Le Monde illustré, 21 septembre 1889, samedi 21 septembre 1889
[" LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS : 6kux ANNÉE, No 281 \u2014SAMEDI, 21 SEPTEMBRE 1889 ANNONCES : Un an, 88.00 - - - - - Six mois, $1.50 - La ligne, par insertion - - - - - 10 cents Quatre mois, 81.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - - 5cents Vendu dans les dépôts - - 5 cents la copie BURRAUX, 40, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTREAL.Tarif spécial pour annonces à long terme Entre le potage qui fume Lequel des deux va-t-il choisir Cet cit se fixe tout entier Et le poulet fort bien rôti, La soupe est près de sa moustache, Sur le morceau qu'il magnétise.\u2026.Minet se sent en appétit L'obstacle excite le désir : Allosn, Miînet.pas de bétise : Et - 8 8me \u201c - - .2 86 Primes, à $1 0-1 = 86 \u2014 94 Primes 8200 Le tirage se fait chaque mois, dans une salle publique, par trois personnes choisies par l\u2019assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront le tirage de chaque mois.LES GROS LOTS Au dernier tirage des primes mensuelles du Moxpe ILLUSTRÉ, les principaux lots ont été réclamés par les personnes suivantes : M.F.-X.Charbonneau, 173, Pointe Saint-Charles, $30.00; M.Edouard Houle, 288, rue Lagauchetière, Montréal, 825.00 ; M.F.-X., Dupuis, 170, rue Vinet, Sainte-Cuné- gonde, $10.00.Les primes ci-dessous ont été réclamées après la publication de la derniére liste : M.Léandre Chevrier, Canada Hôtel, Ste-Scho- lastique, $10.00 ; M.J.-A.Fournier, Lac Mégan- tic, $4.00.La semaine prochaine, nous publierons la liste compléte des réclamants.rue Ropery, A NOS LECTEURS Vous avez pu reconnaître que les essuis que nous avons faits de notre nouveau système de photogravures ont parfaitement réussi, apres les quelques tâtonnements inévitables en pareils cas, et que le succès a récompensé nos efforts.ous venons vous prier de devenir en quelque sorte collaborateurs du Monpe ILLUSTRÉ, en nous envoyant les photographies de vues ou les portraits de personnes notables de la localité que vous habitez.i En ce faisant, vous contribuerez & faire mieux connaitre notre pays, et vous serez certainement heureux de voir reproduits, dans un journal dont la circulation augmente tous les jours, les sites qui vous sont chers et les portraits de personnes qui ont rendu des services a notre cher Canada.Veuillez adresser ces photographies à l'adresse suivante, avec le nom du photographe : Lk MoNDE ILLUSTRÉ, Tiroir 2034, Bureau de Poste, Montréal.Promenade à travers l'Exposition Universelle Maintenant que nous avons bien vu tout ce qui entoure le grand Palais général proprement dit de l'Exposition, nous allons nous hasarder à pénétrer à l\u2019intérieur.Le plan de ce palais présente à peu près la forme d\u2019un fy venversé : les deux branches de la lettre sont formés par les deux palais des Beaux-Arts et des Arts-Libéraux, tandis qu'entre ces deux branches s'étendent les beaux jardins que nous avons déjà visités ensemble, et qu'au fond s'élève le majestueux dôme central.Nous allons commencer par le Palais des Arts- Libéraux ; ce palais est en tout point semblable à son vis-à-vis, celui des Beaux-Arts, du moins pour ce qui regarde l'extérieur.Ces deux constructions se font pendant et elles forment les ailes magnifiques du grand bâtiment du fond.Je ne saurais vous en donner de description plus exacte et plus simple que celle que je trouve dans un ouvrage très bien fait sur l'Exposition-Universelle.Chacun d'eux à sa coupole ; chacun d'eux a sa charpente en treillis de fer, élégamment conçue, apparente au dehors, mais revêtue d'un vernis bleu clair qui est loin d'être désagréable à l'œil et qui donne tmême à tout l'édifice, où domine cette nuance azurée, quelque chose «le léger, de gai, de tendre, on dirait volontiers de céleste, comme il convient d'ailleurs au royaume d'Apollon.Les intervalles laissés par le croisement des barres wétalliques sont remplis, dans les montants, par des terres cuites moulées : dans les grands pau- nenux, par des briquetages aux milles couleurs ; dans les frises par des ornements en relief et en couleur, au milieu desquels on peut s'amuser à lire, gravés en lettres d'or sur plaque bleue, des noms d'hommes célèbres\u2014 inscriptions dont nos édifices récents, et cette Exposition en particulier, ont un peu abusé.Quoi qu'il en soit, dans tout cet édifice les colorations se marient saus tapage, sans discorde, de manière à laisser à tout l\u2019ensemble une tonalité constante, une harmonie assez douce.La coupole est aussi d'un bleu clair, mais resplendissant.On la croirait fuite en porcelaine ou en émail cloisonné ; elle surgit au milieu d\u2019une toiture passablement étendue qui avait besoin d\u2019être rachetée par un élancement gracieux et hardi.Le point culminant est à 184 pieds du sol ; la hauteur générale de la nef est de 100 pieds ; la longueur du palais est de 820 pieds ; la largeur de 278 pieds.La galerie qui sépare cet édifice des autres s'ouvre au dehors par des entrées monumentales en maçonnerie, qui rompent heureusement l\u2019uniformité des lignes métalliques, forcément raides et grêles.Sur ln façade qui regarde les jardins intérieurs de l\u2019Exposition règne un portique destiné à des cafés ou restaurants, et devant ce portique une terrasse à balustrades et à perrons.Bref, on ne dira plus comme en 1867 eten 1878 que rien d'artistique, rien de poétique n'annonce aux yeux la demeure des arts et qu'on s'est contenté pour eux d\u2019une baraque à peine déguisée.L'architecte à tout ingénieusement combiné cette fois pour rendre leur hôtellerie brillante et luxueuse, béraux et celui des Beaux-Arts, ne se ressemblent plus.Ils sont aménagés chacun à leur façon.Ils se composent bien, l\u2019un comme l'autre : lo d'une nef coupée, au centre, par la haute salle du Dôme ; 2o de bas-côtés à deux étages qui semblent servir de contreforts à la nef et s'étendent à droite et à gauche sur toute sa longueur.Mais pour le surplus, la distribution est différente.Tout le pourtour intérieur du Palais des Arts- Libéraux forme une tribune.; Tout le milieu est occupé par un ensemble de pavillons à terrasses qui communiquent de place en place avec la tribune du pourtour.Parlons d'abord d'eux.Ces pavillons, tous de style uniforme (l'architecte qui en a donné le dessin est M.Sédille), se divisent en cinq corps distincts : l'un, placé au centre, est circulaire ; les nutres forment des carrés évidés au milieu.» A l'intérieur, les deux Palais, celui des Arts-Li- Ils sont entièrement construits en charpente de bois, peinte en vert sombre avec des filets blancs, des balustres d\u2019un rouge sombre et des plaques noires où se lisent des inscriptions en lettres d'or; ils n\u2019ont rien de ln gaieté qui règne au dehors ; et cela se conçoit : on les à voulus, sévères et pédago- Kiques, parce qu'iis renferment un enseignement, ce qu'on appelle des leçons de choves, vt Un enseignement grave, solennel, s\u2019il en fût : une évocation du passé momentanément tiré de sa tombe, et replacé devant nos yeux, par ses œuvres mêmes, ou du moins par des spécimens de ses œuvres, reliques ou débris, collectionnés avec patience, classés méthodiquement et