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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 23 novembre 1889
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1889-11-23, Collections de BAnQ.

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[" -_-\u2014-{- -\"_\u2014_\u2014_\"\u2014_\u2014\u2014-\u2014\u2014 LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS: 6tus ANNÉE, No 330 \u2014SAMEDI, 23 NOVEMBRE 1889 ANNONCES : Un an, 88.00 - - - - - Six mois, $1.50 : : mois, La ligne, par insertion - - - - - 10 cents Quatre mois, 81.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRETAIRES.Insertions rubréquentes - « - Bcents Vendu dans les dépôts - - 5 cents la copie | BUREAUX, 40, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTRÉAL.Tarif spécial pour annonees à long terme ~ \u2014\u2014 rr mm ens T= ~ res \u2014\u2014\u2014 INTERIEUR DFE PAYSAN RUSSF. mime © 234 LE MONDE ILLUSTRE \u2014Trente ans de service dans les rues de Montréal, M.Grenier, vous me connaissez bien.\u2014Pas le sou, mon bon maire, je n'ai plus qu\u2019à aller en prison ou me jeter & l'eau.\u2014Cinquante piastres ! monsieur le maire, vous n\u2019y pensez pas, je serai obligé d'hypothéquer ma maison.LE MONDE ILLUSTRÉ MONTRÉAL, 293 NOVEMBRE 1889 SOMMAIRE Texts : Entre-Nous, par Léon Leilieu.\u2014Eu fumant, per Si toutes ces raisons, dont quelques-unes pa a robs pre shite (es IAC rains faniaii ten, n'ont pra dé donnécs, lle petit bleu, par Chs-M.Ducharme.\u2014Promenade & tra.BUraient pu l'être, car la famille des musiciens am- Yers l'Exposition Universelle, par RB.Colonnier.\u2014 bulants fournit tant de variétés qu'il serait diffi- Nos primes : Liste des réclamants.\u2014Les loisirs d\u2019un cile d\u2019en fixer la liniite.homme du ns Les Moser por Alcide Chaus- Pauvres diables, inûrmes réels, faux infirmes, TT : e blessés, paresseux, éclopés, déclassés, exploiteurs Gravones : Intérieur de paysan russe.\u2014Une beauté d'au- de la charité publique, po ily aun pou do tout trefois, \u2014Les supplioes chinois : Prétoire chinois ; Le® parmi eux, des honnêtes gens, des malheureux, et souffete : Premt re cage ; Deuxième cage.\u2014Gravure des chenapans, tout comme dans les autres classes de la société.Les chanteurs des rues ont presque disparu Primes Mensuelles du \u201cMonde Ilustré\u201d maintenant, mais il y a quelques années, quinze ou seize ans, ils étaient nombreux, et vous vous souvenez sans doute des deux pseudo-marins fran- - çais, l\u2019un sans bras, l\u2019autre n'ayant qu\u2019une jambe, Ire Prime - .- - 880 qui récoltèrent pas mal d'écus en chantant : les Sms « .28 Cuirassiers de Reishoffers ou I'Alsace.Aucun Sme * .- 15 d\u2019eux n'avait jamais endossé l'uniforme, w\u2019a-t-on me % - .10 dit souvent.me \u201c .s Et la Française, comme on l\u2019appelait, qui nasil- Ame * .- .4 lait des romances pleurardes.Ime \u201c .- - 8 Les Italiens, eux, se divisent en deux classes ; ome * .3 =~ racleurs, de violon et les joueurs d'orgue de Primes .- .86 rbarie ; les premiers tiennent leur instrument st » 881 \u2014 droit et ont l'air da se frotter le ventre avec leur 94 Primes 8200 archet, les seconds se contentent de tourner la ma- haque mois, dans salle publi nivelle, la lâchant parfois au milieu d'une note, par res choisies par Pansemblée: Aucunz qui continue à gémir, pendant que le sujet de i ; ÿ suivront 4 Humbert ler ramasse le sou qu\u2019on lui a jeté.; tirage dE fea 30 jours qui su Les Allemands ne circulent jamais seuls, mais bien par bandes de trois ou quatre, soufflant dans : des cuivres.Ce sont les plus dangereux, car ils font le plus de bruit.On n\u2019en voit presque plus.Les Canadiens, oh ! les Canadiens, sont tous violonistes, mais violonistes de la bonne école, le violon bien appuyé au cou, le bras droit dans ln Les photo-gravures de la brigade du feu de position réglementaire et tout le corps animé d\u2019un Montréal, que nous avions ordonnées et que vous balancement des plus agréable pendant que le pied NOS GRAVURES devions commencer à publier aujourd\u2019hui, sont for- gauche frappe énergiquement la mesure.cément remises à la semaine prochaine, par suite Et les airs qu\u2019ils jouent ! quel goût ! quelles de la mortalité qui vient de frapper l'un des enfants gigues ! \u2018 quelles gigues ! ! ! de M.Armatrong, à qui nous avions confié l\u2019exécution ds clichés.*,* L'école du marché Bonsecours et celle de la colonne Nelson, deux écoles rivales, ont produit des artistes dont le nom vivra loñgtemps dans la mémoire des habitants des paroisses les plus reculées.Quand je suis arrivé en Canada, en 1872, jai connu le plus célèbre de ceux qui se sont illustrés à l'ombre du portique de la vieille église de Bon- secours.: Sicard, Sicard de Carufel, n\u2019était pas sot, tant *,* Les citoyens de Montréal ont assisté, l\u2019autre s'en faut, et nombre d'avocats ont gardé son sou- jour, au spectacle lamentable d\u2019une foule d'u.YCPir, car il a consulté presque tous les hommes de veugles, de boîteux et d\u2019infirmes de toute sorte 101 AU sujet de sun héritage.assiégeant l\u2019Hôtel-de-Ville, afin de prier le maire Sicard prétendait descendre d\u2019une riche famille de vouloir bien s'intéresser à leur sort et de les française, des Sicard de Curufel, établis dans le exempter de la taxe annuelle que les échevins ont Pays depuis les premiers temps de la colonie ; ses imposée dernièrement sur tous les racleurs de ancêtres possédaient, à son dire, la seigneurie de violon, tourneurs d'orgue de Barbarie et musi- Maskinongé, et il avait été dépouillé d\u2019un héritage ciens (?) ambulants quelconques, se faisant en- qui lui revenait à Chicago.tendre dans les rues.À l'appui de ses prétentions, le bonhomme pro- Chacun d'eux a des raisons exceptionnelles à duisait des documents et papiers de famille, qui offrir, semblaient prouver qu\u2019en effet il était de souche \u2014Cing enfants, monsieur le maire, aveugle, pas noble, mais la filiation était cependant difficile à d'autres moyens de gagner ma vie.\u2026.retracer d'une manière exacte.\u2014Une jambe coupée par le chemin de fer du Quand à ses droits à l\u2019héritage, ils ont dû pa- Grand Tronc, monsieur le maire.raître toujours un peu problématiques puisque pas \u2018 \u2014Moi, c'est le Pacifique qui m'a estropié, mon- UN avocat n'a voulu se charger de ga cause.sieur le maire.; Sicard parlait avec assez d'esprit, avec bon sens \u2014Cul de jatte, monsieur le maire, cul de Jatte même sur toutes choses étrangères à sun héritage, de naissance., mais une fois parti sur ce thème, il s'écartait, di- \u2014-Mort au champ d'honneur, monsieur le maire, vaguait et fuiminait surtout contre l\u2019infamie des les deux bras enlevés par un boulet à Reichoffen, gens qu'il prétendait l\u2019avoir volé.Je n'ai plus que ma voix.Au reste, aussi brave homme que mauvais mu- \u2014Né à Naples, moussou le maire, faindant de sicien, son violon lui rapportait de quoi vivre et naissance, sais pas travailler.ses papiers de quoi espérer.