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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 6 avril 1882
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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L'Opinion publique, 1882-04-06, Collections de BAnQ.

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[" LOPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Abonnement, payable d'avauce : Un an, $4\u2014E-U,, $3.58, \u2018Tout selacstre commencé we paie en entier, On ue se désuboune quan burean du journal, et il tat donner tu moins quinze jours d'avis.No.Lk.JEUDI, & AVILIL 1882 Vol.XIII, Prix du umndro: 7 oeentins \u2014 Xo es, Ju ligne: (0 continus Toute communication doit Stee aff bic Les rensixes d'uegert duivent re par lettres enregistrées ou per un bou sur Le juste, AVI L'administration de L'Opinion Publique tait appel aux abounés retardataires et les prie de payer ce qu\u2019ils doivent dans le plus bret délai.d'user de sévérité à l'égard de ceux qui ne répon- Elle regretterait draient pas cet appel.Les améliorations qui out été faites à ce journal out demandé et denuuslent tous les jours beaucoup de dépenses.Les abounés en tiendront compte à l'Administration, elle ose l'espérer.L'Upinion Publique est une publication nationale «qui mérite d'être encouragée.Ses nouveaux propriétaires feront tous les effurts possibles pour répondre au désir de tous ceux qui leur donneront leur patronage.Rien west changé quant aux conditions d'abonnement : Pour le Canada, 83.00 par an : pour les Etats-Unis, 83,50, S'adresser 4 ln Cie LirnoorsrHique Burcane, Bu- reaux de L'Opinion Publique, 5 et 7, vue Bleury, Montréal.GRAND PROJET ET CRAINTES PUÉRILES On s'étonne souvent outre mesure de l'accueil peu encourageant que reçut d'aborit de ses contemporains le grand Galilée lorsqu'il leur révélait que la terre, loin d'être immobile comme on le croyait alurs, tournait autour du soleil.Et il est d'usage de partir de là pour accuser l\u2019Eglise d'ixxnorance et d'hostilité à tous les progrès de l'esprit humain.Cette injustice nous 1 toujours révolté, et il nous semble que ceux qui s'en rendent coupables ne resardent guère ce qui se passe de nos jours, Les sciences unt fait des progrès immenses : leurs conquêtes sur la nature ne se comptent plus, L'éducation à pénétré les peuples, et l'on est habitué aux grandes découvertes.Malgré cette diffusion des lumières, se produit-il de nus jours un seul projet sans qu\u2019il lui vienne de toutes parts les attaques les plus injustes et une hostilité telle que, si les homimes qui veulent cn doter le monde n'étaient pas niguillonnés par l'amour de lu gloire ou «du gain, ils succomberaient & la lutte.Ces détracteurs du génie trouvent toujours des aurli- teurs dans la foule, et ce n\u2019est que le jour où l'invention nouvelle entre triomphalement dans le domaine de la réalité qu\u2019ils rentrent sons terre.C\u2019est alors que l\u2019on s'étonne qu'elle n'ait pas été tout d'abord acceptée uvec empressement.Un croirait à peine aujourd'hui que, pendant de longues années, oz n\u2019osait entreprendre de traverser l'Atlantique avec un steamer, parce que les savants prétendaient qu\u2019il serait impossible de trouver assez d'espace sur un navire pour y placer le com- buatible nécessaire à l'alimentation des feux de la machine pendant un voyage de quinze jours! Le monde savant est aujourd'hui guisi, en France et en Angleterre, d'un projet gigantesque qui intéresse une partie de l'Europe : le percement d'un tunnel sous la Manche entre la France et l'Angleterre.On sait que le traversée entre ces deux pays est aussi courte que difficile et que les voyageurs n\u2019oublient guère les deux heures qu'elle dure.Le tunnel sujiprimerait cut ennui et multiplierait le mouvement de Paris i Londres.Ces deux villes, les plus grandes, les plus riches cités du monde ne seraiont plus séparées que pur quelques heures et n\u2019en fernient plus qu\u2019une pour ainsi dire.La réalisation de ce projet gigantesque, à l'étude depuis plusicure années, serait le couronnement de l\u2019œuvre scientifique du X1Xe siècle.Mais se réaliscra-t-il ?Voilis la question, On ne voit plus guère d'objection À sou exécution.Plusieurs compagnies se disputent l'honneur de mener l\u2019entreprise à bonne fin.On croit pouvoir percur les 21 milles qui séparent les deux rives, de Douvres à Sainte- Marguerite, en cinq ans, Le tunnel traverserait une couche de grès haperméable à trente mètres an-desaons du niveau de lu mer, Mais voilà qu'au moment où l'on va se mettre à l'œuvre surgit une vpposition inattendue.Des alarmistes ont aperçu dans ce tunnel Lt ruine dela Grande- Bretagne, C'est par ce souterrain que s'avancera peut- être un jour une armée d'invasion pour ravager l\u2019Angleterre.Vienne un nouveau Guillaume le conquérant, ou un nouveau Bonaparte, et c'en est fait de PAngle- terre, L'Houme qui à soulevé cette objection n\u2019est pas le Premier venu.Ou le regarde comme un des premiers généraux de Pempi Nous avons eu l'avantage «le voir purmi nous ce grand capitaine, et aussi l\u2019hunneur d'en être fort maltraités nous, C aliens-Françtis.On = rappelle encore bien ici le général Wolseley, envoyé au Nurd-OQuest en 1X70, à In tête de trois bataillons, à la suite des troubles du Nord-Ouest.On n'a pas perdu le souvenir de cette glurieuse pédition où le vain- (peur, après s'être assuré que ceux qui auraient pu lui opposer di In résistance se retiremicnt sans coup férir, emboucha ensuite In trompette du conquérant.C'est ce même général Wolseley qui, depuis, s'est distingué en Abyssinie, qui à signalé à ses concitoyens ce dunger imminent pour \"Angleterre, II u trouvé un compagnon aussi perspicace que lui dans lu personne de l'amiral Duusuny.Et tous deux sont partis en guerre contre eu projet du tunnel.Mais, nous dira-t-on, ces «deux autorités militaires ne prétendent pas qu'advenant une guerre entre la France et l\u2019Augleterre, le tunnel pourrait servir tout d\u2019abord à une armée d'invasion ?Il serait absurde de supposer qu'il se trouve sous le ciel des hommes assez audacieux pour se risquer dans Un souterrain qui les ensevelirait aussi sûrement que les Hots de Ja mer Rouge ont en.wlouti les Fgyptiens de Pharaon ?Sans doute le géné- al Wolseley ne va pag jusquin pretendre que le tunnel wménerait en Angleterre les premiers envahisseurs.Nou ; cela serait trop absurde.Mais qu\u2019une flotte de steittners jette cinquante mille Français eu Angleterte, «dit-il, et que ceux-ci s'emparent de l\u2019extréniité i du tunnel, et les iles britanniques sunt presque cun- «quises, Une fois maîtres de ce débouché important toute l'urmue française pourrait passeren Angleterre sans que Lu marine anglaise put faire quoique cc suit pour prroto- r le pays.De prime abord, l'objeetion au percement du tunnel posée de cette façon, pourrait paraître assez plausible : mais lorsque l\u2019on s\u2019y arrête un peu elle ne tient guère.Il est entendu que le tunnel du côté anglais devra déboucher au milien de Douvres, uns pluce forte, qui verrait ses furtifications s'augmenter si ce grand projet xéeutait.A une petite distance de Douvres se trouve un camp retranché, ce qui rend encore moins probable le coup de main que suppose le général Wolseley.Compte-t-il aussi pour rien toutes les inventions mu- dernes 7 La science de nus jours n\u2019i-telle pas tout ce qu\u2019il faut pour remlre le pussnge du tunnel impossible ¢ À quoi serviraient alors les mines, la dynamite, les torpilles, et l'électricité qui peut donner la vie à tout evla, mème à une grande distance ! Mais il y a plus que tout cela, Le tannel cuûtera dus millions et des millions et quels guuvernements, quels particuliers les risqueront duus une telle entreprise sins une certitude parfiite qu\u2019eu cas de guerre ce passage sera neutralisé, ne servim jamais à des fins militaires ?Si l'Angleterre est destinée à voir encore sur ses Côtes les feux des envahisseurs, ce seri la mer qui les lui snèners.En 1802, Bonaparte avait réuni à Boulogne une immense armée que la flotte française devait tra porter en Angleterre.Mais lt marine anglaise veillait, et ls mage dans l\u2019âme, Napoléon dut renuncer is porter la guerre au cœur de sun implacable ennemie.On rep- porte qu\u2019eu partant pour l\u2019île de Ste-Heéline, il aperçut un navire dominé pur un pnunche de fumée.N'étant infurmé de ce que c'était, ou lui dit qu\u2019il avait devant les veux un navire à vapeur, le navire que Fulton lui avait offert autretois.Le grand vuineu jousss un svu- pit de désespoir, et dit que s\u2019il avait encouragé cette admirable invention c'en était fait de lu puisssance de Angleterre, Tout le danger d\u2019une invasion en effet pour la Grande-Bretagne, est dans lu navigation à vapeur.Que Lu tuarine française, qui est aujourd'hui hien redoutable, suit un jour en état de tenir tête à la marine britannique, ot une flotte de délarquement pourra facilement eu quelques heures transporter une arnée d'invasion en Angleterre.Det Et LES LA RÉVOLUTION EN PTALIE LES ÉTRANGERS La Civdta Cattolica w comm uvé l'année dernière et poursuit cette annce une étude des plus intéressantes sur la déeulence de li pensée en Italie.l\u2019eut-être ne sera-t-il pas saus intérêt pour les lecteurs de L'Opinion Publique de suivre, au moins d\u2019un regard rapide, ce mouvement d'un peuple vers le positivisme en philosophie et vers le re dise en littérature, 1s y gagneront de connaître mieux celte révylution qui menace aujour- d'hui le monde entier, et d'apprendre, par le malheur des autres, is se prétntnir eux-Tnûttes Cuntre ses mendes d'autant jilas dangerenses qu'elles sont plus déguisées, Pour qui a étudié Dunte, le Tasse, l'Arivste, vu encore Michel-Ange, Raphaël, Fra Angelico, il est unsen- timent pénible qu\u2019il ne peut manquer d'éprouver en lisant les livres out en contemplant les tableaux faits de nos jours en Italie.La poésie et les arts y ont perdu leurs formes et leur chaleur nationales pour prendre Une furme «tune chaleur étrançeeres, Ainsi on est-il aussi de la philosophie, et l'Italie qui, dans un autre âge, imposait aux Français, aux Allemands ob aux Fx pagnols ses claires et profondes pensées, tout aussi bien «que son goût délicat et pur, en est réduite aujourd'hui à sc sloritier d'emprunter aux peuples d'au deli des Alpes leurs élueulrations legéres ou ténebreuses, et i smemlicr près d'eux le rayon de soleil dont elle veut.celairer ses peintures, Etrange contradiction ! quand elle était foulée aux pieds par l'étranger qui se battait pour elle, l'Italie, come autrefois [a Grèce, régnait sur la moitié de l'Europe, et aujourd'hui, elles prétend libre et elle gu encluunée dans le plus honteux eselu , l'esclavage int-Îlectuel, aux pivds de ses voisins du Nord.Et quelle peut-être Li eats die cotte révolution «ésar- teeuse $ Pour nusrs, n\u2019est l'eifet ni du temps, ni de la politique, mais bien celui des sectes antichrétiennes.La musin cachée qui sapa le trône et Patel eet Lt même qui prépara, das l'antre ténébreux des loges, nue pliluso- phie et une littérature dont Pobjet a él, selon Pexpres- sion de Glolwerti, de demturer be caractère des Haliens et de produire Lu déc udenes morale «le La uation.Les agents de celle conspiration furent d'abord des étrangers, Un poète vint de la Grande Dretgne pleurer sur da puutesière sublime de lUalie, disait-il, mais, en réalité, exagérer ses misères, cortomipre «1 jeunesse et SUPTOUL séUlel sil sole sul encore Vierge les idées nouvelles, filles dde lu révolution feu .