller inaintenant ?_ \u2014 Apprendre cette bonne nourelle à une voisine de ma mere qui m's recueilli.\u2014Tu continueras & demeurer chez elle t \u20141Vautant plus que, gagnant meintenaut un peu d'argent, je pourrai lui venir en aide.\u2014Va, mon enfant, dit M.Combat, et à demain ; tu me demanderas au contre-maître, et je choisirai mai-méme ta place et ta besogne.\u201d Ben; amin partit en courant.Quand il arriva chez viville femme qui le soignait depuis la mort de ses parents, il se jeta tout joyeux dans ses bras.\u201c\u201c Mère Providence, dit-il, j'entre à la fabrique.\u2014Et qui t's valu ce bonheur, Benjamin ?\u2014DPersonne ; je suis allé me présenter à M.Combat, et il m'accepte.J'aurai une petite Paye : mais, avec de la patience ot du zèle, elle augmenter.\u2014Ce n\u2019est pes pour moi que je m'en réjouis, Benjamin.Tant qu\u2019il y aurait eu ici un morceau de pain, la muitié t'en revenait de droit ; mais je me félicite de te voir courageux, et je F-mercie Dieu de la chance qui t'arrive.\u201d\u201d Cette chance devait être ve.L'enfant se inontra ni assidu, si intelligent, que M.Combat s\u2019y intéressé.Le trouvent - dimanche paie dans un champ auprès de sa vieille mère rovidence, alla vers lui, et, lui frappant ami- ealement sur l'épaule: ° Pp \u201c* Que fais-tu là, Ben, au lieu d'aller jouer au bouchon ou à ls marelle avec tes camaraier ?J'essaie d'apprendre A lire, monsieur ; la mbre Providence sit un pen.L'instituteur dit que, pour devenir un bon ouvrier, il fallait s'instruire.Je vondrais être habile un jour.\u2014Eh bien, Ben, ferme ton livre aujourd'hui ; promène-toi, smure-toi, cela est de ton :et désormais, viens à l'heure de la leçon de mon fils Prosper, tu In partageras avec lui.* Cette foin Benjamin, oublisnt complétement In distance qui séparait l'apprenti du riche manufacturier, sauts an cou de M.Combat.La mère Providence pouses un cri de surprise et d'effroi; M.Combat embrasse cordialement l'enf«ut, glisss uu louis dans Is main de ls mère Providence, et »'éloigna.Le reste de ln journée se pases dans la joie pour le vieille femme et l'enfent.Le lendemain, Providence sachets pour Benjamin un cos- tums complet, avee 1s pidoe d'or rogue la veille, ot, ig vit a d'adoption propre et avenant, elle éprouva un mouvement de fierté maternelle.; Les progrès de Benjamin furent rapides : ils donnèrent tant d'émulation à Prosper Combat, que le mandfacturier, a laimant l'orphelin passer les divers de, le l'apprentissage et vinitier aux moindres détails de la fabrication, lui treuva dans les bureaux un emploi qui lui permit de consacrer plus de temps A wes études.L'enfant devint adolescent, puis homme.Providenes monrut, et Benjamin porta son deuil.11 atteignait alors vingt-cinq ans.Prosper, devenu son ami, en comptait vingt-sept.U'elui- ci avait une grande propension à la réveric ot nulle aptitude commerciale.Ses goûts l'entrai- naient vers la littérature et les arts ; s\u2019il consentait à s'occuper de la manufacture, c'était pour ne point contrister son père.Celui-ci comprit le dévouement de Prosper, mais, en même temps, il trembla que le refoulement des facultés de son fila, et 1 fatigue de la lutte, ébranlassent une santé peu robuste, at, par une de ces abnégations paternelles qui deviennent héro- iques, il exiges que Prosper allât à Paris.Le jeune homme ne put dissimuler sa joie ; l\u2019expau- sion mêrue de son consentement prouva au père combien il avait deviné juste.Le départ de Prosper n'ameua aucun changement dans la marche «es affaires ; mais Benjamin, poussé sa reconnaissance d'un côté, de l'autre par sen obligations quotidiennes, se rap- prochs chaque jour davantage du manufacturier.Celui-ci voulut qu\u2019il habität ea maison, et finit par s\u2019en reposer sur lui d'une façon absolue.Benjamin n\u2019abusa pas de son influence ; il montra tant de sageuse et d'intelligence, qu'au moment d\u2019une erise comtuerciale fort grave, M.Combat l\u2019envoya en Hollande pour défendre ses intérêts.Benjamin 1apporta une solution si satisfaisante, que M.Combat l'associs immé- diatrment à sa maison, dont Ja raison sociale fut alors Combat, Courcy et Compagnie.Le jeune hemme se trouvait sur la route de la fortune.Ses économies placées habilement formaient déjà un joli capital.La manufacture prospérait.Cependant M.Combat devint triste ; ne voulant pas obliger aon fils à quitter Paris, il songes à l'aller rejoindre.Cette pensée entra si profondément dane son cœur, qu'il résolut, ce roi du commerce, abdiquer entre les mains de son premier ministre.Cette proposition surprit d'abord Ben, et même l'effraya.n habileté ne lui donnait aucun orgueil.Il fallut que M.Combat lui demantât comme un service de se charger de cette grande entrepri-e pour qu'il y consentit.Mais quand il s\u2019agit du traité à faire, la surprise de Beu augments.M.Combat lui vendait ls manufacture pour une somme modeste, et neceptait un paiement annuel comprenant à la fois les intérêts de la somune totalisée et l'amortissement du prix d'acquisition.Et comme Benjamin soulevait des objections émues, M.Combat répondit : \u201c Je le veux ainsi, Ben ; mon fils réussit à Paris plus que je n'eusse osé l'espérer ; j'irai applaudir les drames de Prosper, tandis que l'enfant de mon adoption continuera l'œuvre commencée.