\u2014Espion allemand, meinherr, chassé de France.Il est mort, w\u2019a-t-on dit, convaincu qu'il aurait \u2014Virtuose du ruisseau, monsieur le maire, ne dû être riche et qu\u2019il était grand artiste.N'est-ce découragez pas es beaux-arts.pas le sort d'un grand nombre de joueurs de violon ?*,* Charles Pagette est le chef actuel de l'école de la colonne Nelson, et c'est au pied du monument du célèbre marin que vous le voyez chaque jour, entouré d'une école d'amat-urs et d'adumiru- teurs de son talent.Pour jouer les gigues, il n'a pas de rival et il faut le voir, les jours de marché, s\u2019escouant des deux bras, du corps, des jambes et des pieds, pendant que son auditoire l'écoute et le regarde bouche béante.Il arrive à cinq ou six heures du matin, en été, t\u2019installe, attend quelques instants, puis quand I'aveugle vost qu'il y a du monde prés de lui, il prend son in:trument\u2014non pus un objet de luxe, un Maggioi, un Stradivarius ou un Guarneri, non, vais un bon violon en bois, solide, pouvant uller à la pluie comme au soleil, un de ces violons de braves gens qui n'ont pas peur de s'avancer dans les chantiers\u2014il presse avec amour son violon sur sa poitrine, l\u2019excite légèrement en pinçaut les cordes qui, phénomène étrange, sont toujours d\u2019nc- cord, à son dire, et commence cette fusillade de notes qui ne s'interrompera qu\u2019à midi, pendant quelques minutes, pour ne finir qu'à la brunante.Les gigues se succèdent ; de temps à autre, un jeune halitant excité sans doute par lu musique qui lui donne des fourmis dans les jumbes et par le whisky qui lui met la tête en feu, s\u2019élunce sur les dalles de la base de la colonne et se inet à danser avec ardeur, puis s'anime davantage, et la lutte commence entre le musicien qui joue des bras et le dinseur qui joue des jain bus, Ce sont là de beaux et grands combats entre les biceps et les wollets, mais Pagette n'a jamais été vaincu.ll peut jouer pendant des journées entières et quand parfois, éreinté, épuisé, rendu, il semble ne plus avoir la force de tenir sun archet, il suffit qu\u2019on lui dise : \u2014Allons, M.Pagette, jouez nous done Money Musk, en Aussitôt sa figure s'illumine, son bras redevient plus vigoureux, l'artiste se redresse et son œil éteint se clirige vers le ciel.Ah! c'est que Money Musk est son triomphe, la gigue incomparable qui n'a jamais été comprise et rendue que par lui : c'est à lui, bien à lui Money Musk.Disons le, Pagette a le bonheur de savoir que son talent est apprécié, et ce n\u2019est pus sans orgueil qu'il apprend chaque jour dans quels termes on parle de lui dans toute la province.Il y a quelques années, quand Martel et Prume se firent entendre à 1\u2019Assomption, plus d'un auditeur nie s'est pas géné de dire tout haut aprés le concert : \u2014Y jousent ben.mais c'est pas comme Pa.gette ! *+¥ Non loin de la coloune Nelson, nu coin de I'Hotel-de- Ville et de la rue Gosford, se trouve un autre aveugle, artiste d'un genre différent, mais d\u2019une endurance égale à celle de Pagette.C'est un vieux chanteur que j'ai toujours connu à Montréal, chantant du matin au soir, en s'accompagnant avec le bruit des sous qu'il agite dans son gobelet de fer blunc.Ce brave homme a la note patriotique, et c'est lui qui w adopté cette chanson dont je ne me rappelle que le premier couplet : D'en Usa au Anton ho vi lan Il en servit son voisin le plus proche Et Lous lesdeux s'en trouverent fort contents ! Il y a soixante couplets, tous plus forts les uns que les autres, mais l'auteur de cette chanson est malheureusement inconnu.Si son répertoire est limité, son énergie ne l'est pas, car il est À son poste du premier janvier jusqu\u2019à la saint Sylvestre, sauf les dimanches qu'il consacre à un repos bien mérité.Il n\u2019est pas millionnaire.*«* Baptiste Richer s'est longtemps tenu au coin de Ia rue Notre-Dame et de ls place Jacques Cartier, mais il s\u2019établit souvent aussi au marché Bonsecours où il jouit d'une réputation solide.J'ai peu de renseignements sur cet aveugle, mais ceux de mes lecteurs qui ont gardé la collection LE MONDE ILLUSTRÉ 285 du Frane-Parleur trouveront, dans le volume 1870- 71, an biographie écrite par M.Ernest Tremblay.Gosselin, autre musicien ambulant, est aussi bien connu.Il cumule, puisqu'il joue du violon et chante en même temps.Connne il voit à peu près ausez pour faire une différence entre le Palais de Justice et un usurier qui passe, on le rencontre un peu partout daus le [quartier de l\u2019Hôtel-de-Ville.11 #'aventure parfois jusqu\u2019à la rue Saint-Denis ou la rue Saiut-Hubect, mais ce sont ses plus grandes excursions.Gosselin n'appartient à aucune école et se trouve, par cela même, partout chez lui.Ce virtuose de In vue à un organe vocal que personne ne lui envie, mais qu'il ne voudrait pas céder non plus à personne, car s\u2019il n\u2019a pas des millions dans le gosier, son larynx lui fournit de quoi ne pas mourir de faim.Une de ses chansons favorites est celle de M.de Lapalice, et il faut l'entendre chanter d\u2019une voix émue : HN épousa.ce dit-on.Une vertueuse dame.S'il avait vécu garçon, 1l n'aurait pas eu du femme.11 en fut toujours chéri, Elie n\u2019était point jalouse.Sitôt qu'il fut son mari Elle devint son epouse.Il passe près de huit ans Avec elle, furi à l'aise.11 eut jusqu'à huit enfants C'est la muitié de seize.Gosselin est encore jeune, il a à peine trente ans, mais le métier qu\u2019il fait l\u2019a vieilli avant l\u2019âge.*,* Chose étrange, Québec n'a point de célébrités de ce genre, et comme j'en demandais la raison plusieurs personnes me divrent que la faute en était au Conseil-de-Ville qui défend de cultiver les beaux-arts en pleine rue.Faucher de St Maurice, qui était présent, ne fut pas de cet avis et répondit : Vin.(Et il a une manière brève, sèche et nasale de dire Nin qui ne souffre pas de réplique).\u2014Quel ezt donc votre avis ?lui dis-je.\u2014 Question de température.\u2014Comment cela -\u2014C'est le Nordèt qui casse les chanterelles.Tout s'explique alors.Faucher ajoute même que le violoniste ambulant ne commence à vivre que sous la latitude de Trois-Rivières, et je m'en rapporte à lui.La plupart des villes ont leurs célébrités des rues, et tous ceux qui ont vécu à Boston, ont connu la vieille Française légendaire et presque Centenaire, qui assise sur le Common, tournait mélancoliquement tout le jour la manivelle d\u2019un instrument presque aphone.Cette vieille était, dit-on, veuve d'un officier qui avait servi sous Napoléon ler, et son portrait a souvent été publié dans les journaux de la ville.Elle faisait pour ainsi dire partie de l\u2019histoire de Boston.Il me resterait bien à parler des joueurs d'orgue de barbarie, mais ils sont peu intéressants ; la plupart d'entre eux, pour ne pas dire tous, ont bon pied bon œil, et sont foncièrement paresseux.On m'a dit que quelques-uns avaient des pro priétés et que, règle générale, ils ne sont pas à plaindre.Que le Conseil-de Ville de Montréal imposo & ces.gens là une licence de cent pinstres, si cela lui fait plaisir, personne ne s'en plaindra, imnis je demande grâce pour les pauvres violoneux ou chanteurs aveugles qui méritent plus de pitié que de taxes.