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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 27 décembre 1883
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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L'Opinion publique, 1883-12-27, Collections de BAnQ.

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[" » L'OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré = \u2014\u2014==== { Prix du numéro: 7 centins.\u2014 le ligue : 10 contin | Toute communication doit \u2018hee abancide.> en moine quinss jours d'avis A NOS LECTEURS Nous regrettons d'avoir à annoncer à pos lecteurs qu'avec le présent numéro, le publieation de L'Opinion Publique sers suspendus.Après avoir publié le jour- ual pendant sept aus, les éditeurs l'ont cédé à un Ce nadien-Français de haute position, avec l'espoir qu'il réussirait à recevoir l'appui de ses compatriotes ; mais, après un essai de deux ans, il trouve qu\u2019il est tmpos- sible de le continuer.Le présent numéro fut môme retardé afin de donner ume dernière chance de conti- Duer ls publication de L'Opinion Publique.Les abonnés qui ont payé d'avance seront remboursée dès que les Livres seront balancés.Quant aux grand nombre do ceux qui ont des arrérages, on les sollicite de régler de suite, afin d'éviter les frais de oollvation, ear l'administration va maintenant insister sur un prempt paiement.Pour manifester encore une fuis son bon vouloir, l'administration attire l'attention der lecteurs sur le paragraphe suivant : Les ahonnés qui paieront pendant le présent moix leur abonnement, dû jusqu\u2019au premier janvier 1884, recevront gratis uu ma- guifique chromo 1524, en seize couleurs, de Sir JOHN A.MACDONALD.Nous espérons que les abonnés s\u2019empresseront de nous faire remettre tout montant dû, car tout compte doit être payé sans délai, car les pertes causées par les retardntaires sont déjà trop considérables.INCENDIE A NANTES (France) ET LEUVLE DK LORPHELINAT DE MONTREAL Nous publions aujourd\u2019hui une gravure du Monde Hlustré, représsutant les maisons incondiées à Nantes dans le mois d\u2019octobre dernier.Après avoir dunné la notice qui accumpague cette gravure, nous parleruns du rapport qui existe entre cet événement et I'(Euvre de l'Orpheliuat de Muntréal.-.« Le 15 octobre «lernivr, le fou éclata dans une immense bâtisse de la ville de Nantes, où se trouvaient plusieurs établissements importante, et au 1°\" étage les bureaux de M.Rousselot, l\u2019un des principaux banquiers de la ville de Nantes ut le frère du vénéré M.Rousse- lot, curé de Saint-Jacques de Montréal.Malgré des secours emupressés, la maison tout entière fut bientôt envahie, ot il ne fut pas possible d\u2019arriver au bureau de la banque pour préserver les valeurs qui se trouvaient dans les coffres-forts au montant de plusieurs millions.C'était, il est vrai, des aq/es de la fameuse maison Fichet, de Paris, vendus comme inacoesaibles au feu.Mais quelle devait être l'anxiété du directeur de la bauque ! M.Rousselot, pendant plusieurs jours, ne pit arriver jusqu'à ces deux caisses, dont l\u2019une était restée fixée dans le mur, à 40 pieds de bauteur, à cause de l\u2019effondrement des plafonds, comme ou le voit dans notre ravure, et l'autre avait été précipitée dans la cave qui tait toujours comme una fouruaise incandescente et impénétrable.M.Rousselot est un homme plein de foi et d'une dévotion toute particulière envers saint Joseph.11 so suuvint sors des instances qui lui avaient été faites récemment par son frère, en faveur de l\u2018Œavre des Orphelins de Montréal, et, en bon chrétien, il fit Ia promesse de donner la somme de deux mille piastres à ostte œuvre, ai la caisse était préservée, et il éorivit aussitôt à son frère on mentionnant l\u2019on- Bagement qu\u2019il avait pris.re Sop Papb d'avance, $3.00 \u2014 Flats.Unis, $3.Ou nome qu'au bureau du Journal, of 1} faut dennee er Vol.XIV.Montréal, Jeudi, 87 Décembre 16888.No.59 Les remises d'argent doivent so faire par Lettres cnregietrées 08 par un bon sur la poste.\u2014 Huit jours = dans l'incertitude, et pendant ce ompe que pourais êtze l'inquiétude de ce pieux chef ille Ce ne fut qu'au bout de huit jours que les murs étant refroidis ot suffisamment consolidés, on put descendre le caisse scellée dans le mur et extraire l'autre caisse précipitée dans ls cave.Les csisses furent transportées ches M.Rousselot, et les serruriers, sous ls direction d'un employé do Is maison Fichet, de Paris, cis, proc.dérent & ouverture de ls caisse ; c'était pi ment un mercredi, jour consacré à saint Joseph.Cette caisse, de 6 pieds de hauteur et de plus de trois Jisds de largeur, est composée de deux enveloppes avec deux portes différentes, Is première porte étant faussée dut être enfoncée, et la caisse intérieure apparut.L\u2019émotion était vive ; chacun sedemandaitsi l\u2019intérieur était préservé il fallut d'abord, à coup de tmaillet, rendre à la deuxiéme porte, qui était tordue par la chalsur, son aplomb, et alors Is clef put entrer ot ls porte roula sur ser pivots.Tout était intact «ans la caisse : effets, monnaies, billets, bijoux, ete.; il y en avait pour huit millions.Ce fut un cri de joie, des applaudissemente écla- torent, toutes les nains pre«sirent celles de M.Itousse- lot, dont la pâleur décélait ls profonde émotion.Après avoir remercié l'assistance \u2018le ces témoiguages, M.Rous- selot se retira pour louer le Seigneur ; et joignant les œuvres à ces pieux sentimonts, en homme de foi, il prend la plume aussitôt ct écrit à sou frère : *\u201c Lu caisse est sauvée, mon vœu est exaucé, je t'envoie une traite de deux mille piastres qui t'arrivera aussitôt que cette lettre, etc.\u201d Or, cette traite était destinée, comme nous l'avons an noncé en commençant, A L'ŒUVRE DES ORPHELINS DE MONTREAL, dont il nous reste à dire maintenant quelques mots.Au commencemons de 1881, quelques citoyens «de Montréal, touchés des appels de M.le curé Labrlle, résolurent «le travailler à l\u2019œuvre du lu colonisation.Dans ces circonstances, M.le ouré Rousselot, pour attirer les bénédictions du ciel, sugôrs d\u2019unir à cette entroprise une œuvre de la plus grande importance, c'eat-à-dire l'établissoment des Orph lius «de Montréal dans la campagne.Et, en effet, là-bur, il y a des terres immonses qui ne sont pas occupées, faute de bras, et ici il y a des quantités d\u2019orphelins à placer.Pourquoi ne pas chercher à unir dus intérêts qui se complètent si merveilleusement.Le Canada est tout préoccupé du l\u2019œuvre de lu colu- nisation, et Montréal est justement inquiet du svin de placer dignoment et convonabloment ses chors vrphe- ins.C'était l'idée la plus heureuse ; elle + été hautement acclamée, même aux Etats-Unis, ot elle a produit des fruits merveilleux.Depuis 1881, elle a fait des progrès inespérés, mais elle répond à de si grands besoius qu\u2019il faut encore bien des efforts pour atteindre le but.Les lots des colonisateurs avaient été choisis en 1881; en 1882, plusieurs habitations se trouvaient construites, parmi lesquelles ur moulin, une chapolle, un orphelinat ot la résidence des missionnaires, Depuis 1883, ces missionnairos de la compagnie du P.de Montfort sont arrivés, Myr d'Ottawa est venu les installer et bénir les nouveaux établissements.Les travaux ont commencé, et les orphelins affluent.Nous ne pouvons trop louer les généreux citoyens de Montréal, MM.L-A.Grenier, 8.Sénécal, G.Laurent, F.Froidevaud, qui ont commencé l\u2019œuvre ; les journaux principaux l'ont préconisée dans les termes les plus sympashiq es ; enfin, que de remerciements ne doit-on pas à M.I'abbé Rousselot, qui a prété un concours si éclairé ot ai efficace, 6% qui a voulu mime faire contribuer en France les cœurs qui lui sont le plus dévoués.On voit comme les cirounatances l'ont favorisé ; il a obtenu au-delà de son attente, ot lui-même, par le secours de saint Joseph, il a préservé de tout malheur un frère bien-ainé dans une catastrophe redoutable.Nous demandons douc, comme les autres journaux, la sympathie de nos lecteurs pour une entreprise si importante., \u2018où vont tous les enfants qui sorteut de nos or- \u2014 pholinats $ Dieu le eait, ot La police aussi trop souvent, nous dit le Monde, « Pauvres petite êtres, venus pour ls plupart on ne sait d'où, s'en allant au haserd, n'ayant jamais trouvé ni caresse, ni sasistance, où s'ils sont reçus dans quel- qu'asile, congédiés, encore tout jeunes, à la bonne aventure, à cause «le l'encombrement ; quel sujet de douloureuse anxiété, et que faire 1\u201d L'institution de N.-D.de Montfort répond à cette question.ETRE TEMPS DE NOEL (Suite) Après avoir parlé des belles fêtes qui sont célébrées dans ls Provence encore actuellement, nous voudrions dire quelques mots des origines de ces pieuses démonstrations, Nous les trouvons dans ces drames liturgiques que l'on célébrait au moyen âge dans les grandes cathédrales, en présence des fidèles qui y prenaient part et qui savaient unir leurs voix aux chants du chœur et qui avaient leur rôle dans les exécutions.Nos sieux avaient une fui profonde, une foi portée jusqu'à l'enthousiasme qui a toujours produit la poésie, suivant Boesuet (Hist.11, 6.3).La poésie est le langage «de l'âme quand elle est fortement émue, et elle ue le sera jamais plus que quand elle contemplera des faits dans lesquel elle voit l\u2019infini, elle voit Dieu et ls magnificence de ses œuvres.Aussi, nos aïeux ne voulaient pas seulement entendre le récit de cos merveilles, mais ils voulaient se les représenter comme s'ils y assistaient.; Ils voulaient entendre le chaut des anges, ils voulaient être témoins de la surprise des bergers, entendre lours cris de joie, leurs gaies fanfares, ils voulaient les suivre à la crèche, voir ot sentir comme eux.C'est pour cola qu\u2019ils aimaient ces rupro luctions extérieures, et que l'Eglise, qui est une vraie mère et qui aime à bégayer avec les petits, nous dit Michelet, savait « traduire la graude doctrine en naïves légendes et en touchantes représentations.Nous voudrions dunner une idée de ces fûtes reli- jouses qui atliraivnt les fidèles pendant la nuit de je nous suivrons le cérémouninl des anciennes cathédrales, comme par exemplo celle de Reims, qui se distinguait dans ces grandes sulonnités.Voici done le drame avec les rubriques qui accompagnaient les textes