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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 6 février 1879
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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L'Opinion publique, 1879-02-06, Collections de BAnQ.

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[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré \u2014\u2014 Abounement, paysble d'avance : Un an, $8.-\u2014Étate-Unis, $3.50.Vol.X.Tout semestre commencé se paie en entier.On ne se déssbonne qu'au bureau du journal, et il faut donner au moins yainze jours d'avis.No.G.Prix du numéro, 7 centins.\u2014Annonces, la ligne, 10 centins, * Toute communication doit être affranchie.guy Ton JEUDI, 6 FEVRIER 1879 Lea remises d'argent doivent se faire par lettres enrugistrées ou par bons sur ls poste, wr AVIS IMPORTANTS L'Opinion Publique est publiée par la Compaox1E DE LiTHoGRAPHIE BURLAND\u2014 Desparats, à vos bureaux, Nos.5 et 7, rue Bleury, Montréal.Le prix d'abonnement pour ceux qui paient d'avance, ou dans le cours des trois premiers mois, est de TROIS PIASTRES par année pour le Canada et TROIS PIASTRES ET pawts pour les Etate-Unis; mais on exigr de ceux qui ne se conforment pas à cette règle 83.25 par année s'ils ne paient qu'au bout de six mois, et $3.50 s'ils ne règlent qu'à la fin de l\u2019année.Toa lettres d'abonnements ou traitant d'autres affaires doiveut être adressées à GB, BunLAND, Gérant, où : \u201c Au Gérant de L'Opinion Publique, Montréal.\u201d Adresser les correspondances littéraires : \u201c Au Rédacteur de L'Opinion Publique, Montréal.\u201d Si une réponse est demandée, il faut envoyer une vstampille pour en payer le port.Loraqu'on veut obtenir des exemplaires extra du journal, le prix le ces exemplaires, en estampilles ou autres valeurs, doit uecompagner la demande.Nos abonnés à Montréal sont priés de nous faire connaître toute irrégularité dans le service du journal.SOMMAIRE Le bôros de Chateanguay.\u2014Paul Tahonrenché, grard- chef des Hurons, par\u201d Abutsieari (suste).\u2014Nos gra.vares: Lo nouveau fuge-cn-chef de ln Cour Bu- prême : Le dur #t ln ducbrase de C'umberlaud : Le mariage du roi des Pays-Bas.\u2014Revue de In semaine.Histoire de l\u2019Iio-aux-Coudres, par l'abbé Alexis Mail- loux (suite).\u2014Un puête canadien apprécié en Franco.\u2014Les feæimes.\u2014 La baude rouge, par F.du Boisqu- des fauiteh.\u2014Le zouave trappiste\u2014Une anecilote sut Herios par (eorges Patit-\u2014Les débuts de M.Dufsare au barreau.\u2014Chuses et autres \u2014Mélanges.\u2014Le jeu de dames.\u2014Les échecs.\u2014 Prix du marché de détail de Montréal OuasUhEs : Le duc se Cumberinnd ; [a princesse Thyra de Danetoark ; L'hon.Willlam-Johaston Rit- rkle; La prinesses Emma de Wnldeck ; Sa Majesté Guillaume IE; Montréal : Prés des pins, dans te parc dela montagne: Winnipeg: Poste pour Ia traite an fort Garry ; * Hauvous-nous !* Couress on yacht & patins sur la glace ; Amour maternel, LE HÉROS DE ,Ln comité provisoire s\u2019est formé à Chambly dans le but de célébrer le cen- tièmo anniversaire de la naissance du Fé Fox de Chateauguay, le lisutenant-colonel Charles de Salaberry, et le comité fait enincider cette célébration avoc le cinquantième anniversaire du décès du héros, arri- véle 27 février 1829.Cette célébration aura lieu à la fin de février, Une messe de requiem sera chante lo matin, et le soir il y aura discours ®t musique, (est encore M.J.-0.Dion Qui à eu, dit-on, la pensée patriotique d'or- Baniser cette noble démonatration à laquelle on so propose de «lonner tout l'éclat possible, Rien de plus utilo, de plus sa- (aire pour une mation que de lui rappe- er souvent le souvenir des grands hommes qui l'ont illustrée.Plus même sont Srandes, plus désespérntes sunt les crises Qu'elle traverse, plus ollo a besoin de se nforter dans la mémoire des luttes et dee triomphes du passé.lignes qui précèdent étaiont écrites quand nous avons lu ce qui suit dans le National : HATEAUGUA Un ami de notre j 1, cit éminont Rous communique ou qui walt + over mènent, Journal £ 0 inion Publique du 3 janvier, ns l'une de ses gravures, le colonel fe plaberry, debout wir wn ude 7 Mdressent un pe d'officiers, a tête du.98] we trouve l\u2019hon.ministre de ts milice.Ca tableau, qui exprime et signifie beaucoup, est accompagné de l'inscription suirante : * ** Montrons-neus dignes de nos aïeux.\u201d *\u201c L'esprit des vieux chasseurs canadiens, sous * la forme du Héros de Chateauguay, s'adresse ** à l\u2019hen.M.Masson et demande, maintenant \u201c qu'un Canadien-frangais est A la tête du dé- \u201c partemnent de la milice, que l\u2019on fasse revivre ncieane ardeur militaire de ses compatriotes.\u201d La pensée de celui qui à inspiré le tableau et quifa écrit les quelques mots qui l'accompagnent, est une pensée nettement exprimée et le public doit y applaudir ; mais comment peut-on invoquer le souvenir du Héros de Chateauguay, quand un million et demi de Canadiens-français n'a pas encore songé à lui élever un monument f À ce sujet, je tirerai d'un ouvrage de famille et qui a été écrit tout récemment, les quelques réflexions qui y figurent et qui se rapportent au colonel de Saluberty ; car, étant le fils de l\u2019un des Voltigeurs, ces braves de 1812, rien d'étonnant que l'auteur de cet ouvrage ait pu exprimer ce qui suit : * Oui, personne n\u2019oubliera ls victoire écla- * tante et incroyable que 300 Canadiens eom- ** mandés par le colonel de Salaberry rempor.** térent à Chateauguay, où ils culbuterent plu- \u2018sieurs milliers d\u2019Américains placés sous le ** commandement du géuéral Hampton.* Nouveaux Spartiates aux Thermopyles et \u201c gloire de ia nation ! quand est-ce que vos en- \u201c\u2018 fants ingrats et sans mémoire vous élèveront- \u201cils un monument, un mausolée Ÿ Pourtant, ** ces mêmes fils, qu'ils soient nés dans une chau- * mière où dans un palais, ils se font gloire et * honneur de publier et de redire au eoin du ** feu ce combat glorieux, et ils le rediront sans \u2018* cesse à leurs arrière-petits enfants.¢ Puisqu\u2019il en est ainsi et à l\u2019example de \u201c Sparte, élevons donc enfin un monument à la \u2018 mémoire du léonidas Canadien, le brave co- \u201c lonel de Salaberry, et à celle de ses 300 Spar.\u201c tintos ! Après avoir écrit ce que le lecteur vient de lire, l\u2019auteur fait de plus le récit qui va suivre : ¢ Mon père, qui, en 1812 et à Chateauguay, \u201c\u2018 combattait comme lieutenant à côté du colo- * nel de Salaberry, lui fut toujours dévoué et \u201c\u201c\u2018 attaché dans la suite.Pour lui, le vainqueur \u201cde Uhateauguny était un second Napoléon, * une espice de dieu! 11 fut toujours son ami \u201c* fidcle, et apres sa mort, il fut l'ami intime de \u2018sa famille.Combien de fois n'a-t-il pas ma- * pifesté son vif mécontentement contre l'ingra- * titude des Canadiens et des autorités gouver- \u2018* nementales, parce qu'ils n'élevuient puint un ** monument au colonel de Sulaberry ! Lans \u201c un moment où, devant plusieurs personnes, ** il parlait de la bataille de Chateauguay avec sun enthousiasme bien légitime, il ajouta : «\u2018\u2014Si ceux qui n'étaient pas nés où qui suçaient * béatemnent le lait du sein de leur mere, lors.¢¢ que nous nous battions à Chateauguay, et qui \u201c sont peut-être aujourd'hui au timon des af- \u201c faires du pays, avaient été avéc nous, ils aime- *\u201c raient à se rappeler et à couserver le souvenir ** du commandement donné par notre brave co- * lonel avant la bataille.Voltigeurs ! s'écris- * t-il, l'armée américaine est sur nos trunss *\u201c mais il faut l'arrêter dans sa marche ou wou- 4 pir! Que chaque balle abatte un ennemi, et \u2018malheur à celui qui manquera où prrdra sa se poudre, car won sabre lui fera sauter la tête ! * Clairons ! fuites un bruit d'enfer, stiu que les ** Américains nous croient en grand notnbre et ** qu\u2019ils sont torabés dans une cubuscade.UIFi- *\u201c ciers, faites votre deveir ! ordonnez à vos sol- ** dats de faire un feu roulant, et vive la vieille \u201c\u201c Angleterre! = * Voilà comment parla notre commandant! * Oh! je le répète, si coux qui sont à la téte de ¢ nos destinées voulaient faire appel à leur pa- \u201c triotisme, et s'ils pouvaient apprécier le dé- *\u201c vouement héroïque de 300 solilats décidés à se \u201c faire tuer jusqu'au dernier plutôt que de li- \u201c vrer le chemin à l\u2019enuetni, ila auraient honte * de leur apathie et ils élèvernient un monument \u2018au Héros de Chuteaugusy, puis une pierre re.\u201c méwmorative à ses compagnous d'armes.\u201d Oui, en effet, ce Voltigeur de 1812 avait rai non de parler ainsi, et les C'anadiens-français devraient avoir honte de leur oubli cotnme de leur manque de gratitude ; car, sans les braves de Chateauguay, 'sriaée du général Hampton prenait Montreal et nous devenions Américains 1.Oui, que l'on se rappelle donc cette vérité comme ca grand acte de vaillance, et si les autorités gouvernementales ont oublié ce service rendu au pays et si on à perdu le souvenir de cette vic.toire éclatante, il me faut pan l'oublier, nous, Csnadiens-français ! nous ne le pouvons pas\u2018 Empressons-noua d'élever ce monument afin d'y graver l'inscription suivante : Av Héros DE CHATEAUGLAY La patrie reconnaissante, UN QUI VEUT UE RAPPELER ET QUI SOUSCHIRAIT AU MONUMENT.N.B.\u2014L Opinion Publique est priée de reproduire, puis d'ouvrir une liste de souscription & cette œuvre nationale, Nous applaudissons à l\u2019idée patriotique émise par le correspondant du Nutionul, qui apprendra avec plaisir qu\u2019il est question de faire suivre la célébration du vingt février prochain d\u2019une grande démonstration militaire qui aura lieu le 24 juin prochain, à l'occasion de l'inauguration d\u2019un monument en l'honneur du Héros de Cha- teauguay.Quant à la suggestion d'ouvrir une souscription dans les colonnes de L'Opinion Publique, nous dirons la semaine prochaine ce que nous en pensons.