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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 6 mars 1879
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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L'Opinion publique, 1879-03-06, Collections de BAnQ.

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[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré t, able per poutre By imenc so paie en entier.On ne se désabonne qu'au moins quinze jours d'avis.d'avance: Un an, $8.\u2014États-Unis, 88.50.buresu du journal, et il faut donner au = Vol.X.JEUDI, 6 MARS 1079 No.10.Prix du numéro, 7 centins.\u2014Annonces, la ligne, 10 centins.___} Toute communication doit être affranchie.Les remines d'argent doivent se faire par lettres enregistrées oo par bons sur Ia poste.AVIS IMPORTANTS L'Upinion Publique est publiée par la Couvaoix DB LITHOGRAPHIE BURLAND- Desparats, à ses bureaux, Nos.5 ot 7, rue Bleury, Montréal.; Le prix d'abonnement pour ceux qui paient d'avance, ou dans le cours des trois premiers mois, est de TROIS PIASTRES pur année pour le Canada et TROIS PIASTRES ET penis pour les Etats-Unis; mais on exige de ceux qui ne se conforment pas à cette règle 83.25 par année s'ils ne paient qu'au bout de six mois, et 3.50 s'ils ne règlent qu\u2019à la fin de l\u2019année.Les lettres d'abonnements ou traitant d'autres affaires doivent être adressées à G.-B.BurLAND, Gérant, ou : \u201c Au Gérant de L'Oprmion Publique, Montréal.\u201d Adresser les correspondances litté- mires : \u201c Au Rédacteur de L'Opinion Publique, Montréal.\u201d Ni une réponse est demandée, il faut envoyer une estampille pour en payer le rt.Pe Lomquon veut obtenir des exemplaires extra du journal, le prix je ces exemplaires, en estampilles ou autres valeurs, doit accompagner ls demande.Nos abonnés à Montréal sont priée de nous faire connaître toute irrégulerité dans le service du journal.BOMMAIRE Ceutenaire du Héros de Châteauguey.\u2014Monumeot du Hérus de Châteauguay.par C.-A.-M, Globensky La préséance, par À.Ci Philippe-N mes de 1897 : ioss.\u2014 Pacaud (site).par Jul vwa.\u2014Un Cauadien-frang vures \u2014 Deux premiers ministres.Petits motsuuz, par Arthue Globensky.\u2014La bande rouge, par F.du Boiagobey (suite) \u2014 Choses et autres.\u2014Mélangen.\u2014Les êchecs.\u2014Le jeu de dumes.\u2014 Prix du maruké de détail de Muntréal e Bureau du Service Civil: Wm.-Henry président : Fdouard-J.Langevin.écr., : Ouverture du parlement: Arrivée de fon Excellence; Evénements de In semaice : Paris sn la neige ; Les emberras de bébé ; La premiére LE HÉROS DE CHATEAUGUAY la démonstration organisée pour célé- hrer le centenaire et le cinquantième anni- versuite de la mort du héros de Château- Huay, a eté un beau succès, en dépit du mauv is temps et des mauvais chemins, \u2018Jui avaient empéché un grand nonibre de personnes de s\u2019y rendre.Les organisateurs n'avaient rien épargné pour donner à cette fête tout l'éclat pos- tible.Des ares de triomphe avaient été élevés sur la principale rue du village, des drapeaux Hottaient aux fenêtres, parto-it des inscriptions rappelaient les faits d'armes les plus glorieux de notre histoire.La fête commença le matin par une procession dans laquelle figurérent des députations militaires d\u2019un grand nombre de corps de milice et de volontaires de Montréal et des paroisses environnantes, des prêtres, les élèves du co!lége et des écoles des Frères, trois corps de musique et environ 1,500 personnes.Après avoir parcouru le village, la pro- vussion se rendit à l\u2019église, qu\u2019on avait décorde avec beaucoup de goût.Elle était toute pavoisée de drapories noires et jaunes, êt on y voyait un catafalque et un obélisque imposant, couverts d'inscriptions Patriotiques.Une messe de requiem des Plus solennelles fut chantée par messire Thibault, curé de la paroisse ; la collecte fut faite par le lient.-colonel Kodier, du 76me régiment des Voltigeurs de Château- guay, par le major Lapointe, le capitaine Bédard et le lieutenant Giruux, du 65mo des Mont-Royaux.L'obélisque se trouvait à gauche de l\u2019autel, au-dessus de l'endroit même où reposent les cendres du héros de Château- guay.M.Globensky, seigneur de Saint- Eustache, y avait déposé une couronne d'immortelles avec l'inscription suivante : \u201c Hommage du fils d'un voltigeur au héros de Chateauguay.\u201d Dans l'après-midi, une réunion du comité relatif au monument eut lieu au col- lége, sous Ia présidence de M.Globenaky.On y discuta la question d'élever à de Sala- berry uu monument qui serait inauguré le 24 juin prochain, et d'en payer le coût au woyen d'une souscription générale d'une piastre par tête.Chaque souscripteur devra recevoir un poitrait et une biographie du lieut.-colonel de Salaberry, avec Ice noms de tous les officiers qui ont combattu à Châteauguay, et M, David sera prié d'é- erire cette biographie.M.Glubensky exprima l'opinion que le monument devait être élevé à Montréal, mais la majorité se prononça en fuveur de Chambly.Le soir, tout Chambly était rendu dans 1a salle occupée autrefois comme quartiers- généraux des régiment: stativnnés à Chambly.Toute couverte de tentures, de drapeaux et d'inscriptions, cette salle présentait un coup-d\u2019œil charmant.Le Dr Martel, député du comté de Chambly, présidait, ayant à ses côtés, en- tr'autres : M.Yule, seizneur de Chan:bly, qui occupe la maison où a vécu le héros : M.Willett, qui habite celle où il est mort ; M.Charlebois, député de Chambly ; lu colonel Charles de Salaberry, Lévnidas de Salaberry, Chateauguay de Salaberry, S.S.Hatt, colonel Labranche, capitaine Brosseau, les lieutenants Bizaillon et Sylvestre ; M.le juge Dugas, L.Tuché, l'hon M.de Boucherville: Jes Rivds MM.Thibault et Primeau.et plusieurs autres.Le président lut plusieurs lettres et télégrammes cle personnages distingués s'excusant de ne pouvoir assister à la démonstration, et le secrétaire, M.Dion, annonça, su milieu des applaudissements.que la preruière souscription pour le monument était venue des \u201c Fils de Châtean- guay,\u201d une compagnie de volontaires formée à Nicolet.Le colonel d'Orsonnens, appelé à prendre la parole, s'exprimn dans les termes suivants : Meadamnes et Mesvivurs, Invité, il y & quelques jours, à prendre la parole dans cette assembice, j'ai hesité longtemps avant de savoir si je devais le faire à vôté de nos meilleurs orateure et écrivains.Mais, comprenant qu\u2019en ce jour la nation entière veut reconnaître un des artisans de sa gloire, et Iui élever un monument que l'histoire se chargera de perpétuer, je viens, moi aussi, soldat, apporter mong tribut d'hommages, ma petite pierre, si je pois w'exprimer ainsi, pour aider à l'édifice général que nos gloires politiques et littéraires se plaisent à élever dans le moment.Je v'entreprendrai pas, mesdameset messieurs, de vous raconter les événements de 1812-1813, la victoire de Châteauguay et ses consequences politiques ; l\u2019histoire a déjà inscrit dans ses pages ces faits mémoratiles, «t d'autres orateurs vous en parleront encere ce soir.Mais vous me permettrez bien, je l'espère, de tirer de ces faits quelques conséquences utiles pour mes conpa- triotes au peint de vue militaire.11 fait Bbm de voir, dans ce siècle de scepti- cismenges peuple commencer d'honvurer le héros * dont nous céléhrons 1a méinoire en ce jour par Ja prière à Dieu pour le repos de son âme.Coufisut en la twisérisorde divine, il ne nous reste plus qu remercier le Tout-Puissant de nous avoir donné, dans le moment critique, un homme, le lisut.-colonel Charles-Mishel de Sa- laberry, qui devait sauver la patrie et nous conserver à l'ombre du drapeau britannique qui nous s rendu aujourd\u2019hui le peuple le plus heureux de la terre.Le lieut.-colonel de Salaberry est pour moi un de ces hommes prédestinés que la Providence suscite dans les grandes crises pour accomplir les voies de Dieu.Nos historiens et nos poetes l'ont comparé à ce héros de In Grèce, quis après avoir vainement défendu les Thermopy les, qui étaient Ia clef de son peys, se résolut de mourir avec 300 fidèles soldats plutôt que de laisser passer l\u2019ennemi.Le Léonidas grec périt avec tous les siens.Sparte, après Avoir reçu ses ossements, lui ériges an magnifique tombeau, ainsi qu\u2019un temple à la mémoire de ses 300 compagnons.Le Léonidas canadien, lui, est revenu vainqueur du combat \u2014 ferons-nous moins pour lui f Allons un peu plus loin dans l\u2019histoire : nous y troivons aussi que Gédéon, géneral des Hé- hreux, voyant ses compatriotes opprimés par les Madianites, choisit les 300 plus braves de ses soldats, les munit de flambeaux et de trom- ttes, et pénétra avec eux, durant ls nuit, dans e camp ennemi.Les Madianites, épouvantés de cette attaque nocturne, et croyant à un grand nombre d'ennemis, commencèrent par s'entre- tuer denu leur frayeur, et prirent Ia fuite.Les Hébreux, nffranchis reconnnissants, offrirent le sceptre à Gédéon, mais il se contenta du titre de jug.D.Salaberry \u2014Gédéon lui aussi\u2014sans doute inspiré par Dieu, ordoaua à ses soldats de se munir de clairous et de sonner partout au loin la charge, pendant que nos 300 braves s\u2019avan- gaieut héroiquemment.Le combat s'engage.La fusillude et les cris des combattants font retentir les échos de nos bois.M ais tout à coup un son strident domine tout ce bruit: c'est le son des clairons des Voltigeurs qui sonnent leur martial \u201c En avant !\u2018* L'enneii, surpris, Lésite : il se croit contoumné par une puissante armée ; il craint pour sv» ailes et se replie.L'ange du com- Hat protegrait sans doute nos arnies, Car ou eit dit que de son uile puissante il avait balayé vette armer de 8,000 hommes qui n'avait devant elle que 300 de nos enfants.Le Canada était sauré : De Salaberry, sewhlable an (GAdéon de l'histoire juive, revint vainqueur, mais on ns lui offrit \u201cpoint de sceptre, et il se rontenta du titre de Compagnon du Bouin (\u20ac.B.) 1! trouva sa récompense dans la satisfaction d'avoir rempli son evoireu soliat, ot d'avoir fidèlement servi son Roi.Mais nous, ses cotnpatriotes reconnaissants, laissernns-nous blanchir ses ossements wous un simple mausolée de famille ?Serions- nous donc tnnins reconnaissents que des peuples lars à demi civilisés L'idée du comité général, en célébrant ce centenaire, à été d'élever un monument à la mémoire d'une de 104 gluires nationales pour en perpétuer le souvenir.C'est pourquoi je vous ai dit que je venais apporter ma petite pierre à l'édifice.À vous, ies compntriotes, de fair.et de rompléter un monument grawliose.1/armée qui commence à naître dans notre pays a lea yeux fixés sur vous, Montrez que vous savez apprécier les belles, lex jgratules choses et les grands «lévonements.Les cœuraut les courayges ne manquent pas, mais ils passent inaperçus ! Peuple, Tevez-vous | Auissez ! il en est temps encore.