L'Opinion publique, 30 mai 1878, jeudi 30 mai 1878
[" [OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Abonnement, payable d'avance: Un an, 88.-\u2014-Étata-Unin, 83,50.Tout semestre comunencé se pale en entier.Ou ne sé désabonne qu'au bureau du journal, et il faut donner au moins quinze jours d'avis.Vol.IX.No.29.JEUDI, 30 MAI 1878 par bons sur Prix du numéro, 7 centins.\u2014A lali 10 .Toute communication doit être affranckie, \u2018ane, centlue Les remises d'argent doivent se fuire par lettres enregistrées ou poste.AVIS IMPORTANT Nos abonnés d'Ottawa, Hull, Lachute, Carillon, Grenville, Lorignal, Hawkes- bury, Aylmer et autres lucalités sur les lignes de chemin de fer et de bateaux à vapeur entre Ottawa et Montréal, recevront ces jours-ci la visite de notr.agent, M.W.Street, chargé par nous d'opérer la rentrée de tous les abonnements qui nous sont dus.Nous prions nos amis de lui payer ce qu\u2019ils pourraient nous devoir à sa première visite, et lui épargner par là des courses inutiles.SOMMAIRE Lettre de l'Exposition, pur À.Achintre.\u2014La fête de la Reine.\u2014L' Exposition de Paris.\u2014Le mémorial des vicissitudes et des progres de lis Inogue française en Canada, par Ribaud, jeune (suite).\u2014Bibllographie : Les Josulias martyrs du Canada.\u2014Notre violuniste canadien & Puris.\u2014Le Phonographe d'Edlson.\u2014Gia- 2ette des tribunnuX.\u2014Lo erin des lemmes, par Rao de Navery (suite), \u2014Revue de lu semulne, pur À.-B- Longpré.\u2014Fuits divers.\u2014Nus eravures: Le Dread naught ; Le vanon Pailiser.\u2014Notre correspondance rarisiguue \u2014Recettes agricoles.\u2014Cunseils utiles.\u2014 l'ariétés.Nécrologie.\u2014 Tex échres.\u2014Lu jeu de dames \u2014l\u2019rix du marché de détail de Montréal.GWAVUNES: Lu viuleuer des purtis à Montréal: Qué- La batterie \u2018* H\" anoutant Ja côte du palais je canon Pallise nought, le cuiras- plus puissant qui existe; Le nouveau canon Tiser; Suton ile 4675: Le départ pour lu chasse, LETTRES DE L'EXPOSITION Panix, $ mai 1878.Quelle fête quel éclat, quelle joie et quels ineflaçables souvenirs lassen dans lu mémoire de tous eeux qui ont vue, l'ouverture de l'Exposition universelle de 1878! L'enthousiasme de Paris et des étran- sers, accourus de tous les points du monde pour contempler ce spectacle grandiose, était, comme l'Exposition elle-même, universel.Ce projet, dont beaucoup me dix- putent aujourd'hui l'ilée première, est revendiqué, avec mison, pamit-l, par M.Emile de Girardin.Ducuments à l'appui, l'émivent publiciste prouve en effet, par un article, para le + mare 1876 dans le journal Lu France, que c'est à lui qu'appartient l'idée mère de cette importante et pavitique démonstration.le 29 juillet de la même unnée, les Chambres françaises sanctionnaient ce projet de loi.Les adjudications commencèrent vers le mois de septembre; les travaux, le ler décembre.L'ouverture ayant eu lien le ler mai, c'est donc en moins de vingt mois que ces constructions magnifiques et vastes se sont élevées, et, grice à l'accueil fait par les peuples à l'appel de la Erance, remplies de toutes les merveilles du génie humain.Chose importante à noter, l\u2019Exposition de 1878 a une étendue superficielle double de celle de 1867, et compte un tiers de plus d\u2019exposants.; Donc progrès en tout.Espérons aussi qu'il en sera de même pour les produits exposés et les résultats de l'œuvre.Notre printemps, depuis quelques sn- nées, ressemble un peu à vos hivers ; c'est- à-dire qu'il retarde\u2014le calendrier seul est exact\u2014et lorsque nous devrions jouir d'un ciel pur et d\u2019un beau soleil, nous avons un temps couvert et de In pluie.Or, le ler mai, un orage menaçant tombait sur Paris, entrecoupant ses ondées de coups detonnerre.Ceci se it dansla matinée ; à midi, rien de ¢ , Von une beure et demie, subite éolaircie dans le ciel et dans les cœurs, carrien n'abat Ia joie comme la pluie.Cela n'empéchait pas, su même moment, une cinquantaine de wille hommes de troupes ('échelonner leur double ligne, depuis le Palais de I'Elysée jusque sur les hauteurs du Trocadéro.Les cimiers des casques, les cuirasses, les épées et les baïonnettus, lançaient leurs faisceaux d'éclaire et des gerbes de rayons sur la foule bigarrée, dont les Hots pressés montaient d'instants en instants, envahissant les trottoirs, barbottant au milieu des fluques d'eau de la chaussée, ob couvrant pen à peu chaque pouce libre du sol, comme une gigantesque marée, toute l'é- tenilue de la plage.Voitures de maître, équipages, fiacres, eavaliers, circulaient comme ils pouvaient, forcés de faire d'énormes détours.Bien que toutes les administrations efissent triplé le nombre de leurs véhicules, on n'en trouvait libres qu'à des prix iusensés.Plus de cent mille étrangers attendaient, depuis quelques jours dans Paris, l'aurore du ler mai.Tandis que le cortége officiel, composé dn président «de la République, ayant à sa droite le président du Sénat, M.d'Audif- fret Pasquier ; le président du Corps Lé- gistatif à sa gauche, M.Grévy, suivis chacun «les membres de leur Chambre respective ; du prince de Galles, du prince royal du Danemark, du roi don François d'Assises ; du duc d'Aoste et du prince Henri des l\u2019uys-Bas \u2014que des piquets de cavalerie avaiont Été prendre à Jeurs hôtele\u2014le peuple fourmilluit sur les hauteurs du Tro- eudéro, dont les galeries et les fenêtres étaient occupées par des spectateurs privilégiés.Tout à coup, le canon tonne! Le mont Valérien, muet depuis lu guerre, annonce de ses douze voix de bronze, l'entrée du Un cri immense, rumeur formidable, éelate, et remplit l'air, comme pour répondre au canon ; c\u2019est la foule qui, au tument où M, le maréchal de MacMahon va prendre place sur l\u2019estrade élevée au- dessus de la cascade, salue le chef de la nation de ces deux mots: \u201c Vive la France !