L'Opinion publique, 29 novembre 1883, jeudi 29 novembre 1883
[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Abonnement Sato par an.Payé d'avance, $3.00 \u2014 Eats On ne se déssbonne qu'au bureau du journal, et ii faut donner au moins quinae jours d'avis.SOMMAIRE .Texra : Les abattoirs de Montréal, par A.D.DeCelles.\u2014Dom © Henti Smeulders, per C.-E.Houleau \u2014Causerie philosophique (suite), par Glulie, \u2014Le sentiment du devoir, par lio Campbell.\u2014La littérature espagnole (suite), par Edmond Lareau \u2014 M.L.-Z Joncas,\u2014Nuos bonnes sœurs, Gyzèle \u2014Chrwes et autres.\u2014Hous presse.\u2014Puésie : deux bulles do esvun, par E.Crandhants-Lolseau.\u2014 Le Moulin rouge (suite) \u2014 Nos gravures : Le général Campenon, ministre de In guerre, en France; Le préfet de Paris \u2014 La compagnie de Jésus.\u2014Trente jours de bonheur.\u2014L'tle de Java.\u2014L\u2019horloger.= De tout un peu.\u2014 Nouvelles diverses.\u2014Baixoru.\u2014Les échecs.Geavunes ; B.E.Myr Smeulders.commissuire apostolique.\u2014 Quelques parties du Rosaire \u2014M.L.-.Joncas, un des commissaires du Canadas à l'exposition des pécheries de Londres; le général Campenon, ministre de guerre, en france ; M.Poubelle, nuuvesn préfet, i Puris.\u2014A la frontière.LES ABATTOIRS DE MONTRÉAL | Les Européens ont une petite idée de la moralité commerciale de l'Amérique ; nous nous gendarmons fort lorsqu'ils nous expriment leur opinion à ce sujet ; mais force nous est l'avouer que si certains corps élus par le peuple représentent la moyenne de notre bonne foi, de notre respect pour les engagements regirdés ailleurs comme sacrés, le crime de nos détracteurs a beaucoup de circonstances atténuantes.Il paraît être de mode au Canada, pour les corporations, de répudier leurs engagements lorsqu\u2019elles sont arrivées au but qu'elles voulaient atteindre.Que de bone conseils municipaux n'avons-nous pas vu solliciter les compagnies de chemins de fer de leur donner les avantages de communications rapides avec les grands centres, en promettant un bonus, puis refuser, sous un prétexte futile, de remplir leurs engagoments lorsqu'une fois les compagnies avaient tenu les leurs?Dernière- mont encore, n\u2019avons-nous pas vu la ville d'Ottawa refuser de verser dans la caisse le ls compagnie du chemin de fer de l'Atlantique les 8100,000 qu\u2019elle lui avait promis, si elle lui donnait une double communication avec Montréal et les Etats-Unis?Nous ne savous rien de plus démoralisant pour l\u2019opinion publique que ces répudiations de contrats solennels, rien de plus malhonnête en droit et en fait, rien de moins justiciable.Dans le cercle de ces malhonnêtetés, dont on fait porter la responsabilité à toute une ville, qui ne s\u2019en plaint pas du reste, tellement le sens de la moralité publique est latent vu timide, nous faisons entrer en ligne de eumpte l'affaire des abattoirs de Montréal.La question est bien simple.Notre Con- seil-de-Ville donne à une compagnie le privilège de construire des abattoirs, à la condition qu'elle forcers les bouchers à y faire abattre leur bestiaux.Sur la foi de notre Conseil, la compagnie se met à l\u2019œuvre ; des capitalistes dépensent qui dix mille piastres, qui qua- raute mille piastres, et noe fois les abattoirs ouverts, la corporation renie ses engagements, parle de spéouls- tions et laisse ses règlements à l\u2019état de lettre morte.Et pourquoi $ Parce que les bouchers sont électeurs et que lesystème des abattoirs \u2014chose nouvelle pour eux-\u2014 ne leur agrée point! Il est vrai qu'en face des petite intérêts mal entendus des bouchors, il y a l'intérêt évident du publio dont vivent les bouchers, lequel exige pour la santé de 180,000 personnes que l'abattage ne se fanse dans l'intérieur de la ville ; que chaque boucherie particulière crée un centre d\u2019infeotion, que le sang, les débrisde matières organiquess'aimoncellent dans nos égoûts pour envoyer de là ses effluves léthifères daus nos maisons ; mais peu importe, les bouchers ont quelques couts voix dans les élections, et il faut les ménager.O perversion du sens commun, en sommes-nous rendus à accepter le mandat impératif que l'on & trouvé si absurde lorsque les radicaux français ont voulu l'imposer à lours députés ! S'il en est ainsi, nous allons bien, et nous pouvons nous attendre à de jolies réformes.Ny & des esprits rétrogrades qui regardent le systdme représentatif comme le fléau de l'avenir.Il y a des Fe qui se piquent d'être éclairés et toujours prêts à leur fournir des arguments.Nous pourrions encore lour citer le oss d'une municipalité, qui n'est pas à cent milles de Mont- tréal, où les citoyens intelligents ont refusé de laisser le Conseil construire des trottoirs, sous prétexte que Vol.XIV.No.48 Montréal, Jeudi, 29 Novembre 1888.Prix du numéro: 7 centin«.\u2014Annouces, la llgne : 10 centia Toute communication doit être affranchie.Les remises d'argent doivent se faire par lettres enregistrées oo par un bon eur la poste.ceux qui les avaient précédéa s'en étaient passés.Co sont là des faite qui nous réconcilieraient avec le despotisme intelligent.Pour se justifier dans l'affaire des abattoirs, certains conseillers parlent de spéculations.Lorsqu'on a lancé ©e mot, on croit avoir cloué son adversaire au mur.Il ye spéculation et spéculation.Si elle se fait aux dépens du public, comme les jeux de buutse, ello est coupable ; si elle se fait en servant les intérôts du publie, elle est juste.Nous supposons que par spéculations ces messieurs entendent un césir de faite profiter l'argont ue l'on a.Nous tommes alors en face de bien ds a faits le ce genre.Ce sout des spéculations «jui nous ont valu les tramways, les compagnies «le chemins de fer et de bateaux à vapeur qui ont enrichi notre ville.Co sont des spéculations qui nous ont donné les embellissements de certains rtiers, et y ont fait monter la valeur de la propre .Nous ne voyous à droite et à gauche que de spéculation, et nulle part de la spéculation aussi justifiable que celle qui nous a donné les abattoirs.Le Conseil-de-Ville de Moutréal a commis une su- préme injustice, et ¢'il ne veut pas qu'on attaque son sons moral ot celui de la population de uo°re ville, il doit tenir à honneur de ls réparer claus la mesure de ses forces, Il a un projet a l'étude qui, s'il lui était donné suite pourrait, non pas rendre justice à coux dont il a lésé les intérêts au point d'engager la cunscience de ls majorité, mais lea indemniser dans une certaine mesure.Nous espérons qu'il n'hésitora pas à 53 dégager d'une responsabilité qu'on trouverait bien lourde dans les affaires ordinaires de la vie, A.D.DeCucLes.DOM HENRI SMEULDERS La vieille cité de Champlain a l'insigne honneur de r pour quelque temps un swbassaleur de la ur Romaine, un Commissaire Apostolique, en un mot un noble représentant du glorieux Pontifs «qui, du Vatican où il est emprisonné, commaude sux rois, aux princes, aux puissants et à tout l'univers.Cut homme éminent par la science et la vertu mérite d\u2019être connu de tout le Canada.Nous nous efforcerons en conséquence, tout en nous exposant à blesser 84 profonde humilité, de parcourir les principales phases d\u2019une vie aussi bien remplie.Son Excellence Gautier Joseph (on religion Dom Henri) Smeulders est né en 1826, à Moll, province d'Anvers, en Belgique.Ce haut dignitaire de l'Eglise catholique fit ses études au collège de Moll, où il se distingue entre tous ses condisciples par son amour du tra- wail et sa belle intelligecce.Ocsupant toujours la première place dans ss classe, il quittait cette célèbre institution, à le fin de chaque année scolaire, béni de ses professeurs et couvert de lauriers.En 1843, Son Excellence entra dans l'ordre de CI- teaux, à l'Abbaye de Saint-Bernard, à Bornhem, en Belgique.Comme on le sait déjà, les Cisterciens datent de l'année 1109, et iln comptent dans leurs rangs des savants et des sainte, qui ont jeté un brillant éclat sur est ordre religieux, Il mous suffira de nommer saint Bernard qui, par ss piété, son savuir eb son éloquence, a exercé une très grande influence eur son siècle et est devenu une des gloires les plus pures du catholicisme.Après avoir été ordonué prêtre, le R.P.Smeulders fut envoyé à Rome pour continuer ses études ; il arriva en 1855 dans ls Ville Eternelle.En 1858, il fut créé Docteuren Théologie au collège Romain, dirigé par les RB.PP.Jésuites.Ca collège, fondé par ssint Ignacn de Loyols, était fréquenté, chaque année, par douze à treize cents élèves venant de toutes les parties du monde.On choisissait les professeurs, qui étaient au nombre de vingt-huit, parmi les hommes les plus savante dans toutes les sciences.Pour obtenir son titre de Docteur, le R.P.Smeulders eut à défendre publiquement un des pointe les plus difficiles de la théologie dogmstique ; os fut une thèse sur le grâce.Tous les séminaristes asvont que Le traité de la grâce eat hérissé des plus grandes difficultés, où que ce D'est que par un travail opiniâtre qu'on parvient à les surmonter.Après avoir reçu ron diplôme de Docteur, il fut fait professeur de philosophie et de thiévlogie au montstère de Saiut-Meraurd aux Thermes, à ltume.C'étiit uno charge importsnte qui deman lait certainement des con- Naissances très approfvndies.Es 1859, le R.P.Smeuldars fut nommé Consulteur de lu Sacrée Cougrégation de l'index.Cette Congré- tion, établie par saint Pie V, en 1571, a pour mission d'examiner les livres suspects et dangereux.Ce tribunal se compose des hummes les plus éminents et les plus instruits, chosis dans tous les pays catholiques, Avant de juger les livres qui lui sont soumis, In Congrégation prend toutes les précautions les plus sagas pour ne point commettre ('erreur.Les livres suspocts sont remis entre les mains de savants théologiens, appelés Cunsulteurs, qui doivent en faire un ex-imen consciencieux et motiver lo jugement qu'ils romlout.Une fois l'examen d'un livre terminé, les consulteurs träus- metteut au secrétaire lour rapport qu'ils appuient eur des citations de l'auteur.Lo secrétaire fait imprimer le jugement des Consulteurs-Censeurs ot l'adresse ù tous les autres Consulteurs, qui so réunissent en assemblée générale ; chacun expose alors libromont «a peusés aur l'ouvrage examiné et sur le rapport des Cousulteurs.S'il y à divergence d'opinions parmi les jugs, on fait un second oxamen du livre, et l'on nomme de nouveaux juges.Quand les juges ont fait connaître leur décision, le travail est soumis nux Carlinaux.La esntence du leurs Eminences ne peut avoir de valour qu\u2019en autaut qu'elle est revêtue de la sanction du Pape lui mime.Nous avons cru cette longue digression nécessaire, afin de mieux faire comprendre toute l'importance «de la position qu'accupait alors Son Excellence lo\u201d Commissaire À postolique, et donner une bien faible idée des hautes connaissances qu'il frut posséder pour être nommé Consulteur d\u2019une Congrégation romaine.En 1862, le R.P.Smeullors retourua a Bornhem, où il occupa la chaire de professeur de thévlozie dug- matique.Nommé secrétaire du Révérendissime Père Césari, Général de l'Ordrs de Uiteaux, il uocompagna eclui-ci dans ss visité des monastères de la France, en l\u2019année 1863.On pout & figurer oncore quelle somme de tra vail Sou Excellence eut & exéouter pendant co voyaga.En 1867, lo R.P.Smoulders dut quitter de uouveau sa chaire de professour pour visiter, avec le même Père Général, les monastères de Bolgique ot de l'Autriche- Hongrie.En 1868, Son Excellence fut rappoléo à Rome pour être scorétaire du Chapitre-Général de l'Ordre de Ui- teaux, qui devait se tenir cette année là dans la Ville Sainte, Trois ans plus tard, c\u2019est-à-dire en 1871, où le nomma procureur-général de l'Ordre cistercien, et comme tel il fixa a résidence à Roma.Par cette position, il était donc chargé des intérêts de tout l'Ordre.Lorsqu'en 1879 survint la mort du Révérendissime Père Général Césari, Son Excellence convoqua le Chapitre à Vienne, en Autriche.Le Chapitre porta ses vues sur le RP.Smoulders ; mais humble religieux décliaa cet honneur, Malgré