Écrivez aver l'airaiu on le marbre l\u2019iis- toire d x et de vos Victoires.sition 1o'a misen contact avec quelques uns de ses vieux soldats, compagnous de sa gloire.J'ai eu Pavautage de pouvoir distribuer à quelques- uns d'entre «ux l'argent voté par le parle Si le montaut n'était pas suffisant pour donner À leur vieillesse le confort dont elle avait bee \u2018était un homuag * rendu à leurs ils aimaient leur colonel \u2018 comme ils savaient apprécier son courage ! comme ils aimaient à redire ten petits épisodes de cette campagne et A se rappeler le nom de leur: compagnons ! Cette houchér de gloire qu'il leur avait donnée les avait .ais de belle humeur ;' à SU ans és, deux de cen vétérans m'out dit qu\u2019ils étaient encore prêts à prendre le mousquet pour la dé- fenae du pays s'il en était nécessaire.S'ils eussent au ce que nous faisons ici ce soir, bieu sûr ils auraient voulu courir à d'autres gloires, avant de se reposer pour toujours sur leurs lauriers.Ne pourrions-nous joindre leurs noms au nd nom qui les honore et que nous honerons $ jen des fois j'aurais voulu leu réunir, mais leur âge et jours infiemités m'ont souvent (ait aller à eux.Lepuis, le temps les a décimés et bien peu restent.Que le monument qui sera sève À celui qui les a conduits à la victoire abrite aussi leurs noms, ou tout au moins les noms de leurs officiers, sous sa gloire reconnaissante.Depuis quelque temps, et tout dernièrement encore, on a parlé de changements militaires et de réduction dans les esdres de notre armée.Qu'on n'oublie ps que cette armée, à peine formée, à déjà renilu des services importauts tant à l'extérieur qu\u2019à l'intérieur.A l'extérieur, en conservant nos relations, inaintenant amicales, avec nos voisins, par son attitude «ur les froutières lors de l\u2019affuire de Saint-Albans ; à l'intérieur, en protégeant nos foyers contre les invasions féniennes et en faisant ter l'autorité anguste de nos lois dans les affaires d'émeute :: Toronto, Québec et Montréal.Je ne viens pas ici faire un plaidoyer en faveur d'une organisation qui doit être toute nationale et patriotique.Non, mais je veux vous montrer la nécessité de supporter et d'encourager vos soldats.C'est en les habituant de longue min aux miséres des camps, c'est en développant chez eux toutes les qualités qui font le bon citoyen, c\u2019est en cultivant chez eux le eentiment de l'honneur et du dévouement, qu'un peuple libre fait respecter ses driits et son drapeau.À vous donc, messieurs, d'élever des monuments dignes de leurs sacrifices ; à vous, mesdames, d'inculquer a vos fits les saint-s traditions de l'honneur.Quand vous sortirez d'ici, s!les et razontez à ceux qui sont absents ce que vous aurez eutn- du; que vos fils le redisent à vos p-tits-fils.an qu\u2019un jour, si l'ennemi frappait à vos portes, la nation enticre se soulève ; que vos soldats sachent qu'en se sscrifiatitet en mourant pour leur roi et vos libertés, ils owt fixé sur eur les regards d'un peuple reconnaissant.L'hon.M.de Boucherville exprima la pensée patriotique qu\u2019on davait profiter de l\u2019occasion pour répandre l'idéa d'élever des monuments à toutes nos gluires nationales.Rappelant en peu de mots I'hé- roisma de Daulac et do ses seize compagnons, qui s2 battirent pendint plusieurs jours contre 300 Iroquois et se firont tuer jusqu'au dernier pour sauver la culonis, il deman la si un pareil acte de courage et de dévouement ne méritait pas d'être immortalisé par un moaument.Des applaudissements enthousiastes accueillirent «es paroles.M.(rlobensky, de Saint-Eustache, prit ensuite la parole.Il est l\u2019auteur do lu belle correep mdance publiés, il y a quelque temps, dans le Netional et reproduite dans L'Opinion Publique, ot dans ta quelle il suggérait, ne sichint pas qu'il eu était question dans le tmnps, d'élever un monu ment à de Salaberrv.11 rappels ce que son père, qui avait combattu sons «Le Salt berry, lui avait dit sonvent du héros de Chiteauguay et exprima dws un Lage ému des sentiments qui furent bien ne- cueillia, M.B+rnier, avocat, de Saint Jean, lat quelques pages éloquentes qu'il avait cow- ées en l'houneur du héros, M.Willett dit qu'il était heureux, quoi- qu\u2019il fat Américain d'origine, de rendre hommage à l'esprit querrier et l'héruisme de de Salaberry.Il «lit qu'on ne peut nier au héros de Châtevugury de belles qualités imilitiires, une grade sûreté de coup d'œil et de jugement unis à le science de la stratégie, à la promptitude de l'esprit et à la bravouse la plus rem ur- quable.M.L.O.David fit ensuite l'éloge du héros de Châteaugu (y, qu'il termina par les réflexions suivantes : Ma thehe est finie.1! ue me reste plus qu'au 110 souhait à faire : c'est que si nous étions appelés aut les champs ds bataille, le providence nous envoie des de Salaberry pour montrer que les deacendants des vainqueurs de Carillon, ds la Monongahéla, des plaines d'Abraham ot de Châ- teauguay ne sont pas dégénérés.11 ne faut jas souhaiter lu guerre à cause des malheurs qu'elle traine après elle ; mais quand en pense A ce monde de gloire ou vécurent nos aleux.pour me servir du langage de notre graud poète, Crémazie, qui vient de mourir, ou se prend juelquefois à désirer que le clairon des \\wtailles, dou wut les cris discordants de nos mesquines querelles, réveille en nous l'esprit guerrier de nos pères et les sentiments chevaleresques qui les ont inimortalisés.C'est par des démonstrations come celle qui nous réunit aujourd'hui qu'on perpétue ces sentiments, qu'on apprend aux fils à respecter le mémoire de leurs Mr et à imiter leurs nobles exemples.Les nations les plus illustres sont cslles qui ont su le mieux immortaliser la mémoire leurs grands hommes ; les jouplos qui me sé souviennent pas se condammeut eux- mêmes à l'oubli, à In mort.Les poèmes et les meuuments sont les gardiens de l'honneur ct des traditions d\u2019un peuple, la glorification des héros du é est la semence des héros de l\u2019avo- wir, D'ailleurs, ne craignons pas de trop exalter ce qu\u2019il y & de meilleur et de plus beau dans les âmes, de trop faire vibrer dans les cœurs les cordes tes plus délicates et les plus nobles.De ême que la vie serait difhcile à supporter si les fleurs 2 7 croisesiont au milieu des ronces et des érines dont ells est remplie, ainsi l'humanité serait une triste chose si, côté du spectacle désolant de ses petitesses et de ses égoismans, elle n'avait, pour nous consoler et nous fortifier, le tableau de ses grandeur et de ses dévouements.M.Châteauguay de Salaberry remercis, au nom de la famille, lea organissteurs de la démonstration ainsi que tous ceux qui avaient contribué à son éclat, et le Dr Martel couronna le tout par un petit discours très-bien fait.Durant la soirée, une chanson composée par M.Sulte, d'Ottawa, fut chantée par les élèves du collége, les corps de musique jouèrent plusieurs airs canadiens et M.Dion lut une poésie composée par M.Pigeon, curé de Saint-Philippe, à l'occasion de la cinquantième année du héros de Châteauguay.Le tout ee termina par une collation donnée par M.Juyce aux musiciens ; des eantés furent proposées et des discours furent prononcés pur MM.J.O.Dion, David, Bernier, Stebenne et Taylor.N'uublions pas de dire que durant toute la soirée, les belles résileuces de MM.Yule «t Willett furent brillamment illuminées.En somme, cette démonstration a été digne tu hér»s de Châteauguay et du pa- triotsme bien connu des citoyens de Chambly, et elle fait honneur à ceux qui l'ont orgauisée.MONUMENT DU HÉROS DE CHATEAUGUAY Monsieur le Rédacteur, De retour de Chambly où je suis allé, avec vous et tant d'autres, payer mon tribut d'hommage à la mémoire du ;rand soldat, le Héros de Châteauguay, je m'empresse de remplir la promesse que je vous ai faite aiusi qu'à nlusieurs citoyens.Comune vous le savez, cette promesse se rattache à une question nationale, et fort importante.Un munument doit être élevé à la mémoire du colonel de Salaberry ; c\u2019est une question résolue, le peuple ie veut ; mais où devra-t-on élever ce monument?Voilà Ja difficulté.Puisque je vous ai promis d'en provoquer la discussion, afin qu\u2019elle tombe dans le domaine de la presse, je le fais volontiers et j'accormpagnerai la provocation de ce débat dans les journaux, de quelques remarques absolument opportunes.Chambly réclame le monument, et je ne blime point son distingué curé ainsi que notre patriotique compatriote, M.Dion, de manifester un tel désir.Si j'eusse été citoyen de Chambly, j'aurais peut-être invoqué comme eux les souvenirs que cette Boe ellen # laissés à Chambly : ses nombreux bienfaits et ses cendres !.mais j\u2019eusse été égoïste, je dois l'avouer.Ce vaillant guerrier devait naitre comme il devait mourir ; mais le lieu de sa naissance 0's pas plus le droit de réclamer son L'OPINION PUBLIQUE monument que le lieu od il eat mort, Sa mémoire, que nous voulons perpétuer et léguer aux générations futures, appartient au peuple, Le colonel de Salaberry a rendu un sor vice impérissable au pays, et c\u2019est le pays qui veut le reconnaître en lui élevant un monument.Conséquemuent, le pays désirera que ce monument ou ce wausolée soit placé, non à Beauport, lieu de sa nuis- sance ; non à Chambly, lieu de son décès, ulation du Dominion qui veut le voir et e contempler.Si les citoyens de Chambly persistent à revendiquer la faveur de posséder ce tno- nutnent, ils ne peuvent s\u2019atteudre à ce que le pays svuscrive avec entraînement à cette œuvre nationale, et voici pourquoi : Parce que, ai ce monument est placé dans un endroit isolé, beaucoup de personnes appelées à souscrire répondront : Vous nous demandez plus que limipos- sible ; car, si nous avons l\u2019occasion de visiter Montréal, soit pour affaires ou autrement, nous n'avons jamais vu Chambly et nous n'aurons jamais les moyens de visiter cet endroit uniquement pour aller y admirer ce monument national auquel ou veut cependant nous engager à souscrire.Cet argument, dont le public tirera uno juste conséquence, nous fers beaucoup de mal.Les souscriptions manqueront et nous n\u2019aurons qu\u2019un monument fort modeste, ce que nous ne voulons pas cependant, Puisque nous voulons faire revivre chez nos compatriotes l'ancienne ardeur militaire de nos aïeux, il faut ériger ce monument dans la ville de Montréal, où toute la population du pays pourra aller lu contempler, sans faire les frais d'un voyage à Chambly.Le grand, le petit, le perivre, l'étranger, tous, accompagnés de leurs enfants, pourront se donner la vive satisfaction de voir ce mausolée.Quel est'celui, qu'il soit né dans une chaumière ou dans un palais, qui ne s'est pas fait gluire et honneur de publier et de relire au coin du feu le combat glorieux de nos pères à Châteauguay | Puisqu\u2019il en est ainsi et puisqu'à l'exemple de Sparte, nous vou- luns élever un monument à la mémoire du Lévnidas eanadien, le colonel de Sala- berry, et à celle de ses 300 Spartiates, il faut que nus fils le voient I.Oui, dans l\u2019iutérêt du succès de cvtte sutreprise grande et nationale, pour laquelle Chambly a tant fait, j'espère que les quelques personnes (10 à pcine) qui formaient l'assemblée convoquée dans le collége de l'endroit, le 25 de février, «t