Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 2 janvier 1892
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Monde illustré, 1892-01-02, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" LE MONDE ILLUSTRÉ ABONNEMENTS : 8uz ANNEE, No 400 - SAMEDI, 2 JANVIER 18: 2 ANNONCES: Onon, $3.00 - - - Six mois.81.50 me re ee re 2 on \u2014 \u2014 La ligne, parinsertion - - = « o 10 cents Quatre mois, 81.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN.PROPAIETAIRES.Insertions subséquentes - - - - Besnts \u2014\u2014 ere \u2014 Vendu dans les dépôts - - 5 cents la copie | BUREAUX, 40, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTRFAL Tarif spécial pour annonces 8 long terme \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 FLEURS DE NOUVEL AN.\u2014 \u201c LE MONDE ILLUETRÉ\u201d A SER LECTEURS 566 LE MONDE ILLUSTRE LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL, 2 JANVIER 1892 SOMMAIRE Texte.\u2014Bonne année.Souhaits de bonheur, par Rémi Tremblay.\u2014Etudes de murs : Le riveur, par Jocelyn, \u2014 Les étrenues de Mudam », par tisrmain P.\u2014 Poésie : À M.Jules Saint-Kime, par Léon «le la Mo- rinerie, \u2014 Fêtes d'Alance : La veillée, le jour de l'an, la fête des rois mages, par J -B.Chatrian \u2014Corres- pondance littéraire, par Denis Ruthban \u2014 Nos grandes entroprises nationales : Le tunnel sous la rivière Saiate-Claire, par Jules Saint Klme \u2014 Nos gravures.-Les roses de Can-Bierk : Légende irlandaise, par Alonzo.\u2014 Poésie : Voie (avec encadrement), par Frid Ulin.\u2014Feuilletons : Un amour sous les frimas (suite), par Louis Tesson.\u2014 Carmen (suite) \u2014 Problèmes d'Echecs et de Lames, \u2014Jeux «d'esprit, Gravures.\u2014Fleurs de nouvel an : \u2018\u201c Le Monde Illuatré à ses lecteurs.\u2014 Tunnel de la rivière Sainte-U'laire : Entrée du tunnel ; Travaux d'excavation ; Les aberds du tunnel -Minuit : Bienvenue à 1892 \u2014 Lord Lyt- ton, décédé.\u2014M.de tjiers.\u2014Le jour de l'an au matin : Bébé bat le rappel.\u2014(:ravure du feuilleton.Pimes Mensueues os Mowoe loose lre Primes .850 2me \u201c Ce so 8me \u201c ev.15 4me Ce 10 Sme \u201c Cee 5 6me \u201c Ce 4 me \u201c Cee 3 8me \u201c oe 2 86 Primes, 281 .86 94 Primes $200 Le tirage se fait chaque mois, dans uns salle ublique, par trois personnes choisies par \u2018assemblée.Aucune pr.me ne sera payée les 30 jours qui suivront le tirage de chaque mois.NOS PRIMES QUATRE-VINGT-TREIZIÈME TIRAGB Le quatre-vingt-treizième tirage des primes mensuelles du Monpæ ILLU8TRÉ (numéros datés du mois de DECEMBRE), aura lieu samedi, le - JANVIER à 8 heures du soir, dans la salle de l'UNION ST-JOSEPH, coin des rues Sainte- Catherine et Sainte-Elisabeth.Le public est instamment invitéà y assister Entrée libre.BONNE ANNEE?A tous nos lecteurs et patrons que les présentes verront, salut et félicitations en la plus cordiale sympathie.Tel qu'il est dit en notre page de frontispice, Lx Mowpz ItLrsTRÉ offre À tous les siens ses sou- baits les plus sincères de joie, santé et prospérité.Puisse mil huit cent quatre-vingt-douze ne ménager à tous que des émotions douces et d'agréables surprises ! L: Moxoe ILLUSTRÉ.Savoir tout et ne pas savoir ce qu'il faut savoir, c'est ne rien savoir.Faire tout, et pe pas faire ce qu\u2019il faut faire, c'est ne rien faire.Ne rien savoir ue ce qu'il faut savoir, c'est tout savoir.Ne rien aire que ce qu'il faut faire, c'est tout faire.\u2014ST- JEAN DB LA CEOIX.défandant.SOUHAITS DE BONHEUR Depuis quarante aus qu'on me souhaite la bonne année et que je la souhaite aux autres, je n'ai pas encore acquis la certitude de l'e tlicacité de nos vœux mutuels.Je suis même à peu près convaincu que ces bienveillantes manifestations d'intérêt réciproque ne modifient aucunnement le cours de nos destinées respectives, mais je n\u2019en continue pas moins À souhsiter sux autres aussi ardemmant qu\u2019aux jours des lointaines illusions, toutes les jouissances possibles et même celles qui ne le sont pas.Vous voyez que je n'y va pas à regret.