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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 8 octobre 1892
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
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Références

Le Monde illustré, 1892-10-08, Collections de BAnQ.

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[" MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS : UME ANNEE, No 110 SAMEDI, S OCTOBRE 1592 ANNONCES: Wan.E00 + = - Six mors.$1) - ne een ; La ligne, pur ansertion - - - - - 1U cents Quatre mois, B1.00, payable d'avance | BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - - J cents \u201cdu dans ls dépôts - - Trente Ta cop BU aux, to, PEAU EJACQUES-CARTIER.MONTRÉAL.Tarif spécial pour annonces a long terme LS ; ie NV Er To i $ Hy ws 5 A Pho RTL ir ! ul Ge qu HH) i, aii VOYAGE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRAN( AISE EN SAVOIE- RENCONTRE DU Kol DK GRÈCR ET DE M.CARNOI 204 LE MONDE ILLUSTRE MONTRÉAL, * OCTOBRE 1892 SOMMAIRE TEXTE -Entre-Nous, par Léon Ledieu.\u2014 Carnet du Monde Lilustré, pur Jules Faint-Klme.Fable: Le renard et l'ours, par le Rév, F.-N.Barque, \u2014 Le 4me centenaire de l'Amérique ; Christophe Colomb, par Jules Saint Elims.\u2014 Nouvelle : Mon docteur, par Mathias Filion.- Le cholérs en Russie et les processions religieuses -Notre nouveau feuilleton.\u2014Primes du mois de septembre.Les revenants de Port-Royal.Notes et faits : Définitions humoristiques : Vari tés théatrales : Hutoire de la table : Impiété panie.\u2014 Corbett et Suilivan.\u2014 Propos du docteur : Le corset, par le Dr Ambo.\u2014 Pensées sur les femmes Nouvelle : À toute vapeur, par Louis Mesnard.Feuilleton : La Balle Ténébreuse (suite), par Jules Mary.\u2014 Jeux d\u2019esprit et de combinaison : Problèmes d'Echecs et de Dames (naveres, \u2014Voyage du Président de ls République francsise en Savoie : Rencontre du roi de Grèce et de M.Carnot.-Le choléra en Ru-sie : lrocession daus les rues de Saint-Pétersbourg pour conjurer l'épidémi».\u2014 Le quatrième cen'ensire de la désou- verte de l'Amérique : Colomb dana les chaines à bord du Gorda ; La cathédrale de la Havane « ù Colomb est inhumé ; Monument de \u2018\u2018olomb à Gênes ; Colomb exp'iquant ses plans : Retour du découvreur auprès de Ferdinand et d'Isabelle.\u2014 Portraits de Sullivan et de Corbett.Panes Mensueces où Monoe lLiusTpe lre Prime - .$50 2ème \u201c ce.25 8me \u201c\u201c 110 15 4me \u201c Coe 10 5me \u201c\u201c .5 éme\u201c .4 Tme \u201c Cee 3 8me \u201c vee 2 86 Primes af1 .86 94 Primes $200 Le tirage se fait chaque mois, dans une gall publique, par trois personnes choisies pa l'assemblée, Aucune jrme ne sera payee après les 30 jours qui suivront le tirage ce chaque mois AU PUBLIC M.le capitaine A.Johnston est autorisé à prendre et collecter des ahonnements pour Le Mospe ILLUSTRE.SNARE OE snmy ! 1792!! Quel nom, quelle date ! ! Il y a eu cent ans, le mois passé, l\u2019armée républicaine française, commandée par Kellermann accomplit un des plus grands faits d'ar- Ines, des temps modernes, en battant les Prussiens et les Autrichiens cualisés.Il y a cent uns, aussi, que la République Française fut proclamée.Les Canadiens qui aiment sincèrement la France, etil s'en trouve un certain nombre, salueront avec respect ce double centenaire de deux grands jours.*,* Ce fut une rude bataille que celle de Valiny.Les alliés étaient 100,000, les républicains à peine 60,000.Les premiers étaient de vieilles troupes aguerries, les seconds se composaient de LE MONDE ILLUSTRE jeunes gens enrolés à In hâte, des sarrtiers, des tailleurs comme les appelnient dédaigneusement les émigrés.Ces savetiers et ces tailleurs se conduisirent en héros et sauvéèrent la France.On s'était battu depuis le matin et, vers quatre heures du soir, le sort de la journée n'était pas encore décidé, quand Kellermuann s'adresse à ses sol dats «Mes amis, leur dit il, le moment de la victoire est arrivé, laissons avancer l'ennemi sans Grer un coup de canon et chargeons à la bauomnette.