chantés par les persounages pendant la messo de ini- nuit : A erèche était préparée d'avance daus le transept de la cathédrale, du côté de l\u2019Evangils; on voyait la montagne avec l'établo, la ville de Bothléem dans le lointain, Notre-Seigneur et ses saints paronts, et enfin lo boeuf et Pane, Une toile tendue en avant dérobait celte vue aux fiddles.Co D'abord les burgers entruiont eu curtège dans ln basilique ot s'arrétaiens «ans la nef, au milieu de l\u2019uttente générale.Alors les gaorion du hiut du l'église appa- raiessient illuminées ; c'étaisnt pour rappeler le texte de l'Evangile : e£ cluritus Dei circumfalait illos.Dos enfants placés dans les galeries ou même sus- peudus dans lus voûtes de l'église chautaient le Gloria in exceleis Deo, figurant les anges du ciel, avec l\u2019accompagnement dus iustruments les plus doux, comme les harpes, cto.; ; Les bergers répoudaient ot, dans un dialogue, mélaient leurs voix mâles avec les douces voix des anyus.Tout coci est indiqué dans la rubrique ds Noël ainsi congue : d'abord un enfant aunoncers, aves les paroles de l'évangile, que le Christ est né, ele.Lorsque cette pivce aura été hantée, dit lu rubrique, sept enfauts placés dans les galeries du chœur chanteront : Gloria in excelsis Deo ct in terra Paz ho- minibus bones voluntatis.Alors lus berge s répondent en marchant vers le chœur et ils chantent, sur Un Sir de marche, ces paroles : La paix si désirée est annonuée au monde, et la gloire eufin est rendue au \u2018Très-Haut, l'humanité est bénie, elle est sauvée par Je secours de l'Homme-Dieu ; il descend sur la terre pour G14 L\u2019OPINION PUBLIQUE que latte cos pull cu juin qe Alfonfganarot.ous, et pee reemavnpre lu vit de oo qui [EX TTI 6.{iss enter vers ool et acprondre : - Vs Bisteurs porta, les bunlottes ardent aux portts charur, et ilssont accuuillis par deux cleres tvêtus dde dalmatiyues et rep resentant og anges qui leu disent : \u2014Bercsrs.vous\u201d her hess ons Lorgers, que cherchiez \u2014Le Chuist, notre Saveur, répondent Tes bergers, Alors Jes clores vuvraient les rideaux qui voitarent ia crêche, et ils disaient : Voie l'enfant avec sa mère de quite Frophètea dit; Fee.Vrgo conequet re putiret alin of vorbetur name nus Framanuet, = Voici qu'une Vierge conce t mettra un monde un fils Ute nom de cogil se Dien risidant avec nous.Allez et an- Loncez quil est né Quel mouvement d\u2019'éluquence et de poésie dans ce rapprochement de la prédiction of de son accomplisse ment Les bergers chautaient alurs une invocation au Messie «tune sulutation à Marie.la musique nous en a été conservée of elle est wbmirable, nous dit M, Clé ment, maitre de chapelle de Es Sorbonne.Suivant lui, elle est pleine de mélodiv, de puroté et de doucrur.Puis lex he sentient en procession dans le sane: tuaire, et c\u2019étaient eux-mêmes «ui compussient le chur «tk qui exécutaient tout le chant de Lu messe dans leurs costumes champétres.Ada fin de l'uflice divin, le célébrant se tournait vers les bergers et chantait cette antienne : Bearers, venue dy MAA Ce le vous avez Viel pos dame Ty wer ao li terre et les bergers répondaient : Nous avons vic Je non, anges celebrant Le venue du »tonons avons entendn |o- shear puis on chantait les Indes, *_.= Maintenant, nous allons rontinuer à donner quel ques-uns de ces Nocls qui étaient réservés à d\u2019autres circonstances.UM les exécutait dans les réunions de famille, parfois même aux églises, entre les offices.Ces chants étaient mêlés de scènes caractéristiques comme le voyage de Joseph et do Marie à Bethleem, leur entretien avec les habitants de Bethléern, la dureté de ceux-ci, leur rigueur, ensuite la résistance des bergers aux premières paroles des anges, etc, etc.Cen acènes singulières, parfois, étaient destinées à réveiller, par leur originalité, l'attention des auditeurs pendant les veillues.En voici un très frappant spécimen.Les anges apparaissaient devant les bergers et fai- raient entendre leur appol.Les Anger Lev couplet 7.bergers, acvourez tons, \"4 VOS péturage Un nouveau R INITITCEN vin chuluneux.nouveaux ces cetrnites .bouger, ete, Ler Bergers.2e couplet Quelle est cette importune voix Qui freppe mon oreille ; Ne pni dormir nue fois, Saus que l'on me réveille ?Tantét les coqs par leurs chants Et tantôt les enfants qui crient Ou doit laisser dormir les gens Quand ils en oùt si grande envie.Or destt Inisser dor ler gens Vues Quand ils en ont envie, fes Anges.3e complet Venez betpers, ear jb of Allez en diligence Vonez appouter vos p Et votes révérence, Dès injond'hui dans ce dessein Lodssez lie votre bergerie Sanx attetalre jasqu'ivete Honorez te alivin Mes Von é bergers, var ibest temps, ct st temp.nt Les Bergers, de coup Maas dou vient done un si granst bruit Thins tout notre village : Va tout le monde, cr plein init Levé pur apage.Ns Cre partent seven lezevons Le wivez tos! Ie repo tle nr Dans toute bout be ; One eloit Laisser denmnie les sous à Quand ile en ont envie, °° Loe dngen Sw comqalet Ce teudue enfant dans Une éteble 2stle verbre adorudb} CA pus, presses vos ques est de Messe Las Baigers Eniteadez-vous ba voix des anges Et lours wu ow pas.les Anges Cent le Mess est le Messi Divine bostse rendant la vie, Un Dieu si bon Fy envoyé Pour eflinerrvotre pêché, f Lex anges Ce tendre enfant Past 4 Lex bergers : Entendez-vous, Après cela, les be , précédés des anges, sv muet- toent en marche pour la crèche.ler char.Lergess quelez un peu plns bas Ne manechos pis Qu'à petite ques.hemins et con frimus hea pan Qu'à petits pus (Per), Vouci Lentant duns sou sommeil, Fnites silence Kt qu'on n'avance Voici l'entiont dutss sen sommeil Qu'on avance Qu'à ren réveil.Reprise : Bergers.paclez, eto 26 chœur.Avançons-nous avec prudence, Faisons ail : Vers ce berceau, Comins Une rese, à peine éclose.L'enfant repose, Al qual ext bean Loenfant sonaneille, Marchons suns bruit, Ol! amit vermeille.Oh! boble nuit, Vers cette crèche De paille fraiche Un Dien Sauveur Vent notre cœur, Kepnise Avancons-Dous, ête Etant avvives devant lu creche, alors un Noel des petits enfants.tn enfant.Qu'est-ce qui vous met Duns cette humble étable 7 Qu'est-ce qui vous fait Pauvre et misérable ?Nous vous privns tour De venir ches nous.ants, l'on mi dit Qu'un Ihen vient de note.Qui n'aime mme suit Vers ve petit soaitre, Allons Hardianent Allons promptement Nous vous logerons Avec votre mére, Not vous servirons En toute manière ; Vous y serez bien Suns manquer de rien l'etit Roi des vieux Tout vous remd hommaze Recevez les vœux De notre jeune âge.Nous vour silious Nous vous bénissons L'Enfant Jésus.Tout Dieu que je kuin aime l'indigence; Vaime te mépris d'aime la souffrance, Je suis bien ici Car je l'ai choisi.Mes petits amis Votre bienveillance Hecevra son prix Elsa récompense.Si je suis enfant, Je zuix tout puissant.Parez votre cœur © C'est là ina demeure, C'est oi ina grandeur, Se plait à touts heure.C'est là le présent Le plus exellent.Lex enfants.Prenez Bei des cieux Non je ne veux plis Nos cœurs pleins enfin « Que Pon me caresse, Et régnez sur eux Jui trouvé Jésus Par votre puissance \u2018Trap plein de tendresse Ce que nous avons Ole qu'il est benin ! Nous vous fe donnons Gly qu'il est divin! tm, qualit bon cette étable! Cher petit ponpon Avant de partir, Notre nimablu frère, Dnignez nous hénir.Vous êtes aimable ! Avec votre mère.Cher petitagncar O Jésus! adien ! \u201cue vous êtes beau * © Marie ! aulion ?Ces petites scènes étaient représentées avec le concours de toute la paroisse ; elles faisaient «es impressions qui pévétraient les cœurs et qui restaient impérissables, Elles produisaient sur le peuple, au milieu des pompes «de l'Eglise, bien plus d'effet que ces discours relevés, pleins de rapprochements ingénieux qui sont peu accessibles au vulgaire, Nous avons parlé cles vieux Nocls, nous exposerutis nudintenant ce que notre époque à prodiat de plus fon- chant en ce genre CA suivre y UT LEURS HABITANTS (Suste) 8 CIEUX xxi AUNENCE D'ATMOSPIÈRE DANS LA LUNE COMMENT LRS ASTRONOMES LE DÉMOSTHENT, LE CIEL AU HI OLA LUNE JOUR EP NUL EN MEME 1) Mie llus où avance dans la connaissance da monn lu naire, qui est pourtant le plus rapproché de nous, plus où découvre de différences profondes entre ce tuonse et le nôtre, Le fuit que notre satellite est dépourvu d'atinosphère n\u2019est certes pus l\u2019une des muins importantes quand on consilère les elfets qui en résultent «dans toute l\u2019yrdonnance de lu nature lunaire, Mais, «lirez-vous, comment les astronomes savent-lls que la Lune est privée d\u2019atimosphère ?Les preuves en sont nombreuses et convaineuntes.L' chacun le sait, et tous lus autres gaz réfléchissont les rayons lumineux, c'est-à-dire, les funt dévier de la ligne droite : aussi, x l'on regarde un astro a travers ce wmilien, on le voit dans nue autre position que celle qu\u2019il ocenpe.Quand la Lune vient a passer devant une étoile où une pla nite, nous devrions, au moment on cet astre parait der ri l'atmosphère lunaire, le voir cléplacé et dans une autre position.C'est co qui n'arrive jamais.Les astres qui passent derrière la Lune, semblent au contraire s'avancer vers elle d'un pas très régulier, lu rencontrer, s'éclipser un myment et reparaître «de l'autre côté sans sutir aucun déplacement, De même, daus les éclipses solaires, le contour de la Lune se montre parfaitement dessiné et sans pénombre aucune.Ou a appliqué le spectroscope i la recherche d\u2019une atmosphère Huse, Si cette atinosphère existait, olle (levrait absorber quelques rayons de la lumière solaire veflétée pur la Lune vers lu terre et les lignes de son Kpeutre en accuseraient de suite la présence ; «le plus, le spectre «les étoiles qui se cachent derrière la Lune devrait, lorsqu'elles viennent sur ses bords, en être quelque peu modifié, Ft cependant vien ie cola nr t'observe, Aussi il semble qu'on en «luive conclure que l'atmosplière lunaire, si tant est qu'elle existe, est aussi raréliée que le sorait l'air dans une do nos meillenres machines pueuniatiques, À ces argniments positifs et évidents, fondés sur des faits d'une observation facile, quelques astronomes op- poseut d'autres observations dont la valeur douteuse nous est assez indiquée par ln mudestie avec laquelle les partisans de l'habitation des astres on concluent à la possibilité d'une atmusphère lunaire.