\u201d Cette volonté exprimée paternellement et tendrement, vainquit I'hésitation de Benjamin.11 n'eut plus qu'une peusée ; eatisfaire a ses obligations pécuniairez et améliorer encore s\u2019il était possible le création \u2018le son bienfaiteur.Resté seul aux Haussois, seul en face d'une tâche colossale, Benjamin ne se sentit faiblir.11 lui eembla, au contraire, que l'émulation et la force lui venaient de la difficulté de l'entreprise.Ses ouvriers l'aimaient assez pour lesecouder.Ils ne rexsentaient aucune jalousie de sa fortune, pures qu'ils l'avaient vu monter échelon à échelon, travaillant, besognant, se fatiguant comme le dernier dw manœuvres.Es étaient même fiers de voir un des leurs, orphelin, posséder cette belle fabrique où il était entré un soir pauvre et timide.Du reste, Courcy prouva bientôt à quel point il se souvenait de son ancienne misère et quel intérêt il portait à sa cainurades devenus ses subordontés.T1 créa une crèche, puis une salle d'asile, enfin une école.Les apprentis ne travaillaient jamais plus de six heures à la manu\u2018actare.Ils assiataient à des leçons pratiques et proportionnées à leur âge, faites en vue se leurs occupa: tions futures.On leur apprenait l\u2019origine de tout ce qui concernait leur métier, depuis l'étude botanique des plantes textiles, jusqu'à celle des instruments qui les mettent en œuvre.Un musée d'herbes, de plants, d\u2019arbustes et d'arbres fut composé par les soins deM.Courcy.Le lin et le chanvre y figuraient à côté des file tirée du cocotier, de l\u2019aloës, et des merveilleuses découpures de l'arbre de dentelle.a a Tous les moyens de filage et de ti , depuis les plus anciens jusqu'aux modernes, u us lex plus élémentaires | u'sux plus habilement perfectionnés, se groupérunt avec un ordre chronologique et géographique.À côté d'une branche de cotounier dout la bourre de neige baise les cocons, des statuettes en pite des Indes montraient la pauvre femme sauvage, filant et tissant on pagne.Puis venaient les modèles d'une industrie progressive et ssvante.L'ouvrier pusssni «nm reve ©.inusée nppreunit non-seuletmeut à perfectionner sou travail, mais encore à l'aimer.Le buste des hommes qui ont introduit des modifications importantes où de inventé den machines ingénieuxes se trouvaient près de leur œuvre.L'artisau puiseit un enceu- ragement dans In reproduction glorifiée de ses ancêtres dans le travail : Richard Lenoir, Jac.quart, tous ceux qui devinreut à la fois les bien.teurs de leur patrie, Des livres de voyages, biographies somplétuient ce cours instructif o pratione, (chaque semaine, un homme de talent prenait la parole dans ce musée, démon- crait, expliquait, ot angmentait lo nombre des tonnaissances des travailleurs.[Ly avait sans doute, daus la fabrique de M.; hommes d'une intelligence médiocre et d\u2019une instruction bornée ; an n\u2019un soceptait point de eomplétement ignorants.Les souls qui ne sus sent ni lire ni écrite appartenaient à le génération précédente, et encore vit-on plus d'une fois, avec un attendrissement resijue respectueux, de rudes travailleurs épeler leurs lettres ou tenir d\u2019une main tremblante le plume trop légère pour leurs mnins calleuses, accoutumées à manier de lourds outils.+ Mon fils est soldat, dit jour un vieil ouvrier à M.Courcy qui le félicitait sur son courage à lutter ai tard contre la difficulté de vins truire ; je veux répondre moi-même aux lettres qu'il m'écrit.\u201d .Quand M.Courcy eut préparé sux enfants et aux adultes le moyen d'améliorer leur situstion, il songes aux hommes.[es ouvriers habitsient les villages proches de Hausnois ; il existait bien dans ls fabrique ume immense maison vaste comme une caserne, triste comme une prison i pleine de locataires comune une ruche d\u2019al illes, mais elle ressemblait trop À la fabrique elle- même, avec ses fenêtres régulières et ses larges couloirs, M.Courcy acheta un immense terrain, derrière les bâtiments de la manufacture, et devint architecte par amour pour ses ouvriers.Il voulut resserrer autour d\u2019enx la famille qui est sa joie, sa sauvegarde.Pour y parvenir, pour éloigner de l\u2019artisan la tentation d'entrer au cabaret, et d'y dépenser le prix de ses semaines, il fonds une bourgade vivante et gniv.Dans les terrains dont il venait de faire l'acquisition, se trouvaient de grauds arbres ; il les respects.Les maisons à un seul étage s'abritèrent sous des ombrages amis ; les clôtures des haies des lardins laissérent à l\u2019œil l\u2019illuxion de la perspective lointaine ; les tours s'égayèrent de vigne, de olématite, de lierre.Chacune de ces demeures eut un aspect champêtre fait pour reposer les regards de homme courbé tout le jour sur un métier.Dana I'iutérieur, 'sména- gement fut simpleet commode.Les fourneaux permettaient à la ménagère de ne négliger au- eun soin, sans dépenser beaucoup de combustible.Chaque maison, pourvue d'eau et de gas, ressembla vaguement A un cottage anglais.Quand M.Courcy en eut construit cinquante, \u20ac il les offrit au prix de mille écus chaçune.Ses déboursés se trouvaient à peine couverts ; mais jamais il n\u2019était entré dans sa pensér de tirer un néfice quel onque de sen entreprise.Les ou- vriera possédant des économies puyèrent, les uns la totalité de la somme, les autres lu moitié ; les plus pauvres s'engagérent à verser vingt-cinq francs par mois ; au bout de douze annees ils devenaieut propriétaires.Les premiers avqué- reurs d'immeubles rencontrèrent quelque opposition parmi leurs camarades.s Uns sssu- raient que M.Courcy voulait les tenir da tage sous sa main ; les autres affirmaient qu'il résultersit de cette acquisition un sureroft de dépense.En effet, on avait uu village une mai- sou pour soixante francs par an, et celle de M.Courcy en coûterait cent ciquante.Mais ce que comprirent les ménagères, c\u2019est que, cette dépense première une fois faite, elles trouvaient tune amélioration sensible dans le b.dget du mari.Cela se comprenait aisément : sur les routes allant des Hauseois aux villages voisins, s'espa- gaient des cabareta.La paie dans la poche, l'ouvrier invitait son ami ou acceptait son invitation ; parfois on jouait ; on s'enivrait presque toujours.La femme arrachait ce qu'elle pouvait de cette paie indispensable au pain