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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 19 septembre 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
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Références

Le Monde illustré, 1891-09-19, Collections de BAnQ.

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[" LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS : Sus ANNEE, No 385\u2014SAMEDI, 19 SEPTEMBRE 1891 ANNONCES Onan, 83.00 - - - Six mos.$1.50 La ligne, par insertion.+ + 3 \u2014 Juan mois $1.00, payetle avances BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - - Semis Ve ans les dépôts - 8 cents la copie ! BURFAUX, 40, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTREAL.Tarif spécial pour annonces à long terme \u2014_\u2014 a I NEW-YORK.\u2014LE DESASTRE DE PARK PLACE : TERRIBLE EXPLOSION ET ECROULEMENT D'UNE MANUFACTURE (Du Frank Leslie's) LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL, 19 SEPTEMBRE 1891 SOMMAIRE Texte.\u2014Entre-Nous, par Léon Ledieu.\u2014A l'Etranger, r A.d'Audeville.\u2014 Bibliographie, par J.8.F.\u2014 oésis : Un soir en canot.par Albert Ferland.\u2014Le Portefeuille : Récit d'une robe de bal, par Edgy.\u2014 Nos écnliers, par J.L Boissonnesu.\u2014Frymologies, r P.i.R \u2014Sonnet : Au aujet de la cathédrale St- Pierre de Montréal, par Louis Tesson.\u2014Nos (Gravures, par J.8.E.\u2014Les aveutures de Bébé, par Paul Calmet.-~Nos décorés, par Hermance.\u2014La langue française, par J.A.C.\u2014Le retour de l'hiver, par Mathias Filion.\u2014Feuilletons : Un amour sous les frimas (euite), par Louis Tesson.\u2014Carmen.\u2014Ressem- blance funeste.\u2014 Choses et autres.\u2014 Jeux d'esprit, problèmes de Dames et d\u2019'Echecs.GRAVURES.\u2014New- York : Terrible esplosion et écroulement d\u2019une manufacture.\u2014 L'en:adre française en Angleterre : Réception par S.M.ls Reine Victoria des otliciers fraoçais, à Osborne.\u2014 Musique : Chant impérial russe (pour piano et chant)-\u2014Portraits : l'amiral Gervaie ; l'amiral Clanwilliam.\u2014Une ressemblance (cinq dessins).Paimes Mensoeuees os Monoe ltcusme \u201d lre Primes ., $50 2me \u201c .25 3me \u201c 444415 me \u201c Ce 10 Sme \u201c Cee 5 6me Cee 4 me \u201c ee 3 8me \u201c ce 2 86 Primes, 281 .86 94 Primes $200 Le tirage £e fait chaque mois, dans une salle ublique, par trois perzonnes choisies par assemblée.Aucune jr.me ne sera payée après les 30 jours qui suivront le tirage de chaque mois.Le scandale est de mode, il se relie en veau, A.pe MUssET, *,* Cette fleur du mal qui ne s'était épanouie jusqu'à présent qu\u2019en certaines régions élevées de notre pays, s\u2019est définitivement acclimatée chez nous et vient à graine, tout comme si elle était originaire de notre climat.11 y a quelques mois, un Canadien osait à peine te regarder dans an miroir, en se faisant la barbe, de peur d'être ébloui par ses vertus ; aujourd'hui, il se sert de lunettes vertes pour ne pas voir les taches qui flétrissent ses joues jadie rouges comme les pommes fameuses.Autrefois, quand un brave conseiller municipal se trouvait à court, un jour de Saint Jean-Baptiste, il se tirait toujours d'affaire en parlant des 60,000 Canadiens de 1763 et de l'accroissement prodigieux de notre race.Ce n'était pas précisément neuf, mais l'effet ne ratait jamais, le peuple aimant les clichés.Hélas ! trois fois hélas ! voici que le recensement prive les orateurs aux abois de cette ressource si vitale.Nous n\u2019augmentons plus, nous diminuons.Quel scandale ! et comment oserons nous nous vanter encore devant les autres peuples de cette fécondité qui faisait notre gloire $ LE MONDE ILLUSTRE Je veux bien croire que les familles sont aussi nombreuses qu\u2019autrefois, mais l\u2019émigration nous tue et nous passons À l'état de fabricants d'Améri- caîns, puisque des centaines de nmilliers de Canadiens s'en vont chaque année vivre sous le drapeau étoilé.Quel scandale ! *,* Dans notre orgueil, nous nous flattions d'avance de dépasser six millions, mais les recenseurs, gens très positifs, ont constaté que nous ne sommes pas même cinq millions ! Je ssis bien que nombre de personnes prétendent que le recensement a été très mal fait, et, oi j'ai bonne mémoire, un M.John Smith et un M.J.- Bte Chose, à moins qu'ils ne se nomment Cockney et Pipenbois, ont prouvé que l'on n\u2019avait pas pris leurs noms, mais Pipenbois et Smith eussent-ils été oubliés, il n\u2019en est pas moins vrai que la situation n\u2019est pas rassurante.Ou dit que un million d'émigrés se sont établis chez nous depuis dix ans et que, d'après les précédents, nous devione augmenter de huit cent mille Ames, ce qui aurait did donner un surplus de dix.huit cent mille en 1891.Or, il est prouvé que l'augmentation n\u2019est que de quatre cent mille, soit quatorze cent mille de moins que lea prévisions les plus modestes.Scandale ! scandale ! ! *,* On vantait toujours le climat du Canada et l\u2019on répétait à satiété que nulle part les vieillards n'étaient aussi nombreux que chez nous.\u2014Ls neige, disait «in, le froid, sont des préservatifs qui éloignent de nous toutes les maladies.Hélas ! Helas ! : le climat est peut-être très sain, mais nous nous chargeons de lui faire concar- rence par notre mauvaise hygiène et les dernières statistiques nous prouvent que, non seulement on meurt beaucoup dans la province de Québec, mais encore que l\u2019on y commet, selon l'énergique expression du Dr Pelletier, un véritable gaspillage de vies / Les choses en sont arrivées à un tel point que Son Eminence le Cardinal Taschereau s\u2019en est ému et qu'il a adressé au clergé la circulaire aui- vante : Archevéché de Québec, septembre 1891.Monsieur, Vous avez dû recevoir dernièrement, ou vous recevrez bientôt, le règlement du Conseil d'hygiène de la province de Québec, et, de plus, les statistique vitales et mortuaires de la population catholique de cette province, pour les années 183% et 184K).M.Elzéar l\u2019elletier, secrétaire du conseil d'hygiène, envoie, en inéme temps, des remarques trés importantes sur la nécessité de prendre des moyens pour diminuer, dans notre province, ce qu\u2019il appelle avec raison, un véritable GASFILLAGE DE VIES.La moyenne de la mortalité annuelle ne devrait pas dépasser 16 par liXX), et, pourtant, le ableau démontre que, sur un total de 650 paroisses, 530 ont uve mortalité au- dessus de la moyenne.\u201c\u201c l\u2019ourquoi ne prendrions-nous pas les moyens de prévenir (ant de mirts prématurées, puisqu'elles sont évitables * Pourquoi l'hygiène qui, partout ailleurs, a rendn et rend encore de si grands services, n'en feruit-elle pas autant parmi nous, Bi ses préceptes et ses conseils étaient plus répandus et plus suivis au milieu de nos populations * * Le Conseil d'hygiène compte, avec raison, sur le clergé pour l'aider à vaincre les préjugés qui constituent un obstacle sérieux à la mise en pratique de ses préceptes salutaires, Il faut empêcher les visites qui se font dans les maisons où il y a des maladies contagieuses ; les enfants des familles où il y à une de ces maleslies ne doivent pas aller à l\u2019école ni aux autres lieux de réunion.Les funérailles publiques des personnes mortes de maladies contagieuses sont souvent un danger imminent.Dans les règlements du Conseil d'hygiène, il y à tout ce qui peut être utile pour conserver chaque année des milliers de vies.Vous aurez, peut-être, quelques difficultés à surmonter pour faire comprendre la nécessité de ces précautions, mais vous n\u2019aurez que plus de mérite à remplir ce devoir, et l'on finira par vons témoigner de la reconnaissance Dans tous les cas, Dieu vous en donnera une récompense, Veuillez agréer, monsieur, l'assurance de mon dévouement, E A.CARDINAL TASCHEREAU Arch.de Québec, Oh ! monseigneur, combien vous avez raison da dire que : \u2018 vous aurez, peut-être, quelques ditii.cultés à surmonter pour faire comprendre la né.censité de ces précautions,\u201d car vien n\u2019est plus difficile À faire comprendre aux gens qu'il existe deg loia d'hygiène comme il y & un code criminel, Fn Bretagne, France, il n\u2019y a pas longtemps que l'on comprend dans les campagnes qu'il est ntile de se laver et de se peigner.Chez nous, il faudra probablement recourir à des mesures rigoureuses et punir sévèrement les conseillers municipaux si les lois de l'hygiène ne sont pas mieux respectées qu'elles ne le sont sc.tuellement.Cette année encore j'ai constaté par moi-même dans nos campagnes une telle saleté et une telle odeur daus certains endroits, les buen retero géné ralement, que je me demandais @i, vraiment, log habitants de ces villages ne voulaient pas ge suicider.Ls moyenne de la mortalité devrait être de :1 par mille, elle atteint plus de 100 par mille A la Longue-Pointe de Montréal, pour ne citer qu'un exemple et, sauf trois comtés, ceux de Richelieu, Bonaventure et Charlevoix, elle dépasse partout le chitfre de 16, en variant de 17 à 100.A Québec, ville de 90,000 âmes, on n'enlèvs méme pas les déchets, et les rues sont arrosées sn.lon qu'il plaît à la Providence de faire plouvoir, ce qui arrive souvent, du reste.Quant au balayage, il est inconnu.Kt les égoûts ! Scandale ! Scandale ! *,* Mais, à propos de santé, il paraît que les cornacs de la pseudo-guérisseuse de Ste-Cunégonde sont en train d'exploiter la bétise humaine eur une vaste échelle.Et ceci m'amène à citer une anecdote tirée d'un journal anglais.La voici dans toute sa candeur : « Le célèlre médecin anglais Mead eut un jour une conversation avec un guérisseur qui se tena:* dans la rue la plus fréquentée de Londres.Mead lui représentait qu'il était impossible qu'on et confiance en lui.Ie charlatan répondit : Com bien croyez vous qu'il passe d'hommes par jour dans cette rue ?\u2014 Vingt mille environ.\u2014A quelle quantité estimez vous le nombre de ceux qui jouirsent d\u2019un sens droit et d\u2019un jugement sain.\u2026 Cinq cents ?La proportion est évidemment trop forte.Cent ?Le nombre est encore exagéré.Ils convinrent enfin de l\u2019évaluer à dix.\u2014 Laissez moi, dit le charlstan, lever sur les 1,990 le tribut qu'ils me doivent et laissez les dix autres vous accorder leur vonfiance bien méritée.