Le Monde illustré, 10 août 1889, samedi 10 août 1889
[" ANNONCES par insertion - - 6èur ANNÉE, No 275.\u2014 SAMEDI, 10 AOÛT 1889 ABONNEMENTS LE MONDE ILLUSTRÉ | = 10 cents La ligne, Six mois, $1.50 Quatre mois, 81.00, payable d'avance Vendu duns les dépôts - - 5 cents la copie Un an, $3.00 - - 5 cents Tarif spécial pour annonces 8 long terme Insertions subséquentes BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.BUREAUX, 40, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTRÉAL.\u2014 ET MILL \u2014 TABLEAU DE =.iLL : L'ANG ARTS LDEAUXN ALEXANDRE WILLIAM DUFF, COMTE DE FIFE LA PRINCESSE LOUISE DE GALLES UN MARIAGE ROYAL 114 LE MONDE ILLUSTRÉ MONTREAL, 10 AOUT 1889 SOMMAIRE Texte : Eutre-Nous, par Léon Ledieu.-\u2014Promenade à travers l'Exposition luiverselle, ar IN Colonnier.\u2014Feu Adolphe Grenier avec portrait) \u2014-Diographie et portrait de Napoléon Legendre, par Charles Ameau.\u2014 Le capitaine de l'Arladros, par Saint-Juir.\u2014 Revue ge.nérale, par G.A Dumont.-_ Poésies : Chant de guerre Trognois, par RB Chevrier,.-\u2014La berceuse, par Napoléon Legen«lre.\u2014 Nos gravures, \u2014 Bibliographie, \u2014 Nos primes Liste des numéros gagnants \u2014L'alphabet français.\u2014 Feuilleton : Sans-Mère suite), GRAVURES : Portraits de M.Napoléon Legendre et de feu Adolphe Grenier, \u2014 Beaux-Arts : L'Angelus, \u2014 Portraits de la princesse Louise cle Galles et du comte de Fife.\u2014 Quelques-uns «des principaux personnages de la Révolution de 1793 \u2018onze portraits.\u2014Gravure du feuilleton, Primes Mensuelles du \u201cMonde Illustré\u201d 1re Prime .- - - 4860 Ome © .- 28 Sme © .15 éme © .10 ôme © - ° .+ 5 fime \u201c .- 4 me %.- - - 3 8me \u201c - - .2 86 Primes, à $1 .> - 86 94 Primes 8200 Le tirage se fait chaque mois, dans une salle publique, par trois personnes choisies par l\u2019assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront le tirage de chaque mois.NOTRE NOUVEAU FEUILLETON Prochainement, LE MonbE ILLUSTRÉ commencera la publication d'un grand roman, intitulé : Les Mysteres de Panama C'est une œuvre toute d'actualité, un drame poi- gant que nous recommandons sous tous rapports à nos lecteurs.A NOS LECTEURS Vous avez pu reconnaître que les essais que nous avons faits de notre nouveau système de photogravures ont parfaitement réussi, après les quelques tâtonnements inévitables en pareils cns, et que le succès a récompensé nos efforts, Nous venons vous prier de devenir en quelque sorte collaborateurs du MoNDE ILLUSTRÉ, en nous envoyant les photographies de vues ou les portraits de personnes notables de In localité que vous hn- bitez.En ce faisant, vous contribuerez à faire mieux connaître notre pays, et vous serez certainement heureux de voir reproduits, dans un journal dont la circulation augmente tous les jours, les sites qui vous sont chers et les portraits de personnes qui ont rendu des services à notre cher Canada.Veuillez adresser ces photographies à l'adresse suivante, avec le nom du photographe : Le MoxvE ILLUSTRE, Tiroir 2034, Bureuu de Poste, Montréal.Celui qui fait pousser deux brins d'herbe là où il n\u2019en poussait qu\u2019un, fait plus pour son semblable que le grand guerrier qui a gagné vingt batailles, \u2014LAMARTINE.LE MONDE ILLUSTRÉ pdlevwvyrvervewwl' Tvvvwwvwvwws | Tl y a quelques jours, on m\u2019a raconté que quel ques jeunes gens\u2014de Montréal ou de Québec, peu importe \u2014faisant un voyage de plaisir sur un bateau, se sont rendus, dès le clépart, dans une cabine pour y fumer et qu'ils se sont endormis au bout d'une demi-heure environ pour ne se réveiller qu'au moment où l\u2019on touchait terre, au retour.Leur sonnneil avait duré près de dix heures.Ces jeunes gens ne fumaient pas du tabac, mais de l'opium, et voilà comment j'ai appris qu\u2019un mal terrible menaçait de se répandre dans notre pays.Mes amis, qui avez goûté à ce produit qui abrutit tant de millions de malheureux, prenez garde ! c'est une fâcheuse expérience que vous venez de faire, et, pendant qu'il en est temps encore, je vous en conjure, n\u2019en faites pas une habitude, jetez bien vite ces cigares empoisonnés dont In fumée vous procure certaines jouissances passagères, des rêves étranges, des visions fantasmagoriques que vous paierez plus tard bien cher, car c\u2019est votre intelligence, c\u2019est votre esprit, c\u2019est votre cœur que vous sacrifiez ainsi.I1 parait que ce sont des Chinois, de ces blanchisseurs établis chez nous depuis quelques années, qui vendent ainsi des cigares chargés d'opium, et ces malheureux, non contents d'abimer notre linge, en sont arrivés à vouloir nous épuiser moralement et physiquement.C'est un fait assez important pour qu'il mérite d'attirer l'attention des autorités.*,* Pour mieux vous faire comprendre la gravité du mal qui nous menace, je vais vous dire ce que sont et ce que deviennent les fumeurs d'opium.Ou les reconnaît à la pâleur maladive de leur figure, à leurs veux caves entourés d'un cercle bleuâtre, à la dilatation de leur pupille, à l\u2019hébétude de leur regard.\u201c Ce regard, dit M.Liber- man, a une expression particulière d'idiotie, quelque chose de vague et de gai a la fois, tout à fait indéfinissable\u201d.Le fumeur est silencieux : sn parole trahit un certain effort ; il ne devient loquace que sous l'influence de sa pipe, qui l'anime d'une manière passagère et factice.Tout son corps est maigre et grèle, sans vigueur, sans mobilité ; ses mouvements sont incertains : il marche en chancelant et la téte baissée ; il marche vers la mort.La période d'initiation dure ordinairement de deux à quatre semaines ; elle exige parfois plusieurs mois.Certaines constitutions ne se font jamais à l'opium, et quelques personnes sont forcées de renoncer à une tentative impossible.C\u2019est ce \u201cjue je souhaite aux jeunes gens qui ont essayé de se rendre semblables aux Chinois, mais je dois ajouter que l'on est arrivé à déguiser le goût de l'opium de manière à éviter les désagréments d'initiation que l'on éprouvait autrefois.La plupart des Chinois, dit Louis Figuier, pur- viennent à surmonter le malaise des débuts, et ils prennent bientôt l'habitude de ce narcotisme.Après cinq ou six pipes, le fumeur éprouve un sentiment de chaleur et d'\u2019excitation nerveuse : ses pupilles se contractent par suite de la congestion cérébrale ; le pouls devient plus vif, et bat 90 a 100 pulsations.Quand l\u2019habitude de fumer est devenue chronique, l'intelligence s\u2019abrutit, l'esprit vieillit jusqu\u2019à la décripitude, la mémoire ne retrouve que les premières impressions de l'enfance.Les sentiments d'affection disparaissent ou se changent en sentiments opposés.La penu est insensible aux blessures, brûlures, ete.Enfin, ln marche devient lente, le pied du malade hronche, ses membres tremblottent, il