\u201d Mde la maréchale, la reine Isabelle, les femmes des ministres et du corps diplo- mutique, sont ausei là, adoucissant des tous de leurs toilettes et des nuances des fleurs de leurs bouquets, les broderies d\u2019or et d'argent «les uniformes, et l\u2019éclat des constellations que forment sur les poitrines tous les ordres de l'univers.Iei, le ministre de l\u2019agriculture et du commerce adresse au président le discours d'inauguration.L'orateur, après avoir rappelé les difficultés inhérentes à une entreprise de ce genre, et, particulièrement, celles résultant de l'état troublé de l'Europe, rep- pelle, en un langage éloquent et patriotique, les preuves de vitalité et d'énergie qu'une pareille entreprise accuse chez une nation qu'on croyait abattue par ses revers.Il remercie ensuite chaleureusement les nations et leurs représentants de leur sympathie et de leur concours ; puis, termine en priant le président de déclarer officiellement l'ouverture de l'Exposition.Le chef de l'État à répondu en ces termes : Monsieur le ministre, Je m'smocie de grand cœur sux sentiments que vous venez d'exprimer, et je compte, comme que notre Exposition aurs un grand et me 14 mocès.5 vous félicite, vous et vos oullaborateurs, cortége duns les bâtiments de l'Exposition.8Rg; du itique résultat uel ont sbouti vos forte et nt je suis heureux de rendre témoin le monde entier.Nous devons aussi remercier les nations étrangères d'avoir si complétement répondu à l'appel que leur à fait la France.Au nom de la Képublique, je déclare ouverte l'Exposition uuiverselle 1878.Ces derniers mots étaient à peine pro- noucés, que, sur un signal donné \u2014à l'aide d\u2019un drapesu\u2014par le \u201c maître des cérémonies,\u201d lairs'emplissait de cris, de hour- rabs joyeux ; et, partout, au Trocadéro, au Chump-de-Mars, les musiques, dispersées sur divers points, jettaient au vent avec leurs bruyantes fanfures, les superbes accords de l'air nouveau :* Vive la France,\u201d que l'éminent auteur de Faust, M.C.Gounod, a spécialement composé pour la circonstance.En même temps, le grand jet d'eau du Trocadéro lançait dans l'espace son panache de cristal ; des bombes aux feux colorés partaient du fleuve ; la vasque supérieure de la grande cascade, qu\u2019on dirait supportée par les quatre grands auituaux dorés qui ornent ses angles ; lo cheval, le taureau, l'éléphant et le rhinocéros, luis- sait déborder ges ondes, et la cascade, épandant tout-à-coup lu nappe imposante et lumineuse, que coupent de distance en distance les franges et les bouillons d'écume de ses bonds et de ses chutes, annonçaient aux spectateurs le lever de rideau de cette splendide fête.Le cortége, alors rangé en file sur la terrasse, laquelle a 380 mètres de longueur sur 20 de largeur, et dont les gigantesques statues de l'Espagne, de l'Amérique du Nord, du Japon, de 1a Chine, de l'Italie, de ln Suède, de la Norvège, de l'Angleterre, de l'Australie et des Indes lnises ornent le pourtour, descend vers le Champ-de-Mars et entre dans la rue des Nations.Cette avenue,où tous les peuples se confondent dans une même pensée fraternelle, offre l'image d\u2019une ruelle que les habitants de chaque partie du globe auraient fondée, an ayant eu soin de conserver leur style d'architecture, leurs costumes et ieur langage.C'est M.Krantz, le directeur général de l'Exposition, qui, grâce à son activité, aux efforts de ses employés, peut faire, en une demi-heure, les honneurs de l'univers.Devant les portes de toutes les sections se tiennent les commissions des pays exposants.Aux fenêtres de toutes les fa- gades sont placées les femmes des commis- aires étrangers, et les dames, leurs invi- Outre le ministère au complet, ayant en tête son chef, M.Dufaure, le cortége officiel se composait ainsi qu\u2019il suit: Les con- soillers d'Etat ; la députation des grand\u201d- croix de la Légion d'honneur ; la députation de la cour de cassation ; la députation de la cour des comptes ; la députation du conseil supérieur de l'instruction publique; la députation de l'Institut de France ; ls députation de la cour d'appel ; les députations de l\u2019armée de Paris ; le gouverneur de le Banque et les sous-gouverneurs ; les directeurs généraux et les secrétaires généraux des ministères et des administrations publiques ; la députation du clergé de Paris et des consistoires ; la députation du conseil de préfecture do la Seine ; le conseil général de ls Seine ; le conseil municipal de Paris ; les directeurs de la pré- focture de la Seine et de la préfecture de Paris et la députation du corps ucadé- mique de la Seine; la députation du tribunal de première instance de la Seine ; ls députation du tribunal de commerce de Paris; ls députation de la chambre de commerce de Paris ; 1a députation des juges de paix de Paris; la députation des quatre conseils de Prud'hommes ; la députation des corps des ponts et chaussées et «les mines ; administrateurs et profes- sours des écoles des ponts et chaussées, des muines, du génie maritime et de l\u2019école polytechnique et école spéciale militaire ; a députation du collége de France, des écoles des langues orientales, des chartes, du Muséum d'histoire naturelle, du Conservatoire des arts ot métiers, des beaux- arts, ete., ete.; Ia députation des chambres des notaires, des avoués, des agents de change, des commissaires-priseurs, etc.; la députation des professcurs de l\u2019école des beaux-arts ; des députations des sociétés d'agriculture et d'horticulture ; le préfet et le secrétaire-général du département de Seine-et-Oise ; les délégués au congrès postal.En passant devant chaque section, le cortége est accueilli par des acclamations, et les corps de musique jouent chacun l'air national de ces convives de lu France.Devant le cottage anglais, le God save the Queen ; sous le péristyle du pavillon autrichien, l'hymne d'Haydn, et l'air hongrois national, la Marche de Ruckoezhi ; autour dus constructions de la Russie, faites de troncs de bois superposés, percés de galeries à jour, le Budyé fearu Krani ; en face de la maison de style fiorentin ex- pouée par l'Italie, la Piémontaése ; au pelais espagnol, fac-simile de l'Alhambra, l'hymue de fiéye, ete, etc.Enfin, après avoir visité chaque nation chez elle, le cortège traversant la section française, au milieu de laquelle ls galerie réservée aux cristaux présente l\u2019uspect d'une féérie de lumière et de dia mants éclose au coup de baguette d'un Génie, le cortége parcourt la galerie des machines, et sort du Palais par la porte de