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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 17 avril 1879
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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L'Opinion publique, 1879-04-17, Collections de BAnQ.

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[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré t a Bis ete commencé se paie en entier.0 oi quinze jours d'avis.payable d\u2019avence : Un an, 83.\u2014États-Unis, 83.50, désabonne qu'au bureau du journal, et il faut donner au | Vol.X.168.Prix du numéro, 7 centine.\u2014Annonces, Jali 10 centins.No.1 Toute communication doit être affmnchie.one ?JEUDI.17 AVRIL 1879 Les remises d\u2019ai par bons sur ls postent doivent se faire par lettres enregistrées ou AVIS IMPORTANTS L'Opinion Publique est publiée par la Compaosig DR LITHOGRAPHIE BURLAND\u2014 Dessanars, à ses bureaux, Nos, 5 et 7, rue Bleury, Montréal.; La prix d'abonnement pour ceux qui paient d'avance, ou dans le cours den trois premiers mois, est de TROIS PIASTRES par année pour le Canada et TROIS PIASTRES ET peutE pour les Etats-Unis; mais on exigo de ceux qui ne se conforment pas à cette règle 83.25 par année s'ils ne paient qu'au bout de six mois, et 83,50 s'ils ne règlent qu\u2019à la fin de l'année.Les lettres d'abonnements ou traitant d'autres affaires doivent être adressées à G-B, BunLA=D, Gérant, ou : \u201c Au Gérant de L'Oprmion Publique, Montréal.\u201d Adresser les correspon:lances litté- rairea : * Au Rédacteur de ZL'Opinion Publique, Montréal.\" Si une réponse est demandée, il faut envoyer une estarpille pour en payer le port.Lorsqu'on veut obtenir (les exemplaires extra du journal, le prix le ces exemplaires, en estampilles ou autres valeurs, doit accompagner la demande.Nos abonnés à Montréal sont priés de nous faire connaître toute irrégularité dans le service du journal.SOMMAIRE L'affaire Letellier, par Delta.\u2014la Jeuve-Lorette, Abatsistari.\u2014Nos gravures.\u2014Henri Heine.\u2014Le due de Broglle.\u2014 tlistoire de l'Hs-aaz-Coutres, par l'abbé Alexis Mailioux (suite), \u2014Chuses ol nutres.\u2014 Mélanges.\u2014lobsle : Crémazie, per H.R C.\u2014La bande rouge, par F.du Bolsgobey (suite).\u2014Ln braves dos braves.\u2014Les femmes.\u2014Le portrait du prinee Napoléon \u2014Vuariétés.\u2014Cunseils utiles.\u2014Le jeu de dames.\u2014 Les échecs \u2014 Prix du marché de détail de Montréal GRAVURRS : Aspect des terraine de I'Universith McGill ; Le monnment Maisonoeuve ; Montréal : Néanoe de trrmeture do I'Ecole d'art et de dessin ; Les vuvriers pauvres de Londres demandant l'auinône en chuo- taot dans les russ ; La guerre des Zoulsus : Défense bérolque des drapeaux du Ye régiment ; Le 1ns6- sacre d'Isanduls ; Le dernier jour du caréme, L'AFFAIRE LETELLIER En voilà une affaire qui fait du chemin ! Elle est rendue en Angleterre.Et c'est un ministre, I'hon.M.Langevin, quia été chargé de l'y porter et de la prései.ter à Sa Mujesté ! Tous les esprits sont excitée, tous les regards tournés vers Albion ; les cunjectures abondent : on interroge les satrvs, on tire aux cartes, on interprète oles songes pour savoir ce qui va arriver.Si les devins et les prophètes étaient encore à la mude, ils en surnient de la.be- Reprenons l'histoire de la question au point où nous l'avons laissde dans notre dernier numéro.Ls motion de M.Mousseau blimant la Tférence en Angleterre, fat suivie d\u2019une déclaration de Sir Jobn établissant que le Gouvernement acceptait la responsabilité de cette décision puisqu'il restait au pou- vor.Cette déclaration n'était pas de nature À calmer les esprits, à satisfaire coux qui blèmaient Sir Johu d'avoir paru ap- brouver, dans ss première déclaratio 1, la conduite du marquis de Lorne.La majorité des députés de la province de Québec, se disant trompée par Sir ohn, aurait voulu le punir immédiatement, muis MM.White, Baker, Lauthier st la plupart des conservateurs des autres Provinces farent d'opinion qu'il ne fallait pas slier plus loin, mais attendre la décision du conseil privé de Sa Majesté.Le Mail, la Gazette de Montréal et autres journaux conservateurs se hâtaient en même temps d° dégager leur respousabi- lité du lungage et de la conduite de leurs amis et engageaient M.Mousseau à retirer sa motion.Mais on ne retire rien et ou continue l'agitation ; on s'assemble, un passe dea résolutions, on blime le gouvernement, et on annonce qu'on ne se avumettra pas à la décision du guuvernement anglais.\u2018 On nous dit d'attendre, dit lo Courrier du Canadu, mais le trac en est usé.Ce n\u2019est pas la première fois que l'on es saye de nous jouer ainsi.Ou se rappelle le fameux début «les écoles communes du Nouveau-Brunswick.Portée eu Angleterre, la question est venue mourir dans les couloirs de Downing street.Et que d\u2019autres antécédents nous apprennent encore qu'il eût valu autant envoyer la question Letellier périr de la peste en Russie \u201c Quelque suit l'intérêt que nous puissions avoir d'être au pouvoir, dit la Mi- nerre, nous mettous l'honneur bien au- dessus de cela et nous ne serons satisfaits de la situation que lorsque l'honneur sera sauf, fallût-il le sauver dans les rangs de l'opposition.\u201d \u201c Le devoir de Sir John, ajoute le Canadien, était de répudier énergiquement l'intervention du gouverneur-général, et ses partisans de vingt ans dans la Chambre lui ont exprimé leur surprise de le voir accepter une humiliation.Il avait un grand rôle à jouer, une large position à adopter, II a failli à lu tâche ; personne plus que moi n\u2019en souffre et le regrette, twais notre devoir est de ne pas fléchir quand il s\u2019agit de l'honneur et des grands intérêts du puys.\u201d Le Club-Cartier de Québec a adopté les résolutions suivantes : Que le club déplore la faiblesse montrée par le cabinet en tentant de justifier, par la bouche du premier ministre, la position arbitraire prise par le marquis de Lorne.Que le devoir des représentants de notre province dans le calinet était de résigner leurs portefeuilles, afin de ne pus se rendre solidaires d\u2019une pareille abdication de principes.Que font et que disont les organes et les chefs du parti libéral pendant ce tamps- là! Dans le parlement, on s'est borné à faire quelques questions ; on délibère, on discute et on attend.L'opposition n'aurait pas d'objection à voter non-cunfiance dans Sir John, mais elle ne veut pas blà- mer le gouverneur-général.Les journaux libéraux s\u2019en donnent naturellement et se font un plaisir et un devoir de coufirmer l'opinion des conservateurs qui accusent Sir John de les avoir trompés, mais ils prennent obmudement la défense du gou- verneur-général.M.Tremblay, de la Patrie, qui a publié une brochure pour démontrer que le gouverneur-général ne pouvait pas démettre et ne démettrait pas l'hon.M.Leteilier, jubile naturellement et dit que le gouvernement anglais ne le fera pas lui non plus.Aux journaux conservateurs qui disent que le gouverneur-général a violé le principe de la responsabilité ministérielle en refusant de prendre l'avis de ses ministres, l\u2019Éclaireur et lo Frunco-Cururdien disent qu'au contraire il a sauvé la constitution et l'autonomie de la province de Québec.\u201c Quelle aurait été le conséquence de Ja démission de l\u2019hon.M.Letellier ?s\u2019écrie le Franco-Canadien : nous n'avions plus de gouvernement indépendant, solidement établi ; nos actes eussent été peu à peu contrôlés par un pouvoir central qui aurait fini tôt ou tard par nous englober dans une union législative qui sersit devenue notre mort.\u201d Le Franco-Canadien sjoute que la conduite du marquis de Lorne lui acquiert un nom honoré dans Thistoire du puys, à côté de celui de Lord Dufferin, dont il est le digne successeur, \u201c C'est notre prétention, dit la Patrie, que le règlement de l'affaire Letellier n'est pas, de par l'acte de l'Amérique Britannique du Nord de 1867, du ressort ni de Ia compétence de l'autorité fédérale.\u201c En sanctionnant l'acte de 1867, la Grande-Bretagne a garanti aux provinces qui formaient la nouvelle confédération leur autonomie respective ; et c'est, par conséquent, à l'autorité impériale, de laquelle seule nous dépendons, de nous protéger contre les empiètements \u2018u pouvoir fédéral.