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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 6 juillet 1889
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1889-07-06, Collections de BAnQ.

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[" y LE MONDE ILLUSTRÉ ABONNEMENTS : Shur ANNEE, No 270.\u2014SAMEDI, 6 JUILLET 1589 ANNONCES Un an, 83.00 cose eo.Six Pois, $1.50 La ligne, par insertion - - - - - 10 cents Quatre mois, 81.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - - 5cents Vendu dans les dépôts - - 5 cents la copie BUREAUX, 40, PLACE JACQUES- CARTIER, MONTREAL, | Turif spécial pour annonces à long terme M.DAVII LEGAULT, COMMANDANT ET FONDATEUR DE LA GARDE DU PALAIS ARCHIEPISCOPAL l'hotographie Archambault M.JOSEPH MARMETTE, L'HON.CHARLES CHAMIELY DE LORIMIER, PRÉSIDENT DE LA SOCIETE KOYALE (SECTION FRAN(AISE) JUGE DE LA COUR SUPÉRIEURE Photographie TourtinJlaris sr.Uhotographic Archambault - LE MONDE ILLUSTRÉ MONTRÉAL, 6 JUILLET 1889 BOMMAIRK TEXTE : Entre-Nous, par Léon Ledieu\u2014 Iiographie de M.Joseph Marmette, par Chs Aimeau, PlattsTirzehe par G.-A.D.\u2014La charité \u2014Le phonographe Edison @vee gravures), par H, Gros, \u2014Biographie de l'hon, juge C.- C.de Lorimier, par J.-H, Charland, -lromenade à travers l'Exposition Universelle, par P, Colonnier.- - Poésie : Les Pins, par Gonzalve Désaulniers, avec eur cadrement de M.Henri Julien, \u2014 Biographie de M, Davil Legault, par F.-Z.Massicutte, -\u2014- Choses et autron, \u2014 Variétés -\u2014Réeréations de la famille.Feuilleton : Sans Mère.GRAVURES : Portraits : M, David Legault, commandant de la garde du \u2018Palais Archiépiscopal.Thon, Charles- Chamilly de Lorimier, juge de la Cour Supérieure.M, Jeseph Marmette, president de la Societe toyale du Canada section francaise.Les pins, encadrement de M.Henri Julien.\u2014Le phonographe Edison ; Edison causant daus son phonographe ; Une audition du nou veau phonographe, \u2014Gravure du feuilleton, Primes Mensuelles du \u2018Monde Ilastré \u201d Irs Prime - - : - 860 2me \u201c .- 25 3me ** .15 me © - 10 Sme © : : 5 Ame * - .4 - 3 me © - me { ~ * 2 86 Primes, à 8! - - 86 9.4 Primes $200 Le tirage se fait chaque mois, dans une salle publique, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne seru payée après les 30 jours qui suivront le tirage de chaque mois.NUS PRIMES SOIN ANTE-TROISIÈME TIRAGE Le soixante-troisième tirage des primes men suelles du MoxpEe [LLUsTRÉ (numéros datés du mois de juin) auralieu SAMEDI, le 6 JUILLET, a x heures du soir, dans la salledel'UN INSAINT- JOSEPH, coin des rues Sainte-Catherine et Sainte- Elizabeth.Le public est instumment invité à y assister.Entrée libre.\u201c ENTRE i + {= A ad NIN INNS SN INS aa *.* La fete nationale célébrée à Québec à eu le plus grand succès, et les organisateurs doivent être contents de voir que leurs efforts ont porté leurs fruits : toutefois, maintenant que tout est terminé, me sera-t-il permis de faire une réflexion ! Certes, personne, je crois, ne m'aceusera de tiédeur quand il s\u2019agit de patriotisme, et j'espère bien que mon observation sera prise en bonne part.On s'est beaucoup ainusé, énormément fatigué, on n dépensé une somme assez ronde, mais enfin de compte, à part l\u2019effèt moral qui a bien sa valeur, ie ne l'ignore pas, il reste fort peu de chose de ces réjouissances ; et il me semble que l'on devrait s'ingénuer à trouver, de temps en temps, ui autre genre de divertissement.Nos sociétés de Saint-Jean-Baptiste ne vivent qu'un jour par an, c'est peu, c'est trop peu, et il est bien difficile de faire quelque chose de sérieux en si ry de temps.; Montréal va bientôt avoir son monument national, mais Québec, Trois-Rivières, Sorel, Saint- Hyacinthe, n\u2019en ont pus, et cependant chacune de LE MONDE ILLUSTRE ces villes devrait avoir sou musée, va bibliothèque, ete, qui trouversient leur place duns un éditice essentiellement canadien-français.On manque de fouds, je le sais bien, mais c'est justement pour cela qu'il faudrait trouver un moyen d'en faire venir à ln caisse, Mnis lequel ?Ne pouvrait-ou pas organiser chaque année quelque fête d'été ou d'hiver, une kermesse, une fête de fleurs, comme où le fait en France, une loterie, que sais je ?mais enfin trouver une combinaison qui rapporte ce qui nous manque.#,* J'ai cité il y n quinze jours, un article pruru dans fe Voie du Patriotisme, en voici un autre qui a wae grande portée, et que nous devrions tous méditer longuement.Il est.de Buies : Les Anvéricains sout déjà vieux à notre age ; ils ont tous les défauts d'un excès de croissance, Nous, nous avons peut-être les défauts d'une adolescence trop prolongée : tous nous complaisons «lans cette idée de jeunesse qqui fait dédaiguer les moycns d'action, sous prétexte que nous avons bien le temps de les utiliser ; nous nous endormons dans notre berceau, sans songer que le temps marche pendant que nous révons, et qu'au réveil, nous ne scmines déjà plus de notre epoque, Mille illusions, mille puérilités charmantes nous enveloppent de leurs douces cajoleries, et nous ne songeous pas que c'est le plus beau temps de notre existence que nous dé pensons de 1a sorte dans l'inactivité de nos facultés les plus viriles, Nans doute, il est fort agréable de s'enteudre répéter souvent qu'on est jeune et qu'on à devant soi le grand avenir : munis.les Canadieus ne sout pas tous de jolies femmes qui ne veulent vieillir à aucun prix.À force de recevoir toujours le mème compliment, on tmit par le trouver fade, surtout lorsque, sous prétexte de jeunesse, nous sommes menacés d'une tutelle indéfinie, d'une dépendance qui se raf- fruit d'autant plus que nous grandissons davantage, et que le Dominion semille vouloir engloher jusqu'au Grown.land, Nongeons-y bien ! Voilà deux cent quatre-vingts ans que Jes Canadiens sont jeunes, à supposer que nous comptions du jour où Champlain fonda Québec, et trois cont cinquante- cinq aux du jour où Jacques-Cartier parut sous le cap alors sauvage, aujourd'hui entouré d'ane magnitique ceinture de remparts qui, en atteudant qu'ils démolissent par leur seul aspect tous les ennemis possibles, servent à étouffer les ha bitants qui sont dans leur enceinte, Si nous sommes jeunes encore, avec trois siéeles derrière nous, et pour peu que notre vieillesse se prolonge autant que notre jeunesse, nous devieudrons certainement le peuple le plus see, le plus rassis de l'univers, *.