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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 24 novembre 1881
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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L'Opinion publique, 1881-11-24, Collections de BAnQ.

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[" LOPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré \\bounement, payable d'avance : Uni au Tout semestre commencé se paie en ent Ou ne se déssbonne qu'au bureau du jourasl, et il faut donner au moins quinze jours d'avis.AVIS IMPORTANT L'Upinion Publique est publiée tous les jeudis par lea nouveaux propriétaires.L'improssion, les gravures, etc., etc, font à la ComPaoNix DB LITHOGRAPHIS BunLanD, Nos.5 et 7, rue Bleury, Montréal.Le prix d'abonnement pour ceux qui paient d'avance, est de TROIS FIASTRES par année pour le Cansda et TROIS PLASTRES BT DEMIB pour les Etats-Unis ; mais on exige de ceux qui ne se conforment pas à cette règle $3.25 par année s'ils ne paient qu'aubout de trois mois, et $3.50 s'ils ne règlent qu\u2019à la fin de l'année.Les lettres d'abonnements ou traitant d'autres affaires doivent être adressées au Gérant de la Compagnie Litho.-Burland, au bureau de L'Opinion Publique.Adresser les correspondances littéraires : Au Rédacteur de L'Upinion Publique, Montréal.\u201d Si une réponse est demandée, il faut envoyer une estampille pour en payer le port.Lorsqu'un veut obtonir des exemplaires extra du eurnel, le prix d+ cos exemplaires, en estampilles ou utree valeurs, Unit \"ecompagner la demande, Nos abonnés à Montréal sont priés de aous faire connaître toute irrégularité dans le service du journal.ÉLECTIONS ET ÉLOQUENCE Nous sommes au fort «le la lutte électorale ; en dépit de la pluie, de ls neige, du vent de nor-l-est, de la bous et du froid, l'éloguence jaillit en périodes plus ou moins sonores, dans les trois cents paroisses du Bra- Canada.Certes il faut aimer son pays, ot ambitionner fortement l'honneur de le représenter pour faire une campagne électorale par un temps pareil.Encore a'il était possible d'appliquer un téléphone aur l'ureiile de chaque électeur et de ls convaincre à distance, ce serait à demi-toul.mais nous n'en sommes pas encore la.Et dire que toutes ces misères auront été subies en pure perte par au moins la moitié des candidat | Cela nous désule, 11s se donnent tant de mal que nous voudrious tous les voir élus.Li y a des gens qui tiennent le campagne parce qu'ils Y sont intéressée en qualité de candidat, pusse encore pour ceux-là ; mais que dire des amis qui les aident de leur parole ! En voilà de vrais amis! et franchement s'ils aiment autant lu patrie qu'ils en ont l\u2019air, ce sont de fameux patrivtee.Mais il y a autre chose au fond, surtout pour les jeunes gens qui font assaut d\u2019éloquence sur les tréteaux populaires\u2014pardon, sur les bustiogs.C\u2019est pour eux une étude, un exercice, et comme presque tous sunt des étudiants en droit ou de jeunes avocats, une préparation aux discussions du Palais, avec une arrière-pensée que ces luttes leur serviront un jour à eux-mêmes.Lorsqu'on défen un candidat, on finit par se croire de l'étoffe dont on les fait.Du reste après avoir fait nommer un candidat, il ost bien permis de penser à se faire un jour élire soi-même.Dès lors il n\u2019est pes rare de les entendre dire : \u201c mon comté,\u201d avec une foi qui finit souvent par transporter les électeurs.Les députés ne sont pas immortels, Ajoutez à cela que la politique pour les avocats eet un chemin qui mène loin, rurtout aux bunquettes des ministres et aux bancs des Îl est étonnant de voir comme ces sortes de joutes oratoires développent le talent de la parole chez ceux qui J prennent part | Nombre d'entre eux arrivent à parler avec une facilité, une verve et une abondance vraiment remarquables.