(euriges Div si justement nomme tint pour ses qualités que pour ses vices, l'Alcibiade Initatnique, < mynir, prune encore, le disciple enthousiaste de Migdrau ete Hobespierre, La révolution française n'étilelle pas la glorification de l'individu el te trimmnphe du rat £ Peu apres, il devint le poète Hievncieux et laristuerate stotque ct li- Lertini que l'Europe contrut.Un jour, ta Suisse vomit sur l'Halie ce seetaire gorge de vices, et tour tone Venise, Ravenne, Pisce et Genes eurent à pleurer victimes, Quatkd il pass en Greee, il laissa dans sou Don Juste un ouvrage tout saturé de sou seepticiswe ef de sa dépravation.Depuis lors, combien de Don Juan Pltalie n'a-t-elle pas vas sous le now de libéraux ! Don Juan ent pour auxiliaire dans cette œuvre de corruption movie ét intellectuelle, Corinne, qui avait précédé un pen, Corèene, chacun le sait, est le titre d'un ronran écrit par ls baronne de Staël, l'aintale vi- vatulière de l'arince lihéradde, Quand elle duigua fran- chier les Alpes el venir fouler de ses pieds le sol de bi preneree Malic, I'lalic alla en foule weelamer sur son passage lu fille du grand Necker, lu perséeutée alo Buna- parte, Quels éloges enthousiastes ne jelerent pas pieds tous les chevaliers errants de lu littérature ! mobile, lucquaee, batailleuse, instruite, leur impuss en retour ses jugements comme autant d'oraclos, et quand Lin L'OPINION PUBLIQUE 6 Avru.1882 eu Voltaire féminin publia son ron, elb: eunquit tout pur uns euriusité toute profane, Les Pères dde la Terre aussitot où tou duatnatique, sex laztis et ses lésg VENDREDI SAINT Sainte, réunis uns ln chapelle de la sainte Vierge, en 1s, ut crapire incontesté sur les inetédules, les vi et les beaux Narcisse italiens.Que Mine de Staed appatint a Le seete des illu es, se Corts en font fois et Chatenulwiand fait obser: ver avec heauconp de raison ques les purssions du monde auxquelles elle se tron mele fansserent son jugetnent, rendivent sou style âpre of amer of fui firent substituer AUX inspirations eréatrives de sou génie Les furmdes dde dn tulipe vt les tnsolrners de l'urgueil, si elle vivait de nos jours, elle pronelrait s1 place paurtui les verivains in- feutés de Tudescomanie, Pour elle, en effet, les slescen- danits d'Arminius étaient ale vrais patriarches, tout loyauté, tont noblesse se sentiments, Te type i jamais inimitable de tontes les vertus privées et prldiques les cerivains allememels, dit-elle encore, sont les vrais interprètes cle La puave Dili, de Ta haute raison, des sentiments delieats, Comment les Prossicns ne fui ont-ils pas cure élevé une statue atur des rives de la Sprée 1 Ingrats Pour les Italiens, si, corne toujours, ils oublièrent vite des qui Le Corde, ls ne penlivent pas aussitt Le souvenir des Panestes exemples donnes par vette dame, et longtemps encore Îls en ressentirent Le perniciense influencer.Tout au rebours de Mn de Staël, lidy Morgan détestait mortellement les ANemands et ainait les Ita liens, Aussi comme elle eût désiré les arracher au jour de le supestiGon rotnaine - Pans ce but, elle pusse de France en talie, ÿ resbi trois aus eC publia sur ce pays un livre dont Byron vante beaweonp Pepe Libéral, Elle aussi, lorsqu'elle poignait les mores italiennes, «qu'elle Les voy it an travers du prise de son tion, trouva ml nombre d'aduluteurs et de courtisina, prêts à vilipeuder aver e}le tout ce qui avait la gloire de Laues ancêtres, Us tumbaient en extuse à La vue d'une frnme du NVilIe sièele qui partait de liberté avec l'accent d'une spartinte on de [4 mère des Gracques, et ils rougissaient devant elle des chaînes et de Tignoranes dont elle les prétendait entourés, Panvres Tudicns enthousiistes, ils ne voyaient pus que Luly Morgan eût voulu faire d'eux des Anglais, comme elle voutait relire Rome républicaine : Les dames s'étatent mines à l'avant-garde de l'armée révolutionnsire : tiques ef les impies en for mirent de corps formidable, Une nade de voyageurs s'abattit sur l'Hadies Des gondoles de Venise aux ca briglet< de Naples, du théstre de ula, de Milan, aux temples de Pesto of ans vuînes de Pompéi, ils Wer allépent jetant partout Je poison «+ leurs doctrines, Notts ue saurions les nommer tous, mais il en est deux qui Lrillé-vent ag premier rang of que nous ne pouvons priser sutts ailenee : ce sont Bayle ot Heine.Bayle, tout français qu'il était, s'était, par amour pour Winkelnaun, originaire de Stewlhal, affublé urs du psetcdouyine de Stendhd, L'idée de prendre RH Non prissien quuvail alarm passer pour une bizurrerie ; ce serait aujourd'hui regudé comme une mrpardonnable Ardhiison, l'auteure des Promepades lets Borne fût il, comme quelqueetns le prétendent.l'un des plus aetifs et dos plus infatigables ouvriers de la maçonnerie allemande, alors à l'apogée puur avoir aidé Les allids A se défaire du tyran corse { Nous no le satrions dire © mais il est certain qu\u2019il avait du frane- neon toutes les mauvaises quilitéset tons les instinels I Secptique et voltairion, 11 chérissait les nou- veuutés et frequentait les Carbonaris HI réussit, a ture: d'intrignes, à entrer dans la diplomatie : mais Ceun- duit de Trieste par Metternich, il fat envoye en qua- lite de consul français à Civita-Vecehia, Lis, il se montra te zélé protecteur de la Jeune Frtiowt Ve chaud par tisan le l'unité itdlionne aujourd'hui réalisée : déloyauté et onbli dew position diplomatiopue pour lesquels le Pape ne Pingnicta pas et gud ne Peagueehirent pas od mourir sous le proteetion des elefs aposteliques, Apecs Byron, nul pucte étranger ne fut plis funsste wali que de ponte allemand, Henri Bein, [Ly avait du jut ans son son et dane phistophelique dons sui earsen re si porta une laine mortelle au elivis- tisnistie ot il ent vie avee joie femal tricpher sans le mothe, Venu en Halis aver Borie, il Sy lie bientot con- nutre cone uit des elds de Loder A Merarque C'était an temps oir Lu eévolution, chic come un serpent, comet a earesser Pidée de Pamité sans eopendant avoir eucyre clos prineipes bien aurêtés, Moine douns win Mazzini set tous deux, diopistes grguellleux, amet i travailler l'Halie avec cette dliflérence que Mag ui faisait di de la popularité et de ln faveur des gratods, tandis que Hene cherchait avidenunt l'une et l'autre et faisait de Le porsgnue lu centre de tous projets.Quoiqu'il erut tenir en ses mains les des- tivées du moude, Huine ne fut ren comme homme politique, Cunnne poète, il fut lo continuateur de Volo aire ; il eut son rictus sircistique, il époust sa haine euitre | igion du Christ et il Tut comme lui, malgré wa frivylité son manque de profondeur, le mauvais genie son pay: C'est sous lindlyenue de ces érivans et à Fabri de leurs principes que lee sectaies italiens fundérent leurs Ventes de Carbonari.Avec elles, l'aurore \u2018le la révolution commençait à pvindre et déjà «on astre se levait à l\u2019horizon.TS L'office du Vendredi saint commence au milieu d'un Fugubre ap Es Moise et les prophètes ont pleuré la mort du Juste ; le Juste à prié pour ses bourreaux : des oraisons wicerdotales sont finies : tout se prépare pour l'acduration de la croix.Le célébrant, découvre l\u2019un apres l'autre les bras de de croix, comme pour tmanifes ter le grand mystère du calvaire, Lovsqu\u2019il l'a déposé wr le coussin, l'archevêque, députillé de tous les insignes de su dignité, avance pieds nus, fait we gov mitre génuflexion, suivie de deux autres, à mesure quil avauce vers ka croix, qu'il adore et qu'il baise, C'est alors que le cherur entonne le chant si tendre de VY huproperinne ; Popale revus, quid feci tibé : 0 von peuple, que Paije fuit # Aprés le pontife, les prêtres vont is adoration pieds et quuis le peuple entier vient rondre ses hommages at divin Crncitié, Et le chœur n'interrompt le chant de l'Hoproperiam que pour faire entendre les paroles du Trisagion : Dien saint, Dien saint of fort, Dien saint of immortel.Ce eri de l'Eglise, répété en grec et en latin, comme pour exprimer ln catholicité de xt doulour sr ln mort de Jésus, « quelque chose de déchirant comme le dernier adien de l'épouse à sun époux mou- vaut.Et cet Æleyxon innes, * Ayez pitié de nous\u201d eu sont les enfants de cette tendre mète qui, venant de recevoir la hénédietion de leur pére, Ini demandent pardon de leurs vffenses, reconnaissant maintenant toute lenr ingratitude en présence de la dépouille mur- Go Cent à la fois le délire de la douleur, c'est l'amour filial et conjugal, c'est Te rere du péché, qui ne peut s'exprimer «que par l\u2019exclumation - # Ayez pitié de nous!\u201d \u2018Fout l'office du Vendredi suint est une longue et st- lime élégie : l\u2019Église est une épouse éplorée qui pleure sur un tombeau.Toutefois elle ne pleure pas comme ceux qui sont sans espérance : sa douleur est calme, et de son cœur navré s'échappeut de loinen loin quelques accents d'ineffable consolation.Pour elle comme pour Je Prophète royal, dont elle emprunte la voix, lu mort el la résurrection de la du Victime du salut se touchent et se confundent De ls un duulile sentiment de tristesse et de joie qui dumine l\u2019oflice et met tour à tour en jeu les deux re surts «de l'âme chrétienne, la nature et la foi, Sous ce point de vue, les Ténèbres chantées le Vendredi saint paraissent encore plus dramatiques que celles ade La veille.L'office terminé, l'Eglise sahime de nouveau dus sun immense douleur, L'Eglise catholique voulut nu jour célébrer le Ven dredi saint sur lu montagne méme où le déicide fut consommé, lEcoutons ce qui se passa encore au Golgu- tha en ce jour mémorable, et, daus l\u2019histoire du présent, lisons celle du passé © + C'était en 18320 L'office du matin se fit avee les cérémunies les plus touchantes pur les Révérends l\u2019éres aneiscaîns, et j'y assistais, dit le Père de Géram dans son Voyaye à Jérustlem.À diner, toute la cummu- nuuté, le Père Gardien en tête, mungea à genoux : on ne servit que du pain, de l'eau et quelques feuilles de salade.À trois heures et demie, les Pires allérent à l'uffice des l'énébres comme les jours précédents.C'était ln dernière fois que je devais entendre à Jérusalem Ia voix du prophète d\u2019Anatoth et cette idée me rendit encore plus sensible lu vivacité ot ka tendresse de ses plaintes.Vous avez pue quelquefois remarquer com- Wien autrement vive ct l'expression que font les pr voles et les vœux de ceux qu'un aime, lursque l'heure de lu séparation est aprivée, lursque surtout on a l'in time eunvietion qu\u2019on ne se rever plus, (que c'est pour la dernière fois: alors plus que jamais le cour se serre, les soupirs s'exhalent, les yeux s# mouillent de pleurs : c'est une espèce de souffrance pou diffurente de eclle que produit la rupture des liens que la mort vient ti Tolles et plus penibles encore étaient mes an- ë quand Jérémie mn fait entendre ces paroles si 1 tement en harmonie avec le mystère douloureux due Veudrudi saint et avec les pensées qui roulaieut dans mois âme.Afin de graver plus profondément dans les caprits le aguvenir de lu pussion et de be mort du Sauveur et d'exciter plus fyrlement dans les cours lex aen- timents du componction, de recunittissanee ot d'amour qu\u2019elles duivent produire, lus Pères funt, le Vendredi saint de chaque année, une cérémonie tout à fuit cun- furme au génie des Urientaux et cout on no trouve d'exemples que dans les missions d'Asie, qui, probable ment, l'ont empruntée de cv qui se pratique en Palestine.© Au moyeu d\u2019une figure en roliof, de grosseur et de grandeur naturelles, dont lu tite et le membres sont flexibles et se prêtent aux divers myuvements qu\u2019un veut leur imprimer, ils représentent le crucitiement, la des- conte de croix et lu sépulture de Jésus-Chriet, de 1mu- nière à rendre sensibles ct fmppantes toutes les cireons- tances principales.Cutte cérémunie, à lu fois touchante et terrible, eût lieu sur le déolin du jour, au milieu d\u2019une multitude inmmense d'hommes, de femmes, d\u2019en- fauts, aitirés, les une par une piété siucère, les autres telle du Cruci 5 ins sortirent vers «ix heures, ayant à leur tête celui d\u2019entre eux qui, escurté des jeunes Arabes du monuatére, pur- tait le erneitis.Les religieux et les fidiles, marchant Jentement sty deus lignes, un fantasti lansing vei talent sur uni ton aigu ot plaintif, tantôt le Miserere, tantôt le Stabof.