\u2014\u2014\u2014m PAUL TAHOURENCHÉ, GRAND.CHEF DES HURONS (Suite) En 1824, le Révd Thomas Cooke était appelé à la cure de Saint- Ambroise, et desservait en même temps la mission de la Jeune-Lorette.Ce bon curé, qui devint plus tard évêque des Trois-Rivières, se prit d'affection pour plusieurs jeunes Hurons et leur enseigua le frauçais, l'anglais et les éléments de la langue latine.Quatre du ses élèves vivent encore ; ils sont : Elie Siouï, François-Xavier Picard, Gonzague Vincent, instituteur et maître-chantre, et Thomas Siouï, trappeur, chasseur et pécheur, que L'Opinion Publique à déjà fait connuître dans un récit d\u2019une excursion au luc des Neijes, il ÿ u trois ou quatre hivers.Que de douces, d\u2019agréables choses à mettre sousjla plume au sujet de M, Cooke, qui aut se faire aimer ici, de 1824 à 1835, à cœur que veux-tu, autant par ses vertus sacerdutales que par sa vaillante manière de prendre la vie! N'était-il pas franchement l'ami des Duchesnay, des de Sula- berry et autres joyeux hommes du temps, allant avec eux faire un tour de pêche au lac Saint\u2018Charies, en amateur et connaisseur et en bon compagnon, tout en se réservant des points d'information pour ses ouailles qui pourraient avoir besoin cle lui durant ces quelques heures de délassement qu'il se permettait ?Le preheur d'houvaes prévalait toujours sur le pécheur à la truite.Jamais il n\u2019eût consenti à se mettre hors d'accès d\u2019un malade sollicitant les derniers secours de son iministère.Mais il faut entendre les gons nous rap- pelor comme il était gai, taquén, chanson nior même, du moment qu\u2019il avait mis le pied daus un canot de péche, et surtout, lorsque /e pwipe était au gouvernail.Vraiment, on eût dit alors que le brave curé se croyait dans la barque de saint Pirrre.11 faut bien noter ici que fe pape, un M.Rhéaume, gd de quatre-vingt-cing nna, est le pêchour légendaire du lee S-ténf-Cheerles, où il à fait maintes ot maintes prches mi- ruculeuses.Un de ses frères, l'amiral, mort il y a quelques années, savait également tirer avec succès sa ligne du jeu.Soit avoc le pupe, soit avec l'amiral, M.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014E Cooke et ses amis étaient toujours sûrs de couler bra leurs rivaux, messieurs les officiers de l'armée ou autres.Aus-i, ne man- quaient-ils de s\u2019en donner à cœur joie ! Et les gens d'applaudiraux succès de leur bon curé.On no saura jumais dire de combien de tendresse est pétri le souvenir de M.Cooke dans l'esprit des populations de Saint-Ambroise et de la Jeune-Lorette.x * * À l'âge de quinze ans, François-Xavier Picard sut comprendre que, pour son propre béuétice et pour celui de la tribu, il loi importait d'acquérir une bonne instruction, d'usage pratique dans le milieu où il était appelé à vivre.Et c'est ainsi qu\u2019on le vit passer d'une école à l\u2019autre, à son choix, pour acquérir le plus vivement possible les connaissances qu\u2019il savait devoir lui profiter davantage, au point de vue des intérêts de sa raco, qui étaient également les siens, Sun succès fut tel, qu'on le vit, de 1832 à 1835, diriger l\u2019école de Saint- Ambroise, à la grande satisfaction des Ca- nadiens-français comme à celle des Hurons.Il abandonna l'enseignement en 1835 pour aller apprendre l'anglais et les mathématiques dans les cantons nouveaux de Ste- Catherine, chez un M.White, ami encouragé par M.Paisloy, le curé et le père de la jeune colonie irlandaise de l'endroit, Au sortir de là, il se fit arp-nteur.Pendant vingt ans, il a exercé cette profession, tant dans les cantons de l'Est que dans le district de Québec, sans avoir subi les examens voulus.Son habileté, ses aptitudes naturelles suppléaient au défaut des connaissances acquises, à tel point que depuis, les lignes cadastrales, lignes de contrôle absolu, s'accordent presque partout avec celles qu\u2019il a tracées et marquées il y a vingt-cinq, trento et quarante ans, Eu 1359, F.-X.Picard épouse Emélie Otesse, une jeune ek charmante tille de la tribu, son amie d'enfance, nujourd\u2019hui sa digne et vaillante compagne.En 1840, sous l'autorité du ** grand-chef Nicolas \"\u2014 qui avait la prestance d\u2019un roi, la sagesse d\u2019un philosophe, l'autorité d'un pontife et la finesse qu'on prête aux ministres\u2014il fut nommé et proclamé chef, et baptisé du nom de Tahourenché (le Point-du-Jour), Son cousin, Philippe Vincent, son frère jumeau par le cœur comme par l'esprit d'entreprise, était appelé aux \u201c mêmes honneurs à ses côtés.\u201d Cenom de Poiut-fu-Jour lui a été donné à raison de ses habituiles matineuses.De tout temps (sauf durant sa lune de miel peut-être), il a été l'ami du soleil au point de no jamais manquer à son lever et de taper de Pil dn moment qu'il était couché.Encore aujourd'hui, nonobstant tant \u2018le soleils qui ont lui sur sa vie, et qui lui ont permis de lier de si nombreuses amitiés parmi nous, ce n\u2019est qu'i force de cœur qu\u2019il réussit à se conserver les yeux ouverts, lorsque son vieil ami, toujours jeune, lui, s'enveloppe le soir dans ses draps de pourpre, là-bas, derrière le rideau des Laurentides.* x * Une première association comuerciale se furmu à Lorette, entre l\u2019aul Ondaton- hout et Philippe Vincent, son neveu, jeune homme entreprenant et laborieux déjà connaissant en affaires, aimé ot respecté au dehors comme parmi los siens.Ike entrai- norent vers des voies nouvelles le plus grand nombre des familles de la tribu, à \u2014\u2014 qui île assurèrent ainsi un avenir paisible et des chances de prospérité durable.La Rinonkié était à la fois 1'Eyérie et l'âme de l'entreprise, Pendant que son mari «t son associé dirigeaient les travaux des chias- sours Jdevenus artisans, elle enseignait I'art de la broderie i ses compagnes, leur dis tribuait la tâche quotidienne suivant leur habileté, Des contrats considérables furent passés avec le Commissariat de Quebee, pour la fourniture de raquettes, de souliers, de mitaines, de fofayous où traînes sauvages aux soldats, qui leur rapporterent de forts julis hénétices.Us se rattrapaient ainsi eur l\u2019armée de la perte que les ofticiers leur faisaient subir dans leurs chasses.En peu d'années, les entrepreneurs réa lisèrent une fortune bourgeuise, et l'abondance se répundit dans le village, Monsieur Paul, se faisant vieux, désireux d\u2019initier son tils aux secrets d'un commerce lucratif, lui céla su place dans la société, dont il continua les opérations avec Philippe, jusqu'à la mort de ce dernier, eu 1870.\u201c * = Philippe Vincent, néà Lorette, en 1811, pouvait passer pour le frère jumeau de François-Xavier Picard, plus âgé que lui d\u2019une année seulement.C'étaient deux hommes de belle prestance, de taille au- dessus de ln moyenne, de puissante car rure, à l'uil vif et tin, qui savait pénétrer un secret dans les roplis du cœur humain, Avec la méme adresse que déployaient leurs pères pour découvrir, tracer la piste des fauves et les relaucer dans leurs dernières retraites Nul ne pouvait les prendre en défaut dans leurs transaction.La loyauté et la franchise étaient l'esprit dominant de toutes les atliires de ia No- ciété, Ils lui out dû la meilleure part de leurs succès, La fortune des deux jeunes chefs, avec influence qu'elle leur nequit, ent un heureux effet sur les destinées de la tribu : elle y stimula l'ambition en faisant comprendre à chacun la pussitilité de sr créer une certaine aisance, par une conduite régulière, un travail soutenu, en relevant l'instruction, en apprenant aux enfants le chemin de l\u2019école, en concentrant les attee- tions au foyer d'u émaneut ln délicatesse de sentiment, les douces sensibilités ; en ouvrant, en un mot, une fenêtre toute grande sur le soleil de la civilisation.la religion catholique avait pénétré par la porte, le commerce et l'industrie percerent à leur tour cette fenêtre qui répandit de nouveaux rayons de lumière dans un intérieur souvent assomubri par la inisère, Depuix longtemps deja, les vieux guer- Tiers s'apitoyaient sur la décroissance de leur race.D'année en année, ils la voyaient dépérir : alle souffrait d'une maladie grave, elle était menacée d'anémie.Soudain, le sang afflue au cœur et se porte jusqu'aux extrémités qu'il réchauffe.Un travail intelligent et moralisateur l'a sauvée.Au lieu de décroitre, su population augmente et se retrempe plus fortement de jour en jour.La vie de famille au lieu de la vie de chas«eur, une nourriture plus saine «t plus abondante, dus vétements convenables À claque saison, des loyements mieux dis- tribude et aérés, expliquent cette guérison, ce retour de touto une nation à la santé, La tribu huronne peut compter encure sur de longs jours, mème après li disparition des nombreuses et puissantes tibus du Nord ct de l'Ouest, que le géant Américain assassin le sus armes, déeime par la faim où écrase de son poids, Sans doute, elle doit cette recrudescence de forre à la religion d'abord, qu'elie a aimée Le pre- mi re, à laquelle elle à :gurdé un si tidele attachement : un peu ensuite à la protee- tion des gouvernements, mrais un prit aussi au mouvement industriel © commercial dont nous venons «le parler, créé par Paul et LaBinoukié, et si énergiquement activé par Philippe Vincent et François-Xavier Picard.x x * Si les Hurons, de tout temps, depuis Alataistari Ter (1642), leur Seul, terrassé au pied de la croix, sur les rives du lac Huron, juequ'à nos jours, se sont ruontrés les fils dévoués de l'Eglise, celle-ci.d'un autre côté, ne leur à pus ménazé ses bienfaits ot ses favours, Los Jésuites les ont traités en hone Pores, comme on les nom- tuait, comme ils étaient de fait, Après eux, les curés de Saint-Amhroise prirent le soin de la mission, soin qui lenr est encore de- volu.Sept prêtres sédeuliers se sont sue védé À cette deaserte depuis messire Joseph \"iquet, ou 1794, jusqu'à messite François Boucher, le missionnaire aetuel, et, de tant loin qu\u2019on les rappelle, tyus ont passé en faisant le bien et on attiraut sur eux les bénédictions de leurs ouailles.Quelque bon jour, M.l'abbé Vincent écrira leur histoire comme elle mérite de l'étre, Pour ma part, je me borne à reconnaître d'un trait rapide que leurs œuvres leur ont mérité lu profonde reconnaissance et les pieux souvenirs de la tribu.Meseire Boucher était nomme curé de Saiut-Ambroise en 1844.Pour dui per mettre de se reposer de longues et fati- guntes missions parmi les Montagnais et autres familles indixènes du Nord, on lui donnait à desservir une paroisse et une mission À be fois, Il ne s'en plaiguit pas, bien au contraire.Ce double service =ut- fisait a peine i son activité et à sou zèle.A part cela, À lui était arrivé, comme à bien d'autres du reste, de s'attacher à la vie aventureuse des bois, \u201cUn s'attache parle bien quel'on fait heaucoup plusque par evlui que l'on reçoit \u201d : quelqu'un à dit ela quo que part.Ft puis, la curiosité \u2018de l'avenir ou l'ignorance du lendemain, es qui revient au même, sont deux alléchants appâts que le bonheur jette à notre aif.Qui ignore plus que le chasseur, poursuivant à travers monts, forêts et lacs, Jes fauves du desert dont l'instinet prevaut sur la finesse de l'homme, dont la vigueur surpasse