\u201d L'armée, toute frémissante de patriotisme, répond par les cris mille fois répétés de Fire Je Nation.Vice le Nation ! répond Kellerman en mettant son chapeau à lu pointe de son sabre, et aussitôt les soldats de limiter, en agitunt leurs chapeaux au bout de leurs batonnettes et en faisant de nouveau retentir les airs des cris de Vire la Nation ! A ces clumeurs enthousiastes, l'ennemi, étonné, s'arrête, > La victoire est à nous ! \u201d s'écrie els lermann, et protitant habilement de cet instant de stupeur chez les ennemis et d'ardeur parmi ses soldats, il fait redoubler le fer de l'artillerie sur la tête des colonnes prussiennes, dont la fluctuation révèle le désordre, et bientôt de nouvelles décharges les forcent à reculer, tandis que nos soldats, emportés par un élan irrésistible, précipitent cette retraite.\u201d A sept heures, les Prussiens et les Autrichiens étaient en déroute.\u201c Valmy fut la première réponse que la République fit aux provocations et aux prétentions it sensées de la coalition.Les ennemis avaient envahi la France en vainqueurs qui se partageaient déjà ses dépouilles, et ils sen retournaient en mendiants.\u201d *2* La République avait été proclamée le 21 septembre 1792, et c'est le lendemain qu'eut lieu la bataille de Valmy.Cette fin d'année fut une des époques les plus brillantes de l'histoire de France ; les victoires se succédèrent, la carte de l'Europe fut bouleversée et leurs effets furent prodigieux.\u201c Le droit, dit Michelet dans son magnitique langage, le droit marcha aux redoutes et les emporta.Il entra avec les nôtres dans les rangs des vaincus.La liberté, en les frappant, les émancipa, elle en fit des hommes libres.La France sembla avoir frappé moins sur eux que sur leurs fers.Les Belges furent affranchis d'un coup.Les Allemands firent leurs premiers pas dans une carrière nouvelle ; leur défaite de Jeuimapes fut l'ère de leurs libertés.L'épée dont frappait ln France, au lieu de blesser guérissait les peuples.Touchés du fer, ils s\u2019éveillerent, remerciant le coup salutaire qui rumpait leur fatal sommeil, brisait 'enchantement déplorable où, pendant plus de mille années, ils languirent à l\u2019état de bêtes à brouter l'herbe des champs.\u201d Inutile de dire que ces centenaires ont été fêtes dans toute lu France et ses colonies d'une manière grandiose.*,} Nous pouvons à peine nous faire une idée de cette époque étonnante qui a bouleversé le monde.Aujourd'hui, toutes les inégalités ont disparu, la loi ne fait plus aucune différence entre les citoyens, Elle n\u2019admet ni privilège en matière d'impôt, ni droit d'aînesse, ni droit d'un propriétaire sur un autre, La noblesse n\u2019est plus reconnue par la loi, Il n'en était pas ainsi autrefois, les libertés dont nous jouissons ont coûté bien du sang, et beaucoup de gens ignorent ou paraissent ignorer qu'autrefois nos pères n\u2019avaient même pas la liberté de conscience.+ L'Etat, étant souverain, dit Neignobos, avait le droit de régler la religion A ses sujets ; aussi, dans la plupart des pays, était-ce un principe qu'aucun habitant n\u2019avait le droit de pratiquer une religion autre que celle «de l'Etat.Ce principe était appliqué rigoureusement aux deux extrémités de l'Europe : en Espagne et en Italie par les Etats catholiques, en Suède et en Ecosse par les Etats protestants.Ce principe fut reconnu expressé r\u2014 ee EE Pres mm ment en Allemagne ; on le formulait ainsi : + \\ qui le pays, à celui-là la religion.\u201d \u201c Dans les deux traités qui terminèrent les deu guerres de religion allemandes (paix d\u2019Augsbour.de 1555 : paix de Westphalie de 1618), il étais dit que chaque Etat (prince où ville) a le droit « choisir sa religion et de l'Époser à ses enjets, | liberté de conscience dont il est question dans le traités est la liberté de prince, non celle des hada tants.L'empereur n'a pas le droit d'empécher vw prince de se faire catholique, luthérien ou ealvi niste à sn volonté ; mais les sujets n'ont pas 1.liberté de pratiquer une autre religion que leu prince.Si leur prince change de religion, ils n'ont même pus le droit de garder leur ancienne rel gion, il faut qu'ils changent en même temps qu lui.Les sujets doivent même changer non seu lement de religion, mais de secte ; les habiteunt- du Palatinat ont passé ainsi trois fois du luther nisme au calvinisme.La plus grande partie d l'Europe à vécu jusqu'au MINe siècle sous cer gime.\u201d Ce sont les victoires de la République français.qui ont surtout contribué à renverser cet état choses.