Le Monde illustré, 19 décembre 1891, samedi 19 décembre 1891
[" ALEXANDRE Ier, ROI DE SERBIE Lecce CAS Le arr me \u2014 Quatre mois, 81.00, Vendu dans les dépôts - 5 eents la copie , BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Bureaux, 40, PLACE JACQUES-CARTIER, , MONTRÉAL.Tanf spécial pour annonces à long terme [lint 3 Insertions subséquentes La ligne, par insernon - - - - = l0osnts 5 cents payable d'avance Six mois.81.50 On an, $3.00 ABONNEMENTS : 8uz ANNEE, No 398 -SAMEDI, 19 DECEMBRE 1891 ANNONCES : , LE MONDE ILLUSTRE 580 LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL, 19 DECEMBRE 1891 SOMMAIRE TEXTE.\u2014Eutre-Nous, par Léon Ledieu.-\u2014Chronique, par Cieneviève.\u2014Une idylle acadienne.\u2014 Poésie ; Sonnet, ar Lovenzo.\u2014A la bonue franquette (suite), par \u2018auch r de Saint-Maurice - Nouvelles à la maiu.Biographie : Louie l'uason par Germain Beaulieu Bibliographie, par Julez Ssint-Flme\u2014 Nos gravures, \u2014Christophe Colomb : Une question d'histoire (suite et fin), par Alph.nse Gagnon.\u2014 Feuille ons : Un amour sous les fritnan (suite), par Louis T'esxon.\u2014 Carmen (cuite)\u2014 Problèmes d'Echecs et de Dames, - Jeux d'esprit.GRAVURES.\u2014 Alexandre ler, roi de Serbie \u2014Un ircident de la chasse au rhinucéros.- -Beaux-aArts : La tiancée du pècheur.Primes Mensueues où Monce luusme 1re Prime .12 850 2me \u201c Ce 25 3me \u201c LUS 15 âme \u201c Ce 10 5me © 5 éme \u201c Ce, 4 7me \u201c Ce, 3 8me \u201c ce 2 86 Primes, a $1 Co 86 94 Primes $200 Le tirage se fait chaque mois, dans uns salle ublique, par trois perrounes choisies par \u2018assemblée.Aucune jr.me ne sera payée a les 30 jours qui suivront le tirage de chaque mois, AU PUBLIC M Léon de Poltoratzki n'est plus l\u2019agent du MoNor ILLUSTRÉ.Ce monsieur n\u2019a plus rien à faire avec notre journal.L'ADMINISTRATION, *,* C\u2019est la vieille histoire : le voisin gagne assez pour se permettre un train de vie enviable, il a cheval, voiture, ra femme a deux ou trois fd tw n Wy by a th: TH ' 4 li N \\ Wh ih hid wh bi hii Î | ol 5% SR À Nr 4 A fi plat iy i 0 Mar 7 ili I ni i aed vs i nh it, ' An 4 el } A.+) If | sui q Un A oy he i lil ur A | Un x tt Ji a int | ! fi lt i ih ) | | in 7 i il ihe i ÿ ; LA lt Ce w ur 4 ii ik Hi a Me M hig i ly it à : i i Ra bi | Le | : Mi il hl i a nt i he, fi bag bY i ry ey [3 =p) a 5 4; Sigh, a A Vl A = hs hi tH) ig fo in RRO ail lh, A fi en a Û | i LA i hi an D An 0 a ic 35 Zam TERI I En Le i oA iii i fit A Ji Li ti [HS al \" hi i i {Th | 2m ; ni qi i Un ip Qu nt A! th i SE x ( { E Ly oy ps RU \u2014LA FIANCEE DU PÉOHEUR, TABLKAN DE M.BUGÈNE VEYEN BEA UX-ARTS | \u2014 548 ROMAN CANADIEN INEDIT UN \u2014\u2014\u2014 (Suite) Cependant, la nuit était venue et redoublait nos &ngulses.Sans nous en apercevoir nous dérivions au iarge.Ls mer devint s1 atfreuse que nous fail- limes sombrer.Nous jvtâmea à la mer les bagages et une partie de la malle.Nos voyageurs étaient à Lout du furces et à moitié gelés.Nous entassions sur eux couvertures et fourrures pour les empé- cher du mourir de froid.Combien de temps cette situation allait elle durer ?Nous n\u2019en savions rien.Heureusement, le vent changea de direction et uous échous sur un banc do glace.Bientôt nous étions sur la terre forme; mais nos voyageurs étaient incapables de faire un pas.Nous fames obligés de 16s lsisser dans les bateaux sous la Barue de quelques-uns de nos comp.guons, puis nous nous wi ues à la