\u201d C'est bien cela et voilà comment nous voyons des individus plus avides d\u2019écus que d'honneur se faire on tremplin d\u2019une petite fille inconsciente, pour vider les goussets d'une foule d\u2019ignorants qui g\u2019hypnotisent eux mêmes.Ce genre de scandale existe un peu partout, mais il rerait temps que la police y mit bon ordre.Scandale ! toujours scandale ! ! *,* Ah ! ce n\u2019est pas fini : Voici en quels termes un individu, qui fait le tour de la province de Québec, annonce le spectacle qu'il donne à la foule étonnée : CYCLORAMA dela PASSION DE NOTRE-SEIGNEUR Scène magique et comique.l\u2019n bouffon du circle de Rar nut fera dériler les figures morose J'ai respecté l'orthographe et la prose de l'impresario.Coniment trouvez vous cette scène mayique et comique à propos de passion de Notre Seigneur ! Et ce bouffon du circle ?Scandale ! scandale ! ! Ne lisez vous pas tous les soirs, dans votre jour nal, des titres à faire dresser les vheveux d\u2019un chauve ?f rer ee \u2014\u2014\u2014\u2014= 'riste noyads / Comme 8 y avait des noyades bien gaies, des noyades à vous faire mourir do rire ! \"Assassinat brutal / Pourquoi brutal 1 Mariage fashionnable ! Oh | celui là, c'est le plus horripilant de tous, le plus bite eb le plus ridicule.Un journsliste de Montréal a laissé dernièrement, bien loin derrière lui, tous ceux qui ont commis les bourdes les plus épouvantables, en écrivant cette phrase qui mérite de passer à la posté- ité : ne Le Palais de Justice a repris ce matin presque sa physionomie d\u2019antan.\u201d [st dire que celui qui a écrit cela mange peut.: être du pain, comme une personne naturelle : Scandale ! Scandale ! *,* Il existe au Canada un village\u2014le seul du genre\u2014où pas un conseiller municipal n\u2019a été ' nummé par le peuple.Ceci demande une explication.Il parait qu'au Coteau-Landing, c\u2019eat le nom de ce village type, tout n'est pas rose dans les : fonctions de membre du conseil et, il est résulté de cet état de choses un curieux résultat, c\u2019est qu'au hout de quelques séances un, puis deux, puis trois conseillers, etc., etc., se sont pris d\u2019un dégoüt .subit pour la vie publique et ont préféré payer l'amende imposée par le code plutôt que de revenir.En pareil cas, les autres conseillers nomment un remplaçant à l\u2019absent ou au réfractaire, comme on voudra le nommer et, le temps sidant, et les conseillers s\u2019en allant, on est arrivé à ne plus en avoir un seul nommé par le peuple.C\u2019est dans ce mêms village qu\u2019un individu, menacé d'un procès, se fait arrêter par un ami, pour la même cause, et acquitter par «on prre, juge de aix.P On croirait que cels se passe dans un pays lointain, sauvage, impossible, chez les Patagons, et nous sommes tout étonnés quand noaë apprenons que c'est & quelques lieues de Montréal que l\u2019on voit ces choses étonnantes.Scandale ! scandale ! *,* On me dit aussi qu'il y a des scandales politiques, mais comme je n\u2019en ai pas plus entendu parler que vous-même, et que je ne m'occupe jamais de cuieine de ce genre, permettez moi de n\u2019en croire ni de n\u2019en souffler mot.Car, si c'était vrai, quel scandale ! A L'ÉTRANGER Il est bien loin le temps où une jolie femme ré pondait à l\u2019audacieux qui lui demandait si la fumée du tabac l'incommodait, qu\u2019elle l\u2019ignorait, personne ne s'étant jamais permis «de fumer devant elle, \u2019 Si no1 grand\u2019mères out connu cet âge d'or, cet état d'innocence et de nativité, il est probable que nor petites-filles, entraînées par le progrès, oseront non seulement frayer avec les fumeurs, mais partageront même leurs goûts dépravés.On & commencé par tolérer In famée pour ne pas faire fuir le fumeur, puis on s\u2019est essayé à cette chose nonvelle, la cigarette, eb on y n pris goût.C'est de haut aujourd\u2019hui que vient l'exemple, à l'étranger da moins, et peu de têtes courunnées échappent à la coutagion du tabac.La czarine, pour oublier sans doute les soucis et les craintes da l'heure présente, aime à rêver en lançant les spirales de sa cigarette, dans l\u2019air embaumé de son jo'i boudoir, tout rempli de palmiers, petit coin do l\u2019Aihambra transporté dans le Nord.LE MONDE ILLUSTRE La reine de Roumanie porte en châtelainc à sa ceinture une buîte À cigarettes en or.Son excuse, wil en eat besoin d'une, c'est qu'elle écrit avec talent : ce n\u2019est pas la reinc, sans doute, c\u2019est Carmen Sylva qui fume.Moins discrète, la reine Marguerite d'Italie ne se cache même pas pour fumer et déclare que le tabac est ls chose du monde la plus essentielle à son bien-être, La reine régente d'Espagne donne ses prété- rences aux cigarettez égyptiennes dont elle fait uns grande consommation, eb c'est un plaisir pour le petit roi d'allumer les cigarettes de maman.Il est probable que S.M.Catholique, pervertie par ce mauvais exemple, n'attendra pas l'âge de raison pour fumer.Et combien d\u2019autres encore : la reine Nathalie de Serbie, qui possède un magnifique attirail de fumeuse ; Mme la comtesse de Paris qui n'aime que le tabac de la Havane, et sa fil'e, la reine de Portugal, qui fait venir ses cigarettes de Dresde.Mais c'est à l'impératrice d'Autriche que reviendrait de droit la courcnne, si l\u2019on en décernait une dans ce concours de têtes déjà couronnées.Trente À quarante cigarettes par jour ne l'effraient pas, elle ne craint même pas, sprès son diner, de tirer quelques bouffées d'an énorme cigare italien, et l'on dit que l'index et le pouce de sa main délicate portent les traces accusatrices de cet abus déplorable.Tout au contraire, la reine Victoria est impitoyable pour les fumeurs, mais son âge nous permet sans irrévérence de la classer dans la catégorie des grand\u2019mères, dont je parlais au début, et même dans celle des arrières grand\u2019inères.En présence de tant d'exemples illustres, de crainte de blesser peut-être quelqu\u2019une de mes lectrices, je me contente de constater, sans critiquer, saus approuver surtout.Egoïame peut être : c\u2019est si désagréable de sentir fumer les autres, et si agréable de famer soi-même.+ + * Cette fin de siècle aura du reste été pour la femme une ère d'émancipation, et le temps n\u2019est probablement pas éloigné, où toutes les carrières lui seront ouvertes.Les femmes qui smbitionnent d'étre mises au méme niveau que les hommes, ne prennent pas garde qu\u2019il leur faut s'abaisser pour arriver là.Elles devraient méditer le conseil de Molière : C'est par leurs beaux cotés qu'il leur faut ressembler.L'état du Kansas tient la tête dans cette voie de l'émancipation féminine, car on sait qu'en ce pays privilégié les femmes ont le droit de voter.I! parait que les abstentions ont été considérables dans les campagnes surtout.Quelques joyeux farceurs avaient fait publier partout, à son de trompe, qu'avant de déposer leur bulletin dans l'urne, les dames devaient déclarer à haute voix leur âge.Presque toutes les électrices ont reculé, prenant la chose au sérieux.Quant à celles qui ont affronté cette déclaration, la statistique constate que 0 ont vingt-et-un ans, juste l'âge lé- ga}, tandis que les autres ont entre soixante-dix et cent ans.Voyez à quelles belles conclusions peut mener la statistique.Cette donnée permettrait de conclure qu\u2019au Kansas il n'y a pas d'âge intermédiaire entre vingt et-un ans et soixante-dix.En attendant qu\u2019elles jouissent de leurs droits politiques, ce qui rendrait certainement plus rude encore le métier de candidat et n'aurait d'autre avantaga que d'offrir de grandes ressources aux vaudevillistes, lcs femmes sout en passe de conquérir dans tout le monde civilisé leur place au soleil pour l\u2019exercice des professions libérales.Nans jamais se mettre d'accord, les partisans du pour et «la contre pourront invoquer des arguments en faveur de leur cause.Pourquoi donc après tout les femmes, qui savent si délicatement panser les blessures de l'âme et du corps, n'exerceraient elles pas ls médecine ?Pourquoi donc les dames, qui passent pour avoir en général la langue bien pendue, n\u2019exerceraient- elles pas le métior d'avocat 1 328 \u2014\u2014\u2014\u2014 Ici pourtant il y aurait peut-être abondance nuisible de biens : on dit bavard comme une femme et bavard comme un avocat.le cumul serait peut-être dangereux.+ + + Puisque j'ai parlé des avocats, voici une anecdote qui nous vient d'Angleterre et qu'on donne pour authentique.Devant un juge de ses amis, ce qui excuse la familiarité de la répartie, un avocat plaidait et, naturellement, plaidait longuement, quand un Ane se mit À braire dans la rue.\u2014Parlez l\u2019un après l'autre, dit le juge fort sérieusement : on ne peut vous comprendre tous les deux à la fois.La plaidoirie finie, le juge à son tour prend la parole et l'âne recommence de plus belle.Alors poliment : \u2014Je demande bien pardon à Votre Seigneurie, mais il y a dans cette salle un tel écho qu\u2019on saisit difficilement ses paroles.+ * Lorsqu\u2019en France avocats et juges se prennent à partie, ile y mettent d'ordinaire plus de délicatesse.Dernièrement, au palais, le président s'était endormi profondément durant un plaidoyer trop long, et ses deux assesseurs Imitaient son sommeil autour de lui rangés.L'avocat qui avait la prétention, peut-être excessive d\u2019ailleurs, d'être écouté, s\u2019arrête net, et le silence succédant à ses périodes, réveille le président.Alors l'avocat, bon enfant : \u2014Je disais, monsieur le Président, qu\u2019il y a conscience à laisser ainsi rontler M.le juge qui est à votre droite, car il va sûrement réveiller M.le uge qui est À votre gauche.A.D'AUDEVILLE.BIBLIOGRAPHIE Nous offrons nos remerciements à qui de droit pour diverses publications récemment reçues, v g.Statistiques vitales des principales villes du Canada, Annuaire de l'Université Laval pour l'année universitaire 1891-02, très utile et intéressant ; Re- glements et rapports du Conseil d'hygiène de la province de Québec.Cet opuscule ci est surtout d'une utilité majeure, et nous en recommandons la lecture À tous ceux qui s'intéressent À cette question vitale.Sous le titre d\u2019Z/omonymes français, M.Cha Baillargé, ingénieur de la cité de Québec, membre de la Société Royale du Canada, publie une compilation, genre dictionnaire, qui ne manque pas d\u2019un certain intérêt et pourra se révéler, à l'occasion, d\u2019une réelle utilité.M.Baillargé est devenu familier avec ses ouvrages arides : c'est le deuxième, peut-être le troisième qu\u2019il publie, si nous ne faisons pas erreur.C'est un service important, sans aucun doute, qu'il rend à notre langage, et que la suite du temps nous fera mieux apprécier.Ce volume, bien fait, est sorti des ateliers typographiques de l'Ætudiant et fait honneur à l'éditeur, M.F.-A.B.L'éditeur Varveau, à Québec, publie un autre volume du même ouvrage et du même auteur : Homonymes anglais.Mêmes remarques.\u2014J.SK Les amis sont des gens pareils aux parapluies.On ne les a jamais sous la main quand il pleut.