L'Opinion publique, 1 juin 1882, jeudi 1 juin 1882
[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Abonnement, payable d'avance : Un an, $1\u2014E-U., 34.50.Tout semestre commencé se paie en entie Ou ne ne désalionne qu'aù bureau du journal, et #1 fut donner su moins quinze jours d'uvis, AVIS L'administration de L'Opinion Publique fait appel aux abonnés retardutaires et les prie de payer ce qu\u2019ils doivent dans le plus bref délai.Elle regretterait d\u2019user du sévérité à l'égard de ceux qui ne répondraient pas à cet appel, Les améliorations qui ont été faites à ce journal ont demandé et demandent tous les jours benucuup de dépenses.Les abounds en tiendront compte à l'Administration, elle vsc l'espérer.L'Opinion Publique cst une publication nationale qui mérite d'être encouragée, Ses nouveaux propriétaires ferunt tous les efforts pussibles pour répondre au désir Rien n'est changé quant aux conditions «d'ubonnement : de tous ceux qui leur donneront leur patronage.Pour le Canala, £3.00 par au ; pour les Etats-Unis, £3.50.S'adresser à la Cie Licnourariuique Burtasn, Bureaux de L\u2019Upinion Publique, 5 et 7, rue Bleury, Mout- réul, LES ÉLECTIONS FÉDÉRALE s Aimez-vous les crises électorales | Si vous raffulez d'éloquence et des émotions du bon peuple, vous êtes servis à souhait ! Deux élections générales en six mois, c\u2019est le comble de l'iusitation populaire.Mais chose assez naturelle du reste, plus les appels au peuple sont fréquents, moins ils le passiounent.En quatre ans, notre province a vu quatre élections générales et elle « eu le loisir de s\u2019y habituer.Pour peu que lou continue à s'adresser nusei souvent au suffrage pupulaire, de libres et indépendants qu'ils sunt aujourd'hui, d'apres la formule sacramentello, les électeurs deviendront indifférents ! *.* La lutte est engagée rur toute la ligne ot les scènes faivilières à chacun de nous vont se reproduire.Tous les dimanches, un mois durant, les électeurs, leurs devoirs religieux étant remplis, recevront après lu messe, contradictoirement, même très contradictuire- ment, des instructions sur leurs ddevuirs civiques.ils ont un tant soit peu l'esprit enclin aux comparaisons, ils devront être frappés du contraste qui existe entre l\u2019instruction à l\u2019intérieur «de l'église ot colle qu'on fait à In porte.Là, il n'y à pas d'ambiguité ; le chemin à suivre est clairement indiqué.Personne ne proteste.Sur le perron de l'église c\u2019est toute autre chose.Lei, denx messieurs bien mis, d'une tenue correcte, un sourire séducteur sur les lèvres, l'air convaineu, chantent à tour de rôle : allez à droite, vous y trouvez In fortune.Allez à gauche, c'est là que se trouve la prospérité, le bonheur ! C'est à l'électeur de ge décider, Heureusement qu'il arrive aux débats avecdes convictivns toutes faites, ou qu'un lui à faites pour être plus exact, et il s\u2019en tient à son opinion précouçue.les discours à lu porte de l\u2019église amusent, mais ne convertissent pas, ou du moins fort rarement.x x * C'est notre système de gouvernement qui exige chez le peuple le plus d\u2019instruction.Nous doutons qu'il y ait sous les cieux une seule nation assez éclairée pour se prononcer en pleine connaissance de cause sur le plus grand nombre des questions soumises à son jugement.Un auteur de droit constitutionnel anglais dé- elare\u2014et personne n\u2019est venu le contredire \u2014que les mesures qui unt le plus contribué à la grandeur de l'Angleterre, n\u2019ont été acceptées par les électeurs que sous l'influence de la corruption doctorale, Le peuple n'en voulait point, parce qu'il n'était pas assez éclairé pour en saisir l'importance et lu portée.Vol.XIII.No.22.JEUDI, ler JUIN 1882 Prix ds numnére: 7 centiss.\u2014Annonces, Is ligne: 10 centins Toute communication doit être affrmchie.Lex remises d'argent doivent se faire par lettres cregistrées on par un bon sue hy poste, Telle est la position en thèse générale, mais il se présente parfois des questions que le peuple juge vite et bien par lui-même, cumme tout cs qui touche immédiatement à ses intérêts matériels.Propusez-lui de payer tne taxe et vous verrez avec quelle facilité il vous fera comprendre qu'il u compris.l! vous dira le goût qu'il à pour ce remède nécessaire uux maux rlont souffrent tous les gouvernements.* x * IL serait intéressant, si ce n'était pus si difficile, d\u2019étudier les motifs qui détermiuent les courants d'opi- nious populaires, si inattendus purfuis et si brusques, El est pussé presque en axiôme qu'en fait de succès d\u2019élections, tout dépend de l'organisation.Connuent explie querulors Ju défaite de lurd Beucoustiold, il y à deux aus ?À coup sir, les conservateurs auglais pusséduieut une organisation aussi parfaite que celles de leurs adver- suires, Lord Beaconsfield avait été acelamé à son retour de Berlin, d'où il rapportait lu paie rec honneur : pruce rithhouer ; tous les atuuts parnissaient dans son jets et contre l'attente à peu près générale, la victoire vint couronner les libéraux, Daus tous les puys de gouvernement populaire, il duit y avoir, et il y a de fait presque partout, une classe \u201clirigeante peu nombreuse qui pousse la runjorité, sans qu'elle s'en doute, duns une direction ou dans une autre : là est lu véritable influence ; là se trouve le puuvuir qui fait et défait les gouvernements ; c\u2019est cette classe «lirigeante qui forme avec les journaux l'opinion publique, L'organisation entre pour beaucoup dans les triomphes d'élections.Dans la province de Québec, elle existe à peine.C\u2019est aux Etats-Unis que l\u2019organisation fait merveille.Les comités électoraux fonctionnent en per- ence.On y fait le dénombrement des votants tous = six mois, Tous les électeurs sont catalugués, enrégimentés, et la discipline est poussée si luin que lorsqu'un électeur, dans les grandes villes, quitte un quartier pour s'établir dans un autre, le comité dout il ressortira à l'avenir, reçoit de suite ordre de surveiller le nouveau veun.L'urganisation poussée à cette perfeafion, constitue un véritable danger pour les libertés populaires, car elle fait dépendre le succès du plus ou moins d\u2019habileté des tireurs de ficelles, des entrepreneurs d'élections.Les jouruaux américains les plus sérieux se sont souvent élevés contre le pouvoir de cus organisations électorales qui ont souvent déeidé du sort des élections aux Etats-Unis.** * Nos meeurs électorales se sout bien adoucies depuis quelques années.11 est rare qu\u2019il se produise aujour- \"hui du ces rixes sanylantes, de cos scènes qui éloignaient les honnêtes gens du bureau de votation.Un se rappelle encore les élections de 132, à Montréal, où trois personnes perdirent la vie ; les élections de 1844, peulant lesquelles l\u2019émeute fit la loi presque partout : les élections de 18T, et tant d\u2019autres plus vu moins sanglantes.Le moude politique était alors plus ugité, les intérêts en jeu plus considérables, et les conilits de race venaient njuuter à ces éléments de troubles leurs dangereux ferments.Mais aujourd\u2019hui, la lutte se fait sur un terrain d'intérêts matériels pou faits pour surexciter les esprits.L'un autre côté, la durée de la votation réduite à un seul jour, le nombre plus grand des bureaux de votation ont diminué les occasions de désordre et d\u2019émeute, La littérature électorale, qui laisse encure beaucoup à désirer, vaut aussi mieux que celle du temps passé.Il y a vingt ans, les documents d'élection n'étaient pus faits pour tous les yeux ni pour toutes les oreilles.Nous avons entre les mains une feuille volante qui raconte les faits et gestes du candidat *+* ; c'est du dernier scabreux ; un va jusqu'à l'accuser d\u2019avoir contracté toutes espèces de maludies qu'on ne nomme pus.On se contente aujourd\u2019hui de s'attaquer au moral des candidats, et c\u2019est déjà assez.Mais ce «ui ne change pas, ce sont les boniments que les journaux fabriquent au bénéfice de leurs amis respec- Lifs engagés dans la lutte.Nous allons les voir s'épanouir dans quelques jours, après chaque rencontre aux portes des églises, Il y à pour celu dus clichés à l'usage de tous les journaux.Au jeune homme qui « lancé laborieusement son premier discours, le Journal mini sunenee qu'il est un vrateur marquant, un howme d'svenir.Il est vrai que le journal ennemi administre le correctifs Le jeune un tel, dit-il, à voulu dunuer ln réplique à notre redoutable champion, et n'a réussi qu\u2019à attraper une vulée de buis vert.Avez-vous jamais remarqué le vole important que joue le bois vert dans la prose élec- turale { On en fait une consommation à ruiver Une forêt, Ft cumme on promet un triomphe certain à chaque candidat { On wumuse beaucoup de ces bravadeset de cos réclames qui rappellent de luit ces détis que se lançaient, sur un terrain plus dangereux, les héros d\u2019Ho- mire, min c'est une dos conséyuonces de la lutte.II faut encourager les amis, soutenir lus forts, rulffermir los indécis.Si les journalistes ne forçuient pas la note, qui irait au feu! Promettre la victoire, uflirmer qu'on la tient, c\u2019est beaucoup» frire pour Fobtenir.Quoique nous famsions, lu crise électorale fera rage ; les digues de l'éloquence sunt ouvertes, el nous en avons pour un beau mois de redites.Ou u'écuutera guère autre chose, et c\u2019est à puine si au milieu du bruit on entondra l\u2019échu des souvros discours qui vont marqué l'inauguration i Ottawa de Institut Royal.A.D, D, LA RÉVOLUTION EN ITALIE DE QUEL NOM L'APVELER | « Au fou des mers du Nord, nous dit Michelet, il y avait alors (1720-1804) une bizarre et puissatte créature, un homme ?non, tn système, une scolastique vivante, hérissée, dure, uu roc, un écueil taillé à pointes de diamante dans le granit de la Baltique.Toute philosophie avait touché là, s'était brisée là.Et lui, immuable.Un l'appelait Emmanuel Kant; lui, il s'appelait critique.Svixaute ans durant, cet être tout abstrait, sans rapport humain, sortait juste à ln même heure, et, sans parler i Jrersonne, accomplissait, pendant un nombre donné de minutes, précisément le même tour, comine on voit aux vieilles horloges des villes l'homme de fer sortir, battre l'heure et puis rentrer.\u201d Ce triste rôle qu\u2019un Kaut, qu\u2019un Fiehte, qu'un Schelling exsayèrent de remplir en Allemagne, Chris- tophore Bonavino, plus connu sous son nom de guerre d'Ausunio lranchi, se le donna en Italie, Pour pouvoir penser ct écrire librement, affirme De Gubernatis, il se fit apostat ; puis, poussé, dit-on, par son hôte et ami Gioberti, il re lança tête baissée à l'ussaut de Loute vraie philosophie chrétionne.\u2018 Ni quelqu'un veut s'en convaincre, il Da qu'à ouvrir au hasard le promier ouvrage publié par Franchi sous le titre de Phitosophir ddex Ecoles italiennes, Là, il taxe la philosophie chritienne de systénee whatrds de Mita- physique Peéologique, of il se montre sina masyue l\u2019un des plus chauds partisaus du muturelisme rationnel, Avec une ruse imitée do Gioberti, il ne Inisse debout, au milieu des plus grands génies immolés par sa rage, qu'un homme médiocre et vbseur, un certain Alphonse Testa de Plaisance qui écrivit, Lous apprend-il, un livre intitulé : La philosophie de l'affection, et alors, fier de lui-même en fucu de ce protégé qu\u2019il se donne, il se Inisse aller à toutes sortes de diatribes passionnées contre oe qu'il appelle sottement le doymatisme religicur, co qui veut dire, dans sa langue hérissée de mots en wine, toute science qui cruit encore que Dieu sait plus que l\u2019homme.Forri lui fait un titre d'honneur d'avoir fondé en Italie l\u2019école :lu doute : grand honneur en vérité | S'il eut au monde une doctrine qui répugne à la saine raison et ruineuse pour la vraie philosophie, c'est sans contredit le scepticisme.L'histoire nous u transmis les noms de quelques sceptiques de l'antiquité, d\u2019un Pyrrhon, d'un Anexiddme of d'un Sextus Empiricus, wais elle nous a dit on même temps que ces pauvres hommes auraient mérité une place non pas dans un collège ou une université, muis dans un établissement comme Beau- port ou ln Longue-Pointe.Et il est bien certain que ce système, nn, cette folie eût pour toujours disparu du monde, oi elle n'eût été ruvivée à la tin du dix- 254 L\u2019OPINION PUBLIQUE ler Juin 1883 huitième siècle, et si, grâce à un nouveau nom et à une nouvelle furme, «lle ne fut parvenue à cacher sa laidour intellectuelle ot morale.Aujourd'hui, il faut bien l'avouer, le scepticisme règne en maitre : et il se prélasse avec Renan dans un fauteuil de l'Académie Française ; tout dernièrement, il à parlé &s langue sentimentale et brillante ; ot dans combien de livres frauçais ne sent-on pas ce dangoreux reptile se glisser queluefois sous les plus belles fleurs de notre langue ! Pour moi, je n\u2019oublierai jamais la pénible impression que me fit le passage suivant de Sainte-Beuve (Histuire de Put-Royal, TI, p.428) : \u201c Affirmons pour Montaigne.Il n\u2019a pus l\u2019idée de ce perfectionnement inverse apirituol et woral, de cette maturité croissante de l\u2019être intérieur sous l'onveloppe qui se flétrit, de cette éducation perpétuelle pour les cieux, seconde naissance, jeunesse imuortelle, qui se garde ot se gugne, qui augmente cu s'épurant, qui se renouvelle d'autant plus qu\u2019elle dure duvantage, st qui fait quo purlois, pour ce printemps éternol, le vieillard en chuveux blancs n\u2019est qu\u2019une fleur \u2014Illusion peut- être, utopie dernière, mais de colles qu'un Franklin lui- même curesss ! Ainsi, le doute est-il distillé à petites doses dans les ouvrages français ; ainsi l'est-il aussi dans les ouvrages italiens publiés sous le cuntre-seing de la révolution triomphante.Et certes, pour l'Italie, si nous disons que ce porvertissement est dû aux lecons trop suivies données à l'Université de Turin par Ausonio Franchi, nous ne ferons que répéter ce dont il s'enorgueillit lui-même ot ce que tous les Italiens savent et disent.Grâce saus doute aux