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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 26 mai 1881
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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L'Opinion publique, 1881-05-26, Collections de BAnQ.

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[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Abonnement, ble d'avance : Un Font mutsestre DosImencé se paie en entier.ne se moins quinse jours d'avis.an, 68.\u2014États-Unis, 68.50.désabonne qu'an bureau du journal, et {1 faut donner sn Vol.XII.JEUDI, 26 MAI 1881 No.21.Prix du numéro, 7 centins, \u2014Aononces, lsligne, 10-entius, Les remises d' Toute communication -Init être affranchie, nt doivent ae faire par lettres anregisteées ou ner honaanr fe noste, AVIS IMPORTANT L'Opinion Publique est imprimée et publiée tous les jeudis par la ComPaGNIx Da LirHoonapais BurnLanD (limitée,) à ses bureanx, Nos.b et 7, rue Bleury, Montréal, Le prix d'abonnement pour ceux qui paient d'avance, est de TROIS PIA8TRES par année pour le Canada et TROIS PIASTRES ET DEMIR pour les Etats-Unis; mais on exige de ceux qui De se conforment pas à cette règle $3.25 par année s'ils ne paient qu'au bout de trois mois, et $3.50 s'ils ne règlent qu\u2019à ls fin de l'année.Les lettres d'abonnements ou traitant d'autres affaires doivent être adressées à G.-B.BonLaxn, Gérant, ou : \u201cAu Gérant de L'Opinion Publique, Montréal\u201d Adresser les correspondances litté- mires : \u201c Au Rédacteur de L'Opinion- Publique, Montréal.\u201d Si une réponse est demandée, il faut envoyer une estampille pour en payer le port.Lorsqu'on veut obtenir des exemplaires extra du journal, le prix le cea exemplaires, en estampilles ou autres valeurs, doit accompagner la demande, Nos abounés à Montréal sont priés de nous faire connaître toute irrégalarité dans le service du journal, NOTRE PRIME Notre nouvelle prime est maintenant prête.Tous ceux qui puieront leurs arrérages et leur abonnement jusqu'au premier janvier prochain auront le droit de l'a- voit.Il faut que tout nouveaux abonnés paient un an pour avoir ls prime, CHRONIQUE AMÉRICAINE Nzw-Yorx, 21 mai 1881, Tl n'y a pas que les pauvres gens, habitant les fenement houses de New-York qui souffrent de l'insalubrité de l'air, à Washington même, à l\u2019ombre du Capitole, dans cette Maison Blanche, objet de tant d\u2019ara- bitions, madame Garfield est en ce moment gravement atteinte d'une forte fièvre que les marais des environs lui ont apportée, Cette maladie occupe chaque jour le monde politique, peut être plus la grande querelle du sénateur Conkling avec son ennemi Roberteon, lequel a été nommé collecteur des douanes à New-Yoik, Cette dispute allait être étouffée par I'indifférence publique, lorsque Conkling l'a réveillée par un coup de foudre, en donnant es démission conjointement avec son ami Platt, également sénateur de Now- York Cen deux politiciens pe dire us une de majorité, et espèrent là forcer la.main du Président des Frats-Unie, lequel maintiendra quand même ln nomination de Robertson, en dépit de la mauvaises humeur de ses ex- amis.Réellemunt, le pays avait besoin de cette émotion ; les journaux ne savaient plus ue dire, et leur tirage diminuait tous les ure.Un deuxième évènement et venu Aussi ces jours derniers servir de topique : de Tunis à l'imaginetion flévreuse des Now-Yorkais, \u2018 dont le | Je veux parler d'un crime affreux bole d'Hoboken vient d'être le théâtre.Une jeune fille, d'une grande beauté, vient d'y être assassinée et horrihlement mutilée.On pense que c'est son beau qui est le coupable, Pourquoi a til commis ce meurtre 1 probablement pour ne pas être obligé d'épouser l\u2019infurtuvée jeune fillo.Jusqu'à présent, on ne sait rien de positif à ce anjet, lo champ est ouvert à toutes les conjectures.Ce qu\u2019il y a de plus curieux, c'e-t que, il y à trente ans, à cette wéme place, on a assassiné une nutre jeune fille\u2014 Marie Ro-lgere\u2014également belle et dans les mêmes circonstances, Il paraît que c'est un ondroit prédestiné ! Je me eouviens d'y avoir respiré le frais l'été dernier.C'est un site charmant, rempli d'oiseaux et de murmures ; le vent y est plus doux et les violett s répandent en silence leur: caseoleties de parfums.et tout cela, pour qu\u2019un misérable ! | Ab ! chères lectrices, n\u2019allez jamais dans le bois d\u2019Hobuken ! ! ! +, Le mois de mai qui fait fleurir les roses, fait aussi reverdir les lauriers de la France, La victoire, qui avait désappris le chomin de la vieille Guule, conduit maintenant nos jeunes bataillons.Elle porte aujour- d'hui la cucarde tricolore, Le véritable Canadien-français, celui qui se souvient des grands jours de sun histoire, celui qui treassille aux noms de Montcalm et de Napoléon, je auis sûr que celui là doit ressentir une douce émotion en lisant les euccès récents de notre jeune armée.Il eo sentira grandi et pourra regarder en face l'Englishman le plus fier de sa race et lui dire : \u2014Eh! mon chez, si vous appartenes à une grande nation, je suia moi-môme de la même pâte que cus braves soldats qui combattent en Tunisie.Regardez les si ça vous fait plaisir, mais n\u2019y touches pus, ga mord I.Je sais qu\u2019il y & un grand nombre de Cana liens qui se réjouirait davantage, si des questions politico-religieuses ns venaient refroilir leur enthousiasme.Ces raisorm bonnes où mauvaises, ne doivent pas les empêcher d'être fivrs de la nouvelle situation de la France en Europe et en Orient.Bismarck son enuemi mortel lui ten junt lu main pour s'établir en Tunisie, voilà qui paraît très fort ; mais apiès réflexion, on juge cet acte parfaitement logique, Ce grand homme d'Etat veut se faire rdonner l'annexion de l\u2019Alsascu et do la rraine ; et pour cela il encourage la Franco à chercher une compensation on Orient.C'est de ls bonns diplomatie, Je sais de source certaine que les Chambres françaises vont voter une somme de dix millions de piustres pour l'établis- wment de 300 villages soiten Algérie soit en Tunisie, Lo gouvernement, d'ici deux ou trois ans, va donc faire coustruire troie cente églises nouvelles; ob l'on ne voyait que le croissant, la croix, symbole de la civilisation, s'élèvera daus les aire, Vous le voyez, les catholiques peuvent ausoi ee réjouir des victoires la Franco ! J'ai fait une fable à propos de la guerre 3 le lecteur devra chercher Is personniliontion de la France, de l'Italie et du Boy de Tunis.: La pie, le dindon et le coq Certaine pie atrabilaire Avait pris fan\u2018aisie, un jour, De gouveruer la bassc-cour \"un vieux eon débonuaire.Notre oiseau, donc, B'en ulla trouver le dindon, E lui tint on langage : \u2014Netre voisin Coquerieo Eat d\u2019un dangereux voisinage, Lni dit-il.Per Bacco § Son cheut matinal est incen-linire 8a crite une rouge banuière, 8-8 poules sout les viragos : Seigneur divdon, coupons-lui les ergots ! Commeucez sans moi la bataille, Frappez d'estoc ot de tuille ; Je cours chercher du renfort- Qui fut dit fut fait, le dindon »élance Sur le coq sans défense, El, par un suprême effort, Un instant il est le plus fort.Mais lv coy rouge de colère À poussé son cri de guerre ! \u2014 A moi, dit-il, mes fantassinis, Et mes poussins ! Et, bondisgant aur son noir adversaire, 11 Jui plonge sa serre Jusqu'au cœur, C'en est fait, il est vainneur.Pendant ce tempe que fait la pie?Elio épie, MORALE Pauvre dindon, il était né Pour toujours être dindonné.Anruont Razpn.