(ls ort souvent ies dehors de l'éloquence, On dit que pour réussir dans les combats de la parole il faut avoir une énorme confiance en soi et un mépris Ron moins énorme pour son auditoire, Nous ue savons pas si tel eat le secret de cette précoce éloquence, mais toujours est-il qu'ils parlent aveo un aplomb imperturbable.Bourrés d'articles de journaux, feeds & glace sur les livres bleus, ils s'en vont en guerre, décidés à mettre flamberge au vent contre tout venant.Que de fois nous avons vu des blance-becs, frais émoulus du collège ou de l'université, tenir tête à des vétérans du Parlement ! Ils ne ven biraient pes trop mal, à notre Etat«-lf., 83.50.Vol.XIE.No.4%.JEUDI, 24 NOVEMBRE 1881 idée, mais à la leur, l'adversaire était l+nc6 dans le troisième dessous ; c\u2019eat du reste ce que le journal ami ne manquait pas de proclamer ! Cette avarse, ce déluge de discours est une des conséquences de notre régime politique et tient aussi au caractère particulier de nos gouvernante.Nous sommes gouvernés par des avocats, engeance verbeure.Us n\u2019est pas pour eux qu\u2019on a formulé Je dicton : le silence est d'or.Selon un homme qui n'aimait guère les disciples de St.Ives, c'est un mauvais signe lorsque les avocats gouvernent.\u201c Quand une civilisation est vermoulus, disait-il, l'avocat s\u2019y met.Tous les grands peuples, Athènes, Rome ont fini par ces travailleurs de la langue ! Où l'homme d'action disparaît, le rhéteur nurgit ! C\u2019est l'heure des hellee paroles et des vilains actes, des petite faita et des grands mots! Et tandis que Byzance dis- eute pour un adverbe de plus ou de moins, silencieusement venus dans l\u2019ombre, voici venir les Turcs à la porte.«qui agissent et ne parlent pas !.\" Ce jugement porté en France est psr trop sévère, Nos hommes publics & droite et à gauche sont des avocats, et malgré cela notre pays n'offre aucun signe de décadence.Si cette terrible accusation a sa raison d'être en France, elle ne pourrait se justifier ici.Depuis que nous nous gouvernons nous-mêmes, nous avons subi ls régime den avocats, et en somme le pays s\u2019en eat furt bien trouvé.Si nos avocats sont gens de beaucoup de mots, ils sont aussi hommes d'action et d'action énergique.Les hommes de gouvernement sont rares au Canada comme ailleurs, mais c'est l'ordre illustre des avocata qui nous a fourni les meilleurs.Cs sont des avocats qui ont arrêté les plans de colonisation du pays, opéré d'une façon pratique la transformation de notre système de tenure des terres, créé notre commerce par \u2018den lois sages, ouvert nos canaux, tracé le réseau de nos chemins ! Baldwin, Lafontaine, Morin, Cartier étaient des avocats, et quels hommes de gouvernement ! Ils ont réussi en tout ; il rate à savoir s'ils auraient été capables de faire la guerre.Ils nous l'ont bien évitée, ce qui vaut mieux, Ce qu'il y a de singulier, en face de ce débordement d'éloquence chaleureuse, c\u2019est la froideur habituelle de l'auditoire.Pendant que Gambetta parcourait la Nor- mandie, haranguant les populations, le correspondant du T'imes taisait cette observation que les paysans nur- mands, peu démonstratifs, restaient froids sous cette parole qui fait prendre fou au reste de la France.Noe cultivateurs sout normands sur cs point.On les voit rarement à l'unisson de l'orateur, qui ne parvient pas à faire passer dans leur cœur l'enthousiasme qui l'anime ou paraît l'animer.Mais le spectacle l\u2019intéresse tout de même et si le beau parleur enfile les phrases sans bruncher, sans bésiter, s'il a une voix agréible, an geste expresif, il peut compter que son impasaible auditeur dira: \u201cil parle bien.