étiquetés.Le titre officiel de ce musée est : Exposition rétrospective du tra- rail et des sciences anthropologiques ; adoptons un titre plus court : Histvire du travail, On y a fait figurer les outils primitifs de l\u2019'hommie, ses essais rudimentaires de mécanismes, l'œuf de nos machines modernes, les humbles res sources, et pourtant déjà adwirables, des anciens artisans, les vieux métiers des tisseurs, les presses d\u2019où sont sorties les premières payes imprimées, tout ce qui atteste l'effort et le progrès du génie humain.Pour les engins et machines, les riches collections du Conservatoire des Arts et Métiers, celles de l'Ecole centrale, celles des Ponts et chaussées, ete., ont été mises à contribution.Ce qu'on ne voit pas dans sa réalité, on le voit par des dessins, des peintures ou des modèles réduits.Jetons un coup d\u2019œil sur un carré consacré surtout à l'homme primitif, soit préhistorique, soit sauvage.Au rez de-chaussée, sous le portique, se voient d\u2019un côté : de vieilles armes, des haches en silex, et de vieilles parures, découvertes en Danemark, pays fécond en trouvailles de ce genre ; de l\u2019autre côté, des poteries celtiques ou gallo romaines.À ces échantillons, se mêle un peu de Musée Grévin, c\u2019est-à-dire des mannequins habillés plus ou moins, dans une vosture de travail : des potiers gaulois, étrusques, des tisserands égyptiens, un atelier de Chinois.Des groupes de ce genre remplissent même entièrement la cour à ciel ouvert ; on y peut contempler\u2014spectacles purement amusants\u2014les premiers métallurgiates fondant du métal avec des soufflets déjà assez savants (ce qui fait douter que ce soient les premiers) ; les pre- mers artistes sculptant des os sous un faux rocher ; les premiers constructeurs maçonnant un dolmen ; et des Aztèques, et des nègres de bois ; entin des Samoyèdes couverts de fourrures se faisant trainer sur une fausse neige par un renne immobile.Il n\u2019y a point de mal à ces sortes de tableaux vivants postiches.Quoique cela ne bouge pas, cela anime, ct c\u2019est très regardé.Voici maintenant les arts Libéraux proprement dits.\u2014 C'est là qu\u2019on a groupé les premiers essais de l'inprimerie, de la gravure, de la photographie, etc.; les vieilles presses à bras, avec lesquelles on aime à se représenter Gutenberg reproduisant une bible ; divers procédés de sculpture, divers moulages remplissent une partie de ce pavillon ; les vieux instruments de musique y ont aussi leur place : que n'aton pu retrouver de même les vieux instrumentistes pour en jouer ?Juge-t-on de l'effet que produirait un orchestre ressuscité, nous donnant un concert avec ces violes, ces guitares et ces clavecins ! L'Exposition aérostatique, est signalée par un immense ballon gonflé qui plane sous la coupole, et mérite d\u2019être vue.On y n rassemblé quantité d'estampes et de peintures représentant les expériences et les accidents célèbres ou donnant le portrait des navigateurs aériens : on y fait figurer des objets, nssiettes, éventails, chaudrons, pendules même, qui témoigneit, par leurs emblèmes, de l'enthousiasine causé par les premières nscensions de Montgoltier, de Pilustre de Rosier ou du physi- Tous les gouvernements sont bons lorsqu'ils sont honnêtes ; mais presque tous ont une origine qui leur interdit l'honnéteté.-G.-M.-V ALTOUR. LE MONDE ILLUSTRÉ 163 abana edad oo CHRONIQUE DEVELOPPEMENT INTELLECTUEL ET PROFESSIONNEL CHEZ LES FEMMES Une question des plus importantes, se présente souvent À ma pensée, et il me seinble utile de vous la présenter et de l\u2019analyser avec vous.Nous sommes à une époque de fluctuations continuelles dans les fortunes et les positions.Les jeux de bourse, auxquels où se laisse, hélas ! trop souvent entraîner ; les spéculations hasardeuses du commerce, tout cela apporte chaque jour, daus les positions qui paraissent les mieux assisses, des perturbations auxquelles nul de nous n\u2019est certain d'échapper.Les hommes n'ont pas besoin de s'en préoccuper beaucoup, Dès leurs premières années, à peine savent-ils se tenir sur leurs jambes et balbutier leurs premières lettres, que l'on pense à la position qui leur sera faite par une éducation universitaire, commerciale ou industrielle.On développe leur intelligence dans ce sens : et le jour venu où ils doivent ouvrir leurs ailes, elles ont nequis lu force de les soutenir, et ils peuvent se lancer dans la vie, avec la certitude de s\u2019y créer leur place et d\u2019y être quelque chose.L'on n'a tual- heureusement pas la mème prévoyance pour les Jeunes filles, Dans les positions nisées, lorsqu'elles ont nequis quelques connaissances, presque toujours superti- cieles, qu'on leur a appris a tenir un crayon pour faire un croquis, où à jouer du piuno d'une façon agréable, on déclare leur éducation terminée ot on les lance ainsi dans In vie dans l'attente d'un mari.Dans les positions plus modestes, on se préoe- cupe moins encore du développement intellectuel des jeunes filles.Lorsqu'elles ont appris un peu la grammaire et les premiers éléments littéraires qui consistent à savoir lire, écrire, un peu caleu- ler, on pense en avoir fini avec elles, et qu'elles wont plus qu'à s'occuper du ménage, auquel quelques-unes s'adonnent tout entières, sans autre souci de leur avenir.Je suis certes bien loin de blâmer les goûts et les occupations pratiques ; je les approuve et les crois même très nécessaires au bonheur de la famille ; mais ils sont loin de constituer toute In valeur de la femme.Elle a d'autres aptitudes, et il doit y avoir un autre appel à son intelligence et à ses capacités.Je résumerai ma pensée en disant que je crois juste et nécessaire de développer, chez tous les enfante, à quelque sexe qu'ils appartiennent, un goût, qui se prononce toujours par une protession quelconque, Toutes les femmes peut être n'auront pas besoin de l'utiliser, mais toutes au moins seront ainsi prémunies contre la mauvaise fortune qui peut les atteindre.Est-ce qu'il n\u2019est pas affreusement triste de penser que l'on n'est vien, que l'on ne peut rien par soi-même ! Et ne doit-on pas courber la tête avec uue sorte de confusion en se disant que, sans un appui que les événements et la lutte pour la vie peuvent nous enlever, on ne saurait faire un seul pas sans broncher ou tomber malheureusement sur la route.La femme qui réfléchit, et toutes doivent le faire en présence d'un avenir inconnu, ne pourra s\u2019empécher de comprendre qu\u2019il y a là, devant elle, une route ou elle arrivera et marchera peut-être d'abord hésitante et malheureuse, tiais elle s\u2019y affermira peu à peu dès que l'horizon, en s'échaitant pour elle, lui en aura montré les sentiers, où cruissent moins d'épines que dans ceux parcouzus par la femme désœuvrée \u2014 Et son pus y deviendra solide et affermi quand elle aura compris l'immense satisfaction que donne la conviction d'une valeur personnelle qui dispense d'attendre l'aide, qui ne vient pas toujours.