+ La procession s'arréte a l'autel de la Mirigion dus pe tements, ensuite à celui de l\u2019'Zupropère pour y en fenolpe quelques paroles simples, mais pleines d\u2019onction aqee Tui adresss un Pore espagnol sur les seènes dunlou roses de Ja Passion que rappellent ces deux endroits.Paix elle continue sa marche sans interruption vers le sommet du Golgotha.Li, le religieux qui portait le erncitix, le dépoxt respretucusement au picd de Punte, ele | espagnol revenant à son discours, poursur vit, en présence de la multitude attendrie et fondant en pleurs, le lamentable récit des souffrances at des igno- Wines di Sauveur, jusqu'au mount où il fut mis en Croix, En cot instant il cosa de parer, et l'image de Jésus avant éte attachée avec «les clous sur le bois, co crneifix fut élevé et posé à Ia place même où avait été enfoncée la véritable croix sur laquelle fut consommé le salut du sceure humain, Le bon Père alors, June voix inter rumpue ct presque étoulfée par les tissoments, re tract Tos dernières prroles et les derniers moments de l'argeste Vietime s'iunnolant en er Lieu, pour expier nus preliés et nous réconci vee son Père, Mais it dev nait de plus en plus difficile de l'entendre : lu fouls à violemment remuée par ce qui avait précédé, n'é tait plus attentive à ce qu\u2019elle voyait et les paroles arrivaient à peîne à elle au milieu des erts, des sunglots.des sonpits et des Lurnes, + Après un quart d'heure accordé Ini donner le temps «de se soulager en s'exhalant, l\u2019un des l'êres, muni d'une tenaille of d'un neem, mont à la hanteur de la croix, enleva Li evtronne d'épines, et landis qque les frères soutenaient le corps au moyen d'écharpes blanches pussées autour des bras, il arracha Jox ¢lous des mains ef des pieds et bientôt l'effigie du Christ fut descondue à pou près de 1 même manière ait été descendu le Christ lui-même, Le céléhrant dyement tous les religieux s'avancérent en si- Jone, se prosternerent et haisérent avec respeet lu couronne et les clos qui furent immédiatement présentés à ta vénération de la multitude.+ [icntôt la procession se remit eu marche dans le nce ordre qu'elle avait suivi pour monter au Calvaire.+ La conronne et les clyus étaient portés dans un bassin d'argent yar unr eux et l'effigie par quatre autres, de lu méme manière que l'on porte qu mort an tombeau, + Om s'arrêta ie du pierre de l'Ouetion, pour imiter en eet endroit Ta pieuse action de Joseph d'Arimuthie, de Nicudéme et des saintes femmes, Toutes les choses ne coxsdires avaient été préparées : Lu pierre était recouverte d'un linge blaine tris fin, sur les coins ¢ nt les vases ido purfum.Le corps, enveloppé d'un suaire, y fut déposé, Ja tire appuyée sur un cousin, Le céle- Lent Parvosa d'essenee, fit brûler quelques aroimates et après avoir prie quelques instants eu silence, cx- post, dans une courte exhortation, le mutif de cette station, De ls, on reprit le chemin de l'église : lusainte effigie fut placée sur le marbre du saint Sépulere et un dernier discours toit fin à ln cérémonie.\u201d a Ju douleur pow \u2014\u2014r Un normand racontait à un autre un fait absurde ot tout à fait incroyable, \u2014 d\u2019autres, dit le premier, tu veux rire.\u2014Non, purbleu ! foi «le chrétien \u2014Le parierais-tu ! -\u2014Oh | non, mais je le jurerais | > * Dialogue entre un professeur d'avithmetique et on eleve : De G dtez 3, \u2014Msieu, je Be sais pus: \u2014Voyuns, Lu as 6 pommes, je l'un demande 5 bien t'en reste-t-il ?\u2014T n'en reste 6.\u2014Mais non, puisque ju t'eu denuude 3.Oui, mais je ne vous Jes donne pus, LS - cou Un visiteur de l'Exposition, le jour de sou arriver, ontre duns un restaurant et so fait servir à diner.Du potago nu dessert, tout se trouve etre d'une me- diverité intolérable.Lo client ue dit rien, mais mange moius eneyre.L'addition soldée, il fait demander Le maître «le l\u2019établissement.\u2014Mousieur, lui dit-il, je voudrais que vous m\u2019eu- brassiez.Le gargutier étuuné, recule, craignant d'avoir affaire à quelque fou.\u2014FEmbrassez-moi, vous dis-je, répète le client, ear c'est la dernière fois que vous me voyez. 6 AvriL 1882 NOS GRAVURES Le Général Skobelott Nos lecteurs ont eu connaissance des discours prononcés dernièrement par ce général russe à Saint-Pélersbourg et à Paris, discours dans lesquels l'Allemagne est prise directement à partie dans des termes d'une violence inouïe.Toutes les feuilles parisiennes ou étrangères se sont emparées de l\u2019incident et ont fourni à ce sujet des détails sur lesquels nous n'avons pas à revenir, Nous nous bornons à donner un portrait du général, qui vient d'être rappelé en Russie, en y joignant une courte biographie.Le général Skobeleff, personne ne l'ignore, est un des officiers les plus bril- lents, un des généraux les plus capables de l'armée russe.Dans.la guerre de 4877-78, il à marqué, non seulement comme un capitaine éminent, mais comme un héros.Au passage du Danube, devant Sis- tova, Skobeleff, suivi seulement de 8 cosaques du Kouban, se précipitait dans le fleuve, sous le feu des Turcs, et gagnait à la nage de son cheval la rive opposée, bien avant le débarquement de l\u2019infanterie de Radiestky.À la tête d'une division, il emportait d'assaut la ville do Lortcha, défendue par les meilleure: troupes d'Osman-Pa- L\u2019OPINION PUBLIQUE Le Général Skobeleff.159 che.Tout le monde connsît ses attaques légendaires de la montagne Varies, sous Plevna, ses aliaques des redoutes tur ques, où 1 entrait lo premier par une embrasure ; son mépris de le mort était tel que les Tures l'avaient surnommé le Pacha Blanc, à cause de la couleur éclatante des vêtements qu'il portait pendant la bataille, en guise de défi aux balles ennemies.Plus tard, quand Plevna fut pris et qu: les armées russes s'avancèrent sur la Roumélie, Skobelef, à la tête de sa division, traversa les neiges des Balkans en exécutant une marche que l\u2019on peut comparer au passage du Mont-Sainl-Bernard, et tomba sur le flanc gauche de l'armée turque qui attaquait le défilé de Schipka.11 la mit en déroute et, avec :} faibles régiments d'infanterie, fit plus de 20,000 prisonniers.L'année derniére, le brillant général mil le sceau à sa répulation militaire en enievant l'aoul fortilis de Geok-Tépé, devant lequel les troupes russes avaient éprouvé un sanglant échec l'élé précé- dent, Le général Michel Skobeleff est au- juurd'hui âgé de 37 ans, de haute taille, le nez busqué, la longue barbe blond fauve, il présente le véritable type slave, il est, en mème temps, d'une habileté proverbiale à tous les exercices du corps.En 1K75, après la 1° campagne du Turkestan, il reçut successivement les croix de chevalier et de commandeur de 2° classe de l'ordre militaire de Saint- Georges.LE CAUCHEMAR D'ALBION 160 Victor Hugo et ses deux petits-eufauts L'annéo dernière, Paris, la France et, peuton dire, le monde littéraire célébrait l'entrée de Victor Hugo, l\u2019illustre poète, le génie universel, dans es quatre-vingtième année.Le 25 février 1882, Victor Hugo à accompli ses quatre-vingts sus.La fête, pour moins éclatante, thique cette année.; il avait été tout d'abord décidé que cet anniversaire werait tout à fait intime ; qu'il y aurait, chez Victor Hugo, à l'hôtel de l'avenue d'Eylau, un simple diner auquel awsisteraient seuls les membres des familles Lockroy, Paul Meurice et Auguste Vaoquerie : le glorieux ancêtre devuit être entouré de ses seuls parents.Les petits-enfants, Jeanne et Georges, organisèrent, de leur côté, une fête sur les détails de laquelle ils gar- dlèrent la plus grande discrétion.Cette fête de famille n été splendide.Nous donnons dune notre numéro d'aujourd'hui le rtrait de Victor Hugo et ceux de ses petits-enfants, e fils et le fille de son fils Charles, mort en 1871.u été aussi sympa- ANNIVERNAIRE V'n chêne ent vieux.Pourtant dans ses fortes ramures Jusanis plus de doux nids, plus de divins murmures N'unt chanté sous le noir couvert ; Et jamuis, quand le vent de Floréal se lève, A des bourgeons dorés n'a monté plus de sève : Plus il vieillit, plus il est vert.Un aigle est vieux.Jumais, s'élançant de son aire.Il n\u2019a plus bravement volé vers le tonnerre, Daus l'uir d'orage lourd et chaud : Et jamais le grand coup de ses ailes sublimes Ne l'a mieux emporté par delà les abimes ; Plus il vieillit, plus il va haut, Le noleil est très vieux.Pourtant sa face ardente N°u jamais mieux versé ss chaleur fécondante Aux fleurs aux fruits, à la muisson : Jumnix plux doucetnent, dans l'exil où nous sommes, Le sourire de Dieu u's brillé sur les hommes : Plus il vieillit, plus il est bon.11 unt très vieux nuxel, le bien-aimé Poète De qui nous célébrous par de longs cris de fête Les quatre-vingts ans aujourd'hui.Cent lui qui, dans Un mot d'éloquence suprême, Nous dinait\u2014\u2018 Je naquis aveu ce siècle même Et je continue avec lui.\u201d Mais, quand elle permet qu'un tel puète Laisse, Lu nature lui dunne un trésor de jeunesse.L'aieul au jeune homme est pareil ; Et l\u2019Enprit devant qui tous les autres pélissent, Superhe, ne vieillit pas plus que nc vieillimsent Le chêne, l'aigle et le soleil.Ah! longtemps, trés longtemps & cet anniversaire, Devant toi courbant tous, à grand vieillard sincère, Noa fronts d'émotions tremblants, Laissez-nous voir encore, plus nobles chaque année, Parmi les lauriers verts dont ta tête est ornée, Hriller tes jeunes cheveux blancs! François Corrék.em LETTRES AMÉRICAINES LA VIE À SAINT-AUGUSTIN, FLORIDE Saixt-AvGUSTIN, 12 février 1882.Pour celui qui, comme nous, laisse le Canada en pleine saison d'hiver\u2014il faisait à Québec, lu veille de notre départ, un froid de trente-ciluy degrés\u2014c'est un contraste assez saisissant que de respirer, huit où dix jours plus tard, dans nne température dual tropicale, et «\u2019uvuir à chercher l'ombre sous les oraugers chargés de leurs beaux fruits mûrs.Le elhuat de la Floride, spécialement sur le Littoral, du vôté «le l'Atlantique, est en général des plus agréables, À Saint-Augustin, par ex- sui st -\u2014ha plus salubre de toutes les villes floridiennes\u2014 le thermomètre se tient habituellement entre 54% l\u2019hiver et S0® durant l'été.La neige y est inconnue, et c\u2019est à peine vi, tuus les quinze où vingt ans, une gelée blanche y vient faire quelque tort aux arbres fruitiers.Quant à la chalour, elle n'est jamais extrême comme chez nous, le voisinage de l\u2019Atlantique y tempérant, 1h, les ardeurs du soleil.A Saint- Augustin, jamais de fièvre jaune, ce fléau de toute la région du sud des Etate-Unis, tandis que, à molques lieues «le là, aur les bords de la rivière Naint- en, à l'intérieur, et surtout à Jacksonville, elle sévit souvent avec rage et en chame les habitants auxquels leurs moyens permettent de venir passer l'été dans les régions plus saines du nord.Beaucoup de poitrinsires fréquentent Saint-Augustin vec uvantage ; on prétend que les asthmatiques y trouvent surtuut un soulagement considérable à leur mal.À cet endroit, le rhumatisme est un mal ignoré, et même les personnes qui apportentavec elles ces douleurs aiguës, résultant de la froidure de nos contrées du nord, ne tardent pas à les sentir se fondre et disparaître sous la bienfaisante chaleur du soleil méridional.* Quand j'arrivai ici, il y à sept ou huit ans, nous disait M.de L'OPINION PUBLIQUE Lauréal, aimable gentilhomme français, dont il a déjà été question dans nue lettres précédentes, j'étais perclus de rhumatisme et ne marchais que péniblement, avec l'aide d'une canne.Après quelques muis do véjour on cette ville, j'étais parfaitement guéri.Chasseur obstiné, sinon Nemro: emérite, je passe au moins un jour de la semaine à battre les bois marécageux qui entourent 1a ville ; la plupart du temps dans l\u2019eau jusqu'à mi- jambe, je reste toute la journée mouillé sans en éprouver jamais le moindre inconvénient ; et j'ai maintenant soixante-et-quatoræ ans bien comptés.