L'Opinion publique, 19 octobre 1882, jeudi 19 octobre 1882
[" L'OPINION PUBLIQUE dournal Hebdomadatre Illustré ble d'avance: Un an, $3.\u2014K.-U., $3.50.vu ou ue paie en entier.\u2019 On ne se désabonne qu'au bureau du journal, et il faut donner au moins quinze jours d'avis.AVIS L'administration de L'Opinion Publique fait appel aux abonnés retardataires et les prie de payer ce qu'ils doivent dans le plus bref délai.Elle regretterait d'user de sévérité à l'égard de ceux qui ne répondraient pas à cet appel.Les améliorations qui ont été faites à ce journal ont demandé et demandent tous les jours beaucoup de dépenses.Les abonnés en tiendront cuimpte à l'Administration, elle ose l'espérer, L'Opinion Publique est une publication nationale qui mérite d\u2019être encouragée.Ses nouveaux propriétaires feront tous les efforts possibles pour répoudre au désir de tous ceux qui leur donneront leur patronage.Rien n'est changé quant sux conditions d'abonnement : Pour le Cauads, $3.00 par an ; pour les Etats-Unis, $3.50, S'adresser à la CIE Liruoonarnique BurLanp, Bureaux do L'Opinion Publique, 5 et 7, rue Bleury, Montréal.SOMMAIRE Texte : Lord Durham.\u2014 Aux hommes de bon sens (suite et fin), par Giulio.\u2014Littérature \u2014 David Tétu ou les ruiders de Saint-Alban (suite).\u2014Sciences.\u2014Nos gravures : Le comte de Sesmmaisons ; Mgr de la Bouillerie : Le buste de l'impératrice Elizabeth d'Autriche-Hongrie ; M.de Mussas, tué en duel le 3 septembre : Après la guerre : le Frère vonverm.\u2014Choses et autres.\u2014 Les Giboulées de la vie (suite), par Mme C.de Chandeneux \u2014L'ile Perrot ot ses environs (suite et fin), par le Révd.T.-N.LeMuyne.\u2014Nou- velles diverses.\u2014Summaire du Monde /lustré \u2014Les échecs.Graveess : M.le comte de Sesmaisons, conaul général de France en Canada \u2014 M.de Mass, tué en duel le 3 septembre dernier.\u2014Mgr de ls Bouillerie, condjuteur du cardinal Donnet, décédé dernièrement à Bordeaux.\u2014 Buste de l'impératrice Elizabeth d'Autriche-Hongrie.\u2014 Après la Kuerre.\u2014Le Frère convers.LORD DURHAN Il nous est tombé sous ls main un numéro d'un journal, publié à Montréal en 1838 : le Populaire.Il avait conservé par un collectionneur, sans doute à raison des articles intéressants qu'il contenait.(1) En effet ce journal renferme le compte-rendu des séances de la Chambre des Lords pendant lesquolles la fameuse ordonnance de lord Durham fut si vivement attaquée par les adversaires de lord Melbourne, alors premier ministre et les ennemis personnels de lord Durham.Ce compte-rendu est accompagné de commentaires qui uous font connaître l\u2019impression que produisirent dans le pays cette discussion et aussi la nouvelle que le faible gouvernement de lord Melbourne, voulant se sauver à fout prix, avait désavoué l\u2019ordonnance.Cette feuille détachée de notre histoire nous à paru intéressante et ous croyons faite plaisir à nos lecteurs en leur en mettant des extraite sous les yeux.Mais auparavant rappelons la suite dee événements qui ne sont peut-être pas très frais dans l\u2019esprit de tous.On mit & la suite de quelles circonstances lord Dur- ut snroyé en Canada.C'était au lendemain de la heureuse levée de bouoliers de 1837.Le gouvernement l\u2019investit de pouvoirs extraordinaires, et lord urham orut qu'il pouvait agir en dictateur.En arri- at À Québec, il lança une ordonnance dans laquelle an éccordait une amnistie aux rebelles, en exceptant cette mesure Papineau et quelques autres chefs.(1) Ce journal, dont vous cherchons en vain la série compte as 6 par M.Hyacinthe Leblanc de ee ee, Le Macon Vol.XIII, No.42.JEUDI, 19 OCTOBRE 1882 Quant aux autres personnes les plus compromises, il les exilaient aux Bermudes, ne voulant soumettre leur cause à un jury composé de Canadiens, qui les auraient acquittés, ni les faire passer en jugement devant un jury anglais, qui les auraient condamnés sans moreci.Lorsquecette ordonnance fut connue en Angleterre, lord Brougham, quoique libéral comme lord Durham, erut l'oceasion bolle d'attaquer le gouvernement et le dictateur, comme on l\u2019appelait.Il se déchatna contre ce dernier avec une violence sans pareille.Lord Melbourue le défendit mollement ; il alla jusqu'à convenir avec lord Brougham que la partie de Pordonnance qui oxilait les rebelles aux Bermudes était illégale, attendu que le gouverneur n'avait aucune juridiction sur ces îles, muis il concluait en demandant d'abandonner cette affaire.Quelques jours plus tard, lord Brougham venait à la charge et le gouvernement baisss cette fois complètement pavillon et annonca qu'il avait désavoué l\u2019ordonnance, = * Voyons maintenant comment cette nouvelle fut accueillie ici : \u201c\u201c Les nouvelles qui nous arrivent de ls métropole, dit le Pupuluire du 19 septembre 1838, au sujet de cette colonie, sont d'une nature si extraordinaire, si sérieuse, que nous douterions de leur véracité si elles n'avaient point un caractère certain d'officialité.\u201cUne intrigue parlementaire, comme on en voit tant, est parvenue à faire annuler le premier acte d'autorité fait par lord Durham, non pas parce que cet acte n\u2019était point fait par un gouverneur et un conseil compétens, nou plus parce que cet acte punissait des complices ou sacrifiait des innocens, mais parce que cet acte contenait des dispositions pénales suspensives, qui surpasssient les pouvoirs accordés au gouverneur ot à son conseil, parce qu\u2019il étondait son elfet à un territoire sur lequel lurd Durham n'avait aucune juridiction.Rien de ce Qui a été fait sous l'administration de sir John Colborne, rien de ce qui a signalé les exécutions faites dans le Haut-Canada, n'a été déclaré tyrannique ou illégal ; tandis que le seul acte qui fut praticable, qui ait mis à l'abri le plus grand nombre pour infliger une légère punition au plus petit nombre, est déclaré nul et non avenu.