bégaye.Puis viennent d\u2019atroces hallucinations que rien ne peut chasser : il voit des crapauds, des dragons, etc.C'est le delirinm tre- mens narcotique.Le tout se termine par la folie ou la paralysie générale, Le fumeur d\u2019opium finit tris souvent par le suicide, conséquence assez naturelle de lu misère et de la démoralisation dans laquelle il se voit entraîné sans retour ; s'inspirant du dégoût à lui- même, il ne trouve de refuge à ses maux que dans la mort.11 est en Chine un assez curieux Album qui re- résente In Vie du fumeur d'opium, dit Louis iguier, À qui j'emprunte ces détails ; sur la première planche, on voit un fumeur couché sur un riche canapé et entouré de tout le luxe qui caractérise l'existence la plus élégante.Peu à peu, dans les planches suivantes, on le voit descendre, par suite de sa paresse et de ses débauches, dans une profonde misère, 11 finit par mourir sur une natte après avoir ruiné sa femine et ses enfants.Cet album est très répandu en Chine, mais l\u2019opium n\u2019en continue pas moins à faire ses ravages.*_* Certes, nous n\u2019en sommes pas là, je le vois bien, mais enfin il faut bien reconnaître qu'il y a chez nous, comme ailleurs, une certaine tendance au vice qui se traduit par des faits.Il n'y a pas huit jours qu\u2019une bande de petits voleurs, parfaitement organisée, était empoignée par la police de Montréal, et grand fut l\u2019étonnement du juge en entendant un garçonnet de douze ans, qu'il interrogenit, lui répondre cyniquement : \u201c Je suis le capitaine de la bande et j'espère bien me faire une réputation plus tard.\u201d Le pauvre petit misérable n'a pas besoin d'attendre tant que cela.Lui et sa bande commettaient depuis plusieurs mois des vols avec effraction, et leurs exploits étaient plus grands que leur taille.On les à tous envoyés passer quelques années à l'Ecole de Réforme, mais en sortiront-ils meilleurs, c\u2019est un point d'interrogation.Que faisaient ces enfants du crime du produit de leurs vols ?Ils buvaient, s\u2019enivraient, fumaient.de l\u2019'opium, peut-être, car, je le répète, il paraît que ce commerce de cigares empoisonnés prend une extension alarmante.*.* Un autre mal qui menagait aussi de se développer, c'est le mouvement gallophode, la guerre suinte préchée dans tout le Canada par quelques douznines d\u2019hallucinés qui s'étaient mis dans la tète\u2014Dieu sait comment cette idée a pu entrer dans leur boite crânienne\u2014que nous voulions détrôner la reine Victaria.Et tout cela parce que nous avons décidé de régler une vieille dette, l'affaire des Jésuites.Enfin, tout est terminé et, franchement, je n'ai jamais vu mines plus piteuses que celles des délégués qui sont venus, vendredi dernier, demander au gouverneur général la permission de discuter cette question levant la Cour Suprême.Ces bonnes gens ont été bien reçues, mais aussi bien déques.Après leur avoir fait comprendre combien leur démarche avait peu de raison d'être, lord Stanley a terminé ainsi son discours : Les remarques que j'ai faites sont dépouillées de toute nuance politique et je crois avoir refuté assez complètement les arguements que l\u2019on à voulu faire prévaloir, pour écarter toutes les inquiétudes, Je termine en faisant un appel des plus pressants\u2014 un appel que vous avez déjà deviné et auquel, j'en suis sir, vous éles prêts à répondre, c'est que dans l'intérêt de la l\u2019uissance, il vaut mieux passer l'éponge sur la question agitée, ; Dans le cours des dernières années, hous avons espère que les animosites qui avaient malheureusement prévalu autrefois disparaitraient, et que la Puissance du Canada comme toute contrée unie, s\u2019engagerait sur le chemin de la prospe- rité et de la paix.Je demande donc à tous ceux qui se proclament les meilleurs amis de la l\u2019uissance de faire preuve de tolérance envers les autres, d\u2019imiter dans leur conduite nos voisins qui, quoique composés d'éléments hétérogènes, vivent en harmonie et demandent que l'on vive et que l'on permette aux autres de vivre dans cet état de paix cnvié par chacun de nous, ne perdant jamais de vue que nous sommes tous cgale- ment intéressés à promouvoir la prospérité et le bien-être du Canada et que nous avons le devoir de demeurer loyaux et dévoués à notre Souveraine, 11 est ditticile de dire plus poliment à des importuns qu'ils fernient mieux de s'occuper de leurs affaires et quand on à vu pareille agitation en Canada, on pense à la réflexion de Victor Hugo : \u201c Rien de plus singulier que cette petite chinoiserie dans vette grande nature \u201d. = fi hE \\/ Ÿ Fe CHANT DE GUERRE IROQUOIS (A L'OCCABION DU 200M ANKIVEKSAIRE DU NARSACRE DE LACHINE Ohé ! tils des forêts, braves comme naguère Déterrona aujourd'hui la hache de la guerre Pour parer de nouveaux dangers.Ohé ! Tous dubuut * cournge * Armons nous do notre rage Il faut chauser ces étrangers \u2018 1 eurs fusils meurtriers crachant des jets de flammes Ont pu jeter la peur un instant dans nos Ames Ohe ! Loin de nos esprits Ces craintes (maginaires Et courons de leurs tounerres , Braver les clameurs et les bruits ! Venus de bords lointaine sur d'immenses coquilles Ut ont osé troubler nos bourgades tranquilles, Ohé * Mort à ce peuple blane ; Du dernier homme au teint pale Entendons le dernier râle Sous notre tomahawk sangluant Ia nous ont enlevé nos vallons et nog plaines Lau paix de nos hameaux et Fombre de nos chenes Assez souffrir sans murmurer * Ohe * Couvrons de ruines Leur sol et dans leurs poitrines Cherchous leurs cœurs a dévorer © Do nos bois, de nos champs ils ont fait In conquéte Et notre race, helax * bientot courbant la tête Gernire daus un noir eachot : Ohe ! Brûlons leuts cabanes.Ohé ' Buvons dans leurs cranes A longs traits leur sang encor chaud.Ohé * Le manitou protégera nos arties 1 ira cette nuit endormir leurs niarmes.Ohe * Qu'ils meurent egorges Et portant a nos ceintu.es Dépouilles et chévelures Nous reviendrons flers cf vengé A0 / - Ottawa, 5 nout IXss.Promenade à travers l'Exposition Universelle Ainsi que nous l'avons vu, chaque peuple à tenu à paraître avec honneur sur le vaste champ de l\u2019Exposition.Nous ne sommes pas encure entrés dans les grands palais proprement dits, nous n'avons encore fait que visiter les constructions se- vondaires, et déjà, une partie de l'univers n passé sous nos yeux ! Déjà nous avons contemplé les collections les plus étonnantes de tout ce que produit l'Amérique du sud, sous lez climats les plus variés, (lepuis le Mexique jusqu'à la terre de feu.Nos yeux ont été éblouis à l'aspect des richesses iné- pnisables de ces pays, à Ia vue de cet amoncellement de minérais précieux chargés d'or et d'argent, de bois aux teintes superbes, de tissus inconnus encore, de produits de la terre d\u2019une grosseur et d'un poids fantastique.Grâce à