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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 7 mars 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
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Références

Le Monde illustré, 1891-03-07, Collections de BAnQ.

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[" LE MONDE ILLUSTRÉ ANNONCES: La ligne, par insertion - - - - - 10oemis Insertions subséquentes - - - - Bombs Tarif spécial pour annonces à long terme Tux ANNÉE, No 357.\u2014 SAMEDI, 7 MARS 1891 ABONNEMENTS : Un en, 83.00 - - - Six mols.$1.50 Quatre mois, 81.00, payable d'avanes BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Vendu dars les dépôts - - 5 cents la copie BUREAUX, 40, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTRÉAL.J.-L.MEISSONIER 703 LE MONDE ILLUSTRE MONTRÉAL, 7 MARS 1891 SOMMAIRE Texte : Chronique, par 8.du Lary.-A Benjamine, par Marie-Laure.\u2014 Au graud désert : Légendes suha- riennes.\u2014Poésie : Souvenirs, par J.-B.Chatriun.\u2014 Les quatre esisons, par Pierre Bédard.\u2014Histoire et bouquins, pac E -Z.M.\u2014Une œuvre, pe JS K\u2014 Pensées sur I'eanui.\u2014Vodsie : A M.Rodolphe Brunet, par J.-G.Beaulieu.\u2014Cueillettes et glanures : ** Gaë- tane,\u201d par Jules Saint-Elme \u2014J -L.Meiss-nier.\u2014 Science amusante : les allumsttes gourman les (avec gravure), par Tom \"lit.\u2014Humours.par J.-L.Bois- sonueault \u2014 Nouvelles à la main.\u2014 Feuilleton : Fleur de Mai (suite), par Georges t'radel.GRAVURES : \u2018\u2019ortrait de J.-L.Meissonier.\u2014Croquis de \u2018l'erreneuve : Kaio du Lièvre : Baie dee ules: La Petite Rivière (Baie St George).\u2014Au repos.\u2014Séra- nade espagnole.Primes Mensuelles du \u201cMonde Illustré\u201d Ire Prime - \u2018 : - 860 2m \u201c - - - 3 sme «\u201c - - .16 sme * - - - 10 Sma \u201c - - - - 5 Ome « - - - 6 7me « - - - - 8 Sms \u201c os 2 86 Primes, à $1 - - - 8 94 Primes $200 Le tirage se fait chaque mois, dans une salle publique, par crois personnes choisies par l\u2019assemblée.Aucuæ prime ne sera payée après les 30 jours qui suivroné Le tirage de chaque mois.LE, GROS LOT Au dernier tirage des primes mensuelles du Moxoz ILLusTat, la prime de cinquante piastres & été réclamée par M.Edouard G.Palmer, de Ste-Julie Station.NOS PRIMES QUATRE-VINGT-TRRIZIEME TIRAGE Le quacre-vingt treizième tirage des primen mensuelles du Monps ILLUSTRE (numéros datés du mois de FEVRIER), aura lieu samedi, le 7 MARS, à 8 heures du soir, dans la salle de l'UNION SAINT-JOSEPH, coin des rues Sainte- Catherine et Sainte-Elizabeth.Le public est instamment invité à y assister .Entrée libre OYEZ vous ces trois petits jeunes gens, mis à la dernière mode et sirotant.leur absinthe au Saint - Lawrence Hall ÿ Ils causeut avec animation.De quoi p+uvent il bien parler ?Des examens gn\u2019ils ont en perspective ?Vous êtes de la bonne année ! Alors, de quelques belles petites 1 Vous n\u2019y êtes pas, bien Que ces gamins ue se Éas- sent point faute, à l\u2019occasion, de traiter ce sujet croustillant.A les en croire même, à ce point de LE MONDE ILLUSTRE \u2014 \u2014_ vue \u201cla valeur n\u2019uttend pas le nombre des an nées\u201d Non, leur conversation ne porte pas sur ces objets.Ils ont, au contraire, un langage bi zarre, émaillé de welter, handicap selling, da high werght handicap gentlemen et autres expressions myatérieuses pour les profanes comme pour vous et moi.Ces aimables copurchics parlent sport.Ce dont ils se préoccupent le plus, c'est de savoir pour quels chevaux ils doivent parier, et À cet effet ils épluchent avec soin les journaux spéciaux qui traitent de l\u2019art hippique.Car aujourd'hui l'on organise des courses dans tous les coins et ils suivent attentivement les phases tant de celles qui re donnent ici que celles qui ont lieu à l\u2019étranger.Je vous encends vous écrier : \u2018 Allons donc.vous exagérez, des enfants !\u201d Parfaitement : des en fants qui ont, chaque fois que l'occation s'en présente, des paris engagés pour des sommes relativement élevées.C'est précisément parce que je ne vois passans danger le développement.de ce travers que j'élève la voix.Ah ! l\u2019un nous prépare une charmante génération ! Le: parents qui ne comprennent point quels crétins feront plus tard ces merles-là, sont frappés de cécité.Contracter l\u2019havitude du pari aux courses, c'est s'initier aux émotions de la passion du jeu ; c'ett s\u2019accoutumer à désirer un gain facile dû au seul hasard et non au travail ; c\u2019est même parfvis s'oblitérer le sens moral, forcé que l'on est de recourir en cas de perte à des moyens plus ou moins honnêtes pour s'acquitter.Car, en somme, les réglements ne doivent pas toujours être faciles pour res petite fins-de siècle, \u2018 Dette de jeu, dette d'honneur \u201d, ont ils rans cesse oni dire ; donc, il faut payer per fas et ne fas Peut être le papa est-il très riche ; alors, il sa trouvera bien quelque vieil usurier pour tripoter la petite affaire et tirer l'intéressé d'embarras, quitte À saigner plus tard l'imprudent de la belle façnn.Mais la notion de l'honneur se perd promptement lorsqu'on se lance dès ses jeunes années dar 8 ces aventures périlleuses.J'ai connu un garçon d'excellente fa.nille qui, encore adolescent, n'était parvenu à acquitter une dette de jeu qu'en sous- crivans une promesse d\u2019un impart considérable envers un Gubseck de la plus belle eau A l'échéance, impossible au débiteur de payer.\u201c Bah ! se dit- il, l'obligation syant été souscrite pendant sa minorité est de nu! effet ! \u201d Que fit l\u2019usurier Ÿ Il alla consulter un intègre magistrat et lui exposa le fuit en lui disant que le signataire de la reconnaissance en question portait un nom des plus respectables.\u2014Pour l'honnête homme, répliqua le magistrat, en pareil cas la question de majorité est une échappatoire inconnus.Celui qui en use a cessé de suivre le droit chemin, \u2014Alors, j'ai espoir de rentrer dans mon Argent, riposta l\u2019usurier, car l'effet dont je vous parle porte le nom de votre fils.Le pauvre père pays ; mais jugez de la pénible atupéfaction dans laquelle le plongen cette révélation qui lui donnait le criterium de la valeur morale de son enfant ! Que ces jeunes parieurs aient fatalement une tendance à devenir juveurs, le fait n\u2019est point douteux.L'on peut les surprendre fréquemment, lorsqu'ils sont un peu plus âgés, se livrant dans les cafés à la mode à d'interminables parties de cartes qui res\u2018emblent singulièrement à des jeux de hasard\u201d.Or, si assis à une table voisine et frignant l'indiférence, vous parvenez A voir l'import des sommes soldées lorsque ces messieurs se séparent, vous resterez convaincus que vous vour trouvez déjà en présence de joueurs de profession.Suivez les dans Vavenir, et Dieu sait où vous verrez échouer maints d\u2019entre eux ! Voilà pourquoi je crois bien faire en poussant ce cri d'arme : \u201c Pères de famille, prenez garde à vous +.* Récemment, j'ouvre un journal et j'y lis un intéressant article sur l\u2019abaolue nécessité de s\u2019aita- cher plau que jamais à l\u2019étude de la question s0- cisle.Il y était dit que, dans tous les pays, l'on commençait à comprendre qu\u2019il était du devoir de chacun de s'intéregser au sort du prolétariat et des classes nécessiteuses.\u201c Voilà qui est parfait, me dis je à part moi, et le peuple ne peut manquer d'être trè- satisfait lorsqu\u2019il apprend toutes les bonnes intentions que l'on manifeste À son égard.Tl est en droit de.pérer que ces dernières se traduiront un jour en fait.\u201c Or, ayant tourné la première page de ce journal, j'appris par les faits divers qu'un 110n.sieur venait d'acheter une pendule prur la modique soinme de huit cent quarante mille franca et qu'un autre avait acquis un Meissonier pour la bagatelle de huit cent cinquante mille francs.Il est certain que dans une société où certaines gens peuvent se payer des fantaisies dans des prix semblables, le peuple est en droit de se dire : \u201c Eh bien vrai, il n\u2019y a pas de mal à ce qua l'on commence à songer un peu aux pauvres diables.Les ressources pécuniaires foisonnent À coup sûr !\u201d Je ne sais si vous vous représrntez la tête que doit faire un malheureux qui peine toute la journée pour gagner un salaire des plus minimes, quand il ne chôme pas faute d'ouvrage, lorsqu'il « sous les yeux des nouvelles de l'espèce.Quant & moi, ji.magine aisément son ahurissement.En somme, cet être, que je prend comme type du groupe social le plus considérahle, celui des prolétaires, a un horizon intellectue' borné.Il n\u2019a aucune idée de la valeur artistique des ohjets.Vous aurez heau aller lui raconter qu'il s'agit d\u2019une pendule historique absolument unique ou d\u2019une toile de premier mérite : il ne voit qu\u2019une chose, c'est que lui crève de misère pendant qu'il n'en coûte rien À d\u2019autres d'extraire près d'un milion de leur caisse pour satisfaire un simple caprice.Ft vous croyez que cet homme n\u2019éprouve pas un sentiment de profonde irritation ; qu'il ne se dit pas que si vraiment un réel esprit de justice présidait aux actions humaines, ces mêmes personnages, les premiers sans doute A s\u2019épancher er: lamentations sur le triste sort réservé aux classes nécesriteuces, feraient un usage autrement utile de leur or en l\u2019employant à augmenter les capitaux d'une œuvre du travail.des caisses de secours, ou à favoriser toute autre inatitution ayant pour but l'accroissement du hien être des couches inférieures de la société Ÿ Evidemment oui.Ces richards.dira t-on, sont, en définitive, parfai tement libres ds faire de leurs écus ce que bon leur semble.J'y souscris, mais que tout an moins ils le fassent en catimini et non avec ostentation et de façon à ce que nul n\u2019ignore qu'ils se payent cette débauche de luxe.La grande publicité donnée à des prouesses de cette natire n\u2019a d'autre résultat que d'éveiller un ferment de haîne dans l'esprit des misérables Que voulez vous ! cela est humain après tout.Un contraste aussi extraordinaire est bien fait pour frapper des individur à l'intell\u2018gence peu développée et qui gagnent le plua souvent tout juste assez ponr ne pas mourir de faim.Tout en restant dans le même ordre d'idées, voyez ce qui se passa dans le monde de l'industrie.P nrez-vous que les ouvriers houilleurs, métallurgistes et autres qui vivent d'un salaire minime, ne font pas certaines réflexinns lorsqu'ils voient les patrons passer -leur existence dans de somptueuses habitations aux allures seigneuriales, vivant dans l'abondance, roulant carrosse, et cela à deux pas du taudis dans lequel ile habitent ?Pour ma part.j'en ai l'intime conviction.Qu'on le veuille ou non, l'excès du faste, les dépenses outrées du genre de celles que je signaluis tantôt, semblent narguer la misère et rien n'est plus pernicieux.Lorsque nous sernna parvenus à une époqua où un hien être relatif règnera dans le monde des dé-hérités, qua ceux qui n'ont que faire de leurs resgources couvrent d'ar les toiles qui leur plaisent, dépensent une fortune pour acquérir vne pendule si cela leur convient ; que les patrons vivent aussi plantureusement qu'ils le jugent bon.Mais tant que nous.ne serons pas arrivés À cette ère idéale, il est inutile de faire de l\u2019ubatentation qui constitue un véritable crève cœur pour les humbles et les malheureux.+e + Réflexion de Galuchard.Il sortait d\u2019un grand dîner et les vins généreux avaient exercé sur ses jambes une influence telle wil se trouvait visiblement daus un état d\u2019équi- bre instable.\u2014Çé, Jul dit un ami, il me semble que vous ti.bez.Wu Parbleu | ce n'est pas étonnant ; retenes bien ceci : Quand on abuse du liquide, on ne reste pas longtemps solide.Profonde, cette pensée de Galuchard ! 