\u2014 Bien plus encore, son esprit, occupé, n\u2019ira pas chercher dans des questions oiseuses où futiles une distraction sans but et sans utilité.Ce qui ne conduit pas au bien conduit toujours au mal, nous dit un ancien axiome dont nous devrions toujours nous souvenir, et nous devons considérer comme l\u2019un des plus grands maux la ten- dunce a ln calomnie.C'est lu pente fatale à laquelle aucune n'échappe.Ces réflexions prélitiinaires, auxquelles je vous convie en les faisant avec vous pour vous en montrer la nécessité, nous conduiront tout naturellement à étudier, dans une autre causerie, quelles sont les professions diverses auxquelles peuvent s'adonner les femmes, pour se rendre utiles à elles- mêmes et à la société, qui est en droit de leur demander et d'attendre d'elles un juste retour pour les bienfaits qu\u2019elles en reçoivent pendant leur existence tout entière.CATHERINE Pari.REVUE GENERALE L'armée française.\u2014 La revue du 14 juillet.\u2014 Développement de l'éducation militaire en France.\u201ca * La Frauce veut la paix, mais elle la veut avec honneur.Jumais elle ne permettra à personne, fusse métne l'empereur d'Allemagne, d'insulter l'étendard national.Notre ancienne mère-patrie tend la main à tous les opprimes dans le moment, ainsi qu\u2019elle l'a fait dans le passé, Et si les pays qui l'entourent n'étaient pas si oublieux, elle ne vompterait pas un ennemi chez ses voisins, car elle les à tous défendus à certaines époques de l\u2019histoire, Malheureusement, la reconnaissance «es peuples, de même que celle des individus, n'existent pas ici-bas, C'est afin de se protéger voutre toute attaque du dehors et avec aucune pensée d'agression, que la France travaille depuis 1870, au relèvement de son armée glorieusement vaineue peudant la campagne franco-prussienne.La France est maintenant prête au combat, Son armée est forte et bien disciplinée ; l'éducation militaire de ses chefs est à la hauteur des hautes charges qu\u2019ils remplissent, Et pour s'en convainere, les étrangers de passage i Paris n'ont eu qu'à se rendre à Longehamps, le 14 juillet dernier, pour assister à la grande revue, Ici, nous empruntons à un écrivain français le recit de cette grande revue, récit que nous abrégerons vu que l'espace à notre dispositio.n'est pas assez considérable pour le reproduire en entier.** Le clou de la revue, dit cet écrivain, s'il m'est permis en matière aussi grave, de mue servir d'un mot d'argot parisien, le clou de la revue, c'est le défilé.L'état major est venu se placeren avant de la tribune présidentielle, Le silence se fait, tous les yeux sont tourues vers la droite de la piste d'arrivée du chatnp de courses où s'est massée la forét de baonnettes, On attend ; soudain un conumande- ment se fait entendre, ct la masse s'élance d'un pas regu- lier dont la cadence est marquée par les clairons et les tamn- boues.Le général commandant en chef, parvenu à la hauteur de la tribune du chef de l'Etat, salue de l'épre, et les bravos éclatent.Ces bravos saluent le bataillon de Saint.Cyr, le bataillon de l'espoir, le premier bataillon de France, qui passe jeune et fier, heureux de la vie qui s'ouvre devant lui, Vient ensuite la garde de Paris, vieille troupe, chère aux l\u2019arisiens dont elle assure la tranquillité, suivie du genie, corps savant et guerrier tout à la fois, portant sur son drapeau les noms glorieux de Dantzich, de Saragosse et de Sebastopol, ** Voici les chasseurs à pied, vits et alertes, populaires entre tous, les petits citrirs, comme les appelle le gamin de Paris.Hy a peut-être un peu d'affretation dans l'allure saccadee «le quelques ans, N'importe ! on aime cela, et les bravos redoublent » leur aspect, Après eux, délile ba digue, la force et ls malle de l'armée.Applaudissez, publie des tribunes et masses populaires pressées autour de l'erceinte du champ de courses.** C'est à eux que nous devrons nos prochaines victoires, var il n'y a victoire que lorsque l'infanterie à pris pied sur les positions de l'ennemi, L'artillerie prépare la victoire, la cavalerie la complète, l'infanterie la Accide, Applaudissez done, geus des tribunes et «de la plaine.Et de fait on applaudit, mais on se lasse de toutes choses et en particulier de celles qui durent trop longtemps, On est venu pour jouir d'un spectable, ct 1a première condition d'un spectacle c'est la variété.Or, pour le gros du public, rien ne ressemble au défilé d'un régiment d'infanterie comme le défilé d'un autre régiment d'infanterie ; aussi plus d'un spectateur se demande si cels ne finira pus bientôt et si la forêt mouvante des baïonnettes sortira toujours inépuisable des profondeurs du torrent, ; ** l\u2019atience ! cela finit.Feu à peu, à partir de la droite, la piste se dégage des pantalons rouges et montre son herbe verte : toute la ligne devient libre ; rien pour un moment ne passe plus devant les tribunes.C'est l'artillerie.qui prend du champ.Les trompettes font entendre la marche accompagnée par un roulement sourd de tonnerre, Le tonnerre ggrossit et se rapproche avec des tintements de ferrures et des cliquetis de chaines.Au grand trot des attelagges les canons passent alignes comme au cordeau : à leur tonnerre répond un tonnerre de bravos.Parmi ceux qui applaudissent il y a des naifs qui voient dans l'alignement des canons un gage assuré de la revanche ; d\u2019autres plus inconscients et mieux dans le vrai se complaisent dans l'idée de la puissance de cette artillerie dont le matériel est supérieur à velui de toutes les autres armées, dont le personnel semble si bien dans la main de ses chefs.Et tous applaudissent le tonnerre roulant.\u2018 Viendront ensuite les chasseurs à cheval, contenan avec peine dans l\u2019alignement leurs petits chevaux ploins d'ardeur, énervés par l'immobilitéZd'une attente.Mais certes, les chasseurs d'Auguste Colbert et de Montbrun n'étaient pue mieux alignés à léna, à Wagram, à Fuenta de Onoro, orsqu'ils brisaient la révistance des carres anglais où prussiens et dispersaient les escadrous de la cavalerie autrichienne.Puis nous verrons les dragons.Ah ! ce ne sont pas les rudes dragons d'Espagne, avec leurs longues lames de Tolède, leurs figures bronzées par cing années de soleil d\u2019Andalousie et d\u2019Estramadure, leurs habite taillés dans la bure des moities, Ceux-ci d'années et de service sont tant soit peu plus jeunes, mais ils sont \u2018ous pr.ta à soutenir les traditions de Zinsheim, de Steinkerque, d'Austerlitz, de Medelin, de Navgis, ete.Entin, ajoute le méme écrivain, voilà les cuirassiers, et les bravos éclatent plus vifs que Jamais à l'aspect de ces gros frères, colosses bardés d'acier, dont le galop réveille la légende d\u2019Eylau, d'Essling, ete,\u201d Vous demandez des applaudissements l\u2019armée française, cher confrère, eh bien ! j'arplaudis des deux mains à son relèven-ent, à son succès, à ses Victoires futures.l\u2019uissent mes huvebles bravos être entendus par delà les vagues de l'Atlantique, au sein de la mére-patrie, ont NOTES HISTORIQUES Septembre 18898 Le premier numéro du Critic, de Montréal, a paru en février 1X87.Rédacteur, Win Street.Le lieutenant GRERLY, voyageur au pôle Nord, visita Montréal le 25 août IXX1, L'abbé Démétrius LÉVÈQUE, sulpicien, est décédé à la Rivière-Ouelle le 21 juillet 1884, à l\u2019Age de trente-huit ans.Après la capitulation de MONTRÉAL, le général Amberst nomma des officiers pour représenter les Anglais dans Québec, Trois-Rivières