\u201d Ce flegme a son bon côté.Ilest fort heureux parfois que l'électeur se réserve, qu'il ne se laisse pas emporter, car il arrive assez souvent que les vrafeurs font un coup ble abus de leur faconde, et s'ils avaient de l\u2019influence ce serait à coup sûr de l'influence indus de le pire espèce.Les discours sont l'accompagnement nécessaire des élections, mais ils n'en sont point le principal facteur.Le plus fort élément de succès vient de l'influence exercée par lu clamso dirigeante dans chaque comté, Quelques howmes seulement forment l'opinion publique et ia foule n'a que l\u2019opinion de ces chefs de fils.On a souvent prétendu que nos paysans étaient incapables à cause de leur instruction restreinte de comprendre et de pratiquer les institutions représentatives.Nous voudrions bien connaître le peuple à le hauteur d'un pareil rôle.Bagehot, un whig anglais avancé, grand admirateur du peuple, ne sa gêne pas de 50 .tenir qu'en Angleterre non-veulement les électeurs, mais les députés ne sont ni assez instruite ni weer clairvoysnts pour saisir la portée, ls signification des lois importantes.Un autre auteur déclare que toutes les graudes mesures qui ont fait l'honneur de l'Angleterre et sa grandeur, ont été repousséee par ls peuple et qu'il a fallu recourir à Le corruption pour les lui faire adopter.L'ém sncipe- tion des eatholiques n'a-t-elle pas coûté trente années Prix du nu 7 ts, \u2014Annouces, la ligne, 10 centins.Toute communication doit être affranchie.Les remises d'argent doivent se faire par lettres enregistrées ou par hons sur la ponte.de luttes opiniâtres?C\u2019est en 1838 que Cobden demanda pour la première fois l\u2019abrogation des Corn Zatcs, lois qui probitmient l'entrée des céréales ét tes dans la Grande-Bretagne, et ce n'est qu'en 1846 que la mesure dunnant le coup «le grâce aux lois agraires reçut la sanction royale.Si les électeurs de notre province restent froids, c\u2019est bien aussi un peu parce qu'ils se défisnt des beaux leurs et qu'ils redoutent la tromperie ils ont été si souvent joués.() vous tous qui élevez la voix devant eux, qui venez leur prêcher leurs devoirs, qui aspirez à l'honneur de gouverner le pays, gardez-vous de les tromper ; songez un peu moins au parti et un peu plus à la patrie, syez toujours préseut à vos yeux sa grande image.Soyez vrais, et votre éloquence deviendra communies- tive.Soyez vrais et vous saurez émouvoir le peuple ; l\u2019émouvoir, c\u2019est presque le convaincre, et le convaincre, c\u2019est gagner votre cause ! A.D.DsCrtims.LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE C'est à vous mesdames que je m'adresse aujourd\u2018hui ; vos maris, vos fréres et vos.cousins sont trop occupés de politique, pour m'écouter.Esissons les entourer les graûds orateurs qui les électrisent avec leur parole ardente ; qu'ils s\u2019éclairent à la lumièro des rasunnements pendant que ds notre côté nous étudierons na sujet plus facile À eaisir, nous l'espérons, que las myatdres do la politique.La plupart d'entre vous avez vu eatte brillante lumière dont l'usage ee répand tous les jours, et qui sera le mode d'éclairage de l'avenir ie jour où l\u2019on surs trouvé moyen de produire de l\u2019électricité à bon marché.Les wagons du chemin de for de Brighton, en Angleterre, une foule d'éifices en Europe sont déjà éclairés aux reflets de cette lumière, qui ne répand ni chaleur ni udear autour «d'elle, et qui nous transporte bien loin de l'antique nauséabonde chanlelle de aix ou de huit à le livre.Avaut de causer écluirage électrique, il ne sera pas hors de propos de nous demander ce que c'est que l'électricité.Prenez