Le Monde illustré, 3 juillet 1886, samedi 3 juillet 1886
[" 1 ite Tig os TM uy EE EE | ee * EF mme 10e 3 _ ZT PUIS 0 Al | 2 CEE 7, 78 > a 4 23 Zi LU NN an ZL A f 0) im | Xe 2 ih À cs ine NN » Ù \\ J = a ~ IN \\ i «0 CET Le 2 NUE eo) 1 mi fh pu W il La Se Of oe 77 SA % aS M IS | = ER fi =.1 um #1 Sr NS Vas A WN AN AW 8 N 0 Ny os WN) (IAN 3 JAY à Ls a \u2018h VAY SR D ÿ Sel as Ni » NN | | = NS .Ny N ww.N » Ik Bureaux : 80, rue St-Gabriel, Montréai A N a N N N N NS \\ \\ NN SN WN 8éme année, No 113 \u2014 Samedi, 3 juillet 1888 fil RR) \\ WN tu \\ N NN N \\ a AN WN NR WY \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \\ A) A QR RB W \\ 4 NN a 4 HL \\ NN \\ N 3 S Ù | | A y AS \\ WW! NS W \\ À N \\ y \\ WN N = | 0 \\ \\ = \\ À \\ \\ \\ AMOUR N y \\ SLY \\ \\ Ÿ \\ oN - N \\ A \\ N a N 3 \\ Ly \\ \\ \\ \\ ut a \\ Atl N rele LILY \\ 9 ad : \\ Ab \\ \\ \\ À 3 se 2 | 1 \\ ou \\ WW \\ EARL \\ \\ WN \\ À \\ WN WN Yi \\ Ru \\ AV \\ AY : OM \\ \\ A) \\ = NN J) ) \\ MY \\ 3 \\ a ny \\ À = FRAVERNEL / \\ \\ A Ÿ dir \\ 3) | ; WN =) \\ nt \\ I | NL \\ | \\ \\ Su A N° S a ; ! \\ AL A NS RS AN WN fo \u2014 \\ \\ \\ + Le Xa = ah age es \\ \\ N ce A NW a D, Nn 3 a SE VA \\ ; NN \\ \\ NS = ve LA \\ pi l a su gi WY a \\ NR NE > \\ \\ 2 Va \\ Ne \\ \\ Ÿ i y il \\ x ze | WN AA \\ NN y ee No) AN a Le ve) A v i Lt Ne ox \\ MW MY \\ Add DAY haa AN sx AUX NN \\ sn 7), pa RES CSS a 7 u J AN Qu x SN AY NS sa es N SR a \\ VS N ei LL M se WR 4 3 = S XN ; OM AR 3 @ ™ S =z I! 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Vive l'Empereur ! Vive le prince Napoléon ! Vive le prince Victor ! et enfin vive la République ! Le gouvernement républicain qui avait été jusqu\u2019à présent le seul qui ait permis à des princes ennemis du régime établi, de vivre en France, a eu tort d\u2019imiter les rois et les empereurs en les chassant après les avoir accueillis pendant seize ans, mais puisqu'il en était arrivé à cette décision, il aurait dû faire la chose d\u2019une manière plus franche et plus pratique.Pourquoi ne pas avoir mis les trois Princes dans un char de première classe et ne pas les avoir transportés ainsi jusqu\u2019à la frontière ?Ce qui serait arrivé, pendant 1.voyage, n\u2019est pas difficile à deviner et point n'est besoin d\u2019être grand clerc pour le savoir.Le père et le fils Banaparte se seraient pris aux cheveux et le Comte de Paris aurait frappé sur les deux autres, puisque ces trois prétendants se haïssent mortellement et on aurait été débarrassé d'un ou de deux d\u2019entre eux, peut-être même de tous les trois.Enfin, plaisanterie à part, ce décrêt est tout à fait impolitique et plaise à Dieu que ceux qui en ont été victimes restent toujours assez français pour ne pas conspirer à l\u2019étranger contre leur pays.*,* O politique plein de mesquineries et de petitesses combien je te préfère la grandeur d'âme des peuples frères qui s'élèvent au dessus de tes bassesses pour se donner la main ! Ce cri m\u2019échappe en lisant cette protestation d'amitié qui nous est envoyée du fond de la Provence par un poète qui écrit dans la langue harmonieuse et douce de Mistral.I LATIN D\u2019'AMERICU A LOUIS FRECHETTE Fraire d'alin, e tu subre-tout, Canada.Rampau car e fegound dou fièr aubre de Franco Vosto ramo s'estend, fruchiero à desiranço ; E tambèn lou troubaire an 8 à vous saluda.Ni siècle ni liuenchour vous an pouscu muda ; De vaste biès