\u2014> LA OOMPAGNIE FRANOAISE Montréal a ou l'avantage, la semaine dernière, d'applaudir au Théâtre Royal, la plus belle compagnie dramatique française qui soit encore venue dans le pays, à part la troupe Sarah Bernhardt.C'est avec les débris de la compagnie Ambre, si tragiquement échouée à New-York, que M.Bageard, l'entrepreuant administrateur que nous connaissons depuis lon:tempe, n su remonter son personnel d'une façon si complète.Grâce aux nouveaux arrangements, nos avons maintenant l'avanta de voir représenter des pièces célèbres comme l'Ætrangère, la Firemina, le Sphine, etc, qui ont fait les délices dus habitués de la Comédiv française.Et bien juuées surtout.Mue Juliette Clarence est une artista de premier ordre qui nous rappelle beaucoup Barah Bernhardt, et qui produit un effet presque aussi considérable, Mme Pilland est une prima dona ma.guifique.M.Molina, dans les premiers grands ro:es, à des succès qu'aucun acteur fran- gris n\u2019a encore eus à Muntréal.M.Fleury, premier comique, joue avec une perfection et une verve biuu rare.M.Bourgeois est un joune premier d\u2019un talent très considérable et très vrai, M, Herzest un amoureux très sympe- thique et qui dit très bien.Uns autre artiste qui «à bien ton mérite, c'est Mme de Lestrac qui jous les grandes coquettes.joutez à ce personnel déjà si complet, M.Dudley, M, Vadnt, tous trois si po pulairce à Montréal, Mme Du-lluy comme ingéauité, M.Vernier cumme père noble, Muie Gatineau cumme première soubratre, avec cinq ou six utilitée tris convenables, of vous sures uno idés du persounel de ls nouvelle gompagnie, qui duit nous amuser dans le cours l\u2019été, sinon s'établir définitivement parmi nous LA QUESTION UNIVERSITAIRE La lutte relative à l'Université Laval prend des proportions inquiétintes.Les jourtaux sont remplis de lettres dine lesquelles les évêques sont malmends, Le Monde qui vient de réclamer la liberté d'opinion dns les matières qui ne tiennent ni au domaine ni à la morale, combat avec passion l'Université.Le Courrier de Montréal v'a pas moins de vigueur.Ces doux journaux out publié une lettre du sénsteur Hellerose, pou respectueuse envers l\u2019archevêgne.Personne n'a junais traité un évêque avec ai peu de courtoisie, Les pétitions contre le bill proposé par l\u2019Université et recommandé par tous les évêques de la province moins un, pleuvent.V1 s'agirait de l\u2019existence même de la constitution que l'agitation no serait pas plus grunde.C'est étonnant tu-it ce qu\u2019on dépense ici d'énergie dans des querelles de clochers.Oh! si on dépluyait autant d'énergie quand il s\u2019agit de l'honneur où de l'avenir du pays, de réfurmes nutionales nécesssires à notre existonce nationale, nous serions un grand peuple.Après l'affaire de B-rthier, l'affaire de l\u2019Université.Et on croit que tout cela ne prépire pas de mauvais jours à 1s religion dans ce pays ! Nous ne voulons pas prendre fait et cause pour l\u2019un ou l\u2019autre des deux partis en catte cause, mais on Nuus permettra de dire qu'il est étonnant qua ceux qui out tant prêché le rsspect de l'autorité dans co pays en soient aujourd'hui les plus terribles adversaires.On dirait quu les questions religieuses ont seu'es Jo pouvoir de nous émouvoir.Nous étions faits pour vivre duns le Moyen-Age.LETTRE DE Mur TASCHEREAU A Mur BOURGET AncilEVÈCHE DE QUÉREC, 12 mai 1881.Mor, |.Bovrart, Archos êque de Martianopolis.MuNsElGNEUL, C'est avec chagrin et étounemant que j'ai lu la lettre qus Votre Grindeue à adresséo lo 6 courant à M.le docteur Tru- del, nt qui a été publiés avec votre permission dnus le Moule du 9 courant [Edition de 4 h.] Je dis avec chagrin, paree que je ne puis voir dans cette lettre, destinde à la nuhlicité, qu\u2019une déclaration de guerre à l'Université Laval, à la presqu\u2019unanimité de l'épiscopat de la province, en partiou- lier à celui qui aujourd'hui gouverne le divcèse de Montréal, et au Siint-Siége lui même, À plusieurs reprises on n'avait \u2018lit que Votre Grandeur élait au fond de culte opposition faite à une institution eathiulique et à l\u2019évêque de Montréal ; je ne voulais pas y ctuire ; jo oonstate avec chagrin que j'étais dans l'erreur, puisque Votre Grandeur elle-même est venue cor robor.r dans un dusument public ce que J'étais disposé à regarder comme un juge- tant témeraire, sql Ja «is uope étonnement, Parce qu'en lisant le secon alinéa \u2018de cette lettre, on ses en droit d'atten lre que Votre Gran- «leur se confuemuns au devoir qu\u2019 Elle s\u2019est ss imposé de ne plus se mêler en aucune mu- nière de l'administration du divcèse et au désir qu'Elle u de ne pas être un obatucle @lu paie Par malheur, lu suite de ce document ne s'accorde guère avec ce devoir et ce désir, qui sont de nouveau exprimés à la fin.Votre Grandeur protests qu Elle vu d'ur- réter à certains fuitx sans prétendre les digeuter, encore moins les juger, Nouvelle surprise ménagée aux lecteurs, car immédistement après cette protestation viennent la discnssion et le jugement d\u2019un fait.La déclaration du Saint-Siége est discutée, puis Votre Grandeur juge qu'au- jourd'hui if est prouvé que l'Univcinité.Laval n'u pas le droit d'établir une suce cursale à Muntréul.La preuve est encore à faire devant les tribunaux auxquels J'E- cole s\u2019est adressée, imitant certains hommes de France qui disent tout crument aux institutions catholiques: Vous n'êtes pas autorisées, allez vousen, Quand le pour et le contre auront été exposés par les hu- biles légistes chargés de cette cause, il est très possible que le jugement porté d\u2019u- vance et «x parte par Votre Gran-leur contre l'Université, ne soit pas confirmé.La lettre continue : Puimpue vur yeas du Suint-Siége celle succursale n'extate pas, aucun catholique n'est obligé d'en prendre le défrnse.Nouvean fait discuté et jugé par Votre Grandeur malgré ea pro, re protestation de ne vouloir faire Di l\u2019un mi l\u2019autre.Tout à l'heure, c'était un jugement c/ril, maintenant c'est un jugement crnonique et apostolique.Voyons un peu s'il est bien foncé, Son Eminence le Cardinal Simeoni, l'unique organe du Suint-Siége pour cette province, en as qualité de Préfet de la 8.C.de le Propagande, et de plus l\u2019organe unique et spécial en ce qui concerne l'Université Laval, dont il est nommé le protecteur par la bulle du 15 mai 1876, n\u2019est pas de l'opinion de Votre Grandeur, car il croit que lu suceur«ule de l'Université Laval existe bien et dient & Montréal, Le 14 juin 1880, Son Eminence éctit au Recteur : * Cela me réjouit de pouvoir \u201c Vous assurer que, de son côté, la 8, C.\u201c NE CESsERA CEKTAINEMENT PAS DE BUUTE- \u201c\u201c NIR, avec toute la fermeté possible, Jes Tama CIS ITA L'OPINION Cardinal Préfet, oi la auccureale n'existe pus?Personne ne songe à faire du projet da loi un article de foi dunt la dénégation sit entachée de schisme et d'hérésie.Mais il y à d'autres graves considérations dont un bon et sincère catholique peut et doit tenir compte.Pour expliquer et prouver ma pensée, j'en appelerai aux propres sentimenta et aux souvenirs de Votre Grandeur.