sectes, car il n\u2019a pour lui ni la force du rai- sonnoment, ni la beauté où clarté du style, Franchi voit sos Coilrs fréquentés par une foule de jeunes eus on- thousiastes, nous l'avons dit.Duns son zèle révolutionnaire, il à voulu faire davantage, et il a laneé dans I'l- talie une revue decritique philosophique hebdomadaire appelée la Zeison, sans doute par antiphrase, puis- ywells a pour objet de propager le scepticisme, la négation mime de touts raison.Sur ce nouveau champ, uvus le trouvons tel que dans son livre, tel que dans son enseignement, uu fidèle adepte de la jeune Îtalie, un disciple aveugle de Joseph Mazzini.L\u2019Étalie, nous dit-il sans réticonce aucune, l'Italie doit être régénérée, «t clle ne le sera qu'à lu coudition de substituer le rationalisme à la roligiun, le socialisme à la monarchie et à la philosophie le scepticisme.Pour lui, l'idéal de l'humanité, 1e nec plus ultra de lu civilisation future du peuple italien repose tout entière dans la démucratie pure, éclairée par Ii science ef soutenue pur une religion sans culte ectérieur, sens eucerdocé ef guns pauvres.Voilà certes une profession de foi claire et explicite, et n'en déplaise à son apologiste, nuus croyons qu\u2019à celui qui se permet un pareil langage il serait bien difficile de condamner les violences du communisme.Aussi, le peuple plus logique que le philosophe, à vite tiré cette couclusion ot il à Plus obéi à son influence délétère qu'à celle même de Gioberti.Au reste, il y a en lui de ce Qui fascine les masses.Son style est bilioux, vif, violent ; il s'attaque à tous, au clergé et au gouvernement, aux philosophes comme aux hommes d'Etat.Sa polémique, pleine de fil et de vivacité, était toujours reçuo avec enthousiasme par ces esprits bornés qui suppléent l'esprit par l'arrogance et l'insulte, et il fut un temps, de courte durée, il eat vrai, où d\u2019un bout à l'autre de la péninsule l\u2019on ne #'oc- eupa que dus déclamations furibondes de ce sophiste.Comme tous les apostats de Luther à Lamennais, Fran- ohi exhale ainsi en insultos l'agitation fébrile de son Ame troublée et, quand il attaque amis et onnomis, uand il traite Rosmini de snphiste, Gioherti de mrslerne jésuite, Mamiani de playiuire, Balbo, Ventura, Libera- tore, l'aparoili de «urrixtaine ef de pédanta, il n\u2019est pas nécessaire d'y voir bien clair pour lui appliquer notre vieux proverbe : Tu te fiches ; donc tu as tort.Et cet insulteur si hardi, ce réformateur si audacionx, que nous propose-t-il donc pour rebâtir la philosophie italienne ?A-t-il par hasard inventé quelque chose de neuf Rien de cela; su doctrine, si tant est qu\u2019on puisse donner ce nom à l'amas confus d\u2019idées qui grouillent dans son cerveau malade, n'est qu'un misérable réchauffage de Kant ot des philosophes français du XVIIIe siècle, an mélange dégoûtant de scopticisme et de sensualisme.ltien n\u2019est réel pour Ini en dehors de lu nature sensible : l'infini et l'indéfini se confondent, at déa lors l\u2019homme reste seul dans l'univers, entouré de phénomènes, «ont il ne connaît ni la cause ni la fin.De là au culte de l'humanité, il n\u2019y a que la distance d\u2019un pas, et cette distance a été franchie.Nous avons intitulé cet article : De quel nom l'ap- paler ?Après avoir fait pusser sous les yeux de nos lecteurs cet énergnmine, nous osons leur répéter la question.Il nous souvient que petit enfant, nous ne pouvions Voir sans surprise ef sans une certaine crainte ces figures frimaçantes, moitié homme moitié bôte, si souvent seulp- tées aux voûtes des cathédrales gothiques du moyen âge.Bien des fois, ces êtres fantastiques hantèrent nos rêves et troublèrent notre sommeil, Ils étaient sans nom pour nous et n\u2019en devenaient que plus terribles.Plus tard, dans la Fable bord, dans la Nature en- suite, nous ratrouvâmes de ces types complexes, de cvs moustres étonnants par leur difformité et toujours, suit ans les poètes, suit dans los musées géologiques nons les approchâmes avec la répulaion iustinetive que Pon éprouve quand le soir, à une lampw solitaire, écrivint pour l\u2019opinion publique, un bruit d'ailes nous avertit soudain de la présence d'une hidouse chauve-souris.C'est là le sentiment qu'a fuit naître en moi l'étude de la philosophie unti-rationnelle de cot apustat «ans Uvherien, Gonzales ob la Cirilti Cattolica, Apdtre du doute avec le professeur \u201cle Kirnisberg, serviteur da la matière avec les philosophes qui corrompirent nos pères, il garde oncore à nus yeux comme un pâle retlot d'une vie intellectuelle qui fat meilleure, S'il a l'aspeel repoussant «le la chuuve-svuris, il en à encore les ailes : qui sait s\u2019il ne se remottra pus à voler } Avec quelle joie nous ferions alors admirer le poil soyeux ot laissent dv celui dont nous avons dû, pour être complet dans notre étude, montrer les dents cruclles et brutales, Guen, LE MAJOR EDMOND MALLET Voici lu traduction de ve que l'Oxrego Morning Exprosa publie.à la date du 25 mai dernier, sur M.le major Edmond Mallet, l'un de nos compatriotes les plus distingués qui résident aux Etats-Unis : Nous avons reçu hier l'agréable visite de M, le major Edmond Mallet, autrefuis de cette ville, et maintenant de Washington.Combien peu de ses anciennes ct nombreuses connaissances pourraient, à première vue, r naître sous les formes atlilétiques «lu major ce fréie ot débile sergent qui, avx ulus sombres jours de lu rébellion, partit d'ici avec 1e Sime régiment.On se rappelle, lorsque ce régiment se forma dans notre ville, après quelle résistance de la part des officiers recruteurs le jeune Mullet fut admis à suivre avec nos soldats ses goûts prononcés pour la gloire militaire et les hasards de Ia guerre.On lui objectait aa débilité.Le médecin prédisait qu\u2019il tomberait en syncope dès la première contre-marche.Mais le jeune Mallet fut enfin accepté comme sergent.1] part, il suit son régiment dans son aventureuse et brillante carrière ; l'énergie de ime domine la faiblesse physique ; il conquiert à la pointe de son courage grade sur grade, jusqu'à celui d'adjudant.À la sanglante hataille de Cold Harbor, le 3 juin 1864, une balle I'atteint au côté gauche et le perce de part en part ; elle entraine et laisse dans la plaio un bouton métallique qui, plus tard, trouve son chemin tout seul et sort des profondeurs de la blessure rumtne un papillon de sa chrysalide.Longtemps le jeune Mallet reste suspendu entre la vie et la mort.Entin, il guérit comme par miracle.Peu s'en est fallu que cette guérison, due sans doute autant à d'habiles traitements qu\u2019à sa bonne fortune, n'ait motivé son assignation comme témoin dans la ciuse de (Guiteau.En effet, M.Itobinson, l\u2019un des avocats «de (Guiteau, dont le système de défense consistait à faire attribuer la mort de Gartield à l'ignorance des médecins plutôt qu\u2019à la balle de Guiteau, voulsit, par le témoignage de M.Mallet, faire contraster l'houreux traitement qu\u2019il avait subi avec le traitement suivi par les médecins de Garfield, et tirer de cette comparaison dus conclusions favorables à sa cause.Mais ce système fut ensuite abandonné à la grande joie du major qui, étant un brave, ne se souciait pas de servir méme involontairement la cause d\u2019un lâche et vil assassin.Le major, en récompense de ses services, fut num- mé à un emploi dans le département du trésor à Washington, où il partage son temps entre les soins de sa charge et d'importants travaux littéraires.L'une des nobles ambitions de M.Mallet eat de faire connaître et de populariser l'immense rôle joué par la race fran- aise Aur notre continent.Dans ce but il prépare une histoire de cette race à partir de l'instant où le premier Français mit le pied en Amérique jusqu'à nos jours.Cotte histoire, qui comprendra plusieurs volumes, « occasionné au mujor l'achat de pas moins do onze cents volumes historiques et biographiques, dont plusieurs sont précieux au point de vue de la rareté et «lu prix.Il ya quelques années, M.Mallet.obtint, pour mi- sou de santé, un coné «le quelques mois qu\u2019il employa À visiter la plus grande partie de l'Europe.À son retour, le gouvernement fédéral lui confia la délicate mission de cuncilier aux intérêts américains plusieurs tribus sauvages et de les empêcher de se joindre au chef Joseph qui, avec les Nez-Percés, faisait alors lu guerre au gouvernement fédéral.Cette mission le retint deux ans au détroit de Puget.Nous comprenons que nos concitoyens frangais ont invité M.Mallet à leur adressor publiquement ln parole avant son départ d'au milieu de nous et que cette invitation à été acceptée.Un président de police correctionnelle demande à un prévenu quel est son état.\u2014Je n\u2019en ai pas, répondit-colui-ci.\u2014Mais alors de quoi vivez-vous \u2014Hélas ! monsieur le président, je vis de privations! ! ! INSTITUT ROYAL L'Institut Boyal existe ; i] s'est alfirmé là semaine dernière, à Ottawa, où il à révélé au Canada son existence au inilieu d'une pompe et d'un éclat d'ordinaire aux fêtes littéraires, Il est venu au mondo dans la aslle des séances du Sénat, dont lex échos na sunt guère ha- Vitués aux qrhraes littéraires.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LES PRISONNIERS POLITIQUES LISTE DES PRISONNIERS DE IRIS Aimond, Gabriel \u2014Allard, J.-B.\u2014- Allard, Joseph Allary, Michel \u2014Arennd, J.\u2014 Archambault, Ala rie\u2014Armund dit Latlamme, Frs.\u2014Arrês, Fra \u2014 Ashley, Alexander\u2014 Asselin, Célestin\u2014 Aubin, Napoléon\u2014An- brie, Luc-Uvide\u2014Auger, (reorge.Bubeu, Amauble\u2014Babeu, Charles \u2014Babin, Pierro\u2014 lachant, l\u2019ierre\u2014 Baclenu, Henri\u2014Barbeau, Jacques \u2014 Barbenu, Jos.\u2014Baretie, Jérémie\u2014 Barnard, Edouard \u2014 Barré, Paul\u2014Raarthe, Joseph-Guillaume\u2014Batchelor, Jacub\u2014 Bates, lloswell\u2014 Bates, Henry\u2014 Beauchamp, Ovide\u2014Beuudin, Jules-\u2014Beaudin, Moise\u2014 Beaudin, Tonssaint\u2014 Beaudry, Ed.\u2014Déchard, Th.\u2014 Bédard, Fra.\u2014 Bédard, Jacques\u2014 Bélanger, fils, Frs.\u2014 Bélanger, père, Fra.\u2014Belhumeur, Le.\u2014Belinge, Jos \u2014Belleau, Joan\u2014 }.\u2014Belouin, Ls.\u2014DBelouin, T.\u2014 Benoit, Ant.\u2014 ti\u2014Bergevin, fils, Chs.\u2014 Bergevin, père, Chs.\u2014Bergevin, fils, Frs \u2014Bergevin, Fra\u2014 Berry, John\u2014 Berthelot, Amable\u2014Berthelot, Joseph-Amable\u2014Ier- thelot, Denis\u2014DBigonesse, Alex.\u2014l'igonesse, Ant.\u2014 Bigonesse, dit Beaucaire, Frs.\u2014lillette, Michel \u2014Ril- lette, Piorre\u2014Billette, l\u2019ierre\u2014Bisaillon, Jucques\u2014Di- sotte, Frs.\u2014 Bissonnette, Ls\u2014 Blais, Jacques \u2014Blan- chard, Gérard\u2014 Blanchard, Hiram-¥.\u2014 Blanchard, 14.R.l\u2019.\u2014Blanchette, Fusèbe-\u2014 Poissonneau, Nicolas\u2014 Boldue, Frs.-X.\u2014 Bonaire, Edgnard\u2014 lioneau, Elenor\u2014 Bonin, Fra.\u2014Bornais, J.-B.\u2014 Bone, Chs.-Guillaume\u2014 Bouchard, Etivune\u2014 Bouchard, Jacques\u2014 Buuchard, Michel\u2014 lloucheau, Vierre\u2014 Boucher, Aug.\u2014 Boucher, Jos.\u2014lloucher, Belleville, J.-P.\u2014Dlloudreau, Alexis\u2014 Doudreau, Ch.\u2014Boudreau, Frs.\u2014loudreau, Jos.-Isaic \u2014Bougie, Frs.\u2014Roulet, Jos.\u2014Doulet, M.\u2014 Bourassa, Pierro\u2014 Bourassa, V'.\u2014 Bourbonnais, 1).\u2014 Bourbonnais, Frs.\u2014 Bourbonnais, Ulivier\u2014Dourbonnière Micheol\u2014 Bourdeau, Pierre\u20141lourdeau, Zacharie\u2014HBourdon, Is.\u2014Bourgeault, d.-BB.\u2014Bourgue, .I.-B.\u2014Doursier, Aut.\u2014 Hoursier, Paul\u2014 Buursier, dit Lavigne, Jos.\u2014 Bousquet, J-1\u2014Tiouthillier, Alex.\u2014 Bouthillier, Alexis \u2014Pou- thillier, Alexis\u2014 Douthillier, Ant.\u2014Douthillier, Pierre \u2014lioutin, Vital\u2014 Buyer, Ant.\u2014 Boyer, Célestin\u2014 Boyer, Cyprien\u2014Boyer, J-1.\u2014Royer, Jos \u2014 Buyer, Louis\u2014 Bover, Nicolas\u2014Brady, Michael\u2014Brazeau, Gédéon\u2014 rien, Dr lean-Henri\u2014 Brindamour, J.-B\u2014Brodeur dit Lavigne, Le.\u2014Brossuis, Michel\u2014Brousseau, Jérémie\u2014 Brousseau, Joil\u2014HBrown, William\u2014Drunstte, Jacques \u2014\u2014Bruyére, Narcisse\u2014Buisson, Constant\u2014 Bullard, Ho- ratio\u2014 Burpee, Bareck.'adieux, Jos.\u2014Camphell, Mare\u2014(\u2018amyré, Frs,\u2014-Car- honneau, Pierre\u2014Cardinal, Jos.-Narcisse\u2014Carron, Jos, \u2014Casgmin, Jean\u2014('écille, Paul\u2014 Cédilot, J.-B.\u2014 Chaluux, Godfroi\u2014 Chamberlain, Ernstus\u2014 Channel, Léon-l'.\u2014Chapdolaine, La\u2014(hapin, Dexter\u2014 Char- bonneau, Ant.\u2014\u2018'harette, Benoni\u2014Charlebois, Benoit \u2014C'haron, Jos.\u2014C'harpentier, hs.\u2014Chartrand, Michel \u2014 Chasseur, Pierre\u2014C'hensille, J.-B.\u2014Chévrefils, Ga- briel\u2014Chèvrefils, George\u2014Choquette, J.-B.\u2014 \u2019houi- nard, Germain\u2014Cinqumars, Frs \u2014Cloutier, Félix\u2014Co- derre, Emery\u2014l\u2018ohache, l\u2019ierre\u2014C'olerie, Bonjamin\u2014 Collette, Basile\u2014(\u2018ollotte, Gabriel \u2014C'omtois, Michel \u2014 Connolly, Michel\u2014Contant, Fra\u2014C'orbaille, Joseph\u2014 l'été, Alexis-\u2014Côté, Ant.\u2014Côté, Fra \u2014Uôté, Gaspard \u2014Cité, J.-B.\u2014Côté, Michel\u2014Côté, l\u2019ierre\u2014Cetman, tieorge \u2014l'ouillard, Ant.\u2014Coupal, Jon \u2014Coupal, dit Larvine, Ant.\u2014Courroux, Gabriel \u2014Coumolles, La.\u2014 Cousineau, Jos,\u2014 Couture, Guillaume\u2014 Cuillièrier, Réné\u2014Curty, Ant.\u2014Üyre, David\u2014Cyre, Louis.Daigneau, Ant.-Daignenu, Ant.\u2014Daigneau, Jacques \u2014Daigneau, fils, Jos \u2014Daigneau, père, Joseph\u2014 Dai- gueau, La.\u2014Daignenu Pierre\u2014Dalton, Moses\u2014Ialton, Thomas \u2014 Dalton, Win.\u2014 Damien, J.-B.\u2014Daoust, Cha.\u2014Daoust, Christophe\u2014Daoust, Félix\u2014Dnoust, Frs.\u2014 Davust, Jon \u2014launais, Am.-\u2014Daunais, Th.\u2014Daurais, Fra.\u2014Daurais, J,-M.\u2014Daurais, P.\u2014 Daurais, P.\u2014Dau- rice, C.\u2014Tavid, Cyrille-\u2014David, Fra \u2014Dovid, Isid.