À vrai dire, on ne comprend guère quel avantage ils espèrent tirer de la possibilité d'une atmosphère «ont la densité sernit.d'après leur aveu, 10,000 fois moindre que celle de l\u2019air- Ii ne faut pas interpréter nutrement les astronomes qui nous parlent d\u2019une atmosphère asses dense, qui se trouverait dans les plaines basses de la Lune, car, si elle avait une densité perceptible, elle se révélerait a nous par la lumière qu\u2019elle refèterait dans le spectroscope.En général, toutes les questions accumulées par les partisans de l\u2019Eahitation «es astres, touchant la possibilité d'une atmosphère Innaire compusée de gaz différents des nôtres et touchant sa légèreté, etc., tout cela, dis-je.ue change rien à l\u2019état de nos connaissances positives sur ce sujet ; or, d\u2019après elles, il n'y a dans la Lune aucune trace d'atmosphère.Un seul fait de quelque importance peut s'alléguez en faveur de la thèse opposée, c\u2019est que, dans un cer- tin nombre de cas, la disparition des étoiles \u2018lerrière la Lune n'a pas paru se faire instantanément, mais lentement et avec un déplacement «dû probablement à un phénomène «le réfraction.De là quelques astronomes ont imaginé que la Lune possède une atmosphere, mais une atmosphère qui resto accumulée dans l'hémisphère opposé à la terre et qui nous est toujours invisible, cuinme nous le dirons bientôt.En certaines circonstances, ajoutent nux savants, cette atmosphere afflue vers l\u2019autre dmisphère et en courunno lo bord.Cela encore est possible, mais cependant, il faut l'avouer.ditticilo & expliquer et à ndmettre, Pour notro part, nous préférerions nous reconnaître incapables d'expliquer cette disparition lente des étoiles, luquelle n'iu- firme en rien les preuves éviderament contraires a l\u2019e tence d'une atmosphère dans la partie visible d Lune, Les conséquences de cette absence d\u2019atmosphere ne FONt pus des 1noius curienses à considérer.Au nombre dest provisions les plus nécessaires, un voyageur, qui pvuserait sérieusement à s'aventurer par le monde de la Lune, devrait y transporter un bon volume d\u2019uir respiralle, absolument comme les néronautes qui prennent avec eux, pour pouvoir respirer à Diuiso sans les hautours où ils s'élèvent, de fortes provisions d'oxi gene.Mais co serait là bien peu do chose i côté de ce qui arriverait à colni qui aurait à se plonger dans la légère atinosphère lurutire, si tantest qu\u2019il y en ait mênie une ombre, ok dans un espace dépourvu d'atimosphé tite sans donner à l'air intérieur la temps de s'équil brer avoe l'air extérieur, cette opération équivatidrait à wie application générale de ventousss sur toute ln st Lieu du corps : elle suifirait à arracher en un elin d'est 616 \u201c+ $ ES hh) = tas sp % S 3 ON oN Se > 5 rg Fa, NE \u201d, \u20ac.SX.2 > al Leu NS x\u201d & = + \u201cI\u201d Sp 2 hi > os 7 À.À 2S »\\ 19) + iy, A Va hor) 5 A va & Te z = & Bet Fa Ça au TES apes = es Le 3 2 ace ee 8 IN N RN ERE \u2014 ee NN S .RS N ie.= N © ps AS RS i : % el LE 5 \\ 7 35 # Gh J N Jl 2 Ta Es y rs gs Le LG) Mn 3 he = Zs BN A \\ i , Ur Qu oe 7.À \\ We \\J 3.1 2% qi eu ge = LÉ I UN \\ PE 3 A \\ .2 4 % A zy Ee they a \\ y ee L\u2019OPINION PUBLIQUE Nii = $ ! A vez a N der À, & 4 SE ts 2 - vi Ci A 2 WN = TT de + + à *%.=f pn] pp La 13522 2 eX XR ox - 8: A Vimprudent voyageur toute Is peau de sou corps ob à extraire de vive force tout son sang ef toutes les autres humeurs.Ce serait en un mob le sort de celui qui entrerait sous une cloche pneumatique et y sorait soumis à une oréfsotion de 43 ede upposons moins que l'in of prudent ex.ratour, persuadé dé ne pouvoir rester on plein sie le monde de la Lune, à trouvé moyen de s'y trans porler dans une chambre de cristal pareille A celles nt se servent les plongeurs, quand ils descendent au fond de l'océan et s'exposent ninsi à de très hautes ons.Ayant pris ses mesures pour ne arriver le nuit daus ce pays inconnu, il ne t pas peu décontenancé de s'y voir entouré d'un il ne saurait dire quoi qui n'est nile jour, ni ls nuit, nile crépuscule, mais un mélange de tous les trois.Le ciel, noircomme l'encre, laisse voir les étoiles scintillant d'ane splendeur plus vive même que dans les plus belles nuits terrestres ; mais, au milieu d'elles ot sur le même fond noir, le Soleil, plus resplendissant que jamais, ast cependant inespable d'éclipser les étoiles ot d'éclairer l\u2019abime qui l'entoure.Cet aspest funèbre du ciel eat une conséquence immédiate de l'absence d'atmosphère dans la Lune.Le jour, pour nous habitants de la Terre, est un phénomène causé en grande partis par l'illumination de l'air ; c'est à ls diffusion dès rayons solaires à travers ses molécules que nous devons les riches teintes du crépuscule et le magnifique azur de midi ; là même où les rayons directs n'srrivent pas, les rayons réfractés l'air se rendent.Si vous enlevez l'air, le firmament die paraît comme un objet visible, et il ne reste plus qu'une obscurité complète, su milieu de Isquelle resplendit le Soleil, sans empêcher toutefois la vue des étoiles, de même que du haut d'un phare la lumière électrique brille dans les ténèbres d'une nuit obscure et n'empêche pas Is vue des autres lumières disséminées aur ls côte.Ca qui fait que les étoiles sont invisibles durant le jour, c'est précisément la clarté de l'air interposé et qui est plus intense que leur lumière ; cet obstacle disparaît du moment qu'il n\u2019y a plus d\u2019atmosphère ou qu\u2019il n'y en à plus qu\u2019une extrêmement raréfiée.Nous en avons même ici-bas un faible exemple sur les hautes montagnes : de leurs sommets l\u2019azur du ciel paraît beaucoup plus profond que de la plaine qui s'étend & leurs pr Ainsi un observateur posté sur la Lune verrait ls nuit même en plein midi continuer de régner au ciel, et il est permis de se demander ai un de nos amis terrestres, fût-il un astronome, ne trouverait pas bientôt cette nuit perpétuelle absolument insupportable.Il est vrai qu\u2019en abaissant ses regards eur Is surface de ls Lune, il jouirait au même temps de tous les avantages d\u2019un jour des plus brillants.Mais ici encore l'absence de l'atmosphère e rendrait sensible par plus d'une étrangeté.D'abord, comme il n'y aurait point de lumière répandus daus l'air pour tempérer l\u2019obecurité des pointe inso- cessibles aux rayons directs du Soleil, son œil serait heurté par la orudité dea clartés et des ombres.Si la chambre de verre de notre explorateur était placée sur le Lune au pied d'une montagne, au moment où le Boleïl viendrait à se cacher derrière cette cime, notre brave homme passerait du jour clair à une obecurité très grande ; car les corpe voisins ne refldtersiont qu'une bien faible lumière.Comme compensation, il aurait le plaisir de voir très clairement les objets les plus éloignés qui tomberaient sous les rayons du Soleil et ce ne ssrait qu'à peine qu\u2019il pourrait croire à leur éloignement.effet un des signes d'après lequel nous sommes habituée à regarder comme lointains les objets terrestres est que leur image nous apparaît comme ternie par l'effet de l'air et des vapeurs interposées.Si un peintre ne voilait point ainsi les objets qu\u2019il veut représenter comme éloi- nés et s\u2019il ne ménageait point les teintes à cet effet, en les amortissant et on les Pisani t graduellement, l\u2019œil, privé du meilleur moyen de juger de le distance, serait tenté de supposer que la petitesse apparente de ces objets plus éloignés est au contraire réelle, puisque la netteld des contours et des teintes les lui ferait voir auxsi proches que les autres.La môme chose arriverait à notre observateur quand il t, sans milieu d'air et de vapeurs, les rochers-et les montagnes qui vétendent dans la plaine environnante jusqu'aux dernières limites de l'horizon.Quuzzo.(4 vuiore) \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LITTÉRATURE La maison Friübuer, de Londres, va prochainement ublier La généalogie du démon, c'est-à-dire l'histoire Lee croyanoss de tous les peuples à l'ange déchu.LA Les élèves de Cambridge, en vont joue Les Donald Jouer veulent pas être surpassées, et elles ont mis en scène L'OPINION PUBLIQUE l'Htoctre Jo Gophocle, dans le texte Las dames seules étaient lies à Ia repriseataion, Notre sexe est encore protégé.os .Le célèbre vo; Vambery eet maintenant pro- fenseur de langues vriontales à Pesth.Le La maison Didot, de Paris, vient de publier une nouvelle édition des œuvres de Fenimore Cooper.er On vient de publier, À Lelpeik une trsdution - gres du poème Miawathe, de Longlellew.M.Perva- noglow est le traducteur.M.Nardhoff, l\u2019un des rédacteurs du New-York Herald, vient de publier un livre eur Dieu et la vie future.Un rédacteur d'un journal quotidien qui peut encore se livrer à des travaux de cette nature à plus que du talent, il a de génie.LA LITTÉRATURE ANGLAISE (Suite) Edmond Spenser (15633-1598) est l'Arioste de l'An- rre.Comme l'auteur de l'Orlando Furioso, il à chanté l'amour, les tories de la Cour et les flaite- ries des ministres.Moins élégant, moins coulant que le poète italien, Spenser l\u2019emporte par la profondeur des pensées, la variété de ses caractères, la vigueur de ses conceptions, la force et la richesse de son imagination.\u201c Le champ de son imagination, dit Campbel (1), est varié et luxuriant; il jeta dans la poésie anglaise l'harmonie et la rendit plus chaude, plus tendre, plus magnifique dans la description qu'elle ne l'avait été avant lui et qu'elle ne le fut après.Ses descriptions ne relèvent pas, il est vrai, de cette puissance de pinceau, de cette touche magistrale qui est le caractère des lus grands pedtes, mais on ne trouveras pas ailleurs Himages plus vaporeuses et plus développées que ces visions qui se forment dans l'esprit du poète, ni une plus grande douceur de sentiment ou une palette plus riche que celle de ce Rubens.Son imagination déborde et se répand dans ses moindres détails, comme un terrain vigoureux qui envoie la fraîcheur et la vie jusqu'à l'extrémité des fouilles qu\u2019il nourrit.Consi- dird dans son ensemble, son podme, la Reine des Fées, laisse à désirer cette grâce qu résulte de la force, de la symétrie, des proportions, d'une marche rapide et intéressante, car, bien que l\u2019auteur n'ait pas complété son plan, il est facile de voir que l'adjonction de plusieurs chants ne l'aurait pes simplifié.