des plans en relief, à des vues photographiques ou des tableaux, nous avons voyagé sur des fleuves immenses, sous des forêts vierges et dans ln Pampa brûlante et sans fin.Pour nous fuire connaître les mœurs des indigènes, on nous montre leurs types, leurs costumes, leurs habitations et mille objets encore employés par eux : on nous montre aussi des civilisations qui ont entièrement disparu : et, à côté des anciennes races, nfin que nous soyons frappés des progrès qui ont été faits par les civilisateurs actuels, on place sous nos yeux des renseignements, des livres et des statistiques surprenantes, Si vous le voulez bien, maintenant, nous allons traverser encore les jardins qui s'étendent et fleurissent sous la tour Eiffel, et 1.ous allons continuer notre visite parmi les constructions séparées qui sont élevées sur ce côté conne sur celui que nous venons de quitter.Le contraste est frappant .nous avons vu l'essor de la civilisation naissante, nous allons maintenant contempler les fruits magnifiques qu'elle offre aux peuples qui la possède dans toute la puissance féconde de sa tmaturité.LE MONDE ILLUSTRE En effet, de ce côté de la Tour sont construits les pavillons de plusieurs grandes maisons industrielles et commerciales, qui se sont fait une exposition spéciale.A tout seigneur tout honneur ! nous allons commencer d'abord par rendre vitite au pavillon de la maison Eittel, Le grand ingénieur qui vient de couronner su renommée par la construction de sa tour géante, non content de cette exposition colossale, à voulu encore montrer aux nations les services énormes qu\u2019à rendus de nos jours au monde l\u2019art audacieux du génie civil.À cet effet, il n exposé duns co pavillon les modèles en fer de tous les grands travaux qu'il a entrepris et menés à bonne fin sur tous les points du globe.Sa spécialité est la construction des ponts ; et quels ponts °.ce sont les plus hardis qu'il y ait dans le monde, et il semble que les difficultés les plus insurmontables aient attiré cet homme extraordinaire au lieu de le faire reculer.C'est ainsi qu'on peut voir exposés dans ce pavillon les modèles du pont de Tardes, qui franchit un gouffre dans les montagnes à 328 pieds au dessus du sol, sur des piles écartées de 340 pieds, Les grands ponts en arc de M.Kittel sont de véritables chef- d'œuvre, ils semblent destinés, par leur courbe aérienne ct gracieuse, à embellir le paysage où lu main de l'ingénieur les à lancés.A Porto, en Espagne, on en voit un de 531 pieds d'ouverture, portant le chemin de fer à 200 pieds au-dessus de l'eau ! Entin, le modile exposé sous le pavillon où nous sommes et devant lequel sar rétent en foule les curieux et les savants, est surtout celui qui représente le pont du Garabit.C'est le plus audacieux et le plus remarquable au point de vue du caleul mathématique qu'ii y ait dans le monde ! Le pont franchit entre deux montagnes et sur une seule arche en fer, l'espace effrayant de cing cent cinqueante pieds de largeur sur plus de quatre cents pieds de hauteur au dessus d'un torrent qui roule et gronde au fond du ravin ! C'est-à-dire que \u2018église Notre-Dame de Montréal, la banque, l'Hé- tel de- Ville et sa coupole entussés les uns sur les autres, atteindraient à peine la clef de voûte de cette arche majestueuse ! Vous comprendrez que, pour élever un are semblable à une telle hauteur, il ne fallait pas songer à faire d'échafaudages allant du sol jusque là.Aussi, chose incroyable ! M.Eifel fit commencer le pont des deux côtés à ln fois, avançant ainsi tout doucement au dessus du vide effroyable et béant.Vingt-huit câbles d'acier soutenaient les deux tronçons de l'arche à mesure que les hardis ouvriers ajoutaient bout à bout les énormes pièces de fer qui composaient cette charpente gigantesque dont le poids atteint trois millions de lierex ! Entin, la dernière puèce fut posée en quatre heures de temps seulement ; on décrocha les câbles, et l'on acheva la construction du pont sur le dos de l'arcade terminée.a.( Nonniee FEU ADOLPHE GRENIER C'est avec un profond regret que les citoyens de Montréal ont appris le malheur qui vient de frapper la famille de notre honorable mnire.Adolphe Grenier est décédé mardi de lu semaine dernière, à sa résidence d'été, Iberville, à l'âge de trente- quatre ans.Depuis longtemps déja, il était atteint d'une «ruelle maladie dont il endurait les souffrances asec courage ct résignation.Cependant, sa fn- mille et ses nombreux amis espéraient pouvoir le conserver longtemps encore au milieu d'eux, quand subitement est venu le dénouement fatal.Adolphe Grenier était né en 1855, à Montréal, où il résidu continuellement et où il s'était créé un nombreux cercle d'amis, Après avoir reçu une excellente éducation commerciale, il entra dans la maison que son père avait établie depuis longtemps déjà et là, ses aptitudes commerciales, sa droiture dans les affaires, l'aménité et la délicatesse qu'il apportait dans ses relations avec les clients, le 115 firent de suite remarquer et lui valurent d\u2019être mis au rang des associés de lu maison, Muis il fallait, couime nous, le connaître dans sou intimité pour comprendre combien il y avait de charme dans les rapperts avec lui et quet cœur battait dans cette vaillante poitrine, Aflable avec ses inférieurs, aimable avec ses égaux, respectueux envers ses supérieurs, poli avec tous, il avait pour chacun une bonne pensée, une parole d'encouragement, un cœur toujours prêt à s'enflatimer quand il s'agissait d'une bonne œuvre ou d'un service que l\u2019unitié réclamait.GRENIER Gravure par Armstrong ADOLPUIEE Photographie Archambanlt Catholique fervent, il ajmait à remplir tidèle- ment tous ses devoirs sans faiblesse et sans respect humetin, inais confiant pleinement en la Divine miséricorde.Modeste autant qu'on peut l'être, il se contentait de remplir sa tâche quotidienne, sans autre ambi tion que celle d'être utile à ses amis, charitable et dévoué à tous.Et il allait son chemin, la main dans lu main de ln courageuse compagne qu'il s'était choisie, contient dans un avenir tranquille, quand lu maladie impitoyable est venue sabattre sur cette vaillante nature.Il est des douleurs qui ne peuvent s'exprimer : il faut les endurer pour les comprendre.Les amis d'Adolphe Grenier sentent Lu perte qu'ils viennent de faire et s'associent de tout cœur à l'atfliction profonde qui frappe son père, sa tendre uière, son épouse affcetueuse.Puissent les nombreux témoignages de sympa- the qui arrivent à sa faille éplorée lui être une douce consolation dans ces tristes circonstances et une nouvelle preuve de la reconnaissance que les citoyens de Montréal portent à leur premier magistrat.Us amr, Le but.