son grand amour de ls retraite, Rome eut apprécier ses talents et les faire servir aux iutérèts de l\u2019Eglise, car, en 4830, il fut fait Consulteur de la Sacrée Congrégation de la Propagau-le, ot, en 1882, Cuusuiteur de la Siorée Congrégation pour les alfsires du rite oriental.La première Congrégation, fundée par Grégoire XIV, en 1622, s'ocoupe de tout ce qui regarde la oua- servation et la propagation de Ia foi dans les pays hérétiques et infidèles ; elle résout toutes les controverses, tous les doutes qui pourraient s'élever sur les juridie- tions ou sur tout autre point en litign.La seconde n'existe quo depuis 1862.L'immortel Pie [X, voyant que les atfaires de l'Orient dovenaient de plus en plus compliquées et très considérables, diviss la Peopagiule en deux et établit la Sacrée Congrégation pour les affaires du rite oriental.En outre, Son Excellence a été chargée do plusieurs affaires des plus importantes par différentes Congrége- tions de Rome, notamment de la Sacrée Congrégation 566 Be dex Kites, de Le Sacrée Congrégation des Evêques ct réguliers, ete, La Cungrégation des ltîtes, établie par Sixte V, \u201cTy à pour but de régler tout ce qui con- corne ls v sacrée et lu canonisation des saints, La seconde Congoegution ue nous venous de nommer, a pour mission de tr aux évêques leurs obligations, de régler leur juridiction et de les aider dans tous leurs \u201cloutes et leurs ditticultés ; elle & aussi pour but de ré- ler tout ce qui à rapport aux ordres religieux.Voila autant de positions que la Cour de Rome no confie qu'i des perronnes renomimées par leur science etteur vertu, En ISS3, nous voyuns le lt.P, Smeuklers arriver à ba dignité de Commissaire Apostolique vu de représeu- tant de Su Sainteté Lévn XIE au ( a.C'est une nouvelle prouve de confiance que le Saint-Siège ropuse vn Son léxcollenee, Son Hence n\u2019est pus un étranger pour plusieurs d'entre nous, Canadiens Français, Les zouaves pontiti- caux esteulions l'ont vu à Fume, Le RP.Smouk agissait alurs comme numônior dans l'armée pontificale, «teela à su demande spéciale, 11 était à la Porte ia, prodiquant des secours spirituels eb ses suins emprossés Aux blesses, lorsque les l'iémontais bomlrrdaient Rome.té témoin «de l'acte d'iniquité et do l\u2019usurpation ge que consomma Victor Emmanuel en s'emparant des Etats do l\u2019Eglise.I nous a rappelé l\u2019autre jour ce triste souvenir, lorsqu'il « daigné recevoir en audience les zouaves de Quéhee, Sa Grandeur Myr l\u2019Archovêque n eu aussi, croyous- nous, le plaisir de faire connaissance avant aujourd'hui Son l'excellence le Commissaire Apostulique, lors- sue, simple prêtre, Sa Grandeur compléta ses études \u201cle théologie an séminaire do Saint-Louis des França Home.Nous réstmons ces trop courtes consilérations en disant que La vie de Son Excellence n'a été qu\u2019une vie de Iabeurs continuels et que ses jours ont été les phen\u2019 clics dont parle l'Écriture-Sainte, Routkar.SRIE PHILOSOPHIQUE (Suitr) [V LES MYSTÈRES DE LA CELLULE À l'œuvre inaintenant ! Un Lon microscope Nachet est d'aplomb sur la table solide, [hes nuages blancs et élevés ou encore une lame spéciale projette une lumière fixe et intense, Sur le plan illuminé de la platine sont placées, l'une apres l'autre, des sub-tauces organiques diverses : dus brins de viaude, de petits morceaux de pean, une gouttelette de sans.L'ubservateur novice applique l'œil sur le verre frontal.Le premier effet de l'agrandissement qu\u2019il observe, C'est que ces matières sont plus que jumais différentes les uns iles autres.Le microscope est adapté à l'observation de parties de plus en plus petites, Les contraires se touchent; chaque substance perd son aspect propre, et bientot, sous l'action grossissante des oculaires, lu viande, la peau et Je sang lui apparaissent soit compo- sox, soil semeés d'éléments semblables, et distinets tout an plus par des différences vecidentelles, Mais, où sont les cellules t\u2014Le nom peut-être vous lait chercher ce que vous avez déjà.Les cellules en effet ne sont point des cavités destinées à recevoir quelque chose où «déjà remplies.Mais voyez-vous ces petites outres fermées de toute tet d\u2019une grandeur, vu mieux d'une potitesse variable?Co sont là des cellules, Dans une guuttelette de sang, où «Iles sont appelées selobules, elles wont pas plus de 4 à G millièmes de wil- limètre et atteiguent, selon Welker, le chilfre de 5,000,000, et, selon Vietordt, celui de 5,055,000 dans un millimètre cube, À côté de ces globules naines, les collules de 40 à RU millièmes de millimètre, ou micro- millimetres, comme Pon dit en micrographie, paraissent déjà grands ; mais comment ne pas appeler gi tesques lex cellules de 200 micromillimètres, obstrvées dans les glandes salivaires des insectes, pour ne rien (lire deg cellules qui constituent certains animaux infé- rives et qui atteignent la grosseur démesurée d\u2019un imil- limite et demi Quant à la figure, si les globules blanches du sung SOUL sprl riquees, les globules rouges sont lentivataires, Les cellules de la peau, en voie de formation, prennent, pur suite de leur compression mutuelle, la furme d'un polygone.Dans d'autres tissus, nous en verrions de roniques, de pyramiduies, de cylindriques, de toute: les formes, en un mot.Mais, sous cetlo variété acei «dentelle d'aspects, toutes les cellules s'accordent en ce qu'elles sent de petites outres transparentes, remplies d'une substance particulière ordinairement visqueuse, à laquelle on à donné le nom de protoplasm, ou de pile primitive.le plus souvent, on voit nager dans L\u2019OPINION PUBLIQUE ce protoplasma lui-même un corpuseule rond qui est comme lo nucléus do bu collule et duns lequel est encore un nuclévle suspendu au milieu d'un liquide.Quelles sont les fonctions «de ces mystérieux curpus- cules, le microscope ne saurait le dire ; vraisomblable- ment, le nucléus vu la substance qui le constitue est, pour Le plupart «es cellules, leur ceutre d'activité.À cutte description de la cellule partauite, it nous faut ajuuter qu'il en est qui, nues au commencement de leur formation, so revétent ensuite d'une pellicule et d'autres même, connues sous le nom de protublastes ou germes prituitits, qui n'ont jamais de pellicules.Ces ecllules imnparfaites s'observent tout nussi bien dans le rèsgne aninuel que dans le règne végétal, dans les êtres les plus parlaits que dans les êtres inférieurs, voire même dans les tissus du corps humain.Mais que nos lecteurs ne s'en offraient pas plus quo des noms bar bares sous lesquels lu science les désigne : nous le dirons plus tard, ce fait n'a rien qui puisse nous yahais- ser à nos propres yeux, Ce serait une erreur de croire que le microseope ne nous montre dans les tissus organiques que des cellules pareilles à celles-la.La plus gi traire s'étale aux yeux de Uobservatear attentif.Dans un morceau «'«pidorme, si les couches inférivures sont cumnposées du cellules molles et polygones, les autres en présentent de plus en plus dures et même de tout à fait transformées en écailles.Ces dernières n'ont plus ni forme du vessies, ni nucléus.Sous ces transformations variées, peut-on retrouver des traces de la forme vriginelle des cellules { Oui, et de prime abord qnel- quefois, mais quelquefois après un subtil examen, Pour le montrer, nous n'avons qu'à reprendre le petit morceau de viande sur lenuel nous opérions tout à l'heure.Les muscles lisses sont composés de cellules allongees comme des rubans ; saus doute, le contenu de ees cel lules s\u2019est transformé en une sulstance homogène et contractile, mais il conserve, en son beau milieu, le uucléus parfaitement visible.Au contraire, dans les fibres strides qu\u2019on appelle chair à la cuisine, le nucléus à disparu et avec lui tout vestige de leur origine cellulaire, Comment cela s'est-il fait! Au commencement, à la place de ces muscles, il n\u2019y avait que des cellules, Clhacnne d'elles s'est allongee, sans perdre d'abord son nneléus, Celui-ci ensuite s'est séparé en deux, et, entre ses deux parties, a vu sle nyuvelles fibres se former daus l\u2019interstice.Ces parties, devenues nucléus à leur tour, se dédoublent encore à diverses reprises et forment une grappe de cellules allongées jusqu'au point fixé par la nature.Alors le procéde de la transformation succède à celui de la formation.L'enveloppe ou la pellicule «le la cellule primitive se change eu involuere musculaire et son contenu en fibrilles extrêmement tévnes, qui, soudées ensemble, constituent la fibre, Cette conclusion a laquelle le microscope a conduit les savants n'est point tout entière une nouveauté.De ce que tout individu, dans le règne végétal et animal, provient d'une seule cellule originelle, on pouvait déjà soupçunuer que les tissus les plus éluignés apparemment de la forme cellulaire, étaient cux-memes produits «no vertu d'uu dédyublement de la substance pritnitive.Mais aujourd\u2019hui le soupçon est devenu certitude, et une globule blanche de notre guuttelette de sang va nous révéler ce merveilleux procédé de la nature.Sphériques d'abord, la cellule et son nucléus s'allongent ensuite et prennent une forme ovale ; puis, le pucléus se dédonble et produit par là deux nuclévles qui s'éluignent l\u2019un de l'autre, À peine séparés, ils deviennent chacun un centre d'action, forment avec le protoplasmu accumulé deux sphères distinctes et se dédoublent eux-mêmes.La même loi préside au développement ct à la multiplication «les nouvelles cellules et ninsi peu à peu tous les tissus, même les plus divers, ne furment daus le corps de l'animal, J'ai dit les tissus mêtie les plus divers; et de fait, grâce à la facilité avec laquelle les cellules se transforment, Lu peau, les otigles, les serres, les cornes, les poils, les plumes, que } les os eux-mémes procedent ainsi de la cellule primitive.Deux autres opérations concourent cependant à la complète formation (es os et, dans une certaine proportion, à celle des autres tissus : c'est à vlles que les substances intercellalaires doivent leur vrigine.L'une est le pouvoir dut:t jouissent certaines cellules, de sécréter une matière propre qui se perd parfuis ou du moins va ailleurs comme quelques produits des glandes, mais qui prartols aussi se solidifie sur place, comme l\u2019émuil des dents.L'autre est lu contribution que le sang laisse sur sou passige à travers les artères et les veines.Si nous suivons, dès l'origine, le développement d'au tissu osseux, nous le verrons se former d'un cartilage où d\u2019une membrane tuuqueuve dans lesquels l'œil distingue clairement des cellules et rien de plus, wi ce n'est disséminée au milieu d'elles une substance particulière due probablement à leur action.Cependant l\u2019orgauisme se développe, et alurs des sels calcaires envahissent Ces tissus itifs, les compé- nétrent, enprisonnent lescellules.Celles-ci, bien qu'étroitement confinées, n'en continuent pas moins d'agir et, par leur action, «de conserver et de renouveler sans cesse les murs de leur prison, Ainsi le microscope nous initio nux mystères de la vie dans les êtres, Mais qu'est-co que nous avons dit à côté de ce qui nous reste à étuclior t Des fouctions vitales des cellules, nous n'avons parlé qu'ineidemment, et, disonsle, contre notre gré, entraîné pur le but que nous nous étions proposé, d'initior nus lecteurs à la connaissance des cellules, Dang les cauxories suivantes, chargés d'un moindee bagage, nous tâcherons de voyager d'un pied plus alerte et, je l'espère copen- dant, d'un piel toujours sûr, grâce à nos quides plutôt qu'à nous-nème, Giunto.CN muierey LE SENTIMENT DU DEVOIR Ex offices deeux.Le sentiment du devoir est nécessaire aux ouvriers ot aux clieses industrielles en général : il duit les necum- paguer eu toute rencontre ot dicter tous les actes de leur vie, Mais, pour remplir ce précepte si nécessaire an maintien de l\u2019urdre et à l'ubservance des lois d\u2019un Etat, il importe d\u2019en bien connaitre Ja portée.l\u2019abord, pour ce qui concerne les classes industrielles, les devoirs imposés ot par a loi de la nature et par