\u201d Spenser a encore laissé dans la poéaie pastorale le Calendrier des Bergers, où figurent le naturel et la grâce.Parmi ses ouvrages en prose, on cite surtout : View of the state of Ireland.Sir Philippe Sydney (1554-1586) est conau par son poème allégorique, l'Arcadie, qui à longtemps fait les élices des dames anglaises.C'était l\u2019homme le plus admiré et le plus populaire de son tempa Michel Drayton (1563-1631) eat l\u2019un des écrivains les plus abondants de la première période.Bon principal ouvrage est Polyalbion, ption de ea patrie, age vers ajexandrine, On «encore de Jui des rales, aron's War et England's Heroical Epistise.Il possède l\u2019art d'écrire l\u2019histoire avec énergie sous le masque brillant de la poésie.somsor Ban Jonson naquit en 1574 ; son père était un pauvre ecolésiastique de campagne.Le jeune Jonson apprit le métier de n et servit plus tard comme soldat en Flandre.A l'exemple de son ami Shakespeare, il com- poss des pièces après avoir joué sur la scène.L'Angleterre, plue que partout ailleurs, nous fournit de ces exemples.Ia première pièce de Ben Jonson fat une comédie intitulée : Every Man in his Humour, qui fat jouée en 1598.Ce succès de début établit ss réputation.Il a écrit encore plusieurs comédies, deux tragédies et quelques peintures de mœurs d'une exactitude, d\u2019une vérité telles qu'elles sont restées sans être surpassées, Ses deux tragédies, Catilina et Séjan, prouvent de connaissances, mais sont froides et déclamatoires.Outre la comédie que nous avons déjà citée, Volpone, la Femme Silencieuse, eb con chef-d'œuvre, l'Alchimistre, vont pleines de réparties fines et de sel ue, Jonson s'effo «vec une osrtaine puissance classique, de la scène anglaise.C'est le premier écrivain giale ui ait com des comédies régulières.II op Po lo savant; o'est son plus grand défaut, il ralentit la marohe de l'action et fatigue (1) Specimens of the British posts.l'auditeur.Il est généralement monotone dans ses poèmes, ei l\u2019on en excopte certains endroits où le semble se réveiller de son engourdissement ordinaire.S'il faut en eroire Drummond, un de ses Jonson était d'un caractère susceptible, hautain et jaloux.Il fut nommé en 1619 réat de l\u2019Angleterre, situation qu'il conserva jusqu'en 1687, époque de sa mort.Sir John Buckling (1618-1641), se distingus par une imagination heureuse, une verification te et une Îté étonnante.8a Balad upon a ing est un modèle de pointures riantes et gracieusss.Ses épi- mes ont beaucoup de sel ; comme poète descriptif surpasse tous ses contemporaine.Francis Quarles (1592-1644) a développé dans ses Æmblèmes of dans son Enchiridion des théories politiques.Quarles a de l'originalité, une certaine facilité d'expression et des sentiments élevés.En Ecosse, Alexander Soet, sir Richard Maitland, le eapitaine Alexandre Montgomery et Jacques VI cueillirent des lauriers.La plupart de leurs écrits consistent en poésies fugitives, morales, descriptives, satiriques, d'une versification assez correcte, mais qui subirent cependant l'influence anglaise et le mauvais goût de l'é- Poque, l'euphémisme.Le plus célèbre écrivain écossais de cette époque est George Bucchanan (1506-1582), auteur de mes astiriques, moraux, dramatiques et romanesques ; on lui doit une Histoire d'Ecosse et une traduction des Praumes de David.Ses vers latina pouvant rivaliser en correction avec les meilleurs poètes me, .William Drummond (1589-1649), est l'auteur de sonnets, de madrigaux, de poésies sacrées, d'épitres dédiestoires, d'odes de circonstance, ete.Comme toutes les œuvres des poètes secondaires de ls première Période, il n'a pu échapper à l'inaipidité, à la monote- Die et à une délicatesse affectée.Sir Robert Ayton (1570-1638) était contemporain de William Alexander, comte de Stirling, d'Alexandre Hume et de Robert Kerr, comte d'Anorum, tous trois chantres populaires des montagnes de l'Ecosse.ORIGINES DU THÉATRE ANGLAIS En Angleterre, comme dans les autres pays de l\u2019Europe, les premières scènes dramatiques consistaient dans des représentations d'un caractère religieux dont le sujet était tiré des livres saints ; c'étaient les Miracles que l\u2019on jouait à certaines fêtes de l\u2019année.A miracle play fut joué pour la première fois à Dun- stable, en 1119, sur l\u2019histoire de sainte Catherine.De 1268 à 1577, la scène se transports dans les plus grands centres, même jusqu'en Ecosse.Les personnages de ces pièces représentaient des personnes sacrées, souvent même la divinité.Sous le règne de Henri VI on introduisit sur le théâtre des personnages allégoriques, représentant des idées abstraites comme la misère, la justice, ls miséricorde, la vérité.On appela ce nouveau genre Moral Plays.La poésie dramatique avait certainement fait on pus, mais gualle distance la séparait encore de 8 peare | Sous Henri VIII les pièces morales (1) les plus célèbres sont : The cradle of security, Hit the wall on the head, Impationt powerty, The mariage of Wisdom et Wit.cette époque l'acteur jouissait d'une grande considération.John Heywood a composé des intermèdes satiriques qu marquent de la verve.Son contemporain, Nicolas odall, qui vivait sous Henri VIII, à laissé une pièce : Ralph Royster Doyster.Une autre pièce, Grammer Guerton's Needle, que l'on dit être de John Still, ainsi gee) Ia pièce précédente, sont jes meilleures comédies ur tem] La ie prit naissance en Angleterre après la c0- médie.première que nous ayons est la ie de Ferrez ot de Porrex, jouée sous le règne d'Elisabeth, écrite en vers blance.Chacun des cinq actes était précédé d'un prol Tancrede et Gismunda, The eup- posed Jocasta, Damon and Pythias, datent de oette poque.Lylley, podte dramatique, est surtout connu par son Histoire d'Euphus, où l'on ne trouve que jeux de mote, antithèse, affectation, style maniéré.Ce livre donna naissance à l\u2019Æuphémisme, qui jous en Angle terre le même rôle que le Gougourieme en Es .Lylley est le Marini de l'Angleterre ; il a fait sous le règne d'Elisabeth.Christopher Marlowe (1562-1592) eat lo soul poète dramatique véritablement digne de ce nom qui ait pré- oédé Shakespeare.II a huit pièces à divers mes : Tamburlain, La Vie et la mort du docteur \u2018aust ot Le Juif de Malte, sont nes meilleures pièces.Marlowe déploie en certaine endroits le talent d'un esprit supérieur.\" à appartenait hakespears donnez au théâtre anglais tout son éclat.Eouonp Lannau.14 enéore) (1) Justement ce qu\u2019en Espagne on appelait Auies seers.mentales. NOS GRAVURES Bion heureuse ! Comme elle le couv de l'œil et comme ells le trouve besu ! C'est son promier-né.Son enfant est le monde pour elle.Peut-être déjà rôve-t-elle à som avenir : Eniant chéri que soras-tu sar terre, Ange de paiz où bien foudre de guerre ?Prêtre de Dieu, où brillant général ?Grand avocat, où cavalier au bal ?En attendant, sur mes genoux, Mon Lel enfant, endormez-vous Ls ecour d'une mire est asses ur embrasser le présent ot l'avenir.large po M.François Coppée Il est né à Paris en 1849, C'est une figure trop connue et que ls célébeité « dès longtemps mise en relief.Ba première œuvre dramatique, quia obtenu un brillant sucods, a pour titre : Passant, petit poème exquis, fleurissant en pleine renaissance italienne, et encadré daus le poétique mirage de cette époque superbe dont le souvenir arrive encore éblouiseant A travers les Ages.Ce Passant.Coppée lui en & voulu.car longtemps on no le désignait qu'ainsi : \u201c l\u2019auteur du Passant.Depuis, il a fait amende honorable et, dans une prose charmante, musicale comme ses vers, il a dit quelque part : \u201c Pauvre petit Passant, douce inspiration d\u2019une heure radieuse de me mes vingt-cinq ans, pardonne- moi les minutes d'impatience ot de mauvaises bumeur que m'a causées bien des fois ton nom malignement prononcé pour déprécier mes création nouvel Tu n'en es pas moins resté l'enfant bien-aimé de ma jeunesse, le rêve d'idéal et d'amour qu'on ne fait qu'une fois dans sa vie, et jsmais je n'ai oublié, gentil chanteur de clair de lune, que je te devais cette première récompense du poète, ce premier rameau de laurier qui 8 fait pleurer de joie ma vieille mère et qui m'a donné pour toujours le ceu: et l'espérance.\u201d Depuis lors, quel chemin parcouru, et que de lauriers ajoutés à ce premier rameau dont le poète parle avec un souvenir si ému ! Les Deux douleurs, l'Abandonnée, le Rendez-vous, le Luthier de Crémone, le Trésor st, enfin, le beau drame intitulé Madame de Maintenon, telle eet la liste des productions dramatiques dues à la plume de M.Co pée.Cette série, qui constitue son théâtre, vient d'être couronnée par is pièce que tout Paris applaudit en ce moment.Severo Torelli, drame en cing actes, on vers, à été accueilli avec toute la faveur que méritait une œuvre de cette portée.L'intérêt est tenu en éveil par une succession d'épisodes où les situations tragiques sont traversées par des scènes d\u2019une adorable fraîcheur.Le grand et légitime succès de Severo Torelli sers bientôt suivi, nous n'en doutons pas, d'une conséers- tion très méritée et très attendue les nombreux amis du grand poète.Il est probable que l'Académie Française sera bientôt ouverte à M.Coppée.La Grève des Forgerons, poésie qui a eu grand retentissement il y à quelques années, et que beaucoup de nos lecteurs ont entendu réciter, est dus aussi à la plume de Coppée.CHOSES ET AUTRES 11 est de nouveau question d'un vo: du prince de Galles en Irlande., ne On dit que Mary Anderson, I' est flancée au due de Portland.! Dans la province d'Ontario, sur six ministres, oinq sont avocais-\u2014cemme à Québec.L'ouverture du parlement anglais, cette année, aura lieu encore par une commission royale.La population de Canton (Chine), menace de mases- crer tous les étrangers qu'il y a daus leur ville.Quatre personnes ont été tuées de; le semaine dernière sur le chemin de fer du -Tronc, près de De fausses pièces de dix osnts sont en circulation.Ces imitations sont très faciles à reconnaître.La ue de sucre de betterave de Farnham est an plein tra: et le sucre produit est, dit-on, d'excellente qualité.Les entrepreneurs du pie de glace se sont mis à l\u2019œuvre et ont commencé placer les grace destinées à ériger les blocs de glace.Le peinos Jérôme Bonaparte eet décidé & poser ea L'OPINION PUBLIQUE candidature à l'élection d\u2019un té à la Chambre, Barbesieux (France).dbp pods D'Augleterre on envoie de nouvelles troupes on LL Ferre \u2018armée angisise comptere alors en cs pays Le dernier numéro de la Gazette Offciells d'Ottawa re es du parlement fédéral pour le M.Giadetone en est rendu à ce point d'insécurité qu'il se fait sscerter par des policiers, mime pour aller à l\u2019église.On dit que Le pape à nommé l'évêque Gibbon délé- gud sposto ique pour présider au concile de Baltimore en .M.L-À.Sénécal est parti samedi dernier de Now- York pour Paris.Il sera de retour à la fin du mois de janvier.Depuis 1867, le diocèse de Rimouski compte 265 conversions du protestantieme au catholicisme, soit une moyenne de 17 par année.En récompense de oes services au Tonquin, l'amiral Courbet vient d'être créé grand'oroix de la Legion d'honneur par le gouvernement français.On affirme que les évêques américains, avant de quitter Rome, se sont entendus sur une polit ue commune wu sujet de l'agitation irlandaise qui ee fait sux Etate- nis.