\u2014 De BANVILLE.L'histoire de notre vie ne se compote pas «le la totalité des jours que nous avons vécus, mais seulement des heures lumineuses ou tristes qu'ils contiennent \u2014 BRUNETIÈRE. ea 324 d'autres bruita que ce léger cliquetis do Voy) UN SOIR EN CANOT Pour me charmer murinure encore, O mon aimable Saint-Laurent, Si tu veux que jusqu\u2019à l'aurore Mon canot suive le courant.Oui, que ta vague ls plus tendre, Sous les frais baisers du zéphyr, A mon oreille fasse entendre Son plus iarmonieux soupir.Que j'aime, lorsque tout sommeille, Hormis l'étoile, qui, ls nuit, Semble sur nous un wil qui veille, Rèver sur l'onde qui s'enfuit ! Que j'aime, quand je te caresse Amoureusement de la main, Te voir, comme ému de tendresse, Soulever inollement ton sein ! Que j'aime, accompagnant ta vague, Voir, en déroulant leurs splendeurs, l'es bords se perdre «ans le vague Des ténébreuses profondeurs ! Quelquefois, auprès de la rive Dout j'écoute les doux accords, Dans ma nacelle qui dérive, Au roulis des eaux je mn\u2019endors.\u2018I'andis que, ravi, je contemple Les beautés sublimes des cieux, Ce grandiose et vaste temple Ou par l'astre Dieu parle sux yeux ; Tandis qu'un tocher, noir panache Narguant le front des horjzons, A son épaule immense attache Une épaulette de rayons : Comme un doux coursier dont les rénes Flottent librement sur son cou, Dans la nuit sombre tu m'entraines, Et me portes je ne sais oil.Ah ! que ton flot caresse encore Les flancs de mon léger vaisseau, Et me berve jusqu\u2019à l'aurore Comme un enfant dans son berceau ! Et ne crains pas de me déplaire En me faisant suivre ton cours ; Car, partout, la rive m'est chère : Elle est le nid de mez amours.> 7 ra LE PORTEFEUILLE RÉCIT D'UNE ROHR DK BAL Du temps de l'histoire que je veux vous conter, j'étais une belle robe blanche, très fraîche, une robe aux volants de satin cachés sous un nuageux fouillis de dentelles.J'avais grand air.Le jour où elle me mit pour la première fois, la jeune Elise de B., en s\u2019admirant dans la glace, déclara in petto qu\u2019elle n'avait jamais eu parure plus seyante.Elise était une belle grande jeune fille dont les vingt ans fleuris, dédaigneux de l'ombre, vonlaieut pour s'épanouir les scintillements d\u2019an bal et les agréments d'une toilette ravissante.Comme elle était la fille unique et charmante d\u2019un père fort riche, qui lui passait toutes ses fantaisies \u2014tenant ainsi à la distraire du vide de la maison paternelle, où.seule, une gouvernante anglaise remplaçait une bonne mère, morte trop tôt\u2014 Elise gofitait fort souvent le plaisir d'aller danser.Cette Elise était, vous le voyez, une heureuse jeune personne.Le moindre de ses souhaits se trouvait exaucé avant même qu\u2019elle se füt donné la peine de le formuler.LE MONDE ILLUSTRÉ Un jour, elle eut le vague désir d'une robe de satin blanc et de dentelles, pour aller à un bal ofli- ciel : je fus créée.Je sortis, véritable chef d'œuvre d'élégance et de grâce, des mai :8 du célèbre couturier X.(Je dois taire son nom ; je craindrais que mon indiscrétion ne le fit se souvenir de moi.Et je suis si funds, hélas !.) A ce fameux bal officiel, Elise et moi, nous cûmes un succès énorme.On s'extasia sur le teint velouté de la jeune fille at sur la morveilleure finesse de mon tissu ; elle, fut déclarée exquise, et moi, idéale.Sur ce beau triomphe, je dormis six mois au fond d'un grand carton.Une fantaisie d'Elise vint me tirer de ce long sommeil.Elle résolut de me faire parsitre à un bal donné par :a marquise de R., cette aimable femme qui a eu le mérite assez rare de savoir vieillir sans jalouser cette jeunesse à qui elle ouvrait ses salons avec une joie très franche.Mais, dès que, tirée hors de mon carton par les mains de la femme de chambre, j'apparus aux yeux d'Elise, ce fut un cri : \u201c Oh ! l'horreur ! H faut m'arranger ça !.\u201d Hélas ! j'étais déjà passée de mode ! Bien vite, on me porta chez une couturière qui s\u2019engagea à me rajeunir et à donner un nouveau tour d'élégance à mes plis bêtement affaisséa.TI fut également convenu qu'on renouvellerait mes dentelles.Le traité débattu, je restai aux mains de la couturière.On s\u2019empressa autour de moi, on me décousit, on me dunna une coupe nouvelle, puis on me recourit.Je me laissai faire docilement, heureuse d'être ainsi rajeunie.Puis, l\u2019ouvrière qui s'occupait le plus particulièrement de moi mo plaisait infiniment.C'était une grande jeune fille, à l\u2019air triste et doux.lien qu\u2019elle n'eût que vingt et-un ans, on lui en aurait donné presque vingt cinq, tant elle était sérieuse et fatiguée, avec son teint plombé par les veilles et son attitude douloureuse, ui lui courbait pitoyablement les épaules sous l'étoffe limée de son étroit corsage noir.Elle sentait la pauvreté et le malheur.Tout un ème lamentable se lisait dans son regard et sur son front déjà coupé d'une ride profonde.Vraiment, cette jeune fille faisait peine à voir.l''autant plus qu'elle travaillait comme une fée ; c'est même à cause de son habileté qu\u2019on m'avait confiée à elle.Elle me maniasit si doucement, si délicate ment, que le contact de ses doigte, tout piqués par l'aiguille, m'occasionnait une exquise sensation de bien être.Un matin, comme les ouvrières arrivaient à l'atelier, j'entendis l'une d\u2019elle dire À ls maitresse couturière : \u2014 Vous savez, madame, aujourd'hui, il ne faut pas compter sur Marie pour la robe de mademoiselle Elise de B.Elle doit demeurer auprès de son petit frère qui est très malade.La maîtresse eut une affreuse exclamation de contrariété.Après réflexion, elle eut une subite résolution : \u2014Eh bien, dit-elle d'un ton décidé, qu\u2019on lui porte cette robe au plus vite.Il n'y à plus À s\u2019os- cuper que des garnitures, elle pourra certainement lea poser chez elle.Elle cst suffisamment soigneuse et habile pour que j'aie toute confiance en elle.Ce qui fut dit fat fait.Et voilà comment, moi robe de bal en satin blanc, ornée de dentelles et de rubans, je me trouvai un beau matin entre les mains de la pauvre Marie, dans une misérable mansarde sous les toits.Dien misérable, en effet, la mansarde.À peine les quelques meubles nécessaires.Tout au fond de la pièce, deux lits grossiers, dans un desquels so trouvait couché un enfant de six à sept ans, tout grelottant de fièvre.Près de la porte, l'armoire au linge, un meuble lourd, sux pieds vermoulus.Deux cliaises ae faisaient via à-vis.La table de travail, \u2014une table en bois L'anc,\u2014s'étalait, toute chargée de pelotons et d'objets nécessaires à la couture, dans la largeur da la fenètre grande ouverte, exposée au plein jour tombant du ciel tout proche.\u2026.Neuf heures du matin.J'étais étalée sur les genoux de Marie, qui ajustait mes volants d'une main habile.L'aiguille courait fièvreusement dans mes plis soyeux.Il n'y avait dans la chambre contre le dé et le souffle court, légèrement Oppressé de l'enfant endormi teut au fond de la pièce dan, l'ombre de son petit lit aux minables rideaux les Soudain, une larme roulas, perle brillante, sur up de mes volants.Marie pleurait.Prise d'un subit accès de ddéiespoir, qui lui env, hissait le cœur, sans doute sous une poussée vis.lente de douloureuses pensées, elle cesan de tr, vailler, me posa eur la table devant laquelle ella; trouvait installée, et, se prenant nerveuseuent |, tête entre les mains, elle éclata en sangloty,, Ses pleurs, sans doute, éveillèrent le petit malade car, tout & coup, une voix oppressée #'éleva, inter rogative, du fond de la chambre.\u2014 Pourquoi tu pleures, scurette, dis.Et comme Marie ne répondait pas, l'enfant in sista : \u2014 Dis, sœurette, pourquoi ?.Ben, alors, vien m'embrasser !.Marie se leva et s\u2019approcha du lit.Elle erubragy l'enfant et le câlins doucement pour qu'il se rep dormit.Lorique le malade eut retrouvé le eummei] Maria s'immobilisa à le contempler avec une luewsl, d'infinie mélancolie dans ses prunelles movillée Et je l'entendis qui murmuraib tout bus, par phrases entrecoupées : \u2014 Mon cher petit Pierre !.Dieu veuille te! guérir et me donner la force d'accomplir brave ment la tâche qui s'est imposée à moi, depuis que nos parents morte, je suis restée ta seule protec § trice.Mais qui sait si le chagrin et les fatigun ne viendront pas à bout de mon courage ! J'ai tant souffert déjà !.Le métier est si rude et l'argen: si difficile à gagner !.Ah ! si j'avais quelque argent, tu ne souflrirais plua, va, cher petit, et je te ferais soigner, tu guérirais ; et je ne pleurerai plus.Non regard humide fit déseepérément le tour de la chambre et vint s'arréter sur moi, nonchalan ment affaissée sur la table de travail, dans ln neige éblouissante de mes volante ) \u2014.Et ma robe ?.reprit alors Marie.I me faut la finir promptement, si je veux touche ma paye.Et j'en ai tant besoin pour acheter que ques médicaments à ce cher petit Pierre.Poi le loyer ! Je dois deux termes déjà.(ui ga ei bientôt on ne nous mettra pas dehors !.Marie poussa un profond soupir et vint ~~.vel Ê = | eee = \u2014_ @ oN | J ae restes = ras w= ee mp oT Stl = p= \u2014 = I rd.=r 5 =.ary ad = ae \u2014 gg 3 ca DN a me AS th F9 5 Re Ea aid me Care = x) 246 = eT YA re PME ve Ee > tes hand be er = saines wa.S'en fic by Ta r= An ET TE ESR ra et EE Les\u201d =) PY: = ut = het [i oN wept rd SE L'ESCADRE FRANÇAISE A PORTSMOUTH.\u2014RÉCEPIION PAR 8, M.LA REINE VICTORIA DES OFFICIERS FBANÇAIS, À OSBORNE\u2014(L'Illustration) CHANT IMPERIAL RUSSE (Poux PIANO ET CUANT) Lwoje Grave.CHANT.Dieu sau - ve l'em - pe-rcur Sou - tient sa gloi - re Bo - me llap a Xpa- um Cuas - wuil nep - mam - mull, PIANO.le bon - heur Ré - side = Dyf us cTpaxs Dparsus.ta va - leur.Dieu gui ops - 30 - Ca - puui Bo ) \u201cho ré on WY hr RC 1 SORE CTTW L'AMIRAL GERVAIS COMMANDANT DB L'ESCADRE FRANÇAISE L'AMIRAL CLANWILLIAM COMMANDANT BN CHEY DB PORTSMOUTH ora ST A nt ct re PA AS =P LE MUNDE ILLUSTRE 330 ROMAN CANADIEN INÉDIT UN (our) \u2014 Il est encore bien jeune, mais si vous pouvez l\u2019employer nous en serons bien heureux.\u2014 Certainement ; le travail qu'il aura à faire est facile, et d\u2019ailleurs il est intelligent.Le gamin avait écouté la conversation très attentivement.\u2014Seras-tu content de venir avec moi, mon garçon, lui dit Alfred en lui passant la main sur ln tête.\u2014Oui, monsieur, très content, répondit l'enfant sans hésiter.-\u2014Quel est ton nom ?\u2014 Emile, monsieur.\u2014Eh bien ! Emile, je t'emmène, avec la permission de tes parents.\u2014 Nous vous la donnons avec plaisir, monsieur, dirent ceux ci en chœur.Alfred n'avait guère besoin d\u2019Emile à son ma- gssin ; mais en l\u2019employant il faisait uno action charitable et il acquérait un auxiliaire précieux.Chemin faisant, il l\u2019interroges : \u2014Ainsi, mesdames Spierling et Spencer vont chez toi voir ton père malade.