* Une nouvelle propre à jeter l'effroi, non seulement dans son lieu d'origine, mais dans le monde entier, nous est arrivée dernièrement de Londres.La lèpre est à Londres et, chose assez singulière, c'est un prince, Fhéritier du trône d'Angleterre, le prince de Galles qui, le premier, « découvert l'existence des lépreux dans la capitale de l'empire britannique.Londres, qui renferme déjà tant de maladies physiques et morales, n'avait pas besoin de ce nouvel appoint apporté aux misères des quatre mil- Hions d'hommes qui s'agitent fièvreusement sur les bords de lu Tamise, aussi le malaise fut-il grand quand cette triste découverte fut connue.Presqu'en même temps on apprenait qu\u2019un général anglais, commandant une brigade aux Indes, était atteint de lu terrible maladie, et les savants se demandèrent aussitôt s'il n'existait pas une certaine corrélation entre ces cas découverts à des distances aussi éloignées.Hs étudient la question etils ne lu résoudront évidemment pas, car tout est mystérieux et encore à expliquer dans cette af- lection, Ce n'est pas ici le lieu de faire l'histoire de In lèpre, et du reste on a tant écrit sur ce sujet que je ne pourrais faire que des citations.Cette maladie, très commune autrefois en Fu- rope et même en France, où il y avait, à une certaine époque, près de deux mille léproseries, a disparu peu à peu et proportionnellement aux progrès de l'hygiène.Aujourd'hui, cette maladie, sans être ahsolu- ment inconnue en Europe, ne se rencontre plus guère qu'en Asie et en Afrique, surtout en Egypte.*,* Aucun écrivain n\u2019a mieux décrit les souffrances morales des lépreux que Xavier de Maistre dans : Le léprewe de ln cité d'Avste, que vous avez certainement lu.L'auteur, dit M.Patin, dans une courte analyse de cot ouvrage, l'auteur avait comme le malheureux qu'il met en scone, coutiné par ordre dans une wisure isolée, et il n'a ajouté aucun ornement romsnesque à ce qu'il apprit ou devins de son histoire et de ws sensations, 1 est im powible d'exeiter plus vivewseut l'émotion que dans cos pages, où il peint avec les couleurs ies plus vives et lex plus originales le muet désespoir d'un malheureux que la plus cruelle des maladies expose au «légoût des autres hommes, En plaçant pres de lui une sow dont il à seulement la consolation d'entendre la voix, parceque, attetelre à un moindre degre du fléau qui l'a frappé, son approche pourrait In priver elle- meme de tout espoir de guérison, l'auteur a heateup seer 1a pitié qu'inapire cet infortuné, Mais cette sœur vient à mourir, et maintenant il est seul, plongé dus une amère solitude ; wépare de wes semblables, poursuivi, par te senti- went de ses maux, 1} ne peut même goûter de sommeil, 11 s'entretient avec un militaire de aa triste situation ; pour tout domaine, il à un jardin où it cultive quelques fleurs.De loin, il assiste au bonheur d'autrui ; il voit lex lahou.teurs travailler aux champs, lex enfants courir à leurs jeux, les fianceés vélébrer des noces joyeuses, Pour Jui, défense de comtuuniquer avec lex hotes ; le sort lui refuse toute activité, toute distraction, 11 attend avec resignation la mort, qui seva sa délivrance, Rien de plus poignant que ce récit.*.* La lipre existe an Canada, comme vous le savez, et c'est vers le commencement du siècle que cette hideuse maladie tit son apparition au Nou- veau-Brunswick.Restreinte dabord à quelques familles, elle se propagea par les alliances et devint héréditaire.Une des Sœurs établies à lracadie décrit ainsi les lépreux : Leur figure, leurs mains ot leurs piels sont enftes horri- bletuent of leur chair, toute boursoutiiée of ressemblant à celle des hiydropigues, se décompose, tombe par morceaux et se cicatrise peu à peu, Quelques uns n'ont pas d'autre maladie que la contraction de leurs wembres, dont ils ne peuvent faive usage, et la pean de leurs mains est si tendre qu'elle s'enlève pa latubeanx au moindre effort qu'ils font pour travailler, Lors de la fondation, nos sœurs trouve- rent une petite file atteinte de cette affrense maladie, i avait perdu les deux yeux depuis un an, le nez achovai tomber, elle n'avait plus de lévres, ses joues gontlées et eten- dues lui couvraient les deuts et ne lai laissaient qu'une tres petite ouverture pour Ja bouche, ses mains etaient course ebouillantées of ses doigts gros comme troisotes nôtres, Ces malheureux ont vécu plusieurs aunées au milieu de la population qui les fuyait, wads lie ma ladie se propageant, on demanda au gouvernement de prendre des mesures préventives, On ne trouva d'autre remède au wal que de transporter et de parquer les lépreux dans une île du golfe.LA abandonnés à cux-métnes, ils r'avaient à attendre d'autre délivrance que la mort.#,* C'est en cet endroit que le cotmnindint Fortin les découvrit en [852 Nombre de mes lecteurs out conn cet excel lent homme qui commanda longtemps un navire de l\u2019état, rendit de si grands services à la marine de notre pays, établit le système télégraphique du golfe, et s'aequit une réputation si grande parmi la population de nus côtes, que sou nont est tou jours prononcé avec respect.Le commandant Fortin, qui était aussi médecin, s'intéressa au sort de ces aualheureux, fit des dé marches auprès du gouvernement, et obtint qu'on les rapprochât des soins nécessaires, qu'on leur bi tit un lazaret, pris de Tracadie, et qu'on allouät une somme annuelle pour leur entretien.C'était un soulagement, Une amélioration, mais tout cela était encore bien incomplet, car les vi sites du médecin étaient \u201cures et l'organisation laissait benucoup à désirer.Les grabuts étaient à peine à un pied de terre, et les malheureux nur Indes, n'ayant rien où déposer leurs vêtements, les portaient tous sur eux.Ou a peine à croire à un pareil abandon, dans notre propre pays, on supposerait que cel se pas- suit dans quelque contrée barbare, et cependant tel était l\u2019état des choses, il y a vingt ans encore.Le curé de Tracadie, M.Gauvreau, souffrait de voir l'état de ces pauvres geus et, avec l'ussenti- ment de son évêque, il s'aclressa nux sœurs de I'HO- tel-Dieu, de Montréal.Les hospitalières vouluvent avoir des renseignements exacts, ct envoyerent les sœurs Pagé et Davignon à Tracadie, Elles virent In lazaret et l'affreuse misère qui frappa leurs yeux elles se décidèrent à consacrer le reste de leur vie à son soulagement.Le 12 septembre 1868, six religieuses partirent de Montréal, c'étaient les sœurs : Marie Pagé, élue supérieure ; Eulalie Quesnel, Amanda Viger, EX att me + -\u2014 \u2014\u2014 dite Saint-Jean de Goths, et Delphine Brault, sœurs vocales ; Clénience Bonin, converse ; Lu- ména l\u2018ournier, tourière.Elles privent possession du laznret le 20 septembre INGN, M.C.de Launay, prêtre français, qui a écrit l'histoire des religieuses hospitalières de Saint- Joseph, s'exprime ainsi au sujet de l'arrivée de ces religieuses à Tracadie : \u201c Aussitôt, la Mère Pagé s'oceupa de mettre en état toute chose.Les bons Acadiens étnient tout à su disposition ; il ne leur fallait qu'un signe de ln Mère \u2014 Ménagez-vous, mon ami, disait-elle à un ouvrier, \u2014 Nous, la Mère, j'pouvons pus forcer trop pour vous aut.lmpos- sible de décrire le contentement des pauvres lépreux, quand ils se virent dans des salles nettoyées, vêtus de linge et d'habits propres.