\u2014 David, l\u2019\u2014Delloucherville, Pierre\u2014lecoigue, P.-Th.\u2014Defaillette, La.\u2014Delorimier, Chev.\u2014Delorine, Benj.\u2014 Demers, David \u2014 Demers, J.-B.\u2014Demers, J.-B.\u2014De- pault, Ant.\u2014 Denault, Chs.\u2014 Denanlt, Ls.\u2014Dénigé, Ch.\u2014 Denis, Julien\u2014Deragon, Jean\u2014Dérigé dit Laplante, Laurent\u2014Dérigé, dit Laplante, Ls.\u2014Dérome, dit De- carreau, Hébert\u2014 Desautels, Ed.\u20141)osbien, Marcel \u2014 Desbiens, P.\u2014 Desforges, J.-B.\u2014 Desgrosselliers, Mic.\u2014 Desjardins, Fra.-Xavier\u2014Desjardins, Théodore\u2014 lesri- vières, Frs.-\\V.\u2014earochers, Urbain\u2014Desrochers, Vital leR JUIN 1882 ee 265 ee \u2014 _ L'OPINION PUBLIQUE __ Fy ; se 3 eu rie .Iv a, fers on a À.À RER pe 59 Brida no RAE Ye, av rr.= A Le 4 ps ds y CA Ï LE Bi LA # = eg pe ir me eu z ya = Le 7 ÿ 1 \u201c Am 165 a i À {I pt Le qn : i Nas fe Ms ras WH if | RR Fos + if Ih p LV Pet) & i I Eh 1h He Pi i ii el aif # i lf i JM i 14 > M 3 4 | A yet i) A i fo i a à [ | Ÿ ii AN I 1 li i ih \u2018 KX Vi ui 1 em i hs i fr fo) hit Lu iE Wl A | #4 a wf i (He à w Ji fil FRE hd = a hs WEEN ee i ai Ry SA SAINTETE LEON XIII 250 \u2014Destruismaisons, Ant.\u2014Dewitt, Cha.\u2014 Dillon, Geo.\u2014 Dillon, sr., Richanl\u2014 Dinsunshenth, James\u2014 Dion, Fre, \u2014louegani, John\u2014 Doré, Ant.\u2014oyon, Aug.\u2014 Dozois, J.-B.\u2014Dubean, .).-B.\u2014Dubois, Etionne-A.\u2014Dubord, Fra.X.\u2014lubue, Aug.\u2014Dubue, 4.\u2014 Ducharme, Dowmi- nique\u2014Duchurme, Lésndre\u2014Duchurme Timoléon\u2014 Duclos, fils, Toussaiunt\u2014Duclos, père, l'oussaint\u2014Du- fresue, Lue\u2014Inggs Ad.\u2014Dulude, Martin\u2014Dumas, dos.\u2014 Dumont, Alex.\u2014Dumontier, (élestin\u2014Iumou- echelle, J.-.\u2014 Dumouchelle, Jus.\u2014umouchelle, La.\u2014 Dumouchelle, Toussaint\u2014Iamouchelle, Vital\u2014Du- prés Aug \u2014Duplessis, Moïse \u2014l'upont, Fre\u2014Dupuis, tarnabé\u2014 Dupuis, Barthélemi\u2014 Dupuis, Che \u2014 Dupuis, Dauphin-\u2014 Dupuis, EL.\u2014Dupuis, Eus, \u2014 Dupuis, Jos.\u2014 Dupuis, Julien\u2014Dupuis, Paul\u2014Dupuis, P.\u2014Dupuis, P.\u2014Dupuis, Réné\u2014 Dupuis, Toust.\u2014 Dupuis, Toust.\u2014 Duquette, Anuble\u2014Duquotte, Frs.\u2014Duquette, J.-B.\u2014 Ihuquette, Jos.\u20141iuquette, Pierre\u2014Duquette, Pierre\u2014 Duranceau, Ls.\u2014Duval, Michel.Eno, dit Dewhamps, Ant.\u2014Eno, dit Deschamps, J.-B.\u2014Eno, dit Deschamps, Jos.Fabre, Ed.-R.\u2014 Farrell, Chs.\u2014Faubert, Paul\u2014Fau- teux, Alexis\u2014Fauteux, J.-B.\u2014Ferland, Ed.\u2014Ferland, Hubert\u2014Fessier, Michel\u2014Filion, Joachim\u2014Fleury, Fra.\u2014Foinie, Ant.\u2014 Fontaine, Jos.\u2014 Fortin, Christophe \u2014 Fortin, llypolite\u2014Foucrault, Chs,\u2014 Fournier, La.\u2014 Franche, Ant \u2014Fratelin, Haron\u2014Fratelin, alias Bra- diteh, John\u2014Fréchette, J.-B.\u2014Fullum, John.Gagner, Olivier\u2014Gagner, dit St.Come, Pierre \u2014Ga- gnon, David \u2014Gagnon, Félix \u2014Gagnon Fa.\u2014CGagnon, Jean\u2014Qugnon, Jos.\u2014Gagnon, Jules\u2014Galarneau, Vital \u2014Gumache, Aubain\u2014Guriépy, Ulivier\u2014Gaudet, Ed.\u2014 Gauthier, Ant.\u2014Gelineau, Hyacinthe\u2014Gendron, Ch.\u2014 Gendron, Jos.\u2014Gendron, Jos.\u2014Gendron, dit Peloche, J.-B.\u2014 Gervais, Aug.\u2014 Gervais, J.-B.\u2014Girard, Ant.\u2014 Girard, Jacques\u2014Girouard, J.-B.\u2014Girquard, J.-J, Giroux, Frs \u2014Giroux, Michel\u2014Giroux Pierre\u2014Gous dreau, Ant.\u2014Goudreau, Frs.\u2014Goudreau, Fra.\u2014Gouin, Chs.\u2014Goulet, Félix \u2014Goyette, Ant.\u2014Goyette, Jacques \u2014(oyette, J.-B.\u2014Goyette, Joseph\u2014Granger, Pierre\u2014 Gravel, Paul \u2014Grosselier, Frs.\u2014Groulx, Jérémie\u2014Gué- rin, Constant\u2014Guérin, Le \u2014Guérin, dit Dussault, Ls.\u2014\u2014Guertin, Alexis\u2014Guertin, Fre.-X.\u2014Guichond, Hy- laire\u2014Guimond, Joseph.Hamelin, Flavien\u2014Hamelin, Fre.-X.\u2014Harkin, Ls.- Joseph\u2014Houselman, Etienne\u2014 Hays, Patrick\u2014 Hébert, David \u2014Hébert, Geotfroy\u2014Hébert, Jacques-Amand\u2014 Hébert, Jacques-Vavid\u2014Hébert, Jos.\u2014I{ébert, Joseph- J\u2014Hébert, Lsa\u2014Hébert, Pierre\u2014 Hébert, Pierre\u2014 Heldébraru, Bastien\u2014 Helen, Bastien\u2014Héné, Nicolas Heuault, |s-\u2014Hensley, Jos.\u2014Héroux, Pierre\u2014Hinde- lang, Chs.\u2014ITwæg, Andrew\u2014Houde, Célestin\u2014Houle, L£d.\u2014Houlée, J.-B.\u2014Hubert, Ignace \u2014Hunter, Chs.\u2014 Huot, Chs.\u2014Huot, Prudent.Jucquies, Adolphe\u2014Jarret, dit Beauregard, Pierre\u2014 Jérémie, Hypolite\u2014Jodoin, Gabriel\u2014luhnson, alias James Johnson Pratt, alias N.Ordway\u2014Jolivette, Jos.\u2014doly, Busile\u2014Julien, Louis\u2014J uneau, dit Latulipe, J.- Baptiste, Kent, Blaisdell \u2014 Kent, Jacob\u2014Kent, Jones.lLabadie, Jos.-A.\u2014 Labelle, Toust.\u2014 Laberge, J.\u2014La- berge, L.\u2014 Laberge, file, Ls.\u2014 Laberge, P,\u2014Labruère, P.\u2014 Lacroix, Dr A,-Jos.\u2014Lafaille, Julien\u2014 Lafontaine, La.-Hypolite\u2014Lafrance, Frs.\u2014 Lague Godfroy\u2014Lague, J.-R.\u2014Lague, J.-B.\u2014Lague, Noël\u2014Latnarrhe, Léon \u2014 Lamiraud, Jesn-B.\u2014 Lamontagne, André\u2014Lamoureux, Julien\u2014Lanctôt, Alexis\u2014Lanctôt, Antoine\u2014Lanctôt, Constant\u2014 Lanctdt, ILypolite\u2014Lanctôt, Jos.\u2014Lanctôt, Ts\u2014Lanctôt, Régis Lanctôt, Théo.\u2014 Landry, Hubert \u2014 Landry, Jos \u2014Laugelier, Frs \u2014 Langevin, Joseph\u2014 Langevin, Jus.\u2014 Langlois, Etienne\u2014 Languedoc, Etienne \u2014Lapstrle, Jos.\u2014Laparre, Jacquee\u2014Laplanche, C'hris- tophe\u2014Laplante, Frs.\u2014Laplante, Fra.\u2014Laplunte, J.-B.\u2014 Lapointe, Jus.\u2014Larivière, J.-B.\u2014Larivière, Jos.\u2014 Larruud, Alexis\u2014Latrimouille, Ed.\u2014Lauzon, Frs.\u2014 Lavallière, Jacques\u2014Laviolette, Ant \u2014Lavoye, P.\u2014 Lazure, Michel\u2014Leblane, Duvid-D.\u2014Ieblane, Hubert- D.\u2014Leblane, Olivier\u2014 Lobeeuf, Etienne\u2014 Lebœuf Eus- tache\u2014Lebwuf, Frs, -X.\u2014Leclaire, Fre.\u2014 Leclaire, Jean \u2014Læelaire, Léon\u2014Leclaire, Paul-N.\u2014Leclaire, Pierre \u2014L'Écuyer, Etienne \u2014L'Ecuyer, J.-B.\u2014L'Ecuyer, Jos.-\u2014\u2014Ledue, Ant \u2014Leduc, Aug \u2014Ledue, Damasse\u2014Le- due, J.-B.\u2014 Leduc, Jos.\u2014Ledue, Pierre\u2014Lee, jr., Elias \u2014Lee, Eliss\u2014Lefebvro, Ant.\u2014 Lefebvre, Célestin-Cy- prien\u2014Lefebvre, Ed.\u2014Lefebvre, Etienne\u2014Lefebvre, Eustache\u2014Lefebvre, Eustache\u2014Lefebvre, Fre\u2014Le- febvre, Fra.-X.\u2014 Lefebvre, Jacques\u2014 Lefebvre, J,-18, \u2014 Lefebvre, Jean-Marie\u2014 Lefebvre, Luc\u2014 Lefebvre Pierre \u2014 Lefebvre, \u2018\u2019l'oust.\u2014 Legault, Aug.\u2014 Leger, Aug.\u2014 Le- grand, dit Dufresne, Isidore\u2014Legrand, dit Dufresne, Toust.\u2014 Legrand, dit Dufresne, Toust.\u2014Lemelin, Louis \u2014Lepailleur, Fre.-Maurice\u2014 Leroux, Jos.\u2014Lescault, dit Lacasse, Le.\u2014Lesiège, dit Laviolette, Le \u2014 Lespérance, Alfred-B.\u2014Levesque, Guillaume-\u2014Levesque, J.-B.\u2014 Levesque, Michel\u2014Loiselle\u2014J.-B\u2014Toiselle, Paul\u2014 L'OPINION PUBLIQUE Loivelle, Toussuint-\u2014Longpré, Bénoni\u2014Longtin, Am- bruixe-\u2014lungtin, Jacques-\u2014Longtin, -teun-Baptiste\u2014 \u2014Lougtiu, Jos.\u2014Longtin, Jos.\u2014Longtin, Jos.\u2014Long- tin, Jos.\u2014Longtin, La\u2014Longtin, Moise\u2014 Longtin, dit Jérôme, fils, Michel\u2014Iwuprette, Denis-\u2014Lucawe, Le.\u2014 Lukin, J.-B.\u2014Lusignan, Dr Chs.-A.\u2014 Lussier, fils, Hu- wils\u2014Lussier, père, Basile, La \u2014Lussier, 1s, \u2014 Lussier, Paschul~\u2014Lussior, Paul\u2014Lussier, Pierre.Mucrellis, Jiobt.\u2014MacDonnell, John\u2014Macé, Pierre \u2014Maheu, Barthélemi\u2014Maheu, La.\u2014Mailloux, Paul\u2014 Malbœuf, Geo.\u2014Malette, J.-B.\u2014Mulette, Pierre \u2014Mar- ceau, Jos.\u2014 Marceau, Jos.\u2014 Marceau, dit}Potit Jacques, Joseph \u2014Murtin, Ls.\u2014 Martin, Simou\u2014Mathurin, Mi- chel\u2014Mauchond, François.\u2014Meloche, Jus.\u2014Menard, Alexis\u2014Menard, Michel\u2014Menard, Moise\u2014Monard, N.\u2014Menoche, Frs,.\u2014Mercille, Chs.\u2014Mercille, J.-B.\u2014DMercille, Nvisl\u2014Maereille, Paul\u2014Merleau, Etienne\u2014 Merleau, Frs.\u2014Messier, Frangois\u2014Motras, Jean-B,\u2014 Meunier, Michel\u2014Michelon, Éichel\u2014 Mielotte, Ama, \u2014Miller, ls.-8.\u2014Millet, Pierre\u2014Molleur, Pierro\u2014 Mondat, Charles\u2014Mendelet, Charles\u2014Mongeon Cha.\u2014Monjeau, Antoine\u2014Monjeau, Louie\u2014Monnette, Dominique \u2014 Munnette, François \u2014 Monnette, Médard \u2014Monnette, Théo.\u2014Montpetit, Etienne \u2014Montpetit, J.-B.\u2014Montpetit, Pierre\u2014Morin, Achille \u2014 Morin, La.Morin, Lucien\u2014 Morin, Pierre-H.\u2014 Morochond, Frs.- M.\u2014 Morrison, Donald-G.\u2014Mott, Benjamin.(La fin au prochain numéro.) \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 I\u2019ANNEAU DES FIANCAILLES Voilà de cela une quinzaine d'années, sous Napoléon III, on parlait encore un peu de la comtesse Flora de Carleville.Vous le rappelez-vous ?On la voyait souvent à cheval ou en eslbche, autour du lac, Mine Flora de Carleville était une femme\u2019 de taille moyenne, Il paraît qu'elle avait été fort jolie à l\u2019époque du coup d'Etat, Elle était brune avec un soupçon de moustache sur la lèvre supérieure.Deux grands yeux noirs éclairaient son visage mut d'une lueur presque sinistre.Un viveur émérite, le comte d'Orsay, l\u2019ami de lord Byron disait d\u2019elle : \u201cIl y a de la panthère dans cette femme-là.\u201d Veuve d\u2019un planteur des Antilles, enrichi par le traite des nègres, elle passait pour avoir une fortune de trois millions, Cent cinquante mille francs de rente expliquaient assez comment elle pouvait jeter l'argent par les fenêtres.Dans son monde, les jeunes gens, devenus de plus en plus calculateurs, disaient volontiers : \u2014Que voulez-vous} c\u2019est une charmante maîtresse et, par-dessus le marché, une maîtresse qui ne coûte rien.Mme la comtesse Flora de Carleville avait donc un Joli suceds, Néanmoins, un nuasge noir ombrageait parfois son front.Autour de la pétillante millionnaire, on se dieait alors : \u2014 \u201c Qu'a-t-elle donc?Que peut-elle avoir?\u201d Une chambrière indiscrète révélait aussitôt un secret terrible.Le matin, en faisant sa toilette, la comtesse avait distingué, parmi ses cheveux si noirs et si soyeux, ce premier fil blanc sur lequel Octave Feuillet a composé une comédie éléginque.Un fil blanc! elle avait détourné les yeux de l\u2019almanach accroché dans son boudoir et avait eu l'air de dire : \u2014Je ne veux pas qu'on me rappelle que je touche à mes quarante-cinq ans, Ceux qui pénétraient le mystère de cette soudaine tristesse Daissaient la tête d\u2019un air significatif et se di- ssient à demi-voix : \u2014Elle va avoir quarante-cing ans ?Eh bien, malheur à celui qu\u2019elle simera le dernier ! Pour celui-là, Mme Flora deviendra un cratupon, et le crampon le plus redoutable de tous ! * x À cette même épuque, Alburt de Virlieu fut présenté à lu panthère, Albert de Virlieu venait de perdre son père, riche armateur du Havre, qui lui avait laissé une assez belle fortune, Afin d\u2019avoir une bonne posture dans le monde, il s'était fait nommer auditour au Conseil d'Etat.Quatre ou cinq protecteurs de haute volée se chargeaient du reste de son avenir.Le jeune homune avait une jolie figure, d'excellentes manières, beaucoup d'esprit et l\u2019usage du monde.Un vrai filleul des fées.Le jeune auditeur fit une vive impression sur la belle veuve.Depuis qu\u2019elle était en vue, la créole avait désespéré vingt brillants oisifs par l'excès de sa coquetterie et par sun amour du changument.Mais, la chambrière venait de le dire, elle avait aperçu, le matin, le premier fil blanc, qui est le signe avant-coureur de l'abandon ou de lu retraite.* x A dater de ce jour-là, elle fit à Albert de Virlieu toutes sortes d\u2019avances.Elle se fit aimer de lui et elle P'aima.ler Juin 1882 \u2014Heureux Albert ! disaient coux qui ne voient que lu murfuce deu choses, \u2014Malheuroux auditeur ! w'écriaient les anuhitioux ; c'est un hunnue perdu * \u2014Albert, nous ne nous quitterons plus, dimsit Mme de Carlovitle, \u201c \u2014 Non, Flors, nous ue nous quitterons qu\u2019à la mort, répliquait-il, pour répondre à une parole de théâtre par une parole de roman, Ce que disent la langue et les lèvres, le cœur le dit il aussi \u2014 Mon lieu, pas toujours, vous le savez bien, \u2014 Uno union si disproportionnée devait produire, un jour ou l'autre, son inévitable effet.Et d'ailleurs, plus on allait, moins Flora était jeune.Le fil n'était plus seul ; il s'était multiplié.Une teinte d'ivoire s'étendait désormais sur le visage naguère si blane de I' Américaine, Al- Lert de Virlieu, n'en étant plus aux premières ivresses, contempluit, malgré lui, ce ravage des aus et, à von tour, il était devenu réveur, i L'amour de plus en plus violent de la créole l'éloignait au lieu de le ramener.\u2014Ah ! dame, elle n\u2019est plus la même, se disait-il ; ah ! dame, elle n vieilli ; ah ! dame, elle a des cheveux blancs ! En s'apercevant de ces froideurs, Mme de Carleville s'empurtait.Le dépit se joignait à la passion.Pour un oui, pour un nun, vlle se livrait aux emportements de la jalousie.\u2014Pourquoi est-il de glace ?se demandait-olle.À la fin, comprenant que tout était inutile et que l'amour de l'auditeur s'en allait au galop, elle ne douta plus qu'elle n\u2019eft une rivale.\u2014Où va-t-il?que fait-il ?se dit-elle.Flura fit surveiller par une agence Tricoche et Cacolet jusqu'aux moindres actions de son jeune fiancé.Un jour, on lui lit une communication qui la frappa à la tête connue un coup de foudre.Albert allait se marier.