des enfants.On se querellait au lieu de discuter les intérêts de la famille, de former des projets d'avenir, d's.jouter quelque chose à l'épargne.Il en fat tout autrement dans les ménages qui prirent l'initiative de devenir tout de suite propriétaire des immeubles de M.Courey.En quittant le fabrique, l'ouvrier trouvait à quelques pas sa maison accorte et souriante, les enfants sur le seuil, la femme dressant le couvert.Il posait eur la table le produit de Ia semaine, s'asseyait réjoai prin du feux joyeux en hiver, daus le jardin en , babillant avee les enfants, causant avec ln ménagère, regardait avec un nouveau plaisir les murs sains, les portes joiutes, les fenêtres closes, les meubles commodes, Ia vaissello réjouinante, le linge frais.Ii s\u2019enfonçait dans la naive jouissance d\u2019un bien-être inconou ju 'alorn.Cette maison lui semblait un palais; il s'incéressait sux plantes de son jardin, aux rosiers grimpent le long de la muraille.El se souvenait du tem où na femme allumait péniblement le feu dans une cheminée fumeuse ; il comparait la lumière égale et joyeuse du gaz & la résine ou & lu chandelle qu'il brilsit autrefois.Sa femme était pes propre, plus soignée dans sa mise.Les en- ants lui montraient, avecorgueil, les bons points reçus à l'école ; il était fer, heureux, atteudri.Il se sentait plus digne et plus estimable, plus bomnme, plus citoyen, plus utile à lui-même et à La société.Les camarades de ces osenrs finirent par trouver entre eux et les propriétaires des petita do- meines, une différence qui les huilis.Ils lea envièrent, pois il les imitèrent.Deux ans après l'achèvement des cinquante maisons, 11 n\u2019en restait plus de vacantes, Les mandes s'accumulatent ; les contre-maîtres foabaitirent 3 leur tour un at home plus vaste.ce fut sorte que Benjamin Courcy fonda ta ville de travailleurs.I , Une fois la grande maison libre de ses loca- trires, M.Courey se demaude à quel usage elle pourrait bien servir ?Jourcy, des gral « J*oudliais les vieillards,\u201d se dit-il.Et vite, comme sous I» coup d'une baguetts magique, le vaste et triste bâtiment se transforma.Les invalides du travail y trouvèrent un abri et des soins; les malades y furent Togua tuitement.; L* ice des Haussois commença l\u2019œuvre «de Benjamin \u2018\u2019ouroy, et, quand le curd du vill vint le bénir le jour de l'inauguration, il dit, d'une voix émue, au manufacturier : +4 (leg hommes, ces feimtues, ces enfants, voux doivent ls prospérité et le bonheur, continuez votre œuvre, mais croyez-moi ; wongez un peu À vous-mêtue, et reposez-vous dans votre propre félicité.\u201d oo A partir de ce jour-là, Benjamin s'aperçut qu\u2019il vivait seul.Il comptait quatunte-cing ans, et ue a'était guère aperçu de la fuite des années, entraîné qu'il était par le grand rounge de na création.1} vit Augustine ; il ve wouvint des paroles du cué des Haussois et la demanda en mariage.RAOUL DE NAvERY.(Lu suite au prochain numéro.) LA MUSIQUE A VIENNE (Suite et An) Celui de tous les arte que les Vienuois apprécient le plus, à déjà dit Mme de Staël, c'est la musique : cela fait espérer qu\u2019un jour ils deviendront poëtes ; ear, malgré leurs goûte un peu prosaiques, quiconque aime is musique est enthousiuat\u2026 sans le savoir, de tout ce qu\u2019elle rappel.Une mélodie de Beethoven émeut aux larmes une fille du peuple sans éducation et sans instruction, qui ne connait pus même le nom de ce sublime compositeur.La musique est pour le Viennois une passion et une jouissance ; pour l'Italien, c\u2019est une sensation ; pour le Français, uve distraction, et pour l'Anglais, une vanite, Je ne sais plus quel est le spirituel obmer- vateur qui a dit: \u201c A l'Opéra, la Frin- aise ouvre les yeux, l\u2019Allemande ouvr l'oreille, l'italienne ouvre son cœur, l'Anglaise ouvre la bouche, car la Française va entendre la musique pour ses épaul-.l'Alleminde pour son ploisir, l\u2019Italienne pour sun amant, l\u2019Anglaise pour sun ar gent.\u201d d\u2019ajouterai que la Viennuise ouvre quelque chose de plus que l'oreille : elle ouvre son âine, elle se donne tout entière, pâmer, n- au démon de la symphonie.Il y a à Vienne uns musique vive, I gère, facile, élégante, spirituelle, frétillante et pétillante, qui est un produit du sul, et qui s'expurte comme le champagne.Cette musique sux broderies délicates, pleine de gaîté, de demi-rires ot de fous rires, d'ariettes et de pirouettes, d\u2019agace- rive de Colombines en jupon court, cette luusique qui & le diable au corps et qui coule fraîche et hondissante, comme une cascade d'un rocher, est personnitiée par Strauss.Strauss ! Quelle magie dans ce nom\u2019 Aux sons de sa musique dansent In cour et la caserne, la campagne et la ville, les escarpins el les sabots, les févs ot les bonne d\u2019enfants : elle est à la portee de toutes les intelligences ot de toutes les jambes, «t son caractère original et populaire l'a rendue universelle.Les valises de Strauss résonnent jusqu'aux derniers confins de ls civilisation, en Amérique et en Australie, et en Chine elles réveillent de leur sommeil les échos de la grande muraille.Mais ce qu'il faut voir, c'est Strauss hui- même conduisant son orchestre.Une jeune Vionnoise de seize ans s\u2019écriait un jour devant moi : \u201cTl est beau comme un dieu.\u201d Son archet tout-puissant fait juillir lu fontaine des onivrantes mélodies, et le tur- rent invisible court comme un fluido à travers l'auditoire qu\u2019il électrise.Ces Strauss forment une véritable dynastie de rois de la musique.