et Montréal ; ces officiers se conduisirent avec tant de modération que les Canadiens commencèrent à prendre confiance en ceux qu'ils redoutaient d'abord.N'étant plus tourmentés par la guerre, ils purent cultiver leurs terres et porter leurs produits sur les marchés et les vendre au prix demandé.L'hôpital de l'Oukst (Montréal), prend son acte d'incorporation en 1875, Les souscriptions s\u2019élevèrent à au-delà de 730,000.On acheta le terrain faisant l'encoignure des rues Dorchester et At- water.A l'une des encoignures, le major Mills a érigé une bâtisse valant #[3,000, donnant l'espace pour cinquante lits ; elle est en pierre.Le reste de l'édifice n'est pas construit ; les directeurs jugeant à propos de remettre la construction jusqu'à ce que le montant nécessaire pour payer les frais soit souscrit.Ce sera un hapital protestant, mais les catholiques et toutes les nationalités y auront acces.M.Benainh Gibb, décédé, a donné 22,000 ; et M.W.Workman, le président du comité de l'hôpital, à légué par son testament 25,000, Avant 1852) le Maire de Montréal était nommé par le gouvernement ou choisi par le conseil.Depuis, ils ont été élus par le peuple.Voici les noms des naires depuis cette date.1552 : Charles Wilson, par acelamation ; 1533 : le même, majorité 1,545; 1554 : Wilfrid Nelson, majorité 69 ; 1855 : le mêtie, par acelamation ; 1556 : Henry Starnes, paracelamation : [837 : le même, par acclamation ; 1N58 : CS, Rodier, majorité, SOS ; 1859 : le même par acclamation : 1X50 : le même, runjorité, 24 ; 1561 : le même, majorité, 531 ; 1862 ; J.-L.Beau- dry, majorité, 332 : 1X63 : le même, par accel.; 1X64 : le même, par acel, ; 1865, le mênie, majorité, 604 : 1N66 : H, Starnes, déjà cité, par accl.: 1867 : le même, par acel.© 1868 0 WW, Workman, majorité, 1262 ; 1569 : le même, par acel, ; 1870: le même, par acel.; 1871 : J.-C.Coursol, par necl.: 1872 : le même, par accl.: 1S73 : Frs Cassidy, par acel.: 1874 : A.Barnard, majorité, 2,343 ; 1875 : W.Hingston, majorité, 4,395 : 1570 : le mème, par acel.; 187 : J.-L.Benudry, déjà cité, majorité, 1,068 ; 1878 : le mêénie par acel.; 1579 : 8.Rivard, majorité, 290 : 1880 : le même, par acel.; 1881 : J.-L.Benudry, déjà vité, majorité, 230 ; 1883 : le mêtne, tuajorité, 905 : 1883 : le même, majorité, 212 ; IXS4 : le même, majorité, 265 : 1885 : M.Beaugrand, majorité, 399 ; 1NN6 : le mème, majorité, 1,962 ; ISST :J-J.-C.Abbott, majorité, 1,7T8& ; INSS : le mênte, par necl.; 1889 : J.Grenier, pur acclamation, 146 LE MONDE ILLUSTRE A TALAND SC + LALANDS SMITH W.TROUDE T, CARDIFF CG.KUHN F.P.LONEY N.STEPRENS N, LAMOU ŒEUX D KGIIN 1.WALTON 1 MCKKOWN EE.A DUMAS J.J.MCCLURE A.BRAZEAU PREMIER PIQUE-NIQUE ANNUEL DES LITHOGRAPHES DE MONTRÉAL -LES MEMBRES DU COMITÉ A ee of er RS AF Te ; 4 - Eo.- \" x, a ar : 5.: « ., - .ov » .1 > » ee rr, \u2019 .-Ngp - a.+ i > à « \u2018 ! y 2 \u201d : .bul oh ON I ORS co - : RO ERR AI No TARE Te to 5 CANADA.\u2014 VUE DU PONT DE BELŒIL Photographies par lu Canada Bank Note Co.\u2014 Gravures par Arinstrong M.W, CHAPMAN W.Chapman, dont nous publions aujourd'hui lo portrait, est un poète dont s'honore depuis longtemps la province de Québec.;Ç Au moment où les voix les plus autorisées de ln vieille France, comme François Coppée et Le- conte de Lisle, applaudissent à ses succès et se joignent à nous, jusqu'à un certain point, pour ncelamer les Feuilles d'Erable, splendide petit volume actuellement sous presse et destiné à con- snerer définitivement la réputation de l'auteur, nous nous frisons un devoir de présenter et faire connaître au publie une des sommités de notre monde littéraire.Chapman est né à Saint François de la Benuce, À cinquante deux milles de Québec, il y à maintenant trente-huit ans.Son père est encore vivant ct a fait un commerce considérable, que l\u2019âge et des revers de for tune l'ont foreé d'abandonner depuis quelques années.Le capitaine Chapman est Anglais de naissance, et avait pour aïeul un sous-officier de l\u2019armée anglaise, né à Warwick, Angleterre, qui prit part à lu bataille de Waterloo ét vitt au Canada en qualité de secretive particulier de Padministra- teur du pays, lord Provost.mere de Chapman, dont les ane cêtres venaient de Blois, France, était Caroline Angers, morte il y a bientôt trois ans, C'était lu sœur de feu Frau- cois Réal Angers, avocat et littéra teur distingué, père de l'honorable Auguste - Réal Angers, licutemumt rouverneur actuel de la prosiuee de Québec, Chapman, notre poète, 11°: jarunis fuit partie d'une nombreuse famille.Il n'avait qu'un frère, Robert, dont les aptitudes commerciales contrastaient singulièrement avec l\u2019aversion que Willi ne se géuait jamais d'afficher pour les affaires mercantiles, Robert était de sept ans plus âgé que William : il rendait des services au comptoir, Notre futur poète s'amusait alors avec son ani, Thomas Fortin, devenu depuis le digne associe d'un avocat éminent de Montréal, M.Robidoux.Le maître d'école du village avat l'habitude de dire : ** Chapman et Fortin ont du talent, mais ils me donnent, à eux seuls, plus de trouble que tous mes autres élèves ensemble.\u201d Chapman et Fortin étnient élevés porte à porte et passaient leur temps, après les heures d'école, à courir les ruisseaux et les bois avec des flèches, dont ils fnisaient ln terreur des oi- senaux\u2014 c'est ainsi que se conduisent les poètes enfants à l'égard des favo- vis de leur muse bâtissant, avec la glaise et le galet du rivage, des églises, des forteresses et des châteaux, sur la rivière Chaudière, y lançant des flottes de petits bateaux dont les voiles avaient tout au plus lu consistance du papier sur lequel nous écrivons, prêts à tous les petits tours, à toutes les esenpades enfantines qui mettent parfois le désespoir daus l'âme des mères, Chapinan nous déclarait, l\u2019autre jour, qu'il est encore aujourd'hui amoureux fou de la chasse et de In pêche.Le père de Chapman, homme pratique, mais pær- dessus tout intelligent et Lon père de famille, gard Robert au magasin et envoya Williaux au collège.C'est en IXG3 que Chapman entra au collège de Lévis pour y fuire ses études classiques.TI y était depuis trois ans lorsqu'un événement pénible vint lui briser le cœur et influer considérablement sur son avenir : son frère Robert mou- ru: des fièvres typhoïdes.Le père qui, jusque-là, avait compté sur son pauvre Robert pour son commerce, et dont il avait LE MONDE ILLUSTRÉ fait son associé, jeta les yeux sur le petit élève du collège de Lévis, devenu son fils unique.Tl le retira du cours classique et le mit au cours commercial.Ce cours coummercial- heureusement ou mel- heureusement pour Chapman \u2014 comprenait un petit cours de littérature.Inutile de dire que si notre pauvre déporté ne brilla pas connue bien d\u2019autres, en arithmétique et en études purement positives, ln petite classe de littérature lui fournit l'occasion de se faire de suite In réputation d\u2019un garcon de talent.Achille Fréchette suivait alors le cours classique.Il aborde un jour Chnprunn avec une poésie de son frère Louis, l'/roquoise du lue Sœint- l\u2019ierre, poésie qui non-seulement parle à l\u2019intelligence du jeune homme, mais lui va droit nu cœur.Chapman lisait pour In prewsière fois une pièce de vers français, L'étudiant en arithmétique s'écrie tout À coup en lui-même :\u2018\u201c Moi aussi je serai poète.