8.DoLary.A BENJAMINE Erreur, ma toute belle, je vous reconnais parfaitement, et ja vous tutoierais même, si je ne voulais donner à cette correspondance un cachet tras sérieux.Comme preuve à l'appui de ce que j'a- | vance, et pour justifier mon appellation ; voici : votre portrait : Vous êtes une beauté blonda, avec | des chevenx qui ondulent comme le ferait un fleuve sous l'influence d\u2019une bise légère, pour parler poétiquement Vos yeux bleus, artistement faits, ont une grande variété d'exvressions.d'intelligence, etc.Le nez d'un aquilin parfait, la bouche bien taillée avec deux lèvres fort expressives.Il y a un tout petit défaut dans votre | menton.Est ce bien ça ?Vous parlez de l'inconstance des hommes, et , vous ne vous en plaigaez pas.Bravo ! On constate cos sortes de chose et voilà tout ! Les hommes, voyez-vous, sont en général \u2014il ya de nobles exceptions \u2014plus avides que Rincères, Leur avidité, leur fantaisie satiafaite, l'amour s\u2019envole Voici ce qui sa passe : On est plein de sen- tinents délicats ; on préfère les plus grands supplices à celui de vivre loin de l'objet aimé ; la mort plutôt que de lui être infidèle.Vienne une petite contraristé, le moindre coup de vent ; tout ce bel édifice de roc inébranlable croule avec un fracas indescriptible.Et la /âche n\u2019aura pas même le respect de ces raiues.Il se fera ironique, deviendra sarcastique, pour n\u2019en être pas à avouer : aculpabitité.Ah! si le courage, ce sentiment duquel décnulent tant d\u2019autres granda sentiments, se vendait au boisssau, les femmes en feraient un commerce considérable, si elles se mettaient en frais d'en servir aux hommes qui n\u2019en ont pas.La femme, elle, pleure sur ces ruines où son cœur est enseveli meurtri, brisé.Pleurera-t elle calui qui à opéré ce désastre?Jamais.[L'amour et ses lois sont choses sacrées.Si un homme est assez infâme puisqu'il déserte ses nutels, on le fu.tille sans pitié.Et il emporte pour tout regret, en mourant dans notre estime, notre mépris, notre dédain.\u201c À ton cessé de jouir de la supériorité de son Ami, on a cessé de l'aimer \u201d.Cette pensée de ma- | dame Swetchine ne confirme.t-elle pas ce que je viens de rendre si imparfaitement ?Je ma prends À envier nos maîtres, les grands écrivains français.Je voudrais qu'ile me passassent leur capacité, quand l'occasion se présente pour moi de parler du cœur.et de ceux qui en font bon marché.C'est devenu plus qu\u2019vne habitude, c'est Ia mode de nos jours de traiter les choses les plus sérieuses, lea p'us dignes de notre respect, avec la légèreté d'un habitant de Cha- Tnton.Da fait, la bêtise humaine va s'agrandin- sant, et les hommes d\u2019esprit et de cœur se font de plus en plus rares, N'importe, la rareté du fait le rend doublement précieux.Et voilà, Benjamine, ce que votre article a pro- Yoqué.Et cette sortie eut été trois fois plus violente, ri je m'étais Iniesée aller à mon emportement lorsqu'il s'agit de défendre une sainte cause.Bien amicalement, Croire fermement, rier humblement, agir vail- lammont, voilà toute le, théorie du chrétien.LE MONDE ILLUSTRE CAMILLE FLAMMARION L'homme est un dieu tonibé qui se souvient des cieux.LAMARTINE.Le 16 août 1889, alors qua J'étais à Paris, j'a! lai frapper au numéro 40, avenue de l\u2019observatoire, où je pensais rencontrer le plus érudit astronome et l'un des plus éminenta écrivains de notre siècle : j'ai nommé M.Camille Flammarion.Sur ls nouvelle qu'il était à son observatoire de Juviey-aur-Orge, je me décidai bien volontiers de l'aller voir À cette dernière place, car c'est faire une délicieuse promenade que d'aller à J uvisy, fort jolie petite campagne située sur la pente d'une colline à quelques lieues de la capitale.Muni d\u2019une lettre d'introduction qui me fut généreusement offerte à mon départ de Montréal par un membre de la Société astronomique de France, je fux accueilli de la plus gracieuse manière auprès de M.Flammarion.Ce grand maître est d'une taille moyenna et porte une ample et belle chevelure.Son extérieur est grave, mais reflétant plutôt la douceur que la sévérité ; son sourire est gracieux, sa politesse ex- tréme et toujours de bun goût Il a su rester simple au milieu des grandeurs, et m «Igré l'enthousiasme le plue extraordinaire qu\u2019un auteur ait peut-être jamais inspiré dans le monde astronomique.Dans la conversation, il ne se perd pas en périphrases inutiles : il va droit au fait et au but ; en peu de mots, c'est un homme l'esprit charmant, 1nais paraissant toujours dominé par une idée fixe, Les quelques heures que je séjournai à Juvisy ma permirent de connaitre madame Flammarion, déjà connue par son Histoire trés rraie de trois enfants courageux, dont le critique Ginisty fait les plus grande éloges.Par ses fines reparties, madame Flammarion sait mettre en lumière les plus belles qualités de l'esprit et du cœur, qualités que nos dames canadiennes ne nous laissent heureuse- nent pas ignorer.L'adage latin se confirme dans : Cerlum non animum mutant qui transmare cuy- runt.Comme sympathique souvenir de ma visite à Juvisy, M.Flammarion me fit don d\u2019un de ses plus remarquables ouvrages : Dans le Ciel ot sur la Terre, en y joignant sa photographie.L'on ne pouvait être plus aimable, L'observatoire de Juvisy a été donné à M.Flam- marion par un lecteur enthousiaste de ses œuvres, M E.Méret, de Bordeaux.C'est dans le salon actuel, le 3) mars 1814 au matin, que Napoléon reçut la nouvelle de la capitulation de Paris et la chute de l\u2019Empire.Ainsi que le rapporte la Revue d'Aatronomie populaire (1887), c\u2019est là qu'il prépara avec son état major son dernier état de défense, et c\u2019est de là qu'il partit pour les derniers adieux de Fontainebleau.Une petite statuette donnée par l\u2019Empereur rappelle ce souvenir.\u2014 D-rnier détail : le 29 juillet 1887, S M.Don Pedro IT, empereur de Brésil, à visité l'observatoire de Juvisy, où l\u2019on n\u2019oubliers pas \u201csa paternelle bonté, sa cordiale simplicité, jointes à une exquise connaissance des hommes et des choses \u201d, GrorGEs-AviLA MARSAN.Note de la rédaction.\u2014Dans un prochain nu méro, nous publierons le portrait et Ja biographie de M.C.Flammarion, AU GRAND DESERT LÉGENDES SAHARIENNES La Nouvella Revue publie, dans son dernier numéro, trois légendes sahariennes recueillies au grand désert et au cours de la première mission Flatters, par M.Lucien Rabourdin.L'une d\u2019elles dit l'effroi de l'homme en présence de l'infinie solitude et surtout de l'infini silence du désert, et il est difficile d\u2019en donner une plus saisissante expression.Nous la citons sans la détacher de son cadre : Le sultan de Touggourt a promis sa tille à celui des prétendants à qui serait arrivée la plus belle aventure dacs le désert et qui saurait montré le plusdecourage.Un chanteur raconte simplement comment, perdu, seul et sans eau, il n\u2019a pas été anéanti par le silence des espaces infinis.Et malgré les merveilleux récits de ses rivaux, c'est lui qui mérite la main de Damia.\u201c Les heures succèdent aux heures ; j'allais, j'allais toujours, comme en un rêve, descendant des dunes dans les vallées, puis remontant duns les dunes pour redescendre encore, et j'avançuis fier de ma faiblesse et de ma force, ferme dans mon curage, défiant le sable, défiant le soleil, defiant la soif et reniant jusqu'à la mort même ! * Le soleil s\u2019incline sur la terre, c\u2019est le couchant aux fulgurantes lueurs.Me voici dans l'immensité d'une plaina qui se déroule aride et rosée au crépuscule du soir.Sous les vastes horizons, c'est l'infinie solitude dans l'infini silence.\u201c Je m'arrête, le cœur frappé.Rien n\u2019atténue la solitude : pas un insecte, pas une feuille, pas un nuage, pas une brise.Nul mouvement au ciel et sur la terre dans l'immobilité géante de l'espace.Un silence absolu plane, effrayant ; c\u2019est le vide uvec ses vertiges, ses nausées, c\u2019est l'asphyxie agonisante.\u201c Daus l'énorme silence, j'entends sonner mes artères à chocs vibrants et pressés : c'est la chanson de ma vie qui trouble le néant, c'est le travail de ma chair qui blasphèwe l'Incréé, et voici que la peur, l\u2019abjecte et hideuse peur, me mord les flancs \u201c Mon sang bat plus vite ; son rythme métallique m'assourdit, me trouble, m'égare.Je sens la mort qui vient, la lâche mort par la peur.Mais je suis accablé sous le monstrueux silence où palpite l'Innowwé.Et je ne puis m\u2019enfuir : je tomberais foudroyé par le seul bruit de mes pas.* Voici la vie qui m'échappe.Du fond de mon cœur j'implore Dieu en lui disant : \u201c Seigneur | secours moi dans ma détresse.Envoie l'oiseau, le vent ou la foudre rompre le mortel silence, sinon je succombe à l'effroi du néant\u201d \u201c Et soudain s\u2019élève dans l'air un brnit insaisie- sable.J'écoute, anxieux.Le bruit grandit, c\u2019est comme un chant qui monte ; il grandit, il s'approche.O toute puissance de Dieu ! c'est une mouche, une toute petite, toute vulgaire mouche noire qui vole, et ses frêles ailes emplissent de leur bourdonnement et de leur vie l'immense solitude.\u201c Mais elle s'approche ; elle se pose sur won bras.Palpitant d'angoisse et retenant mon souffle, je lève lentement, lentement ma main sur elle, et la voici prisonnière.Ma petite captive bourdonnent entre mes doigts.Le bruit de sa vie a vaincu le silence et la solitude ; je ne suis plue seul, je suis sauvé ! \u201c Je reprends mon voyage, soutenu par les brais- sements de ce fragile inscte, et, le lendemain, je tombais dans un campement de bergers avec lesquels je restais jusqu\u2019au passage d\u2019une caravane rentrant à Wargla \u201d \u2014 Voici, s\u2019écria le sul'an, la plus magnifique histoire que l\u2019on puisse entendre ! Qu'en disent les anci- ns ?\u2014Seigneur, répondit l\u2019un d\u2019eux, nons savions que l\u2019on pouvait mourir p«r la peur de l\u2019affreux silence du désert, mais cette aventure nous paraît la plus belle de toutes comme ce chanteur est le plus courageux des hommes.Alors Damia descendit vers le chanteur en disant : \u2014Ton histoire enseigne que l'homme n\u2019est pas fait pour la solitude : voici ma main.L'ignorance est un état d'enfance perpétuelle ; elle suppose l'oisiveté qui engendre tous les vices, Petites babioles : La couturière admire les files de peloton, emploie les pelotons de fil et trouve souvent l\u2019écheveau léger.Brennus, sur un côteau voisin, regardait ces soldats brûler Rame ; rien ne saurait peindre la aa- tisfaction qu\u2019il avait de voir de Id Rome attisée / / Depuis une heure j'attends ma voisine, elle ne vient pas, et je me demande, la mort dans l'Ame, où tarde ma voisine / / et la moutarde commence À me monter au nes = ets 704 SOUVENIRS Rien n'est plus boau que mon village, Par ua gai soleil cle printemps, Quaad V'arbre et son premier feuillage, Es le cœur son premier ramage, Et le nid ses premiers serments.Le voyez-vous sur la colline, Assis autour du clocher gris * Un bcuit,\u2014c\u2019est le clouh 3 argentine, L'ange'us du matin l\u2019incline Et jeute un chant de paradis.Ftla, voyez-vous la chaumière, A cô.