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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 23 juillet 1892
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
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Références

Le Monde illustré, 1892-07-23, Collections de BAnQ.

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[" et re tr > nage a Pac i rn eal vol LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS : Ink ANNEE, No 420.-SAMEDI, 23 JUILLET 1892 ANNONCES : Unan, $3.00 - - - Six mois.F1.50 La ligne, par insertion - - - - - 10 cent Quatre mois, 81.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES./nsertions subséquentes - - - - 5eents Vendu dans les depôts - - 5 eents la copie Bureaux, 40, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTREAL.Tarif spicial pour annonces à long terme S.A L LE GRAND DUC CONSTANTIN, DE RUSSIE a 132 LE MONDE ILLUSTRE LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL, 23 JUILLET 1892 SOMMAIRE TEXTE \u2014Caueeric : Ce que l'on buvait, par Benjamin Sulte.-\u2014Carnet du Monde lustre, par J.8.K.\u2014 Primes du mois de juin : Liste des réclamants.\u2014 Poésie : Les Nymp es, par Mise E Ehrtone : Nouvelle canadienne : La tvrre paternelle (suite), par Josaph-Patrice Lacombe.\u2014A travers le Canada : Le royaume «lu Nor 1, par Jules Saiat-Elm + \u2014Le grand- duc Constantin, -Poésie : Chinisis, par K -Z.Masai- co te \u2014M.Schowb, ex-vice-canaul de France \u2014M.À *irard.vice-cousul de France à Montréal, par Rolland.Etures Historiques : Le château Saint- Louis et le Vieux-Chateau, par E-nest Gagnon, \u2014 Noes et faits.\u2014Carner de la cuisinière.\u2014Feuille- tons : La belle ténébreuse et Mlle de Kerven.\u2014 Pro- llvmes d'Echecs et de Dames.Gravures \u2014l'ortrait de S.A.L le Grand-Duc Cons\u2018an- tin, de Russie, \u2014A travers le Canada : Le chemin de fer de \u2018 Montréal et Occidental \u201d : Le train d'exeur- sion en gare à Sainte-Agathe : (iroupe des ministres, directeurs «le la compagnie.ingénieurs et jou-nalistes ; La nouvelle gare de Sainte-Agnthe décorée pour la circonstance, \u2014 (Québec : Le château Haldimand (Ecole Normale Laval,\u2014 Portraits du nouveau et de l'an \u2018ien vice-conaul de France A Montréal, MM.Gi.tard et Schowb.\u2014Gravure du feviileton.Moor lose lre Prime - «+ +.$50 ome \u201c .25 Poimes Mensueues ou Sme .1644 4 15 0 Coe 4 10 5me \u201c Cee, 5 6me \u201c ee 4 me \u201c .3 8me \u201c eo.9 8 Primes, a $1 .| 94 Primes 86 _ $200 Le tirage se fait chaque mois, dans une salle ublique, par trois personnes choisies par assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront le tirage de chaque mois, CE QU'ILS BUVAIENT VUCAT, commencez au déluge.\u2014Qu'il plaise à la cour\u2014 l\u2019éclusée immense et célèbre à laquelle Votre Honneur fait allusion n'a servi qu\u2019à diminuer sensiblement Ia population du globe et à prouver que les méchants sont buveurs d'eau, comme dit la chanson.Je vais me rapprocher des teinps modernes, où l'on fait mieux les choses.Disons un mot à la louange de Probus, par exemple, \u201c cet empereur dont la mémoire est chère à tous les bons Français \u201d pour avoir intro- cuit dans les Gaules la culture de ln vigne.Ce prince, qui régnait en 270 de notre ère, avait fait la réflexion que là où les ceps sauvages existaient et subsistaient sans le secours de l'homme, le sol est propice aux vignes civilisées.Ayant trouvé des raisins indigènes dans les provinces gauloises il mit son idde en pratique et s'en trouva bien, C'est alors que, sur les côtenux de la Bour- gogne, de Suresnes et d'Argenteuil, l\u2019on commença à chanter ce refrain qui fut bientôt populaire : Buvons à la morale, À la garde