[ls sont, Jv crois, d'origine espagnole ; dana leur physionomie, rien du type allemand : ils unt les yeux noirs, les cheveux noirs, le teint basané ; ils sont petits et nerveux.Johann Strauss\u2014le fondateur de la dy nastie\u2014naquit à Vienne, le 4 mars 1804.uns une auberge que tenaient ses parents au faubourg Léopold.Quand des must ciens ambulsnts venaient joner dans ls salle à boire, le petit Johann ne gliseuit sons les tables pour mieux les entendre.et, quand ils étaient partis, il imitait I\" \\ _ 28 Mans 1878 er premier violon en raclant avec une be- «mette uns bâche de buis qu\u2019il Lenait sous oon menton.La veille de ss fête, son père lui ayunt demandé ce qu\u2019il voulait : « Père, lui dit-il, veux-tu me faire un plaisir si grand, si grand que je t'obéirai ujours fo certainement, répondit le père.\u2014Eh bien, achète-moi un petit violon.\u201d Il eut son violou ! Quelle joie : il en danss toute ln journée.Ce violon, c'était les ailes de l'oiseau.Il répéta les airs qu'il avait enteudus, et déjà on l\u2019appelait dans l'auberge le petit violoniste.Sur ces wntrofaites, les Français reparurent pour la soconde fuis devant Vienne, le bombardement n'avait pas commencé, que la terreur s'était emparée do toute la ville; chacun enfouisait ce qu'il avait de plus précieux ; et le petit Strauss, imitant ses parents, enterra son petit violon dans la cave ; niis il ne put rester longtemps séparé de son cher compagnon, et les premiurs soldats français qui entrèrent daus l'auberge, trouvèrent un enfant qui leur jous une valse.[is étaient venus avec des ides peu nettes sur la propriété, mais enfant les apprivoisa avec su douce musique ; ila ne touchèrent à rien ot payèrent leur écho.Des grenadiers aux grosses moustaches atri- vèrent ensuite qui embrassèrent le petit musicien, et un capitaine s'écria en battant des mains : «11 a du talent, le petit coun?Nil était à Paris, il deviendrait un grand artiste 1\u201d Quand les Français eurent quitté Vienue, le père Strauss dit un jour à son fils : \u201cTa présence est maintenant superflue A I'suberge, il est temps que tu apprennes un métier.Que veux-tu devenir 1\u201d L'enfant, effrayé du ton qu'avait pris son père, ne distit mot ; il tremblait.Ah! sil avait os& répondre, mais il craignait tant son père ! \u201c Eh bien, lui dit celui-ci, nous allons faire de toi un relivur ; j'ai arrêté toutes les conditions, tu entreras en apprentis sage la semaine prochaine.\u201d Le relieur chez lequel le petit Johann fut envoyé était fanutique de son métier : il ne voyait rien au-dessus des relieurs qui avaient, sclou lui, Une noble et sainte mission à remplir en ce mundo, et des récum- penses spéciales À attendre daus l\u2019autre.Mettaut Jubanu vis-à-vis d'un pot à colle, son patron lui dit : * L'imprimeur fait quelque chose, il est vrai, pour l'écrivain ; il imprime, mais son livre resterait tout nu, et personne ne le lirait, il n'y avait le relieur qui l\u2019ha- billo ! \u201d Le nouvel apprenti n'écoutait guère ces discours, il pensait à son vivlon.Un lui avait défendu d'y toucher, même lorsque a journée de travail était finie.Le petit Johann prit patience, espérant qu'il aurait tout le dimanche à lui ; muis son patron, qui n\u2019était pas content de son travail, étendit aussi la défense à ce jour-là.\u201c Vous êtes un tyran, s\u2019écria alors l\u2019enfant avec un geste de révolte ; je ne veux pas être relieur, je m'en vais\u201d Lt il s'enfuit avec son violon avant que le terrible maître fût revenu de la stupéfaction dans laquelle l'avait plongé un langage aussi révolutionnaire.Où aller?Retourner chez son père, c\u2019était s\u2019exposer à être ramené de force chez son patron.Il courut devant lui, au ha- sand et à la garde de Dieu ; il franchit la ligne des fortifications et reconnut la route de Doëbling.La matinée était radivuse, les oiseaux chantaient leurs amours printanières Juns les arbres en fleurs, les scara- hées couraient dans les prés comme des écoliers en vacances.Le petit Johann alla s\u2019asscoir sur un iertre, à l'ombre d\u2019un groupe de tilleuls aux émanations embaumées ; puis, tirant son cher violon de dessous son hubit, il joua tous les aire qu'il eavait ; et, quand il eut épuisé son répertoire, il improvisa quelques phrases musicales qui lui coursient dans Ia tête, et il lui sembla que son instrument répoudait à ses ponseds, comme la voix d'un ami.Il savait emporté dans sa puche un morceau de pain sec, ce qui lui constitua, avec Quelques gorgées d'eau de source, Ut repas L'OPINION PUBLIQUE qu\u2019il n'eût prs échangé contre un festin de\u2018 roi.Enfin, le soleil disparut, la nuit arriva, et il était encore là, sur son tertre, jouant du vivlon : il s'endormit, son instrument dans ses bras, et il entendit en rive lew mélodies d\u2019une musique de séraphins.C'était la musique de la liberté ! Lorsqu'il rouvrit les yeux, le lende- wain, les oiseaux chantaient de nouveau, les hirondelles se baignaient dans l'air azuré du ciel, et un homme était debout devant lui, qui le regardait d\u2019un œil étonné.La petit musicien eut peur et voulut se sauver, * Ne me reconnais-tu pas, Johann ?\"\u201d lui dit l'inconnu.Cette voix ne lui semblait pas tout à fait étrangère : l'inconnu lui dit alors son nom, et le petit Johann se rappels avoir vu cet homme à l'auberge paternelle ; il lui raconta son escapade, en lui recom- mandaut bien de ne pas le trahir.\u201c11 y a pluee pour deux dans le logement que j'ai loué à Duëbling, lui dit M.X.; viens avec nui, won garcon, tu seras là en lieu sûr où tu pourras jouer du violon toute lu journée.\u201d Johann mit sa main dans celle que lui teudait ce protecteur providentiel, et une heure après il était installé daus-une jolie chambre, dont In vue s'ouvrait plvine de solitude et do silence sur un inunense jardin.M, N.partit immédiatement pour Vienne, où il alla rassurer le pire Strauss sur le sort de son fils Quant au maltre relieur, il passa * .mauvais moment : les commères du quartier l\u2019accusèrent d\u2019avoir si fort maltraité le petit Johann qu'il était allé, disaicut-elles, se jeter dans le Danube.Enfin Vex-apprenti relieur rentrs au foyer paternel, et M.X., son protecteur, lui fit donner des lecons par le célèbre violoniste l'olyechansky.Strauss trouva un emploi auprès du maître de chapelle Pamer, puis il fut reçu duns l'orchestre de Lanuer.