latin gardas la rémembranço ; Noste crèire es parié, pariero l\u2019ahiranço, E din I'obro de Dieu sian lest à s'ajuda Que fan de milo lego, \u20ac la mer, et li flume, Si es lou meme soulèu que nous largo soum lume Si din la meme fe li pies baton d'accord ?D'enterin que lou sang au vidi mounde se verso Rejougnen nosti man pèr dessubre lis erso : La soulo vesinanço es aquelo di cor, _ ; A.DE GAGNAUD, Traduction : AUX LATINS D'AMERIQUE A LOUIS FRECHETTE, Frères lointains, et toi surtout, Canada, rameaux chers et féconds du fier arbre de F rance, vos branches s'étendent, portant des fruits abondants Aussi le poète aime à vous saluer.Ni les siècles ni l'éloignement n'ont pu vous changer :\u2014 croyance est semblable, semblable notre haine, et dans l'œuvre de Dieu nous somn.es prêts à nous aider Que font les mille lieues, et la mer, et les fleuves, si c\u2019est le même soleil qui nous dispense sa lumière, si dans la même foi les poitrines battent d'accord ?.Tandis que le sang dans le vicux monde se verse, rejoignons nos mains par dessous les vagues : le seul voisinage est celui des cœurs.A.G., Merci poète, au nom de tous les Canadiens merci, les sentiments que tu exprimes si noblement seront toujours vrais et trouveront toujours un écho dans nos cœurs.*,* Vous avez lu le dernier numéro du MoNpE ILLUSTRÉ et vous n\u2019êtes pas sans avoir remarqué à la dernière page, une \u201cetite reproduction, que notre prote a insérée, en guise de houche-trou, une boutade À propos des défenseurs de la veuve et de l'orphelin - les commandement de l\u2019avocat.C\u2019est une de ces nombreuses scies que l'on a faites à propos de toutes les professions, une charge, une caricature à la plume auxquelles on est habitué et dont ne s'est jamais fiché aucun homme d'esprit.Eh bien, quelqu'incroyable que puisse paraître la chose, si abracadabrant que soit le comble, si peu flatteur que cela puisse être pour notre race, je dois vous dire qu\u2019il s\u2019est trouvé un avocat, oui un avocat, c'est-à-dire un homme sachant lire, écrire et peut-être parler\u2014qui s'est froissé, au plus haut degré, de la publication de cette boutade bien inoffensive.Au fait, pour vous prouver que je ne vous en impose pas, voici sa lettre : Le Monde Niustré, Montréal, Monsieur, Votre dernier numéro contient des articles indignes, faux et calominateurs concernant les avocats.Veuillez ne plus m'envoyer le Monde llustré, pas mème pour le reste des six mois d'abonnement que je vous ai payés.Je suis, X.Z., avocat.Ma foi! je vous avoue que, jamais de ma vie je n\u2019ai lu plus fort que cela.Calino, Guibollard et tous leurs amis sont enfoncés par ce monsieur, dont je vous cache le nom, pour une foule de raisons, Et dire qu\u2019en ma qualité d'avocat je suis exposé à être forcé d'anpe\"r le signataire de cette lettre : [R13] * Mon savar.! conn re! *,* Fn commençant cette causerie, j'avais lc sourire sur les lèvres, je me sentais heureux de revivre après une maladie assez longue, et peut-être même ce retour à la santé m'avait-il disposé à critiquer et à railler les hommes et les choses dont j'ailais m'occuper quand le son lent et lugubre de la cloche des morts vint frapper mon oreille.Si habitué que je puisse être À cette note grave et plaintive, qui annonce qu'une fine vient de com- paraitre devant son juge supréme, je ne puis me défendre d\u2019un certain frisson, d'un tressaillement pénible, chaque fois que je I'entends s\u2019envoler des ogives des hautes tours de Notre-Dame.Ce jour-là surtout, quelque chose m'étreignit le cœur, et le vague pressentiment de la perte d\u2019une personne qui m'était chère me frappa l'esprit.Me souvenant aussitôt qu'un de mes amis, je puis dire un de nos amis, était à l'agonie depuis la veille, je compris que cet excellent homme, que vous avez tous connu, au moins de nom, qu\u2019Achin- tre avait fini de souffrir.