la sienne, et qui trouvent des allics partout dans la nature, jusque dans les vents et les tempêtes ! Messire Boucher, amoureux ce la vie sauvage, se Vit avec bonheur appelé à desservir la bourgade huronne, Il lui reve- naît là, de temps à autre, au retour des chusseurs, une boutfée de la futmuée des wigwalns montagnais, Non cœur de mis siunnaire en était tout aftendri, Aussi, avoue-t-il, en parlant de la mission, que cette das rte est le dessert de son # rrire de prêtre, M.Boucher mérite bien d'autres éloges.Lorsque la vallée du lac Saint-Fean s'ouvrira par de larges issues à l'esprit d\u2019entreprise de notre peuple, nous y retrouve- runs lu trace profonde des travaux du missionnaire d'abord, du culonisateur ensuite.Cette hotnme-là à été plié à toutes les épreuves, il a vécu de sacrificrs, Sa cou- roune de cheveux blancs atteste la royauté de la vertu chrétienne et de l'amour du pays.Que ne puis-je vous rarontor à que lui à coûté de démarches, de Fatigues, de sacrifices d'argent, de soucis, de puines, an tentative d'étiblissement sur ces terres nouvelles ! Si le sol se féconde par la sueur, les larmes et le ang, les défrichements qu'il à commencés promettent les moissons miraeuleuses.Déjà, l'on reconnait la jus- tesso de son idées, et In semence qu'il a jetée en terre pousse à ravir.D'autres que lui, hélas * admireront la richesse de Ju moisson et en profiteront.Eh ! bien, de 1544 jusqu'à ce jour, les chefs hurons, pour la conduite murale de la tribu, dans leurs affaires d'évole, dans leurs discussions vives d'intététs généraux, out trouve dans messire Boucher un ami, un sage conseiller et un père juste «t géne- reux.Les cuntrolait-il parfois } c'était dans le but de protéger jusqu'au bout ceux qu\u2019il eroyait failles contre leur force, jamais dans un but d'empictement sur leurs droits.Il les respectait autant qu'il en était respecté, Cette bonne entente du missionnaire avec fes chefs rendait chacun docile a l'autorité de ! soot du Conseil de la pation.ANATSISTARL! (A zuirre.) \u2014\u2014.\u2014 La maman \u2014 Lillie, qu'es-tu don bouche ?Lilir\u2014~(\"est de la gomne.Au bout d'un instant lo mama tons, Lilie -Ah ! petite maman gourmunde, tu tousses Jour avoir ma gorame.L'OPINION PUBLIQUE NOS GRAVSURE Le nouveau juge-en-chef de la Cour supréme Sir William: Buell Richards, juge-cn- chef de ki Cour Suprême, à, wt donne x démission, à été remplacé par Thon, Wil liam-Johnston Ritchie, du Nouveau Bruns wick.Le juge Ritchie à été reçu avocal eh 1N3R, fait Conseil de la reine en 12 nommé juge de la Cour Suprême de cette province au mois d'août de la même année, En 1865, il suceéda à Plow.James Carter comme juxe-en-chef du Nouvesu Brunswick, et occupa cette position ju qu'en 1875 époque à laquelle il fut nomme juge de la Cour Suprème, Le 10 janvier \u201cdernier, il a êté assermenté devant le mar quis de Lorne comme juge-eu-vhef de la Cour Suprètue.C'est, disent les journaux anglais, Un homme de caractère et d'un esprit très eultivé.Le duc et la duchesse de Cumberland Le mariage du due de Cunmberhul, fils du défunt roi du Hanovre, avec la prin- evsse Thyrs, fille du roi du Danemark, a eu lieu le 31 de janvier, à Copenh Le due de Cumberland est Te seul he la couronne de l'ex-roi Georges V, du Hanovre ; sou grand-père, \u201cphest, roi du Hanovre, était le cinquième (ils du roi Georges III, et l'unele de la reine Victoria, en sorte qu'il se trouve cousin éloignée de la reine, La princesse Thyra est lecin- quite enfant du roi Christian IN, du Danemark.et de la reine Louise, princesse dde Husse-lU'ussell ; elle x vingt-cin ans.Elle est La seur de la prineesse de Galles ; nue autre de ses sears est marie au gral due Alexandre, de Russie, ot ses freres aînés sont le prinee royal du Danemark et le roi Geurges ler, de Gireve, Le mariage du roi des Pays-Bas Le 24 aofit 1578, le frere du roi des Pays-Bas, et son lieutenant dans le grand- duché de Luxembourg, le prince Henri, épousait à Postdam la princesse Marie, tille du prince Fre Charles, neveu de l'empereur d'Allemagne.L emple a, pa- rait-il, été contagieux, à quelques jours de là, le roi, qui avait assisté aux nyces du prinee Henri, songeait lui-même à se nu trier, où plutôt à se remarier.Le roi Guillaume 111 est, en efiet, depuis le 3 juin 1877, veuf de la princesse Sophie, tille de feu Guillaume ler, roi du Wurtemberg.La princesse «ur laquelle il a jeté les yeux pour l'asseuir à ses côtes sur ie trône nderlatidais est La troisième fille du prince réguant de Waldeek-Pyrmont, George Victor, et de In princesse Ilélene, fille de Guillaume de Niussaut.Née le 2 août 1855, la princess Emma n'est âgée que do 20 ans.(est Un peu moins que le tiers de l'âge du roi des Pays-Bas, qui est né, lui, le 19 avril 1817, et a par conséquent pres de soixante-deux ans, C'est le 30 septembre dernier que le prince de Waldeck-Pyrmont, dans un «li ner de gula donné à sa résidence d'Arol- sen, à annoncé que le roi des Pays-Ias s'était flancé à sa fille, et qu'a cu lieu en suite une réception pendant laquelle les fiances ont reçu les félicitations de la pe tite cour.La princesse Enna est une fort jolie jeune fille, comme on en peut juger par son portrait que nyus publions dans ce numéro, et de plus, avantage prévieux, on s'entend pour lui reconnaitre tuntes les qualités du cœur ot de l'esprit, Flle est, dit un, trés-louce, très-bonne, tres-simple, trés-«pirituelle, parlant trés bien le français, sinon le hollandais.Au moment de ses fiançailles, elle ne parlait méme pus du tout cette langue, ne pouvant guère s6 douter qu\u2019an jour devait venir vit vilu trônerait à La Haye.On conte méine une anecdoto à ce sujet, Immédiatement après la cérémonie d'A tulsen, on s'empressa d'expecdier à la jeune princesse, à la cour de son pére, un professeur hollauduais, chargé de lui apprendre en trois mois nun-soulement la langue hollandaise, mais encore l'histoire artis- 6 Fevrier 1879 tique, littéraire et politique «du pays, | pritcesse avencillit tres ggracteusernent Fon voy¢, mconte-t-om, maix ell decliny .legons.\u201cJe suis pleine d'admiration, t ditelle, pour notre liistoire et pour ts, littérature, mais quand je readers of, Haye, j'aurai tont le loisir de me port tiouner cave leur étude, Le pr : ce moment, Cest d'apprendre à me mer en hollandais Eh lieu mons, aunehez-tnoi votre Mille, J'en Der mare, pague, et après quelques jours, Ten sou, plus avec elle qu'avec vous en plo wis\u201d Ce qui fat dit fut fait, oven poe quand M.Van Lynden.ancien awn de la justice, chargé par 1+ na Gu de dresser sont contrat de nd présenté devant Li jeune prine ci lui a adresse Et parote dans unis, ais qui temignait assutément don leures intentions.Voilà l'ancedote.vous plaira.l'reuezlx cour.\u2014 \u2014\u2014 REVUE DE LA SEMAINL FRANK Entin, ça y oct.Le pren M Mu résine.Ina ques vould fue cna nistres, qui se sent souxtIs Com exigences de la tiwehe, afin de vest [à juxé que le temps eta arrive on\" fait plus, decemiment, a re dur se laisser impoaes des cot manu tionnaires Il a trouve le p Le catanet Dufanre a les reclamations de 1a 66 gements a operer dans les seras ments militiires.11 Su de temphacer um certain d\u2019autres officters superiors =] it \u201c, Cotte g 1 plus que Bente oes tement de la Guerre etait port Su 1 aur Laquelle il avait vigemrenser oupe ché les relraux de porter Du moment qu'il se sent face Pac à contrôle et d- lev «ep tere quitter d pas voulu, où n'a pa visn le coup-d'etat de 1< binet pour appeier a peus Mudéres, VU sentait que vet pas plus reusss que Le premo 1 & assez de Porat de cle sal Laver des nr os Aus radicaux sébrotiiler fears affair «et ds debâcle sde là Droite est 1 L'habile et goa tenn flan, sous mains touts Pinteame, avec Une Muelestio dix .la candilature du paisr MG templacant lu mucrechal M Mehen de Presslent.« de fa Ganetr late + atten henuste à i val généralement d'avis que M5 l\u2019hotume de la situation, Gani: eroit, ave.Taisen, ope co per et benévols lui servirait a ln tegant, 6 roger, Lomibe Ln conbimaivon est tien fart Les tannatehistes assistent a lvoe, simples spectateurs, trmpius-auts qu.mettre en travers du mouvemi tromplie.Glo a tut Hata: tère ct résigner le Prostlont.Les perspeetives ne sent pus la France, l'horizon 0: seuvrs h tien de bien séduissut.La presse europrenne cu gene\u201d 1 conduite de Ma Mowu et F temps les ropublicaums d'avoir vo d'habileté rt mans la momudre + 05 grande evolution.Les © pubiva pouvoir, commefit vont fo voribes par Velagent pads a, pat = ot obliges de fare dew peforme poston Vigiewnes qui tueraient la rep\u2019 ue Eun atte lant, ils ceuntinuen* + de modération et de nagease qu posait, Grovy, le mouveau President ob : un homme eatin et dex pers nee, + 1 a és élu par be Senat et ib La putes rénnis pue ane prado momen + tenu 255 voix et le generale has s Gambetta # ele nomme 1% Chambie par 314 3 nx, sur un vol les momarchistes «7 tant abstonn.n On croyait qu'il deviendrat prom TD - mais il est trop habile pour se ur vibe Dufaure va garder Ja presidener duced 8e où parle de la retraite de quelques uns ib ÿ nistres, qui arraieut remplaces pat deste ub vais plus avancos a RUSSIE La peste, ce terrible fléau, que « fut tant ravages autrefois aux le monde enti ~t Russie, où «He transforme en cymetiers | ot villiges ou elle passe.Les plus gran cautions sent prises par les gouvernen l'empêcher de s'étendre de 777 ES 63 > TR a pcs { 41,6 pe 7 v2 Gr 4 Ah \\ LH 7, Hi 7, Le ff 7.th \\ \u20ac 6 rg 1 EN Z Ÿ A W 0 ù © à \\ NW Ne Z 7, EN RS nN WL D NEMARK, 4 of à > ; & # z ZZ Ad os NR WN ki / > 7 2, AN : NN de Hs, Ze, 7% 4 4 SN pe ¢ ar DEA CE CH Per ee.JLLAUME 111, A N THYRA DE DA Le wr\u201d, \u201ca N NN N [een a ag Rs oy x NS - \u2018 eee 2 _- FRINCESsE DE CUMBELLAND Sw.700 CA MOI DRS PAYS-BAS += $ s Es S ail & as 7, RS ZL gt I 7 SA MAJESTE GU y LA PRINCESSE Rob LS Be SOR rr, HA WH / 7 oy a =e = Sd 4, 4 as 1 Lu 5 3 = 2 y oi 2 DRM F5 2 = 3 2 25 7, pe ne do je 7 me St sn = D Sr 3 2 CS at Ra W NN 064 TA 72 JUGE-EN-CHEF DE LA CUUR SUPRÊME DU CANADA VA Na he AN L'HONORABLE WILLIAM JOHNSTON RITCHIE, ak vq RRA N LA 7 1 7k L'OPINION PUBLIQUE SMS SN oS a; es A \u201cA ÿ ON WR i ft po a SX 7 _ ean se) RON = ad ) 42 IN - \u2014 # Pe Al SN a Eee = SFT Ny ES 5 LT, \u2014\u2014 i D A ¢ N Aca REY SCEN CROSS = = 7, oN A 5 Q + To == oC @ EN = = y oh RN LA) 4 oie Ee i i oz a ea ARN ; 5 < tn NS 4 7 * AN 5 1.A 7 2 AN = 43 = Le male Ls À 222 R A + nes Ur 3 ee GE cs LE DUC DE CUMBERLAND 2 7 Ze A) E> ! 