\u201d Combien d'entre nous, mes munis, ont jamais pensé à ces malheureux qui, cependant, vivent ainsi où plutôt traînent leur existence si près de nous ?#55 Lu pauvreté n'est-elle pas aussi une maladie qui rend celui qui en est atteint un peu semblable au lépreux de lu cité d'Aoste 7 J'en viens d'avoir encore la preuve par une étrange lettre que je reçois et à laquelle son nu- teur me demande une réponse.C'est la vieille histoire : Un jeune homme pauvre, ayant du reste toutes les qualités et aucun vice, (puisque pauvreté n'est pas vice, dit-on}, aime une jeune fille viche, qui partage cet amour.Le père refuse la voain de sa fille qu'il destine à un hotime aussi riche qu'elle, mais qui te s'est pas encore présenté.Le père, qui, parait-il, reconnait que sa fille se- ait heureuse en s'unissant à celui qu'elle aime, aurait il raison de persister dans sou refus | Mais, mon cher correspondant, le problème tel que posé, renferme en lui-même sa solution.Que doit rechercher le pére {le bonheur de sa fille, 11 admet lavoir trouvé : qu'il ne le laisse pas échapper pour un rève Le plus grand des bonheurs est cucore daus lunour a dit Victor Hugo, et quand la fortune - même d'un seul côté-\u2014Faccompagne, bien fou qui nes saierait pas de le conserver, Un penseur à dit un mot bien vrai : 17 4 errait de quoi fitire hieu des heureux avec le bonheur qui xe perd das le monde, MARMETTE JOSEPH Né à Raint-Thomas de Montmagny, le 25 octobre 1844, ils du docteur Joseph: Marmette et de dame Elisa Taché, celle-ci fille de sir Etienne- Paseal Taché.Les familles Marmett= et Taché sont en Canada depuis l'année 1730 à peu qirès : elles ont produit plusieurs hommes de talent, y compris le docteur Joseph Marmette, ci dessus wentionnd Entré au séminaire de Québec en 1837, ML Mae muette sortit eu ISG et se mit à étudier le Droit, à l'Université Laval, tout en écrivant Cherles et Era, roman qui parut aussitôt dans In Revue Canadienne.Sa plume, encore novice, sut néanmoins raconter d'une necnière intéressante les événements de 1690 : te siège de Québec, lu prise de Schence- tade et les amours traversées des héros du récit : Charles et va.Francois de Rienville, qui parut en 1870, est cu progrès sur des premières productions.L'année suivante fut publié Plutondant Bigot, le mieux charpenté de ses ouvrages.Eu ISTS, le Chevalier sde Mornae eùt son tour de notoriété ; on l'a mis à la scène avec succès, Le Fitucée du Rebelle, imprimé en 1575, est le tnieux écrit des livres de M.Marmette.C'est dans notre histoire nationale qu'il puise ses renseignements, qu'il place ses sujets, et il anime ceux-ci de l'esprit du temps où ils sont censés avoir vécu.Les événements de 1065, 1690, LE MONDE ILLUSTRE 1759, 1775 forment les cadres qui entourent chaque tableau de ses romans.Par son goût raisonné, l'adresse avec laquelle il agence ses épisodes, le style châtié qu\u2019il possède et le profond sentiment canadien qui règne dans toutes ses œuvres, M.Marmette est le premier romancier Canadien Francais, L'Inteudant Bigot et lu Fiancée du Rebelle pourraient être lancés en France même et y attirer l'attention, Trois volumes de variétés, où l'histoire du pays occupe beaucoup d'espace, sont encore dus à notre écrivain, sans compter des articles de circonstance publiés dans nos revues et nos journaux.La section francaise de la Société Royade vient de le nommer son président.Nous avons donc lu tête d'Alfred de Musset sur le fauteuil d'hon neur, car remarquez que M.Marmette ressemble au pote de Rolla, C\u2019est d'ailleurs la politesse même et un ani sérieux, très recherché dans nos cercles.De son nutriage (1XG8) avec mademoiselle José phine, tile de l'historien Garneau, lui est né une charmante enfant, qui s'est donné pour mission d'etmapécher son père et sa mère de vieillir, en em bellissant leurs existences pau son affection et sa unite, Maintenant, que fait M.Mnrmette ?Ce qu'il a toujours fait : il travaille hardiment.De 1867 a ISSZ employé au bureau du trésor du gouverne ment de Québec : depuis lors attaché au département de l'agriculture \u2014 section des archives et sta tistiques, à Ottawa, on l'a envoyé par trois fois à Paris, où il a su découvrir, entaloguer et analyser une foule de documents historiques apparteniumnt à l'histoire du Canada, Ce seul travail mérite tous les éloges que lon décerus avec taisor aux honumes d'étude qui rendent de granes services, CHARLES AMEAU.PLATTSBURGH A l'occasion de la célébration de la Saiut Jean- Baptiste, il nous à été permis de visiter Platts- burgh, bâti sur les bords du lac Champlain, un des plus beaux de l'Amérique.Ce lac, dont la belle apparence frappe tous les étrangers, rappelle au Canadien bien des souvenirs historiques.En effet, cest sur ses eaux que ni viguèrent Champlain et ses braves, allant com battre les ennemis de la Nouvelle France : cest sur les rives de ce lue que les premiers nission.naires français allérent évangeliser les sauvages, portant ainsi les lumières de la foi à ces pauvres habitants, Plattsburgh fait partie du comté de Clinton, qui a 53,000 habitants, dont 21,000 d'origine canadienne.La population de la ville elle-même est de S,OUO âmes : dans ce chiffre, nos compatriotes y sont pour 3,500.La vive sur laquelle s'élève Plattsburgh est sensiblement élevée et recouverte d'un vert gazon, où on à eu le bon goût d'inscrire le nom du village en grandes lettres blanches formées par des fleurs.Sur le côté opposé du lac, à Une certaine distance, on distingue les montagnes du Vermont sur le fond blew du firmament.En descendant des chars, nous passons pao la gare, belle construction en piertes rouges, Plu sieurs salles Tien meublées y sont à la disposition des voyageurs.Nous entrons ensuite dans la ville, Les rues eu sont larges, propres, hordées d'un grand nombre d'arbres qui les ombrageut en quelques endroits presque complétement.Les netisons, lu plupart en bois, sont (très coquettes au milieu des jardins qui les entourent.Bridge et Margaret streets sont les deux rues commerciales de l'endroit.Les maisons, ei, sont