\u2014Oui, monsieur.\u2014FRont-elles toujours seules 1 \u2014 Non, monsieur, elles sont presque toujours accompagnées d\u2019une belle et grande demoiselle, \u2014~Quel est son nom 1 \u2014MIle Marguerite, c\u2019est ainsi que je l'ai entendu appeler.\u2014Va-t-elle quelquefois seule chez ton papa ?\u2014Oh ! oui, très souvent depuis quelque temps.Mesdames Spierling et Spencer ne viennent que très rarement chez nous.Ce soir-là, Alfred ne poussa pas plus loin l'interrogatoire.Il savait la plus grande partie de ce qu\u2019il désirait savoir.Il envoys l'enfant faire deux ou trois courses dans le voisinage, lui donna quelques objets à ranger dans le magasin, puis le soir il le renvoya chez lui, habillé tout à neuf, avec un paquet de vêtements pour ses frères et une lettre lai donnant une jolie somme d'argent, et disant que c'était le premier mois de gages de l\u2019enfant, payé d'avance.Le jeune garçon était trèa intelligent pour son âge.A la façon dont Alfred lai avait parlé de Marguerite, il avait compris qu'il s\u2019intéressait besucoup à elle.Il crut donc lui faire plaisir en lui disant le lendemain matin : \u2014 J'ai rencontré Mlle Marguerite dans la rue, ce matin.Elle m'a demandé des nouvelles de mon père et m'a dit qu\u2019elle irait le voir.\u2014 Ah ! vraiment ?ne put s\u2019empêcher de s\u2019écrier Alfred.Sais-tu à quelle heures ?\u2014 Non, pas exactement ; mais elle vient généralement.vers les deux heure.Alfred hésita un instant, mais il pensa ensuite que le mieux était d'y aller carrément avec un gamin qui comprenait certainement où il voulait en venir.\u2014C'est bieët, ditil à l\u2019enfant en lui frappant amicalement sur la tête.Après-midi, tu resteras chez toi jusqueu moment où Mlle Marguerite ira voir ton pére.Alors tu viendras me dire si elle est seule.Mais, tu comprends, ne parle de cela à personne, pat-éême à tes parents.\u2014-Oh ! soyez \u2018MWanquille, je ne dirai rien à qui que ce soit.ter Émile était sincère.Il comprenait l'importance d'une parole pronoucée à la légère.Il était reconnaissant à Alfred des bontés qu'il avait eues pour lui et il voyait là une trop bonne occasion de Not lui prouver sa reconnaissance pour la manquer.Dans l'après midi, vers deux heures et demie, Emile accourut tout essouttlé au magasin.Il alla vers Alfred de l'air le plus indifférent du monde : \u2014Elle est à la maison.\u2014 Seule $ \u2014Oui, seule.\u2014C\u2019est bien, va dunner un coup de balai dans ce coin, et surtout ne dis rien.-\u2014\u2014Boyez tranquille là dessus, monsieur.Alfred sortit par la porte du fond du magasin qui donnait sur la cour, et fut bientôt dans la rue.11 marchait rapidement.Cependant, en approchant du but, loraqu\u2019il détourna au coin de la rue, il ralentit ss marche.Le cœur lui battait à rompre dans la poitrine comme s\u2019il allait commettre une mauvaise action.La rue lui paraissait plus gaie que la première fois.Il ne faisait pas très froid, le ciel était bleu et le soleil envoyait ses rayons chauds sur la neige avec des reflets brillants qui fatigasient Ja vue.Les maisons avaient un aspect moins sombre.La neige fraîchement tombée de la veille, avait jeté sur la terre un moelleux tapis à peine maculé au milieu de la chaussée, par le va et vient des trai- neaux.Des enfants armés de pelles entassaient cette poudre blanche, creusant des fossés, élevant des fortifications, qu'ils défendaient ensuite à coups de boules de neige.Leurs cris joyeux résonnaient sgréablement duns la rue, mélés aux cadences métalliques des marteaux tombant sur l\u2019enclume de forgeron voisin.Alfred cependant prêtait peu d'attention à tout cela, tout préoccupé qu'il était de ce qu\u2019il allait faire.Cette démarche, si simple pourtant, étuit pour lui an grand événement.Plus il approchait de la maison du marin, plus il ralentiseait ra warche, pour mieux se donner le temps de combiner ce qu\u2019il allait dire, ce qu\u2019il allait faire.Fnfn, il franchit le seuil de la maison ; son cœur se mit battre plus fort, et quand il entra dans la chambre un voile de confusion s\u2019étendit sur son esprit.Il oublia immédiatement la mise en scène de cette entrée qu'il avait si laborieusement préparée.Quelques secondes plus tard, il se trouva assis aur une chaise que Mme Smithson lui avait présentée.Alors seulement il eut vaguement conscience de ce qui venait de se passer.Il avait serré les mains du malade et celie de sa femme en leur disant quelques paroles de salutation, puis il s\u2019était avancé vers Marguerite.Il lui avait pris la main, très mollement, n'osant pas la serrer, pris d\u2019une sorte de crainte respectueuse.Et maintenant ile étaient assis, l\u2019un en face de l'autre, rouges comme une pivoine, osant à peine se regarder, comme deux criminels.Le grand coupal e était l\u2019amour, cet amour innocent, impuissant à se dissimuler et qui éclate aux yeux de tout le monde, comme ces violettes qui se cach-nt modestement au fond des bois, mais dont le parfum révèle aussitôt la présence.Le malade riait dans sa barbe, du rire de contentement d'un bon cœur qui se réjouit du bonheur d'autrui et jetait à sa femme des coups d'œil significatifs.Alfred cependant se décida à rompre ce silence gênant.\u2014Je me réjouis, mon brave monsieur Smithson de voir que vous allez de mieux en mieux.J'espère que dans quelque temps vous pourrez vous lever.\u2014Je pense que oui, monsieur Alfred, ma santé est ausez satisfaisante, mais il faut du temps pour remettre mes fractures.\u2014Je demande tous les jours de vos nouvelles & votre fils, mais je suis heureux qu'il me soit venu, en passant par ici, la bonne inspiration de venir vous voir moi même.En disant ces mots, il jeta un regard à Marguerite qui sans doute en comprit le sens, car elle baissa les yeux.Le malade comprit aussi parfaitement, et il eut sur les lèvres un bon sourire en répondant : \u2014Vous êtes bien aimable, monsieur Alfred, et c'est avec un vrai plaisir que je vous vois.La gêne des premiers instants était pussée, et maintenant la conversation devenait générale, Alfred et Marguerite s\u2019adressaient même la parole l\u2019un à l\u2019autre directement : \u2014Allez-vous faire une promenade en traîneau aujourd'hui, mademoiselle Marguerite 1 les rues sont dans une excellente condition pour cela.\u2014Pas aujourd'hui, monsieur, du moins je ne la crois pas ; À moins pourtant qu\u2019on ne vienne me chercher pour la promenade, mais franchement je n'y tiens pas.Tl «embla à Alfred qu\u2019elle avait souligné cet un et que le regard qu\u2019elle lui lançait voulait dire : Si c'était vous qui veniez me chercher, je serais bien heureuse, allez ; mais c'est impossible maintenant, il faut attendre.A son tour la jeune fille s\u2019enhardissait à interroger le jeune homme.\u2014Âvez-vous donc renoncé à venir au patinoir qu\u2019on ne vous y voit plus 1 \u2014Je vous assure, mademoiselle, que J'y retournerais de temps en temps avec beaucoup de plaisir, mais je pense qu'il vaut mieux agir avec prudence pour éviter le retour d'une scène fort désagréable.Marguerite fit un signe d'approbation.C\u2019est ainsi que tout naturellement et presque s'en apercevoir ils parlaient des sujets qui les in.téresaaient le plus, Ils se comprenaient À demi- mot.Ils ne s'étaient jamaia tant parlé aupars- vant ; aux yeux du monde ila se connaissaient à peine, et cependant leurs pensées, leurs aspirations allaient au même but, par une commune entente.Ils se comprenaient depuis longtemps par le plus expressif et le plus \u201cloquent des langages : celui de l'amour.Peu À pou, sans uv\u2019ils s'en aperçussent, leur timidité des premiers inetants s\u2019en allait et ila étaient tout étonnés de se comprendre si vite alora qu'ils ne s\u2019étaient presque rien dit.Malgré tout le plaisir qu\u2019il éprouvait à rester, Alfred n\u2019osa pas prolonger davantage sa visite.Il partit bientôt et cette fois-ci, plus rassuré, il serra plus étroitement dans la airnne la souple et fine main de Marguerite.Une douce pression répondit à la sienne.Alfred retourna chez lui d'un pas allègre et le cœur gonflé d\u2019espérances.Le lendemain matin, Alfred, en repassant dans sa mémoire les incidents de sa visite, craignit que celle ci ne parût singulière.Tl croyait naivement que ces braves gens n\u2019en avaient pas pénétré les motifs.Il n\u2019y a que les amoureux pour avoir de ces belles illusions robustes ; il résolut donc de retourner chez le marin.\u2014C'est encore moi, ditil en entrant, excuser- moi.Je voulais vous parler un peu de votre garçon.J'en suis vraiment très content, et il est de toute justice que j'augmente dès aujourd'hui ses appointements.Je vous apporte son supplément pour ce mois.Et en même il mettait dans la main du marin quelques dollars de papier.\u2014Oh ! merci bien, monsieur, fit celui-ci ; vous êtes vraiment trop bon.\u2014 Non, non, s'écria Alfred.J'aime beaucoup votre garçon et en même temps je m'intére:se à vous dans votre triste situation.Vous me permettrez, n'est-ce pas, de venir vous voir de temps en temps ?\u2014 Pouvez vous demander une chose semblable, monsieur ?C\u2019est pour moi un grand honneur et un grand plaisir.\u2014Comme il aime Marguerite, dit la femme à son mari, lorsque Alfred fut parti.Et quel beau couple cela ferait ! ajouta le malade.v DÉSENCHANTEMENTS \u2014 Quelle agréable surprise de vous rencontrer ici, Mlle Marguerite.! C'était Alfred qui entrait tout & coup chez le marin.La jeune fille ne fut pas étonnée du tout, et elle lai tendit simplement la main.