é d'un pommier en fleur ?Des larmes mouillent ma psapière.Qu'elle était bonne la feumière, Dans cet asile du bonheur ! C\u2019est le berceau de mon enfance, Où j'ai vécu loin des cités, les passions ; la suuvenance Est la seule des voluptés.Revis done dans ma poésie, O toi qui fis battre mon cœur, Charmante retraite chérie, Chauniière, ma première amie, Où j'ai trouvé le seul bunheur.TA as, Bruxelles, (Belgique) 1891.LES QUATRE SAISONS RAF avy : : oS ouvesT, frap]# 0 as des beautés mer- of ott ea ha fn veilleuses de la ÿ A % QG; eu \u2026 nature, alors que he i l'hiver couvrait les champs et les coteaux d\u2019une neige floconneuse, ou que Re tout, la verdure et les - plantes, renaissait sous les souffles légers du pee printemps, et aussi = ! lorsque l\u2019été donnait .Cl / aux fleurs sa chaleur vivifiante et fai- pa TT RI ES - 7 N (3 Sa # TPE, f » 5 a ; sait chanter sous sa brise embaumée XMAS le feuillage et les buissons, ou que les > feuilles étaient emportées au loin par BA le vent glacial de l'automne, j'aurais voulu avoir une plume brillante et habile pour décrire dignement cette richesse et cette variété de tons, de nuances, ces aspects différents et pleins d'attraits.Aujourd\u2019hui, bravant ma timidité, je viens, malgré la faiblesse de ma plume, essayer de rendre ou plutôt de donner une idée des beautés non:- breuses et étranges, particulières aux quatre saisons de l\u2019année.LE PRINTEMPS La froidure parcsseuse De l\u2019yver a fait son temps ; Voicy la saison joyeuse Du délicieux printempe, ANTOINE DE Baire Le printemps, c'est le réveil de la nature engourdie sous le manteau blanc et glacé de l'hiver, c'est la renaissance joyeuse des fleurs et des feuilles.Les neiges fondent sous l'éclat d'un so'eil ardent ; le frimas fuit et la douce rosée vient cacher dans le sein de la fleur ou poser délicatement sur 1a feuille nouvelle une perle liquide.LE MONDE ILLUSTRE La verdure, foulée et meurtrie sous les pieds du sombre Hiver, repousse fournie et brillante ; la rose ne jette pas encore autour d'elle ses délicieux parfums, mais un arome prononcé s'étend dans la nature, en imprègne les arbres et les plantes.Un vent frais caresse de son haleine la surface des lacs et agite les feuilles avec un doux bruissement.Le ruisseau qu\u2019une couche de glace avait arrêté dans son cours gracieux coule de nouveau ses PAUX murmurantes ; les arbres, naguère nus et décharnés, se parent de riches ornements et s\u2019enveloppent d'un vert manteau ; les oiseaux reviennent en peuplades nombreuses du pays du soleil et célèbrent la renaissance de la nature en des chants pleins d'harmonie et de douceur.Le printemps a un aspect qui réjouit : notre âme s'était attristée à la vue de cette neige couvrant ls nature comme d\u2019un linceul et voilà que soudain le printemps, exhalant son souffle tiède et léger, a chassé cette neige, et apporté sur ses ailes la joie et l'espérance.Ces feuilles nouvelles, cette verdure pleine de charmes, ces ruisseaux à l\u2019onde limpide, ces champs couverts déjà d'une herbe nouvelle, cette apparence de gaîté répandue partout, portent dans le cœur de l\u2019homme un sentiment indéfinissable de béatitude.Le printemps, c'est cette jeune fille à la taille avelte et élégante, à la bouche gracieuse et pleine de sourires, aux yeux reflétant la candeur de l'âme, au teint plein de fraîcheur et À la joue vermeille ; elle n\u2019a pas encore cette perfection des traits et ces contours gracieux de la femme, mais tout dans sa personne annonce sa beauté future.L'ÉTÉ Aimons ! prions ! Les bois sont verts \u2018 L'été reaplendit sous la mousse, Les germes vivent entr\u2019ouvertes, L'onde s\u2019épanche et l'herbe pousse.Victor Hruo, Un vent chaud et plein du parfum des roses souffle sur la campagne ; les arbres cachent sous leur épaisse ramure les chantres ailés.Le ruisseau chante, le bosquet murmure, la fleur brille et l'oiseau module.Le soleil répand avec profusion ses feux ardents ; la brise caresse avec volupté la luxuriante verdure et balance mollement dans les champs les tiges dorées ; le ciel, pur et bleu, ravit l'œil humain, et de toutes parts montent vers lui des chants d'amour, de mélodies touchantes, des parfums enivrants.Dans les sentiers bordés de marguerites et d'aubépines, au milieu du silence d'une solitude aimée, l\u2019amour vient souvent s'y promener et reviver £a flamme ardente.Combien de choses peuvent se dire deux cœurs de vingt anr daus l'enivrement de cette nature riche et emhaumée, au chant inspiré du rossignol caché sous la feuillée ?Ft lui, ce chantre divin, seul entendra le doux bruit des lèvres échangeant la flamme qui les brûle et verra la tête de l\u2019amante reposer avec abandon sur l'épaule de I'aimé ! O feuilles tremblantes, 0 ramure mystérieuse, abritez ces amours, enveloppez-les de votre doux ombrage ! Quelle âme n\u2019a pas été ravie des charmes d'une nuit d'été Ÿ Qui n\u2019a pas cherché ces heures de calme et d'abandon pour rêver ou pour pleurer ! N'est ce pas dans ce grand silence, enveloppant la nature de son voile, que le cœur soulage sa douleur et guérit sa blessure ?N'est ce pas en face de ce ciel étoilé que l'homme comprend sa «lestinée et sa mission ?Par une de ces nuits claires et poétiques, qui n\u2019aime alors à se laisser bercer mollement dans un léger esquif par les eaux tranquilles du lac ou la vague somnolente de la rivière ! O petit canot, glisse sans bruit.rapide comme l\u2019oiseau, sous les rayons pâles de l\u2019astre des nuits ! Vole sur la surface de cette onde murmurante, vole vers les rives du pays des amours ! Et toi, rossignol aimé, donne dans le feuillage de ces notes si pures et si touchantes que la nature semble écouter dans un religieux recueillement, 1 \u2014 tt chante la tendresse et la joie ! Et vous, 6 brises, agitez doucement les feuilles et caressez de votre souffla voluptueux 14 blanche marguerite et la rose tendre ! O nuits d'été, que vous êtes belles ! Que vou savez parler éloquemment de Celui dont le nom est synonyme d'Immensité ! Le jour, dans cette riante et chaude saison, a des charmes nombreux.Voyez ces laboureurs ay bras vigonreux, à la jambe solide, au torse puissant et à la mine gaillarde conduisant d\u2019une main sûre leur charrue dans les champs ; le soleil les brûle, le travail les fait suer, mais eux ils n\u2019ont qu'une pensée : Dieu et travail.Le soir, ils reviendront, gais et pleins de chan sons ; ils recevront dans leurs bras et embrasseront d'un gros baiser qui une mère, qui une femme jolie et robuste, qui des enfants, des gars joufflus, la houche pleine de sourires.et de sucre.Heureux paysans ! vous ne connaissez pas les angnisses, les inquiétudes, les déceptions, les souffrances qui accablent le citadin ! Vous êtes pleins de joie et d'espérance, parce que vous n\u2019avez pas ces soucis de la veille, ces craintes de l'avenir qui nous tuent, nous, gens des villes ! Rastez dans vos campagnes ! Ne venez pas respirer l\u2019air infect.ot salir vos pieds de la bous immonde de cet amas confus de maisons grandes ou petites, riches ou pauvres, qu'on appelle Cité ! Ecoutez le ruisseau chanter dans la prairie Voyez les vallons frissonner sous leur épais man- tenu de verdure ! Admirez ces cieux tout rie lants d\u2019or ! aspirez cet atmosphère embaumé, et ces aromes exquis qui s\u2019exhalent des jardins Jouissez avec ahandon des charmes et des voluptés de cette saison brûlante, de cet Eté joyeux et aimé.L'AUTOMNE C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier rourire Des lèvres que la mort va fermer pour jamais.(LAMARTINY Accomplissant les brillantes promesses du I'rin.temps, l\u2019Automne laisse échapper sur la terre de ses mains bienfaisantes une pluie intarissable de mille fruits divers ; de sa mamelle gonflée jaillit une source divine, une liqueur vermeille dont s'abreuveront avec transport les mortels heureux.Pleine de complaisance, la déesse Automne porte dans la chaumière du pauvre comme dans le palais du roi la joie et l'abondance, et ses dons multiples s'étendent à tout ce qui dans la nature vit et agit.Partout dans les vastes vergers remplis d'arbres aux fruits succulents et dans les champs couverts d'épis dorés se pressent des moissonnenrs anxieux da recueillir les délicieux appâts que l'automne 4 répandus libéralement par toute la contrée ; les jeunes filles et les jeunes gens s\u2019en vont glaner, aux sons d'instruments variés et la bouche pleine de chansons et d'amoureux propns, les épis oubliés et en forment des faisceaux dorés qu'ils emportent triomphalament au village Ce n\u2019est en tous lieux qu'une expansion de gaieté vraiment étrange : on sent le soleil perdre ce plus en plus sa chaleur vivifiante, et l\u2019on voit les feuilles jaunir et se détacher de l'arbre qui les a vus naître, sous l'action funeste d'un vent glacial, et pour combattre cet envahissement invincible de la tris tease, la nature semble raviver tout ce qu'elle a de joyeux en elle.Celle ci possède encore le vert brillant de PEté et même les beaux couchants, mais des teintes flé tries viennent bientôt se méler à ces couleurs ai mées ; le ciel perd cette puraté, ce bleu intense qui nous ravissait d\u2019admiration ; l'oiseau, caché dans le taillie, na donne plus de ces douces moda tions, de ces trilles charmants que venait écouter avec ivresse la jeune fille au rœur blessée ! la ver dure est sans éclat, sans mollesse, et les arbres se dépouillent comme à regrets de leurs riches orne ments.Toi, pauvre feuille flétrie, où vas-tu ?Pourquoi nller si tôt mourir sur le pâle gazon ?Pourquoi quit: tercet arbre où tu te balançais mollement augré des vents ?Si fratche au mois de mai ! faut-il que la froidure Te laisse A peine encore un incertain moment ! (MERCŒUE! LE MONDE ILLUSTRE 705 Te Ah ! c\u2019est que le souffle de la mort passe sur la nature et laisse après lui une grande douleur et une amère tristesse ! C'est que le temps est arrivé où l'été, dont l'agonie a commencé avec la chute de la première feuilie, expire au premier frimas qui tombe.La fleur perd ses charmes et son arome ; elle ira rejoindre sous la terre fraîche la feuille jaunie wun vent cruel emporte loin du lieu od elle a coulé de si heureux jours et sourit à tant d\u2019amours | ; Fuyez, fuyez, rossignols et hirondelles ! allez dans les pays de soleil et de verdure ! L'hiver arrive avec sa solitude et ses frimas ! fuyez, et vous reviendrez avec le doux Printemps ! Ce n'est plus le temps des amours, mais celui de la tristesse et de l\u2019abandon ! L'HIVER Nulle hiron:lelle sur la plage, Nulle verdure dans les bois, Nulle clarté daus le nuage, Le ciel est noir, les champs sont froids.NAVIER M ARMIEK.L'Hiver, triomphant sur l'Eté, étend sur la verdure, les flours et les ruisseaux, une épaisse couche de flocons blancs, serrés et glacés.De non souffle mortel il arrache des arbres dénudés les quelques feuilles qui y tiennent encore, et soulève des tourbillons de neige portant dans la campsgne I'obacurité et la crainte.Les branches d'arbres, naguère pleines de feuilles tremblantes, sont surchargées d'une neige condensée ; les ruisseaux et les fleuves sont sou- dainemant ariêtés par une masse solide d'eau.Le vent siffle lugubrement sur la contrée, et chasse par sa froidure les oiseaux qui donnaient dans le feuil age de si doux gazouillements.Ces champs, couverts d'une neige étincelante dont les rayons phles du soleil d'hiver font briller chaque flocon comme autant de diamants, ces forêts mystérieuses où le vert des sapins, le tronc noirâtre des arbres et la monotone biancheur de la neige forment un contraste frappant et plein de beautés, cette longue rivière, à la glace vive et miroitante, ces arbres tout blancs aux branches desquels pendent de nombreux glaçons ressemblant à ces stalautites qui couvrent ls voûte de certaines grottes, ces chemins movileux où le traineau glisse léger comme l'oiseau, ce ciel tantôt gris, tantôt bleu, ce déploiment immodéré de blanc, tout duns la nature, en cette saison des frimas plait et attriste, charme et saisit.L'hiver, c'est la vieillesse de l\u2019année ; les sourires du printemps, les voluptés de l'été, les repos de l'automne, tout disparaît tour à tour dans le gouffre de l'Eternité pour faire place aux noirs aquilons, aux rigueurs nombreuses de l'Hiver.L'on dirait que l'année, sentaut sa mort prochaine, fuit les éclats de la verdure et s\u2019enveloppe d'elle-même d\u2019un immense linceul, pour pleurer et gémir.Voyez ce vieillard au dos voûté, À la démarche chancèlante et aux doigts tremblants ; voyez chez cette victime du temps ces traits amaigris, ce regard terne et abattu, cette apparence de faiblesse ! ' out chez lui ne vous dit-il pas que bientôt le tombeau le recevra dans son silence et son abandon, que ses ossements blanchiront sous la terre humide Ÿ Et ces cheveux argentés qui {luttent sur ses tempes ne vous annoncent-ils pas chez lui le manque complet de forces, la pauvreté du sang ?Il en est de la vie humaine comme des années ; la vieillesse des deux se caractérise par la tristesse et la blancheur, la monotonie et l'insouciance.