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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 20 décembre 1883
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Opinion publique, 1883-12-20, Collections de BAnQ.

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[" L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Abonnement, $3.50 par an.Pay& «l'avance, $3.00 \u2014 Etats- Vol.- Unis, $3.50 Vol.X1V.On ae se désabonne qu'au bureau du journal, et il faut donuer au moins juinze jours d'avis.Prix du numére: 7evutins \u2014 Annonces, Ia ligne 10-entin Toute communication doit étre nttranchie Les remises d'argent doivent tiaire à Turin.Apris le coup d'Etat de 1851, M.F.Barrot se E ment à litique do .I ât d\u2019abord partie de la commission a i il entra au conseil d'Etat, L'em; l'appels ensuite au Sénat et il remplit les de grand référendaire.II L'OPINION PUBLIQUE était grand officier de la Légion d'honneur dopris le 13 août 1859, Rentré dans la vie privée après les désastroux événe- ments de 1870, il avait été nommé sénateur inamovible le 4 décembre 1877.Depuis bientôt un an, M.Barrot souffrait d'uns attaque de gravelle qui ne lui Isissait pas de trève.Il y a quelques mois, il dut n'alliter, ot les soins aasidus dont wes enfants l'ontourèrent devaient rester vains.Tout l'organisme du malade fut bientôt ébranlé, et quinze jours avant le dénouement fatal il ne pouvait plus supporter le moindre aliment.Les obsèques de M.Barrot ont eu lieu jeudi, 15 novembre, à midi, à l\u2019église St-A in.Viotorin- Ferdinand Barrot, frère de M.Odillon Barrot, était né à Paris en 1806.Le vestibule de la maison mortuaire avait été transformé en véritable chapelle axdente.À midi précis, le cercueil est placé eur un char funèbre de première classe.Les troupes, com; de détachements du 131e ré- iment de ligne, du 4e régiment de cuirassiers et de ux batteries du 130 régiment d'artillerie, rendent les honneurs militaires à celui qui fat grand-officier de la Légion d'honneur, sénateur, eto.L\u2019anniversaire de la uaissance du grand-père C'est aujourd\u2019hui qu'il atteint ss quatre-vingt-troi- ième année.À cette occasion, il qe grande te au logis.Remue-ménage à le cuisine.Vaisselle, cristaux, casserolles, chaudrons, tout cels est mis à réquisition.La famille est nombreuse.Dans ls grande salle i manger, tout à l'heure, les enfants et les petits-enfants se compteront par douzaines | En voici déjà trois ou quatre qui demeurent dans le voisinage.Ils ont devancé les autres, les gourmands, car ils savent que grand-père leur donnera un à-compte.La joie est peinte sur le visage ces enfants.Comme leurs yeux dévorent ce gâteau, objet de leur convei- tise ! Quel bonheur aussi t éprouver ce vieillard prêt À partager entre ses petits enfants la belle pièce de pâtisserie qu'il tient sur ses genoux ! Il y a beaucoup d'expression dans ces , Lar.tiste à fort bien rendu cette scène de fami L'arbre de Noel Voici le joyeux Noël, avec sa couronne de houx vert et es bâche 1 ire.Faites des heureux, qui peuvent tout à l'aise fêter leurs chérubins, remplir leurs petites mains de jouets, de bonbons, de ion.Mais cette année ai triste, oi féconde en calamités, en désastres, bien des oœurs sont serrés au moment du joyeux Noël.C'est dono à ceux que la fortune et le nheur comble de ses faveurs à ponser aux déchérités, À faire leur part ls première.Il faut leur apprendre, à ces chers petits si naivement égoistes, parce qu'ils ignorent tout de la vie, que leur joie doit être accom- pagnéo d\u2019une bonne pensée, d\u2019un sacrifice pour ceux qui souffrent.Que le plus bel arbre de Noël, étincelant de lumières, chargé de cadeaux utiles, de bibelots amusants, ait donc, suspendu à ses vertes branches, la part du pauvre sous forme de chauds vêtements, de jouets pour les enfants que leurs parents n\u2019ont poule bonheur de pouvoir ghter.TI faut si peu de pour causer des plaisirs finis à ceux qui sont privés de tout ! L\u2019égoïsme est uno si Iaide chose et une maladie mo- vale si envahissante en ce tempe-ci, qu'il la faut combattre activement, surtout dans les âmes enfantines ; la générosité s'y trouve souvent tout naturellement ins- taillée, mais bien plas souvent aussi c'est la mère, l\u2019édu- catrios par excellence, qui sit l\u2019y faire naître et I'y développer.Qui mieux que le mère peut pratiquer lentement et sûrement cette espèce d'orthopédie morale, redresser avec une patiente douceur les déviations du cœur et de l'intelligence Ÿ Nous avons vu opérer de véritables miracles en ce , et nous en parlons au- jourd'hui, parce que les fêtes, les réunions de famille, les jours où l\u2019on gâte plus particulièrement les enfants, mont d'excellentes occasions pour leur faire sentir et comprendre qu'il y a de par le monde bien des fillettes, bien des bébés qui n\u2019ont plus de maman et qui n\u2019ont jamais en de joujoux.PES LA LITTÉRATURE ANGLAISE 8 In pure activité intellectuelle cet lo trait dominant de in civiliention allemands, le génie pratique éclate partout en I L'unité de 1s langue latine régnait au XIIe siècle à des hauteurs jus inaccessibles les populs- tions encore pou civillsées de l'Europe c'est vers cette époque que les langues vulgaires ve créèrent une existence à et qu'apparurent la plupart des idiomes Po} Mai oi hi \u201cYq, Ne fa anglo-germanique est l'une des cinq branches la famille des langues germaniques ; elle ne comprend que deux idiomes : l'anglo-saxon, mélange des langues parlées par les Angles, les Saxons et les Pictes, lors de leur invasion en Angleterre au Ve siècle, modifié plus tard par la conquête danoise, et éteint depuis plusieurs siècles ; et l'anglais parlé de nos jours en Angleterre, formé d'anglo-saxon et d'anglo- normand, de quelques mots celtiques et romans et qui sesubdiviss en plusieurs dialectes comprenant : 1o l'anglais proprement dit ; 20 l'anglais Northumbien ; 30 l'é- cossdis ; 40 l'anglais ultra-uropéen, usité en Amérique.Du VIe jusqu'au XIe siècle, l'anglo-ssxon n\u2019éprouva us peu de changement.