\u2014\"cu \u2014\u2014 dd ar À suivre gv + | FEUILLETON DU \u201c MONDE ILLUSTRE \u201d MONTRÉAL, 19 SRPTEMBRE 1891 CARMEN PREMIERE PARTIE T LA LOVKRIA Remontons de près d\u2019un siècle duns le passé et transportons nous sous les lointains climats, voisins de l'équateur.Nous sommes à Culia, cette ile merveilleuse, placée comme une sentinelle géante à l'entrée du golfe du Mexique, entro l\u2019océan Atlantique et la mer des Antilles, tout près de Saint-Domingue et de la Jamaique.Au mois de septembre 1770 et vers les sept heures du soir les trois quarts de la population de la Havane s'entassaient sur les quais, sur la jetée et les \u2018plages sallonneuses que la mer calme et transprente venait lécher sans secousse et sans murmure.Pendant toute la journée le soleil des tropiques avait inondé d'une pluie de feu la ville, la cam pagne et les grèves.A ces heures brûlantes succédait une soirée dont la température n'était que bien légèrement rafraîchie, car la brise de mer, attendue avec impatience, ne s'élevait pas encore, et quoique l'astre roi eût disparu déjà derrière une masse gigantesque de nus ges d\u2019un rouge sanglant, les murailles des maisons, les pavés des rues et le sable des plages, incandescents comme une fournaise, dégageaient une chaleur presque insoutenable et dont on se ferait ditlicilewment une idée en Europe.La multitude dont nous venons de signaler la présence implorait In brise marine comme les voy ayeürs égarés dans le désert du Sahara implorent l\u2019oxeis bienfaisante qni pourrait les sauver.Elle se pressait sur tous les points déccuverts, dans l'espoir de sentir ses mille fronts entin rafraichie par le premier souffle venu des horizons de l'Océan.Vain espoir, attente inutile !.ls mer, aussi loin que le regard pouvait s'étendre, restait unie comme un lac, et, dans les jardins des habitations délicieuses semées aux environs de la ville, le feuillage délié des grands arbres ne frémissait pas.A deux lieuce au large un navire de commerce, sous pavillon espagnol et en destination de la Havane, se trouvait cloué depuis le matin dans un état dimmobilité absoue.Les voiles blanches pendaient inutiles le long de ses mâts comme les ailes brisées d'un albatros.Une douzaine de canot monta par des nègres parfaitement nus, venaient de se détacher du port et se dirigeaient lentement vers le navire, afin de prendre les passagers et «le les amener À terre, mais, à voir ln mollesse avec laquelle les nsirons des noirs bateliers se plongesieat dans la mer, il était facile de conjecturer que le voyage des canots, aller et retour, durerait cing ou six heures pour le moins.Au milieu de cette population avide d'une frai- cheur qui se faisait si longtemps attendre, population bizarre et bariclée où se rencontraient «ea échantillons de toutes les nuances de la peau humaine, depuis la blancheur faiblement rosée des belles Havanaises, jusqu'au noir violent des négres de la cota de Guinée, en passant per les teintes brunies, dordes, bistrées, cuivrées, bronzées, etc.Au milieu de cette population, di- sons-nous, nous devons constater Ja présence d\u2019un Jeune homme de vingt-quatre ans environ, qu\u2019à des sigues à peu près infaillib'es on pouvait reconnaître pour un Français et pour un oflicier, quoi- Ne l LE MONDE ILLUSTRE 331 rr que son costume füt loin de présenter ue analogie quelconque avec un uniforme.[ Ce jeune homme, d'une taille moyenne et très- svelte, offrait un visage agréable et spirituel, un peu pili par de récentes souffrances et remarquable pur une incontestable distinction.Un vrai visage de gentilhomie.Nous avons, quelques lignes plus haut, dit un mot du costume ; il était des plus simples.Sur la tête un large chapeau de paille, sur les épaules une ample jaquette ou casaque de coutil blanc, aux jambes, au lieu de culotte, un pantalon de même étoffe et «le même couleur.Seulement (et ceci pouvait paraitre comique, quoique personne n\u2019eñb l'air de songer a s\u2019en étonner) le jeune homme en question portait en ver- rouil une petite épée dont le fourreau soulevait le pan de sa casaque blanche, et sa chaussure consistait en souliers à talons rouges et à larges boucles d'argent, chaussures ce courtisan prêt à fouler le tapis vert de Versailles.Le charmant cavalier que nous venons de décrire semblait iso'é complètement au milieu de la foule qui l\u2019entourait, il n\u2019adressait la parole à personne, et d\u2019irrécusables symptômes, parmi lesquels nous citerons en premières lignes des baillements réitérés, offraient la preuve sans réplique d'un ennui profond.Son indifférence pour tout ce qui se passait autour de lui paraissait absolue.Seulement, si des nègres ou des gens de couleur venaient à le coudoyer involontairement, il les écartait d'un geste impérieux et avec expression du plus gouversin mépris.À coup eûr, pour ce gentilbomine, tous les êtres dont le vissage n'était pas aussi irréprochablement blanc que le sien, se trouvaient placés d'un degré au-dessous du singe dars l'échelle des créatures animées.Vainement quelques beaux yeux noirs, étincelants comme des étoiles à travers les dentelles des mantilles espagnoles, s'attachait avec curiosité, et peut-être même avec intérêt eur le jeune Français, vainement quelques mains mignonnes, finement Fantées, agitaient avec une vélocité significative l\u2019éventail sombre aux paillettes d'or, l'inconnu ne daignait point remarquer ces petits manéges de la coquetterie féminine.Îl continuait sa lente promenade parmi les groupes entassés qui rappelaient, moins le bruit et le mouvement, la compacte cohue du foyer de l'Opéra pendant les nuits de bal marqué.De minute en minute il s\u2019arrêtait, de la main gauche il soulevait son chapeau de paille à larges bords, et de la main droite, avec un mouchoir d'une grande finesse, il essuyait son front baigné de sueur.Soudain, un soupir de soulagement s\u2019échappa de toutes les poitrines et courut au dessus de la multitude comme un joyeux murmure.A mille brasses, ou environ, de l'extrémité de la jetée, stationnsit vn canot dont le mât portait une flamme rouge en guise de pavillon.Cette flamme venait de se dérouler et fouettait l'air de sa lanière mince et bifurquée.La brise de mer arrivait enfin ! Au bout de quelques secondes une délicieuse sensation de fraîcheur rendait la vie et la souplesse à tous ces corps énervés par une température insoutrnable.Tous ces damnés vivants échappaient aux cercles ardenta de l'enfer pour entrer dans le paradis.Alors, eb sans transition, un tapage assourdissant succéda au silence presque complet.Mille conversations s'engagèrent À la fois.Les voix des femmes, les unes mélodieuses comme le chant du bengali, les autres perçantes comme le cri du coyote, se détachèrent sur les notes gutturales du langage espaynol et aur les syllabes traînantes et monotones du patois des nègres qui se confondaient dans un pittoresque péle mêle.Les petits industriels, paralysés jusqu\u2019à ce moment par la chaleur, se mirent tous À la fois à crier à tue-tôte leurs marchandises, offrant aux acheteurs, ceux-ci des oranges, ceux-là des citrons, les uns des pastèques et des noix de coco, les autres, enfin, des limonades fraîches ou des boissons alcooliques.En même temps, la nuit remplsça sans crépuscule les derniers rayons du jour, dans l'immenasité sombre du ciel, les étoiles apparurent, srmblables À un semis de diamants sur un manteau de deuil, et derrière le piton rocheux de l\u2019un des mornes les plus élevés de l'île, la lune émerges, ronde et rouge, comme un bouclier d'or sorti des forges de Vulcain pour on héros d\u2019Iomère.Après avoir respiré pendant une heure sur la jetée, le jeune Français à la casaque blanche et à l\u2019épée en verrouil reprit le chemin de la ville.Il longes, sans s'aventurer sous ses ombrages impénétrables aux rayons de la lune, la promenade du Laméda, et il s\u2019ensagea dans une longue rue qu'on appelait alors et qu\u2019on appelle encore au- jourd'hui la C\u2019aia de l\u2019Obispo.Au bout de quelques centaines de pae, il tourna brusquement à angle droit, dans une rue autre ou plutôt dans une ruelle nommée la Caia du Paseo.Cette ruelle ne contenait qu'un petit nombre du maisons, et la réputation de ces rares demeures était suspecte sous plus d\u2019un rapport.Le Français s'arrêta devant la porte À claire- voie qui fermeit le jardin de l'une d'elles, jardin de dimension moyenne mais bien planté d'arbres toutfus et d\u2019arbustes en fleurs.Une douzaine de lanternes de papier peint se \u201calançaient aux branches les plus basses des arbres et parmi les grappes parfumées des massifs.La lumière faible et multicolore qui s\u2019échappait de ces lanternes indiquait le chemin à suivre pour arriver à la maison.Cette maison semblait assez spacieuse quoi- qu'elle n'eiit qu'un rez-de-chaussée.A travers les lames abaissées des jalousie jaillissaient de vives lueurs et des cris tarbulents qu\u2019entrecoupaient des instant, de complet silence.À ces tapages de voix, semés d\u2019éclat de rire, de jurons énergiques ou de malédictions sonores, se mélait le cliquetis métallique que produisent des poignées d\u2019or agitées.Pendant quelques secondes, le jeune homme prêta l'oreille à ces rumeurs dont nous n'avons expliqué la nature complexe que d\u2019une manière très- tummaire et très-imparfaite.L'expression d\u2019ennui peinte sur sa physinnomie dispurut comme par enchantement.Un éclair traversa son regard.Sa main droite s'enfonga dans une de ses poches, et de cette poche s'échappa presque aussitôt un murmure argentin.Le jeune homme eut alors aux lèvres un sourire triomphant.I! poussa la purte : il traversa le jardin d'un pas rapide et arriva à l\u2019entrée de la maison.Sous l\u2019auvent, tout à la fois élégant et rustique qui couronnait les deux marches d\u2019un perron de bois, se tenait un grand nègre, paresseusement étendu dans l'un de ces fauteuils à bascule dont l'usage est général à la Havane aussi bien qu'au Mexique.Ce négre, torte d\u2019Argus placé là en sentinelle pour garder l'entrée du bruyant logis, semblait se complaire délicieusement en son farniente.Il abaiesait ses paupières épaisses sur ses petits yeux clignotants, d\u2019un air de complète béatitude, tout en imprimant à son fauteuil un muu- vement d'cscillation lent et régulier, à la façon des bercelonnettes dont on se sert pour endormir les enfants.A la vue du jeune homme, il se leva d'un bond rapide.Il courba son échine tlexible en signe de profond respect, et il se hâta d'ouvrir la porte de la maison, afin de laisser le nouveau venu pénétrer dans l'intérieur.Cet intérieur était divisé en deux vastes pièces, dont chacune avait sa destination.Dans la première on jouait /a loterta, ou loto.Dans la seconde, le monte, sorte de lanaquenet simplifié où l'on se servait d'un seul paquet de cartes, cartes taillées après chaque coup.On devine que c'est dans une maison de jeu que nous venons de nous introduire A la suite du jeune Français.