que j'ui eu l'honneur du présider, voudront bien revenir sur une décision à laquelle j'étais lvin de m\u2019attendre.J'ai leo droit de dirs que j'étais loin de m'attondre à une telle solution ; car, quatre ou cinq jours avant ce petit caucus, M.Dion me disait à Montréal que, dans l\u2019intérêt des souscripteurs, il pensait, comme moi, que le monument devrait être élevé dans cette ville ; mais qu\u2019il exigerait qu'une tablette ou pierre rémémorative fût érigée à Chambly.Alors, pourquoi M.Dion demande-t-il aujourd'hui ce qu\u2019hier il croyait impossible ?11 me répondra sans doute que c'est sun attachement pour son endroit natal qui l'a fait agir ainsi, et je l'en félicite; mais M, Dion doit savoir qu\u2019en persistant dans sex prétentions, il peut faire beauggup de tort à une entreprêle nationgle, quelle il a déployé tant de tant de pagrin- tisme.LI deft aussi se rappeler qu\u2019à part le Rév.Messire Thibault, M.le directour au uccompagné de deux autres » , et tout au plus de trois ou quatre citoyens de Chambly, la notabilité de cette localité su faisait remarquer par une absence complète à cette petite réunion.Il doit aussi se souvenir que, quand nous avons discuté la question du choix de l\u2019endroit où le imunument devait étre érigé, j'ai non-seuloment suggéré que cette importante question ft décidée par la majorité des divers comités qui seraient formés dans Is province, j'ai ajouté que les quelques personnes qui compossient cette assemblée ne pouvaient point s\u2019arroger le droit ou sssumer la responsabilité de décider en mais à Montréal, dans le centre do lu po- l faveur de Chambly contre Montréal, asus consulter le pays., Parmi les étrangers qui assistaient à cette | réunion, il ao trouvait le colonel d'Or- \u2018sopnens, Uu avocat distingué de St-Jean | dont je ne me rappelle pas le nom, ainsi \u201cque lo colonel de Dellefeuille et le major \u201cDoherty.Les deux premiers, pour faire \"plaisir, sans doute, au Rév.Measire Thibault ainsi qu'à M.Dion, 66 rangèrent de | lour cûté, et exprimèrent leur opinion en faveur de Chumbly ; mais ils eaveut, tous doux, qu'après cette assemblée, nous leur | avons reproché leur complaisance, et leur avoirs démontré qu\u2019ils auraient dû consen- | tir à ce que le peuple décidât cette ques tion.| Pour en arriver à cet appel au peuple, je suggérerai que les listes de souscripteurs portent deux colonnes: l'une pour ceux qui désireront souscrire en faveur de Montréal, et l'autre en faveur de Chamt!y ; la minorité, bien entendu, devant se soumettre au verdict de la majorité.Voilà, D'est-ce pas, monsieur le rédacteur, un moyen fort juste de régler cette question.Je suggère, de plus, qu'on nomme un comité çrénéral et spécial, qui serait composé de mumbres à être choisis tant dans les villes go duus les campagnes ; puis de donner à ce comité un pouvoir étendu pour qu'il organise les sous-comités, auxquels il indiquerais la marche à suivre afin d\u2019obte- nit des souscriptions su monument.Pour effectuer ce résultat, on convoquorait une assemblée & Montréal, où deux délégués par paroisse et pour chaque ville seraient invités à assiater, et oll ils nomineraient ce comité spécial et exécutif : et alors seule ment, il sera facile de procéder à la perception des souscriptions.Je suis heureux de vous dire que tous les membres de la famille de Salaberry que j'ai vus à Chambly (quoiqu'ils ne veuillent point intervenir dans le débat de la question), partagent néanmoins nos vues, et sont d'upinion que le ruunumeut devrait être érigé à Montréal.L'ainé de lu famille, le seul fils survivant du héros de Châteauguay, avec lu générosité et la grandeur d'âme qui distinguent cette noble famille, m'a fait une remarque bien judi cieuse et contre laqueliu viendront se briser tous les argumeuts de nos distingués adversaires : * Chambly, me dit-il, possède un monument de mon pere ; mais, comme celui que l'on veut élever est un monu- went national, et que le pays veut en défrayer les frais, je comprends comme vous qu'il doit être élevé dans un graud centre comine Montréal\u201d Puisque le pays le voudra, du moins je le pense, et que lu famille de Salaberry le veut, il faut que ce monument soit érigé à Montréal, atiu de recueillir une souserip- tiun consiclérable ot plus clevée que celle que l'on pourrait obteuir en faveur de Chambly.Oui, il faut que l\u2019œuvre des tinée à conserver la mémoire d\u2019un combat gloriettx, suit digne du commandant et de ses compagnons Jarmes, Ce n'est pas un monument ordinaire et destiné a figurer dans un endrvit isolé qu'il nous faut, c'est un monument durable, splendide, et plus il seru riche, plus lo pays et la famille de Salabsery y gagne- rout en honneur.Avant de terminer cotte lettre déjà trop longue, que je n'ai pas en le temps de soi- gueret qui pèche dans In rédaction, je dirui avec vous, je dirai avec M, le juge Dugas et avec plusieurs autres personnes distinguées que j'ai eu 'hunneur de voir à Chambly: en Frunce, en Angleterre et das tous les pays du monde, les monu- vents élevés aux grands hommes figurent ma duns les grands centres, dans grandes villes.Cependant, moi pour un, je n'ai pas voulu oublier Chambly, var jai en la possession de M.Diun, cet excelleut patriote, un canevas où j'élabore une série de résolutions qui duivent ôtre revues eb corrigées et que l\u2019on à décidé de publier ; résolutions prarmi lesquelles il s'en trouve une qui statue que, à l\u2019aide des souscriptions, une pierre rémémora- tive sera léguée à Chambly, afin d'y conserver le souvenir de la célébestion du centenaire du Héros de Château Ayant exprimé mon pinion, que + 6 Mars 1879 la presse, cet organe puissant du peuple, s'en empure of la discute, j'espère que je ne serai pas obligé de la défendre, d'autant plus que je veux obéir au cutimans meut d\u2019une maxime bien cuunue : populi, vor Dei, Eufiu, ce que je veux et désire avant tout, c'est le succès de motre belle a grande entreprise, l'érection d\u2019un magni- tique monument, soit dans lo jardin Viger, wit sur le bord du sentier qui corduit au somwet du pare de la moutagns, suit sur le sommet méme de cette montane vu sur une place publique, afin que le pays ot les visiteurs étrangers contempleut cette œuvre nationale et y lisent l'histoire de lu victoire éclatante remportée par uuve pères à Châteauguay.Ce que je désire wussi, c'est de ne pas froisser les sentiments nobles, mais trop intéressés, que Dourissent les citoyens de Chambly pour leur localité ; car jo tins conserver leur estime comme celle de leur très-digne et trèe-distingué pasteur, qui tous mont honoré d'une attention tou particulière et on ne peut plus gracieuse, Oui, ce que je veux avec eux, c'es l'inun- guration d'un inonument superbe, destite à passer à la postérité, et qui devra fare grand honneur au pays.Avec une parfaite considération, veuil lez me croire, chez monsieur, Votre tout dévoué serviteur, C.-A-M.Grouesshy, Platesu des Chénes, 27 février 1879.\u2014 le- Vor \u2014_ LA PRÉSÉANCE Il y a quelques années, une vivlente querelle éclata à Québec entre les autorites de la province et de la ville d'une part, «: les consuls français et espagnol alors en charge comme consuls généraux pour l'A mérique Britannique du Nord ot ré-vlunt dans ls capitale du Bas-Unnaila, d'autre part.La ville do Québec avait doun wu banquet a lord Dufferin, gouverneur gene ral.Les deux consuls en question assis torent & ce banquet, auxquels prirent part un grand nombre de personnages importants du pays.Coux-ci furent places alu table d'honneur, et les consuls, qu'on rut ignover, furent relérués a Ja the commune aux souscripteurs ondinure.Les deux représentants étrangers ne trou vèrent offensés de ce procédé.[ls se plu gnirent bruyamment par la voix cles jour naux, et protestèrent contre ce qu'ils cat sidéraient a la fois comme un aifron comme uno violation do leurs droits.| prétendirent avoir des titres i la pres ance, et finslewent en appelérent à leur - gouvernements respectifs du ditieren-t.Nous ignorons la réponse que reçut i consul d\u2019Espagne, mais il est de fut que la plainte du consul français ne fut pr reconnue à Versailles.Le ministère + clara au plaignant qu'il n'avait aucun olroit à la préséance ; qu\u2019il pouvait l'acceptet lorsqu'on la lui offrait, mais qu'il ne pou vait l'exiger et devait se contenter, en toutes circonstances, du rang qu'on lui as signerait.Cette règle, tracée par le gouvornemmn français à ses délégués consulaires, est 4e néralement admiso par les mations.fo consuls De sont pus des représentants di plomatiques, comme les ambassadeurs, les mainistres et les chargés d'affuires ; ils sont de simples agents commerciaux, ot placés comme tels au rang des agents comuner- ciaux ordinaires, bien qu'ils reçoivent leur mission d'un peuple entier au leu du Lu tenir de simples particuliers, _ La difficulté de Québoc eut lieu en 1576.La répouse du gouvernement français arrivi en 1877.T'out récerament, à lu fin de 1375, l\u2019Angleterre s\u2019est prononcée à son teur, et le secrétaire d'Etat pour les colonies a lancé une circulaire adressée à tous les gouvernements coloniaux lour signifiant que les consuls étrangers n'avaiont droit à aucune préséauce quelconque, eb gue ce principe devait être reconnu dans Jes do pendances de la Grande-Bretagne comm il l\u2019est dans la métropolr elle-même.La position est ainsi bien tranchéo, et la question bien définie.Quant aux consuls de Québec, personne ne songe à nier leur L'OPINION PUBLIQUE 111 6 Mass 1879 _\u2014 \u2014 \u2014_\u2014 LE BUREAU DU SERVICE CIVIL \u2014 \u2014_\u2014 pe \u2014 = = an = Rh ad » ses pl N = / - \u2014 X 4 Re > A = à à LS e 7 \\ | « £4 \u20ac y We & / ry is; ries = 7 NA N a ! .) == plies LT > He pe \u2014 ÿ X GTX, cms = A po 1\" i NS I Zz i NS ji = rary NN = RN rs = EDOUARD J.LANGEVIN, FCR., wM \u2014 GRIFFIN, (SOUS-SECEETAIRE L'ÉTAT), SECRÉTAIRE DU BUREAU DU SERVICE CIVIL (DÉPUTÉ-MAITRE-GÉNÉKAI DES PUSTEs), PRÉSIDENT DU BUREAD DU SERVICE CIVIL A \u2014\u2014__e Jove EE # vi ?{3 A Nn | LE Ia NY Hd FE A Sill i tu sa - P i 8 W A) FY M 0 À LTE pt ny | = AN f, Wo IEE ZAM 1] CATAL A fi Tied LS SM + a i 2e Ta « = - E RER ER fem JPR ES ! [0] vj M rr - i | HA BAN Sb prey pe Lb 2) al 0) B Wm lé li ir Any) WH | a Y I a a EB il i iW WL] EN Ÿ i M in | kt 8 hi} ii 5 id bars A Feel) SIRT] i 1 i i I 3 Jub Yel ol st AN ul 4 M Un Jy ali, I i Ji A 1 a! ph 4 rick) be) Eo fi ATAU = Fi Lune > RIN va (I » R ar] 3 i ht [5 is Et.Ps PE D Ly yr\u201d Shin de 1A ye SAF A 7 TE SEER I CR li h + D: NS, 3 OTTAWA\u2014OUVERTURE DU PARLEMENT.ARRIVÉE DE SON EXCELLENCE case \"4 113 * L'OPINION PUBLIQUE _\u2014\u2014_ 6 Muns 18% ditinction 4 leur mérite personnel, qui] \u2014J'en suis ! répondit son frère.