7 FIANCEE DU ROI DER PAYS-DAS > CEE ES Roses CEE \u2019 = > 2 E> \u201cZt ZZ Ce N E À a So 1 7 LA PRINCESSE EMMA DE WALDECK-PYRMONT, 4 6 Fsvrien 1879 es W __ Ee = ed = \u201c = mr 64 L'OPINION PUBLIQUE \u2019 6 Frvaien 1879 HISTOIRE DE L'LE-AUX-COUDRES DEPUIS ON ÉTABLISSAMENT SUSQU\u2019À NOS JOURS, AVE GES THADITIONS, BES LRGRNDES, aks COUTUMER Par M.l\u2019abbé ALEXIS MAILLOUX Vicaire Général du Dieciss de Québec.CHAPITRE ONZIEME - Im M.JRAN\u2014JAOCQUES BERTHIAUME, BBOOND CURÉ DE L'ILE-AUX-COUDRES Dans la première quinzaine du mois d'octobre de l'année 1770, M.Jean-Jacques Berthiaume, vrdonné prêtre le 19 août précédent, vonait prendre possessien de la cure de l'Ile-aux-Coudres.À son arrivée sur l'ile, se faisait vivement sentir lo besoin d'une chapelle plus spacieuse que celle bâtie en 1748 per M.Charles Garrault.Cette première chapelle ne pouvait plus suffire aux besoins de la population, qui, pendant l\u2019espace de plus de vingt années, avait considérablement augmenté.Mais construire une chapelle à la suite d\u2019une autre bâtie guère plus de vingt ans auparavant, ce n\u2019était pas une petite affaire pour une poignée de moude, si généreux qu'on les suppose.Suivant les traditions conservées sur l'ile, M.Berthiaume était un jeune prêtre actif et qui avait un rare talent de bien parler au peuple «t de s'en faire écouter.Le premier curé de l'ile, forcé par les circonstances, avait élevé une chapelle qui ne devait pas suffire longtemps aux besoins croissants d'une nouvelle population.M.Berthiaume fit comprendre aux habitants qu'une chapelle de svirante ef quelques pieds de long, sur trente-sic de large, pouvait suffire pendant longtemps aux besoins de la population, et que c'était dans leur intérêt, bien entendu, de ne pas bâtir moins grands.J'ai parlé ailleurs de la construction de cette chapelle, peut-être unique daus son genre.Elle fut bâtie en bois, ce qui est fort peu extraordinaire ; mais ce qui l'est davantage, c'est qu'elle fut construite avec des pièces de bois écarries, placées debout et unies par le haut à d'autres pièces de bois placées horizontalement qui servaient à les fixer.Les es laissés entre ces pièces placées debout furent remplis par de la pierre liée en maçonnerie ordinaire.Les pièces de bois où allaient se réunir les poteaux furent liées par des poutres qui traversaient la largeur de la chapello, comme daus les maisons ordinaires.Un comble d'une grande hauteur, comme on les faisait à cette époque, et peut-être plus rationnel que ceux d\u2019aujuurd'hui, parce qu'ils empéchaient la pluie de pénétrer par la couverture, fut élevé sur co carré, que les plus grands vents ne purent renverser.L'hiver de 1770 et de 1771 fut consacré i préparer le bois pour la chapelle, dont la construction ne commença que dans l'été de 1771.Elle fut levée par un nommé Verreau ; les gradins du petit tabernacle, qui aujourd'hui est placé dans la petite chapelle du Saint-Sacrement dite de Sainte- Anne, furent faits par un nommé Levas- seur.Suivant les comptes de la fabrique, les gradins de ce petit tabernacle et des petits chandeliers en bois argenté avaient coûté 136 francs.Cette chapelle, ou église, comme on voulait la nommer, fut terminée dans l'au- torane de 1772, et bénite par M.Hubert à la fin du mois d'octobre.Tes bancs ne furent vendus que le ler janvier 1773 (1).(1) Dans l'ancienne chapelle bâtie eu 1748, la rente des bancs ne dounait que 21 france.Les bancs de la nouvelle chapelle en donnèrent 300 annuellement.Aujourd'hui, la rente des mêmes banes douns de 215à £24, selon lo prix du minot de blé que l'on fournit pour cette rente, qui fut réglée Per une amemblée de toute la pn- roinae, tenue le ler «de janvier 1773, avant lu vente des banca de 1s chapelle bâtie par M.Ber- thiaume.Une des clauses \u2018le cet antique régle- ment porte que les particuliers ne pourraient le changer sans le consentement :lu curé et des pa.roiasiens, On voit, par le fait de son existence actuelle, qu'ils ne l'ont pasencere voulu.La seule Je re: ue, avec un insigne plaisir, que M.Berthiaume s\u2019occupait à faire apponte le plain-chant pour faire chanter offices divin, et cela, pendant la cons- p truction de ea chapelle.Car, dans les comptes de la fabrique pour l'année 1772, je trouve un item de 28 francs payé à un nommé Faucher pour avoir enseigné le plain-chant.Jusqu'à l\u2019arrivée de M.Berthisume comme curé de l'He-aux-Coudres, los prêtres qui desservaient cette paroisso prenaient leur logement dans la maison do quelqu'un des habitants, ou dans une maison qui, du temps de M.Garrault, avait été bâtie pour l'usago des paroissiens.Muis cet état «de chuses ne pouvait subsister.Le presbytère fut achevé aussi promipte- ment que l'avait été lu chapollo, ot, ce qui eat très-(ligne d'être noté, c\u2019est que, lorsqu\u2019en 1775, M.Berthiauma quitta la cure de l'île, ces deux importantes constructions étaient non-seulement achevées, mais encore complètement payées, comme on le voit par une note de M.Berthiaume, écrite dans le registro de la fabrique ; ce qui me porte à conclure que ce digno curé était un habile administrateur, et les habitants de l'île très-généreux pour leurs édifices religieux.Je n'ai pu trouver la preuve écrite que M.Berthiaume ait contribué de sa bourse À ériger ces bâtisses.Mais on ne pourrait en douter, si l'on considère sa bienveillance envers plusieurs jeunes gens de l\u2019île, et notamment envers le jeune Louis- Abraham Lagueux, citoyen bien connu a Québec dans'son temps, qu'il avait mis eu moyens de gagner honorablement sa vie.Dans ses votes historiques sur la Baie- St-Paul, M.Trudelle, ancien curé de cette paroisse, a écrit qu'après le départ de M.Chaumont, la Baie-Saint-Paul fut desservie par M.Jean-Jacques Berthinume, curé de l\u2019Ile-aux-Coudres, et que ce fut lui qui fit exhumer les corps du premier cimetière de la Baie-Saint-Paul pour les transporter dans le cimetière actuel.Ce fut ainsi que M.Besthiaume commença à acquitter la dette que l\u2019Ile-aux-Coudres devait à la Baie-Suint-Paul, dont les curés l'avaient longtemps desservie.Après avoir été curé de l\u2019Ile-aux-Coudres pendant quatre ans dix mois et environ treize jours, M.Jean-Jacques Berthiaume quitta l\u2019Ile-aux-Coudres vors le 15 de sept- tembre 1775, grandement et sincèrement regretté de tous les habitants de cette paroisse, dont les descendants n'ont pas encore oublié son nom.Le premier acte de M.Berthisume est celui du butpêème de Jean-Alexis, fils de Etienne Deabiens, le 24 octobre 1776.Son dernier est celui du baptême de Jacques Godreau, 13 septembre 1775.Ce Jacques Godreau fut choisi pour étre mon parrain (2).IV M.PIEBRE-JOSEPIL COMPAIN, TROISIÈME CURE DR L'ILE-AUX-COUDRES M.PierreJoseph C'ompain, ordonné prêtre le 9 du mois de juillet 1774, vint prendre possession de la cure de I'lle-aux- Coudres vers le 7 d'o:tobre 1775, c'est-a- dire un an et près de trois mois depuis le jour de son ordination.Bien plus heureux que son prédécesseur, modification apportée à ce réglement de 1713, c'est que, depuis le fléau qui est tomhé sur la récolte de blé, les propriétaires «des Luncs sont libres de donner du blé où la valenr en argent.Ou aimera à savoir qu'en 1796, le blé ne vendait deux piastres ; en 1801, sept chelins ef demi ; en 1808, trois chelins seulement, à l\u2019Ile-aux-Coucres.Kn 1811, 80 livres de cierges coûtaient à lu fabrique de l'Île £Æ10 10 chelins, c'est-à-dire sept ehelins Ia livre.(2) Kn l'année 1773, on trouve sur le registre la note suivante éorite et signée de le main de Mer Jean-Olivier Briand : \u2018* Vus et appronrés les présens régistres commencés en 1767, \u2018dans le cours de non visiten & Ulle-aux- 4 Cowdtes, le lor sept.1773.\" À une date an- térienre à celte dernière, le 29 août 1767, le même évêque certifir avoir examiné les registres de Pile, dont il recommande d\u2019attacher ensemble les feuillets, afin de les conserver.Je suis heureux de rendre ici témoignage de le wollicitu.le de Mgr Briand pour la bonne tenue et Îa conservation de ces précieux documents.M.Berthiaume, il trouva, à son arrivée sur l\u2019Ile-aux-Coudres, une vaste chapelle et un presbytère convenable sous tous les rap- orts pour le logement d'un curd.On sait que le bon Père Jean-Baptiste de la Itrosse (c'est ainsi qu'il signait son nom sur les registres de l'Ile-aux-Coudres) mourut à Tadoussac, le 11 avril 1782.Ce fut M.Compain qui l'inhuma dans la chapelle de cet endroit.Mais M.Compain était alors curé de I'Ile-aux-Coudres.Comment, à cette époque du 1! avril, M.Com- pain a-t-il pu savoir ls mort du Père de la Brosse, et se rendre à Tadoussac pour la sépulture de ce Père (1) ?Voici co que répond la tradition de l\u2019Ie- aux-Coudres, et ce que répond également, avec des variantes pou sonsibles, la même tradition conservée à la Baie-Saint-Paul.Je vais laisser parler une personne très- âgée, et qui a souvent, pendant sa jeunesso, entendu raconter cette admimble et mer veilleuse légende digne de n'être jamais oubliée : Le soir du 11 avril 1782, le Père de la Brosse jouait aux cartes, à Tadoussac, avec les employés du poste, lorsque, sur les neuf heures, il leur dit : Je vous souhaite le bon soir, mes bons amis, pour le dernière fois; car, à minuit, je serai corps mort.À cette heure, vous entendrez sou- ner la cloche de ma chapelle.Je vous prie de ne pas toucher à mon corpe.Vous enverrez chercher M.Compain à l'Île-aux-l'oudres demain ; il vous attendra au bout d'en bas de l'île.Ne craignez point la tempéte si elle a'éle- vnit : je réponds de ceux que vous enverrez.\u201d Les employés du poste, curieux de savoir ai ls chose atriverait telle que le Père l\u2019avait annon- cee, veillèrent, la montre à la main, jusqu'à l'heure indiquée.Et, en effet, à l'heure de minuit, la cloche sonna trois coups.11x coururent à la chapelle et ils trouvirent le Père de la Brosse appuyé sur sen priv-dieu, mais sans vie.Le lendemain, dimanche, le vent du sud- ouest sonfflait avec une très-graude violence, et l'eau de la mer poudrait comme de ln neige.Voyant cette tempête, les hommes du poste re- fuséreut de s'emburquer dans un canot et d'entreprendre de voyager.Cependant, le premier commis s'aulressant à ceux qu'il connaissait être de meilleure volonté que es uutres, leur dit: *\u201c Le Père ne vous « jamais trompé, comme vous le savez.Vous dévez avoir coufance dans sa parole, Est-ce qu'il n\u2019y aura pas quelqu'un parmi vous qui voudra obéir à sa dernière volonté 1\" Ces paroles eurent leur effet, Trois hommes se décidèrent à partir, et mirent le cannt à l'eau.Et voilà qu'à lu grande surprise de tous, le calme se fit autour d'eux, et, qu\u2019à mraure que le canot lougeait ta terre, la mer s'aplauiseait pour leur livrer un facile prasage.Et ce qui ne les étonnait pas moins, c'est que le trajet se fairait avec une rapidité incroyable, si bien que, sur les onze heures du matin, ils approchaient déjà de l\u2019île, et purent voir M.Compain qui se promenait sur le rivage, un livre à A main, Des qu'ils furent à la portée de ia voix, M.Compain leur dit : \u201c* Le Père de la Brosse est inort.Qu'avez- vous done fait ! voilà une heure que je vous attends.