*,* Bah ! pour ce que ça lui coûte, dites-vous, d'ailleurs ne vient il pas d'exprimer des doutes sur l'efficacité, etc.Halte-là, lecteur, entendons-nous.Si vous me coupez la parole au premier mot, il n\u2019y & pas moyen de discuter.| Je sais ce que c\u2019est que la discussion.J'en ai entendu faire au Palais, À la Chambre, dans les assemblées publiques et ailleurs.Pour avoir le dessus, il faut parler beaucoup soi.même et ne laisser parler les autres qu'à son corps Je veux avoir le dessus.J'avais la parole : vous me l\u2019ôtez ; je la reprends.*,* N\u2019avez-vous pas honte de w'interrompre comme cela, la jour de l'an, au moment vi je vous souhaite la bonne année \u2019 C'est indigne, et si ce n\u2019était pas le jour de l'an, je vous ferais bien voir que tous les bons souhaits de vos semblables ne ni'ont pas empêché d'avoir la tête près du bonnet.(Hélas ! je suis chauve).Mais c'est le jour de l'an, et je vous pardonne, \u2014 pss ma calvitie\u2014pas la vôtre non plus\u2014-mais votre interruption.Ce touchant exemple d'indulgence de ma part s\u2019explique aussi par une autre considération : c\u2019est moi qui, sans vous consulter, vous ai mis dans la bouche l'argument le plus facile à combattre afin d'avoir le plaisir de vous vaincre Vous voyez bien que je connais toutes les roueries savantes de la controverse,et que j'ai bien profité des leç ns que m'ont données gratuitement, à moi comme à tout le monde, les grands maîtres désireux d'offrir aux classes nécessiteuses le consolant spectacle de leurs joûtes oratoires.Ici, le coup de grosse caisse.#,* Maintenant, la réplique victorieuse, en vue de laquelle je me suis fait interrompre.Diable de réplique.Dites donc, lecteur, c'est votre faute.Si vous ne m'aviez pas interrompu ! Mais vous m\u2019'avez interrompu et c\u2019est probablement parce que je vous souhaitais des jouissances impossibles avec les autres.Eh ! bien, ri vous ne voulez pas de mes jouissances impossibles, laissez-les.Vous dites que je ne peux pas vous les donner.Qu'est-ce que cela vous fait puisque vous n'en voulez pas ?Allez vous recommencer à me chicaner parce que j'ai trop bon cœur ?Prenez ce qui vous convient et laissez le reste.Est-ce que le possilile m'appartient plus que l'impossible : \u2018* Borné dans ses désirs, infini dans ses vaux, L'homme est un «lieu tombé qui se souvient des vieux, *,* Vous qui avez ln sagesse de borner vos souhaits aux rêves dont la réalisation vous semble possible, dites moi, combien de fois les avez-vous vus s\u2019accomplir à la lettre ?Ce qui parait possible à l\u2019un peut paraître im.ible à l\u2019autre, et ce qui nous paraît impossible tous peut fort bien être possible, soit dans l'ordre matériel soit dans l'ordre immatériel.Que savons-nous ?Avons nous scruté tous | secrets de la création ?ous fos La science se déclare impuissante à \u201canalyser certaines forcea de la nature.Klle a reculé les limites du présible d'autrefois, elle agrandirs les horizons du possible de demain, trouvant chaque jour un champ plus vaste À étudier, de nouveaux mystères à approfondir.Ce n\u2019est donc pas au nom de la science que vous réprimierez mon vif désir de vous souhaiter les inef- fabilités les plus fantastiques, et pour vous le prouver je vous souhaite, illico, le bonheur parfait, 1, plus irréalisable des chimères.