da loi écrite, peuvent se diviser en trois catégories : lo.Devoirs envers famille ; 20, Devuirs envi : Su.Devuirs envers la societé en général, L\u2019uhservance de ces trois catégories des devoirs s'appelle \u201cle sentiment du devoir\u201d Et, sans s'attacher uniquement à la définition du mot sentiment, un verra quelle importance est attachée ce mot erode que Ton semble aujourd'hui oublier de plus en plus.lu.Le premier et le plus important des devoirs de l'ouvrier est cvlui qui s'adresse à su famille.Tous ses soins, toute sa sollicituile cloivent être mis en œuvre atin d'élever cette famille d'une facon conforme à ses moyens.Toute sou ambition doit tendre à rendre ses enfants capables de remplir un jour les devoirs qui lui sont imposés à lui-même : il cuit leur donner le bon exemple en réglant sa conduite d'après les conseils de al personnages siges et expérimentés ; habiluer ses enfants au respect, à la soumission ; enfin, leur faire donner, ainsi qu\u2019il a été dit précédemment, une instruction conforme à leur position sociale, et les préparer par ce moyen à devenir d'excellents sujets, des citoyens paisibles et utiles à l'Etat, la nécessité vit so trouvent les classes indus trielles par suite de l'inégalité des ressources intellee- tuelles, à subir l'inlluence des classes élevées de la su- ciété, devrait les engager à considérer plus altentive- ment, fortes de l'expérience du prissé, leur conduite tenir vis-à-vis de ceux qui se présentent comme candi- late aux charges publiques ; i n\u2019accurder leur confiance à eus derniers qu\u2019autant qu\u2019il l\u2019auront justifiée par leurs actions passdes, L'uuvrier est d'ordinaire enthousiaste dans les succès et querelleur dans les revers ; aussi, est-il facile de l\u2019exploiter daus les deux cas et de gagner sun approbation, son adhésion, en faisant tirviter à ses yeux des espérances illusuires.Les ouvriers ne sauraient trop s6 convaincre de combien il leur importe «de demeurer dans les bornes de leurs devoirs envers l'Etat ; chez eux, l'absence de ces devoirs produit le relâchement, et le vice contraire, l'excès, les mène à l'ambition, et de là aux plus grandes folies, telles que la conspiration et I'anarchie, l\u2019ar là, ils se rendent nuisibles, non seulement à eux-mêmes, mais à la société toute entière.Bu.L'harmonie, la paix, la concorde doivent régner au sein de toute société bien constituée, et c\u2019est par la pratique constante de ces trois grands principes de la vie sociale que l'un s'habituo à l\u2019affubilité et que l\u2019on prend le ton de l\u2019urlanité et de la polite-se, cachets resplendissants des mœurs ete l'éducation d\u2019un grand peuple, L'ouvrier duit se sner à accepter sans murmurer la position sociale où il su trouve placé, et à en supporter toutes les bunnes ot mauvaisos fortunes.L'awbition ne duit jamais Ini faire perdre de vue les droite d\u2019un chacun.sans distinction de rang vu d'opinion.Enfin, il doit se souvenir qu\u2019il n\u2019est qu'un membre de cette grande réunion d'hommes appelée vciété, et qu\u2019il doit travailler énergiquement à lui assurer par son concours sa véritible Due qui doit être fundée sur l'harmonie, la paix, la concorde, Et pour terminer, disons qu\u2019il west point do satisfaction plus douce que celle qui nait du la conviction d\u2019un dovoir bien rewpli.Qui, parmi nous, ne l'a éprouvée lorsque, au suitir d'une crise soit socinle, soit personnelle, il a pu se dire qu'il n'avait négligé aucun des muyons capables de l'éviter ?RoLiuo CaMPUELL.\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2018 Dans notre prochain numéro, nous publierous une Etude zur Angéline de Munthrau, par M.l'abbé H.-R.Casgrain. 567 _\u2014_ * on Te ae ay 50e =, M SF x # Ne ELA re Ng >, \u20ac = 0 5; xx 2A 2: ZF ds, Suh GE eh AN as a x 3 FA) bg Ay a Ë 2 eer ES = ES apnée ape >i KH as, Wek = Foch su es A FA =\" > Bag, a eh PR > 3% SE x es ee ANN mem a ré à 3] 3 iE > A TH \u2014 2% Ze x a EN x - , a ps! \u2014 Es > = Sa Sea NS de > ee.= = ine W, ix SN ee ah: B= FRY COMMISSAIRE APOSTOLIQUE, = a S à (SEE) eee = oF Fu re Lu se, L'uprès une Photographie de M.Livernois, Québec 8 te > * ~ » Ni x L\u2019OPINION PUBLIQUE are a SON EXCELLENCE MGR SMEULDERS, pan ou rt Ep wv mE Boe > ne fs x Xf \" gy \u201c 3 Ÿ AE ~ me ae er 5 = TE Pa ) = A a Sa\u201d = re i Aly 4 =X Se + + \"> ha ES sn | À \u2014\u2014 À LA LITTÉRATURE ESPAGNOLE (Buite) Las pire Mariana ost considéré comme le prince des historiens espagnols.II com une Histoire Générale d'Espagne, en latin, qu traduisit plus tard en emstillan, et une Histoire Venise, Mesurd, lucide, rapide dans les narrations, vigoureux dans l'empreinte de sea portraits, il est parfois affecté, déclamateur et pompeux, ses harangues se répdtent trop souvent ; il avait pris Tite-Live pour modèle.Baaveilra (1584-1648) à été proclamé le premier éori- vain du règne de Philippe IV.On lui reconnaît une vaste érudition, une profonde philosophie, une morale sine, une connaissance exacte du cœur humain, une ironie fine et douce, un style pur et correct.See principaux ouvrages sont : Las Empresas Politicas, La Re- publica Litéraria, La Corona Gotica, Custilluna y Awstriaca.Dorénavant, l'éclat du parnasse espagnol commence à pdli.Deux hommes marquent une ère nouvelle, l'époque de la décadence dans la littérature es le.Gongoura et Quevedo, incapables d'atteindre les hauteurs où p anaient les auteurs classiques de leur pays, secoudrent le joug de l\u2019art.Un grand nombre d'éori- vains, cstimables d\u2019ailleurs, crurent que l\u2019on ne pouvait être compris en parlant simplement ; oz alla même jusqu'à Isissor de côté la pross castillane pour le latin t l'Italien.GONGOURA Don Luis Gongoura de Argote naquit à Cordoue, le 11 juin 1561, et il mourut le 24 msi 1627, Tl étudia le droit Salamanque ; c'est aussi dans cette ville où, jeune encore, il composa la plus grande partie de ses poésies érotiques, see romances et ses letrilles satyriques.Ce sont see meilleurs dorita, À l\u2019âge de 45 ans il se donns à l'Eglise, et devint par la suite aumônier de Philippe IIL À cette époijue vivait en Italic un homme qui avait entrepris la réforme littéraire de son pays, comme voulait 5 faire Gongoura, en Espagne ; cet homme se nommait Murini.Jamais deux caractères se rossem- blèrent d'avantage.Tous deux ennemis du naturel et de la simplicité s\u2019intitulèrent chefs d\u2019une école nouvelle dont l'art consistait à estropier la nature au lie de l'imiter.Gongoura, c'est le Marini de l\u2019Es; e ; Marini, c\u2019est le Gongoura de l'Italie.En affet, ces deux hommes semblaient se servir d\u2019échos d'une péninsule à l\u2019autre : abondance et flexibilité de style, variété et richesse d'images, art de marrer et de décrire, affectation, recherche, bizarrerie, tout faisait de ces deux esprits, d\u2019origne si différente, les plus étranges jumeaux que la ie ait jamais vu naître.\u201c Hautaia et tranchant, dit M.de Puibusque, Gorffou- rs avait ce ton de prophète qui donne crédit aux novateurs ; il commença par dénoncer au monde les attentats des classiques.Ces malheureux avaient, à l'entendre, tellement appauvri la langue, qu\u2019il était urgent de lui venir en aide ; c'était le travail d\u2019Hercule dans les établos d\u2019Augias ; lui seul était de force à s'en charger.Son Nouvel Art eut à peine paru qu'il fut suivi d'une quantité innombrable de vers qui ent servir de moilèles à ses élèves.Sous prétexte de rendre à lu langue sa richesse première, il donna sux mots des acceptiuns inusitées et bouleversa les phrases par des inversions grecyues et latines ; toutefois, sa plus de entreprise, la pierre angulaire de son système, fut de résumer la poésie entière dans l\u2019image, qui n'en est que la sarface : il crut qu\u2019il suffisait d'être coloriste pour être peintre.Ce qui manquait le plus à Gongoure, et ce qu\u2019il croyait LE conséquent posséder au suprême degré, c'est le mérite d'invention.Autant il était remarquable dans ses romances mauresques, où il était soutent par le poésie du sujet, autant il était ridicule dans tous les genres où il ne pouvait s'appuyer que sur lui-méme.L'iucohérence des idées et des images, la confusion du figuré et du réel, tous ces urnements délacés, touts cette joaillerie de mauvais aloi trahissaient le luxe artificiel de son imagination ; les vers les plus pompeux, ceux qu\u2019il avait destinés à éblouir la multi- tuds, ressembluient à des fusées tirées en plein jour.G'étairut «lea lueurs eaus éclat, une lumière fausse et blufar le : mais l'engouement de ses admirateurs leur avait fait perdre jusqu'aux premières notions du vrai ; et plus il s\u2019éloiguait de la raison et du goût, plus il était porté aux nues.\" Nous u'avons rien à ajouter à cette critique; Gon.Guum et su funeste école, qui tire son nom de lui, le Jonguarisme, sont bien jugés.QUEYEDO Hurnme d'état, courtisan, jurisconsulte, théologien, phi- lolugue, médecin, physicien, poète, chansonnier, don Francisco !l»Quevedo est un de ces noms que le prestige « enoure gran:li aux yeux de l\u2019Espagne.Satyrique mordant, veprit wubtil, délié, ambitieux, amoureux de la gloire, il aumit pu régénérer la littérature de son temps, re- tanler In décwlence s'il avait su diriger ses traite, s\u2019il u'avait pus pris l\u2019irrésolution pour l'indépendance, le violence pour l\u2019 Ses connaissances étendues, L'OPINION PUBLIQUE son le fine of l'ont fait sur- ee Votiaire le PE Ugiole \u201c Quevedo naquit à Madrid en 1560, et mourut on 1645, Son père était sscrétaire de Philippe II, ot sa mère camériste de ls reine Anne d'Autriche.Doué d'un talent précoce, il avait obtenu & quiuse ans ses on logie, à l'Université d' , ob possédait le res et lo latin, le français et l'italien.Un duel l\u2019o- Bigs de passer on Italie ; il obtint le secrétairerie de la Sicile par l'entremise du duo d'Asonne, La dis- de son maître entraîns se perte ; il fut détenu une prison pendant trois ans sans on connaître les motifs.mn mariage, aveo Dons Esperenss, vient ajouter à seu malheur, il devint veuf peu après et rdit de nouveau ss liberté sous accusation d'avoir lomenté la révolte par un libelle inoendiaire, Il à subi dans son onchot les traitements les plus inhumains ; à peine out-il été rendu à sea amis qu'il mou- vut ; il était Agé de 65 ans.Contemporain de Lope de Végs, Quevedo, oil eut su diriger son talent, aurait Be faire phlir cette étoile si brillante dans le ciel de l'Espagne, Peu défiant dos conséquences de ses écrits, il tombait souvent dans les extrêmes.D'une nature ardente, passionnée, uarcas- tique, ses dorita sont plutôt admirés qu'aimés, plutôt recherchés que goûtés | A Ia vérité, personne ne sait mieux allier l\u2019oxcentricité de l'humorisme anglais avec l\u2019entrsin et le gaieté méridionsle, II y a deux hommes ohes lui, le phi losophe et le bouffon, le théologien et le chansonnier, le chrétien et le païen, le court et le soldat.Armé do ce vaste foyer de connaissances, Quevedo embrause tout, traite de tout, éparpillant ss flamme de tous côtés, la perdant en étincalles, marchant frappant d'estoo et de taille, à droite, à gauche, au ; l traduit Phooydide, Epictète et Plutarque ; commente Sénèque, interprète l'Éoriture-Sainte, spprend ls musique, la danse, les arts d'agréments et maniement des armes.Il se mêle à tout ce qui peut ajouter un fleuron à sa couronne ; on le voit partout où il y a un laurier à gagner, une ambition à satisfaire.En s'attaquant sans cesse sux imperfections de ls nature humaine, au lieu de faire la guerre aux vices de l'homme social, Quevedo n\u2019a pas atteint le but que doivent a roposer le poète satyrique et le moraliste.La partie Levée et sérieuse de son talent a été presque entièrement effacée par ls partie qui faisait rire.Aujourd'hui encore, qu'est-il aux yeux du plus grand nombre?Un suteur facétieux, plein de sel, de causticité, qui n'a pas d'égal pour les épigrammes et les bons mots.Ce que l\u2019on connaît le mieux de lui, ce sont ses folles J'acoras, si mordantes et ai libres ; ses joyeuses Létrilles, si ba