À une assemblée des directeurs de la compagnie du Richelieu et Ontario, le capt.J.-B.Labelle a été choisi pour remplir le charge de directeur général, laissée vacante par la mort de J.-B.Lamére.Les élections du quartier d\u2019Hochelaga ont eu lieu Is semaine dernière.candidats, tous trois ex-maire d'Hochelaga, ont été élus par acolsmation.Ainsi que nous l'avions prévu, MM.Préfontaine, Rolland et Gauthier, sont les nouveaux échevins de la cité de Montréal.Un banquet est donné aujourd'hui à l\u2019honorable M.Royal, à Winnipeg.Cette démonstration, organisée par les hommes les plus marquants de Manitobs, sans istinetion de nationalité, fait le plus grand honneur à notre distingué compatriote.Un conseil pratique, par ce temps de grands froids.C'est du Journal du Dimanche et à l'adresse des femmes du monde : \u201c Voici venir la Noël, le jour de l\u2019An ; vos maris se dévouent, au moins, nombré d\u2019entre eux, de toutes paroisses, de toutes croyances, à des institutions de charité ; ils prodiguent bien l\u2019argent, fondent des hôpitaux, assistent de leur influence œuvres sorties des preebytères ; mais vous, ne pouvez-vous pas, surtout au commencement de l'hiver, débarrasser vos armoires de toutes les vieilles hardes, trop fanées pour vous, si chaudes et ni bonnes pour les pauvres, ts ou vieillards.\u201d CONCERT DE Muus EMERY CODERRE Mile Coderre vient de nous donner la mesure de son talent.Nous avons assisté à son concert de Queen's Hall.Elle a le droit d'être fière du brillant succès qu\u2019elle a obtenu.Désormais nous olasserons cette jeune artiste dans la catégorie des pianistes distinguées.Le concerto en sol mineur, de Mendelsshen, s été exécuté avec beaucoup de talent Mile Emery Co- derrs.Le nombreux auditoire qui 1'écoutait lui a témoigné es satisfaction par des triples salves d\u2019applsu- dissements.Pendant toute Ia soirée, et chaque fois que Mile Coderre vest fait entendre, elle a été l\u2019objet de beaucoup de sympathie.Rappels réitérés, applaudissements et fleurs, Mile Hortense Villeneuve a partagé les lauriers de Mile Emery Coderre.Cette jeune personne possède une voix charmante.Elle vocalise aves une grande opis To Huguenot gull à chantée dans fre l'opéra les ) qu\u2019elle à re- par du concert.auditoire en était émervelilé Mlle Villeneuve, qui a para trois fois, à oMenu chaque fois l'honneur du rappel, force applaudissements et corbeilles de flours.do Mile Ernestine, sœur Emery Codarre, et M.À.Clark, de l'accompagnement, se sont fort Dien acquittés de lour rôle.Nous adressons nos plus ainoères félicitations au professeur Herr-Ernat Ruppell, violonoelliste d\u2019an grand mérite.Le violoncelle est un instrument qui ne peut être manié que par des maine habiles.Le professeur Ruppell, quoique jeune, « prouvé qu'il était un muai thea 00 \u2018euditoley ne à pas marchandé ms beavos.MM.Ls Frécbette of P.Viallard, qui figuraient sur lo programme, n'ont pu se rendre au concert.Neus > ul?l'avons regretté.Ile ont été remplacés par M.Neil Warner, profemeur de déclamation et M.R.Lacroix.La concert de Mille Coderre à réussi sous tous Nous félicitons bénéficiaire.Nous espérons qu'elle ne s'en tiendra pes Là : que cet hiver le iblis entendra encore notre pianiste montréalsise ot Le artistes qui lui ont donné leur concours.POURQUOI IL NE CRIAIT PAS \u2014Voilà su moine dix fois que je vous le dis, gamine, éloignes-vous de cette porte, duait un marchand, le premier qui revient s'en souviendra, je vous le promets.Les petite v'éloignèrent, effrayée de la colère du pd re {a instant après, un petit bonhomme, dé guenillé, vint se placer sur le terrain défendu.\u2014Ote-tol de Jà, lui cris le marchand.Le garçon demeura debout, regardant de tous côtés.= Proc me voler, se dit le marchand ; je vais le faire déguerpir.Et, prenant un bout de cercle de quart, il sortit à la course, saisit l'enfant et le Trappe.\u2014Oh ! tu es bien entété, dit-il, en voyant que le in se débattait, mais sansorier.Si tu reviens, je t'en donnorai deux fois autant.L'enfant traversa la rue et resta là, s'essuyant les eux.y 1 issait oi petit, si misérable, si atfamé, que le À se sentait sitendri et il regrettait sa cruauté.\u2014Je cherche un petit garçon, lui dit une femme en s'arrêtant A sa porte.Son père s été tué avant-hier dans un accident de chemin de fer, et depuis cols il ne veut plus rester à le maison.Quelquefois il entre dans la cour comme s'il oubliait non malbeur, mais tout à coup le souvenir lui revient, il éclate en aanglots et s'enfuit.Ba mère est morte depuis longtemps, et sun père était le seul être qu'il aimât.C'est presque impossible de lui faire.comprendre ce que c'est que la mort.Le voilà là-bas, le pauvre petit, indiquant le petit fustigé : il est sourd et muet ! ep DE TOUT UN PEU On compte dans la ville de Londres 105 cimetières abandonnés.\u2014\u2014 II eat établi que de 1870 à 1880, il a été exporté, de Reims seulement, 174,000,000 de bouteilles champagne.\u2014 La cervelle de Tourgenieff pessit 2,012 grammes, et c'est In plus te de toutes les cervelles humaines.Le poids inaire est de 1,300 grammes.Celle de Cuvier pesait 1,800 grammes.\u20142 L'ordre des jésuites comptait, en 1880, dix mille Quatre cent quatre ustorse membres ; il en compte maintenant 11,008.\u2014\u2014 Un pauvre disble vient de calouler que la fortune de Vanderbilt, évaluée à 9200,000,000, si elle était convertie en un lingot d'or solide, De pourrait être portée per 7,000 hommes.\u2014\u2014 Le plus vieux des chiffonniers de Paris vient de mourir.En 1858, l'impératrice Eugénie, en se promenant dans le Bois de Boulogne, perdit un magnifique bracelet en diamants.Ce fonnier, qui se nommait Célestin Collet, eut la chance de le trouver dans un et LI en informe immédiatement la préfecture de , ot, mandé aux Tuileries, il reçut }rs remerciements de l\u2019im qui lui fit une renié de $125, dont il à joui jusqu\u2019à sa mort.\u2014_ D'après un rapport de l'inspecteur-général des forêts d'Italie, le fameux châtaignier que l'on voit encore sur le mont Étns, en Sicile, mesure 192 pieds de circonférence à an base.Quant à son âge, les uns lui ont donné 4,000, d'autres 2,000 ans.D'après un nouvel examen, qui a où lieu dernièrement, ost énorme châtaignier n'aurait que 800 ans.Le même rapport contient d'intéressants détails sur les en Italie.On en cite plusieurs de rr uables leurs ns, surtout nta- a ss Toscan, le nerd de I'Italie lo chitai- quier croit ome altitude de 1,200 à 2,700 pieds au- us du uiveau de la mer, p= Battle Creek, Mich, 1879.Mossiours.\u2014 Ayant souffert pendant plusieurs années de d; et de débilité générale, sur l'avis de mon j'ai fait den Amers de Houblon, et au- jourd'hui je suis ' Tuos.8.Kyox. 618 == - L'OPIN ION PUBLIQUE pe & = _- \u2014\u2014 = es oud IN na A Xo \" 4 - a M à k & ci 6 304 on ts Hp 5 fa) 1h) A N ¥ I + 4 à © Keg et bi © A oy + ÿ ; sc] 5 ca 1 7 | i: 3 et il | D a Le = a\u201d Rae pr AP i oa 1 M, en oy ££ 2 a.py = he -0 - * PY D + Li » =.à À Sw ih 7] nes LS i Os, 3 $=- nN w À: AZ co + we ¥ A 4 & A a = 2 3 Neb a + Van ; La FC eS Sede} 0 + if os = aX > i a »- ie + œ Yo ax RE 4 3 \u2018 : Li > at) ~~ \u201ca.14 ae (a ES S| pari A VE A or A] = se od + a 1) ia Sat tr = vx RE FR Se SR vas, NV #/ IA) Ce Ah, ! 05 © > 3 EC Ly Fi a + pp Phy if ps # iy, ë Ny = Lio ; > hr iv A gi: ¥ tes 7 4 A = À in 4 8 3 8 of 4 2 ot 2a ads A gi ge xa, pf or f 2 i Pa a ar.oc aly IL et 11 est né le divin Enfant, WN \u20ac domez hautbois, résoanes musettes .11 est né le «livin Enfant, Cantons unis son avèmement x \"nie éeable ext won logement, Uu peu de paille est «a couchette O Jésus ! à Roi tout puissant \u2018 Régnez sur nous entièrement Il ent né, ote | 2 4 VENITE ADOREMUS Gly PUBLIQ ; ee ee mo pe _L'OPINION mi UE fi = i | bu in + i vu = ho | & ét ty vk i oN a & % gi or i a a ; a+ i ; I ul Hi en 4 2 fi il fi À oi 3 2) \u201c sin aX $ bh 0 2 4 i 4 in 3 iY M ¢ Ww 44 Keim Ny, Te 4 qe IY i aa IP = Lie\u201d y o JEN w Ny $ 4e Coir [1% ke ; 14 [3a 7 3 PS : 3 x 8 F > ; bh Fy NS 3 hi a a 6 f No HN 4 hy WW * N a £3 y A A i { ù M à F2 a 2 # 5 So pM hy i Ke # \\ 4 g I 3 T à oy il I A Ë 3 : Ÿ, Éd: [a In iy : Tv A CS M ad ! ro, ns Wr, = == 4 , > dé = 135 CE ll wal SRE & 7 \u20ac wr, = Je ELLE EST HEUREUSE ! CARILLON PRTIT BIRN POUR LE MOUVEL AN p fait le carillon, ; tn iain at curl, Pour mol Jo sonne un carillon, Chacun o'afirme à as manière.Ami, c'eet le promier de l'an, Profitant d'un antique usage, Mon cœur formules élan Des vœux \u2014qu'ils solent houreux présage.Ce jour, Je vais le nes au vent, Chorchunt mes Ale Jour Lear dics Boyes us heureux qu\u2019 BR le disant jo le désire.abi de crois que ce Jour chacun veut Fain oe Your sole que coûte : re un r loraqu\u2019 peut, Et que ds lors Dieu vous écoute.Dica vous écoute et puis après re ta, Dans nos chagrins cols sou! Ce jour, je n'ai qu'en seul souci : Porter bonheur tout le monde ; À cet effet J'évoque icl, Fée ou Mascotte v De l'Amitié les chauds rayons, Devront traverser ln distance, Pour égayer les carlllons Que sonne ton ami d'enfance.grillon fait toujours cri ori ; in, drelin, drelia, je soune : Souris à ce charivari, C'est l\u2019Amitié qui carillonne.Ca.Pmorre Dascavoes.LE MOULIN ROUGE \u20140\u2014 PROLOGUE LE MARIAGE DE LASCARS XXXxv PREMIÈRE SoiRÉz (Suse) En ce moment madame Audoin juges convenable dinter- venir, \u2014~Certes, monsicur le baron, dit-elle, w\u2019il eat quelqu'un su monde qui ne puisse révoquer en doute votre cou + vole générosité, ce quelqu'un, c'est nous!., Nous ne doulons pas vantage de votre courtoisie infatigable.Vous êtes Fran- cain, vous êtes gentilhomme, à ce double titre vous considérez coma un devoir de vous faire le chevaller de deux pauvres femmes isolées et sans protecteur.Celn est beau, monsieur le baron.cela est noble.cela vet digne du nom et du titre que vous portez.Mais nous saurons unir la discré- tien à reconnaissance ; nous n\u2019abuserons point d'une galanterie qui vous honore, et que nous apprécions, je vuun le jure, autant qu'elle mérite de l'être.Ayant ainsi parlé, madame Auduin fit lu révérence et se rengorges, très contente d'elle-même et enchantée du petit discours un peu prétentieux qu\u2019elle venait de débiter avec un tholx d'intoustions qui ne pouvait manquer d'en doubler \u2014Que le diable emporte la vieille folle et son dloquence 1.penses Lascars fort contearié de cette résistance à laquelle fl ne watiendait pas.Est-ce qu'elle se figure, par basard, que mes frais de galanterie, comme elle le dit, sont & son adresse ?