\u201d Dis que le canot eut accosté le rivage, M.d'ompuin s'eusbarquea et où descendit le fleuve jusqu'à Tadoussac, Voilà cette merveilleuse légende que je viens d'écrire dans touto son untique simplicité et dans toute sa véracité, telle que mes ancêtres de l'Hle-aux-Coudres l'ont transmise à leurs descendants, Mais qui avait appris à M.Compain la mor du bon et saint Père de la Brosse 1 Encore cette fois la tradition répond comme suit: À minuit, la petite cloche de la chapelle de Ple-nux-Coudres, don née, on 1748, par les Pères Jésuites, avait ruliné trois tintons très-dlistinets les uns des autres, comme celle de Tadoussac.C'est ce qui fit connaître ea mort ; car le Père de la Itrosse avait fait auparavant à l'He-aux-Coudres la même prédiction qu'à Tadoussac, La tradition raconte encore qu'un nommé Dambroise dit Bergeron, chantre de l'He-Verte, revenant du moulin, dans la nuit du LI avril 1782, avait entendu sonner par trois coups la cloche de son église.Etant rendu à «a maison, il remarqua que l'horloge sonnait minuit.M.J.B.Gréuier, curé de Saint-Henri de Lauzon, affirme qu\u2019on 1R28, étant ecclésiastique ct on va.cancos à l\u2019Île-Verte, il a entendu le vieux Dambrois: lui assurer qu\u2019i lavait réelle (1) M.l'abbé Tangusy oublie dans son répertoire du clergé que le Père de le IIrosse demeurs à l'Ilu-aux-Coudres et In dexservit pendant plus d'un an, c'est-à-dire depuis le 16 du mois d'août 1766, jusqu'ay 24 du même mois de l'antiée suivante, 1767.Le Père de la Brome avait fait don à la chapelle de l\u2019Éle-anx-Coudres de la somme de 221 france, comme en fout foi les comptes de In fabri-jue.= ment entendu sonner la cloche de son égij à minuit, et que, un peu pl = ace que, peu plus tard, il avait connu que c'était à la même heure et | même jour qu'était mort lo Père de I Brosse.Ce chantre était alors très-viou \u201c À la date du 18 avril 1870, un Toma, très-digue de foi m'éerivait de Saint Ap sène : \u2018 Il y « onviron 25 aus, je n'étais \u2018* rencoutré avec un nommé Jean Dans \u201c broise dit Bergeron, chantre de l'église \u201cde l'Ile-Verte ; c'était un lumme déj; \u201c aasez âgé et très-respectable.Il Wan \u201c que sou père lui avait dit que le Py, \u201c de ln Brosse avait souvent répété los ju- \u201c roles suivantes pendant qu\u2019il desservair « lIle-Verto : Si je meurs dilleurs qu'ie; * vous aurez connaissance du moment |i, \u201c maæ mort el vous le saurez certainement \u201c Ce Jean Dambroise 1n\u2019aseurait encore te.\u201c nir de son père, qu\u2019une nuit qu'il reve.\u201c nait du moulin, il avait entendu sonner \u201c1a cloche de l'église vers minuit, & * qu'après information, il apprit que cé \u201c tait le même jour et à la méme heure \u201c de minuit qu\u2019était mort le Pire de 1 * Brosse.\u201d D'autres traditions, que je n'ai pu vir: fier, affirment qu'au mument \u2018ds Li mon du Père de la Brusse, les cloches avaivn: sonné spontanément dans toutes bes pc roisses où il avait oxercé le saint mini tère, et notamment aux Trois-Pistoles, Telles sont les preuves sur lesquell- s'appuie In tradition sur la mort pene du bon Pèro de la Brosse.Jaurais peut.être pu dunner à cette tradition plus de certitude, s'il m\u2019eût été possible J fiir des investigations plus étendues, upon.dant, telles qu'elles sont, elles me jrs sent Lien suffisantes pour donner uno haute idéo des vertus de cet admire missionnaire apostolique qui à évuizelse jusque dans la Baie-des-Chaleurs.Après le départ de M.Créquy, quel, puur cause de maladie, laissa lu cure de Li Baie-Saint-l'aul au mois de juin 1750, M, Compain fut chargé de la desserte de ects paroisse jusqu'au mois d'uctobre suivau, époque où M.Pierre-Prisque- Amable tiv gnon, ordonné prêtre le 23 septembre pre cédent, 1780, fut nommé curé «de le Fur Saint-Paul.M.Compain acquitte ainsi, cuinme son prédécesseur, M.Berthiviu uno partie de ln dette que l'Heaux d'ou dres devait à la Baie-Saint-Paul.M.Berthiaume, comme on le suit deja, s'était occupé de faire constinire les vdi- fices essentiols à La desserte «do d'Hleaux- Coudres.M.C'ompain dut pourvoir la chapelle des choses nécessaires a cults divin.Pour ces objets, il depenss «de sommes considérables.M.Pierre-Joseph Compain fut curé de I'lle-aux-Coudres pendant la duree de treize ans, moins un mois et quelqne- jours, ayant quitté cette paruisse au cou mencement de septembre 1788.Le premier acte de M.L'ompnin, écrit sur les registres de l'île, est celui du bp tême de Dominique-Isaie Harvay, fils de Dominique Harvay, lo ler octobre 1775.Son dernier fut celui du mariage dv Louis Tremblay et de \u2018Charlotte Savard, le br septembre 1788.v M.CHARLES-JOSEPH LEFEBVRE DUCHOUQUET, QUATRIEME CURR DB L'ILE-AUX-COUDRES M.Charlus-Joseph Lefôbvre Duchou(urt fut ordunué prêtre le 11 de mars 1754, Au commencement octobre 1788, il vint remplacer M.Compain comme euré de l'He-aux-Coudres, qu'il quitta le 7 de tai 1792, après en avoir été curé pendant trois ans sept mois ob quelques jours.Ce fut pendant que M.Muchouquet était curé de l'ile, comme ju Pai dit pin?haut, qu\u2019eut lieu le torriblo trembleruent de terre qui dura pendant quarante Jours et dont le souvenir w'est conservé dans la mémoire des habitants do l'ile.L'aunée 1791 n'est pas désiguéo autrement par eux que par l'année du grand trembdemtent de terre, La tradition nous apprond que M.Duchouquet on était autant et mdwe plus effrayé \u201cjue sos parvissious, ot cels est tres- possible ; car un prêtre, iolé eur uno Île comme était M.Duchouquet, pout, aus! { ! ee Geter Ant te res - 6 Fever 1879 L'OPINION PUBLIQUE Sam jen que ses paroissiens, craindre d'être pe outi dans ls terre tout vivant.Et c'est une crainte suffisante pour effrayer un ak anciens de l\u2019Ie-aux-Coudres m'ont appris que l\u2019effot moral produit sur 1s population avait eu pour conséquence d'empêcher les festins, les courses, les danses et les autres désordres qui avaient lieu i cette époque, pendant la saison do Ihiver.Je suis vraiment peiné de trouver duns lo cuhier d'annonces de M.Du- chouquet que cette crainte n'avait pas duré bien longtemps et que les effets mo- mux n'avaient eu qu'une impreesion peu durable sur les insulaires.Voici ce que M, Duchouquet avait écrit ot lu à son prône du dimanche, 22 janvier 1792 : J'ai été témoin moi-même de cette douleur et de co repentir.Au moins me l\u2019avez-vous fait raître, Aussi quand j'ai été chez vous, pen- nt lu quête que j'ai faite pour l'église, vous dixiez alors que vous n\u2019aviez pas écouté votre curs, quand il vous avait si iustamment pressés de venir à ls messe pendant les avants ; vous me disiez que c'était en punition de votre désobéissance que Dieu avait envoyé ce tremblement de terre.Mais le disiez-vous du fond du crear 1 Jo Je crus alors, mais je mo le crois plus maintenant.Il Tour reproche ensuite longuement de se livrer aux «lauses, à la bonne chair, aux courses, à la médisance et même à mal parler contre leur curé.(est bien ainsi qu'est faite la pauvre hu- mauité ! Dieu la frappe, et elle crie misé- ricurde ! Les châtimonts cessent, ot elle oublie ses larmes, son repentir, ses bonnes résilutions, 8°» torreurs, pour reprendre le cours de ses «lésordres passés, qui n'étaient point corrigés, mais seulement suspendus.Et tout cela sans plus de souci que si Dieu ne l'ait pas menacée de destruction ! Les habitants de l\u2019Ie-aux-Coudres au- maient cependant dû se souvenir, au moins pour un peu plus de temps, des justes terreurs qu'avaient fait maitre on eux les trois gratiles secousses de ce terrible tremblement de terre ! Les habitants de cette époque avaient oublié que les châtiments de Dieu, ence monde, sont non-seulement des avertissoments, mais encore des grâces de salut qu'il n'envoie jamais sans des desseins de miscricerde.Combien d\u2019autres avertissements ont été donnés par la miséricordieuse bunté de Dieu à notre peuple canadien en général, et aux habitants de l'He-aux-Coudres en particulier, hélas ! saus beaucoup de fruit ! Comme on vient de le voir, M.Puchou- quet s'était plaint, À son prône, que ses paroissiens avaient mal parlé de lui.Ile avaicut même, à ce qu\u2019il paraît, fait des phiutes à son évêque de ce qu\u2019il ne prêchait pas assez souvent.Je no puis admettre ce fait, ai je consulte co qu'il a éorit sur sou cahier d'annonces, à l'approche du earême de 1792, Il dit qu'il fara lo caté- | chisme aux enfants, chaque jour, depuis | une heure et demie jusqu'à deux heures b trois quarts, ct ensuite la prière du carême au peuple, à trois houres.11 avait aussi réglé que la prière se ferait lo soir et lo ; matin en famille \u201c par celle où celui qui | wait fait «a première communion pendant : l'année, et cela, jusqu'à ce qu'un autre en- du saint ministère, Je suis sous l'impres sion qu\u2019il avait été envoyé comme curé de I'lleaux-Coudres dans l'espérance quo la salubrité du climat serait favorable & sa santé.Ce fut le contraire qui eut lieu.Sa constitution continua de se détériorer.Dans les commencements de décembre, il fut forcé de garder la maison, et quelques jours plus tard, ilSprit le lit par suite de l'épuisement général de ses forces.Le premier de janvier 1793, il cessa de vivre, sincèrement regretté par les habitants de l'Ie-aux-Coudres pour sa piété, ea modestie, sa clouceur et ss bicnveillance.Le quatre du même mois, il fut inhumé dans l'église do sa paroisse, par M.Raphaël Pâquet, alors curé (les Eboulementa.Suivant l'acte de es sépulture, il n\u2019était âgé que de 35 ans 5 mois et 26 jours, Li n\u2019y avait que onze ans quatre mois et dix- neuf jours qu'il avait été ordonué prêtre.M n'avait été curé de l'Ie-aux-Coudres que pendant sept mois et sept jours.C'est le premier prêtre inhumé dans cette 6.liso, Après la mort de M.Perrault, ce fut M, Raphaël Pâquet, curé des Eboulements, qui fut chargé de la desserte de l\u2019Ile-aux- Condres jusqu'à l'autorane suivant (1793).M.Piquet, comme on le sait par I'immense desserte qu'il eut plus tard comme curé de Saint-Gervais, comté de Bellechasse, était un ouvrier infatigable.Pendant les neuf mois qu\u2019il desservit l'ile, il y fit neuf voyages, et y domeura chaque fois plusieurs jours.M.Pâquet a laissé à I'lle- aux-Coudres le souvenir d'un prêtre humain, charitable, de bonne humeur.Il était toujours prêt à rendre service.Le premier acte de M.Perrault, couché sur le registre «lo l'île, fut celui du bap- têtue de Marie-Louise, fille de Jacques Bonehard, 6 vétobre 1792, et sun dernier, celui de la sépulture d'Angélique, autre fille du même Jacques Bruchard, âgée de 14 ans, du 26 novembre 1792, {La suite au prochain numéro.) -\u2014 \u2014\u2014 UN POÈTE CANADIEN APPRÉCIÉ EN FRANCE (tiazctte des Bouches du Rhbue.) ARLES, 22 septembre 1877.M.Louis-H.Fréchette est le poète national du Canada.Un livre qui nous vient de la France du nonreau-monde doit être le bienvenu ans la mère-patrie.Inependamment de ce titre de recommandation, l'ouvrage en question est plein de charme, car les sentiments qui dominent dans ces vers chastes et loux, sont l'amour et la tristesse, deux choses inséparables.