étaient écoulée\u2014il aperçoit sa propre voi-| Comme on le sit, M.Pacaud n'étais pas ne sont pas inférieurs à ceux de leurs cul- lignes de la diplomatie, et il y avait peut- être manque de guût et de tact dans la conduite des organisateurs du banquet de 1876 ; cependant, le droit strict est là, et leurs protestations n'ont servi qu'à le faire affirmer plus fortement par deux des prin- eipaux gouvernements de l'Europe.Ce n'est pas soulement avec les représentants étrangers que les règles de l'étiquette et de préséanco ont douné lieu à ces sortes d'embarras.Dans le sein même de nos institutions politiques et autres, comme dans nos rapports avec nos concitoyens d'Angleterre, on se trouve assez fréquemment en face d'incertitudes et de cunflite à ce sujet.Ainsi, par exemple, il n\u2019y à pas de noblesse, dans notre pays, si l'on excepte les rares baronets ou chevaliers de eréation contemporaine et choisis parmi Los hommes politiques Eh! bien, lo moindre baron, le moindre cadet ou file putné de noble anglais, s la préséance sur nos premiers citoyens, sur Noë ministres, nos juges et même nos lieutenants-gouver- neurs, Pendant l'administration du lieutenant- gouverneur Caron, il arriva qu\u2019un fils de lord anglais, qui était en même temps colonel et commandant d\u2019un navire de guerre britannique, vint avec sa frégate jeter l'ancre dans le port de Québec, avec l'intention de passer quelques jours dans la vieille capitale.On s'attendait à voir ce visiteur distingué faire visite au lieute- nant-gouverneur, On avait compté sans les lois de l'étiquette anglaise.L'officier ne 8 montra pas à Spencer Wood et soutint que c'était au gouverneur à venir lui présenter le premier ses respects.II resta dans son navire et porta plainte à lord Dufferin.Celui-ci se prononça duns le œene- de son compatriote, et M.Caron dut aller visiter le noble commandant.Si cette décision de lord Dufferin devait faire loi, tous les nobles d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande auraient dans tout l\u2019Empire la préséance qui leur est donnée dans les trois royaumes, et le dernier baronnet, de passage dans une colonie administrée par un gouverneur rofurier, serait placé en dignité au dessus du chef de I'E- tat.De même, ici, les simples chevaliers auraient le pas sur les lieutenants-gouver- neurs non titrés en Angleterre.C'est le cas actuellement.L'entuurage du marquis de Lorna et de la princesse, qui se compose de nobles anglais, à la préséance, comme en Angleterre même.Le lieut.- colonel Littleton, fils d'un lord ; le major de Winton, fils d'un baron, sont les pre- niers de la Puissance après le uverneur-général.Leurs épuuses, et lady Namara, fille d\u2019un comte irlandais, ont le pas sur les femmes de nos ministres et de nos lieutenante-gouverneurs.À.G.LES HOMMES DE (837 PHILIPPE N.PAOAUD I (Suite) On e'arrêta pour délibérer.\u2014C'est le moment de montrer du eon rage, dit M.Pacaud.8i nous retournons sur Dos pas, Lious sommes pris, jugés et condamnés, c\u2019est clair ! De sorte qu'à tout prix, il nous faut aller en avant.Or, tent-r de franchir la rivi*re à la nage, on nous jeter dans la forêt, c'est la mort certaine.Il ne nous reste fone qu\u2019un parti à prendre, mes amis, c'est de passer tout droit ! \u2014Comment, tout droit! Mais le corps de gardet \u2014Nous le forcerons ! .\u2014Diable ! Savez-vous qu'ils sont nu moins quarante hommes armés jusqu'aux dents?\u2014N'importe ! nous sommes cinq hraves : nous avons nos pistolets; nous fondon- sur eux & Vimproviste ; nous en assommons quelques-uns, nous culbutons les autres, et, à le faveur du désordre et des ténèbres, nous piquons des deux vers lu frontière\u2026 et, enfoncés les habits rouges ! En êtes-vous?\u2014Et moi aussi ! s'écria l'homme au trophée sanglant.Qui veut me prendre en croupe 1 \u2014Monte la jument du guide, dit M.Pacaud ; je te l'achète ! Le marché allait se conclure, lorsque les deux autres fugitifs intervinrent et refusèrent leur concours à un projet sussi pé- Po rilleux.Il fallut donc y renoncer et retourner en arrière à tous hasards Ils atteignirent Saint-Hyacinthe sans encombre.M.Pacaud se rendit tout droit chez lui.La maison qu'il habitait avait une aile dont le comble venait appuyer son extrémité en amont du toit principal, ce qui laissait, sous la couverture de l'aile en question, un vide sans isene.Couper une planche et s\u2019introduire à l\u2019intérieur, furent pour notre fugitif l'affaire d\u2019un instant.La planche, replacée sur les chevrons, dissi- taulait si bien la cachette, que lea plus fins limiers ne l'auraient pas éventde.Il était temps, car les troupes anglaises entraient dans le village, On fit les perquisitions les plus minutieuses ; les deux corps de logis furent fouillés\u2014en apparence\u2014dans tous les recoins, mais saps aucun résultat.M.Pa- caud entendait tout du fond de son réduit, et, plus d\u2019une fois, malgré son anxiété bien naturelle, il ne put retenir certains accès d'hilarité qui faillirent 4 compromettre.Deux nouvelles perquisitions furent faites, tout aussi inutilement que la première.Un mois s\u2019écoula de cette façon.Mais on savait, disait-on, que M.Pacaud 8e cachait chez lui ; et, les autorités persistant à en avoir le dernier mot, ls position devenait dangereuse.M.Pacaud résolut de chercher refuge ailleurs, M.l\u2019abbé Prince, depuis évêque de St- Hyacinthe, lui avait offert un asile au col- lége.11 y court une bonne nuit, passe une journée à grelotter dans le clocher, et finit par e\u2018installer dans ls chambre réservée pour les visites pastorales de l'évêque, où il n'y avait alors ni feu ni lit.Le Dr Duvert, qui était l'écolier réglementaire, lui portait à manger quand il pouvait ; et, du moment que tout le monde dormait, il lui prétait son lit pour quelques heures.Enfin, un jeune sémivariste lui fournit une soutane, un rabat, lui rase la barbe, lui ébauche une tonsure, et le voilà installé daus la communauté à titre de prêtre étranger.Les élèves s'écartaient respectu- susemens sur son passage, ls main à leur casquette Personne ne le reconnut ; pas tuême sun jeune frère, qui faisait alors sa rhétorique dana l'établissement.Cependant, le fameaux Comeau, ce délateur de profession, dont le gouverne- tuent s'était assuré les honteux services, ne se reposait pas.Un soir, il arrive au col- lége avec ses argousine M.Pacaud, qui était aux aguets, saute par une fenêtre et rentre chez lui.Jugez de la stupéfaction de madame Pacaud en reconnaissant son mari dans son uouveau costume ! Mais il falluit fuir, fuir encore, fuir toujours.M.Pacaud se réfugia alors chez un pauvre homme de Saint-Hugues, dont la chaumière, ou plutôt la cabane, était à deux ps de la forêt, muis qui n'avait pas autre 7 Ripe == ER 2 re ==3= = ; / mr Cat + = \u2014e\u2014 Un De Te = I === § - 8181 savy o Traine sauvage, tirée par un coursier fringant, rencontrée dernièrersent dans les rues de Montréal Des convois de chiens I NINE DERNIÈRE INCIDENTS VE A SEM x, ex { Trés 5 LY.Sigs _ 3 gre re xx, a 4 x = A = LEE ED on, Sa i 2A x i - a Le = wi a PIT Fe 6.81 SUR ¢ a vr - 6 i = 3 he 7 ih] 7 Ver = È \u2014 yy ET >.4 =- ie ¥ 4 a { 4 4 eT .OWT At, $l ; oC né a j ia =» LA ve A FE \u201c3 3 # É i oh: us > A Hp, ae = \u201c3 hi rE @+ C2 : 24} at à tr ~~ he 2 ad = Lo i pe?57% we we 3 Su iy] Le Pas ï i 3 p hd bi WE] KL) Yael Kl MN = IEW Les + \u2014\u2014== ph iy, A s 4 a4 > a pr - AAs 2 \\ > 2 \\! i I M % ka a Br a re +: \u201c > un « ve (2 \u20ac » Ju io 5 3?ef rc /\\ He = C= pt \u2018Q x = va 5) ~~ Lali.=, Le pige ; / Ni ; 5 7) XK NN a 4 i 1S wy «> w \u2014_ se, 78 7 LY 3 =, = 1 Ë co, = ¥ a Z J = Notre-Dame, vue prise du quai de Héthner, Le Iwodesard Montparnasse, te Fant-Rayal, # Muulin de la sialette, à Montmartre.Ve boatesaut des Patiens, ut PARIS SOUS LA NEIGE.-\u2014 (Dessins d'après nature, par M.Vierge ) 116 L'OPINION PUBLIQUE 6 Mans 1879 T1 faut tes voir, cos olssaux frêles, À la neige tendant leurs ailes, Braver et le froid et le vont.Nar.LEGENDRE.Foavres potits oiseaux qui cherches l'existence .Au wiliou des Trimas.\u201d Comment ves-vous done pporter 'inslémence 5 wos rudes olimats Une lavisidle main sans doute vous protége Vous purent venta des Toasbilions da neige ven! es Qui glacent notre sol.ral 3 Oe To topo Bi le père céleste, oubliant que vous êtes, Navalt pas sola de vous; 81 sen our, plain d'amour pour toute créature, Ne veillait dans les cieux À vous donner ici le toit et La phtare, Ls soleil oi ses feux ! Et que n'imites-vous les douces birendalles ! Quand les sombres autave Gémissent, elles fuient, mais à leur nid féles Reviennent tous les ans.Plus près du grand foyer qne Dies lai-méême attise Pour réchauffer les cieux, Vous ne sontiries pas au souffle de le bise Trembler vos doigts frileax.Puis vous reviondries quand les hivers moroses Et les vents en courruux, Faisant place au printemps qui fait naître les reves, S'envolent lois de nous.Pourtant.nos, demeures, créatures almables, Charmants petits molnesux, MM vous aurez toujours le meilienr de nos tables, Sucre, fruils ot gâteaux.Nous vous donnerons tout, millet, graine saovage.Que vous cherchez en vain ; Vous vous abrenverez.libres comme au rivage, Au creux de notre main.Prenez, moineaux cbéris, c'est 1e cœur qui vous done, Partagez not repas.Dieu nous douse le pain, nous en devous l'aumône À ceux qui n'en ont pas.I quaad viendra Je temps dos suaves murmures Des séphyrs dans les bois, Vous ires oublier sous les fraiches ramures Les de nos toits.Puissiez-vous, cependant, du fond de vos retraites Au goin des verts bulesons, Nows rendre es souvenirs nos repas of pos fêtes, Notre amour en chansons.AaTEUE GLOSRESKY BANDE ROUGE PREMIERE PARTIE XLIV \u201cTiens! c'est vrai ! e\u2019écrièrent en chœur les nationaux et les badauds.\u2014Moi ! déserteur ! jamais, dit Landresu avec \u2014Pourquoi avez-vous ua pantalon d\u2019uniforme alors 1 demanda Taupier.\u2014Qu'est-ce que ça vous fait à vous, bancroche ! dit le garde-chasse que le coup de pierre d'Agricols n'avait pes disposé A ls patience.\u2014Citoyens, je vous prends tous à témoins, eris le bossu.Cet individu refase de s\u2019expliquer, donc il est en faute.\u2014Et de quel droit m\u2019interroges-vous ?Je ne vous connais pes, moi, ot je n'ai pes envie de ous connaître.bl ; 1 à \u2018est possible, mais jo su nom du peuple, qi & le droit de tout savoir, dit Tau- Pier sur Îe ton emphatique qu'il réservait ordi- tairement pour ses discours les clubs.\u2014Oui ! oui ! cris la foule, il faut qu\u2019il réponde.\u2014On ne court pas comme ça quand on p's rien fait de mal, observa judicieusement une vieille femme armée d'un immense cabas.\u2014Parfns que c\u2019est un Breton, dit nn citeyen d'une casquette et de cheveux collés sur les tempes.\u2014Ce n'est Jon veh je suis de ls Bourgogne, exclama Landreau emporté par le patriotisme \u2014C\u2019est ls même chose, huris un gamin sens respect pour }a géographie.\u2014D'\u2019ailleurs, ça ne fait rien, reprit l\u2019homme sax aceroche-cœurs, les moblots de province, c'est tous aristos.\u2014 Voyons, êtes-vous, oui où non, de ls mobile ?demanda un spectateur plus sensé que les au tres.«Je suis trop vieux peur ça, répondit évasl- vement le garde-chame.\u2014Alors, vous n'avez pas le droit de mettre un pantalon d\u2019uniforme.Le port illégal de costume constitue un délit, prononge le garde national maigre, qui devait svoir travaillé chez an procareur.