- -Une goutte de pluie se suspend, tremblante, à l'angle de l'une des pierres de ma fenêtre.Le soleil levant l'inonde de rayons, et elle brille de tous les feux d\u2019une pierre rare.Mon wil, fasciné, s'y attache et ne voit que cette brillante goutte d'eau qui scintille et rayonne ; tandis qu'autour d'elle, la pierre noire semble encore plus sombre et plus triste.Qu'importe que la vie soit sombre, elle aussi, ai notre cœur, attaché à un idéal qui est le devoir où l'amour du beau, ne voit que le rayonnement du but auquel il s'est dévoué ! Qu'importe que dans notre existence il y ait de noirs nuages perpétuals, si notre âme possède un seul point lumineux qui la guide, l'éclaire et l'inonde de douce espérance ! as \u2014 a Se if 116 LE MONDE ILLUSTRE f \" , 4 \u201c4 pes Le ~ = .RSS J © ad = > i 3 a EY Ta J A De) 7 jy a.D AY 1789 Qu Le of hh NS SRI Le \u201cte 4 Spray Fa ! & A ¥ yw 7 £ Yt \\ \u20ac ; yt LAFAYETTE.NECKER.rq af?a TIN Ÿ > nda) 4 ae FY A hat! tes 4 EE ] Y + à 6s A A re cy : + LOUIS XVI De, R RS F3 \u2014 5 y = 6 BAILLY MIRABEAU = EES 3 vi 5 x Te = =?Éd , bY) + PE ES t bs Nd A [oy A) 9 * Pa WA à 7 Se tr bY ig 3, > 4, LS nt pes Sn gp a et sty BABAUT ST, ETIENNE ABBE GREGOIRE.MARIE ANTOINETTE.à {, ET lo ow iy 4.er as 7 «Wh à is LAN \\ »?\" *e x Edit 3 A _ ; a > 2 SIRYRS CAMILLE DESMOULINS ROBESPIRARE.QUELQUES-UNS DES PRINCIPAUX PERSONNAGES DE LA REVOLUTION DE 1793 I NAPOLEON LEGENDRE Je lo voyais, dans ma jeunesse, discur de bons mots, très entouré, fort joli garçon, toujours bien mis, et jo me figurais qu'il était né sous une étoile spécialement chargée de le conduire à travers les obstacles.Combien je me trompuis ! Su vie n été semée de contretemps, de déboires, de surprises pénibles.Croyez-donc aux étoiles maintenant \u2018 Dès qu\u2019il manifesta des goûts littéraires, il passa parmi nous pour un juge en ces matières, Ce n'est pas cela, toutefois, qui captive la fortune, Il cultiva aussi lu musique ; autre emploi du temps qui ne mène pas au Pactole, Avec tout ve qu\u2019il fallait pour pluire, il n\u2019attivait pas les deus Son tempéramment heureux n\u2019en souflrit pus trop\u2014mais il était géné et ne s'acconnodait qu\u2019à demi de cette situation.De nombreuses amitiés l'ont consolé, du reste, dans ces jours d'attente et de douce résignation.Savoir attendre est l\u2019art de parvenir, dit le proverbe.A force de travaillee et de braver le destin, il vit poindre une aurore favorable \u2014 et chose assez rare \u2014 il se vous plus que jmunis à la culture de son talent favori, car il a plusieurs talents, comme chacun sait.La Société Royale l'a eu au nombre de ses mer- bres fondateurs ; elle l'a encore puisqu'elk\u201cvient de l\u2019élire vice-président de su première section, Ses quarante-sept ans lui promettent de longues années d'activité intellectuelle, Sous sa plume, le vers coule de source.C'est un poète sans fanfare.La nature parle en lui et par lui Le labeur n'est pas visible dans ses strophes, mais il a dû beaucoup travailler pour en arriver à dire si nettement dans le langage rhythmé et rimé ce que la prose elle-même exprime si difficilement.C'est nninte- nant une ressource nequise en lui, et il traite son sujet avec l'aisance du cavalier qui a dompté un cheval capricieux.Après avoir été avocat, il est dans les papiers du gouvernement.Employé.Hé, oui ! de deux manières : le Jour il gagne son pain ; le soir il fournit su part à la bibliothèque nationale en composant des récits, des bluettes, des chansons, qui s'entassent et font des volumes.C'est beau d'avoir de l'esprit et du talent, et surtout de s'en servir ainsi.Je serais tenté de faire ln connaissance de Legendre si je n'avais vu son étoile, il y a vingt-cing ans, et si je n'étais pas en droit de lui dire depuis lors : \u201c Homme aimable, voulez- vous que je te tutoic ?\u201d Madame Legendre (mademoiselle Marie-Louise Dupré) a partagé la bonne ou la mauvaise fortune de son mari, le sourire sur les lèvres, le récomfort dans le cœur.Avis aux amoureux qui cherchent des modèles.Avis aux garçons d'à -ésent.Qu'ils songent à travailler, ils feront leur chemin.Ne sonnez pas la note de ln désespérance lorsque vous avez devant vous un exemple de courage comme celui de Legendre et de plusieurs autres de nos compatriotes, arrivés aujourd\u2019hui au sommet des honneurs, après des jours de luttes et de pénibles mécomptes.Un nom honorable, lié à un talent reconnu, n\u2019est-ce pas le plus Lo! avenir qu\u2019un Canadien puisse rêver ?CHARLES AMKAU.LE MONDE ILLUSTRÉ LE CAPITAINE DE * L'ALBATROS \u201d Cevtes, nous n'aimions pas le capitaine Récat.Fier avec wos matelots et peu communicatif, il passait des journées entières sans desserrer les dents, sinon pour jeter un commundement, un juron ou une punition.Ses commandements étaient brefs, ses jurons courts.Quant aux punitions, il ne les ménagenit pas.I semblait que ce fût une loi pour lui d\u2019en distribuer à la volée.Justes ou injustes, attrappe.Chacun de nous avait eu occasion de le maudire vingt fois depuis qu\u2019il commandait l'Albatros, et je ne crois pus qu'il y ait jumais eu dans la marine du cu.numerce un équipage plus rudement mené que le sien, Non seulement il épuisait sur notre dos toutes les rigueurs réglementaires, mais encore il en inventait do nouvelles.Celle qu\u2019il imagina pour Zani, le Maltais, un bon garçon que nous aimions tous, fut effroyable, 11 s'agissait cependant d'une NAPOLÉON LEGENDRE, vice-president de Le Société Royale du Canada section francaise) Photographie Livernuis peccadille, je ne sais plus trop quoi.était bon marin, quoique mauvaise tête, et il ne se mettait pas souvent dans le cas d'être puni.\u2014fani, dit le capitaine Récat, huit jours de fer.Ln peine était hors de proportion avec le délit, Ce Maltais qui ne méritait qu'une simple réprimande, Zuni réclanus : \u2014Vingt coups de garcette ! dit le capitaine, On prit Zani, qui se débattait : on lui enleva sa vareuse et sa chemise, et le capitaine Réeat, saisissant un filin garni de nœuds, tit siftler lui-même la corde en l'air et lahoura le dos et les reins du pauvre diable.Chaque coup luissait une longue meurtrissure rouge et arrachait une lanière de peau au coupable.Le Maltais, dont la chair était à vif, poussait des cris de rage.Quand ce fut fini : \u2014Jetez cet homme à fond de cale, dit le capi- 17 tuine.Les fers aux pieds ot uux mains, et puis, qu\u2019il crie, donuez-lui une litière de noix de galles Un lit en noix de galles, c\u2019est comme qui dirait un nid en noyaux de pêche, avec cette différence que les noix ont des aspérités plus aigues, A chaque mouvement que le malheureux faisait, ses meurtrissures s'avivaient.Ce n'était plus une punition, cela ; c'était un vrai supplice.Nous en fumes tous indignés.Il s\u2019en fallut de peu qu'une révolte n\u2019éclatât.La iain nous démangenit de jeter le capitaine par dessus bord aux requins qui valaient mieux que lui.Ce n\u2019était pas, du