\u201d C'est aussi l'opinion du Chroniele d'Halifax, mais ce n'est pas celle du (tobe, qui prétend, comme la Guzefte de Montréal et lea autres juurnaux cunservateurs, qu'en principe le gouverneur-générai en conseil, c\u2019est-à-dire le gouvernement fédéral, peut, pour cause, démettre les lieutenants-gou- verneurs.Bien entendu, le Globe ne trouve pas la cause suffisante dans le cas actuel.Enfin, les journaux libéraux et un certain nombre de conservateurs, disent que le gouverneur-général en refusant de prendre la responsabilité de la décision d'une question où l'existence du gouvernement responsable dans les provinces est en jeu, a fait preuve de sagesse et de prudence.Quant à L'Opinion Publique, elle ne dit rien ; elle rapporte, elle constate l\u2019opr- nion publique.DELTA.LA JEUNE-LORETTE (Pour faire suite à Tahourenché) Au temps où Champlain visita le pays des Hurons situé par le nord de * la mer d'eau douce \u201d qui porte leur nom, en 1615, dix-huit bourgades fortitiées, construites à Ia façon de celle d'Hochelaga (minutieusement décrite par Jacques Cartier) s\u2019y éle vaient, iwposantes, au milieu de vastes champs de mais, de haricots, de courges, ete.Ch et IA, l'hélianthe annuel, dont ls graine fournit une excellente huile douce, dressait sa haute tige, sa large fleur à 1ayons dorés qui lui ont valu le surnom de soleil.Restées fatmilières à la tribu, ces plantes sont particulièrement choyées dans les jardinets de la Jeune-Lorette.Les Algonquina, peuple chasseur avant tout, dont le territoire ceinturait celui des Hurons, vers l\u2019est et le nord, s'approvisionnaient de graines comestibles, partie ici, partie chez les [roquois qui habitaient les hauteurs du Richelieu et le nord de l\u2019Etat de New-York.Au dire de M.Ferland, le peuple huron comptait alors quinze mille âmes ; d'autres auteurs, notamment Bouchette, lui en prêtent quarante mille.1! pouvait commander une levée d'envi- \u2018| dans la vie de l\u2019homme, ron quatre à ciug mille tomahawks.Vaillant dans les combats, sage dans les con- seile, sa renommée s'étendait au loin portant avec elle le prestige d'une grande puissance.C'est ainsi, du moins, que nous l'apercevons à travers le brouillard de l\u2019histoire, en 1649, au moment où les Troquois le surprennent dans son se.- meil, brûlent ses villages, le dispersent aux quatre coins du continent et se baignent dans son sang avec toutes les délices hideuses de la vengeance assouvie.Trois cents de ces malheureux, tristes débris d\u2019une nation si prospère la veille, vinrent chercher un asile sous les murs de Québec, parmi les fils d\u2019Ononthio dont ila partageaient déjà la foi et qu'ils avaient appris à estimer, à aimer dans toute la sincérité du cœur.Un groupe de sauvages algonquins et hurons convertis à la religion chrétienne existait déjà depuis dix ans à Sillery, où ils formaient un village assez considérable.Des relations furent promptement nouées entre ces derniers et les pauvres réfugiés: une organisation s'ensuivit, des projets d'étiblissement furent arrêtés, et le 29 mars 1651, toute la nouvelle peuplade de Sillery, chez qui le sang huron dominait, allait dresser ses wigwams au bout de l'île d'Orléans, d'où les Iroquois, acharnés à leur ruine, les chassèrent, le 4 juin 1656.Abrités un instant sous le canon de Québec, on lea retrouve, deux ans après, à Beaupor:, qu'ils quittent au bout d\u2019un an pour se rendre à la côte Saint-Michel, où ils aé- journèrent l\u2019espace d\u2019environ quatre années.Ils vont en repartir le 28 décembre 1673, après avoir fait le tour de Québec dans une lente pérégrinution, arrosant les étapes de leur marche d'un sang généreux, sang de victimes, de martyrs ou de braves, pour se rendre à l\u2019Ancienne-Lorette.Ils campent ici pendant près de vingt-cinq ans; mais qu'est-ce que vingt-cinq années dans la vie d\u2019une nation ?Un jour à peine Tout-à-l\u2019heure, en 1697, nous les retrouverons sur le plateau de la Chute qu\u2019ils n\u2019ont cessé d'occuper jusqu'aujourd\u2019hui.Ils eont là, 336 Hurons\u2014sortis & leur honneur d\u2019une lutte & outrince contre les Iroquois, de 'envahissement de leurs droits et de leurs priviléges octroyés pourtant sous le sceau du Rui, de la ruine de leurs chasse causée par l'or anglais, par l\u2019indifférence de la législature canadienne ; sortis, répéterai-je, a leur honneur, puis qu's- près avoir traversé plus de deux siècles au milieu d'orages qui JNt semé le continent des débris de centaines de tribus abori- gones, ils survivent et se maintiennent dans un état de prospérité respectable.Ils sunt un véritable phénomèue parmi leurs frères.Pendant qu'autour d'eux, les races congénères défuillantes expirent sous le pied d'une civilisation aveugle et avide, ils se redressent à la voix de leurs chefs, rvateut debout, digues danslour faiblesse, uubles daus leur malheur, supportant je fardeau qui devait les écraser, par une force acquise, la force du chrétien et du bon citoyen.Sans préjugés, vu quo l'intelligence \u2018lu:nine tous leurs actes, ils acceptent les idées nouvelles, ils consentent à leur régé- uération, ils s\u2019humilient dans ls Foi, bien sûrs alors de se relever ct môme de s grandir.Après tout, dans la vie, qu\u2019est-il autre chose que la Fui ?L'humme 4 beau ss tourmenter, il Le sera jauaie que le 182 \u2014\u2014w Polichinelle de la Providence.Les politiciens, à la loupe de leur prétendu génie, n\u2019y voient que des ficelles : pourquoi ne pas croiss d'emblée, que derrière les rideaux, il y quelqu'un qui tire ces ficelles | Ce quelqu'un est celui qui nous à mis au berceau, qui nous mène à la tombe, les deux seuls fiits, Ja naissance et la mort, que nul ue puisse mettre en doute, Allez après cela, dans l'intervalle ; allez * en 1 berté, cor lu liberté est la condition de votre valeur intime ; allez! mais sovez chrétiens d'nhurd, et, en ma qualité de Huron, j'ajuu- terai: suyrz catholiques.Le proséiytisme religienx s'exerce trop fortement duns notre société, pour que l'on pnisge se permettre d'hesiter devant la confession de sa Foi personnelle.Sans être apôtres, sans être de ceux qui sunt appelés à propager la doctrine, nons avons toutefuis l'honneur du Christ à affirmer et à venger au besoin.Or, il duit m'être permis de déclarer ici, que mon Christ, à moi, à nous, les Hurons, est celui qu'on adore a Rute.À ce puint de vue, je prétends que le Canada sera tonjours jaloux de conserver dana l'écriu national, comme une relique précieuse, notre peupladehuronne, si douce, si bonne, ai reliiense, si belle, après tout.Elle est une véritable plore précieuse enchâssée dans l'édifier de La natioualité canadienne : elle est lu gluire des ateux franguis par sa conversion et son affection, comme elle est glorieuse pour elle-même par sa consurva- tion.Un ne saurait trop affirmer à ce sujet, duns un tutups où les suciéles secrètes, tout ce qu'il y a de plus vil au monde, nous guivent de Veil du fond de l'ombre, nous beurtent, nous harcelent, nous attaquent, nous frappent, nous tuent.Jo n'applutrlie certes pas au prétre cathu- lique ou au ministre protestant qui abaisse sa claire a la hauteur du Austin; mais je réprouve, par sentiment de simple luyaute, l\u2019action des misérables qui se concertent daus les téucbres contre vu en faveur de ceux qui viveut au suleil.Le cathuli- eisine De veut pus cel, Dieu merci ! Vuilu pourquoi il est bon aujuurd'hui de confesser hautement que nous symmes cathu- lignes, A ce titre aenl, nous protestons déjà contre les liches adhérents des sociétés secrètes : et c'est un bon point parmi les gens Lounétes.Du mument qu'un est suciétaire, atfilié de sociétd secréte, on se met dix, cent, mille, dix mille contro un.Pour ne parler qu'au puint de vne humain où svcial, est-ce digne | est-ce loyal ¢ est-ce êtr: Lomme } AHAISISTARI (À aurrre.) \u2014 \u2014\u2014 NOS GRAVURES La défense du drapeau Dans cette gravure, il est question de deux héros, les lieutenants Melwill et Cog- hill, du 24e régiment anglais, qui, voyant leur corps cern par les Zoulous, lors de la surprise de février dernier, chercherent à s'ouvrir un passage à travers la masse compacte de l'ennemi, pour sauver le drapeau du 24e, Hls firent des prodiges de valeur: tnais ils succumbèrent glorieusement sous le nombre.Bataille d\u2019insandula Cette belle page reproduit l'aspect général du combat du 22 février dernier, dont J'acte Je courage «les lieutenants Mel- will et Coghill fut un épisode.Surpris par les Zoulous, le commandant anglais fit de vains effurts pour repousser les masace qui l'entouraient.Il vit bientôt que tout était fini.\u2018\u2019 Le dernier ordre qua nous entendimes donner, a écrit un survivant, ce fut : bayonnette fice, et mourez comme doivent mourir des soldats anglais ! \u201d « Ainsi fut-il fait 1.\" ajoute le témoin oculaire écha; ; - par miracle à cet affreux massacre, Le monument Maisonneuve Nous avons déjà fait l\u2019éloge du dessin de ce monument.La gravure, quoiqu'imparfaite, fera voir que nous n'en avons pas L'OPINION dit trop de bien.Il sera âlove sur la Placee-d\u2019Armes, précisément dans l\u2019en:lroit qui rappelle le plus ls valeur ot le dévouement du foudateur de Montréal.L'inauguration aura lieu le 18 mui 1880, jour anniversaire de celui où Maisonneuve prit possession de l'île de Montréal au tot de Dien ot de la France, en 1641.laura 34 pieds de hauteur et portera sur sed faces des armoiries et des inscriptions.La misère a Londres We have got no work to do (hue, We ure all frozen out, Pour labouring men, Aud we have got no work to do.Nous n'avons pas de travail à faire, Nous soismes tuus glaces, Fauvres hommes de peine, Et nous n'avons pas de travail à faire.Tel est le lugubre couplet que, «de tout temps, pemdant les hivers riguureux, les habitants de Londres entendent naalmo- dier sous leurs fenêtres par des troupes de mendiants où d'ouvriers sans ouvrage : jadis ces bandes étaient mal vitues, degue- nillérs, et l'ubeervateur sentait que, ai parmi eux se trunvaient quelques travailleurs intéressants, la plupirt des autres appartenaient à la pire espèce de la popu- tation.Cet hiver, le nombre de ces groupes de mendiants chantants s'est cuusider.able- quelques-utis dans les quartiers les mieux habités de Londres, tandis que aus les quartiers oxcentriques lu pruevssion vat continuelle.Ce qui distingue entin les nouveaux quêteurs.c'est leur aspect de quasi- propreté : proprement dit.c'est bien l'ouvrier sans pain, dans sa tenue ordinaire, qui va implorer la charité publique, ce qui est un au monde oi il se fasse plus de bien qu'a Loudres, où il v ait plus de sociétés protectrices da toutes les miséres, vu lus riches sient un plus fort buduet pour les pruvres, Malheureusement, tout s'épuise ; la malheureuse crise qui sévit sur le monde eu- tier s\u2019est abatthe avec intensité sur l\u2019Au- gleterre, et i] west pas étonnant qu'a la tin d'une saison riguureuse les ressources or linsires du pauvre honteux lui fassent défaut, ut qu\u2019il suit ubligé de surtir de s4 réserve pu'ir #° livrer à In wendicité pu- hlique.Pendant que la femme et les vn- fauts pleurent à la maison, saus aliments et saus fen pent-être, quand son cœur saigne, il chante dunc avec ses camarades d'infurtune le triste refrain : Nous n'avons pas de travail à faire, Nous sommes tous glaces, Pauvres hommes de peine, Ht nous n'avons pas de travail a laure.