( Au moment de l\u2019entrée de ce dernier, une partie de loteria était am point de s'achever.Le croupier, assis sur un siège élevé et tenant À la main un enc de peau blanche brodé de soie aux couleura éclatantes, appelait les numéros, lentement, et, afin d'éviter toute erreur et toute réclamation, répétait trois fois chacun d'eux.Le Français s\u2019adossa À 1a muraille, et en attendant qu'une nouvelle partie lui permit de prendre part au jeu, il promena ses regards autour de la pièce dans laquelle il se trouv it. haine mee ME TLD.Tanna \u2014 a ae ml ee deel al 382 Rien au monde ne pouvait paraître plus primitif que la décoration de cette pièce.Les murailles, re mexicain, étaient nues et badigeonnées A la chaux, le plafond à petites solives peint en rouge vif.L'ameublement consistait en une soixantaine de guéridons, également rouges, eb en deux fois autant de chaises, de cannes et bambou.Tous ces guéridons, à l\u2019exception de deux ou trois, étaient occupés par les joueurs et leur servaient à étaler les cartons de la loteria.Si le mobilier de l'établissement ne pouvait attirer un instant la curiosité et fixer l'attention, il eût été ditficile d'en dire autant du personnel qui remplissait la salle.Il faudrait le pinceau de l'artiste et non la plume d\u2019un écrivain pour donner une idée exacte de ces figures étranges auxquelles la fièvre du jeu prétait une expression identique.On voyait là des Havanais, des Espagnols, des trafiquants de la Jamsique et de Saint-Domingue, des colons de la Floride et des capitaines de navires négriers.Lea uns atlichaient un luxe insolent.portant sur l'épaule des zarapes richement brodés et d\u2019une grande valeur, ayant autour de leurs chapeaux de paille des (uquill>s de perles fines, étalant les crosses rehaussées «l'or et de corail cles pistolets passés dans leurs ceintures, ou les diamants énormes, grossièrement montés, attachés au jabot de leurs chemises.Les autres exhibaient, avec une cynique insouciance.des guenilles (lignes de rivaliser avec les baillons pittoresques de Guzman d\u2019Alfarache, ce héros de la bohème espagnole.Les splendides costumes et les toquilles de perles semblaient d\u2019ailleurs vivre dans la meilleure intelligence avec les chapeaux défoncés et les cal- zoneras en lambeaux, car la maison de jeu était ouverte à quiconque avait quelques piastres dans sa poche et n'avait pas une goutte de sang mêlé dans les veines.Les habitués du tripot faisaient bon accueil à des bandits notoirement connus comme tels, mais pour rien au monde ils n'auraient voulu supporter, ne füt-ce que pendant quelques minutes, la présence d\u2019un mulâtre ou d'un métis.Jupiter, le grand nègre assis à la porte sur son fauteuil à bascule, recevait à cet égard une consigne sévère et savait la faire respecter.Presque tous les joueurs, du reste, quelle que fût leur position sociale et l'état de leur tinances, avaient des visages rudes et farouches, des sourcils épais sur des yeux brillants d\u2019un feu sombre, des joues creuses, des Jèvres crispées qu'écartait sans cesse une sorte de rictus, dévoilant des dents magnifiques.Parmi les jeunes gens qui se trouvaient là, le Français aux talons rouges était le seul dont la figure indiquât manifestement la jeunesse.Nous devons ajouter que, l'usage du tabac étant populaire à la Havane bien longtemps avant d'avoir acquis en Europe droit de cité, tout le monde famait, à l'exception du Français, et que la vapeur épaisse des cigares et des cigarilles montait comme un nuage vers le plafond aux solives rouges.La partie s'acheva et le premier yuine fut proclamé parmi la confusion d'un brouhaha universel.Les valets de la maison de jeu circulaient rapidement au milieu des tables, enlevant les cartons qui venaient de servir et les mélant avec une rapidité prestigieuse.Le gagnant alla toucher son argent des mains du croupier, et le jeu fut interrompu pendant quatre ou cinq minutes.Au bout de ce temps d'entr'acte, la voix du croupier s\u2019éleva : * Senors, ditils en espagnol, en tirant de sa poche un chronomètre de forme ovoide, il est neuf heures et demie.Selon l'usage invariable de la maison, à partir de la prochaine partie le prix de chaque carton s\u2019élèvera de aix piastres à une once d'or (*).Aucune objection ne se fit entendre, et c'était justice, car la loteria comme le loto contemporain, n'étant qu\u2019une sorte de poule où le gagnant em- (*) Le piastra valait et vaut encore aujourd'hui cinq francs ; l'once, quatre-vingt-six franc.LE MONDE ILLUSTRE \u2014 \u2014 Reha pochait les mises de tous les joueurs, si la première mise se triplait, la somme 4 gagner augmentait dana la méme proportion.Un petit nombre d'individus, à qui l\u2019exiguité de leur ressources ne permettait pas la dépense d'un carton, se levèrent et se retirèrent discrètement.Les valets commencirent à circuler.L'un d\u2019eux résentait les cartons ; l'autre tendait une sébile, aite de ls moitié d\u2019une noix de coco, dans laquelle on déposait la somme équivalante au nombre de cartons que l'on choisissait.Le Français pris deux cartons, laissa tomber dans la sébile deux pièces d\u2019or d\u2019une large module, et alla s'asseoir à l\u2019une des petites tables dont nous avons déjà parlé.Le croupier se réinstalla sur son siège élevé, ressaisit son sac de peau brodé de soie, et d'une voix vibrante se remit à proclamer les numéros sortants.La partie qui commençait offrait un intérêt prodigieux à tous ceux qui venaient d'engager leur mise, en raison du chiffre important de la somme que l\u2019un d'eux allait gagner.Cent cartons environ étant placés, cette somme atteignait le chitfre de neuf mille livres, sur laquelle il faudrait seulement «déduire le prélève ment constituant le bénéfice da la maison.Ce que, dans le laugage vulgaire des tripota du Paris moderne, on appelle le chandelier ou la cagnotte.Très-certainement, parmi les ponfes révant ce gâteau splendide, plus d\u2019un avait consacré à l'achat de son carton la seule once d\u2019or qui s9 trouvât au fond de sa poche.Ceci doit expliquer l'émotion de quelques joueurs, la Jivide pâleur de leurs visages basanés et la contraction de gorge qui rendait leur souttle pareil à un siillement.Cette émotion d\u2019incertitude fut d\u2019ailleurs de très courte durée.A prine le croupier venaitil de sortir de son sac et d'annoncer une vingtaine de numéros, qu\u2019- une voix triomphante cria : \u201d Des exclamations d\u2019étonnement, des imprécations sourdes et quelques blaspb mes retentiesants répondirent 4 ce mot.Puis chacun se levs, et tous les regards s\u2019attachèrent avec une expression de dépit et de jalousie sur l'heureux gagnant qui n\u2019était autre que le jeune Français.IT LA BALADINE Le jeune Français s\u2019effor:a vainement de conserver A sa physionomie son expression habituelle de complète insouciance.La joie se peignit sur ses traits et l'éclair du triomphe brilla dans son regard.Mais s\u2019il ne put commander à son visage, il sut du moins rester maitre de sa démarche.Il quitta lentement sa place et il se dirigea, en affectant une allure insouciante, vers le comptoir étroit et haut perché sur lequel le croupier déposait des piles égales de larges pièces d'or pour le payement du quine envoyé par le hasard au vainqueur de la loteria.Par suite de circonstances que nous ne tarderons point à expliquer, le Français parlait l\u2019espagnol, sinon tout à fait comme un Castillan, au moins d'une façon plus que sutlisante pour comprendre et pour être compris.Le croupier, qui était en même temps l\u2019un des propriétaires de la maison de jeu, l\u2019accueillit avec ce sourire que les croupiers de tous les temps et de tous les pays savent stéréotyper sur leurs lèvres quand ils s'adressent à quelque joueur favorisé par une heureuse veine.\u201c Vérifiez, je vous prie, les numéros, lui dit le jeune homwe en mettant sous ses yeux le carton t.\u2014Ah ! senor, s'écria d'un air humblement obséquieux le personnage auquel 1! s'adreasait, loin de moi la pensée de vérifier après votre seigneurie, ,.\u2014Ce serait manifester en quelque sorte un doute outragesnt, et je ne me le pardonnerais jamais!!!\u201d Un murmure s'éleva parmi les joueurs.\u201c Vérifiez le carton ! dit la voix rauque d'un Mexicain de mauvaise mine, c\u2019est la règle ! point d'exception ! ici nous sommes tous égaux ! ! \u2014 Que votre seigneurie m'excuse, murmura le croupier, c\u2019est la règle en effet ! J'aurais voulu faire une exception, votre seignerie ne peut en douter, mais les honorables gentilshommes me forcent là main.\u201d La véritication exigée par lea honorables yen- tilshommes s'opéra tout aussitôt sans amener aucun changement dans le résultat de la partie, car il n\u2019y avait eu ni mauvaise foi ni erreur de la part du Français.\u201c Payez-moi, s\u2019il vous plait, dit alors ce dernier dont les yeux étincelants avaient répondu par un regard de défi aux murmures des habitués de Ven.droit.\u2014 Voici la somme.Plait-il À votre seigneurie de la compter ?\u2014 Inutile, quoique ce soit peut-être la règle de la maison, mais j'admets les exceptions, moi.\u2014-Votre seigneurie se chargera telle de tout cet or, ou veutelle que je l'envoie À ton logis, demain matin, par le nègre Jupiter 1.\u2014Je l'emporterai mui même.Rendez moi seulement le service d'envelopper les rouleaux dans dua papier.\u2014A l'instant, senor.\u2019 Tandis que le croupier s'occupait À confectionner avec le plus yrand soin les rouleanx d\u2019or, en ne négligeant point, bien entendu, d'y faire entrer toutes les pièces douteuses et de mauvais aloi qui se trouvaient en sa posession et dont il opérait ainsi le placement, la porte s'ouvrit et deux nouveaux personnages pénétrèrent dans la salle où les amateurs de loteria attendaient une nouvelle partie.Les arrivants n\u2019étaient point des joueurs.Ila doivent remplir un rôle important dana la suite de notre récit, et par conséquent ils méritent les honneurs d\u2019une description spéciale.L'un était un homme, l\u2019autre une jeune fille, tous les deux baladins, musiciens ambulants et chanteurs de carrefours.L'homme pouvait avoir de vingt-cinq à quarante ans.