\u201d Vous pouvez penser que La seience alla, comme on dit vulgairement, chez le diable, Notre arithanéticien manqué se mit à rimer en plein col- M, W, CHAPMAN Photographie Notman Gravure par Armstrong loge, au grand seandale de quelques-uns, i la grande admiration du grand nombre qui lui di- snient à tout propos : \u201c Ouah ! tu n'as jamais cerit ce que tu nous montres.\u201d Tout de mène, Chapman écrivait en révassant dans un coin, seul ou avee un ai.ll n'en avait jamais plus d\u2019un.Le moment arriva où il fallut sortir du collège.Le cours.le fameux cours commercial, était fini.Que faire ?Dans le pays où nous vivons, il faut faire quelque chose, mais il n'est pas toujours facile d'y vivre sans adopter des mesures de rigueur et quelquefois incompatibles avec l'éducation qu'on y a prise.Au lieu de se faire coummis-marchand, Chapman se fit clere notaire, et en cela nous l'approuvons, enr l'avidité des études légales, plus encore que celle des études commerciales, lui fit comprendre sa vocation et l'entraîna naturellement dans le mouvement littéraire.165 Au lieu d'étudier le code e* nus statuts, le clerc notaire re mit à rimer et à envoyer ses vers aux journaux, sans qu\u2019il eût jamais la satisfaction de se voir imprimé, Il ne se rebuta pas.À peine une pièce étuit-elle œu pxtnier qu'une autre était sur le métier.Enfin, ln Merue Canadienne, alovs sous la direction de M.Joseph Tassé, duigna publier de lui une petite pièce intitulée : Reste toujours enfint ! En se lisant dans la /Æevue, l'auteur faillit mourir de joie, I y publia un grand nombre d'autres poésies, L'Opinion Publique, à son tour, lui ouvrit ses colonnes, et notre poète eut enfin In satisfaction de recevoir des lettres de félicitation de l'abbé Casgrain et de Fréchette.On se rappelle le concours de poésie de l\u2019Uni- versité-Laval, en 1873.Chapman y soumit l\u2019AL- gonguine, qui lui valut une mention honorable.Le rapport du jury déclara que la pièce aurait remporté une médaille si le poète eût été plus orthodoxe.Il parait qu'il aurait involontairement blessé le sentiment religieux en faisant lutter corps à corps une sauvagesse avec un prêtre.Pendant qu'il composait l\u2019Algon- quire il suivait ou était sensé suivre les cours de l'Université- Laval.Lä encore, au lieu d'étudier, il faisait des vers et, soit dit entre nous, bien d'autres choses encore.La vie d'étudiant, dans tout ce qu'elle a de frivole, mais de dangereux pour un Jeune homme, on le cœur et l'imagination cherchent constamment À prendre le dessus sur le gros ton sens, fut pour lui un écueil.Les ex- uneus arrivèrent, et il b'oque sur toute la ligne.IL fallut bien revenir alors aux setititne nts.Nouvel enfant pro digue, il retourne à la maison paternelle, où son vieux père le reçoit à bras ouverts et lui offre, après le fes tin du veau gras, une société commerciale qui lui permet de se remettre à rituer, tout en imncsurant de lu melasse et de la dentelle.Chapman publiait enfin, en IX76, un volume de poésies intitulé \u201c Les Québecquoises , Ceux qui se trouvent tant soit peu mélés nu mouvement littéraire savent que ce pre- miet essai eut Ulr succes marqué, et que François Coppée écrivit alors au puète canadien une longue lettre de felécitation que nos journaux pu- blierent.Cette lettre était des plus tlatteuses, Nous aimerions, en vérité, à la reproduire, mais le cadre de cette notice ne nous le permet pas.On exploitait à cette époque les mines d'or de ln Beauce.La fièvre y régnait.Chapman, non content de traîner avec lui les muses derrière son comptoir, se prit un bon jour de la soif de l'or.Il s'usso- cia un certain nombre de mineurs, et eut quelques succès entremélés de revers.On nous dit même que le poète s'oublia un jour jusqu'à prendre le pie et la pelle pour s\u2019enfoneer dans un puits et y chercher le précieux métal.Os Un de ses bons amis, le Dr Morissette, de Ste- Hénédine, comté de Dorchester, homme de cœur et d'esprit, lui acressa alors le beau sonnet que voici : Est-ce vrai qu'attriste, commune un millionnaire, Tu te plais à marcher dans les sentiers de l'or, Et que ton œil sourit, quand le bras mercenaire Decouvre à tes regards le/precieux tresor ?Comment, toi, l'un des flls de cette race flere Qui meurt sur le grabat, tu daignerais encor Sourire à la fortune, a cette fee alticre Qui torture les tiens jusqu'a leur lit de mort * Le poete, tu sais, ne x dt que d'espérance : Tous ses rêves déçus le font riche en souffrance : C'est là son lot sur terre, et c'est un lot sacré, Souviens-toi que Musset, dans sa longue agonie, Avant de rendre à Dieu son immortel génie, | À dit ces mots : ** Il me reste d'avoir pleuré ! AS 166 LE MONDE ILLUSTRE Malgré tout, Chapman aimait son métier.11 ne songeait qu'à l'exploitation de ser c/aima, et fit en particulier deux spéculations dont les profits le consolèrent pour quelque temps de bien des déboires.Cela ne dura pas.La débandade générale arriva, et le père, devenu vieux, ne put surnager avec son fils, devenu tour À tour marchand, mineur et spéculateur, et,.hélas ! resté poète.Jetons ici un voile sur le tableau.Cependant, le gouvernement Chapleau vit en Chapman un homme renseigné sur les mines d'or de ia Beauce, un géologue en état de rendre certains services, et pouvant faire un rapport dans un style irréprochable.TI lui fit faire, sur les mines, une petite brochure dont l'honorable M.Flynn le félicita en pleine chambre, sans compter qu'on Vindemnisn assez grassement, ce qui lui permit de faire soi-disant bombance pour quelque temps, et de voir à son avenir, Nous le voyons à Montréal en 1883, attaché 4 la rédaction de la Patrie.11 y fit naturellement des vers, \u2014 tous les poètes en sont làh,\u2014 mais le Journal de M.Beaugrand eut de lui des articles et des chroniques qui firent sensation, et M.L.-O.David, qui est un excellent juge en littérature, reproduit, avec éloges, dans ses Patriotos de 1847, Un article que Chapman publia dans la Prtrie.A cette époque, les citoyens de Montréal donnèrent à un député français, de passage au Canada, un grand banquet.Chapman y décluma une pièce de vers, ln France, qui y fut vivement applaudie.Au banquet donné le 15 mai ISS4 par le Club national, il lut un poème patriotique, In Mère rt l'Enfant, qui lui valut une véritable ovation, et Fréchette quitta son siège pour le féliciter.Quelque temps après ce banquet, il quitta la l\u2019atrie pour alier aux Etats-Unis afin d'y chercher de l'emploi dans le journalisme.N'ayant pu se caser, il revint à Montréal et entra à la Minerve où il est encore actuellement, : In publié dans ce journal des vers et de ln prose qui ont contribué à le faire connuître d'une manière plus complète, entre autres, un article sur la vallée du ac Saint-Jean.Il y a trois ans, In Revue artistique et littéraire, de Paris, alors sous la direction de M.Charles Fuster, n reproduit avec beaucoup de compliments un sonnet qu\u2019il avait adressé à notre seulpteur canadien, Philippe Hébert.Dans ses loisirs, Chapman a écrit les Fruilles d'Erable, qui vont