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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 15 janvier 1887
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
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Références

Le Monde illustré, 1887-01-15, Collections de BAnQ.

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[" LE MONDE ILLUSTRE 8me année, No 14I-Samedi, 18 janvier 1887 ABONNEMENTS : LE No.5 CENTS es Bureaux : 80, rue St-Gabriel, Montréal Six mois: $1.80.\u2014 Un an: $5.00 Co A 585 pu - = wv : = pd ANS DENTE NTE LN TINT EEN, ME IN RANG ONG CAN 225 SES PE TERED FOR PE FT PO FAT FER EE \\ {C= YL) 2) 3 nd RY TNT 3 x 4 AR ° - x & Od ?WE I 0; \u201c+ NJ.oe Ke Of Q mim ES 6) rs a ALBERT ALEX.LUSSIER, ois DF PUTE (NATIONAL) DU COMTE DE VERCHÈREs } 1 120 iN Le x EUR (AD ra, A I DES [= oh PN S C2 OR AN) r= ?= Hr à mi.3 9 rd irc 1 a 2 : no 22 = ' 2 ia Ph > RSS | 2 mes =) JOskrit O.VILLENEUVE, ELIJAH EDMUND SPENCER, IX S) æ DEPLTÉ (CONSERVATEUR) DU COMTÉ D'HOCHELAGA DÉPUTÉ (CONSERVATEUR) DU COMTÉ DE MISSISQUOI ras.vol 2 i _\u2014 \u2014_\u2014_ -\u2014-\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_ es I aT Pe Ey Ed EAN Aie Ms Ee El TE ed DI hE use QJ LG hes & @ AS) Bat WRT LO dye EN XI) ct REY GAY E24 PARLEMENT DE QUEBEC Mw 290 LE MONDE ILLUSTRE LE MONDE ILLUSTRE Montréal, 1B Janvier 1887 SOMMAIRE TEXTE : Entre-nous, par I,éon Ledieu.\u2014 Parlement de Québec, \u2014\u2014 Le général Francis Pittié.\u2014 Comment suis-je ?\u2014- Notes et impressions.\u2014 Lea chants du soldat, par I'sul Déroul uverneur, \u2014 Jeu de billard.\u2014 Comment s\u2019 habiller.\u2014 Recreations de la famille.\u2014Feuilleton : Jean-Jeudi.GnAVURES : Portraits des députés du Parlement de Québec : M.Albert Alex.Lussier ; M.Joseph O.Villeneuve ; M.Elijah Edmund Spencer.\u2014 Comment suis-je ?\u2014Le Turco, \u2014Gravure du feuilleton.Primes mensuelles du \u201c Monde Iustré \u201d Ire Ivime .880 Imes + .28 me * .18 éme % .10 Sme .s Smo .< Tme *\u201c ° .8 me * ° .9 86 Primes, à 81 .se 94 PRIMES .: $200 Le tirage se fnit chaque mois.daus ane salle pue diique, par trois personnes choisies par l'assemblée, Aucune prime ne sera payée après les 80 jours qui œuivront le tirage de ehagne mois.NOS PRIMES Au dernier tirage de nos primes mensuelles, le gros lot ($50.00) a été gagné par M.Maxime Li- bercent dit Laviolette, 46, Avenue Atwater, Ville St-Henri ; M.Amédée Fontaine, 2588, rue Notre- lame, Montréal, a gagné la prime de ($10.00), et Madame Louis Montpetit, 406, rue des Seigneurs, Montréal, la prime de ($5.00).La liste complète des réclamants paraitra Ja s maine prochaine.- 0.OT = Eariled dE ES AN ENTRE-NOUS [EF d \u201c5e A ===, À AS {p= = grand événement de la semaine dernière 3 a été le voyage des Raquetteurs à New- 3 York.Cette innovation des excursions à longue =P\" distance, ne peut que faire du bien aux deux pays, car les américains ont promis aux membres du club \u2018\u201c Le Canadien \u201d de leur rendre leur visite au Carnaval.Les charmantes New-\\orkaises étaient tout étonnées du costume des voyageurs.Elles tournaient autour d'eux, les examinaient, puis résumaient leur surprise dans cette exclamation : * Comment ! de la couverte /\" Mais l'étonnement disparaissait bientôt devant la bonne mine des Canadiens, et ou voyait leurs lèvres esquisser un sourire d'approbation en rencontrant les yeux brillants de ces jeunes gens riches de force et de santé, La reception a été des plus chaleureuse, et tout fait prévoir qu\u2019il en sera de même quand le 7rap- peur ira à son tour, à la fin du mois, faire un voyage du même genre au pays voisin.Le Trappeur va faire les choses en grand, son organisation est parfaite, et il est certain que cette nouvelle excursion sera un grand succès.Les jeunes Américaines, après avoir admiré les raquetteurs blancs, vont être plus étonnées encore en voyant ce beau club qui a déchiré un coin du firmament pour s\u2019en faire des costumes.T= #,* Le journal d'Ontario dont je vous ai parlé dernièrement, le //ai/, puisqu'il faut l\u2019appeler par son nom, l'organe des fanatiques, continue sa campagne contre les Canadiens-Français.Il vient de résumer une fois de plus ses griefs contre nous.Ils peuvent se résumer ainsi : ède.\u2014 Amour vrai et_inconstance.\u2014 Le nez d\u2019un | P' Le francophobe nous reproche : D'avoir obtenu certains privilèges lors de la conquête ! .D'avoir repoussé l'invasion de 1812 11! Au clergé, d'avoir été loyal en 1837 ! De parler français ! D'être catholiques ! , Et, \u2014 il en frémit d'épouvante, \u2014 d'avoir augmenté notre nombre de plus de trente fois de- uis cent vingt-trois ans ! .Où diable veut-il en venir avec ses lamentations ?La plupart de ces motifs d'envie nous étaient connus, et on a prouvé à cet enragé qu\u2019il avait tort de dire un seul mot à ce sujet.\u2018 Mais c\u2019est le dernier article qui est joli : Nous reprocher d'augmenter dans des proportions qu\u2019il qualifie d\u2019invraisemblables.| Voudrait-il par hasard interdire le mariage chez nous ?Soyez tranquille, pauvre 2/ui/, vous n'avez pas fini de compter, car on augmente encore et on augmentera toujours en nombre chez nous, et je ne vous dirai pas pourquoi ; c\u2019est un secret, une énigme que vous ne\u201ddevinerez jamais.