*,* Je sais bien que vous ne le trouverez pas si, tenant vos regards fixés vers le sol, vous vous obtinez à croire que la voûte terrestre va s\u2019entr\u2019.ouvrir discrètement pour vous le livrer À l'état métallique.L'or ne fait pas le bonheur est un axiome tris ancien.ll date de l\u2019époque où, devenu le signe conventionnel de la richesse, le précieux métal à commencé à s\u2019entasser entre les mains des accapa reurs.Les premiers enrichis ont découvert cette véritc, mais lorsqu'ils l'ont proclamée on a cru qu'ils voulaient tromper le public afin de jouir seuls, C'est encora un peu comme cela aujourd hui.Les gens riches continuent à dire qu'ils ne s.nt pas plus heureux que les autres et les prolétaires continuent À envier le bonheur des enrichis.*,* Le riche ignore les tiraillemente de la 1 in, les morsures du froid, les courbatures de la fatigue, les tortures morales, encore plus épousanta bles, des malheureux qui soient leure enfants s © macier sous leurs yeux, faute d\u2019ane nourriture suf fisante.Le pauvre ne connait pas les indigestions, Les soucis inséparables de l'administration d'une tor tune.Le pauvre peut jouir des douceurs de l'a mitié, il sait que celle qu'on lui offre est sin.Le riche est naturellement soupçonneux.Il sent que, sur le grand nombre de ceux qui lui font la cour, il doit y en avoir quelques uns qui ne sont pas tout à fait désintéressés.S'il 1 is quelques amis dévoués, les parasites qui l'entourent dans l'intention de l\u2019exploiter ont bientôt fait de les mettre en interdit.Ils savent leur métier ceux-là.Ils étudivnt tous les tics, toutes les faiblesses de celui qu'ils ont pris en tutelle et il faut qu'il ait la tête bivn solide pour ne pas devenir à son insu an in» ru- ment qu'ils manient avec avantage.Vous m'objecterez que les riches sont ass / ro séa pour se tenir en garde contre une semblahlr exploitation.Eh ! je ne dis pau le contrairs, mais le seul fait de re figarer que tuut être ani: tieux, ou mal loti doit en vouloir A leurs bourses respectives et bedonnantes est bien suflisant pour les mettre à la tortare ?D'ailleurs la défiance du riche n'empéchera pas l'éclosion d'une foule d'intrigues bien réclies iri gées contre son repos, sa fortune, son honneur même, et c'est alors une lutte de tous les jours ue lien des gens seraient peut être tont disposés « soutenir plutôt que de rester pauvres, mais qui ne doit pas être très amusante.*.* Le moyen d'avoir la paix serait de ne soup çouner personne, mais il y a trop de gens intéres- séu a éveilller les soupçons contre les vrais nuls pour qu'un homme confiant de sa natare ne dune pas dans le pidge.Les amis sincères, attaqués en leur absence, mi: nés sourdement, ignorant ce (ui se passe Ou dédaignant de se défendre, ce qui serait peut être inutile, laissent bientôt le champ libre à la cabale.Privé d'amitié sincère, le malbeureux aillige des dons de la fortune sera toujours digne de commi sération,, à moins que ses faux amis n\u2019aieut la charité de se borner à le ruiner matériellement, ce \u2018;ul lui procurerait l'avantage de retrouver au soin li 1s pauvreté le dévourment dont la richesse l'aura momentanément privée.*,* Si vous voulez dire comme moi, ne soyons paë riches.Si vous l'ôtes déjà, je vous plains LE MONDE ILLUSTRE 567 EE mais je ne puis, sans votre consentement, vous aider à remettre votre fortune dans un état plus confurme aux saines notions économiques que je vous offre pour vos étrennes.Les gens riches disent que l'or ne fait pas le bonheur, et je crois qui's ont raison.[lx ont ds l'or ; le doivent savoir ce qu'ils disent.Jo viens de résumer une opinion très généralement répan- dne, mais mon intention formelle est de ne lui donner que tuat juste la portée qui convient à mon argumentation.Maintenant.voulez vous mon propre témoignage.Je parle aussi en connaissance de cause.Je n'ai pas d'or et je ne suis pas plus tualheureux qu'on autre.