À cette époque on cultivait i littérature avec pou de succès.L'historien Guidas vivait vera 560, Bède a acquis une grande réputation au VIIIe siècle.Mais lo latin était encore la langue des savants, Le roi Alfred, au IXe sidole, a fait plusieurs traductions en saxopne pour instruction du peuple.Au Xe siècle la noblesse anglaise envoyait en France ses enfants pour apprendre le français.uillaume le Conquérant (1066) implants en Angleterre, avec sa conquête, la langue de la Normandie.La noblesse parlait le français et le peuple conservait le saxon.Peu & peu ces deux idiomes se fondirent et cette fusion est 1s base de l'anglais actuel.D'après Thom- merel (1), l'anglais, sur 43,566 mots, en & emprunté 13,880 aux langues toutoniques, 29,864 sux langues romanes, 88 aux langues celtiques, 294 à des sources incertaines.L'anglo-normand, qui se parlait dans le pays avant la conquête, se rapproche plus de l'allemand que l'islandais, comme on Bb voit par l\u2019Explication de l'ancien testament, paraphrase faite au XIIÏe siècle par l\u2019évêque Coedmon, ainsi que la traduction de Boece, de Bède et autres ouvrages du roi Alfred, et par les poésies de Beowulf sur l\u2019histoire danoise.Les ménestrels et les troubadours furent en honneur durant les XIIe et XIIIe siècles; ils contribuèrent beaucoup à développer l'instinct poétique du peuple.Mais les meilleures intelligences s\u2019adonnaient encore au latin, oe qui fait que ls langue anglaise à été plus tardive dans ses développements que toutes les autres linge néolatines.luelques écrits fixèrent la langue nationale, par exemple le Castel of Love de Grosthead, l\u2019hymenea, sie de Godric (1170), une traduction du Brut de Wace, faite sous le règne de Henri IL Une traduction en vers d'une méditation de ssint A: in, ue un changement prononcé et un retour évident de l'anglo- saxon vers l'anglais.Henri [LI écrivait ses proclamations dans la langue du pays, et sous Edouard Ier, le moine Robert de Glocester rédigea une chronique en vers, exemple qui fut suivi 30 ans après par le moine Robert Manning qui en écrivait un autre en langue anglaise on la faisant prévéder d'un roman, Sir Tristram, attribué à l\u2019Ecossais Thomas D\u2019Erceldonne.Le XIVe siècle vit paraître plusieurs traductions des romans de chevalerie de France, mais le nom qui mé- Tite le plus d\u2019être mentionné est Guillaume Langland, auteur de la Vision de Pierre Ploughman, critique mordante contre le clergé.En 1362, Edouard III introduiseit l'anglais dans les procédures au lieu du français qui était encore en usage dans la sphère officielle depuis ls conquête du Bâtard.Le réforme accomplit l\u2019œuvre en fixant pour toujours la langue anglaise dans la dialectique et les actes authentiques.« Chet ainsi, observe un historien, que la maturité n'arrive ue fort tard pour cette langue qui, ei l\u2019on en exoepte ls prononciation, eat devenue l'une des plus logiques, abi t les désinences, simplifiant les genres et réduisant la syntaxe à des règles précises ; elle a fondu ensemble les idiomes du midi et du nord ; et il en est résulté une langue d'une force et d'une aimpli- cité extrême, qui s'est répandue plus que toutes les autres dans les pe; langue tellement mixte et d\u2019un génie si libre qu'il est impossible de l'astreindre au joug d'un académie, comme on y soumet d'autres idiomes dont la vivacité est cependant susceptible de discipline.\u201d Trois hommes supérieurs ont donné à la littérature aise, dans la premiére période un développement marqué \"00 sent nos, bour ot Gower.CHAUCER Geoffry Chaucer (1360-1400) est considéré comme lo père et l'inspirateur de la poésie anglaise.S'il avait su guider son talent il aurait élevé à la dignité de langue rudesse native du patois britarnique ; il le fit quant À le forme et son originalité ne se (ment pas chaque fois qu'il a en vue la liberté politique ou religieuse de ses concitoyens ; muis l'italien Pétrarque l'avait séduit et au lieu d'être créateur il préféra n'être qu'imitateur, en s\u2019assimilant les écrite son maître, 0e qui a fait Rotherehes le fusion du def oy Shoe sur fusion françe-normend et l'englo- dire à Châteaubriand (I) : le littérature anglaise moderne se masque on littérature italienn\u201d.Les Contes de Ounterbury paraisseut être le meilleur ouvrage du vieux Chaueer.L'auteur met en soèue les divorsss classes de la société : uu chevalier, un oumpaguard, un cuisinier, un iant, un vendeur d'indulgences, un mendisnt, un in, quelques jurisconsultes, un moine et une J devisent ensemble.\u201c Rendant, dit César Osntu (2), ainsi qu'il l'avait fait de la , les aspirations diverses des conquérants et des vainous, Chaucer dépeint ls nature avec détail et passion selon le paie sxon et sans toinber dans l'affectation des Trou- ure.On ne saurait le comparer à Dante pour le ur des pensées.Mais celui qui ne recherche que vivecité de l\u2019imagination, le li d'allure et qui s'attache principalement sux mœurs ne pourrs que fa décerner éloges.Tout en imitant il reste naturel quoique courtisan et érudit.Il obtint des applaudisse- mente du peuple et jouit pendant sa vie d\u2019ans réputation que sa mort ne lui enleva point.Aujourd'hui, comme tous les des premiers temps, on l\u2019admire plus qu'on ne le lit.Plus heureux dans le genre cu- mique, c'est avec ls finesse de pénétration et son existence orageuse qu'il introduisit dans l'anglais ce mélange de facétisux, de bisarre, de grave, qui, sous le nom d'humour, demeure le caractère distinotif de cette belle et inhumaine littérature dans laquelle l\u2019homme est raillé et Dieu oublié.C'est encore deb humour qui fit prédominer en Angleterre le roman et la comédie sur les auires genres de composition.\u201d Chaucer à écrit en prose son Testament de l'amour, Joan Barbour ouvrit à cette époque les fastes de li littérature en Ecosse on e faisant connaître comnie théologien.II chants lo premier les prouesses chev.- Jorasques de Douglas, de Robert Bruce et du comic ury.Joba Gower (1320-1402), contemporain de Chaucer, écrivit des poésies morales remarquables.Il marque la transition de la grande transformation de la langur nationale.Il à composé en français un poème de 30,00!) vers, des ballades latines et d'autres poésies où il célèbre l'insurrection des communes en Angleterre ; lo tout est contenu dans un ouvrage publié en trois parties : Speculum meditantis, Vox clamantis, Confessio amantis.La dernière partie est l\u2019histoire d\u2019un amoureux qui a des relstions avec un poèis de Vénus, où celui-ci développe toutes les théories de l'amour à la manière des scolastiques ; ai l\u2019on en excepte le dénous- ment le reste est monotone et ennuyeux.Dans le X Ve et le X VIe siècles la littérature anglaise ne nousoffre aucun nom qui puisse rivaliser aveu Chaucer.On rencontre bien, à la vérité, quelques hommes dignes d'être cités, mais ils n\u2019ont pas creé ; ils ont tout au plus imité, embelli et développé.Le roi Jacques 1 d'Ecosse (1423-1437) à laissé un long poème, Le livre du roi, dans lequel il raconte les circonstances qui ont fait naitre son amour, pendant qu'il était prisonnier au châtean de Windsor, pour une jeune princesse anglaise.L'Histoire de Thèbes, La chute des princes et Le siège de Troie, sont les principaux travaux de John Lydgate.Sir John Fortescue, vivant sous Henri IV, s'est distingué par son traité : La différence entre une monarchie absolue limitée en ce qui regarde la constitution anglaise, et d'autres ouvrages en langue latine, William Caxton (1491), célèbre imprimeur, à laissé au moins soixante traductions, ou're son Livre de l'ordre de la chevalerie et The game of choes.Les règnes d'Edouard IV, de Richard ILI et de Henri VII (1461-1509), n\u2019ont produit aucun poète remarquable.L'Ecosse, pendant Is même période, a fourni trois hommes éminents : Henryeon, qui a laissé des fables en vers et des petits poèmes moraux ; William Dunbar, des poèmes allégoriques ; Gavin Douglas, auteur du Palace of Honour, King Hart, et une traduction de VEnéide de Virgile.Nous devons & David Lindesy (1867) Ia Satyre des trois Etats.