À cette époque, il n'était pas encore d'usage de faire payer «l'entrée aux concerts ; et le jeune Strauss, le chapeau bas et une assiette à la main, s\u2019en allait quéter parmi l'assistance.Lanner ne tarda 163 Strauss se maria ; mais la jeunesse doute- t-elle de quelque chose, et n'avait-il pas le droit de croire en son étoile Quand les deux maîtres se séparèrent, Lanner fit voter ses musiciens, laissant toute liberté à coux qui voulaient suivre Strauss ; celui-ci se trouva uinsi à la tête d'un orchestre de quatorze musiciens, et le succès de ses premiers euncerts fut im- meuse.Vienne, cependant, se partagca en deux camps : les Lannériens ot les Straus- siens.Strauss entreprit bientôt us grand : voyage Inusical à travers l\u2019Europe ; il alla pas à être frappé du talent et du zèle ex- : traordinaire de sa jeune recrue ; pendant le carnaval de 1825, il divisa son urchestre en deux bandes, et contia lu direction de la seconde à Strauss.Un soir que Johann faisait dunser uu nombreux publie à l'Arbre-Vert, la porte de la salle s'ouvrit, et il vit entrer une jeune fille, si merveilleusement belle, qu\u2019il tougit et ne la quitta plus des yeux.La jeune fille, se sentant observée, rougit aussi.Au même instant, une des cordes du violon de Strauss se brise, mais le jeune musicien arrache l'instrument de son voisin, et continua, avec une nouvelle ardeur, A jouer la polka commencée, car il le sen- tait\u2014c'était pour elle qu\u2019il jouait Rentré chez lui, au lieu de se coucher, il se mit au travail et composa 8a première valse, qui décida de su vocation de compositeur.Strauss et Lanner s'étaient liés d\u2019une amitié étroite.Lanner était le type du Vi :nnois bon vivant, toujours gni et sans souci ; il n'avait jamais le sou et trouvait que les dettes étaient bien portées.Strauss et Lanner n'avaient souvent qu'une chemise à mettre à eux deux, mais comme ce vêtement eat difficile à partager, ils le tiraient au sort, et celui qui avait perdu était obligé de boutonuer sa redingote jusqu'au cou, quelle que fût la chaleur.Strauss avait osé enfin se commauder un habit noir.Son tailleur choisit le mercredi des cendres pour venir lui en réclamer le prix, de bon matin, avant qu\u2019il fût levé.Hélas ! la bourse du durmeur était à sec.Le tailleur ne voulant jrus s\u2019en retourner les mais vides, reprit l\u2019habit qui était surune chuise, malgriles supplications du pauvre musicien, qu'il condamnait aux arrêts forcés dans sou lit, car ce vêtement était le seul qu'il eût.\u2014Strauss priait son bon génie de venir à son aide, lorsque lo tailleur entra : \u201c Votre habit, lui dit-il, est trop usé pour que je puisse le revendre ; je préfère vous le laisser.et avoir contiance en votre probité.\u201d Ce fut dans cette brillante situation que à Munich, à Hambourg, à Amsterdam, à La Haye, et vint À Paris, où il joua devant la famille royale, aux Tuileries, Louis-Philippe lui serra la main en lui disant : \u201c Je connais depuis longtemps vos cou- positions, et je suis charmé de faire votre contaissance personnelle.\u201d Le leudemain, on lui remettait, de la part du roi, une svinme de 2,000 francs.Straus: donna, avec Musard, une série de vingt cuncerts ; puis il partit pour Rouen et le Havre, et revint à Paris diriger un orchestte de cent quarante inusi- ciens à lu salle Sant Houord, Quatre mille musques se démenaient comme des possédés sous sun archet diabolique.Meyerbeer et Cherubini vinrent l\u2019entendre pendant son séjour à Paris, * C'est une musique trés-originale, dit Meyerbeer, et comme on n'en entend uulle part: c'est hien l'écho de cette vie viennuise si amusante, si gaie, si folle ; cet homme est un maitre dans son genre.\u201d Strauss se rendit ensuite en Angleterre, où il fut regu avec des transports d'en- thousiasie ; puis il revint en Autriche, pour wourir dans la force de son talent et à l'apogée de sa gloire.11 a lainsé trois fils : Joseph, Johann et Edouard.Joseph a succombé en Russie, des suites d'un refroidissement ; Johann s'est fait compositeur d'upéras et ne dirige plus que les orchestres «des bals de la cour et des bals de l\u2019Opéra de Paris, Il a la vivacité française dans le caractère et les manières ; il vit à Hitzing, I'Auteuil viennois, avec sa charmante femme, jadis une des étuiles de l'Opéra de Vienne.Son cabinet de travail est décoré à la turque et meublé d\u2019un inunense piano à queue, hommage d'admiration d\u2019un riche Américan.En fice de sa grande table de travail encombrée de papiers «de musique, se trouve «on buste à demi caché sour des couronnes de laurier aux larges feuilles d\u2019or.L'auteur du Curauieul de Foire, de Ce gliostro, de la Ferre Tudigo, du Prince Mathusalem et de la Tzüyene, est père d'une ravissante petite fille qui est «déjà une musicirnne accomplie.Edouard est resté fidèle à ses fidèles Viennois et aux traditions paternelles : l'hiver, il règne en souverain absolu à la Salle des fleurs, au Cursalon, au Musik- verein ; il a cinq où six orchestres sous su direction, et il court dans son équipage d'un concert à l'autre ou d\u2019un bal à l'autre pour présider ici à une ouverture, pour enlever là une valse ou une polka.En (te, il trône nu milieu de eun orchestre au Jardin populaire ou au Pare de la ville, et les jolies Viennoises qui accourent pour l'entendre, furment autour de ce roi de la valse, une cour comme jamais souverain n\u2019en à eu ou n\u2019en pourrait avoir.Victor