recherche d'une habitation où uous pussions trouver du secours.C'était une côte déserte, et, dans l'obscurité de la nuit, A travers les rafales de neige, il était dutficile d'y rencuntrer un gîte.Nous esrâmes ainsi longtemps, épuisés de fatigues ; penétrés de p'us en plus par le froid.Enfiu vous aperçûnies une lumière derrière un bouquet d'arbres.Cetait une cabane habitée par une famil e de pêcheurs.ltien qu\u2019un intérieur des plus modestes, pauvre même, wais que cette hospitalité nous fut douce! C'était le salut pour nous @b surtuut pour nus pauvres voyageurs que nous allämes chercher immédiatement.Pourtant plusieurs d'entre eux devaient garder de cette nuit non seulemeat des souvenirs, mais des marques terribles.ll fut nécessaire de leur amputer le bouc des pieds ou des muins, qui avaient été gelés.Un frisson d'horreur passa daus le dos des vuya- geurs.Le marin riait en lui-même de l'etlut produit par son discours.En voyant ces mines un peu inquiètes, le capitaine crut devoir intervenir : \u2014 No vous amusez pas, messieurs, à écoater ce gaillard-là qui se fait un malin plaisir de chercher a vous effrayer.Ce qu'il dit est arrivé, mais.\u2014 En efl+t, interrompit Alfred, je connais quelques unes dew victimes de ce terrible voyage qui demeurent encure à Charlottetown.\u2014Tout cela n'est gue trop vrai, reprit le capitaine ; mais heureusement de tels accitents sont rares.Il n\u2019y a pas de comparaison entre le temps que nous avons aujourd'hui et celui qu\u2019il faisait alors.Cependant, il faut s'attendre à avoir une petite bourrasque tout à l'heure.L'horizon v\u2019assombrit de plus en plus.Les bateaux avar (aient rapidement.Les avirons ne trouvaient presque plus d\u2019obutacles sous leurs coups.Le courant était si rapide qu'on ne pouvait le couper obliquement,et la petite flutiille dérivait d'une maniere senaibie.Tout cela d'silleurs était calculé ; les mains connaisssient leur route.Ils eurent bientôt traversé le chenal, et les glaçons devinrent de plus en pus épais.Les mêmes difficultés se présentèrent compliquées encore par le revirement subit du temps.Lea vagues commençaient à moutonner.Plusieurs hommes tombèrent à leau et furent aussitôt repêchés.Marguerite, toujours chaudement enveloppée dans ses couvertures, comwençait à avoir peur du marin.Puis elle retournait le regard vers Alfred, qui, lui, souriait.À le voir ainsi, plein de courage et de résolution, elle reprenuit confiance.Tout-à coup elle poussa un cri : En voulant sauter d'un glaçon à un autre, Alfred avait glissé dans l'eau.Un marin qui venait après lui, le retira aussitôt, No 21 LE MONDE ILLUSTRE La première pensée d'Alfred fut de regarder Marguerite pour la rasurer.Malgré le saisissement du f oid il eut un sourire eb un geste qui voulaient dire : allez ; ce n\u2019est rien ; puis il se mit marcher courasgeusement.LL Eutin, de nouveau, la voix du capitaine se fit entendre : \u2014 Halte.On était arrivé À la glace solide.Il n'y avait plus qu\u2019à escalader une berge de glaçons.L'escalade fut plus facile que n'avait été la descente de l'autre côté.Une fois en haut, 11 y eut un soupir de satisfaction générale.Le plus dangoreux était passé ; ce qui restait de chemin à faire, n'était rien en comparaison de ce qui était fuit.Alfred profita de la pause pour dire quelques mots à Marguerite.La jeune fille sortit un peu la tête de ses couvertures.\u2014 Comment vous trouvez-vous, Marguerite ?