+2 Depuis cette époque, la révolution, dont 1.nom fait encore peur à quelques uns, est a beta permanent chez tous les peuples, quoique d'uru manière beaucoup plus pacifique ; les sciences an transformé et transforment chaque jour l'industris le commerce, l'agriculture.Nous mêmes, et c'est l'exposition de Montres qui vient de le prouver, nous sommes en pleine © volution agricole.La nourriture des bestiaux au moyen de Ten lage produit des résultats étonnants et tend a - généraliser de plus en plus.Ceux qui ont adoje- ce système font de bonnes affaires : les autres qu suivent la routine se plaignent de la triste situa tion de l\u2019agriculture, déplorent leur sort et finirer- un jour par abandonner leurs terres, sans compren dre que c'est parcequ'ils n'ont pas voulu suivre progrès qu'ils ont été broyés par lui.Tien est ainsi, du reste, en tout.*,* Nous sommes peut ètre an la veille dur autre révolution du genre .en spiritueux.[es contrebandiers et les chimistes du Carzus.suivent, avec la plus grande attention, les travaux de ln Commission Royale qui fait la fancuse on quête sur la consomination des alcools, et attendent avec impatience une décision favorable a leur affaires, c'est-à-dire telle qu'elle puisse amener une loi prohibitive, Les contrebandiers fuisaient fortune, la chose est évidente, mais, sans qu'ils sen doutent, les chitiistes pourraient bien contrecarrer leurs pre jets.Le jour où le blocus continental a été déclare en France, on s'est demandé avec inquiétude si les Français pourraient bien se procurer du sucre : ce sont les chimistes qui ont résolu lu question, et c'est de là que date l'industrie de la betterave.Quand la prohibition sera déclarée chez nous, chacun fabriquers son whiskey où son cognac, 7 l'aide de nouveaux procédés qu'un chimiste ne tar dera pas à trouver.Et, du reste, dans l'état actuel de la science, à est très facile de fabriquer des aleools, veux ddéstil lation, c'est-à-dire de manière à tourner la loi et a se moquer du lise et des douaniers * Les fumistes font toujours des leurs.Un journal français raconte l'aventure suivante : L'autre jour, dans un café, M.Charles Ange.boucher, pariait cinq cents francs qu'il entrerait avec le dompteur Lorange dans ln cage aux lion.Le pari était tenu par M.Maitre, conseiller d\u2019ar rondissement.Ex soir venu, une foule nombreuse arrivait à le ménagerie.A neuf heures, M.Ango entra, en effet, dans la cage avec le dompteur.Seulement, ils y étaient seuls.Et les lions ?crient des voix. Messieurs, dit M.Ango, j'ai parié que j'entre- duns la enge avec le dompteur.J'y suis.croit aux animaux, il n'« pus été stipulé qu\u2019ils y pion dent ! !! En France on guillotine ; on pend en Ca \" poupee, Décidément, les jours fout comme le ; irreau.Pourquoi ! Hs raccourcissent.mids.Vs allongent.\u2026.les deux réponses sont» raies, LE Gb work.En parlant, l\u2019autre jour, de M.Roy, eur de musique, qui vient de remporter le mier prix d'un concours d'astronomie à Paris, ; dit que l'heureux concurrent était d'Ottawa : «une erreur, M.Roy est de Québec.Plusieurs Québecquois qui m'ont écrit à ce su Dont eu raison de protester et de revendiquer ct bien.L.LL 0 cn CARNET DU \u201c MONDE ILLUSTRE salut à notre jeune confrère nouveau venu : de terrier de Chicago, 11 se dit fondé pour promouvoir les intérêts frangais au sein de Le Sree iv l'ouest © dans les élections en cours et lors de exposition prochaine.La mission est digne et rgane vaillant.Plein succès à ses efforts.+ + * PELITE POSTE BN FAMILLE.(6 Slontou, Sue LL fuadmissible ce premier envoi : mille regrets, Ce pendant ily a du bon : travaillez et risquez encore, « véussirs, M.Régis R.Otaewa, -Carte préparée à bien \u201cot l'article, qui intéressera les lecteurs.ithe rte, Montréal.Votre idde a du bon, vraiment.Aussi, LE MospE ILLUSTRE he renonce t il pas du tout à y donner suite.Cane pourrait etre, de fait, que bien agréable aux lecteurs, surtout quand on arriverait à leur montrer, dans le plein jour qui lui convient, la gentille personnalité qui se dissimule derrière ce cachenez gracieux.votre nom de Gilberte.