À l'époque où il était question de faire reconnaître par l'autorité civile l'érection des paroisses de Montréal, faite par l'ordre et suivant la forme prescrite par le Saint- Siége, qu'eût pensé et dit Votre Grandeur si son co-adjuteur avec future succession, ou quelque membre de son chapttre, ou l'archevêque de Québec, eût udressé, avec permission de la publier, une lettre au chef des opposants, contenant, avec les propres paroles dont Votre Grandeur se sert aujourd\u2019hui, la solution d\u2019un cas de conscience comme suit : « 11 s'agit maintenant.pour donner une \u201c existence légale à cette paroisse, de re- \u201c courir à la législature provinciale.Mais \u201c on en fait dès lors une mesure civile et * politique.Pour agir constitutionnelle- \u201c ment, il devient nécessaire de la sou- \u201c meltre aux discussions publiques dans les Chambres et duns les journaux.Cha- * cun est libre par là-même «le l'aulmettre \u201c ou de le rejeter selon aa conscience, et \u201cla Saint Siége n\u2019interviendra certaine \u201c ment pas pour imposer silence à ceux \u201c qui s'opposeraient à cette mesure, ou \u201c pour obliger les députés à voter pour, * contrairement à leur sentiment.Aucun * décrotà ma connaissance n'est émané de * la S.C,, approuvé par le pape, pour inti- \u201c mer aux catholiques l'obligation de se \u201c conformer su projet du bill soumis aux \u2018* Chambres et leur défendre, par consé- \u201c quent, de s\u2019y opposer en aucune ma- \u201c pière.Ce qui a pu se dire à ce sujet \u201cest trop vague pour imposer à la cons- \u201c cience catholique une si giave obliga- \u201c tion.\u201d Quiconque connaissant combien Votre Grandeur tenait à ce que l'autorité dioce- saine fût respectée, devinera aisément ce que Votre Grandeur aurait dit en pareille \u201c décisions émanées après long et mûr | circonstance à celui qui se serait interposé \u201c examen pour l'Université de Québec et | entre celte autorité et ceux qui auraient # POUR BA SUCCURSALE A MONTHÉAL.\u201d Je prie Votre Grandeur de remarquer que le mémoire de l'Ecole avait été distribuée deux mois auparavant aux membres de la 8.C.dn la Propagande, comme Son Eminence m'en a informé pur une lettre du 13 avril.On avait bien en le temps temps dans ces deux mois de connaître et d'apprécier l'ubjection faite contre la légalité de la succursale, et cependant, loin de dire que cette succursale n'existe pas aux yeux du Saint-Siége, le cardinal déclare que le S.C, ne cexseru certainement pus de lu soutenir ! Le 7 janvier dernier, dix mois après la distribution du eusdit métro re de l'Ecole, à l'occasion d'une lettre du Recteur qui informait le Saint-Siége du procès dont on menaçait l'Université-Laval, à l'oncasion de la succursale, le même Cardinal Préfet écrit au Necteur : * J'ai appris avec cha- «\u20ac grin qu'i n p: éparait de nouvelles misères \u201ca la suceuseale de l'Univetsité-Laval à Montréal.\u201d Pourquoi tant de chagrin si la succursale n'eciste pus ?Bon Eminence ajoutait ces paroles qui indiquent non-seulement sa foi, mais eon dévouen.eut à l'exintence de lu succursale : © Pour aider, autant que je le puis, à la démarche que vous m'apprenez de l'ar- « chevêque et «les évêques de ls province * (il s'agit de la pétition à la reine, signée \u201c par tous les évêques), je vais écrire à \u201c |'Em, cardion] Manning, archevéque de # Westminster, pour le prier de recom- \u201c mander favorablement, si cela lui est \u201c possible, auprès du gouvernement an- « glais, ls requête présentée à la reine par \u201c leurs Grandeur.\u201d Le 9 février, le car dinal ,Préfet m'informe que S.E le cardinal Manning offre ss services et cet prêt à donner #on appui à une nouvelle démarche auprès de Sa Majesté.Con.ment expliquer cette sollicitude du voulu trouver contre elle un appui à leur liberté.Il me fait grandement peiue, Monseizmeur, d'avoir à écrire ainsi à Votre Grandeur, mais comme archevêque de cette province je dois prutéger mes suffragants quand on cherche à miuer leur autorité ; comme chancelier apostolique de l'Université Laval, je dois protester contre ces influences in'ues et extérieures que l'on met en jeu contre elle ; j'ajouterai un motif que Votre Grandeur ignore probablement, muis qui me justifiera pleime- ment \u2018dans ma démarche, Le 17 septembre 1878, quelques semaines après la mort de Mgr Conroy, Son Eminence le Cardinal Siméoni, après avoir rappelé les principules questions ré- g'ées par le Délégué Apostolique, ajoute ces puroles qui sont pour moi un vrdre manifesté sous forme d'exhortation : \u201c C'est pourquoi j'exhorte Votre Gran- * deur à vous appliquer avec un très-grand \u201csoin (summopere studeas) à procurer \u201c l\u2019observance stricte des résolutions de \u201catte 8, C., et den déclarations de la 5.\u201c Inquisition, et de veiller à ce que prr- \u201c sonne ne s\u2019en écarte, jusqu'à ce qu'un \u201c nouveau délégué puisss continuer l'æ \u201c vre de Mgr Conroy.\u201d Or, Votre Grandeur sait parfaitement que la succursale a été solennellement et autheutiqnement établis à Montréal en présence et du consentement de tous les évêques de la province.Il est donc de mon devoir, du moins je le comprenda ainei, de la maintenir aussi I-ngtempe que le Ssint Siège ne l'auru pus abolie.Encore un mot et ja finis.Votre Gran deur sait que le Saint Siège à érigé un France des Universités sans attendre le consentement de l'autorité civile; et aucun bon catholique n'aurait osé faire opposition à la reconnaissance oivile de ces institutions.Qui peut plus, peut moine ; PUBLIQUE le Saint Siège a établi et sanction: 6 et maintenu une suscurasle à Mont:éal, malgré les longs mémoires présentés pour l\u2019empôcher ou la faire détruire ; je Iuisse à lu conscience de tout bon catholi jue à tirer la conclusion pratique, Je pris Votre Grandeur d'agréer l'aseu- rance de mon respect et de mon dévouement.+ E.A, Anctt.DE QUÉLEC, LETTRE DE 8.G.Mon BOURGET SAULT AU RÉCOLLET, 16 mai 1881.À Sa Grâce Monseigneur E.A.Taschereau, archevêque de Québec.Aonseiyneur, Une absence de plusieurs jours m'a empêché de répondre plus tôt à l'honneur de colle que Votre Grandeur daigna m'écrire le 12 courant.En arrivant ici, jo m'empresse de satisfaire à ce devoir.Elle me pardonnera, je l\u2019espère, si, après tout, je prends mon temps ; car, comme où le croit à Rome, une chose est toujours assez tôt faite.En effet, la question dont il s'agit est si grave, qu\u2019elle mérite ma plus sérieuse attention.Votre Grâce regarde ma lettre comme une déclaration de guerre à \u201c I\" Université Laval, à lu presqu'unamité de l'épiseoput de lu province et en purticulirr à celui qui aujourd'hui gouverne le diocèse de Montréal, et au St Siége lui même,\u201d Si cette antienne est vraie, vous avez raison, Monseigneur, d\u2019éprouver un chagrin accâblant et d\u2019être stupéfait d'un profond étonnement.Car, je comprends que je serais vraiment digne d\u2019anathème » je marchais dans une aussi mauvaise voie.Mais, comine je n\u2019ai pas été compris, à ce qu'il paraît, Votre Grâce me permettra, sans doute, de m\u2019expligner.Je vais le faire en toute sincérité et vérité.Vous savez que je ne suis pas déguiser m4 pensée et que je la dis franchement sans aucune acception de personne.Or, ce que j'étais lorsque je combattais ouvertement les combats du Seigneur, sous les drapeaux de mon archevêque et en marchant duns les rangs de mes co Provinciaux, je le suis encore au fond de ma chère solitude.Or, voici ce que j'ai à dire pour montrer que la solitade ne m'a pas rendu farouch- et sauvago au point où je serais sans doute arrivé, si j'en étais venu jusqu'à me metlre en guerre avec Wes anciens compugions d\u2019srmes, et méme avec le Commandant des armées du Seigneur quo j'ai tant aimé et vénéré, Fo prenant la route du désert, j'étais fatigué des luttes incessantes qu'il m'avait fallu soutenir pendant mon trop long épis copat ; et je soupirais après les charmes de la retraite et du silence.Pour en jouir plus parfaitement, je me suis caché le plus possible, mais j'ai eu beau faire, je n'ai pu me défaire de la ponsée que j'étais encore dans le monde.l\u2019lacé sur un roc escarpé qu'entoure la mer agités du monde, mes oreilles n'ont pu être tout-à-fiit sourdes aux mugissemunts des flots courroucés qui viennent jour et nuit s\u2019y briser.Ce que j'ai dû faire et ce que j'ai fait en me croyant à l'abri de laut d\u2019orages, ç'a été de lever des mains suppliantes vers le Divin Pilute qui semble dormir dans lu barque de Pierre, et de crier aussi fort que possible pour le réveiller du sommeil mystérieux dans lequel il paraît plongé en lui disant avec lurmes: \u201c Ssigneur, sauvez- nous, nous périssons.