#,* Ces attaques inconsidérées ont cependant eu ce résultat heureux qu\u2019elles ont fait un peu de bien, elles nous ant rapprochés de nos compatriotes anglais, dans notre province.Tout courant produit un contre courant, c\u2019est une loi physique qui s'étend à l\u2019ordre moral.Ceux qui vivent avec nous ont pu nous apprécier à notre valeur, et nous}les avons vus avec plaisir prendre notre défense et protester contre les ridicules rodomontades du Mail.J'ai plusieurs amis anglais,avec lesquels je m'entends très bien, il en est de même pour vous aussi sans doute, et il en sera toujours ainsi entre gens intelligents et non aveuglés par le fanatisme.T4 * Je vous ai déjà parlé plusieurs fois de la part active que prennent les lecteurs anglais à la rédaction des journaux qu'ils préfèrent, et j'ai exprimé le regret de voir que nous n'avions pas le bon esprit de les imiter.Ceci est d'autant plus regrettable, que les écrits des correspondants sont souvent très intéressants dans les journaux anglais.Le moindre fait leur fournit matière à des lettres instructives, qui nous mettent au courant des ob-| servations qu\u2019ils peuvent faire.En voici un exemple, entre mille, qui prouvent que la moindre chose, un fait qui parait au premier abord infortune soudaine peut rendre service à la science.Un correspondant écrivait dernièrement au Star.Monsieur, \u201c La personne qui a perdu un bouvreuil apprendra sans doute avec plaisir qu'il est encore vivant et semble en bonne santé.J'avais eu l'occasion, il y a quelque temps, de voir un de ces oiseaux dans les jardins du collège McGill, et comme j'imite assez bien son cri, j'avais pu l'approcher plusieurs fois.Depuis l'hiver, comme il avait disparu, j'avais conclu qu\u2019il avait dû succomber sous les attaques du froid, quand, il y à quelques jours, j'ai été très surpris de le revoir, toujours gai et sautillant.Il se nourrit de graines qui sont restées sur certains arbustes et semble supporter facilement notre rude climat.\u201d Cet exemple ne prouve-t-il pas qu'il serait possible d'importer d'Europe des oiseaux qui nous seraient plus utiles que ce petit brigand, le pierrot, qui commence à nous causer tant d'ennuis, etc, etc.Cette lettre prouve chez son auteur un grand esprit d'observation et des connaissances sérieuses, il nous en fait profiter et, je le répète, il serait à souhaiter que tous ceux qui le peuvent, en fissent autant, quand l'occasion s\u2019en présente.Sur dix mille lecteurs, il doit bien s'en trouver chez nous, comme chez les anglais, qui sont témoins de certains faits vraiment intéressants qu'ils pourraient faire connaître.*,* Malheureusement, nous ne nous occupons guère de choses sérieuses.Nos journaux reçoivent, il cst vrai, nombre de communications, mais il faut avouer que la qualité n\u2019est pas proportionnelle à la quantité.Une grande partie de ces correspondances ont pour titre : \u201c Soirée amicale ; Présentation ; Témoignage d'estime,\u201d etc, etc.On annonce aux populations que, tel jour, à telle heure, plusieurs amis de M.X.(que personne ne connaît ni d'Eve ni d'Adam), se sont réunis et lui ont offert une canne, une douzaine de couteaux, un bonnet de fourrure, que sais-je ! et\u2026 l'adresse, la sympiternelle adresse, la stupide adresse.Puis on ajoute que le dit M.X., bien que pris par surprise, sul trouver des parolos émues pour.i .; Si une petite soirée musicale a eu lieu dans un coin qnelconque du pays, on reçoit un compte- rendu, où les éloges adressés à Mile X.qui miaule, 3 M.Y.qui glapit,3 Mme B.qui tapotte sur le piano, ou M.C.qui ricle un instrument, seraient A peine dignes d'artistes sérieux.Toujours l\u2019exagération, l\u2019hyperbole à outrance.Parfois même, si un monsieur donne un dindon à chacun de ses employés la veille de Noël, ne croyez pas qu'il ait le bon goût de faire la chose d'une manière simple, convenable et sans en rien dire, non, il envoie bien vite une note aux journaux, afin que la province de Québec n\u2019en ignore.Il se rembourse ainsi de ce qu'il a dépensé, Ce manque de tact est déplorable.* 5 Toute question se rattachant A l'alimentation intéresse tout le monde.Le vent est aux innovations sous ce rapport.Succi et Merlatti ont prouvé qu\u2019on pouvait rester cinquante jours sans manger, les savants cherchent constamment les moyens de se nourrir à peu de frais et voici qu\u2019un journal scientifique vient de signaler une curieuse recette pour supprimer la faim.Comme l'expérience peut en être faite à peu de frais, je me fais un devoir de vous la faire connaître Peut-être sera-t-elle utile à quelques-uns de mes lecteurs.Ce n\u2019est pas toutefois une découverte, car on assure qu\u2019elle fut employée par le philosophe Epi- ménide, qui, dit-on, vécut cinquante ans däns une caverne, sans que l'on sût au juste ce qu'il pouvait bien manger.On fait cuire de l'oignon, on hache très menu, on mélange avec un cinquième de sésame et environ un cinquième de pavot.On broie le tout cn- semble en ajoutant un peu de miel et l\u2019on fait des { boulettes de la grosseur d'une forte olive.En prenant une de ces boulettes vers huit heures du matin et unc autre vers quatre heures, on n\u2019éprouve aucune des sensations de la faim.Pour ma part je vais fabriquer de ces boulettes, si l'effet est tel qu'on le prétend, j'en ferai quelques centaines de livres, j'ouvrirai un restaurant où on satisféra sa faim et sa soif sans boire nt manger, tous les hôteliers et restaurateurs enrageront, seront forcés de fermer boutique,la compagnie du Windsor sera ruinée\u2026 et je ferai fortune.Ainsi avis aux intéressés, ceux qui cependant voudraient me voir privément, comme disent les députés, disposés à passer à droite ol A gauche selon l'importance et la valeur des arguments qu'on leur offre, feraient bien de passer à la banque avant de me rendre visite.Mais j'oublie que j'ai dévoilé mon secret ! *,+ Par ce temps de bon appétit, les