+ + + Le Cercle Ville-Marie, la brillante académie des jeunes Canadiens-français catholiques de Mont réal, nous a de longtemps habitués à des soirées littéraires de haute marque, où il convie assez ré gulièrement su clientèle distinguée.Voilà que, cette fois, il annonce, pour mercredi prochain, le 12 octobre, au soir, un festival de choix.C'est le Révd Père Gaffre, des Frères Précheurs, déjà si lien connu partout, avec une conférence sur Chris tophe Colomb, pour commémorer le quatrième cen tenaire, Nous ne doutons pas que l'élite dela societé française de Montréal n'y fasse salle comble.Les sièges sont réservés et les billets pourront bien faire prime.Hy ade quoi.Noms souhaitons a chacun de nos lecteurs, amateurs, lu bonne fortune de par ticiper à ce régal littéraire.+ * * Sous la direction du professeur Elie Chamoux, lex éditeurs de musique Desmarais & Belair, 10, Place Jacques Cartier, publient mensuellement quelque charmante romance ou chansonnette, sous ce titre général, fort bien justifié par le choix : \u201cLes succès parisiens \u201d.La livraison du mois d'octobre vient de nous arriver, et cette gentille romance intitulé \u201c Ouvrez vos blancs rideaux ! tient.toutes les promesses qu'avait faites sa devan LE MONDE ILLUSTKE cière : \u201cSi les femmes savaient ! \u201d.Tous nos compliments pour cette popularité de bon aloi donnée aux œuvres musicales qui le méritent et nos grati- tucles aux habiles éditeurs, Leur ateliers d\u2019impri- rie de musique encore tout nouveau, à déjà produit des œuvres de grand mérite, comme lu messe de Requiem de l'abbé Bourduas, par exemple, le distingué maître de chapelle à Notre-Dame, le chansonnier $ Le plaisir nu salon \u201d, ete, ete, Souhaitons plein succès à leurs travaux, pour l'avancement de la musique nationale, Car, à ne pas s\u2019y tromper, on peut dire,en face de certaines révélations musi- eles, qu'il y a des trésors d'harmonie encore Intents chez les nôtres : la facileté d'édition qu'offre à présent ln maison Desmarais & Belair sera peut-être l'occasion d\u2019une éclosion musicale qui réjouira tous les vrais amateurs.* ¥ * La vaillante revue des jeunes, Le Gla (%), où nous suivons avec plaisir les productions de quelques-uns de nos collaborateurs, continue bra vement son œuvre, inaugurée en juin dernier.Chaque quinzaine la voit croitre en âge, eu si vesse, en forces.et en intérèt.Si la perséve rance progressive, dont elle a fait preuve jusquiici, continue de briller en elle, son zèle finira bien par triompher, on peut l'espérer avec elle, de l'apathie coupable, trop générale chez nous, en ce qui con- cevne le progrès des lettres, Son ambition n'est pas grande, à la vérité : ces jeunes travailleurs ne veulent que se former au combat et opérer la parcelle de bien moral dont peut leur être dévolue La tâche, mais leur effort est solide et capable de vaincre, Un seul coup d'œil sur le sommaire de sème livraison, qui nous est venue avec les der tiers jours de septembre, fera voir qu'ils ont des moyens pour réussir, On trouve dans ces trente-deux pages de quin- saine la revueest bi-menstuelle des contributions variées, comme suit Revue w'nérale, par Jules Saint-Elme, Henry «de Tonty, par Benjamin Sulte.\u2014Au \u2018élencur, poésie) de Léon \u2018== de La Morinerie.\u2014Pourquoi si triste, Pedro.Les \u201civres : Le Cour, de Chs Fuster, par Jean Ri al Aux bois, (poé-ie) par Mari-Louise \u2014(Correspon- aadlance, X.N.Tablettes du savoir, J.A.Chaussé.23% Gerhes de modeles, (poésies) reproductions «de Pam phile Lemay «t Andre Gérard, \u2014Feuilleton : Le cvime +, des Bruycres, par Jean Rival.Cueillettes i travers v* journaux et Revues, Passim.-Glanures d\u2019échos et à rumeurs, Pierre et Jacques.\u2014 Supplément : Uéleate F (nouvelle acadienne), par Louis Tesgon, Tous ceux qui 766 nf devraient se procurer l'agre- ment de suivre les développements de cet intéres sant + Recueil Littéraire des Jeunes.