\u2018ent À sa femme que l'auteur a dédié ce livre ; In première et la dernière pièce sont à la même adresse ; cet aifectueux patronage a porté bonheur au poete, var il a souvent touché la corde sensible qui réveille pour les apaiser nos douleurs intimes.La pièce ls plus originale du recueil ost peut-être celle qui résume la jeunesse de l'auteur: Remi.néscor,., Les sentimeuts vrais ont le privilège de réveiller partout des échos qui leur répondent ; voilà pourquoi les poésies de M.Fréchette sout assurées de trouver de la spmpathie en France, où le dégmit d'une littérature torturée nous fait soupirer après le naturel et la simplicité.Journal de Chateawbriant.) fant do Ia fawille la fit.\u201d C'est fort beau, comme on voit ! Tout ceci prouve que M.| Duchouquet s'oceupait de faire le bien dans sa paroisse.Le premier acte de M.Charles-Josoph Lefébvre Duchouquet, porté au registre, est colui du mariage d'Etienne Pedueau | ot de Josephte Dufour, 6 octobre 1783; son dernier, celui de la sépulture de Ma- rie-Madeline Royer, âgée de 70 ans (\u2018// ou femme, je n'en sais rien), 7 mai 1792, VI M.CHARLES PERRAULT, CINQUIÈME CURÉ DE L'ILE-AUX-COUDRES M.Charles Perrault fut ordonné prêtre le 20 du mois de mai 1780.Co fut vers le 24 du mimo mois 1792 qu'il vint frend > possession de lu curo de Naint- ouis de l'Ile-aux-Cocdres.Il remplaçait M.Duchouquet, qui avait laissé l'Île dans les premiers jours du ménie mois.La santé de M.Perrault était très-faible, ot buat, dit ln tradition, avec des poinos Witton qu\u2019il pouvait remplir les fonctions 28 octobre 1877.Voici un livre (Péle-Mé/-) qui a franchi les mers pour demauder le sourire de la bienvenue à ls patrie des portes.Nous nous empressous de le lui donner, Quoiqu\u2019elles viennent du Canada, ces poésies, d'un caractère essentiellement français, semblent avoir été inspirées sous les ombrages mémes de Milly, L'anteur, en effet, M.Louis-H.Fréchette, sait, comune I'asmant d\u2019Elvire, flatter oreille par la cadence harmonieuse du vers, et séduire le cœur tour à tour r la mélancolie et la suavité du sentiment.Là, \"ailleurs, s'arrête l'imitation, ou, pour mieux dire, la conformité de génie «du député au parlement d'Ottawa, avec le chantre des Méditefions, 11 faut lire sex odes à l'apisieau, & Longfellow, à Jolliet, pour se rendro coups nou-sculement du souffle sonote qui les remplit, mais encore de ln vie qui les anime.Dans les grandes pièces de ce recueil, on sont ceutir une âme, et, dans presque toutes les autres qui sont des i sent couler une larme, uno larme vi âme, cette | » telle est la réelle « du poñte nouveau que nous présentons à nos anis.(La Gazette des Familles.) BRUXELLES, ler novebre 1877.Un volume de vers empreinta de Is marque du talent lo plus frais et le plus gracieux, vient de paraîire, où mieux d'éclore, comme nne touffs de violettes cachées sous le gazon, dans uns petite ville perdue de © Funne, à Montréal.(L'écrivain fait ici une erreur assez plaisante.) Ila nom Péle.Méêle, nom fort modeste et peu poétique, il est vrai.Mais l'étiquette est toujours menteuse ! Et l'auteur, M.Louis-H.Fré chette, n'est pas de ceux qui aiment promettre et ne pas tenir.(Revue Française.) BonpEaUx, octobre 1877.\u2026.Un vrai livre écrit par un vrai poète.Cela est rare, n'est-ce pas, chers lecteurs, mais cela apparait de temps à autre à l'horizon poétique, et console un peu des sottises rimées de chaque jour.M.Louis-H.Fréchette, député au parlement fédéral canadien, utilise ses loisirs À composer de touchautes et Hracheue poésies qu\u2019il habille avec infiniment de délicatesse et d'esprit.M.Fréchette sime la famille d'un amour profond et sincère, cela se deviny & mills details jugénicux et charmants.Parmi les ièces semées péle-méle dans cot éblouissant vo- ume, nous en avons rencontré une : À l« mémoire d'Alexina, qui est une véritable perle fine.Toutes nos félicitations au poñte canadien.(Le Journal de I' din.) 19 octobre 1877.(Quatre longs articles.) «-.M.Fréchette, qui a plusieurs cordes à sa lyre, touche aussi la corde religieuse, que les noms de Victer Hugo et de Musset ne rappellent guère aujourd'hui.Pour donner une idée complète da notre poute, nous citerons sucevssive- ment une pièce patriotique, une pièce chrétienne, une pièce dramatique et quelques pièces gracieuses.Commençons par la pièce patriotique ; elle est consacrée à la vieillesse et à la mort d\u2019un héros canadien, l\u2019apineau.(Ci suit la pièce in ertenso.) Quelles admiralles atrophes ! et quel tableau grandiose que la mort de illustre vieillard devant le wuleil couchant ! L'élévation (e la pensée s\u2019unit à l'harmonieuse dignité du langage.N'est-ce pus l'ideal poétique ?Nous avons entendu la voix patriotique \u2018lu porte canadien ; nous nilons écouter à présent sa voix chrétienne, qui n'est pas moins digne d'admiration.(Aflelicie, in citrus.) Heureux le poute qui peut rélebrer secetits ai purs, si lyriques, le grand 1 la Résurrection ! La {ni est dans son cœur et l'inspiration divine sur ses levres.be talent descriptif et dramatique du pocte canudien va briller dans le poerne suivant : (L'/- requoise, in extenso.) Quelle énergie ! quelles sombres couleurs dans ces strophes teujours harmonieuges ! Il semble que l\u2019on ait devant les yeux cette suave Iroquoise, que l'ou soit avec elle au bord du Saint- urent par une nuit orageuse, que l'on assiste aux suggestions de sa haine farouche, à tous les motivements de sa main criminelle.Pour rendre cette scène tragique d'une manière aussi frap- uote, ne faut-il pas une pnissante imagination, Jointe à la science du pittoresque et à l'intuition des passions barbares!, .De toutes les corden de aa lyre, 1a corde délicate est peut-être celle que A Fréchette affee tionne le plus.II descend volontivrs des hauteurs du Parnasse pour cueillir une aur.Son recueil abonde en petites pières d\u2019un goît exquis.M.Fréchette a réuni à la fin de son volume quinze sounets d\u2019une facture irréprochable et \u2018l'un sentiment intime qui émeut.Ses autres poésies ne zont pas moins remarquables par l'élégance et lu diversité du rhythme.La plupart des poctes parisiens à la mode pourrateut prendre des leçons de goût et de ver- tification artistique auprès de leur confrère du nada.L' Artiste) Septembre 1878, Rédacteurs : Arsène Houssaye, Alex.Dumas, Th.de Banville, etc.M.Louis-H.Fréchette est un poète connu des dilettanti français.Sous ce titre : Pole.Mile, il met un lien d\u2019or à sa gerbe de fleurs, que dis- je! il a beaucoup d\u2019épis parmi ces bluets et ces coquelicots.M.Fréchette semble un des nôtres par l'accent bien français.Il faut dire qu\u2019il est \u2019anadien : Lamartine et Hugo n'ont pas mieux poétisé la langue française.La critique à tou- Jours tort quand elle parle des pote.Voilà pourquoi, pour faire l'éloge du député américain, nous nous contenterons de détacher de son volume charmeur quatre sonnets charmants : (ei I\" Artiste cite les sonnets de M.Fréchetts : A madame Victor Beawdry, A madame Cowchon, A madame Jehin-Prume et A madame E.-L.de Bellefeuille, puis il ajoute :) Un poëte célèbre a écrit à M.Fréchette : * Vous ne sauriez croire comme vos poésies m'ont été au cœur.Je croyais relire Lamartine.Vous en avez tout lo charme et toute l'élévation.Votre \u2018 pays des sauvages?est moins sau- rage que le nôtre, où tous les lauriers sont cou- ** Nous n'irona plus au bois.** Aussi, je respire vos fleurs canadienues conne si j'étais dans le parc d'uu ami.\u201cX.ve VILLAROHAUX.(Du Journal d'Elbeuf, SEIXE-INFÉRIEURE.) ler janvier 1879.Péle.Méle, poésies par _Louis-H.Fréchette.\u2014 Voici wn charmant recueil de poésies qui m'arrive du Canada, par une faveur toute spéciale ; c'est-à-dire qu\u2019il ne sera donné qu'à un petit nombre d'élus de esvourer les délicieuses compositions dont il est rempli.«* Peut-être, nous écrivait l'auteur eu nous adressant sympathiquement ce volume, aurez- vous ls curiosité «de lire cles vers faits au pays des sauvages, et voudrez-vous bien accorder quelque sympathie à ce Français d'outre-mer, assez hardi pour tenter une excarsion aur le parnasse parisien.Vous songerez, en mme lisant, que je vis dans un pays anglais, presque aux antipodes de la France que je n'ai jamais visitée ; que je ne auis pas un littérateur, mais Un avocat.ete.\u201d Eh bien ! oui, nous avons en la curiosité de lire cew vers faite au pays des ssuvages.Ab! monsieur, si fous lea sauvages éerivaiont comme vous, de combieu ils:seraient supérieurs à la ms- jorité des peuples civilisés ! Tout eet français dans ce livre : l'idée et la forme ; et le cœur qui a guidé la main est ou- caro plein des souvenirs de celle qui fut si longtemps pour le Canada la mêrr-patrie ; aussi n\u2019a- t-il rien moins fallu que cette affirmation si pré- eise de l\u2019auteur, pour que nous prissions nous persuader qu'il n\u2019a jamais vu ls France, cette absente vers laquelle ses regards semblent toujours tournés.Comme poête, M.Fréchette mériterait d'être spprécié et loué par les plus «dignes ; les grands spectacles de la nature en Amérique, mis i la isposition de sa verve étincelante, lui fournissent l'occasion de magnifiques descriptions, du vers pleius de soleil et d« chants joyeux.Tous les morceaux seraient à citer dans ce re- curil, et je dirais même à reproduire, si notre format ne s\u2019y opposait ; le Mivriasipé, La Dernièr, froquoise, Papineau, Altetuin vont des piecus que nos meilleurs poëtes ne déslaignersient pus.Beaucoup de ces vers sont dédiés à des amis.