*,* Oh, les drames de la vie ! Dans un pauvre village du comté de Montcalm, vivaient deux pauvres vieux époux ; lui, avait près de quatre-vingt ans, elle, environ soixaute- dix.Ils vivaient, est presque une figure, car il serait plus vrai de dire qu'ils essayaient de s'empêcher de mourir.Aux premiers beaux jours du printemps dernier, le vieux fit une certaine quantité de sucre d\u2019érabie qu'il vendit et livra à Montréal à des individus qui lui rirent au nez quand il en demanda le paiement.Il déposa bien une plainte à la Cour, mais le coup était trop rude pour le vieillard, car le prix du sucre d'érable représentait pour lui et sa compagne du pain pour plusieurs mois, et il mourut avant que la cause ne fut entendue.La téte de la malheureuse qui lui survivait ne put supporter ce choc, et, aprés avoir végété quelques mois, elle vient de se pendre pris de Ia chau- mitre ou, malgré toutes les privations, elle avait souri et nimé.\u201c Il y a, dit La Bruyère, une espèce de honte à être heureux à la vue de certaines miscres.\u201d C'est tristement vrai.\u2014 EN FUMANT J'ai le pénible devoir de vous annoncer une bien triste nouvelle.Notre chevreuil, que nous gardions en domesticité depuis bientôt trois ans, et qui faisait presque partie de la famille, dégoûté de la compagnie des bipèdes, et désireux d'aller receuillir le dernier soupir de son grand-père, nous a laissés sans adieu la semaine dernière.Un bon matin, comme je m\u2019apprêtais à lui préparer son picotin, deux de mes petits frères vinrent me trouver et se braquèrent devant moi, me regardant d\u2019un air tout-à fait mystérieux.Je ne sn- vais quoi penser de cette attitude de mauvaise augure et j'allais justement leur demander pourquoi ils avaient In figure si longue, lorsqu'ils rencon- trérent mes désirs et m'annoncèrent sentencieusement et avec beaucoup de ménagements, la fuite prématurée de notre petite Lête.Je fus subitement pris d'un spasme, et la colère ne fut pas longue à surmonter ma douleur : \u2014L'ingrat ! m'écriaije.Nous avoir quittés sans avoir daigné nous adresser un simple petit remerciement !.Comment ! nous qui l\u2019avons traité aux petits soins depuis trois ans, nous qui nous sommes ôtés les nanans de la bouche pour les lui donner, nous qui avons eu envers lui beaucoup plus d'égards qu\u2019il n\u2019en méritait, et nous avoir quittés subitement, suns qu'il y ait eu entre lui et nous aucune ditliculté.C'est inconcevable ! Ruminant malappris ! être ingrat ! viluine bête ! rapacieux quadrupède !.Et j'égrenai sur le même ton tout un chapelet d'imprécations les unes plus salées que les autres, pestant contre l'animal qu\u2019hier encore j'aurais pu embrasser.dans mes bras et caresser de mes mains, De même que ces gens colères qui, après un violent accès de rage, jettent leur casquette à leurs pieds, et restent quelques instants duns un état de prostration morale, je runi loin de moi mon couvre- chef et je fus, pendant deux ou trois minutes, plongé dans un anéantissement complet, réaction qui suit toujours une violente colère, Depuis, j'ai pris la chose philosophiquement, et me suis fait, en mon for intérieur, les petites réflexions suivantes : Dois-je attendre plus d\u2019un animal qui est sensé ne pus être raisonnable, qu'il nous est souvent permis d'attendre d'un homme, être raisonnable ?Ai-je le droit de me récrier contre l'ingratitude d'une bête sauvage, lorsque je vois tout autour de moi des actes de la plus noire ingratitude dont se rendent coupables des êtres civilisés, doués d\u2019une faculté intellectuelle plus développée que celle d'une bête des bois, dont les mœurs sont polies et lustrées d'un vernis divin, dont l\u2019âme, miroir de \u2018intelligence, est créée à l'image de Dieu ?Non.Je ne puis pas sensément renier une telle bête ingrate.Il ne m'est point permis de conserver le moindre grief contre cet animal.Je ne puis pas et Je ne voudrais pas non plus faire sentir à cette bête, d'une manière ou d\u2019une autre, la déception que m\u2019a causée son manque de reconnaissance, parce que tous les jours je se- vais furcé; pour être conséquent avec moi-même, pour être impartial dans ma justice, pour sévir également contre tous ceux qui se rendent cou- bles d'ingratitude, je me verrais obligé, dis-je, de châtier la plupart de mes semblables, et peut- être moi même en premier lieu.La gratitude est un vain mot.C\u2019est un terme qui ne trouve ss raison d'être que dans les romans honnêtes.Et l\u2019on vante les progiès industriels de notre siècle, et l\u2019on exalte le génie de nos contemporains, et l'on se fait une gloire de l'état de choses actuel, tant en matières religieuses que politiques.Beaux progrès, va s\u2019en dire ; génies brillants, en effet ; encourageantes perspectives, évidemment.*.* En réponse à une demande que m'avait faite M.J.M.LeMoine, de Québec, de-lui donner des détails d'une chasse aux chevreuils que je venais de fnire ainsi que quelques notes caractéristiques sur cette gentille petite Lôte, je lui adressai la lettre que vous lirez subséquemment.Dans le temps, M.LeMoine adressa ma lettre à M.Léon Bossue dit Lyonnais, alors directeur de la Feuille d'E- rable, de New-York, et ce dernier la publia dans le numéro du 15 mars 1888 du journal qu\u2019il rédigeait.Croyant que cette lettre pourrait vous intéresser quelque peu, et vous faire rire un tantinet, je me permets de vous en donner une partie ci-des- Sous : Les chevreuils que nous avons capturés, M Louis de Cur- zon et moi, sont morts, écorchés et en grande partie manes, Cependant, nous en avons encore un vivant chez nous, C'est un mâle, ll est parfsitement apprivoisé.Nous le laissons vagabonier tout le jour aux alentours de la maison et jatuais il ne s\u2019en éloigne que pour aller voir passer le monde au chemin.I! aimie la compagnie voyez-vous, et il ne se plait que parmui les bipè les.Drôle de goût, n'est-ce pas, étant données ses quatre pattes !.Il a certainement étudié l'hygiène.C'est pour cela qu'il ne manque jamais, tous les jours, de prendre de l'exercice, même violemment.Il n\u2019est pas du tout sédentaire.Aussi sommes nous tout décontenances lorsque, pendant que nous le cajolons et le flattons, il nous part d'entre les jambes comme une bombe, son bout de queue roide et droit en l'air en guise de pavillon ou de gouvernail, et se dirige d\u2019un trait, en plusieurs entrechats plus ou moins réguliers, au bout opposé de notre propriété.Rendu là, il s'artéte subito, comme dit papa, regarde en arrière, le nez au vent et les narines dilatées, et s\u2019en revient sur le tuême train, faisant des sauts de côté, comme les jeunes veaux grand ils sentent du vent, Rien de plus drole que ide le voir ainsi gambader.On dirait qu'il fait cela pour nous amuser, car il a l'air à regarder l'effet désopilant produit sur nous par sa course folle ; et s\u2019il voit que nous rions à nous en