\u2014Très bien, comme vous voyez ; j'ai été uu peu ballottée, c\u2019est tout ; j'ai eu aussi un peu peur\u2014 pour vous surtout, ajouta-t-elle plus bus.\u2014Oh ! Marguerite ! \u2014Vos vêtements sont tout gelés sur vous.C\u2019est terrible.Ne craigu-z-vous pas d'attraper du mal ?\u2014 Non, je n\u2019ai pour ainsi dire pas eu le temps d'avoir froid La marche entreti-nt une bonue circulation du sang ; d'ailleurs j'ai eu la précaution d'emporter avec moi une petite bouteille d\u2019an bon cortial.J'en ai pris quelques gorgées et me suis trouvé complètement ranimé.Nous voilà bientôt au bout de nos prines.Voyez-vous là-bas ce clochergris qui perce les nuages ?.Une heura plus tard environ, les bateaux étaient arrivés à leur poste.Un train spécial attendait ls malle et les voyageurs.Alfred ev Mar- gurite y montérent à la hâte.Dans le wagon, ils choisirent un coin et ne se parlèrent guère pour ne pas attirer l'attention des autres voysgeurs.D'ailleurs, qu'avaient-ils bien à se dire qu\u2019ils ne sussent déjà ' [lien souvent leurs yeux se rencontraient ets\u2019enveloppaient mutuellement d\u2019une doucecaresse, pour se reporter ensuite au dehors.Toutes les vitres étaient couvertes d'une gelée épaisse.Dans la leur, Alfied avait ménagé une éclaircie circulaire par laquelle les regards s'étendaient sur un coin de paysage.C'était toujours le même aspect morne et mélancolique : des rappes de neige coupées de lanières grises, des muwisons assises sur le flanc des collines toutes coquettes sous leurs bounets de dentelles blanches ; au fond, des lignes noires de sapins barrant l'horizon grise.C'était l'hiver dans toute sa poésie grave et triste.Il semblait que tout fit mort.Aux stations.il y avait un peu d'animation.On apercevait une rangée de maisons, queljues chevaux attelés à des traîneaux.La cloche se faisait entendre, puis le conducteur ouvrait bruyaument les portes,criant un nom inintelligible, faisant sortir et entrer les voyageurs, avec des bouffées d'air froid.Alfred jetait de côté un coup dœil aux rou- veaux venus, craignant de trouver dans le nombre quelque visage conau ; il ne tenait nollement à être importnné de questions indiscrètes.Les portes se refermaient, los nouveaux venus s'installnient sur les sièges avec leurs valises, puis apréa cette animation passagère, tout retombait dans une tranquillité troublée seulement par le grincement uniforme dss roues et quelqu s bribes de conversa tion.Au dehors, les fils télégraphiques montaiant eb descendaient, dessinant de gracieuses ondulations, d\u2019un poteau à l'autre.Une atmosphère tiède flottait dans le wagon qui, avec le bercement du train, prêtait A la rdverie ct au sommeil.Quelques voyageurs, étendus sur le velours des sièges, ronflaient.Le train venait de quitter Rothesay, un charmant village situé à environ un quart d'heure de Saint Jean.\u2014 Marguerite, vous avez une amie à Saint Jean, nest ce pas.Il we semble que vous me l'avez it.\u2014Oui, une amie de couvent avec laquelle j'6- tais très liée.\u2014Je suppose qu'elle aura beaucoup de plaisir à vous revoir, \u2014Oui, il n\u2019y à pas de doute.\u2014Et vous comptez aller la voir.\u2014 \u2014 meme \u2014Certainement, je vais descendre chez elle, \u2014 Bien, nous avions la même 1dée.D'ailleurs ce n'est pas pour bien longtemps, car demain nous serons mariés.XV LES NID8 VIDKS Le lendemain matin, quand aept heures sonn.