un morceau de cire à cackiter ou d\u2019ambre, frottez-le vivement sur une étoffs de laine et approchez-le de petites parcelles de papier et vous verres callus-ci attirées vera l'ambre ou la cire, puis Tepoussées.Cette force invisible qui les attire et les repousse ensuite, c'est l'électricité, un Auide impondérable vous diront les savants, invisible, répandu partout dans la nature et produit de différentes manières.Vous frappez uve planche avec un marteau, vous tordez une barre de fer, il y a de suite dégagement de chaleur et d'électricité, Chaque fais qu'on change les parties, le- molécules dont un corps est composé, il y a production de chaleur ot d'électricité.Le moyen le plus sûr de changer cette composition des corps, c\u2019est de les attaquer eu les mettant en présence d'un acide.Aiusi, prenez une plaque de ziuc, enfonrez-la dans un vase templi d'acide sulfurique, de suite le xinc se décompose et il y à production d'électricité.Nous venons de décrire ce qu\u2019on appelle une pile électrique ; c\u2019est colle dont on se sert pour produire l'électricité nécessaire au télégraphe, avec cuite différence qu'on se sert de zine au lieu de charbon, Mais si à cette pile vous attaches un fl par ses deux extrémités, vous aurez un circuit par lequel s\u20196- lencers l'électricité produite pur la pile, et si vous coupez ce fil, disons vers sa moitié, et que vous laiesen ces deux bouts à tine très petite distance l\u2019un de l\u2019autre, il jaillira entre les deux une étincelle qui n'est ni plus ni moins que ls lumière électrique ou, si vous voulez, l\u2019are voltaïque, du nom d'un grand électricien, Volta.Cela, c'est l'enfance de ls lampe électrique.À cet endroit où le fil est coupé, le courant électrique inter- tompu, se place maintenant ls lampe électrique ou les lampes, car il on existe maintenant un granil nombee, Au point où nous sommes arrivés, constatons que nous avons pour produire l'éclairage électrique trois éléments : lo un producteur ou générateur d'électricité ; do un fil condueteur du fluide ; So une lampe.Le généeateur d'élec- 553 tricité dont nous uvona purlé tantôt ; c\u2019est-à-dire la pile électrique peut produire de la lumière, mais en faible quantité, et à un coût énonue ; c'est cependant de ce mode de production dont ou s'est servi jusqu'à ces derniers temps, pour lee expériences à la lumière électrique, mais il est tout à fait ineutti-ant pour ali- weuter plusieurs lampes.tu a done été obligé de chercher des générateurs plus puissants et l'un u ima- xiné pour ce faire tes machines électro-dynamiques.Nous n'entreprendrons pas «de les décrire, ce serait trop com pliquer le sujet ; qu'il nous auttie de dire qu'ici, dances machines, l'électricité est produite par le mouvement d'une foule d'aitmants disposés sûr une roue.Comme il faut dunner à cette dernière une rapidité, une vélocité de centaines de tours à la seconds, se sert d'une machine à vapeur pour mettre je générateur on mouvement.(\u201cest la tout le rdle de la vapeur ici.Nous faisons cette observation, parce qua des personnes nous ont demandé ce que la vapeur avait à faire dans la production «de l'électricité, étaut sous l'im- preæsion que celle-ci venait de la vapeur On pour rait tout aussi bien =e servir de mains d\u2019homines où de force de chevaux s'ils pouvaient faire tourner In ms chine électrique assez rapidement.Nous pouvons maintenant aborder la description des lampes électriques, les deux principales connues dans le pays: la lampe Weston et la lampe à incandeseence (1, La première sert surtout à l'éclairage dex rues.On la voit à Montréal sur les quais, à la gare Hoche laga, dans le vestibule du St Lawrence Hull, ot an face de cet hôtel.Elle vonsiste