rompre la rate, rien de lus pressé pour lui que de recommencer ses courses écheve- ces avec addition de cabrioles et de ruades à s\u2019en désarticuler l'arrière-train.Ces petites bêtes sont vraiment intelligentes, il faut les étudier de près et les voir tous les jours pour s\u2019en rendre compte.J'oserais m me dire qu'une fois domestiquées, elles ont la tilélité et la reconnaissauce du chien pour celui qui en prend soin, Mais, je ne sais pas par quelle bizarrerie, les chevreuils ont une antipathie prononcée pour le beau sexe.Peut- être pouvons-nous attribuer cela aux traditions qui ont du se conserver chez les chevrenils et lesquelles traditions leur out peut-être appris que c'était une femme qui avait été la cause de la degénérescence de l'homme et des creatures que colui ci svait à son service, et que cela devait être attribué à une simple curiosité féminine et gas/rono- mique, Je n'oserais rien affirmer, car je n'ai aucune preuve ; mais toujours est-il qu'ils n'ont pas en très haute estime les Vénus \u2018que nous chérissions, nous, les premières victimes du péché de leur grande maman Eve.La vue des vieilles filles, surtout celles qui ont le bonnet de Ste-Catherine enfoncé jusqu'aux oreilles, semble plus particnlièrement exciter la colère de notre chevreuil.11 se plait à leur faire des peurs blenes en fonçant à fond de train sur elles sans cependant leur toucher.LI finira, ce gaillard-là, par nous jouer quelque mauvais tours.Il a déjà failli en faire tomber deux en syncope.En tous cas, je tiens toujours mes Hocons de sels à la main et le fouet ans mes poches, * » + Entre'autres fautes typographiques qui se sont glissées dans mon En fumant de la seviaine dernière, je noterai les suivantes : premier entretilet, troisième paragiaphe, deuxième ligne, au lieu de destitutions injuates, cruautés, lisez destitutions injustes, criantes : deuxième entrefilet, premier paragraphe, première ligne, au lieu de je viens de recevoir, gracieusement de l'auteur, lisez : Je viens de recevoir, gracieuseté de l'auteur.AAmecoEneutf J PER ERE =~ aaa het Pa Ve Zi er #< Po A RE = yas == SE = er py Bk re ER pe ==35 # 2 2 == pe a a = Er SE =a É Es Css es ss == == FETE EE: == = [=~ SE a cr ES i = EE Zi cE = == =; Zr = == =.5 Es = MES Z 5 i = = ass Fame = Tas == T= x ie % HY 2 5 ZA = & Ea = == = = i 2H Ce ia =t = \u2014= Es = A i, z En ts for = === === =d ç CE EE 5% 9 EC 7 ZF a Frs = IRS TR == A ES FE 5 EE es = = LE = -=5 Is = 3 SR] pe: = HE Er ZZ =e SA NE ES = = Es = EN Pa HE # \u2018 TY ss À ss EE Es = = EE a x 7 he SAS I a = == = Es CF = Ps HE @== a = | Es i == SEE En = > Toy === = == A ZZ Le == = = N ta 4 == == == pa à ¥ it 5 us Ève D.= Lei = eS = = == SS ES \u2014 ; ed = = = = N wo i 7 i CE 7 ES == = a3 Saas = = = 4 / = Sa ea == Saas = ES Rs TR W FT fl 1 r | 2 n= RE NN = XX = = Pos SAN sy i! 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Une rude bastonnade (tchou pou-tsé) va l'y aider.Le juge en donne le signal en tirant de son étui un des bâtonnets que nous avons mentionnés ; il le jette devant le bourreau, celui ci ramasse ce fntal objet, remarque le nombre des coups à frapper qui s'y trouve inscrit, et sur-le champ lui et ses aides se mettent à l'œuvre.Le mal- Prétoire chinois tendent ou qu'ils ent déjà subi leur condamnation.Le publie chincis, très avide der scènes émouvantes de la justice, a libre acces dans cette cour : il y pénètrent par la porte principale extérieure, dicuice declutantes peintures représentant presque \u2018oujours ces ecènes mythologiques ou d'autres sujets propres à frapper l'imagination : c'est là que les curieux stationnent, en attendant le moment de pénétrer dans l'intérieur du tribunal, Dès que les portes de la salle d'audience s'ouvrent devant cette foule iimpatiente, elle s\u2019y précipite en timulte et envahit bruyamment les galeries latérales.BI, nu lieu de se rendre ainsi dans le sanctuaire de ln justice pour y satisfaire, la plupart du temps, une llfnu.l le et cruelle curiosité, le peuple chinois y venait di ns le but d'en emporter un utile enseignement, il pourrait trouver de sérieux motifs de vertu et de terreur, tout à In fois, soit dans le lan gage muet des sentences écrites sur les tapisseries rouges qui ornent l intérieur du tribunal, soit dans la vue des monstres effroyables peints sur les lanternes appendues au plafond de la salle, ou bien encore dans l'aspect des représentations plastiques reproduisant, pour l\u2019effroi des yeux et du cœur, les plus terribles supplices de l\u2019ancienne pénalité chinoise ; mais rien, surtout, ne devrait être plus propre à produire ce salutuire eflet que le dramatique spectacle qui va se passer sous nos yeux.Au fond de la salle, sur une estrade élevée à laquelle donnent accès douze marches de pierres, siège avec ses conseillers le juge mandarin.Derrière lui, deux enfants, revêtus de riches habits de heureux patient est aussitôt suisi, étendu, ou plutôt jeté ventre cottre terre ; ses vêtements inférieurs sont rabattus sur ses ti- lons, et le terrible bambou fait son office sur la partie du corps devenue alors la plus apparente.Le juge suspend ou prolonge à son gré ce barbare supplice.Pendant sa durée, les gretftiers du tribunal enregistrent avec soin les demi- aveux que la victime, bien souvent sans connaissance aucune, mile a ses cris de douleur.Ce n'est pas tout, le malheureux patient, après avoir été si cruellement fustigé, doit se tenir à genoux devant le magistrat, se courber trois fois jusqu'à terre et le remercier du soin qu'il a pris de le corriger.La bastonnade est lu moindre des punitions infligées après jugement, par la justice chinoise.Elle se donne avec le pan-tse, sorte de bâton de baum- bou un peu nplati et large du bas, lisse et plus mince à l'autre extrémité, atin d\u2019être manié plus aisément.Cette peine est destinée à cliâtier les fautes les plus légeres et n'a souvent rien d'infn- tant ; il n'est pas rare que l'empereur lui-méme lu fasse infliger à quelques-uns de ses courtisans : ce qui n'empêche pus qu'il les requive ensuite avec la même faveur qu'auparavant.C'est le plus ou moins de gravité des fautes qui détermine le noire des coups de pantsé à donner aux coupables, le moindre nombre est ordinairement de vingt : dans cette proportion, la peine west envi sagée que comme une simple courection paternelle ; dans d'autres circonstances, elle à toute la réalité et la rigueur d'un rude châtiment : le patient peut tecevoir jusqu'à cinquante, quatre-vingts, cent coups du redoutable bâton.IIT.