Tissot, uh Eo GAZETTE DES TRIBUNAUX UN MARI TUB PAU SA FEMME Le mari était ivrogne, paresseux et brutal; la femme, elle, de mœurs plus que légères, ut, dans ces conditions, il est facile de eupposer les scènes et les violences dont l\u2019intérieur des époux Tête, cultivateurs à Loyettes, duns le département de l\u2019Ain, était juurnellement le théâtre.Et cependant cette union n'était pas de date récente, et vingt années de vie en mun suraient pu faire espérer que les es, par le seul fait de l'habitude, Inisseraient au temps seul le soin de délier le lien conjugal.Fh bien, non! la femme, elle, n\u2019a pas eu la patience d'attendre et a demandé au erime le veuvage et l'indépendance.C'est une dernière ecène, une scène an4- logue à celle qui s'était produite la veille sans doute et qui se serait reproduite le lendemain peut-être, qui a précipité la catastrophe dans les conditions qui nous sont révélées par Vacte d'accusation.Le 21 octobre, jour du crime, le fils aîné était venu voir ses parents.Il ne trouva à la maison que sa mère et sa petite sœur; il tonus de l'argent à sa mère en lui disant: \u201c Mère, voilà un peu d'argent, prépare-nous à souper.\u201d Le père était à l'auberge ; le fils s'y rendit ; le père lui dit de l'appeler oil n\u2019était pas rentré à la maison à la nuit tombante.L'heure du souper venue, le père étant absent, le fils voulut aller ls chercher ; 58 mère lui répondit : \u201c N'y va pas, il nous battrait.\u201d On soups ; le père rentra à huit heures, se mit en fureur de ce qu'on ne l'avait pas attendu et dit à sa femme de préparer du fricot ; elle lui répondit qu'il y en avait assez ; alurs evlumençn une scène de viv- lence qui avait se terminer par un crime et qui dura 24 heures ; le père mit won fils à lu porte, lui reprochant de wan- ger son bien.Son fils lui répondit : \u201c Je puis manger quelquefois chez vous, vous prenez tous mes gages.\u201d 11 le jeta à lu porte en disant : \u201c Va-t-en, tu n\u2019es pas mon file.\" Après cela, la femme prétend que son mari maltraita ea petite fille et qu\u2019il les jeta toutes les deux à lu porte ; la femme su réfugia chez sa mère.Dans la nuit, éclats un incendie dans le village.Tout le monde alls porter des secours.En revenant, le père rentra, fermu la porte, et la femme ne put rentrer chez elle avec son fils qu'à sept heures du matin.La querelle recomunença alors, le mari sortit et revint à une heure.Le repas était fini, il recommença la même querelle que la veille.Il dit à son fils \u201c qu'il avait quelque chose sur le cœur, et qu'il ne savait pas comme ça allait finir\u201d En disant ces mots, il frappait son fils à la figure et menaçait sa femme.C'est alors que Ia femme sortit, prit la pioche que le cantounier Bognet, qui était venu pour arranger des tonneaux, avait laissée à la porte, et en asséna un coup aur la tête de son mari; la victime tomba morte, et la femme furieuse jui porta encore deux autres coups derrière lu tête.Le fils, voysnt tomber son pire, s'enfuit épouvanté et courut chercher uu médecin ; quand celui-ci arriva, la porte étuit \u2018fermée, on dut passer par une fenêtre Le médecin déclara qu'il était mort, et La femme s'écria alors : ** Eh bien! s'il est mort, il n'aura pas besoin de bouillon.\u201d Ces faits, la femme Tête en reconnaît ls complète exactitude, et à l'audience ne manifeste ni regret ni repentir.Après l'audition des témoins, qui n\u2019apporte sucun élément nouveau aux débats, le défenseur dépose dus conclusions ten- daut à ce qu\u2019il plaise à la cour dv poser lu question de provocation du wari comme résultant des débats, La cour donne acte droit aux conclusions de l'avovat et décide que la ques tion sera posée.Le jury so retire pour en délibérer, puis, après trois renvois successifs dans la chambre des délibérations pour rectifier des erreurs de furtue, il revient apportant un verdict affirmatif sur In première question, négatif sur la secomle.À lu première lecture, le verdict était affinoatif sur les deux questions.Me Tissot demande que la cour lui dunne acte de ce qu'en audience publique, le chef du jury à répondu ve la première fois sur la deuxième question et ron la troisième fois.La cour donne acte \u2018de ce fait à la défense et rend un arrêt qui coma la femme Tête à dix ans de réclusion.-_ \u2014 + Le père de Dumauet écrit à sou fils une lettre qui ve termine par cette phrase : «6.Plue rien à te rire, mon cher fils ; te mère et mui nous nous portons bien ; ls vache bretonne a vôlé, le veau est défunt, nous wa huitons que la présente te trouve de mème ! 28 Mans 1878 164 mecs ep L'OPINION PUBLIQUE CA po Z fi msi \" FR RE af a x à i n wR Fa CT ji Un L in it I | : du A 3 WJ i hl - i 0 ne ZZ 3 La vi?I = LF Fo 78.\u201d {i RS, \u201c2 A orm v 4 4 ema = at, mt at mm cu 4 ir Samora mr rr = Egor oN ERC Re ESS = = me 4 5 es \\ À an 3 va \u2018A : El ) ™ & I\" 3 yo teed RP vo bv & Ÿ Ego Un Ne Là { cd CES as 5 il # ha NI _ =} at } ok oy e at = 3 el iN Lo 1 a - E « ty 4 Kl = Fi Wi \" px k! > aa + {I il ou = bu 3; a AT ig \" by ow M vus ig Cu a 1 h PEN \"| aa: fl iting LE mie Fro ul oy |: hel 2 Me os % Pr \u2014 Te past & ui, EI SR 7 £ Ç PRE ji & \"À # BL.de * Pas PF A RAE L = D td A Ai dE 5 ; TE sé x Nf id; AR if 8 £20 (Pn 3 il Jeg p24 = > 7 { |: E) LS 25 VEER © ra 3 Inauguration de la colonne de I'Immaculée-Conception.