nationale.Il est bien probable que Jacques Cartier faisait la mème réflexion que Probus, lorsqu'il se plaisait à parler de l'abondance des vignes sauvages qui recouvraient les rives du fleuve Saint-Laurent, mais comme il eut Fimprévoyance de laisser le pays découvert, il est à présumer que ces pauvres ar bustes ont pris des angelures et n'ont jamais pu pre sperer.Ni vous ne voyez pas clairement où je veux en venir, c'est le moment de m'expliquer.Eu France «ten Canada, que buvaient nos pères ?Une question aussi nettement posée appelle une réponse vatégorique.La voici : #2 * Tacite, deux siècles avant Probus, nous raconte que les Cermains falriquaient de la bière en quantité et la buvaient avec délices.J'ai la recette de cette bière, encore connue sous le nom de cervoise.Les Gaulois en raffolnient, mais il parai trait que sur la rive droite du Rhin la manipulation de ce produit était supérieure à toutes les autres, Un écrivain, très au fait des mœurs et coutumes de nos ancètres, Le Grand d'Aussy, fait remonter à l'industrieuse ville de Troie l\u2019origine de la bière allemande.Selon lui, les Troyens ne se bornaient pas à vendre autour d'eux et dans toute l'Asie mineure, mais ils exploitaient aussi In Grèce malgré l'antipathie que les Hellènes éprouvaient à l'égard des Pélages.Après l'équipée de Ta femme de Ménelas qui amena le siège, la prise et la destruction de Troie, quelques détachements de fuvards se dirigérent du côté de l\u2019Europe centrale et d'autres jusqu\u2019à la Scandinavie.La recette de la cervoise voyagen avec eux ; mille ans plus tard, les Romains de César la retrouvèrent dans le pays de Bade, tout le long du Rhin et jusqu'au cœur de la Belgique.Puisque nous parlons d'histoire, autant vous dire ici que les savants sont assez perplexes au sujet des origines de la bière, car nous savons que les anciens Egyptiens en faisaient usage, Etaient ils brasseurs eux-mêmes, ou se procuraient ils le breuvage mousseux «les brasseries de Troie ?Une récompense honnête sera donnée à celui ou à celle qui retirera la lumière de dessous le boisseau.De toutes les boissons usitées en Europe, la plus vieille par sa date de création et celle qui à été de tout temps la plus répandue- -c'est la bière, Aujourd'hui encore, elle y dépasse en nombre de galluns annuellement consommés, tout autre breuvage.À mesure que les vignes plantées par Probus se multiplièrent dans les Gaules, c'est-à-dire dans le midi, la consommation de la bière diminua en proportion, mais il ne faut pas s'imaginer que le vin était populaire.Nous Julien l\u2019Apostat (360) Paris ne buvait que de la bière.et ce régime dura encore huit cents ans.Le vin ne semble pas avoir dépassé Lyon, dans sa marche du sud au nord, du moins jusqu'aux environs de l'an 1000.La Hollande, la Belgique et tout le nord-est de la France à la droite «de l'embouchure de Ju Seine ne connurent que la cervoise jusque vers l'an 1300, où le cidre fabriqué, depuis longtemps dans lu basse Normandie, commença à franchir le fleuve et même fit de grandes conquêtes en Angleterre.Chose curieuse, Charlemagne, tout Allemand qu\u2019il était, encouragea hardiment la fabrication du cidre, mais sans bon résultat.De l'an 1000 à 1250, petit à petit, le vin se glissa dans Paris, probablement sous l'égide des croisés qui avaient connu en Italie et en Grèce ce goût nouveau.Durant un siècle, la bière se trouva négligée par les Parisiens ; elle reparut dans toute sa puissance première au commencement de la guerre de Cent Ans, vers 1340, et conserva son empire jusque vers 1500.Toutefois, au temps de Jeanne Dare (1430), on buvait du vin en Lorraine, a Orléans et a Paris.Les chroniques racontent que des Parisiens notables, habitués à la bière