\u2014Il ne semblait point possible d'écrire un âge sur cette figure aussi basanéde que celle d'un mulâtre et taillée, ainsi qu'on le dit vulgairement, en lame de couteau.Dans ce visage olivitre on ne distinguait au premier abord que deux traits, un nez long et mince, recourbé comme le bec d'un oisenu de proie, et un œil d\u2019un éclat insoutenable.Nous disons un e/, et nous le disons À dessein.En effet, soit que le musicien fût borgne naturellement, soit tout autre motif, un bandeau noir, qui n'offrait aucune ressemblance avec celui de l'amour, couvrait entièrement son orbite gauche.Nous ne parlons pas de la bouche, tros-large cependant, mais pourvue de lèvres si minces que, lorsqu\u2019elle était fermée, elle ressemblait À la cicatrice d'un coup de coatesu allant de l\u2019une à l\u2019autre oreille.Cette tête au moins bizarre, coiflée d'un large sumbrero espagnol, terminait un corps prodigieusement long et maigre dont ane veste de vieux ve- Jours fané et des culottes indescriptibles, tant leur tissu primitif disparaiesait sous les reprises, dessinaient avec une déplorahle exactitude des membres quasi diaphanes.A partir du genou, la jambe restait nue jusqu\u2019au pied chaussé de soulier en peau d'élan.L'étrange personnage qui nous occupe tenait à la main un petit tambour de basque.Un double baudrier, se croisant eur sa poitrine, soutenait d'un côté une guitare de forme surannée, et de l'autre une immense épée À la garde d\u2019acier rouillée.Une de ces brettes prodigieuses que Callot attachait d\u2019une façon si gaillarde aux ceintarons de ses grotesques spadassins.Le premier regard jeté sur l'homme dont nous venons de tracer la silhouette, n'en apercevait que le ridicule \u2014Un sourire venait aux lèvres, mais ce sourire disparaissait presque aussitôt.En effet, dans son originale et comique laideur, cet homme était effrayant, effrsyant par l\u2019expres 3 LE MONDE ILLUSTRE 338 sion d'astuce et de cruauté de son œil vitreux qui lançait des flammes ; par la contraction do la lèvre mince qui découvrait des dents pointues et écartées ; enfin, par un je ne sais quoi qui faisait deviner que ce monstre burlesque ne devait hésiter devant aucune infamie et reculor devant aucun crime.Sa compagne formait avec lui le plus frappant de tous les contrastes.Elle paraissait avoir dix-huit ou vingt ans tout au plus ; du moins À en juger par les formes juvéniles de son corps, et la partie inférieure ce son visage dont le haut disparaissait sous les fleurs épaisses d\u2019un voile de dentelle noire tombant jusqu'eu-dessus d\u2019une bouche aux lèvres rouges et sensuelles semblalsles à des cerises mûres.On ne saurait rien imaginer do plus simple et en même temps de plus gracieux et de plus séduisant que son costame.Une tunique mexicaine, sorte de chemise de fil presque transparente et sans manches, dessinait une taille mince et ronde que gerrait, au niveau des hanches, une écharpe de crôpe de Chine rouge d'où s'échappaient les plis bouffants d\u2019une courte jupe de mousseline blanche brodé de fleurs éclatantes, et chaussée d'un soulier de satin blanc orné d\u2019une cocarde de satin pourpre.Sca cheveux noirs et soyeux, d\u2019une richesse et d\u2019une longueur invraizemblables, pouvaient en se déroulant lafcouvrir tout entière comme un splendide manteau de velours.Divisés en deux lourdes nattes, que terminaient des nœuds \u2018le ruban cerise, ils tomlaient jusqu\u2019à ses talons.On lui pouvait appliquer ces vers charmants d\u2019un grand poète : Tu n'es ni blauche, ni cuivrée, Mais il semble qu'on t'ait dorée Avee un rayon de soleil *.Une rose rouge était piquée un peu au desssus de la tempe gauche, dans les plis de cette écharpe de dentelle qui formait tout À la fois un voile et un masque ; à travers les mailles de ce voile on devinait le rayonnement des prunelles de diamant noir.Sur le bras gauche dv la musicienne repsait une de ces mandaolines qu\u2019on retrouve si souvent dans les trbleaux de Vanlou, et dont les doigts allongés de sa main mignonne aux onyles roses égratigoaient distraitement les cordes sonores.Sans trop le gaucherie peut-être nous avons su décrire le costume et la beauté plastique «le la jeune fille, mais ce que nous nous «léclarons tout à fait incapable de faire comprenslre, c'est le charme indéfinissable et provoquant de toute sa personne, la grâce voluptueuse et chaste de ses moindres mouvements, de ses attitudes les plus naturelles.Autour de cette merveilleuse créature, bohémienne sans doute du plus bas étage comme toutes ses pareilles, rayonnait uno atmosphère d'irréais- tibles séductions.Ce voile luiméme, ce voile mystérieux, qui projetait son ombre épaisse sur la moitié du visage, semblait rendre la baladine plus provoquante.A coup sûr, ce qu\u2019il cachait devait être digne de cette bouche adorable et de ce corps sans céfaut\u2026 Les yeux du Français se fixèrent eur la jeune fille, qui venait de s'arrêter au milieu de la salle dans one pose pleine de mollesse et «le désinvolture ot dont le bras s'orrondissait pour tendre les cordes de la mandoline.\u201c Par mes aïeux ! murmurat il après l'avoir enveloppée toute entière d'un regard connaisseur, voilà ans contredit la plus incomparable créature que j'ai jamais rêvée !.\u201d Puis, jetant un coup d'œil À l'escogriffe borgne qui I'accompagnait, il ajouta sans transition : \u2018\u201c Mais, mordieu !.la divine tourterclle est sous la garde du plus sinistre et du plus vilainement hideux des oiseaux de proie du monde entier !.Etrange couple! prodigicuse union de la grâce et de la beauté d'une fée, et de la laidour sans pareille d\u2019une caricature elfrayante ! Que nous veut ce fantoche avec sa longue épée ! \u201d Le fantoche à la longue épée, ainsi que venait de le nommer le jeune Françuis, voulait tout simplement récolter quelues réaux en exerçant hon- nétement son métier de musicien nomade, du moins rien n'empôêchait de le supposer.Il se campa d'un air de matadar, la jambe droite en avant et le coude gauche à la heuteur de l'œil, il appela sur ses lèvres minces et incolores un sourire qui ressemblait À une grimace ironique, il souleva de trois pouces le vaste aombrero qui couvrait la boîte oscuse de son crâve presque chauve, il donna, en manière d'avertissement, un coup sec du dos de la main sur le parchemin du tambour de basque retentissant, et il dit d\u2019ane voix qui ressemblait au cri fantastique d'un joujou de Nuremberg : \u2018\u201c Senors, hildagos et seigneuries, nous allons avoir l'honneur et la joie, la senora que voici, et moi (qui suis votre bien humble serviteur), de vous charmier l'oreille et le cœur par nos accents incomparables.La senora que voici, surnommées la fauvette de la Iavane, et moi (qui suis votre bien humble serviteur) et qu'on appelle généralement le bengali de Cula, nous reproduirons, avec accompagnement de tambour de basque et de mandoline, les pluà récentes séguedilles ara- gonaises et les dernière ariettca de l'Opéra de France !.Si vous le trouvez bon, senors, hil- dagos et seigneuries, la senora que voici exécuters, castagnettes on main, la danse nommé le boléru sévillanais, et moi (qui suis votre bien humble serviteur) j'imiterai le chant de plusieurs oiseaux très connus, et la cri de divers animaux qui ne le Allons, senora, une !.pan !.et en avant la musique !\u201d T'out en articulant ces derniers mots, le borgne à lu longue épée frappait vivement et en mesure son tambour de bacque, tandis que sa compagne, passant son pouce sur les cordes de sa mandore, les attaquait par petites secousses inégales et leur arrachait des sons étranges quoique réellement harmonieux.En même temps lo bengali de Cuba et la Fauvette de la Havane marièrent Jeurs voix comme ils marinient déjà les accords de levra instruments et entamèrent avec un /rio prodigieux une séguedille venue d Espagne et quelque pou trausformée dans le voyage en passant par les rudes gosiers des matelots de Cadix \u201cjui l'avait emportée.À suivre RESSEMBLANCE FUNESTE \u2014 Rendez-vous rue Jean Bart, & onze heures, c\u2019est entendu.Le premier monsieur.La rue Jean-Bart, 8.v.p.! \u2014La première à droite, Le second monsieur.\u2014 La rue Jean-Ilart, 8.v.p.?\" \u2014La première à droite, qu\u2019on vous dit, espèce de tourte ! ! ! Le troisime monsieur.\u2014 La rue Jean-lert, 5.v.?\u2014 Cré nom de nom ! ! ! @ \u2014J'm'en vais vous apprendre à vous moquer de l'auto- rite, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Voyage de noces.Elle.\u2014Je voudrais, en arrivant À l'hôtel, qu'on ne remarque pas que nous sommes de nouveaux mariés.Cela m'intimide Lui.\u2014C'est bien simble, ma chére.En arrivent À l'hôtel, vous porterez ma valise et votre sac, et j'aurai simplement les mains dans mes poches comme un vieux ménage.D\u201c MATHIEU & BERNIER CHIRURGIENS-DENTISTRS Coin des rues Champ-de.Mars et Bonsecour Extraction de dents sans douleurs avec les procédés les plus perfectionnés.J.N.LAPRES PHOTOGRAPHE 208, RUE SAINT-DENIS, MONTREAL Ot-devant de 1a maison W.Notman & Fils,\u2014Pertealte (le tous genres, et su prix courant, Téléphone Bell, 7283, = tree RE ES CEE M ERY Ar © yu ry NRE r\u2014 \u2014\u2014\u2014~ ig 0 ar wm - A LAME w= a - - 884 CHOSES ET AUTRES \u2014En 1889, la consommation du sucre au Canada s'est élevés à 253,- 841,117 livres ou environ 112,000 tonnes.\u2014Nous avons vu l'autre jour une tasse et une sous-coupe bien ingénieusement faites pour conserver la chaleur des liquides que l'on administre aux invalides, La tasse repose sur trois pieds et entre son fond et la sous-couple il ya un espace d'un demi pouce.Au centre de la souscoupe se trouve una dépression circulaire dans laquelle on peut déposer un morceau de charbon incandescent.\u2014Pour atténuer le choc de deux trains de chemins de fer venant à se heurter, on a eu recours jusqu'ici à ce qu'on appelle des * buffers \u201d, c\u2019est- à dire des coussins à ressort.Mais loin d'être un remède ils ont prouvé tout au contraire qu\u2019ils ajoutaient un danger de plus, vu qu\u2019ila occasionuaient facilement un déplacement.Or, un inventeur allemand a remédié à cela en alternant des coussina convexes avec d'autres concaves et cela marche à merveille.-\u2014 \u2014\u2014e Avis aUx mères.\u2014Le \u2018\u2018 airop calmant de Madame Winslow \" est employé depuis plus de 50 ana par des millions de mères pour la dentition des enfants, et toujours avec un succès complet.Il soulage le petit patient aussitôt, procure le sommeil calme et naturel en enlevant la douleur, et le petit chérubin \u2018\u2018 s\u2019épanouit comme un bouton de fleur.\u201d ll est très agréable à prendre, il calme l'enfant, amollit les gencives, enlève la douleur, arrête les venta, régularise les intestins, et il est le meilleur remède connu pour la diarrhée causée par la aentition ou autrement, Vingt-cinq oents la bouteille.ep me DES LE MATIN \u2018Il y & environ quatre ans * écrit le Col.Davii Wylie, de Iirockville, Ont, en mai 1588, \u2018\u201c)'si été pris d\u2019une forte attaque de rhuwatisme, et je ne pouvais pas me Lenir sur mes jamb s.La dou eur était insupportable.Ou m'a appiqué emplâ\u2018res sur Vésicatrires : j'ai été purgé selon toutes les regles de l'art : sien L\u2019y a fait, Ca ne con- Sei la d'esceyer s'H.ile de Saint Jacob, ce que je tis, Je me fis frictionner térieuse- ment, et envelopper la cheville du j ied dar » une pièce «le flanelle saturée de remèle.Le lendemain dis le marin, j'étais capable de marcher, sans éprouver de douleur.\u201d Un fraud nombre de personnes se débarrsment ainsi de leurs rhumatismes et retronvent l\u2019usage de leurs jambes dans \u2018es n.émes conditions._\u2014\u2014-.- - 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Je commence avec la nuissance ; Un voile épais couvre mes traits, Quelle (jue soit votre science.Vous ne me connaitrez jamais.Quelquefois un vulgaire augure Prétend me ravir mon secret ; Mais de ma changeante figure Il ne peut faire le portrait.SOLVTION DU PROB EME DE DAMES No { Blanes 18 à 12 Qu à 23 23 à 16 45 à 3 sl à 1 1 A 7 partie gagnée No 8.