\u201d La nature géologique de la majeure partie du littoral de la Floride, du moins du côté de l'Océan-\u2014le vol y étant composé de bancs de sable et de coquillages apportés par la mer dans ls succession des sièeles-\u2014fait que nos céréales et notre fourrage n'y peuvent point venir.De là, grande rareté des bestiaux que l'un fait venir à hauts frais des Etats du nord.Si, d'un côté, la classe aisée souffre, à Saint-Augustin, de la cherté des viandes de boucherie, d\u2019un autre la classe pauvre, habituée à s'en passer, trouve facilement sa nourriture et cle la manière la moins dispendieuse qui soit au monde.Les gens du peuple n'ont qu'à descendre sur le rivage pour y ramasser, à pleines mains, les huîtres, les crabes et les poissons de toutes espèces que l'Océan jette à profusion dans le port.Si vous joignez à ces richesses inépuisables de la mer une quantité de fruits de toutes sortes : les oranges qui mûrissent toute l'année durant, les bananes, les poires, les pêches, les figues, les dattes, les prunes et le raisin en abondance, vous comprendrez que les pauvres ne sauraient ici souffrir de ls misère.Aussi, le peuple y esti] indolent, avec assurance qu\u2019il a de ne jamais pâtir de la faim.Quand la Floride fut cédée aux Etats-Unis, en 1819, la ville de Saint-Augustin\u2014en conséquence de toutes les vicissitudes par lesquelles elle avait passé\u2014ne comptait qu'une population de 3,000 habitants ; aujour- d\u2019hui, elle n\u2019en à guère plus de 2,200.On voit qu'elle est loin de prospérer, quoique le nombre «le voyageurs qui y affluent durant la saison d'hiver aille souvent jusqu\u2019à 10,000 et en fasse alors une des villes les plus aies de cette zône, la Nouvelle-Orléans exceptée.La raison première du manque absolu,à Saint- Augustin, de cet élan merveilleux vers le progrès qui caractérise les autres villes de l'Union, c'est que, lors de la cession du pays aux Etats-Unis, toutes les familles à l'aise quittèrent la Floride pour se réfugier à Cuba, et que, seule, la population pauvre, qui ne pouvait pas émigrer, resta dans la ville.Plus tard, les souffrances, les pertes endurées pendant la guerre de la sécession, jusqu'à ces derniers temps le manque de communications faciles \u2014ee n\u2019est que depuis une dizaine d'années que Saint- Augustin est relié à Jacksonville par des bateaux à vapeur et par le petit chemin de fer de Tocoï\u2014entin, surtout cette apathie naturelle des habitants accoutumeés à une vie calme et amollis par un climat trop doux, sont Ia cause visible de cot état de stagnation de la ville la plus ancienne que la civilisation européenne ait jetée sur le continent américain.\u201c Pour vous donner une idée de l'indolence des Flori- diens, nous disait encore M.de Lauréal, laissez-moi vous citer la tentative que j'ai faite d'introduire en ce pays lu eulture d'une plante destinée à faire un jour la richesse de la Floride, si jamais on veut se donner la peine de la cultiver.L'herbe de Guinée, qui vient bien mieux dans les terrains sablonneux que duus les terres grasses, et qui con viendrait parfaitement au sol de ce pays, est un fourrage d'une production merveilleuse, Daus les Antilles, on la cultive en grand, on la coupe jusqu'à dix foie par an, et, à chaque fenaison, elle n'a pas moins de trois pieds de longueur.Quand je vins de Ja Guadeloupe pour m'établir ici, j'emportai avec moi trois minots de cette graine précieuse, et, de Cydur Keys à Tampa, du côté du golfe du Mexique, et de Tampa à Saint-Augustin, je m\u2019efforçai de persuader des planteurs de semer de cette graine si productive en leur démontrant tout le profit qu\u2019ils en pourraient tirer.Te ne suis pas mar chand de graines, leur disais-je, je vous ln donne.Veuillez donc, dans votre intérêt, semer ce que je vous en laisse.Eh bien, monsieur, je n'ai converti personne ! En revanche, mon ami et voisin, M.Bronson, sur ma recommandation, à semé, cette année, un champ de luzerne qui déjà fait espérer les meilleurs résultats.Cette herbe, tris en ussge en Algérie, a des racines qui plongent jusqu'à six pieds dans le sol et vont pomper à cette profondeur l'eau nécessaire à la nourriture de Is tige.n la coupe plusieurs fois l'an, et elle est d'un trés bon rapport.\u201d Fsquissons maintenant, en quelques traits de plume, les petite métiers, quelques-unes des industries locales que détermine l\u2019affluence des touristes du nord à Saint- ugustin depuis décembre jusqu\u2019en avril.Dans toutes les villes du sud et même dans celles (le l\u2019ouest, les petite métiers sont le partage des noirs qui, du reste les exercent à In perfection.Conducteurs d'omnibus, garons d'hôtel, domestiques, ils font le service ou cirent Ês souliers avec une dextérité sans égale.Minutieux, propres, polis jusqu'à l\u2019obeéquiosité, toujours en quête d\u2019un pourboire, ils semblent nés pour servir les blancs.Il y & quatre manières de tuer le temps pendant le jour à Saint-Augustin.D'abord, se rendre au vieux fort Marion, et, pendant des heures, s\u2019y chauffer pares- 6 Avan.1882 seuseiont le dos uu soleil en lnimant ues we perdre avec sos pensées sur l'immensité de l'Océan qu'on aperçuit par un goulet et par-lossus la péninsule et l'Ile Anastasia qui furment le port.J'avoue que, pendant toute la durée «le mon séjour on Floride, j'ai largement joui de ce bonheur de lézard.Que d'heures délicieuses W\u2019ai-je point ainsi jrusées, étendu duns un «les créneaux de la vieille forteresse espagnole, prenant un long bain de chaleur et berçant mes réveries emoleillées au doux mouvement des vagues qui bruismient à mes pieds ! N'êtes-vous point, comme moi, frisnd de réviseries indolentes, alors vous avez à votre disposition ce qui constitue pour beaucoup lu plaisir de la voiture que pour ma part je ne saurais supporter.Alles sur la piazzs, à côté «de l\u2019ancien marché aux esclaves \u2014espèce de portique peu prétentieux, ouvert aux quatre vents, et sous le toit But pendent encore quelques bouts des chaînes qui retenaient cette malheureuse marchandise humaine\u2014et, cent cochers, tons du plus beau noir, vous offriront leurs services.À moins que vous ue préfériez monter à cheval, un des grands amusemonts de l'endroit.Dans ce cus, faites un signe et quelque nègre, we détachant d'un autre groupe, vous amène par lu bride un vigoureux pwstit cheval avec cette large et haute selle mexicaine sur laquelle on est i commodément assis, et ces profonds étriers de cuir où tout le bout du pied entre et se tient à l'aise.Enfourchez l'animal et, ai vous n\u2019êtes pusexpert, prenez garde de vou< rompre les os.Aimez-vour mieux ln navigation, traversons la rue et, de la jetée, hélous le patron de l\u2019un des nombreux yachts qui se halancent coquettement près du bord.Embar-puons-nous, car aussi pour moi ls mer à des attraits ; tendons ln voile au vent et mettons, si vous le voulez bien, le cap sur le phure qui se dresse en face, dans l\u2019île Anastasie, à un mille de traverse.Nous pourrons ensuite, après avoir visité le phare, tirer, par le goulet, quelques bordées jusqu'à l\u2019Ücéan libre dont vous voyons là-bas, à deux milles en avant, les grandes vagues découper leurs larges sinuosites verditres sur le viel, À moins, toutefois, que voux n'ayez peur du mal de mer et ne préfériez jeter l'ancre et lu ligne en enn calme.À cette saisun, il est vrai, l'un ne prend guère eu abondance qu'une expèce de poiwon que les gens de l\u2019endroit appelle whiting et qui a quelque ressemblance avec uotre poisson blanc.(1m y pêche aussi des soles et quelques bars.Mais, dans cing on six semaines, on prendra de ces derniers poissons en très grande «uantite et des plus gros, de superbes bars de trois i cing pieds.Nous pouvons aussi, pour lu curiosité du fait, pêcher le requin.\u2014Le requin !\u2014Oui, Voici un énorme hameçon fortement attaché à plusieurs fils de fer tordus ensemble sur une longueur de sept à huit pieds et liés eux-mêmes à une très forte ligne.Un morceau de bœuf ou de lard, est nevroché à l\u2019hameçon que vous jetez à l'eau.Pour peu que vous ayez «de chance, une violente secousse agite souduin celui de vos bras qui tient la ligne.Vous voulez tirer; nmis attencez, ce n'est pas un goujon que vous tenez Ii.C\u2019est un des monstres de lu îmer, un mangeur d\u2019homimes, et, au bout d'une ligne, je suis on mesure de vous fissurer que celu s'ugite et résiste fort.Si c\u2019est un jeune que vous avez piqué, intéressant squale de cing à six pieds ile lung, après une lutte d'au moins un quart d'heure, vous parviencdrez, avec l'aide d'un de vos compagnous, à le tirer près de l\u2019embarcation où vous le tuez prudemment avant de Jui donner l\u2019hospitalité post mortem.Ni animal mesure de huit à dix pieds et au-dessus, levons l'ancre, hissons la voile et remorquons messire requin jusqu\u2019au rivage où nous l'ussoniimerons, en nous tenant toutefois hors de lu portée de sa formidable queuv et de ses terribles m- choires en forme de scie.Il y à suffisamment «le requins duus la baie de Saint- Augustin, pour empêcher les baigneurs de se risquer en pleine ean de mer, et il leur faut avoir recours aux maisons de bain.Sur certaines parties «es côtes de la Floride on fait en grand la pêche du requin pour extraire «le son foie une huile trèx prisée duns le commerce, Joserit MARMETTE, (A auéere.) Un comble\u2014pour n'en pas perdre I'habitude ! Le comble de la peur : Trembler en faisant partir une lettre chargée.* + * X., la boh&me, circule avee des souliers d'un invraisemblable délabrement.\u2014Fais donc attention ! lui disnit un ami.L'ongle du pouce passe.\u2014Ça ne fait rien, je le vernis quand je vais dans le monde.+ \u2014 Prenez bien garde, madame Picard, il t que la petite vérole sévit.Vous devriez ions votre dernier né.\u2014Jamais, ma chère\u2026 J'avais un voisin qui fit vacciner son enfant.Eh bien, il est mort deux mois après.\u2014Bah I.de la petite vérole?\u2014Non\u2026il est tombé d'un cinquième sur le trottoir\u2026 et sur Îs tête. 6 Avrit 1882 L'OPINION PUBLIQUE CHRONIQUE AMÉRICAINE New-Youx, ler avril 1882.Houry Wadsworth Longfellow, qui vient de mourir était né à Portland, le 27 février 1807.C'était un descendant des vieux puritaius d'Angleterre ; son arrière grand-père, William Longfellow, était venu se fixer en Amérique eu 1667.La mère du grand poète que nous plourons avuit des ascendants purituins encore plus anciens : elle descendait en druite ligne de John Alden, débarqué du Muy- flower, le premier Anglais qui osa mettre le pied sur la plage de Plymouth Rock.le père de I'suteur d'Krangeline était l'honorable Stephen Longfellow, avocat distingué du barreau de Portland, qui fut plus tard membre du Congrès, Comme on le voit, l'illustre «défunt avait du bou aung dans les veines ; le passé do sa famille ajoutuit un nou- venu lustre à sa gloire, Comme Victor Hugo, comme Lamurtine, son nom patronymique flamboyait sur le livre d'or de ss patrie.New premiers pus dans la vie ne furent marqués d\u2019aucun événement extraordinaire : Entré au collège Bow- doin en 1821, il y obtint aon premier grade et fut choisi l'année auivante comme professeur de cette bolle langue de Shakapeure qu'il avait épelé, enfant, sur les genoux de sa mère.Maix ce jeune nigle no pouvait rester conting indéfiniment dans «es fonctions pédagogiques ; un beau mutin il prit son vol par-dessus l'océan et visita les principales capitales de: l'Europe.Mais en 1835, par suite du départ de George Tuknor, it fut nommé professeur de belles-lottres au collège Harward.Personne ue pouvait mieux convenir à ces dolicates fonctions, et les élèves qui eurent le bonheur d'écouter ses leçons s'en font aujourd\u2019hui un titre de gloire.Il serait à désirer, aussi bien en France qu\u2019au Canada, gue des hommes de la valeur de Longtellow consentissent comme lui à se faire les éducateurs de la jeunesse.Malheureusement c\u2019est ce qu\u2019on ne voit jamais