construites en briques, quelques-unes en pierre, et ont de quatre à cing étages de haut.C'est hi que se fuit tout le commerce, Nous avons renvarqué sur notre passage l'église protestante et les deux églises catholiques, lune pour les Erlandais et l'autre pour les Canadieus- Français.Cette dernière est desservie par les Pères Oblats de Marie-Homacultée, ayant comme supérieur le R.P.Fournier, religieux qui a laisse chez nous, pur son accueil sympathique, le plus heureux souvenir, Les Pires Oblats sont établis en cet endroit depuis 1853, Trois journaux sont publiés à Plattsburgh, Deux cn langue anglaise, le Sindertaud et le Telegram, ctunen français, le Vationcl, qui est la propriété de M.Benjamin [anthier ; ce journal est hebdoma- duire et n un tirage d'environ quatre mille exemplaires, C'est le meilleur défenseur de ln cause cnnadienne sur le territoire des Etats Unis ; il n'y a pus une cause noble et grande qu'il wait dé feudu avec une ardeur toute chevaleresque.M.Lanthier est né à Benuharnois et il habite les Etats Unis depuis vingt-trois nus, Grand et gros, portant moustache et impériale, il a toute l'apparence d'an militaire français.Sa parole est chaude et sympathique, Les représentants de la presse montréalaise lui sont reconnaissants pour l'uccueil cordial qu'il teur à fait, en compagnie de st digne épouse.La Société Saint Jean Baptiste a pour chapelain le BP.Fournier ; le président est le Dr Laroeque, médecin distingué, qui esten voie de se faire une jolie fortane, M.Larocque, de mème que M.Launr- thier, à droit aux remerciments des journalistes de Montréal pour toutes les peînes qu'il s'est données afin de leur rendre le voyage agréable, ++ * Come les journaux quotidiens ont déjà fait connaitre tous les détails de Li célébration de lu Saint Jean Baptiste à Plattsburih, nous nous cou- tenterons ied den dive seulement un mot, Lit messe fue dite à l'église Saint Pierre, par le RP.Fournier, assisté de M.O'Sullivan et Marion, comme dincre et sous-diacre, Le chœur, sous lu direction de ML Petit, à chante Lu messe du second ton de M.Perrault, et le semmon de circonstance a été préché que le RP Nolin, oblats, d'Ottawa, A l'issue de lu inesse, la procession se forma en face de l'église et défile par les principales rues de la ville.Les décorations sur le parcours étaient très jolies.Saint Jean-Baptiste était personnitié par le tils du Dr Laroeque.Dans l'après-midi, sur une estrade élevée en fave du lac Champlain, des discours furent pronoucés par Fhon.Gro-S, Weed, député du comté : M.le juge Charland, de Saint-Jean d'Hberville : Mév.N.- P, O'xullivan, de Burlington : M.Jos.Tassé, de ta Minerce - MM.T.saint-lierre, HD, Tétu et le RP, Fournier.Le soir, Harmonie de Meutrét donna un couvert dans la salle de l'école, mise géuéreusement à lu disposition de la Societé par les commissaires d'écoles.La Société Saint Jean-Baptiste de Montréal était représentée par MM.EAL Martineau, président de la section Notre-Dame ; G.Boivin, H.Lamon- tagne et le Di Mount.Les journaux de Montréal avaient pour représentants : MM.J.-G.DeLadurantaye, I Etendard : H.-D.Têtu, lu Presse; I.Saint-Pierre, la Me nrer, et GA, Dumont, le MoNbE ILLUSTRE.G-A D.LA CHARITÉ La facon de douner, cest la forme même du don et c'est précisénent l'art.Dans la bonne wave, en elle, tout comme dans l'œuvre d'art, le role de la forme est de traduire le sentiment qui inspire et dirige Ta main, de sorte qu'une obole gtacieusement offerte, counue Un peu de glaise mo: delée, peut en acquérir Un prix inestimable, * + + La plus haute forme de la charité n'est visible qui la conscience, ear elle suppose le secret de l'œuvre observé par le bientaiteur.* x * Dans l'aumone, fa délicatesse est la grace du hienfait.SULLY PEUDHIOMME.Nous accusons réception d'une jolie chanson\u2019 nette : Chant de Vourrier, paroles de M J.-Ite.Caouettte, musique de M.Roch Lyonnais.En vente dans les principaux magasins de musique.Prix : 3U cents. 1 LE MONDE tLLUSTHE | up SEs t ATID wh wy A 4 Kms y f ) 2) / Ly Af, 1 U pina! énormes fâta, titans des fordls vierges, 3 8 Vous qui montez du al uw ciel incessamment, Sl >, Lat terre cat votre autel et vous êtes les cierges SE # Que l'écluirez wane fin de votre verdoiement.y LEVY A _ LL .! = 27 - ) i y 7.A 7 \u2019 Zo AN \u201cQuand le cent hiemal s'allonye our la cime *.Des bois découronués juer son souffle émondeur, Votes garde: tuned ia que Udpre hiver les décive Si von rbnstes bras l'éternelle verdeur A Que deveralive se voile ou que juin \u20actineedle, l'air n'imprèque de vos arômes rufinex, Voua jetez len senteurs que votre vibre recèle L'automue, us arbres morts, et l'été, dine len nude (NY \\ 4 TNA SOR À / Cm ere STOTT AE ms 7 Quuend ta puile clarté du Jour qui ae «érule, ax, ast Un croirait que du pied vous éerusce le globe WE que de votre frunt vous étayes les cieux.By hy 18 } ni pourtant, pine réveurs, de giguntempue vaitté À ac wg SN he B 42 Vous domines en vain les éléments troublés, | 2 Be Soe = 4 % > Le fer du lrâcheron tuvs frappe et vous extuille N vais - 4» Ve Vv i y, Et vous couche sur Uherbe ninai qu'on puit des bles Les BP À UNE : 3 / Ty La Cur votre majesté n'est pas même epurg née sh Par ces débuisements sacrilèges qui font // \u2018ag Tomber sous le tranchant aigu de In coynée, 73 nN i= Ved Le chine ate cœur d'uiraig et l'orme cu flan, foo 12 t Lo ES é PS -GONZALVE DESAÇLNIEEN wi ads.ES NN 5935) Ah THR ri 4 Nes, * os 2 LE PHONOGRAPHE ÉDISON Le phonographe n\u2019est pus une nouvelle connaissance pour nos lecteurs.Il y & onze ans, nous prédisions à cette invention de l'ingénieur Edison le plus brillant avenir.Nous nous félicitons d'autant mieux d'avoir été bon prophète dans cette circonstance, que bien des nota bilités scientifiques de l\u2019époque n'y voulnient croire qu\u2019à titre de prestige et de mystificntion.Que nous sommes loin aujourd'hui de l\u2019ancien phonographe do INT qui reproduisait ses sons enregistrés avec un timbre de voix rappelant beaucoup plus ln parole de polichinelle que Ia parole humaine, I y n quatre où cinq ans, M.Edison nous présentait à l'exposition d'électricité un appareil plus perfectionné, mais encore tris défectueux, dont les vibrations 1métalliques étaient des plus désagréables à entendre.Grâces aux persévérantes études du grand ingénieur américain, tous ces défauts ont disparu, et l'instrument qu'il « fait parler, le 28 avril devnier, à l'Académie des Sciences de Paris, n été qualitié de verreille par des savants dont l'opinion à force de loi dans le moude entier.M.Junssen s'est véritablement fait l'écho de tous ceux qui s'intéressent au progrès scientifique, quand, à ln suite des expériences faites devant l\u2019Académie, encore sous le charme de ce qu'elle venait d'entendre, il a dit : \u201c Le problème qui consiste à conserver et à reproduire la parole humaine est un des plus délicats et des plus notables que la science pouvait se proposer.M.Edison l'a résolu ; il s\u2019est acquis par là une gloire éclatante.Il s'est assure la profonde gratitude de lu postérité en rendant possible lu survivance de ln voix d\u2019un ami qui n\u2019est plus, les adieux d'un tuourant.