-\u2014-ENtcGM4 No 9 \u2014CHARADE Dans le l'remier souvent on verse le Second.Le T'out et son collier aux escrocs fait affront.FIN DE PARTIE No 5 (Du Sunny South) Noira\u2014X pièces 7 NS UMR LOU 4 7 ; - ; 7 AA Go IC i 6 ; #2 omy \"7 344 iii Ill,\" PA 7 7 l,, wry wy ZZ Gad iii VE y D Hh GHA A Yih S S © 5 LL N NN ~ 3 NN ; ç ® SH Blancs\u20145 pièces Les Blancs jouent et guguent PROBLEME DE DAMES No 5 Composé par M.HENRI ConTi=T, Montréal Noira\u201417 pièces Les amateurs Souvent, par la fière assurance Qu'il sait mettre dans ses discours, On lui donne sa conliance, Mais il nous trompers toujours.Je ne prétens pas le prédire ; Je veux seulement vous redire Ce vieil adage que l'on sait : *\u201c I{ sera ce qu'on l'aura fait.\u201d 2 7 Ty ; ; 7 ; - 7 : p oo Ce Cl @ e e eur .; PRES { e | Ty 7 7 7 wey 7x yo 1 _\u2026 \u2019 I 7 7\u201d \u201ca pe | 8 e e a\u201d = , Hy ERPS ; e oO e ro ry wee : a 4 \u201c a ; yo ; - view | e © ol oe \u201c } > Loa ® © LW 7 a Blancs 16 pièces Les Blancs jouent et gagnent SOLUTION DU PROBLEME D'ÉCHECS NO § Noirs Ilancs Noirs 5 àls 1Fo6F tPprF IS à 66 207 bh 2RpeC as à ll 3 D 5e R, échec et mat.11 à 45 Si : I Rpr¢ 26 à 72 2 D3C, échec 2 Rljoue Solution de l'énigme No 7.\u2014Le mot est : Secret.; ; .Solutions justes des jeux d'esprit.Mlle C.Leduc, village St Joseph, Beauce ; Ferdinand Daunais, Terrebonne ; Adhémar Itelorme, Mile Alarie Mudon, 4.Levêque.PRIX SEULEMENT 25 CTS LA BOITE.Montréal ; Dame Louis Delorme, St-Heari ; J.O.Patenaude, Ottawa ; Mlle Adèle \u2018Trutig, Solutions justes du prollème d'échecs.\u2014MM.détroit, Mich.; Raoul Laurier, Collège St-Laurent.Do as J.Marchand (No Louis Lambert, St-laul, Minn.: L.Giroux, Montréal, Solutions justes du problème d 3 1) fait échec et mat.Et autres variautes 3, Valleytield., e Dames.\u2014MM, P.A.Sicard, J.A.Bleau, ©.N.P , E.Lemieux, Montréal ; Thaddée Brunet, Lachine : Un amateur, Pointe Ca- tient } A.Legault, Ste-Cunégonde ; U.R., Emery Emond, uu Amateur, Ottawa.885 Une Chevelure Exubérante ne peut être conservée qu\u2019en entretenant le cuir chevelu propre, frais ot libre de toute teigne, ainsi que le corps dans une bonne condition de santé, La grande popularité de la Vigueur dee Cheveux d'Ayer cst duo à ce qu'elle nettoie le cuir chevelu, favorise la pousse des cheveux, enipéclhie leur chute, et leur donne ce doux et soyeux luisant of essentiels dans la beauté parfaite.Frederick Hardy, de Roxbury, Mass., nn monsieur âgé de cinquante ans, pere {ait ses cheveux rapidement et ce qui restait, tournait au gris.Après avoir fait l'e\"sai de différentes préparations, sans aucun bénétice, il commença à se servir de la Vigueur des Cheveux d\u2019Ayer.\u2018\u2018 Elle arréia la chute,\u201d écrit-il; \u201cet, & ma grande surprise, tit que mes cheveux blancs (sans teindre le cuir chevelu) devinrent de la méine nuance brune qu\u2019ils avaient quand j'étais dans ma vingt-cinquième année.\u201d Dix Ans Plus Jeune.Mme.Mary Montgomery, de Boston, écrit: \u201cPendant des années, j'étais obligée de porter un bonnet pour cacher une place chauve sur le sommet de ma tête; mais maintenant, j'ai serré joyeusement mon bonnet, car votre Vigueur des Cheveux en a anieué une nouvelle pousse.Jo pouvais À peine en croire mes yeux quand je vis d'abord mes cheveux pousser; mais ils y sont, et j'en suis enchautée.Je parais dix ans plus jeune.\u201d Un pareil résultat à eu lieu, en faisant usage de la Vigueur des Cheveux d'Ayer, pour Mine.O.O.Prescott, de Charles- wn, Mass, Mlle.Bessie M.Bedloe, de Berlington, Vt, Mme.J.J.Burton, de Bangor, Me, et d'autres persouncs en grand nombre.La perte des chevenx, peut-être, est due à l'impnreté dut suirg Où AUX désordres de l'estonsue et du fre, et dans ce Cas, Un traitement par In Salsepareille d\u2019Ayer ou bicu par les Pilules d\u2019Ayer jointes à la Vigueur, peuvent être nécessaires pour donner la santé et le ton à toutes les fonctions des organes du corps.En même tetups, on ne saurait trop dire que nul de ces remèdes ne peut faire beaucoup de bien sans un essai persévérant et une stricte attention à la propreté et à la sobriété.Ayer\u2019s Hair Vigor, Préparée parte Dr.J.C.Ayer & Co.Lowell, Mass, États-Unis, Vendue par tous les Pharmacicns et les Parfumeurs.Pilules Antibilieuses, MARQUE DE C-uvrnce Du Dr NEY Reméde par creellence contreles Afertions Bilieusea: Torpeur du foie, Bxcéade bile et autres indispositions qui en découlent : Constipation, Perte d'appétit, Maux de tite, kee.Le Dr D.Marsolais, praticien dixtin- gué, écrit ce qui suit : Voilà plusieurs années qun je fais usage d Pilules Antibilieuses du De Noy et So me Soave tres bien de leur emploi.Je ne puis que fuire l'étage de leur composition que vous avez bien voulu me faire connaître.Na contenant pas de mercure, elles peuvent dtre adm - nistrées sane danger dans une foule de cas où les Pilules mercurielles seraient tout à fait nuimbles.Non-seulementje fais un usage considérsble de ces Pilules pour mes patients, mais jeles aiavesi employées en maintes circonstances pour mor méme et le résultat à êté des plus eatisfaisants.C'est donc avec plaisir que j'en recommande l'usage aux personnes ani ont besoin d\u2019un purgatif DOUX, KFFECTIF, ET INOFFENSIF.lavaltrie, ler mai 1887.Dr D.MARSOLAIS.EN VENTE PARTOUT SEUL PROPRIÉTAIRE L, ROBITAILLE, Chimiste JOLIETTE, Mi Journal illustré pour - Saint Nicolas, cons et filles, ralssant le eudi de chaque semnaine.Les abonnements partent du ler décembre et du ler juin.Paris gr dé Artements, un an: 18 gr.x Sols 310 + Union postale, un an 20: fr.; 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Savons No 8\u2014Contre les taches de rousse et e masque.Bavon No 14- Surnommé à juste titre savon de beauté, sert à embellir la beau et dunner un beau teint à la flgure.Savon No 17\u2014Contre la gale.Cette maladie essentiellement contagieuse disparaît en quelques jours en employant ie savon No 17.Savon No 18 \u2014 Pour lea hémorroides, Ce savon a déjà produit les cures les plus admi- rablee, et cela dans les cas les plus chroniques.Ces savor s sont en vente chez tous les phar- tnaciens.Expédiée par la poste sur récoption du prix (25 cents).ALFRKD LIMOGRS Saint Eustache.P.Q 8, E.LEFEBVRE, Gérant 81, rue St-Jaoques, Montréal, Canada LES TOBFURES CORPORELLES Une femme qui a longtemps souffert du Beau Mal nous éerit : ** Une de mes amies me conneilla d'essayer le \u2018\u2018 Régulateur de lv Santé de la Femme \u201d du Dr J, Larividre de Manville, R.I, ot après en avoir pria ane bouteille sana besucouo da succès, j'étais décidée de ne plus continuer.Mon amie me conseilla de persévérer et avant d'en avoir pris trois bouteilles je commençai à reasen- tir un grand soulagement.Je continuai à en faire usage et aujourd'hui je suis complètement guérie.Ce remède eat le véritah'e ami de ls femme.\u201d A vendre chez la nlu- part des pharmaciens ainsi que mes \u2018\u2018 Fer- males Porous Plasters \" (les seules empla- tres recommandées par lea meilleurs méds- cins) que j'envoie aussi par la malle sur réception de 25 cents en timbres de poste, Evaxs\u2019k Sons, Agents pour le Canada.A pamphlet of information and abstract of the laws, sbuwing How to four.4 fie at cn ME Attraction sans precedent Plus d'un million distribos GONPAOHIE de La LOTTEBIE de L'ETAT de la LOIS INR Incorporée par ia Législature pour | d'éduontion & de charité, ot ses franehises déclarées, être parties de ia présente Consti- tation de 1 Etat en 1879, par un vote populaire rasan Laquelle expire le Ier Janvier 1895 Les Grands Tirages Entracrdinaires ont lien semi-annusiloment (Juin et Décem bre) et les Grands Tirages Simples ont lieu mensuellement, les dix autres mois de l'année.Ces tirages ont lieu en publis, à l'Acadé mie de Musique, Nouvelle-Orléans, Le.\u2018* Nous certifions par les présentes que sous surveillons les arrangements faits pour les tirages mensuels et semi-annuels dela Cor pagnie de Lotterie de l'Etat de la Lousiane que nous gérons et contrôlons personnel!« mont les tirages nous-mêmes et que tout est conduit avec honnêteté, franchise et bonne tof pour tous les intéressés : nous autorisons 1a Compagnie à se servir de ce certificat, avec des fac-simile de nossignatures attachés dans JT Geel \u2014 Commissaires Nous, les soussignés, Banques et Banquiers palerons tous les prix g: aux Loteries de Etat de la Louisiane qui seront présentés à nos oaiase R.M.Walmsloy,Prée.Louisiana National Bk Pierre Lanaux,Prés.State National Bk A.Baldwin, Prés.New Orleans National Bk Carl Kohn, Prés.Union National Bk Grand Tirage Mensue.L'ACADEMIE DE MUSIQUE NOUVELLE ORLBANS, MARDI.13 OCTOBRE 1891 PRIX CAPITAL - - .$300,000 100,000 BILLETS DANS LA ROUE LISTS DRS PRIX $300,000 \"80000 35.000 20,000 25,000 ; 35,000 .50,000 80.000 200 sont\u2026 100, 600 PRIX DK \u2014 ,000 PRIX APPROXIMATIFG 100 PRIX DE 18500 sont\u2026 50,000 100 PRIX DE 300 sont.30,000 100 PRIX DE 200 sont,.20,000 PRIX TERMINAUX 999 PRIX DK 90,990 900 PRIX DE 100 sont.09,900 3,134 prix se montant d.= 81.054,80 PRIX DES BILLETS : Billets complcta, $20; Demis, $10 :Quarts, $5, Dixièmes $2 ; Vingtième $i.Prix des clube, 55 billets d'une §1 pour 950 Taux spéciaux pour les agents.Agents demandés paren IMPORTANT.\u2014Envoyes tout argent par I'Kxpress à nos frais pour tout envoi de pas moins de cinq plastres, pour lesquelles nous [aterons tousles frais,et nous payons tous es frais d'Exproseé sn: BILLETS et LISTES DES PRIX envoyé \u201cos correspondants.Adresses : PAUL CINRAD.NOUVELLE-ORLBANS, Donnez l'adresse complète et faites la signa turelisible Le congrès ayant dernièrement adopté une loi rohibant l'emploi de la malle à TOUTES les teries, nous nous servons des Compagnies d'Express pour répondre à nos correspondants et pour envoyer les listen de prix, I qu'à ce que les tribuneaux aient décidé la uestion de NOS DROITS COMME INSTI.FUTION DK L'ETAT.Les autorités postales, cependant, continueront à délivrer toutes les lettres ORDI- NAIRKS adressées à Paul Conrad, mais non lon lettres, CHARGKES à lui adressées, N'oubliez pas que la charte actuelle da is Loterie de l'Etat de la Louisiane qui fo.1ne partie de la constitution de 1'Ktat de la Lout- siane et quia été déclarée par la Cour Su.rome des E.-U.un contrat avec l'Etat de a Louisiane et une partie de la sonatitution de cet Kiat, n'expire que le premier janvier 1898.La legislature del'Etat de la Louisiane, qui s'est ajournée le 10 de juillet cette année, à ordonné qu'un amendement à la constitution de I'Ktat soit soumis au peuple, A une élaction qui aura lieu en 1802, amendement destiné à prolonger ia oharte de la Com gnie Loterie de l'Etat de in Leul.siane jusqu'en l'année mil Ronf cont dix."]
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