*,* Assez sur ceaujet.L'or est un métal trop vil pour que je m'en occupe d'avantage.Je lui ai fait beaucoup d'honneur en en parlant ausei ion- guement.Je vous ai suilisamment prouvé que je sais où le bonheur n\u2019est pas, reste à vous dire où il est.Je n'hésite pas À affirmer qu\u2019il existe.Nous l'avons tous éprouvé plus ou moina fréquemment.Naturellement, nos bonheurs sont passagers, presque toutes nos impressions sont fugitives.\u2018Allons-nous nier l'existence du bonheur parfait parce que nous ne l'avons pas éprouvé ! Imparfaitement conformés, vivant dans un milieu iuparfait, saturés de microlbe- parfaite en tant que microbes, houspillés à tour de rôe par une grippe parfaite à sa manière, menant une vie imparfaite et voyant arriver le jour de l'an avec les idées les plus imparfsites sur le chapitre da bonheur parfait, comment voulez vous que nous nous offrions pour étrannes c«tte chose que tout le monde veut avoir et que nul ne comprend.Contentons-nous donc pour le moment du bonheur relatif que chacun a di ressentir! Que l'on se reporte par la pensée à ls première communion bien faite, au premier aveu d\u2019amour partagé, au contentement éprouvé chaque fuis qu'on a fait une action digne d\u2019un grand cuir, et chacun retron vera dans son passé une série plus ou moins variée de ces éclairs de bonheur, dont le souvenir est encore une jouissance et qui prouvent la possibilité.pour une âme idéale, débarrasrée de ses entraves matériellve, de jouir de la béstitude parfaite dans Un monde approprié à sa nature immatérielle.Comme moi vous avez dû vous attarder à contempler les globes étincelants qui constellent la voûte céleste, n'avez vous pas senti dans une de ces heures de réverie, comme le presrentiment, l'intuition qu'il doit se trouver par là, cet état de bonheur calme, sans arrière pensée, sans vains regrets, sans crainte pour l'avenir, sans rien de ce qui cause toutes nos douleurs physiques et morales ?Je vous le souliaite À toutes et à tous ce bonheur infini, charmantes lectrices et bienveillants lecteurs da Moxok Incusrak.Seulement allez en jouir le plus tard possib.e.J'espère que vous n'êtes pas presséa de partir.l'umez un peu, comme on dit dans le pays et, en attendant, ayez tout le bonheur que la terre est susceptible de vous citrir.E or Qo Hy ED ETUDES DE M(EURS 1.8 REVEUR Lorsque vous passez sur la rue, n'avez vous pas quelquefois rencontré de ces jeunes gens et même de ces hommes n.ûrs, au teint pâle, au front haut, dont le regard semble toujours chercher quelque chose d'invisible, de vague ?Ces hommes forment une classe à part dans ls société.Jamais ile ne se sont mélés aux grands plaisir, aux fêtes brillantes : mais on les a vus souvent s'arrêter devant une croisée pour écouter les autres qui chantaient et riaient.Rire, depuis longtemps le rêveur en a perdu l'habitude.Quel quefois, pour plaire À un ami, il laissera errer sur us lèvres quelque chose comme un sourire ; mais regardez bien : il y a de la tristesse au fond de cela.La tristesse du rêveur provient généralement de deux causes : l'incertitude ou les déceptions.Chez lui, ce n'est ni la vie, ni ls pensée qui domine.Cest l'amour Son cœur est ouvert toutes les émotions ; où les autres passent, lui s\u2019arrétent : tout prête à sa rêverie.Les heureux du monde, souvent, le regarde nt avec un air de raillerie.Lui, il n\u2019a point connu le bonheur.Un jour, une créature aux traita svrites, au profil artistique, passa près de lui.Sa vuc le fascina Ii la suivit longtemps du regard,.Puis elle s'esc effacée à l'angle de la rue, et il est resté seul, seul !.Depuis c+ temps, il l'a cherchée, il l'a poursuivie, mais au moment où il l'ntrevoyait, l\u2019umbre s\u2019est évanouie, et il cat resté seul, seul, seul !.Il revient chaque soir se placer où elle est disparue, puis il attend.Oh ! si du moins il entendait dana la foulo une parole, un soupir de sa bouche, cette fois il s\u2019élancerait sur ses traces ; il lui parlerait Mais rien, rien.Sun existence est vid +.Il est seul, seul, seul !.,.Peut-être aussi a t il connu un peu les douceurs de l'amitié.On lui avait fait mille serments.On lui avait dit : © Je t'aime\u201d Mais on l\u2019a trompé La vision s'est enfuie ; et maintenant il lutte peut- être contre le dé rapoir : il n besoin d'un cœur qui reçoive le trop p'ein du sien, et il est seul, seul, seul !.l'âme du réveur a qnelque chose de simple, de naif, tout comme celle de l'enfant.D'une exquise politesse, il saluc généralement ceux qu'il rencontre, ceux du moins qu'il aperçoit, car le rêveur eat presque toujoura distrait.Il ignore les choses du jour Quand il les saura, elles seront déjà vieilles.11 s'occupe peu de la dernière mode : L'été il portera un léger gilet avec large pantalon, l'autonns avec longue redingote toujours boutonnée jusqu'au bas.Le rêveur n'aura jamais de but fixe dans ses promenades.Il ira cù le guide son rêve.Affah'e, sans prétention, s'il rencoutre un enfant, il lui adressera la parule avec douceur, le questionners, passera la main dans les boucles dorées de ses cheveux, puis le congédiera avec une caresse Lorsque la foule passait bruyante, inattentive près da vieil aveugle qui tendait la main, lui gest arrêté, lui a mis dans la main une aumôue, puis s\u2019est retourné pour essuyer une larme qui tombait de sa paup'ère.Ailleurs, il a vu une vieille femme gelée, transie, grelottante, TI ne pouvait rien À ea misère, TI s'est éloigné en murmurant dans un sang'ot: \u201c Pauvre femme, pauvre femme!\u201d Tl a pitié de ceux qui suatfrent, car lui aussi cst malheureux : il est sans joie, car il est seul ! Jock, LES EITRENNES DE MADAME MONOLOGUE Madatne est dehout devant une table chargée de jouets.\u2014 l'oiette de ville à la fuis éléganto et simple.C'est demain le 31 décembre.Or, j'ai deux nièces, quatre neveux et trois fil'euls qui viendront me souhaiter une bonne année et.recevoir leurs étrennes.Je suis donc allée cette après- midi visiter les magasins et vhoieir mes cadeaux.En sortant du magasin, j'ai senti le besoin de faire une légère collation.J'ai tourné à gauche pour remonter la rue Saint Jacques et chercher un pâtissier, pendant que l'on entassait dans ma voiture toute une cargairon de jouets.que voici.(Elle montre les jouets).Un bazar se trouvait sur mon passage.Lorsque j'en approchai, j'aperçus une fillette de dix à onze ans qui se tenait immobile devant l\u2019étalage.Pauvrement vêtue, mais propre et bien coitfée, elle cachait ses mains sous un ficha de laine tont usé, et regardait avec admiration une grande poupée.Vous connaissez tous ce modèle antédilavien : Un corps en toile gonllé de son, une tête en carton print, une perruque frisée, un costume de paysanne endimanchée, somme toute, quelque chose d'assez lourd.La pauvre petite voyait autrement.Absorbée dans sa contemplation, elle grelottait et ne parsis- sait pas en souffrir.Je m'approchai et regardai sa figure.Elle n\u2019était pas jolie, mais elle me plut.Je la trouvai douce et aympathique ; je m'\u2019intéresssi & elle ; je songeai que je pouvais lui donner vn grand plaisir, et, lui touchant légèrement la joue, je lui dis : \u2014 Vous trouvez cette poupée bien belle, mon enfant ?\u2014Oh ! oui, madame, répondit-elle, en rovgis- sant un peu \u2014Et vous la désirez, n'est ce pas | \u20140h ! madame, je ne désire pas ce «ue je ne peux pas avoir.\u2014 Pourquoi ?Votre maman ne vous donne-t-elle pas d'étrennes.\u2014Elie m'en donnait autrefois.Maintenant.