en deux cravons de char bon placés, debout l'un en face d- l'autre, et avant à leurs extrémités les fils conducteurs de l'électricité.L'arc électrique jaillit entre les deux charhons et donne cette lumière intense, que l'on connaît ot que lon rend supportable a Li vite en l'entonrint d'un verre dépoli.On trouvera plu- loin nte gravure représen tant ces deux lampes, Le mécanieme est placé à :a partiv % eA \u2014_ = 4 \u201ced AY Ÿ LAN bn =X Ÿ ve Lu ~~ 22 HE Pa, =\u201c Ir pn J 7 es 5 f is ~ \u2014\u2014 \u2014_\u2014 À (LA 3 LZ EN | 2 y a \u2014 Na hd \\ 5 i J, S = UT & = .©, & A - To GE RS 2 Ty lj AT ANDRE GILL \\ L $ fia 223 qe N 22 vege + We._\u2014 | = dû % AVANT LES ELECTIONS\u2014LE CANDIDAT EN VISITE i AA = 7 x 2 ï \"a = 2% \u20ac Ih ay \u20ac L'OPINION PUBLIQUE 2 CREE TA >> NE e 7, / 4 N = 174 A 7 _ | 7 7 \\ f i gs = x > 2 202 > 4 au + AY » = + ) pa - y : ke À = = Ih « = 5 ft ï LT \u20ac \u2014 °| fe a So = = \u2014\u2014 Ë \u2014_- À vu \u2014_\u2014\u2014 \u2014- Na pel \u2014_ | 553 L'OPINION PUBLIQU ANDRÉ GILL Le célèbre caricaturiste, l'artiste de cœur et de talent que tout Paris conualt, est devenu fou, à Bruxelles, où «a femme et son ami -lules Vallès sont allés aussitôt le chercher.Le malheureux était relativement calme.C'est dans le dernière semaine d'octobre qu\u2019il avait été renfermé à l'Amigo de Bruxelles, puis conduit par la police à Evère.Il était sans argent et avait pris une voiture auprès avoir longtemps erré dans la campagne 11 est arrivé à Paris dans un état ausez satisfaisant.Le soir, il s'est assis à la terrasse d'un café du boulevard, en compagnie de quelques amis, avec lesquelles il w'est entretenu sans que sa conversation trahit aucun dérangement d'esprit.Il voulait assister à la représentation des Nouveautés et l'on a eu beaucoup de peine à l'en empêcher.D'après le diagnostic des médecins, Gill serait atteint d'une paralysie progressive du cerveau.On crains qu\u2019il ne soit incurable.Le puète carieaturiste était atteint de la folie des grandeurs.Le malheureux ne sougeait qu'à une chose : être riche.De son véritable nom, Gill s'appelait Gosset de Guines.Son atelier, où se réunissaient autant de littérateurs que de peintres : Richepin, Vallée, Bouchor, Valabrèque, d'Hervilly, Nadar, Mahalin, Paul Arène, est situé boulevard Denfert-Rocheresu.Gill vivait là, depuis quelque temps, assez retiré, avec «a femme et sou enfant.Le pauvre petit mourut récemment, et ce fut encore un grand chagrin qui vint s'ajouter aux déceptions éprouvées par le malheureux caricaturiste.Un de uos conftères « demande s'il n'y aurait pas un peu de contagion duns ss folie.Dans les premières années de sa vie, Gill a fréquenté dee hommes de son ige qui, presque tous, ont été tou chés, avant lui, pur cette terrible folie des grandeurs.Li a eu pour ami d\u2019abord Charles Baudelaire, l'auteur des Fleurs du mal, qui perdit, lui susei, la raison peu- dant un voyage en Belgique.L1 à vécu dans l'intimité de Charles Bataille, lequel fut frappé de démence, en 1863, parce qu\u2019un ne l'avait pas décoré.La gravure Le Nouveun Né, que nous reproduisons duns noe illustrations d'aujourd'hui, prise d'une peinture qui 8 ubtenu beaucoup de succès à Paris, est due au piuceau de Gill.QUATRE ANNÉES DANS LE MONDE ÉTUDE LE MŒURS CANADIENNES Jusqu'à présent les hommes seuls ont pris part au mouvement littéraire qui se fait au Canade : peu de femmes uyant osé disputer au sexe fort le monopole de la littérature.Aujourd'hui, une jeune canadienne, dans une série de lettres écrites sans prétention, vient insérer ans les colonnes de L'Opinion Publique une étude de wwœurs nationales qu'elle intitule : Quatre années dana tv mounds.C'est le résumé des joies, des