\u2019 Le règne de Henri VIII (1509-1548) à été plus fécond en bons éorivains.Thomas Morus, outre ses diverses controverses, à composé : le Schieme d'une Répu- dlique Morale, Utopia, Histoire d'Edouard V, de son et de Richard III.La réforme d'Henri VIII con- tribus par les controverses, par les articles d'érudition et surtout par les tradnotions de la Bible, à accroître le développement littéraire en Angleterre.Avant d'entrer dans la célèbre époque qus les oritiques anglais ont ap- polé Ælisabethand littérature, mentiounons Roger As ©ham, connu par ses traités : Toscophilus, ob il l\u2019art de mêler l'étude à la récréation, et le Mattre d'E- cole, théorie sur l'étude des langues.dant les t L'histoire de ls littérature anglaise pen d'Elisabeth, de Jacques I et de Charles I (1558-1649) marque les efforts et le progrès des idées luttant contre I .La découverte de l'imprimerie, la philo- ® sophie de Platon qu'on avait substituée & celle d'Aristote, les libortés religieuses et politiques, créèrent des idées nouvelles si opposées sux sncivunes, qu'une lutte 1) Essai la Littérature anglaise.A) Baie nimes.gt L'OPINION PUBLIQUE sérieuse #' L'étude des classiques, que l'on avait trop jusqu'alors, devint l'objet de l\u2019attention des hommes de lettres.On ne se contents pas d'étudier les modèles chez Les ot los latins, mais on recueillit ce qui peuvait être ohez les modernes, en Italie, qui était alors florisæante de la Renaissance, en France, où François 1** donnait un noble essor du génie poétique de son peuple.Une autre circonstance favorable, c'est l'encouragement que la reine Elisabeth donna aux belles-lettres.Cette femme, d\u2019uu esprit oul- tivé, avait fait de sa cour le rendez-vous de toutes les influences littéraires de l'époque.Elle comments Platon, traduisit Isoorate, Horace, ete, lisait plus de latin en un jour que certains prébendiers en une semaine.Ceux ui vont la cour, ajoute Harrisson, voient ut des livres, entendent partout des controverses ittéraires ; où a'y croit plutôt dans une académie que dans la de- meurs de 1a politique et de la diplomatie.On a seuvont parlé de l'immoralité, de la license qui dans lea éorits de ce temps.On doit en rechercher ls cause dans la réforme qui avait engeudré partout un el urdissement oral en Ifckant le bride aux passions des hommes.poètes, s'étant pour plupart constitués courtisans, ne dépasssient pas dans urs où les bornes du gai, du sentimental, de le flatierie et l'affectation.entoursient Elizabeth, cette Vestale assise aur le trône d Occident, comme l\u2019appelle Shakespeare, en ssupoudrant leurs fades galanteries des bizarreries de l'antiquité.L'imitation étrangère faillit étouffer l'esprit national.On fit de la poésie uns grande dame que l'on parfuma d'italien.Les concetti étaient de bon goût aves la mythologie quintessenciée, langoureuse et sonnets musq Au milieu de cet entraînement général vers la décadence, un homme ds bon goût, remarquable par la netteté de son coloris et la rio! de son imagination, entreprit de réveiller l\u2019esprit national de ses concitoyens :\u2014c'était Spenser.Epuonp Lansau.(A ouivre.) CHOSES ET AUTRES Le banquet que l'on a donné à Parnell, à Dublin, a été un véritable sucobe.La diète hongroise & rejeté le projet de loi autorisant le mariage des juifs avec chrétiens.Tennyson, le poète-laurést d'Angleterre, vient d'être créé baron par la reine Victoris.Les Chambres fédérales se réaniront peur les dépêches des affaires jeudi, le 17 janvier, M.J.-B.Rouillard, de cette ville, a été nommé ins- pecteur-général des mines de la province de Québec.Le concert de Mile Emery-Coderre, donné avant-hier, à Queen's Hall, a été un vrai succès.Nous en parlerons dans notre prochain numéro.On assure que M.J.-G.Ross à été appelé au Sénat en remplacement de l\u2019hon.M.Price, pour la division des Laurentides.La prince de Galles à envoyé, dit-on, un agent au Texas, Etats-Unis, pour acheter d'immenses terrains agricoles dans cet état.L'hon.M, Blanchet a envoyé, au nom du gouverne ment de Québec, deux chars chargés de provisions pou® les pauvres du Labrador.Sir Charles Tupper sera de retour en Canada dans quelques jours, après avoir rempli, en Europe, une mission fructueuse pour le pays.On a déposé une pétition demandant l'invalidetion de l\u2019élection de M.L-N.Belleau, le nouveau député de Lévis à la Chambre des Communes, A cause de l'excitation causée dans les osrdles irlandais à Londres, des précautions extraordinaires ont été prises pour la sécurité des édifices publics, MM.Gustave Drolet, J.-X.Perreault et H.Parent ue sont fait insorire comme membres de la société protectrice des femmes ot des enfants.Le Bulletin de ?Union Alle vient de finir se dixième et dernière année d'existence.Le manque de ressources, dit-il, l'empêche de continuer plus longtemps son œuvre.Le bruit court à Québec que les élections de Châ- teauguay, Trois-Rivières es des Deux-Mon: auront lieu même jour, au commencement de janvier pro- L'amiral anglais Crosby, qui commande l\u2019escadre aaiatique, dit qu'il est positif qu\u2019il n'y aura pas de guerre 60d EE entre la Chine ot la France.La Chine ne se sent pas de fores à faire face à la France, et devra céder.L'Evénement, de Paris, annonse que Vanderbilt vient de commander, au prix d\u2019un million, à M.Meissunier, puintre célèbre, une grande toile militaire de 18 pieds sur 12.La oérémonie de la collation du pallium à l'arehe- vêque Elder, successeur de fou Mgr Purcell, à Cinoin- à eu liou à la cathédrale, au milieu d'une grande affluence de personnes.Il aura présentation des candidate le 27 courant, dans comté de South-Huron, pour remplacer M.Me- Millan, qui s donné sa démission.Il est probable que sir Richard Cartwright sera élu sans opposition.On dit que M.Sénéeul a obtenu dela munoipalité de uébeo des débentures pour la balance de ls souscrip- n d'un million pout le chemin de for du Nord.Ils, paraît-il, vendu ces débentures en Europe.M.l'abbé Campion, du Séminaire de Suint-Sulpice de Montréal, s\u2019est cassé la jambe dans le cours de la semaine dernière.C'est en se rendant chez un malade que l'accident lui est arrivé.M.l'abbé Campion paraît prendre du mieux.M.de Besujeu à renoncé à son appel dans la cause d'élection de Soulanges.La tation à lieu au- jourd'hui, et Ia votation aurs lieu le 27.Les candidats seront probablement MM.Bain et de Beaujeu, tous deux ministériels.Adélina Patti, la célèbre cantatrice, sera à Montréal la semaine prochaine.On croyait, d'après les pre- midre+ sunonces, que le Patti jouersit trois fois.nous voyons par le programme qu'elle ne jouera qu'une fois, le lendemain de Noël, dans 1a Traviata.Nous le regrettons.À une des dernières assemblées du conseil municipal de Montréal, le greffier & lu une lettre du secrétaire de Son Excellence le gouverneur-général, lord Lansdowne, par laquelle il informe le conseil que Son Excellence accepte l'invitation à lui faite au nom de la ville d\u2019assister aux fêtes du carnaval.Un correapondant écrit de Londres que la reine Vic- toris à visité récemment la Chartreuse qui vient d'être fondée, dans le comté de Sussex, on Angleterre, 8a Majesté a uru tout l'établissement et a félicité les révérends Pères d\u2019être venus s'établir dans son royaume.Deux Canadiens-Frangais des Etats-Unis, MM.HA.Dubuque, avocat, et le Dr J.