£2 RY nL La femme née en mai ne craint pas les naufrages, car la femme de mas nage.Quelle pâtisserie que la science, tout le monde parle de son flan, beau / / HISTOIRE ET BOUQUINS (Adressor toutes communications telles que notes et renseignements historiques ou bibliographiques concernant cette colonne à É.-Z.MassicoTTE, Monde Illustré, Montréal A M.Lind., Saint Vallier, P.Q.\u2014 Voici les titres des deux ouvrages en question : Vade mecum du collectionneur, par Jus.deroux, M.D, Montréal : Co lectors vade mecum, by Jos.Leroux, M.D.Montreal 18855, Montréal, Heauchemin et Valois 104 pp.\u2014 Le médailler du Canada, par Jos.Leroux M.D.The canadian coin cabinet, by Jos.Leroux M.D., Montréal, C.-0.Beauchemin & fils, 308 pp gr.an 8.NOB BOLDATS ÉCLOPÉS J'ai requ plusieurs lettres d'aimables correspondants au sujet de mes deux types frangais qui chantaient des hymnes patriotiques dans les rues.Parmi elles, je crois de mon devoir de repro duire une partie de celle de mon confrère, Ed Aubé, le collectionneur bien connu.\u2018* Ottawa, Janvier 1891.\u201c J'ai, dit-il, sous les yeux, le dernier article qui porte votra signature.Je me rappelle ces personnages que je n'ai pas oubliés, car ils sont ausei venus à Québec, vos vétérans français.Je ne les voyais pas pour la première fois cependant, car à Boston, en 1872, lors du grand jubilé da la paix, Grand Peace Jubilee, ils étaient, vos deux éclopés, en grande compagnie d\u2019infirmes comme eux, sur une place publique que je visitais journellement durant mon séjour dans la vaste cité puritaine.\u201c A Québec, je me rappelle qu\u2019ils disaient lors de leur tournée pour la recette : \u2018\u201c Allone, mesdames et messieurs, un petit peu de courage pour le pauvre zouave français ; j'ai quatorze femmes et vingt-deux enfants à nourrir !\u201d \u201c Kt les gros sous tombaient serrés dans la sébile.Ils vendaient aussi leurs chunsons 5 centins et je me rappelle que, outre l'Alsace et la Lorraine! Joséphine et les Adieux à la France ont fait ful reur.\u2018* Voici cette dernière : AMEUX A LA FRANCE (Romance) (\u201cen est fait ! la victoire Leur a livré notre pays, Et deux siècles de gloire Y sont enaevelis.Ils ont conquis l\u2019Alsace, L'Alsace, ta tidèle enfant, Cher troupeau que l'un chasse, Courbe-toi devant l'Allemand.Adieu ! adieu ! ma belle France ! Adieu ! adieu ! je t\u2019aimerai toujours ! Adieu, pays (le mes amours, l\u2019our de plus heureux jours (bi) Je gare l'espérance.Voici notre chaumière, Mon pire autrefois était là, Hélas ! pendant la guerre L'ennemi le frappa.Je vois sur la poussière Son sang qui rougit le chemin, Et la pauvre chaumiére, Du vainqueur, voilà le butin.Adieu ! etc.11s ont, sur leur passage, Semé la mort, semé le deuil, Faut-il que cet outrage Abatte notre orgueil * Le sol qui m'a vu naître, Est à l'Allemand désormais : Voilà notre seul maitre, C'est vrai.mais notre ami, jamais \u2018 Adieu ! etc.Daus nos cœurs, la vengeance Attend la revanche à venir ; Tes enfants, à ma France ! (iardent ton souvenir, Vienne la dé'ivrance, Toujours notre bras t'appartient : \u2018lu vois notre souffrance Un jour tu reprendras ton bien.Adieu ! etc.E-Z, M\u2019 UNE ŒUVRE (*) Chacune des entreprises de l'homme est loin de mériter ce grand nom où s'agite un monde de perspectives, d'uù se détache l\u2019idée vive de tout un travail et de tout un succès : UNE ŒUVRE ! Cependant on peut dire que celles qui ont eu la fci forte et invincible pour mobile, sur lesquelles a passé le souffle de Dieu sont des œuvrea vraies, dont les effets devront durer.L'entreprise religieuse du Rev.Père capucin qui a prêché la retraite de l\u2019Immaculée Conception aux jeunes gens, sous les auspices du cercle Ville Marie, est de celles là.C\u2019est avec ce caractère, vif et bien tranché, qu\u2019elle nous apparaît de nouveau au- jourd'hui, dans le recueil, habilement compilé, des instructions du bon Père Alexis, tel qu'édité et mis en vente, ces jours derniers, par l\u2019administration du Sténographe Canadien, sous l'habile et intelligente direction de son rédacteur pour la partie sténographique, M.Marcel Gabard, sténographe.C'est une heureuse pensée qu'on & eue là et elle sera hautement appréciée partout.On se rappelle avec quel intérêt les sermons de la retraite ont été suivis, par un auditoire nombreux et assidu ; nous n\u2019étonnerons personne en disant ici qu\u2019ils offrent un redoublement d\u2019attrait à être lus et médités à tête reposée.En effet, dans le temps, c\u2019est bien moins comme un beau diseur que comme un savant analyste, un habile guérisseur d'âmes que le prédicateur capucin fut remarqué et aimé de son public.Ceux qui l'ont entendu naguère, et ceux-là encore qui, sans avoir eu cet avantage, désireraient voir l'enseignement catholique clairement exposé, sur les questions les plus vitales et les plus pratiques pour la jeunesse, parcourront ces pages avec bonheur.C\u2019est avec un zèle religieux que M.Ga- bard s\u2019est dévoué à illustrer l\u2019œuvre du révérend Père et à la faire revivre : nous sommes fiers de pouvoir dire qu'il a bien réussi.Signaler les plus importantes de ces conférences, il faudrait les nommer toutes ; aussi nous préférons y renvoyer le lecteur, bien convaincu qu'il nous en saura gré.Les retraitants goûteront beaucoup la bonne idée du compilateur d\u2019avoir voulu joindre au recueil des sermons une histoire résumée de leur chère retraite et spécialement le texte de l'acte de consécration à la Vierge Mère qu'ils prononcèrent au dernier jour, et dont le souvenir, pour bien longtemps, illuminera leur vie.Disons encore que l'Imprimerie du commerce a fait réellement de ce charmant petit volume un livre d'amateurs, et en voilà tant qu'il faut, ce semble, pour encourager tous nos lecteurs et lec- trices\u2014car tous les sexes et les âges trouveront leur bien dans ces nobles pages\u2014à faire l'acquisition de ce très intéressant opurcule, au modique prix de trente-cinq centins.S'adresser au Sténographe Canadien, par lettre, B.de P.1587, ou à l\u2019une quelconque des librairies françaises de Montréal.Nous souhaitons de grand cœur au joli recueil de M.Gabard tout le succès qu\u2019il mérite ! J.S.E.PENSEES SUR L'ENNUI \u2014Femme ennuyée, fleur desséchée ! \u2014Dites-moi de quoi vous êtes ennuyé, je vous dirai qui vous êtes.\u2014L'Ennui est une portée qui revêt bien des formes.Tantôt, il se fait bouquiniste et, nonchalamment, se promène le long des quais ; tantôt, il passe en habit noir et, pour bâiller dans un coin de salon, met une fleur à sa boutonnière.Il se cache sous les broderies des ministres, sous les palmes des académiciens.Quelquefois l'ennui devient femme et prend des poses langoureuses.Alors, seulement, il sait être gracieux.(*) Les Scrmons du Rév, Père Alexis, capucin, d'Ottawa joli in-seize de 175 pages.Prix : 35 centine. 706 A M.RODOLPHE BRUNET Qu'un rossignol rencontre un autre rossignol, Aussitôt, je présume, ils s'aiment, se connaissent Kt le même dièze et le même bémol Vibre dans leurs gosiers d'où les ramages naissent.Qu'ua ruisseau dans un champ passe près d'un ruisseau Leurs ondes ausait3t se confondent ensemble Kt le ramier ravi d\u2019un murmure si beau Pour le mieux écouter se perche dans le tremble I~ ue par un soir d'été quand tout autour de soi plouge avec plaisir dans un divin silence Uu chant mélodieux vibre et jette l'émoi Dans votre cœur où bat un reste d'espérance : Vous sontires alors un pouvoir inconnu Vous forcer de chanter et de pleurer vous-même ; Ec ce chanc ravissant qui vous est parvenu Sans doute vous aura rempli d'un trouble extrèms.Ainsi de moi, Rodolphe, et n'en sois pas surpris : \u2018 Les cœurs és pour le beau se comprennent et s'aiment ; J'entends souvent tes chants et toujours mes esprits S'agiteut sous le feu que tes accords y sément., Cicéron par ta voix est plus grand à mes yeux ; Avec toi je m\u2019anime aux chants de la Patrie ; Le Gluneur de ton nom est encor glorieux ; Tu chautes, pour tout dire, et l'âme est attendrie.Je me rappelle encor la douce émotion Vont mon cœur treasaillit par ta Cuineidence, Ah ! puisque la Patrie et la Religion Parlent si haut en toi, poursuis avec constance.Va ton chemin : plus tard, à l'heure du repos, S'ouvrira devant toi le Temple de Mémoire ;* Et joyeux, couronné des fruits de tes travaux Tu vivras d'allégresse et brilleras de gloire, Et moi je marcherai, mais de loin, sur tes pas Briliaat peut-être aussi d'un peu de te lumière ; Muis en vain j'essayerai de te rejoindre.Hélas ! Le sort m'a condaimné de rester en arrière, Mais qu\u2019imparte ! en ce jour je me sens affermi Dans le noble sentier de la littérature ; Et puissè je dejà t'appeler mon ami, J\u2019eu suis récompensé, Rodolphe, outre mesure.J.-G.BRAULIET, \u201c GÆTANE.\u201d \u2014 (UNE NOUVELLE VRAIE) I Il n\u2019y a pas bien longtemps de cela, et du reste, ce dont je m'en vais vous entretenir, lecteurs, constitue un petit incident heureux dans l'uniforme histoire de ma vie, incident que je n'oublierai pas de sitôt, bien sûr.Un de ces derniers jours, alors que je ne y attendais guère ou pas du tout, c\u2019est encore plus juste, la malle européenne m'a apporté de Paris, la ville aux enchantements divers\u2014je commence à croire do plus en plus ce que tout le monde en dit \u2014une bien agréable surprise, suus la forme d'un gracieux et très aimable envoi.Neule est apte une main de femme à monter ce ces coups délicats qui nous ravissent l'Âme et enchantent nos esprits, nous, ** pauvres hommes que nous sommes,\u201d comme a dit le poète dans la chanson | C'est bien difficile de n'en pas subir le charme, lors même que l'on a plus de vingt ans, mais im. ES | ; og À [Ry = | .Li | i Li mn ed Frot Ha Jil AI hil il | dal il A A 1 | i m ; : jh kil li È ÉTTÉ fais ie 5 f | \u2018 a pee re a = Sn ve! £3 NE J | ; \"7 ie, et.RL | SY 54 i ph x4 | | ur deep pan.mr Ry rail hd Ce | | I crema > 025 1 usa ce i SEER rn ed Pe ir \u201cre pe STE, me re AR 5 | 5, oR La x il wh a 5.| Gt en Vi i i i I 5 L ES all TE = Ti = Ta ; 1 Paie du Lièvre.2 Baie des Isles 3 La Petite Rivière (Baie Saint George) CROQUIS DE TERRENBUVE \u201c gaie sp\" RES se 4 va Lors Et.aise A A 8 ! Li dd > EA if ! I ep Ÿ 3 2 H y by à y 3 } à i / 3 4 fy à A: Fs Ca Xo jh} ke N° Md ly k Ni 0) à À 4, > ou, 7, 5 gh Fan | A ng 178 bs 3 ' là Wf # © Â ARE FRY 2 ne D N y ou fh hy] di Te MN 2 CON M à 0 2 = rs y wg Cl ke Ii vt à = Las à \u201c% | 12] 4H p'é S$ rz x a ih a Ÿ i à He = Es 3 +3 Are) se | GE % Ly zz di: 34 hd 5 : p ~ WR 3 ine \u201cI\u201d Br 2 5 / i Li fi T \u201c45, 2 Se > 5 Jy: (oh lh # ad T= I 4 ï , ty Tiwi a Vi \\ tr S Pet Sy J \\ 2, dr Is ae à a 3) .®, pe LS a Tay | 1 a i a \u201cés < Ty NS Le AN |) YR > NS 1TH vec Ly #- 7h od od ps by R 1 Ÿ PSN a '{ 1% | % i a 33 whe RUM a 5 | \u201cx k ra 0e M Lu £4 al 1 Jo ih nw\" bot?