l\u2019Avenue Rapp.Ce ne sont que beautés, prodiges et merveilles dans toutes ces galeries.Nous nous bornons à les traverser aujourd'hui, nous réservant de nous y arrêter plus tard, et de les décrire à loisir.Ce qui précède constitue le programme officiel, mais le plus frappant, ce qu'on a le plus remarqué, c'est la joie populaire, l'enthousiasme des Parisiens et les signes publics par lesquels cet enthousissme et délire se sont manifestée durant le jour et duns la soirée, jusqu'à une heure avancée de ls nuit.Dès l'aube, et beaucoup avaient commencé la veille, les balcons, les fenêtres et jusqu'aux mansardes des maisons étaient pavoisées : drapeaux nationaux et étrangers, banderolles, oriflammes, flottaient, s'agitaient, mêlant leurs plis et leurs couleurs.La gaieté était sur tous les visages et la joie dans tous les cœurs ; ce jour-là, Paris n\u2019a eu qu'une fime, et c'dtait le souffle de la France ! Les omnibus, les voitures, les bateaux à vapeur avaient aussi leurs drapeaux et leurs bannières.Une réflexion que j'ai entendue faire par un ouvrier sur l'impérisle d\u2019un omnibus, nous dire, en quelques mots, l'émotion qui, en ces jours d'élan, emplit les âmes.Comme notre omnibus it à travers les rues pavoisées, frolant bannières ob police ; le vice-recteur de l'Académie de lesétendards, un voyageur manifestait son 254 L'OPINION PUBLIQUE 80 Ma: 1878 admiration par des ah! ah ! répétés.Son compagnon, se tournant soudainement de son côté, lui plaça la main sur l'épaule, et, d'un ton pénétré : \u2014On dirait tout de même qu\u2019il y a une France ! Mais le ton fait tout ; et il faudrait avoir vntendu l'expression de juie profonde de cet homme, pour comprendre à quel slegré «le misère ot d'abaissement il croyait son pays tombé, et comment cs spectaclo inusité relevait son courage et reseuscituit «à foi, Te même soir, l\u2019uris ontier, ses monuments ot ses maisons, s'illuminaiont de mille feux.Fnisceaux de lumière électrique à l'Opéra, à l'Arc de l'Etoile, au l'hamp-de-Mars ; girandoles, guivlandes, ares, soleils, étoiles, emblêmes de tuutes sortes figurés por le gaz; lumpions, lun- ternea venitiennes à tous les étages.Du reste, à ses extrémités, l\u2019aris ne formait qu\u2019un interminable cordon de feu.Parmi les édifices les mieux illuminés, on remarquait surtout le Tribunal de Commerce, les Ministères, lu Banque, le Palais do Justice, le Palais Iourbon, les églises de lu Trinité, de la Madeleine, de Notre- Dame-de-Lorotte et de Saint-Eustache, Muis le plus touchant, c'était lu décura- tion et l'illuminution des quartiers ouvriers, Là, pas une impasse dont les mui- sons el tous leurs étages ne fussent éclairés.Chacun avait voulu témoiguer de son putrivtisme et de su bonne volonté, par dix, cing, deux vu une lanterne.Quolques-uns même, m'a-t-on dit, se sont couchés suns lumière, ayant plucé sur lu fenêtre re leur manssrde ls seuls qu'ils possédnssent, Ah! c'est qu'en effet, cotte Exposition, tous le comprennent, les hommes instrnits comme les inorants, le pauvre comme le riche, l\u2019urtisan et lo bourgeois, c'est le re- évement de la France, lu preuve do su virilité et de su puissance, le signe de l'inépuisable fécondité de sus ressources ! Blessco, meurtrie, démembrée, il y a quelques snuées à puine, la voila, cette France, comme le Phénix, renaissant de ses cendres, plus jeune, plus belle, plus vigoureuse, ot, disous-le aussi, encore plus nimée de tous ceux qui peuvent la voir ot la connaître.Aussi, «le toutes parts les félicitations nous arrivent ; lu presse de chaque pays, les organes les plus accrédités do l\u2019Angleterre, de l'Allemagne, d\u2019Espagne et d\u2019Italie, de Belgique et de Hollande, célèbrent l\u2019Exposition de 1878 comme un des évé- nements capitaux de notre histoire et de notre temps.1Is voient là le commencement d\u2019une ère nouvelle, et chantent en chœur, tant l'enthousiasme est communicatif, le Maynifiref de notre délivrance.Le prince de (Galles lui-même, hôte des expo- sunts anglais, s'est écrié en portant un toast à notre pays: \u2014Mon cœur est tout entier avec la France! Messieurs, je bois à la grandeur et à la prospérité de la France! Ces hommages, ces louanges, mérités d'ailleurs, par les efforts, le courage et la sagesse politique du pays, sont comme les brevets d'honneur distribués à la France par ses juges naturels.Vientôt, elle conférera aux exposants les diplômes, les médailles, toutes les distinctions que méritent la science, lo travail et le génie ; mais elle à reçu ses honneurs par anticipation.On lui « fait crédit sur sn promesse, et il se trouve aujourd'hui que, spontanément, le monde entier se porte garant de lu parole de ln France et de son avenir.Revenons au Champ-de-Mars.Le ler mai on n compté 120,000 entrées à l\u2019Exposition ; jeudi, deuxième jour, il y a eu 27,618 entrées.En 1867, le nombre des entrées n'avait été que de 6,216.Les dîners, le» réceptions, les soirées de gala se succèdent, et les Comumissnires ont peine à assister à toutes, car tout plaisir qui dure trop, devient bientôt une douleur.Néanmoins, comme le Président et nos ministres sout résolus sans doute à dépenser les fonds que la France a votés pour faire honneur à ses hôtes, il est pro- hable que cos fêtes, afin de plaire et ne int fatiguer, deviendront de plus en plus jollea, Quolques-uns des princes et un grand nombre de persounages de distinction so trouvent eu ce mutuent à Paris Dimanche dernier, le cardinal MoClos- koy à visité les gulevies de lu section ameé- ticaine, accompagné du commissuire-géné- ral MacCormick, et des capitaines dus fre.gates américaines lu Portemontl et ls Conatitution : les officiers de marine étaient en grand uniforme, A propos d'Amérique, un mut du Cu- nada, Nous parlerons plus tard de son \u201cx position ; il ne s'agit point de cola maintenant, mais des Canadiens.Nous avons ici à Paris tout une potite colonio canadienne, Et co west point chose si facile qu'on le croit de retenir nos Canadiens à Paris, Leur humeur tient de celle de leurs uncètres, Ils ont grand peine à se déplacer, mais une fois partis, île ne vont jamais assez loin, En effut, la plupart des Canadiens-français, revenus À Paris, ont déjà parcouru