\u201c Cotte décision remet les choses dans l'état où elles étaient avant, et nous ne voyons point ce qu\u2019en pourront tirer les patriotes qui furent compromis dans les derniers troubles ; car ils vont être susceptibles de nouveau à passer en jugement pour les délits qui leur furent imputés, et si l'autorité se servait de ses pouvoirs pour faire évoquer leur affaire dans un district que l'on pourrait croire moins prévenu en leur faveur que celui de Montréal, il s'en suivrait que leur situation serait bien pire qu\u2019elle ne le fut avant.1I est beaucoup de réfugiés qui sont rentrés dans la province sous la foi de l'acte d\u2019amnistie ; cut acte étant annulé, ils vont se trouver exposés à une nouvelle arrestation, ou soumis à des cautionnemens qui ne les frappaient pas avant, La Chambre des Lords, et le ministère lui-même, auraient dû considérer le bouleversement général qui résulterait d\u2019une semblable mesure, et s'ils n'ont point fait de dispositions à cet égard, nous prévoyons do très grandes difficultés dans l\u2019exécution des nouveaux ordres de la métropole.* Les patriotes se félicitent beaucoup de cet acte et le regardent comme un triomphe.Nous craignons qu'ils ne s\u2019abusent et nous sommes loin d'envisager la mesure comme devant leur étre favorable ; car si l\u2019administration de sir John Colborne a été approuvée, l'opinion des nobles lords n'a pas résulté des mesures prises contre ceux qui furent compromis dans les derniers événe- ments, mais au contraire, parce qu\u2019ils ne furent jamais soumis à des jugements préalables.Mais l'ordunnance de lord Durham étant considérée comme nulle, les or- donnaucea de sir John Colborne et de son Conseil Spécial reprennent force et vigueur ; reste à savoir si nos réfugide, si nos anciens accusés Inis en liberté éprouveront plus de bénéfices de ces onlonnances, considérées comme rigourenses dans leur origine, que de celle de lord Durham, qui fut accueillie avec applaudissemens Prix du numéro: 7 centins\u2014Annonces, la ligue : 10 centins Toute communication doit être affranchie.Les remises d'argent doivent se faire par lettres enregistrées où par un bon sur la poste.\u2014 par tous les franco-canadiens, et qui donna tant de mauvaise humeur aux ultra-tories.\u201c Nous ne sommes point de l'avis de l'Ami du Peuple \u201cque le lord Durham ne pourra plus rester après un semblable traitement.\u201d Nous ne voyons pas en quoi cette circonstance deviendrait offensante pour le lord Durham, ear as conduite générale n'est pas censurée ; un seul point, une seule ordonnance est annulée et encore les motifs donnés péchent-ils davantage sur la forme que eur le fonds, sur le défaut de dispositions précises et légales que sur la rigueur de ces dispositions.\u201d * J * L'Ami du Peuple avait cependant raison et lord Durham crut comme lui que la situation n\u2019était plus tenable.Ne se possédant plus de rage, il résolut de quitter la colonie, mais avant de nous dire adieu, il lança un appel au peuple contre le gouvernement anglais plaidant sa cause devant les habitants de la colonie.n parlant de cet appel, le Times crut de bon goût d\u2019écrire que lord Durham levait l'étendard de la révolte dans un pays qu'il avait reçu mission de pacifier et de l'appeler le lord High Seditioner, le lord grand séditieux par allusion à son titre de Lord High Commins stoner, x x * A propos de lord Durham, nous trouvons dans un livre paru récemment, d'intéressants détails biographiques inédite concernant cet homme dont le court séjour en Canada a eu une si grande influence sur nos destinées.Lord Durham appartenait à l'école libérale la plus avancée, et dès 1821 il préparait, de concert avec lord John Russell, un bill de réforme très radical.Lord John, qui possédait une copie de ce bill annotée de la main de lord Durham, a déclaré que celui-ci demandait dès cette époque le vote au scrutin secret.Il serait donc le père de ce système de votation, appliqué à la politique ! Au témoignage de ses contemporains, qui le regardaient à juste titre comme un homme d'un talent hors ligne, lord Durham était d'une violence extrême, autoritaire comme un despote, ne pouvant supporter la contradiction.Il avait fait, à Gretna Green, un mariage d'amour, mais il perdit bientôt sa femme et il épouss en seconde noce la fille «le lord Grey, qui I'appels dans son gouvernement avec lord John Russell.Les mémoires du temps nous apprennent que lord Durham avait une influence extraordinaire sur son beau-père qui n'osait contredire son terrible gendre.Il était de fait le premier ministre de la Grande-Bretagne.Il ne témoignait pas plus d\u2019égards pour ses collègues que pour lord Grey, et il se passait des scènes d\u2019une violence inouïe chaque fois que quelques-uns d'entre eux s'avisaient de combattre ses projets.On rapporte que lord Brougham, se trouvant présent à un diner offert à lurd Grey, à Edimbourg, fit, en répondant à un toast, une critique de certains esprits remuants qui, n'étant jamais satisfaite, révaient de réformes impossibles.Lord Durham, qui était aussi au nombre des convives, prit la chose pour lui et la prit fort mal.Il répondit à Brougham dans des termes si amers et si mordants que l'effet de la critique fut entièrement perdu.Lord Broughamn jura de se venger et il lui rappela lors de l'affaire de l'ordonnance qu\u2019il n'avait pas digéré l'insulte du diner d'Edimbourg.AUX HOMMES DE BON SENS (Suite et fin.) CB QUR NuUs AVONS A FAIRE, NOUS, CANADIENS En relisant notre dernier article, nous nous sommes presque félicité nous mdme : deux des pierres roulées par ia révolution sur le chemin de la vérité que nous nous effurçons de suivre, out été précipitées dans l'a- bime et nous ont laissé libre la voie.Mais il en est une ou deux autres encore auxquelles nous voudrions faire subir le même sort.Essayons.; .La première est du granit en Italie.Voyons si elle n'est pus simplement de l'antile aux yeux des vrais vatholiques, la veus Maus comtuent lauste de l'Isle pourrait elle scons enbie la souvernnete du jupe t Necessatement l'une détruir.at l'autre Et comment, dematilerots nous à notre tour, Funite de l'E aliee see coneitte telle avee l'antononne de Le repu bléque de San Marino © Fd encore, comment se roues bsit-elte avec Ptit pontific apres Jos home dune Los reprends (ES I ih Lee VEL nn ow avis \u2018 cit LITTERATURE ~ | 4 - Vial salou Babine CRU = boys Looe \\ y or i .1 Co Vous Now \u201c cot : Le vo ' : .MOH vu ! pot de 40 .our te 2,1 ue qd À of ti en .