\u2026.Elle en est, ma foi, bien let.Puis {1 reprit tout haut, d'un ton de franchise et d'enjoue- \u2014En vérité, chère madame Audein, vous me faites un hon- netir que je suis loin de mériter, et vous m'attribues des mérites qu'il faut absolument que Je décline.Au lieu et place de cette courtoisie chevalereeque qu'il vous semble voir en moi, Je constate un égoisme bien naturel, et ce qui, de votre part, vous semble discrétion, n'est au fond que cruauté pure.une =\u2014Monsivur le baron, dit vivement la gouvernante, de grâce, expliquez-vousl.votre éguisme prétendu et ma prétendue cruauté restont pour moi lettres closes.\u2014Chére madame, continua Roland, je n'ai ni les goûts ni les habitudes d'un sauvage, vous le comprenez sans doute, et l'ieclement auquel je me vois réduit me pèse au-delà du pos- aille.Pour peu qu'il me faille continuer cette existence de poospiète solitude, reployé sur mol-méme, loin de toute oreille intelligente et sympathique à qui Jo pulses confler mes pen- sabes, je tomberai certainement malade de tristesse et d'enaui, et, n'ayant rien de mieux à faire, je mourrai !.\u2026.Une lueur a « traversé mes ténèbres.jai pu croire un los- tant qu'après avoir ou l'immense bonheur de vous être utile, Je trouverals auprès de vous une charmante et pure intimité, précieux remède à mes chagrin, + qu'en même tempe ma présence ne vous semblerai: point importuns.nom ces par ne me paisa aigus de ma sour, Ue vous avez me permettre donner ce nom el doux, intercédes moi.faites en L'OPINION PUBLIQUE sorte que Je ne devieans pas victime d'une discrétion funeste ul mo rendealt bien injustement le plus malkouroux des Ces dernières paroles oaspruntèrent sorte d'élequence du ton ec aque sin urd promos oh du gate appli q [ra Pauline, sois Per pra ren plusloues de viange, =Mon Dieu, balbutis-t-elle avec un extrôme vmbarras, ni ma bonne Auduin, ni moi noue n'avions la oruelle de vous rejeter dans l'inclement.nous seulement ¢ ie wae plone) - monsieur 1s baron -] vorsante, ue insists, nous pp plus frre ri reesei Ried sommes heureuses de nous placer sous Ia protection d'un aussi hind], muccammes, ma cause set gagnée?demande Jeyeusement Lascars, ==Elis n'avait Jamais êté perdue.répondit Pauline d'une voix el basse que ses furent presque indistinotes, Lascars les onl t cependant, où plutôt 1! les devina.=Merci, ma eœur, merci de toute mon Amel., murmurs.$-il avec une émotion de commande digne d'un grand comédien.Vous me rendes enfin justice, et j'en serai reconnaissant toute ma ini do ton, i Puls, changean ajouta : \u2014La soirée est lôque.\u2026 l'air est tiède.les étoiles beillent dans un ciel aans nuage.tout Invite à le promenade, .Voules.vous accepter mon bena et vonir respirer Je ne demandorais pas mieux, réplique Pauline, mais.Soraiment, écris le baron, comment, il ya encore un \u2014Oh ! celui-là no saurait vous blossor.\u2026 fit la jeune lle aveo un sourire, l'émotion et lo ssieulasement d'hier m'ont anéantie.\u2026 .je me sens faible, toute brisée et pea capable de me mettre en marche.\u2014N'est-ce que cela ?.Eh blen! il existe un moyen blen simple de vous prom on Paar age, lequel ?=\u2014Un moyen ne o vere Tux barque cet amarrée presque en face de votre maison.Promesy place avec madame Audoin ot jo vous serviral de Pi rae Les yeux de lu jeune fille brillèrent.eas bien! continua Lascars, ma proposition veus véduit- ei \u2014Une promenade en bateau.la nuit.ce serait charmant.\u2014Alors n'hésitez pas.==Qu'en penses-tu, ma bonne Audoin ?\u2014Monsicur le baron, demanda ls gouvernante, n'y at-il peint de danger 2.=Aucan, Je vous l'afirme.\u2014Cepeudunt les accidents les plus funestes ne sont point rares sur los rivières, aans cesse on entend parler de barques chavirées et de gens qui se nolent, , ,, tres ares raison, madame : nals ane Laser lo coe sinistres, pour ne pas dire tous, répliqua sont occasionnés par l\u2019incurie où par la témérité des rameurs, et je crois Que vous pouvez compter sur ms prudence.-\u2014Je m'inquiète fort peu de moi-même, reprit la bonne dame; mais je veux avoir la certitude que Pauline ne peut courir aucun risque.me vous d'elle?., \u2014Sur mon honneur de gentilhomme, oui, madame.\u2014Dans ce cas, nous acceptons.\u2014Quel bonheur | murmur ia jeune fille avec une jeie enfantine, je vais prendre mon voilo et nous partirons vite.\u2026.Un instant après, los deux femmes avaient pris place l'une à oôté de l'autre à l'arrière du bateau, et Lascars, maniant les rames avec une précision et une vigueur incomparable, faisait voler la petite embarcation sur les eaux calmes de Is Seine.Pauline, silencieuse, se livrait à une réverie dont la tristesse n'offrait aucun mélange d'amertume.Elie pensait à son père, qu'elle ne devalt plus revoir ici-bas.\u2026 .Êlle pensait à Is noble figure de ce défenseur à peine entrevue au milieu des sanglantes horreurs de ls nuit du 30 mai.Elle pensait enfin à ce gentilhomme, non moins je son moins beau, non moins cou.ux que l\u2019inconau, à ce n de Lascars par qui elle avait Sh mavee la veille et qui semblait devoir se mêler à sa vie.Tout en s'abandonnant, presque à son insu, aux souvenirs dont nous venons d'indiquer la nature, Pauline, protégée par l'obecurité, abuissnit ses yeux vers Roland, assis en face d's! le, et qui de seconde en seconde, par des mouvements réguliers et cadencés, se penchait sur ses avirons pour imprimer à la tie une impulsion nouvelle.n rayonnement vague, une sorte de lueur phosphoreacente se dégagoait des eaux.La silhouette du baron détachait bardi- ment ses lignes élégantes sur ce fond faiblement lumineux, et Pauline prenait à le regarder ce plaisir immatériel qu'i de Jantes ee parfaite, uniseant la grâce à la force Justes proportions.Holand s'apercevait à merveille de l'examen complètement i sinon complètement involentairs, dont il était l\u2019ob- Jet, mais il se gardait bien de rompre un silence mille fois plus favorable à ses projets que les paroles les plus éloquentes.XXXVI 188 FRÈRES TALDOP Ce silence ne pouvait, néanmoins, se ; il devait suffice, pon seulement rompre, mais encore pour rendre son retour impositie, d'un mot prononoé au Lan.aard par l'une des trois personnes qui se trouvaient en présence dans le bateau.vait être a Cette personne ne jue madame Andoin, Pasi e tami parc quil \u2018absorbait dans > réveries Lascars, les motifs que mous corunlssons, respectait mutiome de Le jeuns fille.La gouvernante seule ne pensait à ren * n'avait de précocupation d'aucun genre, aussi cs fut ine, mon enfant, n'as-tu pas froid?demanda-t-eile oo Pp teuda le bruit de la vois, mais non point la question.Sorin réplique Lu Jeune Alle, je n'ai besoin de rien .\u2026 \u2014\u2014Mademoiacile., utôé 3 our Is Yous mbit ote os aps nie m0 3% fo viroral do bord auasish.ri \u20140h sess 0.sucore.t'écria vivement Pauline.\"A moins, sjouis par rédezion, À moine, mon- que vous n' vies quelque igus.=Moil., At en souriant, ch! de grâce, ne vous pas de moi.Jo sols Infatigable.,, des est ainal, te par continuons.Je vou- tian! Jo voudrals me sentir emportés toujours par ce Id il \u2014Eh bion | qu'importe ?1a nuit est as \u2014Mademoiselle Talbot à raison.Roland à oo tour, La nuit est longue, qu'importe l'heure ?.: Madame A In se tut, mals lle soupire, Pauline, brûlant de satisfaire aa curiosité, ot n'ont Inter- reger d'une façon directe, employa toutes vortes de ciroonlocutions et de périphrasse, of se lance dans d'interminables méandres afin d'arriver, par des chamins couverts, su erly d avait trop d'expérience of r ne pas deviner, dès les premiers mota, quel t ce but.Fo war tête point la jeune fille, cependant, et comme les meilleures raisons du monde lul défendalont de la mettre au fait de la vérité, il se donna le temps de composer une histoire de pure fantaielo, d'un puissant intérêt et d'une wuffisente vraisem- ce.Cette histoire était mensongère depuis le commencement Jumuh la fin; il nous parait Inutile de la reproduire.TI nous suffira d'affirmer à nos lecteurs que Lascars, dans cette fiction, se faisait jouer un rôle magnifique, rempli de noblesse et de loyauté, et qu\u2019il se posit en homme lachoment trahi, Injustement persécuté, victime enfla de xa grandeur d'âme et de la rT fe rien réel Lasear est un t ce récit sur lequel à a d'une façon toute particulière, et avec une incontestable babllets, dans l'espérance asses bien fondée de produite suc Pauline uns impression profonde.Il parla longuement de l'immense soif d'affection qui le dévorait et que jamais il n'svait étanchée.Il s'efforça de faire compres l'une des causes principales de sa tristesse et de va retraite Stal d'avoir cherché partout, sans le trourer nulle part, un cœur digne de comprendre et de partager les trésors de tondresss que renformait le sien.\u2026 Ceci n\u2019équivalait-il pas à dire à la jeune Alle : \u201c Je ne demande qu\u2019à vous aimer.Aimes-moi.\u201d Ceci ne sous-entendait-il pas cette phrase : \u201c Bi vous êtes vraiment supérieure à toutes les créatures de votre sexe, vous me le prouveres en m'aimant.\u2026 , \u201d Or, quelle est la femme, quelque modeste, quelque humble quon se plaise à ls supposer, qui n'accueille avec joie l'idée l'une supériorité vi complète et si manifeste ?.