reste, la première fois que cette tentation nous prenait , mais le premier moment de colère passé, on réfléchit ; on ne veut pus s'attirer de mauvaises af- fnires.Nous nous calmions done et nous ohéissons, Cependant, quand nous vimes le Maltais sortir de la cale après quinze jours de fers, sa punition ayant été doublée parce qu'il se plaignait toujours, quand nous vimes le regard de haine qu\u2019il darda vers lu cabine de Récat, nous eûmes peur pour le capitaine et nous essayâmes de raisonner Zani.Peine perdue, \u2014Je saigne encore ! nous répondit-il simplement.Une heure apres, Réeat vint faire un tour sur le pont, H passa pres de Zani et le regarda en souriant d'un air Harquois.Zani ne broncha pas ; mais, quan«l le capitaine fut passé, le Maltais s'élange derrière lui, marchant dans ses pus.Tout i coup, il cria : \u2014Tiens, misérable ! Récat se retourna brusquement et fit face au matelot ; mais aussitôt on vit luire une lame dans ln main levée du Maltais, une lune qui s'enfonça toute entière dans ln poitrine de sou bourreau.Le capitaine tomba raide mort, Nous iaccourûmes,.\u2014Qu'as-tu fait, Zani ! - N'avnis-je pas le droit de ne venger et de vous venger tous ?Ce n'est pas an homme que J'ai tué, c'est une bête fe- roce, Nous pensions bien come lui : néanmoins, quelque chose d'hunttin tressaillait en nous et nous génait, Aussi, quand Zani nous dit : \"Jetons cette chnrogne a l'eau, Lun de nous répondit : C'etait le enpitaine tout de mème ; il faut lui rendre les honneurs.Le Maltais haussa les épaules et se retire à l'arrière du hâti- ment, Quand un matelot est mort ou le coud dans un sac avec du lest au pied, on le place sur une planche à bascule, et c'est vite fini.\u2019 Pour le capitaine, on voulut faire mieux.Hy avait à bord de grandes caisses longues : on en prit une qui servit de bière et, du côté où se trouvaient les pieds, on attachu un lingot de fer que nous crimes assez lourd pour entraîner le tout au fond de l\u2019eau.Nous nous rangeâmes autour du cercueil, tête nue.L'un de nous récita lo /\u2019ater et seulement les premiers mots du De profundis, parce qu'il ne savait pas la fin, et la bière glissa dans la mer.Alors, il se passa quelque chose qui nous remplit d\u2019épouvante.Le cercueil, qui s'était d'abord enfoncé, revint aussitot à la surface.La partie où se trouvait la tête du capitaine émergeait seule hors de l\u2019eau, et, bien que l\u2019on fut seulement en présence d'un bout de planche, nos imaginations surexcitées voyaient nettement le visage territiant du mort.Un frisson nous secoua jusqu'aux moulles ; nous ne pouvions détacher nos yeux de cet affreux spectacle.Pous- LE MONDE ILLUSTRÉ sée par le remous, la bière s'engagea dans lo sillage * Je n'étais pas rassuré non plus et je croyais l\u2019Albatros, et, ce fut le comble de l'horreur, le cadavre du capitaine se mit À suivre son navire.Une heure durant, longue comme un siècle, le mort nous poursuivit.Au commencement, il était tout près de nous, face à face avec son assussin, et le Maltais, dont la rage n'était pas encore tombée, se penchait sur le bordage, défiait le cadavre, l\u2019écume aux lèvres, l'injuriait, lui montrait le poing.Il nous semblait que nous assistions à uni sacrilège.Puis lu surexcitation de Zani disparut, et comme nous, il eut peur.I} criait : \u2014C\u2019est moi que le mort attend.Délivrez-moi Une barque à la mer ; brisez ce cercueil.Mais nul d\u2019entre nous ne se sentait l\u2019âme assez forte pour braver, le mort, le capituine, qui, vivant, nous faisait tous trembler.Nous subimes cette chasse etfrayante donnée par le cadavre, et plus d'un pensa qu'il y avait là quelque chose de surnaturel et qu\u2019il nous arriverait malheur.Enfin le cercueil resta en arrière et disparut.Nous poussämes un soupir de soulagement.\u2014Triple ration d'eau-de-vie à tout le monde, cria Zani.Le fait est que nous avions besoin de nous donner un peu de cœur.Une acclamation salua ln proposition du Maltais.Quand on eut pris les trois rations, on en redemanda tant et si bien qu\u2019aucun de nous ne pourrait dire comment le navire a marché pendant la nuit qui suivit la mort de Récat.Nous n\u2019avions plus de commandement et personne ne voulait en assumer la responsabilité, Zani me l'offrait, je lui répondis : \u2014Non, car, si j'étais capitaine, mon devoir in'obligerait à te mettre aux fers et à te livrer à la justice dans le premier port où nous toucherions.C'est toi qui as fait le mal.C'est à toi à en supporter les, conséquences.Tu es bon marin.Con- duis-nous, On trouva que j'avais raison, et Zani accepta d'être notre chef, à la condition toutefois que nous garderions le silence sur le drame dont nous avions été témoins et que lu mort de Récat serait attri- bude à un coup de sang.Nous puursuivimes notre route : mais quelque chose de fatal planait sur nous et, a partir de ce jour, rien ne nous réussit.On*remarqua que bientôt le capitaine changeait à vue d'œil.Lui, qui naguère était un joyeux compagnon, faisant gaiement son service à bord, chantant du matin au soir, il devenait triste, sombre, muet.Ses traits se tiraient.Un feu étrange brillait dans ses grands yeux.Sa voix se faisait brève et rude.Une idée fixe le minait.Il s'en ouvrit à moi.En prenant possession de la cabine du capitaine, il avait trouvé dans les papiers de Récat des lettres que la femme et les enfants du mort lui adressaient.Klles étaient si douces, si t.ndres, ces lettres, que c'était à fendre l'âme.Et Zani ne pouvait détacher sn pensée de cette femme veuve par sa faute, de ces enfants que son crime avait faits orphelins.Son caractère devint irascible et bizarre.Un jour il nous maltraitait si rudement qu'on regrettait presque Récat ; le lendemain, il nous faisait verser de l\u2019eau-de-vie à tire-larigot, et il se grisait avce nous pour oublier.Cependant, nous avions débarqué nutre cargaison à Marseille et nous revenions avec chargement de chanvre pour Calcutta, Comme nous entrions dans la mer des Indes, une tempête nous surprit.Unie effroyable tempête.L'Albatros dansait terriblement.Des paquets de mer balayaient le pont à chaque instant.Zani s'était amarré au pied du grand mât et j'étais à côté de lui, me retenant de mon mieux à un cordage, lorsque tout à coup le navire fut presque couché à bäbord.Un énorme paquet d\u2019eau arrivait par tribord.Ce n\u2019était pas le premier que nous essuyions, et celui-là ne nous aurait pas effrayés plus que les autres, s'il n'avait été marqué par un phénomène surnaturel.Dans la vague, qui sauta pardessus le pont, nous inondant d\u2019eau salée jusqu\u2019à mi-corps, nous fouettant le visage de son écume, nous vimes passer, j'en frémis encore, le cercueil du capitaine Ré- cat.Zani se mit à claquer des dents.