\u2018 ! y A A un ton ! ex ; \u2018 poner est MON oy toad gat 1 ; Coat DONE} meta\u201d pro i \"ot nt a ls su WEP ee .Lou dant be eet un ri ane, contrent de caeanode DR cap des exploit des punters dees see oto Le dilférents systemes de ehitfres tour tar en see pa lee eliets des den are M.Lipley, guia collobore plus ou moins réœulière ment à une douzaine de grands journaux américains, qui a été un des directeursales publications de là maison Li Octoukr 1869 Wore et nn ales deux redutetrs de 17 ; Cpt fear M.Trothanehon \u20184 1 ivre tres interessant, surtout pon bes pane Ponte dé Lewis Resentlod war Past, en Frauee par des idees america 4 _uehe, dure nn Historique assez complet tapes de uotveaux documents, des relation os fi populaire entr Badin uve mangoes Hote Tatavette Cet probablement ps les Etats Unis ont monte, depres pe perle France, Coan uv ene persed yg \u2018 pee ta rebrontier Aodhan dae de wee Dont tos peuvent dire Tove Bowen, sur les frontites du Conneets 0 sou dure pres able deux sréeles avec ds fs York, ou Lhode Toland et din Mee anciennes et qe or ennehi de cartes aux EL ee dee Phat d 6 Er oe | bis.Ch annees cn Mréie tetaps ire | \u201cfr Ew DAVID TET DIS LAIDERS DE SAINT A LA GUERRE saiqbse ÉPISODE DE AMERICAIN © t ue OH ct De \u2018 { Te | i.N vb - EI Cn Cob pe don PON © A .! ou ; : elo Nb \u2018 go oh ! .y « tontertr ot 1 : : 0 _ FR \" si ; to ! : OUR ! : Lou Hu «ob d ot pot 1 ' .N pee ; ie [HI ee pe bat Leonora SON LI cher need ado peer a PTE ant arede be shar a enon pn vee champs de hataide atin d'y planter son dr metro! ui; pro BRIE ' Compos en grande partie ob \u201cvales n'étatent puis sans rappel Sans pate armures frs hordes Barbares du moyen woe.eunents, sans soul des dois les plus \u201cle «souvent aire pee cres injustiliahles etaient arenstes de commell ete se souiller par des mass OPINION 19 OCTOBRE 1882 = = me + \u2014\u2014 \u2014 Tae 495 - ov PUBLIQUE T= or mr SE FR = Cw EI Ps & hk A \u201cA A hy ; Le t 3 iad I PS 4\u20ac ; o FA 2 k i rh \u201c ps at 4 5.sy\u2019 a > ; wa t i: 4 iS +, i Zz sù ns od a NN 2 Ë wl ox y h RS 4 5 V Jan a= 3 qe \\ VAN A nes ot sé CS er 2 ~ AN Fh N Hs 2 5 ! \\ SS \\ \\ A Ÿ = x ars x 2 Nu at Er | 3 CRE SN WN i S NS XN NN i = NN NN NN No NR == So 5 = = 3 NS = [a 9 à vlan A oe SN .+ 3 = > 2 7 Ca À * AR (Et 2 AT \u201c = \u201c7 A *, ch we 4 «ai Le 4 £- 4x wee Bi Les / + wa, < es 2 a v el î ee ; { Ces 5 y $ + = AoE À ad Rs kon ans ESE gS RR > Ke 3 ES a 9 A, td Loa, - Ÿ LEE Ÿ ti mars Lu ï 2 + i Ri + 3) « 2e \u201cemerm A fur ni x 5 Tp REY.\u2014 = 0 ; fu à ä _ eri EE oF * ry J M & LN Bon TE RIL i\" AR: N ty ur i - rE = TE \u201c1 \u2014a + Cp ni F3 = * { 24 IT R, Vus EL j 9 i Na » ol ad - | 4 A kd = j fi J < | f fo + FEE 5 Ny 2 ses A7 ¥ yo | + x Ga J 20 J # + 7] an fT pr \u201c 1 y i $e ?4 datz 4 » TA Xp '& 0 AI 5 : ge ét § i sees ur Fag oa I fd AB il I * 8, 3 F » es s* a3 a ots y wg A AY / 4 ie mai #1 7 \\ igh hb F 2 VE y Ag! For AN 5 a = F0 pr dom EFL i 2 EU Ni a À {i 7 Q 3 = A \u201cif 7.# LE [] Sl #4 ©\u201d £1 4; {+ fy be Fay ; - dd ofA 8; 53 + % à kd = 7, DA} 410 Ad [x Lu, cm?= 2) A fil A % i Fhe de = K a A AY se a 76 4 = À + > \\ GA, Ral ja # ; £2) =r di oN N Lt ~ + > LR SNS l y Es N = $ ce dét 2 p Fa > = 4 , 2d i v, À PC Cu 5 ea ih 4 3 Jil 2 x + 3 y ¢ ! 4 Pr} TX PDA ) i NS 2S Ce ied J Z 4 kd 3, £5 5 rey NI: 4 \u2019 j SN x FF » SS e FN 4 tee.5 cuis v JE\u201d 7 9 pe i X A % \u201cji (it ; \u20ac ld 3 ; z gs im Sr 74 7 + wif F 4 3 LOR) * CE of A [1 2 SF LL A | il / # b av » £ = = y, Dj ff [Ted [3 3 # ps Le A be Lt A A \u201d 3 hat A ws Ait © \\ Se 9 & i] A oi! SAN SH C4 9 it : 3 : 5 A = y À AS XR 5 r 5 5 © A ze ! N NN y + Zz 5) È N : Zn Fonte = \\ \u201cà ze = A 1 \\ * 2 J fr ~~ a hs Ed \\ \\ ir 15 EEE 4 = ca My = = or A 25 = | 3 2 \\ Fe) f Ai Hs er a a = a Fe = [2 1 Ee + À Eo fad H a ui =f > La ds 2 | pd == a ae + \u20ac E 2 = pr = er ef Sr = * aE = x a rer \u2014\u2014e Fl A, STE i Ml A i 5 hee Eo and a Ey 5 APURLE+ ILA T J I¥ RR IR pp L'OPINION PUBLIQUE us d'un homme maitre de lui, of prét à repartir avec méme silence qui m'a 19 Ooromax 1883 sion avalent un écart de usiques années.vantage encore! I! me : i ; i LES GIBOULEES DE LA VIE Mme CLAIRE DE CHANDENEUX.DEUXIÈME PARTIE vi (Suite) Elle jugea qu'il fallait, avant tout, épler si Thérèse était au courant de la situation, c'est-à-dire si elle se doutait le moins du monde du surcroit d'habitants que Molevent venait de recevoir.Pour ce faire, elle la rejoignit à Nagel, où madame de Thiè- blemont avait remplacé pendant la nuit Sidonie épuisée, et ne la quitte plus jusqu'à l'heure du retour au petit château.Jeune femme était parfaitement caline, avec une teinte de mélancolie.Bi elle se doutait de le présence de l'étranger, rien ne le trahissait, i préocoupation, ni trouble, ni hite de rentrer ches elle, Les deux femmes revinrent ensemble à l'heure du déjeuner de M.de Thidblemont, qui rentrait invariablement le carnier aussi creux que l'estomac.Elles longorent les ruines, olles effleurirent les touffos de giroflées sans que Thérèse eut même un regard pour elles.Lente, paisible, dans la sérénité un peu grave d'une conscience qui a lutté et vaincu, Thérèse marchait, le front un peu élevé.comme vi elle eût cherché plus haut le remède et l'ap ui, Elle avait pâli, malgré l'air vif, et sa taille de reine ve profi- init, légèrement amaigrie, à côté de la taille souple de «a com- 8, beauté avait encore gagné en expression.La Prière, l'Espérance, se retrouvaient dans les lignes idéales de cette pure figure.Il 'y mélait maintenant quelque chose de plus sus.tère ; elle pouvait.devant son peintre d'autrefois, poser pour le ir.Thérèse eflleura de sa robe fottante les pieds de Camille abasourdi.Le parfum de ses cheveux domina celui des plantes alpestres ; elle passa si près de lui qu'il put suivre sur son cou blanc la trace d'un frisson quand rouftiait la bise, et il ne l'appela pas cette fois.Ectasé de respect, lui qui l'aimait si follement! à lu seule vue de ce beau visage résigné.Muet, lui qui l'appelait avec tant qu\u2019elle passait inconsciente & sa portée.Ne l'aimait-il donc plus ?renonçait-il donc à elle?Que soleil donc pmané.enfin, pendant cette dernière heure d'at- En vérité, il ne s'était passé rien autre que cette chose siaple et grande : la vertu s'imposant par son seul aspect ! Et voilà que s'envolait tout à coup ses désirs insensés, ses rêves pleins de passion et sa volonté absolue de lui dire une fois encure : * Je vous aime!