et au vin, se crurent empoisonnés lorsque l\u2019évêque de Lisieux, basse Normandie, leur eut fait boire du cidre et de Li puird, Cela se passait au quatorzième siècle, En 1200, 1300, 1400, le cidre gagna tellement du terrain qu\u2019il devint sujet à ln dime de l\u2019Eglis et aux tailles où taxes de l'Etat.Vers 1500 il faisait son entrée triomphale à Paris.Cette vill Jouissait enfin des trois breuvages qui se parta geaient la France, La lutte du vin contre la bière, de la bière contre le cidre, du cidre contre le vin, du vin contre les deux autres ensemble, n'a pas cessé depuis l'époque de François 1, ou si vous aimez mieux Jacque Cartier.Elle se continue actuellement avec des alternatives de succès et de défaites de part er d'autre, selon que Lu matière première se presente plus où moins abondante, où riche où pauvre en substance.La bière reste la plus forte des trois, car non seulement elle plait au goût mais elle est bon marché et à peu près certaine de ne pas man quer de nzatière première, tandis que le phyloxera dévore la vigne et que les pomniiers vont par série de mauvaises années qui ruinent le comnierce du cidre, * Pour ane année où il ny a pas de porames, il y a assez de ponmes,\u201d disent les gens de Nor mandie, Ou encore : $ Pour une année où il y a beaucoup de pores il nv a pas beaucoup de pommes.\u201d Les premiers Canadiens étant sortis du nord, du nord ouest et de l'ouest de Paris, étaient gens du cidre et de la bière, mais pas du tout du vin.Voila où je voulads en venir avant que de leur faire tra verser l'Atlantique.Vive le cidre de Normandie ! Rien nie fait -anter comme ça.23 Desles trois premières annees de Quebec, M.de Monts y envoya de Normandie des pom miers que lon signabe, vingt cing ans plus tard, en parfait état de prosperite Je pense que, entre THON er 1650, 4 peu ques, trois breuvages étaient en faveur peami les cin quante où quatre-vingts personnes qui hivernaient à Québec le cidre de ponsue, da biere d'épinette et le bouillon de pate.En toute confiance, Tattribue a Louis Hebert la première manipulation de biere d'épinette où de pruche.En France, le procédé était connu.Le les sauvages l'employaient pour se guérir du scor but et du Mack legs, comme nous disons.Hébert, en sa qualité d'apothicaire, herborisait à Quebec comme il avait fait en Acadie il à dû s'occuper d'une substance dont le double usage, boisson et remède, devait être fort apprécié de ses compa gnons, Cet homme si utile, au dive de Champlain et de Læescarbot, avait, sans doute, la bonne re cette et dépassa bientôt les Algonquins dans l'art de pré d'en sur veiller la fermentation.En Picardie, le peuple se composait avec de ta pâte crue mais levée que Fon faisait fermenter duns l'eau mélangée d'épices, un breuvage appele bouillon qui valait mieux que de l'eau lorsquelle west pus bonne à boire.La pratique s'en étatdit en Canada, bien que l'eau de ce pays soit supe vrieuré à presque toutes celles qui se rencontrent sur le globe, mais Thabitude westelle pus une seconde nature ?Les conmerçants du Canada en vendaient puisque je vois dans des inventaires de 1650 figurer des barils de houtllon, arer tes éléments nécessaires et Le dictionnaire de Trévoux explique ce qu'était le bouillon, tissez semblable au chousset des Tures, lequel est fait de pâte cvue et levée, cuite dans l'eau : ensuite étant rissise et sechée elle est bonne à être utilisée : on en jette la grosseur d'un œuf dans un pot d'eau à boire.Le cidre, le bouillon, Le bière d'épinette avaient done accompagné les premiers Nornends et Pi \u2018ards qui se fixérent sur le Saint Laurent.En 16614, Pierre Boucher écrivait du Canada, en réponse à des questions qui lui avaient été po sées en France : + Quelle boisson boit on à l'ordi naire ?Du vin dans les meilleures maisons ; de ba bière dans d'autres ; un autre breuvage que lou appelte du bouillon, qui se boit communément dans toutes les maisons ; les plus pauvres boivent de l\u2019eau, qui est fort bonne et conmune (abondante) en ce paysici.