l'Europe, comm: MM, CG.Drolet et L.Huot: ln côte d'Afrique vontme MM.Rivard et Méthot ; où voyagent constamment tels que MM, Hawley ot A.Papineau: MM.A.Thibaudeau, St.Charles, Corcoran, de Saint-H[ya- cinthe ; Chinic, Genest, Lacroix, les Dre Helle et Lrodeur, les virtuoses (1 Martel et Desive, lo puintre C, Ifuot, se rencun- trent presque chaque jour i la section canwlienne de Exposition, vit M.Drolet, Jo commisssire délégué, et M.Perrault, le secrétaire do lu commission, font les honneurs avec une courtoisie ot une obli- gesnce exquises.Parler de lu question d'Orient, c'est-à- diro de guerre, à l\u2019uccasion de cette grande manifestation pacifique, serait une disson- nauce trop grande pour que je mo la permette.Au surplus, il faudrait au moins dire quelque chose de neuf; et comme pas une des partios intéressées n'a l'air de savoir encore ve qu\u2019elle désire, nous n'avons nucune raison d'en su- voir plus qu\u2019elles.Donc, attendons.La description des richesses de I'Exposition, les merveilles des arts et de l'in- duatriesont plus intéressuntes que lu guerre et ses horreurs.Nous continuerons à vous faire connaître ces grandes assises du travail Lu- main sous toutes ses fortes et dans tout l'univers ; ce spectacle sera plus consolant et plus instructif que l\u2019autre.Si cette première lettre dépasse la portée et l'étondue d\u2019une missive ordinaire, n'en accusez que vous.Je sais quo ce qui est français vous touche.Or, comme il s'agit ici de l'honneur, de la ;sloire et de la prospérité de lu France, je ne saurais on dire trop à des Canudiens-français qui, toujours sincèrement attachés à eu fortune, ont été et demeurent encore ses adinira- teurs fervents et ses amis devoués A, ACHINTRE.LA FÊTE DE LA REINE Depuis longtemps, lo 24 mai n'avait pas été célébré avec autant «l'éclat.L'événement le plus remarquable de ln journée a été la revue de volontaires faite pur le gouverneur-général au pied de la montague.Plusieurs compagnies étaient venues de Toronto, de Québec, d\u2019(Mtawn etySt- Albans et formuient avec lex volontaires de Montreal une division de prs de 4,000 hommes.La fouls présente était immense, vt de bonne humeur, applaudissant avec enthou- siansme le Gouverneur et les volontaires, Le 68me régiment, capt.Labtanche, le seul qui soît composé de Canadiens-fran- guis, fut l\u2019objot d'une ovation speciale, et Son Excellence, voulant confirmer lu jugement de la foule, fit mander le col, La- branche et la félicita «ur la bonne tenue de ses hommes, La revue se termina par un combat simulé qui durs nne heure.Le bruit de la canonnade à été entendu à une grande distance ; on aurait dit que chaque pierre de la montagne était un canon.Dans l'après-midi, il y eut diner mili- taire au magnifique hôtel Windsor, et lord Dufterin y jurla comme de coutume avec beaucoup de succès.Il dit qu'il ne croyait pas it invasion du Canada par les Féniena, mix qu'il fullait se tenir prêts, car vi le guerre éclatait entre l'Angleterre et la Russie, tout l'empire britannique pourrait a trouver engagé, cman.- L'EXPOSITION DE PARIS bou journaux américains sont remplis d\u2019éloges et de félicitations à l'adresse de la France au sujet de l'ouverture de l'Exposition.Les magnilicences (lux édifices, lex merveilles de Exposition, lex splendeurs de Paris, lu politesse, la gaieté et l'intelligence de sa population, le témoignage de vitalité et de prospérité que donne la France, sept ans seulement après une guerru qui l\u2019avait presqu'anéantie, en apparence, leur arrichent des cris d\u2019admiration, (Quelle furco récupératrice possède ce puys ! s'écrient-ils avec enthousiasmes lls constatent déji que l'Exposition de Paris de 1878 éclipsem toutes Jos autres, Ce qui à étonné les étrangers, les Auglais surtout, c'est do voir tant de monde réuni, 500 à 600,000 homures le pauvre aile, onsen ; ue lui fermez pas tout refuge.+ \u2014Justin, je vous lo promets, per égant pour vous.Mais elle partira, il faut qu'elle parte ! \u2014Mousieur, dit Justin, vous savez parler, vous savez convaincre ; il se pourrait que ce malheureux repoussèt maintenant la triste créature, perce qu\u2019elle est pauvre.car enfin, it l'a aimée.Et puis, qui n'simerait pas Marielle, elle est si jolie ! S'il s'agissait d\u2019une dot, j'ai mille écus à la caisse d'épargne, et un coin de terre dans le pays ; c'est peu, mais je le aacrifie- raie de rad cœur pour que Marielle ne restat pas à rée.\u2014Mon ami, répondit M.Courcy, tout ce qui le mariage de elle me concerne seul.Voulez-vous vous fier à moi comae à un père et à un ami?.\u2014Certes, rénondit Justin.; \u2014Eh bien, dans trois jours je saurai ce qu\u2019il faut attendre de l'avenir pour cette malhen.reuse fille.\u2014 Et, dans trois jours, me permettrez.voust.\u2014Je vous ferai appeler.\u201d Immésiatement Marielle fut mandée dans le cabinet de M.Courcy.Elle entra le front haut, affectant une grande axsurance ; mais le regard de M.Courcy s'arrêta d'une façon si interrogutive sur le sien, qu'elle rougit et clemeurs immobile en face du :manufacturier.\u201c Ce n\u2019est l'heure de vous adresser des re- hes, Marielle, dit-il ; je me souviens des loyaux services de votre » et j'ai pitié de vous, Venez en aide à pres indulgeucr, et avouez-moi la vérité.\u2014Je n'ai qu'un nom à vous apprendre, monsieur, vous connuinsez le fils notaire de Couesnon ?\u2014Adrieu Spiquel ?\u2014Oui, monsieur.\u2014J\u2019irai, moi-même, demain, le trouver à l'étude de son père.\u2014Ah ! monsieur, s\u2019éeris Marielle, je vous devrai plus ue le vie.\u2014Allex, & Benjamin Courey avec une douceur empreinte d'une profonde tristesse, allez et ne pèchez plus.\u201d Marielle sortit eu sanglotant.Le lendemain, Benjamin me tendit à Coues- non, Le vieux n professait une grande estime pour le manufacturier.Quand il l\u2019entendit annoncer, il se frotta les mains, pensant recueillir quelque bonne subaine de cette visite, L'air grave de M.Couroy le couvaiuquit vite qui s'agissait d'affaires prousées, ct il detuan- \u201c Quel acte forai-je pour mon richissime client?\u2014Un contrat de mariage, ai vous le voulez bien, répondit M.Courcy.Il s'agit d'ane fille sv bonne condition, séduite per un homme plus légerque mauvais.La fille étant pauvre, je lui dunue vingt mille france.