\u2014Citoyens, cet homme est au moins suspect, reprit gravement Taupier.aire usp au premier chef, appuys le séden- efBangné.\u2014il faut l'arrêter, ajouts la vieille.Certainement | au poste ! au poste ! Cotte clameur s'éleva de tous les range de la ol ft avait rapidement un prairies rom t maintenant toute la largeur de la rue et arrétait les passants, ui se joignaient involontairement en A q Les Pi.venus ne voysient en oreriaiont uniquement t d'imitation ; mais, au centre du cercle, les devenaient de plus en plus hostiles.Au ! noi faire?demands Lan.drean ea dretorgent rester calme.\u2014Pour t'apprendre A tirer des bordéss, mé- chant moblot / cris le citoyen eu casquette plate.\u2014Si ça ne fait pure de voir ces clampéns- là flèner dans rues, ot que mon homme, qui est sergent au Sle, s'esquinés tous les jours à monter ls au bastion 1 ** grom- Dans les foules, aussi bien que dans les sssem- blées délibérantes, il y & toujours un élément modéré, et, au lieu du rassemblement dels rue dee Martyrs, le parti conservateur était repré- qouté Far un épicier coiffé d\u2019une casquette de jontre.\u201c Après tout, il n\u2019est p't-être pas an service, ce pauvre vieux, dit ce personnage rempli d\u2019excellentes intentions.* Plutôt que de le traîner au corps de garde, veudrait mieux le conduire à son pour qu\u2019il se fasse reconnaître.1 on t non! il 'oxpliquers bien mieux aveo je chef de poste, cris or que cette proposition conciliants D'arangeait ms du tout.\u2014Au fait, s'il ne demeurs pes trop loin, çà moins, observa leo gards national gras.\u201c Voyons ! ou restes-vous, citoyen 1\u201d Landreau ouvrit la bouche pour répondre, mais l'idée d'attirer au chalet cette fouls mena- cante arrête les dans sa gorge.li rougit, balbutis et finit par lancer cette phrase imprudente : pes, et je ne veux pas \u201cCa ne vous vous le dire.\u2014Vous entendez, citoyens, hurla le bossa tri- emphant, il refuse de parler.\u2014Parblou ! il a ses raisons pour ça,\u201d dit Is vieillle.Il n°y eut plus qu'une voix dans la foule.Les premiers rangs erièrent que c'était un voleur ; un peu plus loin on disait qu\u2019on venait d'arrêter tout au moins un forgat évadé ; lea derniers venus sfirmaient qu'il s'agissait d'un complies de Troppmaan.\u201cEnleves-lo 1 glapissaiont les gamins sur lo fauseet le plus aigu.Les deux gardes nationaux, qui re ntaient 1a force armée au milieu de ce tumulte, ne pouvaient plus héaiter devant la volonté du pouple souverain si brayamment exprimée.Ils se consultérent du regard, et le plus gros verre de près le garde-chasse, pendant que lo oa marade maigre essayait de la porsuasinn.«\u2018 Allons ! citeyen, dit ce dernier d'un ton insinusnt, il vaut mieax marcher de bon gré que de force.Au contact du sédentaire obèse, Landreau avait bondi en arrière et fermé les poings.8a figure exprima ai bien la résolution de se défendre, que le vide se fit immédiatement autour de lui.La foule ondula comme une mer, mais les ptus éloignés qui se sentaient hors de la portée des coups, répondirent au mouvement de recul par tune vigoureuse poussée, et le cercle se rossorra forcément.Les deux gardes nationaux, offrayés, firent mine de croiser la baïonnette.Il se campe fièrement sur ses jambes et tombe en position comme un boxeur la visille An.etre.oe Essayez donc de me toucher, espèces d'escargots de rempart 1\" dit-il d\u2019une voix sourde.Cette épithète pou flatteuse pour les sédentaires mit le comble à l'indigustion des ascis- tants.Landreau l'avait 8] au bivouss des mobiles, médiocres sd: rs des soldats-citoy- ens, et il vit bientôt à ses digens ea qu\u2019il on coûtait de manquet de respect nale.Le wilicien lui mit la main au collet et le maigre lui allonges sournoisement un coup de crosse Mais le vieux chasseur était Leste et solide.T1 se débarrases d'un revors de main de ses deux adversaires et, par un geste rapide comme Y'éclair, arrache une baïonnette, avec lsquelle il se mit en garde.Cette attitude résolue pro luisit an bel effet de terreur et le groupe s'ouvrit aves uue promptitude qui prouva une fois de plus ls pi élasticité des foules.Une seconde plus tôt, un enfant n'aurait trouré de places et le fer pointu avait subitement ouvert un passage suffisant hommes.Landreau ne perdit pas de temps et se lança : toutes jembes par l'issue inespérée qui s'ol- t.* A mort 1 à l'assassin 1! ** a crie éclatèront avec un summtls forms! je, et us hardis se mireut poursuite du gdh Le vieux serviteur s'était bien gardé de courir du côté du chalet, et, au lieu de rentrer dans le res de Laval, il s'était jeté vers l'entrée de l\u2019a venue Tradaine.Le premier moment de surprise lui avait donné une disaine de pes d'avance, et il pouvait espérer de distancer wes perséeuteurs s'il révasis- mit à r les petites voies qui descendent du Boulevard extérieur.Mais il avait compté sans Agrionia.L'affreux polissou, ettiré nk bruit qui ee faisait autour de Landreau, revenu aus ous la garde natio- Ÿ on voyant le garde-chasse ompêtré au mid'un rassemblement hostile.H n'avait pas jugé prudent de s\u2019y mêler, imitant en ce pola son Toapactble père, qui avait repris paisiblement le chemin de ls rue de Navarin, mais il s'était embusqué au coin de l'are- nue pour jouir du spectacle.Quand il vit Landreau prendre sa course dans cette direction, il eut naturellement l\u2019idée de faire une méchanceté, et mal en prit au fogitif.Au moment où il tournait l'angle de le première maison, le pauvre gardr-chasse fut heurté prb qui lui passa la jambe et le fit tom- Il n'eut pas le temps de so relever.Avant d'avoir pu se remettre sur ied, il fut eaisi par vingt bras ureux, frappé, désarmé et finalement em comme Un paguet.Résister était inutile, et Landreau n'y essays mêine pas.Teupier, trop cagneux pour courir, venait de rejoiadre Jo grape aussi vite que sa structure défectueuse le lui avait permis, et il prit le commandement de son autorité prirée.\u201cCitoyens, dit-il d\u2019un ton solennel, cet hotame est évidemment un grand coupable, et ile jent à la justice du peuple.1 oui 1 à l'eau ! à la lanterne !\u201d hurlèrent tous à la fois les généreux badauds qui vensient de se mettre à dix pour arrêter un homme.La colère des foules est féroce.A peine les miers cris de mort eurent-ils été poussés, que soif du sang s\u2019empars de tous ces misérables Landreau eût été maseacré sur place ai ses per- séeuteurs avaient eu des armes.Mais les baïonnettes des deux gardes natio- nsuz ne pouvaient pas suffire à assouvir leur ace voulait sa part de le victime.Force fut donc de chercher un autre supplice.La rivière heureusement était loin et il était ben bable que le prisonnier y arrivêt sans être livré en route.Ce fut le rejeton du vertueux citoyan Bouri- guard qui se charges do lever 1a difficults.4s Par ici ! cria-t-il, par ici, citoyens, je connais un don endroit pour pendrs V'aristo.Au milieu de l'avenue, sur les terrains de l'ancien abattoir, s\u2019élevaient Îles constructions inachevées du collége Rollin.Poutres, rordages, poulies, rien\u2018 ne manquait aux échafaudages pour qu'une horrible exécution pût s\u2019y accomplir.La proposition d'Agricols fat acceptée avec enthousiasme ot lo ramemblement se mit en marche.Landreau était littéralement porté par le foule et l\u2019odieux gamin gembadait devant le sinistre cortége.XLV En des temps plus calmes, une exécution sommaire eût été certainement impossible en plein jour ot on plein Paris.Mais les crises politiques ou militaires réa- giment eur les esprits et, pendant le siége, ia populstion était devenue nerveuse outre mesure.Il résultait de cette surexcitetion maladive un déplacement complet des habitudes et un boule versement radical des caractères.Tel honnête bourgeois Jui.avant ls guerre, avait sans cesse à la bouche le mot de légalité, ne parlait plus que d'empoigner et de fusiller sans jugement Les fernmes surtout subissaient l'influence des privetions et des angoisses auxquelles le blocus les condamnait et, après trois ou quatre heures de station dans le boue à la porte d\u2019ux épicier ou d'un boucher, des mères de famille se transformaient en furies.Aussi, le groupe qui entratnait le malheureux Landreau se compossit-il en majeure partie de gons très- ques à l'ordinaire.L'élément féminin y dominait et les ména- pe, du quartier avaient unenimement déserté queue pour ne perdre le spectacle hidoux ue leur mén t la méchanceté de Tanpier.11 est bien probable que ces mêmes créatures, ai elles eussent rencontré le gure-chasse mourant de faim an coin d\u2019une borne, se seraient privées pour le réconforter de leur ration si péniblement attendue sous la neige.Mais les mots avaient alors la Pre de ces tres qui, autrefois, ce qu'on tend, ane subitement Is raison.Il suffisait d\u2019appeler un homme traltre on es- pen pour le vouer aux faureurs aveugles de ls loule, et le bossu qui se connaissait en populace n'avait eu garde d'oublier Is recette employée r les massacreurs de tous les tempe.11 méditait depuis longtempe de se débarras- Pal ser de Landreau et il avait préparé'le piége avec trop de soin et d'adresse pour te pas se hâter d'en finie avec le vieux serviteur qui le génait.** Dépéchous-nous, citoyens, criait-il en brandissant sa canne comme un sabre, dépéchons- nous pour que Îa réaction ne vienue pes entraver la justice de peuple La cortége avait traversé l'avenue Trudaine et les exhortations de Taupier étaient bien su- perfises, osr la résction était pour le moment corps ailleurs, c\u2019est-à-dire que les gens d'ordre montaient garde aux remparts où tra out à domicile, La vole publique appartensit donc à peu exclusivement 1 cette portion de la polation parisienne qui préfère 1 fâneris à l'exercice de ves devoirs civiques et qul vague sans cesse par les rues em quête de méfaits à perpétrer.Les batteurs de payé et les femmes étaient pour l'affreux bou des auxiliaires tout trouvés, et, quant à l'autorité, il n'avait pas à s'inquis- ter.La surveillance municipale était alors e: pr des agents pe Jours Bahitito et Jens voie ume firent qualifier moines sontemplaii) a blair ° platife et placides fonctionnaires rasés avec soi affublés d\u2019un capuchon, hy lentement tes trottoir par groupes deux où trois, et montraient de temps en temps leurs faces mé- leacoliques dans les carrofonrs, mais jamais il ne leur serait venu à l'idée d'intervenir dans un mouvement populaire.Ons apposé depuis qu'ite avaient été inati- tués pour ramener le calme dans les esprits par exemple de leurs méditations on plein air, maix, coup sûr, ce n'était ur réprimer le désordre, car, vera la fin To, ie ry térent stoiquement au pillage des Halles sans même essayer de l'empêcher.Un couple do ces utiles gardiens de la tran.Juillisé publique stationnait à l'autre bout de avenue, et pouvait voir de loin le grou i so mouvait sur Is chaussée.groupe qui Mais les deux observateurs pensérent mans doute qu'il s'agissait d'une manifestation patriotique, car ils