\u201d Jenks Sates, FABLE LE RENARD ET L'OURS Un renard, pieux personnage, Tout au service du seigneur, Faisant ouvrage sur ouvrage Avec une indicible ardeur, Un jour, parmi les siens, tombe en grande détresse : Car il fallait bâtir temple, autel et maison : ft lui, voyait avec tristesse Que les pores de son canton Ne pouvaient aussitôt lui fournir la richesse, L'argent indispensable en telle vccusion, Que faire ?se dit-il : car ma vocation Me déten« toute œuvre servile.Kh * bien, j'irai d'un pas agile, d'urai résoliment parcourir tous ces bois.Où piysans et villageois, Connaissant la terre fertile, Sont venus fixer domicile, l'ar centaines, de tous les licux, Et s'engraieser à qui mieux mieux.V'irai leur demander l'obole d'assistance, [eur ferai mettre daus ma main La picuse part de leur gain Qu'\u2019un motif de reconnaissaëee Doit réclamer pour Dieu qui les traite si bien ! Aussitôt fait que dit, et renard en campagne.Un autre renard l'accompagne : Tous deux fort adroits et prudents, Rusés, subtils, insinoants, Ayant manidres engagesntes (*) 1588, rue Notre Dame : $2.00 par an, Et discours des p\u2018us éloyuents, Racontant histoires plaisantes, Chantant des chansons ravissantes, bref, ayant toutes jualités Pour réussir en cette affaire.Avec un tel talent pour charmer et pour plaire, Ce fut fête, succès, gloire de tous cotés, Pous lc renard et son compère.Léopardu, éléphants, lions, loupe, cerfs et daima, Emerveillés de tant d'adresse, Riaient, se pamaient d\u2019allr yresse, Et venaient à l\u2019envi déposer dans leurs maitis Des offrandes «le toute espèce lle remportèrent donc un immense butin ! Or, dans le mème temps, on vit maitre Martin, N.cessiteux d\u2019une autre sorte, Ours des plus mal léchés, comme chacun rapporte, Ne mettre aussi sur le chemin.Il s'en allait sentir, gratter de porte en porte, Croyant, dans sa simplicité, Ou mieux, dans sa stupidité, Qu'il aurait le mème avantage Que le précédent personnage.Sans en avoir, hélas ! la moindre qualité.Il était lourd, badaud, sans esprit, sans ressource, Allait tite basse en sa course, Ne savait rime pour chanter, Aucune histoire a raconter, Bref, rien ponr amuser et plaire.Ft que dire de son compère * Un autre ours était avec lui, Pareille horreur, pareil ennui.Il arriva ce qu'on en pense : Le couple hargneux fut éconduit.** Arricre cette hideuse engeauce ! Haro sur les oursons \u2018 \u2018\u2019 fut le cri général ; Os se crut en plein carnaval ! Nos deux penauds alors, d'une allure comique, Saisis d'une frayeur panine, Plus vite qu'ils n'étaient venus, Se sauverent, tout dépourvus.Et pour exercer sa vengeance, Maitre Martin, fort irvité De cette impardonnable offense Faite « l'aursonne majesté, T'int ce discours : ** Non pas si bite ! me verra plus en telle mission.Mourir plutot que je ne quète En si détestable canton ! Hs veuleut histoire et chanson, Que ce soit jour de grande fête : Eh ! bien, j'en jure par ma téte,- Ce serait trop indigne,\u2014non, Je ne veux pas, je le répute, M'abaisser de telle façon.Moi donc ! entreprendre de plaire ! Quelle besogne ! quelle affaire ! Ni l'agrément est nécessaire Avec la science et la raison, C'est une aboniination.Il faut vraiment être sordide Comme cet indigne renard, Flatteur, filou, traître, bavard, Pour remplir escarcelle vide À force d\u2019eaprit et d'égard.Poli, dit-on.Quelle dis,srace \u2018 C'est bica plutot se dégrader.Au milieu dc la populace, Aller, trainant une besace, Et rire, chanter, gambader, Quelle \u201cpouvantable bassesse On ne L'ours, cu besoin de s'excuse: Sur son manque de gentillesse, Préférait blAmer ln sagesse Dont il ne pouvait point user, N'en avant pas à proposer.C'est ainsi qu'i travers le monde, Les sots les fous, les malotrus, Dans leur ignorance profonde, Dans leur malice furibonde, Condamoent l'esprit, les vertus.Les plus glorieux attributs, Et leur lancent leur Lave immonde.Is porent partout ici-bas En régenteurs du savoir-vivre.Les insolents t.Nv faut il pus Les fuir, non, plutot les poursuivre.Les combattre jusqu'au trépas * Prions le Ciel qu'il nous délivre De cet odieux embarras.Et puis, moquons-nous sans scrupules, De ces êtres si ridicules, Envieux et jaloux, vains, stupides et fats : Fort Kent, Maine. 986 LE 4cuc GENTENAIRE DE LAMERIQUE CHRISTOPHE COLOMB ous l'avons dit, le MoxbE ILLUSTRÉ tient à faire su large part pour célébrer dignement la mémoire de ce grand événement histo rique, qui excite à si bon droit notre intérêt le plus vif, à nous tous du Nou- veau-Monde, Au nom de la race française de ce continent, dont nutre journal est bien près de se trouver le seul organe illustré, nous voulons donner les détails les plus complets possible et les plus intéressants sur le Découvreur immortel dont des centaines de millions d'hommes acclament le nom, à l'heure présenté.On ne s'étonnera donc pas de nous Voir consacrer, encore cette fois, de nos pages à Christophe Colomb.Où est né le grand homme, on ne le sait pas.Nombre de petites villes, comme pour le chantre de l'Odyssée, en Grèce, se disputent l'honteur de l'avoir vu naître.Cogoletto, près de Gênes, semble, entre toutes, être sa patrie.On y voit une maison modeste, sur les murs de laquelle se lisent ces mots : * Halte, voyageur.C'est ici que Colonib à vu le jour.Pour le plus grand homme du monde, quelle petite maison * Tl n'y avait eu.jusqu'à lui, qu'un seul monde : il y en a deux, dit il, et il le prouva.