paraître dans quelques jours.Depuis deux ans il a benucoup travaillé, et ses dernières productions poétiques accusent un progrès immense, Le vers de Chapman coule de source, chez lui la pensée est toujours belle, le souffle de l'inspiration large et puissant.I a de l'envergure, comme on dit en terme du métier.Tl est amoureux de In forme et des rimes riches.Il est à ln fois de l'école de Victor Hugo et de celie de Leconte de Lisle, et ses Feuilles d'Erable ne peuvent manquer d\u2019en faire une de nos gloires nationales.TI vient de recevoir du plus grand poète de la France une lettre bien propre à l\u2019encourager.Benjamin Sulte n voulu se faire l'écho de Le- conte de Lisle, et lui a ndvessé récemment un superbe sonnet.Comme on I'a vu, Chapman n'a jamais été dans sa sphère, et la nécessité a dû souvent lui couper les ailes.Le gouvernement d'Ottawn ou celui de Québec, qui a l'habitude de protéger ln littérature, devrait lui tendre la main et lui donner un emploi qui pût lui permettre de cultiver librement ses talents.En donnant une situation à Chapman, nos gouvernants feraient acte de justice et plairaient à tout le monde, car notre poète montréalais à toutes les sympathies du public.Le pauvre qui s\u2019enrichit ne fait que changer de misère, La charrue, en traçant le premier sillon, a creusé les fondements de la société.Ce n\u2019est pas seulement du blé qui sort de la terre labourée, c\u2019est une civilisation toute entière \u2014LAMARTINE.tet tthe a EEE TITI UE POESIE SOUVENIR DE PROMENADE \u2014 De ton onde silencieuse, O poctique Saint-François, Tu chartnes ces lieux qu\u2019autrefois Couvralent des forêts spacieuses, Oh * j'aime à glisser sur tes eaux, Surtout quand Liu nuit de ses voiles A couvert les champs, les côteaux, Et qu'au ciel brillent millo étoiles, Et que de ses pales rayons La lune argente les vallous, J'aime cette tendre verdure Qui charme sans cesse nus yeux, Ces champs, ces bocages joyeux Ou toujours le zéphyr murmure : J'uitmne ces bois où les oiseaux Font entendre de doux ranges, Des chants variés et nouveaux * Jaime ees rinnts pa) sages Cette chapelle aux teurs vieiltis.Toujours chere aux Abenakis, leu On) Pierreviile, août 1889, CHANSONS CANADIENNES Quelques écrivains plus autorisés que nous, parmi lesquels nous mentionnerons MM, F.-A.-H.Larue et Ernest Gagnon, ont déjà parlé suffisamment des chansons canadiennes pour nous dispenser de discourir sur le sujet.Les littérateurs déjà cités ont, dans des travaux considérables, tiré et préservé de l'oubli nombre de chansons.[Ils ont fait là une œuvre méritorre aux yeux des patriotes, des bouquineurs et des bouquineuses.Sans doute, dans ces travaux qui embrassaient pour ainsi dire l'histoire générale de ces chansons, ils n'ont pu donner toutes celles qui étaient en vogue, il leur a fallu s'arrêter aux principales.Cependant, il en est plusieurs de celles ayant été luissées de côté où n'étant pas connues qui pos- sedent un certain charme, une saveur de terroir qui n\u2019est pas à dédaigner.Ce que voyant, nous avons fait comme le gla neur qui passe dans le champ après le moissonneur, ramassant les épis oubliés.Les trois chansons suivantes viennent de ln même partie du pays (le Haut-Canada).La première, entendue à Ottawa, est une de ces nombreuses chansons de voyageurs dont le rythme est lent et monotone.Les paroles ne sont pus extraordinairement poétiques, non plus les pensées, mais elles caractérisent certaines idées familières à cette classe : Et tous lea cooks sont des damnés his) Y font des beign® on n'en mang\u2019 pas, déefrain Bardi bardagne Sardi barda, Laissez passer les raftman | Bon bardi bardagne his Bon bar dagne.J Et jusqu'à la m°nass\u2019 qui mont\u2019 dans bois (his) Ei pis nous autre\u2019 on n\u2019y va pas.Refrain Et tant d\u2019amants qui s'font l\u2019amour (his) Et pis nous autr\u2019 on s'la fait pas, Refrain Celle-ci nous n été dite par une jeune campagnarde dans le comté d'Ottawn.Elle est très ré- pundue là-bas, surtout parmi le beau sexe.C'est le mariage d'un vieux garçon avec une fillette, Celui-là que l'âge n rendu très prudent fait toutes les recommandaticns nécessaires à sn très jeune femme, Ecoutez : C'est un bon jour, Célina se marie, Elle prend un homme de quatre-vingt-quinze ans, Mais Célina.Ell\u2019 n'avait que quinze ans, 11 la prend par la main, il la mèn-t-à l'église (his) Tiens Célina ! tes parents, tes atuis, Ma Célina.en sont tous réjouis, Il la prend par la muain, il la mèn-t-à ls voiture (bis) \u2014Marche Carillon ! tout droit à la muisor, Marche Carillon.que nous somie® plus garçon, Il la prend par la main, il la mén-t i la table (div) \u2014 Mange Célina ! mais ménag\u2019 bien tes dents, Ma Célina.ils dur'vont plus longtemps, Il la prend par la main, il la mên-t-à la danse (his) \u2014Danse Célina ¢ mais fait bien tous tes pas Ma Célina.mais te fatigue pas.La suivante, nous l'avons entendue dans le comté de Prescott, par un jeune homme\u2014 un amoureux peut-être.Le crépuseule suivait le coucher du soleil et eux gros chevaux, d'un pas tranquille et lent, promenaient sue sn charge de foin ce fils de cultivateur, pendant qu'il lançait en notes vibrantes, aux échos qui se préparaient au sommeil, cet air gui et sautillant.(A part le refrain, c'est une variante de : Feudez le bow, chauffez le four, des Chansons popilaires du Canada, de E.Gagnon).J ainons les filles Ca n'ehiltonne Ua m'taponne d'aituons les filles Ca m'chitfonnera.Derrièr\u201d chez nous il y a un champ de pois (hiv) d'en r'euillai deux j'en mangeai trois.fesrais ; Laiss\u2019 ça là Touch\" zi pas Mouman veut pas.d'aimons les filles Ca m'chitfonne, ete.J'en r'euillai deux j'en mangeai trois his Tous mes parents venaient ny voir Refrain : Laiss\u2019 ça là, ete, Tous tues parents venaient m'y voir Ais) Celle que j'aime ne vient pas.Verran Laiss\u2019 ca lit, ete.Celle que j'aime ne vient pas his Je l'aperçois venir là-bas, Refrain : Laiss\u2019 ça lt Touch\u2019 zi pax Moutnan veut pas, d'aimions les tiles Ca m'chitfonne Ca n'taponne d'aimons tes filles Ca m'chittonners, J'en ai encore quelques autres que je vous donnerai tot ou tard.En attendant, au revoir.Eg.Gad W ÉTYMOLOGIES MONTMORENCY En l'honneur de, Henri I, due de Montmorenes, vice-roi de la Nouvelle France.LÉVIS En l'honneur du duc Ventadour de Févis, vice- roi de la Nouvelle France, et non en l'honneur du chevalier de Lévis, ainsi que le prétendent quelques étymologistes.RIVIÈRE QUELLE On croit généralement que ce nom lui n été donné en souvenir de M.Ouel, contrôleur général des salines de Brouage, membre de la Compagnie des Cent-Associés et syndic des récoltes au Canada.Que'ques-uns prétendent que le mot Ouelle est d\u2019extradition sauvage et qu'il signifie anguille Ce qui doune une certaine autorité à cette opinion, c'est que la rivière Ouelle ressemble à une anguille par les nombreux détours qu\u2019elle fait avant de se jeter dans le Saint-Laurent.ITroror SERVADEC. id AU COIN DE L\u2019ATRE A DEUX AMIES D'OTTAWA Retournons encor vera la Capitale, Allons y rêver d'ivresse et d'amour ; Allons y chanter l'hymne matinale Que savent priser les vierges du jour.Je voudrais parler ; Inissez moi rodire 1,6 charimne