*,* Pauvre vieux camarade, depuis sept ans on le voyait cheminer d\u2019un pas lent, le dos légèrement vouté, relevant souvent la tête d\u2019un mouvement brusque, l'œil perdu dans ses pensées, lair grave, la figure calme, que venait parfois illuminer un doux sourire à la vue d\u2019un visage ami, puis s\u2019arrêter, causer un instant, et continuer sa marche pour reprendre le rêve ou l'étude commencée qu'il écrivait plus tard et qui faisait les délices de ses lecteurs, Depuis longtemps il souffrait d'une maladie qui Re pardonne pas et qu'il avait étudiée à fond, la diabète.Se considérant comme un patient étranger, il suivait la marche du mal, ne se faisant aucune illusion et marquant pour ainsi dire lui-même le terme fatal qu'il sentait s'approcher tous les jours.Quand un ami, croyant que le moral était plus de votre berceau latin vous gardez le souvenir ; notre frappé que le physique, plaisantait sur ce qu'il sup- { LE MONDE ILLUSTRE 67 posait être un mal imaginaire et cherchait à le convaincre que la guérison allait venir, il se contentait de hausser les épaules et de répondre en souriant : \u201c Pas de plaisanterie, mon cher, je sais ce que j'ai, j'en ai encore pour un an, peut-être moins, Et cependant, il avait droit à un peu de bonheur, À un peu de repos heureux ; car il avait toujours été bon pour tous ct la vie avait été dare pour lui.Bohême, sans le vouloir toujours, pauvre par suite de son ignorance des choses pratiques de la vie, sans famille, il a connu les jours sans pain et les nuits sans abri.Un de ses meilleurs amis, dont la maison lui était toujours ouverte, chez qui il se trouvait toujours chez lui et qui l\u2019a soigné et veillé comme un frère, dans les derniers jours de sa maladie, M.Gustave Drolet a, dans un article plein de cœur, esquissé la biographie d'Achintre, et je lui emprunte les lignes suivantes : Auguste Achintre naquit vers 1834, à Hesançon, capitale de la franche Comté, qui donna aussi le jour à Victor Hugo, au président Grévy, à Jules Ferry et à une foule d'illustrations nationales.Son père était pharmacien de 1ère classe dans cette ville, Orphelin de bonne heure, Achintre fut élevé à Aix en l\u2019rovence par son oncle le vénérable M.Joseph Achintre, alors professeur de Belles-Lettres à l\u2019université d'Aix, et aujourd'hui, quuiqu'âgé de près de go ans, s'occupant encore de faune, d'entomulugie et de botanique.À dix-huit ans, après un brillant cours d\u2019études, Achintre s'engagea voluntairement dans le 1 1ième chasseurs à cheval où il parvint au grade de marechal des logis en chef, Son colonel lui conseilla d'aller suivre les cours de l\u2019école de cavalerie de Saumur, d'où il sortit après cinq ans, avec le grade de suus-lieutenant, mais son goût pour les lettres lui fit abandonner la carrière militaire.I] fit de la littérature avec Charles Monselet, et s\u2019unit d'une étroite amitié qui ne s\u2019est