-A.Chagnon, viennent d\u2019être honorés par le suffrage populaire, à Fall River, Maseachusetts.Le Dr Chagnon a été élu échevin et M, Dubuque commissaire des écoles.Les deux élus étaient sur le ticket du parti républicain.Madame Patti possède pour plus de $200,000 de diamants et autres pierres précieuses.Un dismant quia appartenu à Catherine de Russie est évalué à $18,000.L diva a un collier composé de cent vingt-deux pierres précieuses, qui « coûté 873,000, et un bracelet orné de turquoises qui vaut $26,000.Le colonel Mapleson dit que la grande cantatrice craint toujours que ses bijoux ne soient perdus où volés.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Américains ne pensent guère autrement que nous or avocats.Das une qu de fables américaines, publiées par une revue des Etats-Unis, nous trouvons celle-ci : \u201c t ou, ub jour, une querelle des plus violentes avec I\u2019 , le loup résolut la détruire, C'est pourquoi il alls demander conseil au lion, « \u2014Teuds-lui un piège, dit ce dernier ; et, quand tu l'aures prise, dévore-! { \u2018 Le loup s'en alls et dress un pidge dans un sentier que eon ennemie avait l'habitude de fréquenter, «Ce 1, le loup n'eut pas de chance, car, su moment ricanaut de joie, il admirait son œuvre achevée, il fit un faux pas et tomba lui-même dans le pidge qui le retenait lié.Quelques instants plus tard, le lion passe là.\u201cJ bate ciel | n\u2019éoris-t-il, qu'est-ce que je vois# « \u2014Me voici dans mon propre piège, répondit t l'autre : et dire que j'étais venu dans l'intention de t'aider à dévorer l'by ne ; mais, dtant donnée la situation que voici, c'est l'hyène que Jaiderai A te manger, tol.# Comment | protests le loup ; puisque c'est en suivant ton conseil que j'ai dressé le piège ! « _-C'eat vrai, réplique le lion avec «en calme ms- jestueux ; mais j'ai donné le même conseil à ton enne- fes où pour mod À n'y a pes de différence, si je mange du loup où de l\u2019hyène.\u201d Morale : L'avocat est toujours payé, quelle que soit l'ingue du procès.\u2018 ats mes L\u2019OPINION PUBLIQUE = > So il il J f ney, a iy ve LU ; A p Jf! i i WW ii tht HH RY Ne ga I Te) ; | i i en pes Yh Hi pit b i i Ju nn a ÿ | (li i h A ih ii ra \\ i hi if | i, a fl i | ', » mi J Lr I i) i ;.i I | i | | cf IT I | ni hi Ÿ % À pif i | hi i £ i 0) un i ! a À ; i Ad I i il I! ; hi M WI ox THI | Ÿ NS Ih 8B Tm En # | PA cer Qu ite pe) À ba [ in ) dre | i UF v | i if I; i fl / | | IL i il ig | J | | À i 1 I bi vo ii fin J iH | I | ÿ J hi! i) @ frit \" | i ty y Il i } his! fi : Fite W | | | I I ii J / i j t, i nm il hit il i ok hit : | ; i | hd H I gl | di Ÿ ni à 4 | i il ) ii i fh +i w i I 1 d | A : E k / ly! qu Ii i i | I : anh | oi ti pi | | } ÿ i i i | ih | I il I of i iH I | j is fil | | M : i I I iil Li WN in il } i ] li | | il | | ; i i in ji | | il | | fi ñ i ii j | | | | | : | | i ' ii j > | Tra i Ji AH i À th i i i | li Ii | 3 | il | | Un i nd | ili ih i ; Wl Wi i i |! J bi | ) | | li | I i fii J SNS | I Hi 4 ji af Un I i ; ii I | | i ate = == it | | j Li Ata I i i il li i \u20180; i | j | | À Ail PUR it ji | EL | | ty | I UOTE A i al = 1! fes fh i ! a i | fi 2, } = A ui =o] | i (i 4 | X A | | | i | | i i HE | Ë I sl 2 Hf i) hi il | | I | | D | I {Id NN à | 4 i | I | | ) A | iH | of \\ i) 2 i | | | | | iL (A Hd | | = i af jt N i | oil i ÿ it TI | | | pte Va | i | ! il mal | I #3 | hil | | i i 1 |! + \u2018 Wl i hi à 2 ed il A I } il j » i Mi | i A Tr NN 4 ol his iI | i Ï i i id \u201cAQ ; Ÿ i W 7 \\ | i I = * | à 1 | i il Ri I i! lu \" = ry H ' i N Jil il ie 7 AN 4 ji ili I i it | ih Ag Fes WW NN =, 4 i Ll he jg 1 = dei cy i | A § i = 7 Hf 7 i Hy ¥ vi a WN = i ik | | A À V3 Se i Mi, M ÿ pri i I i |W! mcm ¥ 7 A it SN A 4 k 4 CA \\ la, ai ! I ZA X à | Dé = il i i = ét Ë = M A i hs i fit | Ai # i | il \u20ac BE 7 Al hi k | ll +E | | i fs i J A il | \" il id = an Lc FI = q So de = cs ee = 7 = Lm, ee == ne ct Sn.SS SY a py aa SN ES L\u2019ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE DU GRAND-PÈRE ] © Rs eR REAR SREY wk MERE sided] L'OPINION PUBLIQUE LE MOULIN ROUGE \u2014\u2014 PROLOGUE LE MALIAGE DE LASCARS XXXILI PAULINE BT LANCARS (Suste) Ayant alual parlé, Roland prit son chapeau qu'il avait vor là paie Blé de bois blanc en entrant dans a mation e.Il incline devant madame Audoin, témols must de I'entretien auquel nous venons d'assluter ; H selus respectueuse- mene Pauline Talbot, et il we diriges vers In porte.Pendant le véhémente réplique du baron, 1e jeune Alle avait \u201c rs a on Pro à une agitation f À une émetion violentes ; elle it rougluaait tour tour, of ses grands yeux se romplisæaient de larmes.\u2019 Enfin, elle prit son parti eoudainement, \u2014 Monsieur le baron.Lalbutis-t-elle.Mademoiselle?demands Lascars on s'arrétant.\u2014 \u2018vnnes-moi mon ingratitude apparente.poursuivit Pauline d'une voix À peine istincte, vous venes de mo faire comprendre à quel point j'étais coupable envers vous.Jac.copté avoc foie, avec bonheur, cette affection, co dévonement Que vous m'aves offert.Soyes mon protecteur, soyes mon ami, mon frère, l'orpheline met son honneur sous In u vôtre.elle ne vous dit plus : adieu, it: an revoir ee elle vous dit : à demain._ v'écria Holand avec uns indicible expression d'on- thousiasme, maintenant, mademoiselle, vous me récompenses trop! ces paroles sl touchantes et «l nobles, je n'ai rien fait entendre ver od ne, avec une adurable expression de confiance ingénue, tendit 3 Lascars sa main blanche, sux ongles roses, sur ln- quelle il n'appuys ses lèvres qu'à peine.in fant alten depuis fongleir-pe dans le grand art des n'ajouta un seul mot, il aalus de nouveau et sortit die maisonnetion ot \u2014Ma bonne Audoin, demanda l'erpheline tout à coup, que peuses-tu de ce qui vient de se ?\u2014Je pense, répliqua l'excellente femme, que le visage de ce courageux gentilhomme exprime Is franchise of la loyauté, et que nous n'aurons qu'à nous louer de la confiance qu\u2019il nous inspire.~Moi aussi, je le crois, murmurs Pauline, oh! oul e le crois, .mais alors, pourquoi donc suis-je ditto sans rn ?pourquoi donc mon cœur est-il oppressé comme si lo prossen- timent d'u malheur pessit sur moi ?Com) cela, ms bonne Audoin, et peux-tu me l'expliquer ?, .elle vous Cette question était superflue.La bonne gouvernante ne comprenait point et se trouvait tout à fait incapable de donner à Pauline l'explication demandée.\u2014Je ne sais pas.répundit-elle, comment veux-tu que je puisse savolr cos chocos-lh Tous ne subitement en larmes, de longs sanglots sou- lovérent 63 poitrine.Madame Audoir, très inquiète de ootie crise inattendue, s6 repprocha d'elle, ln prit dans ses bras et \u2014Chère enfant, qu'as-tu donc ?\u2014C'est à mon tour de te répondre : Je ne sais pas.mur murs la jeune fille, en s'efforçant de sourire à traversses pleurs.