* x * Après s'être mise elle-même en campagne, Flora apprit qu\u2019Albert s\u2019était fait présenter chez un maître de forges, présentement membre de la Chambre des députés.Là, il s'était épris de la fille de la maison, aussi jolie que jeune.L'uuditeur en était follement épris.La veille, il avait acheté pour cette jeune personne, chez le juaillier à la mode, une bague qu'il avait obtenu de lui offrir pour le jour de sa fête.A cette nouvelle, l'amour de la créole fit place à une seule pensée : In vengennce, vt voici \"horrible ot bizarre moyen qu'elle imaging.La comtesse se rendit en équipage chez le jonillier où Albert de Virlieu avait acheté l'anneau pour sa jeune fiancée.\u2018Très belle et très habile causeuse, elle dit au commerçant que c'était pour elle-même que l'auditeur avait fuit cette empllette, Elle ajouta que, duns une pro- menude au bois, elle l'avait perdue, Or, craignant que cela ne fâchât M.de Virlieu, elle voulait absolument avoir une hague pareille, disant qu\u2019elle était prête à payer pour cela tout ce qu'il faudrait.Le jouillier s'empressu de faire faire un second anneau en tout semblable nu premier et le lui remit.\u2014 Quinze cents francs, «dit-il.\u2014 Ah ! c'est une bagatelle\u2014et elle paya.** x Dès qu\u2019elle eut le bijou, la julouse se rendit duns un des hôpitaux de Paris, Li, moyennant quelques louis, elle finit par obtenir du concierge qu\u2019il lui donnerait un des doigts de la première jeune tille qui viendrait à mourir dans l'établissement.\u2014Ah ! M.de Virlieu s\u2019est moqué de moi ! dit-elle, Ah ! il en aime une autre ! Eh bien, nous allons voir ! Elle écrivit à Albert qu\u2019elle voulait avoir avec lui un dernier entretien, et elle le priaît de venir, le lendemain, déjefiner avec clle, sans cérémonie.Quand on fut sur le point de se mettre à table, elle éclata en reproches et en lurmes, Puis, tout à coup : \u2014 Ne croyez pas we tromper, Albert, reprit-elle ; je sais tout.Vous allez vous marier, \u2014Flurs, qui a pu vous dire.1 \u2014Je sais tout, je vous le répète ; mais vous n'avez pas cru que ju semis indifférente en présence d\u2019une si grande trahison.N'est-ce pas que vous ne l\u2019uvez pas cru?\u2014Madame, je.\u2014Tenez, #'éeria-t-elle en lui jetant le doigt coupé auquel elle avait passé l'anneau ; tenez, ce mariage ne peut se faire.Albert, votre fiancée vous rend votre bague.\u2014Grands «dieux ! est-ce pussible 1 g'derin le jeune homme deux fois eflrayé.Albert de Virlieu se leva comme un fou ; il rentre chez lui en courant et se brûla la cervelle, JULEs DE VERNAT, (Le Petit Nancéien.) ler Juin 1882 247 CHOSES ET AUTRES La Chambre locale «le Quélwe à été prorogée samedi après-midi, avec le cérémonial ordinaire.M.John Joseph Metiee, frère de l'hon.d'Arey Me (îes, aaaamsiné en 1XGK, vient d'être nommé greffier du Conwell oxécutif fédéral, on remplacement de fou M.Côté.On annonce de Paris que le général de Charetto s'est.embarqué la semaine dernière au Havro pour le Cannda.M.de Charette assistera, au mois do juin, à la réunion des Zouaves l\u2019ontifienux Canadiens, sx anciens soldats.On vient de former, à Québec, une société d'études et de recherches, «lont le lut est d'étudier les questions d'histoire naturelle.M, le grand vicaire Hamel cat le président de cette société, ot M.l'abbé ©, K.Laflumme en est le secrétaire.Le mombre des membres est très restreint.LI y aurs une réunion régulière lo mardi de chaque semaine, à l\u2019Université-Laval.La wemuine dernière, L'Opinion Publique ayant été publiée deux jours plus tôt que d'usage, l\u2019article sur l\u2019Institut Royal n'a pu être corrigé, et à paru uvec une énorme faute, un que à la place d\u2019un dont, Nous avions écrit à propos «le la fondation de l'Institut que c'était l\u2019encouragement le plus puissant dont les lettres cana- «liennes avaient été l\u2019objet, et il s'est, glissé à lu place de ce dunt un que tout is fait déplacé, Guiteau vient de voir lui échapper In dernière chance de salut qui lui restait.La Cour du lane, en qui il avait une ai grande confiance, a rendu contre lui son verdict «définitif.Un nouvenu procès lui est refusé, et le jugement le condamnant à mort est confirms.Ainsi donc, Guiteau sera exécuté le 30 juin prochain, © à peu près à l'anniversaire du juur où il à assassiné le président Garfield.EN CANADIEN.\u2014M, J.-D.Chartrand, autrefois comptable au bureau du Nutional, et qui a été capitaine-nd- judant du Gäme bataillon, à pris, il y a quatre ou cing ans, du sorvice daus l'armée française, à la légion étrangère.Sa conduite, pendant ln campagne du Sud- Orannis, lui a valu le grade d'adjudant.M.Chartrand, est, croyons-nous, le seul Canadien qui ait pris du service dans l'urmée française.Les alministrateurs de l'hôpital Notre-Dame, de cette ville, ont acquis de la succession Fournier, pour lu somme de $30,000, la propriété autrefois connue sous le nom d'hôtel Dunegana, et actuellement convertie en hôntal.Cet achat assure pour l'avenir l'existence d\u2019une institution dont tout le monde reconnait aujourd'hui l\u2019impurtance et la nécessité.Les directeurs de l'hôpital font netiellement un nouvel appel au pnelilie et unt ouvert des listos de souscriptions pour créer un funds spécial destiné au paiement de lu propriété récoument acqu Nous sommes heureux d'apprendre que notre estimable concitoyen, M.C.5.Rodier, n'est le premier inscrit sur la lists de soussription pour ln summe de mille dollars (81,000), Nous soutisitons que l'exemple donné pr M.Rodier soit suivi par un gran) nombre de nus concitoyens.La semaine dernière n eu lieu ln bénédiction «de la pretniere pierre du séminaire de Ste-Thérèse, au milieu d\u2019un grand concours de prêtres et «de fidèles.Na Grandeur Monseigneur Fabre, évêque de Montréal, présidait à ln cérémonie.Uno messe basso fut dite en présence de l'évêque par monsieur le curé de Longueutl.Le sermon de circonstance fut dunné par M.l'uhlé Lévesque, du séminaire do St.-Sulpice.Le prédicateur prit pour texte ces paroles d'Esdras : Surgumus et edificimus, En des paroles admirables d\u2019à-propos et d'éloquence, il développa ces deux idées, que les directeurs de Ste- Thérèse élovaient, à la fois, un monument de famille et un monument national.À minou des incertitudes de In température, la céré- wuvnie eut lieu dans l\u2019église, mais après la bénédiction, la pierre angulaire fut portée on procession jusqu'au chantier.\u2018 La fanfare du 65ème bataillon, en promenade à Ste- Thérèse, égayait la marche de ses plus beaux morceaux.Monseigneur fit une allocution à la foule assemblée.Il commenta ces paroles de l\u2019écriture, tirées de l'office du jour : Nisi Dominus wilificaverit dommm in vanion laboraverunt qui wdificunt eam.\u201c C\u2019est en vain que travailleraient ceux qui bâtissent la maison, si le Seigneur ne ls bâtissait lui-même.\u201d Les Sœurs de la Congrégation, avec le concours bienveillant des dames du village, ont bien voulu se charger de donner le diner, dans une des sulles de leur couvent, aux messieurs du clergé, ainsi qu\u2019à messieursgles as architectes, lex entrepreneurs, les mairea du village ot de Ia paroisse «do Ste-l'hérège.La fête n été belle, les measieurs de Ste-Thérèse ont lieu d'en être satisfaits, On lit dans le Teng, de Paris : Les journaux religieux publient l\u2019ullucution pronon- céo par Mgr lavigerie, archevêque d'Alger, en recevant des mains du comte Cecchini, la ealutte cardinalice, Une dépêche de notre correspondunt particulier à déjà douné uno analyse complète du cu discours.Nous reproduisons copeuant, d\u2019après les journaux religieux, le passage dans lequel l\u2019orateur, après avoir fait un tu- blenu rétrospectif de l'histoire du christianisme sur lu côte africaine, est venu à parler de l\u2019époque actuelle : \u201c Vous direz à Léon X1IT, monsieur le comte, en lui portant lus hommages de uotre vénération filiale, que, sous son grand pontificat, vous avez vu le signe de la Nédemption couronner cette antique acropole comme un signe de résurrection et «l'espérance ; vous lui direz que, grâce à la France, un temple, une maison de prières, consacrés à la mémoire du plus pieux de nus rois, s'élèvent sur los débris des suporstitions antiques ; vous lui direz enfin que vous y avez vu, autour de leur pus- teur, dew chrétious appartenant à toutes les nations de la vieille Europe, à son Italie, à ln France, à Malte, à l'Espagne, à la Sicile, ct qu\u2019en sun nom je prêche à tous Ia charité, l\u2019union et la paix.\u201cCust la mission qu\u2019il m'a donnée lui-même ct que je remplivai tidèlement tant que j\u2019exercerai ici mun 1ni- nistére, \u201c Mon seul désir, en effet, mossieurs, vst que vous n\u2019ayez tous qu\u2019un seul cœur, une seule âme, pour l'ac- coutplissement d\u2019une œuvre aussi grande.Je demande à Dieu de hâter le jour, prochain je l'espère, où grâce à ln modération des uns, à la sagesse des autres, les intérêts de tous se trouveront conciliés et où il n\u2019y aura plus parmi nous d'autre émulution que l'émulation féconde du travail, de l'intelligence, de l'honnêteté, de la vertu.* Tels sont les sentiments avec lesquels je reçois ces insignes : car de mêtue que, dans mon précédent minis- tive, j'ai toujours servi la cause de la religion et de la France sans vouloir jamais entrer dans les divisions et duns les passions des partis, de mème je veux servir ici In cause de l'Eglise en aimant, à son exemple, tous ses fils à son égal amour.\u201d A propos de mode, le chroniqueur du Figaro, Etin- elle, fait une charge à fond contre certaines excentricités qui déparent par le temps qui court les toilettes des dames à l\u2019aris.Fu même temps que la peinture et la sculpture, se - msnifestent les toilettes nouvelles.Mme de Girardin disait : Le moude se divise eu deux sortes de gens : ceux qui se lavent les mains et euux qui ne se lavent pas les mains.De même, le camp féminin est purtagé en doux parties irréeoneilinbles : Jes femmes qui savent s'habiller et les femmes qui ne savent pas s'habiller.Les premières, auraient-elles une robe de serge ou de tuile à torchon seront charmantes.Les secondes, fussent-elles vêtues de soieries prin- res, de broderies étonnantes et de joyaux inesti- ables, resteront fagotées et passeront aux yeux des conuaisseurs pour des paquets, J'espère que les femmes qui savent s'habiller ne porteront jumais «le ces affreux chapeaux, pareils à «les toits «le chalets suisses, (lont on dit : T'urlutn, chapeau puintu.Qu'elles se gardent, au vom du hon Dieu et des saints, «le ces horritles mélanges de bleu-épicier et de vert-épinard, qui affligent les youx en ce moment.Entin, ne pourrait-on modérer la passion excentrique qu\u2019on témoigne pour le jaune?Cette cunileur, emblème autrefois de disgrices (ui fout rire dans Molière et funt mul au cœur dans M.Zola, est In couleur préférée entre toutes.Depuis la nuance giruflée jusqu'au rayon de lune, toutes les femmes so sont alluiées du jaune.Encore la giroflée et le rayon de lune sont-ils pué- tiques, mais la capucine, le safran, la carotte et le pissenlit me paraissent terriblement naturalistes.On a remarqué au dernier grand bal donné dans les hautes régions de l'élégance une épidémie de junne.Est-ce l'influence du Voau d\u2019Or1 Prenez garde, Parisiennes et spirituellos, d'entendre appeler la prochaine fête où vous apparaîtrez, le bal des serines.UN HOMME Of[sIF,\u2014On qualifie «d\u2019oisifs les gons qui n'ont rien à faire.Eh bien moi, je soutiens qu\u2019il n\u2019y a rien qui, en général, dunne de l'occupation comme l'oisiveté, et je citerni, pour exemple, mon ami Biz, qui, aux yeux du momie, passe pour un type d\u2019oisif, quoiqu'il suit le inortel le plus occupé que je connaisse ; il n\u2019a jamais un moment de libre.Il a trente amis intimes, cont personnes qu\u2019il se croit dans l'obligation du cultiver ; vingt comptent sur lui le même jour, dix l\u2019atteudent à souper : mais il ne suit auquel enteudre.L\u2019OPINION PUBLIQUE Chaque jour, il à une foule d'emplettes à faire pour les personnes qu'il fréquents, car à quoi ne se coutet- il paat ; C'est lui qui fait lu provision de vins ot de liqueurs de toutes ses connnimsanices, A TI vous dira le nom de tous les bijoutiers, il suit on l'on trouve los meilleures lunettes où los moilleures us- tilles.11 ost toujours proxsd, toujours an Pair : on le trouve partout, aux apectacles, aux concorts, aux promenades, BUX PeVIEN, AUX GRterrements, 11 eat informé le premior de tous lex décès, de tous les mariages, de toutes lus historiettes, de tous les can- cats ; il à chez lui tous les journaux, dont il ne lit guère que les annonces.; I! est maquignon, brocanteur, complaisant, obligeant.soigneux ; tout le monde vout l'avoir : il rend mille petita services dans lu société, règle les peudules, loue les loges, procure des billets de spectacle, place des du- mostiques, recommande «des ouvriers, .Eston malule, il vous amène un médecin, Fes: vous dans lu douleur, il force votre porte, et ne vous quitte pas qu\u2019il ne vous ait vu rire.; Vous voyez, par cet échantillon, que c'est une vie réellement fort agitée que celle de cet homme oisif ; 11 fait purfois dans un jour ce que le mortel lo plus laho- rieux n'entreprendrait pas de faire dans deux semaines, LA RÉSISTANCE À LA LOI D'ENSEIGNEMENT OBLIGATOIRE.\u2014M.Baudry d'Asson, membre de la Chuunbre des Dé putés, vient d'adresser la lettre suivante à M.Jule Ferry, ministre de l'instruction publique : \u201cChâteau de Fonteclose (Vendée, Frances.21 avril 1882, s Monsieur le ministre, Je suis un de ces nombreux pères de famille {rap pés par ln loi maçonnique ot athée que vous venez, au nom de la République, de faire infliger à ln France très chrétienne.\u201c Aussi, ai-je le droit et le devoir de vous dresser Ta déclaration suivante : LL \u201c Je ue connais pas de loi «qui puissent me ravir line de mes enfants ; et, tant qu'il me restera une goutie de sang dans les veines et un battement au cour, le dépôt sacré que j'ai reçu de Dieu, of nou dex hommes, ne me seru pis ravi pour devenir la chose et la propriété de l\u2019Etat ! _.