boulettes d'Epiménide seraient d'un grand secours, feraient faire bien des ennemis.Les entrevues que j'ai eu ces jours derniers avec le thermomêtre sont décourageants.Le mercure rentre en lui-même, pour mieux réfléchir sans doute, les œillades les plus brûlantes que lui lancent les jeunes filles en passant, le laissent plus froid que marbre.Mes enfants sont pourtant enchantés de cette température sibérienne.Ils patinent, vont en raquettes et se battent à coups de boules de neige.La plus belle bataille que l'on ait jamais vue en ce genre, a eu lieu en janvier 1864.C'était à Dalton, Georgie, les troupes confédérées ne savaient que faire, quand une magnifique tempête de neige éclate.Le spectacle était si nouveau en ce pays,que les vingt mille hommes du camp décidèrent aussitôt de se séparer en deux corps d'armée, les hommes de la Georgie et de la Caroline du Sud d'un côté, LE MONDE ILLUSTRÉ et les soldats du Tennessee de l'autre, et de se battre avec des boules de neige.On prit position de chaque côté d'un ravin, les deux armées se rangèrent en bataille, les tambours battirent aux champs, les clairons sonnèrent la charge et tout s'ébranla, drapeaux au vent.Chaque homme avait un sac rempli de boules de neige.La bataille dura longtemps avec plusieurs alternatives, et se termina enfin par la défaite des Georgiens.Les vainqueurs prirent possession du camps des vaincus, et quoique le combat ne fut pas sérieux, s\u2019emparèrent de tout ce qui leur tomba sous la main, vivres, tabac, etc, etc, et firent bombance.\u2018Telle fut la bataille de Dalton.*,+ Entre l\u2019Avent et le carême a lieu la saison des mariages, c'est l\u2019époque où l'on met à exécution les doux projets conçus au printemps et deve- loppés en été.Il existe en Hollande une coutume qui a beaucoup de bon et encore plus d'originalité.Ces pécheurs de harengs, gens très pratiques, perdent en toutes choses le moins de temps possible et, trouvant inutile de se faire la cour pendant quatre ou cinq saisons, ont imaginé de consacrer un mois par an À cette affaire.On a choisi ie mois de novembre, dont les quatre dimanches ont été baptisés d\u2019une manière spéciale : il y a le dimanche de rezwe, le dimanche de décision, le dimanche d'arrangements, et enfin le dimanche de possession.Le dimanche de revue, les jeunes gens et les jeunes filles se promènent de long en large sur la place principale, après le service religieux,et s\u2019examinent avec soin.Huit jours après, les jeunes gens qui ont fait leur choix, s'ingénient à saluer avec toute la grâce possible les belles qui ont pris possession de leur cœur, et sclon qu'un sourire ou une mine glacée répond à leurs avances, ils savent s\u2019il sont payés de retour.Le troisième dimanche est employé au côté sérieux de la question, Les parents du futur font la demande officielle de la main de la jeune fille, et on débat les conditions de la dot, du trousseau, etc.Quand on est d'accord, il ne reste plus qu'à célébrer le mariage, qui alors a lieu le dimanche de possession.Mais, notez-le bien, mesdemoiselles, jusqu\u2019à ce grand jour, les amoureux, constamment surveillés, ne peuvent guère échanger que des regards langoureux ou une tendre poignée de mains.Tenez, réflexion faite, je crois que la vicille manière, la nôtre, est encore la meilleure.- mo PARLEMENT DE QUÉBFC NAZAIRE BERNATCHEZ ESCENDANT de Jean Bernatclicz, l'un des M) premiers colons de Saint- Thomas de Mont- k; magny, oll il s\u2019établit en 1737.RUES Né à Saint-Thomas de Montmagny, le 4 12 février 1838.Marié en 1859, avec Mlle Henriette Couillard Desprès.M.Bertnatchez est cultivateur.À été maître de poste, conseiller municipal, maire et préfet du comté de Montmagny.Elu député en janvier 1883, contre M.Fortin, et réélu le 14 octobre 1886.Libéral indépendant.JUSEPH O.VILLENEUVE Le nouveau député du comté d\u2019Hochelaga est né le 4 wars 1837, à Sainte-Anne-des-Plaines, comté de Terrebonne.; Quatre ans plus tard, sa famille est venue résider à Montréal, qu'elle n'a plus quitté depuis.En 1853, il entra comme employé chez M.Den- jamin, qui tenait à \u2018cette époque le magasin de I nouveautés le plus considérable de la ville, ¢| après dix ans d\u2019études commerciales, ouvrit le magasin qu'il occupe encore actuellement, au coin de la rue Saint-Laurent et de l'avenue du Mont- Royal.Élu maire de Saint-Jean-Blaptiste, en 1866, it] remplit les fonctions de cette charge pendant vingt ans, c\u2019est-à-dire jusqu'au moment où ce village fut annexé À la cité de Montréal.Préfet du comté d'Hochelaga pendant douze ans.Elu par acclamation, l'année dernière, échevin de Montréal, pour le nouveau quartier St-Jean- Baptiste.Choisi comme candidat ministériel aux dernières élections locales, dans le comté d'Hochela- ga, il a été élu par une forte majorité, le 14 octobre dernier, contre son adversaire, M.Chs Champagne.M.Villeneuve, qui s\u2019est acquis une jolie fortune, grâce à son énergie et A son activité, fait partie du comité de direction de plusieurs entreprises financières et commerciales importantes.11 est, en effet, directeur de la banque Jacques- Cartier, de la compagnie de Coton d'Hochelaga, du chemin de fer incliné du Parc, co-propriétaire de la fabrique de sucre à Berthier, etc., etc.Marié le 7 février 1860, à Mlle Anne \\alker, de Sorel.M.Villeneuve a toujours appartenu au parti conservateur.ALBERT ALEX.LUSSIER M.A.A.Lussier, fils de Félix Lussier, seigneur de Varennes, et l\u2019un des plus grands propriétaires du comté, est né à Varennes, le 6 mai 1844.