\u2014Ce eont les nerfs, très certainement, reprit alors la gouvernante, tu as éprouvé un grand effroi, ot tu t'en ressens, c'est tout naturel.il ne w'ugit que de bien dormir cette nuit, et demain matin il n'y paraîtra plus, j'en réponds.XXXIV OU BAUVAUXON REPARAIT Lascars, au moment où, après avoir quitté Ia te maison du Bas-Prunet, eautail dans sa barque reprenait les avirons pour retourner au Moulin Houge, Lascars, disons-nous, était animé d'une joie sauvage.\u2014Décidément, se dimit le gentilhomme en faisant glisser le bateau aur les eaux tranquilles, le hasard devient mon com- plicel.Avec quelle infatigable complaisance il me rend cette jeune fille que je ne cherchais plus, cette jeune fille qui m'appartient maintenant, car je Ia trouve isolée, mans défiance, enns défense, et j'ai pour allié son propre cœur qui va me livrer la reconnaissance.Pauline révora de moi ostte nuit.Demain, elle commencern à m'aitmer., avant la fin de la se maine, son amour sera devenu une pamion; ss petite téte flambera, et j'aurai soin d'exciter la flamme!.allons, je commence à croire que non temps d'exil mo semblers et qu'au lieu de trouver, comme hier encore, les heures trop longues, elles me paraîtront désormais - rapides.Seuva- geon était décidément un;bon serviteur que j'aurai peine à remplacer!.Pourquoi faut-il que le pauvre diable ait payé de sn vie son idée triomphante !.Tout en monologuant de 1a sorte, Lascars avait franchi la plus grande partie de ln distance qui le séparait de son habitation délabrée.La sombre silhouette du moulin, plus noire que les ténèbres elles-mêmes, se dessinait à l'horison.\u2026.On sait qu'un rameur assis sur son banc de nage et maniant les avirons, tourne forcèmeut le dos À l'endroit vers lequel il sedirige.: Geof noun explique comment il put se faire que le baron ne leva point les yeux sur le batiment sivistre vont le moment parvenu au terme de es course, changealt de disposition pl retournait pour amarrer l'esquif à l'un des pllotis de l'estacade Main alors, au lieu de s'occuper sans retard de cette besogne, il resta pendant quelques secondes muet, immobile, Is bouche béante, les yeux Pargement ouverts, dans l'attitude enfin d'une statue de ls Stupeur.Cette stupeur pique le plus facilement de monde IL Lascars envait le js désert, et ceper voyal or une lamière à travers l\u2019uno des fenêtres qui trousient lo pa Scale traduit dans le Moulin Rouge, et, ne son- =a pon point & eachee, trahlesait en présence par des lnewrs TI était malainé de répondre portinemment à une question de ce genre, sus Lascars pases Succousivement on revue une fouls de wuppositions qui ne semblaient, ai les unée ni le autres, csaformes à la vraisemblance, et il fnlt par s'arrêter à ee , des gons sans avon, vivant do ra.nes, avaient envahi, pour y passer nuit, et peut-être pour faire orgie, le Moutiu Rouge qu'ils croysient vans doute tout { falt almadonné.Le baron prêta l'oreille.\u2018Tout était allencleux.aucun bruit, pas méme le plus lé- Ber murmure ne s'échappalt des vieilles murailles.\u2018 pans une minute, se dit Lascars, je vaurui à quoi m'en entr.Il attache mpidement la barque; il part les marches de l'escalier de plorre et, tirant son épée du fourreau pour être prêt à l'attaque où à ls défense en cas de mauvaise rencontre, il pénétee dans le moulin, il entra et Il se diriges à (Patte piève émis colle qu pré dat nà propre chambre.t celle q réduit sa propre ci .Au moment d'sn franchir te seuil, 11 lui sambla qu'un gémisse.mont arrivait Jusqu'à lui, et que ce gémiusement n'avait rien umaln.Lascars ne put se défendre, cependant, d'un premier monve.ment de terreur nerveuse.Cecl fut d'ailleurs l'affaire d\u2019une minute à peine.Laucars eut honte de lui même, il rougit of suarit de sa falbloase, et, faisant appel à toute en résolution, i! poussa la ports de in chambre lumineuse.Bien n'était moins rassurant que le spectacle qui s'offrit à lui ; rien n'était plus propre à le confirmer dans Is pensée qu'un fantôme se présentait à ses regards.Bauvageon avait été tué raide, d'un coupde fusil, une heure auparavant, Lascars croyait on avoir la itude, ot néenmoins Bauvageon se trouvait là, ou plutôt son propre fantôme, pâle comme un mort, enveloppé daus une sorte de auaire taché de sang, étendu sur un matelas et poussant des plaintes sourdes.Le baron sentit un petit frisson glacé courir var son épiderme, et il chercha dans as mémoire les paroles avec lesquelles on fait diuparaltre les spectres.Toul était te désordre momentané de son esprit, qu'il ne put trouver autre choso que la formule des exorcismes, ot qu\u2019il murmure, en étendant vers l\u2019apparition an main armée d'une épée : \u2014Vade retro, Satenas !., Oes mots attirèrent l'attention du prétendu « ,.I fit un mouvement infructueux pour se soulever, et il s'écrin, avec un juron retentissant : ye ! que je souffre !.de pur tous lus diables de l'enfer que re l.«Ah! ca, demands Lascars, suis-je le jouet d'un réve?est.ce vous Sauvi ni.\u2014Eh ! oui, monsieur, c'est bien moi.ce n'est que trop mol, hélss!.\u2014Vivant!1! \u2014Trés vivant, mais je n'en vaux guère mieux, car je souffre comme un damné.afonsieur veut-il m'apprendre d'où vient la surprise qu'il me semblelire sur son visage ?.\u2014Cette surprise est bien naturelle!.je vous croyais mort, mon pauvre garçon, et je vous regrettais sincèrement.\u2014Ah | monsieur, quelle reconnaiwance je vous dois!.mais qui donc u fait courir si vite le bruit que j'étais défunt ?\u2014Les trois garçons de ferme du Bas-Prunet qi \u2014Voyez-vous, les gredins!1.cris Sauvageon en grinçant les dents et en serrant les poings, si je suis de co monde à l'heure qu'il est, ce n\u2019est pas leur faute ! quelle chasse enragée ils m'appuyaient | il me semble encore sentir les pointes de leurs fourches chatouiller mes reins, et quelles fourches, monsieur!.\u2026.sl je n\u2019avais pris le parti de piquer une tête dans lu Seine, j'étais embroché comme un lapin !,.mais c'est égal, fol de Bauvageon, ils me revaudront cels quelque Jour.=\u2014Ne pouvant vous arrêter, reprit Lascars, l\u2019un d'eux n fait feu sur vous, n'est-ce pas ?\u2014Oul, monsieur, sans plus de façon qu'un chasseur sur une perdrix où sur un lièvre.\u2014Vous til manqué To vor San t un t le corps.Zab que non pas! répliqua-t-il avec véhémence, ii ne m'a point manqué, le brigand 1.\u2014Où vous a-t-il atteint T- os ot pu Sauvageon prit un embarrassé bond, \u2014Oh peut-on atteindre un homme qui nage, quand ce n'est pas lu tête ?.Je le demande à monsieur.murmura-t-il en baissant les yeux et en pinçant les lèvres.=\u2014-Comment, mon pauvre w'écrin Lascars, saisi malgré lui d'une Jiolente envie rire.Vous avez eu cette mau- chancel.\u2014Hélas! monsieur, réplique Bauvageon en soupirant, il se passers bien du temps avant que je puisse m'asscoir.==Ueci, reprit le baron, m'explique moins que jamais à quel propose ces brutes ont répandu le bruit de votre mort et prétendu que le coup de feu vous avait tué raide.\u2014Mais moi je me l'explique trés bien.Monsieur veut-il que je lui raconte de quelle façon l'événement est arrivé ?Qui, tans doute, le veux.