\u2014Et le futur?\u2014Je ne l'ai point vu encore.Pensez-vous, mousieur Spiquel, qu'il puisse refuser une légi- gitime réparation ?\u2014Îlnele devrait pas, si la jeune fille était ma emandes douc, monsieur, à votre fils Adrien ce qu\u2019il compte faire de Marielle.\u2014Mon hai il s\u2019agit de mon fils ?\u2014Oui, monsieur.; \u2014Mais mon fils épo dens trois mois, Adélaïde Chamblard : les familles sont d'accord ; Adélaïde à quarante mille francs de dot ot sort d'un exosllent pensionnst.Mon fils x marier à une petite ouvrière ! mais non-seule- ment je faisait, je le maudirais ! \u2014Et Marielle, que voulez-vous qu'elle devienne?Kile à cru aux mensonges de votre voi, file, sa faute est connue, elle ne pout plus s'unir à un autre homme.\u2014Monsieur Courcy, dit le notaire, ces his- toites-1 80 rencuvellent tous lee jours.J'ad.monestersl mon fils, Île ton) agi, Hi les Cham.parole Quant à Là pl vous Bons nt te, vous nox Tings mille france, elle n'est pas trop & plain.M.Courcy, ind de I' du notaire et de le façon dont tials mie ve ue lo lui conseillersi pes, mais s'il le chasse ¢ Arrangé depuis longtemps.mais sans le consentement J'Adri \u2014N'espérez plus rien, Marielle, catte union aura lieu dans trois mois.\u2014 Merci, monsieur,\u201d dit-elle avec un grand me, Le soir, Marielle sortit fartivement, et pendant plus d'une heure, elle errs pris de lu mui- son de Mouillavoine.Elle tremblait de crainte, de jalousie et d'angoisse.Enfin, une ombre se détacha sar lu route, elle courut en avant.\u2018* Est-ce vous, Adrien ?\u2014C'\u2019est moi, répondit une voix aigre.Quelle sotte idée vous pousse à m'écrire et à m'envoyer des commissionnaires ! Vous m'exposoz, a votre imprudence, à une foule de choses gréables.\u2014Comme In jruptare de votre mariage avec mademoiselle Chamblard.\u2026 \u2014Comment savez-vous ?.\u2026 \u2014Le misérable ! ft Marielle on frappant ses mains l\u2019une contre l'autre, il ne prend pas mime le peine ds dissimuler.\u2014Mon Dieu, ma chère enfant, vous compre- naz que tôt ou tard j'aurais dù vous avouer que wa famille, ma situation.\u2014Que voulez-vous que je devienne ! demanda Marislle d\u2019une voix sombre.\u2014Je souhaite que vous restiez dans la même place.Madame Courcy est bonne et charmants : si vos petites amies ont médit de nos promenades, elles les oublisront.\u2014Ët moi, pourrai-je oublier?Et moi, pour- raicje me créer uu avenir heureux et houorable ; ne m'aviez-vous pus promis de mw'épouser ?\u2014Allons, ma chère, vous-même n'avez pu croire à cette parole.Ou dit cela pour amoindrir aux yeux d'une femme la faute qu'elle com.wet, voilà tout ; personne ne s'y trompe.,.Ne prone pas de grands airs de mélodrame, soyons ns atnis encore, et.\u2014Vous êtes un lâche !'* s'écria Marielle, lan- fant comme uue malédiction ce mot au jeune omme ; puis elle s'enfuit, prise de vertige, forma iu grille à grand bruit, suns se soucier qu'on s\u2019aperçüt de su sortie nocturne, et inouts sffollée dans an chambre.Marielle se jeta sur von lit, muis elle ne put fermer les yeux.Elle voyuit l'avenir si déves- pré que son âme s'emplit d\u2019une désolation sans rnes.Elle avait eu foi dans ls promewe d'un débauché ; elle n'avait jus dix-huit ans! Elle ne soujges point que Dieu purdonne, que M.Courcy pouvait lu protéger, que son repentir ent peut-être ramené à elle Justin Bressois ; non, slle s'abitmua dans le présent, se vit bonnie, méprisée, montrée au duigt, et ne se sentit pas le Sourage de supporter Le honte en expiation de la te.Au pe elle desceudit comme à l\u2019ordinaire ; seulement, jamais elle n'avait été si 10.Elle rencontra dans l'escalier M.Courcy et lui adress: quelques remerciements émus.Puis, entrant dans la fabrique, elle demandu le père Fichot.vieillard était en ce moment oceupé à mettre en train une bubineuwse.Quand Marielle l'an I.il lui cris d'un peu Join , M a-t'en, tte, et tes fillette ; car ui Va totohais Ia'cournis rte \u2019 Il n'avait pas fini de donner cet avertissement, que Marielle posait en riant ses deux pieds sur cette méme courroie qui, subitement mise en mouvement per l'arbre de couche, enluça les deux jambes de In malheureuse et la lança dans l\u2019espace, Marielle retomba, le crâne fracassé, aur le plancher.a \u2018 1 jot poussa un grand cri, et vint nouil- ler pri dh endure ha \u201cQuel malheur ! répétait-il, entre ses smn.glots, quel malheur !* Eu un moment, tous les ouvriers se groupérent autour de lu victime.Justin Bressois accourut, l'æil hagard, tremblant de tous wes membres ; M.Courcy fendit lu foule et regarda avec une rofoude douleur ce corps inanimé et broyé.uis, upercevant Framboisine qui se frayait un passage au milicu des curieux, il lu saisit brux- quempent par l'épaule, et la jetant à geuoux avec une tells force que le visage de lu vivante ef- fleurs celui de lu morte : me jui l'avez tuée ! dit-il, oui, vous l\u2019avez u \u201c Puis, avec la mûtne énergie, il la releva bidme et terrifiée, et crin de façon à être entendu de tous : , vous chusse | entendes-vous, je vous Le lendemain on enterra Marielle ; les femmes eurent pitié de an mémoire et suivirent le con- .Deux hommes, le pire Pichot et Bressois, wmeuérent le deuil, Haute pe Navenv, (Lea suite ax prochain numéro.) re -Mauitulu exporte de grandes quantités de blé, e printemps.Quelques vapeurs ont trans jueyw'h 100 tonneaux voyage.\u2014La plus le partie est consignee on Europe et »'expélie par la voie de New-York.\u2014__ p\u2014\" 80 Mar 1878 L'OPINION 261 PUBLIQUE Las dernières élect'ons.Comtés unis de Chicoutimi et de CHICOUTIMI Village Chicoutimi.Township ¢ .St-Alphonse, paroisse.St-Alphonse, village .,.16 Grande Baie 87 Ste-Anne.\u2026.si St-Fulgence 43 Jonquière .ow Laterriere | 58 8t-Gédéon.\u2026 17 Hébertville.184 Roberval 37 St-l'ierre 17 \u201c\u2018St-Jérôur 44 St-Louis.41 Anse St.sanvse recu sa 978 REVUE DE LA SEMAINE PROVINCE DE QUEBEC Fuguensy.M.Price, M, Gagné.Majorité pour M.Gagné, 82 SAGUENAY ste.Marguerite.25 Tadousac.so Escoumain 68 Mille-Vaches 50 Suult.su-Cochon.33 268 1164 Majorité pour M.Price, 150 moins.82 Total.68 KAMOURASKA M, Gagnon.Ste-Anne, l\u2019oil No.1.60 \u201c N 82 ésime.