\u201d Monuiuent de Coloml à Gènes Quoiqu'il en soit, du reste de l'endroit exact où il naquit, il est certain que Colomb appartient bien réellement à lu race génoise.Aussi Gênes, l'antique métropole, peut être fière de sa gloire incontestée et elle à bien fait de le proclamer hautement et par le monument quelle a deve à la mémoire de son illustre enfant, et par les fêtes internationales, si belles, qu\u2019elle à données en son honneur.On ignore l'année de sa naissance, mais ce qu'on sait de lui, c'est qu'il fut étudiant à l\u2019université de Pavie, et que, à l'âge de quatorze ans, il s'embarquait déjà pour ses longs voyages de mer.De ces premiers voyages Colomb à pu dire : \u201c Sur toutes les eaux qu'aucun vaisseau a jamais sillonnées j'ai vogué à mon tour.\u201d De ces voyages et d'études consciencieuses et prolongées auxquelles il s'était livré, par inclination, dès sa première jeunesse, Christophe Colomb avait acquis la certitude que la terre avait In forme sphérique et qu\u2019il existait sûrement une autre hémisphère que celle déjà connue.Tl soutint cou- LE MONDE ILLUSTRE rageusement, et fidèlement vette opinion, chez lui bien arrêtée en dépit des sarcasmes des docteurs de Nalamanque qui déclarèrent irréatisable son dessein de découvertes et incroyable \u201c cette folle idée de l'existence d'antipodes ; d'êtres marchant la tête en bas : d'arbres croissant avec leur fouil- lage suspendu dans le vide : de pays où il pleuve ou neige de bas en haut et autres anomalies, qu'ils prétendaient même contraires aux données de la Sainte-Ecriture.Les contemporains de Colomb ne surent jamais lui rendre justice.C'est Voltaire qui a éerit : * Lorsqu'il promettait une hémisphère nouvelle on xoutenait qu\u2019elle ne pouvait exister, et lorsqu'il Feut découverte on attirma quelle était connue de puis longtemps\u201d Colomb expliquant es plans Rebuté une première fois par Ferdinand et Isa belle, alors occupés à chasser de leurs royaumes de Castille et de Léon les Maures, jusques en Afrique, Colomb s'en alla, découragé, frapper à la porte du couvent de La Rabida, tenant par la main son fils Diego encore enfant, pour y demnn der asile et soutien.Ayant été accueilli, il ren contra la Juan Perez de Marchena et Garcia Fer nandez, qui devinrent ses amis et des aides puissants à ses efforts.11 voulait partir en France, chercher meilleur accueil à la cour du roi très chrétien qu\u2019à celle de leurs Majestés catholiques : ses nouveaux amis l'en dissuadèrent.Perez, très passionné pour la géographie, et qui avait été confesseur de la reine isabelle, se constitua inédiateur, et après quelques insucees encore, finit par obtenir d'elle et de Ferdinand leur royale protection pour l'audacieux et entreprenant naviga teur.Celui-ci fut mandé à la cour, à Santa lé, ie 14 avril 1492 et obtint les conditions qu'il désirait pour son entreprise : à savoir qu'il serait fait ami ral sur le champ, qu'il aurait la vice royauté des pays qu'il pourrait découvrir, avec un dixième des gains qui en résulteraient, par commerce où con quête, C\u2019est au petit port de Palos que la flottille de Colomb quitta la terre d'Espagne, en ce mémo rable vendredi du 3 août 1492.Lorsqu'ils perdirent de vue le pic de Ténériff, ce dernier avant poste du vieux monde, les mate lots de Colomb virent le ciel en flammes et lu mer rougie comme si elle eut roulé des flots de sang.Pour ces esprits superstitieux c'était un presage de malheur, contre lequel eut grand'peine à réagir toute l'éloquence du vaillant amiral, Mieux que ces détails préliminaires, où contait le reste du premier voyage de Colomb, avec ses frayeurs et ses espoirs, ses angoisses et ses joies, la révolte de ses marins et sa magnanimité résolue