& Rom.222 == Te = r= -c == = = = 2 pe AB: = a, BE ON WA a > oo TE ana - ys 4 2 == i Ya by 3 C42 ia er === Siw A \u201c= :| ANR ony = = É fe 4 i Zr Zr 2 A = = = 2 > £7 1 -2 pe.et re = es mm jy hy = J A AER, i M ces i # H } Le Ii 3 ; IX {i oy nr I a y = 8 ER oii 4 0 À ee ur V1.4 a #4 Lr, ud pi > > 0 26 ar i na = or\u201d - 2 Ea.2 EZ aI > ~~ = wy Sar + er, - 5% ad = Rs EA = Sd SNS ee Es 4 = LE Colbert, CUIKASSÉ EHANÇAIS DE PREMIER RANG, CONSTRUIT A BREST. pre 98 Mans 1878 L'OPINION PUBLIQUE WECROLOGIE Nous avons la douleur d'annoncer ls mort du Rév.M.Arraud (Jacques-Victor), du séminaire de Saint-Sulpice de Mout.réal, urrivée presque subitement samedi dornier, vers les dix heures du soir.Le vénérable défunt naquit à Blaye, diocèse de Bordeaux, France, lo 8 septembre 1805, Arrivé en Canada le ler août 1828, il fut ordonné prêtre en cutte ville lo 25 juillet 1829, et à toujours, depuis, exercé le saint ministère à Montréal.Li fut un des principaux foudateurs de l'asile du Bon-Pas- teur, qu'il n\u2019a cessé de protéger jusqu\u2019à su mort.1} remplit aussi pendant plusieurs années les fonctions «le procureur du sémi- maire.Ses funérailles unt eu lieu mardi dernier.\u2014e-< - REVUE DE LA SEMAINE PROVINCE DE QUEBEC Les esprits sont dans un état do fermentation très-avancée, due an changement de ministère et à l'approche des élections générales.La presse canadienne- française, que tout le monde pensait avoir atteint l'apogée de la vivlence duns sa discussion relative au tracé du chemin do for du Nord, est en voie «e démontrer qu\u2019il west point de bornes à sa fureur.Ce n'est point avec de l'encre que tion journalistes politiques écrivent, c\u2019est avec du til mélé de funge, et quelques-uns nous porteut à croire qu'ils souhaiteraient tremper leur plume dans le sang de leurs confières, \u2014-Vous êtes un misérable, -Vous en êtes un autre.\u2014 Votre père à assassiné en IN12, \u2014 Comment le pouvait-il puisqu'il n'ex- intuit pas encore | \u2014Alors, c'est votre grand-père, [tans tous les cas, leur descendant west qu'un gueu.Voilà le genre de dialectique mis eu usage par la presse de la province.VILLE DE SAINT-HENRI Le ducteur André-Adolphe Dugas, dont le nom figure sur lu liste publiée dans l'avant-dernier numéro de L'Opinion Pu- bliqne, comme un de ceux inscrits sur l'écrou de la prison de Montréal durant la rébellion de 1837-38, est mort le 19 cou- raut, à l'âge de 60 ans.Aprés avoir failli payer de sa tête ses convictions politiques, le ducteur est tombé victime de son dévouement professionnel.C\u2019est aux suites d'une terrible maladie, contractée en soignant une femie, qu'il & succombé.Brusque, mais plein de bonté, d'une énergie extraordinaire, franc jusqu'à la harliesse, ne prodiguant pas son amitié, mais l'accordant de telle sorte que ceux qui la possédaient pouvaient compter aur lle, le docteur Dugas était une le ces Hatures fortes et honnêtes qui Font leur marquo et qui laissent de durables souvenirs, TORONTU M.O'Dunovan lose, ugitateur fénions ennemi juré de l\u2019Angleterts, à entrepris, dans une lecturo publique prononcée le IN courant, de faire partager ses opinions anti-britanniques par les habitants de ia capitale d'Ontario.Les offets los plus svusibles de sa prédication intompestive unt été uno centaine de jambes, de têtes et de bras cassés! Lui-même n'a dû qu\u2019à une fuite précipitée la chance de n'être pis tusse avec enthousiasme.Quand on \u201cappelle Kussa, on doit éviter, par des su- Jets de discussion irritants, de mettre des bâtons duns les mains de ses auditeurs, HALIFAX Nir O'Grady Haly, qui commandait les forces anglaises au Canada, est wort.EUROPE .l\u2019our résoudre l'éternelle question d'U- tient, on parle d\u2019abord d\u2019un Congrès, ensuite d\u2019une Conférence, puis d'un Congrde.D paraît maintenant qu'il n'y aura ni l'un ni l'autre, hormis que nous ayons un Congrès.-.où bien une Conférence.Un indice qu'il faudra malheureusement d'autres chosos que des discours pour trancher la difficulté, c'est que les différentes nations s'occupent en ce moment de computer leurs forces, Tant d'hommes, tant de chevaux, tant de canons.Taut de baïonnettes pour se percer le ventre ; tant de eabres pour se fondre lu tête.Dès qu'un gouvernement, à force de taxes directes et indirectes, à réussi à mettre quelques sous de côté, il achète des fusils, de la poudre, des casques, L'Europe ressemble en ce moment à un groupe d'animaux qui se craignent eb se menacent.D'un côté le lion britannique, de l'autre l\u2019ours moscovite ; plus loin, l'A #- truche qui se cache lu têt- sous l'aile, et le coq gaulois qui ng chante plus mais qui observe ; et plunaut au-lessu de tout cela, l'aigle de l\u2019rusee, attendant que les autres aient commencé le carnage pour se repaître de carcasses, Puisque les nations d'Europe, les nations civilisées par excellence, ne conçoivent pus de plus digne emploi de leur temox que celui de se battre ensemble, qu'elles s'empressent «une de mettre tin à l'anxiété qui pèse -ur le munie entier ; qu'elles so jetteut comme des chacals lea unes sur les autres ; qu\u2019elles s'entre- déchireut comme des chiens furieux ; qu\u2019elles s'abreuvent de leur sang: peut- être la satiété engen-lrera-t-elle le dégoût, et finirons-nuus enfin par vuir régner partui les hommes d\u2019autres instinets et d\u2019autres wofite que ceux des bites férocrs, AB.LoNapke._\u2014 \u2014 em Une pétition aux tailleurs.Les poches trop larges et trop profondes offrent des inconvénients, lorsqu'on n\u2019a que de petits objets à y mettre, car alors les dits objets disparaissent au foud, et c'est le «liable pour les en retirer.Les poches trop étruites offrent un in- eonvénient plus grave encore: quand ou veut y introduire des objets d'un certain volume, ces objets ne peuvent y entrer que difticilement, quand ils peuvent y entrer.Pourquoi les tailleurs n\u2019adupteraient-ils pas, surtout aux prrlessus, cles poches élastiques, qui répun:lraient à tous les besuius i \u2014 © \u2014\u2014\u2014\u2014 VARIETE Dans tin salon.Un ancien magistrat, oni est sourd comme une pioche, s'aperçoit qu'il vient de lui échapper.quelque chose.S\u2019adressant alors à un près de lui : \u2014 Avez-vous entendu certain petit brait ?