à des hommes de cœur et de talent, qui, presque tous, ont laissé d'heureux souvenirs daus la pu.pulatien canadienne, L'ouvrage se termine par uns série de dix-sept sonnets, tous d\u2019une composition supérieure, que nous avous dévorés, et qu'\u2019apprécieront corm» uous tous ceux Qui auront ls bonne fortune du luvoir se procurer ce charmant écrin publie à Montréal.À l\u2019homsne \u2018le cœur que la confiince du ges coucitoyens avaient honore du titre de depute au parlement d'Ottawa, ait poste de talent, digne de prendre rang parini nos meilleurs, uous souhaiterons de visiter au jour cett+ Franve dont Ül nous parle toujours ; et cn attendant, nous lui répéteruns ees vers qu'il adressdt lum me à uue dame, duns aa porsie Ju Printemps : Mais il est un baume odorant lunné parfois au ceur souffrant Par Dieu lui-méine ; de doux baume trop rare, hela © C'est l'assurance que la-bis Quelqu'un nous aime ! M.Fréchette possède encore bon nombre de précieux autographes de ses confreres on littérature, tels que Longfellow, Parkman, Sixe, Jo.séphine Soulary, Damazel,$Eramantel des Ex.sarts, Theodore Vibert, Paul Vibert, Germain Picard, Albert Lhonirae, ete.Nous avous choisi dans cette collection précieuse les extraits qui uvent donner une die de ce que l'on penseen rance du talent de notre poste canadien.\u2014 LES FEMMES Lorsque vous verrez un estaticr, qui parle à haute voix A tort et a travers, d'uife gaiets sipide, et qui éclate de rire à tout moment, dites À coup sûr que c'est ua favori des dames : le bruit, l'air léger, des manières empressées, sont des vertus auxquelles il leur est impossible de résiter.Ia passion d\u2019une femme pour un homme n'est souvent autre chose que l'amour- propre tourné sur un autre objet.La femme se laisse prendre & l'extérieur et à la bagatelle ; elle se cherche et s\u2019aimire elle-ruôme «Lans les hommes.x x = Quoiqu\u2019on ait dit hien du mal des femmes, il est plus rare den trouver de parfaitoment belles que de passablement bounes.ER * Rien de meilleur qu'une Lonne femme; rien de pire qu'une méchante.x x * Les femmes ne s'aiment point.J'on suppose deux parfaitement unies, je veux même qu\u2019elles ne disent pas le moindre mal l\u2019une de l'autre, en leur absence, tant elles sont amies ; vous les voyez toutes deux ; vous penchez d\u2019un côté, ta rage se met de l\u2019autre.Co n'est pas que l'enra- ée vous aime, mais elle voulait la préférence.\u2018el est le caractère des femmos elles sont troj jalouses les unes des autres pour être capubles d'amitié entre elles.».Une femme du bon ton sait wéddire, causer avev son médecin, instraire son perroquet, cn- resser soû chien, détester son rh grounder ees domestiques et se coiffer avec gout.\u201d\u201c ® La première chose que font deux femmes qui se Tencontrent eat de se chercher ses ridicules, et la seconde est dle »e dire des flatteries. 6 Fevrier 1879 66 L'OPINION PUBLIQUE ee = ee = +, 20 #1 fe Ti Bq IC SOE a NY ; > y H \\ Ÿ id ENYA RLS That, ne 3 7) 3] 4 \"i 1 7.dd 4% > A N IR de ! = 7 A: vase TEE Wed 4% 244 % +p NN st $i N AR 4 | À Vv x ee À 7) Sahin ve all Ey Cl % É vr ~\u2014p Th i : i, SN SU x Rrux NS xX PA frac À & ur \\ a NA 7 À H To 3 ASR if a A Seer TO Towa FER Va) RD a > es se St bo 4 PRN aN Be 5) a xs ee \\ i AP ENE 7 \\¥ at 0 re Sa ly AR he 3 ba y CR N LR Ÿ 3 4 , =.ie memes SN Yay \u2014_\u2014 WINNIPBG\u2014POSTE POUR LA TRAITE AU FORT GARRY ei 67 6 Fevrier 1879 L'OPINION PUBLIQUE LAS 00m ry A + tr RS ARTS F7 te wh \"+ - So EF \u201c20 ; a+ sa 4 A 9 æ 32\" ?» NS i} ~~ xz Fy nt FG ¥ bh Li De \u20ac1 # A Ras XEN 8, 24 À =.rap] Kt UN = X «A f \\ D | | s vie bed w be +, hs a (1 a J fl Er sa PERL vd bow! # A - Fi D.{ is 1 i ! [Rs > 1° ve Je 1 i 257 5 i pete, Mwai ™ br < [$2 Veg of yore Ty) - k X RE.a RE Mes is A wd ; If Ps JE = wn \u201c% ey i ¥, Les VY Zh Re 3 Li i se ath J SEM ef, - ï er > LG Le 15 [7 Hy birt y 5 : or i 17 a à | ¢ or ; 347% eof Vv A © pct od h # GS y 0 2: Ps ze A # Gi 2 A IY - 4 - Lei nu » a Dai ad (oN NY 7 Le W Sunt FAS cf i da \u201c= Hip ue 5-5 A a\" M { A Le Ÿ 9 CAL = \u2014 =) : - \u2014 HRAUVONR NOUS\" \u2014(CRogUls DE LA Par Kuysrn 7A oe.y 4 Fe ATS 7.+ s A Â} fii IT ay, { A te lo Le E> nt au.Wy ah /l \\ A8 / Le A yy LT 14 vy fs À, { 1% AN Ny u ve \u2014\u2014 NN ir Ra {À | ; ! x A3 Ve LL) se es Fe X « et ™ oS hi in aA A 4) has FA) À * | \u2014\u2014 3 % Sve pry Rs mvc.4 = Pas noe = = Er Jt 4 di - eR À 7e) A be Ra pre.se i > fH a i A 1 | \u201cZr, FA py t Pa BE bre aan th se : POELE À ed SQUEL.~ ue £% ae.È ts = = OS Lo = \u2014 = I + F pe Bs Eo a pe Pod = Lo \u201c4 Jo, 2 => Tg Py 4 A >a Ee A ce a.es a =F hi p- SED COURSES EN YAUHT A PATINS SUR LA GLACE L'OPINION PUBLIQUE 6 Fxvams 1879 BANDE ROUGE PREMIERE PARTIE XXXVI Mouchabeuf n'avait pas menti.Sen cabaret était bien certainement, pendant le niége, l'établissement le plus'achalandé du village de Rueil.Ce n'était pas que la maison payât de mine, car on surait difficilement rencontré dane les environs de Paris une plus laide baraque.Batic avec des matérisux saus nom, charpentée avec des poutres enlevées dans les démolitions de Paris, cette construction déplaisante affectait la forme d'un carré long et n'était élevée que d'un étage.Au rez-de-chaussée, occupé presque tout entier par une immense salle destinés aux buveurs, on trouvait encore une sorte de loge étroite dent l'ingénieux patron avait fait une boutique.u premier, deux ou trois cabinets, qui avaient la prétention d'être meublés, pouvaient loger pour une nuit des hôtes peu difficiles.xtérieurement, l'immeuble était peint en jaune et orné de volets et de portes couleur de sang de bœuf.Un maigre jardinet où poussaient péle-mêle des salades et des carottes complétait les agréments de ce séjour champêtre.Dans un coin de ce légumier, Mouchabeuf avait trouvé le moyen d'élever avec des lattes arrachées à la clôture du chemin de fer une tonnelle destinée à abriter les buveurs qui tenaient à w'enivrer en plein air.Il pousssit même l\u2019iudustrie jusqu'à y nourrir des lapins qui échappaient { la cuisine des bivouses frangais ou allemands, grice à la protection d'un énorme dogue enchaïné à la portée de leur cage.La vogue de la taverne ne tenait pas non plus à la qualité des denrées solides ou liquides qu'on y débitait.Le vin y arrivait directement des coteaux aussi voisins que ma! famés de Suresnes, l'exu- de-vie, distillée chez quelque liquoriste de ha- eard, s'y mélangeait volontiers de poivre, et la bière contenait plus de jus de réglisse que de houblon.Quant aux objets qui garnissaient la boutique, ils étaient de nature variée, mais de qualité détestable, On y vendait des cigares fabriqués à Hambourg avec des feuilles & chou, des bougies qui empestaient le suif et des cartea d'occasion qui auraient pu fournir une quantité de graisse très-suffisante pour faire de la soupe.C'était un immense assortiment de tout ce qui ne vaut rien.Et cependant à la maison jaune tout se vendait au poids de l'or et les deux pièces de plain- pied suffisaient à peine aux consommateurs.Le secret de cette préférence était bien simple et la prospérité du débit se fondait uniquement eur l'emplacement privilégié qu\u2019il occupait.Située à l'extrémité et en dehors du village, entre les avant-postes des deux nations, la bicoque était complétement isolée.ile avait deux sorties, l\u2019une sur la route, l\u2019autre sur le jardin qui confinsit à le Seine, une cave profonde où ou ne redoutait pas les surprises et un pigeonnier pour voir venir de loin.Elle eût été éditiée en vue de la guerre que le plan n\u2019en eût pas été différent, et Mouchabeuf D'avait eu e de négliger tant d'avan 5 Le commerce interiope qu\u2019il y exerçait n'était paint ignoré, du reste, autorités civiles et mi- itaires qui formaient les yeux À certaines conditions.Outre le trafc clandestin auquel il se livrait ur le compte de son patron\u2014le res ble «+B.Frapillon\u2014Mouchabeuf fournissait assez souvent des renseignements utiles obtenus des officiers allemands, moyennant cadeaux de vrais havanes et de champagne authentique dont il possédait un approvisionnement secret.On le soupçonnait bien de manger, comme on dit, à deux râteliers, mais ce défaut est commun à tous les espions et on en était quitte pour le surveiller.Pendant les fréquentes absences du maître, l'établissement était tenu per un garçon vingt-cinq à trente ans, pourvu de biceps énormes et d'une chevelure ébouriffée qui rappelait celle de Samson, vainqueur des Philistias.Cet être robuste et peu dégrossi aurait pu compléter ls ressemblance en se servant d'uue méchoire d\u2019âne contre les buveurs récalcitrants, car il exerçait dans ses loisirs la profession d'é- uarrisseur et dépeçait les animaux morts sur le mp de bataille ou ailleurs.Cette industrie constituait même son béné fice particalier et Mouchabeuf lui abandonnait néreusemeut le produit de ls vente des filets cheval et des cuissots de mulet qu\u2019il cédait aux pratiques à des prix doux.Il faisait de plus les commissions à Rueil et à Nanterre, servait de batelier pour travorser la fivière dans une vaise barque amarrée au bout du jardin, soigaait le chien et nourrisseit lon dapins ; maître Jacques de banlieue répendait eu nom de Polyte.; Le ; Le lendemain de ln 'nuit où Hégine avait été enlevée, il avait eu fort à faire toute la journée.Le combat de la veille avait amené dans les paragen du cabaret de nombreuses escouades de brencardions e* des bandes da trafuards qui ne manquaient pas de faire une station devant le comptoir.a salle et la boutique n'avaient pas chômé un seul instant ot Polyte s'était multiplié, mais il commençait à être sur les dents.Aussi avait-il regretté plus d'une fois l'absence \u2018le son maître, parti depuis deux jours et attendu dans la matinée.Le soir approchait, et l'actif serviteur regrettait d'autant plus de ne pas voir arriver Mou- chabeuf, qu\u2019il avait hâte d'aller inspecter les chevaux restés sur le terrain.Perdre l\u2019aubaine apportée la sanglante affaire de ls Malmaison n'était pas du goût de Polyte ; il savait bien que la cencurrence ne manquait pas, et il courait grand risque, vn retardant sa visite, de se laisser devancer par les francs-tireurs du voisinage, hippophuges déterminés et grands amateurs de morceaux de choix.La fanèbre besogne des ambulances était terminée et l'affluance des pratiques avait considérablement diminué, mais une demi-douzaine de consommateurs obstinés occnpaient encore la grande aslle du cabaret, et le fidèle garçon au- Fait cru manquer à sos devoirs en négligeant de les surveiller.