\u201d Une sorte de confusion l'envahissait peu à peu.Comment avait-il songé à troubler cette sérénité mélancolique faite de et de sacrifice ?Comment avait-il pu espérer attendrir, per une fugue sentimentale, cette raison résignée et victorieuse ?Comment, enfin.oserait-il avouer seulement sa présence à cette femme forte, qui avait voulu son éloignement ?Tout cet effrondrement pour l'avoir entrevue! Camille appuya contre les pierres ébranlées son front moite ; quelques larmes, qu'il sentait sourdre du plus profond de son tre, montérent à ses yeux sans les brûler, comme les pleurs corrosifs qu'il avait versés depuis quelques semaines.C\u2018étaient de bonnes larmes, attendries et loyales, des larmes de regret sans doute, des larmes de conscience aussi.Elle avait raison.cette belle et sage Thérèse qui prévenalt a tentation par la fuite.[I avait tort, lui.le persécuteur, de ne \u2018uimer assez pour respecter non repus.h bien ! c'était fait.Si le respect wevait pes tué l'amour dans le cœur de Camille, il venait, du moins, de l'idéaliser en l'élevant au-dessus des vulgaires convoitises.Un silence régnait sur la campagne ; l'heure du repas de midi était venue pour le travailleur ; tout était désert autour des ruines quand le jeune peintre en sortit, très pâle et très résolu.Il s'éloignait sans chercher à rencontrer ce beau candide de Thérèse dans lequel, le premier, il avait fait luire un éclair d'émotion.Mais les meilleures actions n'en sont moins douloureuses à accomplir.Si le était \u2018déterminé, le front restait sombre, Camille souffrait d'autant plus qu'il ne s'accordait pas méme ls fréle douceur d'étre plaint.Nul ne saurait as venue, nul ne saluerait son départ d'un d'ardeur ! maintenant regret.En cola, if se trompait fort.Comme le jeune homme suivait avec précaution une pente abrupte qui contournalt Ia ferme à une centaine de te il [à \u2018ya soudainement en face sa ieuse tion d matin, analso devant un buison.graclouse apparition du \u2014_ combien vous m'aves fait peur | fit-lle avec une surprise si jolie, sinon si vraie, que Camille y crut tout à fait Avec un pou de eang-froid, il se fit rendu compte, par un rapide coup d'œil, que ce bienhoureux buisson était an excel lent observatoire d\u2019où l\u2019on pouvait suivre le moindre mouvement des ruines in t château.~I1 parsit que suis destiné à vous causer toujours de l\u2019effroi, répondit le joune homme en saluant, malgré eon dépit ; et Je vous prie de er le pardonner, mademoiselle, à un voyn- geur égaré dans vos parages.=\u2014Eguré ! répéta-t-elle avec une malice souriante; en tout ons, monsieur, avoues que si vous ignores les grands chemins de ce pays, vous en utilises à merveille les voies détournées.II sentit l\u2019épigramme et rougit.Mais comment riposter aigrement à cette beils fille qui tenait son secret dans menottes d'enfant ?* - Bmvement, 1] prit le seul parti à \u2014Mademoiselle, dit.il avec gravité, vous m'aves surpris ce matin en train de comploter une vilaine action, et votre embé- dans une mante m'a fait commettre une sottise.Tous me voyes maintenant tout à fait revenu à des sentiments Je lo vols, oul, dit-elle en cherchant le cinvérité dans ie regard triste du peintre.Ce silence, eos m'aider à le garder ?\u2014Bi vous y croyes votre bonheur engagé.\u2014Mon bonheur ! Je viens d'y renoncer.\u2014\u2014Votre strat or T tement.-) seulemen re ane crainte, monsieur, Lise Pellegrin salt taire un secret quand on le lui demande.va au nom, mademoiselle, dont Je garderai le souvenir reconnaissant.t r continuer sa route.ne prt re a prouve que ms chère belle amie ne m'en vondra pas.Un peu.du ma discrétion?seprit doucement Lise.| Il s'arrête, lo cœur battant, étonné, charmé d'entendre parier de celle qu'il mettait tant le hâte à quitter.O illoglvme!.Malgré son inexpérience, Lise en sourit à \u2014Votre chère belle amlet répéts le jeune homme, comme si ces trois mots carcisants éroquaient une radieuse image.Lise, sans trop savoir pourquoi, fat mécontente de l'inflexion tendre qu'ils avaient pris dans ls bouche du peintre.Il reprit avec fou : \u2014Dites-lui.dites-lui que j'avais révé Jul murmurer une seule parole où j'enfermuis tout mon cœur ; mais qu'elle à comme une sainte, et que cette parole est morte sur mes lèvres.Dites-lui que je repars moins indigne d'elle, puisque J'ai eu me vaincre, malgré le désolation qui me torture.Dites- lui.mais, malheureux que je euis! si je parle, même par votre bouche, à quoi bon souffrir?à quoi bon partic?11 se laisse glinser sur le bord du sentier avec découragement.Line comprenait surtout une chose, c'est qu'elle avait eu bien tort de faire entrer en scène * sa chère belle amie.\u201d Le jeune homme isaait avoir complètement oublié sa présence, à elle, et, s'il n'était pas déjà très flatteur d'être choisie pour messagère d'amour, il était bien moins gracieux encore d'être totalement rejutée dans l'ombre.On enterdit, du côté de la forme, la voix de maître Lehou gourmandant ves fils.Monsieur, dit vivement Lise, vous m'aves dit tout à l'heure que notre silence à tous deux était une question de loyauté.11 tressuillit douloureusement, comme ai cette voix et ce mot l'arrachaient à une vision heureuse.Je suis bien faible, en effet.ALI en se dressant sur nom pieds, puisque si peu de chose ébranle ines résolutions.Par- donnes-mui, mademoieelle, de vous avoir donné le spectacle de cette misère morale.\u2014Qui.oui.fit-elle avec impatience, partez.alwous et guéri ! l'air des montagnes fortifie, quand il ne sauve pas.Camille Landey ealus d'un sourire triste cette allusion encourageante, et tendant spontanément la main à la jeune fille : \u2014Voulez-vous me permettre de vous serrer la main en signe de remetciments et d'alliance ?demanda-t-il en s'offurçant de mettre un peu de guieté dans son accent, Peut-être attendait-elle un peu mieux.Il hâta le pas dans le sentier descendant vers l'Isère.Quand il fut au bord de l'eau, avant de s'engager sous les noyers vm.breux qu: ls bordent, il jeta un coup d'œil en arrière.Debout près da buisson, Lise recucillit avec avidité ce dernier regard, non sans se demander ri elle ne commettait pas un lercin au préjudice de sa \u201c chère belle amie.