-\u2014=\u2014 ¥ i | f i ' 7 pme Len MONTREAL\u2014SÉANCE DE FERMETURE DE L'ECOLE D'ART ET DE DESSIN ES oh, Nb ST Ea 3 4 W) pr er Es LR 4 LES OUVRIERS PAUVRES DE LONDRES DEMANDANT L'AUMONE EN CHANTANT DANS LES RUES = LA des 7 J PES rt] 7 - 4 J i oe Wh =: ~i EEE] | pu He by ry\u201d yh 123 i RY Ÿ MN ; fi à : il l= A 7 Pr bs 0 \u201d = 4 a J! ty ne = / EERE ar LS it i fl f 7 PEPYS.ae 0 [2 EIT ay se a) ; ty i] i Sif ÎF = FE A A tS 724 LA = « H | NX \u201cb ä| Fi # = 73 ; i pi a Lai eile LZ a, Le Es rase: LA 8 i & 1 | EC > / am == = =\u2014 = -, Bo mes RES pe ps NU = À Wy by 186 i 44 ll by {ou an = PA [aN a ud Mg +! - 3 17 Avan, 1879 ee L'OPINION PUBLIQUE == ee eee - 187 = elise see \u2014_\u2014 LS EI case \u201ca AT £a ng »e 4) wt bd phen deg, LRN Cn % wr LE te Ne n =» ve | Sk oe oe WE D ; yi te f 4 3) ; if A) © = } pe Ty yA Sar $b nes, A qe = rt! _ 13 ; i oy = > =F 20% A> air 2 > a Des be À; 2 = re a Xe : le + rf \u201c5X es ps .- on a) ar\" V4] aE Ee Je; CA 4 7 Co I > Yr.fl ta 4 T > 2) =} a ry 8 D 67 MES a ei yr -_ PA) ss pe 7 \\ > C Ww / Pe 5 me z 4 3 s 4 Se KR ma a w VA Eee Ç iy x, à à WE A het + va) » i Sin à ki Ru i.5 LS Es ll fo iY, ka veu: ' 4 I mer 7 Se \u2018 \u201cNY A aE a = a ¥ w ' ES = oad NS 1 - rN 13 ap = = = SE HELOIQUE DES DRAPEAUX DU 24imE RÉGIMENT x NS CE LA GUERRE pes ZOULOUS DEF oJ ae 5 a A ED LP.8 D LP th Be Sn we mer ir i: -&, Fe 2 a dy 2 nk! 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daira les 6lans de son méle génie, Quand snr ea barpe d'or 11 chantait Le patrie.Las malheurs du passé si chers aa souvenir, Las gloires du présent, l'espoir de l'avenir ! © champs de Carilion ! plaine de Ralute-F H Les cendres de vos morts ont tressailii de : Nos antiques foréts, notre fleuve géaot Rewbiaient taire leurs voix pour écouter son chant.Mais depuis bien des jours nul o's vu lo posts Réver sur noe remparts.et sa muette, Rluspesdue à l'érable où le nuit ls détend, N'exhals d'autres sons que les soupirs du veat.a disque euccombant sous nine peine amère.Il est allé mourir sur la terre étramçôre.Hon ombre erre toujour: Et le sol qu'il shasta n° 16 trouver de pas même ses 08.H.-R.C.Québec.avril 1879.BANDE ROUGE PREMIÈRE PARTIE LVI Frapillon prêts l'oreille.Des coups répétés ébranlaient la petite porte de Ia rue de Laval, et, dans le silence de la nuit, le bruit prenait une intensité formidable.On aurait été tenté de croire qu\u2019on faisait le siége de ls maison.g Attendiez-vous quelqu'an t demands I\u2019bom- me d'affaires, assez contrarié de cette diversion imprévue.\u2014Personne, murmura mademoiselle de Saint- Senier, qui semblait fort effrayée.\u2014Alors ce sont des gens qui se trompent.«uelque farce de polissons errant par les rues.\u201d Renée secoua Is tite et dit tristement : \u201c Je ne crois Ie.\u2014 Depuis quelque temps, ajouta madame de Muire, ce pavillon est devenu dans le quartier l\u2019objet d'une curiosité malveillante._ \u2014Et pourquoi ?demands d'un air maif Fra- pillon, qui tenait à se bien renseiguer.\u2014 Notre isolement s donné lieu aux suppositions les plus absurdes.\u2014Et il ne se passe pas de jour, ajouta Renée, où notre peuvre Landreau n'ait à répondre à des suestions sur notre compte ; je crains même que sa disparition ne se rattache à quelque tentative de ce gente., \u2014Le tapage redouble,\u201d obeervs le faux médecin.Fn effet, les coupe, d\u2019abord réguliers comme un feu de file, se confondaient en un roulement continu.11 était évident que plusieurs personnes heurtaient à la fois en se servant d'instruments variés, et il ne paraissait pes impossible ue la porte cédât sous les efforts combinés de la foule.Frapillon ne savait trop quel parti preudre.Cet incident que, la veille encore, il aurait voqué volontiers, lérangeait toutes ses com- inaisons, maintenant qu\u2019il était parvenu à pénétrer dans la place.Il n\u2019était éloigné de croire à un assaut populaire et la perspective de voir le public ue méler de ses affaires ne lui souriait nullement.Toutes réflexions faites, il pensa qu\u2019il valait encore mieux aller au-devant de l'invasion que d'attendre les violences d\u2019une foule en: .** Permettez-vous, mesdames, que j'aille voir ca ge cent!\u201d demanda-t-il en se levant.t, sans leur douner le temps de répondre, il sortit et se diriges à grands pas vers l'allée de Le vacarme n'avait cessé, et on distinguait même des voix irritées qui s'entrecroisaient dans la rue.Frapillon avait son thème tout fait et n\u2019hésita point à ouvrir.hey reprit Frepillon parfaitement fixé à ot \u2014On fait des signaux ici tous les soirs, répondit un jeune cite en qui it tro Sma pour n'avoir t une longue station ches le marchand a vin avant de miler au rasseln- blement.a \u2014 Et il y à là-dedans deux femmes d'aristos KA sont des agents prussions, \u201d ajoute la terrible Pendant que ce dialogue s\u2019échangeait, Fra- pillon, qui ne l'avait entamné que pour gagner du temps, studiait son monde et cherchait un point d'appui dans cette réunion bigarrée.avait tout d'abord constaté avec un vif plaisir qu'aucun représentant de l'autorité ne rigeait l'entreprise, comme il aurait pu le eraiudre après les menaces de dénonciation des habitués du Rat mort.Probablement le temps avait manque à m'aime Irma pour aller chercher le commissaire, et elle avait cru devoir improviser cette aimable manifestation.La foule, miss en goût par l'arrestation du malencontreux Pilevert, ne s'était sans doute pas fait prier pour passer à d'autres exercices, et la fame navait pas eu de peine a recrater des aco- yas.Ile n\u2019étaient pas, du reste, extrèmement nombreux, et l'heure avancée avait déco beaucoup de ces amateurs de visites domicilisires qui pullulaient pendant le sidge, Les trois femmes, une demi-douzsine de gamins, sept ou huit ouvriers et quelques bourgeois attardés composaient tout le rassemblement.C'était parmi ces derniers que Frapillon espérait trouver quelque auxiliaire bénévole et il promenait sans affectation sur ses voisins les plus rapprochée ses yeux très-cluirvoyants, quand il se sentit presser légèrement le coude.En se retournant, il aperçut derrière lui la figure blafarde d'un des assaillants qu\u2019il n'avait pas remarqué dans le tumulte de l'entrée.Le hasard avait bien fait les choses, et bl'homime d'affaires était servi à soubait.L'individu qui venait de le toucher si dis- erètement n\u2019était autre que le docteur dont il avait à tout hasard endossé le personnage : Mo- linchard, le vrai, celui qu\u2019il comptait mettre en réquisition pour ses projets ultérieurs.\u2018e membre peu connu de la Faculté de Paris etait un grand et maigre quadragénaire, perteur de longs cheveux plats qui tormbalent piteusement sur le collet d'une évite verditre et d'un visage bléme, qui semblait avoir été pris entre deux portes, tant ilaffectait la forme d'une lame de couteau.Il y avait dans sa mine quelque chose de niais qui faisait penser tout de suite à Thomes Diafoirus, et il se dégageait de toute sa personne comme une odeur de cuistre.Fruit sec de la science, quoique d'ailleurs régulièrement diplômé, Molinchard suivait depuis sa plus tendre jeunesse les sentiers peu fleuris de la démagogie, et, comme il n\u2019était pas de force à s'y frayer un chemin tout seul, il s'était mis de bonne heure à la remorque de l\u2019habile et audacieux Frapilion.Le triste docteur était un des nombreux pions ue le stratégiste de la rue Cadet faisait ma- pœuvrer eur l\u2019échiquier de sa diplomatie.Sur up mot ou sur un signe de son chef de file, Molinchari marchait comme un sutomate, ot lo caissier n'eut garde de manquer une si belle occasion d'utiliser sou lévouement aveugle.La réponse à la pression du coude fat un coup d'œil magistral où l\u2019obéissant médicastre lut clairement l'ordre de se taire et d'approuver ivement.Sar maintenant du concours de cet esclave tents, J.-B.Frapillon aborda d\u2019un cœur léger s défense de ses protégées.\u201c Vous vous trompez, citoyenne, dit-il en s'adressant poliment à l'irascible Phémie, les personnes qui habitent ici sont bonnes patriotes et il y « Que excellente raison pour qu'elles ne nt pas leur temps & faire des signaux, c'est que toutes les deux sont fort malades.