/ & Waser: ; > EN 4 pN x d rt LY \u2018El be Th =n 4 Ta y.x 7e ul \u201c0 ou CR 1 TN hi 5 \"an re] \u201c4 a ge A rire, Ed ++ ai A TAR i he aha, Rp IY is PZ & Na \\ _ 5 = x & a2 x 7 NNT 1 In i N a 5 kt A Ce pe Ce Ww vs A Ro Ne % ii Ro sine vi Ay Y a Hs AT AU REPOS @ N Fm J id 4 # LS Youd + + Sr A Ba Fa VE > » A I ; Le oA k A a] idl ha \u201c Xi % ; + à 8 % ed 4 i fr «8 ey HY 4 col ar\u201d n À Ww A 2e * rés » GE Ke tal y | yy 4 À ( 7) À ed pa LE i Hy oa yat PE = è pe tel ve >a A ow ; \u20ac 8 Sh 7\u2019 me by, Ny, > RL ¢ o> es but UK 7 A SM oe af £2 fy P | Ÿ 0 to mis iy x A red PR a «EE, DIR ir, OA bd ag ès AL ho Cu re Re XS 1 A NE us A ee 5 5 3 4 oe py Ci.b> 7 + ; N a as) #2 723 4 2 A pV \"+ Je WW ling SE - Ca Wo (2 7 % ces \" ry hj 27 VER Les & ei me vp x \u201c # Le) PEN pL (Lo SN x fy ps Ch [RRA IN a \" PY Laks N \u2014À a _ Lt Tv LE MONDE [ILLUSTRE 1 LE MOT POUR RIRE - - = - Cela (a, Apparaît à la feuêtrs.Elle ne vieudra pus.at ; La voici.- Boum ! LA SERANADE ESPAGNOLE \u2014\u2014\u2014\"\"\u2014>\"rimrceeeee re q roro HUMOURS ! L'autre jour, comme je sortais des bureaux du Monpe ILLUSrRÉ, je rencontrai fortuit-ment un de ces parius de la famille humaine, qui, d'une main tremblante, allait frapper à la porte du riche, lui demander le sou du bon Dieu.A sa voix aftuiulie par une trop longue souffrance, et portant le cachet d'une tristesse indéfinissable, la main se portait instinetivement à la bourse pour soulager son infortune.Mais qui le croirait ?.il s\u2019est trouvé un cœur assez blasé, assez saturé du fiel de la malice pour insulter à la détresse du malheureux.Des paroles acerbrs, polissonnes, orgueilleuses repoussèrent son humble demande.\u2018\u201c Allez plus loin, s\u2019écrie le lésineur barbare, étaler votre pauvreté.Nous n\u2019avons que faire de ces gueux qui salissent nos demeures de leurs haillons dégoutants, Vous donner quelque chose, c'est encourager la parese À se prowener à travers les rues : faites comme lea autres, travaillez \u201d.Et comme le mendiant, atterré de cette apostrophe foudroyante, ne s'éloignait pus assez vite, le riche propriétaire le repoussa dans la rue.Peu s'en fallut que le débile viei lard victime de l\u2019ingratitude humaine, n\u2019allât s\u2019abattre sur le pavé durci.Deux larmes mouillaient sa paupière abattue ; et sa physionomie avait revêtu une expression indicible de tristesse et d\u2019accablement.Témoin oculaire de cet acte de barbarie, je me révoltais contre cette conduite injuste, inquali- fiuble.J'aurais voulu être armé de quelque pouvoir, pour faire payer cher à cet home sans entrailles, le crime de lèse humanité qu\u2019il venait de perpétrer.Mais heureusement voici qu'une Ame charitable vint faire digression À ma trop juste colère : une danse, passaut près de l'infortuné, lui tendit une main pleine de promesses sous furme de gros sous blancs.Cet incilent m'avait fortement impressionné : tout le reste du jour je fus dans une telle disposition d\u2019esprit, que je m\u2019emportais contre tout le monde ; je voyais tout en noir, Quand les superbes équipages déroulaient à grand bruit leurs richesses, à côté de la plus extrême pauvreté ; quand je voyais l'opulence heur ter d'un pied dédaigueux, cette foule, hélas ! trop considérable de malheureux, je me demandais, si lu chari 6, cet ange qui 1uet le ciel en rapport io.time avec la terre, trouvait encore un asile dans le cœur humain.Tous ces favoris de la fortune, retrauchés dans leur éguïsme, n\u2019entendent ils pas monter vers eux, -au milieu du fracas de leurs pompes, la voix de la détresse qui implore les vu miettes de leurs tables somptueuses ?Sous leurs chauds habits de fourrure, n'ont-ils jamais songé aux douleurs du pauvre, que de misérables haillons exposent aux froidures d\u2019un climat glacial ?Quand leurs trésors leur procurent à satiété tont ce que la nature, dans sa largesse, prépare de mets exquis et délicats, n\u2019ont-ils jamais pensé aux angoisees poignantes de cette mère de famille, incapable d'apaiser la faim de son enfant qui sans cesse lui crie: \u201c Maman j'ai faim | maman du pain !.Ah ! si ces wisères, cachées dans les différentes couches sociales, ne stimulent plus leur générosité, c'est que leur cœur s\u2019est entouré du triple acicr de Pawbition, de l\u2019orgueil, de l'égoïsme.Ii faut que leur esprit se soit étourdi duns le tintamare d\u2019une vie, sacrifiée aux jouissances sensuelles.Il faut que ls voix de la conscience, n\u2019ait plus le prestige et la force de diriger leur intelligence et leur volonté dans la perpétration d\u2019un acte de gratitude.Au uilieu de ces réflexions, je cherchais les causes de cet égoïsme brutal, qui envahit les sociétés, et chancre veritable, les ronge sourdement.Ces causes ?.je les trouvais dans le refroidissement de l'amitié, de l\u2019amour qui nous lie avec celui qui apports au monde cette maxime, grande dans sa implicité : \u201c Aimez-vous les uns les autres \u201d.Que le grand et le riche de la terre fraternise avec l'humble et le petit ! Au lieu de l\u2019écraser de son mépris, qu'il lui prodigue Jes consolations que réclame son état d'inferiorité ! Dieu ivoud+ la terre de joieset de délices quand il livra aux hommes le secret d'être heureux ; et ce secret était caché dans ce sublime préc: pte dont la compréhension est à la portée de toutes les in- telligeuces, et dout la mise en pratique est un moyeu assuré de trouver la paix et le bonheur : \u201c Aimez-< ous les uns les autres \u201d.Le moude serait si heureux, si cette divine ordonnance recevait tout le respect et l'admiration qu\u2019elle mérite.L'humanité serait purgée de la plus grande partie de ses douleurs ; le ciel descendrait sur la terre pour limpregner de tes ine lables délices, et dans les splendeurs d un séjour interdit aux soucis, aux turpitudes, notre Ame déliée des entraves de !a souffrance, prendrait un essur plus rapide vers les douces régions de la paix et du bonheur.Maur, malheureusement, il n\u2019en est point ainsi : Il nous faut souffrir, il nous faut pleurer, pénible tribut que nous payons, mon Dieu ! trop fidèlement à la nature ! Et dire qu'il se trouve des hommes nasez pervers pour praudre une certaine délectation dass les larmes de leurs semblables ! Par un raffinement de cruauté, ils vont même jusqu'à exploiter la douleur et la faire servir à leurs fins d'ambition.C\u2019est ms \u2014 tear, -_\u2014 = ainsi que la parole de l\u2019apôtre saint Jean, \u201c aimes.vous les uns les autres,\u201d a été remplacée par cette sentence brutale : \u201c Ote toi que Je mo mette,\u201d Aujourd'hui, tout homme veut briller sans s'occuper comment il émergera des flots de la'médio.orité, sans savoir si la réalisation de ses aubitions de gluire ne provoquers chez son voisin Guelques dominages, ou si pour se mettre en luanère il d'en vouers pas un autre à l'oubli, nié.Tout le monde veut devenir riche ; c\u2019est si beau d'exhiber à l'étonnement du vulgaire les ponipeux élalages du luxe ! C\u2019est si piquant pour la vanité de mener une vie princière ! ht ces réveua d'un nouveau genre, traxaillés par ces vaines idées d'ostvn- tation, oublient jucqu au premier de leur devoir, la charité, pour dunnes une forme aux chitsères de leur esprit malade.Suus l'empire de cette fièvre qui les tourmente, ils ne verrort pas le pauvre, qui est 1A sur leur chewin pour les ramener au sentiment de | honneur.Sa misère, son abandon, son dénouement, n\u2019exciteront pas chez eux un désir de cmpassion.Sa voix n'aura pas de cris assez déchirants pour ébranler leur cœur.Non, le moi éguiste, le moi insatiable est 1a qui se dresse partout, drapé dans sa suffisance : \u201c Ute- toi que je me mette \u201d Oui, quand je soogeais à l'impasse difficile dans laquelle s'était engagée malicieusement la societé, à l\u2019oulli où on laisse les salutaires enseignements du divin Crucitié du Golgotha, je ne m\u2019étonnais plus alors du peu de cas que l on faisait de l\u2019indigence.Jo n'avais, comme disait un grand penseur, qu'à pleurer sur Is décadence du cœur hun ain.Oui, il est bien déchu de son ancienne beauté, ce pauvre cœur humain ! Il a étoufié ses aspirations dans les fanges du vice.Mais, j'ai encore confiance en l'avenir.Ce siège des affections cessera un jour d'être un foyer de haine et de ressentiment : cet asile des plus nobies sentiments ne donnera plus refuge aux convoitises si fécondes en débuires.Une révolution pacifique des idées s'effectue lentement mais sûrement dans la société.On se rapproche avec contiance de Celle qu'on avait regardée comme l'épouse de \u2018\u201c l'infâme.\u201d | es philantrophes implorent tes vertus pour les inoculer aux y euplee, peruadé« que sous la réaction puissante de ce remède salutaire, ils seront guéris de leurs maux.Que dans la préface du grand travail qu'ils élaborent, ils inscrivent les elles paroles de l'Apôtre : * Aiwez-vous les uns les autres \u201d, ce serait, à mon avis, la plus belle devise, le plus haut cri de ralliement pour rassembler tous les hommes dans un même sentiment de solidarité fraternelle.Ft ce motto recounu et accepté, on ne verra plus le pauvre exposé aux raideurs du riche, \u2018a plus tendre amitié règnerait sur la terre.AS D sin AA NOUVELLES A LA MAIN On parle de Mme Z., qui, avec sa langue de vipère, est bien la plus méchante créature qu'on puisse imaginer.\u2014Ce n\u2019est pas une femme, raconte quelqu'un.C'est un bureau de malfaisance ! + * Scène de ménage : \u2014Mais entin, dit une dame à son mari qui critique sa toilette, que peut connaître un homme AUX vêtements de sa femme ?Le mari, d'une voix \u2018creuse : \u2014Le prix, madame ! .+ Une énorma dame monte dans le tramway où il lui faut double place.\u2014Je croyais que le tramway n'etait pas fait pour les éléphants 1 dit un voyageur à son voisin.La grosse dame qui a entendu : \u2014Monsieur, le tramway, c'est comme l\u2019arche de Noé : on y accepte tous les animaux, depuis les éléphants jusqu'aux ânes. PEUILLETON DU \u201cMONDE III TSTRE* MONTRÉAL, 7 MALS 1891 FLEUR-DE-MAI DEUXIEME PARTIE .BONHEUR PARFAIT Et aussitôt assis, il entama son affaire de propriété avec une volubilité extrême.D une grosse serviette en maroquin qu\u2019il portait sous le bras, il avait sorti touts une multitude de plans des terres et buis de Boursac et des domaines environnants.Il s'embrouillait dans les uns et les autres, laissant cvlui-ci pour reprendre celui-là et revenant encore inutilement à Un autre.Fédor, à distanre, surveilluit ses moindres mouvements et regardait Marcelle de temps à autre, en ayaut l'air de lui dire : \u2014 Vous voy:z que je ne vous avais point trom- Au milieu d\u2019une péroraison qu'il recommença\u2019t pour la deuxième fuis peut-être, M.Demeutières s'arrêta.\u2014Ah ! mon Dieu ! je vous fais mille excuses, madame ; mais j'ai oublié la pièce principale.un plan d'ensemble de Boursac.Vraiment je ne sais ol j'avais la téte.Je vais commettre une indiscrétion.Je vous demanderui la permission de bien vouloir me recevoir encore.pas demain.demain toute wa journée est prise, après demain non plus.Si vous pouviez w'\u2019accorder.Voyons : une heure daus l'après midi de lundi, la semaine prochaine.Il prit le silence de Marcelle comme un acqui- escemer t \u2014Très bien, mille remerciments.Alors ce sera pour lundi deux heures.Et il se retira avec force salutations et remerciements tout comr e il était entré.Marcelle elle wême n\u2019en revenait pas !.Ce n'était plus le même homme !.Il revint à l\u2019heure fixée le lundi suivant.et resta quelques instants à peine.Il n'avait pu obtenir encore un calque du plan d'ensemble.Il s'excusait.On était obligé de prendre un troisième rendezvous Cette foie, le dnssier était complet.Mais des actes devaient être établis.Il revint un jour que F«dor n\u2019était pas là.Marcelle refusa naturellement de le recevoir.Il n\u2019insista point, Il prin seulement la femme de chamtre de demauder pour lui une signature à inadame.Et il revint souvent ainsi, certains jours Fédor se trouvant au châlet, d\u2019autres le comte étant absent, Une fois il rencontra tout justa à point Marcelle sur le perron, elle allait sortir en voiture.