\u2014Eh bien, voici la chose en deux mots.Tout en me sauvant, je n'avais vu que les fourches, je ne penssis au fusil, et après avoir plongé et fait un bon bout de chemin entre deux eaux, jo veuais do reparaitre pour Tespirer ot jo na goals do toutes mos forces, quand Jentendis le bruit de la re.en même temps je sentis que le gredin avait visé juste |.Heureusement c'était du petit plomb.sans cela, Is compagnie | pas plus de Saw que sur ma waint,.je compris tout de suite que ia blessure n'était mortelle, mais Jéprouvai une douleur atroce et je me mis à Bigoter en battant l\u2019eau, ni plus ni moins qu\u2019un homme qui se noie.Pendant que je gigotais ainsi, une idée me teaverea la cerveile.Je me dis que le dambé fuail qui venait de m'accemmoder si mal pouvait être à deux coups, qu\u2019une se- condu décharge m'achèverait infailliblement, et que le seul moyen de courir une chance de l'éviter, était de faire le mort tout de suite, en conséquence je ne ni pied ni patte, je me raidis comme un tré; Jo me couler à fond et e très 1 nips entre eauz avant de me hasarde démontrer een le bout de mon nez.Quand je roparus, j'étais asses loin pour que la lumière des faliots n'arrivêt plus jusqu'à moi.les ténèbres m'envelep- paient et mo protégeaiunt, et je voyais sur le berge, à cent de distance, mes trois grelins de paysans qui faisaient de grands gustes et qui semblsient tenir conseil.Je n'avais plus rien à craindre d'eux, muts Je m'affuiblissais Lasuooup.,., chaque grain de plomb avait fait son tron ot mon way coulalt par une multitude de petites fontaines que l'eau rendait encore plus sotives.Il m'était que temps de gagner l'autre rive! il ne Sallait même perdre une minute, vous peine de me noyer pour tout de *.\u2026.Je uis donc le cap eur ce vieux saule vermoulu que monsieur copnalt et au duquel on prend tant de perches à l'épervier.je nageei de mon mieux, j'attelgnis le bord, et clopin-clopan, géualesant ot Jurant fe pris v chemin de la maison, où farrivel non eans besucou peine ok ob me voici, fort accommadé, plus criblé qu'iine éoumaire, ot ne sachant dans quelte position me mettre pour y trouver tn peu repos.Tolle est mon histoire, monsieur.Elle n'est pas gaie, mais elle n'est longue, et n'u d\u2019ailleurs rien qui m'étonne, car depuis que jo suls au monde j'ai toujours été dindon de toutes les farces ! malntenant, monsieur vent-il me dire s'il à réussl et sl, de von côté, il est plus watisfeit que je n'ai lieu de l'être du mien.\u2014\u2014HMes affaires vont à mervellle, mon pauvre Sauvageon, répondit Lascars, je auis admis dans la maison de ja petite fille, tout marche sur des roulettes aînal que vous l'avies prévu, o6 votre idée était excellente.XXXV PRENJÈRE SOIRÉES Pendant tout le reste de la nuit, Bauvageon, en proie à des douleurs qui, pour être grotesques, n'en étaient par moins cruelles, se tordit en gémissant eur le matelas qui lui servait de lit.Une fièvre violente s\u2019emparait de lui ; les grains de plomb restés dans les chairs, quoiqu'ils n'eussent pénétré qu'à une très faible profondeur, menaçaient d'amener une inflammation générale.Bref, la situation devenait grave, et se com pliqualt encore par l'impossibilité de recourir à l'uide d\u2019un médecin, les blessures de Sauvagoon étant de nature à le dénoncer à l\u2019instant même comme l'auteur du guet-apens de la veille au soir.Lascars se trouva donc dans l'abeolue nécessité de vonir de sa personne on aide à son valet ; il possédait quelques notions très superficielles de chirurgie, comme tous les gentilhommes, exposés à des accidents de chasse, et il vint à bout sans de peine d'extirper avec la pointe d'un stylet les grains plomb fourvoyés.A la suite dv cette petite opération, Sauvageon éprouva un soulagement immédiat, avant-coureur d\u2019une guérison prochaine.Il s'assoupit sur-le-champ et dormit pendant vingt- quatre heures sans interruption.Le soir venu, Lascars se gardu bien d'interrompre ce sommeil réparateur ; il monta dans sou bateau et traversa lu Beine pour se rendre à la maisonnette du Bas-Prunet.Aussitôt qu'il en eut franchi le seuil, il reconnut à des signes certains qu'il était attendu et que les deux femmes avaient Gait des frais pour le recevoir, frais bien modestes, mais touchants par cela même.En voyant Laucars, Pauline rougit légèrement, mais elle ne manifesta aucun embarrus, elle fit deux pas au-devant du gentilhomme, et lui tendant ls main d'une façon adorablement familière, elle lui dit : \u2014 Nous nvons bien pensé à vous aujourd'hui, mon frère, et nous avons prié Dieu à votre intention avec tant de ferveur qu\u2019il doit nous exaucer et vous rendre heureux.Lascars, après s'être informé, d'un air de grande déférence, des nouvelles de madame Auduin, dont il voulait se faire une alliée à l'insu de la bonne dame elle-même, ot qui se sentit vivement touchée de ce témoignage d'intérêt, demanda à Pau- ne : \u2014N'alles-vous pas vous préparer, ma chère sœur, pour votre promenade de chaque soir?., La jeune fille secous la tête avec un sourire triste ot résigné.\u2014Oh! c'est bien fini.répondit-elle, maintenant nous ne nous nerons plus.\u2014Éh quoi, s'écris Lascars, plus jamais?=\u2014Jamais, du moins hors de notre jardin, qui n'est pas grand, mais dont nous saurons nous contenter.\u2014Et, me permettez-vous de vous demander la cause de cette résolution si soudaine 7.=\u2014Cette cause, la voici : Déjà nous ne sortions point en plein Jour, parce que nous aimions solitude et que nous craignions Lu Que tout au monde d'attirer l\u2019atten ion sur nous!.Ai- besoin de vous apprendre pourquoi nous ne sortirons plus le soir?la terrible aventure d'hier nous à trop cruellement prouvé quelle imprudence commettent deux femmes en affrontant sur une grande route les ténèbres et les mauvaises rencontres.Pour ma part, je l'avoue franchement, rien que ln pensée de faire cent au dehors, après La nuit tombée, me Fince jusqu'à la moelle des os.\u2014Je comprendrais à merveille cette terreur et cette prudence, répliqua Lascars, sl vous deviez sortir seule avec madame Audoin, et par conséquent vous exposer à quelque nouveau danger.muis il n\u2019en ost point ainsi.\u2014Que voulez-vous dire ?demands Pauline mns aucune arrière pensée.je veux dire que vous aves désormais à vos ordres le bras dévoué d'un gentilhomme.un \u2018bras qui vous à défendue déjà, et qui saurait vous défendre encore.\u2014Le vôtre !.\u2026.s'écria la jeune fille en devenant 3 \u2014J'espère, ma chère aœur, que vous ne me faites ols Tae Jure d'en douter?,.répondit Lascars, en dounant à an voix des inflexions tout à la tendres et respectueuses.(La suite eu prochain nemére.) Battle Creek, Mich., 1879.Measiours.