* En conséquence, Iuonsieur le ministre, j'ai l'honneur de vous informer que je me refuserai vhntement is fui à la mairie de mu commune la déclaration exigée par Particle sept de cette loi que répronvent, comme un outrage, le dignité et la conscience untionales.Je subitai l'amende une fois, vingt fois, cent fois, s'il le faut, nis je resterai maître de l'âme de mes enfants ! ; \u201c Pour me condamner sux cinq jours de prison que devra m'appliquer monsiour le juge de paix de non canton, il faudra sans doute, en vertu de la loi cunstitu- tionnelle, l'autorisation de la Chambre «les Députés, Or, si comme je n\u2019en puis douter, lu majorité républicaine qui a fait la loi voxatuire et néfaste consent aux poursuites que provoyuers cette législation barbare contre les représentants du pays, je considéremi ma peine, qui sur aursi, je Je crois, celle d\u2019un grand nombre de joies et de mères de famille, comme un honneur insigne, et j'y verrai Pheureux gage d'nn avenir meilleur et prochain pour ma chère patrie, ; * L'uccumulation de vos fautes politiques et vos entreprises de persécution religieuse mo disent, monsieur le ministre, que l'heure de Dieu est proche, et que l\u2019auguste héritier des rois qui ont fait ln France sera bivu- tôt appelé par elle à sauver ses destinées., ; « Veuillez agréer, monsieur le ministre, l'expression de mes sentiments distingués, \u201c A.0e Baubuy v'Asson, Député de la Vendée.\u201d A la campagne : ; ; Paul n'a pas été sage et on l'a mis au pain sec, Il a jeté sun morceau de pain sur un bane dans le jardin.Une abeille vient s\u2019y poser.La bonne fit un geste pour la chasser.Paul l'arrétant : ; ; \u2014Lnisse-lu done ! Elle ne sait pas que je suis au pain scc\u2026 Elle va pout-être mottre un peu de miel dessus.Un professeur, qui aimait à parler de tout, se mit à demander, dans une société, si In culombe qui apports un rameau d'Olivier à l\u2019arche de Nvé avait été un nrle ou une femelle, ; \u2014Pour ma part, je crois que c\u2019est une femelle ajouta- til.Un vieux grognard de In société réplique : \u2014Ft moi je soutiens que c'était un wile, car une femelle n'aurait pas pu tenir le bec fermé.RÉroNDEZ.\u2014 l'rouvez des cande makudie des roghuns, du foie, des reins et autres qui pouvent être guéris et qui ne l'ont pas été par les Amers de Houblon ! 258 = pin 5) Bl N \\ = re wT 5 EE \\ a HK Te I \u2014 CH FE Q N grad S ° hp) se, A NX A \\ = | oy # À & i 4% 5 PER, jh i = x a AN 5 < f \"ON + +: ie WN od | F7 ; Sh ye \"le A AN] a he\u201d ra f \u2014 ay Hi HE \u2014 \u2014= \u2014 \u2014 = dr WY == 2 = 2 Foy a = = 55 = = a = ir à 2 eN 3 Wa .= | INE LH = = = .= Ly VUE ë É = i\u2014 7 : \u2014 Fiz £7 er = = ! a = = | t lz vi à a hy NN Jil e \u2014 Ee \u201c 4 ® NN in Fo Fr.Na _- © oo mE Ee EN a N A =.Li 3 & wi.WW = | \u20ac Te WN \u2014- Y 3 ; S WN 5 A; ES .\\ - : ; \\ aba = 1 NL \\ : L\u2019OPINION PUBLIQUE at = = + Pa = 2 on WN a RN Nt y dl i ; 4 PP NN à il > ; AN S Your M + 3X Hl he ih a as 4 1) À pren 53 À L'EXPULSION DES RELIGIEUX BÉNÉDICTINS DE SOLESMES\u2014A LA PORTE DE L'ABBAYE à ; A i \\ + Lu : L ou = mai NS S , NN ny = x W al 3 + (A i \\ Ÿ z .= pr EE 1\" 2 as Etes Sit Ja So by Fae a a = $ x Na Z LI à.Le W Ep % abi A Ng \u201c> = Hh CZ 77 j lex Juin 1882 - a 2 1er Juin 1882 NOS GRAVURES L'sxpulsion des moines de Solesmes Notre numéro contient quelques vues de la célèbre abbaye, la plus ancienne de Frarice après celle de Ligugé.Elle fut fondée en 1010, des libéralilés du comte Geoffroy do Sablé.Pendant le moyen âge, et jusqu'à la révolution, les moines bénédictins furent les tranquilles possesseurs de l'abbaye, et les administrateurs spirituels et temporeis des villages voisins de leur couvent.89 les dépouilla, et ce fut seulement en 1833 que l'abbé Guéranger, du diocèse du Mans, acheve les bâtiments de l'abbaye, que les acquê- reurs de biens nationaux avaient laissés debout.L'abbé remit en vigueur, parmi les prêtres qui l'avaient suivi, la règle de saint Benoll.C'est cette abbaye qui vient d'être le théâtre de fails auxquels on ne peut assister avec indifférence, tant le spectacle en est afiligeant et triste.À quelques mois de l'expuision des congre- galions, les raisons poh- tiques qui l'avaient dé - cidée ayant disparu, les moines bénédictins osé- rent rentrer'chez eux.ak i Ÿ ; fi! i; STAY we AH 28 28 L'ABBAYE DE SOLESMES LE CLOITRE qi IL Hi Les rentices ne furent pas clandestines, elles se firent à ciel ouvert, au vu el au su da tout le monde, à Solesmes, à Sablé et dans tout le département.Mais cette reconstitu- tien partielle de « la longrégation de France » inquiéta l'autorité.Des dénonciations furent lichement faites.Une enquête fut ordonnée par le Gouvernement, et, surun rapport détaillé du préfet de la Sarthe, ordre fut donné à l'abbé dom Charles Couturier de disperser de bon gré la congrégation reconstituée, s'il ne voulait pas qu'on employAt contre Jui la force armée.Sur le fier refus du Pore Abbé d'obtempérer à un ordre qui portait alteinie à ce qu'il considérait comme son droit et son devoir, l'expulsion nouvelle fut décidée.Le 22 mars, le coup de crochet à été donné à la serrure du couvent.Le préfet de la Sarthe guidait en personne cette nouvelle exécution des décrets.Dans la chapelle, Irs l\u2019ères réunis chantaient le « Dies trie ».Le préfet (it les sommations d'usage et, comme persoine ne bougeait, les soldats nceomplirent les ordres qu\u2019ils avaient reçus.Les soixante-dix religieux furent violem 260 L\u2019OPINION PUBLIQUE ler Juin 1882 ment traînés au dehors, un à un.Cela dura une heure environ.L'abbé proteata contre ln violation de sa propriété.Len acellés furent néanmains apposés incontinent sur toutes les portes, et les Pères furent lnisséa sur lo grand chemin.Tel est le récit sommaire des douloureux événements \u201cji viennent de se passer, Nous y joiguons d'intéres- santos gravitros, représentant les lieux où ils so sont accomplis.Sa Sainteté Léon XIII Pour détails, voir notre dernier numéro, à l'article Léon XIII à Paris, page 24%.La citadelle du Caire Cette vaste construction, bâtie sur un mamelon an pied duquel coule le Nil, est secussible par deux entrées.L'une de ces entrées, nommé Aul-el-Azub, est un ma- Buifique spécimen d'architecture sarrasine ; c'est une porte à ugive surbuissée, flanquée de deux énormes tours dont les inuraillee sont divisées en larges bandes hori- zoutales, alternativement roues et blanches.Un xentier étroit et sinueux conduit de cette porte à la partie haute de la citatells ; c'est dans ce défilé que les Mameluks furent mussacrés, par ordre de Méhémet-Ali, le ler mars 1811 ; ou rencontre encore à quelque distance, sur lu plate-forme ocoidentale, une terrasse surnommée le Saut du Mameluk, parce que ce fut de cet endroit qu\u2019Emin- bey, le soul des chefs qui échappa is ln mort, lança son choval à travers une brèche des murailles.\u2014La citadelle (du Caire se compose do trois parties distinctes, entourées chucune de murailles et de tours crénelées.Ce fut le célèbre Saladin qui commença ces fortifications au milieu desquelles il fit élever un palais et une mosquée, Ces édifices, détruits par l'explosion de la poudrière en 1823, ont étu remplacés par de nouvelles constructions aous Méhémet-Ali, On entre aujourd'hui à la citadelle par une rampe qui entoure les murailles du côté N.-E., et dont la pente ost assez bion ménagés pour être accessible aux voitures.ANNE DU VALMOËT \u20140\u2014 PAR M.MARYAN.-.XXIV (Suite.) Peu à peu les histoires du couvent s'épuisérent, et l'on en vint à une époque plus récente, D'abord Anne écouta.L'âme Joyeuse de ln femme aimée ct de ln mère heureuse était plus disposée à l'expansion que le cœur un peu froissé de In jeune fille.Marguerite riconta In vie triste et étroite qu'elle avait menée au sortir du couvent, puis paris de son mariage.\u2014Vaul était alors professeur d'histoire dans un grand lycée de Parin, dit-clle, at wa position, aussi bien que sex qualités sé- rieuxes dévidérent mon tuteur (mon père venait de mourir) à spréer «es demande.Moi je consentis, peut-être jus ane un regret.Lew jeunes filles sont si foiles! Pour mot, le bonheur «identitisit aver In jeunesse, ln bestuté, que nus-je ?le- pendant, laut se montra si bon que je m'attachai vite à lui; mais je ne compris inoi-même combies nimuis qu'une année plus tanl, Tors affectioh du larynx ayant brisé sa carrière en l'empéchunt de professer, il dût solliciter lu mu- deste place qui nous fait vivre ici.Quand l'arrêt du méde- «in lui fut connu, il ne fnissa é happer aucune plainte, bien Ail aimat pocionnément na profess t sue son nom fut Justement célèbre (ans l'enseignement.- \u2018'uaxis près de lui.tout larmes, il me dit avec dos Marguerite, lorsque, Malgré les années qui nous séparent, je demandai votre main, J'espérais vous entourer de bien-être, d'uimance, et même arriver pente vous à lu célébrité.' J'étais seul, peut-être casayorais-je la carrière des lettres; mai elle est trop hasardeuse pour un époux et un père, et los débuts eu sont trop longe.Je puis obtenir Une situation modeste qui vous donnie le nécessire ot nous permette d'élever notre entant.Hélus, 6 mieux pour vous! Maintenant que je sttix pauvre et que je dois vous emmener dans une ville loins liter la consolation de vous voir hen.\" on de guité vous avez reçu et qui a embelli ptinuera-t-il de s'épanouir au seul rayon de mon af- Marguerite «arrêts, vaîncue par l'émotion que ces souvenirs éveilluient dans mou cœur.Elle ensuya les larmes qui ren- plus brillunts, et embraexs Anne, qui l'écoutait e.\u2014 Alors, reprit-clle au bout d'un instant, je me sentis remuée jusqu'au fond du cœur.Jusque-li, j'avais tout reçu de mon excellent mari : maintenant, j'allais lui rendre, en convolations, en bonheur, ve qu'il m'avait donné.Anne, ma chérie, de ce Jour, je Faimai si tendrement!.On dirnit que tout se paie ici-has, ot Fon waime jamais mieux quaprés un sacrifice.is dlevintnes presque pauvres et tout À fait obscurs.Mais J'en vouffris un peu, mon mari, grâce à Diet, ne n'aporçut pan de mex regrets, et maintenant il est axes houreux pour avoir oublié le passé.Le véritable bonheur, après tout, ait dans l'affection.Anne tressaillit.Oui, Marguerite était réellement heureuse : une heure plus tard, en lu ve près de son mari, son enfant dans ses bras, montrant à son amie avec une innocente fierté lu petite maison où elle faisait régner une élégance modeste et un confort blen entendu, il eût été impossible de nier qu'elle eût trouvé lu paix et lu Joie dans l'accomplissement de na tâche féminine.Et cette tâche ne se bornait pus à ces soins d'intérieur.Anno comprit quelle mission plux haute ct plus touchante eat résor- vôe l'épouse, M.Aymard, malgré «a résignation, songesit parfois avec mélancolie à l\u2019ancion thôâtre de ua vis et de x6s ste- cbs.Marguerite savait alors trouver de ces à-propos que le cœur inspire, et qui, en réconciliant le savant avec va vie obscure, lui donnaient ln douce certitude que sa femine Stalt wae tisfuite de son sort.Cette nature de Marguerite, «! ouverte, si généreuse, si féminine, plaisait de plus en plus A Anne.En un jour d'expansion, elle révéla à son amie les deux accrets de sa jeune vie : le sentiment maintenant effacé qu'elle avait éprouvé pour Jean de Prévelle, et les occupations littéraires qui commencaient à prendre tant de place dans son existence.La jeune femme écoutæ avec enthouxiusme leu vers écrits par Anne.\u2014Comme je weral fière de toi! Nain-tu que tu seras célèbre ?s'écria-t-clle aveu un enjouement affectueux.Anne, lnisse-moi montrer cet album à mon mari ; il x'est beaucoup occupé de littérature, et il est ai bon Juge ! \u2014Non! ok! non! répondit Aune toute effrayde.Nil Jugzenit «ox poésies médiocres, je les jetterais nu feu, je cesserais d'é- erire, et Je me priverais ainei d'une consolation.\u2014Médiocrest.Demne-lex moi, te dis-je, je ne te nommerai pas.Le cœur de lu jeune fille Lattit plux fort pendant cette journée.Le noir, Marguerite lui remit en wourlant «on album.\u2014 Regarde à lu dernière page, dit-elle, et crois-en mon muri.Dès qu'elle (ut seule, Anne ouvrit l'album d'une main flé- vreuse, Une note écrite en marge, au crayon, frappe aussitôt ses veux : # Beaucoup d'inexpérience, mais de la flamme et des éclairs de génie.L'auteur vst digne de vortir des sentiors battus, et, dédaignant d'exciter des émotions lunales et fuctices, de s'élever jusqu'à l'âme, dans lu région sereine du beau et du ul.\u201d Le mot du génie nombla rayonner devant les yeux de la jeune fille et lui causa une sorte d\u2019éblouissement.Elle ne dormnit pas cette nuit-là, toute au vertige et à l'enivrement de paroles que M.Aymard n'uût peut-être pus écrites xi su femme n'eût respecté le secret de son amie.Xxv Il y avait près d'un mois qu'Anne avait quitté Paris.et une réelle modification s'opérait en elle, La gaité de Marguerite dinaipait peu à peu sa mélancolie, l'intelligence et le sens èle- vé de M.Ayimnard la réconciliait avec les Jouinsances obacures et les talents ignorés de la foule, l'activité ile Liège ee cougit wa langueur, et il n\u2019était pas jusqu'au baby qui ne jouût son rôle auprès d'elle en lu distrayant dex réveriex pénibles auxquelles elle se laissait entraîner en songeant à xon retour à Paris.Le temps, en effet, passait rapidement, d'autant plus rapidement aux yeux de lu jeune fille, qu'on lui procurait le plaisir, toujours uouveau pour elle, d'excursions intéressantes.Non.seulement elle avait parcouru la ville et admiré en artiste lex antiques maisons à pignons.mais elle avait visité les sites lun plus charmants et les plus splendides des environs : les ruines Inajestueuses de Tonquédec.se mirant fièrement dans la rivière, les restes moins bien conservés de Cuatfree, poétiquement enchässés dans une verdure épaisse.le château de Ker- grist, élevant ses sept tourelles au-dessus d'an merveilleux horizon, la baie wi rinnte de Perros, les rochers monstrueux de Ploumanach et de Trégastel.La mer l'attirait surtout.Elle avait passé «de longues journées, sans s'apercevoir de lu fuite des heures, levant ces blocs de granit, semés dans une si gran- dioxe confusion qu'ils éveillent l\u2019idée de ruines Kigantesques, et elle avait suivi dex yeux, sans ne lasser, les vagues qui ¥en Kouffraient dans les rochers où qui venuient expirer paixible- ment sur In grève.Au retour de ces promenades, elle avait traduit en pages brûlantes les élans de son esprit et les sensu- tions de son cœur.Elle «ût voulu prolonger ce séjour, qu'elle appelait une halte dans si vie, et M.et madame Aymard insistaient ment pour qu\u2019elle restôt encore avec eux : mais, craignant d'u- huxer de Jeur hospitalité, elle songeait à fixer le jour de son départ.Peon lettres pour toi ! dit gaiement Marguerite, apportant le courrier dans la salle à manger, à l'heure du déjeuner.Et pour vous, Pant.M.Aymard onvrit ses lettres ; Anne en fit autant des siennes, etsoupirs.Laurence était mariée.Avec le tact qui était sa qualité dominante, elle n'avait point signé son nouveau non.et we bornait à assurer Anne de son insltérable tendresse; rmsis il y avait dans cette lettre, À l'insu «de celle qui l'avait écrite, quelque chose de triomphant qui bless la jeune fille.L'autre missive était du Dr Sertan.