\u2014Je serais désolé de vous déranger, \u2014dit il.Des signatures de la jeune femie se trouvaient encore nécessaires.Elle le fit entrer dans un petit parloir situé au rez de chaussée, et t«ndis que Juliette allait quérir une plume et de l'encre, il prit de lui même un siège sans être invité à s'asseoir.Et aussitôt il entama une interminable bistoire sur les buux d'une ferme appartenant à Marcelle.Il y avait un nouveau fermier, il fallait lui renouveler son cheptel.Il suivait son idée, enfilant les mots les uns au bout des autres, rans temps d'arrêt, sans même prendre le temps de respirer.Marcelle ne put réprimer un geste d'impatience.\u2014Pardon,\u2014dit il,\u2014je suis indiscret.je reviendrai, Ne 21 LE MONDE ILLUSTRE Et prenant ses papiers, son chapeau, il sortit précipitamn'ent.Uue autre fuis encore, il ae présenta en l'absence de Fédor, T! apportuit de l'argent.Les revenus de la dot de Marcelle.Des billets de banque dans une enveloppe.de l'or en rouleaux.Cette fois Marcelle dut lui donner un reçu., Alors, pendaut un certain laps de tewwps, ses visites cessérent.Puis il revint encore, toujours avec des papiers, des acter, dea formalités sans nombre, disait il, qui demandaient des explications, Fédor avait fini par ne plus lui accorder aucune importance, Maintenant qu'il n'avait plus Marcelle à torturer, 8a inaniaquerie s'était portée sur la terre, les bois, la propriété.Marcelle, seule, éprouvait toujours un léger tromblement à sa vue.A la dérobée, durant ces entretiens aussi fastidieux qu interminables, elle l'avait maintes fois regardé.Ti était toujours impassible, s\u2019animant seulement lorsqu'il parlait des bois de Boursac ou des champs et dumaines avoisinants, Quelque temps après cette dernière entrevue, Fédor devait quitttr pour la prewière fuis Marcelle depuis que celle-ci était sienne, son bien, sa femme ii.Pendant quinze jours, trois semaines peut-être il serait séparé delle.Que ce +erait lung ! Mais le bébé !.quelle joie !.quel bor- Et il se mit à faire des réven d'or pour cette enfant qui serait belle, riche, noble, sur le berceau de laquelle les bonnes fées déversaient tous les dons.S'endormit il 71.À coup sûr, il s\u2019était laissé envahir par une lourde torpeur.Durant la nuit, Juliette, qui était complice avec M.Dementières, enlvva l\u2019enfant et le rent à ce dernier.M.Dementière rejoignit Henriette qui stationnait tout pres de là avec un tiacre.Dounaut une adresse au cocher, il monta auprès de sa sœur.Et alors Henriette avec un sourire de vipère : \u2014Je te l\u2019avais bien dit ! \u2014Oui ! oui !\u2014répliqua t il, \u2014 tandis que ses yeux brillaient dune lueur satauique.Oui, tu avais raison wa sceur, c'est par les enfants que l'on se venge des wéres !.Fin de la cleurième partie.TROISIÈME PARTIF LA FADE GRISE 1 UN JOLI COUPLR C'est seulement maintenant que nous pouvons reprendre le cours de notre récit.C'est seulement maintenant que nous pouvons revenir À nus personnages, et à l endroit où nous les avons laissés.On connaît à cette heure les motifs de cette vengeance aussi horrible qu\u2019it.fâme, savamment et sù- rement combinée par Fabrice Dementières.De l\u2019amour et de la haine, cette dernière est la passion la plus forte.L'amour se lasse, s'assouvit, s\u2019épuise.La haine, jatuais.Un proverbe persan nous dit que la vengeance est un mets qui aime à être mangé froid.Depuis plus de seize années, Fabrice Demen- tières et l\u2019ocdieuse Henriette savouraient avec una jouissance toujours nouvelle ce mets de haut goûc.Ils avaient si bien réussi ! Leur infernale machination avait été couronnée d\u2019un tel succès ! 711 marie \u2014 Pensez donc |.De cette enfant de grand seigneur, qui devuit, de par les lois de l'amour et du sang, porter une couronne de comtesse, bien plus, une couronne fermée, les Strogunof sont princes par les Rémer, cette enfant qui devait être riche à millions, ado rée, adulée par la plus adorable des mères, Fabrice Dementières, la loi à la main, en avait fait un étre abject, une mendiante, une désheritée de la nature ! Fieur de Mai, quasi muette, À moitié nue, traf- nant ses petits pieds dans les routes poudreuses en teudant ls main, n\u2019était-ce pas là le comble de ls vengeance, l\u2019assouviesement de la plus formidable des haines ! ! !, .Et voilà que tout à coup,\u2014on s\u2019en souvient, \u2014 la victime, pareille à une couleuvre subtile, avait gliss+ dans les mains de ses bourreaux.L'eufant, Assomumée par cette canaille de Romain avait repris den forces.La fièvre cérébrale n\u2019avait point laissé de traces chez ce sang jeune, richo, pur.kt elle était partie, sautant de la voiture, au moment où ses bourreaux e'y attendaient le moins.Et, bondirsant come un chevreuil, «lle s\u2019était enfuie, A'enfeng nt au milieu des clématites et des lisues, au plus épais des fror.daisons, laissant Fa- biice Dementières et Irma médusés par cette fuite souduine.Fabrice lui aussi avait sauté à bas de la voiture.Trma l'avait suivi.Le cheval avait été attaché à un arbre.Puis tous deux ils avaient battu cette partie du bois, houppant, appelant, criant.et n\u2019entendant que le sourd écho des futaies qui leur renvoyait leurs éclats de voix.Fabrice était dans un état d'exaspération impossible à décrire.Abétie, Irma le suivait, sans mot dire.\u2014 Qui aurait pu se douter de cela, \u2014répétait M.Deneutières \u2014jawais jo n\u2019aurais cru qu\u2019il fallait me wétier, .Oui, mais en attendant, le coup était fait et il n\u2019y avait plus à y revenir.Allez donc retrouver Fleur-de-Mai dans ce désert de feuilles ! Après plusieurs heures de fouilles et d\u2019appels inutiles, M.Pementières et Irma revinrent À la carrivle.Fleur de Mai s'était bien évadée !.\u2026.l\u2019leur.de Mni était bien perdue !.\u2026.La colère de M.lementières était apoplectique.\u2014 Eh bien ?\u2014lui dit Irma, qu'est-ce que vous allez faire ?.\u2014 Est-ce que je sais, moi, \u2014répliqua Fabrice exaspéré.\u2014Je vous disais bien qu'elle était rouée comme potence.\u2014Je la croyais encore faible.d\u2019une pareille énergie.\u2014Eutin ! ça y est.Elle à décampé.\u2026.\u2014Îl faudra bien qu\u2019elle revienne, qu\u2019elle se fasse repreudre.Elle ne se laissera pus mourir de faim.elle ne peut même pas demander un morceau de pain.\u2014 Cest une ruda gueuse, allez !.\u2014Et pas moyen de ls faire prendre.Pas moyen de mettre des gardes À ses trousses !.Qu'est ce que l'on me demanderait ?Qu'est-ce que je pourrais dire ?\u2014 Moi, j'ai Lien peur, \u2014conclut Irma, \u2014 qu\u2019elle ne revienne pas à Vernon.\u2014Flle retournera peut-être à ls Glandière.\u2014La maisnn est fermée.Depwis cette scène, depuis cette fuite, de longs Mois s'étaient écoulés.Et Fabrice Dementières h\u2019avait pas eu de nouvelles de la Petite-Mai.\u2026.Henriette avait eu beau battre le pays en tous sens.elle n'avait pu recueillir aucun indice.La Petite Mai était demeurée introuvable.Elle s'était enfuie, elle s'était envolée sans laisser de trace.L'automne avait fui.Les feuilles roussies étaient tombées, jouchant le sol.tandis que les branches dénudées se tordaient sous l'aigre soufHe de la bise, comme de grands bras désespérés.Maintenant les branches craquaient sous le poids du givre.La forêt était blanche, tandis * Incapable 713 que dans les lignes, aux carrefours, par les clai- rières\u2014soufflait un vent âpre.Les grands bois de Rivaude touchent À la forêt de Lauriac, laquelle, jouxtant les grands taillis des Souches, vient joindre la forêt de Vierzon.Les bois de Rivaude sont valonnés, tourmentés, coupés de profondes fondrières et de rochers sauvages dressant leurs crêtes mousseuses au milieu d'un inextricable fouillis de ronces épineuses et de clématites tordues.L'un de ses forts, d'où les chiens ne parviennent même pas À faire débucher les sangliers, est nommé le Roncier.C'est un enchevêtrement de toutes les plantes grimpantes, au milieu duquel ni garde, ni braconnier, n'est jamais parvenu À s'aventurer.Par une froide nuit de décembre, deux êtres humains cependant avaisnt établi leur campement aux abords du Roncier de ltivaude.Un bomme et une femme, si l'on peut donner le nom de femme à la créature sèche, maigre, tout en os.qui accompagnait le premier de ces deux individu< L'homme se nommait Poiroux.La femme, la Doucine Ils habitaient une petite caliute, tout au bout du village de Pierretitte.Mais rarement on les trouvait à ce domicile, Ila n'y revenaient que quand ils avaient les poches pleines.Alora ils achetaient deux litres d\u2019eau-de-vie.Chacon le sien.Faut étre juste.Ile s\u2019enfermaieut à double tour, et ils buvaient à même le goulot, assis en face l'un de l'autre et savourant le liquide infâme jusqu\u2019à la dernière goutte.Pas fois ça n'allait pas tout seul.+ La Dourine buvait plus vite que son copain, et une fois son litre side, elle voulait obliger Poiroux à partager avec elle.Et dame, alors, comme Poiroux était affreusement ivre, que la Doucine l'était davantage enocure, ayant pris l'avance sur son compagnon, ils se crochaient, se battaient, s\u2019assommaient, s'arrachant les cheveux, se faisant de cruelles morsures d'où le sang giclait tout autour d'eux, les inondant.jusqu'au moment où à hout de forces, ils allaieut tomber chacun daus son coin sur le tas de fougères qui leur servait de couche.Et là, ils s\u2019endormaient d'un sommeil léthargique, se réveillaient après de longues heures, complètement abrutis, et ne conservant aucun souvenir de la danse qu\u2019ils s'étaient mutuellement administrée.Dans toute la contrée on en éprouvait une véritable terreur.On les trouvait dans des coins de grange, enfouis sous des meules, saouls perdus, quand l'insurmontable soif de l'eau de-vie les prenait à cet endroit, ne leur donnant pas le temps de se rendre jusqu'à Pierrefitte.D'où venaient ils 3.Oh ! l\u2019histoire de tous deux était des plus banale.Poiroux était le fila d\u2019un cultivateur aisé.T1 avait eu du bien, \u2014comme on dit dans le pays, \u2014 puis l'amour de l'alcool, toutes les passions mauvaises, sans oublier la paresse, l'avaient tout doucement conduit à ce degré d\u2019abjection où nous le trouvons dans le cours da ce récit.11 y avait bien des annéss de cela, la Doucine était entrée chez Poiroux en qualité de domestique, C'était déjà une graude bringua, maigre comme un os de seiche et rale comme une huppe.Mais elle avait promptement conquis toutes les bonnes grâces de son maître, en lui tenant tête le gobelet à la main.Et depuis ce tempe-là, ile ne s'étaient pas quittés, vivant comme deux brutes sauvages, mais inséparables, se suivant l\u2019un l\u2019autre, unis par le même vice, cette soif inextinguible de l'alcool.Poiroux et la Doucine étaient encore liés par un autre vice, une autre passion aussi invétérée, aussi violente que la première.C'était celle même à cette heure leur seule ressource, leur seul moyen d'existence.Tout petit, Poiroux avait eu la passion du collet.Il praconpait avec amour, t ucine la possédait aussi, cette ion destructive, au méme supréme d past Alors quand ils étaient à bout de miche, quand LE MONDE ILLUSTRE a la huche était complètement vide, que la Doucine avait les dents longues et Poiroux l'estomac serré, ils partaiont ot allaient su loin.Et dame! les lièvres, les lapins, les faisans n'avaient qu'à bien se tenir.En une tendée ils raflaient vingt, trente pièces de gibier, et ils portaient cela ches des receleurs, chez des cabaretiers, à droite et à gauche, certains de toujours tirer de rondes pièces du prix de leurs rapines.Naturellement ils étaient la bête noire des gardes qui ne pouvaient parvenir à les pincer.\u2026.