\u2014Le mort ! fit-il, le mort vient me chercher ! comme lui que notre dernier jour était venu ; mais, n'ayant pas d'agsassinat à me reprocher, j'avais moins peur tout de méme.La tempête se caluma, du moins sur la mer, car elle resta dans le cœur et dans l'esprit du pauvre Zani.Le soleil eut benu reparaître, la vague eut beau se faire molle et berceuse, le Maltais resta en proie à un trouble maladif.En le voyant toujours agité, les yeux hagards, claquaut une fièvre perpétuelle, j'ai compris ce que c\u2019est que le remords et le bonheur qu'il y à à rester honnête honnue.Quand le capitaine est comme fou, l'équipage n\u2019est pas à lu fête.Nix semaines durant, nous endurâmes les vexations, les bizarreries du Maltais.C'était à n'y pas tenir.Il ne savait plus ni ce qu'il voulait, ni où il alluit.Il nous punissait sans Cesse Sans raison, poussé par une folie méchante.Trois fois il nous fit changer de route, si bien que nous nous demandions quand cela finirait.J'avais été son contident pendant quelque temps : luais maintenant il ne me racontait plus son secret.A quoi bon ! Je le devinais.Je le lisais sur son visage, chaque jour plus altéré, T1 pensait à la vengeance qui le poursuivait.Cependant, un jour, las de cette existence nous délibérions Four savoir s'il ne convenait pas de déposer le capitaine, qui ne tenait son commandement que de notre volonté, et qui compromettait, par ses folies, l'existence du navire et les intérèts des armateurs et de l'équipage.Nous venions de nous mettre d'accord sur la nécessité de cette s0- lution, lorsque Zani fit irruption sur le pont, plus terrible à voir, plus égaré que jamais.\u2014\u2014Là ! là ! fit-il, en nous désignant du doigt un point noir sur l'eau bleue.Nous regardâmes à l'endroit qu'il nous montrait, et nous aperçuines le cercueil du capitaine Récat, qui semblait venir nu devant de nous.\u2014-Cette tois, dit Zani, c'est fini.Je demande pardon à Dieu, à lu veuve et aux enfants.De vous, mes amis, jimplore un nouveau service.Puisque le mort vient encore me chercher, livrez- moi à lui.Nous nous reculânies et nous refusèmes d\u2019obéir.Alors Zuni fut pris d'une espèce de transport.Il nous injuria.Il nous traita de laches, de faux amis, de traitres.Personne de nous ne se ficha des injures de ce fou.D'ailleurs, nous étions ter- ritiés par la vue du cercueil qui s'approchait toujours.Déjà il n\u2019était plus qu'à une petite distance de l'Albatros.À ce moment, Zani poussa un grand cri, escalada le bordage et se précipits à la mer.Une minute après, il était arrivé près du cercueil qu'il embrassait convulsivement, et nous l'entendions qui disait au mort : \u2014 Venge-toi ! venge-toi ! Les secousses furieuses qu'il imprimait à la bière détachèrent sans doute le lest insuffisant dont nous I'nvions chargé ; car le cercueil, qui jusqu'alors s'était tenu debout, se coucha et Zani se trouva étendu sur ln planche immobile comme une statue funéraire sur une tombe.Une mouette passa, s'abattit sur lui, et, d\u2019un coup de bec, lui enleva un wil.Presque en mème temps, l\u2019eau se gontla et nous vimes émerger le dos d\u2019un requin qui replongen après avoir fait au Maltais une horrible amputation.Zani ne bougeait plus.Le mort était satisfait.proie, et nous ne l'avons plus revu.11 s\u2019éloigna avec sa ST-JUIRS.REVUE GENERALE Les Hongrois à l'Exposition de Paris.\u2014M.Alfred Le Ghait, ambassadeur belge à Washington.La cam ne antiesclavagiste.\u2014 Conversion au catholicisme de l'inipéra- trice douairiere Victoria,\u2014 Fondation de la ** Tenants\u2019 Detence League\u201d en Irlande.Un parti de Hongrois, fort de 850 hommes et femmes, est arrivé l\u2019aris, afin de visiter la grande Exposition.Ils ont eu une réception enthousiaste de la part des l'arisiens ; qu\u2019il suffise de dire que depuis la gare jusqu'à la rue de Lyon ce n\u2019a été, pendant plus d'une heure, que de vifs bravos lancés par les Français à l'adresse de leurs visiteurs, A la gare, aussitôt que le train fut en vue, les musiciens du Ferrer Poldi se mirent à jouer la marche de Rachoczy.Les passagers, «le leur côté, agitaient aux portières des wa- gous les couleurs de la France, Dès que les Hongrois eurent mis pied & terre, ils furer* reçus par des délégués du conseil municipal de Paris, de: délégués de l'Association littéraire internationale, un bon nombre des membres de la délégation française envoyée en Hongrie, il y & trois ans, ct par les tziganes de Bregodin.uk.Boll, su nom du conseil municipal, F.de Lesseps, ancien président de la délégation française en Hongrie, et de Ratisbonne, prononcèrent chacun un discours à l'adresse des arrivants Co .M, Iguace Helfey, député hongrois, remercia d'une voix émue, au nom de ses compatriotes, ls délégation pour ses paroles sympathiques, disant : ** Je vous remercie de l\u2019ac- cuil touchant que vous nous faites en ce moment.Nous sommes ici huit cent cinquante appartenant à toutes les classes, à toutes les religions, venus, comme vous l'avez dit, pour assister à l'exposition du travail et du génie français, C'est une même pensée de reconnaissance et d'amitio pour votre pays qui nous a unis, Le cœur n\u2019a qu'une politique, celle du sentiment.Nos sentiments ne peuvent chauger et ils ne changeront junais.\u201d La ville de Paris à douné un grand bal au palais de l'In- duatrie ; il y eut réception officielle à l'Hôtel-de-Ville, et dans la soirée représentation de gals à l'Opers-Comique.Les Hongrois n'ont pas cru devoir laisser Paris sans aller au l'anthéon déposer dus couronnes de fleurs sur la tombe de Victor Hugo, poète qui à lnissé chez eux un souvenir ineffa- vable.*,* La Belgique vient de nommer M.Alfred Le Ghait cnvoyé extraordinaire et tuinistre plénipoteutiaire auprès des Etats-Unis, Le nouvel ambassadeur est né à Bruxelles en 1542, et c'est en cette ville aussi qu'il a fait ses ctudes.Il entra dans Is carrière diplomatique en 1865, et il occupa diverses positions dans le département des affaires étrangères pendant cing ans.En 1570, il est fait vevre- taire «le la fégation belge à Florence, et plus tard 8 Rone, quaml l'Italie changes sa capitale.C'est Rome qu'il vient de laisser pour venir en Amerique.Afin de reconnaitre ses hautes capacités, le roi Humbert, avant le départ de M, Le Ghait, lui à conféré le cordon de sou ordre, On fait de grands éloges de l'habileté du nouvel ambassadeur.C'est, de plus, dit-on, un atuateur d'art très enthou- sinate.