\u2014Allons done ! Faut pas nous la faire, celle- là, criala virulente Irma ; il y en s une qui courait encore les rues tout à l'heure.\u2014Elle avait surmonté sou roal pour venir me mourante.4 Car j'ai l'honneur d'être médecin,\u201d ajoute qu\u2019il eut entrebéillé ls porte, le battant Frapillon avec une dignité qui ne manqua point céda sous une vigoureuse po venue du de- son effet.hors, es, avant que l\u2019obli t caissier eût eu le temps de s'y opposer, dix personnes avaieut franchi le seuil.\u201cQue demandez-vous, citoyens?\u201d dit J.-B.Frapillon avec beaucoup de sang-froid.Les citoyens auxquels il s'adressait étaient mélés à plusieurs citoyennes, ot, an premier rang des euvahisseurs, se pressaient les trois simables dames qui devisaient si agréablement re au café du Ral mort.\u2018ame Irma semblait mème avoir le commandement de la troupe, car elle était entrée la première avec des allures de tambour-major, et ve fut elle qui se charges de répondre.*Neus voulons visiter l\u2019établissement, dit- elle aver un accent autoritaire que n'aurait pes désavoué un inquisiteur.\u2014Ët de quel dioit venez-vous forcer l\u2019entrée d'un domilice particulier! demanda le diplomate de le rue Cadet, qui ne craignuit jamais d'invoquer la loi quand elle s'accordait avec ses intérêts.\u2014Au nom du peuple, dit majestueusement Le matrone.Oui, oui, crièreut les assistants.Encore faudra-t-il savuir ce que vous cher.La profession médicale à généralement le pri- vilége d'imposer respect aux masses, civiliséew ou non, et les insurgés de tous les pays subissent son uncrndant tout aussi bien que les eatvages.6 Au fait, c'est bien possible ce qu'il dit là, e't-homme, murmura la compatisante Aglaé.\u2014Tout ça, c'est trés-bien, mais faudrait nous le prouver, dit m'aine Trma, qui nese payait pus de belles paroles.\u2014Oui, certainement, appuys lhémie.\u2014Visitons le baraque ! cria un ouvrier.\u2014Citoyens, reprit Frapillon, j'ai le plus grand renpeut pour les intentions patriotiques dont vous êtes animés ; mais je Mmanquersis tous les de- vuits de ma profession si je we prétais à une visite bruyante qui pourrait tuer une de mes ma.Indes.\u201d La majorité ht entendre un murmure approbateur, et l'agent d'affaires, encouragé par cette sympathie naissante, continua : ** Je propuse donc que trois d\u2019entre vous m'accompagnent auprés de mes clientes.Monsieur, par exeinple\u2014et il déniguait son réide Molin- chard-\u2014madame que voici, et il s'adressait à la tendre Aglaé\u2014 plus une autre peronne do bonus volonté.chercher ot m\u2019amoner auprée de sa taute presque fig *\u201c Si je vous ai dit 1a vérité, j'espèce que veus me ferez le grâce de vous retirer «ans bruit.\u2014Ça va!\u201d cribrent en masse lea manifesta.teurs.Et les deux témoins désignés se rangèrent eu- tour du prétendu médecin.; ; Un des isans les plus déterminés de le visite s'adjoignit volontairement aux élus.* Je vous demande cine minutes, citoyens, et je vous recommande le silence en attendant mon retour.; ** Soyez calmes, au nou de l'humanité, * prononça J.-B- Frapillon, qui savait que les grands mots ne manquont jamais d\u2019impressionner foules.; L'assistance se conforma ssns difficulté à la rrcommandation, et le petit groupe s'achemins vers le pavillon.Algaé, visiblement flattée de la préférence, tenait la tête du cortége, suivie par le délégué volontaire.Molinchard et Frapillon formaient la marche.t« Répète ce que je dirai et appuie-moi au besoin, dit tout bas le maître de la rue Cadet à son Âime damnée.\u2014Bois tranquille, répondit l'acolyte eur le métue ton, j'ai compris qu'il y avait de la politique sous jeu.\u2014Service de la Lune avec les dents,\u201d lui soutfls J.B.Frapillon.vi Arrivé à l'entrée du chalet, Frapillon arrêts sa troupe.¢¢ Ne pensez-vous pas, messieurs ot madame, dit-il en revenant aussitôt que faire se pouvait à ses habitudes de langage courtois, que notre en- tréa trop brusque pourrait effrayer ces dames!\u201d En matière de concessions, il n\u2019y a que le premier pas qui coûte aux foules, et, depuis qu'elle était séparée du gros des envahisseurs, la députation ne deraandait qu'à se montrer facile.** Comment donc, citoyen, dit le visiteur du sexe masculin, respect aux dames ! C\u2019est comme sa, et le premier qui bougerait aurait affaire à moi.Bouger, Molincbard n\u2019en avait nulle envie ; il réglait ses mouvements sur les yeux de son chef de file, qui ne lui menageait pas les avertissements.Quant à la sensible Aglué, son tendre cœur battait rien qu'à la pensée de revoir l'héroine innocente et persécutée qui lui avait demandé naguère l'adresse d'un boulanger.La protégée «le m'ame Irma lisait beaucoup de romans, et mademoiselle de Saint-Senier lui ap- jessit sous une forme toute puétique.+ Si vous le permettes donc, reprit Frapillon, je vais entrer seul chez mes malades pour les prevenir, et je reviendrai vous introduire.\u2014Faites, citoyen, faites ! s'empresse de répondre le délégué du peuple, la petite mére que voilà me tisudra compagnie.\u201d Aglaé s'incline avec un sourire gracieux.*\u2018 Mais j'y pense, dit le caissier, = issant, corams on dit, la balle au bond, peut-être vaut- il mieux habituer peu à peu ces dames au sur- croit de compagnie qui leur arrive.+ Monsieur peut me suivre,\" ajouta-t-il en se tournant vers Molinchard.Et, sans attendre des objections qu'il etait, du reste, assuré d'avance de ne pas rencontrer, il se diriges vers ls chambre du rez-de-chaussée.Le docteur eux cheveux plats obéit à lu consigne avec une précision mathématique, et mit ses longues jambes en mouvement pour escorter son maitre en politique.Au fond du couloir, la porte était restée en- tr'ouverte, et Frapillon n'eut qu'à la pousser doucement pour faire sou entrée suivi de son timide acolyte.Le triste intérieur qu\u2019il venait da quitter n\u2019avait pas changé d'aspect.Madame de Muire était toujours immobile et pôle dans son fauteuil.Renée tenait une de ses mains dans les aiennes, et l\u2019interrogesit du regard.Elles avaient dû échanz-r, pendant l'absence de leur pretendu sauveur, de douloureuses confidences, car des traces de larmes récentes apps- raissaient encore sur leurs joues.L'étonnement qui se priguit sur les traits de la tante et de la nièce en apercevant l'étrange ure de Molinchard n'avait rien d\u2019hostile.Et, de fait, le pauvre docteur n\u2019était pas de ces gens qui effrayent rien qu'en se montrant.Ce piteux personnage, quoique capable d'une foule de méchaucetés, montrait au premier abord un air béniu auquel on pouvait aisément se tromper.11 avait salué gauchement et gardait l'attitude modeste d\u2019un débutant qu'un ami plus expérimenté vient d'iutroduire pour la premièie fois dans le monde.1* Nous nous sommes effrayés à tort, mes chères dames, dit Frapillon avec beaucoup de rondeur, main cependant, tasdemoiselle ne s\u2019était pas trompée ; c'était bien une foule inalveil- lante qui frappait à le porte.\u2014Ët que leur svons-nous fait, mon Dieu ! \u2014Rien, assurétnent, Inais le peuple ne raisonne juère, et il se défie de tout ce qu'il ne comprend pas.\u2014Expliquez-vous, monsieur, dit madame de Muire inquiète.\u2014Permettez-moi d\u2019abord de vous présenter l'homme à qui je dois d'avoir pu calmer tous ces enragés.\u201d Molinchard se com sur-le-champ un air digne qu'il crut parfaitement approprié à ls circonstance.** Monsieur est un ami que le plus heureux des basards à conduit datin [a rue au moment où l'attroupement se formait, et, grèce à von inter vention, qui s\u2019est jointe à ln mienne, j + ai obtenir quelque répit me Comment | \u20ac la jeune Alle o oo sont done encore I # rayée, om rapillon ne répondit que un si matif que par signe ffir.\u201c Et que veulent-ils ! demanda Rende avec une = , ne pi \u2014Mais tout simplement visiter cette habi tion de fond sn hori habita- \u2014 C'est im le! dit mademoisel Saint-Senier en se levant avec iat de \u2014-Calmez-vous, ma chère enfant, reprit doucement Frapiilon, frappé de Peflet que produit sur sa cliente l'annonce d'une inspecti domicilisire.pection \u2014Je vous répite, monsieur, que c'est im sible, répéta la jeune fille.La vie intérieure doit être respectée, et, Moi qui ne suis qu'une femme, jo saurais bien, je vous le jure, m opposer à une violation aussi odieuse de la loi.\u2014Il doit y avoir un secret ici, pensait l'homme d'affaires, qui répondit tout haut : \u2014Nous vivons dans un temps où les lois sont peu respectées et, avec le prétexte qu'ils invo.tuent, on force maintenant tous les domiciles, lussent-ils trois fois sacrés.\u2014Et de quel crime nous sccuse-t-on, s'il vous plait} demanda dédaigneusement Renée, | ale vous demande pardon de répéter une pareille absurdité.de faire des signaux à l'ennemi.\u2014Des\u2026 signaux, dit avec stupéfaction mademoiselle de Saint-Senier, qui n'avait jamais eu l\u2019occasion de sonder la profondeur de la bétise isienne.\u2014Mon Dieu ! oui ! reprit Frapillon en haussant les épaules, il parait que tous les soirs, après huit heures, une lumière apparaît à l'étage supérieur de oe chalet.\u201d La jeune fille palit visiblement, et le visage igri de ua tante reflète une très-vive émotion.Ces symptômes n'échappèrent point à l'ivil attentif du caissier, qui ne manque pes d'appuyer encore sur la corde qu'il venait de faire vibrer.