jamais refruidie avec Tony Révillon, aujourd'hui député de l\u2019aris C'est alors qu'Achintre pour perdre l\u2019accent du Midi, entra au conservatuire où il obtint le prix de tragédie.Achintre partit un jour pour les Antilles et s'arrêta à Haïti, pour y pa-ser quelque temps.Il y passa près de cinq ans.ll y fonda des journaux, publia des livres, s\u2019occupa de politique, fut fait prisonnier, fut condamné à mort, et finalement fut choisi par l\u2019ancien président Geffrard comme ambassadeur, à Washington, de la république haïtienne Il s'embarqua sur un voilier à destination de New-York ; mais des tempêtes terribles désemparèrent son navire et un naufrage le jeta sur les côtes des Bermudes, où il visita la tombe du père cle notre ancien rédacteur, le regretté Oscar Dunn.Finalement, quand après plusieurs mois, 1] arriva à New-Vork, il apprit que la révolution qui avait porté Geffrard sur le trône présidentiel l'en avait précipité, Achintre n\u2019était plus ambassadeur.Ayant tout perdu et se trouvant proscrit de Port-au- l'rince, il eut le bonheur de rencontrer à New-York un de ses amis du Conservatoire, Bertrand, qui voyagcait aux Etats-Unis avec une troupe dramatique.Cette troupe devait donner des représentations au Canada.Achintre s'engagea pour jouer les ** l\u2019ères nobles.\u201d Il vint à Montréal, y joua et fut applaudi.Le Canada lui plut, il y revint et en fit sa seconde patrie.Depuis vingt-deux ans, à part trois ans qu'Achintre passa à Paris, de 1876 à 1879, notre ami emeura toujours à Montréal.Achintre fut rédacteur en\u2019chef du Suys et de V Opinion Pu.#lique, et collabora A presque toute la presse du Canada, Il publia, en 1872, ses \u2018\u2018 l\u2019ortraits et dossiers parlementaires, \u201d qui obtinrent un grand succès.C'est dans cette galerie qu\u2019on peut trouver le meilleur portrait qui ait jamais été fait de l'honorable Jean-Louis Beaudry, emporté aussi hier.Il fit vers cette époque, un \u2018voyage à la Colombie Anglaise ; il voyagea avec sir llector Langevin, A son retour, Achintre rédigea ses notes de voyage et écrivit un ouvrage considérable avec cartes et gravures, sur la Colombie et les territoires du Nord-Ouest, qu'il appela \u2018* De /1élanti- que au l'ucifigue.\u201d M.Desbarats se chargea de l\u2019impression de cet important travail, qui était sur le point de paraf tre, quand un incendie désastreux détruisit dans une nuit les ateliers et les manuscrits, Achintre publia ensuite un délicieux petit volume sur l'île Saint-Ilélène, sa flore, sa faune et sa géologie.Il fit aussi deux Opéras : le libretto du dernier est entre les mains de M.Lavigne, qui est à en Composer la musique.Il publia aussi à l\u2019aris une délicieuse bluette, \u2018* La Dame Verte, \u201d et plusieurs articles remarquables à la demande du gcuvernement du Canada, sur ses ressources, ses canaux et son avenir.Son bagage littéraire est très considérable.Nous espérons qu'une main amie recueillera ses admirables pages, et rééditera son œuvre éparse.\u2018Fout est à citer dans cet excellent article écrit la nuit même de la mort de celui que nous regrettons, mais le cadre qui m'est imposéest trop étroit.M.Drolet parle plus loin des emportements d\u2019Achintre et termine par ces mots : \u201c oh alors, mes enfants, gare la bombe.