aujourd\u2019hui : le génie isole et marche sur les nues et l'intelligence de nos enfants est livrée le plus souvent, hélas ! à ln médiocrité.Mais le désir de tout cunnaitre, (le tout savoir, l'éloigna encore une fois de ses élèves.Il retourna en Europe et étudia avec acharnemeut lu vieille langue scandinave, 8e pénétra des beautés mystérieuses de lu littérature allemande et vint enauite en Espagne retremper son imagination surmenée dans un éblouissement d'harmonies, de chauds rayons, de panonunas splendides et «de sublizne poésie.La langue du Cid le remplit d'enthousiasme et vu le vit, comme Alfred de Musset, ciseler ses udes au bruit den castagnettes et faire valor ses rimes sur des nirs de fandango.De la cette demi teinte de romantisme, de jeunesse répandu à profusion dans certain» de ses poèmes qui unt dû effaroucher bien souvent le puritunisme de ses lecteurs.C'est peudant ses pérégrinations à travers l'Europe savante, littéraire ou pittoresque, qu\u2019il eût la douleur de perdre sa femme, qu'il avait épousée en 1831.Hélas! personne n'échappe au tribut de douleurs qu'en naissant nous devons à ln nature.Nos grands poètes modernes ont tous payé cette dette encore plus eruellement que les autres hummes.Comme ils montent plus haut vers le ciel, lu foudre les frappe les premiers, Ces (louloureuses élégies qui nous font répandre des larnies ne sont pas toujours un jeu de leur imagination.Elles sont le plux souvent écrites avec le sang le plus pur de leur cœur ! *,* L'étendue de cette chronique ne mme permet pas de faire une étude complète de la vie et des œuvres de Longfellow.Je ne puis en donner qu'une esquisse in- compldte, Revenu duns sa patrie, le poste ne ces pas d'écrire des chefs-d'œuvre, tout en continuant d'enseigner au collège Harward les helles-lettres, où il était pussé maître.En 1854, il se retira à Craye House, qui fut, pendant la guerre de l'indépendance, le quartier général de Wushingtou.[L parait que la seconde femme, qu\u2019il épouss en 1343, était divinement belle et lui faisait le plus grand hou- neur sous le rapport de l'esprit et du cœur.\u201cSette digue épouse, à qui rien ne faisait présager une fin tragique, mourut brûlée vive dans as propre maison, et c'est elle-mème qui mit le feu à sex vêtements en eachetaut une lettre.Quelle fatale destinue ! Et ne comprend-vn pas pourquoi Longfellow ne se soit jamais consolé de cetle porte ! Je termine par un fragment d'Ærangeline, son plus beau puènie : Rie unque au bonheur du vieux Bellefontaine : Ang ant du cotesu murmure une fontaine Pleine d'ombre ot de mousse.à ls fois un lavoir Kt pour tout le bétail un limpide abreuvoir.La maison appartient au style tuvyen âge : Leu granges à côté regorgent de fourrage.\u2014À vrai dire, leurs toits ne sout pas élégants.Mais ce sont des remparts contre les ouragans\u2014 Là hause-cour répand ou parfum tout rustique ; Les poules sunt autour de lu charrue antique Et prennent pour perchoir la herse aux dunts de for.\u2014Ue sérail emplumé vous fait un bruit d'enfer\u2014 Sur ce lourd charlot un dindon se pavane : Le cu qui hat de l'aile appelle ss sultane, Lance son cri de guerre avec cet air de roi Qui tit trexsaillle Pierre et lui rendit «a toi! Enfin sur les pignons près de ls girouette, Qui grince ses refruing comme un mauvais poète, Om entend le rumier qui dès l'aube du jone Roucoule à we colombe un éternel amour.ANTHONY Raven.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 CHOSES ET AUTRES A lu prochaine exposition de peinture de l'Acudémie lloyale, qui #'onvrirs à Montréal dans quelques jours, on verra l\u2019œuvre d'une jeune artiste canndienne, mademoiselle Richards, qui dirige a Ottawa Art School, Elève de Carolus Duran, elle à étudié trois ans sous la direction (le cet artiste, un «es maîtres de la peinture comempursine.l'envre de miss Richards est certainement remarquable, et nous avons beaucoup adiniré plusieurs «le ses tuiles qui révèlent un talent vigoureux, une grande hardiesse du conception et un dessin des plus élégants.Si l'on prend en considération la grande jeunesse de l'artiste, un peut lui promettre un brillant avenir.Nos deux parlements d'Ottawa et de Québec semblent abaorbés chacun par une question devant laquelle les autres s'effacent.À Uttawa, c'est toujours le tarif qui monopolise le plus l\u2019attention des députés, et à Québec, toute l'attention, tout l'intérêt se concentre sur le projet de vente du chemin de fer du Nord.A propos ile chemin do fer, le Parlement fédéral est saisi d\u2019une «lemancde de charte pour une nouvelle compagnie qui veut construire uu chemin entre Longueil et Lévis : c'est la rive sud contre la rive nord.Ce chemin sera tris important, ef il pourra avoir beaucoup d'influence sur nos voies de communication.La partie de Sorel à Montréal a été construite on ne sait comment, Un ne sait par qui et sans que personne s'en doutét.Vraiment, nous vivons dans l'ére des chemins de ferles temps sont bien changés pour que l'on puisse en construire au aussi facilement.Dire qu'il à fallu neuf ans de luttes pour obtenir celui du Nord ot toutes espèces d'influences, tandis que les premiers cinquante milles du Grand Oriental (c'est lo nom du nouveau chemin), ont été construits avee une facilité inouie, 11 est bou d'ajouter que c'était la partie la plus facile.IL n'y a pas une rivière entre Longueil et Sorel ; pardon, il y en a une, mais le chemin ne l\u2019a pas traversée : il s\u2019est arrêté sur les bords du Richelieu, en face de Sorel.Notts lisous dans lu /'utrie du Ler avril : Un des grands sujets de conversation a été le mariage impromptu de notre ami, M.Jehin-Prume.Tout a été improvisé de manière à flatter l\u2019imagination de l'artiste le plus affamé d'originalité.On sait que Prume était depuis quelque temps à Ottawa ; et les juuruaux avaient déjà annoncé le mariage probable d\u2019un artiste très connu avec une jeune cantatrice de Montréal, établie depuis quelque temps dans lu capitale, [1 w'agissait de Prume et de Mlle Hortense Leduc.Ces rumeurs étaient vraies, et le murisge était même tixé pour le 18 avril.Or, vendredi de la semaine dernière, les deux futurs se rencontraient à Montréal.Un ugagoment y utten- dait le populaire violoniste pour Holyoke.Il fallait partir le lendemain.\u2014Quel dommage qu\u2019on ne puisse pus fuire un voyuge de noces ! se disait-vn.\u2014 Au fait, pourquoi pus?intervint quelqu'un.1! était six heures.À ueuf heures et demie, le con- seutement des parents était obtenu, les dispenses accordées, l'anneau acheté, et monsieur le curé de St-Jacques béniseait les nouveaux époux en présence de sleux anis, MM.Robidoux et Fréchette, chez qui on alla gaiment réveillunner.Non ceux heureux partaient le lendemsin pur le Central Vermont.Et voila comment les dilettanti d\u2019Holyoke, au lieu dun artiste canadien, en ont deux à applaudir ! 6 Stubat Muter.\"\u2014 Vendredi deruier, à 8 bh, pom, le temple ritualiste de ln rue St-Urbain regorgeait de monde, venu pour entendre le Stabut Muter dv Rossini.Cet admirable morceau du grand maitre + été purtai- tement rendu par je chœur de la société Ste-Cécile, hu- hilement dirigé pur M.Arthur Graham, réduoteur en chef du Cracdien Hlustruted Nrien, assisté que un orchestre dout M.Oscar Martel, notre vivluniate, fisisait partie.On a chanté le texte lutin même.161 L'office commença régulièrement, le clergé récitant et chantant d'abord lu Passion jusqu'au moment du Stabat, et celui-ci étant ensuite intercalé.LL, L'idéale ot célente musique de Rossini n'a jamais été mieux interprétée à Montréal.Le grand hymne à la Vie avait un churme particulier aigui entendu daus une église protestante.Ou so croirait dans une église entholique, au temple do la rue Untariv.31 y a un autel, chirur, clergé en aoutane et surplis, tableaux saints.Le révérend M.Wou portait lex ornements ancerdo taux, noir et viulet.L'autel était tendu de violet.Le peuple s\u2019agenvuillait pour prier.\u2014(Minerre.) INE LEFTRE DU CARDINAL SHIEUNL\u2014 AU coneULe ment du mois de février dernier, M.CF, Rouleau expédiait & Rome deux exemplaires de sou onvrage, « sou vonira de voyage d'un soldat de Pie IN,\u201d Fun dentine à Na Sainteté Léun XIII et l'autre à Son Fminence le cardinal Nimeoni, ; Son Eminence s'est empressée de répondre à Lu lettre que l'auteur lui avait adressée en même ten ue les deux exemplaires., Nous nous faisons un plaisir de reproduire La lettre du préfet de ln Propagande, qui sors lue avec intérét par tous lex zousves pontificaux et le publie en général.(Traduction) Monsieur, Jai regu votre lettre du 13 février dernior, ainai que les deux exemplaires de l'ouvrage que vous avez pi blié, afin de raviver dans l'esprit de vos compagnons lv souvenir «les jours qu'ils ont passa i Rome au service de l'Eglise.; Dimanche «dernier, j'en ai remis un exemplaire au Saint Père qui a daigné l'accuvillir avec bonheur comic une nouvelle preuve de votre attachement au À 1int Siège.Ma Nainteté m'a chargé «le vous remercier cl vous accorde ainai qu'a tous vos cumpagions lu bône- diction apostolique.; Je lirai avec plaisir cet ouvrag\".et, en vutts remerciant de l'hommage que vous avez bien voulu me faire, je prie Dieu de vous combler de sex faveurs.Rome, l\u2019alaix de le Propagande, LI mars 1842.Gov asst Cast Seon, Pridet I.MazoTT, Sect.A M.CE.Roulesw.| Québec.Ï ; (le Canadien.) Do New-York à Paris par les chemins de fer en cing jours et demi, le voyage de terre n'étant interrompu qu'une fois par une traversée de mer de deux heures ; tel eat le projet le plus récent imaginé par les ingénieurs américains.Le tracé, purtant de New York, traverse le Canad, la Nouvelle-Georgie de I' Alaska jusqu\u2019su cap du Prince de (alles, d'où les voyageurs seraient transportés par steamer au cap de l'Est, sur la côte asiatique opposée au détroit de Behring, et à une distance d'environ 40 milles de l'extrémité occidentale du nord du continent ameri- cain.; Du cap de l'Eat, le chemin de for projeté traverserait le territoire ruase jusqu'à son croisement avec Je réseau des chemins de fer sibériens, lesquels sont déji en cur- respondance, par ln voie de Moscou et de Saint-Péters- bourg, avec les capitales européennes.; On calcule que la distance entre New-York et Paris urrait être franchie par cette route en cent trente Peres, un peu moins que le temps qu'on met actuellement pour faire le voyage en chemin de fer de New- York à San-Francisco, et que le transport serait d'environ $150 par voyageur.Munière dde conserver le miel.\u2014Ou conserve ditficile- ment le miel d\u2019une année à l'autre, parce qu'on ne le \\nce dans des lieux propres a cet effet.On suit que e id s'empare de l'humidité contenue dans l'air du lieu où il est placé, qu'il se dissout, et que, du dur qu il était, il devient mollet et s'aigrit.Pour obvier à ces inconvénients, il faut, aussitôt que le miel est dans des vaisseaux de faïence ou de buis, le bien boucher, et le Licer dans un lieu acc et frais.LI ne faut jamais mettre du miel liquide dans un vase contenant du miel qui a pris du la consistance ; ce mélange le fuit fermenter et wigriv.a.Si lon veut conserver le miel on état de fluidité d'une année à l'autre, il faut Iuisser les rayons dans les couvercles, et n'en prendre qu'au besoin, soit pour les abeilles, soit pour »a consommation.: Gaité dus affiches : Lu à la porte d'un dentiste : * Un joli ratelier à vendre.\u201d Ayant appartenu à uu architecte.#1.00.C'est pour rien, La production universelle du fer en gueuse, pour l'année 1881, à été de 18,0U0,000 de tounes, et collesde l'acier de 5,000,000 de tonnes, L'OPINION PUBLIQUE pa Cnapor, les TIME, .J'ai vu dans mon enfance, au fond de la Vendée, Entre Tiffauges et Torfoi, Un paysan boiteux, à la face rirlée Qu'on nommeait le Sanguenitou.C'était un des serniers débru de la « Grand'Guerre », Un Chouan, un coureur des bois.Et sonvent j'entendis conter au pauvre hére Nes aventures d'autrefois.