\u201d Ce que j'ai dû faire encore, et ce que j'ai fait de tout mon cœur, ç'a été d'exhorter Geux qui sont venus chercher des conseils et des consulations daus ma paisible retraite, À se soumettre aux décrets du St- Siège, et à exécuter avec une hutnble sou- missiun les directions données par lea Pus- teurs qui sont chargés du soin dus âmes, Ce que j'ai dû faire de plus et ce que j'ai fait réellement, ç'a été de conseiller à ceux qui croyaient avoir des droits à soutenir de s\u2019adresser humblement aux premiere Paateurs pour qu'ils usassent, s'ilu le trouvaient à propos, de leur autorité pour remédier aux maux dont ile avaient à se plaindre, et ensuite au Souverain Pasteur, 26 Mar 1881 qui est juge euprême de l'Eglise, pour les juger en dernier ressort.Ce que j'ai dû faire enfin, et ce que j'ai fait avec toute ls prudence possible, ç'a été d'éclairer certaines consciences, quand je me suis convaineu qu'on les égarait, en lour représentant comma obligstions de conscience ce qui n\u2019en était pus.En procélant de lu sorte, j'étais loin de eroire que je me môluia de l'aclministration du diocèse.J'ai oru devoir faire ce que font do simples particuliers qui se permettent de donner de bons conseils à leurs parents et amis pour les aider à bien remplir les devoirs de la soumiasion et de l'obéissance dont ils font profession à l'égard de leurs pasteurs.Si je ne me fais pas illusion, je crois avoir, on agissant de la sorte, prévenu de sérieux embarras et de graves difficultés pour l\u2019admini tration.Si Votre Grâce en doute, qu'elle interroge tous ceux avec qui j'ai été en rapport, et Elle se convainera fucilement que telle est la pure vérité.Si besoin est, qu'Ells ma dénonce au St-Siége afin de pouvoir constatar era faits d'une mabière juridique.Je suis prêts à répondre à toute sommation de lu part de ce Juge Suprême.Maintenant, Monseigneur, ms serait-il permis de faire observer à Vutre Grâce qu\u2019Elle semble vouloir produire de l'effet sur l'esprit de nes lecteurs en se montrant si chagrine et si étonnée quand Elle leur signale les prétendues contradictions entre mes paroles et mes actes ; lor«qu'Elle cherche à leur faire croire que je me mêle d'administration tout en disant que je m'er abetions ; lorsqu'Elle témoigne une nouvelle surprise en m'entendant discuter et juger le fait de l'établissemant de la succursale de Laval à Montréal, ete.Mais veuillez bien remarquer, Monseigneur, que je ne fais que mentionner et rapporter ce qui est dans ls bouche de tout le monde ; et cela pour que chacun sache à quoi s'en tomir.On a refusé, au Conseil Privé, de donner une nouvelle charte autorisant Lavil à établir une euceurssle à Montréal, lnissant aux tribunaux civils à décider si elle avait ce droit par la charte actuelle, Toujours est-il admis que la législature n'a point à s\u2019en occuper.Il devrait m'être permis d'invoquer une si gran le autorité pour déclarer que le St-Siége avant statué que cette succursale ne pouvait être établie que d'accord avec la charte, elle ne pouvait pas exister, et de fait elle n'existait pas, puisque la charte ne le permet pas, du muins pour le moment.Comme vous le voyez, Monseigneur, ce n'est pas moi qui ai jugé et qui juge exe parte, mais u tribunal compétent.Main- ven int, que les tribunaux civils jugent où nou cette ;rave question déjà juxée en ai haut lie, ils conniissent sans doute ce qu'ils peuvent et duivent faire; je n'ai rien à tépliquer.Mais ce que je ne puis, ce me semble, passer sons silence, c\u2019ust l'application du trop fameux jugement des communeus de France lancé contre les communautés : « Vous n'êtes pas autorisée, all-z-vous en,\u201d faites-vous dire aux membres de l\u2019Evole.Car j'y vois une grave injure lancés non- seulement à la fac des professeurs, mais à la face de tant de bons prêtres et de respectables Lsïques qui prennent fait et cause pour cette institution.Votre Grandeur en 8 la preuve dans cette multitude de pétitions adressées à la législature contre la passation du bill qui met en émoi toute la province.Votre Grâce a fait publier dans la M:- nerve diverses réponses de Rome concernant ls succursale de Laval à Montréal, pour montrer qu'à la Propagande l\u2019on tient bon et ferme pour le maintien de cette institution.Mais quelque graves et respectables que soient ces lettres, elles ne portent pas le sceau et le cachet de l'autorité pontiticale ; car, l'on n'y voit pas une décision ofi-i«lle de la Sacré Congrégation in sero concilio, comme on dit, exprimant le sentiment de la majorité des éminents cardinaux, couaulteurs de cette vénérable assemblée, formellement approuvés par le Souverain Puntife.C'eet pourtant ce qu'il faudrait pour trencher los présentes difficultés, Je me suis constamment attaché à ce Y 243 L'OPINION PUBLIQUE 0) dd UR = 7 X © ay ess ph a} MA Pad $ rly _ «A ee ih A po > \u2018 ta 1 ii NY; ss Là 2 a i { \u201cNY ~~ \u201c + i 2e Ë 5 Ex A da 17 « ar À = =, 4A , S x vd Re ~ | RN AN 8 fu ES N SH L A) IN N AN 2 L2 es N 0] = Tes se RN pe Yam i 8 Py S NS WN 1 S Ny Ra 2 A Y, oa 5 De fF Ÿ NN Ww vs Li er L'ARCHIDUC RODOLPHE, PrixcE ROYAL D'AUTRICHE LA PRINCESSE STÉPHANIE DE BELGIQUE rT Sem IV = a == AE ss 45 \u2014\u2014 re 3 CFD nme p= a ya / Se za \u2014 oA \u2014 Ta po = =F - A, A - = LEE ==, ATT ri \u2014 TT 7 \u2014\u2014 5/4 DT GES \u2014 CE = T7 2 = 4 ee Pa \"70 ve HH or Em va == 2 \u2014Tte pes > 9 T \u201cel I Le, ry, = = \u2014il \u2014 pr (2 Ge iy 7 DA 2 | i i, 23 i hs A x Ps = Le PA > 33 = A, Ci CES Ÿ, 2 - ¥ a FA i LL i 7 A | 9 { 07 à 7 0 4 os ro, 2 ral \u2014 gr Rex\u201d \u201c = M 7 + >: I | AN I 1s 2 =f 19 % wv Enya | p À 2 \\ = A ÿ 9 GE ue ar VS À i Uo, 2 A fi I ill] i | a, is Z) i IJ j Lai FA a | fs oy hn (Xl 3 y A: \\ ¥ | ES DE Bs % 244 = 3 14 RY SU o 2.LN ad ¢ = SR Ft [A a FT AR qa = == a = ey : aa = sas = ca in =a = =, an a) A Mean 2, em ess ME sent ay UE H - oo i 1) cree i rhe = te af, m0 4 HN: it A aks CH ze lu Bia, 20 4 sis Plies pi or\u201d CR, Ng = Wis pete Wy AY ee Mara, ace Laure yat Bar sy arr Eo a nnd iJ [iv 2 rio hy JF ne adios 1g a, arr RATES, fi UN No Ja Hk ~ eo si (NS A 4 % 2 hr 7 \u201c aN ie du À Ud UZ gf ( v Ya Zi LE 2 GA GS SnAg CITE =, ne CHA Go \u201ct t Li De A0 z ih Zz 7% = ZT 7 \u2014 MANOIR DE ROBERT GIFARD, PREMIER SEIGNEUR DE BEAUPORT\u2014QUARTIERs-GENERAUX DE MONTCALM EN 1759 14 L'OPINION PUBLIQUE 26 Mar 1881 \u2014\" seztiment dans les rapports que j'ai pu LA SŒUR DB CHARITÉ IL Ÿ À DIX ANS plus de 20,000 prisonniers non blessés\u2026 avoir fo = rêtres et laïques En py _ -\u2014 .\u2026.Il ne vous reste actuellement; pas plus sont adress moi.Encore une fo monde où l'on #\u2019 I versation sui atraite d'une de 80,000 hommes.Ce n'est dans de se me suis pas môlé d'administration, mais Evous vives pour ni pour a où wa La brochure intitulée by Besciiis, de M.Gam pareilles conditions que vous pourres per- j'ai émis mon sentiment comme un simple ane! pa.cer nos lignes, car sachez que j'ai autour particulier.Ce que Votre Grâce dit du démembrement de ls paroisse de Notre-Dame ot de plusieurs autres queetions, demanderait des expliestions qui pourraient lui être désa- Flbio ; jo lea passe sous silence pour me r de finir en me souscrivant bien bum- blement de Votre Grandeur lo très respectueux et dévoué serviteur, 1 Ia.Archevêque de Martianopolis.çà ST LÀ =\u2014Mardi le comité des finances a voté $10,000 qui devront être dépensées à la construction des édifices sur les terrains de l'exposition.