billardes, si dansantes, oi charmantes ; ess sonnets burlesques, à la désinvolture plus qu'itelienne, et par-des- aus tout son Histoire comique du capitaine don Pablos, le Mandrain des Sierras de Castille.La versification du podte satyrique de l'Espagne est toujours mélodieuse, mais se ressent de l\u2019époque de décadence ; on y retrouve l\u2019enflure.En bien des endroits ses vers sont doux, sonore, ses rimes sont riches, ce qui Trouve que Quevedo aurait pu combattre avec succès école de mauvais goût qui it alors, \u2018 Dans son livre intitulé : De la politique de Dieu et du gouvernement du Christ, il expose des principes chrétiens dans un style pur, élégant et énergique en certains endroits.Ses Songes sont une tyre comique où il flagelle très spirituellement les vices des femmes.Les rêves den têtes de mort sont un tableau grotesque du jugement dernier.La vie de apôtre saint Paul, Les Visions, La Vertu militante, et:., comptent parmi ses meilleurs dorits.Les poésies de Quevedo sont réunies en trois volumes, sous le nom de Parnasse Espa- ol.Une partie considérable de ses manuscrits lui lurent dérobés de son vivant, entre autres ses pièces de théâtre et ses ouvrages historiques, en sorte que ses œuvres ne contiennent plus, comme il en avait ls prétention, tous les genres do littérature.Mais, malgré le perte de quinze manusorits, qui n'ont jamais été retrouvés, 0e qui reste de lui forme encore onze gros volumes, dont huit de prose et trois de vers.Voici comment Quintana (1) coquines cette période de la poésie castillane : \u201c Dès sa plus tendre jeunesse, le front paré de fleurs des champs, elle effleure l'herbe des prairies, conduite par Garcilaso ; devenue grande, elle s'avance, accompagnée d'Herrera et de Rioj+, toute resplendiseante de beauté et de richesse ; plus tard encore, environnée de Balbuens, de Xaurequi et de Lope de Véga, elle es montre agréable et jolie, bien qu'elle ait muins d'élégance et de tenue ; mais dès qu'elle s\u2019est livrée à Gongoura et à Quevedo, c'en est fait d'elle ; de corrupteurs en corrupteurs, elle va tomber aux maine d\u2019une foule de barbares ; elle marche, elle s'agite comme une foile : sos couleurs sout fardées, see perles sont fausses, son or est du olinquant ; vieille et décrépite avant l'âge, elle semble tomber en enfance ; son langage est un insignifiant babil ; elle se dessèche et périt.\u201d Im Au XVIe siècle, c'est 1a France qui imita l'Espagne ; (1) Thessre dol parnasse Bepanel, au XVIIs sidels, ce fut le tour de I d'imiter la France, ob l'excès d'imitation amens la noe de le littérature es L'hôtel de Rambouillet, le beil- late cour de uis wo 2 l'iutroduotion ain rançais en Espagne, tol sont trois p' causes de cette décadence.Au XVIIe siècle, il existait en Europe un dieton bien connu et qu\u2019on ne manquait jamais de citer chaque fois que l'on voulait manifester son admiration : Beau comme le Cid.Corneille, en effet, n'a été proclamé le père du théâtre français que lorsqu'il eut, d'un coup de son vigoureux pinceau, tracé cette merveilleuse création.On sent quelle émotion a dû éveiller en Espagne cette production gigantesque.C'est un mot si flatteur pour le peuple espagnol! Ou s'empara donc de Cer- neille et on cherchu à l\u2019imiter ; de ce premier maître on passa à d'autres ; Molière vint ensuite et fit pour la comédie ce que Corneille avait accompli pour In tragédie.Mois on ne put distinguer l'ivraie du bon grain, l'excellent d'avec médiocre.Un esprit universel et outré d'imitation s\u2019expars de toutes lea intelligences d'élite de la Péninsule.Ce fut un malheur bien déplorable.On détourna le cours naturel que la poésie nationale avait suivi jusque-là.Encore aujourd'hui on est à se demander comment il se fait que le pays des toréadors, si fier, si indépendant, ce peuple dont ls littérature dramatique a été une des sources du théâtre frangais ; qui initia toute l'Europe aux secrets du drame, comment il ae fait qu'il a pu s'abaisser à traduire pour son théâtre et ses feuilletons tant de pauvres et chétives productions de ls France contemporaine.Autrefois Thomas Corneille leur emprunts toutes ses tragédies, Pierre Corneille I'Héraclius, de Caldéron, le Menteur, de Jean Alargon, suteur de 1a Vente suspecte.Et Molière ne duit-il pas a 'Espagne la plupart de ses comédies, le Festin de Pierre entr'autres.Sa Princesse d'Elide eat calquée sur une pièce d'Augustin Moreno, et la Marianne, de Voltaire, est parente de In Tétrarqua de Jérusalem, de Ualdéron.Les rôles sont donc bien changés.Espérons que l'Espagne se réveillera et qu\u2019elle prendra son élun vers de plus hautes destinées.Charles-Quint disait : \u2018\u201c Je parlerais français à mon ami, anglais aux oiseaux, allemand aux chevaux, es pagnol a Dieu.\u201d Il y a en effet dans les chants d\u2019E- glise ot dans la prière espagnole on ne sait quelle suavité qui pénètre l'âme et l\u2019entraîne.On retrouve là toute la pureté de l'ancienne poésie nationale ; l'Eglise d'Espagne a voulu conserver cette source du beau.Une autre source de réhabilitation se trouve dans la poésie populaire.Dans aucun pays, si l'on excepte Italie, la poésie ne fut plus en vogue dans les rues.Que le lecteur imagine une de ces scones bruyantes, joyeuses, champêtres et pittoresques, où figurent lee gitanos, à côté du catallero, dansant, sautant, chantant en pleine rue, où sous une tonnelle riante.Au bruit des castaguettes agaçantes et bavardes du gitano répond le tambour de basque frémissant et railleur de la gitans.Les caballeros animent In scène, mêlant aux accords monotones de la mandoline les mouvements animée du rythme bohémien.Revenons à Curneille.C\u2019est une question bien et nettement décidée pour l'honneur du théâtre français : on sait à quoi s'en tenir sur le Cid de Corneille, Voltaire a insinué que Corneille avait copié toutes les beautés de es pièce dans celles de Guillen de Castro et de J.-B.Diamante.Un ouvrege remarquable, publié il n'y a pas encore longtemps, Catalogue bibliographique et biographique de l'ancien théâtre espagnol depuis son origine jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, à dissipé tout doute à cet égard.La statistique établit que Corneille n\u2019a pu copier les pièces espagnoles puisque la sienne a été écrite avant les deux autres.Parmi les écrivains les plus remarquables qui précédèrent Camoëns dans la littérature portugaise, on cite Gil Vincent, le Plaute portugais.Quoique désordonné dans ses plans il rachète ce défaut par la richesse de son imagination, la vivacité de son dialogue et l'harmonie de sa phrase.On dit qu'Erasme apprit le portugais afin de pouvoir le lire, Parmi les historiens qu'a produit la patrie de Ca- moëns, nous mentionnerons surtout Jean de Barros, Osorio (1506), eaprit philosophique remarquable, Lu- céns (1550), louable par sn correction et son élégance, Damien de Goes (1501), Brito (1569), auteur d\u2019une Hiatuire de la monarchie portugaise depuis le déluge.Les voyageurs portugais, qui ont laissé des relations de leurs voyages, sont Galvas (1500), Voyage en Abyssinie ; Vasco de Gama (1525), Voyages aux Indes ; Pacheco Pereira, Description de l'univers ; Casthanea, Histoire de oa découverte de Indes ; Alvarde, Description de l'Ethiopie ; lan, un nombre de manuscrits précieux ; Pinto (1509), Voyages aventureux.Nous ajouterons encore à ces écrite les Lettres d'Albuquerque, les Antiquités du Portugal, par Re- sende et le Discours de Felician Milam sur l'excellence de la pierre philosophals.En Es , un nouveau Boscan, don Ignacio de Lusan (1702-1754), entroprit de lutter contre le mauvais goût qui asserviseait su patrie depuis l'époque de ln décadence.Il se mit à la tête d\u2019une nombreuse école, les gallicistes, ok parvint, après de longs efforts, à extirper les derniers vestiges du gongourisme.Ba critique, Memorias litterns da Paris, eat un résumé lucide des œuvres de Fontenelle et d'un grand nombre d'autres On a encore de lui une satyre dans le genre du Lutrin, contre l'aiféterie des prédicateurs à la mode ; des cau- colons sur la conquête et la défense d'Oran, et sa poétique qui est un rappel sux principes d'Horace, Augustin de Montisno marcha sur les traces de son maître, Luzan.Il est l\u2019auteur d'une dissertation historique et critique du théâtre espagnol en faveur des unités, Il mit on pratique ses théories dans les pièces intitulées Virginie ot Ataulphe, où toutes les règles des classiques sont observées.On le voit, une réaction favorable commençait à se faire en faveur de l'art.Les efforts des deux auteurs que nous venons de mentionner furent continuée par Louis-Joseph Volas- ques, auteur d'une Histoire de la poésie espagnole.La Huerta (1787) a laissé deux volumes de poésie et divers ouvrages de critique littéraire.Il composs un recueil du théâtre sapognol en dix-sept volumes.Sa tra- gélie de Ruchel est de beaucoup son meilleur ouvrage, i on en juge du moins par le retentissement qu\u2019elle eut Il combattit de toutes ses forces l'école des galli- cistes, Don Joseph Cadalso (1741-1783) réussit mieux dans ses Erudits à la violette, satyre fine et piquante, que duns sa tragédio de Sanche Garcia.ee poésies lyriques accrurent sa réputation.Ses Lettres mexicaines sout imitévs des Lettres persanes de Montesquieu.Il continua l'œuvre de Lurzan en s'enrôlant sous ls bannière des gallicistes.Mais que voulait cette école?Elle préchait l\u2019imitation française, mais non une imitation qui allait jusqu'à l'affectation, jusqu'à la traduction.On voulait enrichir la litterature nationale par l'étude des modèles de la France.Par la suite, on finit par ne plus distinguer le véritable rôle de cette école en traduisant les ouvrages médiocres comme les bons.Ebxonn LARBAU.(La fin au prochain numéro.) \u2014 M.L.-Z.JONCAS UN DES COMMISSAIRES DU CANADA A L'EXPOSITION DES PÉCHERIES DE LONDRES M.Joncas, dont nous donnons le portrait dans nos illustrations de ce jour, est né à la Grande-Rivière, une des principales paroisses du comté de Gaspé, et un des postes de pêche à ls morue les plus importants de la côte de Gaspé ! Sa famille s'occupe de pêche depuis longtemps.Il reçut son instruction première à l'école du village et il fit ses études classiques au collège de Ste-Thérèse.Plusieurs années après son retour dans son village patal, il s'établit comme marchand armateur de pêche, et il se livra à ce commerce pendant plusieurs années.Il fut ensuite nommé shérif de Gaspé.En 1875 76, il fut le secrétaire privé de I'hon.P.Fortin, alors président de l\u2019Assemblée Législative de Québec.Quand il v'est agi de faire représenter le Canads à l'Exposition des pécheries de Londres, le nom de M.Joncas s'est présenté naturellement à l'esprit de ceux qui le connaissaient, comme celui d'une personne possédant les cunnaissances théoriques et pratiques nécessaires pour bien remplir les devoirs de commissaire à cette grande exposition.M.Joncas s'est occupé principalement des questions qui touchent aux grandes pêches, leur organisation, le commerce auquel elles donnent lieu, eto., ete, et ila pleinement répondu à l'attente de ses amis.Il est encore dans la force de l\u2019âge.M.Joncas fait honneur à sa province et à ses amis.Le Canadian Guzette, de Londres, du 5 juillet dernier, contient l\u2019article suivant : «\u2019 A une conférence tenue lundi, le 2 juillet, à l'ex- tion des pêcheries, sous la idence de 1'honorable A.-W.McLelan, ministre la marine et des pêcheries du Canada, M.L.-Z.Joncas, un des commissaires du Canada A cette exposition, a lu un travail tris complet et très intéressant sur les différentes pôcheries de l'Amérique Britannique du Nord.Le sujet est vaste, mais M.Joncas, grâce à ses counsissences pra tiques, lui rendit pleine justice, et il sut grouper dans cette étude des faite d\u2019une grande valeur se mpportant à toutes les branches de la pêche maritime.travail a été publié, par ordre, à Londres, et de nombreux exemplaires sont en circulation.« En outre M.Joncss & adressé au journal le Canadien, de Québec, durant les derniers trois mois, une série de correspondances, au nombre de neuf, sur les pêches du Canada et des pays étrangers.