À fait ses études au collège Masson, puis a suivi les cours du collège d'Agriculture de Saintc-Thé- rèse, et s\u2019est toujours occupé de culture.M.Lussier est très indépendant en politique, et appartient actuellement au groupe national.C'est lui qui, le premier, organisa le mouvement patriotique dans sa paroisse et se mit à la tête d'une souscription pour venir en aide à la famille de Riel.A la grande assemblée de comté du 10 août, il fut choisi comme candidat national et battit son concurrent, M.Bernard.M.Lussier s\u2019est marié le 9 février 1874, avec Mlle Marie-Louise Massue, de Saint-Aimé.ELIJAH EDMUND SPENCER l'origine anglaise, mais ses parents immédiats étaient loyalistes américains.M.Elijah E.Spencer est né à Saint-Armand, Est, comté de Missisquoi, le 19 avril 1846.Fils de feu Ambroise S.Spencer et de Mary Thomas, fille de feu P.Thomas, en son vivant maire de ! Saint-Armand.A fait ses études au Frelighsburg Grammar School et A Ponghkeepsie, N.Y.Marié en juin 1873, avec Mile Frances =, fille de feu M.R.L.Galer, de Durham.M.Spencer s\u2019est toujours occupé de culture, et son influence dans les progrès de l'agriculture de son comté est des plus importants.A été président de la société d'Agriculture du comté de Missisquoi, conseiller municipal, commissaire des écoles et pendant plusieurs années secrétaire-trésorier du conseil municipal et des écoles, président de la compagnie d'assurance Mutuelle contre le Feu, de Missisquoi et de Rou- ville.Son expérience et sa connaissance parfaite des besoins du comté en feront un des députés les plus influents de la Législature.M.Spencer a été élu député en 1881 et a été rédlu le 14 octobre dernier.Est conservateur en politique.seme Le chemin de fer du l\u2019acifique réduit le prix de transport du thé de quatre cents par livre.L'année dernière le Canada a consommé 18 millions de livres de thé.Quatre cents par livre sur.cette quantité donne $720,000.Cela paie l'intérêt de 18,- 000,000 à 4 pour cent, Cet item seul paie les trois quarts de l'intérêt sur l'argent subventionné à la 291 rar mem \u2014 LE GÉNÉRAL FRANCIS PITTIÉ Zdas ŒUK de puète battant daus lu poitrine d'un soldat : 6 tel tut l\u2019homme que lu mort vient de frapper ui pre.| muturément.Le mal d'estomac dont souffrait le gé- QE uéral Pittié n'est compliqué d\u2019une méningite qui l'u EN brusquement culevé, l'âge de ciuquante-sept aux, à l'affection dessiens.C'est une physionomie des plus sarisiennes qui disparaît.Il n'est personne qui n'ait remarqué, dans les curémonies où les fites importantes de Yaris, oux côtés du chef de l'Etat, un homme presque toujours en costume vivil, grisounant, ls moustache soigneusement cirée, lu figure avennute et avec lequel M.Grévy s'entretenait amicalement.C'était le general Yitsié, secrétaire général et chef de lu maison ruilitaire de la présidence.& \u20ac tions, 11 sactifiait plns aux Muses gu\u2019aux dieux de la guerre.Le vaillant lieut'sant-colu- nel qui, a la bataille de Pont-Noyelles, rite Lait des hauteurs «le Frechencourt et de Bavelincourt la 1de division prussienne en train d'essayer de tourner l\u2019uile droite de l'armée franvaise, Jaissant dormir son épée de général.Elle ne sortait guère du fourreau que pour l'iuspection annuelle d'une division d\u2019'infau- terie.Mais I wete travaillait sans cesse, cisclait les sonnets des Scahieuses, écrivait le Roman de lu vinytième année, for- grait ces beaux vers de sou dernier livre : A trarersla rie Depuis qu'il 1omplissait ces tone « hevalier de la lyre, apôtre de l'épée, le verix, soldat armé pour l'honneur de ton nom.Comme un vivant emblème unir sur mon pennon, Les fleurs de la légende aux fleurs de l'épopée.lt quand, libre des fers ou des langes charnels, Mon âme entr'ouvrira ses ailes «Je colombe, Puissé-je par delà le réveil de la tombe, Franchir, © Walhalla, tes porches éternels.Le général l'ittie, était né À Nevers, eu 1520.IL etait entré à l\u2019école de Saint-Cyr d'où il sortit avec le grade de sous-lieutenant.11 alla en Crimée oi il fut blessé en precant part à l'assaut du Grand-Redan, Il laisse nou-seulement le souveuir d'un glorieux soldat et d'un poste de tulent, mais celui aussi d'un homme affable et bon qui, dans les délicates fonctions qu'il remplissait, n'avait pu se faire un ennemi, - eo COMMENT SUIS-JE ?(Voir gravure) Charmante, mademoiselle, charmante ! et pour preuve, je n'en veux donner que les regards envieux de votre amie, qui examine votre délicieuse toilette.C'est une robe de soirée, comme le prouvent mille et un détails, et nous pouvons vous assurer que vous serez la reine de la réunion prochaine.Si ce n'était une indiscrétion, je donnerais le nom de votre couturière, mais les autres m'en voudraient.Cette petite scène d'intérieur a été délicicuse- ment rendue, par l'artiste, M.Hyde, dont la réputation est faite dans le monde artistique curopéen.- ae NOTES ET IMPRESSIONS La jeunesse ne se méfie pas assez d'elle méme.et la vieillesse se méfie trop d'autrui.Nos amis se disent sincères, ce sont nos ennemis qui le sont.Les vrais amis font toute la douceur et toute l\u2019amertume de la vie.\u2014FÉNÉLON.La meilleure sauvegarde de l'homme contre ses faiblesses est le souvenir vivant d\u2019un être aimé.\u2014G.M.VALTTOUR, Rien ne ressemble à une ruine ccmme une ébauche.L'homme n'a pas fini de construire que compagnie du chemin de fer du Pacifique.la nature détruit déjà.