*,* Le cardinal de Lavigerie continue toujours, avec ardeur, sa campagne anti-esclavagiste, Le congrès international organisé par lui et qui devait se réunir à Lucerne, à éle remis à une date postérieure, vu que plusieurs délégues francais ne pouvaient y assister au jour d'abord désigne.Lorsque toutes les puissances se seront entendues dans ce congrès pacifique sur une base commnne pour atteindre le but, il est à espérer qu'un vigoureux coup sers porté à la traite des noirs, qui se fait encore de nos jours sur une grande échelle dans le Soudan, ls Haute-Egypte, le Haut- Congo, et dans les possessions anglaises et allemandes des rives de l'ilet africain Heureusement, disons-le ici, la vente des esclaves est disparue de l'Algérie, de Tunis, du Cap de Bonne-Espérance, du Sénégal et du Bas-Congo.Tout houune, quelque soit la couleur de sa peau, doit être libre.L'esclavage doit étre du passé, et avant peu elle le sera, espérous-le, Le dix-neuvième siècle doit donner la liberté à tous les pays et à tous les peuples, *,* Suivant une prédiction, l'Angleterre, qui avait me- rité dans l\u2019antiquite le surnotn d'ile ces saints, en raison de la picté de ses habitants, doit redevenir catholique.À en juger par les conversions nombreuses qui ont eu lieu depuis un certain nombre d'années, nous sommes portes à croire qu\u2019elle va se réaliser.Aprés avoir vu la conversion de plusieurs ministres anglicans, du cardinal Newnan, du due de Norfolk, du marquis de Ripon, ous venuns d'assister à celle de l'impératrice douairière Victoria, fille ainee de la reine Victoria et veuve de l'empereur Frédéric, récemment décédé.Ce dernier coup a ete terrible pour les pro- testanta, quoiqu'ils s\u2019y attendaient quelque peu.l'eut-être l'avenir leur ménage-t-il de nouvelles surprises encore plus grandes, L'impératrice Victoria est une femme distinguée qui me- rite l'estime de tous comme épouse, tnère et souveraine.Et sa conversion ne manguera pas se produire un grand effet sur sol entourage.*,* On n'ignore pas que la ligue agraire d'Irlande à été abolie par ordre du parlement auglais, il y & quelques mois.On declarait cette societé dangereuse pour le paix intérieure, et cn conséquence où eu défendit les reunions, Depuis cette époque, ea patriotes Irlandais se trouvaient sans aucune sociète.C'était une cause de faiblesse pour leur arti.Aussi viennent-ils de jeter les bases d\u2019une nouvelle igue (Tenants\u2019 Defence League), C'est le 22 de juillet que les membres du parti irlandais en unt jeté les prémices.Elle se donne pour programme à suivre la défenne des tenanciers contre les landlords, d'établir un taux raisonnable pour les fermages, de faciliter l'achat des terres par les fermiers etc, Les tenanciers faisant partie de la ligue seront défendus par elle, à méme ses fonds, L'admission des membres est contrôlee pur le conseil.Chaque associé doit payer au moins un louis sterling par année.Ceux souscrivant dix louis et plus peuvent être élus membres honoraires.Cette société, contrairement à l\u2019autre, ne verra pas sou existence abrégée par l'Angleterre, vu que ses règlements ont été approuvés par d'eminents avocats.Les etlorts faits par les Irlandais pour avoir le home ride sont au-dessus de tout éloge, et il est à espérer qu'ils seront enfin couronnés de succès, En attendant : Vive l'Irlande ! HO LE MONDE ILLUSTRE BERCEUSE Tol dont I'Amo A peine éclose, \u2014Petit ange aux yeux sl doux\u2014 berse on un songe roses, Dors on paix sur nics gonoux.Comme un rayon de l'aurore Kmpourprant l'azur du ciel, Ton front serein porte encore Le sceau du souffle hnnortel, Tea yeux sont pleins de sourires, Ta lèvre ouverte aux balsers, Ft si parfois tu soupires Tes pleurs sont vite npalsé\u2026 Préa de noun, ta vie est douce : Pour épargner a tos pas 1a plus légére socounse, Vers toi se tendent nos bras.Enfant, plus tard.sur la terre, Tu marcheras ton chemin, l\u2019out-être loin de ta mère Et sans l'appul de sa main, Alors, le long de In route.SI ta force fait défaut, Dans la crainte ou dans le doute.Lève tes regards en haut.Dieu sur nous veille sans cesse, Et, quand tu pricras vers lui, Sois certain que sa tendresse Te préterus son apput.Ta paupière reste close, Petit ange aux yeux si doux \u2018 RBercé dans un ronge rose, Dors en paix sur mes genoux ' NAPOLEON LEGENDRE, NOS GRAVURES L'ANGELUS Le soir approche ; le soleil, déjà au-dessous de l'horizon, éclaire encore d'une lumière chaude et dorée la partie inférieure du ciel et la grande plaine cultivée qui s'étend au loin.La campagne respire déjà le calme inystérieux qui accompagne la fin du jour.Au preniier plan, dans un chap de pommes de terre qu'ils étaient occupés à récolter, deux jeunes gens, un jeune paysan et sa compagne, ont interrompu leur travail.Ils se tiennent debout, se détachant en vigueur sur le fond lumineux du ciel.Le jeune homme s\u2019est découvert et exprime par sa pose un sentiment de naif et touchant respect.Il tient entre ses mains son béret contre sa poitrine et s'incline.La jeune fille a les mains Jointes, relevées pres de son visage.Tous deux baissent la téte : ils se recueillent et adressent au Créateur une muette prière.C\u2019est que l\u2019Ange- lus tinte au loin au clocher de l\u2019église du village, qu'on aperçoit à l'horizon sur le ciel lumineux doré par le soleil couchant.Un profond sentiment religieux émane de ce tableau célèbre, dont on dit qu'il est le plus brau tableau de l'école moderne, et qui est certainement le chef d'œuvre de Millet.Ce tableau vient d\u2019être vendu plus de cent mille piastres.LE MARIAGE ROYAL \u2014 DESCRIPTION DES FÊTES Le mariage de la princesse Louise-Victoris- Alexandra-Dagmar de Galles, avec Alexander- William-Georges Duff, comte de Fife et vicomte MacDuff, a eu lieu le 27 juillet dernier.Cent cinquante mille personnes se pressaient sur les rues pour nssister nu détilé du cortège, de la résidence Malborough au Palais.Sept équipages superbes suivaient l'escorte des gardes à cheval.Dans le premier étaient les princesses Victoria et Maud de Galles et leurs fréres, les princes Albert, Victor et Georges.Dans le second étaient la princesse de Galles et son frère, le prince de la couronne du Danemark.Le prince de Galles et la princesse Louise, ln fiancé, occupaient l'équipage de la reine ; le roi de Grèce et les autres notables étaient dans les autres voitures.À la chapelle du Palais attendaient le marquis et la marquise de Salisbury, M.et Mme Gladstone, un grand nombre de lords, de princes et de princesses.La reine Victoria prit un siége a la gauche de l\u2019autel, ayant le grand duc de Hesse a sa gauche, un peu en avant, et le roi des Grecs en arrière d\u2019elle, la princesse Louise à droite de ce dernier.