tristesses et de toutes les impressions qui peuvent traverser la vie d'une jeune fille depuis es sortie du couvent jusqu\u2019au jour où sa destinée coase d'être en suspens ler septembre.Ma CHERE AMÉLIE, Pourquoi faut-il que les rêves ne soient pas des réalités ou du moins qu'un importun réveil vienne si tôt dissiper les impressions délicieuses qui en forment parfois le cortège! Voilà, amie, la question que je me posais, au aaut du lit, en me frottant les yeux, ce matin, eberchant encore à douter qu'une aimable compagne eut déja repris son vol vers Montréal, après m'avoir laissé, en guise de cartes, une égale provision de regrets et d'agréables souvenirs.Ces derniers suffiront peut-être pour dorer encore bien des songes, mais je les crois iucs- psbles de lutter avec le charme de ta visite nocturne.Fidèle, même pendant ton sommeil, aux inspirations de ls charité et de l\u2019amitié qui, chaque soir, te dit : Au revoir! Amélie, tu as franchi, à le faveur d\u2019une nuit obe- cure, une très longue distance et tu es arrivée ici, toute joyeuse, il me semble, de revoir ton imparfaite Marguerite.Quant à celle-ci, elle était folle de joie, et, pour te donner is ples légère idée de l'agrément de sa surprise, il lui faudrait lutter avec les mots d'une langue insuffi sante.Elle seutait de plaisir, courait communiquer la boone nouvelle à va famille, puis revenait t'embrasser ot to parler.Ob! oui, te parler avec une volubilité qi au milieu de ees transports, lui a fait souvent te ite : Ma chère amie, il faut vraiment que l'ange chargé de recueillir les paroles de deux babillardes soit sténo- gage! Et, aves ton x concours, elle continuait ifier la haute four du babil, elle faisait miroiter à tes veux le tableau de «a vie depuis notre dernière sé- parstion-le tableau où les rayons dominent \u2014quand le soleil, ve glissant daus au chambre, comme pour la rallier, vint ôter à la pauvre dorm:use une félicité qu'elle cesaiersit on vain de définir.Elle peut tout au plus s\u2019écrier avec le poète : \u201cTemps heureux, se peut-il que ces heures d'ivrenie, Ou la vie à longs Ruts nour verse le bonheur, S'envoleut loin de nous sde Lu même vitesse Que lea jonra de malheur ! La prose m'apparait ensuite sous In forme d'un froid papier.Faible interprète de la pensée, jamais il ne sura exprituer ce que * La voix ait «lire lorsque l'ou sait uimer,\u2018\u201d mais il peut m'ai ler à caresser man illusions si tôt évanouies, et, à titre de compensation, ie m'sstime encore heureuse d\u2019y renfermer mes idées et mes sentiments.N'est-ce pas là la promesse qui, à l'heure de notre départ du clottre, est venue sécher les brûlautes larmes qu\u2019une amère séparation a fait couler de nos yeux ?Et ne dois- je pas sentir le besoin «te renouveler à ma chère Amélie l'assurance d'une amitié que ma nature, pou expansive en apparence, ne trahit que lorsqu'on n'est plus à mes côtés pour en recueillir l'expression ?Aprèe avoir, par «lea récits sans fin, d\u2019interminables causeries, fait ravonner sur lu front soucieux d'un père préoccupé, l'une mère attristéo \u201813 la longue absence de l'oiseau envolé, la joir da soû retour au nié : \u2018 donc \u2014ce tribut payé aux aimables exigences de \u2026 ° mille-à we retrouver, tdveuse et tranquille, dans .