+ [1s prétendent même que cette lumière est d\u2019une couleur étrange, verte ou bleue, je ne sais, et.\u2014Ah ! c'est indigne ! s'écris Renée d'un sir accablé.* Mais ce peuple est donc aussi stupide que féroce ! \u2014Hélas ! mademniselle, vous n'avez que trop bien deviné, et j'ai vu de grands malheurs produits par l'ignorance populaire, à 1a suite dap parences plus frivoles encore.\u201d Après avoir prononcé cette phrase peu rassn- rante, Frapillon fit une pause pour jouir de son ouvrage.En cherchant A terrifier les deux pauvres femmes, il avait réussi au-delà de ses dusirs, cal elles semblaient véritablemout cousternées.C'était bien le moment de frapper an granl coup pour en venir i sea fiis ; mais, avaut qu'il eût repris la parole, mademoiselle de Saint- Senier s'arrêta devant lui et lui dit avec un ac cent de résolution extraordinaire : ** Ce pavillon où mon père est mort ext ut lieu sacré, et, moi vivante, personne ne le visitera.\u2014Très-bien ! se dit lo caissier, il y a décide- ment anguille sous roche, et voilà le demoiselle au point où je le voulais.\u2014Non ! à n'y entreront pas, répétait le jeune fille en se promenant dans la chambre d'un Ju saccadé.; -\u2014Mademoiselle, reprit doucement Frapillon, vous ne m'avez pas laissé achever, et je me hate de vous dire que, pour ce soir du moins, je crois le danger conjure, moyennant une petite concession que je vais vous expliquer tout à l'heure, seulement.Seulement ! intorroges Renée.\u2014Je ne garantis rien pour l'avenir.t'e qui se passe aujourd'hui peut recommencer demain et, tant que ce chalet sera habité, les actes les plus simples de votre existence peuvent amenct une catastrophe.\u2014 Mais que faire alors 1 que devenir\u201d \u2014SBuivre mon conseil.\u2014Votre conseil ! \u2014Mais oui, mou conseil, qui consiste en cect Quitter ce domicile, non pas demain, mais cette Duit et venir vous installer avec madame votre tante dans ms maison de santé où personne, Je vous le promets, ne viendra vous chercher.Si mademoiselle de Saint-Senier avait pu de- viuer le double sens que Frapillon attarhait à ces derniers mots, elle se serait moins presse de répondre.| ais la jeune fille était sous l'influence d'une telle émotion qu'elle avait perdu toute faculte de réfléchir.Co Madame de Muire, du reste, paraissait frappée des avantagss de la proposition, car elle ar: prouvs du regard et du goste sa niece quan celle-ci dit au prétendu docteur : _.\u2018* Eh bien ! soit ! inonsieur, je vous crois tr capable d'abuser de la confiance de deux femmes qui n\u2019ont plus au monde un seul protecteur, et nous allons vous suivre, à une condition.\u2014Elle est scceptée d'avance.; : C'est que je pourrai venir ici aus! souvent! qu'il me plaira et y venir seule.ude \u2014Rieu de plus simple.Ma mainon ext situé dans le voisinage ; vous emporterez In clef du chalet oe soir, et vous y ferez toutes lex visites que vous voudrez.; Le ai * Croyes bien, chère demoiselle, que je n jamais eu l'intention de vous séquestrrr, ajouts- t-il en souriant.te \u2014Mais, comment nous débarrasser de = foule tnéchante ?demanda Renée qui, uae se résolution prise, marchait de l'avant, comme toutes les natures primessutières. Ï i : ; | EVRA ta oe 17 Avan 1879 L'OPINION PUBLIQUE 189 Taisses-moi \u201d dit Frapéllon.Es, vadressant , olin qui arse joué \u2018alors le rôle d'un person.muet : Jupe ee Tobligeance, cher emi, d'introduire ici les deux personnes qui attendent sous le pé- Patrie deco obéit avec la ponctuslité passive d'u esclave oriental, + Loa délégués que je suis obligé de vous présenter, reprit l'homme d'affaires, n' tlen- nent pas aux premières catégories vocisles, mais je vous demande un pen d'indulgence, et je vous asure que l'audience ne sers [oe longue.1 avait à peine achevé de débiter ses précau- i toires, que Molinchard reparut Bo devant lui = député en blouse et la sentimentale Aglsé.; illon, qui t la connaissance du con humain et particulièrement celle des natures citoyennes, ne s'était pas trop avancé on promettant que l'entrevue tournerait bien.Le couple envoyé par le peuple se montra on ne peut Phos sensible au touchant spectacle que lui offraient deux femmes abandonnées qui portaient sur leurs traits pâles les marques d\u2019un profond chagrin.L'homtme s'arrita sur le seuil en tournant sa casquette dans ses doigts, et la jeune Aglaé s'essuya les yeux sans vouloir entrer.* Vous voyez, mes amis, que je ne vous avais trompiés, et que ces pauvres demes sont bien inoffensives, leur dit Frapillen.« Allons rassurer vos camarades.\u201d Et prenant la tête de la troupe, qui s'empresss de battre en retraite, il trouva le moyen de dire tout bas à Molinchard : « File en même temps que la foule et reviens dans une demi-beurs m'attendre à le porte avec un fivere.\u201d F.pv Boisaosey.(La suite au prochain numéro.) LES BRAVES DES BRAVES LA MURICIÈRE\u2014DE CHARRETTE\u2014PATAY\u2014 LES ZOUAVES Qu'on lise ce qui suit ; c\u2019est écrit par l\u2019écrivain distingué qui signe fgnotus, dans te Figure : La Moricière était exilé en Belgique.Mon collaborateur, M.Granier de Uasea- gnac, a raconté ici, en des termes si éloquemment littéraires, combien Napoléon III regrettait de ne pas avoir La Moricière parmi les siens.Le général demanda l\u2019autorisation de venir apporter au tombeau de famille, en Saint-Philibeit de Grand- Lieu, le pauvre petit corps refroidi de son unique fils.Je le vois encore pleurer comme une femme! Sur ces entrefaites, Mgr de Mérode lui dit: \u201c La papauté a besoin de vous.\u201d Il r\u2018pondit : \u201c Laissez- moi examiner la situation.\u201d Trois joura après, il dissit à M.de Quatrebarbes, qui partait pour Rome : \u201c J'ai tout examiné.11 eat impossitile à la petite armée pontiti- eale de se défendre.\u2014Ah * général ! quel coup pour Pie IX, qui comptait tant sur votre dévouement !\u2014Mais vous êtes un niais, mon cher Quatrebarbes ; jo ne vous dis point que je n'accopte pas, puisque mes malles sont déjà faites ; mais la plus belle file du monde ne peut donner que ce qu'elle a ; je ne puis donner au Saint-Père que ma vie et non la victoire ! \u201d 2 Arrivé à Roue, le général reçut aussitôt la visite d\u2019un grand et beau jeune homme blond, dont j'ai fait ici le portrait, le baron de Charette.Le général lui dit: \u201c Donc, vous voulez vous battre! Combien êtes- vous Quinze, mon général, mais d\u2019autres arrivent.\u2014 Vous ne savez rien t\u2014Rien des BU manceuvres françaises, c'est vrai ; je sors de l'Académie royale de Parme.\u2014Fh bien, Becdelièvre vous apprendra nos façons ! \u201d Le corps des Zouaves était créé.Son pre- wier chef fut M.de Becdelièvre, Arrive Castelfidardo ! arrive Ancône ! Je revis le général en Bretagne.11 véout avec nous, Mais il faisait de fréquents voyages à Prouzel, Il mourut là\u2014presque tout à conp\u2014presque debout.À l'enterrement peu de monde étrangers au pays ! Le #éneral avait accepté, par avance, cette Obecurité après tant de jours rayonnants.Mais Dieu refusa celte acceptation.Les Zouaves Pontificaux le continuaient à ome, comme les Zouaves de France l\u2019a- Vaient continué en Crimée et à Pilestro, À Rome, les Zounves avaient eu leur re- vanche à Mentans.À près la prise de Rome, Charette s'embarqua pour 1a France avec 06 qui lui restait de Zouaves français.A Tours, le général Le Fort lui remit son brevet decolonel des volontaires d » l'Ouest, Ici se place un incident important.Un se croirait en plein moyen féerique, Le baron de Charette était allé, en sortant du cabinet du général Le Fort, à 1a gate de Tours [:our recevoir sa belle-mère, la «tuchesse de Fitz-James, et ses deux enfants.En les apercevant dans la gare d'arrivée, il leur dit tout haut, joyeusement : « Je suis nommé commandant des volontaires de l'Ouest!\u201d Un vieux monsieur était non loin de là.Il entendit.Il s'approcha du baron qu'il ne connaissait pas : \u201c Pardon, monsieur, vous dites que vous commandes les volontaires de l'Oueet ?\u2014Oui, monsieur.\u2014 Eh bien, j'ai un paquet pour vous : les «vurs de l\u2019aray-le-Monial ont brodé un étendard qu\u2019elles voulaient envoyer au général Trochu.On ne peut plus entrer à Paris, Elles viennent de m'écrire, à l'instant, de remettre cet Atendard à un chef des troupes de l'Ouest.Voici la lettre.\u201d C'est ainsi que le général de Charette reçut le fameux étendard de Patay ! Cet incident semblerait être inventé si on ne savait que je n\u2019invente jamais.D'ailleurs, sortant de mes habitudes ordinaires de dis crétion, je dis que je tiens ce récit du général lui-même, en septembre dernier.* Un sait que la première jouince des Zouaves fut à Brou.Le troisième bataillon était commandé par M.de Uoudesin.A certain moment du combat, le commandant ordonna aux hommes de se coucher.Le vieux marquis de Coislin restait debout.Son lieutenant de sectiun, le comte du Pujet, lui dit : \u201c N\u2019entendez-vous pas le comwandement 1\u201d M.de Coislin répondit: \u2018\u201c A mon âge, quand on se couche on ne se relève plus!