\u201d Mais occupons-nous de l'appareil dont notre dessin, représentant M.Edison parlant dans son phonographe, donne une idée très exacte.I se compose d'un cylindre métallique recouvert d'un manchon en cire, sur lequel un stylet ou pointe traçante inscrit les vibrations eummagasinées sur une membrane placée au-dessus de cette pointe.Le manchon de cire et sa tige sont mis en mouvement par un système moteur actionné par une pile électrique.À mesure qu'on parle sur le diaphragme, le cylindre de cire avance lentement d'une manière hélicoidals, et le stylet inscripteur trace sur ln cire des traits imperceptibles qui correspondent à toutes les vibrations reçues.Au dessus du diaphragwe est placé un pavillon dans lequel parle l'opérateur.Un de nos dessins représente M.Edison parlant dans ce pavillon.Pour obtet.ir la reproduction des sons graphiquement représentés sur le manchon de cire, on replace le cylindre dans la position où il était au commencement de l'opération ; on met en jeu un autre stylet, d'une cous- truction un peu différente du premier, qui vient s'appliquer avec une extrême précision sur tous les traits tracés sur le cylindre de cire, à mesure que ce cylindre est mis en mouvement par l'appareil woteur.On remplace le pavillon par un tube en caoutchouc, dont l'extrémité se ramitie en 2, 4 ou § branches, suivant le nombre des auditeurs.Dans notre premier dessin, on voit un de ces tubes placé sur la table du phonographe.A chacune des extrémités du conduit se trouve une petite ampoule perforde que l'auditeur applique contre son oreille.La figure n° ?nous montre comment la voix est perçue par les auditeurs séparément.Ni on veut obtenir la reproduction des sous d'une façon générale, pour toute une salle, par exemple, on remplace les tubes auriculaires par une sorte de cornet en Une audition du nouveau phonographe Kdison LE MONDE ILLUSTRÉ 77 Sl DBE SE 5 AA ICE Ku M.Edison causant dans son phonographe métal ; imais, dans ces conditions, le son rendu perd de sa perfection ; il a des vibrations métalliques qui rappellent un peu les sons de l'ancien phonographe, Les étonnants résultats du phonographe ne s'arrétent pas à la produe- tion directe des sons ; ces derniers peuvent être transmis à des distances considérables, en combinant le nouvel appareil avec un téléphone spécial.C'est ainsi que le colonel Gourand, ami et collaborateur de M.Edison, a rendu compte de l'expérience suivante faite tout récemment à New-York : \u201c On parla à New-York dans le phonographe ; celui-ci répéts son enregistrement dans le téléphone qui, au moyen de son transmetteur de charbon le transmit à un motographe récepteur, qui répéta à haute voix sur un autre phonograplhe, à Philadelphie.Ce dernier répéta dans un second transmetteur de charbon sur un second motographe récepteur qui, entin, reproduisit à haute voix tout ce qui avait été enregistré, devant un grand nombre de personnes, à Philadelphie.Le son qui avait été produit à New-York et qui avait été euteudu à Philadelphie, soit à &7 milles, passa successivement à travers cing couches d'air différentes, et, par conséquent, s'entendit cing fois pendant le trajet.De plus, le son, ou cette onde sonore, anima, ou, si l'un veut, passa au travers de dix corps difié- rents, sans parler du courant électrique du verre, du fer, du mica, de la craie, de la cire, du charbon, de l'acier et du cuivre.\u201d Les cylindres de cire sont tellement bien compris, qu\u2019ils peuvent enregistrer un millier de mots, et qu'ils peuvent répéter les sons enregistrés plusieurs milliers de fois sans que les sons soient altérés ou affaiblis, Hs sont de dimensions telles qu'on peut facilement les expédier par poste.On reçoit donc ainsi, à domicile, une lettre parlée qui se lit elle-même à son destinataire.Un simple déclanchement suffit pour faire répéter un mot, une phrase, un passage tout entier sur lequel on veut appeler l\u2019attention.M.Gourand reçoit régulièrement par chaque courrier des correspondances parlées du grand inventeur américain.\u201c Dans son premier phonogramme, dit M.Gourand, on entendit Edison, comme s'il était devant nous, parlant, toussant, riant, et finissant sa lettre en exprimant le plaisir qu\u2019il aurait à entendre ma voix au lieu de se fatiguer à lire ma mauvaise écriture.Pur la même poste, on entendit aussi des morceaux de musique qui avaient été Joués en Amérique, le son des bruits de son laboratoire, tels que le bruit du marteau frappant sur l'enclume, celui de lu lime sur le fer, et finissant par les hourras poussés par les ouvriers en l'honneur du départ de la première voix qui se mettait en voyage.Tous ces sons étaient si clairs, si distinets, que l'on pouvait se passer de la voix d'Edison annonçant leur origine, Actuellement, M.Edison peut fabriquer environ deux cents appareils par jour.Quant au prix de revient de Vins.trument, il n'est pas encore établi d'une façon définitive ; mais il est question de le donner en location moyennant vingt piastres par an, Nous ne croyons pas avoir besoin de faire ressortir tous les services que pourra rendre cette admirable découverte.Dans presque tous les cas où l'écriture remplace actuellement la parole, on pourra avoir recours au phonographe.Lu correspondance parlée aura toujours son charme que les lettres les mieux tournées n'égaleront Jamais.Elle conservera à l'ami, à la femme, à la mère, cette douceur de l'intonation, cette originalité de l'accent et de l'expérience qui jouent dans la parole un rôle aussi important que le choix des mots.Et ce n'est là que le côté sentimental.Avec le phonographe, les fantaisies de la sténographie, quelquefois si déplorables, disparaîtront ; l'orateur nous apparaîtra tel rani Eine a arr as qu'il est, avec ses grandes qualités ou son ignorance de la langue qu'il w la prétention de parler, On conservera comte des modèles les intonations de vertains artistes.On nurn sous la muin ln manière dont les grands maîtres de In musique comprenaient l'exécution de tel ou tel passage deleurs œuvres.Nous anurons à Paris comment parlent, chantent, rient les peuples les plus éloignés de nous, grice aux collections des phonogrammes que les voyageurs et les missionnaires pourront joindre à leur collection de photographies.I nous suffira de choisir dans les cylindres en cire que l'industrie livrera à bon marché, pour nous offrir, soit un tour de force de vocalise de la Patti, soit une chanson de Judic ou le dernier discours prononcé à la Chambre des députés par le leader à ln mode.Nous n'en finirions pus si nous voulions seulement énumérer les innombrables résultats qui seront produits par ce merveilleux instrument qui, avant peu d'années, sera dans toutes les familles.On ne saurait trop le répéter avec M.Janssen : \u201c M, Edison s'est nequis, par son inveution, une gloire éclatante : il s'est assuré la gratitude de la postérité.