\u2014LES SOUFFLETS La simple bastonnade n'est pas le seul supplice qu'un usage barbare fusse subir aux accusés ; il y a d'autres tortures plus eruelles encore auxquelles on les soumet, en raison de la gravité ou de la présomption, sinon toujours de l'évidence de leur culpabilité.Nous signalerons en premier lieu les soufflets (py-tchang-tsé) et la manière terrible dont 287 Deux bourreaux s'emparent du patient et le font mettre à genoux ; l\u2019un d'eux, après avoir lui même fléchi un genou en terre, le saisit par les cheveux et lui renverse violemment Les soullets la tête sur celui de ses genoux resté élevé, de façon qu'une des deux joues se trouve placée horizontalement ; alors le second bourreau.la main armée d'une sorte de semelle de soulier frrmée de quatre lames de cuir cousues ensemble, décharge à tour de bras sur cette joue le nombre de soufflets ordonnés par le mandarin.La violence des coups est telle, qu'un seul quelquefuis suffit pour Oter toute connaissance, comme l'ont avoué plusieurs de ceux qui en ont fuit l'expérience.Si le nombre des soufflets à infliger est considérable, on les distribue sur les deux joues : toute la tête enfle fiorriblement ; il arrive souvent même que les dents sont ébranlées et brisées, On a fait plusieurs fois subir ce traitement aux missionnaires et aux Chinois chrétiens.IV.\u2014LES CAGES Ainsi qu\u2019on le voit par ros deux gravures, la justice chinoise emploie deux sortes de cages.La première sert à transporter le prisonnier d\u2019un tribunal à Un autre, ou bien le condamné à mort au dernier supplice.D'ordinaire, il est impossible de s'y mouvoir.Première cage Le vénérable M.Marchand, martyrisé en Co- chinchine, fut transporté à Mué dans une cage haute de 3 pieds sur 24 de largeur.Quelquefois, en lie le patient par les cheveux à une cheville fixée au somuiet de la cage.La seconde cage, ou cage de suspension (tchan- long), est plutôt un lieu de supplice qu\u2019une prison.Elle est haute de trois pieds et demi, mais elle est - - CA ann =.» To \u2014 an me Alle SM TUG + attain «+ A va.Se À \u20ac A ame CA I, A EEE AE m 238 LE MONDE ILLUSTRE fuite de manière à ce que les pieds du patient ne touchent pas ou touchent à peine le sol.Qu'on se figure un lourd cuvier renversé, sous lequel on fait ly ll ad i | | A a8 | Deuxieme cage accroupir un être humain, après avoir fait passer sa tête dans un trou tellement étroit, qu'il ne peut remuer sans souffrir tous les tournients d'une strangulation d\u2019autant plus affreuse qu\u2019elle le laisse vivre.{La fin au prochain numéro) REVERIE J'aime à voir courir vers l'automne Le blance nusges au ciel bleu, À suivre leur cours monotone Prossé pur le soute de Dieu.Dane ceite nuée aux tuns roses Qui s'effrauxe vers le couchant Je Vuis les plus étranges choses, Je lis un pueme attachant, Tla vont.La brise les emporte, Rap de à l\u2019horizon lointain, Jutant un peu d'unibre à ma porte Par un soleil nupohitain, Quand toutbe le soir sur la plaine Aduitez cette frange d'ur Flottant comme un flocon de laine Autour du suleil qui s'endort ! Or ce beau nuage qui passe, Un beau soir le ramenera ; Mais la jeunesse qui s'efface Sur moi jamais plus ne luira.En vain mes cegrois inutiles Evuquerunt tous mes beatx jours ! Heureux si des œuvres u.ilss Kn avaient pu marquer le cours \u2019 LE PTIT BLEU Ah ! la chansonne\u2018te effrontée ! Depuis que Théo l'a introduite sur la scène, elle croit que tout lui est permis.Non contente de narguer les délicats, elle veut même avoir ses coudées franches au salon et y cueillir des titres et des lauriers honorifiques, Holà ! mademoiselle, modérez vos prétentions.Vous avez beau faire la précieuse et simuler des airs aristocratiques au bras d\u2019un ténor ou d\u2019un baryton candide, votre langage sent la taverne à plein nez et trahit la favorite des chevaliers du vieux Bourgogne, du Macon ct du Chablis.Quand on ne craint point de s\u2019écrier cyniquement : C\u2019 , d Cat lrin des av rams 4s, 8 trogne on ne doit pas s'attendre à trôner ailleurs que parmi les aristocrates du petit verre et de la dive bouteille : Qu seressemble assemb ~ Franchement, quelques-unes de nou dauies canadiennes sont incompréhensibles.Laissez tomber en leur présence, au cours de la causerie ordinaire certains mots réalistes du /\"tie bleu : aussitôt on voit tout un essaim de minois effarouchés se refugier sous les plis soyeux d'un éventail, et l'on entend toute une gamuie de petits oh / indignés, scandalisés même.Chantez lo \"tit bleu, seandez avec âme ses ra ra ra et ses gol, yot, got grotesques : vous verrez au contraire les bouches mignonnes s'épanouir comme de vrais boutons de rose, vous entendrez des mains de velours applaudir avec autant d\u2019entrain que s\u2019il s'agissait d\u2019une sonate de Beethoven, d\u2019une fantaisie de Chopin ou d\u2019une romance sans paroles de Mendelssohn.Que signitie cette comédie ?Il me semble qu\u2019une expression scabreuse dans la conversation ne change point de nature en passant dans la chanson.Unie grivoiserie est toujours une grivoiserie.Qu'on l'agrémente de trilles ou de roulades, qu'on la nimbe de symphonies raitinées, de ritournelles idéales, de guipures fécriques, de sonorités diaphanes, elle ne perd point son caractère équivoque.On le sait fort bien en certains quartiers, mais on préfère fermer les yeux pour obéir à la mode.Elle est si clairvoyante, la mode ! son, goût est si exquis surtout en fait de romunces et de chansonnettes ! Du moment qu'une artiste, qu'un \u201c oiseau des pays bleus \u201d comme le dirait M.Fréchette, roucoule quelque part unc chanson à boire ou une ariette épicée, cette chanson ou cette ariette est tout de suite épurée, clarifiée, distillée en passant par les lèvres chnstes de la dira / Ainsi le veut la mode qui n\u2019a jamais fait autre chose que de voir des perles dans de simple fu- daises, des refrains de boudoir dans des couplets de buvette, des cantiques de couvent duns des chants d\u2019alcôve.Théo a épuré le £tit ben, 1a mode l'a adopté et il est entré au salon ! ! D'autres artistes sont venues ; elles ont distillé et claritié à leur tour des /ibretti d'opéras français, et l\u2019on a pu voir avec stupéfaction de scrupuleuses fillettes, à peine sorties du couvent, déchiffrer sans rougir des pages entières destinées à des actrices, pages le plus souvent remplies de bêtises rimiées et de propos lestes, toujours sous l'aile protectrice de la mode ! Que la mode cause dentelles, rubans, parures mondaines, nous n\u2019avous rien à y voir, mais qu'elle veuille nous faire prendre des vessies pour des lanternes, nous imposer le /tit bleu, comme une chanson digne de nos salons, il est bien permis de la renvoyer sommairement à ses chiffons, n\u2019en déplaise à M.Léopold de Wenzel, à nos éditeurs de musique et à toutes les prétendues étoiles de première grandeur de la scène.