\u2014\u2014Le Nouvelliste annonce que M.l'abbé Provencher, de Québec, qui voyage actuellement en Asie, est dangereusement malade à Jérusalem.\u2014On se plaint que les petits moineaux eausent des dommages dans les champs d'avoine.Il parait que les oiseaux chanteurs disparaissent rapidement depuis l'introduction des moineaux dans le pays.1812, \u2014 Encore un vétéran de cette époque mémorable qui vient de dispa- reître.Le défunt ee nommait François Lemay ; il demeurait A Montréal et était âgé de 89 ans.\u2014On dit qu\u2019une circulaire n été adressé à presque tous les curés de la province de Québec, leur demandant de faire signer des pétitions contre le bill de l\u2019Université Laval et la recommandation presque una nime de l\u2019Episcopat.Les évêques de la province, ont adopté une résolution approuvant la démarche faite par l\u2019Université Laval à la Légielature, gr Lafliche est Je seul qui ait voté contre cette résolution.\u2014Le comitéapécial formé pour prendre en considération le bill concernant le barreau provincial « retranché la clause obligeant tous les jeunes gens d'avoir fait un eours classique pour être admis à l'étude du droit.Dorénaven', lecovail du bar- zeau sers composé de deux membres au lieu de cing pour le district de Québec et de Montréal.\u2014M.Joseph Perrault est parti, samedi, ur ls France dans le but d'organiser définitivement ln compagnie de steamers français dont le sénateur Cordier, en France, et le sénateur Thibeaudeau, au Canada, sont les principaux actionnaires, Le gouvernement canadien accordera une subvention à certaines conditions qui de vront être ratifiées en France.\u2014 Nous accusons réception du Véritable Petit Albert ou le Tresor du Peuple par M.J.N.Duquet, recueil dédié aux ou- wriers of aux cultivateurs.Ce petit volume en est à sa deuxième édition dans ce pays ; mentionner co fait, c'est assez faire von éloge.L'ouvrage sort des ateliers de MC.a.\u2014Le public ferait bien de ne pas prendre de hillete de 2, émis pur le gouvernement fédéral, depuis le No.145,001 jusqu'au No, 146,000, ni des billets de $1 depuis le No.355,001 jusqu\u2019au Numéro 356,000, vu que le gouvernement refuse de les racheter, parce qu'ils font partie du lot de billets qui ont volés au bureau du receveur général, à Toronto, il y a quelque temps, Les anciens Canadiens connaissaient l'effica- eité de la noix longue à son état vert, comme egatif et laxatif, mais con usage ntait un Bomviniont, c\u2019est qu\u2019il était impossible de se procurer des noiz fraîches dans toutes les vai- sons.La seience à depuis découvert un extrait de eette noix qui conserve son efficacité pour ua tempe indéfini.C'esd de cet extrait que got composées les Pilules Purgatives de Noix MeGale, reconnus lara comme meilleurs purgatifs.En vente ches tows ne 100 Pharmacions.La terre n'est pour vous qu'un pont ol vous passes Pour arriver au ciel.Nous, illeusse lee Aux lustres des salons nous allumons nos âmes ; Nous vivons dans le monds et vous le traverses.Vous frappez ches un pauvre.Entrez done, pe [madame * Laissez l'ambitieux suivre ce qui rayonne, Et, courant chez les rois, amasser, Tail en feu, Des houneurs chatoyants, bien vides ot.bien minces : L'escalier des palais ne nous cou d'aux Par l'escalier du peuvre on arrive à son jon.! Votre maison, ma sœur, c'est le maison bénie ; Da ciel, d'où vous venez, c'est une colonie.La, vous prenes 'enfant par sa petite main ; 11 épelle avec vous son livre et sa croyance.A voir vos yeux si purs, son front plein d'innocence, On dirait d'une sainte auprès d'un chérubier Mais cette maison s'ouvre et vous livre passage ; Ce west qu'un colombier, ce n'est pas une cage.our dédaignez Je clottre et ses vaines ri peurs ; ir vous ne pourriez Ô courageuse fille, À travers les barreaux de son fins lle, Passer vos douces mains pour essuyer des pleurs ! À vous l\u2019hespice, où vont les tristes créatures Qui n'ont pas un peu d'or pour payer leurs tortures, En ouvrant les rideaux, le pauvre, en vérité, Pense que sa madone ou sa mère le garde S'il n\u2019a pas près de lai sa sœur de la mansarde, 11 trouve & l'hôpital ea aœur-de charité.S'il vient quelque fléau, monstre à l\u2019haleine impure, ma sœur ; le foi vous sert d'ar« [mare ; Et, guerrière du Christ, loin de notre horizon Vous chassez l'ennemi.Mais son venin Toy tue, Et vous disparaissez sans renom, sans statue, * Vous qui donnez du baume en prenant du poison ! Ciese ANAïÏs SEGALAR.Vous accoures, 2.LE MANOIR DE GIFARD {Voir gravure) Il faut remonter aux premiers temps de le colonie pour trouver l\u2019origine de ce château qui fut construit en 1634.M.Lemoine a fait l'histoire de cet antique château où Montcalm avait ses quartiers- généraux en 1759, cù plusieurs générations de la famille Duchesnay ont véou, où sont nés plusieurs des enfants du colonel Gugy.Il fut construit par Robert Gifard, qui était chirurgien, et se distingua dans les premiers temps de la colonie par sa bravoure, et devint le manoir seigneurial des Duchesnays, après le mariage d'une fille de Gifard avec l\u2019un des membres de cette célèbre famille.MONUMENT DE SALABBRRY Les travaux sont poussés avec activité par M.Goyette, entrepreneur.La place Fréchette qui a été ouverte sous la direction de M.Dion, offre un joli coup d'œil et les plantations donnent déjà une apparence très agréable.L'inauguration du monument aura lieu probablement vers la fiu de juin, pendant le camp militaire.Les cartes d'admission au banquet sont en demande, Comme le nombre des billets eat limité, et qu'ils sont vendus au bénéfice du projet, il fera bondefse les procurer d'avance.Dès ces jours-ci, il y en aurs un dépôt à Montréal.MM.les journalistes ou autres sont priée d'envoyer un numéro de leur publication, afin que le comité les dépose dans la pierre de fondation.Les sociétés na tionales ou autres personnes sont prides d'adresser directement au Secrétaire.Le monument fera certainement honneur aux architectes, MM.Roy et Poitras, Bastard, qui est paru il a quelque tom rappelle où qui 05 pause {sins 1870.LB GÉNÉRAL DB WIMPPFEN \u201c Je déairerais connaître les conditions de capitulation que 8.M.le roi de Prusse est dans l'intention de nous socorder + * LB GÉN.DE MOLTKE « Elles eont bien simples.L'armée toute entière est prisonnière avec armes et bagages ; on laissera aux officiers leurs armes comme un témoignage d'estime pour leur courege, mais ils seront prisonniers de guerre comme la troupe.\u201d LE GEN.DE WIMPFFEN * Ces conditions sont bien dures, général, et il me semble que, par son coursge, l\u2019armée française mérite mieux que cels\u2026 \u201c Eat-ce qu\u2019elle ne pourrait pas obtenir une capitulstion dans les conditions sui- ventes : \u201c On vous remettrait Ia place et son artillerie.Vous laisseriez l'armée se retirer avec ses armes, ses bagages et ses drapeaux, à la condition de ne plus servir pendant cette guerre contre ls Prusse ; l'Empereur et les généraux s'engageraient personnellement et par écrit aux mêmes conditions ; puis cette armée serait conduite dans une partie de la France désignée par la Prusse dans la capitulation, ou en Algérie, pour y rester jusqu\u2019à la conclusion de la paix.\u201d LE GÉN.DR MOLTKE répondit que cela n\u2019était pas possible.LE GEN DE WIMPFFEN \u201c J'arrive, il y a deux jours, d'Afrique, du fond du désert ; j'avais, jusqu'ici une réputation militaire irréprochable, et voilà qu\u2019on me donne un commandement au milieu du combat es que je me trouve fatalement obligé d'attacher mon nom à une capitulation désastreuse, dont je suis ainsi forcé d'endosser toute lu responsabilité, sans avoir préparé moi-même la bataille dont cette capitulation est la suite.Vous qui êtes officier général comme moi, vous devriez comprendre toute 'amertume de ma eituntion mieux que personne, Il vous est possible d'adoucir pour moi cette amertume en m'accordant de plus honorablee ennditions ; pourquoi ne le fcriez-vous past « Je sais bien que la plus grande cause de notre complet désastre a été la chute, dàs le début de la journée, du vaillant maréchal qui commandait avant moi ; il D'aurait peut-être pas été vainqueur, mais il aurait pu, du moins, opérer une retraite beureuse.