\u201d Et il resta debout.Sa haute stature et sa superbe tite a longue barbe blanche se détachaient dansla fumée.Mais j'arrive au combat de l\u2019atay.C'est là que l\u2019âme-témoin de La Moricière a dù tressaillir.Pendant la nuit, veille des armes, le général de Sonis, le colonel de Charette et Quatorze autres Zouaves avaient assisté à une messe, Elle était dite par le Père Doucet, dominicain, aujourd'hui Chartreux.Les seize assistants furent, le lendemain, tués ou blessés gravement.On le fit remarquer plus tard au général de Cha- rette : \u201c Ma foi, fit-il, nous n'étions pas allés là pour demander la vie sauve.Si on obtenait ainsi un sauf-conduit en allant à le messe, tous les poltrons iraient ! \u201d le trouve une concordance de note entre la parole de La Moricière, créateur des Zouaves, et Uharette, leur chef et persou- niticateur.Le soleil se leva splendide.Ce n\u2019était plus le soleil de fer-blanc des autres jours de la campagne.Des coups de canon le saluèrent aussitôt, comme les canons saluent sur mer, au lever du jour, le pavillon qui monte au mât ! Il faisait froid.Le terrain était glacé et sonore.L'horizon etait clair.Le colonel de Charette avait le droit de se servir, en ise de fanion, de l'étendard religieux brodé.11 dit au comte de Bouillé : \u201c Tu es le petit-fils de Bouchamp, porte l'étendard !-\u2014Non, fait de Bouillé, je ne suis qu'un ouvrier de lu dernière heure, donne- le à un autre !\u201d Alors le colonel le remit à M.de Verthamon.Quand je n'avais que la note générale du combut, j'ai dit en quelques mots larrivée du géuéral de Sonis.Il était sur un petit cheval arabe.Le général n'était pes un peu gros comme il Dest aujourd'hui.Maigre, sux mous taches noires, à la figure fine et militaire ! Je ne redirai rien de ce qui est connu.L'historien de l'avenir prendrs chez noue tous ces détails donnés pêle-mêle, au hasard de l'actualité.Qu\u2019il n\u2019oublie point ceci :\u2014 Tout à coup, une sorte de brigand d'opéra-comique, à toque de velours et à large ceinture, dresse devant Charette va longue taille efflauquee : \u201c Muu colonel, je suis le capitaine des france-tireurs de Pli- dah.\u2014 Tant mieux pour vous, mon smi ! \u2014C'est que je voudrais combattre avec vous }\u2014Très-facile ! Mettez-vous là avec vos hommes!\u201d Nous reparlerons de ce franc-tireur.> Des francs-tireurs de Tours et des mobiles des Ctes-du-Nord avaient été joints À la colonne des Zouaves.Il s'agissait de marcher sur les batteries prussiennes, ces aboyeuses invisibles, comme les chiennes de la ballade.J'ai dit ailleurs l'allure correcte des Zouaves.C'était comme un ca- dencement.On dirait qu'ils font vis-à-vis dans quelque menuet prodigieux et solennel, Charette leur montre avec l'épée l'horizon qui apparaît semblable à un vomissement de forge.Cette colonne d'hommes silencieux semblait être ls condensation du sublime.Il y avait là des tout jeunes et des tout vieux, mais comme le disait un des nombreux témoins que j'ai question- nés\u2014qui faisait allusion à l'approche de la mort, égale pour tous : \u201c Blonds ou gris, ils étaient, à ce moment, tous du même âge! \u201d ha Le colonel de Charette avait défendu de tirer, Ils allaient au milieu de ce vol de fer, sur une plaine nue comme un champ de tir.Quand un homme tombait, on s'é&- cartait un peu pour ne pas marcher dessus.Puis, on reprenait le rang.Devant, à cheval, sont le général de Sonis\u2014le colonel de Charette\u2014le lieutenant-colonel de Troussures\u2014le commandant de Moncuit\u2014 le capitaine adjudant-major de Ferron\u2014 de Bouillé, aide-de-camp de Sonie\u2014As- couët, aide-de-camp de Charette.Le général de Nonis fut le premier atteint ; il tomba.Son cheval s'enfuit effaré, en faisant claquer ses étriers.Tout à coup, on voit le lieutenant-colonel de Troussures partir au galop.I} étendit le bras drait comme pour commander.Mais, cavalier et cheval étaient blessés à mort.Ils roulèrent l\u2019un sur l\u2019autre.Le porte-étendard, M.de Verthamon, «st tué roide.L'étendard tombe avec lui.Le comte de Bouillé était placé entre son fils Jacques et son gendre, M.de Cazenove de Pradines.11 était de grande taille.Sa figure, au regard doux et voilé, était encadrée d\u2019une barbe blonde.Quoique grand-père, il n\u2019avait que quarante-huit ans, Ses épaules puissantes indiquaient une force presque colossale.Déjà il avait dit en marchant, à son fils et à son gendre: \u201c Si un obus éclatait au milieu de nous trois, il y aurait demain bien des veuves à la maison !\u201d Il prend l\u2019étendard tombé.Uno balle traverse de part en part sa poitrine\u2014 mais il peut remettre le drapeau à son fils Jacques.Presque aussitôt celui-ci tombe foudroyé.On n'a pus retrouvé son cadavre \u2014Homère parle de ces jeunes héros tués, qui disparaissent du champ de bataille, emportés par des mains divines \u2018 > C'est au tour de M.de Cazenove de Pra- dines.Mais le bras qui porte l'étendard est broyé.Ces blessures sont faites de bas en haut par les balles des Bavarois couchés dans un petit bois.Charette a son cheval noir tué sous lui.ll continue à être le magnifique soldat qu'on sait.Mélange de calme et d'entrainement.C\u2019est \u201cle Fer éprouvé par le Feu \u201d dont parle l'Ecclési- aste.Il commande: \u201c A la baionnette! \u201d Le bois est atteint.Les Bavurois sont tailladés sans qu\u2019un seul ge relève pour fuir.Le colonel crie : \u201c A Lorigny.\u201d Le bois est dépassé.On rentre sur la plaine nue.Mais il n'y a presque plus d'hommes debout.Charette à la cuisse traversée par une balle.Il se traine dans un fossé.Le soleil se couche à l\u2019horizou qui s'em- brume-\u2014on dirait d\u2019un gigantesque fer à cheval, chauffé & rouge, qui tombe dans l\u2019eau qu'il fait fumer ! La nuit se fait peu à peu sur le champ de bataille.Là sont couchés lea trois quarts de ces vivants qui, tout à l'heure, marchaient si fièrement.La neige tombe lente et tine.On dirait d'un frôlement d'ailes\u2014saus doute les âmes frileuses qui s'envolent lichaut!.Comment une femme qui n'a nulle habitude de réfléchir, élèrera-t-elle ses enfants ?Comment discernera-t-elle ce qui leur convient ?Comment les disposera-t-elle aux vertus qu'elle ne connaît pas, au mérite qui lui est étranger, dont elle n\u2019a nulle idée ?L'itmbécile ne saura que lea flatter ou les menacer, les rendre insolents ou craintifs ; elle en fers des singes maniérés ou d\u2019étourdis polissons, jamais des bons esprits ou des enfants aimables.> La différence de fortune et d'état se confond et n'éclipee dans le mariage, olla ne fait rien au bonheur ; mais celle de caractère et d\u2019humenr demeure, et c'est par olle que l\u2019on est heureux ou malheureux.= a Le mariage est le plus sublime état de I'amitié.S'il est heureux, il diminue nos peines eu les divisant, comme il a: nte nos phisire par une participation mutuelle * = x Lorsqu'un mari et sa femme vivent mal en- remble, c'est uns preuve que, aoit «ans le foud du caractère ou dans les mœurs, ils se connaissent mutuellement quelque défaut essentiel, qui ne donnerait pas pour eux, aux étrangers, plus de goût qu\u2019il n\u2019en oùt l'un pour l'autre, s\u2019il était aussi bien connu du public.+ * La complaisance, l'égalité d'humeur et la propreté sont trois chaînes dont un cœur sensible ne sort jamais ; et ce sont les moyens les plus sûrs pour une honnête femme de conserver toute sa vie l'affection de son époux.x x = On trouve parmi les hommes des caractères doux et capables de patience ; mais oii trouver un mari qui puisse souffrir duns sa femme den airs méprisants ou tout ce qui leur ressemble ! Les ressentiments invétérés d'un homme doux sont beaucoup plus à craindre pour elle que les emportements soudains d'un homme passionné.\u201c> Les femmes ne doivent point exiger de leurs maris autant d'amitié qu'elles en ont pour eux.Les hommes sont, pour l'ordinaire, moius tendres que les femmes : elles se rendent malheureuses si elles sont trop délicates en amitié : c\u2019est un commerce où il faut toujours mettre du sien.Il nous fait plaisir d'apprendre à nos aimabl+- lectrices, que MADAME P.BENOIT vient d'ouvrir, au No.824, rue Ste-Catherine (près de lu rue St-Denis), un magasin de marchandises de modes et de fantaisie, où elle tiendra toujours en mains un assortiment des plus variés d'articles de goût et de toilette, tels que rubaus, frillings, braids, collets et poignets pour dames, garnitures pour chapeaux, plumes, fleurs, ete, spécialité pour ouvrages en laine de Berlin.Madame Benuit se chargera, comme par le passé, de Is confection «es rones, chapeaux, manteaux, ete, dans lesquels elle à une grande expérience, et ses prix seront des plus réduits.Le public a appris avec plaisir que M.LAN- THIER, ci-devant de la maison Thibault, Lan.thier & Cie., No.271, rue Notre-Dame, allait continuer cette maison populaire.Les conditions auxquelles M.Lanthier a achete le fonds de l'ancienne société le mettent en état de vendre à grand marché.IL n\u2019y à pas une maison où on puisse se procurer des fourrures, chapeaux, gants, varapluies, ete, à des prix aussi réduits.M.Janthier aura aussi constamment en mains un assortiment varié de pardessus en tweed imperméable.Quant à la qualité des articles, il suf fit de mentionner les célèbres maisons Lincoln, Kennett & Cie., Woodrow, Woclfenden, etc, où M.Lanthier s'approvisionne, pour se convaincre que le public sera satisfait.Un escompte de 10 par cent sera accordé à toute personne payant argent comptant, et il n'y aura qu'un seul prix.M.Lanthier est seul autorisé à regler toutes les affaires de l\u2019ancienne maison Thibault, Lanthier et Cle.A NOS LECTEUHS,\u2014 Nous solnes convaincd que nos lecteurs et aimables lectrices liront avec plaisir le compte-rendu d\u2019une visite que nous avons faite récemment au nouveau magasin de M.P.E.LABELLE, le marchand de nouveautés de la rue Notre-Dame.On se rappelle que M.