« Mes enfants \u2014 disait-il \u2014 n'ayant jamais su live, J'ignore pour quelle raison, Après avoir tué le bon roi, notre sire, Les Bleus ont bridlé ma maison ; Mais ce jour-là, mordié! de vengeance et de haine, Sentant mon pauvre cœur trop plein, Je taisis une faux et suivis dans la plaine Ceux de La Rochgacquelein ! HENRI DE LA ROCHEJACQUELEIN.« S1 javance, suivez-moi; si je reculs, tuez-moi; si je meurs, vengez-moil\u2026.» (Tablesu de M, Julien Le Blast.\u2014 Dessin de M.Lavée, \u2014 Gravure de M.Chapon.) « Traqués comme des loups que l'on veut mettre en cage, Pendant deg mois, matin et soir, Nous avons soutenu, nous, les gars du Bocage, La retraite du désespotr.Et toujours devant nous, précédant l\u2019avalanche, Marchuil au plus dangereux point, Avec son seapulaire et son écharpe blanche, Monsieur Henri, l'épée au poing! u C'était un rude chef, et pas fier pour le monde! Un vrai dédaigneux de sa peau! Il me semble encore voir 1a belle téte blonde Lorsque, soulevant son chapeau, Il nous jeta ce cri d'héroïque noblesse : « En avant! pour Dieu, pour le Roi: « Si je recule un.jour, tuez-moi sans faibles; « Sije meurs, amis, venges-moi! w « Nous n'avions plus, alors, ni pain, ni plomb, ni poudre Mais à ces mots miraculeux, Notre armée en sabots lomba comme la foudre Sur les avant-postes des Bleus.Une balle me vint casser la jambe droite, Je roulai du haut d'un talus.Rt voild, mes enfants, soixante ans que je boite : Bientôt je ne boiterai plus! » Ainsi partait souvent, le soir, à la veillée, Devant l\u2019âtre où flambait le bois.Cet ancien batailleur dont la voiz éraillée Evoquait les jours d'autrefois.Un silence profond régnait dans l'auditoire, Et le vieux -Chouan attendri Terminait tristement par un sanglot l'histoire De son Lave Monsieue Henri! ADRIEN DEZAMY ste vers los cieux curl tn peux.ani doe climes vee eat i! A l'autel, dés Le jeun, Quand, fervente dan Ton dune est haletante, Eb vmte pal pitante, Qué matipiee avectoi\u201d C'est moi! tél tu lis F'Angelus.pelinnt Jésus De 1 fuvorable, Quel Ange chovitalde Lomo wuss enr toi?Cent moi! Soumis ao Toest-luissent.Alors quien trevaillent Pa lui retels ton honmnaze.Qui bénit ton Et reste préside toi ?d'est moi! it ton est sths Lust sabre dde Le nait, Lang Viens sql des seintilte Fugue In lune bride, ni re of! votant ton | A heure du Qui te montre Et tendre bienv Qui sSocetque C'est moi! Quel est ton Gardien.Avec an deux lien, Qui te guide cn ta sous le céleste voîte Qui chemine aver toi \u201d mai! L'abbé Victor ne ANNE DU VALMOËT \u2014o\u2014 ran M.MARYAN XI (Nwitr.) ges hésite un instant avant der brusepuement ane résolu \u2014Je t'avais pas tout de fait dis qu'une vive rouge «dont re, pis, prenant nee i Fespierer, diteil, tan.eons eit ses (nits i la fois mâles et Pour Viner de In jeune lle que jaime, jai coy de « peut-être oser nouveles he denuande «qui a et co si doutou \u2014Un livret.H fant pil tic | fi dune du Val Bo.peut disposer five ! Quel gen: \u2014Une question pacuele-plii \u2014C'est Diet gruvs Vois pou rieux dont le 1 saurait vous nâder ?\u2014Je tue veux lui pirler de mon essai que si je réussis Uranus |e \u2014v tice d'argent ne vous itoporte guère, et ave ver äse faire pœblier sens reted.M Je guxcnerai du temps.Georges La quitta.6 ma dans san Biblio hin presyue inch nde ce public Letty Ci Anne.snele ne Un sari l'argent.on doit je vous te répé hez lui.I té beeing st refus sans peli Sorc azitation saceroisait he en lene, en Tan et mille pu Tune cient sono nt 1 himiuarit vention ale madame du Valmoet, tantin sut délicatesse sen itopuiétait.et il xe demandait alors it était ainsi e digne che li ele tutte dre les nen WIR qu\u2019 Anne Re raissait épreuver pour un ante À be fin, 0 devint à nib db som esprit fatigué ot su de ne pen son œuvre lex ligues du tatonsecit semblaient Kew yeux ot se confonchre his wn nue ot instant d'après, elles Lui juan pourvties de suite, de profordeur.incepables da) Liicité et lu discussion.Ses teavaux «l'agcris rent abundonnés ; il n'avait plus pe, sue dequel il foulait se der- ait plus presser sur lex routes, en- ix.entrant dans a Ite, nière espérmmee.One bev touré de sen chiens, sistant un wir forme, cnresauit les enfints of cnnsamt de ln prochaine vs A peine prenait-il op lques heures de repos; les pu Tueurs du jour Le trouvaient le plus souvent assis devant sou L'OPINION PUBLIQUE couvrant de retures les phrases visgt fois refondu lassé au point de ne plus comprendre sw propry peusée, De longues réveries, des alternatives de crainte of d'expé- sauve interrompaient vou travail.lantét lue voyait PH veux époux d'Anne du Vulimout; id Fumensit dunes x riante solitude, et juttinasait de ne aurprine, de l'orguell qu'il Lui inspire mit: et, «il dulloit, pour converter x tendresse, continuer cos iggruts labieuen, Blew pecs plait d'hvance avec uns nede \u201c volts Tantôt fn scène chimgennt quemiett, ÉD ares enteudee de noteveutr ces purses elles : Je suis fiche.vlc} bien désolée de vous afliger, mais je ne puis être votre termine eUtouchante almégation.it me Tinea, PP | YY lire du bien, et reprendmit a vie occupée d'autre cette vie serait à jamais décolorée, evil re jamaix à « autre femue les restes pulpitants de igen Quelques jours après, il sous alu Valois ane sons ous rage ulluit être nus sous presse.Elle Ini écrivit quelque» lignes pour l'usstiger de ne du concours de xes abus, ajoutant qu'une fatigue n térant en ce moment se santé elle avait le regret de ui faire comutitre qute xex réceptions du soir dient suspendues jus\u2019 novel andre, XH + soigtudit se belle-mère aves sollivitude : celle-ci Jui ant chacune de sex tat n'offrait d'uil- unt i In ine In fuiblesse ct Elle me sortuit An montrait totgjours in méu attentions avec une do Leurs au tue sérieux, et le née pur le maladie de na l'espèce d'énervement dont elle se plaignn pos et uvait censé de veiller: mais elle rece lu journée, ét passait comme à l'ordinaire une juutie de son temps chez madame Humbert.Anne regrettait secrétement lex soirées qui, pour elle, avaient pris sonduin un vit intérêt.M.de P .il ent vrsi, venait fréquenanent chez se belle-mère; muis alors lu conversation était générale, madame du Valiuoët le dirigenitexeluxivement, et bien que seu esprit manquat de Ha lé e facilité d'ussimilution qu'elle possédait la re preusire le poète et même de le charmer.quoiqu'il préf téricurement l'adimiration plus naïve et ka confiance implicite «de fa jeune fille.Mais Anne cepassait dans su Métuoire ces soirées pendant lesquelles, en disant des vers, M ae lrévelle lu trausportait dans un monde enchanté, cen entretiens près du piano lorsque, penché sur elle, tandis quell Inixsait vrrer sex doigts sur les touches, il Jui révélait le secret de ses émotions pu santes, ct lui inspiriit un vague désir de traduire à son te les aspirations et les élans mal définis de son âme.Madame du Valmoët ne n'était pas troi > din ses appre vintions: M de Prévelle avait perdu l'étasticité de Tu jeunesse, etilen plagait les ressorts puissants par les émotions fuc- tives d'une sensi audente, fresque madi trs en mouvement.Elle avait encore bien jugé, en In qualifiont de «langereuse, l'influence qu'il pouvait exercer sur sé belle-tille, Anne commençait, à son insu, à penser que non-senlement ce qui poux entoure est uniquement destiné à convourie à la numifestation de l'art et de be poésie, mais que le jeu même «de nos sentiments les plus intimes pent légitimement être dévoué à ce but absolu.Elfe enviuit presque les souffrances réelles ou ituuginaices de M.Prévelle: ces souffrances fécondes qui.disait-il, font.mieux que lu joie, vibrer la Iyre du poète et, perstuclée que [le vie doit.chez les natures d'élite, xaffirneer suis interruption par des émotions plus où 1uvins vives, elle suppliqua, pour ainsi dire, ct sans en a à tirer de chaque chose, avec le site de puésie qu'elle pouvait rester tuer, des ispressions adentes et profondes.Sou esprit, ds triste pur le chagrin qu'elle venait d'éprouver, n'était que trop stigposé à cette surexcitation continue, et elle wentit Dien- que chez elle.la faculté de sentir et de souffcie utinait ee \u2018exaltait de jour en jour venient les pensées vrai- Iv sens exact, pra s'univrait de pocsie, ot ne un avec lu jel & li ab de l'uu- d'un célibat consacré su chrétien de le songenit us que xa tache modeste «t cbseurément sublinu femme, soit dans Je ayounement du tel, soit, entin, dns Cindépelane seutlugement des nisères d'autrui.fu religion même, elle cherchait amiquement des év l'oubli de soi devenait pour elle un mot vide de sens: main le soir.elle versait des ues abombiates duns Polmenrité de la vieille église, ne see ces pleurs ne valajent pis wie égoiste eù stérile satisfaction, qui devait résulter de tout celu arriva bientôt.Un jour, Aune prit Le pluie, et, tantôt er vers, tantôt en prose, elle entreprit de peîndre les vives impressions auxquelles elle s'ulmadortaurit.Ces essais.elle n'eût print osé les quer ic Mode | Hees mais elle en bientôt re plus ché .revant pour elle-méênie lu célébrité qu'elle nay à désirer que chez un mari, Elle n'écrivait it partois lex jeunes filles, aves une incon buse, avec l'unique idée d'épancher Le teop plein d'une source fraiche et abonds \u2014elle cherchent ie x ape vu plus vive.e\u20ac aspiraît follement à être un ces victimes sii, wn prix de lene vepos et de 1 rent des souffrances presque toijours vote chaemer des itctitté Entin, ¢ Clune votre cultes majesté, éluneotie, vem Braves vides, vos allures chux- ut de tom je .votre trnequills ues agi seme queble surprise, ave peut-êtge aux on reuphee tient le aliscordant de pleurs, de cris prssi its ow de transports impurs cet \u20ac présie, «event \u20ac tx loutes ses trop pâtes | teurs ou un petit lives de ve que v notre génération an Hibres allures du xs frein ou suis site, vC qui fout de Fégomate leur divinit .lieu de qui vous jou eu ne nit plus les émonvoir.ls ne suvent it que leur propre : ils chuntent leurs leurs vices: wi In t relgusser leur œtvee, Îls tourmenteront leur cœur : sb les larmes peuvent lu faire briller, ile trouveront tne source de larmes, vnties où fictions.Abandounez à fondent avec les ti.