\u201d H.Gros.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 L'HON.JUGE CHARLES.CHAMILLY DE LORIMIER L'hon, juge Charles-Cleunilly de Lovintier, dont la nomination n été promulguée dans ln Gazette Officielle, le 27 avril dernier, est né le 13 xep- tembre 1842, à Dubugne, lowa, l\u2019un des Etats- Unis d\u2019Amérique.11 est le tils de feu M.J.-B.Chamilly de Lorimier, avocat, de Montréal, et de dame Rachel Cudieux de Courville, M.de Lorimier reçut son éducation au collège Sainte-Marie, sous l'habile direction des R.l.PP.Jésuites.On mentionne le fait que les dispositions littéraires de l'étudiant le firent devenir auteur durant son cours classique, d'une brochure intéressante intitulée : Trois jours de fête au Collège Ste Marie.À cette institution était alors attachée une fa- eulté de droit sous la direction de MM.Maxi- milien Bibaud et Achille Belle, avocats.Ces deux professeurs furent les premiers qui initièrent le futur disciple de Thémis a l'étude de la profession legale.Durant sa cléricature, M.de Lovimier fut élu président de l'Union-Catholique pour l'année académique 1861-62.Il se fit alors connaitre très favorablement du publie par plusieurs travaux littéraires importants.Il fut délégué, au nom de cette société, au Congrès Catholique de Québec, eng 1880.Admis au barreau après des examens sévères à Montréal, le 4 septembre 1865, il se livra a la pratique du droit, d'abord en société avec son frère, M T.-C.de Lorimier, puis avec M.D.Girouard, C.R., député du comté de Jacques-Cartier aux Communes.M.de Lorituier a été élu membre du Conseil du Barreau et en a toujours fait partie depuis 1873: il fut choisi comme l'un des examinateurs pour In section du district de Montréal, et occupa la haute fonction de syndie du barreau pendant trois au- nées consécutives.Ce fut pendant que M.de Lo rimier remplissait cette charge qu'il s'occupu de la réforme de la profession des huissiers.[l réussit à constituer en corporation les huissiers du district de Montréal, et alla méme plaider leur cause devant le Conseil Légisiatif, à Québec.Cette mesure importante a depuis produit les résultats les plus heureux.Comme avocat et jurisconsulte, M.CC, de Lo- rimier a toujours joui d'une grande réputation.Homme de bureau par excellence, on l'y voyait travailler constamment, préparant de pair avec plusieurs causes judiciaires importantes, des études légales qui virent le jour à différents intervalles, Ses consultations écrites ont toujours été nucueil- lies avec la plus grande déférence de la part de ses confrères et de ls magistrature.Il a été l\u2019un des collaborateurs et l\u2019un des fondateurs de La Thémis, revue publiée de 1879 a 1884, avec le concours de feu l'honorable T.-J.-J, Loranger.LE MONDE ILLUSTRÉ Non principal ouvrage fut commencé en 1870, sous lo titre de : Bibliothique du code vivil.Ce travail considérable sur notre Code Civil comprend mnintenant dix huit volumes et se trouve dans toutes les bibliothèques des hommes de loi, Une autre œuvre importante de M, de Lavimier est le Cours de Droit Criminet, quil donne encore ae tuellement à l'Université-Laval et dent on attend ln publi-ation prochainement, De IN73 à 1575, M.de Lorimier remplit la charge de substitut de la couronne pour le district de Terrebonne, IL fut créé Conseil de la Reine par le gouverne ment de Québec le 12 septembre ISTH, et par le gouvernement du Canada le 3 octobre INK2.Mes hautes capacités engagérent FUniversité La val en IXSU, à s'assurer les services de M.CC.de Lorimier comme professeur de droit criminel, En ISSN, l'Université lui conféra le titre de decteur en droit (lL.1.D.) En INst, il était noué procureur du Crédit Foncier franco-canadien, la plus grande institution financière et de prét que les Canadiens Fran: vais ont eu en Caads 1 prt alors coumne associé M.AE.de Lorimier, son gendre, qui hérite aujourd'hui de toutes les affaires du bureau.En 1563, il épousa Delle St Jean, de Montréal.De ce mariage sont issus huit enfants, dont quatre sout vivants.La nomination de M.de Lovimier à été reque avec une extrème faveur par tous les partis politiques et par toutes les nationalités, La presse entière du pays à été heureuse d'accueillir le choix d'un hounue dont La science et l'intégrité en feront un de nos magistrats les plus eminents.7 \u2018 Soe Lt _ J \u2019 Ce\u201d LZ ss = ANNALES.\u2014 La faiuille de Lovuuier est l'une des plus anciennes du Canada et son histoire est intimement liée à celle du pays.Cette famille descend des Chamilly de Lorimier, de l\u2019He de France, dont l'un d'eux, Claude-Chamilly de Lorimier fut crée maréchal de France en 1703, et un autre.Claude - Charles - Chamilly de Lorimier fut décapité à raison de sa loyauté pour son roi, l'infortuné Louis XVI.En 1665, Guillaume de Lotimier, seigneur de Boyne, capitaine dans la marine royale, vint en Canada, accompagné de son fils, Guillaume de Lorimier, seigneur des Bordes, Le tils épousa, à Champlain, Mile Marguerite- Chaurelle de Saint Romain : il vint s'établir à Lachine et prit le commandement du fort Rolland.Un de ses fils.Claude-Nicolas-Guillaume de Lovi- mier épousa Mlle Louise LePuilleur.Ce valeureux officier fut créé chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ; il fut commandant du fort de In Présentation, près de Prescott, de 1755 à 1759.Un des fils du Chevalier de Lorimier, François Thomas de Lorimier, épousa Mlle Margue- vite Sabrevois de Bleury, à Montréal, le 16 août 1769: il servit sous les drapeaux de la France et de l'Angleterre, il était commandant du fort Nhonagetti, sous les ordres de sir Johnson, IL se distingua près de Saint-Jean, avee son frère Guil- Jaume, le 10 septembre 17705.Ce dernier est l'uu- teur d'un mémoire publié sous les auspices de la Société Historique de Montréal, en IS71.Un de de ses frères fut tué à la prise du fort George : un autre de ses frères, Joseph-Guillaume de Lorimier, épousa à Montréal Mile Magdeleine d'Amours de Clignancourt, et fut père de M, Guillaume-Mathieu de Lorimier, curé de Saint-Cuthbert.Guillaume- Clément-Edouard de Lovimier, fils de Francois Thomas Guillaume de Lorimier, épousa à Saint Cuthbert, le 12 mars 1795, Mlle Marguerite Per- renuit.