\u2014 Victor Hueo. 292 LE MONDE ILLUSTRE Aalinaall i rr ht it TE Wa Si 1 ds i 1 id He ISU \u2014 pi | fil Ï Til f hil it I ff il Hé Im | i | cu oi ( i | | | ML 2 WV, he ] ) Au Hd i hit _e 7 ar LE | = n° Wh 146 M0 { 5% bi à i | I I w 4 XR 24 I «| W ! Re = A i a iP \u20ac ne\u201d J 7x LF 3 M ! pt 24 oY A M ii iv NN f i Ne | he I.) I iY .' pate ee { 1 aL 1 a 6 fl i Re) VY oA Nl ii + Ts if Wh vs pis Ë \u2018ti Lans sf 3 tn: il ! | Ie Fd or ir yd = 44 I | il i À j a 4 el Li | i I! j a Ho | ita i BG | i ut | J Mig\" ay i oi PAI] D | {| os = hy i | 4 & jn IH: fd pl À Ur ht i LU (Fi | il | 4 { hy Î | Au HAA Ne $ a ! I\") | Fée Pi ! te 3 j 4 fu i | ii 3 \u2018 hs il | SC Ni A.Ald ur iy 4 | $s wr [4 {li ki | | J i id] 3 rd Rg fl TL 3 Bd i RAS i Hip Ni n RP en Li J if yl 1 i i ee Ga 4 H ; > EE EE wf Ly Nes \u201c 4 'Y ) ET a pt 27 p> RS iL Le AN e = Js ms Qui ÿ Fo B 9% æ = MN = ed & J by =k Es \u2014\u2014 vy > = + a oF 2, il Py, RS x d > né j vu 5 LA IN PF .| ; \"> = 2 7 5 # ee A « 3) / j pyr - «a ou NAS \u201cx | | / + i i RR J Af N Un § 4 NS ww A i I | N = Ni A ps 5 7, ES A E Ÿ br A Cit].3 i Zon } x er on I > / ay br {jet i) = ARN is en folk J \u2019 wi 1 = ; | 2 ; $ Là ZL, gil 1 Ÿ, pS pra FAS 1 by 1 as 2 A \"A is A 7 ve \u201cep A Xr a id ee A SE mit Fi x f i ft - oH Lt 0) Née BL, \"1 Gi, il 72 Toys, + li a = a At WN Pi i er eme JE * F Sw A Ra) \"4 37 Zn 7 y h 1 2 à ès 84 i} 79 ~ + x \u201cIr a4 iF wipe Le oy ih: 23 SN hot seat Ya Li Ey v nS i > + DEN lie wy L Bi fly i XN 1 J Pik E N cnt\u201d Xi ai bu LI de M du 7 Le iy if JAI 4 | i 1 k er A | I li bi it) i oo Hl) i, \"A fi al (lin of it j | Il I 1:4 ji | | # i in iii it iT | pi 0 oR i I | ÿ ï il | ili iy nl Hy I a ÿ kl ji i | fy I i itp Ai all i ho | il Uy i a y i | | | i pig li phil] i Mfg iim 1h i LA | | i Li Fig | fl i i i | | Ho il ' Ïl I Ii | il 1 i il Vi J! iil i fi ii ii i! IH i bh Li i | lid ly No wi | \\ il à i! fy Li | | ! I Th hl ' | ill io pe i i \u2014 ps Ha A iid } ; | i pi | | j pif | i | il il COMMENT SUIS-JE ?rose.FOAL.ptit A.A \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LE MONDE ILLUSTRE 298 LES CHANTS DU SOLDAT PAR PAUL DEROULEDE ILE TURCO 01-00 cm, C'était un enfant, dix-sept ans à peine, De beaux cheveux blonds et de grands veux bleus, De joie et d'amour sa vie était pleine, 11 ue connaissait le mal ni la haine ; Bien aimé de tous, et partout heureux.(était un enfant, dix-sept ans à peine, De beaux cheveux blonds et de grands yeux bleue.Et enfant avait embrassé sa mere, Et la mère avait béni son enfant.L\u2019écolier quittait les héros d'Howère ! Car on connaissait la défaite amère, Et que l'ennemi marchait triomphant.Et l'enfant avait embrassé sa 1nère, Et le mère avait béni son eufant.Elle prit au front son voile de veuve, Et l\u2019accompagna jusqu\u2019au régiment.L'enfant rayontiait sous sa veste neuve, l'instant de l\u2019udieu fut l'instant d'éprenve : « Couruge, mou fils !\u2014Coutuge, maman\u2018 Elle prit au frout son voile de veuve, Et l\u2019uccompngua jusqu'au régiment.Mais lorsque l'armée eut gravi la pente : * Mon Dieu, disait-elle, ils m'ont pris mon ccœuz ; \u201cTant qu\u2019il est parti, mon âme est absente.Et l'enfant pensait : \u2018* Ma mère est vaillante, * Et je suis sou fils et je n'ai pas peur.\u201d Mais lorsque l'armée eut gravi la pente : ** Mou Dicu, diuait-elle, ils m'ont pris mon ceux Lu petit Turco se battait en biave ; Mais, quand vint l\u2019hiver, il toussait bien fort, Et le médecin voyant son œil cave: Lui disait : \u201c* Partez, mon enfant, c\u2019est grave L'enfant répondait : * Non, non pas encor ! Le petit Turco se battait en brave, Mais quand vint l'hiver, il toussait bien fort, ** Non, je ne veux pas quitter notre armée \u201c* Tant que les Prussieus sout dans mon pay.« Je veux jusqu'au bout chasser ces bandits ; *¢ Je veux pouvoir dire à ma mère aimée : ** Si je te reviens c'est qu'ils sont partis.** Non je ne veux pas quitter notre armée * Tant que lo l'russicus sont dane wou 4 y 294 LE MONDE ILLUSTRE Pendant quelques jours, le sort nous fit fête, kt les Allemands fuyaient desant uous, Mais ils s'étaient fait un camp da retraite ; Devant cea fossés leur fuite s'arrête, Et tous ces renards rentrent dan leurs trous, Pendant quelques jours, le sort nous fit fête Et les Allemands fuyaient devant nous.Loafremparts sont hauts, la pleine est immense, Tout ce qui s'approche est bieutôt détruit.On fuit, on revient, l\u2019asxaut recommence : Et le régiment des Turcos s'élance, Ktle régiment des \u2018F'urcos périt, Les remparts sont hauts, la plaine est immense.Tout ce qui s'approche est bientôt détruit.L'enfant est tombé frappé, d\u2019une balle ais un vieux soldat l'a pris sur son dos, Il ue connaît la fuite fatale ; La mort a déjà cerné son front pâle ; Ses yeux, sans rds, sont à demi clos, L'enfant est tombé frappé, d'une baîle, Mais un vieux soldat l'a pris sur son dos, Et le grand Arabe est là qui le garde, Au bord d'une source, au fond d'un ravin.Au loin le canon mugit et bombarde ; Levant doucement su tite hagarde, Sou regard mournnt s'unime soudain.Et le grand A rabe est là qui le garde, Au bord d\u2019une source, au fond d'uu raviu.\u201c Ou sont les Prussiens ?Réponds, réponds vite.\u201c Les avons-nous bien vaincus cette fois ?\u201c Sommies-nous en France, et sont-ils en fuite ?Et l'enfant, voyant que l'Arabe héaite, Reprit doucement «de sa voix douce : \u201c Où sont les Prussiens?Ali ! réponds-moi vite \u2018 \u201c* Dis, les avons-nous vaincus cette fois ?Et le vieux Turco se prit à lui dire : \u201c\u201c Oui, petit Français, tu les as vaincus.\u201d * \u2014 Alors ! je m'en vais, veux-tu me conduire \u2018 \u201c O ma chère mère !.\u2018\u2019 Et dans ce sourire, L'enfant s\u2019endonuit et ne parla plus.Et le vieux Turco ne cessait de dire : ¢¢ (hi, petit Francais, tu les as vaincus,\u201d \u2014_\u2014\u2014\u2014 WO.AMOUR VRAI ET INCONSTANCE LS n'étaient décidément pas faits pour être heureux l'un par l'autre.