à notre int leurs cétailteus AvriL 1882 Ab! Je ne pretends pas nier ce tua) dont muffrent plux que dl'autres lus grands esprits, ce vide qui w'augimente de toute la profondeur d'une âme, cxite roif cle l'idéal, de l'infini, qui tour.rente surtout le génie.al-là oat trop noble pone nee ddinséquer bui-méume mt celivche er vanx but : 11 ressemble nussi peu nue spl den tolusén que le soleil aux ténèbres : àl pfsnite lu lu e, Cécondle l'hutminsité l'âme qui en eut us- teinte ne xe noie proiast chétes les furiies stériles, nude s'élève au- dennis ot gin ite toujours «cet infini, vers cette beauté à th possession l'enivrerms dans un autre monde, et qu'elle d'efforce de mériter prer l'oubli d'elle-même et la dittusion de son a Anne Jour plies ind pui vûe pu tn) rav vo eu étre inven quelle uvait ti Keptemibre toujours ol\u2019 un dingit-elle, ous pase les hones, du mal moderne, elle devenuit chaque was puités.dits nes trintestes, ct l'ami server le cette Faneste contagion lui avait été lint.hu tendresse si dévouée d'Alix devaitæl illuit-lle pres, d'une autre vie, «ur celle w wade shu Valmoit se plaignait vveure qui, fe reprenant vers le wr, es amis.En revan tpait de distmive se Dotte-tiile, et la contrniguait de mont à sortir, À se joindre à d'autres jeunes filles de son fg soit à Blois, sobt dine les châteaux des crvirons.Anne, tout cu étant wine LRN vex attentions, éprouvait une vive contrariété chaque fois qu'elle wéloigunit ; ot elle avait presque envie de pleurer lorsque, à son retour, madame alu Valmoeét lui disait négligemment : \u2014Ah! M de lrévetle est venu auj il m'a chargée ale von offrir ses hommages ct à regretté votre absence, Le poète prolongeait st « jour à Blois, IL avait lou pavillon près de Saint-Gervais ct vnaît fréquen madame du Vahmoët.fn intimes dans La ville, quoiqu'il y fat cecherché : avait tenté de xe rapprocher de Georges Anvr touix celui-ci lui montrait une froideur invelou taire, et M.de Prévelle dit un jour à Anne avec une intlexion de déduin : \u2014M.Auvray est nn galant honume : mais de quelle santé robuste et épaisse jouit non esprit M eut vrai que nous autres, boites, qui accuelfioms lu souffaance pour charmer Thumanité, NOUN soinines presque toujours ompris.On aime nos œuvres.et l'on rimiit des Lurmexs et des luttes dont elles sont filles.Et Anne se sentait fière d'être jugée digne de recevoir ces confidences bizarres, ces mortes de divagations qui élevaient à es yeux Bi.de Prévelle jusqu'à en faire une victime du génie.Elle ne se demmnlait jamais ce quil vy avait d'éguixme dans te con de sentiment, ni ce que pourrait être, dans lu vie in ver domestique, cette disposition douton- reuss et volontairement aggravé tel hi relations cependant, il xl Anne, cédant aux itistances de ui belle-tière, était sortie, ac- omprycnée de Manette, pour se joindre à ane réunion de jeunes filles dans une jolie habitation située à l'entrée de la ville.On slevait goûter duns le jardin, trés-ombreux et très-frais, et travailler pour les pauvres, Madame du Vulmoët, tasse près du lit de sa vieille cousine.lui lisuit à à haute voix un romans de Couper.C'était, pour tune Humbert, une réminiscence de Jeunesse : dans l'étut d'immmobilité et d'usftiblissement auquel elle étuit réduite, «lle prenait un plaisir réel, nun-seulement à retrouver des impressions à dumi effivées par une longue vie et «le grandes souffrances.tunis encore À être transportée par la nsée (uns Un vivant, territhmt méme, et si dit- rent de hs chaunbre silencieuse où elle était continée.Madinte du Vulmoët lisait à merveille, et des émotions lu- Kitives pussnient sur le virage Hétri de lu vicille femme qui se ait redevenir jeune cn se rappelant aver quel intérêt mélé d'horreur vtle avait pour le pretaière fois suivi le fécond romane ier dans les imvatérieuxes forêts vierges, sur les rapides danx Tex villages des Indiens, Un reguin de poésie l'agitait de nouveau en entendant ces récits Un peu suruinés, et elle oubliait mennentanément ses douleurs et l'irritution qu'elles lui inspiraient contre son entounuze.Le charme du conteur ainéricain n'opéruit pas ainsi sur le lectrice.Maclame du Valmoéët préférait, en tait de romans ceux qui se mpprochent Te plus ce In vie réelle, et vel , d'ailleurs, ne lui retraçait auctr souvenir augréalie, Elle fevait de temps en temps lez yeux sur nudaune Hubert, espérant toujours que le sommeil interromaprait x lecture maiv le même regard curieux, impatient.presque joyeux, était fixé sur elle et lui dist de continuer.Et elle continuait, endurant le double de l'ennui et de lu fiutique, sant parler tour À tour 1 Iungage pittoresque, l'indien à la parole figurée, et lex jeunes Hévoitres je téen dans ve milieu tourmenté.1! y avait près de deux heures qu'elle Tixait, vaux que Fo soute vieille femme qui l'écontuit ne fût préoceupée de sement te se poiteine.L'air était lourd, une grosse moi bete bourdontait dans he « lumsibre, lu fenétre ouverte | temps à autre.entrer une boutfée de brise rafrai- chissante, .La voix de madume du Valmoét se prétait en- ei dex modulations mchimiles, mais les lignes commen- guient À dunser devant ses yeux, et, en proje & un vertige qu'aceroisstit chaque minute.elle leva encore la tête.Cette tecluine Frunbert dormait.parchant avec pré- près de In fenêtre et fermn un instant Pendant cette longue lecture, sex pensées avaient pices «qu'elle répétait machiedement.Main prouvait un besoin irrésistible de dir sur le nie UW Voyageur poesie à lu fatigue jette un regurd te qu'il ae parcourue.afin de mesttrer colle qu'il lui caution.«ll les yeux emprutit Lu jeune femme n'étaient ront tandis sit grue toujours l'heure du bunlieur ne À celte existence terne sonnemtit jiunnais pour «ll et isolée, dent naire, elle.bie M.du Vuh on Tenn elle était une tous, Lai, de différence d'âge spirituel, et la r stérab.oureux d'elle : elle savait txe : mtis su prnvreté les éloigusit tache nu must QU y avait entre eux ane grande i à apparenté, encore bean, ur publique lui atteilamit an revenu co >=elle l'épotsa.(La suite au prochain numéro.) 6 AvriL 1882 AVIS AUX MAITRES DE POSTE L'administration de L'OrixioN Publique prie messieurs les maîtres de poste d'apposer le timbre de leurs bureaux sur chacun des journaux refusés ou non réclamés qu'ils nous renvoient.Nous comptons beaucoup sur la complaisance de ces messieurs.Un de nos abunués de L'Isle Vurte nous a envoyé dernièrement une sotume d'argent.Na lettre ne portait aucune signature.Cet abonné voudrait-il avoir l\u2019obligeance de nous donner sou nom pour que nous puissions porter à son compte de crédit la somme qu\u2019il nous a versée.1 ADMINISTRATION.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 INAUGURATION DU CHEMIN DE FER DE MONTRÉAL A SOREL Nous lisons duns ln Ménerce du 3 : Samedi, le ler avril, il y avait juste neuf mois que Lu compagnie du chemin de fer de Montréal à Sorel oble- nait sa charte du Parlement de Québec et ces neuf mois avaient suffi à construire quarante-city milles de voie ferrée de mmnière à permettre l'exploitation régulière \u201cde In ligne dès aujourd'hui.(ent un résultat, Croyons-MOUS, sins précédent duns l\u2019histoire des chemins de fer canadiens vt In compagnie mérite certainement les plus chaleureuxes félicitutions pour cette preuve extraurdinaire d'énergie.11 fut un temp» où il fallait compter sur lex étesngors pour accomplir ces travaux, Aujourd'hui nous trouvons dans ce pays des inge- nivurs, des entrepreneurs el dex capitalistes à la hauteur «les entreprises importantes.Au nombre de ces imessieurs, il faut placer, en première ligne, M.Charles Aruxstrong, dunt l'énergie indomptable, la hardiesse de conception rt la puissance d'exécution ne laissent rien à désirer.Il à été l'âme de cette brillante entreprise, «t à Ini d'abord revient le mérite de ce grand succès, 11 n été vaillamment secondé par M.Massie, l'ingénieur en chef.Ces messieurs inauguraient, samedi, la ligne de Montréal à Sorel, accompagnés d\u2019un certain nombre d'amis de l'entreprise, parmi lesquels nous avons remarque MM.John Kankin, E.L.Carter, J.J.Turnbull, M.Smith (Staltur), J.F.Armstrong, 1.A.Globensky, © Ritchot, J.M.Shanly, etc.A huit heures et demie, le convoi partait de lu gare Bonaventure au milieu des acclamations.À Saint-Lem- bert, à Longueuil à Boucherville, des groupes nombreux suluaient le passage du premier départ pour Sorel, A Varennes, MM.Mussue, J.X.Perrault et Archam- hault se joignirent à U'excumion, Plus loin, on ani vait le site charmant et les vastes proportions «le l\u2019hôtel des sources de \u2018arennes, qui subit en ce moment «dus réparations eumplètes et qui, dans quelques semnaines, sora le rendez-vous fashionable le plus fréquenté des environs de Montréal, Les convois x'arrêterunt à la porte de l'hôtel.À Verchères nous rencontrons le convoi venu de Sorel.Aux appels bruyants des deux locomotives court la popuiation, ; et eu présence d'une assemblée nombreuse et, au bruit d'une fusillaile retentissante, le surintendant, l\u2019ingénieur en chef, le directeur-gérant ot M.Rankin, le vice-président de In compagnie, posent les quatre derniers clous qui complètent In construction du chemin.Un magnitique bouquet est alors présenté à M.Arme trong, aux acclamations de la foule, et M.J, NX, Per- rault est prié d'adresser la parole à l'assemblée.Au nom des propriétaires du comté, M.Perrault remercie chaleureusement la compugnie d\u2019avoir doté les paroisses riveraines de Montréal à Norel, d'une voie ferrée qui ne laisse rien à clésirer.Déjà l\u2019influence de cette nouvelle voie de communication sv fuit sentir.La propriété a augmenté de valeur, de nouvelles industries vont être créées et les produits encombrants de l'agriculture trouveront un débuuché facile.C'est la prospérité pour tous et pour la compagnie qui sera la première à bénéficier des transports considérables qui ne manqueront pas d'aftluer entre Sorel et Montréal.La compagnie, et M.Armstrong spécislement, ont droit à la reconnaissance du comté pour avoir réalisé cette grande entreprise, et, NU NOM de tous, M.Per- rault lui en offrit en termes éloquents la plus vive expression.Trois hourrahs rotentissants furent alors donnés à M, Armatrong et le convoi reprit sa marche rapide vers sa destination, au milieu des ucclamations générales.T1 était une heure lorsque les invités arrivèrent chez L \"OPINION PU M.Armstrong, & Sorel, olt les attendait un diner qui ne Injwait absolument rien à désiver, bon principaux citoyens du lu ville étaient de ln partie.À trois heures et demie le convoi reprenait le chemin de Montréal et nrvivait Saïnt-Lambort is 6 heures, Pendant tout le trajet, ln gaieté ne cose dv régner au milieu des refrains les plus joyeux du répertoire exna sien.Nomme toute, and sucots © \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 NOUVELLEN DIVERSES Un jeune homme, nommé Thomas Buckley, vient d'être condamné par Ia cour de Police de Québec à city années de détention à l\u2019école de réforme, pour vol d'une lettre chargés, \u20140\u2014 Un éerit de Paris que la commission nonunée pour étudier la loi concernant l'abolition du UConcordat à refusé de consentir à ln wépartion de l\u2019Église et «le l\u2019Etat, \u2014o\u2014 Michael O\u2019Hourke, accusé de meurtre de Patrick Maher, âgé de 84 ans, ot de sa fille Bridget, à Milton, Ontario, le 20 janvier dernier, à été trouvé coupable et sera exécuté le Ÿ juin prochain.\u2014o\u2014 11 est rumeur qu\u2019 Alphonse Marcotte, l\u2019ex-encanteur de cette ville, à été arrêté à Chicugo.11a été admis à caution pour une somme de $15,000, \u20140\u2014 Le général Skobeleff vient d'être nommé membre de la commission chargée de réorganiser le Turkestan.(hn vunaidère cette nomination comme un exil honorable, \u20140\u2014 CExTENAinE.-\u2014Madame Bélanger est morte In semuine slernière à Saint-Tean Port-oli, comté de l\u2019Islet, à l'âge de 101 ans et six mois.\u20140_ Ne vous slarmez pas parce que vous soullrez de la maladie des reins, des rognons où de lu vessie, ear veus avez nn remède certain dans lex Amers de Honblon qui vous guérir infailliblement.\u2014o La compagnie du gaz de Montréal fait savoir qu'elle véduira de dix contins par mille pieds le prix du gaz pendant le prochain quartier qui expire en aofit, Cette annonce a eu l'effet de faire baisser de trois pour cent le prix de ses actions, \u20140\u2014 Le grand concert annuel au béuvtiee le l'hôpital Notre-Dame, sous la direction de M.le professeur Couture, aura lieu mercredi, le 12 avril prochain, au Quevn's Hall.Le plan de In salle est déposé chez MH, Séné- eal, Fréchon et Cie, 245, rue Notre-Dame, où les sièzers peuvent être réserves sans charge extra.Admission 81.\u20140\u2014 BAZAR EN FAVEUR DES ORPHI \u2014{ \u2018inquunti¢me an- nee de fondution.\u2014Le bazar annuel en faveur «es orphelins s'ouvrira le lundi, 17 avril prochain, ouze heures a.m., ait No 1135, rus Ste-( \u2018atherine, et se continuera jusqu'au samedi 22 inclusivement.Toutes contributions en argent out en elfets seront reçues avec reconnuis- wince i l'usile, au numéro indiqué ei-lut\u2014R.D, La- framboise, secrétaire.\u20140\u2014 Nous apprenons que M.l'abbé J.8.Ethier, curé de 1.Ardoise, Cap Breton, se propose de vendre en Canadu le poissun de ses paroissiens, pour leur procurer plus facilement les moyens de se bâtir une église, dont ils ont le plus graud besoin.il y aura à Montréal et Québec, ete, ete, les agents spéciaux qui vendront toutes espèces de poissons à des conditions qui pourront défier toute compétition.Avis aux marchands pour leur provision de poisson durant la nouvelle saison.\u2014o\u2014 Grâce de ta rie.