|! prit part à lu bataille de Chrystlers- tarm, sous les ordres du général Wilkiuson.Un de ses oncles fut mortellement blessé à ses côtés.M.J.-B.-Charilly de Lorimier, fils du précé- dent, épousa à Montréal, le 30 avril 1833, Mlle Rachel Cadieux de Courville.M.de Lorimier prit une part active au mouvement de 1837 et fut obligé de s'expatrier ; son frère Thomas-Chevalier de Lorimier, notaire, de Montréal, est l'une des victimes de ces temps de troubles politiques et son nom appartient à l'histoire héroïque de notre pays.[Le juge de Lorimier est, comme nous l'avons dit, fiis de MAJ.B.-Choouilly de Lorimier.Nous avons cru devoir profiter de l'occasion pour esquisser bien brièvement In généalogie du nouveau juge et payer ainsi notre tribut de recon naissance à sn famille distinguée, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Promenade à travers l'Exposition Universelle de crois que nous avous à peu près tout vu maiuteunnt, au moins pour co qui regarde la tour.Quoique vos yeux, J'en suis sûr, ne soient pus encore complétement rassassiés des beaux spectacles dont ils out été témoins et qu'on ne se lasse jamais de contempler, il va falloir nous décider à opérer notre descente dans le puits énorme et béant où vit tout à l'heure s'engouffrer notre ascenseur, Disons done un dernier adieu aux choses du ciel pour retourner ruaper sur la terre, couvue le com mun des mortels ! Navez-vous que c'est une curieuse chose que ce chemin des ascenseurs que nous allous reprendre ! on se trouve comme dans un long couloir plongé dans une demi obseuvité.On eu est tout saisi : dans l'eabre, on aperçoit, à travers les glaces de In cabine, d'innombrables pièces de fer formant l'enchevétrement le plus inextricable qu'ou puisse imaginer.Toute cettecharpentefantastique semble, par le mouvement de l'ascenseur, s giter autour de nous et s'élever sans cesse à doite et à gauche, de ce puits dont it semble qu'on n'atteindra jamais le fond ! Tout cet mas paraît fait au hasard, «t pourtant chacune de ces pièces de fer à été cal culée, tracée, coupée avec Un soiu infini, et, dans l'esprit de Fingétieur, pas une ne se trouve inutile dans cette œuvre admirable devant laquelle päli tout ce que les anciens nous ont laissé de plus colossal, Mais nous voici rendus au quai de débarque ment, et les jardins que nous avons quittés pour faire notre promenade dans les nuages nous attendent de nouveau.A droite de la tour se trouvent situées, au milieu des fleurs et des arbres précieux, plusieurs constructions remarquables : nous pouvons aitusi visiter le bätiment de in Compagnie du Canal de Suez, où sont exposés les plans du gigantesque canal, l'histoire de son creusement avec les machines, les procédés pour mener à borne tin cet étonnant travail au milieu des difficultés sans nombre qui s'opposérent si souvent à son achèvement au milieu du désert.En sortant de cette exposition intéressante, qui nous transportait en pleine Egypte, le pays de Moise et des Pharnons, nous rencontrons le bâtiment mexicain, où nous nous retrouvons en plein Mexique, la patrie des Incas et de Montézuma ! Comme vous le voyez, il faut s'attendre à tout à l'Exposition, et l'on arrive à faire le tour du monde en peu de temps.Ce monument est construit sur les plans des palais dont on voit encore les ruines à Mexico, I forme une sorte de carré dont chaque face présente un portique qui rappelle un peu les portiques Egyptiens.Au-dessus de l\u2019entrée d'hon- near, on voit un bas-relief représentant la statue du Soleil, qui était le dieu des premiers peuples du Mexique, et qui semble présider à lu ercation des fruits de la terre qu'il inonde de ses rayons fertilisants.À l'intérieur, on peut voir des peintures mythologiques du temps des Incas, où premiers souverains du Mexique, et de nombreuses seulp tures provenant des ruines des villes antiques de ce pays.Les Mexicains, pour réussir à cette ex position, ont commencé par faire chez eux une ex position nationale, c'est-à-dire où leurs seuls pro duits étaient exposés ; puis, ils ont choisi parmi ln multitude d'objets «exposés ce qu'il y avait de plus remarquable et de plus somptueux dans cette magnifique et riche collection pour l'envoyer à Paris.Quant au palnis lui-même, il leur à coûté plus d'un million.C'est vous dive que rien n\u2019a été épargné.A côté de ce palais, nous rencontrons ceux du Venezuéla, du Chili et de la République de l'E- quateur, chacun avec ses beautés, et les variations ages ox È LE MONDE ILLUSTRE infinies des produits de ces contrées lointaines ; en pénétrant dans tous ces palais, vous vous trouvez eu présence de gens du puys, revdtus du costume national, et qui sont chargés de faire visiter l\u2019exposition de leur patrie.Le pavillon de la Bolivie est entve autres, très remarquable ; ce bâtiment est surmonté d'un dôme de 40 pieds de dinnètre et de 120 pieds de tour ; on y voit.parmi une foule de produits divers une wagnifique collection de minerais dont abonde le sol de la Bolivie : puis, c'est la reproduction d'une galerie en exploitation dans une mine de plomb argentifère.On voit les ouvriers retirer le minerai précieux, puis par toute une suite de procédés ingénieux, le purifier des matières ter reuses auxquelles il est mélé, et enfin séparer le plomb de l'argent qui se trouvent eux aussi unis ensemble.Mnis, ce qu'il y a de plus curieux dans ce palais, est une immense volière où cage de la grandeur d'une maison ordinaire, Dans cette volière sont exposés des milliers de ces oiseaux mer veilleux aux couleurs si vives qui habitent les hautes forêts du Pérou.Il y en a gui ne sont pas plus gros qu'une noix, avec un bec d'un pouce où deux de longueur.Ces magnifiques oiseaux, si bien nommés oiseaux- mouvhes, sont parés de plumes aux couleurs éela- tantes nuancées de toutes les délicieuses couleurs de lave en ciel.Vifs conne l'éclair, ils traversent l'air courme une lueur éblouissante, et leur vuriété est innoubrable, L'aspeet de cette volière est vraiment fécrique, surtout si vous ajoutez à ce spectacle le charmant concert de cette foule bril Jante si digne d'habiter l'atmosphère des pays du soleil ! Au sortir de cette série, dirigeons