\u201d Oui certes, gare la bombe! je l'ai vu faire explosion une fois, et le souvenir de cette aventure ne me sortira jamais de la mémoire.On était au restaurant.D'un côté se trouvaient plusieurs personnes très bien posées, on parlait musique.La conversation s'animait, et bientôt tous les musiciens de Montréal furent passés au crible de la belle façon.Achintre était dans un coin et révait en regardant le plafond.Tout à coup, le nom d\u2019Orcar Martel fut prononcé et l\u2019excellent violoniste fut critiqué d\u2019une manière un peu vive.Martel, un ami intime d'Achintre | oser dire un mot contre Martel, oh, halte-là ! la chose ne pouvait pas passer inapperçue et je vous jure qu\u2019elle ne passa pas.chintre se leva, alla droit à celui qui venait de parler et lui fit observer qu'il venait d'émettre une opinion complètement erronée, mais bientôt élevant la voix, il commença une tirade sur les beaux arts, la musique, les musiciens, Martel, etc, avec une verve, une chaleur et une éloquence impossible À décrire.Puis, s'adressant À son adversaire ou plutôt à l\u2019adversaire de son ami, il l\u2019accabla d\u2019arguments, de faits, de dates, de considérations diverses et.d'épithétes.! \"Tout en tremblait ! Cela dura plus d\u2019une heure.Ce fut un feu d\u2019artifice splendide, mais la victime de ce flot d\u2019éloquence, après être sortie des griffes de l\u2019orateur, dit en partant : \u201c Si jamais on me repince à dire du mal des amis d\u2019Achintre, je veux bien être pendu.Quelle avalanche, mon Dieu, quel éreintement ! \u201d Oh ! c'est qu\u2019il ne faisait pas bon, en effet, d'attaquer un de ses intimes en sa présence ! Achintre était un véritable ami, et il le prouvait toujours quand l'occasion s\u2019en présentait.*,* Le même jour mourait aussi un homme qui eut une grande célébrité et qui fut très populaire à Montréal, je veux parler de l\u2019hon.J.L.Beaudry.Tout le monde se souvient qu\u2019en 1878, étant maire de Montréal, il réussit, grâce à son courage et à son sang-froid, à éviter un conflit entre les orangistes et les catholiques.La fermeté dont il fit preuve à cette occasion fut sévèrement commentée par les protestants, mais depuis, cette opinion s\u2019est entièrement modifiée et nos adversaires reconnaissent eux-mêmes qu\u2019il a agi en homme courageux et qu\u2019il avait jugé la situation avec une sureté de coup d'œil remarquable.M.Beaudry fut élu dix fois maire de Montréal, et si son administration souieva parfois certaines récriminations, tout le monde s\u2019accorde à dire qu'il a agi avec honnêteté et qu\u2019il a été sincère dans ses opinions.Par sa position de fortune et les fonctions importantes qu\u2019il a remplies dans les affaires publiques, dans le monde de la finance, etc., I'hon.J.L.Beaudry, occupait une haute place dans la so- sié.é et son souvenir restera longtemps gravé dans la mémoire des citoyens de Montréal.=F -\u2014 - 2e - \u2014\u2014 \u2014\u2014 LES \u2018FEMMES Qua\"d on est aimé d\u2019une belle femme, on se tire toujours d'affaire.x, \"Tout porte à croire que la femme à l\u2019esprit et le caractère plus républicain que l'homme.xX * [ly a beaucoup de femmes qui seraient fort ai mables si elles pouvaient oublier un peu qu'elles le sont.x, La complaisance, l'égalité d'humeur et la propreté chez les femmes sont trois chaînes dont un cœur amoureux ne sort jamais : ce sont les moyens les plus sûrs, pour une honnête femme, de se conserver toute sa vie l'attachement d\u2019un homme.