- rent, Mme Rosewo.d fut bien étounée de no pas voir descendre son fils de sa chambre.Il était ai régulier dans ses habitudes.1! y avait certainement quelque chose d'extraordinaire.Peut être était-il fatigué, malade même Eile monta 4 la chambre de son garçon et frappa À la porte.\u2014Alfred, dors tu ?Rien.\u2014 Décidément, il est bien endormi.Elle poussa la porte et demeura comme hébc tée sur le svuil : Au fond de lu chambre, le lit étalait son harmonie parfaite dans la lumière crue du matin, filtrant à travers les rideaux.La couverture bleue, bi m étirée, avait une courbe parfaite ; les draps retour nés allongeaient leur blancheur lisse sur lew oreillers rebondis.On croyait y voir encore flot ter vaguement la main soigneuse qui en avait ar tistiquement arrondi l'8 formes.Mine Rosewood poussa un ah ! prolongé de sur rise.Elle fouilla vainement du regard tous les coins.Rien.Ah ! si, pourtant, une lettre aur la table.Elle s\u2019en empara fébrilement, la lut tout d'un trait et descendit l'escalier quatre à quatre.\u2014Tiena lis, dit el-e À son mari.Celui-ci regarda un instant ra femme, ne comprenant rien A son exaltation.11 lut la lettre qu\u2019elle lui tendait, puis : \u2014 Qu'en penses-tu ?\u2014Je n\u2019en sais trop rien, \u2014Je pense qu'en détinitive c'est une bonne chose.C\u2019est une solution, la seule possible sans doute.Le mariage d'Alfred et de Marguerite une fois accompli, il n\u2019ya plus à y revenir ; bon gré mal gré il faut en prendre son parti.Toutes les difficultés cessent.\u2014Pauvre Annie, soupirs Mme Ruse wosol.\u2014 Cest vrai, c'est une excellente fille, et je l'eusse bien aimée pour ma bru; mais puisque nous ne pouvons pas l'avuir, il faut avouer qu\u2019elle est bien remplacée.\u2014Ovi Marguerite est riche, bien élevée, tout ce que tu voudras ; maïs je considère Annie, comme ma fille, tandis que l'autre n'est pour moi qu'une étrangère, et je crains qu'elle ne le reste.\u2014Ce ne sont là que des idées.Une femme qui aime bien son mari, doit aimer aussi toute la famille de celui ci.Or, tu reconnaîtras que Marguerite aime Alfred.\u2014Oh! à cet âge, on fait si facilement un coup de tête.\u2014Voyons, ma femme, ne sois pas si injuste, rien ne justifie de telles appréhension.\u2014Puisses tu dire la vérité.À ce moment, un bruit de pas se fit entendre dans le corridor et quelqu\u2019on frappa à la porte.\u2014C'eat Annie, s\u2019écria Mme Rosewood.\u2014Ma pauvre fille, dit-elle, en lui tendant les bras.\u2014Qa'y at-il donc 1 fit celle ci, eflrayée.\u2014Tiens, lis.La jeune fille s\u2019affairsa lourdement sur un fauteuil.Sa tête pâle et décolorée retombait sur le dossier bleu qui en faisait encore ressortir la pA leur.See deux bras pendaient inertea à ses côtés.\u2014Oh! mon Dien! qu'ai-je fait?s\u2019écria Mme Rosewood, vite de l'eau, du vinaigre ! \u2014Elle frictionna les tempes et les poignets de la jeune fille ; Au bout d'un moment, celle ci ouvrit les yeux, et revint À elle Mme Rose wood commença à respirer plus librement.\u2014Pauvre Annie, dit-elle ! Louis Trsson.4 suivre LE MONDE ILLOSTRE 439 \u2014\u2014\u2014\u2014rire \u2014 FEUILLETON DU \u201c MONDE ILLUSTRÉ \" MONTRÉAL, 19 DÉCEMBRE 182 CARMEN w\u2014\u2014 (meme PREMIERE PARTIE XXI LA DENILRE HEURE Don José appela Annunziata.La jeune lille accourat, et Mathurin Lemmnnier rortit de la chambre, le cœur serré et l'âme pleine d'une im- menre tristesse.Pendant toute la juurnée qui fuivit son entrevue avec Mathurin Lemonmier, don Juté Rovero éprouva une sorte de calme relatif, La maladie gemblait