- Et cela, par une raison bien simple.Co Tardis que Poiroux tendait, la Doucine faisait le guet, et réciproquement.À califourchon sur un arbre, se confondant par la teinte terreuse des vêtements et du corps avec les maîtresses branches, la Doucine veillait.Et un garde se montraitil, elle imitait à s\u2019y méprendre le huhulement d\u2019une hulotte, et les deux colleteurs disparaissaient à toutes jambes au milieu des méandros des bois dont ils connaissaient jusqu'aux moindres détours.Cette nuit-là, par une lune diamantant le givre qui pendait aux branches en épaix cristaux, Poi- roux et la Doucine étaient veus taire une rafle dans les bois de Rivaude.Ils avaient largement colleté la veille au soir.Et leur tendue faite, ils n'étaient tapis sous une hutte de bourrées, con-truite, cerclée avec des genêts, sorte de tanière où 1s se chauflaient l\u2019un contre l\u2019autre, sommeillant doucement d'un œil, mais prêtant l'oreille aux moindres bruits de la forêt.Devant le tas de bourrées arrangé en abri, un petit feu de souches se consumait sans fumée, cuisant sous ses braises un tas de pommes de terre enlevées à un silo la veille au soir.\u2014Tu dors, Doucine,\u2014 fit Poiroux en se retournant.\u2014Tu dors encore, pas vrai 1.Si c\u2019est Dieu possible de runfler comme tu fais.\u2014Tiens, qui est-ce qui vous empêche de dormir, vous.Faut dormir quand on a le tempe et qu'on n\u2019a rien à buire, \u2014 Moi je ne peux pas dormir.\u2014Vous n\u2019avez rien À craindre pourtant, not\u2019maître\u2014La Doucine avait toujours continué à donner ce titre à Puiroux, bien qu\u2019elle ne tonchât point de gages depuis nombre d'années, \u2014vous n\u2019avez rien à craindre ni moi non plus.Pas de danger que les gardes sortent par ce temps-ci.Et ne sommes-nous t'y pas ben ence/eu,\u2014à couvert, \u2014comme nous sommes.\u2014Ben oui.Je sais ben qu\u2019il n\u2019y a rien à craindre pour linstant.Et n'empêche que je ne suis pas à mon aise.dans ces boisci.C'est toi qui as voulu y venir, nous aurions bien mieux fait d'aller tendre d\u2019un autre côté.\u2014Mais non, mais non, des autres côtés, il n'y a pas de gibier, comme à Rivaurde.\u2014Oui, mais il court trop d'histoires de ceux ci depuis quelque temps.: La Doncine haussa les épaules.\u2014 Ah ! vous croyez à toutes ces histoires-là, \u2014J y crois sans y croire.N'empéche que toutes les vaches des Butaux avortent, que la Chaussaye a pris feu sans qu'on sache pourquoi.que le miel des Chaumettes a aigri et moisi.sans compter les brebis qui ont mal tourné.Enfin, tant de plaics ne tombent pas à la fois sur un pays ; il y a quelque chose de drôle là dedans, pour sûr.\u2014Bah ! ça ne m\u2019empêche pas de dormir tout ça.\u2014Je le vois ben.\u2014 Même que ce n'est pas une raison pour empé- cher de dormir les autres.Et la Doucino se rencogna contre les bourrées en reprenant son romuie Mais Poiroux s'agitait.Une secrète inquiétude s'était emparée de lui et le tracassait.\u2014Tu sais, \u2014dit-il encore, au bout d'un instant de silence,\u2014tu sais bien que le silo des pommes de terre de Framchon, le premier fermier de Lau- riac, à encore été éventré.\u2014Qué que ça peut me faire !.\u2026.un peu.vous demande \u2014C'eat pas toi qu'a pris des pommes de terre à Famohon $Ÿ \u2014Non ! c'est pas moi !.Et puis quand ça serait moi !.Quand j'ai faim, je fais comme vous.je prends des pommes de terre où j'en trouve, \u2014Les betteraves aussi de Chicot ont été déterrées.\u2014 C'est quelque rôdeur qu'a voulu en goiter.Poiroux se trémoussa.\u2014Comme ça n\u2019est pas nous qui avons fait ces coups-là, faut bien que ça soit un autre.\u2014II n'y & pas qua nous à avoir faim.\u2014C'est pas de la faim, cette fois, c'est de la malice.\u2014La malice à qui ?\u2014Eat-ce qu'on ssit?.Mais les gens des Chaussigneuls, de la Vacherie, des Richoux, des Foltiors, tous ces gens-là disent bien qu'il se passe dans les bois de Rivaude quelque chose d'extraor dinaire.\u2014Des mentes.laissez moi dormir.\u2014Non ! ce n'est pas des mentes.et je sais bien que je voudrais ben ne pas être venu passer la nuit à ce satané Roncier.\u2014Ah bien ! puisque nous y sommes, faut y aller jusqu'au bout, je n'ai pas envie de perdre mes facets.\u2014Sûr, mais j'aurais bien mieux aimé aller colleter ailleurs.A cet instant Poiroux se dreasa sur son coude, et avança la tête hors de la hutte.\u2014Tu n'as pas entendu, \u2014demanda t-il à la Doucine ?Celle ci venait de brusquement sortir de son assoupissement, et elle aussi, elle prêtait l'oreille.\u2014Chut,\u2014lui dit Poiroux.Cette recommandation était inutile.La Doucine ne parlait plus.Ses yeux agrandis par la surprise, la crainte, fouillaient les profondeurs du Roncier.Puis, au bout d'un moment elle murmura a mots entrecoupés par la frayeur.\u2014Ah ! ben ! en voilà une histoire |.Quant à Poiroux ses dents claquaient, tandis qu'il roupirait de son côté : \u2014Bon Dieu de bon Dieu ! j'ai t'y peur !.Le fait est que pour des alcooliques comme Poi- roux et la Doucine, gens roumis à de continuelles hallucinations, il y avait lieu de concevoir un violent effroi.La lune s'était cachée ; mnis dans le sombre, une apparition bizarre venait de se montrer tout d'un coup à l'orée du Roncier.C\u2019était une forme humaine.oui, ce devait être une forme humaine.bien qu\u2019elle rampât sur le ventra, À quatre pattes, s\u2019approchant du petit brasier situé à quelques mètres de la hutte.La tête de la créature qui s\u2019avançait ainsi disparaissait sous une forêt de cheveux noirs qui s\u2019en roulwient comme des serpents emmédlés.C'était avec une imperceptible lenteur qu'elle s'approchsit du braisier, s'arrétant pour écouter, dardant de farouches et de soupçnnneux regsrde dont la luisance filtrait À travers les mèches épaisses qui recouvraient fon front.Ni Poiroux, ni la Doucine, comme bien on pense n'avaient envie de bouger.La malheureuse créature qui s\u2019approchait ainsi, rassurée par l'immobilité des deux braconniers, prit confiance.Elle atteignit le brasier, et étendant ses mains, se chauffa avec une satisfaction visible.La braise ne jetant qu\u2019une bien faible lueur, les traits de l\u2019'inconnue ne pouvaient être en lumière.Mais il faisait néanmoins assez clair pour que ni Poiroux ni la Doucine ne perdissent un seul de tes mouvements.Après s'être chauffée pendant un long moment, elle prit un bâton, et doucement écartant les braises et les cendres en retira une douzaine de pommes de terre, qu\u2019elle se mit À dévorer une à une.Quand ce frugal repas fut terminé, l'apparition se laissa choir, s'étendant sur ls mousse et rampant de nouveav, se perdit rapidement dans la bruyère.Poiroux alors respira bruyamment.\u2014 East elle partie 1\u2014demanda-t-il à la Doucine.\u2014Oui, je crois que oui, \u2014répliqua celle-ci, qu pe ee maintenant ne faisait plus aucun effort pour ré- rimer le tremblement qui l'agitait.Et elle ajouta aussitôt : \u2014 Vous aviez raison, not'maître, je ne voulions pas vous croire, mais c\u2019est vrai tout de même.Pour sûr c'est cette créature-là qui jette un sort partout.- Ca c\u2019est bien certain !.\u2014C'est-y un homme ?C'est y une femme ! \u2014Ça je ne sais point.M'est avis qu\u2019elle & de grands cheveux en manière de femme.Mais je ne m'y fierais point.\u2014Quand je te disais, \u2014répliqua Poiroux, \u2014mais d'ousse qu'elle sort cette créature là 1 \u2014Du fond de la terre, c\u2019est sûr.\u2014Et-elle vient d'y retourner .Enfin bonheur qu'elle ne nous a pas fait de mal.Poiroux reprit encore : \u2014 Malheur que je n'avais pas de pétoire.Je lui aurais envoyé un coup de fusil dans la mâchoire.ça n'aurait pas fait un pli.La Doucine hausses les épaules : \u2014Ca ne lui aurait point fait de mal.Le plomb.ça ne leur fait rien.Faut que ça soye une bal'e mâchée ot bénite, qu'on ait fait le signe da la croix trois foie dessus.__Peut être bien, \u2014répondit Poiroux.\u2014Mais si jamais tu me reprends à venir colleter dans les Lois de Rivaude.plus souvent.\u2014Je n\u2019en ai pas plus envie que vous, not'maître.Et la Doucine s\u2019enfouit dans sa fougère, cherchant la chaleur, car la frayeur qu\u2019elle venait d'avoir l'avait transie.L'aube naissante leur rendit le courage.File blanchissait grise, vitreuse, argentant faiblement le givre glacial qui scintillsit aux branches.\u2014 Allons ! houcht ! la Doucine,\u2014fit Poiroux en sortant du tas de bourrées, \u2014faut filer et voir aux collets.\u2014Ah ! je n\u2019y compte pas.la.je ne sais pas quoi.la créature de tout à l'heure nous aura porté malheur.Nous allons tomber sur un garde, ou le gibier n'aura point mouvé cette nuit.\u2014Par ce froid, car ça pique dur.\u2014 Oui, ça pince.Vous n\u2019avez pas une goutte, not'msître.3 Un grognement fut la seule réponse de Poiroux.Néanmoins il sortit une bouteille de la poche de sa veste, en avals une forte lampée, et tendit le fond du flacon à la Doucine, qui le lampa eu grognant.\u2014Tiens ! c\u2019t'affaire ! comme toujours, vous en avez pris la plus grosse part, elle est chtite, votre goutte.\u2014-N'y en a pas plus.Allons, feignante.aux lacets.\u2014 Avant, faut renverser les bourrées, autyement, les gardes en passant verront que nour sommes venus ici.Ils mirent les bourrées en tas, enfouirent leur brasier sous une couche da terre.Puis la Doucine s\u2019en fut faire le guet, tandis que Poiroux se glissant à travers les cépées et les coulées allait aux lacets.La Doucine avait eu raison.Le gibier n\u2019avait point mouvé.Deux faisans, trois lapine, vrai, ce n'était pas la peine de faire une tendue et de passer una dure nuit dans les bois par ce froid de brise pierre.Et ils quittèrent les bois de Rivaude, gagnant la route, le sac suc le dos et se trainant péaihlement le long des haies.Quelle était la créature humaine qui avait tant effrayé Poiroux et la Doucine ?.Avons nous besoin de le dire, et le lecteur, dès la première ligne n'a t-il pas reconnu la pauvre Fleur-de-Mai 1 Comment se trouvait elle 13, vivant en plein bois, comme une sorte de bite sauvage 1.Brièvement nous allons l'expliquer.Sitot qu'elle s\u2019était sentie assez forte, sitôt que son jeune sang s'était remis à pleinement couler dans ses veines, l'idée d'une évasion s'était peu à peu développée dans son cerveau.Elle ne parlait pas, la pauvre créature, sile ne pouvait exprimer ss pensée ; mais les misérables qui la maintenaient de court dans le plus cruel, le plus vil des esclavages, s'ils étaient parvenus à LE MONDE ILLUSTRE \u2014 lui enlever l'usage de la parole, navaient point réussi à supprimer son raisonnement et son instinct.Et elle se disait que Romain pouvait ravenir un jour ou l'autre.Romain qui l'avait amenée presque au delà de la mort.D Frma elle éprouvait maintenant une aversion et une frayeur insurmontables.Mais celle qui lui inspirait surtout une invincible horreur, c'était Henriette Les gros yeux ronds de la vieille fille, ces yeux de chouette dardés constamment sur elle, tout flembants d\u2019une implacable haine, ces yeux lui redonnaient le tremblement da la fièvre.En outre, la liberté dont elle jouiseait à la Glan- dière était devenue un incessant besoin.Il lui fallait le grand air, les grands bois, l'infini désert de verdure avec ses profondeurs insondables.\u2026.Il lui fallait la frrêt sombre, noire.dont elle connaissait les moindres revoins et qu\u2019elle parcourait en tous sens.Alors, quand elle s'était.vue enfermée dans cette sinistre maison de Mlle Dementières, nuit et jour tenue sous la surveillance de la vieille fille et d'Irma, elle avait commencé peu À peu par être en proie à une agitation indicible.