\u2026 solitude de ms chère chambrette.Seuls avec toi, dans 0 sanctuaire de unes rêves et ds mes expansions, ou d\u2019intitnes soliloques avec mou jonrnal, je veux causer avec l'abandon de la petite peusionnaire d'hier.L'amour propre, a la vérité, chsrche bien à mêler a cotte jouissance »a misérable note, mais il aura beau faire hriller mon incapacité, énumérer mes défauts épistolaires, l'affection opprosers toujours de puissants raisonnements anx faible< arguments de mou péché de prédilection, persuadée que, si, dans me« insiguitiantes lettres, tu cherches vn vain la beauté du style et tout ce qui fait le charme d\u2019une conversation écrite, tu y verras du moins les nde, mu suifoque on quelque sorte.Il luit, pendant la journée, dans les affectueux baisers quhine wère tendre dépose à chaque heure sur mou front, dans le regard pleiu de grave tendresse qu\u2019un père dévoué laisse toinber sur moi, Il brille encore duns les turbulentes câlinerios de mes frères, dans las caresses et les gâtories variées de la vieille bonne qui, après avoie prodigué à ma famille les soins de son rare dévouement, a fini par vn faire partie, Le soir, je le retrouve an sein d- cette intimité qu'on goûte si pleinament avant que les wxigen :es sociales nous dispersent, en entendant.les accords du piano wu- ché par les doigts encure agiles de maman, accompagné des sons plus doux de la flûte d'Alfred et du violon d'Ernest.Quelques heures plus tard, je la respire, cette félicité, au sein de mon «appartement que l'amour maternel s embelli d\u2019une foule de ces riens qui ajoutent au confort en coutribuint au cherme du coup-d'œil.Ici, en effet, tous trahit catte iugéuieuse tendresse, dont seules, los mères ont le secret, et qui rait devise tous les goûte, prévenir tous les caprices : lu coquette chapelle devant laquelle, chaque soir, j'épanche le trip plein d'un ceur reconnaissant, le mignon buresu qui, à l'avenir, favorisera mes aptitud » épistoluires, | « petite fenêtre où trois vases de fleurs odorsntes s'épsnouissent à l'ombre de deux verts peupliers.LA, j'aime à m'enivrer de l\u2019atmoaphère embaumée de nos belles nuits d'été, à rêver de tout, surtout du cuuvent dont je n'ai pu oublier les naives jouissinc3s, ni appris à regretter la règle sévère.C'est de embrasure ls cotte même eroisés que, sir l'aile rapide de mou augs gartien, je m'eavole, chaque soir, vers Montréal.Je t'y revois, amie, faisant les honneurs d'une suirée iatime ou, travailleuse infatigable, cherchant à abrégar les longues soirées, tintôt par le travail manuel, tantôt par des lectures capables de fortitior le cœur en récréant l\u2019esprit.A in vérité, mon im vzinati>a sans culture & peins à suivre la tienne dans les régions féeriques de la poésie, et li légèreté de mon bagags acientifig 16 s'ccommode peu des difficultés sérieuses qu'une ap-lisation soutenue, aidés d'un talent réal, t'a parmis 11e surmonter : mais je me plais néanmoins à te voir marcher dans les sentiers de l'inconnu quand tout est aile -e dans ta chembrette, que seul ss fait enton-tre le bruit des fouilles tournées ou celui de ta plum » courant «ur le panier, Le jour venu, mou affection te suit dans tes pérégrias- tions affairées à travers la ville, soit qu'elles aient pour but le satisfaction de ta piété matinale, soit qus la charité en forme le mobile désintérensé.24 Novexsat 1881 Puis, maintenant que le froid de l'automne, an rap.polant à In ville tous les touristes de l'été, à fait rouvrir les salons de l'aristucratic moutréalaise, la même amitié m\u2019amène à Los côtés pour jouir de tes succès et recueillir les éluges que tou mérite pourrait accepter, siton humilité ne les lnissait tomber.Mot-même, dans une «phère différente, j'ai ou, le 18 soft dernier, une ide de ce mde que j'ignorais, qui n\u2019excite encore où moi ui enthousiasme, vi froideur, et daus lequel je suis entrée protégée par la sage vigilance d'un père prudent et entourée de la hisuveillaute bride d'une aimable mère.Une réunion, composée de la société de nutre village, à Liquelle étaient venu- se joindre quelques amis voisins, avait lieu, co jour-là, daus notre modeste, mais vaste salon.Car c'était l'anniversaire le ms naisance je comptais, tn le sais, dix-huit priutemps.Pour la circonstance, ma toilette ne m'avait coûté ni pleurs, ni regrets.En rapport avec la simplicité des goûts paternels et la médiocrité de nos revenus, elle se compusait de ma hanche robe de mousseline du couvent ernbellie de frais neu ls de rubans ross et de vieux bijoux de famille religiousement renfermés pour mui jusqu\u2019à ce jour dans l'écrin maternel.Pour compléter cet en sembla peu pompeux, ma délicste couronus de graduée i +.