\u2026.33 Quelle, No.1 57 N.127 No.2 \u201c No.St-Puschal, No.\u201c N No.2 + Woodbridge No.3.58 Ste-Hélène \u2026 0 St-Alexandre No, 1 38 \u201c No.2, 46 St-André No.L.« Ti et lortage No.2, 38 1249 1224 Majorité pour M.Gagnon, 26 COMPTON M.Sawyer Eaton.vessaneus 251 Newport \u2026 108 Bury.150 Westhury .38 Clifton 1 Ditton 8b \u20achesham 16 Hereford 4 Auklund 39 Compton Hampton .lingwick.Wi low \u201c Whitton 72 257 472 Plus un- majorité à Maraton en faveur de M Sawyer.QUÉBEC-OUEST M, Murphy.M.Alleyn.hy ey Quartier Monteatm, No.1.7 a\u201c \u201c 2 81 \u201c \u201c 9.58 \u201c St.Plerre, No.1.104 \u201c 2.6 \u201c \u201c \u201c sw = ch « 4.110 w amplain, No.1 ä \u201c\u20ac 8.21 \u201c\" \u201c 4, \u201c Banlieue, No.1.11 \u201c 28.10 232 654 Majorité pour M.Murphy, 178 7 14 61 M.Tache.112 90 84 24 24 77 49 M.Dusk, se 87 54 69 69 45 80 119 47 3% 5 $ 66 ' QUÉSEC-RuT M.Rheliyn.M.Samson.| usrtier Juoquea-Cartier.679 278 i Saint-Roch.567 270 { aavoseneuacs 340 | 4 1995 987 = | CONTE DE QUÉBEC ! Hon, Garneau.Hou.Ross.| Ancienne Lorette.wee 181 169 port.rene .227 384 Charlesbourg.: 102 197 Bt-Ambroise .149 241 , St-Colombau {Biilery) .20 285 St-Gabriel (Val r).158 345 * Ntoneham ot Towkesbury.30 25 ! 1197 1556 1197 Majorité ponr l'Hon.M.Ross.359 TERREBONNE M, Prévost, M.Chapleau.] Terrebonne vrsouss 48 Ste-Thérèse.224 St-Janvier.66 Bte-Adéle .48 Sto-Marguerite 46 Ste-Agathe 107 St-Sauveur .5 St-Hypolite .29 St-Jérôme.« 107 Ste-Bophie.95 Ste-Anne.85 321 539 ! 821 Majorité pour l\u2019hon.M.Chapleau.218 EUROPE Il est incontestable que la paix de l\u2019Europe est menacée.Mais tant qu'il y aura une lueur d'espoir en faveur d'une issuo pacifique, il nous est impossible d'admettre le dénouement par la force de ce qui pourrait s'arranger par voie diplomatique.i A.-B.LoxaPRé.\u2014-\u2014e FAITS DIVERS | \u2014 ! \u2014Cinq cents barils de poudre venant de ln ; citadelle de Québec ont été expédiés à Saint- * Jean, N.-B.{ \u2014Le gouvernement de l'Australie-Sud a offert Lun benus de $50,000 à celui qui découvrirait : ine mine de charbon dans les limites de son ter- ; ritoire.\u2014Le Times, de Londres, dit que le département canadien, de l'Exposition de Paris, est trés-lotéresmant, et excite beaucoup d'admiration* a \u2014Le Shah de Perse, qui parait avoir Je manie les voyages, à la sa capitale pour l'Eu .L'état d'elfervescence dans lequel se trouve 110- vient ne semble pas l'injuiéter.BARTLEY.\u2014Nous apprenons que Bartley, accusé du meurtre du zerçont Dore, a fait une tentative désespérée de s'évader de la prison de Saint-Joseph de la Besuce.On sait que le pri- nonnier est gardé à vue par la police provinciale.Mardi, le 14 courant, pendant que le constable Wallart, qui était de parles dennait an prisonnier un morceau de bois pour mettre dans le le, Bartley lui sauts à Ja gorge, l\u2019empoigns \u2018une main de fer et esmaya de le jeter par terre, tandis que de l'autre main il cherchait à enlever le clef que le constable Wallart avait mise dans sa poche.M.Wallart fit un effort et parvint à faire lâcher prise & Bartley, appels au secours.De ce moment, Bartley devint ble et l'on n'eut pas de difficulté à le renformer dans son appartement.On va, nous dit-on, redoubler de précautions pour empêcher l'évasion de Bartley.LEA PRUSSIENS AU CANADA, \u2014Les Allemands nous envahissent.Dans la province d'Ontarin, un comté je une population dont le ms- jorité est prussienne ; c'est pourquoi aux pre- vhaines élections fédérales, il faudra dans ce comté des bulletins écrits en sllemand.Voici, à ot sujet, un débat qui a eu lieu à Ottawa : M.Young demande au gouvernement s\u2019il ne consentirait à faire imprimer des bulletins de vote en allemand pour le prochaines élections fédérales dans le comté de Waterloo, vu que le lation teutonique forme le grande majorité., Plum dit qu'll était presque im| le de trouver un voteür qualifié dans ce comté qui ne sût lire l\u2019anglais.L'hon.M.Meckenzie dit que l\u2019officier-rappor- por pre Be ne tion du mtd, \u201cAf qu'il n'y ait pas de malentendu sur ce sujet, le gouvernement donnersit = rT instruction à l'officier-rapporteur de fairs imprimer des bulletinæ en lspgue celtique pour les Personnes qui ne compreunent que cette langue.\u2014Le Conseil de ville de Montréal vient de décider d'arcroitre le corps de police de 80 hommes et de demander, à prochaine session de la Législature, l'adoption d'ane loi pour prohiber les processious de parti.cONDAMNE.\u2014['ingénieur du gouvernement M.Light, n condemné le chemin de fer Chambly, depuis Saint-Lambert jusqu'à le frontière.En conséquence, lea convois ont cessé de parcourir cette voie ferrée.MEURTRE D'UN ENFANT.\u2014Un enfant mûle bien conformé a été trouvé dernièrement daus un banc de ls Basilique de Québec, Le cadavre était enveloppé dans un vienx numéro de I\u2019 Evé- nement, Le professeur LaRue, qui « fait l'autopsie daus l'après-midi, à déclaré que l'enfant était né vivant et bien portant, ef qu'il a été étouffé.La verdict du corps de jury a été de meurtre prémiédité par une ou des personnes inconnues.\u2014Les quatre canonnières parties d'Halifax en croisière dans le Saint-Laurent vont stationner à Kingston, Sainte-Catherine, Windsor et Sar- nis, toutes villes de la province d\u2019Ontario.\u2014L\u2019hon.juge Mackay, de Montréal, dans un jugement prononcé, hier, a décidé qu\u2019un failli qui « obtenu sa décharge avait un droit légal de payer le plein montant qu\u2019il devait à un créancier quelconque, et que ni lui ni le créancier payé ne peuvent être tenus responsables d'un tel Pajemens, dans le cas d\u2019une faillite future.\u2014La Constitution classe 1a députation de ln nouvelle Assemblée législative de Québec comme suit : 20 avocats, 12 médecins, 11 inarchands, 9 notaires, 7 cultivateurs, 3 rentiers, 2 journa- lisces, 1 arpenteur.