qui rétablit le calme, sa confiance sans horne qui ne sollicite, comme extréme faveur avant de s'abandonner à la vengeance des mutinés, que trois jours de grâce, bien assurée du succès.Et puis, après, retentit dans l\u2019histoire le cri su blime, inexprimable : * Terre, terre ! \u201d Le nouveau monde, pour la première fois, apparaissait à un «il européen, le 12 octobre 1492,-\u2014 il y aurn quatre cents ans le 21 octobre 1892 4 cause de la nouvelle chronologie Qui dira la joie immense que ressentit alors Pimmortel Réveur,\u2014comme le nommaient ses envieux ! Ses actions de grâce aux Tout-Puissant, qui avait soutenu et béni l'effort de son génie, durent être sans bornes comme sa reconnaissance.La prise de possession effectuée, selon le rite catholique, en plantant In evoix et l'étendard espa- guol, Colomb s'en va rendre compte de sa mission.Par un gai matin ensoleillé du printemps de 1493, on vit rentrer dans le port de Palos un biti ment désemparé par la tempête.Colomb est de retour ; et toute l'Espagne est frappée d'étonne tent, car on croyait le Découvreur depuis long temps enseveli au fond de l'océan avec toute son expédition.Mais il revient, chargé de riches tré sors, ét révèle au vieux monde un monde nouveau.De Tor, des nrmes singulières, des oiseaux, des bêtes inconnus, et surtout neuf indigènes qu'il a amends pour les faire baptiser, voilà les trophées de sa victoire.Aussi l'accucille-ton en triomphateur ; on le comble d'honneurs ; on en fait un grand d'Es pagne.Et cependant, Coloml garde partout cette piété, cette douceur, cette bienveillance envers ses compagnons, cette prudence consommée qui sont les traits distinetifs de son noble carnetère.Heureusement le grand chrétien est prêt à faire face aux plus dures épreuves comme à cette trou blante prospérité : car, en effet, le vent va bientot changer.La jalousie envieuse lé poursuit de ses rancunes misérables, IT n'est pas plutôt reparti pour aller prendre possession de son gouvernement vice-royal que de vils courtisans s'acharnent à sa perte.Ou va mème jusqu'à faire envoyer un es pion pour lui créer des difficultés, et ce lâche, ce traitre aventurior, Suns raison comine sans autorite, dépouille de ses fonctions l'auguste vieillard ca Colomb est devenu un vieillard le jette dans les chaînes au fond du forde qui ramène ainsi, charge de fers, à l'Espagne, celui qui l'a dotée de tout un monde, Cen était fait de Colomb cette extreme épreuve anéantissail ses énergies, paralysait ses efforts.On lui offrit bien vite sa liberté person nelle, il refusa : on lui avait ravi son bien le plucher, l'exercice de sa libre volonté.Plus tard, il céda bien aux instances de Ferdi nand, aux larmes d'Isabelle et fit encore, malgr son grande âge, deux voyages vers les terres d'A merique, ris il n'eut plus l'enthousiasme de ses premières traversées.ll explora cependant un peu ces terres vierges qu'il avait découvertes, mai il souffrit toutes sortes d'épreuves et de contrarie tés jusqu'à se voir refuser la permission d'abriter sa flotte battue par la tempête dans le hâvre d'une ile dont il avait lai mème révélé l'existence.Abattu, découragé, vaineu partant de déboires, il revint en Espagne, cetteingrate patrie adoptive qu'il avait enrichie et glorifiée et qui, pour tout cela, ne lui donna qu'un tombenu.Retour du D'couvreur auprès de Ferdinand ot Isabelle En effet, lorsque fut morte la magnanime Isa belle, sa protectrice, peu de temps après son der nier retour, Ferdinand, oublieux, laissa Colomb finir ses jours daus l'obscurité absolue et l'excessive pauvreté.Entin, le corps ruiné au service de son?pays, le ay blessed par tant de fausses promesses et de asses intrigues, Fame endolorie en face de l'indif- pirouce et du mépris qui l'accablaient, le découvreur mourut le 20 mai 1506.Pas plus que Colomb n'avait goûté de repos pendant sa vie, ses dépouilles mortelles ne con: arent de tranquillité après sa mort.10 osrore \"mage.de\u2018 vraud \u201clou\u201d He cet duvet eueréaget en ja Urme } aremeusesnre 4 muette Hé a l'ombeau «le Colomb, daus la cathédrale de la Havane tnhumés d'abord à Valladolid, ves restes pre cieux furent transportés d'abord à Séville, au monastère de Las Cuevas.De là on les amena, dans in suite, à Hispaniola (Saint Domingue), ot ils furent déposés dans