\"nine habiles la fleuriste du mon EON av Ln téte de débutante, Encore revitue + - livrées de la pensivnnaire, entourés le tout ce qui, chez los Uroulines de Québec, me parlait d'hu milité et de simplicité, comment aurais-je laissé l'or gueuil s'intiltrer dans mon âme?Auxai.la tête ue w'i t-elle nullement tourné lorsqu'un compliment banal «st venu caresser mon oreille, ou loraqu'au quacdrille où uv lancier à vonduit vers moi quelque damoiseau empresse Je n\u2019ai garde, vois-tu, chère amie, d\u2019oullier que ms qualité d'héroine -le ln fête et de tille ainée de la maison inspirait seule les attentions multiples dont je me voyais l'objet.Puis, je me rappelais qu'avant mou eutres 4: salon, ma glace fi lèle, en retlétant l\u2019eclat de duux gran 1- yeux noirs, m'avait montré un teint trop brun »* su nez trop fortement accentué.Cott concession faite à lu vérité, je me häte de dire pourtant que j» devais poraîtrs av-C avantage à côte dr Malemoisell+ Augéli j 1e Datier, qui portait ss quaran\u201d - ans bien svuniés, écrit sn jaun + sur Ua figues encore à la mol + par ses plis nombreux.En voyaut cette vier:e autique chercher à dissimuler La bats rospoetabilite Le MOD âge sous uns robe et des iminsuleries risibles % ge TOW 5 DS à.3 = LN a pe hy ?x xx a fe ER, PERF ee : ¥ rt 54 3 pp 2 Ë ig 3 (RTE ; RX | - = A os 8 if | ih lu; > LES a A LS .- ' ' |G XX 1 La H | 1 x v - 5 à: 1 = 2 Re.3 \\ { a a \u2014_\u2014 = TL | be Y ¢ A = irradi Be \u201ca vi 'C .= a y fa a sit : fi fil 1 Ll A] A » +3 \u201cPup oi Ten ) ÿ ed mn | i M a +5 pres pe TES re BNE some \u201c4 = A = æ- PR A) SWS hi Des > Cn La 3 > 2 a \u2014_ 2 - cu wi Ria pe a hg Ai Ae < ta + > eo Sh oh xg .3 2 = Ww 1 4 À Ve {# { d [3 ; 4 © 7 8 Ly ei aad = ea 2 ve H + vx, = mrs pe % te A BE Ad ho po?~~ =~ fom Fat he 7) TEA es - Bed) id A 4 >, ra 3 gu 2u » = alm A = - I STS Sp bc a ai gi 22 CE SE = 5 ys A: eu 185 > etal x fre Fr 1 ES PRSRYOY \u2014 a 17 Le) VIBUX QUÉBEO\u2014PALAIS ÉPISCOPAL ET LES RUINES, DANS LA COTE, EN 1791 A 24 Noveusre 188) ÇA ET LA Myr l'évêque des Trois-Mivières est arrivé à flume, apres un heureux Voyage, Hy wn environ 1,750,000 catholiques on Angleterre seulement.Une dépêche de Saint-FPétershoure annonce que l'auteur de l'attentat du Palais d'hiver à été arrête.L'usine a wuz de Hamtvouz «cote détruite par une explosion, li y a vu troi tués at six blonds, Les Etats Unis ont 5,556 milles de che min de fer en construction, qui doivent êtte achevés à Ja fn da l'annee prochaine.Les exportations considérables de pommes de terre à New York «ont dues, dit- on, à la cratnte d'une, di ette dece tuber- culs que l'on regardait comme :mminente Entre KTV ce te prote gn deco mer de * Elle.Un pu Gta fre eg bien SUN aon y coven he ake men enn, Je are, cae et Jen orages Des dlépéene de da ville du Cap oman dent quan commencement d'octobre, le tot des Ashanti.à fait immoler 200 jeunes tillee tin de faire du mortier avec leur Séng Jour \u2018epares Ces mars de dencs 26 fést- Frs paeutite gts +140 tete tron vent oan marche tres AVantigqeux aux us Unis, où les récolte nt Dicneque.Entranties produits, on
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