* % * Qu'ils sont spirituels, distingués, élégants ces vers, et bien digne, d'être chantés dans un auditoire choisi de dames et de demoiselles : Dans l'ventre ça vous gargouille, Çu vous fait un drôle d'effet, Mais I'ceeur jamais ne se barbouille On w'se doute pas I'bien quo vous fait Le p'tit bleu, Mais tout cela n'est rien auprès de cette strophe mirobolante, colossale, eitfelesque : Avec votr\u2019 maîtresse, le dimanche, Pour Suresne vous prenez l'train, Et cranement, pong sur ln hanche Vous eutrez chez un marchand d'vin Et In, sous ln verte tonnelle, Assis tous deux poétiqu'mnent, Aux flonflons d'un\u2019 chanson nouvelle, Vous vous atiumez en buvant p'tit bleu.Vous vous rappelez le wagon-église et lo wagon- école du gouvernement moscuvite, eh bien, l\u2019auteur du Zeit bleu a découvert un wagon bien plus attrayant, surtout pour les amis de Bacchus, c\u2019est le wagon buvette-tonnelle ! Ce wagon voyage de Paris à Suresne, le dimanche, pas le samedi, car vous ne pourriez pas entrer crânement l'poing sur la hanche, chez le marchand de vin, qui y débite aussi de la petite bière d\u2019épinette, en bâtons, et de la crême à la glace surchiauflée.Il faut respecter la rime, voyez- vous, Les voyageurs ont tout le comfort possible dans le wagon Luvette-tonnelle, outre le comptoir du marchana de vin, ils y trouvent une verte tonnelle où ilu peuvent s'asseoir poétiquement les pieds en l'air et le reste où vous voudrez.Le système d'éclairage de ce wagon est aussi origins] qu\u2019économique.Le gaz, l'huile, la lu mière électrique : c\u2019est bien trop commun, vive les chandelles humaines / ne confondez pas avec les chandelles romaines.Oui, les chandelles ly.maines, Pour les voir briller, vous n\u2019avez qu\u2019à boire p'tit bleu, et voue rous alliinez en burant ! ! ! Cela vous met tout de suite la tête en feu, ça sent un peu le yrillé pour con.mencer, mais le lende- nisin on est encore bien portant et il n\u2019y a que les chauves qui puissent y gagner un tout petit ma/ aux cheveux, cac Le p'tit bleu c'est pur et sans tache On n'inet jamais d'Euschin\u2019 dedans Quelle bella flamme bleue doit donner le petit bleu dans la cervelle de son nuteur.Lea feux de Bengale doivent en pâlir.de jalousie ! Quand vous vous sentez en liesse Vous allez faire un p til tour Dans les sentiers remplis d'ivresse.On a beau le décrier, le petit bleu est bon eu faut.Vous sentez-vous en liesse il vous per met de faire un petit tour dans des sentiers remplis d'ivresse ! Ils doivent être gais, ces sentiers, seulement, je crois que l'auteur les calommie quelque peu.Les sentiers ont toujours pnssé pour des gens sobres, plus sobres que ceux qui les fréquentent ; ils boivent peut-être un peu trop d'eau à l'époque des grandes pluies, mais jamais ils ne se sont grisé avec du champagne ou du petit bleu.L'auteur doit avoir fait ici un lapsus calami : c'étaient les voyageurs du wagon et non les sentiers qui devnient être remplis d'irresse.Au moment de clore cet article, un câblegramme reçu par un hétitier de Fly, le défunt millionnaire canadien, annonçait que l'an prochain, le wagon- tonnclle de l'auteur du rit blex partiva tous les dimanches du parc Sohmer, arrêtera au fort Pic, à la Barre à-Ploutte, à Caughanuwaga, puis reviendra par les Etats de Longueuil.Avis à ceux qui n'ont junais su s'asseoir poétiquement ni s'allumer en burant ! J'n\u2018en dis pas davantage Car eu voila z &ssez * oo) Promenade à travers l'Exposition Universelle * Nous revenons sur nos pas par le deuxième compartinent du côté Sutfren.Il comprend des appareils de blanchissage qui intéressent les ménagères ; plusieurs che/x-d'æurre de menuiserie : des objets qui attestent l'admirable parti qu'on peut tirer du zinc pour des œuvres d'ornementation : fontaines, campaniles, chapelles, ete.Plus loin, diverses pompes, pompes à vapeur contre l'incendie, pompes centrifuges, pompes à diaphragme, etc.De nombreux engins élévateurs, entre autres une grue de montagne de la tour Eiffel.Des scies circulaires, et en rubans ; des machines- outils de toutes sortes l'une pour graver le verre ; mais il y aura à ce sujet une comparaison à faire dans la tribune au-dessus qui contient aussi une taille du verre de Baccarat.Au moment d'arriver à la voie transversale du milieu, nous trouvons les moteurs à gaz qui furent une intéressante nouveauté dans les précédentes expositions.Puis une assez curieu-e coliection historique de petits modèles de machines, sous vitre, avec des étiquettes donnant le nom de l'inventeur et la date de l'invention ; il faut seulement éviter de se fier à ces indications ; elles ne correspondent pns toujours exactement au spécimen qu'on nous montre ; ainsi Denis Papin, 1690, s'il revenait au monde, serait fort étonné de voir placé sous son nom une machine à vapeur avec iston et balancier, toute prête à fonctionner, dont il était loin d'avoir l\u2019idée ; les réserves faites, on ne peut que prendre un vif intérêt à cette exhibition qui nous montrent les progrès de la mécanique, les différents «ystèmes de turbine, la chaîne de Vaucanson, le câble télodynamique de Hirn, la chaudière tubulaire de Marc Seguin, ete.Mais on complètera plus utilement encore ces notions dans les pavillons rétrospectifs du Palais des Arts- Libéraux.Abordons maintenant le côté de La Bourdon- naye Le compartiment de droite commence par un étalage d'appareils électriques.Ensuite vient le matériel destiné aux usincæ agricoles, aux distilleries, à la fabrication du sucre, à la meunerie.Un peu plus sur la droite, défilent, rassemblées par groupes, les mines et les forges ; houillères du Nord et du Pas de-Calais, houillères du baasin de yaint- Etienne, houilléves du Gard, ete.Elles se fout connaître par des réductions en relief de leurs bâtiments, de leura ateliers et par des plans géologiques ; quelques plans, fort ingénieux, montrent d\u2019une manière transparente les couches de terrain superposées et font ninsi pénétrer le regard profondément par une sorte de roynye au centre de la terre ; l'exposition de ln Compaznie d'Anzin, fondée en 1757, est particulièrement intéressante : elle nous présente par une sorte de monument commémoratif le portrait photographié de ses fondateurs : le vicomte Desandrouin, en costume guersier, Pierre Taffin, en robe fourrée d\u2019hermine, le prince de Croy ; elle nous rappelle aussi ses commencements par une reproduction à petite échelle de ses hangars de 1789, alors modestement couverts de chaume, Ce compartiment se termine pac le matériel de l'impression ; en bordure sur la voie centrale vous remarquez des rouleaux qui servent à la reproduction des dessins coloriés sur les tissus ; puis une procession de gros rouleaux qui vous intriguent : ils contribuent à la fabrication du papier et appartiennent à la célèbre papeterie d'Essonne, celle de MM.Darblay, qui ont mis sous les yeux du public Ia série complète des opérations auxquelles on soumet le chiffon pour en faire cette chose si utile à la pensée : le papier.Enfin, s'offre aux comparaisons une grande variété de presses.Le public preud toujours plaisir à les voir en mouvement, s'emparant du papier, le roulant, le couvrant d'encre sur les deux fuces, le découpant méme, le pliant et l'empilant, tout prèt à être débité aux lecteurs.Le compartiment qui est en regard de celui-là a été réservé à des nations étrangères ; elles y ti gurent au nombre de quatre : l'Angleterre, les Etat-Unis, ln Belgique, la Suisse.Lu section américaine dépasse les autres en intérêt, grâce au contingent fourni par l'illustre inventeur Edison : ses merveilleux appareils de communication vocnle et acoustique attirent chaque jour une affluence de curieux qui voudraient les mettre à l'essai : plusieurs