* «= Rarement les femmes savent elles prendre de l'empire sur leurs passions ; elles se laissent toujours conduire par les caprices de l'amour et de la haine.\u2019l'el est le caractère de la plupart des belles femmes, surtout de celles qui ont moins de raison et de vertu que de beauté.L\u2019'HON.JEAN-LOUIS BKAUDRY, pécébE (Voir Entre-Nous) AMOUR FRATERNEL Deux enfants, deux garçons encore assez bébés et pas encore assez âgés pour avoir conscience de cette fausse dignité qui les empéchera dans peu de temps de s'embrasser, se prodiguent ces caresses si douces qui amusent si intimement les membres d\u2019une même famille et qui réjouissent tant le cœur des mères qui les contemplent.Peut-être Caïn et Abel se sont-ils embrassés ainsi, dans l'innocence de leurs premiers jours, et notre mère Eve, inconsciente du malheur qui lui était réservé, s\u2019est-elle réjouie au spectacle de pareilles tendresses.LA FRANCE A MADAGASCAR MX ~ sait quelle est la politique de la France à ÿ l'égard de la grande île de l'Océan indien : % \u201d maintenir ses droits qui remontent à Richelieu et qui ont été affirmés à diverses par ses gouvernements ; protéger les peuplades sakalaves, fraction considérable de l\u2019île, qui se sont placées depuis longtemps sous son protectorat ; ouvrir l'île à son commerce, à ses relations par l'occupation des principaux points de la côte.Nous avons déjà raconté les divers incidents militaires qui se sont passés à Madagascar : la visite des rois et reines, placés sous le protectorat français, au commandant Seignac à Holleville ; le bombardement de Majungo et de Tamatave ; l'occupation de ces deux ports, enfin le blocus.L\u2019action contre Madagascar, entravée par les événements du Tonkin, est entrée dans une nouvelle phase marquée par le vote des Chambres.A la réception de la dépêche annonçant ce vote, l'amiral commandant signifia aux ministres de la reine Ranavaloa qu\u2019il fallait enfin prendre un parti, que la longanimité de la France était arrivée à sa fin.-\u2014-.2e.UN CONSEIL PAR SEMAINE La préoccupation constante de la femme est, sans contredit, celle qui a trait aux cheveux.Lectrices, suivez inon conseil, et vous trouverez un soulagement aux tortures que vous occasionne l\u2019ornement naturel de votre visage.; Défaites-vous de l'attirail pesant qui vous fait souffrir, autrement dit des épingles ; démélez matin et soir vos cheveux avec un peigne souple, brossez-les légèrement, enroulez-les mollement, ne les nouez pas, ne les serrez jamais. NY Ï i 1 68 LE MONDE ILLUSTRE | iv om) mig I A ae 2% £0 rE ge ~ [3 EA) EH A il LE | & a Ÿ ÿ 8 > SN i 7 \u2014 Le am cen 7, \u201d Jl wo\u201d Ÿ de, = fi 7 ey, \u2014 7 \u2014\u2014\u2014 2 A 7% A $ 1 al 4 4 5 4 ee » GA A \u201c = 2 = A LY Fak vi gn aan LEN, ES 2 he 0 / ii LA 7 an ee 7 > 43 A 7 LES MINISTRES HOVAS A i } & af i pee Er 2 de Nie *e Saal - CYA 8 Ih oop en à ?tas » ho CS 0 et\u201d i SW \u201c Ly | \u201c > his W OE 2 i à 0 mE | NAS \"ST a gp ?\u201cne £2 Nr gon = 1 au qu 1 AN wg = 3 = TN FN LEA j i 3 ned / ex Neigh À A ~\u2014= ENTREVUF.DES OFFICIERS FRANCAIS AVEC = Ral A ty ve A ac = Yh 28 7 = £ ch Mae aly * = 4 hb ; ; DR = 4 The if ; A + M\u201d Rae - Tig Ps A = hr 2 MADAGASCAR a.ee noie = pme if A |) oF = # ct Bi | oe 5 ee i on = S FRANC} y \u2014E T I LA = Le * FR; 2 Fr 7 x bi ; 7 7 2
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