\u201d pp Le gouvernement provincial a port $32,000 au che- in du lao Saint-Jean, pour les milles de chemin terminée entre Saint-Raymond et le les Saint-Simon.\u2018L'OPINION PUBLIQUE ngY ase NOR BONNES SŒURS À l'heure où tombent mélancoliques les soirs d'automne, quand, des clochers aigus, s'épand sur toute ls ville la sonnerie lente et grêle des angelus, on les voit sortir par petite groupes de leur maison paisible et calme.Elles vont.silenoieuses, rasant les murs, mar chant de ee lé, presque automatique, que rien ne doit distraire.ces femmes au costumes monacal, glissant dans la teinte grise du crépuscule, à travers ses rues étroites et peuplées, sous les pignons des vieilles bâtisses, vous donnent l'impression d'une réminiscence.\u2026 Il semble qu'on remonte dans le passé et qu'on voit revivre un coin du moyen Âge, ce temps des croyances naïven et de la foi sincère.Elles entrent à l'église, graves, recueillies, et gagnent à travers la nef leur \u2018place accoutumée.Alors, s'agenouillant avec une onstion sainte, elles s'abiment dans un acte d'adoration.*,* Oh! qui dira jamais quolles ardeurs secrètes, quelles tendresses inavouées ot uvies elles répandent là, seules à seul avec Dieu! Qui connaîtra jamais les épsnchements m térieux de ces âmes héroïques et simples, fermées toute passion humaine 1.L'heure de la prière, c'est pour elle l'heure bénie, l\u2019heure souhaitée, l'heure des effusions intimes, où ces Magdeleines qui n'ont point péché, versent comme un parfum l\u2019a- monr mystique de leur cœur aux pieds de Jésus, C'est une joie, un repos, un rafraîchissement dans leur rude existence de sacrifices ; elles y pensent durant le ls- beur de le journée.Es longtemps elles prient\u2026 Quand elles relèvent leur front, il semble que l\u2019extass pieuse y sit mis un reyonnement divin.LC Assises maintenant, la face calme, longdes en une béatitude profonde, les mains perdues fren ours vastes manches, elles suivent le rosaire avec un remuement des lèvres, disant à haute voix les répons.Et durant des heures, dans la vieille basilique sombre et sonore, s'égrène la psslmodie monotone des Ave.Puis l'orgue se met à chanter ; ses modulations tral- nantes courent d'arceau en arcesu le long des voûtes ; des voix enfantines:lui répondent du fond du chœur ; l'encens monte au pied de l'autel ; le prêtre à genoux dans sa chape raide adore le calice.Brusquement un coup de sonnette retentit : les chants cessent ; les fronts #'inolinent \u2026 \u201c Panem de cælo\u201d dit l'officiant, et tourné vers les fidèles, d\u2019un geste fervent, il élève le ciboire au-dessus de ces têtes inclinées comme un champ d'épis par un vent fort.Et les saintes femmes prosternées plus bas, dans une attitude plus humble se signent lentement avec componction.Elles sortent ; l'âme rassérénée, une joie dans les yeux ; toujours silencieuses, elles remontent les rues tortueuses de ls vieille ville, et parfois une fenêtre vivement éclairée attire leurs regards ; elles voient en passant un modeste intérieur : la table mise, la soupe famante ; un homme aux fortes épaules, à tête crépue, debout, souriant d'un large sourire à une jeune femme qui tient un petit enfant dans ses bras.Elles détournent la tête ; mais au fond d'elles-mêmes quelque chose & tressailli, une fibre inconnue a vibré.\u2026 et une larine leur monte sux yeux en même temps qu'un vague regret au cœur.Sous leurs paupières mi-closes, elles gardent l'image du cadre lumineux et de la vision aperçue, comme ces tableaux anciens qui se détachent sur un fond d'or.Mais le souvenir de la prière ineffable leur revient : eccelsior ! leur pensée monte.d'un coup d'aile s'élevant vers les bions immatériels, infinis !.et, dans leur cœur, toujours prêt aux holocaustes, elles immolent le vain regret d\u2019une félicité entrevue.Es calmes et lentes, les saintes filles poursuivent leur chemin.Grzkeæ -\u2014 CHOSES ET' AUTRES M.Joseph Marmette est arrivé de Paris.M.l'abbé Casgrain passera l'hiver à Windsor, Ont.M.Sénécal est parti de Liverpool, samedi, pour le Les autorités municipales de GI ont offert au marquis de Lorne le droit de cité en leur ville.On a commencé à poser les a; ile à do dans Les édifioos parlementaires à Ov.lairge La reine Victoris n\u2019est pas encore remise de la blessure qu'elle s'est faite au genoux, il y s plusieurs mois.L'annexion de la ville d'Hochelags à la cité de Montréal a été votée à l'unanimité per les électeurs d'Ho- chelags.La nouvelle qu\u2019un nonce papal devait être accrédité auprès du gouvernement américain est contredite.Le monument élevé à Portemouth, à la mémoire des soldats anglais tombée sur les champs de bataille du Zululand, a été renversé par la tempête de lu semaine dernière.M.A.Drummond, gérant de 1s banque de Montréal, de cette ville, à révigué.Il était employé à cette inati- tution depuis plusieurs années.La reine Victoria souffre sctuellement dune affection mentale qui lui fait voir partout des embfiches mour- trières, œuvre des féniens.Le département de Is marine et des pêcheries est à considérer le projet d'éclairer, au moyen de la lumière électrique, durant l'été, le chenal du fleuve entre Québec et Montréal, au moyen de bouées électriques.Le prince Louis de Battenberg, petit-neveu de la reine Victoria, doit épouser prochainement ls jeune princesse Viotoria de Hesse Darmstadt, fille aînée de la regrettée princesse Alice d\u2019 Angleterre.Le maréchal Serrano a regu ordre, paraît-il, du roi Alphonse, de déclarer au gouvernement français qu\u2019il n'est nullement queation pour l'Espagne d'une alliance avec l'Allemagne.Il est rumeur, à Portland, qu\u2019outre les vapeurs des lignes Dominion et Allan, faisant le service hebdomadaire entre ce port et Liverpool, a ligne Cunard se pro- pee d'établir, pendant la prochaine ssison, un service i-mensuel entre les mêmes ports.Le second procès de Joseph Poole, 4 Dublin, socusé du meurtre de J.Kennedy, s'est terminé jeudi.Poole 3 été trouvé coupablo et condamué à mort.Ila admis qu'il était fénien, a demands trois vivats pour 1a République irlandaise et a maudit l'Angleterre.Le R.P.Turgeon vient de remplacer le R.P.Caseau comme vecteur des RR.PP.Jéauites de Montréal.Le - R.P.Cazeau rempliseait cette charge depuis six ans.Le RP.Turgeon eat Canadien-Frangais de naissance, comme son prédécesseur.Le Cunada dit que les efforts faits par le département de l'agriculture pour faire conuaître en Europe la richesss de noe terres du Nord-Ouest, portent des fruits tous les jours, et tout fait présager que l'immigration pendant l'année 1884 va être considérable.Les employés du service civil sont maintenant tenus de prêter serment d'office auquel il est pourvu par l'Acte de fea.Par ce serment, ils s'engagent, entre autres choses, à ne demander ni accepter pour leurs services aucune somme autre que celle qui leur revient de droit du gouvernement.Un d Speotacle-Concert aura lieu lundi pe chain, décembre, dans la salle Nordheimer, au no 07, rue Saint-Jacques.Les bénéfices de cette soirée reviendront à ls caisse de ln Société des Artisans Canadiens Français.Cette institution a la charité pour but.Les amateurs du Cercle Labiche, avec le concours de ls musique de * l\u2019Harmonie de Montréal,\u201d sont chargés de l\u2019organisation de oette soirée.Au nombre des amateurs nous comptons MM, Brazeau, Charles et Louis Labelle, Marion, Varin, ete., eto.Cels promet.Kahoka, Mi., 9 février 1880.J'ai acheté cinq bouteilles des Amers de Houblon de MM.Bishop et Cie., l'automne dernier, pour ms fille, et j'an suis très satisfait.Elle est misux qu'elle ne I's ai depuis dix ans sous les soins des médecins.\u2014W.J.Ms po rrécèd port à fe très ui 0 & ra] un fermier très respectable.En le était toujours dans un grand état de faiblesse, et n'a goûté du soulagement qu'après savoir fait \u2018usage des Amers de Houblon.\u2014W.Bissor & Cis.SOUS PRESSE : La nouvelle comédie en vers ds l'hon.F-G.Marchand, intitulée : Un bonheur en attire un autre, ost actuellement sous presse.Cette pièce a ue, in- temps dernier, devant le Société Royale du Canada, ura à son auteur les félicitations personnelles du marquis de Lorne.Elle fut jouée pour le première fois, avec un grand sucods, à Saint-Jean d'Iberville, le 21 juin dernier, au bénéfice des familles de nos martyrs de Ba ignon, \u2018étaire-édi du Fra .I.Bourgui , propriétai iteur du Co Canadien, à Saint-Jean d'Iberville, P.Q., eat chargé de la mise en vente.Il expédiera par la poste, franc de port, d'ici au ler janvier prochain, moyennant 50 oen- tins l\u2019exemplaire, payée d'avance à lui-même où à ses agents, qui sont chargés de remettre aux souscripteurs en attendant livraison, des reçus portant sa signature L\u2019OPINION PUBLIQUE A LA FRONTIÈRE \u2014\" Tut'en vas done bien toin, reponds, « Enfant aux natves prunelles ?» 9 \u2014 * Là bas, au pied de ce coteau, * Je vais prier, C'est là, naguère, A © Toi que ï rencontre chemin, a >.Que mon pére est mert, a la guerre, : SD | » Je ne puis, hélas! ma petite, ; > « Pauvre homme! Il n'a pas de tombeau, J A eat agen tone sil « Oui, beazoup trop vite pour toi, 7 « 0 mon enfant, je ven supple 4 \u201c tin petite Alsacicnre ! » « Garde-ti bien de l'oublier ! I \u201c , LS Lu ; « Viens, donne-moi ta main qui tremble, ay Ne 5 tes are Me « Viens, nous ferons la route ensemble $ 2 > Y \u2018 ua as entire prussicnre : » Et nous serons deux pour prier ! » \u201c+ « Faites-moi passer les Deux Ponts, 3 « J'ai si grand'reur des sentivelles! » P.COTTIN.v, NE, A LA FRONTIÈRE, \u2014 (Dassin de M, Bettanlor.) 671 o_o ee - mr EEE soie L'OPINION PUBLIQUE \u2014 SES Ces _ == \u2014\u2014\u2014\u2014 i he Be ne & ic I Sag! Wt Lg } i) A tH Sy 1, SE) x 2 us x A PRL 3 se Le ca fons ox ok a Bg Les, b 0 3 ph © rar ce i hs tH Es ss = Pa ; Cd ILL, br iy { a, Be A ; \u2018 T4 n mn fi ; M.L.-Z.JONCAS, UN DES COMMISSAIRES DU CANADA À L'EXFOSITION DFS PICHERIES DE LONDRES TTT qe Bra on ra = 2 = )) N À =x Ia / aa = = Ww = à ) NY, cs dj # if No En > ed i We K A Wy, Ls Se Whe a { 3 J bs MN [4 Wa GLY, -4 > | tape ps Sue» WN S X ~~ \\ MY Boal N S N = À S Ai Sn th a N° = ZL Le Er, oo > Lb À > a A vs là { | | a A A LR + A 5 C GE 17 2 7 SS i 7 _ Ne M AN 7 À 7 A À = = , W N S Z ~ it Ga N\\ S Se 2 Zt A i N $ / + xl & N =\" ; DEPARTEMENT DE LA SEINE LE GÉNÉRAL CAMPENON, MIMSTKE DE LA GUERRE M POUBELLE, PRÉFET DU 878 LES DEUX BULLES DE SAVON vamx Lun soutlie que comprime un étroit chalumeau, Doux bulles de savon reçurent lu naluance ; L'était même rondeur et même transparence, Entre elles, deux gouttes d\u2019eau N'unt J plus de revscinblance.Dans le vague l'air nus deux globeu jetés, Pur deux courants divers se virent transportés Lun cOtoyuit une montagne sombre ; Etant toujours plongé dans l'ombre, Dou foux du Jeur ne fut point coloré ; Partant, il fut de tous coustamment ignoré.Flus heureux que son frère, L'autre globe su contraire Vit le volell briller à son toidi : Les sept couleurs qu'Ieis étale, Pourpre, étmeraude, axur et l'oranger plus pâle, Telgnirent son disque arrondi ; * «¥ Un rayon qui nous dore, un souffle qui nous m Voilà de quoi dépend In destinée humaine ve Te oe à mous bien placer ; y us que ragewe.Le hasard du succès doit en calmer l'ivresse ; 11 pourrait même apprendre au sage à s'en passer.E.Graxmmantz-Loinav, LE MOULIN ROUGE PROLOGUE LE MARIAGE DE LASCARS XXIX OÙ KAUVAGEON VEUT SE REXDRE UTILR (Suite) On appelle cet endroit le Bas-Prunet, centintus Sauvageon ; ce tmatin, j'ai attaché le bateau à uns touffe de brousailles, au pied de la Lerge, et je suis monté à la ferme pour acheter des œufs et du lait.Il y avait dans la cour avec la fermière une vieille petite dame, tout en noir, ni belle ni laide, main - Qui n'est pus une personne du commun, j'ai va cels tout de suite.Au moment vù j'entrai les deux femmes caussient : \u201c\u2014Et, comment donc ve maintenant votre chère demol- selle, ms bonne dame ?demandait La fermière.«\u2014Tout à fuit Lien, et mieux môme que je ne pouvais l'es pérer, répondait Ia datue en neir, sn guérison est compldte et, urâce au ciel, il ne reste aucune trace de la terrible maladie.