\u2026.Lascare, d'ailleurs, avait souffert, il lo disait du moins avec une éloquence entraînante ; Pauline ne devait-elle pes trouver séduisant le rôle d'snge de consolation et d'amour.ce rôle si cher aux âmes tendres I.ue le baron eut achevé son récit menteur, la fille resta réveuse pendant un instant, puis elle dit lune voix émue : \u2014Le monde est donc ainsi ?.,.ennemi de tout ce qul est grand.Injuste et cruelle pour tout ce qui est et l.Ah! je suis contente de ne le point connaître, il me faudrait trop le mépriser, et vous devez le regretter bien peu.\u2014Le monde ne vaut ni votre mépris, ni mes regrets, chère enfant, répondit Lascars, il n'existe plus pour moi ; pour vous il n'existe pas encore.\u2026 .i ==Et j'espère bien qu'il n'existers jamais.s'écris Pau- ne.=Vous aves cent fois raison !.\u2026.reprit Lasoars, le bonheur n'est pas ik.\u2014Où donc est-il?murmurs la jeune lle machinelement, sans presque avoir conscience de la question qu'elle format + \u2014Il est dans la solitude à deux, répliqua Rolsnd d\u2019une voix basse et passionnée, dans la solitude avec l'amour.il est là et n\u2019est point ailleurs.À ces derniers mots suocédèrent quelques minutes de si- \u2014Tout va bien !.se dit Lascars à lui-même en regardant à Le dérobée l\u2019orpheline qui, la tôte penchée snr sa poitrine, abandonnait au fl de l'eau sa main distraite ; tout va bien, et je viens de jeter dans cette jeune tête des semences qui germeront.Au bout d'un instant il reprit : \u2014Maintonant, chère sœur, c\u2019est à vous de suivre l'exemple que je viens de vous donner.je vous ai dit ma vie.mon tout entler s'est déroulé sous vos yous.je n'ai plus secrets pour vous ot vous me connaisses aussi bien ue je me connais moi-même.votre tour est vent.\u2014Eh! mon Dieu, balbutia Pauline, qu'attendes-vous?., qu'aije À vous apprendre 1.\u2014Vous avez à m'apprendre tout ce qui vous concerne.Je veux ma part de vos joies et de vos deulours,.paries- moi de votre famille, de votre enfance.de vous enfin, de vous surtout et de ce qui se rapporte à vous.ne 008; Les-vous pas l'immense intérêt qu'auront pour moi les détails ?.\u2014Je le veux bien, puisque vous le souhaites.répondit Ia jeune fille ; mais Jexiste A peine, et vous parier de moi, c'est vous parler à peu près exclusivement do mom pire, le meilleur des hommes, puisque je n'ai vécu qu'en lui et que pour lui jusqu'au jour ok le plus terrible de tous les malheurs ost venu nous sé; à jamais.1 endurcissement de it tones mark proond t son dime, hl (La suite au prochain numére.) rs Gom-Gou, relevant d'une grave maladie, se présente à son cercle.\u2014Vous avez besuooup souffert ?lui demandent ses amis ; Qu'aves-vues donc eu, en somme ?-=Une pneumonie, m'a dit mon docteur.- «ils d'où diable cela a-t-il pu venir t\u2014Mon Als aîné.qui fait vos classes, m'a appris que ou vient da grec! | ALLOCUTION AUX BOUAVES PONTIFICAUX Nous avons eit Is bonne fortune de mettre la main sur wn véritable morceau d'éloquence et dût lu modestie de l'éminont prédicatonr en souffrir, nuta comiettons l\u2019inllscrétion d'en régaler nou lecteurs.À l'occasion de la visite du général marquis de Charette, au Canada, l\u2019an dernier, les Zouaves Pontificaux se réunirent dans le jolie ville de Baint-Hyacinthe pour y tenir leur assemblée générale.Les oupéricurs du collège de cette ville offrirent, à cette occasion, Vhespltalith au Général et à ses Zouaves, et est dans Is grande salle de cet établissement, devant un au- djtoire d'élite, que le R.P.Jutteau, de l'ordre des Frères Pré- cheurs, prononça le discours que nous avons le plaisir de reproduire : Mresizuns, Le vénérable supérieur du séminaire, toujours trop bienveillant et trop délicat, m'a demandé de me faire aujourd'hui l'interprète de tous : j'aurais dû décliner cet honneur.Etranger à votre Canada, n'ayant avec cette maison d'autres liens que celui de l'estime profonde qu'elle m'inspire, il me convenait moins qu'à tout autre de prendre la parole.\u2014J'ai accepté pourtant.\u2014Saluer les vaillants défenseurs de Pie IX, souhaiter la bienvenue au chef illustre qu'ils accueillent avec tant de joie, et dont j'ai bien, moi aussi, comme compatriote, quelques droite d'être fier, c'est une de ces bonnes fortunes qui se rencontrent rarement dans une vie, et que, pour ma part, quand elles se présentent d\u2019elles-mêmes, je ne me sens jamais le courage de rejeter, Jo suis téméraire, je suis indiscret, j'usurpe une mission qui ne m'appartient pas, dont cent autres se fussent mieux acquittés ; mais je suis heureux, Voilà toute l\u2019excuse que j'ose balbutier ; j'espère, vénérés confrères, qu'elle pourrs suffire pour me valuir à la fois et mon lon et votre bienveillance.D'erdinaire, ces grandes solennités scolaires, tous les regards, toutes les paroles appartiennent de droit aux heureux laurésts dont on va couronner los travaux.; Je croirais outrager les sentiments délicats de nus chers enfants, si aujourd'hui je ne prenais sur mei «lu faire exception à la règle commune, Les Zouaves sent là, leur général est là ; oublier un instant les hôtes dont ls présence jette sur cette fête un ei brillant éclat, serait tromper l'attente de tous, et nous imposer à nous-mêmes une violenos pénible.Vous n'y perdez rien, jounes gens.En apprenant ce ue furent vos aînés, vous comprendrez ce que vous levez être.Les Zouaves d'hier donneront sux Zousves de demain l'idée des vraies vertus et de la vraie grandeur.Et, je n\u2019en doute pas, le spectacle qui va vous être offert, vous inspirera lui seul plus de fortes pensées et de désirs généreux que ne pourraient faire mes plus ardentes paroles.MessikURSs LES ZOUAVES, En m'adressant à vous, je n\u2019ai pas le dessein de faire votre éloge ; à quoi bon $ Dans votre Canada, ai profondément catholique et si jaloux de ses gloires, cet éloge est sur toutes les lèvres.L'accueil enthousiaste que vous a fait aujourd'hui ostte cité, traduit l'admmira- tion et la reconnaissance de tous avec une éloquence dont une trop faible voix ne pourrait qu\u2019amoindrir \"effet.Je voudrais donner à mon discours un but plus élevé, Il y s douze années déjà que le dernier Zouave 8 quitté la Ville Sainte.puis, les événe- ments ont marché, nous avons eu tout le temps de réfléchir, l'expérience des faite, de faite presque uniques dans l'histoire des peuples, a pu nous , Le moment est venu d\u2019'appréoier dans juste et froide réalité des choses, oc passé à le fois si glorieux et ai Votre dévouement a-t-il été stérile?Quelques-uns Pont oru et l'ont dit.Ile ont pris co prétexte pour poursuivre de leurs railleries grossières votre sainte entreprise.Je viens affirmer qu'ils se sont trompée.Je l'avoue, le but premier et direct de votre croisade » été manqué.Vous n'avez pu empêcher que l'iniquité ne se consommét et que la révolution triomphante ne conquit Rome et n\u2019enchaînét son pontife.n décidé que son Eglise ne tirerait sa gloire que de ses écrasements.Il n'a pas voulu, malgré vos ardents dé- irs et Votre héroïeme, faire exception à la rude loi fixée en sagesse.- Moka si lo réaultat auguete rêvé par votre foi n'a pas été atteint, j'en sais aevez d'autres que rien ne vous à ravir et qui aurait suffi, à eux pour exciter st Éisime vois arte ces résultate il en eut un, secondaire peut- être, qui me frappe plus vivement, que l'heureuse coïn- eidence de cette fête toute patriotique, que la du vaillant général, que le tendance légitime, et je crois bien exousable de mes propres pensées me poussent à proclamer.Vous avez puiesamment tra- L'OPINION PUBLIQUE vaillé notre race, vous aves rid au triom| de votre cause nationale un (comparable rita concours.Général, vous serez surpris peut-dire de m'sutendre parler librement lei de notre France aimée.À quinse cents lieues de notre pays, suf une lores où, somme toute, l'i domine, il semble que la me devrait imposer une douloureuse réserve.Il n\u2019en est rien.Si vous et moi aimons la France, ceux qui nous eu- tourent l'aiment comme mous, et au même titre, osr lu France c'est eux, comme la France c'est nous.Ils le savent et ile ls proclament.Ce qui fait ls France os n'est pas ce coin de terre sur lequel nous sommes nés, que, durant de années, nous avons foulé aux pieds, co qui ls fait c'est le sang français, c'est ls oœur français, c'est l'âme française ; tout cela vit, palpite en eux comme en nous.Si quelque doute nous restait encore le epectacls qui v'offre aujourd'hui à nos regards suffirait peur le dissiper.Avez-vous remarqué t dans toutes les rues, presque sur toutes les demeures de oette ville, notre cher drapeau aux éclatantes et triomphales couleurs ?que cela fait bon à voir ! ! Mais j'ai au quelque chose de plus émouvant et de plus expressif encore.Nous oûmes nos mauvais jours.Ai-je lssoin de vous les rappalor, Général 3 Personne dans notre patrie n'a ressenti plus amère- mant «ue vous le contre-coup de nos malheurs, comme personne n'a plus fait pour les prévenir.Pendant que nous cumbattions, que nous souffrions, que nous pleurions là-bas, les çais d'Amérique suivaient avec une inoxprimable anxiété toutes les péripéties du terrible slrame.Rien n'est touchant comme ce qu'on m'a raconté «le leur abattement, de leur deuil amer au bruit de nos léfaites, Et, je le sais, s'ils entourent aujour- d'hui d'hommages si sincères le noble chef de l'armée pontifionles le soldat de Castelfidardo, de Mentans, de iterbe, de Rome assiégée, ile n'ont pas moins à cœur d'exprimer leur admiration pour colui qui entraîna et soutint, sur le champ ensanglanté de nos batailles fran- gaises, toute une légion de héros, pour celui auquel après Dieu notre patrie à dû ses inoubliables volontaires de l'Ouest, pour l'immortel blessé de Soigny.Evidemment, les Canadiens tiennent à la grande famille française toutes les fibres de leur être.Si séparés qu'aient été nos berossux, nous avons, eux et nous, une cause qui neus est commune : la cause de notre race.En quoi les Zouaves l'ont-ils servi ?D'abord, ils en ont soutenu et sauvegardé l'honneur, ensuite ils en ont préparé l'avenir.L'honneur d'uns race ce n'est pas la prospérité matérielle, co ne sont pas les victoires et les conquêtes, la domination s'étendant au loin sur des terres immenses.Malheur au peuple qui ne mettrait ea gloire que dans ces biens mesquins, le