\u2026 \u201c Quant & moi, si j'avais commandé dès la veille, je ne veux pas dire que j'aurais mieux fait que le maréchal de MacMahon et gagné la ille, ou du moins, connaissant mieux nos troupes, j'aurais réussi à les réunir dans un suprême effort pour faire une trouée.Au lieu de cela, on m'impose le commandement au milieu même de la bataille, sans que je connaisse ni Is situation, ni les positions de mes troupes ; mulgré tout, je serais peut-être parvenu à faire une percée ou à battre en retraite, sans un incident personnel qu'il eat du reste inutils de relater.« D'ailleurs, si vous ne pouvez m'accorder de meilleures conditions, je ne puis accepter elles qe vous voulez m'imposer, Jo ferai appel mon armée, à son honneur, et je parviendra à faire tine percée où je me défendrai dans Sedan.\u201d LE GÉN.DE MOLTKE * J'ai bien une grande estime pour vous, j'apprécie votre situation et le regrette de ne pouvoir rien faire de cs que vous demandes ; mais, quant à tenter une sortie, cols vous est aussi impossible que de vous défendre danse Sedan.Certes, vous avez des troupes qui sont réellement excel- qui en font les plans gratuitement, ee \u2014On de commencer prochainement à Now-Yorz !a construction d'un chemin de fer souterrain.lentes, vos infanteriee d'élite eont remarquables, votre cavalerie est audacieuse et intrépide, votre ertillerie est admirable ot nous & fait grand mal, trop de ma) ; mais une grande partie de votre infanterie est démoialisée ; nous avons fait aujourd'hui de vous actuellement encore 240,000 hommes et 500 buuches à feu dont 300 sont déjà en position pour tirer sur Sedan.Les 200 autres y seront demain au point du jour.Si vous voules vous en assurer, puis faire conduire un de vos officiers dans les différentes positions qu'ocoupent mes troupes, et il pourra témoigner de l'exactitude de ce que je vous dis.Quant à vous défendre dans Sedan, cela vous est tout aussi impossible ; vous n'avez pas pour 48 heures de vivres et vous n'avez plus de munitions.\u201d LB GEN.DE WINPFFEN \u201c Jo crois qu'il est de votre intérêt, méme au point de vue politique, de nous accorder la capitulation honorable à la- uelle a droit l\u2019armée que j'ai l'honneur commander.Vous allez faire la paix, et sans doute vous désires la faire bientôt (le général faisait probablement allusion à cette phrase qu'avait dit le roi : \u201c C\u2019est à l'empereur et non à la France que nous faisons la guerre.\u201d) Plus que toute autre, la nation française est généreuse et chova- leresque, et par conséquent sensible à la inérosité qu'on lui témoigne, reconnais- ce des ards qu'on s pour elle.8i vous nous accordez des conditions qui puissent flstter l'amour propre de l\u2019armée, le pays en sera également flatté ; cela diminuera aux yeux de la nation l'amertume de sa défaite, et une paix conclue sous de pareils auspices aura chance d'être durable, car vos procédés généreux auront ouvert la porte à un retour vers des sentiments réciproquement amicaux,te's qu'ils doivent exister entre deux graudes nations voisines et tels que vous devez les désirer.En persévérant, au contraire, dans des mesures rigoureuses à notre égard, vous exciterez, à coup sûr, la colère et la haine dans le cœur de tous les soldats ; l\u2019amour- propre de la nation tout ertière sera of- funeé grièvement, car elle se trouvera solidaire de son armée et ressentira les mêmes émotions qu'elle.Vous réveillerez ainsi tous les mauvais instincts endormis par le progrès de la civilisation, et vous risquerez d'allumer une guutre interminable entre la Franco «t lu Prusse.\u201d M.DB BISMARUE Votre argumentation, général, paraît au premier abord sérieuse, mais elle n\u2019est au fond que spécieuse et ne peut soutenir la discussion.Il faut croire en général fort peu à lu reconnaissance et en particulier nullement à celle d'un peuple.On peut croire à la reconnaissance d'un souverain, à la rigueur à celle de sa fawille ; on peut même, en quelques circonetances, y ajouter une fui entière, mais, je le répète, il n'y a rien à attendre de la reconnaissance d\u2019une nation.Si le peuple fran- gais était un peuple comme les autres, s\u2019il avait des institutions solides ; si, comme le nôtre, il avait le culte et le respect de sos institutions, il avait un souverain établi sur le trône d\u2019une façon stable, nous pourrions croire à la gratitude de l\u2019empereur et à celle de son file, et attacher un prix à cetto gratitude, \u2018Mais en France, depuis quatre-vingts ans, les gouvernements ont été ei peu durables, si multis pliés, ile ont changé avec une rapidité si étrange et ai en dehors de toute prévision, 413 l'on ne peut compter sur rien de votre pays, et que, fonder aes espérances aur l\u2019amitié d\u2019un souverain français serait, de le part d'une nation voisine, uu acte de dé- thence : ce serait vouloir lxitir en l'air, * Et d\u2019ailleurs, ce serait folie que de vimaginer que la Francs pourrait nous ordouner nos succès ; vous êtes un peuple rritable, envieux, jaloux et orgueilleux à l\u2019excès.D puis deux siècles, ia France a déclaré trente fois la guerre à la Prusse\u2026 à l'Allemagne, veux-je dire ; et cette fois- ol, vous nous l'aves déclarés, comme toujours, par jalousie, paros que vous ne pou vies nous pardonner notre victuire de Ss.dowa, et pourtant Sadows ne vous avait rien coûté, elle n'avait pu en rien atteindre votre gloire.Mais il vous semblait que le \u2014 es \u2014\u2014 26 Mar 1881 L'OPINION PUBLIQUE U6 victoire était un a ui vous étais |\u201c Non, général, quel que soit l'intérêt de la campagne, vous avos fait distribuer REFOIS EP AUJOURD'HUI uniquement réserve, que gloire des qui Pot à votre position, quelque flat.a tous vos officiers des cartes de l\u2019Alle- ATT armes était pour vous un monopole.Vous n'avez pu supporter à côté de vous une nation plus forte que vous ; vous n'avez pu nous pardonner Sadowa où vos inté- Tête ni votre gloire n'étaient nullement en jeu.\u201c Et vous nous pardonnerez le désastre de Sedan 1 Jamais | \u201c Si nous faisons maintenant le paix, dans cinq ans, dans dix ans, dès que vous le pourriez, vous recommenceriez la guerre ; voilà toute la reconnaissance que nous aurions à attendre de la nation française.\u201c Nous sommes, nous autres, au contraire de vous, une nation honnête et paisible, qui ne travaille jamais le désir des conquêtes et qui ne demanierait qu'à Vivre en paix, ai vous ne veniez constamment nous exciter par votre humeur belliqueuse et conquérant.\u201c Aujourd'hui, c'en est assez.11 faut que la France soit châtiée de son orgueil, de son caractère agressif et ambitieux ; nous voulons pouvoir assurer la sécurité de nos enfants, et pour cela, il faut que nous ayons entre la France et nous un glacis : il faut un territoire, dea forteresses et des frontières qui nous mettent pour toujours à l'abi de toute attaque de sa part.