\u201d VIE La guérison de Charles Aurèle était mainteuant un fait accompli.Doucement bercé par les caresses maternélles, le pauvre infirme ne s'était pas repris à aimer l'existence, mais, du moins, l'entrevoyait-il moins douloureusement isolée.La pensée que Sidonie, en se consacrant tardivement à lui.le vengeait enfin du féroce égoïsme qu'il attribusit à M.de Pernissan, sottriait au côté le moins bon de sa nature.Une si douce vengeance était bien permise, en somme, à qui avait tant souffert.\u2014Vous restercs!.,, Yous resteres toujours! répétait-il en extase, en caressant dans ses longues mains blanches les mains nerveuses de sa mère.\u2014Toujours! cels ne te semblera-t-il pas trop long?sou- rinit-elle en l\u2019embrassant.Elle faisait connaissance, une conusissance intime et charmante, avec l'âme de ce fils qu'elle avait si longtemps délaissé.Elle lui avait donné, de loin, des maîtres et des distractions ; maintenant, elle admirait le résultat de ces études faites eans elle et de ces plaisirs où elle n'avait eu aucune part.Son fils adorait ls science, ls nature, ia musique ; il supportait les hommes ; i! aimait en mère.Que d'actions de grâces à rendre au Dieu des malheureux et des déclassés! Sidonie, qui était venue à Nagel le cœur vide de Dieu, s'était courbbe sou sa main et relevée sous an miséricorde, depuis ré uve qui avait failli lui enleyer l'enfant abandonné.Ile était de ces femmes honnêtes qui croient sans doute, sans ne donner la peine d'affirmer leur croyance hautement, et ne prenant du catholicisme que les apparences les moins gé- nantes pour ls commodité de leur vie.À ces âmes indifférentes, la vertu n'est point étrangère ; elle s'appelle moralité, et ne s'élève jamais à de grandes hauteurs.Cette vertu-là est à peu près capable de les diriger dans les écuelis du monde, et non moins insuffisante à les soutenir dens l'héroïque voie du sacrifice.Bidonie, humilide dans son amour, froissée dans son orgueil, n'avait eu jusqu'alors que le sentiment de es dignité pour abriter ses désolations intimes.Une miséricorde divine lui révélait à Nagel les douceurs méconnues de la maternité et les consolations immenses d'une religion éclairée.Thérèse fat l'instrument de cette transformation morale.Rien n'était \u201crange « charmant comme d'entendre cette jeunesse candide ouvrir des horizons plus ot plus purs à cet mir désiliusionné.plus larges plus pa n'ai-je compris plus tôt ob était le devoir, où était la joie, où était in consolation surtout { disait Sidonie en s'abandonnant au charme de la confiance.Alors, ce furent des récits sans fin, intimes et attristée, qui soulagumien t pourtant son coeur gooflé par tant d'années de «Jo 'simals tant! dissit.olle\u2014et Thérine compronalt aussi- tie qu'elle parlait de ML de Pernissan\u2014tant! et tant! que je ds une folie insigne.J'oublisi que mon acte de naissance et te mon diay.t ol joliment que l' un mal que j'avais toutes les rhces souhaitées 4 Sat madorus elle quelle, que J'avais Gal par Le croire de tout Le à cœur.Ab | mon cœur, il était blen jeune, alles, bien Jeune pauvre enfant ti.mon veuvage o a Jeune re ce croyais encors au maillot et le déliais tout douconnes 12 eta très heureuse, du reste, we e u pendant que cette Providence bénie que vous m'avez ap 4 [ue Thérèse, ne voulut pas me punir trop vite prod Peut-être aussi, et parce que J'étais bonne mère alors, tenaitelle on pitié.me Mais Charlea grandissait, où plutôt, hélas! ce frôle peti corps, qui ne prenait pes tout entier un accroissement normal, ss développait dans as partie supérieure aux dépons des membres inférieurs.L'épouvantable vérité m'apparaiseait chaque jour plus claire, La science était impuisante à combattre cette difformité.Je la dissimulais sans eapoir, avec une qui pronsit sa source dans des craintes nouvelles, de Perni très indifférent au sort de ls pauvre patite créature, s'était contenté Jusque-là de constater froidement que tous mes efforts n'amensient aucun changement dans son état et que c'était, suivaut son expression, \u201c suverainement déve ble.\u201d Comme Charles était d'une Intelligence rure, il oublinit 64 défauts physiques, et s'amusait parfois de cos saillies.Sa présence ne l'offusquait point, et il ne trouvait pas mauvais que le plus clair de mon temps fat conssoré à ce qu'il appelait encore \u201c ms croix\u201d Une f \u201c Un jour, tout changes.Une femme nous ut présentée, dès le premier regard jeté sur l\u2019eufant, détourns les yeux Jul, horreur.Belle comme vous ln connaissez, elle avait alors une frai- cheur éblouissante, un attrait voluptueux, un je no suis quoi de troublant pour les yeux ot pour le cœur.Il y à quinse ans de cela, Thérèse !.imaginez-vous combien madame Albine devait être dangereuse, il y a quinze uns! - Jo n'eus point la naiveté de m'extasier ni de l'attirer dans mon intérieur heureux.Il lui plut, toutefois, d'y venir et d'y essayer son empire.Le succès fut rapide, si rapide même Jue lorsque, épouvantée, je voulus bannir de ches moi la cirène, je me heurtai à l'implacable désir de M.de Pernissan de l'y voir chaque r.yom commencérent les tortures journalières de la jalousie, du doute et des désespoirs secrets.Rien et tout motivait mes tecreurs.Je ne pouvais convaincre M.de Pernissan d'un tort à mon égard ; seulement, il entendait être maitre chez lui et recevuir vhes tmoi qui bon lui semblait.Je ne pouvais convaincre madame Albine de trahir la grande amitié qu'elle faisait profession de me témoigner.Seulement elle simplantait en reine dans mon intérieur brisé et y régnait desputiquement- Il lui plut tout à coup de se délivrer de ls présence de Charles, dont les exigences maladives fatiguaient en délicu- tesse.M.de Pernissan, sans qu'elle en ouvrit la bouche, se charges de me faire enteudre qu'un berceau pour un enfant de huit ans devenait ridicule daus un eslon.Sans me plaindre, je fis de mon appartement particulier celui de mon pauvre enfant.Cette installation leur déplut, on ne sait pourquoi, à elle autant qu'à lui.M.de Pernissan déclara que as maison n'était point un hospice, et quiil éprouvait du malaise, en entrant dans mon appartement, dy rencontrer une « monstruosité.