enivrant du temps qui n'est plus ; Jours trop tot enfuis, inspirez ma lyre, Soyez de non cœur les tendres élus.Que J'atmo A gonger, seul, au coin de l'âtre, vos chers plaisirs, à vos gais rofraius, Aux discours ardents où l'amour folaire Rtecouvrait d'azur des jours trop lointains, O bol Ottawa \u2018 que je te regrette, Avec Les attraits toujours émouvants, Dont la jeune fille à mine coquette Saits'approprier les joyeux accents, Oh! j'en ai connu de tes jeunez fHles, Aux yeux bien plus noirs que ceux des houris, ui, révant jadis au sein des charmiltes, Faisaient de la terre un vrai paradis.Et jo me croyais, quand j'etais pres d'elles, l\u2019orté vers l'azur d'un ciel tout nouveau, Tant leurs beaux regards me donnaient des ailes Et pour le bonheur nie portaient bien haut.Mélas * aujourd'hui, je n'ai plus d'ivresse, Sicenes*, pourtant, leur cher souvenir, Que, dans rion ennui.je baise et caresse, Et que pour toujours je voudrais hénir.C'est quo je suix reul, et que la lumière De leurs yeux d'ebene est loin de mes pus ; C'est qu'ici pour moi, rien n'est salutaire Coumne etaient leur voix el Jeurs doux appi-.Je retournerai vers ces belles plages Où j'ai tant trouvé de paix, de bonheur, Où les rêves d'or, comme des mirages, En vuilant mes yeux me grisait le cœur.d'offre, en attendant, « deux sœurs amies Ce lointain écho de mes sentiments Daignez agrees, 60vierges cheries, Et ms rescrver quelqu\u2019uns de vos chants, ; LoRENZO.St-André d'Argenteuil, septembre 1389, NOE GRAVURES LE PIQUE NIQUE DES LITHOGRAPHES DE MONTRÉAL Les employés des ateliers lithographiques du Canada Bank Note Co., Burland & Co., Sommer- ville, Benallack & Co., Sabiston Lithographic « Publishing Co., et Elliot, se sont rendus, le 31 noût dernier, au pare Otterburn, à Saint-Hilaire, pour prendre part à un pique-nique organisé spé- cinlement pour eux.La température, qui était des plus belle, a contribué beaucoup nu succès de la fête qui a été des plus joyeuse.Daus le cours de la journde, différents amusements eurent lieu dans le splendide pare, et les pique-niquetrs sont revenus enchantés de leur excursion.L'une de nos gravures représente les membres du comité général, et l'autre donne une vue tidèle du pout de Belwil, où eut lieu, il y a quelques années, un terrible accident de chemin de fer.On sait qu\u2019un convoi chargé d'immigrants s'adonta à passer sur le pont au moment où celui ci était ouvert pour livrer passage & une goilette, et engloutissait un grand nombre de ces malheureux.Nos remerciements nu Canada Bank Note pour l'envoi des photographies.LE CARDINAL GUILBERT Un grand deuil pour le clergé français, Grande perte, peut-on dire aussi, pour la chrétienté en- titre.Le cardinal Guilbert, qui vient de mourir et dont nous publions aujourd'hui le portrait, était l\u2019apôtre le plus éclairé parmi les prélats de notre temps.C'était vraiment \u2018l'homme de bonne foi et de bonne volonté sur la terre.\u201d Sa carrière est un exemple.Au début, il fait le bien, comme ministre de la religion, avez simplicité, Il travaille LE MONDE ILLUSTRE et \u2018médite, il \u2018observe et suit In marche de l\u2019humanité.Rien d\u2019intolérant dans son caractère.Il n'impose pas, il persuade.Tel il se montra lorsqu'il fut élevé à l'épiscopat, Aimé-Victor-François Guilbert, né en 1K12, à Cérigy (France), fut curé de V'alognes, puis évêque du, Gnp en 1867 ; douze nns après, évêque d\u2019Amiens, LE CARDINAL GUILBERT, Archevique de Bordeaux, récemmet t decode Sa nomination à l'archevèché de Bordeaux date de EXS3, C'est en avril de la présente année Ixs9 que, sur la proposition du gouvernement français et à l'encontre de diverses compétitions, il fut élevé à la dignité de cardinal.Animé d'un esprit très élevé d'indépendance et de justice, le digne prélat ne se faisait point faute de protester contre certaines mesures trop autoritaires de la part du gouvernement républicain dont il soutenait les principes au nom même de la religion chrétienne.T n'en était que plus estimé, Les grands peuseurs, tels que M.Jules Simon, qui l'avait fait nommer otticier de la Léxion d'honneur, appréciait très haut le cardinal Guilbert dont l'influence était et restera bien utile dans les rapports de l\u2019Eglise et de l'Etat.\u2014 BIBLIOGRAPHIE Les loisirs dan Homes du Peuple : Le solitaire légende.\u2014Milton.\u2014 Commerce et colonisation.Notes sur lr.lande,\u2014 Mou premier filleut- Un souvenir de promenaide, \u2014La peine de tuort.\u2014 Le Canada et le Brésil.\u2014Au Trait.Audion, \u2014Nimple étude, \u2014L'électetsité.\u2014 Victor Iago, par G-A, Dumont, Public par la librairie Ste-Heurictte di-A.et W.Dumont, 1826, rue Ste-Catherine, Prix : 50 cents.Nous sommes heureux de pouvoir dire un mot de lexcellent livre que notre collaborateur, M, G.- A.Dumont, vient de faire paraître sous le titrs ci- dessus, Comme on à pu le voir, l'auteur traite une foule de sujets très intéressants et très instructifs.Les Notes sur l'Irlande nous font connaître les mal- hears et les principaux incidents historiques de la Verte-Erin, tandis que l'Æ/eetricité nous fait assis ter à toutes les découvertes en cette science.L'étude sur Victor Mugo initie le lecteur à la vie du plus grand des pottes et nous donne plusieurs des meilleures poésies «le l'auteur de In Légende des Siècles, Le Solitaire, Milton, Commerce et colonisation, Mon premier filleul, Un souvenir de promenade, la Deine de mort, le Canada ot le Brésil, sont des articles qui méritent d'être lus.Quant au style, nous n'en dirons rien.Nos lecteurs ont déjà dû juger M.Dumont par les nombreux écrits qu'il a publiés dans LE Mosbk ILLUSTRE.Nous invitons tous nos lecteurs à se procurer ce livre qui leur fera passer des heures agréables, tout en les instruisant, 167 CHOSES ET AUTRES \u2014A Dundas, Wisconsin, une compagnie s'est formée pour la fabrication de souliers avec de ln sciure de bois.\u2014 Les autorités les plus compétentes portent à 10,000,000 de minots au moins le rendement de la récolte de blé, cette année, au Manitoba.\u2014Brown dit que choisir une femme équivaut à commander un dîner dans un restaurant, à Paris, quand on nc connaît pas le Français.Vous n\u2019aurez peut-être pas ce que vous voulez, mais à coup sûr vous aurez quelque chose.\u2014Un inventeur américain a fait breveter une machine électrique de famille.Avec cette dernière, on pourra désormais faire In cuisine, repasser le linge, à meilleur marché qu\u2019avec le gaz ou la gazoline.En enlevant les isoloirs, l'électricité sert à chauffer les appartements.\u2014Abrahwm Lincoln était le plus grand par In taille de tous les Présidents de la République Américaine ; il mesurait six pieds et quatre pouces de hauteur.Le président actuel, Benj.Harrison, est le plus petit : sn taille n'étant que de 5 pieds 5 pouces, Mais là, dit l'union, ne s'arrête pas la différence qu'il y « entre les deux présidents.