\u201d LE GÉN, DE WDIPEPEX \u201c Votre Excellence se trompe dans le jugement qu\u2019elle porte sur li nation française.Vous en êtes resté à ce qu'elle était en 1814, et vous la jugez d'après les vers de quelques poètes ou les écrite de quelques journa\"ix.Aujourd\u2019hui, les Français sont bien différents.Grâce à la prospérité de l'Empire, tous les eeprite sont tournés à la spéculation, aux affaires, aux arts ; chacun cherche à augmenter ls somme de son bien être et de ses jouissances, et songe bien plus à ses intérêts particuliers qu\u2019à sa gloire.Un est tout prêt à proclamer en France la fraternité des peuples.Voyez l'Angleterre ! Cette haine séculaire qui divisait ls France et l'Angleterre, qu'est elle devenue ?Les Anglais ne sont-ila pas au- jourd'bui nos meilleurs amis?11 en sera de même pour l\u2019Aflemagne, si vous vous montres généreux, si des rigueurs intempestives ne viennent pas ranimer des passions éteintes.\u201d M.DE BISMARCK \u201c Jo vous arrête ici, général.Non, la France n'est pas changée, c'est elle qui u voulu la guerre, et c'est pour flatter cette manie populaire de la guerre, dans un intérêt dynastique, que l\u2019empereur Napoléon III est venu nous provoquer.Nous savons bien que la partie raisonnable et saine de la France ne poussait pas à la guerre ; néanmoins, elle en a accueilli l'idée volontiers.Nous savons bien que ce n'était pas l'armée non plus qui nous était le plus hostile ; mais la partie de ls France qui poussait à la guerre, c'ost celle qui fait et défait les gouvernements.Chez vous, c'est la populace, ce sont aussi les journalistes ; ce sont ceux ceux-là que nous voulons punir.Il faut pour cela que nous allions à Paris.Qui sait ce qui va se passer Ÿ Peut-être se formera-t-il chez vous un de ces gouvernements qui ne respecte rien, qui fait des lois à sa guise, qui ne reconnaître pas la capitulation que vous aurez signée pour l\u2019armée, qui forcers peut-être les officiers à violer les promesses qu'ils nous auraient faites, car on voudra sans doute se défendre à tout prix.«* Nous savons bien qu'en France on forme vite des soldate, mais de jeunes soldats ne valent pas des soldata aguerris, et, d'ailleurs, ce qu'on n'improvise pas, c'est an corps d'officiers, too sont même les sous officiers, \u2018 Nous voulons la paix, mais une paix durable et dane des conditions que je vous ai déjà dites ; pour oola, il faut que nous mettions la France dans l'impossibilité de nous résister.Le sort des batailles nous & livré les moillours soldats, les meilleurs officiera de l'armée française.Les mettre gratuitement en liberté pour nous exposer lon voir de poureau maroher contre nous, 0e serait folie, ce serait nger guerre, a l'intérêt de nos peupies oy oppose.teuse que soit l'opinion que nous avons de votre armée, nous ne pouvons acquiescer à votre demande et changer les premières conditions qui vous ont faites.\u201d LB GÉN.DE WIMPEFEN \u201c Eh bien, il m'est également impossible à moi, de signer une tells ca; itulation ; nous recommenceruns alors la bataille\u2026\u201d LE GEN, CASTBLNAU \u201c Jo crois instant venu de transmettre le message de l'empereur.\u201d M.DB BISMARCE \u201c Nous vous écoutons, général.\u201d LE GEN.CASTELNAU \u201c L'empereur m'a chargé de faire remarquer à Sa Majesté le roi de Prusse qu\u2019il lui avait envoyé son épée sans condition et s'était personnellement rendu absolument à sa merci, mais qu'il n'avait agi ainsi que dans l'espérance que le roi serait touché d'un si complet abandon, qu'il saurait l\u2019apprécier, et qu\u2019en considération il voudrait bien accorder à l\u2019armée française une capitulation plus honorable et telle qu\u2019elle y a droit pour son courage.\u201d M, DE BISMARCK \u201c Est-ce toutt\u201d ,, LE GÉN.CASTELNAU \u201c Oui.\u201d M.DE NISMARCK \u201c\u201c Mais quelle est l'épée qu'a rendue l\u2019empereur Napoléou 1111 Est-ce l'épée de la France où son épée à lui t Si c'est celle de la France, les con litions peuvent être singulièrement modifiées, of votre message \u201cturuif un caractères des plus graves?\u201d LE GÉN.CASTELNAU \u201c\u201c C\u2019est seulement l'épée de l'empereur.\u201d LE GEN.DE MOLTKE \u201c\u2018 EU ce cas, cela ne change rien aux eonditions.L'empereur obtiendra pour aa personne tout ce qu'il lui plaira de demander,\u201d LE GÉN.DR WIMPFFEN \u2018« Nous recommencerons la betaille\u2026\u201d LE GÉN.DE MOLTKE \u201cLa trève expire demain à quatre heures du matin.A quatre heures précises j'ouvrirai le feu.\u201d M.DE BISMARCK \u201c Oui, général, vous avez de vaillants st d'héroïques soidats, je ne doute pas qu\u2019ils ue fassent demain des prodiges de valeur ot me nous causent des pertes sérieuses ; mais à quoi cela serviriit-il ?Demain soir, vous ne serez pas plus avancé qu'aujourJ'hui, et vous aurez seulement sur la conscience le sang de vos soldats et des nôtres que vous aurez fait couler inutilement.Qu'un moment de dépit ne vous pas rompre la conférence ; M.le général de Moltke va vous convaincre, je l'espère, que tenter de résister serait folie de votre purt.\u201d LE OËM.DK MOLTKE \u201cJe vous affirme de nouveau qu'une percée ne pourra réussir, quand même vos troupes seraient dans les meilleur s conditions possibles ; car, indépendamment de la grande eupériorité numérique du mes hommes et de mon artillerie, j'ocoupe des positions d\u2019oh je puis brûler Sedan dans juslques heures.Ces positions commandent toutes les issues per lesquelles vous aves essayer de sortir du cercle où vous tes enfermés, et sont tellement fortes qu'il est impossible de les enlever.\u201d LE GÉN.DE WIMPRFEN \u2018 Oh, elles ne sont pas aussi fortes que vous voules le dire, ces positions ! \u201d LE GEN, DE MOLTKk \u2018 Vous ne connaissez pas la topographie des environs de Sedan, st voici un détail bisarre qui peint bien votre nation pré- somptueuse et inconséquente.A entrée magne, alors que vous n'aviez pas le moyen d'étudier la géographie de votre pays, puisque vous n'avez pas les cartes de votre territoire.Eh bien, moi, je vous dis que nos positions sont, non seulement trds fortes, mais formidables et inoxpugnables.\u201d LE GÉN.DE WIMPFVEN * veeess Jo profitersi, général, de l'offre que vous aves bien voulu me faire au début de ls conférence, j'enverrai un officier voir ces forces formidables dont vous me parlez, et À son retour je verrai et prendrai décision.\u201d LE GEN.DE MOLTKE \u201c Vous n\u2019enverrez personne, c'est inutile, Vous pouvez me croire, et d'ailleurs vous n'aves pas longtemps à réfléchir, car il est mibuit ; c'est à quatre heures du matin qu\u2019expire la trêve, et je ne vous accorderai pas un instant de sursis.\u201d LE GÉN.DE WIMPFFEN \u201c Pourtant vous deves bien comprendre que je ne puis prendre seule une telle dé- eision.Ii faut que je consulte mes collègues.Je ne sais où les trouver tous à cette heure dans Sedan, et il me sera itm- possible de vous donner une réponse pour quatre heures.Il est donc indispensable que vous m'accordiez une prolongation de trève.\u201d Le comte de Bismarck alors se poncha alors à l'oreille du général de Moltke qui consentit enfin à attendre jusqu'à neuf heures du matin la réponse du général de Wimpffen.Elle fut ce qu\u2019un eait.\u2014\u2014meme-\u2014 \u2014 LE CAFÉ Le café provient originairement de l'A - byssinie où il croît à l'état sauvage on grande profusion et a été en usage depuis les temps les plus reculds; il est mainte- nunt naturalied dans toutes les contrées des tropiques.La région productive est fort étendue, elle comprend le Brésil, Java, Ceylon, Sumatra, la Côte occidentale de l'Inde, l'Arabie, l\u2019Abyasinie, les Indes occidentales, l'Amérique centrale, le Vénézuela, lu Guyane, le Pérou, la Bolivie, le Mexique et quelques îles du Pacifique.Le café est une plunte verte à feuilles opposées et luisantes portant des fleurs blanches odoriférautes qui croissent en grappes aux aiselles des fouilles.II atteint une hauteur de 20 pieds, mais à l'état cultivé, il est tenu à une hauteur de 5 pieds, afin d'augmenter sa fécondité.Les graines sont élevées en gerres, transplantées et placdes on lignes.Elles commencent à donner des fruits à la troisième année et atteignent leur maturité à 5 ans ; les arbres portent pendant 20 ans \u2014rmmm_ Comseil.