- On était payé à la maison jaune pour se défier des clieuts fournis par les avant-postes, et ceux qui pour lo moment buvaient au comptoir ne jouissaient ni d'une confiance ni d'un crédit illimités.Aussi Polyte bornait-il ses absences A de courtes apparitions eur le de la porte.Là, sans perdre de vue les pratiques sujettes à eautien, il pouvait alternativement examiner la route de Rueil où il sepérait voir paraître la carriole de Monchabeuf et napirer l'air du champ de bataille où il brâlait d'aller faire ses provi- 8 sions.* C'est drôle tout de même, disait-il entre ses dents, voilà qu\u2019il est quatre heures passées et le pure qui n'arrive pas.*¢ a pourtant dû entendre le canon, et il doit savoir que j'ai de la besogne.\u2014Polyte ! encore une tournée de dur ! Dé- péche-toi done, cabarstier de malheur, cria le çhœur des ivrogues.\u2014On y va! répondit le garçon en entrant daus le cabaret.-Vive Polyte! Vive Polyte ! harlèrent les buveurs sur l'air des lampions.\u2014Quoi qu'il vous faut encore 1 Vous devriez pourtant avoir votre plein.\u201d Les clients qui menaient tout ce bruit paraissaient en effet suflisammment excités.lis étaient cinq, vêtus d\u2019ua uniforme bizarre ui se composait d'un pantalon bleu de ciel, dune ceinture rouge, d'une veste noire agrémentée de parements jonquiile et d'un chapeau pointu orné d'une plume coq.11 ge leur manquait qu'un manteau \u201c du velours le plus beau\u201d pour réaliser le type complet de Fra-Diavolo.Ces costumes de brigands d'opéra-comique ne raissaient nullement les embarrasser, et il était visible qu\u2019ils se prenaient tout à fait au sérieux ; inais la discipline militaire ne devait pas être leur fort, à eu juger par la familiarité dont ils usaient avec leur chef.Ce personnage, fort galonné tur les manches, était un grand gaillerd qui pouvait bien avoir quarante aus, et qui portait les cheveux ras, ls barbe en pointe et la moustache en croc.Il ne d'daignait pas de trinquer avec ses sol.data, et il ne semblait rechercher d'autre supériorité sur eux que celle du nembre de petits verres absorbés.\u201c À la santé des Enfants-Pertus de la rue Maubuée !* cria ce commandant des francs-bu.veurs en ingurgitant d'un trait le nouvelle ra- sde versée par la main vrasseuse de Polyte.Les soidats répétèrent le fous! en l'accompa- aant d\u2019un Aurrah qui aurait fait honneur à des ntassins anglais.* Ah1 mes enfants, reprit l'homme aux ge lous avec cet accent mélancolique qui est parti- eulier aux ivrognes, si on savait voulu m'écouter, mous n\u2019aurions pas été brossés encore aujour- ui.Ces états-majors, voyez-vous, mon comman- daut, c'est tous propre-d-rien, dit un enfant- perdu en reposant magistralement son verre sur le comptoir d'étain.\u2014L'attaque en masse, mes vieux lascars, l\u2019attaque en masse, je ne connais que ça, reprit le chef avec conviction ; qu\u2019on me donne à mener un matin trois mille lapins comme vous, et nous coucherons le soir à Versailles.* Polyte ! un punch au kirsch pour rincer les carreaux,\u201d cris-t-il en manières d'affirmation de cette promesse audacieuse, Mais l\u2019olyte ne l\u2019écoutait plus.HI avait entendu le roulement lointain d\u2019une voiture et il avait couru à la porte.* C'est le patron ! murmura-t-il en mettant sa main sur ses yeux en guise d\u2019abat-jour.* Faut croire qu\u2019il rapporte de rudes provi.ions, car la carriole a l'air joliment chargée.\u201d C'était bien l\u2019équi Mouchabeuf qui s'avançait sur la route de Rueil, au trot peu allongé d'un cheval gris que ss tmaigreur avait sans doute soustrait aux entreprises culinaires de l\u2019équarrisseur par vocation.Le waitre de la tnaison jaune, assis sur le devant de Is fapissiére, conduisait lui-même sa rosse, et, à force de la fouailler, il l\u2019amena devant le cabaret, * Arrive ici, Polyte, cria-t-il en sautant i bas de son siége ; ja la compagnie, viens m'aider à la faire descendre, -\u2014Voilà, patron, voilà ! vous faites orânement bien de rentrer ce soir, \u2014Kat-co que neus avons beaucoup de monde ?-=Cing ou ix puclurdy, vi tt, \u2014Fandra les faire filer en douceur ; il y sure de l'ouvrage cette nuit, dit tout bas Moucha- beuf.\u2014Hé t l'ami! cris Taupier qui venait de mettre pied à terre, viens décharger le colis.+ Moi j'ai besoin de me dégourdir les geneux, ajouta-t-il en se dirigeant vers la maison aussi vite que le lui permettaiont ses jambes ca- gnouses.\u2014Tiens ! une femme ! et uno chouel(e encore!\u201d dit Polyte qui venait de déplier le marchepied.Une sourde exclamation répondit à la sienne.mandant, lorsque celui-ci vint s'enferrer de lai.même.\u201cJe comprends, maintenant, dit Pode, d\u2019un air fin, la petite t's donné dans | œil d'a bord parce qu'elle est jolie comma un cur, of puis puree u'elle est muette.\u2018 * Pas de bavardages à craindre et, pour un homme politique aussi sérieux que toi, c'est ane excellente aifaire.\u201d Le bossu pensa judicieusement mieux ne pus le détromper que de dans des confidences dangereuses.« Décidément, on ne peut rien te cacher,\" qu'il valait # embarquer + Podensac ! pas de chance, sacrebleu, grom- @ dit-il avec un geste résigné.melait lo bossu qui venait de se trouver nes à nez sur le seuil avec le commandant des Enfants.Perdus.XXXVIL \u2014Tiens ! Taupier !\u201d cris en même temps le commandant des Enfanta.Perdus.Le bosau aurait donné gros pour éviter cette rencontre, et il maudissait sa faiblense.* Voilà ce qua c\u2019est que de se laisser attendrir par les imbéciles, grommela-t-il en reculant instinctivement comme pour se ménager une retraite.\u2014Que diable viens-tu faire ici ! Est-ce que tu t'es mis dans les ambulances ?demanda l'oden- sac en riant.\u2014Je te conterai ça tout à l'heure, dit Taupier qui sentait l'impossibilité de se dérober et qui préparait déjà une histoire.Houchabeuf assistait de loin au colloque, et, avec sou iustinet d\u2019agent de police, il devinait que la rencontre était désagréable à eelui pour lequel il travaillait momentanément.Aussi fit-il une tentative pour empêchor Ré- ine de se montrer.11 courut à la voiture, mwis il arriva trop Ls jeune fille s'était appuyée sur l'épaule du complaisant Polyte et venait de sauter légèrement à terre.Elle ne paraissait du reste ni effrayée ni mûme étonnée.Ou l'avait, pendant le trajet, débarrassée de ses liene et du mouchoir qui lui fermait la bouche, co qui prouvait que ses persécuteurs ne se défiaient plus d'elle.\u2018 Bon 1 bon ! j'y suis, dit le commandant des Enfants-Perdus qui venait d'aperc«voir Ré- gine.Il parait, citoyen Taupier, que nous sommes sn bonne fortune.\u2014Méêle-toi de tes affaires, répondit brutalement le bossu.\u2014 Allons ! ne te fiche pas, farouche amoureux, et viens boire un petit verre avec nous.Il n'y & que de bons enfants ici et tu peux amener ta particulidre.\u2014Jo n'ai pas soif, marmura Taupier qui cherchait un mensonge plausible et qui ne trouvait rien pour expliquer son voyage à Rueil en compagnie d'une femme.\u2014\u2014Mais, s\u2019écria Podensac, je ervis que je ne me troupe pas.cette belle fille que tu aménes, c'est\u2026 parbieu ! oui, c'est notre connaissance de Seint-Germain, l'élève du saltimbanque !\u201d Le bossu fit une horrible grimace et ne répondit rien.On ne pense pas à tout, et, dans le premier moment de surprise, il avait complétement oublié que le commandant et Régine s'étaient déjà ns des circonstances qu'ils ne pouvaient pas avoir oubliées.La situstien se compliquait, et l'astucieux Taupier se demandait déjà s\u2019il ne serait pas plus simple de mettre Podensac dans la confidence d'une partie de ses projets.La moralité du chef des Enfants-Perdus lui était suffisamment connue pour qu'il pit sans embarras tenter l'aventuré, car ses relations avec lui dataient de loin, et il possédait sur son passé civil et militaire des renseignements assez exacts.Le brillant Podensac avait servi jadis dans l\u2019armée régulière en qualité de sous-lieutenant, et il comptait méme piasionre campagnes hono- Tables, car il ne Jie ait nullement par la bravoure, mais le malheur avait voulu qu\u2019en revenant de Crimée l'officier récemment promu fût adjoint au trésorier de son régiment.Ce fut se .I aimait l'abeinthe et les dames de comptoir ; sa solde était lé autant que ses principes, et après un an de le vie de garnison, certaines erreurs dans ses comptes l'obligesient à donner sa démission.Après cette catastrophe très-méritée, l'ex- sous-lieutenant avait pratiqué auncessivement uns foule d'industries, dont la plus honnête était certainement celle qui l'avait mis en rapports suivis avec Taupier.Tour à tour commis chez un marchand d'hommes, fabricant de prospectus industriels et spéculateur marron sur les trottoirs de ls Beurse, Podenssc avait fini par se faire courtier d'annonces, et, à ce titre, il avait longtemps collaboré à la quatrième page des journaux où le bossu plaçait sa prose.Depuis lee derniers événements, «a fortune feu semblé prendre une face nouvelle, et ses uentations dans les par peu aristocrs- tiques de ls rue Maabude.5) avatent valu le commandement d'un corps franc recruté par tout le quartier.L'exercice de cette dignité ne lui avait enlevé aucun de ses goûts favoris, mais il lui avait procuré d'assez bonnes connaissances, et c'était même au hasard d\u2019une camaraderie d'avant- postes qu\u2019il devait l\u2019hennour d'avoir servi de té- moiu à M.de Saint-Senier.Il n'avait fallu à Taupier qu'un instaut pour ne rappeler tous ces détails, et il allait se décider à user do nes avantages pour influencer lv com.11 venait de caleuler que Régine n'aurait ni le temp\u201d ni la possibilité de le démontir, Alors, comme ça, on vient en partie fing chez le père Mouchabeuf, reprit le commandant en éclatant de rire.\u2014Eh bien ! après 1 ce n'est pas défondu ?\u2014-Non, sacrebleu ! et ça tombe bien puisque je suis là avec quatre bons gargons do ma compagnie.** Nous allons faire une noce à tout casser, et je t\u2019iavite, toi, ta duleinée et le patron dla cassine.\u2014Merci, mon vieux, mais je crois que len.faut ent fatiguée et qu'elle ainera micux aller xe Teposer.\u201c\u2018 D'ailleurs, tu sais qu\u2019elle ne brille pis pur lu conversation, et nous rirons tout aussi bien saus elle.\u2014Entrons toujours, nous verrons aprés\" dit Podensac en poussant dans lu cabarot ses france.tireurs, que la conversation avait attirés aur le pas de la porte.Polyte et son maître, occupés à extraire dr carriole une foule d'objets hétérogènes, n° nt rien entenda de ce dialogue, et Mouch buf, voyant Taupier causer gaiement avec Dodensac, peusa qu'ils s\u2019entendaient à merveille.Quant à Régine, elle as promenait lentement sans donner le moindre signe de crainte où d'ou.barras, et le bossu, qui suivait ses mouvera
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