- Un sentiment quella ne pouvait analyser, la pausre déshéritée, se développait duns son âme, celui d'être libre, de pouvoir aller et venir à sa fantaisie.Eile na réfléchit pas qu\u2019elle allait mourir de faim, que l\u2019hiver succéderait promptement à l\u2019automne, alors que les feuilles roussies et séchées lui annonçaient déjà son prompt départ.Non ! Elle ne songeait pas à tout cela.Avant tout, elle voulait être libre.Une autre perception de son Ame, qu'elle ne pouvait non plus analyser, queique chose comme une douce flamme qui commençait à embraser son cœur, ne la poussait-elle pas à vouloir s'affranchir de tout joug, à fuir loin de ses bourreaux, de ses geôliers et à leur échapper ?.Nous le saurons sans doute un jour.Toujours est il qu'elle ne pouvait renoncer aux branches entourant la Glandière, aux taillis de Rivaude, aux futaies des Nouches, au parc de Lau- risc qui pour elle, possédaient des attractions insurmontables et infinies.Et alors, elle se disait qu\u2019elle s\u2019échapperait.qu\u2019elle s'enfuirait.Et alors, depuis cet instant, elle épiait l'occa sion.A travers les voiles rouges de la fièvre céré brale elle avait entr'aperçu Fabrice Dewentiéres.Etait ce l\u2019une de ces figures hideuses, fantastiques dont le délire hantaient son esprit atfolé ?Mais non, lorsqu'elle était revenue A la raison et à la vie, elle l'avait revu.Et cet homme, plus encore que Romain, avait fait.éclore dans son âme une haine ineurmontable et farouche.Alors, quand elle s'était v 1e enlevée par lui, de complicité avec Irma, lorsqu'elle s'était trouvée la nuit dans cette voiture, qui l'emmenait Dieu sait où, elle n\u2019avait pu y tenir, et choisissant son moment, elle s'était jetée à corps perdu hors de la voiture.- I! nous faut dire maintenant comment, depuis, elle avait vécu.La nécessité, à dit Napoléon, est la sage-femme du génie.Cette nécessité, ln plus instante de toutes, la nécessité de vivre, avait amené la Petite-Mai à soulever les plus insurmontables des ditficultés.On ne saurait faire un crime à ce pauvre être de n'avoir point le sentiment de l\u2019élémentaire probité.A la malheureuse créature, jamais personne n'avait parlé du bien et du mal, puisque jamais personne n'avait parlé devant elle.Alors, elle a\u2019était ingéniée, et sa vive imagination, ce verveau dans lequel s'étaient réfugiées toutes les forces vives de son intelligence, lui avait fait accomplir des miracles.En battant les bois, en se fautilant à travers l'impénétrable roncier, pour chercher des fraises et des mûres, deux jours après son évasion, car I'horrible faim la tenaillait dur, elle était parvenue à des roches entassées les unus sous les autres.Sous ces roches, un orifice large, profond.718 Un terrier énorme de renards ot de blaireaux qui s'enfonçait profondément dans les entrailles e la terre.Le sol, à cet endroit, n'était composé que de sable calcaire, dans legel les pieds de la Petite-Mai enfonçaient profondément.Qu'avait-elle fait alors?Après avoir apaisé tant bien que mal sa faim canine avec des murons, des luvets et des fraises, elle s\u2019était mise à l\u2019ouvrage, et ce trou, elle l'avait agrandi, élargi, approfondi sans trop de peine.En quelques heures elle s'était vue propriétaire d\u2019un terrier à trois orifices au milieu duquel se trouvait une sorte de caveau spacieux naturellement plafonné par les roches qui le surplombaient.Dans ce caveau elle pouvait s'étendre, respirant librement, sans crainte d'éboulements et d'infiltrations ; les dalles rocheuses la garantissaient contre tout accident de ce genre aussi bien que de la pluie.Un lit de tougères sèches coupées par elle, entassées dans ce caveau, et elle était installée beaucoup mieux encore que dans son ignoble taudis de la Glandière.A suivre 0 J.N.LAPRES PHOTO \u2018RAPHE 208, RUE SAINT-DENIS, MONTREAL Ci-devant de la maison W.Notman & Fils, \u2014Portraits de tous genrcs, et le nouveau procédé imitant la gravure sur acier Aider la Nature En restauraut les tissus malades et affaiblis c\u2019est tout ce que peut faire une médecine.Dans les affections pulmonaires, telles que les Rhumes, la Bronchite et la Consumption, la membrane muqueuse s\u2019entlumme d'abord, ensuite des avcumulations se forment dans les cellules à air des poumons, suivis de tubercules, et finalement la destruction des tissus.11 est clair, par conséquent, que jusqu'à ce que l\u2019horrible toux soit soulagée, les tutes bronchiques n'ont aucune chance de guérir.Le Pectoral-Cerise d'Ayer Calme et Guérit lu membrune enflammuée, arrête la marche de l\u2019épuisement, et ne laisse aucuns résultats injurieux.C\u2019est pourquoi il est plus grandement estimé que tout autre spécifique pulmonaire.L.D.Bixhy, de Bartonsville, Vt., écrit: \u201c11 y a quatre aus j'attrapai un fort rhume qui fut suivi d\u2019une terrible toux, J'étais très malade.et gardai le lit environ quatre mois.Mou médecin, à la fin, me dit que j'avais Ia consomption, et qu'il ne pouvait y remédier.Cu de mes voisins m'avisa d'essayer le l\u2019ec- toral-Cerise d'Ayer.Je le fis, et avant d'en avoir pris un demi-tlacon j'étais capable d'aller «dehors.Dès que j'eus fini le flacon j'étais Lien portant, et le suis depuis lors.\u201d Alonzo P.Daggett, de Smyrna Mills, Maine, écrit: Il y a six ans j'étais commis-voyageur, et suuffrais d'une Affection des Poumons.Pendant des mois j'étais incapable de passer une bonne nuit.Je ne pouvais que rarement tn'allonger, avais de fré quents étouffemients et étais souvent vbligé de chercher le grand air pour me soulager.Ju fus amené à essayer le Pectural-Cerise d'Ayer, lequel m'aida.Son usage continu m'a entièrement guéri, et, je cruis, sauvé la vie.\u201d Ayer's Cherry Pectoral, Préparé par le Dr.J.C.Ayer & Co.Lowell, Mass, États-Unis.Veudu par tous les ciens.Prix $1 ; six flacone, $5. 716 dr ee \u2014N'est-il pas question d\u2019ahandon- ner la culture du thé en Chine, maintenant ! Un journal de Fou-Tcheou rapporte que par suite de la dépression de la culture du thé dans la pro vince de Fukhien, les autorités conseillent aux habitants de remplacer entièrement la culture du thé par celle du riz et des pommes de terre.Les propriétaires, dans les dictricts bien acrosés, suivent le conseil qui leur est donné, et on ajoute qu'on se met aussi à planter l\u2019opium en grande quantité.\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014>p-\u2014\u2014 Avis aux mères.\u2014Le \u2018\u2018 airop calmant de Madame Winslow\u201d eat employé depuis plus de 80 ans par des millions de mères pour la dentition des enfants, et toujours aveo up euccès complet.Il soulage le petit patient aussitôt, procure un sommeil calme et Qa.ture] en enlevant la douleur, et le petit chérubia \u2018\u2019 s\u2019épanouit comme un bouton de fleur.\u201d Ilest très agréable à prendre, il calme l'enfant, amolit les gencives, enlève la douleur, arrête les vents, régularise lea intestins, et il est le meillour remède connu pour la diarrhée causée par la dentition ou autrement.Vingt.cing cents Ia bouteille FHTISIF Aujourd'hui, il n'est bruit en Europe que de la prétendue découverte de K ch sur la Phtisie, ses variétés et son traitement D puis l\u2019inoculstiou de la vaccine par Jenner et les récentes découvertes da Pasteur sur la rags, les savants Al emands rétendent qu'aucune découverte aurai luportante que celle de Koch ne s'est produite dans la science médicale et qu'au- can service aussi considérable n'a encore été rendu à l'humanité Mais si le nom de Koch excite l\u2019admiration par ses travaux et ses expériences, devons-nus refuser notre gratitude à d'autres qui ont fait des étudwe sérieuses et consacré leur temps à l'amélioration de remèdes pouvant soulager et par un traitement sérieux apporter la guéris.n La Phtisie, maladie autrefois réputée incurable, se truite maintenant avec auccca par l'emploi du V n à a Créusote de [litre séparé par le De Ed Morin.remède dont à8 vertus sont prouvées et dont l'efficacité n'est plus à démontrer.Il n\u2019est donc pas néceseaire de faire ici une réclame à cette spé-ialité pharmaceutique, nous avons seulement voulu rappeler à c«ux qui suffrent des maladies des voies palmonaires le nom du Kemède yui pent les guérir Le Vin ala Créosvte de Iétra Ju Dr Fd Morin est vendu dans toutes les pharina- cies, UN MEMBRE DE LA LEGISLATURE En sus du témoignag- du gouverneur de l\u2019Etat du Marylard, U.8 A.un membre du parlemen du Maryland, Phan M.Wa.C.Harden, donne lu certiticat suivant : ** No 746, rue Dolphin, Balto, Md, U.=.À.janv, 18, \u201980.Messieurs : En tomhant en bac d'un escalier en arrière de ma maison, tidant les ténèbres.je fus considéra.Élement blessé à la cuisse et à la hanche.je souffrais énorm*ment.Une bouteille et demie d'Huile de St.Jacob m'a gnéri complètement.W.C.Harden, membre de la égislatore, \u2014Alfred est sasis près de la jeune fille et lui demande timidement d'être sa femme.\u2018 Elle se trouble et devient toute ive.Certes, elle le voulait bien ; elle \"aimait de toute son âme.Elle aurait ac cepté et en aurait été très heureuse, certaine d\u2019avanne qu\u2019Alfred ferait un excellent mari.Francs et honnêtes tous deux, ile avaient appris À se connaître dès l'âge le plus tendre.Mais une maladie inconnue à jeune fille ls troublait depuis quelques mois.Elle lut un jour chez une amie up petit livre qui traitait des maladies inhé- entes à la femme et de suite eite compra \u201ce qu\u2019elle avait, C'était la maladie qu\u2019 affecte les trois quart et demi des femmes.Sana retarder elle se procura le remède infaillible pour ces maladies Là, le ** Régula teur de la Santé de la femme\" et un ** Fermale Pourous Plaster \u201d du Dr Lari vière, et deux mois après elle était Ruérie LE MONDE ILLUSTRE Alfred.Dépôt de ces remèdes à Montréal chez: Dr J.Leduc Picault et Contant Laviolette et Nelson, Dr F.Demers, Evans et Fls, où tous les marchands peuvent ¢ le procurer.Arusi à veud © partout aux Etats-Dnis.Pour toutes informations écrivez au propriétaire, l'r J.Larivière, Man- sheater.MUSIQUE NOUVELLE Dolores, valse, Waldteufel, 20c ; 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Nemis, $10 : Quarts, Mixièmes $2 ; Vinytièmes $L, s Prix des clube, 85 billets d'une $1 pour $50.Faux speciaux pour les agents, Agrotisde- mandé- partout IMPOHTANT.\u2014Envoyez tout argent pir l'Express à nor frais pour tout envoi de pas moins de cing pinstres, pour lesquelles nuus paierons tous les frais, et nous payors tous les fraind\u2019r xpress sur BILLETS et LISTES LES PRIX envoyés à nos corree pondants.Adressez : PAUL CONRAD, NOUVKLLE-ORLEANS, La Donnez l'adresse comylète et faites la signature lisible ; Le congrès ayant dernièrem\u201cnt adopté nne loi rohibant l'emploi de la maille à TOUTES les Poterics.nous nous fervons des Compagnies d'Express p.ur repondre à nos correspondante et pour envoyer les listes de prix, jusqu'à ce que les tribuncaux aient décidé la uestion de NOS DROITS COMME INSTI.UTION LE L'ETAT.Les nutorites postales, cependant, ceninne- ront A delivrer toutes les lettres RDI- NAIRES adressées à Paul Conrad, mais non tes lettren, CHARGEERS à miadresncen, N'oubliez pas que la charte actuelle de la Loterie de l'Ktat de la Louisiane qui forme partie de la constitution de | Ktat de la Loui- sinne et quia été declarée par la Cour Su.reme des E.-U.un contrat avec! K'at de a Louisiane et une partie de In onatitution de cet Ftat n'expire que le premier jan- vior 1895.La legislature de I'Ktat de la Louisiane, qui west ajournée le 18 de juillet cette année, a orderné qu'on amendemont à la constitution de l'Etat soit soumis au peuple à une élection qui aura lieu on 1892, amer dement destiné à prolonger la charte de la Compa- guile do la Loterie de l'Etat de la hléas à nanf.J.JOHNSON x cm 64, rue 80-Gabeiel, J Loui.slane jusgu'sn l'année mil nouf cent dir- vont. 716 ANNONOE DR JohnMurphy & Cie \u201c MERVEILLEUX * LES DAMES S'ACOORDENT ! 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