y parviennent : les essayeurs qu'on voit attentifs, un cornet à chaque oreille, sont eux- mêmes assez intéressants, à regarder pour leurs mouvements de physionomie.Lu Belgique nous offre un autre spectacle : la fabrication du papier de MM.Naeyer et Cie, à Villebroeck, à coniparer avec celle de MM.Darbluay.Elle nous fait aussi assister aux 1unjestueux balancements d'une grande pompe à vapeur employée par ln Sucidté Cuckerill aux mines de Seraing.Si l'on suit la foule, on la verra également s'intéresser et avec raison, aux gestes puissants d'une superbe machine de la Société du Phœnix, de Gand.Dans la partie suisse, les connaisseurs ne manqueront non plus d'études à faire sur la construction des machines.Nous voici revenus à notre point de départ.Montons aux tribunes par l\u2019un des deux escaliers du vestibule.Une fois arrivés à cet étage supérieur, si nous prenons à gauche (côté de La Bourdonnaye) nous retrouvons dans le même ordre les nations que nous venous de parcourir : La Suisse avec des machines à tricoter, à broder, etc., avec des collres-forts aussi ; car c'est un pays tris positif, en même temps que très Iabo- rieux, qui ronge fort bien à l\u2019encaissement des recettes et qui s'entend admirablement à en multiplier les sources : il n'est pas jusqu\u2019à ses beaux LE MONDE ILLUSTRE \u2014 paysages dont il ne sache tirer un parti pécuniaire ; vous en avez Ja preuve ici même : quelles sortes de panoramas voyez-vous dans \u2018un coin, coquettement encadrés de rideaux Ÿ Approchez : ce sont des bords de lacs, des sites en relief, des flancs de montagne garnia d'arbres et.d'hôtels qui so recommandent à votre choix ; le prospectus est à côté ; vous pouvez jeter votre dévolu, pour un prochain aéjour, sur la villu la mieux située ; on vous donnera tous les renseignements désirables.Voilà ce qu\u2019on peut appeler l\u2019intelligence de la réclame : voilà des exposants qui comprennent le vrai sens et la portée des expositions.Quelque chose, chez les Belges, attire aussi l\u2019attention en passant : C\u2019est un grand tableau d'\u2019étoiles en cartouches ; les chasseurs lassés de manquer des litvres ne serout ils pas ravis de penser que leurs cartouchières pourraient ainsi servir dans leur salle à manger à façonner des ornements artistiques ?LES LOISIKS D'UN HOMME DU PEUPLE Lettre reçue par l'auteur de la part de l\u2019honorable Premier-Ministre : QUÉBEC, le 3 octobre 1888.Mon cher monsieur, d'ai reçu avec nn bieu vif plaisir le volume que vous m'envoyez.Je vous remercie bien cordialement de cette délicate attention de votre part, et vous promets que je lirai avec le plus grand plaisir Les Loisirs d'un Homme du L'enple, Cordialement à vous, HoxonÉ MERCIER, M.G.-A.Dumont, \\ Montréal.' PRIMES DU MOIS D'OCTOBRE ISTE DES RECLAMANTS Montreal, \u2014 Moise Ponton (25,00), 57, gue Commune ; Alphonse Carle, 245, rue [berville ; L.Giard, 277, rue Dorchester ; A Fleury, 1508, rue Notre-Dame ; Georges Pincault (82.00), 157, rue Panet : A.Dionne, 300, rue St Constant : Michel Yon, 1788, rue Ste.Catherine ; Narcisse Versailles, 225, rue des Scigneurs ; Etienne Gilbert, 215, rue Beaudry ; F.X.Lawarehe, 314, rue Montealm ; Joseph Gagnon, 36, ruelle Rolland ; A.Duchesnean, 25, rue Emery ; Alexaudre Charron, 94, rue Ste.Marguerite ; Madame Archame- bault, 164, rue Visitation ; Dame Adéa Masicotte, 508, rue Rivard ; Dame Alfred Marsden, 206, rue Barre ; H, Lauzon, 66, rue Lusignan ; X.Bertrand, 115, ruelle Lock ; À.P.Frigen.283, St-Constant ; Fd.Daniel, 444, rue Lagauchetière ; Delle Angelina Bouthiltier, 15, Avenne Marie-Louise ; J, O, R.Che- vigny, 188.rue Montana ; J.T.Lalonde, 1.rue St.Hubert ; Dame Alphonse Favrean, 784, rue St-Domi- nique : Alfred Ratelle, 3251, rue Montealm ; Fugene- Oscar Moser, college Ste-Marie.tne Weary : Magloire David, 31, rue Ste-Marguerite ; Michel Gautier, 371, Avenue Laval, Québec \u2014V.E, l'aradis (250,00), prime réclamee trop tard pour être publiée dans la dernière liste), 99, rue des Fosses ; Arthur Racine (800.00), 71, rue St-Georges ; N.Y.Montrenil.179, rue St-Paul ; Josepli Fortier, wd, ree D'Aignillon ; Delle Marie Lonise Malonin, 136, vue Riclhielien : Louis Rousseau, 88, rue Ste-Hé- lène : F, Vézina, 192, rue St-Valier, Delle Malvina Routier, 57, rue Arago, St-Sauveur ; Louis-Sévère Béruhé (84,00), 25, rue Turgeon, St Roch : Arthur Gaumoud, 259, rue du Roi ; Victor Côté, 42, rue O'Connell ; Antoine Crépin, rue Arago, St-Roch ; El, Lajennesse, 58, tue Richmond : Paul Marcoux.coin des rues Caron et 1a Reine ; Prosper Larose, 331.rue St-Joseph : JO.A.Frenette, 395, rue St-Valier ; Théophile Bédard, rue Arago, St-Roch.Hedley- Ville, Québec, \u2014Georges Bisson.Levis.\u2014Napeléon Brochu, rue St-Louis, Notre-Dame, St-Henri de Montréal, \u2014 Odilon David, 3614, rue Notre- Dame.Pointe St-Charles \u2014 Aldérie Bellemare, 13, rue Shearer : Marius Tauron, 125, rue Knox.st-Hyacinthe.\u2014 Alphonse Roberge.\"> DÉCÈS En cette ville, le 17 courant, à l'âge \u201cle sept ans et quatre mois, Jatues-Frankie, enfant de M.J.Armstrong.Faits Historiques.\u2014 Le titre de \u201c Brave des braves \u201d fut donné au maréchal Ney, à la bataille de Freid- land, en 1807.\u2014On s\u2019est servi du drapeau américain pour la première fois à Cambridge, Etats- Unis, le ler janvier 1776 ; il fut légalement appelé drapeau national le 14.avril 1777.\u2014 Les premiers ponts suspendus furent faits en Chine, il y a deux uille ans, et ils étaient faits avec des chaînes.\u2014On dit qu\u2019on s\u2019est servi de brique cuite dans la construction de Ia tour de Babel \u2014Les catacombes de Rowe contiennent les restes de\u2018 six millions de personnes ; ceux de Paris, trois millions.\u2014Quarante-trois papes ont régné durant la construction de la cathédrale Saint-Pierre, à Rome.* \u2018Grands hommes.- Dante, né en 1965, mourut en 1325 ; le grand poète religieux du Moy-n-A ge.\u2014 Shakespeare, né en 1564, mourut en 1616 ; le prince des poètes angluis.\u2014 Michel Ange, né en 1475, mourut en 1564 ; architecte de la cathédrale St-Pierre à Rome, sculpteur et peintre surnommé le \u201c Dante des Arts\u201d.\u2014 Raphaël, né en 1483, mourut en 1520 ; prince des peintres.\u2014 Rubens, né en 1577, mourut en 1640 ; grand peintre Flamand, en lui attribue mille huit cents tableaux.\u2014- Bach, né en 1085, mourut en 1750 ; fondateur de la musique moderne.\u2014 Mozart, né en 1756, mourut en 1791, à l'âge de trente-six ans ; composa pour la première fois à l\u2019âge de cinq ans ; il est l'auteur de huit cents morceaux.Ponts.\u2014 Le vieux pont de Londres est le premier qui ait été fait en pierre ; il fut commencéen 1176 et terminé en 1209.\u2014Le nouveau pont de Londres, fait en granit, fut commencé en 1524, et sa construction dura sept ans ; coût : $7,291,000.\u2014 Le pont suspendu à Niagara fut construit par M.J.Ræœbling, en 1552 55 ; longueur, 1,268 pieds : coût, 8400.000.\u2014Le pont qui relie Brooklyn à New-York fut aussi construit par M.J.Rœbling ; commencé en 1870, sa construction dura treize ans : il mesure 3,475 pieds de long et 135 de haut, et a coûté près de 515,000,000.