\u201d Vous voyes, Thérèse, que le mot n'a pas té inventé par les paysans dauphinois.Je répondis en être désolée, mais ne pouvoir rien changer à ce nouvel ordre de choses.Le soir même, madame Albine vint me demander une tasse de thé au coin du feu.Charles souffrait.es cris l'irritèrent.Elle voulut se retirer ; Horace Is supplia de demeurer.Peu rès, elle se trouva mal.Je n'oublierni jamais le regard de colère dont M.de Pernis- san enveloppa le berceau.Le lendemasin.pendant mon absence d'une heure, Charles {ut transporté dans une chambre reculée, obscure et malsaine, à l'extrémité de l'appartement.Je m'indignai.On me réduisit au silence par la menace d'emmener l'enfant hors de ms vue.Enûn, un jour où, pris de colère subite, le pauvre être caprie cieux remplissait la maison de nes cris aigçus, madame Albine venait d'y entrer.Horace en pélissait de crainte.Bon visage, à elle, ne témoigna d'aucune coutrarlété ; elle resta souriante, varessante, irrésistible.Je la contemplais avec une terreur profonde, me demandant ce qui pourrait sortir pour moi de douleur nouvelle d'une telle mansuétude.D'une semaine entière, elle ae reparut pas.M.de Perniesaa en avait blémi.Le dernier jour de cette semaine fatale, Je fus mis en demoure, brutalement, «ans préambule, d'avoir à quitter La maison avec Charles, ou d'y rester en me séparant de lui.Hélas! Thérèse! vous ne me comprendrez pas.Votre droiture se révolte à de tels compromis.Je plourai, je luttal, je menrtris mon front aux pieds de mon mari; je n'obtins rien, rien, entendez-vous ?Il voulait se délivrer du ridicule odieux de cette paternité forcée qui attiealt de sanglantes railleries ; jl enten t purger ca maison d'un \u201ccas pathologique lus A sa place dans ug musée d'anatomie que dans un intérieur bourgeois.Que Dieu mo pardonne!.Quitter Horace, pour me con sacrée loin de lui à l'infortuné qu'il ropoussait, éteit au-Jessus de mon courage.Je vous l'ai déjà dit, Thérèse : oubliés, teuhle, j'aimais lache- chement, follement et toujours ce homme qui me broyait le cœur.J'obbis.Faisant deux parta je ma fortune, je crési loin du monde, dans uno retraite riants, l'asile du cher sacrifié.Ne vous étonnes pas de ce mot.Oui, il m'était cher ce paris.#5 ses cher pour me faire tout accepter, hors ln séparation dont J'étais menacée.(La suits au prochain numéro) Les cloms Canad lens connaismient l'omicacité de Noir son vert, comme purgatif et i\" usage tait un oconvémiont c'est qu'il était impossible de se des noix fraiches toutes los saisons.La science & e découvert ua extrait de cette noix aul pe serve ua temps indééini.e e tenit con Poe Palen ves ds de MoGaix, reconnues comme us 19 Ocrosax 1883 L'OPINION PUBLIQUE 5o1 \u2014\u2014 \u2014 =] Callières commandait en chef sous les ordres du mar- des Trois-Rivi était à ln tête de la milice de ce L'ILE PERKOT ET BES ENVIRONS quis.On partit de Ville-Marie le 13 juiu.district, et ots De hyn i ure de \u2014 \u201c Iel4 Juin, au matin, nous passémes les rapides etle Montréal, commandait le bataillon de ce lieu.Le ESSAI HISTORIQUE Saut St.Louis, et toutes les troupes campèrent, partie oapitaine de Maricourt était à la tête des sauvages du De 1674 à 1475) sur l\u2019île Perrot, et partie à Chateaugué, où nos sauvages Saut et des Abénakis, réunis en un seul corps.( chrétiens nous attendaient, lesquels chantèrent et dan- \u201c Le lieutenant Gardeur de Beauvaire (1) comman- pan T.-Nar.La Morwe, Pre.Baavmannois sèrent la danse de guerre toute la nuit, à un re qui dant ceux de la Montagne et les Hurons de Lorette ; et \u2014 leur fut préparé au moyen de deux vaches et de quel- le lieutenant de Beaucourt 2), les Algonquins, les So- ques douzsines de chiens rôtis dans la peau, C'est on coquois, les Nipissirinens ©) et les quelques Outaouais APPENDICE quoi consiste le véritable enrélement pour une vigou- qui étaient présenta.i be (Bite) reuse entreprise de guerre.\u201c Coux-ci formaient un autre corps.\u2014 NM \u2014 \u201cLe 15 juin.Nous fâmes forcés de faire halte à \u201c Le jour du départ, une partie le l'armée campe au- cause du gros mauvais temps, dessus du rapide appelé le Buisson ; le reste défils le Dans le but de se protéger contre les ennemis de \u201c Le 16 au matin, notre petite flotte, composée d'en- jour suivant, et la pluie les força à faire halte., ici le plan que proposait le capitaine Du- Le 19 janvier 1690 : Entre autres \u201c un fort devrait env construit sur ls baie la plus propice de cette île (Perrot) pour servir de retraite au cas de tempôte, et ur s'y ravitailler tous les huit jours.\u201d (1) Jo ne sais si ce fut pour rencontrer les vues du capitaine Duplessis que fut construit, vers 1700, le fort qui existe encore sur l'île Perrot, à la pointe du moulin à vent (2).Bi le dessein eut été de fortifier un point de l'ile, contre les ennemis de l'ouest, il semble qu'on aurait fait attention au genre «l'hostilités de cette époque, aux moyens d'attaque et de défense en usage, à la position géographique des peuplades sauvages tant amies qu\u2019eunemies ; qu'on n'aurait pas négligé les avantages que ls nature avait créés à l\u2019affluent des deux grandes rivières et qu'on aurait établi ce fort à la tête de l\u2019île Perrot.À cet endroit, au milieu du courant, se trouvent plusieurs Îles, entre autres celles de Lotbinière, la Biche, Valiquet et Diel (3).Dea fortifications sur l'une d'elles auraient été lo pendant dee forts de la Grande- Anse, de ls Pointe-Claire, de la Pointe-à-Quenet, de Ste-Anne et de Sainneville, tous protégeant la rive nord.Toujours est-il qu'au point de vue stratégique, l'île Perrot et ses environs semblent avoir attiré l'attention de certains capitaines éminents, et à diverses époques.C\u2019est ainsi qu'à la veille où le drapeau fleur-de-lis allait repasser les mors, le chevalier Antoine Gabriel Benoist, à la auito d'un interrogatoire, écrivait au ministère de France ses \u201c Réflexions sur le Canada \" (4), el proposait ses plans de fortifications : \u201c Niagara pris, ilne resterait plus qu'à se fortifier au des Rapides.Un seul de ces rapides peut être défendu avec avantage c'est celui qu'on appelle le Rapide des Cedres, parce qu'il faut absolument recourir au portage, pour le passer.De plus, il y a un peu au-dessous les Rapides du Buisson et des Cascades, qu'on ne peut franchir la nuit.Un fort détachement, placé dans cet endroit, suffirait pour inquiéter l\u2019ennemi, et même pour le déconcerter, surtout si de petites galères, équipées et armées à la Pointe-Claire, se trouvaient à tem pour combattre «a flotte.Si Amhorst a passé ces Rapides avec dix-huit ou vingt mille hommes, c\u2019est parce qu'il était muni d'une forte artillerie, et que ces postes étaient mal gardés.