\u2014M.Philippe Hébert, le sculpteur si connu a Montréal, a recu In troisième médaille d'honneur, four ses œuvres à l'Exposition de Paris.Celui qui expose pour la première fois, ne peut obtenir dans les beaux arts plus qu\u2019uhe troisième médaille.Si, à cela, on ajoute que M.Hébert était un inconnu de tout le jury, on comprendra mieux le prix du témoignage rendu à son talent.M.Hébert est le premier Canadien qui reçoit un pureil honneur à une exposition générale, \u2014 Un nommé Joseph Dailey, de Madison, Indiana, a pris un brevet d'invention pour un procédé de fabrication de sucre d'érable sans cau d'éralde, Hsagimut tout simplement d'ajouter un extrait de noyer Dlane à un sirop quelconque, en sorte qu'à l'aide de ce procédé, on pourrait faire du aucre die pays, N'importe en quel temps ct en quel lieu.L'extrait de noyer s'obtiendrait en infusant le boisou l'écoree, ou bien en recueillant lu sève que l'on mélerait au sirop.\u2014 Un statisticien français, M.Victor Meunier, vient de démontrer les inconvénients de l'art dentaire au point de vue de la circulation de l'or, Il estime i hit cents kilogrammes environ le poids de l'or caché chaque année par les dentistes amé- vicains dans les cavités des dents et dans les pièces de leur prothèse dentaire.Ce qui représente exa-tement deux millions cinq cents mille francs.Dans trois siècles, on retrouvera ainsi, dit-il, dans les ciuietières des Etats-Unis, une valeur de 750 millions de franes, équivalente À celle dela monnaie d'or qui cireule aujourd'hui en Amérique ! M y aurait un moyen d'empêcher ce gaspillage, Avant d'enterrer les morts, on devrait leur faire rendre l'argent ! L'IMPOPULARITÉ DES NUissiERS.Il y a des professions qui vraiment n\u2019ont pus de chance.Un avocat peut bien être un avocat de mauvaises causes, Cela n'empêche qu'il appartient au barreau et il est sensé défendre la veuve et l'orphelin, Un médecin peut se faire un lucre par des opérations louches et criminelles, qu'importe, il est le disciple d'Esculape.Mais un huissier qui n'est qu'un simple intermédiaire, qui n\u2019hurait jamais eu l\u2019idée de venir vous saisir vos meubles, s'il n\u2019y était contraint par une décision légale, jouit d'une impopularité presqu'universelle.C'est bête, cependant.C'est absolument comme si vous tombiez à coups de poing sur un facteur, parce qu'il vous apporterait une lettre contenant de mauvaises nouvelles, C'est comme pour les belles-mères.Les blagues sur ceux-là et les couplets sur celles-ci sont la suprème ressource et l'ineffable joie des cerveaux déprimés.Cela n'a pas plus le sens commun pour les belles-mères que pour les huissiers, ear il n'est pas une seule belle-mère qui ne soit mère en mème temps, c'est-à-dire, un ange.Comment In même personne peut-elle être à la fois ange et démon ? { i | i 168 VARIÉTÉS La scène se passe à Strasbourg, à table d'hôte, Deux Allemands sont axis en face d\u2019un commis voyageur français.On sert une téte de veau : \u2014Ya, yu ! fait un choucront\u2019'manu, foils une dède «de Vrançais ! Et ils rient tous deux comme deux brutes, Le voyageur ne bouge pas.\u2014Passez-moi cette tête, dit le Français, je vais la dépécer.Il en extirpe, sans mot dire, la cervelle qu'il pose sur une assiette, puis se tournant vers les rieurs : \u2014Maintenaut, reprend-il, c'est une tête d\u2019Allemand } Un étudiant consulte une diseuse de bonne aventure.\u2014 Vous serez pauvre jusqu\u2019à l'âge de trente ans, lui «lit la nécromancienne.L'étudiant pousse un soupir de satisfaction en songeant à la dernière partie de sa carrière, \u2014Et après ?demande-t-il.\u2014-Après vos trente ans Vous svrez Accoutumé à l'être.Une belle-nière, un peu souffrante, a fait venir le médecin.Après lui avoir tâté le pouls, le docteur lui fait ouvrir la bouche : \u2014Bien mauvaise langue ! exclama-t-il.\u2014Oh ! réplique le gendre, qui est présent, ae prouverait pas du tout qu\u2019elle fut ma- ade ! M.de Calinaux n\u2019est pas content.Il a envoyé son domestique faire une commission que ce serviteur fidèle, mats abruti, a laite tout de travers.\u2014Vous n'avez pas le seus commun, crie M.de Calivaux en fureur.\u2014Mais monsieur.\u2014\"Faisez-vous ! j'aurais dû me rappeler que vous n'êtes qu\u2019un idiot, quand j'aurai à envoyer un imbécile faire une commission, je n'aurai pas besoin de vous, j'irai bien moi- même.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014- SOMMAIRE DU * ST-NICOLAS\u201d du 29 août 1889 Promenade de deux enfants « l'Exposition (Berthe) \u2014La Fiunille Ratapon (Louise La- curial.\u2014Le Tuecur de Daims (Meryem Cecylh \u2014I'our la Féte de Maman (Joseph Morin).\u2014 Tirelire aux Dovinetles.Illustrations par MM.J.Geoffroy.KE.Zier, Gaillard, ete.etc.Envoi franco d'un numéro spécimen sur demande par lettre affranchie.Abonnement pour le Canada : 18 fes.Sa.dresser à la librairie Chs Delageave, 15, rue Souttlut, Paris (France).oe LES ECHECS Composé par M.GARGUILO No1Kk8- 4 pièces gaz A \u20ac si mA rf CA % £ 4 Vv \u201c, 7 rauld à 14 à à A Fd BLANCS\u2014B pièces Les blancs jouent et font mat en 2 coups \u2014 SOLUTION DU PROBLEME QUI A PARU DANS LE No 29 Blancs.Noirs.1D3FD 1 Ad libitum 2 Mat selon le coup des Noirs.+ RECREATIONS DE LA FAMILLE No.523.-FANTAISIK ANAGRAMMATIQUE Décomposer la phrase suivante, afin d'en constituer un nom historique célèbre : O BON PAPA, ON ENTRE LA.No 521, \u2014ENIGME Petite perle renfermée Dans un écrin rose et charmant Où mainte fois l'heureux amant Pose sa lèvre bien aimée.LE MONDE ILLUSTRÉ .HENRI LARIN, PHOTOGRAPHE 2202 - RUE NOTRE-DAME - 2202 CE QU'IL FAUT Un aliment qui contient la plus grande somme de nourriture dans la plus tite quan- M tité possible d'aliment, qui s.uvale bien et #0 à digure facilement et fait engraisser, C'est vn hesoin que l\u2019on peut satisfairo pleinement avec Parfvix, de triste renonnnée, Vilain, brutal, noir instrutuent Broyant, mâchant avidement Au service d'une affamée.Coquet et ravissant bijou Dans le plus attrayant joujou Se Inissant voir avec adresse.Affreux et repoussant hibou Se dérobant, cache sans cesse Dans un lugubre et sobre trou, No 525.\u2014C1ARADE Mon Premier des oiseaux est Fheureux, apanage Tes grâces, tonesprit, tes charmes, tout reponsl Que lu n'éprouveras janmnis de mon Second Le triste ot funeste ravage.Quant à mon Tout, hélas ! si commun de nos jours, Dont gémit l'amitié, plus encor les amours, Àl sutitex de te connaître Pour qu'on ne le soit pas où qu'on cesse de (l'être.SOLUTIONS No52, Le mot est Champixnon Lx Siro CALMANT == px MME WINSLOW \u2019 pour la dentition des enfants, est le medicament recommandé par les principaux medecins dus Etats-Unis, etil est employé avec avantage depuis quarante Aus par des millions de mères pour leurs en tants.Pendant les progres de la dentition sa valeur est incalculable, Il soulage l'enfant de toute douleur, guérit la dissenicrie ot la diarrhée, les douleurs d'entrailles et le Lorbu- tygme.Il donne du repos à lA mere en donnant la santé a l'enfant.Prix :25cents la bouteille.HOTEL DU CANADA A.C.SAHOURIN, propridtaire Coin des rues Saint-Cabriel et Sainte-Therese MONTREAL Nes lunchs à 25 cents runt des neilleurs a Montreul.ODILON LAFOND CAROSSIER QUEILUII-2$ OI \u2018FSI A VENDIRE : Hugues de famille, Express, ete, ete.Buggiesd'ocension toujours en magasin.La Compagnie d'Assurance NORTHERN OF ENGLAND.Capital.acc nsc $15.000,000 Fondsaccumulés.17,108,000 BUREAU GÉNÉRAL POUR LE CANADA 1724 NOTRE - 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