lui accorder una trêve ; ues souffrances étaient moins aigues les crises ne se renouveluient pas Mair, avec cette lucidit¢ inexplicable, avec cette prescience étrange qui parfois ke mambo rent aux approches de la dernière heure, le vieillard comprenait que cette trêve sorait de courte durée et quil jouissait en ce moment du répit svprêmie que la justice humaine accorde aux condaurée à mert, entre la lecture de la sentence et son exécution.1] ne se trompait pas.La nuit venait de descendre aur ln Havarc.Leux bougies allumés répendaieut une clarté fnible dans la vaste chambre, et la brise du soir, entrant par les fenêtres entr\u2019ouvertes, faissit trem bler leurs flammes, qui tantôt éclairaient le pi'e visage de don José, tantôt le lnissaient dans l'ombre épaiste projetée par les rideaux du lit.Le vieillard sentait son cœur battre sourde ment ct à coups redoulslés comme si, trop à l'etroit dang sa prison de chair, il voulait en briser les par: is.Jamais, jusqu\u2019à, le gonilement anormal et contre natore de cette organe de la vie ne s'était mani fenté d'une fsçon aussi dietincte, nursi Rettement perce ptible.a main da vieillard, en s'appuyant sur son côté gauche, était répoussée par des pulsations prrfondes, violenter, qui se succédaient avec une rapidité inou ts et effrayante, It devenait évident que les vaisseaux Fanguins, engorgés outre intsure et trop faibles pour la ré sistance, éclateraient d'un instaut à l'autre.« Allons, le moment est venu : pensa dun Joré : lieu m'est témoin que j'ai plus de couraye pour affronter la mort que pour apprendre a wa tile qu'elle n'aura plus (le père avant que la Journée de demaiu toit commencée.\u201d Le vieillard éleva son âme vers ce Dieu dont il venait dinvoquer en lui-même le temoigrage ; il lui demanda la force vécessaire pour subir sa der- nicre et terrible épreuve, et il dit : \u201c Anrunziats, won enfant chérie, viens je veux causer aveu toi.\u201d La jeune file, debout auprès de l'une des fe- tetres, Iniss»it errer ste regarde tantôt sur les pro foudeurs infinies du crel constellé d'étoiles, tantat sur les rombres perspectives du jardin immense qui se développait au dessous d'elle.Le miroir des eaux calmes du petit lac retlétait tout à la fois la voûte céleste et les arbres énormes, de telle sorte que les étoiles semblaient tombées au milieu du feuillage.Le« pressentiments sinistres et involontaires qui parfois assaillaient Annut ziata en face des souffrances de ton père s'étaient complètement dirri- pés depuis le matin.L'arrivée du navire fran- çaiu lui avait rendu tous les mirages de la jeunesse Ctees joyeux espoirs ; clie rêvait In prompte guérison de sun père, elle révsit un pro hain départ ; elle rêvait enfin cette terre de France qu'elle dési- TAit ardemment connaitre, et dont nous l'avons o 13 entendue parler plus d\u2019una fois avec ure sorte de vague enthousiseme et de naissar t an our, C'est dune ces dissositions qu\u2019allait ls surprendre le coup de foudre de l'écratauts et implacable réalité.La jeune fille accourut À l'appel du vicillard.Elle prit une de ses maina, presque trans; arentes À force d'être amaigries, et elle l'appuys contre ses lèvres.\u201c Me voici, mon bon père, dit elle ensuite, que me voulez vous ?\u2014Je veux te parler de choses bien tristes, mon enfant chérie, de choses qu'il est nécessaire, indis- peneat 6 méme, que tu saches sars retard, mais qui vont te causer In douleur la plus profurdu que tu puisses regsentir.