- Les voilà mariés écrivait-il.Il y avait peu de monde à l'église, mais on s'accordait à admirer la toilette seyante ut In grice de madame Laurence.La toilette, c'est quelque chose du grix où de lilas (je ne connais rien à vos couleurs), et le chapeau était une de ces chosen insenvées, un chiffon de dentelle et du roses que vous autres, femmes, payez dix fois son prix «il porte au fond de la coiffe, là où ça ne se voit pas, ie nom de madume Odde ou de toute autre célébrité de ce genre, « Devant les faits accomplis, il n'y à que la rénignation ; et pour euvisager brutalement la question, vous seule, ma pauvre enfant, pouviez souffrir de ce mariage ; maintenant, faites provision de courage ut de guité.x'il we peut.Le premier moment est cruel, mais tout s'émousse.,,, Le vieux docteur, qui Wa ni enfants ni foyer, mais dont le coeur west cramponné à tine dornitre affection se voit, [ui aussi, condamné a souflrir Moun neveu Georges entreprend une longue série de voyages Je ne veux pas me mettre en travers de ses projets, main jo xouffre profondément.\u201d Anne resta songeuse, et il lui semblu que son cœur se serrait.Depuis qu'elle était témoin du bonheur de son amie, bonheur auquel le monde était étranger, et qui se retrempait suns cesse À ves sources intarissabiles qui jailliesent du fond même du cœur, xs pensée n'était reportée plus d'une fois vers l'homme loyal qui l'avait simée et qu'Alix elle même avait choisi pour «a fille d'adoption.Alix !.Qui l'avait plus tendrement chérie, après tout?Qui avait songé À son avenir et désiré son bonheur d'un cœur plus chaleureux ?Et cependant, madame «de Douhaut ne lui avait mo iln célébrité, ni une situation éclatante, mix des fois tion cachées sous l'ombre protectrice d'une vie olweure, 8 demi éloignée du monde., Ce jour-là, Marguerite avait à rendre quelques visites; Aune refusa de l'accompagner, ot, quelques instants avant du sortir, nuulame Aymard entra date le salon, gracieuse et Julie duns xon simple ot élégant costume, fait par elle.Fille tenait à lu main un livre broché, à couverture grise.\u2014T'iens, dit-elle, parcours ceci cette après-midi ; il 5 u déjà quelques jours que je songuais à te to faire lire.M.Aymard leva les yeux de dessus son Journal, et secous In tête.\u2014Ce livre n\u2019intéreuers pas votre amle, dit-il à «a femme.\u2014 Pourquoi donc?Anne est sérieuxe, et un peu de philosophie n\u2019est pas capable de l'effrayer.\u2014Je ne doute ni des aptitudes de uxdemuiselle du Valmoët, ni de l'élévation de acs goûts ; main vous oubliez que, en dépit de certaines benutés réelles, ce livre nous à surtout intéressés parce que nous en connaissons l'auteur.\u2014Oh ! oui ! dit vivement Marguerite, ue tourtunt vors Anne.C'est Un vrai roman que ce livre, tua chérie, malgré wa mine grave ot sou contenu souvent aride.L'auteur est un anclen élève de mon marl, demeuré son ami, Et quoi cœur d'or, n'est-ce pax, Paul ?Ji u almé que jeune fille qui, paraît-il, était imbue do l'idée d'épouxer un homme célèbre, et ile essiyé pour elle, de devenir écrivain.VE à pris un pseudonyme et ne s'est confié qu'à mon marl, \u2014Et at-il épouxé cette jeune fille?demanda Anne avec une sympathie évidente.\u2014Hétus ! Paut n'a pas pu, malgré son désir, l'encourager dans u ole pour laquelle il n'eut évidemment pus uit.Le livre n'a pue réuuai, 11 & 646 arcublé par des critiques dont l'opinion est un oracle, et le pruvre garçon n'a pus voulu renouveler sa demande, \u2014LCependant, cette jeune fille eût été touchée.ruchée, oui, dit M.Aymard avec l'oubre d'un sourire : mais conquise par un insuccès, non ! Anne resta silencieuse, et Marguerite reprit : \u2014C'est nu excellent cœur! II était si enjoué, st plein d'activité, d'entrain!.Lex excès de travail auquel il s'est livré ont failli causer sa mort.Quelle triste m prise il uw faite, alors que tant de femmes eussent été heureuxes et fières de xa tendresse et de son Ïy pense! Tu le con- nis peut-être, Anne : tu us hubité Blois, n'est-ce pis 7 \u2014 Marguerite, interrompit M.Aymard, ne trahinsez pas le secret qui nous à été confié vous oubliez que nous seuls, peut- être, savons quel nomn se cache sous ce pweudonynie, Anne avait tour à tour pâli et rougi.Elle prit le volume d'un geste nerveux, et x'efforça de sourire en disant : \u2014Ce quetu m'as raconté, mu chère Marguerite, m\u2019intéressern au livre et à l'auteur \u2014A bientôt, Anne.Tu ne l'ennuierus pus en mon ab sence 2.Quand Baby reviendra de lu promenade, il pourri te tenir compagnie.Au revoir, chère petite, Paul ue HOItOns-t10us pas cnsein ble ?M.Aymard prit son chapeau pour re rendre à son bureau.et Anne ouvrit le livre à la première page.Il ne #y trouvait qu'une dédicace sans signature, uinsi congue : Si ee livre rat bon, j'rn fain homage au maître ; s'il ent médiocre ou mens valeur, je le recommande À l'indulgence d'un ami.Anne tresuaillit.Son imagination ne le trompaît pas : elle avait vu chez Laurence quelques billets tracés de cette grande écriture presque droite.qui devait se reconnaître aise.ment.Fiévreuxe, agitée, elle emporta le livre dans sa chambre ot w'axsit, à x place favorite, près de la tvnêtre.Mais co n'était pus une rue de Paris où le mnnmet de quelques arbres étoilés \u201cui v'offrait à ses yeux : par-dessus des jardins verdoyants on apercevait ls campagne, riche et puissante sous lex ardeurs du roleil, avec sew masses de bois vert tendre ou vert foncé, trun- chant sur le tapis velouté des prairies.Au milieu de cette verdure, une route serpentait.blanche ot poudreuxe, comme un long ruban ; des oiseaux voletaient duns les jurilins, dex parfums de roses et de montaient dans la tranquille et pure atmosphère, et la jeune fille, dans tx quaisible solitude de ce Jour de printemps, ouvrit d'une muin tremblante le livre qu'elle avait inspiré.Le publie et les critiques avaient eu mison.,.11 ¥ avait là un noble esprit, x Un esprit rebelle à ln iplin i seule complète | vain.De grands élanx un sotftte doué d'une certiine puissance, mais inégal, des écluites d'intelligenre.presque de génie, sussemblaient sans ordre, mans cobénion, sens unité.Le fin du prochain numéro.f \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Les anciens Canadiens connaissaient l'efficacité de Ia Noix Longue à en état vert, comme pars luxatif, mui von use présentait wn inconvénient, c'est qu\u2019il était imponsitile de e procurer des noix fraiches dans toutex lex raisons, La science à depuis découvert an extrait de cette noix qui eon.serve son efficacité pour nn temps indéfini.C'est de cet extrait que sont composées les Pilules Purgatives de Noix Longues de McGate reconnues aujourd'hui comme un des millers pnrgatits En vente chez tous les Pharmaciens.La Consomption guérie.\u2014Depuis 1870, le Dr Shearer à donné, par l'entremise de ve bureau, les moyens de guérison à des milliers de personnes affectées de cette maladie.La correspondance devenant trop volumineuse, j'ai dû lui venir aide.Il à été obligé, par la suite, de l'abandonner compl ment, et il mn remix la recette de ce simple remède végétal, découvert par un missionnaire aux Indes, qui est ni puissant à guérir In consomption, les bronchites, l'asthme, le catarrhe, los maux de gorge et autres maladies des poumons ; c'est sumed un remède certain contre la débilité générale.Sex propriétés curatives ont été prouvées dans des mullliers de cas, et mû par le désir de soulager mes semblables affectés de ces maladies, Je me fais un devoir de le faire connaître à tout le monde.Sur récoption d'un timbre-poste et d'un numéro de ce journal, je vous enverrai À votre adresse, franc de port, ln recette de ce remède avec toutes les descriptions, en français, en anglais et en allemand.\u2014 W.A.Noves, 148, Powers Block, Rochester.La SUIENCE ET L'uviLk.\u2014Le Virginian, de Norfolk (Va.), du 16 janvier 1882, fait mention de la cure remarquable par /\u2019Huile de St, Jacob, d'un rhumatisme nigu dont souffrait horriblement le professeur Cromwell, bien connu dans le pays par ses illustrations artistiques, llasufii d\u2019une seule bouteille pour effectuer cette guérison ; son effet a été vraiment magique. ler Juin 1882 LA MORT D'UN SOLIDAIRE Un écrivain français, M.H, Chauvelot, à entrepris de peindre lu fin épouvantable qui s'appelle ls mort rioile, ll l'a fait avec une grande énurgie et avec uno vérité anisissaute.Son récit, intitulé Une Résurrection, à paru dans la Mérna du Monde catholique, No.du 15 février IKKZ, Nous en détachons les pages suivantes, \u2018aus lesquelles aprèn avoir raconté la mort d\u2019une chré- tienne\u2014mort sainte qui ramène à la foi un époux in- différent et sceptique\u2014l'auteur fait le tableau de la fin d'un M.Lamorton, doctrinaire \u201c endurci,\u201d devenu ra- dlical et solidaire sur ses vieux jours, Tamurton est sur son lit de mort.Deux \u201c frères et wmis\u201d solidaires sont nceourus pour monter ln garde autour do lui ; ils commencent par chnsser les parents suspects d'avoir vncure souci de son âme.Un prêtre vénérable se présente accompagné d'un ancien ami, qui raconte la triste scène en ces termes : Pendant trois jours, le prêtre se présents chaque matin chez son paroissien ; il pleura, pria, supplia, me- nag méme, mais pleurs, supplications, prières, menaces, tout fut inutile.Les athées tensient leur proie, et rien ne put la leur arracher, Les choses allèrent pendant quelque temps au gré des délégués solidaires, Mais vint l'heure uù le malade parut ne plus rien wniendre de ce qu'ils lui disaient.Dans les accès de In douleur, dont l\u2019intensité ne faisait qu'augmenter, il poussait des cris aigus, et promenait autour do lui des regards inquiets, Aux approches de l\u2019agonie, le malude demanda si le curé n'était pas revenu.\u2014Je désirerais le voir, dit-il ; j'ai une contidence à lui faire, ot quelques torts à réparer par ses mains.\u2014Pas d'hypocrisie, monsieur, vous voulez vous confesser, Mais nous vous épargnerons cette lâcheté.Nos statuts, que vous avez juré, nous cn donnent le droit et nous en font un devoir, et nous sommes résolus i le remplir jusqu'au bout.Voici l'heure où nous devons substituer notre personnalité vivante à la nature défaillante.Le Lamorton d'autrefois n\u2019est plus, mais nous le continuons contre le Lamortou d'aujourd'hui.Nous vous sauverons de vous-même et malgré vous, Ainsi parla le premier solidaire.\u2014Lamorton se confesser ! dit ironiquement le second ; Lamorton aux pieds d\u2019un jésuite ; Lamorton se frappant lu poitrine ct confit en dévotion ; Lamorton, membre du Sacré-Cœur, et récitant son chapelet comme une vieille bigote ! Non ! non ! nous ne permettrons pas ce scandale, cette hunte, cette dégradation ; nous le permettrous d'autant moins, ajouta-til hypocritement, \u201cue je ne partage pas vos craintes sur l'issue de votre maladie, et que vous pouvez, c'est l\u2019uvis du médecin, revenir à la santé.Vous nous bénirez alors de n'avoir point eu la faiblesse d'obtempérer à votre désir\u2026\u2026 Voyons, mon cher ami, rappelez done vos esprits et lenses.\u2014Je pense à Dieu! murmura le malade.\u2014Vous êtes réellement bien bon de penser à Dieu ; lui, ne pense pas & vous.I! ne ponse même à personne, répartit le disciple de Béranger, \u2014Je suis tourmenté, disuit Lamorton.Je crains d'avoir fait fausse route.\u2014Crainte chimérique ! elfet des superstitions de l\u2019enfance, lui répondait-on.Repurtez-vous à dix ans en arrière, et rappelez-vous, par un effort suprême, toutes les raisons qui soutensient votre révolte contre l'infâme ! \u2014Ces raisons ont disparu avec mes passions, En face de la mort, mon cœur à besvin de fui, d'espérance et surtout de pardon.il me semble qu'un prétre.\u2014Un prétre ! Non! nou! on ne verra pas le malheureux Lamorton, Lamorton le solidaire, mendier, aux pieds d\u2019un prêtre, un laisser-passer pour le paradis ! Ce scandale n'aura pas lieu.\u2014 Au fond de moi-même, je sens que le Christ.\u2014Le Christ fut un imposteur et vous un lâche.\u2014Je ne crois plus au néant, et je crains Dieu ! \u2014Dieu n\u2019est qu\u2019un mot.~-Blaspliéme et mensonge ! je le vois des yeux do l'âme à venir.Oh ! mon Dieu ! mon Dieu ! Pardon- nez-moi, mon Dieu.Jésus, mon Sauveur, ayez pitié de moi! Un prêtre ! un prêtre !\u2026.