Ælle, assoiffée d'idéal, ne demandant qu'à se donner, se dévouer, se sacrifier, dût tout cela ne servir qu'à faire naître un sourire, qu'à mettre un rayon de gaieté aux lèvres et au front de celui qu\u2019elle avait connu un soir, A la fin d'une vacance, et dont l'image était restée ineffaçable, là, tout au fond de son cœur de seize ans.Lui, avec des échappées de tendresse aussi fugitives qu\u2019instantanées, se livrant tout entier et avec passion un jour pour se reprendre de même le lendemain, bon et dévoué jusqu'à accomplir des choses folles, mais se montrant bien souvent aussi, faible jusqu\u2019à devenir cruel : une de ces natures, enfin, capables d'héroïsme et de lâcheté tout à la fois.Je les avais rencontrés, un jour de juillet, à la campagne, chez un ami commun, et je m'étais soudain senti pris d\u2019une vive sympathie, presque de pitié douloureuse, pour cette jeune fille si bonne, aimant de toute la force de sa belle et pure âme, ayant foi en l\u2019avenir et le bonheur ; pour ce pauvre enfant abondamment doué des bienfaits de la nature et du savoir, portant des aspirations de héros dans une poitrine trop faible, se redressant superbe à l\u2019appel du devoir pour lutter lâchement contre le premier obstacle venu.Et pourtant, ils m'étaient apparus bien heureux ce jour-là.À travers les prés tout verts, à la poursuite des papillons aux ailes pourpres d\u2019or et de jaspe, à la recherche de la violette, des marguerites et des bluets, ils volaient joyeux, tantôt pendus au bras l\u2019un de l'autre, tantôt se séparant brusquement pour se rejoindre deux pas plus loin.Et dans la tête feuillue des grands ormes, dans les lilas en fleurs, les oiseaux suspendaient leurs chansons pour hasarder un œil curieux dans la prairie, pour Écouter les cascades perlées des francs éclats de rire qui leur arrivaient à travers la brise embaumée, s'échappant du sol sous les chauds rayons du soleil.Ce tableau était ravissant au possible.Mais une je ne sais quelle anticipation de cruelles endurances empoignait l'âme à son aspect.Tous ces souvenirs me sont revenus hier, en revoyant le petit village de S\u2026 et j'ai voulu connaître le sort de ces deux gais enfants d'autrefois, mes amis d\u2019un jour.; .Ælle, \u2014 c'est sa vieille mère qui me l\u2019a appris avec des larmes et des sanglots dans la voix, \u2014est morte, emportée par un mal terrible et qui ne pardonne pas : la phtisie._ On m'a montré sa tombe perdue sous un fouillis de fleurs et ombragée par un grand vieux chêne, dans la tête duquel les oiseaux exécutent tout l\u2019été leurs concerts.LL Sa dernière pensée, alors qu\u2019elle souriait déjà aux Vierges ses sœurs, venues du ciel pour lui faire escorte, fut à l\u2019adresse de celui qu\u2019elle avait tant aimé, malgré ses faiblesses et ses trahisons.Le cœur de la femme est ainsi fait quand le mal ne l'a pas déformé : il meurt où il s'attache, et rien ne le rubute.Ce n'est même que dans l'adversité, dans les circonstances difficiles et ingrates qu\u2019on apprend à bien le cornaître et l'apprécier.Quant à /vi, le décès de celle qu'il avait aimée autant que sa nature inconstante et faible le permettait, le plongea d\u2019abord dans un violent désespoir.Il pleura, promit de rester fidèle jusqu\u2019au tombeau au souvenir de la pauvre morte.Mais peu À peu le flot des plaisirs du monde le reprit et au- jourd'hui, il jure, aux pieds d\u2019une autre, amour et fidélité, en attendant que son cœur s\u2019éprenne ailleurs.D'aucuns le blâmeront cruellement.11 leur vaudrait mieux le plaindre et l'absoudre ; car je sais qu'il pleure bien souvent des larmes amères sur ce qu'on appelle ses crimes de lèse fidélité et que je qualifie, moi, les chutes et les erremen:s d'un être né pour le bien, mais qui a perdu la voie que la Providence lui avait assignée dans la vie.De tous les supplices, le plus cruel doit-être de nc pouvoir se donner tout entier, et c\u2019est celui qu\u2019il souffre avec un sourire contraint aux lèvres et des blessures saignantes au cœur.LorGNon.St-Hyacinthe, 1887.- eu - LE NEZ D'UN GGUVERNEUR On lit dans les Mémoires de M.de Gaspé l'anecdote suivante qui est mise dans ln bouche d\u2019un voiturier de la campagne : Je conduisais lord Dorchester dans ma carriole, par un froid du mois de janvier, à faire éclater une église, lorsque je m\u2019aperçus qu\u2019il avait le nez aussi blanc que de la belle crême.C'était un maître nez que celui du gouverneur ! Je puis l'affirmer sans- manquer À sa mémoire, car c'était un brave homme, aussi poli avec un habitant que s\u2019il eût été un gros bonnet.C'était un plaisir de jaser avec lui ; il parlait français comme un Canadien, et une question n\u2019attendait pas l\u2019autre.\u2014 Excellence, que je lui dis, sauf le respect que je vous duis, vous avez le nez gelé comme un gre- ton.\u2014Que faut-il faire alors?me dit le général, en portant la main à la partie endommagée, qu'il ne sentait pas plus entre ses doigts que si elle eut 1 appatienu à son voisin, \u2014\u2014Ah ! dame! voyez-vous mon général, je n'ai encore manié que des nez canadiens.Le nez an.Blais c\u2019est peut-être une autre paire de manches.\u2014Que fait-on dans ce cas, me dit le gouverneur, À un nez canadien ?\u2014Un nez canadien, Excellence, c'est accoutumé a la misère, et on les traite assez brutalement en conséquence.\u2014Supposez, dit le général, que le mien, au lieu d'être anglais soit canadien.\u2014Oui, Excellence, mais, il se rencontre encore une petite difficulté.Tous lesAnglais n'ont pas l\u2019honneur de porter un nez de gouverneur, et vous sentez que le respect et la considération.