-\u2014Maintenant 9 \u2014Cest fini.Les temps sont durs, paraît-il.l\u2019apa a bien de la peine à nous donner du pain tous les jours.Pauvre papa ! Il avait du chagrin quand il est entré, hier au soir, et qu\u2019il a dit à maman : \u201c Rien encore aujourd hui et plus de crédit nulle part.\u201d Je ne sais fas ce que cela voulait dire, mais maman a pleuré, et alors j'ai pleuré aussi.L'enfant était devenue triste et ne regardait plus la poupée.\u2014 Que fait votre papa ?lui demandai-je.\u2014 II est ébéniste, madame.Il voudrait bien travailler ; mais il n\u2019y a pas d'ouvrage en ce moment, comme il dit.le meuble ne va pas.Pauvres gens ! J'étais émue ; je résolus de leur venir en aide, J'emmenai la fiilette chez le pâtissier, et tout en lai faisant manger des brioches, qu\u2019elle n'osait d\u2019abord accepter, mais qu'elle dévora.elle avait faim, hélas ' je lui demandai l'adresse de son père et la fis causer un instant.Puis je la congédiai après avoir rempli ses poches de gâteaux, dont je pensai bien que sa maman aurait ss part.Lorsque l\u2019enfant toute joyeuse eut disparu, je fis venir un comuissionnaire et l\u2019envoysi prendre des renseignements sur l'ébéniste et sur ea fami le.Il revint bientôt et j'eus tout lieu d'être satisfaite.Les parents de ma protégée étaient absolument dignes d'intérêt.C'était d'excellents ouvriers et de fort honnêtes gens.Très à leur aice pendant quelques années, ils avaient été ruinés par la faillite, sans actif, d'un gros marchand de meubles, joueur et libertin.Puis la crise était venue Peu ou point de travail.(iène d'abord, misère ensuite, 1nisère secrète et vainement combattue, complète enfin et connue de tous.Cela sullisait.Je voulus agir de suite.Je retournai chez la marchande de juuets ; j'achetai une poupée auesi grande et plus jolie que celle du ba- sar.Je la fis mettre avec un petit troueseau dans un carton solide et montai en voiture.Il n'y a pas une heure que je suis rentrée.vai écrit de suite au père de ma protégée, en le priant de venir à l\u2019hôte! pour recevoir une importante commande.J'ai mis la lettre sous enveloppe avec un billet de 15 piastres.Simple avance sur le prix des travaux à faire.J'ai placé l'enveloppe entre les bras de la poupée, et j'ai envoyé le tout chez l\u2019honnête ébéniste.(Madame regarde la pendule.} 1] y a près de cinquante minutes que François, le valet de chambre, est parti ; sa commission doit être faite.Quelle surprise pour la famille qui n'espérait plus ! Ila finiront cette année dans l'aisanee, et, grâce à moi, ne connaitront plus la misère.Je vais me mettre en campagne pour eux.Ici d\u2019abord, chez nos amie ensuite, ils auront du travail bien payé, pour longtemps.La crise aura une tin, et alors.nous verrons.Derusio, neveux, nitees et filleuls, auront leurs étrennes, et seront dans la joie.Je me suis donné les miennes aujourd'hui, et ce sont les plus belles.J'ai fait des heureux.GERMAIN P*** \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 rt ll ne faut pas demander aux plus honnètes femmes de n'avoir point d\u2019astuce : le premier instinct des meilleures, comme des pires, c'est la ruse \u2014OcCTAYE FEUILLET, PocstE EMPLOYEZ LA 9] LOTION PERSIENN OUR blanchir le TEINT, lui ren || dre ou conserver sa couleur de rose, faire disparaître lea ROUSSEURS, le MASQUE et autres taches de la EAU, Chez tous les PITARMACIENS.Prix : 50 cts.PRENEZ GARDE AUX IMITATIONS, c NE .faire Koma do Cerveau dans taie du TION ses phases.L Li SOULAGE, NETTOIE, Q GUERIT.Y A Boulage 8 l'instant, Querit peur IS toujours, Is\u2018ailiitio.° Plutieurs soidisantes maladies sont sim.plersent des symptèmes du Catarche, tel ue ; Mal de téte, surdité Jar elie.perte je l'odogat, Mauvaise Rabe ne, ra hate x, nausées, seusatu à de debicbrté, etc.Slvous êtes sujet À « #4 sy niptômes, où d'autres semblables, \u20ac \u20ac
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.