vrai sens moral et chrétien serait éteint chez lui.L'honneur d'une race, c'est sa fdélité quand même à sa mission.Or, si j'en crois les faite, cette vivante et lumineuse révélation des desseins d'en Haut, notre race française à reçu entre toutes les autres une mission unique.quelque endroit qu\u2019elle vive, sur quelque plage welle sit jetée, elle eet faite pour servir, pour dé- lendre, pour sauver le règne de Dieu en cs monde.Depuis que ls France chrétienne, celle de vos pères et des nôtres, à eu dans les plaines de Tolbiac, son enfantement presque miraculeux, il ne s'est accompli sur la terre, pour la protection de l'Eglise et l'extension de son règne, aucun grand acte auquel elle n'ait Elle « été partout, presque toujours en première ligne, et souvent seule.Quand ses chefs arrêtés par Is oraini des calouls humains, souvent aussi par l'indignif leur vie, refusait de Le guider et de la soutenir dans l'aocomplissement de sa noble tâche, il se produisait dans la masse du peuple des élans soudaine, irrésistibles, ui, bon 1a ramenait à en place de combat.Au- jourd'bui même, malgré tant de désertions coupables, alle reste encore l'âme et la tête du mouvement ostho- lique dans l'univers entier.Les grandes œuvres reli- gieuess ne aisent guère que che de + son or et son uence soutiennent jusqu'aux dernières limites du monde les entreprises saintes ; sos apôtres, ses missionnaires, ses martyrs sont partout.On & pu, au jour surtout de nos grandes épreuves, nous contester toutes nos autres gloires, nous avons laissé dire.Broyée aubitement par pu de des coups que Dieu seul peut Trapper, nous avons boarbé le tête, attendant en silence st dans une inébraniable confiance que l\u2019expiation s'achevät et que sonnât sur nous l'heure des révurrections.Mais oette gloire-là, le de notre mission, bien hardi et bien téméraire qui osszait y porter atteinte.Évidemment, Dieu nous a faits pour lui : Populum sstum formavi miki, Nous sommes ses soldats sur la tony : toute notre Te ane est là.\u2026 os principe, jo une conséquence contre quelle nos politiciens à courte vue ne pourront se soulever, mais qui n'en est pes moins, pour tous les hommes debonne foi, de le plus irrésistible évidence : Celuidà concour plus effioacement à l'honneur de poire nom Jui dévous plus fortement pour Dieu.Es c'est messieurs, qui m'apparaît sous un de ses plus glorieux aspects le rôle providentiel que vous avez rempli à Rome.Certes, le France de là-bas n'avait pas forfait à ves vieilles traditions.Je me rappellersi toute ma vie l'incomparable élan avec lequel, au premier cri d'alarme, poussé par un de nos grands di âques, l'élite de !u jou- esse catholique aecourut autour ce drapeau pouti- fics] que venait d\u2019arborer le plus illustre et le plus po- pulsire de nos guerriers d'Afrique, Tous étaient confondus dans les mêmes rauxe, et l'humble laboureur, et l'étudiant modeste, et le fils de ces vieilles races dont le sang généreux s depuis quinse siècles bouillonné pour toutes les nobles causes et coulé à flots sur tous lee champe de bataille de l\u2019Europe.Vous savez ce qu\u2019ils firent.Castelfidardo et Mentans sont deux noms qui, après vingt années, font encore irsenillir les âmes chrétiennes d'admiration et de sainte ertd | Mais la France entière devait être au poste.Autrement, le dévouement à ls cause de Dieu eût été l'honneur de quelques-uns, d\u2019un parti, d'une contrée ; nous * D'aurions pu l'appeler une gloire nationale.Et Is France entière, co n'est pes nous tout seuls ; c'est nous avec vous ! Sur les borde du plus beau fleuve du monde, Dieu a préparé à notre rade une réserve puissante ot féconde.quelques colons Isissés au loin par Cartier et Champlain sont pou à peu devenus un peuple.Un de ces coups de Providence, dont les effets sslutaires ont permis à la longue de sentir moins vivement le trop amère douleur, les à abrités contre les secousses et les centagions funestes des révolutions du vieux monde.Ils ont conservé, dans une éclatante intégrité, et leurs mœurs pures et leur belle langue, et le virgiusl honneur de leur foi ! Eux austi, leur place est à Rome.Pourquoi Dieu leur aurait-il accerdé, parmi tous leurs frères de l'immense famille, cette faveur unique de la préservation, sinon pour les mieux préparer à la mission commune, pour les rendre plus dignes de la tâche auguste confiée par lui à son peuple de choix f Ils le savent et ils partent, La cause du Pape est plus désespérée que jamais.Les rois l\u2019abandonnent et le trahiseent à l\u2019envi, l'orage de sur l'Europe entière.Le plus, l'Italie est bien intaine ; l'Océan est immense et parfois terrible.Et puis, la guerre est chose si nouvelle pour le paisible fils des plaines causdiennes! - Qu'importe ! il est un mot qu'on a dit n'être pas français.Plus l\u2019œuvre semblera surhumaine, plus ils la déclareront possible.Is s'embarquent, ivres de joie et rayennants de fierté.Allez, vaisseaux ! que les vents vous soient doux ! vous portes daus vos flancs en même temps que les défenseurs du grand Pape les héritiers vrais de nos traditions nationales, les champions intrépides de la seule cause qui soit proprement nôtre, les défenseurs et les garants de notre honneur français.Ces jeunes gens, ces enfants (plusieurs l\u2019étaient encore), ont-ils compris, ont-ils rempli leur mission Ÿ Les faits ont parlé, l'histoire parlers à sun tour.Pourquoi redirais-je ce que tous ici savent comme moi et mieux que moi ?; N'eat-il pas vrai, messieurs, que aire pontife, si fier de tous ses Zousves, aocueillait avec un plus ps- ternel amour coux quil affectait de m'eppoler que ses Canadiens ! N'eat-il pas vrai que votre ique ot si cher lieutenant-colonel montrait avec orgueil à ses compagnons d'armes ooux qe dans l'inimitable familiarité de as langue militaire, nommait ses castors # N'est-il pas vrai que oes enfants de la vieille France qui devaient, quelques jours après, dans les plaines de Pata, donner au monde étonné le plus grand spectacle bravoure chevaleresque qu'aient vu nos temps modsrnes, n'ont jamais pi Lu l'emporter on courage sur leurs frères d'outre-mer Ÿ Général, j'oserai le dire devant vous : si la retraite de Viterbe illustes à le chef intrépide qui Le dis oile s aussi valu quelque honneur aux braves qui wuivirent.Si la courte défense de Rome a jeté un tel éclat aur l'armée de Pie IX, imprimé une toile fé trisure eux bandes sscriliges des spolisteurs, les Zouaves canadiens que vous avez commandés sous les murs de Latran, avec leur vigoureuse résistance, leur entrain, leur généreux mépris de Ia mort, ont bien eu leur bonne ot large part dans La gloire commune.Oui, moi vou Quimper] nous 28 doute, vous n'aves vai porte! nous sommes pas, nous, chrétiens, de ceux qui n\u2019attribuent l'estime qu'au triomphe de la foros.Et puis, vous n'é- ties pas aveugles.us vous allies chercher seus les murs de Rome, de n'était pas une victoire humainement impossible.Vous vouliez protester, vous dévousr, souf- rir, sa besoin mourir.Vous avez fait cols.Vous l\u2019aves élan, une générosité, une grandeur d'actes o do sentiments devant lesquels, bon gré malgré, vos ennemis eux-mêmes se doivent incliner.$4 \u2018 622 =r \u2014\u2014\u2014\u2014 ee ee ==.== UE om ee L'OPINION PUBLIQ Here = pe ÈS 3 = A +=, = \u2014-._.= 4 Cw 2 i, = nt 5 2 I) alt Wl i il oF 2 Vi Let, fi TP F = = 7 \u201cyt RS TE TA Led AW hd \u201c Q | i\u2019 > 3 = a A a | Es 3 == È I if | A F Tan | | A we.yea _\u2014 J It 1 WV] 5 ÿ jis ' Ae is ¥ I a Tilt a uf! il U' f ky RT CTE \u2014 meen 4 pa if li I ; ic se | LA | I i fll | ; li f 1 | 7/ Akad 4 qe 2 i BF AY ot {TL rh { | ir À i = | SIAC hy À | i a us Ln ÿ i A ih : = es il 1 i ~ or st Le % ro: i i ri Le IMR i \\ \u2014 >> FORT oo $0 fp.LS | a TMD gn ' a, PM | i PESTANRANS: & > b 6 2 LENS ve À Eu A sh eli ano ESE pre 0 fs) AUX-ER CU TITRE) ie > ne ee = of - SHE [RY rll Th Ù dé ANR & Not ; dr by i! \u201d 1 RQ y FT SN < Vi i 37a | $3.0 [I = | Ri i | | Fe Ne | | dl 4 Pt A Ed 74 oN ig 2% z == eo, ee vr \u2014 = ww TiN Fall É dass 5 HSES Pa =.~ 181 [x] _ \u2014À A < 4 .pr + £ La = ag Ft NE > > ts, hi 2e x A Ta ry \u2014e , Œ.; fin} a TO a = 3 Tren Ci À à w xq 3 \\ Vs, A \u201c> æ | a 1h > A5, J i Bry ¥) LL CRY ¥ Ÿ y & Fost ty + _ = LD Le i qi À \u2014~ \u2014 em cs > Pc $ Ql ; EK KE kd e\" oh.| ps ° Po XG Epes \u2014 AY } NANTES.\u2014 Incendie de la rua du Calvaire, \u2014 A.Coffre-fort Fichet resté intact Après quinze boures d'incendie, Hunneur à vous ! et par vous, honneur à nous, honneur à notre race que votre jeune Canitda, à su première apparition sur la scène agitée des peuples, « outourée d'une si brillants et ai glorieuse auréole ! Mais vous uvez fait plus et mieux que l'honvrer, vous avez assuré sun Avenir.L'avenir de la race frangaise, c'est son anion oe la fusion dos éléments divers, épars à travors le monde ; cust lo concours simultane de toutes ses forces vitales à la réalisation de l'œuvre providentiolhe qui lui est contiée.Cette union, vous l'avez prépare.Les douloureux événements du sitele dernier avaient jeté, entre lu mère-patrie et sa grande colonic, un abîne plus profond encore que les quinze cents lieues d'océan qui les séparnient.La France n'avait pus oublié le Canada, mais elle avait cessé sde le suivre d'aussi près.Elle pleurait des fils arrachés violemment de ses bras, mais elle s'était habituée à me vuir en eux que les soixante tilie opprimés, laissés par ses soldats vaineus sur les bords du grand fleuve.Elle ne soupçonnait pas que ces quelques colons fussent devenus un vrai peuple, Sutil lui faire reproche de cette ignorance ?Ce serait injuste.Croitre de trente pour un dans le cours d'un siècle, c'est pour une race une prouve «le vitalité puissante, un indice de hautes lestinées, mais c'est là dans l'histoire un fait tellement unique qu\u2019on pourrait, sans emphase, l'appeler an prodige.FA d'ordinaire, l'affection la plus tenvtre eile-même n'imagine pas des pro- iges pour calmer sa douleur.Les Zouaves arrivent, portant fierement le drapeau canadien, le promenant i travers los cités, l'arhorant dans nos temples.Je n'oublierai jamais quel frisson passa ditns nos ames, quelle émotion nous raga à cetto svélation subite de la vio et de la force de ces frères aimés que nous croyions encore noyés dans le flot de la race envahis
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