maintenant nos pas vers le Palais des Enfants : Que ce titre ne vous étonne pas, car en vous rappelamt que nous visitons l'Exposition Universelle, vous comprendrez fauvilement au seul souvenir de son nom, que vien tua dû être oublié dans son enceinte, et que tout ce qui existe dans l'univers, doit y être repré senté.Eh bien, on n'a done point oublié les en fants, cette population de petits et de faibles, qui est supérieure en nombre à la popuketion des grands et des forts, et qui est appelée un jour à remplacer cette dernière sur le triste théâtre de la vie ! L'arclitecture du palais est en harmonie avec sa destination et sa façade principale est couronnée de deux tourelles où figurent des soldats, des chevaux en hois, des moulius à vent, ete.L'intérieur offre un aspect des plus curieux.bä, sont exposés les mille viens merveilleux inventés pour sunuser et instruire l'enfance.Les jouets mécaniques, les locomotives à ressort qui marchent toutes seuies, les mouches métalliques qui senvolent en hattant des aîles, des chevaux de bataille qui galoppent, entraînant avec eux, toute une batterie d'artillerie, les poupées qui parlent, marchent et dorment * que sais-je ! Puis, dans les jardins, on donne des fètes enfantines où, au ruilieu des fleurs, des plantes magnitiques et artistement disposées, où se croit revenu aux temps et aux pays des fées ! Au mi lieu dut parterre, on a construit un gigantesque cléphant auquel où arrive par mille cheuiins ditté vents, et qui est tellement gros que chacune de ses pattâs énormes renferme un escalier.En prenant l'un de ces escaliers étranges, on arrive à Un vaste théâtre aanénagé dans le corps du monstrueux ani tual, et où l'on peut assister à des représentations qui ne sont pas toujours et seulement enfantines, - O jours heureux de l'enfance, époque innocence et de tranquillité où nous avons fait nos premiers pas, escortés des bonnes Éées de l'Htusion et de lIn soucianee, pourquoi vous étes vous si vite envolds! Pourquoi ne restons nous pus toujours des enfants! ( ec): Homie Tout le monde veut avoir un ami © personne ne s'oceupe d'en être un, Qui vit sans but, vit tristement.Dans la vie morale, pour avoir du plaisir, it faut se proposer un but et Patteindre.\u2014NicoLas.M.DAVID LEGAULT FONDATEUR ET COMMANDANT DE LA DU PALAIS ARCILÉPISCOPAL GARDE La plupart des citoyens de la métropole du Ca.mada connaissent, au moins de vue, le commandant Legault.Tous ont pu admirer sn noble et fière allure, su haute taille et son air martial, surtout sous le splendide costume de garde noble qui lui va si bien.Nous avous cru faire plaisir & nos nombreux lecteurs en publiant, outre le portrait, une notice biographique de ce populaire professeur et propagateur de ln science des armes à Montréal, M.David Legault naquit en 1831, & Saint-Her- uns, comté des Deux-Montagnes.Cependant il fut élevétà Montréal, car quelque temps après sa Naissance, ses parents vendent lemeurer en cette ville, Vers 1SG9, la passion des voyages s'empara de lui, et il s'enbarquie sur un navire à destination de Londres, Séduit par le séjour de la ville Lu plus populeuse de l'Europe, it} y demeura quelques annees, Peu de temps après son arrivée, il fit connais san we avec fe célèbre maître d'armes francais, Pons aîné, Ce dernier lui enseigna l'escritiect le normes prévot d'armes.Alors M, Legault revint en Canada, Vers cette époque, et compueguie de M Ed.Hardy, le tousi cien bien conan il fonda la fantare Hardy, qui de vint plus tord lHacrmaendie de Montréal, et eu prit le commandement comme tanbouranajor, Dis l'année ISSZ, pressé paur ses amis, il ouvrit tie petite école d'escrime sur la rue Notre Drame, dans Lu salle da club Cartier.Cette institution ne tit que prospérer.devint bicatét urgent de se procurer des salles spéciales, ten ISS TM, Legault lows ta sale de Ta bitdiothegue de l'ancien Institut Canadien, où les amateurs ont pu le voir et apprécier son esprit d'entreprise : car souvent des soirées tuilitaires sont données dans ee local, et tout le monde est admis gratuitement.Mais sou œuvre principale est la fondation, au mois d'octobre IXS6, de la Garde du Palais de Sa Grandeur Monseigneur Fabre, qui venaît d'être nommé archevêque.Disons en passant que C'est ane œuvre véritahle- ment patriotique, si l'an en considère le but : Ré- iausser la splendeur des cérémonies religieuses qui sont si belles dans notre religion © donner presque le meme éelat a ces fetes quia celles de an capitale de Funivers catholique : enseigner Part des armes et les exercices physiques aux jeunes Canadiens.Francais, voila le but du fondateur.La Garde comptait alors neuf membres lors qu'elle fit se première faction au Palais Avchié- piscopal, le lew janvier 1SST Tous se rappellent cette faaneuse faction de {heures 39 minutes, dé- sant de l'heure 30 minutes celle d'atteune des gardes nobles du thonde entier, Depuis, la garde à toujours augmenté, et les factions sont de courte durée maintenant.Ne refusant jaundis son concours nt celui de ses élèves aux différentes institutions du pays, plu sieurs fois le publie à été témoin du progrès quia fait les armes dis uotre cité, M.Legault a aussi introduit Le gymnastique de salon, suns'appueretls, dans diverses maisons d'éducation, et le résultat constaté a été des plas satis faisant.Le eommeaedant de Li Garde Soceape en ce mo- mert de l'incorporation de ce corps, et nous ne doutons pas qu'il le soit.Le nombre de ses mem bres actifs dors ne pourra dépasser de chitre de 17, officiers compris, et il est aujourd'hui de 36, sans compter les mersbresbicnfaiteurs et les recrues ou membres aspirants.Nous sivens que M le commandant a déjà fait des démarches pour obtenir des carabines aupres des autorités militaires, ear les gardes ne portent actuellement que Lu rapière, mais nous ne savons pour quelle raison on ue lui à jamais rendu de vé- pense definitive, Ce serait pourtant là une école utilitaire qui foyrnirait chaque année un contingent plus où moins considérable, aux bataillons de Montréal, d'hommes possédant des connaissances sérieuses de la discipline militaire et des notions 79 ratiques sur le maniement des armes, parceque \"habilité du professeur étant reconnue, il nous reste à dire qu'il ne badine pas sur le sujet de la discipline.Je termine cette notice sans pouvoir résister, après vous avoir parlé de ln Garde Noble, au désir de vous livrer sa devise qui, j'en suis cortain, est celle que nous tous, Catholiques et Canadiens, nous avons dans fe cone spe Dopamine! CHOSES ET AUTRES -\u2014
de

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