\u2014G.m !dit lord Dorchester, perdant patience, allez-vous en finir avec vos égards pour mon pauvre nez, qui est déjà dur comme du bois?Je vous dis de me faire le remède que vous connaissez, si vous l\u2019avez sous la main.\u2014Oh! là n\u2019est pas la difficulté, Excellence, il n\u2019est pas nécessaire d\u2019en faire une provision avant de se mettre en route, j'en ai trois bons pieds de cette médecine sous ma carriole, elle ne coûte pas tant que celle des chirurgiens.\u2014Comment, dit le lord, c\u2019est de la neige ?rene \u2014\u2014\u2014 \u2014Certainement.\u2014Allons, vite au remède, avant que le nez ine tombe dans la carriole.\u2014Je n'ose, dis-je, le respect, la considération que je dois A votre Excellence.\u2014Voulez-vous vous dépêcher, bavard infernai ?qu\u2019il me dit.20, Quand je vis qu'il se fâchait, lui toujours si doux, si bon, je commençai la besogne en conscience, et avec quelques poignées de neige, je lui dégelai le nez comme père et mère, mais il faut avouer que j'en avais plein la main du nez du gouverneur.- 0 - CONNAISSANCES UTILES Pour faire cuire un jambon.\u2014Si vous aviez un jambon à faire cuire, vous vous féliciteriez d\u2019avoir rempli la marmite de cidre, au lieu d'eau.Les pommes ou leur jus sont, au dire d'éminents gourmets, le naturel assaisonnement du porc.Le jambon, cuit de cette manière pendant trois heures, doit être placé ensuite dans un four, pendant le même espace de temps.Avant de plonger le jambon dans le cidre, il est essentiel de le froiter ferme.Confitures sans cuisson \u2014Pour faire d\u2019exellentes confitures, sans employer la cuisson, déposer le jus des fruits dans des pots de verre, avec un poids égal de sucre.Ces pots sont ensuite placés en plein soleil, sous des cloches de verre, On les laisse ainsi deux jours, en ayant soin de les rentrer pendant la nuit.Au bout de ce temps, les pots sont recouve rts d\u2019un papier imbibé d'eau-de-vie, puis d\u2019un autre papier plus fort, comme les confitures ordinaires.Ainsi préparées, les confitures ont un goût délicieux, et se conservent parfaitement mé- me pendant plusieurs années.- 0m.JEU DE BILLARD Un grand watch, entre MM.Maurice Vigneaux et Lucien Piot, à été joué, à l'Académie de la rue Vivienne, à Paris, devant une nombreuse assistance.Vigneaux & maintenu sa réputation de premier champion français en jouant per phases dans un style superbe ; il à eu des moments de troubleet « Inanqué des coups très simples ; mais Lucien Piot est trop aimable pour l'avoit laissé seul À barboter ; les deux da virtuoses ont eu le premier soir une série de manque qui tour.pait au comique.Comme ils se sont vite relevés 1 Vigneaux à produit de longues séries qui out rappelé res meilleures performances ; Piot u eu, à sou actif, des rappels merveilleux, des coups éblouissutits d'exécution ; seulement, ce n\u2019est pas comine ça qu\u2019ou se bat dans un duel.RESULTAT FINAL Vigneaux.PN Piot LL.ses ss ane sene 0 1,564 Mans la dernière séance, le jeu a été exeellent des deux côtés.l\u2019iot à fait la «léfouse lu plus courageuse, mais il avait trop de retard pour pouvoir espérer un meilleur résultat.Une curiense pactie\u2019\u20141ly a quelques temps, Dumaus jouait contre Rudolphe & I'Academie de Billard de la rue Vivienne, à Faris, la partie était en 600 points, jeu ihre.Ce Rudolphe est un rude carmmboleur qui venait d'escarbouiller un des twaîtres de l'établissement.Il de- bute par 45 de série; Dumans manque sa reprise.Rudolphe frit 12 points et alors.oh, surprise | oh, merveille ! Dumans, armé de son grand arrosoir, fait pleuvoir sur son adversaire Une pluie fine de ces caramboluges mignons qui se pelotent le long de la baude ; il en fait 100, il eu fait $00, il carambole encore et toujours et si bien qu'il en fait 600 de suite puisqu'il faut tout vous dire.\u2014N\u2019est-ce là un curieux résultat.Zéro au premier cup de queue, six cents au secoud, c'est épique.Quant à M.Rudolphe, il n'a rien à ve reprocher, car il « feit 107 points en deux reprises, ce qui donne une belle moyenne.Le Jeu «de billard doit beaucoup à Berger, le professeur Lyonnais, dont on se rappelle l\u2019étourdissante virtuosité.Voici une étude composée par lui et qui fait parti de son cours supérieur : Prenez votre bille un peu Las.Aimortistez le coup et ca- rautolez de bille à bille doucement.La aprés avoir touché les Landes B ot 19 se réunira aux deux autres, LE MONDE ILLUSTRE 295 Nol.Toilette en sicilienne of velours.No 1.\u2014Toilette en sicilicnne, velour couchés et un gros plis creux ; le côté est posé à gauche sur la jupe, il est arr Une écharpe Un garnit le bas du tablier.tablier et arrêtée sur les hanches.hausse-col de velours brodé, et dans le passementerie.Collet de velours.sur lequel sont posées quatre belles appliques de jais.en velours brodé.Les bords du devant du corsage sont ornés de motifs Manches demi-longues, avec revers velours brodés.Manches de gaze froncés : sous la manche poignet de velours.| No 2.