\u2014Il est annoncé officiellement «ue le Czar de Russie a fait grice de la vie à tous les nihilistes qui unt été dernivrement condamnés à mnort, et commué leurs sentences à une rériode imidéfinie d'emprisonnement aux travaux furces.La seule exception ont duns le cas du Lieut.Suchanoff, dont la sentence a été confirmée, vu que sa position d'officier aggravait son crime.11 a été fusillé.La police se prépare pour de nouvelles expulsions de Juifs de Moscou.II parait qu'on va nnturaliser de force tous les étrangers qui ré sident en Russie depuis plus de cine ans.\u20140\u2014 Mercredi de la semaine dernière, un vieillard «lu nom de James Gillesy se rendit au paluis épiscopal d'Ottawa et demanda au Kév.Père Malloy de le fuire admettre à sa maison de refuge.1! conta si bien son histoire que le vénérable et digne prêtre se rendit à sou désir et lui remit une carte d'admission.L'individu, cependant, ne faisait pus mine de vouloir se retirer, le Rév.Père BLIQUE Malloy invita & le fain, waix il retusa en «disant qu\u2019il ne d'occupuit qua de lui, en mène tenupe il tira un evu- teat ale ba poche de sun habit et wlan sur le prêtre.Co dernier prrving is le pousser dehors et form In porte : mais Gillesy se it i voviférer et à faire un vacarme d'enfer, Un autre prêtre de l'évèche, uttire par le bruit, ouvrit lu porte pour en contutre la cause, et Gillesy n'élança sur fui.Ne s'attenediust puis à cette attsque fin prévue, ile sauva dlats l'interieur du palais, ot Vindi- vidu rests maitre de la place, Ce ne fut ce por lunge, ear il ful presque aussitôt ar au poste.Cet hutaue «st connu de la police comme un vauvien de la pire expèes.Ia déjà querge une sentence pour tentative dassassinat.own juncniliste.\u2014m telégraphio de .Attuques route Yaris, iv Ja date du 27 mars [82 \u201cUn nommé Lester, qui n'est porté à des voies de fait sur la personne «le M.l'érivier, rédacteur nu Figure, à comparu devant le tribunal correc jounel et a été condamné à six mois de prison.\u201d Voilà comme ou agit, ch France, et l'on à vaison, La presse «loit être protégéveuntre In morgue ot l'insolence de ceux qui, non content de bäillonner les gens, voudraient encore briser leur plume quand leurs impoli- tosses sont racontées.Les journalistes ont le «devoir d'être polis envers les persuuties avec lesquelles ils sont en rapport, mais ils ont aus le droit de se faite respee- ter quand on est plus qu\u2019impolià leur vil, Qui habet auros audicudi, contiat \u2014(Péonnier de Sherbrooke) \u2014vV Artemus Ward et le + Regiment Michigan.\"\u2014Un jour dans un hôtel, à Louisy le, Ky., Artemus fut présenté à un colonel qui avait commandé un régiment du Michigan durant la eae Artemus, avec cet air narquois qui le © t, lui demands quel réssi- ment il avait commamlé, Le colonel, croyant à une moquerie, devint furieux.Jurant comme nn cocher.Ce ne fut qu'après Deateusp d'explications quil se calm sullisuument pour entendre l'explication, Artemis lui dit qu'il avait tort de tout confondre avee la guerre.TE vat tonjours slaugereux de méler tonte chuse, surtout avec un malade, C'est un plaisir pour nous de dire que notre conciteyen, le colunel S.HL Taylor, ne we laisse ques induire en erreur au puint «de confondre toute chose, Dernièrement il éerivait : ** Je certifie que j'ai souffert horriblement du rlunnatisuye et d'une névralgie durant l'antomne de IX79.d'ui essayé plusieurs remédes patentés sells aucun soulagement.Un jour j'entendis jrôner I'Huile de St.Jacob, l'ar curiosité, j'achetai une bouteille et en fit l'essai, ce qui me procurs quelque soulagement et me guérit tinalement.\u201d De tels témoignages, le personnages haut placés, prouvent qu'il n'y à rien de supérieur à PHnile de St.Jacoh\u2014(a zette de Washington, (nd) La Consomption guérie,\u2014 Depuis 1870.le Dr Shenrer à donnée, par l'entreprise de Trent, les moyens de guérison dates milliers de personnes ait La cur- nt trop volun é, pur In suite, de Pada x recente de ce simple ow, qui est nù puissant à aturrhe, les Aisle went, til n pet per un meiscionnaire aux fi œuévir lu cons mi.lex Dronchites, l'ustiome, maux de gore autres Maladies des poumoux: c'est aussi un dele certain «lu débilité générale, Ses propriétés curatives ont été prouvées dates cles 1 Hiers de eus, et wll par le désir de sotiliger mex wemhfabdes affcetés de ves maladies, jen ut devoir de le fire connaître à tout le monde.Bur véception dan timbre-poste et d'au numéro de ve journal, je vous enverri À votre adresse./renc ide port, lu recette de ce remède aver toutes les «eser tions, en français, en anglais et en allemand.\u2014 W.A.Noves, 45, Power's Block, Rochester, N.-Y.Mères ! Mères ! ! Mères ! ! ! Etes-vous tronllées lu muit et tentes éveillées par les souffrances et lex gémissements d'un enfant qui fait nes dents?SH on ext ainsi, allez chercher tout de suite ne bouteille de Sirop Culmant de Mme Winatow, | roulgers immédiatement le pauvre petit malnde\u2014\u2014cels ext certain et ne saurait faire le moindre doute.I n'y # pas une mère au moude qui, ayant usé de ce sirop, tre vois cire peus aussitôt qu'il met en ordre les intestine, donne le repus à lit mère, soulage l'enfant et rend lu santé.Les effets tiennent ale be magic.II est parfaitement inoffensif dans tous les cr et apcréabile à prendre, Il est ordonné puar un des plus atciens ot dex meilleurs médecins du sexe féminin aux Etats-Unis.Lier tnxtructions nécessaires pour faire nage du sirop sont données avec chaque bouteille.Une toux et un tal de gorge duivent être arrêtés.La négligence ext souvent la canse d'une maladie de poumons vu d\u2019une vonsomption incurable.Les Trochisques de Brown pour les Brenchites ne causent aucun danger à l'estomue comme un sirop et pectorales, mais winsent directement sur les parties malades votlugent l'irritation.guérisent l\u2019Asthme.Bronchites, Rhumes, Catarrhes of manx de Gorge.et lus autres ma- ludiex auxquelles sont sujets lex orateurs publics et lex chantres.Depuis 30 ans que ces Trochisques sont en ussue, ils n'ont fait que guggner en popularité.Ce n'est rien de neuf, mais ile ont êté expérimentés depuis bien longtemps et ilu ont mérité d'être rangés au nombre de ces rures remèdes qui procurent une guérison certaine dans le viècle où nous vivons.Vendu partout à 25 cents la boîte. | A /7 7 zz, 3, \u2018a [Zz = = TEE = 6 Avuri, 1882 A et 4 A == rs A 3 ; 7 7 jf / = à il A 7 / C4 CE = 7 1 Ÿ gc 7 GI 5) Le = 7 A ¢/ | = + 7 an) = pr HA M i 7% 5 0 di Vi / a [2 i 7 7 A i | Yo \u2018 À 7 7 / GE a ! 7 Pky 7» i 5 27 & = A | i\u201d Le \u20ac à 7 pes Ai 0 J Ri i RE JA 3 # \u20ac A x i sf / 9 SH i 2 ma / 7 I Le > x i ent Yom, 4 fs N XY jl j a 7 JE / Up 4 \"af EP 4 UE = > Pad I; | Ê 6° 7 A fn | il i 7: a) Il of py \u2018 OPINION PUBLIQUE x 5 À ¥ a \\ VICTOR HUGO ET SES PETITS.ENFANTS ES L\u2019 i 1 | i i = A ESS Ls = Ls Otis == 2 Ke J fl 44 ESS NN 7, He 44 ) = R = = = Ee 7 i | 1; Nes ¢ | on /4 = ES = 47 N Ÿ) Vk = ry == rf | JP JS Es oS ey Gi 1 == = 7 JA % JY Ky 7 ES = = = JU 1H} Rat Ji > | iy SR y) \"ING == == i A 1 h 0 br = > es NX I = = === I \u201cif 1 /, 7 y 2, '] = SOS Lt / i = il i == ==% y j ) A fl 166 & Avri, 1882 UNE PREMIÈRE LEÇON D'ÉCHECS 1Naitet be ur satan , TL Peco bs, ton Pans ee Cavalier, ue la dlemiare dn noir an bane, du bline au no enfant, he abole de l'opportunisme, de cette transfor mation d'idées, d'opitions et de systèmes, devenue presque indispensable aujourd'hui à celui qui veut par venir, indiquent, en d'uatres termes, gue dans ce monde, an euilien cles couches de Le svei actuelle, pour faire son chemin, il vit Diniser un qu Hy en ail eat ved, qui biaisent au peu trop.Triste doctrine \u201cpue les citeunstanices cependant rendent quelquefois trécessaire, Courage, intrépidite, ruse et finesse, telles sont les qualités qui ressortent de du neehe diagonale de cette autre pièee appelée, cu france, Fo, Evéque en Augle terre, culumie cos deux natiotts s'onteudent * Aves quelle urdeur « Colanee an premier signal de Ja lutte et vient a milieu ce l'arène, seul olée, sans sotitien, prête de narguer l'enneri cn lui adressant wn orgueilleux déti cuis, cette provocation n'est pas sérieuse, ce Toit ne s'est avancé que potr mieux espion ner les forces ét la position de l'adversair ste Than germanique ; fant qu'il ire sera pus inquiété, il eunti- fuera un rôle d'ubservateur, mais, à la moindre attaque.il détale a plus vite, se Tlottit dans quelque coin ubscar, espérant qu'on l'oubliera, Convent alors de son regard vblique, l'inprodent adversaire, 51 est prêt à sélancer de nouveau, à profiter de La plus petite négli- gene otber, si] «8 découvert, Vu de homme act lroit, intelligent, Entre par he vivacité de su mature, it ='éJunce d'un soul Bond au noilieu de la vie ; mais, à la vue des écueils et des dangers, il s'arrête, hésite, recule même efruye de son attelace, et comprend be besvin de sw recueillir et d'observer, 48 va das la retraîte nusliter sur les faits, mir ses facultés et se disposer cles utiliser plus avan- usement dans la suite.l'el est le beau côte de l'interprétation : en retournant la médaille, nous ÿ trouvons le modéle de cvs individus ait nots pour nots barter le passage, sur- escolnpter hos tevers et puralyser nus : nous prenve de courage eu demandant compte de teur conduite ?Us s'exensent timidement, protestont de Jeurs intentions inoffeusives : nous les érovons sincères, hélas! 1] seront les premiers à eun- sonmer notre mine, Qectipons-notts Brdtutersant des Plons ; tous au début, out les memes privilèges : Peur marche est uniforme, ils avanen du Mlle-Bod Dix m.plus tard qu'à Hocheings.Bureau Général, 18, Place d\u2019Armes BUREAUX DES BILLETS : | ; 28 Rob BAR, MONTREAL.Ï VH-A-VIS L'HOTEL 87-LOUIS, QUÉBRO.Vis-a-VIS L'HOTRL RUSSELL, OTTAWA.L.A.SRNANAT, urintendant.Géudral, LACOSTE, GLOBENSKY & BISAILLON, AVOCATS, No, 11, Cote de la Place-d'Armes.MONTRÉAL C.R, LL.D.Be, Guosumsxv,C.R.ArLzx, Lacosrs, v sossxav, LL.B.F.J.BisaiLLon, LORGE & CIE.21, RUE SAINT-LAURENT Tiennent une spécialité de Chapeaux de Svie « de Feutre qu'ils fabriquent eux-mêmes.ea de For nn 1881\u2014Arrangements d'Hiver\u2014188 ?A partic du 21 Novembre 1881, les trains directs & Passagers partiront tous les jours (Dimancbes exeeptée), comme suit : Part de Polote-Lévis.8198.Arrive à Rivière-du- 1235 p, \u201d Trois-Pistules.206 \" Rimouski.349 © : 88 = 915 * = 1117 * = 22 am ; 40pm « 730 pm 1240p.m.Ces trains foot la counexiun à ls Jonoti Chg.diéres, aveo les traine du i oe a pens Grand-Ti Montréal 410.0) p.m.rand-Trose qui partent de Le trains pour Halifax et St-Jean vost directement à leur dostinat on le dimanche.irmius quittant Halifax 4 245 p.m., ot 8t.4 7.25 p.m., arrivant à Montréal à 6 bre.a.ae saut connexion à la Jonetiun des Chaudières avec le train du Gra 'rone & 8.10 p.m., resteut & Campbeliton le dimanche.val ® obar Pullman qui part de Montréal le Luni, Meroredi et lo Vendoed!! va dirsotement d'Halilar, .oelul qui part le Mardi, le Jeudi et 1e Samedi, va dirocte- mes St-dewn., à ur oe qui regarde les prix passage, le fret, les brrangémenis des souvols, shor des hadormations complèlss surunt duvuées pur G.W.ROBINSON, Agent dea Paes, re ot du fret pour division de l'Est, No.12\", rue Saiot-François-Xavier, local voue Poe, Mn +o loos! da be D.POTTINGER, Surintesdant-eu- A Mosoion, N.B., 15 nov.1091.\u2014ta for Obet LA COMPAGNIE LITHOGRAPHIQUE - BURLAND (LIMITÉE) CAPITAL \u2026\u2026 8200,000 ELECTROTYPEURS, LITHOGRAPHES, IMPRIMEURS, GRAVEURS, EDITEURS, ETc., Etc, 3, 5, 1, 9 & ll, RUE BLEURY MONTREAL \u2018Toutes commandes pour tn Gravure, ln Lithographie, la Typographie, l\u2019Electrotypie, etc, exécutées avec soins at À des prix modérés.Editeurs du Canantan ILUsTRATED News, du Scian- TiriC CANADIAN et PaTanT Urmice RECORD, ot suse! imprimeurs de L'Orimton PunziquE.\u2018outes commandes par Poste promptement exécutées, G.B.BURLAND, Gérant, "]
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