\u2014Des députés du premier Parlement provincial après la Confédération, il n'y en & que 11 qui aient sige sans interruption à Québec de- uis lors.Ce sont MM.Chaplenu, Beaubien, Laberge, Joly, Molleur, Bachand, Marchand, Le Cavalier, Lavall ée, Picard et Robertson.20 députés nouveaux ont été élus le ler mai.TRISTE ACCIDENT, \u2014Nous lisons dans le bulletin télégraphique d'Ottawa : J] ast arrivé mercredi soir un triste accident à huit milles au-dessus de Désert.Un Français et sa femme se rendaient an village avec un canot chargé de patates.En revennnt, pour desceudre un ra ride, ou attachs une corde au nez du canot ; ls femme dencendit à terre en tenant la corde pour guider l'embarcation, L'homme resta dans le canot.* À mi-chemin, la corde se rompit et le canot se mit à tourner.Craignant qu'il vint à chavirer, l'homme se jeta à la nage ; mais le courant était trop fort et le malheureux se noya à une portée de bras «le sa femme.\u201d CURIEUSE GURRISON.\u2014Un journal de Prague, le Landwirthschaftlickes Worhenblutt, wignale nue curieuse guérison de rhumatisme : +\u201c Une femue qui avait le bras paralysé des douleurs rhumatismales, ayaut entendu dire qu'un fermier du voisinage uvait été guéri à la suite d\u2019une pigüre de guêpe, résolut d'en faire l'essai.Elle se fit piquer per des centaines d'abeilles.L'effet fut prodigienx.La nuit suivante, elle put dormir profoudément et le douleur eut bientôt disparu.\u2018 On fit réduire les entlures avec une simple lotion, et depuis lors, cette femme n\u2019a plus res senti la moiudre douleur rhumatisiaste.\u2019 LA svExER\u2014 On \" fait le calcul de toutes les rres, peuple par peuple et le par siècle, Eu ouvaltant = Hochments statistiques officiels, pour notre époque et les temps modernes, et les historiens les plus accrédités, pour les temps anciens.Le premier résultat de cet examen est we depuis les origines de l'histoire (guerre de Troie) jusqu'à ce moment, iln'y pss encore el une année sans guerre à la aur- face de lu terre.Le second résultat de ce calcul & été que les nations de notre histoire asia.tico-eurepéenne s'entretuent lièrement dix- huit millions d'hommes parsiècle, tantôt un peu lus, tantôt un peu moins, mais cels revient jours à au même chiffre.++.» Les utions de l'extrême Orient (empires chinois et voisins} versent en même temps la même guantisd de sang.Dans le reste du lobe, il ut! « guère que quatre ou cing millions hommes d'asvoi duns le wéme laps de temps.Au totsl c'est au minimum quarsnte millions d'hommes, âgés de trente ans en moyenne, que l'humanité détruit par siècle dans ses incessantes guerres politiques, religieuses et internationales.Du Métis, de Manitoba : \u201411 y a de 1a laitue, des radis et des oignons sur le marché depuis une quinssine de jours.\u2014Les ateamboats continuent à amener des émigrants par centaines.\u2014Un certain nombre des nouveaux colons sont déjà rendus sur des terres ot prêts à com:- mencer leurs semences.\u2014M.Gilbert Lanciault, de Winnipeg, est allé, 1s semaine dernière, visiter le townsbip Taché, sur la réserve de la Société de Colonisation, près de Dufferin, et à trouvé le terrain magnifique.11 « immédiatement choisi un homestead et doit aller prochainement y établir sa famille.On dit qu\u2019un bon nombre d'autres Canadiens-fran- gain a propossnt de suivre son exomple.A NoS LECTEURS.\u2014Nous sommes convainct que nos lecteurs et aimables lectrices liront avec plaisir le compte-rendu d\u2019une visite que nous avons faite récemment au nouveau Inagssiu de M.P.E.LABELLE, le marchand de nouveautés de la rue Notre-Dame.Un se map le que M.Labelle tenait ci-devant son établiase- ment sur la rue Naiute-Catherine ; ce n\u2019est qu\u2019à 1a fin d'avril dernier qu'il à transporté som immense fonds de marchandises à l'endroit qu\u2019il occupe actuellement : 109, RUE NOTRE- DAME, entre les rues Bonsecours et Gonford.M.Labelle à cru devoir opérer ce changement afin d'avoir un local plus spacieux, plus central et répondant mieux aux besoins » a nome breuse clientèle, Nous avons été surpris de voir les prix excessivement bas auxquels les marchandises sont vendues dans ce magssin.Une visite convainera tout le monde de l'avantage qu\u2019il y s de s'adresser à M.Labelle avant d'acheter ailleurs.\u2014L\u2019excellente idée que Ia bonne mociété de Montréal a toujours paru entretenir de l'établin- sement de MM.Sen: & Hurteau, rue Sainte.Catherine, nous engage à faire part i nos lecteurs et aimables lectrices des changements im- rtants qui ont eu lieu duns cette maison.Popul quelque temps, une dissolution de société à Iaiusé M.Alcime Hurteau seul propriétaire du magasin, et, dans le but de lo rendre plus complet, plus fashionable et plus attrayant, ce monsieur a décidé de le transporter au No.209, rue Notre-Dame, à l'encoignure de ln rue Saint-Gabriel, en face du bureau de la Afinerre.Ce centre plus fréquenté lui impose I\u2019 obligation de renouveler une partie de son stock et d'en compléter toutes les parties, surtout celle de le mode et des articles de fantaisie, Des circonstances favorables l'ayant mis en possession d\u2019un choix de marchandises les plus at trayantes et variées, répondant à tous les détails de la toilette d\u2019une dame, nous engaguons surtout nos lectrices à aller visiter le nouvel établissement de M.Alcime Hurteau, à partir du 28 mars, et nous sommes convaineus qu'elles seront satisfaites.Avis de l'Administration Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur les changements que nous croyons devoir faire dans les conditions d'abonnement à L'Opinion Publique, A l'avenir, le prix pour les abonnés qui paieront d'avance, ou dans le cours des trois premiers mois, sera, comme par lo passé, de TOS PlAsTRES par année pour le Canada et TROIS PIASTRES ET DEMIE pour les Etats-Unis; mais on exigura de ceux qui ne se conformeront pas à cette règle 83.25 par année s'ils ne paient qu\u2019au bout «le aix mois et $3.50 s'ils ne règlent qu\u2019à la fin de l\u2019année.Après les appels réitérés que nous avons faits, vainement dans la plupart «les cas, à nos abonnés retardataires de s'acquitter ce ce qu\u2019ils nous doivent, ct vu le montant toujours crolssant d'arrérages qui nous sont «fis, nous croyons que cette augmentation dans le prix de I'shounement ur ceux qui wont pax la louable ha- hitude de payer régulitremout leur journal d'avance, est le seul moyen qui nous reste de couvrir en partie les pertes con- sidérales d'intérêts que nous aubissons chaque année et les frais (le perception quo nous sommes obligés d\u2019encourir.Rien de plus facile pour nos abonnés quede s'éviter le paiement de ces 25 et 50 centins additionnels : QU'ILS PAIENT TOUJOURS LEUR ABONNEMENT D'AVANCE, COMME le font un bon nombre des meilleurs amis de L'Opinion Publique, à qui nous nous empressons d'offrir nos plus sincères remer- otments.Puisse leur exemple être imité par tous nos lecteurs! L'ADMINISTRATION.Copie d\u2019un certiflent venant d\u2019être recs: 93, RUE ST.FKANÇOIR-XAVIER, Montréal, 8 avril 1878.Aux Propriétaires du * Phostesons,\u201d Montréal.Messieurs \u2014Ayunt fait de votre PHORFOZONE doraot les derniers deux tmois, je suis heureux de décle- ter qu'il m's fait un bien considérable dans in ison d'un du foie et d'Indigestien, et je ln re- commasde Inatamment à tous ceux qui puurrelent souf- tir de l'a où l'autre «le ces maladies, Tont à vous.