\u2014 Ayant souffert pendant plusieurs années de dy et de débilité générale, sur l'avis de mon m l'ai fait usage des Amers de Houblon, et su- jourd\u2019hui je suis guéri.Taos.8, Kxoz, Les anviens Canadiens counaiseient l'efficacité de le Moix son LES CLOCHES LE BOTREAUX CONTE DE NOEL I C'était la veille de Noël ; l'Angleterre entière se parait à festoyer es à festiner, 66 petit port de Bos- castle faisait comme toute l'Angleterre.La mer s'est oreusé là, sur ls côte nord du Cornwall, entre deux hardis promontoires de rochers sombres, une baie étroite où viennent s'abriter les barques des pô- choeurs et quelques bâtiments de petit tonnage.En remontant la vallée profonde et resserrée, au milieu de laquelle se précipite sur son lit de galets un ruisseau tortueux, on arrive au pied de ls colline où se pressent les habitations des artisans, des charpentiers de marine, les docks et les ine, tandis que sur la colline elle- * même sont dispe: des demeures plus aristoeratiques des armateurs, négociants et magistrats.Le site est pit toresque et sauvage, et le voisinage de Tintagel, ob ls légende place l\u2019un des châteaux du roi Arthur, donne un certain relief poétique à ces régions qui conservent encore leur individualité originale.Tout travail était donc suspendu ; sous le toit de chaume du Jeu de Quilles, se pressaient carriers, métayers, pêcheurs et pilotes ; une partie intéressante touchait à sa fin.Rien de plus dissemblable que les deux champions : l\u2019un grand, souple, vif, nerveux, passionné, aux traite fortement accusés, beaux si l\u2019on veut, mais d'une beauté inquiétante ; l'autre, grand aussi, mais plus robuste, maître de lui-même, et dont le visage ré- flier, calme, honnête, ouvert, devenait superbe sous l'impression d'une surexcitation extraordinaire.L'un était Richard Curgenven, surnommé Dick le Brésilien, parcoqu'il avait beaucoup erré dans les mers du Sud, travaillé aux mines du Brésil, et portait toujours des vêtements voyante, ornés d'or et d'argent qui, joints à ses façons cavalières, à ses libéralités, ses récits d'aventures, émerveillaient une partie de la jeunesse et déplaisaient souverainement aux laborieux du pays.L'autre était Philippe, où plutôt Phil Rounswald, jeune fermier dont les ancêtres dataient de ls conquête normande, et que tout le monde estimait à Boscastle, Trois quilles restaient debout; d\u2019un ceup Phil les renverss et fut déclaré vainqueur.Son antagoniste prit mal sa défaite ; on entendit quelques mots injurieux : Ils vont se battre ! s\u2019écris-t-on.\u2014Non ! pas de batterie aujourd'hui ! répondit avec sutorité le vieux John Truscott, grand et gros heroule bon enfant, président improvisé de ls réunion.\u2014Qu'ile luttent s'ils le veulent ; on peut en sortir bons amis ! La lutte d\u2019 , à l'antique, est encore très en faveur dans le Cornwall, et John Truscott, champion reconnu de son pays, vainqueur dams bien des rencontres avec l'étranger, c'est-à-dire l'habitant des comtés voisins, était un arbitre écouté.Les sdvernaires rejetèrent donc leur longue blouse de laine et parurent dans ls jaquette oollante du lutteur, ue les hommes de Is côte quittent rarement.Cette lois encore, la vigueur froide eut raison de la fougue em 5 Une chute ! une chute ! cris la foule en voyant le Brésilien à terre.\u2014La première fois, dit-il, les dents serrée, 0 sera plus sérieux ?sera peut-être plus dangereuse ! repar- \u2014Et te chute tit Phil.\u2014JI y 6 du mauvais sang entre les deux gars, murmurs Joe Treherne, le pilote, et la fills du meunier Rosewear en est la cause | II Au fond d\u2019un petit vallon, de ls vallée incipale, dans l'anfractuosité Prove, dont ll vouibaié partie, se trouvait le moulin de Rosewear, avec son - toit de chaume épais aux rebords, son pignon à fenêtres en treillis et ss rouse noire, ouse en ce moment.Le ruisseau qu ln faisait tourner, ra- pie ot bebillard, se donnait airs de cascade, À la moindre pierre qui le génait, ot jetait son ruban lumineux i Les gonêts ob les hautes herbes.Hugh Rose- wear, le meunier joyeux, bon vivant, avait tout Pair d'un homme qui vb faire un bon repas, et n'en est pas faché : son double menton, son sourire ouvert, le oligne- ment de ses yeux gris, toute sa personne témoignait d'une parfaite sati n.On attendait les convives le réveillon ; les [uitlandes de lierre et de houx reflétaient la flamme du foyer, les gobelets brillaient sur la table de chêne et les odeurs envoureuses s'échappaient de la pièce voisine.\u2014Ah ! te voilà, Grace, ma fillette ; tu t'es faite belle | TLest vrai quo cola ne t'est pas difficile.Ton nœud osrise te à merveille, et je suis bien aise que tu n'aies pas mis 'e colifichet de ee garmement de Our- genven.Ce discours s'adreæssit à une grande, svalse ot fratohe dont les beaux sbeveux châtaine, naturelle oat L'OPINION PUBLIQUE de franchise et de gaieté.mant visage, tout rayonnant tee aves Somplat Le père pouvait vraiment la sance.\u2014Allons, ! la broche est an bon et bel oz, ob le pauvre Dick n'est pas déjà si mal ! \u2014Eh bien ! moi je ne l'aime pas, ni va 0 of bien peudue, ni ses yeux qui ne vous regardent en face.Qu'est-ce qu\u2019un vagabond qui ne peut Jamais vivre dans as paroisse Ÿ Et que fait-il au loin, avec ses étrangers 1 Donnes-moi un brave n, travailleur et franc comme Phil, qui aime la terre et les jeux de son pope! À ls bonne heure | le meunier eût pu voir les belles couleurs que son égyrique appelait aux joues de le fillette, it eût été jen tranquille sur le choix qu'elle ferait entre ses deux galants.Ils arrivèrent pi assurance et un comp) salut moitié timide, moitié familier.vue du nœud cerise, lança sur son rival un regard hai- noux qui fut saisi au passage par dame Rosewear, la mère Grace.Puis les autres convives se aucoédèrent rapidement, et la conversation s'anima.Le meunier, plein de son sujet, recommenca ses attaques contre ls vie errante ; Dick la défendit et conts des aventures terribles qui firent pélir 1s belle Grace.C'était vivre ! cela, dissit-il.\u2014Ft vous, pilote Treherne, interroges Hugh Rose- wear, quelle est votre opinion ?\u2014Oh ! moi, je dis qu'il y a des braves gens parteut, mais en vérité, j'aimerais mieux être sûr d'une bonne tombe dans notre cimetière de Botreaux, que d'aller rejoindre presque tous mes aïeux au fond de la mer.Savez-vous que l'un des rares Treherne, ensevelis près de l\u2019église, était mon arrière-grand-père, et qu'il gegna la terre eur une épave du vaisseau qui apportait les saintes cloches $ \u2014Racontez-nous ça, Joe, dit-on en chœur, et le pilote ne se fit pas prier : \u2014% Vous avez entendu dire, n'est-ce pas, que dans le tempe, il y à bien des années, les gens de Boscastle, agacés d'entondre la cloche de Tintagel sonner fêtes et dimanches, et pour les baptêmes, marisges et enterrements, tandis que leur er de Botreaux restait toujours muet, commandèrent, je ne sais où, mais bien loin, un carillon que devait \u2018bénir le pape, un évêque, ou quelque rsonnage de ce genre 1 i e on annonça que le bâtiment portant les cloches était én vue ; le vent était bon, la mer calme, et Tintagel sonnait à toute volée.Le pilotes enchanté, s'écris : \u2014 Merci à Dieu pour notre bonne traversée ! ; _-Merci au vaisseau et à la voile, reprit le capitaine ; il sers temps de remercier Dieu à terre.\u2014Nous devons lui rendre grâce partout.