\u2018 M.H.Farquhar agissait comme père du comte de Fife.Le fiancé nortait son uniforme blane de colonel du First Banff Artillery.Ta princesse Louise, la fiancée, entra, appuyée sur le bras de son père, le prince de Galles.Huit princesses agissaient comme filles d'honneur, et chacune d\u2019elles portait un collier de perles, un bracelet en or et un bouquet de boutons de roses sur le côté de la chevelure.Te prince de Galles était vêtu d\u2019un uuiforme écarlate de maréchal, avec gants blancs.La fiancée avait une robe en satin blanc et point de gaze.La longue traîne en satia blanc uni avait cinq plis en satin et aucun autre ornement.Elle était fixée au corps par un V ouvrant sur le devant et un autre V en dentelle tombant en arrière.Les manches étaient tout en dentelles et le devant du corps en était aussi recouvert.Sur l'épaule gauche était un petit bouquet de fleurs d'oranger, fixé par une guirlande de boutons de roses et de feuilles, un autre bouquet au milieu du V et deux guirlandes tombant au milieu des plis sur le côté droit de la robe : le côt\u201c opposé était orné de fleurs d'oranger.Le voile avait une broderie en dentelle, le centre était uni et émaillé de petites fleurs.La fiancée nvait un collier de perles autour du cou.L'office, présidé par l'archevêque de Canterbury, dura trente-cinq minutes, puis la reine enibrassa sa petite-fille sur les deux joues et donna sa main à baiser au comte de Fife.Le cortège sortit de In chapelle aux accords de ln marche nuptiale de Mendelsshon, et se rendit au déjeûner.Le gâteau de noces pesait cent cinquante livres, il était très élevé et avait cing pieds et demi de diamètre.LA RÉVOLUTION DE 1793 LE Moxpe ILLUsTRÉ publie aujourd'hui les portraits de quelques personnages de la Révolution sur lesquels, il\u2019y a bientôt cent ans passés, le monde avait les yeux fixés.À cette époque, en effet, la France, en proie à la plus affreuse anarchie, souffrait de la part de ceux qui la gouvernaient alors, d'une tyrannie mille fois plus odieuse et plus exécrable que celle des rois qu'ils venaient de renverser.Alors parurent ces monstres à la face humaine qui s\u2019appelaient Robespierre, Marat, Danton et tant d'autres.Cependant, au milieu de l'affolle- ment général parurent des esprits vastes et élevés, aux larges vues et aux dessins généreux qui, malheureusement, franchirent le but qu'ils visaient et qui à la fin, se trouvèrent emporter par le torrent dont ils avaient rompu les digues dans le dessein unique d'apaiser les colères, Nous donnons donc aujourd'hui à nos lecteurs les portraits de ces hommes remarquables uniquement à titre de curiosité, et sans aucun esprit de parti laissant à chacun le soin de peser en soi lu valeur de ces esprits maintenant disparus du monde et sur lesquels, du reste, l'histoire a porté son jugement immuable.BIBLIOGRAPHIE \u2014 + Vos paroisses : Llde Verte, Un vol, de 250 pages, par Chs- A.Gauvreau.M.Charles- A.Gauvreau, un des rares travailleurs parmi les jeunes, à entrepris l'histoire de toutes les paroisses du comté de Témiscouata.|] débute par l'histoire de l'Isle Verte, un coquet village à cent cinquante mille de Québec.Cette histoire qui est aussi complète qu'on peut la désirer\u2014elle embrasse les temps prituitifs, nous fait connaître les sauvages qui en furent les premiers habitants, fournit une liste des premiers seigneurs de l\u2019Isle Verte, des wissionnaires qui y portèrent leurs pas avant l'ouverture de ce siècle, puis une autre nomenclature, avec esquisses biographiques des prêtres qui ont desservi cette grande paroisse jusqu'à nos jours, un récit assez détaillé des événements contemporains dignes de remarque\u2014est contenue dans ce joli volume.Cette étude, qui n demandé d'assez longues recherches, est écrite avec une simplicité de atyle qui n'exclut pus l'élégance et surtout avec un grand respect pour la vérité historique.PRIMES DU MOIS LISTE DES NUMÉROB GAGNANTS Le tirage des primes pour les numéros du mois de JUILLET a eu lieu le 3 août, dans ln salle de l'Union Saint-Joseph, coin des rues Ste-Catherine et Sainte-Elizabeth.Trois personnes choisies par l'assemblée ont surveillé le tirage qui a donné le résultat suivant : ler prix No.20,324.850.00 2e prix No.22,412.25.00 3e prix No.17,520.15,00 4e prix No.37,965.10.00 Se prix No.28,706.5.00 Ge prix No.6,284.4.00 Te prix No.12,174.3.00 8e prix No.8851.200 Les numeros suivants ont gagné une piastre chacun : 482 3,401 10,670 15,660 22,712 27,559 1,306 3,88 11,046 16,235 22,959 27,611 1,591 4,266 11,600 16,448 23,127 27,624 1,622 4,762 11,956 16,619 23,388 27,703 1,620 5,457 12,547 16,808 23511 28,050 1,795 7,319 13,149 17,405 23,717 28,137 1,978 7,342 13,401 17,577 24,488 28,556 2,038 7,081 13,701 17,697 24,526 30,208 Z116 8182 13,777 IKR112 29,129 30,477 2,716 8,39 14322 19,599 25273 30,479 2,530 R591 14,999 19,682 25309 30,899 2,975 8,656 15,198 21,526 26,827 31,404 3,060 8,731 15,371 21,874 26,828 31,745 3,110 9,247 F5, 421 22,333 27,176 31,916 3,144 10,409 N.B \u2014Toutes personnes ayant en mains des copies du MoNDE TLLUSTRE, datées du mois de JUILLET, sont prides d'examiner les numéros impri- mds en encre rouge, sur In dernière page, et, s'ils correspondent avec l'un des numéros gagnants, de nous envoyer le journal au plutôt, avec leur adresse, afin de recevoir la prime sans retard.Nos abonnés de Québec pourront réclamer le montant de leurs primes chez M.F.Béland, No 264, rue Saint-Jean, Québec.L'ALPHABET FRANCAIS.En feuilletant l'album d'une jolie femme, il mest par hasard tombé sous les yeux cet alphabet original, dont les maximes pourront servir à chacun.Je les transcris tel que trouvées, À vant tout, sachez que l'honnéteté est la ivre du succès.13 aissez vos prétentions ct vous élèverez vos mérites, C omptez sur vous seuls, jamais sur vos amis, D) étournez vos ennemis par une conduite irréprochable.E tayez vos jugements sur la droite raison.F aites le bien sans caleul, c'est le meilleur placement.G randissez avec les difticultés ; vous en triompherez.H ypocrisie et lâcheté sont synonymes.1 nterrogez les livres, ils vous répondront.Jugez vos semblables en bien, il est toujours temps de vor le mal.K ant le philosophe, professait l'observation de soi-même.L aissez faire l'envie, elle proclame vos mérites, M odérez vos colères, elles ne poussent à rien.N e frappez jamais une femme, même avec une fleur.O ubliez les outrages et notez les bienfaits.I\u2019 assez sur les choses petites occupez-vous des grandes.ui hat une femme, méprise sa mère, cgardez vos actes avant de juger les autres, Sachez vous taire à propos, le monde est un pertide.rinmpher de vous-mème avant de vouloir triompher des autres, 7 nissez vos efforts à ceux «le tout homme de vien.\u201c ovez qui vous entoure avant de parler, K antipe, la méchante femme, a fait de Socrate un modèle de douceur.V ankee est synonyme de ruse, j'en sais bon nombre qui le sont sur ce point, êle et courage, telle doit être notre devise.\"hig veut dire : ** We hope in God, \u201d faites de meme.T.C.\u2014-Uu journaliste de Charletown, Ile du Pince- Edouard, M.W.Desbrisay, vient de se faire catholique.Il était un ritualiste outré.\u2014Un inventeur de Minnesota fabrique des habits faits de papier.Le papier est rendu aussi doux que le drap, et le froid ne peut pénétrer à travers. 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