\u2014 Non, non, ta mort ne t'appartient pas ; tu nous l'a vendue.le Christ ne l'aura pas.L'infâme ne triomphera pas ! \u2014 Au secours ! au secours ! Bernard ! Bernard ! \u2014Je n\u2019y tins plus, me dit le vieux domestique ; d\u2019un coup d\u2019épaule j'enfonçni la porte de l'appartement, et je me précipitai vers mon muitre\u2026 il voulut parler ; Mais ses yeux s'ubscurcirent, son bras retomba sur le lit.Il soupira et mourut laissant les solidaires maîtres de l'enterrer à leur guise.Le soir même, on lisait dans tous les journaux de la libre-pensée que Lamorton était mort en brave, que sa dernière parole avait été une vigoureuse protestation contre la superstition et un digne couronnement de toute sa vie, Et on invitait tous ses amis à ses funérailles purement civiles, Le lendemain le convoi se dirigeait vers le cimetière ; L'OPINION PUBLIQUE nueun sigue, aucun symbole religieux ne précéduit le cercueil ; aucun prêtre ne priait auprès du corps.Une cinquantaine d'honumes le auivaient ; los uns levaient In tête avec orgueil et regardaient avec mépris les villuguois faire le signe de lu croix ; lex autres, par petite groupes.cannniont i houte voix de leurs affaires, On eût dit des cadavres portant on terre le néant, La: spectacle de la mort qui, d'ordinaire, fait surgir taut de pensées graves dans les âmes les muins vivantes, n'avait aucune prise sur ces hommes.Le terrible problème de In vie et de lu destinde, soulevé par co cor- cueil, aucuu d'eux ne se le posait duns l'anxiété de son cœur, Placée par cet enterrement sous les lueurs sombres que projette l'éternité, ils ne les voyaient même pus, Rien de plus navrant, de plus puignant, que ce profond idiotisme en face de ln mort, Ces honnues ne devraient pas s'appeler \u201c soliduires,\u201d mais bien * solitaires,\u201d puisqu'ils séparent la grande communion religieuse qui unit le temps à l'éternité.Ce convoi, lugubre et découronné des lumières de l\u2019immortalité, passa levant l\u2019église sans y entrer et disparut derrière les murs du cimetière.Les assistants formérent un grand cercle autour d\u2019une fosse béante, ot, tandis qu'on y descenduit le cadavre, un parleur expédié de T\u2019aris fit, d'une voix creuse, l'éloge du membre héroïque, du membre que la Solidu- rité venait de perdre, et qui \u201c rendait au yrand tout la vie qu'il en avait reçue.\u201d Puis, après cette profession de foi matérialiste et athée, il s\u2019écria, foignant une émotion que lu sécherusse de ses traits démentait : \u201c Adieu, Lamorton ! adieu !\u201d Ici, comme partout et toujours, l'iniquité s\u2019étuit menti À elle même.ps NOUVELLES DIVERSES Mgr Laflèche, évêque des Trois-Rivières, est de retour de son voyage.\u2014o\u2014 Le lieutenant-gouverneur Cauchon est dangereusement malade à Winnipeg.\u2014o\u2014 La princesse Louise s\u2019est embarquée jeudi dernier à Liverpuol pour retourner en Canada.\u2014o\u2014 Depuis le 5 mai, les steamers transatlantiques ont débarqué à Québec 13,000 immigrants venant d'Europe.\u20140__ I1 y aura, dans quelques jours, à Ottawa, une séance spéeinle de lu cour supréme pour le prononcé des jugements.\u2014o\u2014 M.F.H.O'Brien n été nommé magistrat de district pour le Saguenay, et M.A.Hudon le remplace comme magistrat de district à Chicoutimi.\u2014o\u2014 Nous avons la douleur d'apprendre la mort du R.L.Charpeney, arrivée mardi matin, 23 mui, au presbytère des R.R.P.P.Oblats, en cette ville.Le Rév, Père était âgé de 56 ans, \u2014o\u2014 L'Institut Canadien-Français de Boston, Mass, à pris possession de ses nouvelles salles, au No.1G1, rue Fré- mont, L'assistance était nombreuse et distinguée.Un y remarquait le gouverneur du Massachusetts et le maire de Boston.\u2014o\u2014 Les révérends Pères Lacombe et Legoff, O.M.I., sont partis il y a quelques jours pour les missions sauvages du Nord-Ouest.Deux Sœurs de Charité sunt parties en même temps pour aller se joindre à leurs compagnes dans les missions de la rivière McKenzie, \u2014o\u2014 HORRIBLE.\u2014 A Rappahannock, l\u2019enaylvanie, jeudi dernier, une femme du nom de Bruce a fi le crâne de au belle-fille, âgée de dix ans, avec une barre de fer ; puis après avoir traîné le corps dans une cabane, satura ses vêtements de kérosine et y mit le feu.\u2014o Le parlement de la Nouvelle-Ecosse vient d'être «dissous, Les brefs pour les élections générales daus lu province ont été lancés.La présentation des candidats et la votation auront lieu aux mêmes dates que pour les élections fédérales.\u20140 Méfiez-vous de ces remèdes qui sont annoncés comme guérissant toutes les maladies du foie, des reins, des ro- nons et autres, car ils ne font que soulager pour quelque temps, tandis que les Amers de Houblon sont un remède certain et efficace ; leur effet est permanent.\u2014\u2014 On écrit de Victoria, C.A,, que des feux allumés par des employés du chemin de fer sur la section de Port Moody, se sont propagés jusqu'à la forêt et poursuivent avec acharnement leur œuvre de dévastation.La con 261 trés est onveloppée cat los Mammos et des quantités considérables de bois de corde et de construction ont déjà été détruites, l'incendie v'uvance avec uue rapidité effrayante dans la direction de be ville de New- Westminster, \u20140-\u2014 ACCIDENT FATAL \u2014 Vers tue heure ot demie, samedi après-midi, M.Louis Roy, entrepreneur, travaillait Jui- même avec un cric à élever lv deuxièlue étage du ma gusin de confectious de MM, A, M.Allan & Cie, Nu, 77, vue Saint-Joseph, afin de construire une nouvelle façade au bâtiment.La pression exercée contre une growse pierre de taille formant l\u2019entablement de la porte, lu lit feudre en deux.Le plug gros fragment pesant plusieurs centaines de livres se ddtacha ot tomba sur la téte du malhienreux entrepreneur, Il s\u2019affaisss sur le coup et lu grosse pierre veposa sur son estomne, Un fit venir le révérend M, Rousselot et le Dr Lalonde.Le blessé fut administré, et quelques instants après il rendait le dernier soupir.La police du poste Chu- buillez fit transporter le caclavre à su résidence, au No, 189, rue Workman.\u20140\u2014 MEURTRE HORKIBLE\u2014 Nous avons à enregistrer un meurtre commis de sang-froid dans un hotel do cette ville.Deux immigrants suédois, arrivés récemment de Li- verpoul par un stenmur de In ligue \u2018 Dominion,\u201d cles- cendaient à l\u2019hôtel Dumouchel, appelé \u201c Hôtel de Culi- fornie,\u201d au coin des rues Saint-l\u2019aul et Bonsecours.Ils avaient pour tout bugage «deux sacs de voyage, et se nommsient respectivement Johannes Olofessen et Ju- hannes Jacobsen.le premier parlait quelque peu I'anglais, mais l'autre ne parlait que sa propre langue, Un leur assigna la même chambre, et ils parurent vivre en grande intimité.Ils faissient tous deux usage de boissons, suns cependant s'enivrer.C'était Olofessen qui payait les dépenues.Vers 64 heures du soir, jeudi dernier, M.Dumou- chel, qui était dans sa buvette, vit Juculmen sortir de l'hôtel avec son sac de voyage et celui de son compa- goon.N'ayant pas été entièrement payé, l'hôtelier de- mandn au voyageur où était son compagnon et pourquoi il emportait les deux sacs.Jucobsen ne répoudit pas, parcequ\u2019il ne comprenait pas probablement, Ou envoya immédiatement un employé s'assurer si l'étranger qui restait permettait à son compagnon de partir avec ses effets, mais le dumestique revint déclarant qu\u2019il ne pouvait éveiller l'étranger.Etonné, M.Durmnouchel se transports lui-même dans la chambre, suivi de Jucobsen, qui paraissait impussible et tout à fuit indifférent à ce qui se pussait, Enlevant les couvertures du lit, il fut frappé d'horreur à lu vue d'un cadavre baignant dans son sung et couvert d'horribles blessures.Une entaille terrible à la tempe gauche paraissait avoir été faite au moyen d'une bouteille dont les débris gisaient encore dans le lit.La gorge était tranchée depuis la mâchoire gauche jusque près de l'ureille druite et lu voine juguluire et les artères carotides étuient cuu- pées.Le cadavre portait en outre la trace d'un coup de couteau dans la région du cœur.Il n\u2019y avait pas à en douter, c'était un meurtre.La victime était âgée d'environ 45 ans et le meurtrier, qui n'est autre que Jacobsen, est âgé de plus de 50 ans.Au poste central, on à trouvé sur le prisonnier deux montres, la propriété du défunt, et plusieurs pièces de monnaies d'or, qui out dû appartenir à la victime, entr'autres un souverain sur lequel il y à des traces de sang ; de plus un couteau, l'instrument probable du meurtre.Jacobsen refuse de répondre à toute question qu'on lui pose, \u2014Vous êtes toujours avec des médecins, vous ?\u2014Toujours.\u2014Et çà vous fait du bien ?\u2014De fréquenter des médecins ?\u2014Oui, \u2014Pas du tout, je me crois toujours malade.\u2014Pourquoi ?\u2014Par politesse.* > Un jeune homme, qui se mariera la semaine pro- chaîne, disait l'autre soir, dans le salon de son futur beau-père et en présence de sa fiancée : e veux que notre union soit célébrée à 11 heures précises.Je veux qu'on nous fasse de la bonne musique.Je veux que le repas de noce ait lieu dans les salons de notre meilleur restaurateur, Je veux partir le lendemain pour New-York.\u2014Ton futur veut bien des choses, dit la 1ère, lureque le jeune homme efit levé la séance.\u2014Laissez-le dire, répondit la jeune fille avec un fin sourire, il rédige ses dernières volontés ! 097 EE ; SN [ iw FRETS La pres \" (TE | LL = i | Wy.RI I A Jif FL IN \" Fu PE bee ie, SE in JB NARS 8 # Fi i oN - {1 3, RB Ut sv TA 2X 8 \u2014 «a om) #4, > To PU i Jee te \u201cpan 1 men pa Ad ec FE 7 IP i rl U2, FF 23 wr To eee red qo No fins om a) Ë CE 5 ee Je yom.1s 5 he AEE \u201cid i 2 TT eR [AXXAIR) TE A > > ya fry oy Let _ TET g un orf ee Xf ve Ca SE EF =, Ena in ze S ki Ae a ai ae a hi ph Le AE 4; Er | po 4 i me Fa Hs ke; LS \u2014 bm F3 ts 5 a fide t ) Æ Br , poeme Bat 7 = bo i, ANDITANA NOINIAOT j Cr ai en ENS ane td mr \u2014 >21 1 \u201c| 5 1 5 \u2014 - == Lo mains 2 oe Lo + = sf od Rl Paani ib 4 Es] = Aa SN Ee oy - 3 i TRE + RAS at - Eat SES 4 ep Tel.vy 3 = Eo - \u2014 À = dat od Hf, LY A) im A = m= 39 9 4 | wi = Lr, T = i rE 2, 1 mem Lee rd a eee armee re EGYPTE._\u2014 ENTRÉE DE LA CITADELLE DU CAIRE.2881 Ninf VAT lez JuIN 1882 L\u2019' OPINION PUBLIQUE 265 LA QUEUE DE LA CHEMIN tue la mère qui n'aurait pas agi comme ls veuve Bourdon lui Jette la première pierre * Mais soyez sûrs quo, cette pierre, c'est au chien du boucher Rouitlurd qu\u2019elle l'aurait jetée, connne l'a justement fait la veuve Hourdon.Rouillard a vengé son chien, et le voilà en police correctiunnelle pour qquelyues coupes de pied envoyés à evtte brave dame, là où s'envoie ce genre de coup, généralement plus humitiout «que dangereux.Disons tout : la bonne mère, n'ayant pas obtenu avec l'envoi d\u2019une pierre ce qu\u2019elle attenlait du chion, s'est mise is taper dessus avec une véritable rage ; «le là les représailles dont olle se plaint.Cet animal était un de ces petits doguins cornmo eu ont les bouchers, terribles quand il le faut, ne Jâchant pas le morceau qu'ils tiennent dans leur michoire de for (comme nous allous lu voir tout à l'heure), mais ne perdant pas le privilège de la jeunesse : lu gaieté, Or, Turban (c'est sun nom) ne voulait (ue jouer, c'est hors «de doute, [a veuve Bourdon n'en cruit rien, elle a vu son fils en danger, malgré les rires fous de lu galerie, et voilà comment, de fil en aiguille, l'affaire à fini par un proces, M.le président.\u2014Dites daus quelles circonstances, madame, le prévenu vous à frappée.La veuve Bourdon.\u2014Ah ! qu\u2019il est Lieu tout ce qu\u2019il faut pour faire an boucher ! M.le président.\u2014 Bien, bien, expliquez-vous sans commentaires.La veuve Bourdon \u2014Eh bien, monsieur, voilà : je J'tssdis avec mon petit gargon, dont il avait un gâteau dans chaque muin ; un beignet de l\u2019une (Rires duns l'enditoire) ot une crêpe de l'autre.Je ne sais pus J'uurguoi on rit, ça n'est pourtant pas si risible.M.le président.\u2014 Voyons, abregeons : le chien du prévenu » voulu manger les gâteaux de votre enfant, saus doute ?La veuve llourbon.\u2014Oh ! c\u2019est pas çu du tout: voilà : mon petit avait la queue de «a chemise qui sortait de sa petite culotte, par derrière.(Ztrres.) Encore ?M, le président.\u2014 Continuez donc, madame.La vouve Mourdon \u2014 Alors, monsivur\u2026 qui est bien tout ce qu'il faut pour être boucher, venait derric nous avec sou chien.Tout à coup, voilà mou petit qui jette des cris comme si un le déchiquetait en morceaux.Je regarde et qu'est-ce que je vois?le chien de monsieur qui avait attrapé Ia queue de la chemise de mon enfant\u2026(Zer la rois du témoin est ronrerta par les rires de Pœuditoire \u2014Le silence rétutidi, etie continue.) Et il tirait en arrière, et mon petit garçon tirait en avant pour se sauver ; plus il tirait de sun côté, plus le chien tirait du sien, en faisant gnon, gnon guon ; mon enfant jetait des cris, que tout le monde était aux portes vt aux fenêtres et qu\u2019il se faisait an rassemblement.Je jette une pierre au chion, il n\u2019y fait méme pas atton- tion, et il tirait toujoursen grogmant, eb messieurs, tous ces gens- -la, au lieu de délivrer un pauvre innocent, riuient à se tordre, jusqu'à monsieur qui pouvait faire lâcher son chien d'un mot, et qui rinit comme un veau, Alors, voyant ça, j'envoie des coups de pied au chien, pensez! j'étais comme une furie.Tout A coup, monsieur, je reçois des coups «le pied au derrière : c\u2019est une horreur d'homme qui n'a ni cœur paternel, ni galanterie.Le prévenu rit.M.le président.\u2014(\"ust entendu : allez-vous asseoir, madame, La vouve Bourdon.\u2014 Un seul mut, monsieur.IL n\u2019y a pas ou moyen de faire lâcher le chien; c'est un militaire qui se trouvait là, qui a coupé la «queue de lu cho- mise avec son sabre ; c\u2019est comme ça que mon enfaut a été délivré du monstre de chien de monsieur, qui bien tout ce qu\u2019il faut pour être un boucher.Le prévenu reconnaît les faits en principe : On n\u2019a pas idée, dit-il, d\u2019une femme aussi hôte que ça: un chien de sept mois, c'est jeune, çn joue ; il voit une queue de chemise, il l\u2019attrape pour jouer, «t madame voyait bien que tout lo monde riait et que mon chien jouait, ete bête, c'est re son Âge, et elle se met à le massacrer de conpa de pied.M, le président \u2014It fallait appeler votre chien et ne pas frapper cette femme Le prévenu.\u2014Oh ! frapper ! des coups de pied dans les jupons.Ta veuve Buurdun.