ne bougèrent pas.11 faut dire qu'ils étaient commodément installés sous uns norte cochère, et que la neige tombait à gros flocons.Guidés par Agricols qui gambadait devant elle en poussant des gloussements de joie, la foule s'engouffrs dans les bâtiments en cons- traction du futur collége Rollin.L'entrée principale donnait accès dans une grande salle du rez-de-chaussée que l'architecte avait bâtie probablement en vue d'y installer le réfectoire.Il n'y avait encore de termiué que les quatre murs, mais on avait cependant commencé ple- cer les poutrelles transversales destinées à supporter le plaucher de l'étage supérieur.Le lieu ve prêtait assez bien à la perpétration duerime que Taupier avait prêché à la tourhe populaire, et on pouvait y justicier tout à son sise, Seulement, Ia pendaison n\u2019y trouvait pas toutes les facilités désirables.Les cordes manquaient et le point d'appui des poutrelles était placé hors do la portée des exé- euteurs volontaires.La victima, replacée sur ses pieds et serrée de près par les plus robustes de In bands, formait toujours le centre d\u2019un groupe compacte, et Taupier errait à l\u2019entour en quête d'instruments propices à son dessein.TL commençait à craindre que le supplice adopté en principe ne fut praticable, et d'ailleurs il y avait déjà des dissidents.Quelques voix s\u2019élevèrent pour demander qu'on modifiêt le programme et qu\u2019on prit le chemin de la rivière ou du canal.Cet atermoiement ne faisait la compte de l'xécrable bossu, qui savait parfaitement que les violences différées ne s'accomplissent jamais.H tenait beaucoup d'ailleurs à ce que l'exécution re t pour ninsi dire en famille, et loin de tous les yeux profanes, afiu de pouvuir disparaître aussitôt après le coup.11 enrageait douc de ce retard dû à l\u2019abxence des ustensiles indispenaables, ot il maudiscert le gamin qui lui avait fait faire fausse route en le conduisant dans un local aussi dénué de res sources.Il le chercha même des yeux pour le tancer de sa bévur et lui demander d'autres indications sur l'intérieur de ces constructions abandonnées.Mais Agricols s'était eubitement éclipsé.Les partisans de ls noyade se mirent alors à formuler hautement leurs intentions.* Emmenons-le d'ici ; oe n'est pas un bon endroit pour le finir, \u2014Allons au pont d\u2019Aunterlitz.\u2014Non, c\u2019est trop loin.\u201d Tons ces cris confus éclatèrent en même temps.* Au bassin de la Villette t\" hurls la vieille au cabas, Cette dernière proposition rallia la majorité.* Oui ! oui ! c'est des bons, des solides dans ce quartier-Jà.\u2014Au bassin \u2014Prenons par le boulevard extérieur.\u201d Le nom du canal où il avait voulu naguère jeter Régine sonnait assez mal aux oreilles de \u2018aupier, qui avait conservé un ficheux souvenir de cette expédition manquée.Il cherchait, dans sa téte fertile en inventions scélérates, un autre projet à mettre on avant, uund un auxiliaire inattendu viut le tirer l\u2019embarres.; *Ohé ! les autres! ohé !\" cris une voix aigre qui partait des régions supérieures de l'édifice.Toutes les tôtes ne levérent et la personue grêle de l'atroce garain ne montra perchée à viogt pieds en l'air sur l\u2019eppui d'une fenêtre.Le digne héritier de Bourignaed avait prestement fait le tour du bâtiment par l'extérieut, et, grimpant à une échelle appliquée contre les échafau il avait atteint le palier en bois qui correspondait eux ouvertures du premier tage Les maçons svaient Isises là des auges, des truelles et des cordes entre lesquelles Agricols n'eut qu'à choisir.Muni d'un chanvre de ur et de longuenr convenables, il se produisit aux regards ébahis des sassseins et agita triomphalement ee trou: vaille.** V°là le gosse / \u2014Kat-il malin, ce crapaud-là ! \u201d lt apporte une ficelle ; nous allons rire- Flattd cus acclamstions, le gavroche salux Somme un sateur qui outre on 0 et se mit & crier : 6 Mars 1879 L'OPINION PUBLIQUA 117 théâtre 1\u201d DE dits de rire accueillirent cette aimable maillie, et Taupier respira eu voyant que as proie jt plus fui échapper.* doyen, vous silez voir Blondin, le héros du Niagara,\" glapit Phorsible drôle en o'aven- d utrelles.Po oops 02 équilibre, les bras étendus en balancier, || parvint, avec une adresse de ainge, jusqu\u2019 de la salle.Jon vant à califonrehon, détit la corde qu'il avait attachée à ma Ceintare et la laissa couler, un bout de chaque côté de la Po slotennt, citoyens, on commencera aand vous voudrez,\u201d cris le petit monstre.Un mouvement ve produisit dans le groupe des misérables qui entouraient Landreau.Il w'y avait plus à reculer.L'instrament du supplice était là ; il suffisait de un des bouts de ln corde autour du cou do Ia victime et de peser vigoureusement de l'autre côté pour enlever le patient et l'envoyer \"éteruité.dans VE bandits des deux sexes, les moins fé- voces s'écartèrent avec une répugnance visible, tandis que les plus acharnés se mirent en devoir réparer un nœud coulant.dopant toutes ces alfreuses péripéties le le-chasse avait gardé son sang-froid ; il était très-pôle, mais il portait la tête haute et il n\u2019await pas prenoned un mot depuis que aa chute avait mis à la merci de cette foule stupide et féroce.\u2018avait assez souvent vu le mort de près pour ne pas la craindre, et l'idée + lui vint même d'essayer de se justifier au risque de compre- mettre les dames du chalet.D'ailleurs, 1l était trop tard et toute tentative pour attendrir ces brutes edt été en pure dros éleva son âme à Dieu et se prépare à mourir.Les ignobles apprêts étaient achevés.Quatre bourreaux d'occasion avaient saisi la corde, le quud coulant était fait et se balançait à quatre pleds du sol.** Allez-y, citoyens,\u201d cris du haut de la poutrelle le vipereau de Bourignard.La victime, poussée par les scélérats qui la tenaient, fut conduite à ce gibet improvisé, et un grediu aux cheveux plats se charges de paz- ser le fatal collier.Taupier suivait l'affreuse opération d\u2019un œil sec.Quelques fernmes, prises d'un accès tardif de sensibilité, se précipitèrent vers la porte, Quant aux deux gardes nationaux qui avaient arrêté Landreau, 1ls étaient déjà pertis.Ces miliciens, plus bêtes que méchants, ar- rétaient volontiers les gons, mais ils n'aimaient pas à les voir tuer.\u201c Éulevez!\u201d cria le fils du portier.F.pv Borscosey.(da suite au prochain numéro.) \u2014\u2014\u2014 CHOSES ET AUIRES On eroit que M.Langelier remplacera M.Bachand comme trésorier de la province, Un nouveau journal portant le nom de la Patrie à remplacé le National.M.Beaugrand en est le propriétaire et il le rédige conjointement avec M.Tremblay.Un nouveau journal vient de paraître ; il s'appelle La Thémia, et sera rédigé par l'hon.juge Loranger et par MM.de Mon- tigny, de Bellefeuille, de Lorimier, Beau- dry et Desrosiers.M.Rivard a été élu maire de Montréal par une majurité de 290 voix contre l'hon.J.L Beaudry.M.Rivard le droit de se féliciter d\u2019ar- Fiver à une position aussi élevée, à un âge comparativement jeune encore, Nos lecteurs ont dû remarquer que le dernier paragraphe de la - biographie du lieutenant-colone! do de Salaberry, pu- Dike dans le dornier numéro de L\u2019 Opinion Publique, n'était pas correct.Des trans- Positions d'expressions font que ce para- Graphe est peu français.L'évêché de Montréal a présenté à M.)esève, artiste distingué de cette ville, un violon valaut su moins $2,000.Cet instrament compte deux sitcles d'existence.Il a été fabriqué par le célèbre Ga- Dorius et avait été donné à l'évêché par un officier anglais, Quelques journaux libéraux prétendent Que le (Gouverneur-Général réfèrers la Question Letellier au gouvernement impé- ve: si ls motion de M.Mousseau est doptée.journaux conservateurs t que la démission du lieutenant- gouverneur étant du ressort du gouvernement fédéral en vertu de ls constitution, le gouvernement impérial n\u2019a pas le droit d'intervenir, Les discours prononcés par les hons.MM.Bellerose et Armand au Sénat, et publiée par le Nouveau-Monde, continuent exciter ls curiosité de notre monde politique.Ces doux messieurs, qui sont conservateurs, reprochent à Sir John, dans les termes les plus amers, de n'avoir pas consulté les membres français et catholiques du Sénat dans la formation du gouvernement, et d'avoir méconnu leurs droits.Toutes sortes de rumeurs relatives à un remaniement ministériel à Ottawa, circulent depuis la maladie de l'hon.Masson.On dit que ses médecins lui conseillent de se retirer de la vie publique; il serait remplacé par M.Mousseau et M.Chaplesu entrerait dans le cabinet à la place M.Baby qui serait nommé juge à Sorel.M.LU.Loranger deviendrait alors chef de l'opposition à Québec.Le Nouveau-Monde dit qu\u2019il espère que M.Musson restera x son poste.L'hon.ministre est mieux.M.Mousseau s proposé, lundi dernier, secondé par M.McCarthy, la résolution suivante : Résolu, Que le renvoi d'office de ses ministres, par le lieutenant-gouverneur de Québec, le 2 mars, 1878, était, dans les circonstances, imprudent et subversif de la position accordée aux aviseurs de la Couronne, depuis ls concession du principe du gouvernement responsable aux colonies de l'Amérique Britannique du Nord.Cette motion comporte exactement le même sens que celle présentée à la dar- nière session par Sir John.Des citoyens de Montréal se sont réunis la semaine dernière pour considérer l\u2019opportunité d'élever un monument à M.de Maisonneuve, le fondateur de Montréal.Cette idée patriotique arrive dans un mauvais temps : la crise rend les souscriptions difficiles ; mais il faudra plus de temps et de zèle pour réussir, voilà tout.Quand on songe que ni Québec ni Montréal ne possèdent encore de monument rappelant la mémoire,de leurs héroïques fondateurs ! les Champlain et les de Maisonneuve.Mais Jacques Cartier lui-même en a-t-il unt Nous reviendrons sur ce sujet.Nous recevons de messieurs J.B.Rol- laud et fils les deux ouvrages ci-dessous mentionnés, savoir : Les Légendes de eaint Joseph et Lu vie et les vertus de saint Joseph d'après les livres saints, par le Père H.Saintrain.Ces deux livres ont un à-propos tout particulier pour le mois de mars, qui, ainsi que nos lecteurs le savent, est tout spécislement réservé pour honorer le patron de l'Eglise universelle.Comme livres de piété, ces deux ouvrages sunt fort recommandables et nous ne doutons pas que nos établisee- ments d'éducation et les familles leur feront un bon accueil.Les nouvelles d'Europe sont maigres.Le prince impérial Napoléon entre dans l'armée angluiss et va se battre contre les Zulus au Cap.La peste continue ses rav C\u2019est bien ln véritable peste, la terrible peste, la terreur du moyen-âge ; on dit que si elle pénètre.en Europe, elle empurtera le tiers de sos habitants, L'amnistie a été votée par les deux Chambres en France.Quelques communistes seulement en sont exclus.On dit que M.de Macère sera foroé de quitter la cabinet, si ce n\u2019est pas déjà fait, Le parti républicain ne le trouve pas assez énergique.Nous appelons l'attention de nos lecteurs eur la correspondance que M.Glo- bensky, de Saint-Eustache, nous envoie, relativement à l'endroit où le monument destiné à honorer la mémoire de de Ssle- berry devrait être élevé, Les raisons apportée par M.Globenaky à l'appui docs cause, sont ai fortes, qu'elles nous ont converti à son opinion et con- vainou que le monument devrait ow\u2019 élevé à Montréal, Nous eroyons qu'on ne devrait pas commencer la souscription avant de s'être entendu sur cette question.