« La fermière reprit d\u2019un ton joyeux et d'un air attendri : «0h! moi je m'attendais & cela .jo vous demands un peu si ie bon Dieu pouvait abandonner une pauvre créature uk est aussi bonne que les anges?Curtainement, ma bonne e, il ne le pouvait pas.«\u2014Dieu nous « prises en pitié, réplique la dame en noir, et Qu'il en soit bénil.Il était temps.après tant de souffrances, un pen de consoistion, c'était la vie.\u201c\u2014Porrquoi n'amenez-vous pas quelquefois à la ferme votre chère demuiselle?nous lui ferions visiter les étables, les bergeries.elle verrait le poulailler et le culombier.\u2026 ça la distrairait toujours un peu.Sans doute.et je le lui ai proposé déjà, mais il est im, sible de l\u2019y «lécider, .Que voulez-vous, elle se complait dans une sorte de mélancolie douce qui ne Ia quitte guère, et elle pdt les distractions comme une autre redouterait la soli- s-Ne sort-elle jamais du petit Jardin ?.\u2026 \u201c\u2014Jumnin pendant le jour, mais tous les voirs, quand il fait beau et quand vient Is nuit nous allons nous promener sur le bord de 18 Seine.«\u2014C'en une siugulière idée, convenez-en, d'attendre l'obn- curité pour sortir, et ça doit être mortellement triste.\u201c\u2014Mon Dieu, je ne dis pas le contraire ; c'est triste en effet; mademoisellv le veut ainsi afin d'être certaine de ne voir por- sonne et de n'être point vue.#\u2014Je comprends, mais est-ce que vous n'avez pas peur, en vous promenant à la nuit tombée ?s\u2014Peur de quoi ?\u201cDe faire le mauvaises rencontros.\u201c\u2014Mademoisello n\u2019y a jamais ni moi non plus.est-ce que c'est à craindre ?pensé, » «\u2014J'espère que non.\u2026 ntend rarement parler de mauvais coupe dans nos environs.les gens du pays sont généralement tranquilles ot honnêtes, mais il peut y avoir par malchance des étrangers et des rôdeurs, des gueux de Pacis.et, ceux-là, je n\u2019en réponds pas, \u201c\u2014Vous avez raison, Je dirai ça à mademoiselle, mais Je suis pres sûre d'avance qu'elle n'en tiendra pas compte.» Là-dessus ls dame en noir s'en alla, et aussitôt seul avec Ja formière, je ln questionnai sans en avoir l'air ; elle aime à cauder, In bonne personne, et elle m'apprit volontiers tout ce q \u2018elle savait, Il paraît que Ia vieills dame est comme qui irait le gouvernante de le jeune fille.Elles sont venues dans le pays il Y 8 quelques mois, ,.elles ont pris à bail, pour presque rien, ln maisonnette Jul n'a que deux chambres, et elles y vivent à peu près de l\u2019air du temps, car elles ne sunt pas riches du tout, et économisent tant qu'elles peuvent.La demuivelle était très malade en arrivant, mais elle eet que rie présentement et plus belle, à ce que prétend ln fermière, que tout ce qu'il y & au monde de plus beau.Elles ne revivent pas un chat; Is fermière ignore d'où elles viennent, comment etles se nomment et quels sont les malheurs terribles dont la vieille dame parle de temps en temps avec de grands hélas, avec de gros soupirs et en essuyant ses yeux rouges!\u201d au strragoon v'interrompit, et garda le silence pendant un ins- \u2014J'attendais un ordre.répliqua l'ex-cabaretier d\u2019un ten L\u2019OPINION PUBLIQUE ee il voulait rendre malin.Bi hasard, histoire Saya monsieur je me frais un devoir plu un r de ne plus ajouter un \u2014 Kh! sdoria le baron hesessat les a sn me riez-voue Le sottise de croire que Je me gêne avec \u2014Monuleur est bien bou pour moi.dit-il ; pale il reprit : \u2014Donc je rensontai dans le bateau, Ju me Inissai aller à le dérive, et, tout en jetant l\u2019épervier, ju ruminal su fond de ma tête ce que je vensis d'enteudre.Monsieur m'ayant promis de faire ms fortune, je lui suis cortiinement plus attaché qu\u2019un quidam Qui le servirait depuis ua tendre Jeunesse.Ce qui l'intéreaue m'intéreuse ot Je brûle da désir de me rendre utile par quelque signalé service, et de prouver mon dévouement vans bornes.Or, Je voyais blen que monsieur s'ennuie, et Je résolux de saisir aux cheveux ls bonne occasion qui se présentait de distraire monsieur comme ii faut, .Mais il importait de n'agir qu'à bon esclent et d'éviter de rendre dupe mon- rieur d'une mystification involontaire.de \u201c \u2018ngisunit er cela, de voir la jeune ne mes propres yeux, hu de m'asaurer quelle Sale véritablement digne de l'attention de mon maitre.\u201d \u2014Ah çà! demanda Lagcars en souriant, vous êtes donc connaisseur on fait de beauté ?.\u2014Eh mon Dieu! Je uals bien que Je ne suis pas beau, co qu'on appelle beau, mais je possède un physique chiffonné qui Plait aux femmes, et je n'ai point âme plaindre du ces chères «réatures.Oui, monsieur, je crois m'y connaître.\u201c\u2014J'abrège, afin de ne fatiguer monuleur.\u2026 reprit Sauvageon ; le soir venu, je tins à peu près co langage: Au risque d'être grondé sans l'avoir mérité, j'en aurai le cœur net aujour- d'Aus même /.J'attachai Le barque au même bulssmn que le matin.Je grimpai eur la barge et J'allai me coucher au fond du fossé qui borde la routs, à vingt pas de in porte de ls maisonnette.Cu fossé est rempli de grandes herbes qui cachaient mon corps; jo ue lainunl passer que Ton tête et il était impossible de me découvrir à moins d'être instruit positive- meat de ma présence.« La nuit tombait.\u201c Ia route était déserte.\u201c temps commençait à me paraître un peu long dans mon fossé dont l'humidité glacisle engourdissait mes membres.« Enfla j'entendis une porte s'ouvrir et se refermer.« Les deux femmes sortirent, et, dirigeant leur promenade du côté où je me trouvais, elles passèrent à trois pas de moi.* La jeune personne était habillée de noir, du haut en bas, comme la vieille dame.\u201cJe ne vis pas son Hangs, par deux bonnes raisons : 1a première, c'est qu\u2019il faisait déjà très sombre; le seconde, c'est qu'elle portait un grand voile d'épaiese dentslle qui cachait ses traits, mais jo vis ea taille et sa tournure!., Ah! monsieur, quelle tournure et quelle taille!.et son pied! quel pied! Imonsieur n'est pas sans avoir entendu parler du pied de Cendrillon qui dunos dans l'œil à un fils de roi.Eh bien! jo mettrais volontiers ms tête à couper qu'il ne pouvait valoir celui-lal.« Quand les deux dames furent un peu loia je me relevai et je les auivie, mais à distance.sans faire de bruit, de manière à ne point attirer leur attention.« Elles marchèrent pendant à peu près ane heure, puis elles Tevinrent eur leurs pas.« Je fis comme elles.Je m'étais promin de savoir tout à fait à quoi m'en tenir.Je connaissais la tournure de la demoiselle.Je voulais v« ir sn figure.Les deux femmes rentrdrent dans le jardin et fermérent lu porte derrière elles.Il faut dire à monsieur que ce n'est point une muraille qui forme ls clôture Xlu petit enclos, mais une haie vive, une haie d'épines, trés touffue, très haute et très hérissée.\u2026.ça n'a l'air de rien du tont, n'est-ce pas?,.Bt bien! mui qui m'y connais, je déclare que pour une escalade un mur est cent fois plus commode!.il n\u2019y a rien que Je déteste comme les épince!.Onn beau faire, on y laisse toujours un pen de sa persvnne.Bauvageon interrompit son récit pour dire à Lascars : \u2014Monsieur veut-il prendre la peine de me regarder avec attention?.\u2026.Roland fit droit à cette requête, Il approcka la lampe da visage de son valet et il reconnut que lu peau du frons et des joues était sillonnée par une multitude de déchirures encore saignan:es.\u2014Qu'est-ce donc que cela?demanda-t-il, avez-vous en maille à partir avec une doussine de chats enragés ?\u2014Non monsieur, mais j'ai eu affaire à la haie d'épines, et Jen porte les jues.Ne pouvant passer par-dessus, j'ui fait un trou tout au beau milieu et je me auis glissé comme une couleuvre, nen sans un notable préjudice pour mes avantages extérieuru, ainsi que monsieur peut le voir de ses propres yeux.muis du moment qu'il s'agit du service de monsieur, Je me ferais mettre en capilutade.monsieur à promis de faire ma fortune, et j'al contiance.« Brof, il m'en cuisait, mais j'étain dedans.Je voyala briller une patite lumière à travers lex volets entreblillés, la maisonnette n\u2019a qu'un rex-de-chaussée ; c'est commode.\u201cJe m'approchai tout doucement, à pas de loup.je collai tmon visage à l'onverture des contrevents, et j'eus toutes los peines du moude à ne pas pousser un cri de surprise et d'admiration, en voyant In demoiselle assise vis-à-vis de moi, à côté d'une petite lampe gril l'éclairait en plein.\u201d \u2014Cette Jeune fille est donc véritablement bien belle ?de- Lascars.\u2014Ah! monsieur, la fermière n'en avait pas même dit as soxl., Je ne sais peint faire de moi.je suis un bon jeune homme tout simple et bien incapable de manier la parole comme un seigneur.ce que puis affirmer seulement, c'wst que c'est une beauté qui dépasse toute idéel.\u2026 une vision!.un evleilt.un éblonissementl.Lascars sourit malgré lui du lyrieme de Sauvaguon et de l'expression d'enthousiasme rayonnant sur sa figure chafouine et déchirée.=\u2014Peste!l.quel feu!,,,, murmura-t-il.\u2014Ah! mouvieur, je ne me serais pas permis d'enflummer ?Le modeste gurde-chasse duit respecter le gibier du maître, mais je parisrais de grand cœur ma fortune venir contre un écu rugué, que, lorique monsieur Yerrs la jeune demoiselle, 11 flambers pour elle tuut de suite, ni plus ni moins qu'un fagot d\u2019épines séches sur un feu de la Baint-Jean.\u2014Me es.vous donc le cœur si facile, maître Sauva- geont.\u2026.==Ah 1 monsieur, on ne réciate pas à des enchantements de cette force-là ?.\u2018Tous ceux qui regarderont la demoissile en tomberont fous d'amour !.En voilà une, foi de Hauvs- teur, qui foru des malheureux daus va viet, \u2014Quel âge donnez-vous à cette Jeune fille ==Soine à dix-dept ans, tout au plus.\u2014Kst-eile bruns où blonde ?\u2014Aussl blonde que lus bids mies, ,.\u2014Son telat?\u2014Des ruses pâles, effouillées, voilà ves joues.\u2014Bes yeux ?~\u2014Ah{ ues yeux, monsieur, lu sont noirs et brillants comme ul «a chevelure n'était pas couleur d'or.Lascars trexmillic, Le portrait, rapidement csquiuxé du cuite enfant blonde sux yeux noirs lui remettait en mémoire le divin ot triste vie uage de ms victime, Pauline \u2018l'aibot.\u20148I c'était elle 1.su demande.t-il.Mais Hi éloigus cette peiuée.Etait-il vraisemblable, en effet, était] même admissible que l'urpheline eût été ramenée, le husard, si près de lui ?\u2014\u2014Enân, reprit au bout d'un instant Sauvageon, voyant que von muitro gardalt le ullence, ma conscience mme dit que j'ai travaillé aujourd'hui en bon serviteur, et je suis blen certain que monsieur ne s'ennuiers plus, dès que monsieur sers amoureux, ce qui ne tarders guère.\u2014Pour m'épreudre de cette personne, réplique Laseurs, il faudrait d'abord ls voir.\u2014 Monsieur lé vorru.\u2014Comment ?,.\u2014Mon Dieu, Ia chose ira d'elle-même.\u2014Mais pas déjà tant, ce me semble, puisque la jeune fille ne sort que lu nuit, rigoureusement voilée, et qu'elle ne reçoit porionne.Nuus quel prétexte d'ailleurs me présenter ches elle?.\u2014J'ai pensé à tout cela.répliqua Sauvageon.J'ai prévu les difficultés.J'ai trouvé le moyen de les réduirs à néant, et, ai monsieur veut me faire l'honneur de s'en rapporter à moi, je me charge de l'intruduire dans la du consentement de la vieille dame et de ls jeune fille, et cols, pas plus tard que demain au soir.\u2014Vous feries cela, Sauvageon ?s\u2019écris Roland.\u2014J'en donne l'assurance à monsieur.\u2014Etes-vous dune sorcier 7.\u2014Non, mousieur, mais je suis xélé.=\u2014Kh bien ! apprenez-moi vos projets, et, s'ils me paraissent acceptables, Jin sont acceptés d'avance.XXX PAULINE Sauvageon avait un plan, le fuit est positif, et ce plan, que nous allons bientôt connaitre par ves résultats, ne manquait pas d'une certaine habileté.La mise à exécution des projets du Sauvageon avait été fixée au lendemain soir.La journée s'écoula ssus amener d'incidents qu'il soit utile de mettre sous les yeux de nos lecteurs.A la nuit tombante, L scars et son valut se préparèrent.Leurs p éparatifs furent courts, Le baron qui, depuis son imstailution au Moulin-Iouge, négligesit absolument sa toilette, s'habills avec un svin tout parisien, et attuchs à son côté sou épée de parade.Sauvaguun reprit, au cuntraire, les haillons qu'il portait lors de ua première entrevue avec Lascars, et Laiguus son visage, à Plusieurs reprises, dans unie dissolution de suie destinée à le rendre méconnaissuble.Quand sa métamorphose lui parut suffisante, il vint se pré senter à aun maitre.