\u2014Non.\u2014Ah ! tant mieux ! co, étant un peu sourd, je uv savais pas si c'était Wu crime ou un simple délit ! ses mis, qui était = + = Une nouvelle À Ja main fournie par le ducteur Ricard : Dans la Galerie contemporaine littéraire of art/tique de Baachet, nous lisons l'autographe suivant au baa du portrait du grind médecin : + Cuer confrère, + Vous voulez un autograple ?ev ie me dit an jour une dame qui m'eu lemanlait tn pour son album : ; -Docteur, je tiens beaucoup à avoir un autographe de vous, mais je voutraus qu\u2019il fut derit de votre man.* Mucann\u201d \u201c> = ans wn restaurant Deux messicurs ont dew ide des els brourl- lex aux truifes.On leur apporte dus seuls brouiiles fort conve- nulles, mais oft les trues étacot par trop ra ~ tiargon, dit alors un de ces mensicurs, Bots voux avions demandé des œuls brouitlés ans troffes, et vous avez sans doute compris : brouil- los ere les truffes ! LS A Un échange des idées, après diner, dans un salon : -\u2014Moi, dit une dame, j'adore ler animaux, quels qu\u2019ils soient.Mon bouheur est d'en être entourée.Malheureusement, j'habite uu petit appartement, «t puis ¢a coute cher.~Oh 1 mon Dieu, wwdame, fuit un vieux na.turalisto, 1ly 8 un moyeu bien simpi- de faire pulluler les animaux chez soi A trés-bon compte.\u2014{lonnez-le-moi.-\u2014 Vous achetez deux serins.\u2014l\u2019arfait.\u2014Le grain qu'ils mangent attir« les souris Qui nécessi.ent au moins 4n chat.\u2014Votre sériu a\u2019arrête-là ?\u2014Non.car les chataont généralement des puce ! Adresser les commusloutinns conaernant les Potocs 8 3.0.Trompe, No.5132.rua 81.Bonaventure, Montréal, AUX CORRESPONDANTS Solutions Juates des problämes Non, 108 et 107 : MM.Ls.Elz.Berthelot, H.M., Z.Delannals, Québeo ; N.P.Sorel ; C.A.B: Saiut-Hyneinthe; L.O, P., Nber- bonke ; P, 0.Giroux, M.Lafraniè: Lafrenuie.JE.GHroux, M.pin, Montréal ; A C.Saint-Jean.Solutions justes du probléme No, 8: MM, (1.A, Buivia, Saïnt-Hracinthe: | P,.Sherbroske ; N.Ls.Eiz, Ber Z.Delaun U.M, M.Tonpin, J.E, Giroux, Montréal, w deax solu- fustes.11 serait à désirer que tous les 3 s'istéressent à ce bel amusement sui- plo «n envoyant les solutions trou- M.J.W, SHAW, Montréal.\u2014Non« pfhlions aujour- d'huile problôu OUFONNÉ pute Vous nous avez fat par venir, Nous sommes certain qu'il sera bien goûté M.J.MURPHY, Québer.\u2014Morei pour voa quatre bsaux probédèmes, Délàuous avons reçu des lettren rie Ble.tatien à l'Éguril de vos cotnpositions, qui toutes font bon- beur à l'auteur, PROBLEME Noo UL Premier prix duns le tournol du Hartford tilobe.Composé par te Revd L.W.MUboE, Princeton, No J, Noirs.> Ma 3 wry .Hlance, et mat en Deoups.Les Blnnee foutent, font Brive SOLUFIONS DES PROBLIMES Sos, od LT Fur.PREMIÈRE PostTToN Noirs Lae FLA) Blancs.Phe D 21 pr.I, échec of mat.A 11 5e Das 2 03e 6 D êchec et mnt.a 1PaeFouR ter © 1 fait écher #1 mat selon le coup des No BECONDE POSITION 1 Pte tb dR CRe 16 Ce, betine D pr.P, bebe of mat.se SOLUTION DU PROBLÈME No, 10S, Noire, Blancs, 1 C6e TT.dble ME PARTIE Juube & PF ja lea autans le M Thomas od M.Rosenthal conduisait simultanément huit parties » voir.* (Partis Viennoiss.) M.RosestHat.MM.GHFFORD et MAIHEAZZ0 en consultation.Noirs.Tie R Cle FD pr.i Code IR eer Pde Ib \"4e TER cr UR Duel Cpr tt 1H Roquent TR \u2018 Rd FR Blancs.11\" R aCe PD Pde FR ae FR 1 2 3 4 nu TR meilleur i de R Diler 15 pr.Fn 17 Dp mde TR 1 ite R , 19 DJEUR WHA CR Hope F 3a I er 1° 1} © « 21 de T 320, échre = Rye 1 pr.T, êcher Ues Noirs abandonnent.) NOTES.(aijf,.ca alliés savnient fort bien que je coup juste rate P do CR, mais 3a ont espéré dérouter ainsi leur ndver: auire.(bi Len Mancs ont défà une belle partie.(©) Loe sacrifice du Fou | our deux lions n'eût que don nor de résnitut sérieux.M.Rosenthnl coupant court à wu ntre-attaque par D'2e RK, (dD) La quite prouvers que ce neat pastis temps per | du: il 6 nécosanlre, en effet, pour que l'attaque des Blunra eut toute son tntensité, que te PT R des Noirs fut avancé.de) Commencement d'une offensive (vigonreusement prise et gardée sans défaillauve juxqu'aue boat, (A Les Noire défandent le terrain pled à pied, sans ponte sortir de )n position gânée qu'ils ont depuis le 6 T tured, (Stratégie.\u2014Notes de M, Camille Morel.) 165 LE JBU DB DAMES Les personnes qui suralent des pruhlémes & nous eu- voyer pour être publiés, Jevront ins adresser à l'éditeur du Jeu de Dauer, bureau de L'Opinion Publique.Montréal.PROBLÈME No.118 Composé par M.JOUX GADHOIS, Molyoke, Mass.NOIRS.ses, 24 re rez \u201c2 4 ge704 à RLANCE Leslf'auca »u- stat gagoant en 10 coupt.tatution du Problème No.ll6 tres Mance louant Les Nuir> jouent ne 30 a7 ss 6 et gagnent Th ations ustes bu Problème No 116 Montréal :\u2014P.A.Sieard Village Lauzon, Lévis \u2014N.Samson.A M.Alex.Lacaille\u2014-Votre sulution est mnuvaise.M dons a yoke \u2014 Merci pour votre beau probiiémenne none publions ardourd'hui, Pone compliquer encore plas lo probidme No, 117 qui a pars dans le dernier numéro, l faut mettre une Dane blanche an lew lan Pion & he esse 66, Jour de : André.de 8 dint-Rémi À Saint enri nurs gourant, & Adolphe Daas, bor \u2018Tunneries (hunst), le 6 ans mois médec n.autr-fns Prix du Marché de Détail de Montréal.Montréal, : FARINE e, e Farine de bi de la campagne, 2508 270 Farine d'avoine.Tad 26 Farine de blé-d'Ind 1664 190 Sartusin 2254 250 BIE pur minot ow 4 100 Pois do 0808 O4 Orge de osé 06 Avoîne par 40 1bs.004 035 Sarrasin par minot 05 à 0 Mil do 1084 110 Lin do Fad 2% B&F Inde doe 0754 VB Pommes au bari 308 40 Patates AU sue.nase U 43 Fèves par minot\u2026.1504 160 Oigauns par tresse 000d U4 Heurre fruis à la livre.025à 00 Benrreanté do D1Sé 018 Fromage à la livre ou 4 080 Dindes (vien
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