À l'assemblée annuelle de l\u2019Union Commerciale de Québec, tenue le 19 février dernier, les officiers suivants ont été élus pour 1879-80 : Président : L.C.Marcoux, réélu ; Vice-président : L.Morency, réélu ; Sec.-archiviste : Eugène Roy, réélu ; Sec.-correspondant : C.F.Lacroix ; Trésorier : Oscar Archambault ; Ass.-trésorier : W.Gaboury ; Bibliothécaire : Joseph Martineau ; Ass.-bibliothécaire : Georges Gagnon ; Membres adjoints au bureau de direction: MM.Cyrille Gingras, Charles Villeneuve, Louis Lapierre, F.I.Moffet et P.Huot.De tous les projets qui seront soumis à Is Chambre durant Is présente session, au- eun n'aura plus de droit à la considération de Is Chambre que celui d'établir un réseau complet de télégraphe sous-marin, \u2018devant relier les tles du golfe Saint-Lau- rent et les endroits éloignés de la terre ferme aux lignes télégraphiques en existence dans le pays.C'est M.Fortin qui, naturellement, mettra cette importante question devant ls Chambre ; on sait que depuis longtemps il s\u2019en oceupe, et qu'il a fait, & ce sujet, des lectur »e et des discours du plus grau { intérêt.II s\u2019ayit de prendre les moyens de secourir les navires en naufrages, de faire réduire les taux d'assurance élevés imposés sur les vaisseaux qui naviguent dans le golfe Saint-Laurent, et d'empêcher le commerce de prendre la route de Now-York.Qui refusera de seconder I'honorable député de Gaspé?Nous tâcherons de parler bientôt de ce projet si digne de l'attention de tous zeux qui s'in- téreasent à la prospérité publique.L'Obeervatore romano signale, dit le Monde, un fait qu'il prend dans le rapport sur l'administration communale de Rome, récemment publié par le syndic, M.Raspoli.En 1867, Pie IX, dans son inépuisable charité, acheta pour un peu plus de 200 mille lires de blé pour les pauvres de Kome, et il tit faire cet achat par le sénateur de Rome, M.le marquis Cavalletti.Or, aujourd'hui, le gouvernement libéral italien, se prétendant le légitime successeur du gouvernement pontifical, considère cette générosité de Pie IX comme un prêt faità la municipalité, en ré- elame la restitution, et a commencé par se payer de ses propres mains, en retenunt 180 mille lires qu\u2019il devait à divers titres à la commune de Rome.\u201cEn d'autres termes, dit )'Observatore romano, le gouvernement régénérateur veut se faire payer par les pauvres de Rome le blé que Pie IX leur a donné, par un acte de charité, pendant la disette de 1867.\u201d Nous nous abetenons, ajoute-t-il, de tout commantaire sur cette énormité : nous nous oontentons d'inviter nos lecteurs à faire une comparaison entre la conduite de Pie IX et celle des italianissimes.-\u2014_ LES FEMMES L'amour est de toutes les passions celle que les femmes sentent et expriment le mieux.tendresse des femmes est vive, curieuse, pleine de détails intéressants.** De tous les chagrins que peut éprouver une femme, le plus hossiliant pour elle Feet l\u2019indifférence d'un homme qui l'aimait, et dont elle à fait cesser l'amour.er Une fotnme trop vive est peu capable d\u2019attachement ; trop gaie, elle est pou propre au sérieux de l'amour.we L'amitié, ou plutdt Is lisison entre les femmes, eat moins l'effet de la sympathie que des confidences qu'elles se font réciproquement.EI) .Un honnête homme n'aure jamais de meilleur ami que es ferme, ei elle est vertueuse et raisonnable.LES CHATS SUR UN CADAVRE Daniel Sheenan est mort subitement à New Albany, Indiana, le 30 jauvier.Le soir, deux hommes furent chargés de veiller au corps.Vers minuit, un d\u2019eux, Thomas Flynn, alls examiner le cadavre, et quelle ne fat pas sa slu- peur en voyant trois chats sur le mort.Il ce- saya de les chusser par us meuvement de la main, mais les chats voulaient serebeiler.Alors il prit an tisonnier et commenca à les attaquer ; cependant, lui et des compaguons que seu cris attirèrent eurent fort à faire pour les chasser de la chambre.Les fenêtres étaient fermées et l'on rit bientôt une troupe de chate sauter à la fenêtre avec des yeux étincelants et le poil droit sur le dos.Quelques moments plus tard, il fallut ouvrir les fenêtres pour laisser échapper l\u2019odeur forte du cadavre.Les chats reparurent su nombre d'environ un cent, paraît-il, et essayérent de F l'étroite ouverture que l\u2019on avait aite.Frum se tint à la fenêtre et avec le tisonnier frappait sur la tête des plus hardis.IL fallut rabattre la fenêtre sur plusieurs de ces chate terribles et les brûler avec un fer rouge.Pendant plusieurs heures et surtout chaque fois que l'on levait les fenêtres, une lutte s'engageait entre les gardiens et les chats.; C'est un cas remarquable, dont n'a jamais entendu parler le public.MYSTÈRE Le 9 novembre 1855, un équi luxueux s'arrêtait sur la lisière d'un bois étendu des environs de Francfort.Une vieille dame descendit de la voiture et les laguais remirent entre ses mains une ravissante petite fille avec laquelle elle s\u2019enfonça dans le bois.Après avoir remis à l'enfant du pain et de la viande enveloppés dans une serviette de la toile la plus fine, la vieille dame lui dit: ** Attends.moi ici quelques instants.Je retourne jusqu'à la voiture et te ramènerai ta mère.\u201d Mais elle ne revint pas, et l'enfant erra pendant trois jours dans la forêt, appelant \u201c maman et Hertha.\u201d Le quatrième jour, au matin, elle fut trouvée par une paysanne, qui ls ports dans une maison du villuge voisin, où la petite fille coucha une nuit.Le lendemain matin, après lui avoir enlevé ses beaux habits, ses boucles d'oreilles et un médaillon en or, elle fut couverte de huillons et abandonnée sur la route.La pauvre enfant arriva jusqu'au village de Weinkirchen en criant en hongrois : \u201c Où eat maman Personne ne comprenaut le hongrois dans le pays, où la prit pour une mendiaute, et, conduite chez le juge d'Offenbach, celui-ci la condamna à la prison.\u2018Toutefois sa gentillesse et ses bonnes manières lu sauvèrent de cette punition et, vu peu de ternps, elle devint la favorite da tribunal.Puis la municipalité d'Offenbach se charges de son éducation et lui fit apprendre l'allemand.Lorsqu'elle sut suffisamment la langue, elle révelu l'histoire la plus étrange.Elle ne se sou- veuait que de denx mots : \u2018\u201c Temeser \u201d et \u2018* Bertha.\u201d Elle avait ete enfermee avec son frère pendant plusieurs mois dans une cave où on tenait des oies.Bertha la tit sortir de la cave, et c'est elle qui, sans doute, l'amena aux environs de Francfort, UN HUISSIER ANGLAIS MIS EN FUITE PAR LES RATS Le Standard, de Londres, raconte, dans un de ses derniers numéros, une histoire véritable- meut extraordinaire, qui se serait passée dans le comté de Cardigan.D'après la loi anglaise, le mari est responsable, vis-à-vis des autorités, des fruis d'entretien de ss femme lorsqu'elle entre au tcorkhouse, qui est, comme on le sait, une espèce d\u2019intermédiaire entre un asile et un dépôt de mendicità.L'épouse d'un vieux cordonnier, nommé Joseph Mnson, ayaut été admise an workhouse d'Abarystwith, les autorités décernèrent une saisie contre ce pauvre diable, et chargèrent un officier du shérif de l'arrêter et de le conduire à la prison s\u2019il ne payait point.\u2018officier dp shenf se rendit donc à la maison du débiteur recalcitraût de la paroisse.Il ne trouva daus la maison, qui était dans an état affreux de délabrement, d'autre provision qu\u2019au petit tas de tourbe, et d'autres meubles qu\u2019une méchante paillage tout en lambeaux.Le malheureux Joseph Mason était couché sur ce grabat dans un état d'épuisemement tel qu\u2019il n'atrait pu suivre l'huissier chargé de l'arrêter.Mais celui-ci ne put songer à s'acquitter de sa mission, car Juse| Ë Mason était entouré d\u2019une bande de rats qu'il avait apprivoisés, et auxquels il donnait peut-être une portion de la nourriture inauffsante qu\u2019il parvenait à se procurer.Ces étranges compagnous, Yoyaut arriver un étranger dans la cabane, se jetérent sur lui avec tant de fureur, qu'il détals au plus vite.EMTORTE PAR UN SANGLIER On lit dans la Démocratie francenmtoise : \u201c On vient de nous racouter une drôle d'aveu- ture de chasse.Samedi, le 18 janvier, il y avait battue aux sangliers dans lu torét de R., can» ton de M.(louba), Feance, battue en règle présidée pur les autorités locales.Un énorme sanglier fat tout d'abord blessé.L'animal, furieux, charge atositôt les chasseurs.le premier qu'il rencoutre eet le tusire de ls commune, qui 4 118 i 4 = En So Ee 4 i | It ah nt == = Ly es i § | 2 Tu 3 3 a, SA Le GE APL i ti Ga 7 _\u2014 EA & = = A + x Pr) e = 7 7 GR 23 7 pd us ce dite A ES all] REA HO 05 2 LE ir eZ A xt a nw + & ~ « + J 3 25 : si w N - ve 42 Tot gagnent Tolutione jurtes bu frontière A.152 Montréal :\u2014N.Chartier, J.Boyte FX.Bark P ir nn grits dam ee wetitin ier, deme SMurtin, a Lahr 8 pen bint sed Vespers differenti \u2018 Les di mie, # frêne, to cite range, 14.o ondér ét lechéne.Les vers munis apes et titer 1 CL empi ce dur 6 chez M.alt St Jury ure de ce le lé mare apres los seprea MM.Henri Montreal, 3 tevrier EST FARINE $ Farine de blé de In enmpagne, par LOU Iha 100 à Farige d'avoine.Le 00 à de bié-d Inde : os Lda Aviine par 40 The Narrasin par minot.Mit des Lin de Blé-d'Inde du ou Pomines baril.ta Patates au sac.aura Fèves pat tminot ; Vina Oignons par tresse .cee à Reurre \u2019raie à lu Hvre.oo ua Hearre sal do .nie Fromage à ls livre à x) un conple do de de ee GIRIERS parconpte ut a.donates LLL TANDES .EY nord i me sw ce va à 00 Contant et Kivndean jourront wi C'us Nant-Pierre, rue Visitation, quelques partivs de Dames peat ai eon do av.Prix du Marché de Détali de Montreal \"oo vs vu à cat wa use 0.om 5 LA j eu au su | on 115 «le 19 L'OPINION PUBLIQUE 6 Mans 1878 Librairie Payette & Bourgeault On troavers constamment à eotte Librairie : Lèvres de prières et de piété, depuis les rellares los plus commanes fuequ'aux plus riches.Livres de littérature de tous les auteurs canadiens.Livres classiques, on nage dans tous les osliéges, evu- ute, ete.ote.Papotorle, tapisserie, Imagerie, articles religieux, ete, ote, on grande quantité.Foursitures d'école et de Bureas, une spécialité.Ordres pris pour fabriquer des cadres de toute sorts.Impressions ot reliures ds livres blancs exboutbus sous bref délai.Les abonnés de L'Opinéen Publiqus trouversst ws avantage en s'adressant à leur magnein pour faire roller Jour journal.Payette & Bougeanlt, Me.250, rue Salet-Panl, Vis-à-vis ln rue Salnt-Viscont, Moutréel.oummcroiontasat- Cour Supérieure Dame Lucie Robert dite Lamouche, de 'a cité et du district de Montréal, épouse de Auguste Bousquet.com- mergant, du méme lieu, dûment autorisée à ester ou Jus- tos, demanderesse ; va.le dit Auguste Bousquet défendeur.Une notion en séparacirn de Lions n été instituée on cette cause le 15 févriee courant.Montréal.17 février 1879.ROY & BOUTILLIER, Avoents de is demandoresst.AVIS PUBLIC Est par le présent donné, en conformité de l'acte 41 et 42 Vict, ch.5, que deux mois après la date de la dernière publication du présent avis, laquelle se fers deux fois dans la asette Officiclle de Québec, le Commissaire des Terres de la Couronne annulers les ventes et permis {occupation des terres publiques dont suit une is : Canton Percé.