[abelle tenait ci-devant son établissement sur la rue Sainte-Catherine ; ce n\u2019est qu\u2019à la fin d'avril dernier qu'il a transporté son immense fonds de marchandises à l'endroit qu\u2019il groupe actuellement : 109, RUE NOTRE.DAME, entre les rues Bousecours et Gosford.M.Labelle à cru devoir opérer ce changement afin d\u2019avoir un local plus spacieux, plus central et répondant mieux aux besoins de sa nom.breuseclientèle.Nous avons été surpris de voir les prix excessivement bas auxquels les marchandises sont vendues dans ce magasin.Une visite convaincra tout le monde ve l'avantage qu'il y a de s'adresser à M.Labell+ avant d'acheter ailleurs.AVIS Les abonnés de L'Opinion Publique qui désire ratent faire relier leurs volumes d'uue manière élégante et nolide, et à bon marché, feront bien de s'adresser au bursau de ce juurual, 6 et 7, rue Bleury.eer, 00 190 17 Aven 1879 L'OPINION PUBLIQUE \u2014\u2014= Qu J A 2 AYN FL py ey 2 CE oH Hu ç LF LL) Ar hi (i ds La A a PL Ÿ Ta.AA es, %] # # i XY & | Ld ry a Wi A eh Kr _ A VE 028 LY \u201cVr de PRP QU LA 4/ be tableau de M.Von at + Gi 7 \" \\ Ne A it Cu wi + ab bs w we i i 3 wr Si Ce A « 1 \u2014 A + ei & hii at 4 LA oS £ @ > fi A 2) pi nN os od = pe \u2018 or Lt BERNIER Jorn ob anf.\u2014 Bop | il a on ra | i à \" 4 ~ Ns [al ÿ / a A b LE we \u2018xi MR | Cr Li Re rt 4 74 3 fi / 573 % ç REV.1 I 7 gy | iH Wr | i! mW 7 ; % ks 4 Al i fo! Ar 2, Es i À 05 | \u201d WA 77 i i i id JE 4 Z, _ 74 hy a 7 ANN My i 1 H i Th J CE Ji I SG | 7 | ih i! 4 / 2 i Wi ; ; | {| i 7 A 4 £ ry il nl Pt (à bd [Il pe tn.À 17 Aven 1879 PORTRAIT DU PRINCE NAPOLEON reo tient de na mère par la dou catuctère.Tous ceux qui é, soit durant le règne «le son ix aon exil, ont été frappés de eu figure ouverte.de sa grande intelli- rence et ce le franchi : de ses manières, Le prince fut placé pendant quelque temps sous la direction d'un professeur français, M.Francis Monnier, qui ne wan: quait pas d'une certaine habileté, Tunis qui avait le désavantage d être extrême ment vaio.tv gentleman n'était mis dans la tête qu'il ferait de son élève Uni empereur Le pril eur de son l'ont approch pere, voit depu piling de maxt 1 Erdle de Kyussean, » Un jour, lo prince ayant été admis, au dessert, a un diner de La Cour, stapétis tonte l'axustance en disant à un urchidue autrichien : Vous avez les idées de l'ancien re- me, prince, mais elles ont fait leur temps, Le peuple est nn océan : si Vous lui resistez, il vons emporte, flans une autre occasion, le prince ime portal se rendaut au bois de Boulogne dans s4 voiture, vit un jeune garçon router à terre en tombant du strapontin d'un vabtiolet.[I fit arrêter sa voiture et wit pied a terre pour voir si l'enfant etait } Sa chute n'avait eu aucune zr- vite, et le prince imperial, apres avoir embrissé l'enfant, ajouta: *\u201c Vous direz a votre vere que le fils de l'empereur vous + embrassé.\u201d Oh! non, je ne le Tui die pos, re vont l'enfant, car papa dit toujours que Napoleon st une voenerille, Ve qui blessait Je pins 1 Acauqogne de INTO, Delis portees contre son pere, Comme dl eerivait un jour quelques tems ar une feuille de rapier, su mere anh wanda eo quid fist srends note des nos des homies nt nous insultent, car je pense que je tezlerai quelque jour mon compte avec eux.Por de temps apres ce endant ol jeta liste au feu \u2014 VARIETES prines durant ment les aecusa- Lun puit employe de mans protolre su retraite Comment, Vons avez tempt ces fonctions.à prndant trente ans f L'plové, d'u ton soleunet =u, on \u2018asqu'a be lue * ve qu vient de - * Unidde nes amis et rollaboratenrs se plant de \"que les mariages ve concluent trop rapidement.l'as toujours, rependars.Dermivreme nt, un jeune homme est presenté per Lu preniiere fois d'eus nine taille bourgenise.À peine sé Visite est-elle terminve, que le pre wuts demmnde an père : Vous plartal come gendre * Certainement, Alors, it peut vous faire sa demande demain} Le pore se redrenne, ct rappelant le mareur AUX CORYSHANEHS 7 =a 1 Y peu z-vous 4.Apres demain! * x Vredde nos bons Myopes vie chez un opticien pour oh 7 les verres de ces lunettes, qui caieut devenus inxuffisants.Un lui donne te Duméto au-dessous, \\ptrs ce numero-là, dit-il, qu'est-ce que 2e prendrai ?Ceri, dit Popticwn, en montrant d'autres vertes Et apres?Cela, Et apres ?dit le mayope d'un mir auxienx.Apres\u201d dame, apres, vous prendrez.un anche * x * Baptiste, Je vous avuts dit de m'acheter au Alrudrier ; pourquoi donc eu avez-vous acheté deux Je vais vous dire, mada.ue : connue le pa- betier demeure un peu loin, j'en a pris tout de suite pour deux ans LL *® Deux jumeaux vienuent au monde.Four des raixons de famille inutiles à deve- lopper ici, ils sont aussitôt séparés l'un de I autre et élevés dans des pays différents.Trente ans aprés, il se rencontrent fortuitement, pour 1a première fois, et sont tous deux Ppés «de leur ressemblance mutuelle.\u2014Perdon, monsieur, dit l'un en se découvrant poliment, 11 me semble le nous nous souimes deja connus quolque part?he, et il w'efforçait de le pénétrer | imex qui paraissaiont empruntées a nsieur; jar voulu des remplis., L'OPINION CONSEILS UTILES On nous demandr d'indiquer le moyen de faire pottuser les cils et Los soureils, Bl faut Jes humecter souvent d'eau froide.On les verra bientôt croître en épainseur et en lon- guenr.Lex Irlaudnines duivent leurs longs cils ifinés & ce cosmetique inoffensif, Nous avons Auntie, ici méme, vue autre recette partionlière à lu verte Erin, pour l'obtention de ces cils bien fournis ; cest d'in conper l'extrémité à tout eu- fant qui & atteiut le quinzicine jour.Un grand nombre de personnes ne peuvent dormir la nuit, à enuse du froid qu\u2019elles res | sentent aux pieds, e* vols convent malgeé les sevours d'une boule d'eau chande, Personnes devront, avant de se mettre au lit, ne plonger lex pieds dans de l'un froid et log faire frotter ensuite pastun vant à massage.Cela aménera une réaction, provoquera la cireu- ! : suug et permettra pre sur les j deux areilles, depuis le vouvre-feu jusqu'au pa- | tron-minet.| H arrive qu\u2018an animal, chien où chat, ne noit frotte contre nos vêtements «ty ait Inissé des s, inconvénient que produit egalement un p y manchon où fourrure quelconque entamés par ley vers.On s'escrime pendant une heure à : brogser Je vêtement victime du frottement, et Pon ne ft que de la besngne imparfaite, ce qui donne de l'humeur à tout le mou Passez un linge mouille sur votre brosse, elle enlevera poilson duvet comme par euchante- ment, of sans endommager Pétatte, à laquelle Les coups ropétes de la brasse atent son lustre, Nouvelle maison.- Malson nationale, MM.MATIMEU & GAGNON viennent lou vrir, an No.Notre-Dame, un magasin de marchandises seches et de nouveautes que nous reconmeandors au publie, On trouvera dans vette mruson tout ve que l'acheteur peut desirer, de qualite des trarehandises st 1- han marche, wa messivurs possedent, quoique jeunes, beaucoup d'experience des alfaiees.Lear assortiment de rnarchandives est des plus varies, ot denote clirz veux beauvonp de gent et d'intelligence, Maison A, Pond Cle, Cette gran Ve maison tinier oa fondle Ie stock sets reserve d'ici à quelque temps a meillenr marche que jamais, Nous vons tons les jours de nouvelles mar- chatdiss de prutemps et d'été, ce qui permet \u201cde satisMaire toutes nos pratiques.Profitez « cett grand te auts par le «vnd note a la faillite dla maison À Prros & 4 La maison PTLON profite dde cetle occasion pour fetuetrier cordialement le public en general pour l'envouregemeut qu'elle a ren depuis quelque tetnps Reduction considérable des prix de vu marchandises.11 faut ecouter à tout prix ne stack quest encore au-debs de 850,000, pour faire face aux encagements que la maison Pitos dart rencontrer d'iet à fn mois, Nous vous à vitons dote tous à profiter de cette grande vent rt en ee faisant, vous favoriserez M.A Frio qui 8 su, pat son energie, développer la partie Est de Montreal ot faire du bien au publie en geueril.A.PILON \u20ac ir G47 ot 614, rue Ste-Catherine, Montreal \"ar ordre du syndic officiel, CU.Besusoleil, Fou MM.Narcisse Beandry et frère, Bijouticrs et Horlogers, atmoncent A leurs pratiques et au publie al qu\u2019ils ont en magusit tn assor- tient de MoSTRES en or et en argent, ainsi que des BLIOTX tant importes que de leur fabrique, MM.Heaudry et frère font aussi la dornee et are g-nture, winsi que ka fabrication et réparation d'urnetuents d'uglises, Nous vroyans devoir faire remarquer au publie que con deux mues- sieurs sont leus deux onvrierset surveillent, ann date von departement, Pex cution des nuvrages feits.NakcissE BEAUDEY, Bijoutier pratique.An Magasin Rouge, 581, ru.Saintr-Cathe- Pine.COMPEUITEON SANS PRECEDENT DANS LE COMMERCE RE NOUVEAUTES.