\u2014Mettons sous nos animaux d\u2019abondantes litidres pour imbiber tous les liquides.Rappelons-nous que les engrais liquides sont beaucoup plus considérables, et encore plus précieux, que les déjections solides, Si nos pailles ne suffisent pas, prenons pour litière, des joncs, des fougères, de la sciure de bois, des feuilles, de la terre de ssvane bien adche, eto.Si toutes ces choses nous manquent, mettons dans nos étables, pendant l'été, de la terre ordinaire (autre que du sable), mais parfaitement wèche, qui imbibera une quantité prodigieuse d'engrais liquides, Une autre grande perte d'engrais, dans notre pays, c'est celle de laisser trop pou- rir le fumier, ou de l'étendre sur les pâturages dans les grandes chaleurs de l'été.Le fumier peut être étendu avec grand avantage sur les pièces, à la suites des récoltes, et avant les labours d'automne ; mais il est préférable de lo faire quand le soleil n\u2019est pas ardent, et que l\u2019herbe pout recouvrir presque immédiatement le fu- mise, Ds terres ainsi famées et labourées, à l'automne, s\u2019ameubliront et donneront l'année suivante, d'excellentes récoltes de patates ou de blé-dinde.Des patates oultivées dans de telles conditions seront moins sujettes à pourir.Les cultivateurs en 1780.\u2014L'homme était à la charrue ; ls femme à l'étable ; le garçon à la grange ; la fille filait, et tous les comptes étaient payée.Les cultivateurs en 1880.\u2014La mari est au marché ; la femme eat fatiguée ; la fille est endimanchée ; le fils frotte le harnais argenté et fait reluire le quatre rours ; les hypothèques vont leur train, jusqu\u2019à ce que la propriété soit mangée.; À nos lecteurs de dire jusqu'à quel point cette boutade peut s'appliquer à quelques- unes de leurs connaissances.LA PROPRETÉ DU CORPS La proproté du corps est lu mère de la santé, Il n\u2019est pas d\u2019adage plus vrai.Sans doute la properté ne produit pas toujours la santé, mais c'est un puissant moyen de la conserver et de la recouvrer.La preuve en est facile.La peau qui enveloppe notre corps est poreuse, et c\u2019est par les pores que la transpiration se fait.C\u2019est ordinairement par les pores que les miasmes s'exhalent.Or, lorsqu'ils sont fermés par la suletés, la trauspiration et les miasmes restent concentrés dans l'intérieur du corps et deviennent le germe d'une foule de maladies.Par ce simple exposé, on sent la nécessité urgente où l'homme est de se iaver souvent.Les médecins les plus distingués par leurs talonts sont d'avis que nous devons prendre un bain tous les huit jours, en été comme en hiver, ufin de conserver notre santé et de nous présrver de bien des maladies, Dans les lucalités où il y à des bains publics, la chose est facile.A défaut de ces bains, qu'on ss procurs un baquet, qu\u2019on y trempe une serviette et u'on se lave le corps pendant un quart \u2019heure : ce lavage suffit.Dans l'hypothèse qu'on trouve l'eau trop froide en hiver, qu'on la fasse tiédir, Il est à remarquer ici que les lotions d'eau froide tonifient le corps, le soulagent, le rendent actif et léger.\u2014\u2014\u2014 On sait que l\u2019éléphant a une mémoire extraordinaire, et qu'il n'vublie jamais le mal qu'on lui a fait.Un écrivain, qui a voyagé dans les Inles, rapporte qu'un richs Anglais chez qui il passa plusieurs semaines, avait un éléphant des plus intelligents.Un jour, I'un des hommes employés sur la propriété donna à l'éléphant une baurrée de moutarde.L'animal ne put jamais oublier cette injure.Longtemps après, vovant l'homme sur le bord d'un ruisseau profond, il le jeta dedans et le tenait au fond de l'eau pour l'empêcher d'échappee, lorsque le maître arriva à temps pour le sauver.Le pauvre homme fut obligé de quitter le service du richo Anglais pour conserver sa vie, Le même autour raconte que cat éléphant allait à la pêche avec les enfants de son ami et qu'il péchait lui-même, tirait habilement les poissons da l'eau et so hâtait de faire mettre l'appat à sa ligne par les enfants, Lorsque le gentleman Anglais partait pour voyage, sa femme ot ses enfante n'avaient à craindre ni les hommes ni les hôtes féroces.L'éléphant s'installait à la porte do la maison, la gardait jour et nuit, et avait l\u2019œil sur les enfants.Un jour qu'il se promenait dans ls campagne avec les enfants sur son dos, cueillant des fruits pour eux et les couvrant de feuilles et de fleurs, un tigre énorme arriva en ru.gissaut, L'éléphant plags les enfants entre ses énormes pattes, & mit en défense et, laissant approcher la bôte féroce, lui enews les reins d\u2019un coup de trompe.\u2014\u2014\u2014___ En chemin de fer : Premier voyageur (à son voisin de face.) \u2014C'est curieux ; monsieur, mais 1] me semble que J'al déjà eu l'honneur de vous rencontrer juslque part.\u2026.q Deus ne voyageur (avec ua sourire simable.) =\u2014C'est co que jo me dieais do mon ote, ~Nosorais-os pas à Rouen ?\u2014Non.Je n'y auis jamais allé.==Ni moi non plus ! L'OPINION PUBLIQUE LA QUESTION TUNISIENNE Les trois hommes dont le nom a été le plus souvent prononcé depuis que la \u2018juestion tunisienne a pris les proportions importantes d\u2019un conflit entre le gouvernement du bey et le gouvernement francais, sont bien ceux dont nous publions aujourd'hui le portrait.Mais si, pour salisfaire la curiosité publique, nous représentons ces trois personnalités diverses, ce n'est pas au même titre; car nous n'avons à rendre hommage ici qu'au consul français à Tunis, qui défend, depuis plus de six ans, nos intérêts avec un zèle et une sagesse qui font le plus grand honneur à son patriotisme éclairé et à sa sagacité diplomatique.C'est surtout contre son collègue d'Italie, dont tous les actes ont eu pour but, depuis plusieurs années, de détruire l'influence de la France dans la Régence, que M.Hous- tan à eu le plus à lutter, Mohamed- M.ROUSTAN, consul général de France à Tunis.26 Mas 1881 ès-Sadok et son ministre favori, Mousta- pha-ben-Ismaël, suivant de point en point les consoils intéressés du représentant de l'Italie, au grand détriment de noire pays.L'expédition contre les Kroumirs qui menacent sans cesse nos frontières, et dont le bey n'a su ni voulu nous délis vrer, en faisant cesser un antagonisme qui ne pouvail se prolonger sans nous humilier, amènera sans nul doute une solution où la France trouvera les garanties et le respect auxquels elle & droit, non seulement au Bardo, mais dans tout le territoire qui en dépend.A chacun des personnages que nous représentons la responsabilité des faits qui vont s'accomplir.On sait que nous sommes en mesure de faire suivre au public les opérations militaires qui ont commencé; nous recommandons À cet effet la carte détaillée qui termine ce numéro, l'un des premiers envois de M.Dick, notre envoyé spécial à la suite de l'expédition de Tunisie.i Ga PIE MOUSTAPHA BEN-ISMAEL premier ministre du bey.M.MACCIO, consul général d'Italie à Tunis. ps EEE Se == = == \u2014 = - AE ae PS Lo ree mr ey ; \u2014 \u2014 \u2014 = = = \u2014 = == == = = ZN SE \u2014\u2014\u2014 = Tes Greene 4 FIN\" == | > 26 Mar 1861 eu \u2014 Es =, 3 4 - = === À à \\ = #3 = \u2014= CEE = _ = - px == ee EE, as a TE fos Ea) tir es @ PS = 4 7 7 cs A) Ge = = à 7 : 2 == == 9 xs EZ = 7 CE ! | 2 \u2014 Vz 2 ES \" @ A ; # == 7 CS == = 24 = ss 2 Un | 3 vs A Egy il kl j » Er 77 is = a, oN LON { a \\\u2014= = =» I zn I= Re pe Fw \u2014-
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