(ler rang, Anse à Beaufils.) Lot C.(ler ran ud Lt RTS: % au sud de Corner Beach.) Lot.No.17.(Rang Est, chemin Perce.Lota Now.§ ot 100 © n Peres.) Canton Matane.(20 rung.) 4 N.E.de # B.O.(153 acres) du lot No.14.Canton Rolette.(ler rang.) Lots 6, 7, 21, 22, 43 et 44.(2e rang.) Lots 1, 2, 3, 4, 5, es 2% 13, 33, 44 et 45, Lote 1, 35, 86, 46,0 \"8\" de .Lote 17, 18, 37, a 30 et So (Be .lots 1, 2, 3, 18, 16.18, Fu 39, 40 et 46.« .Lots 7, 8, 9, 10, 11 et 12,6 Canion Talon.(ler rang.) Lots 7, 16, 17, 18, 19, 20,91, 22,35 ot 3.Lots 4, 14, 15, 20, 1, 23, 4, 36, 36, 37 ot 38.(3e rang.Lots 1, > bag 14, 15, 18, 17, 18, 19, 20, n fod 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, (de rang.Lots 20, 21, 22, = 3 wo 38.Lots 16, 17, 19, 20, 2.37% 38.(Ce 3 Lots 11, 12, 18, 14, Fo 39.Canton Panet.(Be rang.) (3e rang.) Lots 24 et 26.Lots 5, 6, 10, 11, Mas 5.Lots 17, 180181.106) Lots 20, 33 et 23.- no) Lots 3,5, 6,7, 18, 16, 1850 sh JE Lots 6, 7,18, 19, oo a, 26, 27, 28, 29, 87, 8, 39, 40 et 41.Te De rang.) P.LANGELIER, Commissaire T.C.Département des Terres de la Québec, § février 1870.Lots 41 ot 43.Province Dx Quensc, Département des Terres de lu Couronne.AVIS.(Adjs.1647, 1638, 1029.) conformité de la 9e section de l\u2019Acte 36 Victoria, chapitre 8, avis est par les présentes donné que les locations et ventes de torres ci- après mentionnées ont été révoqués sous l'autorité de l'Acte 92 Victoria, chapitre 11 et de ses amendements : Canton Armagh.(ler rang N.E.) Lot No.15, à P.Couture.(2 rang N.0.) + 24, à Philibert Morin.(ler rang N.0.) \u201c 60, à Che.Kemner.\u201c 61, à Jeao Kemner.\u201c 79, à Nicolas Bernard.4 N.E.du lot No, 68, à God.Gagnon.(2e rug N.E.) Lot No.15, à Siméon Lamontagne.(ler rang 8.FE.) Lots Nos.38, 39 et 40, Norbert Labbé.Lot No.42, à Cléop.Buteau.« 19, à Narc.Boulanger.(2e rang 8.En) « 81, à Jos.Allaire.(Rang O.Riv.du Pin.) \u201c6, à Thos.Lamontagne.«7, à François Labrecque.Canton Montminy.(Be rang 8.0.) « 20, à Denis Létourneau.Lot No.1, à Paul Talbot.* 2, à Octave Talbot.«8, à Philéas Talbot.(de rang S.0.) Lot No.9, à Etienne Côté.(2e rang N.E.) à 8.O.du lot No.4, à Thomas Fournier.(Serang N.E.) à N.O.des lots Nos.1 et 2, à Ph.Beautien.(ler rang N.E.) Lot No.9, à Théo.Cloutier.(4e rang N.KE.) Lot No.15, à Philéas Bernier, transporté à , J.Gaumont.(2e rang 8.0.) 4, à François Guilmet.Canton Lafontaine.(7e rang.) 3, & Ol.Bourgesult.(de rang.) 19, à Jacob Thériault.Canton Casgrain.Gat qe rang.) , \u2018ert.Legros.(Rang A.) 8, à Louis Ouellette, transporté à Alex.Cloutier.Canton Dionne.(ler rang.) Lot No.5, à Pierre Charois.(Be rang.) 1 Lot No.3, à Amable Gagnon.Canton Leverrier.(Te rang.) 54, à Jérome Jalbert.Conton Fournier, (Se rang.) 4 8.0.dulot No.8, à Gatien Ayot.Canton Mailloux.Lot No.Let No.Lot No.Lot No.Lot No.Lot No.(Se rang.) Lot No.36, a Thos, Dallaire, (3e rang.) Lot No.%, à Louis Couture.Canton Woodbridge.(4e rang.) Lot No.30, à Pierre Oct.(Be rang.) Lot No.17, & Amable Dionne.Canton Bégon.{Rang B.) Lot No.42, à Hon.Roy & Cie.(Rang A.) Lot No.49, à Antoine Belzil.(Be rang.) Lot No.20, à Paul Boucher.Canton Viger.(be rang.) 8.O.du lot No.27, à Ant.Beaulieu.wt.No.46, à Jos.Therriault.YN.E.du fot No.31, à Charles Bertrand.(Be rang.) Lot No.38, à Théod.Dumont.« 15, à Georges Jalbert.(Be rang.) Lot No.7, à J.A.Castonguay- (Ze rang.) Lot No.22, à Ad.Dionne.Lot No.27, à Ant.Dionne.Canton Pohéndgamook.(10e rang.) Lot No.21, à Jos.Desjardins.(11e rang.) Lot No, 20, à Ignace Desjardins.Canton Armand.(Rang A.) Lot No.94, à Thadée Dionne.Partie du lot No.95, à Jaraël Viel.Res : du lot Ne 05, a Jus, Viel.ionne, non Whitworth, (Rang Nord.) Let He.17, à Ant.ne, père.\u2018Produit pharmacentique français QUINIUM DE LABARRAQUE vin de quisium rend de trés-grands sorviess dans toutes les maladies longues, dent ls convalisesence ni qui Baie donne vous me onan ed ue débiles ft oavient I ei à se déve pot a Semmes \u201cx i joment aux tom maladifs et Lymphatiques.c'est done Je par piopedl Leoiiy rt #19 RUR NOTRE-DANE, MONTREAL 8.O.du lot No.35, à Anselme Côté.N.E.du lot No.S4, à Anosime Côté.Canton Gaspé boy Nord.(ler nang.) 3 N.O.du lot No.51, à Abraham LeMesurier.Canton Douglas.Se rang.) Lot No.11, à Jos.McAuley.Canton Newport.(Ge ) Lot No.28, à Archibald Kerr, jr.F.LANGELIER, Commissaire des T.de la C.Québec, 11 février 1879.Eat par le présent donné, en conformité de l'acte 41 et 42 Vict., ch.5, que deux mois après la date de la dernière publication du présent avis, Jaquelle ve fera deux \u2018fois dans le Va- veto Uficiclle de Québec, Terres de la Couronne annulera les ventes et permis d'occupation des terres publiques dont suit une liste : Canton Egon.(Rang Rivière à l\u2019Aigle.) Lots Nos.24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 81.F.LANGELIER, C.TC.Département des Terres de le Couronne, Québec, 6 février 1879.AVIS Est par le présent donué que je gouverosment de Qué- der s'adressera au Parlement du Canada, dursst Ia pré- ate session fn d'être revêtu de tous lee droits st pouvoirs possédés par in Com le du min de Per de Mootrésl, Otwa et Cooidonial.relativement à la cous- truetlon d'un pont sar 1s Rivière Ottawa, & où prés de le cité d'Ottawa, et d'être autorisé à ubienir et lor duns ls proviuce d\u2019Ontario les terrains néoessaires sus fins du systéme ae chemios de for de la proviane de Qué- dec.Québes, 13 fivrier 1679.SOUS PRESSE RECUEIL De 16 mélodies, avec Anglaises, nes où Prançaises COMPORÉES PAR LE Comte de Premio - Real, Devant paraître dans la première guin- sine de Mars, che: ™ A.LAVIGNE, Méâlteur de musique, Importateur de plancs et harmoniame, 25, rue Faint-Jean (Banque d'Epargues).Oebbes.\u2014 La Faculté Médicale comsellle d'adopter ln préparation connue sows le vom de Fa- RINE PR Mats bE DURHAN, qui, svee du lait, est recommandée pour is nourriture des enfants.Catte marque particulière possède des qualités qui en font uue aourritare bienfaisante.Rapport de l\u2019analyse chimique : \u201cCette PARINE DR Mais DR DURMNAN est ontiére- ment exempte d'impuretée ; {| est évident qu'un grand avis préside au choix du aralu dont elle se compose, à ee point qu'aucune trace de matière étrangère ne s'y rencontre.\u201d Les fabricants disent qu'aujourd'hui comme depuis ua grand sombre d'année, este préparation reçoit tous leurs soins.Rien de plus savoureux 5e saurait être aves je mais, et, à leurs procédés de manufaotare améliorés, toute la matière impnre et étrangère en est 8! complétement éliminée, que cette préparation est au- fourd'hei beaucoup plus légére et parfaile qu'il se Frit possible par les moyens ordisairement employés.pe vous demsadez Is FARINE DE MAIS DE URHAM, vnyos à se qu'on vous la deuse, WILLIAM JOHNSON, +8, rne St.François-Xavier MONTREAL, Soul aguet peur Jos Binte-Usnis of Jo Ocsnde.le Comruissaire des En vente les agvate pour Le FABRE & GRAVEL, Canton Demers.(de rang.) Lot No.87, à Pierre Jean.Chemin de Fer du Gouvernement DIVISION DE L'OUEST Chemin de fer Q.M.0.&0.LE CHEMIN LE PLUS COURT ET LE PLUS DIRECT ENTRE MONTRÉAL ET OTTAWA » à AVIR CONTRAIRE jes tralos lalsseron dépôt d'Hochelage comme sait; tw Trale Express poor Holl d.9.20 et 5.00 Arrivastd Holl A 2.00 P.M.ot sn Trois Exprose de Huil & .9.10 ot 4.45 P.vant M.ot 9.00 Train pour 8¢-Jérome 4.5.00 P.M \u2018Train Bt-Jérôme 6.700 AM.Ces trains lniesont la station du Mile-End dix mioutes plus tard.Burens-Géaéral : Xe.13, Carré de 1a Place-d\u2019 Armes.STARNES, LEVE & ALDEN, Agents des Billets.Bareaux : 302, rue Bi-J A donfoon de l'inatitut des Artisans, et 138, ras Notre-Dame.C.A.SCOTT, CASTARE | Suisun gout-Général pour Fret et Passagers.Montréal, 19 décombee 1979.PETIT MOIS DE ST-JOSEPH Pensées pieuses le mois de Mars, avec ume N , par l\u2019anteur des .Paillettes d'or \u201d Jolie brochare in-32 de 6 pages.\u2014Prix : Sets chaque.400ts la dousaine, 3.00 le cent Montréal: Librairie Ne Joseph \u2014CADIEUX & DÉROME, 207, rae Notre-Dame L'auteur de ce pieux 1s dédie eon modeste travail à l'ange gardien de le Sntnte-Pamille.et le prie d'aller aemer res piouses penabes dans lee murs bénis de ta fa mille obrétienne.\u201c* LA, njoute-t-hi, elles gérmeront sous votre influence, * échauffées loucemest par la prière et la méditation, #: * elles produiront ces gratieuses vertus qui font le charme \u201cdu foyer.1a pitié, le travail, ia cuudesceudance, le * euppurt, l'amabiitié.\u201d\u201d Tontile de fuire 1'6 déjà rendu 4 sa 49me de ce PETIT MOIS, qui est tion.Au Clergé et aux Communautés Religieuses Nous aitirons votre attention sur notre darulére impor tation, consistant en Ornements d'Eglises at Objets Roll sex Orasmenta Sanerdotaux, Chan tellers, Ostensolrs.Siboires, Calices.Enmoensoirs.Dhadémes.Cuumnnes.Cavare, ¥ranges sn or ot eo argent, Drap d'or e \u2018argent.Mérino, Tolle, eto., oto.Banniéres, Drapeaux, magni Bque assertiment de Vases, Rtatues.Rosaires (en corail.ivoire, perie, Ambre, coou.jals, greoads, ete, ) Cire d'a beille pure, Clerges en cire et on paraîne, Vio de Messe, ele.ede.Ayant nous-mêmes choisi avec soin nos mar chandises en Furups.nous sommes prêts & exécuter tautaules courmandon à trée-bas prix.Laçne=\"aes qui visitent in ville sont renpertueuse- meutiumiers.Correspondance sollicitée.Prompte stien- tion apportés anx enmmandes.A.C.BENECAL & Cle.Importatears et mannfacturiers.No.184.res Notre.Dame, Montréal.Les cuisiniers les plus en renom afirmens que vous Be seres pas tromph si vous acheter ta marque DURHAM ; eile est supérieure à tonte autre préparation.Une grande netteté de couleur ast wn des traits de cette préparation, et les procédés empl r es purification sont si parfaits, qu elle excelle tonte autre fabrique par sa GuAYITÉ SPÉCIFIQUE 6t sun entière pureté.S'il est quelques Dames jui n'aient pas encore fait usage de ia Parise bE is UB DURHAM, lies sont respactuen-ement tections imprimées sur chaque paquiet ; et of elles Jo font, elles \"iront, nm} tous les autres connais \"C'est a mellewe qui existe,\u201d ue vous demandes la FARINE DE MAIS DE Lo RITA, voyes à co qu'on vous La donne WILLIAM JOHNSON, 98, rae Balnt-Frangols-Xavier, Montréal, Bout agont pour lee Etats-Unis «4 le Canade- \u2014_ een David AVOCATS No.15, RUÉ BAINTE-THÉRÈSE MONTRÉAL.A.-B.Loxorat.L'Ornnou Pustique est imprimée aux Nos.5 et 7, 19° Meury, Meutrée), Cansée.par la Coxraems LITROSEAPEIS BUMLAND-DRISARATS.1,.:0.Davip."]
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