\u2014Oh * mon Dieu ! balbutis Annunziats, qu\u2019allez vous donc m\u2019apprendre ?.Vous me faites peur, mon père ' voyez, je tremble.je puis à peine me soutenir.\u2014 Arme-toi de cour#ze, mon enfant.fais ce que je viens de faire moi-même.demande au ciel de t\u2019envoyer la force.\u2014 Mon père ! s\u2019écria la jeune fille, ces prépara- tiors sont inutiles, .elles m'épouvanteat.elleg mue font Un us) affreux, car, en Vous voyant hésiter air , en paluche ven tues 40, 50, 55, 750, 81, 86.$9.chaque et.Foaul«rds ea soie ponr dames et monsienrs toutes les con'enrs, 25c, 350 50c, 750, #1.$1.50, $4.50, $3.5), eto.chaque, Porte-gants en «atin, ca soie, en peluche, vendues 10c.50c, 7c, $1.$5.$6.89.etc.JOHN MURPHY & CIE Goin des rues Notre-Dame ot St-Pierre Au comptant où à un seul prix Bell Tel.2193 Federal Tel.68 Tarif de retour pour les Fetes de Noël et du Jour de l'An Entre toutes les stations du réseau ct aux points divers des ligues de raccorde- men.en C nad,, à toutes les s ations des États de Maine, New Hampehire, Vermont et New-York, ainsi qu'à Détroit, et Port Huron.Au p ix d'un seul voyage d'aller en pre- mitre classe, les 24 et 23 décemb e, bons ur retour ju.qu'su 26 déc.; puis le 31 éc et le ler janv, bons jusqu'au 2 janv, Au prix d'un voyage d'aller, en première classe, et un tiers, les 24, 25 et 31 décembre ainsi que le ler jauvier.bons pur retour jus ;uwau 4 janvier 1892.Pour les étudiants et le« p oferseurs-au Canada seulement \u2014sur présentation de certificats des autorites, il sera accordé une extention de période du 9 au 31 décembre, retour valable jusqu'au 31 janvier 1592.Four bisleis et autres inform «lions s'adresser A I'nu quelovnque aes agents ve la Cie, We KDGAR, L.J.SEAnGEANT, Az.gén des Pas.Dire.Géuéral.SANS PEUR ET SANS REPAOGHE SAVONS MEDICAUX po DR V.PERRAULT Ces sovons, qui guérissent toutes les Maladies de la a sont aujourd'hui d'un usage gén , cas nombreux de demangeai- sons, dartres, hémorroides, etc., réputés in- currables, or:t été radicalument guéris par l'usage de ces sauons.NUMEROS ET USAGES DES BAVONS Bavon No 1-Pour démangeaisons de toutes sortes.Savon No 5\u2014Pour toutes sortes de dartres Savons No 8\u2014Contre les taches de rousse et © masque.Savon No 14- Surnommé à juste titre savon de beauté, sert à embellir la beau et dunner un beau teint à la figure.Savon No 17\u2014Contre la gala.Cette maladie essentiellement contagieuse disparaît en quelques jours en » »ployant le savon No 17.Bavon No 18 \u2014 Pour irs hémorroides, Ce savon à déjà rrudui les cures les plus admirables, et cela dans les cas les plus chroniques.Ces savo 8 sont un vente chez tous les pharmaciens.Expédiés par la poste sur réception du prix (25 cents).ALFRED LIMOGES Baint Eustache.P.Q LE MONDE ILLUSTRE \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LA OOMPAGNIE D'ASSURANOE \u201c« WESTERN\u201d CONTRE LE FEU ET SUR LA MARINE Rovenu\"pour \u2018année 1800.0.00voccccrérenro 000002200000 000 7 = mm 99,001,908 97 nes pour Toe a0eurés.reberetstanreesrientammises na cesnrare veresseseses 1,916,108 BUREAU A MONTREAL, 18 RUE ST-JAOQUES THUR J.XK.ROUTE & A eut Qu département français.avais gissranz, Nous donnons des ot des éerites en français.Institutions religisuses of poe- oriétés de campagne asurées pe taux \u2014 LE\u2014 JOHNSTON'S FLUID BEEF Contient toute l'essence du bœuf, sous une forme facile à la digestion.Spé- cislement convenable aux besoins des invalides à qui il faut une nourriture forje qui ne peuvent pourtant prendre rien de solide.AV Importateur et Fabricant de Chapeaux et Fourrures de tout Genre Dernières nouveautés en Manteaux, Cepotas Casques, Bonnets, Manchons, Boas, Garnitures, ublures, etc.97, RUE SAINT-LAURENT, MONTREAL [HI BAKING POWDER.DE W.D, McLAREN Est la plus économique RENAUD KING & PATERSON - 652, RUE CRAIG - LES TORTURES CORPORELLES Une femme qui a lon mp souffert du \u2014_\u2014\u2014.