\u2014 Monsieur me teouve-1-il bien ainsi ?lui demanda-t-il, \u2014Si le diable venait sur terre, répondit Lascurs en riant, il prendrait cette figure.«C'est tout justement ce qu'il me faut, monsieur.Les choses iront d'autant mieux que la frayeur sera plus grande., Alors, tout ira bien, car ce visage sombre, aux yeux blancs, épouvanterait les plus résolus.\u2014Nous partirous quand monsieur voudra.\u2014Je suis prêt.Luscars et Suuvageon s'installèrent dans le bateau, qui descendit rapidement is Seine jusqu'à ls hauteur du Bas-Prunet.Là, il fut amarvé.Le maître et le valet mirent pied à terre, gravirent ls berge et se trouvèrent vis à-vis In maisonnette servant de demeure aux deux inconntes, A ce moment précis, on entendit, derrière la haie du petit Jordin, le bruit de pas légers et le froufroa d'étoifes traînantes, puis Le porte de l'enclos s'entrebôillu.deuvageun murmurs à l\u2019urcille de Lascurs : \u2014Cachez-vous, monsieur !.\u2026.les voici.==lin même temps il 6 juts derrière le tronc de l'un dus vieux ormes qui burdaient Is route.Le baron en fit autant de sun côté.Les deux femmes sortirent, refermèrent avec soin im porte derrière, elles passèrent devant lu cachette de Lascars et de Sauvageon, et n'éloignèrent avec tenteur pour leur pro- menude de chaque soir.Loraqu'elles eurent disparu dans les ténèbres, lu maitre s'ap- prochu du valet et lui demanda : \u2014Faut-il les suivre ?.\u2014Inutile.réplique Sauvageon, c'est seulement au retour que nous ayirous.testes vl vois êtes, et juues votre rôle quand le mument on serm venu.Moi, Je vais me mettre à mon poste.Kt le bandit ¢'éloigna dans Is direction prise par les deux femmes, mais il marcha pou de temps, ot lorsqu'il eut fait en- vuron cent cinquante à deux cents pis, il s'arrête et v'assit sur lu rovers d'un fussé.Bujoignons les promeneuses qui n'étaient autres, nus lecteurs l\u2019ous déjà doviné, que Pauline Tulbot et madame Au.doin.La jeune fille, nous le savons, avait quitté Paris dans un état déplorable.Ba raison, mcurtrie, où plutôt brisée par des choca terriblus, avait fait nuufmge au milieu d\u2019une tempête de malbeurs, et In fidèle gouvernante, qui tenait lieu de inère à Pauline, s'était dit, bun sans uno profonde terreur, que peut- être lu pauvre enfant resternit folle toute sa vis.Grice au ciel, ou malheureusement (c'est ce que l'avenir nous apprendre), il n'un avait point été ainsi.Quelques semaine de séjour à la campagne, uns complète solitude, un aie pur, les chants des visenux, la vue du selell ot des fleurs avaient suffi pour rendre le calme l'organisation ébrantée de l'orpheline ot pour ratmener l'ordre dans son esprit troublé. L'OPIN:ON PUBLIQUE \u2014Ma bonne Audoin, dit-elle à en gouvernants, v d'être bien malade, n'est.ce pas ?Je viens.\u2014Oul, el enfant, tu us été malade en ens - or effet Pourquoi \u2014Parce que J'ai cunscienug d'un affaibllssement de toutes mes facultés, et, quand je regarde derrière moi, eon esprit se su milieu d'une étrange obucurité.Il me wmble que Jougtamps dorm, \u201c qu Jal fait des réves horribles.mais vos, es com; teinte réalité.+ pronds teop bles, deat La Madame Audbin balsas Ls téte ot ne répondit pas.=\u20140Oh1 ne craïns rien, poursuivit Pauline en jetant dans les bras de = gouvernante et on l'embrasant avec effusion, J'ai le force de tout savoir.Apprende-moi dons ce que Je ne duis pas, ce que jo ne veux pes Ignorer.Dis-moi come ment mon pore est mort, ., Madame Audoin hévits.Un instant elle eut le crainte de causer à Pauline, par ce déchirant récit, den émotions dangereuses ; mals elle réfléchit bien vite que le véritable péril était afllours, c\u2019est-à-dire daus le travail incessant de la pensée qui s'efforçait en vain de voir clair à travers les ténèbres et de re- conatituer le Al brisé des souvenire.=\u2014Chère enfant, dit madame Audoin a) pides, écoute-moi donc.du nu te cacherai rien.Elle tint le ; tout ce qu'elle savait, elle le répète fidèlement à l'orpheline Pauline, en l\u2019écoutant, pleurs longuement ; elle pleurs avec amertume ; il lui sembls que son cœur tout entier se fondait en larmes ; elle souffrait de telles angoisses, qu\u2019il lui sembla qu'elle allait mourir.Puls, comme Dieu & voulu (sans doute par pitié pour la faiblesse humaine) que les grandes douleurs s'évaporent par leur violence même, Pauline éprouva une sorte de soulagement, et elle abandonna son âmo à une douce et réveuse mélancolle qui ne ls quitta plus.(La suite au prochain numéro.) NOS GRAVURES Le général Campenon, ministre de la guerre M.lo général Campenon est âgé de soixante-quatre ans.Sorti en 1840 de l\u2019école de Saint-Syr avec le brevet de sous-lieutenant-élève à l'école d'application d\u2019état-major, il était capitaine en 1849, et fut promu chef d\u2019escadron en Italie, où il prit part à la campagne contre l'Autriche, et lisutenant-colonel lors de l'oxpé.dition de Chine.Nommé colonel en 1870, il était chef d'état-major de la division Legrand, qui s\u2019est illustrée ar cette brillante charge du 18 août, à Gravelotte, dans quelle elle perdit son chef et où son chef d\u2019état- major fut grièvement blessé.Enfermé ensuite dans Metz, puis emmené en captivité à Aix-la-Chapelle, après la capitulation de Ba- zaine, il fut, après la guerre, choisi comme chef d'état- major par le général Clinchant, et le seconda dans la formation du ler corps d'armée à Lille.Général de brigade en 1875, de division en 1879, il prit alors le commandement de la cinquième division d'infanterie.On ssit que Gambetta l'appela au ministère de ls guerre dans le cabiuet du 14 novembre 1881.Depuis la chute du cabinet, 26 janvier 1882, le général Campe- non était resté en disponibilité.Le nouveau préfet de Paris M.Poubelle, préfet de Marseille, qui vient d\u2019être appelé à prendre ls direction de ls préfecture de la Seine, a depuis longtemps fait ses preuves comme lettré, comme jurisconsulte et comme administrateur.Né à Caen, lauréat de la médaille d'or du doctorat, nommé agrégé des facultés de droit au concours de Paris, il « successivement occupé les chaires de droit de Caen, de Grenoble et de Toulouse.A la veille du siège, M.Poubelle s'en; à Paris ur la durée de la guerre dans l'artillerie de la ligne.prit part comme volontaire aux combats si meur- triere de Champigny, du Bourget et de Buzenval, et fut décoré de la médaille militaire \u201c pour es belle conduite.\u201d Nommé préfet en avril 1871, il administra les dé- ents de la Charente, de l'Isère, de In Corse, et donna sa démission le lendemain même du 24 mai.Il prit une port active dans la presse à la lutte élec- toraie contre le 16 mai et rests en dehors de administration durant toute la présidence du maréohal de Mas- Mahon.- Depuis lurs il a administré le département du Doubs et en dernier lieu le département des Bouches-du- Rhône, où il est resté près de 5 aus.A Marseille, M.Poubelle a su payer de sa personne dans les circonstances difficiles.Lors de ls rentrée des troupes de Tunisie il a défendu presque seul et non sans danger, durant près d'une heure l\u2019écusson du Cercle italien contre une foule irritée ot il à réuesi à empêcher l'envahissement du Cercle.rice à sa vigilance et à sa fermeté, des grèves metes telles que oelles des ouvriers des ports se sont terminées sans violence.Ss sollicitude pour los grandes affaires intéressant ls développement du oomimerve et de l\u2019agriculture, ea politique correcte et conciliante lui avaient valu l'estime de tons.Le Conseil généesl, le Conseil municipal et ls Chambre de commerce de ssille ont exprimé publiquement à Jlusiours reprises la désir de le conserver à la tête du département.Tels sont las prinel x titres qui ont désigné le soureau préfet à conbance du gouvernement et qui ont fait accueillir favorablement # nomination par Fopinion publique.LA COMPAGNIE DE JESUS Les fouilles cléricales de Home publient les données statistiques qui suivent sur ls Compagnie de Jésus :* La Compagnie est divisée en cinq grandes provinces : lo.L'Italie et les iles italienues, qui comptent 1,558 Po a .l'Autriche-Hongrie, la Belgi: 0., l\u2019Aui .; ue et le Hollande, 2,165 ; 4 30.La France et ses colonies, 2,798 ; 40.L'Espagne et le Mexique, 1,933 ; L'Angleterre et les Etats-Unis d'Amérique, 1,895, Ces chiffres donnent un total de 10,349, En 1870, le nombre total des disciples de Loyols {prdtros, professeurs et coadjuteurs) était de 10,529 ; en 1580 de 10,494 ; en 1881, de 10,798, et en 1882, de ,058.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 TRENTE JOURS DE BONHEUR Un amateur de statistique & caloulé le nombre de jours aheolument sereins qu'il peut être véou pendant le cours d'une existence de soixante années.Le tiers est consacré au sowmeil.este : quarante ans.Les dix premières années de la vie ne peuvent être, quoi qu\u2019on en dise, considérées comme parfaitement heureuses, puisque l'enfant n'a pe conscience de sen bonheur.Bacto : trente ans.infirmités viennent généralement vers cinquante ans.A partir de ce moment, donc, la vie est déjà attristés.Retranchant encore dix ans pour la maladie ou les indispositions, il ne restera que vingt années.Sur ces vingt années, notre statisticien prend encore quinze ans pour le travail quotidien.Il reste done à peu près cinq années pendant lesquelles l'homme pourrait vivre agréablement, mais encore faut-il tenir compte des souffrances morales suquelles il ne peut guère se soustraire.En résumé, on arrive à conclure que l'homme compte généralement sept cent vingt heures, ou trente jours de félicité parfaite pendant une vie de soixante années, Un roi maurs allait plus loin : il disait n'avoir eu pendant une vis de quatre-vingis ans que quatorze jours de vrai bonheur.L'ILE DE JAVA L'tle de Java, entièrement volcanique, renferme une vallée dite de la Mort.En approchant de cette vallée, nommée Grevo Oupas, on éprouve des nausées et une sorte d\u2019étourdiesement ; en même temps on perçoit une odeur suffocante.À mesure que l'on avance vers ces limites, disent les Débats, de Paris, css symptômes se dissipent, et on peut examiner le spectacle qu\u2019on & devant soi.Cette vallée a environ deux milles de tour ; elle est de forme ovale, et es profondeur au-dessous des terrains contigus est de 30 à 40 pieds.La partie inférieure est absolument plate, sèche, sans végétation et parsemée de squelettes d'hommes, de tigres, de sangliers, d'oiseaux, de cerfs, gisant parmi d'énormes quartiers de rochers.On ne remarque, dans toute son étendue, ni vapeur, ni crevasse dans le sol, lequel paraît aussi dur et compact que la pierre.Les collines escarpées qui circonsorivent cette vallée de désolation sont couvertes, de leurs bases jusqu'à leurs cimes, d'arbres et d\u2019arbustes de la plus robuste vé- Un voyageur étant descendu sur le flanc d'une de ces collines, en s'aidant d'un bâton de bimbou, jusqu'à environ 18 pieds du fond, et ayant fait descendre un chien jusqu'en bas, l'animal tombs sans tmouvement au bout de vecondes, mais il respira ensore pendant dix- huit minutes.Un autre chien succomba sous l\u2019influence mortelle de la vallée au bout de dix minutes.Un poulet ne résiste qu'une minute et demie et périt avant d'atteindre le fo: Un squelette humain qui se trouvait là indiquait que les os aoquièrent, en oe lieu, la blancheur et l'aapeot du marbre ; on croit que ceux d' humaine qui #y trouvent proviennent de teurs qui, se voyaut traquée dans les régions habitées, sont venus s'y réfugier, ignorant les effets permicisux de l'atmosphère qu'on y respire.Les montagnes voisines sont volcaniques, mais ne dégagent aucune odeur sulfureuse et ne présentent aucun indice d'éruptions.p\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 _\u2014Le comble de la brutalité pour un moissonneur : Battre du blé ! 