-Notre magasin n'est ouvert que depuis quelques mois, et des milliers d'acheteurs l'encombrent déjà tous le jours.C'est vraiment plus que nous osions es- perer.Nous trous faisons toujours un devoir d'être veridiques of senx exagération dans l'an- de no4 marchandises, ne descens ace système vulgaire et trompeur d'in- nonces prémant des marchandises qué n'ont au- vone valeur apprecisole.Nous savons, toutefois, que le polie ent trop intelligent pour er laisser imposer par ces réclames nensongrnes, 11 sous suflies de dire que notre grande expérience dans Pachat des stocks nous donne une supériorité indéniable sur qui que ce soit pour l'achat et la vente de marchatedises qui ne sont vs surpasses pour la nouveante vt le ot Nous vendons nos Tweeds et nos Etofles à Robes à une commission de 2} pour cent seulement.Nous coupons nos Draps et Tweeds gratis, et donnons les l\u2019atrous de Kohes et ile Manteaux par-dessus le marché ! 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z 13 wn 2 EN 6: ua oF bi te pgagnent.Solutions yustes dv Probleme Va.\\2s Montréal :\u2014N.Ciartier.J.Bovte P.lbécareau JL Chartier, F.T.et J.-0.T.LES ECHECS MONTREAL, Advesser toutes les communications relatives & cette partie du journal.& MO, THEMPE, No.69¢, rue Same Bonaventure.Montréal.AUX CORRESPONDANTS justes du probléme No.IM: MM.J.W afrenaie, J.Gauthier.HE.Pañutio Montrha® AU.Raint- Tran ; ©.A.Baivin, Saint-Uynetothe N.PP.Sorel: Z.Deleunais, V.KR.Gagnon, Québec, 1.0 P.bherbrouke.Rolut 8 MJ.M.Québac.Nota publierons votre parti in semaine prochaine.Marei.N.P.Sorel.Mier oa que vous demandez par la poste.J.Gauthier.Montréal Nous espérobs avoir bientot te plaieir d'annoncer 14 formation d'un Club of Echecs ennadien.Déjà il & #16 fait quelques démarches d oe but.None pa pouvens fante d'espace pu Nous vous le renserrons A 6 amatenr.\u2014Hl auffit de connaître la marche du oa: verva fainilinrisé en que «toujours d'nne rase bl le cavalier pue sur une noire, et réciproquement, eb franchissant micntes i.Mement l'espace d'une cane.En vous proonrant 1, 56° Son Echees da M.Trott; vous trouverez antes las expli cations nécessaires à l'étude de cette science.Totgsol INTRANATIONAI\u2014Le Rès, ©.E.Ranken vient de gagner une autre parte ve qui donne le réanl- tat subvant: Angleterre, 17, Rtaté-l'nis, 16.61 6 parties nulles.Les vainqueurs de ls sectun du jour du lde tame: mensuel du Café de ia Régence, Paris, ont êté : ler prix- M.de Bezkrowny ; Jeprix.M.A.JoHet vainqueurs de le saction du soir ant été: ler prix Nums Prettl ; 2 prix: M pine.\u2014Stratégue.Lestes \u201cK.\"* PROBLÈME No.136.Compusé par M.K.H.SEYMOUK, États-Unis.\"Heu mm ie 2 A ARE A Au Z am En mmm a us 2 à à 2% Les Blancs jouant et font échec et ist oo $ Coupe solution du problème No.156.Hlancs Nowra, Trp © Rie FAs 2 D'3e F.fcher 2 16300 3 T pe I, dohee at nm Ar DR Ae Tr Be CAC R 2 1 pus ou R pr | LD pelt bches ut raat [Lt ft RE TDF R 2 Pour 3 13e FF D.êches or mat 6veme PARTIF partie tithe réfmnment au Cafe de \u2026a Hézene Parts.sur Le nouvelle variante du Gambit Munio Cascio.Hianes Nore M.Mal HER MM HEKFHANE FI +iFE Rie 1°40 it Poe R \"Fée FR \u201cPort \"CPR IPdeCR 1 F1FD Pe Pprt nls FR TOWED a \u201cne (7e C Hour FdeF Da it ler Cpr PR Ach lee Kerb Cie lb bohm Re it CpeF Pr TV der R, beter Roe 'RilerCK Doel R Tres Cévhee Les Blaoce abandonnent vi Di rat By dent qu'ile ne penvent prendre 6 1e Bit eane perdre in l'ame.\u2014Stratrgee.Prix du Marché de Détail de Montréal Montreal, 11 avril 15 FARINE 8.Farine de blé de 4 campagne, par LOG Tha 1 00 & Parine d'avoine 2.200 20000 REA Paris lehléd'inde ne 1254 » minut.0.Pois de an.Urge de.ne Avoine par 40 Ibs ue Sarasin par mint.vies Mit dao Ton Lin do 1504 Blé-d'Inte du Lowa Pommes su baril 1g we latates au nue DTH A Faves pur ininet 1104 115 Ulgnons par tresse - Ma 005 LAITERIF Terra frais a ta livre.Le «à eu Heurre anlé du à 015 Fromage dla livre 004 vus VOLAIL Dindes (vienx) au coaple.Dindes (jeunes) de (hes an caupie Canaries Poles Poulets GUBLEHR Unnards (agneagest par couple.noire parconpie Pionviers par dunxaine Bécasses wn couple _- Pigeone domestiques an couple Perdrix au couple Tourtes à ja douzaits Hent à in livre Me vu Lard do FR.» 1» à 00 1° Mouton do Cah en Agneaan « .nog 10 Card frais par 100 livres.sue 40 Bœut pur 100 Livres nos 5 + Lidvres - FE oud 0B DIVERS Sucre d'érable à le livre.vu.10 à él.0144 Sérny d'érable au galon Miel dia tivre \u2026.\u2026 Enfefrais ln douzaine Hesdork à ialivre Saindoux partivre.Peaux & in livre 103 L'OPINION PUBLIQUE | 17 Avan 1879 Librairie Payette & Bourgeault Ua trouvera constamment à cotte Librairie : Livres de prières et de piété.depuis les rotieres les plus commuees jusqu'aux plus ricbes- Livres de littérature de tous les auteurs canadiens.Livres classiques, on usage dans tons les colléyes.couvents, ote.ote.Papeterie, tapleserie, imagerie.articles religious.oto., on, vu grande quantité.Fournitures d'école et de Burean, une spécialité.Urdres pris pour Fabriquer des cadres de toute sorte.Impressions et reliares de livres blancs #xéentées sous veuf délai.Les adboanés de L'Opinien Publique trouverost us avasiage vo s'adressant § leur magusiv pour faire velier Tour jouraul.Payette & Boupreault.No.250, rue Saint Paul.Vis-à-vie le rue Saint-Vincent.Montréal.PECHE AU HOMARD Département de la Marine et des Pêcheries, Branche des Pécherira OTTAWA.22 mars 1679.l'attention du public est attirée sur Jes règles sui- wantes des Pôche adoptées par le Gouverneur-Géné- \u201cral eu Conseil, le 13 du couraat, anvulant tout ordre au- térienr en Couseil relativænent à la pêche au homard : 1.Dans cette partie de 1a Nou nant les ies des oomtés de Cam! sur la Bale de Faody, les comtée de Hi polis.Digby, Yarmouth.Shelbur Kiogs, Anoa- Queen's, Lunen- berg, Jalifcx, Gaysboro, Richmond, Cap Breton et Vic- toris; ausei.dans la Province du Nouveau-Brunswiok.In partie du comté de Westmoreland, sur ls Bale de Faudy.et ira cowiés d'Albert, St-John et Charlotte ; ii sers illégn! de pêcher, prendre, tuer, veudre, acheter où (sans excuse légale) de pusséder du Homurd du ier jour d'Août au ier jour d'Avril de chaque aunée.veste partie de Ja Province de le Nour: .preauot les comtés d'Inverness, Autigunieh - Pletuu et purtie de Cuichester ot Cumberland, teuit de Northumberland ; ot cette partie de la Province du Non- veau-Brunewick, prenant les comtés de Westmore- land (en pustie), Kent, Northumberisud, G ot Mestigouche: et aussi dans les Provinces de Québec et Î'tle da f'riave-Eduuard, il sera liégsal da pécber, prendre, tuer, vendre, acheter où (sans excuse légale), de posséder «lu Homard dn 25e jour d'Acoût au die jour Avril de cbique nanée.3.H vera iHégat en tout temmpe de pêcher, prendre.acheter.vendre on avoir en sa possession tout Ho- fetmoile, dans le temps du frais ou nyant des œufs y sitauhée.Homard & écaille tendre où tout jeune Hu- ward d'un muiudre de neuf pouces de la tête à lu queus, ption des pinces et lorsqu'ils sont pris par secident duns les filets où tout autre appareil de péohs employés légalement pour les autres poissons, ils disbvent être remis en liberté au risque et aux frais du propriétaire dus filets ou de tuut autre appureil.où du ire de Is je auquel Incombe is preuve de telle wise on ilberté.Par ordre, [ W.F.WHITCHER, Cemmissuire des Pécheries.AVISAUX ENTREPRENEURS Des soumissions enchetées, adressées au soussigné, se rout reQues à © bareau jusqu'à SAMEDI, LE 19 AVRIL PROCHAIN, Inolusivement, pour ia confection et La pose d'un apparel] csloriftre aux édifices des départements publlos en vole de construction à Québec.Les plans « lv devis descriptifs de l'ouvrage seront visibles 06 bureau, aprês le Mi du courant, tous les jours, entre 10 heaves n,m.et § heures p.m.Les suumies devront être endossées : \u201c houmis- élos puar appareil calorifére.\u201d Le teou d'accepter la plus est Be ters Nmate ti aucune des soumissions.\u2018ERNEST GAGNON, Mocrétalre.tare des Tr iblies, et [1 ion ordre bert |.M.Pande ref uot cans us Qubtons 17 aes 1679, par bertt.\u201c Longpré David AVOCATS No.18, RUE SAINTE-THERESE MONTREAL.A -B.Loxorné, L.-0.Dave.INFIRMERIE DE CHEVAUX H.L.À.AUDRAIN, Médecin Vétérinaire (DIPLOME DU ('OLLEAE VATEUNAIKE DE MONTREAL) A Vhouseur de prévenir le publie que le ler nal ebalp, ll onvrim un établissement vétérinaire trés-con- daus le faubourg de Québec, sur Is rue Panot, prêe de lu rue Sainte-Cathe- rine.Eu attendant, i] continuers de soigner à domicile, à prix réduits.Les personnes qui désirent l'enconrager penvent se consulter à toute Leure à su résidence Au coin des rues Visitation et Ontarie.577.Mostréal, % avril 1879.AGENTS LISEZ CECI Nous palerons un salairn de $i0v par avis et lus frais + de vuyage, où allourruné une forts commission Jour vendre noe puuvelles of werveilleuses Inventions.Vous sommes sérieux en faisant catte offre.Echantillons gratis.Adressez-vous à SHERMAN & Civ.Marshall, Mich.7.en, = SA = = Chemin de Fer Intec 1878-79 ARRANGEMENTS D'HIVER.LES TRAINS EXPRESS à PASSAGERS partiront tous les jours (Limanches excepiés), comme suit : Partant de la Poiute-Léôvis.oon Rivière du-Loup .Artivant à Trois Pistoles (diner) \" Rimouski .Cnmplbeliton (sonper).Dalhousie .\u2018Batburst Newcastle Moncton Express.Ces tralus viennent en connection à Lévis avec los traine da Grand-Tsonc partant de Moutrés! 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