\u201d (1761).Aux Ducuments de Brodhead, vol.IX, 482, on voit qu'il existait, en 1690, un fort vis-à-vis l'île Perrot et sur l'ile St-Bernard, à l'embouchure de la rivière du Loup (Chateauguay } (5).Les détails qui suivent sont empruntés à une lettre adressée probablement à Mme de Maintenon.Il y est rapporté qu'en septembre 1690, \u201c trois Indiens parurent au Fort de Châteauguay, commandé par sieur Desmarais, capitaine réformé (reduced).H était sorti avant qu\u2019on les eut aperçus, et marchait avec un soldat et son serviteur.Comme il était un peu en avant d'eux, il ne put rejoindre le fort où l'on criait : Aux armos! Les sauvages s'en emparèrent et l'assom- mérent de leurs haches, mais n'eurent pas le temps de lui trancher la tête ; ils ne lui enlevèrent que trois de »es doigts.\u201d \u201c Mémoire du Voyaye et de l\u2019Expédition du Marquis de Denonville, entrepris selon les ordres du foi, contre les Senecas, ennemis de la Colonie, par le dit M.de Demonville, Oct.1687.\" Les quatre commandants des trou lières étaient : d'Orvilliers, St, Cirq, de Troyes pre fennes ; de la milice : Berthier, La Valtereye, Grand- villo et Le Moyne de Longueil.Le chevalier de Vau- dreuil et sieur Duguay les accompagmaient.M.do (1) Documents, Brodhead, 1X, 448.(2) Ce fort do pierre ne lainso plus voir ses meurtrières.De- pois Une vingtaine «d'années le mortier ot la chaux les ont fait \u201cparaitre.Il était en 1817 la propriété de Touwaint d'Ar- Lee, et tenait à la terrs No | du plan cadastrat de la noi at ii Le propriétaire actuel, Maxime d'Arpentigny, en à Prorque toutus ces ilos et colles adjacentes tiennent au a Y ot à lu prairis à Dragon.L'ile Diel à 50 arpents en superficie, (4) Histoire des Grandes F françaises Daniel, Rp.ons 'amilles du Canada, (8) Ce fort, bâti sur le déclin de le \u201cbutte des \" une ante eœurs\u201d est YM en pierre et à quatre faces, servant de viron trois cent cinquante voiles, se trouva en corps eur le Iso, et à la favour d'un bon vent et du beau tem; atteignit le bas des Cascades, où il devint nécessaire faire portage do tout bagage, munitions de guerre et provisions, c'est ici que s'offrait le beau spectacle de nos soldats et de nos Canadiens en chemise, à certains endroits dans la rivière jusque sous les bras, travaillant comme des chiens de mer, tirant les amares, ou de l\u2019épaule poussant les bateaux et les canots, pour surmonter le rapidité du courant.Nous avons trouvé nos sau- vagus d'un grand secours en cette occasion.\u201c Ce jour-là nous passimes les Cascades, le Trou et le Buisson.\u201c Le 17, nos troupes se miront cn ligne au point du jour, et tout ce que nous pâmes faire fut de r le Côteau des Cèdres et le rapide des Cèdres.\u201d ae Au mois d'août 1695, \u201c sur ln parole de quelques sauvages rapportant qu'ils avaient vu au lac Saint François un canot ennemi qui n\u2019était pas loin, le comte (de Frontense) n\u2019hésits pas davantage ; sous le commandement du sieur Dumui, il dépêcha sept à huit cents hommes à l'Isle l\u2019errot, poste propice et très avantageux, et ordonna que le reste des troupes se tinssent prêtes à partir au premier coup de feu pour aller rencontrer l'ennemi, e\u2019il s\u2019aventurait à descendre la rivière, et qu'en même temps le corps, mobilisé avec instrue- tions de le laisser passer, fit attaque à l'arrière.Tandis que le sieur Dumui fait tous ses efforts pour découvrir l'ennemi, et qu'il envoie successivement Français et sauvages en sentinelles avancées, et ce quatre fois les uns après les autres, afin d'éviter uno surprise et d'assurer le succès de son plan dans la découverte de l'en- emi, arrive de Québec un canot, le vingt sept, qui\u2026 nous informe que des Canadiens\u2026 avaient signalé deux frégates de vingt-deux et vingt-quatre canons, vers Mingan,.et un gros vaisseau auglais\u2026 au même lieu.\u201d .% Onanguissé le Poutewatami.était allé avec tous los eauvages de la Baie dex puuna (2), pour se signaler dans le parti commandé par M.Demuy ; mais sept à huit jours s'étaient à peine écoulés, que devenant impatients de ce que l'ennemi n\u2019était pas encore paru, ils retournèrent à Montréal, où le comte leur donna leur audience de congé.\u201d (3) Expédition du comte de Frontensc chez les Onnon- tagués () : Lo \u201c Le 6 juillet (1696), après la distribution de vivres aux sauvages, toute l'armée s\u2019ébrania pour venir camper à l\u2019Isle Porrot, et le jour suivant fut rangée dans l'ordre de bataille qu'elle devrait garder tout le temps de l'expédition.\u201c Les sauvages, a nombre de 500, furent divisés de telle sorte que ls majorité fit toujours partie de I'avant- garde se composant de deux bataillons de réguliers, cha- eun de deux conts hommes.Venaient ensuite plusieurs bateaux de colons portant les provisions et le bagage du Comte et do Mra.de Callières, de Vaudreuil et de ezay.\u201cM Tie Callières commandait l'avant-garde, ayant deux gros bateaux à bord desquels se trouvaient deux pièces d'artillerie en bronze ; ils portaient aussi le com- misssire d'artillerie, ot les mortiers à grenades, les projectiles, et les autres munitions de guorre nécessaires, \u201c Après l'avant-garde venaient le comte avec son état-major en canots, le sieur Levasseur, ingénieur, et plusieurs volontaires, Les quatre bataillons de milice, ui étaient plus forts que ceux des troupes régulières, ormajent le centre.M.de Ramzey, gouverneur des Trois-Rivières, commandait toute la milice.L\u2019arridre.garde, sous le commandement de M.«de Vaudreuil, consistait seulement en deux bataillons de réguliers, et le reste des sauvages couvraient l'arrière.