\u2014 Le pont de Rush Street, à Chicago, qui traverse la rivièro Chicago, est le plus grand pont tournant du wonde ; quatre voitures de front peuvent le traverser, et il y a de chaque côté une passerelle de sept pieds de lirge.Ce pont fonctionne par la vapeur et est éclairé à la lumière électrique.Notes diverses.\u2014 Le plus grand théâtre est le nouvel Opéra de Paris ; il couvre près de trois âcres en superficie et il a coûté cent millions de francs.\u2014 Le plus grand pont suspendu est le pont entre New.York et Brooklyn : sa longueur totale est de 5,680 pieds.\u2014 Le plus grand bateau à vapeur a été le (reat Eustern ; sa construction fut com*encée le ler mai 1854 et terminé le 3 novembre 1857 : il coûta 60.000 livres sterling ; il mesurait 680 pieds de long, 823 pieds de large et 8 pieds de haut ; il avait huit engins ayant une force totale de 11,000 chevaux et aussi 20 n tres engins auxiliaires.Le Great Eastern fut vendu à l'encan le 28 octobre 1885 pour 8126.000, et démoli il y a quelques mois.\u2014La mine la plus profonde est la mine Lambert, en Belgique ; elle à nne profondeur de 3,490 pieds.\u2014 La plus grande bibliothèque est la Bibliothèque Nationale de Paris ; elle fut fondée par Louis XIV, et contient 1,400,000 vo- Inmes, 300,000 pamphlets, 175,000 manuscrits, 300,000 cartes, 150,000 pièces de monnaie et médailles, et 100,000 portraits.On demandait à Socrate : \u201c Quel est le mieux, se marier ou ne pas se marier ?\u201d Il répondit : \u201c Laissez fnire à l\u2019homme ce qu'il lui plaît et il s'en repentirs \u201d.J.Arcine Cravssé. ret mas se mt se ee 14 - .\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 nen \u2014__.À - nm Sh TAS A: SC © CO ar a Oe abs NES a \u2014\u2014r es 22m ) 340 Lu Sirop CALMANT == pe Mug WiNsLOW ° pour Ia dentition des enfants, est le medicament recornmande pa les principaux médecine des États-Unis, otil est employé avec avantage depuis quarante ans par des millions de mères pour leurs en fants.Pendant los prourés de la dentition as valeur ost incalculable, II soulage l'enfant de toute douleur, guérit la dissenterie et la diarrhée, les douleurs d'entrailles et le borborygme.Il donne du repos à la mère en donnant la santé à l'anfant.Prix : 25 cents la bou- & 4 FAUT TOUT VENDRE AVANT L'élargissement de la rue Notre-Dame Je suis disposé de vendre avec une \u201cGRANDE REDUCTION VENEZ VOIR Mon splendid Assortiment d'Articles de Fantaisie pour Cadeaux _ CHEZ L.DENEAU 2023, RUE NUTRE-DAME Cour la Toux L'Asthme Thumes Bronchites Catharre Enrouements Ete., etc LE GRAND REMEDE CANADIEN Pour les maladies ci-dessus mentionnées.Infaillible dans tous les cas.Deimandez-le à votre pharmacien, Expédiez nussi franco par le malle sur réception du prix.Adressez : W.E.CHESTER 461 \u2014 rue Lagauchctière, Montréal \u2014 461 Prix : grande hnîte\u2026 $1.00 Q \u2014 boite.50 EF Abonnez-vous au MONDE ILLUSTRE, le plus complet «4 le meilleur marché des journaux itté- raires du Canada.Æ3 LE MONDE ILLUSTRE HENRI LARIN, PHOTOGRAPHE 2202 - RUE NOTRE-DAME - 2202 259 ver - 4 / Un puissant fortifiant, IL FOURNIT La nourriture pour la chair, les muscles et les os} \u2014\u2014\u2014 > \u2014\u2014 FUMEZ LE CIGARE DE L'UNION Hes NECTAR bo FAIT: A LA \u201cMAIN, PUR UAVANE E.N.CUSSON, anque Ville-Marie AVIS est par le présent donné qu'un dixi dende de trois et demi (33) pour cent pour le sem -stre courant, à «ré déclaré sur le capita! payé de cette banque, lequel sera puynbie 4 «on bureau, a Mon real, le et apres LUNDI.le DEUX DECEMBRE prochain, Les livres de transport eront fermes du 21 wu 30 Novembre, ces deux Jours inclusive ment.U.GARAND, Caissier.Par ordre, Montréal, 73 octobre 1889.BANUE JACQUES-CARTIER AVIS cat per le présent donné qu'un dividende de trois et demi (3}) pour cent sur le apital pave de cetto institution, a été declare pour le semestre courant et sera payable nu Buresu de ln Binque.à Montréal, le ct apres le DEUX DEC MBRE prochain.; Les livres de t ansferts seront fermés du 1» su 30 Novembre aussi prochain, les deux jour- inclus.\" A.dE MARTIGNY, Directeur-Gévrant Maon\u2018réal, 24 octobre 13 la bouteille.HENRY R.GRAY, Chimiste-pharmacien, 144, rue St-Laurent, er CAROSSIER 3UtI5U09-3$ ONI A VENDRE : Buggies de famille, Express, te ete.Buggies d'uccasion toujours en ma- asin.SIROP ANTI -BRONCHITE C'est le vrai apécifique pour les personnes «taquées dea Hronches.I degage infaillible ment et aisément ln Foie et ler Poumons ; fait \u2018xpectorer, sans effort, méme sans tousser, ot ne fatigue aucun organe.PREPARK ET VENDU PAR ALF.BRUNETTE 12481, NOTRE-DAME, MONTREAL ETABLIE EN 1870 Nousavons lepiaisird an.nonoer que nous avons tou- lours on magasin les arti- à \u2018les suivants : Leu triples extraits ouli.aires concentrés de JON Au Huile de Castor en bousilles de toutes grandeurs | Moutarde Française Hycerine, Collefortes, Huile d'Olive en demi vintes, pintes et pots.Hulle de Foie de Morue, eto., eto.HENRIJONAS & CIE 10\u2014RUEK LE BKRAOLEs\u201410 ( Bétisses des Sœurs) MONTREAL Voicile véritable J K.P.Racioot, inven: teur, pruprietan« ol manufacturier des cé- tebres Remedes Ravvages, 1434, rue Notre, Dame, à l'enseigne du Sauvage.Montréal.9 mai.CERTIFICAT.\u2014 Moi, Roussigne, je certifie que pendant six mois j'ai été malade d'une de lanpgustson et darti.esaux bras d'une souffrance terrible.j'ai été guéri par les Remedes de J.E, P.RACICOT, proprietaire et fabri: vant de remèdes sauvayes, dans l'espace du trois semaines, au No 1434, rue Notre-Dame, à l'enseigne du Sauvage A.LAFKRRIEKK, typographe.No 11, Saint-Ktienne, Côteau St-Louis.On trouvera les mémen remèdes au No 25, rue St-Joseph, Québec, et au No 9, rue Dupont, Sherbrooke.SANS PEUR SANS REPAOGHE SAVONS MEDICAUX Du DR V.PERRAULT C'es savons, qui guérissent toutes les Maladies de 1a peau, sont aujourd'hui d'un usage général.Dea can nombreux de démanseai sons, dartres, hémorrhoides, cte., réputéa in- currables, ont été radicalement guéris par l'u sage de ces Savons.NUMÉKUS ET URAGES DES HAVONS Savon No1\u2014Pour démange ons de toutc sortes.Savon No 5\u2014Pour toutes sortes de dartres.Savon No 8\u2014 Contre los taches do rousse et le masque.Savon No 11,\u2014Surnommié à juate titre anvon de heauté, sert à embellir la pcau et donner un bosn teint à la flunre.Savon No 17.\u2014Contre lagale Cette maladie essonticlloment \u201cantagieuse disparaît en quel ques jours enemployant le savon No 17.Savon No 18.\u2014 Pour les hémorroides.Ce aavon a deja produit les cures los plus admi- rahles et \u2018ela dans les cas les plus chroniques.Cer savons sont en vente chez tous les phar: maciens.Expédiés par la poste sur réception du prix (25 cents), ALFRED LIMOGES Salnt-Eustache, P.Q [4 gd Afin d'introduire nos montres ctautre bijoutertes pour 60 jours nous envoicrons ce beau joue @ l'orfin pinqué à aucune adres tr reçu de 32 cent en timbre de 2 Post; 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