\u201d Pas un homme ne connaissait son Canada autant que Boucher\u2014et il ne mentionne pas le cidre Je vais en conclure, de suite, que la coutume en était abandonnée, sinon tout à fait du moins en grande partie.Dans ce même passage, l'auteur ne dit-il pas : \u201c On n\u2019a point encore planté ici d'arbres de France, sauf quelques pommiers qui rapportent de fort bonnes pommes et en quantité, mais ily a bien peu de ces arbres.\u201d Sou esprit, tout attaché aux ressources naturelles de la contrée, ne lui suggère même pas de demander que l'on encourage la culture de la pomme en vue du cidre qu'elle produirait, «t_ pourtant il était né à Mortagne, au Perche, en Normandie, C'est que le cidre ne comptait déjà plus, ou ne comptait guère dans les ménages canadiens, cinquante ans apres La fondation de Québec et alors que tous les habitants étaient originaires dela Normandie et de la Picardie.Je ne m'étonne done pas que Talon, vers 1670, fondant des brasseries de bière, n'ait pas favorisé aussi le cidre : il voyait proba blement que la bière l'emportait sur le cidre duns l'estimation du peuple.Ceci me paraît d'autant plus croyable que, de 1665 à 1670, Ia population s'était triplée par le moyen des éneigrants venus des régions de la France moyenne, là où le vin et la bière dominaient dans la consommation journalière de toutes les classes, Observens, d'autre part, que Pierre Boucher ne parle pas de l'eau MS Le af LÀ dl ct (i + [5] GROUPE DES FRINCIPAUX LACUCESNIONNISTES MINISTRES, DIRRCURURS DI LA COMPAGNEE, INGENTRL Ks HA JOURNALISTS A TRAVERS LE CANADA : LE CHEMIN DE FER \u201c MONTREAL ET OCCIDENTAL?\u201d Photographie Laprén\u2014Photogravure Armstrong oH \u201cry Ap £3 we LS sf We ox & L a?A ein >e I Lors à ri Iie Xe Ey ue: 5 ds A, vs Lad a) 3 PMR St Eu Cod LG Ap HD sa e S à pea GE Le > ¥ ha Es , 1} A ha ps = ; pat de re A JG) * PE ry JRC ad XY a Me Pr a P a; > mg = re = ne or nd - \u2014 pa 2 Sai yn Mot a hi pant 4 \u2014> com \u201c.ry te 138) ne vs _ LY] ==, LA % > ares © ye pe I LA NOUVELLE GARE DE SAINTE-ADLLE, BECOREE POUR LA CIRCONSTANCR A TRAVERS LE CANADA : LE CHEMIN DE FER \u201c MONTREAL ET OCCHDENTAL\u201d l'hotographie Luaprés\u2014Photogravure Armstrong \u2014\u2014\u2014\u2014 ee \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 em \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 eee \u2014\u2014 +\" ~3 a FICS, i Ÿ > q JL.Fred } Le fi Pe Ha = > 2m \u2014- £ % a oP » - pd thi A ba VY ERT ol} \u201cWea lle em = \u2014- me cL ae eee es QUEBEC.\u2014LE CHATEAU HALDIMAND (ÉCOLE NORMALE LAVAL), RÉCEMMENT DÉNOLI Photographie Vallée\u2014Photogravure Armstrong 138 CHOISIS ! \\ ROSE DE LIMA ML Ni tu veux être mon idole, Devant toi je m'abalaserai, Ide me.baisers une auréole Je te ferai ! Si tu désires que mou âme Ksulte et ignore aucun bieu Puis se consume en une Hamme '.Aime moi bien ! Mais si lu veux que notre vie Noit un voyage des plus doux Dont tu seras toute ravie Vite, aimons nous \u2018 d2a 70106 M.sCHOWE EX VICE-CONSUL DE FRANCE M.Schowb, qui vient de donner sa démission comme vice-consul de France, à Montréal, pour cause de départ de cette ville, est arrive ici, il y a bientôt vingt trois ans, IL venait y fonder une madison de conmerce qui a prospéré et qui est aujourd'hui une des plus importantes de cette ville dans La joaillerie, Ce fut même si nous snes bien renseigné la pue micre qui ait été établie ici, M.Sehiowb appartenait «une