\u201c Les sieurs de La Durantaye, de Muy, de Grays et Dumeenil, capitaines vétérans, avaient le commandement des quatre bataillons de liers.Sieur de Su- bercaze agiasnit comme tuajor-général, ot il y avait un adjudant à chaque bataillon des réguliers et de la milice.Sieur de Saint Martin, capitaine réformé (redduerd), commandait le bataillon de Québec; lieutenant de Grandville, celui de Beaupré ; sieur de Grandpré, major (1) Documents, Brodhead, 1X, 350.(2) Green Bay, Wisconsin.(3) Documents, Brodhead, 1X, 623.(4) Nation iroquoise du lac Frentenac où Ontario.\u201c 9 juillet.\u2014On passe le rapide des Cèdres, \u201c 10 juillet \u2014L'armée se sépers en deux divisions pour monter celui du Côteau-du-Lac ; une partie suivit rive nord et l'autre ls rive sud.Le jour suivant, même manœuvre, et l'on se reforma à l'embouchure du Ine Bt-Frangois.\u201d (4) Au Journal of Occurrences in Canada, 1746-1747, se trouve Ia relation suivante (5) : * 29 may 1746.\u201d \u201c Les Agni rs (Mobawks) firent une autre attaque au Petit Rapi le.\u2026 Le lieutenant de Vassant, commandant à Ste-Thérèse, envoya immédiatement un détachement à la Rivière-aux-Sables pour interoepter le passage de l'ennemi ; mais il revint sans avoir découvert aucune trace ; ceci amens à soupçonner que l'ennemi était campé en haut de Chateaugué.M.de Beaucourt, en conséquence, détacha le lieutenant St-Pierre avec 80 voyageurs et des citoyens, les dirigeant par les Cascades au lac St-François, dans le dessein de les surprendre et de revenir par Chateaugué.Huit Abenakis, de Mis- aiskouy, ont suivi cet officier ; on à mandé ceux du lac lo les rejoindre aux Cèdres ; on erut qu'il n\u2019était pas à propos d'inviter les Iroquois du Saut, vu qu'on craignait Montréal qu\u2019ils ne fussent dos traîtres et qu'ils ne favorisassent les Agniers dans leurs incursions sur nos établisseme nts.\u201c 29 may.\u2014Nous apprimes aussi que les récentes attaques des esuvages, au Buisson et au Petit Rapide, avaient été case que nombre de gens de la rivière Chambli avaient abandonné leurs établissements et transporté leurs familles sur la Rive Nord.* 31 may.\u2014Nous apprimes par un courrier vecant de Montréal qu'un nommé Desloge, vivant à l\u2019île Perraut, à deux lieues et demi ou trois lieues du fort (6), avait été enlevé par les Aguiers, avec sa femme et sept enfants, à l'insu de tout le monde ; son fils, établi à moins d\u2019une demie-lieue de sa ferme, était allé le voir le lundi précédent, le 22.Un n\u2019en a reçu aucune nouvelle depuis, et les voisins ne sepperçureut pas avant le 27 que la maison avait été pillée et qu'il n\u2019y avait personne.\u201c 21 juin \u2014 Nous arriva un courrier de Moutréal.Mrs.de Beaucourt et Michel nous informaient que les Agniers avaient fait une autre attaque, à l'extrémité du haut de l'Île de Montréal, sur deux où trois maisons au-delà du fort de Ste-Anne ; que le chevalier Lacorne fut imméd'atement envoyé avec un détachement de cent hommes, et qu\u2019il arriva à Soulanges (Cèdres) au matin du 16 ; que cet officier s'était empart d'un canot rempli d\u2019ennemis, au nombre de six personnes, savoir : cinq sauvages, dont quatre Nenecas et un Oneida (7), le sixième était un Flamand (Dutchman), qui parle fran- gais et est costume comuue l\u2019Indien\u2026 Les trois femmes prises la nuit précédente furent trouvées dans lo canot et libérées.\u201c Ces prisonniers rapportèrent qu\u2019ils étaient partis depuis 35 jours du village des Aguiers au nombre de 43, en 7 cauots ; qu\u2019ils s'étaient séparés au lac St-François, Les autres six cauots s'étaient dirigés sur les Iles ls Paix, près de Chiteaugué, dans le but de traverser de là à la tête de l'ile de Montréal.Sur ce, le lieutenant St-Pierre fut expédié sans délai avec un second détachement de 150 hommes, et joignit le chevalier de Lacorne au pied des Cascades, où les deux détachements se réunirent.Quatro des canots ennemis qu\u2019on découvrit tombérent, durant la nuit du 17 au 18, dans l\u2019embuscade préparé par ces messieurs, qui avaient défendu de faire fou avant que ces canots fussent très pris; mais vu qu\u2019on était obligé de faire feu au milieu des té nèbres, et que l'on ne savait où viser, sieur Le Duc, voyageur, fut tué par l'un d'eux.Sieur Godefroy, brave et vigoureux jeune homme, s'étant jeté à la pince d\u2019un canot ennemi, le plus près du rivage, pour c'en saisir, reçut plusieurs coups de fou mortels.Ce canot fut le seul pris ; à bord, l'on trouva deux hommes tués et neuf autres qui sont prisonniers « 4 juillet.\u2014 Nous recovons une lettre de M, Michel, à lu date du 286 ultimo, ot il nous mande qu'il vient (1) De la Potherie, 111, 272, et Charlecoic 11, 168, font de cet officier deux personnes : « Lu Uardeur et de Beauvais, frères.\u201d (3) Bérancourt, Je la Potheric ; Békancourt, Charlevoix.(3) Ou Sorciers.(4) Documents, Brodhend, IX.649.(5) Documents, Brodhead, X, 108.(6) Il w'agit du fort de l'Ile l\u2019errot dont il «at parlé plus haut.Mais la distance est cxagérée.(7) Tous de la nation huronne-iroquoise. = Tv 2 #04, y x, ns 2 etes por = \"5 TT ge I 7, 1: JI vi Ti ; boy A = a du.apt pe 7 ra i 7 de es To i ay AZ y 4 3 A Ce Pr x Vo » - Z y Fd, Sree, 5 oe £x a RES $ = Id ta x Cu Rd \u201ca Ze 4 2 i Vi 2 $Y + 3 Ce By z Veh, ; 5) A 4 LA Lin, a A 57 SGA 2 0% FA 4 oA ; a (D> A m5 fy Ys 77 \u201c 5 A és Fr Sk 5 5 He 58 mA pr go f % ol % A Es £3 ; 2 EX or 2 or £2 oi 7 2 G7 A 5 ZF LE ays pas # i Iz X7 ASF °C 2 2 E az it i + ets ee f _ _ gl ce LE 2 a.= i Ee si A, [13 A 7 a A Es SE 5 E 120% 4 Lr 2 ZA j 1 2 ce 220 jf pie 7% 2} 2 A Rs orl iY 7 5 A STE 2) : 7 AY x 37 5% 5 5 x, 2 Ze 7 Li CA I \u20ac z, 5 2 iA oh ln poy =a a __ Bhs is Hs Ha, Se os, Ea ay Se rer CARE 58 L170 LÉ FR Sr = re = ms ee \u2014 \"TE AYE a\u201d oe 2 oA ET Ne, Be pes ss EEE get ee \u2014 sde = A 5 So LE Pie \u2014 Tar \u2014 alll =r pr A Ph Zp Je ji = = i A cr ares a = i a 2s.Fa SET See =e re = NE, x Nr 5 $< fg i = = \u2014\u2014\u2014 = == i Ve bu by or = = Cal \u2014= == = == = oy 0 FRERE i! =?2x =k Zo J 2127 Z Là a or, Har SEC Ù SE = GE rd eR % fe.TE & oi a 25555 54 4 7 \u201cA 4e | el 5 A 7 Zu CG SE: 3, eX hI = rs Bp fers i 9 HÉ oe A JOR a 4, Ln, oe \"2 oS 2 LE Fi FF \u2014% = CONVERS I , Qi ry 7 \\ = \u201cNe PA La, it Le ey.or ng 4 ÿ a N AR Ë Ts K = Dr CA cher 5, is Bs CIS
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.