(Signé) JOHN POPHAM.étre PTE AVIS Les abonnés de L'Opinion Publique qui désireraient faire relier leurs volumes d'une manière élégante ot solide, et à bon marché, feront bien de D'advosser an barean de os journal, 5 et 7, rue \u2014, \u2014 æ&- À4\u2014\u2014 | 80 Mai 1878 INR NL N N Lo | À \\ - 2 $ = \\ \\ .ONY 3 \\ 4 4 x XX 2 y S S SN \\ \\ I i NN À S .jl A! \\ S 3 - JP \\ N \\ 2 \\ \\ N VS Ÿ Lu SE .\\ S A id la SA Res _ + ND , = : A = ; ; \\ | ; J 2 3 = er : : = 3, Ÿ > N hd La Lu A 4 e \" ni % EEE À = AW L'OPINION PUBLIQUE \\ OD .\\ \\ il SN .at / ; \\ \\ 9 2 ny 4 , .2 OS A \\ Nb 4 We © + BALON DE 1877\u2014LE DEPART POUR LA CHASSE-\u2014D'arnke LA TABLEAU DB CHAPLIN 0 i \\ > \\ AN Wa NS NN D \\ MN \\ \\ = \\ A 5 Ah N RN \u2019 \"i vu ne .W \\ 0 ) \\ NIN A A A ul Uy TRIN \\ RN he .S .NE S M NW em 262 30 Mar 1878 L'OPINION PUBLIQUE 263 NOS GRAVURES Le + Dreadueught * le plus puissant vaisseau de guerre cui- russd qui existe, de la force de 8,000 chevaux et «d'une capucité de 10,886 tou- nesux, muni de deux tourelles et armé de quatre canons de 38 tonneaux.Son nom traduit vout «ire \u201c intrépide \u201d où \u201c ne craignant rien,\u201d Le Thauderer et le De- reuatuition sont surpansés.Lu cuirisse de fer du Prrutyouyht varie de 8 à 14 pouces d'épaisseur, Le corps seul du nuvire coûte £400,000), Le canon Palliser Une de nos gravures représente le canon douné par Sir William Palliser, et une uutre, lu butterie \u201c D\" transportant ce canon à ls citadelle de Québre, \u2014\u2014\u2014\u2014 Notre Correspondance Parisienne Nous sommes heureux de publiev la charmante correspondanceque M, Achintre nous envoie «de Davis, et d'annoncer à nos lecteurs que cet écrivain «listingué, si bien connu au Canada, va continuer, pendant toute I'Fxposition, de nous adresser des correspondances.C'est à nutre collaborateur et mui, M.G.Drolet, commissaire canadien i l'Exposition, que nous devons l'avantage d'avoir pour correspondant M.Achintre, M.Achintre termine su lettre en «lisant qu'il suit qu'on ne peut trop parler de la France à des Cauadiens-français, Il a rai- suN, Gt nous ajouterons: surtout quand on en parle si bien.Nous avons lu les comptes-rendus faits pur les sueilleurs journaux de Paris, de l'ouverture de l'Exposition ; ils ne sont pas supérieurs à celui de M.Achintre, \u2014 \u2014.RECETTES AGRICOLES Les labours «aus fes terrains en pente doivent se faire en binis ot non de long, ear l\u2019eau seu écoule un peu trop vite, Lu pratique que suivent quelques cultivateurs qui hersent leurs prairies tous lus deux ans, est tris-louable et excellente, A un cheval echautlé par le travail, ou à une vache échautfée par qquelqu'autre cause, faire boire une déroction (tisatie) de cerfenil dans lu- quelle vous faites entrer un peu de sou.Du lait, des farineux, farine d'orge où de blé- d'inde, «Lun peu d'herbe verte nouvelle, est ls meilleure nourriture pour l'engrais des agneaux du printemps.LE SANG IES ANIMAUX COMME ENGRAIS AUX AEH RULERS, \u2014\u2014 Le sung des unimpux qu'on tue, breufs, moutons, cte., est ordinairement perdu.Cependant, si on le déléguoit dans une certaine portion d'eau froide, et si un _le versuit ensuite sur Jes racines de nos arbres fruitiers, on leur donnerait là un excellent engrais, EMPÉCHER LES BENARDS DE RAVAGEE UNE 21k \u2014 Les renards ue haient rien tant que l'odeur «lu goudron : si vous craignez qu'ils ravagent votre bergerie, frottez-en le col tle vos moutons, et lu porte du poulailler.MOVES IP VFPENDRIE LE JAMBON, Dour attendrir un janbon «esséché et durci, euvelop- pez-le duns un linge et mettez-le à un piel et demi en torre, ll'suftit de l\u2019y luisser 40 à 50 minutes.AITAQUENT AFX CHOUX, Voici çe que nous vonseillons pour les détruire : Duns environ deux ou trois eaux d'eau, tiédie au feu, faites fondre environ deux livres de savon commun, et arrosez légèrement avec une espèce de bulai que vous trempez duus cette eau.On nous dit que cette experience a eu un plein succes, \u2014\u2014Guzelle dex Canpages, \u2014 zette des Cutnts Excellente remarques de la 7 pagnes Où il y u une munuvaise écule, c'est que le maître n\u2019est pas suffisamment payé ; il s\u2019y occupe parce qu\u2019il ne peut faire autrement.Une mauvaise école, dans une pa- voisse, témoigne encore plus de l'indifférence des paroissiens, que de l'incapacité du maitre qu\u2019elle emploie.x Xx x Combien de jeunes gens duns nos cam pagnes exploiteraient avec assox cle cou- raÿo une terre qu'on leur donnerait eu bon état de culture, mais qui s\u2019effrayent quan il s'agit de découvrir un sol vierge, d\u2019ou- vriv une terre neuve ! ]ls aiment mieux végéter toute leur vie, tminer une exis- teuce mal assurée, n'avoir aucune ressource pour l'avenir, s'ougager daus des voyages lointains, prendre le chemin des Ftats- Unis pour y travailler dans les manutue- tures, plutit que de xe créer ce véritables moyens en prenant une terre nouvelle.Ci- tonx-lour le dire du Drame : * Le paresseux voudrait bien manger l'amnnde, mais il eraint jusqu\u2019à lu peine de casser le noyau.\u201d * x * Vans une paroisse où il y aura beaucoup d'auberges, il n'y aura pus d'économie daus les basses classes ; au contraire, il s'y trouvera beaucoup de fainéants et pen d'ui- sance, +
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