Éunille qui avait toujours pratique le comnerce des bijoux et de horlogerie : La maison Sehowl possede, a Chane fonds (Suisses, une fabrique considérable.Elle a un dépôt a Paris, una Nos Vork et unaux Indes, en dehors du comptoir de Montreal, Comme on le voit, cest un établissement des plus importants.Cent en [ssé que M.Schow b, qui jouissait dans la colonie française, d'une haute honorathlité et avait une réputation commerciale des mieux às- sises, fut nounné vice-consul de France et appelé à succéder à M.Ovide Perrault, Il a done oecupé cette charge pendant six ans.Dans cette période, M.Schoub il na cessé de se montrer très soucieux de développer les rapports commerciaux entre le Canada et la France, et d'aider de tout son pouvoir et de ses bienveillants avis les immigrants français qui venaient ici chercher une position et tenter la fortune.Pendant son passage au consulat, M, Schowb à reçu, avec l'urbanité qui le distingue, les officiers français de la Minerveet du Bisson, qui sont venus TE MONDE ILLUSTRE visiter Montreal, organisant, avec l'aide empresse des principaux membres de la colonie, des fites auxquelles sa position de fortune lui donnaient l'occasion de concourir largement.Il trouvait d'ailleurs, grâce à sa situation dans le haut commerce, une sympathie marquée de la part de tous les citoyens de Montréal, à quelque nationalité qu'ils appartinssent ; et près des Ca- nadiens-Français il rencontrait cette même sympa thie, plus accentuée encore par les souvenirs toujours vivants qui régnent dans leurs cœurs pour l'ancienue mère-patrie, Aussi, le départ de M.Schowb sera-t il vivement ressenti par tous ceux qui ont eu l'avantage de conuaitre cet homme aimable, accueillant et vraiment charitable.M.AUGUSTE GIRARD VICE-CONSUL DE FRANCE M.Auguste Girard, qui remplace M.Schowb comme vice-consul, était tout désigné pour ce poste important par l'honorabilité de sa vie connuerciale, par sa grande connaissance du Canada où, depuis plus de trente ans, il fait sur une large échelle le commerce de grains.Simple et modeste daus ses manières, homme d'affaires consommé, négociant irréprochable, tel est le nouveau vice-cousul appelé à succéder à M.Schowb, Comme son prédécesseur, il n° cessé de témoigner, dans vue sphère plus restreinte et en dehors de tout caractère officiel, Une tres vive sym pathie parmi ses compatriotes, heureux de chercher à leur procurer un emploi et de leur faciliter les débuts, toujours pénibles, d'une installation dans un pays si différent sous bien des points de la France.Nous savons qu'il apportera aux œuvres charitables créées en faveur des Français, à Mont réal, son plus entier concours, Ses œuvres répondent, du reste.à ses sentiments philanthropiques déjà hien connus, et il les développera nous n'en doutons pas dans la mesure de ses forces.Au point de vue commercial, il peut aussi rendre de signalés services et faire connaître au commerce français les exigences de la clientèle spéciale qu'il veut se créer au Canada.M.Girard, avee sa grande expérience, sa longue pratique des exigences du consominateur canadien, est en mesure d'éclairer ses compatriotes et de rendre ainsi d'immenses services aux maisons françaises, Nous saluons donc avec joie sa nomination, et nous lui renouvelons, comme représentant de lu France, l'expression bien vraie des sentiments que nous éprouvens pour la patrie de Jacques Cartier, de Champlain, de Maisonneuve qui ont erdé cette belle colonie et fondé la cité-reine du Canada, notre chère ville de Montréal.