578 L'HORLOGER L'hor commun est de taille moyenne.De bonne heure, il devient chauve à la chaleur du bec de gas qui couronne an tête, Il s'enrhume aisément du cerveau.Bes yeux, tirée à fleur de tête par l'usage constant dels loupe, ont une expression triste, Le bruit des balsa- ciers doit l'agacer, car, dans ea boutique, on ne voit jamais marcher une pièce d'horlogerie.y vit entouré de cadrans qui marquent des heures ridicules ut evn- tradictoires, Observes l'horloger quaud il vient remonter la peu- duls.La plupart du temps, il a oublié la clef.Alors pour se donner une contenance, il colle son oreille eur émail, d\u2019un air sombre.Il hoche ls tête.Ii parle bas, comme daus une chambre de malade, et quand il finit par omporter l'appareil, on est tout ému.L'horloger n'est pas sincère.Dès u'il se croit seul, une brusquerie à fuire frémir se révoille en lui.Il empoigne tout ce qui lui tombe ous la main, un tire- bottes, des pincettes : eric, erac, van / Le coup est ae- compli, Lorsque, après une absence, on retrouve es fen ule arrdtée ou détraqude, on peut être sûr que horloger est venu.Les gens qui aiment leurs montres sont bien malheureux ; l'horloger les acouss de tout le mal qui advient à celles-ci.II incrimine la transpiration ou bien l'habitude de ne pas se coucher, olisque soir, à ls même heure, Il vous inflige un interrogatoire : pe quel côté portez-vous votre montre, mademoiselle $ \u2014Du côté geuche, monsieur.\u2014Ah ! cela ne m'étonne plus : ce sont les palpitations de votre cœur qui la dérangent\u2026 Dorénavant, il faudra la porter du côté droit ! Jemais il ne veut s'expliquer sur la nature de Is réparation à effectuer.Il aime à vous mettre dans l\u2019em- \u2014 Laissez-moi ça, dit-il, avec importance, et ne repas- sox pas avant Ja huitaine, Lorsqu\u2019un client lui déplait, l'ho.loger lui joue des tours.li retire des vis, fournit des verres fabriqués exprès pour appuyer sur les aiguilles et fait perpétuellement payer des grands ressorts.Aussi n\u2019apporte-t-on jamais trop de soin daus le choix d'un horloger.Le repos de l'existence en dépeud.Manceu, Horloger en chambre.ES DE TOUT UN PEU Pré-en-Pail, dans la Mayenne, possède actuellement le doyen des tambours de France, Roger (Auguste), né en 1802.I était tambour à l'âge de treize ans.En 1873, il a reçu une médaille d'honneur de Ze classe pour ssuvetage d'un homme qui se noyait.Roger est encore lambour des pompiers.Il se fait encore remarquer par sa bonne tenue et son exactitude au eervice, malgré ses quatre-vingt-deux sundes.\u2014\u2014 Ilya un an environ, à Paris, au milieu d'un bal donné per as mère, une jeune fille de dix-huit ans, Mile de Rolland, était brûlée vive, malgré les efforts des assistants pour la sauver.Le fou avait pris à sa robe de bal et, en un instant la pauvre jeune fille avait été la proie des flammes.Mile de Holland allait se marier avec un jeune officier de marine, M.de Louge- mont.Celui-ci, qui était au Sénégal, vient de rentrer en France et de donner sa démission pour eutzer à la Trappe.\u2014\u2014 * Un journal is, l\u2019Hygyiène Pratique, vient d\u2019être interdit en yim] Ce 8 l\u2019Hygiène Pratique, fondée en 1882 et rédigée par un coinité de savante et de vulgarissteurs tels que : MM.le docteur de Piétre-Sante, Camille Flammarion, Heuri de Parville, docteur FE Monin, Félix Hément, docteur Ed, Barré, etc., s'applique uniquement à vulgariser la science d'hygiène sans jamais s'ooruper de questions politiques.Cet aote de rigueur ne peut s'expliquer que par une haine implacable pour tout ce qui est français.\u2014_ Un des derniers combattants de la bataille de Trafalgar, William Porton, vient de mourir à Wolverham) tun (Angleterre), à l\u2019âge de 100 ans.Né le 13 suût 1785, à bord du Saturne, en rade de Gibraltar, il fut présent à l'engagement de Santa-Crus, où Nelson perdit un bres, et & plusieurs rencuntres sur les côtes d\u2019Es- e.À l'âge de vingt-doux ane, à la bataille de Tra- igar, il donnait des soins à Nelson au motuent où celui-ci fut blessé mortellement, et il le reçut dans ses bras au moment où l'amiral tombs.En Juitiant le mer, le vieux marin s'était retiré à Woiverhampton, où il habitait depuis soixante ans. Le regne de Jésus-Christ dans la douleur, préparo dans l\u2019agonie de Gethsemani et dans la flagellation, proclamé par le couronuement d\u2019épines; achevé dans le chemin de la Croix et le Crucifiement.QUELQUES PARTIES Le Règne glorieux de Jésus-Christ préparé par la Résurrection et l'Ascension du Sauveur realisé sur la terre au jour de la Pentecôte, rensomiaé au ciel par l\u2019Assomption et le Couronnement de Marie.DU ROSAIRE HNDITENdG NOINIdO.T NOUVELLES DIVERSES Le cardinal Sacohini, Séerétaire-d'Etat du Souve Lai ! , l\u2019ontife, æ donné nu diner, samedi, eu l'honneur des Évéques américains, M, 6-1.Banthe, ex-rédacteur de la Céuzette do Sorel, va se fixer à Troisllivières, où il doit pratiquer comme avocat.Lord et kuly Carrington, d'Angleterre, sont Ottawa, Lis -out lex hôles du gouverneur-géné Rideau Hull, ivés à al, a Le président Arthur à gracié le sergent Mason, qui RE 1, = LC ; ; avait été cuntamné à 7 uns de pénitencier pour avoir fait feu sur Gaiteau, Une dépêche de Paris dit que le marquis Tseng à no- tilié lurel Granville que La guerre entre la France et la Chine est certaine, Sa Grandour Mgr Lepiacci représentera le Saint-Sié int concile des évèques des Etats-Unis, qui doit avoi lieu prochainement à Daltimore, \u2014l% grandes inondations sévissent netuellement dans le Missouri.\u2014On projette à Ottawa de construire un ghia d'opéra qui coûtera $st,000, 8 paraît que les faux billets de la hanque British North America circulent en assez grand nombre.\u2014Une maladie épidémique vient de se déclarer, paraît-il, pari les troupes françaises au Tonquin, -On à commencé jeudi les études du canal Chane plain, en vue de l'agrandir, \u2014 Ou a cru avoir découvert à Londres tu complot destine à faire sauter l'atubassade allemande, \u2014Uu a tué l'année dernière en Floride quelque vhiose comme 160,008 crocodiles, \u2014 Trois mille Chinois ont attaque Miudong.nus ont #10 repotisses parles Français après un coudat de sept heures, -Vne dépéche de Berlin dit que l'opinion générale en Allemagne est que l'Angleterre ne peut retirer ses troupes de l'Egypte, \u2014Un prépare en ce mumiont à la Nouvelle-Orléans une exposition de chiens qui s'ouvrira le IX décembre prochain.\u2014 Un journal italien, L'Opéreon, demande que les différentes puissunces s'entendent entre elles pour ré tabilir l'ordre en Egypte.\u2014Le conseil municipal de Sorel a accordé un bonus de 25,000 à une compagnie manufacturière de tabae canadien, \u2014On à trouvé vendredi mating ala Cate des] le cadavre d'un jeune enfant enfermé dans une petite buite le buis.Less tes \u2014Les soumissions pour les améliorations à faire aux fortifications de Québec ont été vuvertes il y à quel- \u2018ques jours.\u2014Un impressario Américain vivat d'offrir au pianiste Rubenstein $125,000 pour U5t concerts à être donnes aux Etats-Unis.\u2014La communication télégraphique souterraine entre l'hôtel-de-ville et la station centrale du feu est prête à fonctionner.\u2014La grève dans les houilleres en Angleterre parait inévitable, Un pense que cette grève s'attaquera à 150,100 houilléres.\u2014AÀ l'occasion d'une fête militaire donnée à Saint- Pétersbourg, lu ezar à décluré son intentivu de se cun- sacrer à la tâche de remédier aux maux du pays.\u2014De nouvelles mines d'or, plus riches que toute: celles connues jusqu\u2019aujourd'hui, vienuent d'être de- couvertes dans la Basse-Californie, \u2014Andy Taylor, le dernier des trois frères qui ont tué deux shétifs et se sont emparé d'un train de che win de fer, n été pendu à London, E-U.\u2014Le gouvernement de lu I[uvane à perinis à environ 100 planteurs de Puerto Principe d'exterminer les bandits qui commertent des déprédations dans ce dis- triet.\u2014Uue chaloupe contenant un certain nombre J'ouvriers ot autres personnes, à chaviré jeudi deruier, dans la baie de Donaineny, France, et 18 ouvriers se sont noyés.\u2014Six bâtiments, la plupart chargés de bois, out fait f'OPINION PUBLIQUE restfrage dans le gulfe Saint-Lanvent, pendant la tem pôte de la semaine dernière.écrit de Dututh que le Meeste à Vait nan 5 11 y avait 25 personnes « bord, On tr doute que le navire suit perdu corps of bien- Le couvent des Ursulines, à Stanstead Pain, et près d'être termine, Celle construction comprend un souhussement de granit, surmonté de deux étages en briques et couvert d'une toiture mansardre, \u2014Les troupes me ines one rencontré le fiuneux bandit Brisco Sanchez et sa bande, pres de Chiantla Pacbla, Mexique, Sanchez a été wud ot quatre hommes de sa bande out été fait prisonniers, \u2014la souscription au monument Gratiold s'élève ae tuellement à lu somme de 123,000 où SE56,0006 | souscriptions rocueilties par les \u201c Knights Toul\u201d porteront probablement cette somme à § \u2014dacob, ägé de TU ans, le plus riche fermier du vomte de Ja nu, Mich, sa fille et son mari, Henry White ot Moses Haley, Un visiteur, ont été trons es stssitsa ines clans lens hits, -\u2014C'ing cents Norvegiens el Suédois, arrives ax Etats-Unis, il ÿ a nombre d'années, se sont cmnbrarques à Ch , pour retourner dans Jour pays natal, la plupriet d'entre eux sen retournent avec dus fortunes.Le féeutois, de Paris, dit que le voi chargé le maréchal Serrano, l\u2019aubassadeur espagnol à d\u2019aris, d'infunuer le premier ministre Ferry ane 11 pagne ne cherche pas à conclure une aflinnes avec PAU lonuszne.Alphonse « M a été tué à Ste-Anne, Manitoha, dans le cours de l'été et de l'automne, plus de 180 Joups, + niers eu étaient rendus à causer de véritables dépreda tions.Un seul cultivateur s'est vu enlever LT moutons, dont À «ans une seule nuit.Ces \u2014 Le brigantin français Rocado rg, de Saint-Pierre Miquelon, à sombre au milieu de la mer le 23 vetobre dernier, à la suite d'une collision avec un autre navi Quatre-vingt-huit personnes, passages ot de equips unt | Vingt des survivants sont parvenus Faye \u2014Un journal nihiliste donne des détails navrants sur les souffrances des prisonniers politiques détenus duns Ja forteresse do St-Pierre et St-Paul.Ils sont Traités comme des assassins, l\u2019lusicurs prisonniers ont perdu la raison et se sont suicidés, Les châtiments corporels y sunt fréquents.\u2014Un Français, fils d'un vigneron de la Franee, cota bli depuis quelque temps a Ayhner, PQ, est on négo- cations avec M Tétreau, notaire, pour La location d'une partie du terrain que posséde ce monsieur, sur le chemin Aylmer, dans le but d'y planter 5,000 ceps de vigne, Cet industriel prétend que ce terrain est admi- ralrlement adapte à la culture de la vigne.\u2014La levée des boites aux lettres, à Moutréal, n'est plus faite à la même heure, jar suite du changement de départ et d'arrivée des trains.C'est aîusi que les levées auvont lieu désormais à 4,15 am.et 12,30, 6,30, 7.45 et 9,50 pain.11 n'y aura qu'une seule levee Je dimanche, et elle aura lieu à 0 heures pou.\u2014Le procès d'O'Donnell, l'assissin de Carey, qui devait commencer le 23 courant, à Londres, à été remis pour satisfaire aux désirs du juce, qui à declaré qu\u2019il n'était pus tout à fait prêt à entendre Lucause, A lu demande de M.Sullivan, M.P,, le procureur d'O'Don nell, qu\u2019une date fut fixée pour le commencement du procès, lo juge a fixé la cause pour demain.Une jeune mère consults notre confre la ière qu'elle doit faire embrasser à son li t enfant m'inquiète, dit-elle, de réveur, il est épris d'idéal.\u2026.îtes-cn un architecte, chère nudiune.1 batir des châteaux en Espagne.si C'est une nature \u2014\u2014 BAISERS Voler un baiser, bien.Acheter un baiser, stupide, Deux (Mlettes s'embrassant, gaspillage.No pas embrasser du tout, mauvais guût, Embrusser sa
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