- Beau Msi nous écrit : \u2018* Une de mes amies .me conseilla d\u2019essayer le \u2018\u2018 Régulateur de lv Meubles | Gros ot détail Santé de 1s Femme\u201d du Dr J, | arivière de Manville, R 1, ot après en avoir pris une ra paren bouteille sans beaucou » d- succès, j'étais dé- > 5 ciuée de ne plus continuer.Mon amie me conseilla de persévérer et avant d'en avoir pris trois bouteilles je commençai à ressentir un grand soulsgement.Je continuai à en faire usage et aujourd'hui je suis complé- tement guérie.Ce reméd- eat le véritad!e ami de la femme.\u201d A vendre chez .a plu part des pharmaciens ainsi que mea \u2018\u201c Fer- maies Porous Plasters (les seules empls- tres recommandées par les meilleurs méd > cins) que j'envoie aussi par la malle sur réception de 25 cents en timbres de poste, Evans & Sons, Agents pour le Cana ta.EF Abonnes-vous au MONDE ILLUSTRE, le plus complets et lo meilleur marché des \u2018ournaux du Nanaia GP & : HA RiSHORNS» 5) SHADE ROLLERS BUFFET EN VIEUX CHENE eulemen §$23., Beware of imitations, NOTICE on \u2014 AUTOGRAPH LABEL | Le plus beau choix de meubles en chène où HE GENUINE :n noyet noir qu'il y ait à Montréal.A HE) | Ne manquez pa- (le visiter ont établisse- 5 |) DIN) ment svant de faire vos achats.Insist upon having the HARTSHORN.Ev Factory, Toronto, Ont SOLD BY ALL DEALERS.THIS PA fourd fio 04 Ges.EE wre DANO Pas d'agents.Veutilez vous adresser direc- toment au magasin.V site et correspondance sollicitées, \u2014 peu 1676 Norre Dame MONTREAL Seul importateur des l'ianos Hazelton, Krainch et Bach, Fischer, Doms- pion et Beilin et des Orgues Eoliennes, Peloubet ot Dominion.Le Musée des Familles, 2ublication bl.trée Conditions d'abonnement : Un an (à par tir du ler janvier 1889) : Paris, 16 france, Département, 16 fra ; Canada, 18 tre.S'adresser à la librairie Ch.Delagrave lé,rue: uf Aot, Parial Françna) scientific American Agency for CAVEATS TRADE MARKS DESION PATENTS.COPYRIGHTS, etc.For Information and free IMandbok write to MUNN & CO.El BROADWAY, NEW VokK.Oldest bureau tor securing patents in America.Every patent taken out by us is brought before the public by a notice given free of charge in the \u2019 ° ° Ld Scientific Jmerican Largest circulation of anv scientific paper in the rie.Splendidly illusteated.No intelligent man shou d Le without it, Weekly, n:3,00 3 AOC, 0 nix marth, Address MUTNN eshte iis cel Brown, Now Vork C'est un remède certain et pentipt pour él mére le Rhume de Lesvesu dans toute FAI LLIT SOUL TI TO1E JA MA Seng se Pos SUMMA Plusieurs soifitantes maluiies snet sim.Rerment des symptômes (du Catarrhe, tel ue ; Mai de téte, sure Jrrnedie perte je l'odneat, masvaise Life, (rs hats talreux, nausées, srnuet .cle od tance, «A thume de Cerveru ner mCatarrhe, sutviconvang a Le BAUME NASA! ev en \u20ac ous les pharmariens, uit envnyé, frais de Wut payé sue eéreptio® du pri (te ms $i.03; en ad lressant FULFORD & CO., Bruckwile, Ont.{8 "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.