\u2014 RoLAND.Le{Ctàteau Saint-Lou.s et le Vieux Châtes.u LE VIEUX CHATEAU E Vieux Châteauou le Cha teau Haldimand, (occupe aujourdhui par l'Ecole Nog male Laval) fut bâti ex pressement pour les levers les réceptions officielles « les bals donnés par les gou verneurs.Ses fondation furent commencées le 7 mai LTS4 et, le IN janie 1787, jour de la fète de L veine (Charlotte de Meck lembourg-Strelitz, femme de George TH Ey ene réception pour la première fois dans le nous éditice.Pendan la restauration du château Saint Low (1x09 10 11 12), le gouverneur habita le chateau Haldimand, qu'il avait deja occupé auparavant.concurremment le château Saint Louis, + qu'il continua d'occuper par la suite.Las droits du gouvernement du Canada sur | terrain du Vieux Chateau con chateau Haddimana et de l'ancienne Pravhane, formant une superficie totale d'environ 70.000 preds, nies anglaise, ainsi que sur des edifices ou bâtiment construits sur ce muème terrain, ont au gouvernement de Lu province de Quebec, pour son Usage, par Ordre du Conseil Trine ode Canada portant la date du 11 fevrier ISTE ive terrasse ete transter Lorsque Montréal devint la capitaie du Canada Uni te Vieux Château fut traisforme en bure:o d'archives, et il servit ausside Séadto à Un artiste peintre (M.Plamondon).Plus tard, pendant ti période du traustert alternatif de la capitale, de Toronto a Québec, de Quebre à Torontocon vtr talla les bureaux du gouvernement lorsque le Pa lement siégen à Québec.Le 12 uni 1557 eut lieu au Vieux Château, la cérémonie de Vinauguration solennelle de l'ecole normale Laval, présidée que M Chauvenu, le fon dateur des écoles normales du Das Canada.l'élite de la société religieuse, civile et militaire de Que- hee assistait à cette cérémonie, cù figurait Mer Baillargeon, alors évêque de Tloa, et presque tout le clergé de la ville, le juge R-E Caron, le docteur Morin, maire de Québec, et tous les membres du Conseil anunicipal, lhistorien FN.Garneau, le recteur et plusieurs professeurs de université La val, le grand vicaire Cazeau, l'abbé Auclair, latobe Racine, le P.Beaudey, SJ, les Pères Oblats, de Saint-Sauveur, l'abbé Pilote, supérieur du collège de Sainte-Anne, l'abbé Aubry, des Trois-Rivières, des militaires en costume, un grand nombre de dames, l'abbé Horaun, le premier principal de Ve cole normale Laval, NM.les professeurs Toussaint.de Fenouillet, et tous les professeurs et clèves de la nouvelle institution.Myr Baillargeon prononea un discours plein de tact et d'à-propes qui fut beaucoup remarque Laub Horan se surpassa, et le bon M.de Fe nouillet, dont Lt mort, loin de sa belle Provence.inspira plus tard de si beaux vers à Octave Cre wazie, mort, loi aussi, sur la terre d'exil, M.de Fenouillet, dis-je, lut des puyges où se révélait su double qualité de peuseur et d'écrivain.Home semble encore entendre des premières paroles dece discours prononcé d'une voix grave et vibrante : \u201cQuand le plus grand géomètre de l'antiquite, Archimède, disait avec toutes les tiertés de sou génie : icon me donne un point d'appui tjr sou léverai le monde, il sortait des conditions de hy pothèse et de l'humanité, il se heurtait à litmpos sible tear Dieu seul soulève les mondes, parre qu'il est seul la puissance infinie.\u201d M.Chauveau était alors à l'apogée de son talent PABÈRE Pr ne te d'orateur.Les Inuriers qu\u2019il avait cueillis à Sainte- Foye, deux ans auparavant ceignaient encore son front.le discours qu'il prononça en cette cireons- tance fut vraiment superbe.ll contenait surtout une période sur l'enseignement de l'histoire du Cannda qui fut particulièrement applaudie.Faisant allusion à cet eusciguenient et au site historique occupé par l'école norniale, l'orateur s'éeria «Et l'histoire ! L'histoire est partout : autour de vous, au-dessus de vous ; Du foud de cette vallée, du haut de ces montagnes, elle surgit, elle
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