\u2014 Non ! rendez grâce au vent et à la solide charpente du navire, rugit le capitaine, et il oo mit à blasphémer avec fureur, Aussitôt de nuages noirs obecurcirent le ciel, le vent souffla violemment, les vagues énormes poussèrent le vaisseau sur les rochers, vers le Trou noir, la pointe Villapark ; on entendit un craquement formidable, et la mer se couvrit des débris du naufrage, pendant qu\u2019au dessus des bruits de la tempête s'élevait le tintement solennel des cloches outis.On recueillit mon aïeul mourant, eb ses dernières paroles furent celle-ci : « Comme les cloches sonnent doucement # Elles m'appellent au foyer éternel.\u201d On dit que dans les grandes tempêtes, on entend le carillon, et que si dans une des saintes vigiles on se rend à la pointe de Villapark, les cloches vous prédisent l'avenir.\u2014Oui, ajouta facétisusement le vieux Truscott, et l'on raconte même que certain meunier, pas bien loin d'ici, reçut le conseil d'aller consultez les cloches._\u2014Peut-être bien, mais il n°y alls pas, car il vit dans les yeux de la belle quelque qui valait toutes les os du monde.On avait bien devisé et bien soupé ; l'horloge allait sonner la première heure de Noël.Grâce, Phil et le Brésilien avaient disparu.Près de l'écluse du moulin, la silhouette de deux personnes appuyées sur 1a balustrade rustique se reflétait aux rayons de ls lune dans le petit étang.\u2014 Voyons Grace, disait Phil, voilà deux ans que je suis votre fidèle servant.N'sst-il pus temps de me dire 00 que je poux espérer $ \u2014Eies-vous dons si lus de me courtiser, Phil $ Ai-je écouté personne autant que vous $ Ne pouves-vous ai- tendre encore un peu \u2014Dieu me de vous presser, Grace ! mais Ja um bone mai ua pes Da prendre 2 puis est vide ; pourquoi De { je n'aime co Bréalien qui tourne autour de vous, et vou is avoir Le droit de voue Pre .rem enbardi u' ses oun hese scour de le taille de la une tla.Ils ne virent pas, dans l'obscurité que le rocher auteur d'eux, 8e rapprocher une ombre qui les épisit depuis leur arrivés.\u2014Eh bien ! Grace, ms chérie, à quand le mariage $ Un mob, je vous on pris.ue en même tempe, Dick avec son iment bien tourné, Phil avec un Le Brésilien, à le 609 \u2014= \u2014AÂlles le demandes aux cloches de Botrsaux, répor- la coquette.__ J'aimerais mieux l'entendre de vos lèvres, mais Ia nuit ost belle et je ponserai à vous.AU \u2014Oui, mais jo ne veux pas être trompée, comme le fut maman.Vous m'apporteres un gage : une toulfe d'œillets de mer.; \u2014Je ne vous tromperai ; Grace, à demain, près de ls cascade de Baint-Kneightan, n'est-ce past \u2014Oui, bonsoir Phil.Il vit dans les yeux de la jeune fille, eo quelque chose qu'avait vu autrefois le meunier, dans ceux de fancée, ot le pressant dans ses bras, il lui donna le doux baiser des flançailles, franchit le ruisseau d'un bond, et se diriges vers 1a pointe de Villapack.Rentrée dans la maison et accoudée sa fonêtre, Grace le suivait des yeux, lorsque tout à coup elle aper- qut l'ombre qui se glissait derrière lui, sans j se np ; elle pensa au Brésilien, et son cœur fat rempli d'épouvante.Jamais chevalier ne partit d'un cœur plus sincère et plus mier allant par cette nuit de Noël, touffe de fleurs d'hiver.Déjà il à dépassé le vieille église et gagné le bord de 1s falsise, dont la muraille sombre contraste avec l'océan argenté par la lune.Il sait ue la fleur demandée, croît là, protégée par le roo, au-dessus du Tuou noir ; se baisser, cueillir quelques branches est l'aftaire d'un instant ; mais comme se redresse, l'ombre a'élance sur lui et l'éclair d\u2019une lame passe devant ses yeux.u arrête le bras et saisit son adversaire à la gorge ; leurs yeux se rencontrent, tous deux sentent que c'est une lutte à mort.L'herbe est glissante, tout mouvement peut être décisif, les minutes sont des heures, Phil est le plus fort, mais le Brésilien le plus expérimenté : d\u2019un effort féroce il attire son antagoniste, ils surplombent l'abtme, Phil en eet plus proche et voit scintiller les vagues au-dessous de lui ; tout à coup le sou d'une cloche se fait entendre, minuit sonne à Tintagel, le regard du Brésilien »e détourne une seconde, Phil en profite et le terrasse, ils sont à terre, moitié sur le sol, moitié dans le vide, au-dessus du précipice ; mais Phil à entuncé une main dans les herbes et de l'autre il fait rouler son ennemi dans l\u2019espace ! ; ; Néanmoins il n'est pes encore sauvé ; plusieurs fois il parvient à poser genou sur faiuise, plusieurs il glisse de nouveau ; les touiles d'herbe se déracinent, son corps est inondé de sueur froide, les battements de ves artères l\u2019étourdissent ; un dernier cri : Grace ! Un suprême effort et il retombe presque sans vie sur le sol ferme | Le joyeux carillon de | intagel le ranime, le jour de Noël commence ; ramessant ses éparoes, il reprend triste et morne le chemin de 0.00000 1 Près de la cascade, su milieu des ruines d'une sn- tique chapelle, revêtues de lierre et de houx, Grace attend son flancé, si heureuse, ai confiante qu'elle ne s\u2019étonne même pas d'être la première au rendez-vous.Le soleil radieux & dieui ses craintes de la veille, Mais quel eat ce pas lent et lourd $ quel est cet homme courbé sous le poids de l'angoisse Jyrexprime ui douloureusement son vissge Ÿ Est-ce F' ppe, ou son fantôme $ D'abord, muette de terreur, la jeune fille #'élance et s\u2019écrie enfin, reprenant dans son anxiété le tutoiement si naturel à ceux de son pays et si peu usité on Angleterre \u2014 | Phil | qu'as-tu ?qu'est il arrivé! \u2018Avec un sourire navré il lui tend ses fleurs.\u2014Tiens, Grace, voici le que tu m'as Bi Lu savais ce qu\u2019il me coûte, tu le rejettersis comme uno malédiction.\u2014Non, Phil il me sers to us eb, répond-elle en plaçant uquet sur sa poitrine.Tu n'as pas pu faire le mal.Tu ee ines d'un crime.Ab | oui, je me rappelle ! Cette nait, j'ai vu l'ombre qui te suivait : était Di , n'est-ce post Oh | dis-moi, dis-moi tout, mon ami, mon él Een ven bras elle entoure le cou de soël fiancé.\u2014Non | non ! Grace | Ne me touche pas, il y à du sang sur mes 11 y « un meurtres sar mon Ame! \u2014Par pitié, dirmoi tout, mon Philippe, répète pauvre enfant, mortellement pâle.Et il lui dit tout.\u2014Oh! je te Le jure, ms chérie, défendre, Dieu le sait, mais enfin j'ai tué/ Je tous.due, et avec toi perds a, 1100 tal Jo Font sanglote cotime un enfant.Or Eo tt asp on ti 3 qu étais dans Wo dol laver ls tha devant hommes ; tu le je voux Et, appuyant ootte force ébeaniée sur on faiblesse courageuse, elle passe le main de son ami eous son bras st le ramène chancelant, désolé, jusqu'à son logis.La, elle b le vieux Truscoit triste pe sod tout ; Truscott est le eonstable de paroles.À vas d'un boaune, Phil se =Jo mis 0 que tu me voux, Jan ; je to suivi ; pour »a mission d'amour, ve, que le jeune fer- à la conquête de ss r fa Sem hn tu L\u2019OPINION PUBLIQUE \u2014\u2014-\u2014 == = = - \u2014 ma = \u2014\"=\u2014\u2014 = OY; X & 7 LA Au; i kD J \\ dE; i Fi = \u201ci {ti & hd x { Y I a SSN = Ea von CS Te $ | EX 5 hel in Ce 33 2 a | § me 4 es Te i, # Bra a 23.# \u201c4 Sow, I ©, à x ne ofr ÿ 5 nn x Lay = 4.va to £ 2, £ & 1 = 3 Ts N fx: Sr 0 | # Te = ES, 2 ir Ey - il as x i Ee & Sa a + & L'ARBRE DE NOEL 2 + + au $e.- >
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