\u2014Oh ! ai pas sentis, Le prévenu.\u2014Ni ou vous disait «le faire voir les traces.(Le prérent rit.) La veuve Bourdon.\u2014Voilà les procédés de monsieur ; après avoir battu les zons, il se moque «d'eux.Le tribunal a condamné Itouillard à trois jours de prison.vous croyez que je ne les Mme X.vient de perdre sun mari : Elle reçuit lex consolations d\u2019une amie.\u2014Voyons, il faut se faire une raison.réagir contre ln douleur.Prenez courage.\u2014Oh ! soyez tranquille, j Je ue me laissorai pas abattre par le chagrin, répondit bu veuve à travers nes lavmes, mais vous connaissez mes nerfs, wn rive les ébrante.Voulez-vous savoir quellu est la ville du monde où il y a le plus de cuitfeurs et Je plus de gens de lettres ; le plus de ailleurs et de photographes 7 le plas de pits siers, de modiates «1 d'itvocats ?Nous allous vous le sève : c'est Paris, En revanche, Loudrez poule \u2014 relativement aux Autres capitales \u2014 le plus grand nombre de louvars de voitures, d'ingénieurs, d'impritmeurs, de libraires et de cuixiniers.Les Usuriers, les collectionneurs, les amateurs de t bleaux ne sont nulle part plus nombreux qu'à Amster dam.Pour lus cochers, Saint-Pétershourg l'emporte de plusicurs longueurs de traineau C'est à Bruxelles qu\u2019on trouve le plus de gamins qui fument : à Naples, le plus de portefaix et de cienroni : à Madrid, Le plus de flâneurs : à Dorlin, le plus de buveurs le Dière : à Florenee, le plus de bouquetières : à Dublin, le plus de tilous ; à nève, le plus d'horlo- gors : à Lisbonne, le plus d'huissiers ; ia Rome le plus de mendiants 64 de jolies femmes ; à New-York, le plus de mécaniciens.Aucune ville de laterre ne consomme plus de viande, de pale ale et de pommes de terre que Londres ; plus d'eau que Stockholm ; plus «le café que Constantinople © plus de cigarettes que Madris ; plus absinthe que Paris.Entre fumours, voluptueusement étendus sur les divans d'un atelier \u2014Quelle mauvaise habitude, quoiqu'elle procure tant do plaisirs ! C'est sus doute au lycos que vous avez appris à aimer lo talc ?L'autre fumeur simplement : \u2014 Non.Je n'aimais pus l\u2019endroit où l'un fumait LES ÉCHECS Montréal, Ter Adressez les commmnications conc O.Tuer, 698, rue Saint-Bonaventure.juin IRs, ent nant eo départs SOLUTIONS JUSTES : Autre salution da No, 316,\u2014M, Paul Paradix, Xt-Feau No.311 MM, Paul Paradis, St-Jean : H.badlandry.York : V, \u20ac jui, Enxé i F.H.Gingrus, Troix- Rivières ; Leganlt, Ottawa; N.H.Guérin, M.Durgis, Montréal ; Un amateur, T' O.P, Sherbrooke ; M, \u2018,upien, Qué Lafrenai ponte : AP, \u2018Artlmnbmaka NOUVELLES.\u2014Les journaux des Etats-Uiis annoncent encore nue fois que lu folie de Paul Morphy n'est pis incurs) Ute des premiers médecins de New-York con or Morphy ment des premiers mes Europe et de le soumettre an trai temps peor le rae ving aliénistes, of croit qu'il fridrait mener à lu santé, \u2014Le tournai d'échecs international «de Vienne (Autriche), est ouvert du 10 mai.Environ vingt jouenrs de première y prennent part, et chaque concurrent deven jouer deux que Nous regrettons beaucoup que Is maladie ait empérhé M.Rosenthal.le champion français, de prendre part à cette lutte.Une dépéehe de Vienne en dite dn 21 mai donne Ie résultat suivant i la cldtare du meaviéme jour Blackburn, Ma et Winawer gagnatent {chacun 7 parties: Muson, 5: Steinitz 4}, et Ware (américnin), 3 parties PROBLEME No.Composé pour L'Opénien Publique pur M Beauvoisin, France.312, Fayssk, père, de a am a del a a a a a 0 \u201ca a À _ Ea Ed a 7 pitees au Les Blanca je tt et font mat en 3 conps SOLUTION.\u2014No.311, Noirs.Ad libitum.Blanca.1 R7eD 1 2 D, échec et mat.$200 de récompense.Cotte récompense sers payée à quiconque donnera des informations pour la sévouverte et bi conviction des personnes vendant Amers de Houblon falsilies, contrefaits ou imi ou toutes autres préparations avec le mot de ffonbton, en vite de frander le public.Les véritables Asrers dde Houbton out une gerbe de houblon vert imprimée su le lane de l'utiquette, et sont les seuls purs et he neil leur reméde contre Tes maladies du foie, dex rognons ot du system nerveux, Métioz-vons de toutes les autres préparations annoncées dans les journaux commune étant des * Amers de Houldun.\u201d Quiconque debitant aucune contrefaçon sers poursuivi\u2014 Compagnie manufactu rière des Atmers de Houblon, Rochester, N.-V.Mores ! Mères !! Mères !! ! tes-vous troullées Die nait et feunes à 5 et lex gétaisscments d'un cntinit qu fit nes dents?S'il lez chercher tout de suite bonteille de Sirop WW sti.Hints Rutt 1 mnonde qui, ay ue il met en ond Pendant et rend Hews par les wont ten nesta Calmant dr puuvee petit à moindre « usé de « te, TE ny a pas une hi ap te vous diva pas a 5, donne lee Fan effets ticrtent ce n ext purlaitement H dns tons des cas et agréable à prendre, I est ore \u2018 par un des plus an et des meilleurs médecins du Les instructie sexe féminin aux kb sadires pour faire usage du sirop sont données avec chesque bouteille.MURRAY.NTREPREN CANAL AVIS AUX | ns mlressees a notissigne, Ie Canal Mur.des malles de Juan prochain, Es SOUMISSIONS vachelées, stejpéricures sur de fac Pin formation d'u de Tn Baie dv Quinte ay Ontario.le Havre de Proxgrile, « bureau et à Brighton, 1 plans et devis des travaux à ta to yun prorhon rites de sotmission cront se rappeler que chute soumission tapeugriée d'un chôque de Tareque accepté pone la OUT cette sonne sent conliseptée ROUES ne dle signer de contrat pour l'exécution des t x offerts, et aux termes et couditions sti- sionnaire r VAUX AUX tan 5 le devis.rents i ceux dont tes soumissions h'uuront Ce dépar ment ne sen ».tréarcines, À an copier La plus basse ni aucone des soutoi Par ordre, FORRAUN Secrétairs AEN, Dépt.des chemins de for et awa, 22 NAVIGATION DE LA RIVIERE TRENT.Canaux de Fenelon Falls, Rapides Buckhorn et Burleigh.AVIS AUX ENTREPRENEURS.cnchots adressées au sonssigne, 04 trission | ba navigation de vent jusque l'arrivée ces Le cinguibue joes de juillet it In nuscript rent seront Te prochain 4e pont et autres trivanx à Fenelon Falls truetion d'une dex Buckh truction « Chutes Burl Les travaux à chaeun de ces endroits seront ndjugés sépuré- ment.On porns voir ice laren des cartes dos dif lex plans et de les fuvans à fai vedi, fo vingt-unii we jour de guin pecenhosen : #Y procurer des dormnles oprimiées de souriissies renseignement au sujet des travaux à fuire À Fenelon Falls son feurni à ce t-1A, «1 quant À ceux de 1 horn vi ich.on poures obtenir ces reuseignements ao bureau de ur locot, l'eterbomouzh Wenetrs devront se ruppeler KARRI she vront étreace cepté, conne suit - who Falls.vices Bus khoën.Chutes Burleizhe 24, Aeron contisquées si le test pour lexécntie Aux taux et prix offerts et aux fermes eU conditions stipulés duns Ve de aussi pour In « \u201ct pour Le © rx de pont ax ns endroits lôs et après pou isussi semblable que les sou panies dun ch pour les div de Laure a 3 Tour fes travaux de da de Sonn 4 ' Le département te w'ergouge pas néanmoins, à éccepter la plus Vase ni aucune des souissi Pur ordre, FO BRAUN.Secrétaire, (mins de fer el Guns, uni 8x2, Département des © Ottaws UN REMÉDECUIE E POUR RHUMATISME, La Névralgie, Sciatique, Lumbago, le Mal de Reins, Douleurs de l\u2019Estomac, 1a Goutte, !Bequinancie, Inflammation du Gosier, Enflures ¢t Foulures, Br} lures, Echaudements, Douleurs générale du Corps, et pour le Mal de Dents, d'Omilles, pour Pieds et Oreilles Glacés, et pour toutes autres Douleurs et Maux.Aucune préparation sur la terre est égale à l'Huile St.Jacob comme remède externe sain, certain, simple et bon marché.L'essai coûte peu, seulement 18 petite somme de 50 cents, et tous ceux souffrants de douleurs peuvent avoir une preuve positif du mm rite que cette médécine réclame.Les directions sont publiées dans onze langues différentes.Vendue Pur Tous Les Droguistes Et Commer- eants De Mederines.A.VOGELER & CIL,, Baltimore, Md., U.8 A.A.BELANGER MEUBLES PREMIERE CLASSE Spécialité d\u2019Ameublements de Salon 376 RUE NOTRE-DAME MONTREAL, LA COMPAGNIE LITHOGRAPHIQUE - BURLAND (LIMITÉE) CAPITAL 8200,000 ELECTROTYPEURS, LITHOGRAPHES, IMPRIMEURS, GRAVEURS, EDITEURS, ETC, ETC 3, 5, 7, 9 & Il, RUE BLEURY MONTREAL Cette com ie, possédant un capital plus élevé qu\u2019au- cut autre Compagnie.Lithographique du Canada, te trouve par sa position financière et le matériel considérable qu\u2019ell sède, capable d'entreprendre l'exécution de toutes es) d'ouvrages dans les diverses branches d'industrie qu'elle exploite.Un personnel considérable d'articlef Ini permet de ga.rontir la qualité de ses ouvrages.Elle possède en outre : 18 presses À vapeur.+ machine patentée À vernir les étiquettes.s machine électrique à vapeur.« machines à photographie.2 machines à gravure photographique.2 machines à enveloppe.Aussi : Machines À perforer, À cou; 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l'on pourra aussi obtenir des formules imprimées de soumission, Len entrepreneurs devrunt se rappeler que chaque soumission doit être aocompagnée d'un chêque de banque accepté pour la somme de $1,500 ; cette somme vera confiequée st le soumissionnaire refuse de signer ur l\u2019exécution des travaux aux taux et t sux termes ot couditions stipulés dans La chôqae sers remis à ceux dont les soumissions n'auront pas êté acceptées.nésomoins, à accep- Le département ue s'engage ter ui le plus basse ni aucune ces soumissions.Par ordre, ¥, BRAUN, Secrétaire , des chemins de fer et cana Dépt \u201cOttawa, 58 mai 1003, wi ler Juin 1882 ule porte » PIULE les Rhumatismes, 1a Toute communication relati meat toutes les affections énumérées dans le Wouvean Of LA , En parifant le sang, alles sont un on brensés sat les et les moindres mudisss fr tenonvess, \u2014 3 toutes fes Pharmacies.\u2014 Exiger avec chaque boîte ie Wouveau fe e ve \u2018a 2 GOLVEIF, 50, rus Ollivier-de-Serres, Paris, \u2014 A BT LEUR IMITATION On cherche à amener une confusion par uns imitation Pilules Golvim.\u2014 Toute bolte de Pilules qui na serait pas conforme au modèle ci-conire dovra âlre considérée comme une contrefaçon.Da plug, Lrs PILULES GOLVIN imprimé ie nom @olvin.\u2014 Les Pilules do chaque pit: y aoivin sont un puissant dépuratif du sang.Elles sont efficaces dans \u2019 iE toutes les rnladies; elles guérissent les Consiipations les plus opinilires, Goutte, les Maladies de la peau, et i rvatil des Tre: doit ad LA E à NELBOR certaines conditions de culture, à raison de avec intérêt à six pour cent.Par ordre des directeurs.) MONTREAL, 1er Décembre 1881.Compagnie du chemin for du Pacifique canadien La COMPAGNIE DU CHEMIN DE FER DU PACIFIQUE CANADIEN offre à vendre des terres dans la FERTILE CONTRÉE de Manitoba et le Territoire du Nord-Ousat, moyennant $2.50 ACRE Le prix d'achat est payable un sixième comptant et la balance en cinq versements annuels UNE REMISE DE $(.25 L\u2019ACRE est allouée pour la culture, tel que décrit danx les règlements agraires de la Compagnie.LES TITRES DE PROPRIETES de la Compagnie, que l\u2019on peut se procurer duns toutes les agences de la Banque de Montréal, et dans les autres institutions financières du Canada, seront RECUS A DIX POUR CENT DE PRIME vo sur leur valeur au pair, plus les intérêts composés, pouret en paiement du prix d'achat, diminuant d'autant par conséquent lu prix de lu terre pour l'acheteur.Des conditions spéciales seront faites aux compagnies d'émigration et d'agriculture.Pour copie des règlements agraires et autres détails, s'adrerser au commissaire des terres de la compagnie, JOHN McTAVISH, à Winnipeg, ou au soussigné, CHARLES DRINKWATER, Secaframs.CHEMIN DE FER 0.M.0, & 0.GHANGEMENT D'HEURES A PARTIR DE LUNDI, 29 JANVIER 1882, Les traius partiront comme suit: 5.18 pm 740 pm 90 am Service local entre Aylmer, Hull et Ottawa.(\"Tous les Trains de ors sont pourvas de Ohars-Palals le Jour et de Chars] irs Ia puit, Les Trains laut et venant d'Ottawa font coïncidence avec les trai lant et venant de Québec.Les Traini Dimanche partent de Montréal et de srcours d'aprés l'heure de Mont- réel et quitten tation du Mile-End Dis mineées plus tard qu'à Hochelage.Bureau Général, 18, Place d\u2019Armes BUREAUX DRS BILLETS : ' 13 PLACE D'ARMES 28 RUB Br-JAOQUES, } MONTREAL.Vis-a-vis L'HOTEL Br-Lous, QUABRG.Vis-a-vis 1'HOTEL RUSSELL, OTTAWA.LA POUDRE ALLEMANDE SURNOMMÉE iE COOK'S FRIEN | NE FAILLIT JAMAIS sYmer Vendue chez tous les Epi- ciers resvectables 1881\u2014Arrangements d'Hiver\u20141882 A partir da 21 Novembre 1801, les \u2018tralus directs à Passagers partiront tous les jours (Dimauches axseptés), Part de Pointe-Lévis.Ari = \u201d Sua5Sonuniœ SEssoRSSES \u2018Jonction des Cluan- didres, wveo led trains du Gi Ubinas) S000 17 sine lu Grand-Trono qui partent de Les traine pour Halifax et St-Jean vont directement à leur destin Lue tral lon le dimanche, a m., on fal.nr uanex! 4 18 Jonetioo des Chaud 00 lo train raud-Tronc - m., restent à Graad- P.nt Campbellton le Le obar Pullman qui de Montréal le Luadi, I Meroradi ot lo Vendredi va diractemeut à Halifax, or celui bv part le Mardi, le Jeudi at le Samedi, va directement SvJema.ur Ge qui regarde les prix de passage, le tanz du fret, les arrangements des convois, etc.des informations complètes seront données par G.W.ROBINSON, Agent des Py ode fret pour ja divi de Hat, No.12), rue Saint.- Xa = a in Trasgols vier, anclea local du bu: Poste, D.POTTINGER, Suriutendant-es-Chef, Moneton, M.-B., 15 nev.1001.\u201453 £.LACOSTE, GLOBENSKY & BISAILLON, AVOCATS, No, 11, Cote de la Place-d'Armes.MONTRÉAL AuEx.LACOSTE, C.R,L.L.D, Ban, GLonensky, C.R F.J.BtsAiLLoN, B.C.L.ROSSEAY, LL : LORGE & CIR.21, RUE SAINT-LAURENT Tiennent une spécialité de Chapeaux de Soie de Feutre qu'ils fabriquent eux-mêmes.MOUSSEAU, ARCHAMBAULT & MONK No.7, Rue ST-J ACQUES ( AU SECOND MONTIÉAL Hos, J.A.MovsaRaU, |J.L.ARCHAMBAULT, B.O.L OR.ol M.P., Bec.d'Etat JF, D.Monk, B.C.L | "]
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