\u2014\"l'oilette en velours noir.dentelle et jais.devant d'un très haut volant de dentelle.COMMENT S'HABILLER No 2, Toilette en velours et dentelle, s, gaze et passementerie de jais.vue devant et de côté.Cette toilette se compose d\u2019un tablier plissé de trois plis droit de la jupe est continué comme le tablier, le dos est formé de gros plis creux.Un panneau de drap brodé, êté sous le premier pli creux du dos, Une frange de jais de sicilienne est drapée haut sur le lé de sicilienne, posé sur le côté droit et passant sous l\u2019écharpe relevé légèrement sous une bande de sicilienne arrêtée sur le lé par des motifs de passementerie.1os de tunique continu nt le lé du côté droit et relevé entièrement en arrière de la hanche gauche.Corsage ouvert largement sur un plastron de gaze arrêté dans le haut, sous un.bas sous une large ceinture également de de Jupe de faille garnie Un tablier de dentelle biaisée de droite à gauche est monté en fronces en biaisant de la hanche droite au côté gauche.Un plastron froncé à l\u2019encolure et au bas vient rejoindre ce tablier, les fronces étant dissumulées sous une veste à droite, et formant nœud avec gauche.\u2018Traine de velours avec côté | écharpe de velours arrêtée sous la floche et pan retombant sur le côté ats, brodés de jais.Petite veste de velours entièrement ouverte sur le plastron de dentelle brodée tout autour d'une bande de jais.Collet de velours brodé, parements assortis.Un volant de dentelle froncée orne le bas des manches.CHOSES ET AUTRES Uu'a téussi à ruettre un bat au en motve- nient sur Ia Seine au moyen d'ailenartificielles, agisant dans l'air et roues par une roue, De l'eau de chaux et du lait est un des meilleure remèdes pour la dyspepsie ou l'indigestion.L'évêque lieland, de Minnesota, dit que \u201c Je journalier américain, gagnant deux où trois piastres par jour, ne pent supporter sa famille, son église et le cabaret.\u201d Sur les 11,120 milles de chemin de fer en opération dans le confédération catasdlienne, le ouveau-Brunswick en possède le huitièlue, soit 1,379 milles.Il existe dans le comté de Clearfield, l\u2019a, uu homme et ses deux fils qui sont mariés aux trois sœurs.Le père est marie a ln plus jeune des sœurs.Quelques-uns des enfants ne connaissent pas leurs oucles d'avec leur grand'père Le monde ne devrait pas être divisé en tra- vailleurs et en penscurs.Chaque travailleur devrait aussi être tn penseur, surtout en agri- vulture, où toute chose doit se faire en son temps avec intelligeuve et délibération.Cela est indispensable au succes du cultivateur.Philadeipliie est un des plus grands centres des Etats-Unies pour Ja fabrication des pam- pluies.On estime à 8,000,000 le nombre de parapluics fabriqués aux Etats-Unies, soit 1 par 6 personnes.Ou enimporte un demi.tnillion de France.Ce n\u2019est qu\u2019en 1800 qu'on « commence à ls fabriquer aux Etats.Unies, Ou estime à 300,000 milles la longuenr totale des eheutins de fer par tout le monde, et l'Amérique en possède la moitié.Les Etats- Unies en ont plus que n'importe quel nu.re ays ; il ne faut pas oublier que le Canada a, de tous les pays du monde, la voie ferrée ininterrompue la plus longue.1e Times de Chicago dit qu\u2019on recommande waiutenaut le raisin comme remède pour l'olé- sité.Ou donne an patient une livre de raisin à manger le premier jour,et on augmente la quantité jusqu'à ce qu\u2019il en mange cinq où six livres per Jour.On diminue uellement la ventilé autre nourriture et, finalement, la iète consiste seulement en raisin.L'explorateur Ludwig Wolff, qui est de retour du Congo, raconte qu'il a rencontré, dans la région de Sankourou, plusieurs tribus de usines, ayant généralement moins de quatre pieds de hauteur, figure in:berbe, et les cheveux courts laineux, Ceci, dit Wolif, confirme les anciennes conjectures de Hérodote et d'Aristote sur l'existence d'une race de pygmées en Afrique.M.Wolff fut très bien reçu chez ces nègres Lilliputiens.PAPIER TRANSPARENT.\u2014La Revue Horti.cale annonce qu'un Jeponais vieut d'inventer un procédé qui permet de fabriquer du papier avec les algues marines.Ce papier, très consistant, possède, paraît-il, une transparence telle qu\u2019on peut l'emnployer, en place du verre, pour vitrer les fenêtres.Il reçoit très bien les différeutes couleurs et imite, alors, les anciens vitraux.La nature ultra-mucilagineuse des algues fait que cette découverte intéressante n'a rien de surprenant, et nous espérons que de nouvelles recherches exécutées, cette fois, en France, njouteront une nouvelle hranche À notre industrie du papier.BALANCE DE NOS (MARCHANDISES DES FETES | VENDUES À SACRIFICE | d + Hodes ot Nouveautés ! ! 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Bt SI OURS IS ANNE 1 mr ee 206 LE MONDE ILLUSTRE J _\u2014 ere sv gp am = Je suis fabriqué par un ouvrier, it le métier Eat celui de menuisier.À oelui qui m'achète, je ue vers puis, Et celui que je sers ne me voit jun.No, 281 \u2014ANAGRAMME Si mon premier possède une âme Ardente et prompte à s'enflamumer, Mon second peut braver la flamme Ft rien ne peut le consumer.SOLUTION : No 228.\u2014Ls Bol PEPIN sans air (R), suns (O), sans lit (PI), œaus pain (PIN), privé du peu (rE) qui lui reste gémit (G mix) seul dans un coin.No 229.\u2014Le mot est : Cou-rage.ONT DEVINE: Mlle Flore Gélinas, Yamachiche : Mlle | Philomène Latour, St-Jérôme ; G.E., Ottawa ; Mlle Corinne Chartrand, St-Javvier ; Willie Baker, collège de Joliette ; Sphinx, Valleyfield ; J.F.Fug.Beauchamp, rthur Lapointe, Mile Eugénie Lauzier, Atsanuen, ur Barbeau, Mlle Lucie Beau, Maudie, Québee ; Me F.Beauchemin, Haoul, Mile | ugénie Cinq-Mars, Jos.Pelletier, Montréal ; Alvina Hainault, Berthier ; Mme J.B.E.Bédard, Ottawa : Mme Ed.Lafleur, Quétec : F.Bourbonnière, L.U.Renaud, Monréal.= HORACEPEPIN,L.D.S.CHIRURGIEN-DENTISTE 61, RUE ST-GABRIEL, Entre les vues Notre-Dame et St- Jacques MONTREAL \u201cLESAGE & AMIOT, Ingénieurs Civls et Sanitaires, ARCHITECTES, MESUREURS, EVALUATEURS, SOLLICITEURS DE PATENTES ET AGENTS D'IMMEUBLES, No.62, Rue Saint-Jacques, MONTREAL.Livres étrennes! 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