la cathédrale, Aprés la con.quite de cette Île par les Francais, le corps du vand Génois fut porté à la Havane, et c'est là, dans la cathédrale, à l'abri de ce monument que nous illustrons, qu'il repose encore aujourd'hui.Xi les contemporains de Colomb lui ont refuse la gloire en proportion de ses immenses merites, lu revanche que prend la mémoire de ce grand hagune est splendide, à présent.Cette solennité univer- \u201celle qui va avoir pour centreet pour foyer lex position Colombienne de Chicago, vie rester comme un monument impérissable et digne des hauts faits accomplis par ce sublime chrétien.Les d'a VC Svs a DOCTEUR \u2014 MON Liar un bel ef gros homme que le docteur, le gros doe- teur die mon petit village.A la heaute de Ia femme il joignait la souplesse de l'homme : il avait des yeux nnggéliques ct un bras de fer.Amateur d'armes, il rev enait toujours victorieus d'un exercice au fleuret avec sun bambin de six ans.Nageur cmérite, il descendait 1a rivière sur une lon- gueur de six milles.en voiture, sur la grève.Chasseur des plus adroits, il revenait toujours avec un carnier rempli de canards.tués dans l'étang du troisième voisin, et, pas plus fier pour tout cela, il avait le don de persuader aux gens que c'était des canuls sauvages.Nous ne dirons rien de ses pêches merveilleuses, il y n trop de secrets dans ces petites excursions.Parlerons-nous de ses mœurs, elles étaient exenr plaires.Pour un homme tempérant, c'était un homme tempérant, ne buvant jamais.Ah! jamais, sans doute ily avait bin le petit coup \u2018l'appétit, trois ou quatre fois par jour, et puis LE MONDE ILLUSTRE quand un muni venait, où lorsqu'un client puyait sa note, il no fallait pas être grossier, un médecin est un homme, apres tout.D'un caractère aimable, d'une humeur gnie, ayant parfois de petites colères, de très courte durée, ce brave médecin était universellement estimé dans la paroisse, et il l\u2019est toujours, car il vit encore le docteur, le gros docteur de mon petit vil- Inge.Il devra y lnisser ses os, si vraiment il y a des os sous cette masse de chair pétrie d'intelligence et d'esprit.Qui aurait pensé qu'un homme de cette trempe pût avoir des émotions, souffrir, pleurer.On aurait cru la chose impossible, et bien c\u2019est vrai, j'ai vu oui, j'ai vu pleurer le docteur.Des larmes feintes ?Non! Une douleur simulée 7 Non ! lu cause du mal était trop vive, c'était à propos d'une.mais allons-y méthodiquement, C'était un dimanche, je trouvai le docteur affaissé dans un grand fauteuil, les bras en suspens, lu figure pile, les traits décomposds, Vous êtes malade, pour un médecin ce n\u2019est pas permis.- Malade, non, nuvis je souffre, et de sa grosse main potelée il montrait son cœur, ce pauvre cœur qui battait violemment.Comment, vous * Je ne comprends pas.Elle w'a trahi, ils m'ont trahi.oh! les laches cee.Joe wai pas le cour sensible a lexeds : je suis aussi fort que le commun des mortels, et, dans ma cavrière, j'ai maintes fois l'occasion d'assister à des spectacles navrants, de voir couler des larmes amères, d'entendre des cris perçants venant d'un coeur blessé, J'ai bien connu aussi les souffrances de l'amour trompé, j'ai vu un amant se briser le crane d'un coup de revolver, jai vu un malheureux se précipiter dans le fleuve pour y laver la plaie saignante de son cœur, et pourtant, en voyant le docteur affaissé, cerasé sous le poids d'une dou leur qui me paraissait Lnmense, J'ai souffert à mon tour, car je craignais de deviner la vérité.Brus quement je lui saisis la main Noyons, Vous êtes homme, qu'y at-il, parlez ?[rune voix navrante, il me répondit \u2014Elle était si bonne, je l'aimais tant.C'est elle qui me fortitiait, me soulageait lorsque je revenais fatigué, brisé une longue visite aux malades, C'est à elle que je m'adressais, secrètement : mes lèvres pressaient ses lèvres toujours ouvertes, ét c'est avec regret que je voyais le fluide s'évaporer Jentement.Je devenais joyeux, fort, solide, après l'avoir pressée sur mon cœur.Ah ! comme je l'aimais.Aujourd'hui, tout est fini, et, quand je suis arrivé ce matin, trempé jusqu'aux os, malade, énervé, elle n'était plus là, elle m'avait trahi, les brigands me l'avaient enlevée.Ah! les lâches, qu\u2019ils prennent garde, je me vengerai, Vrai, c'était bien vrai, le docteur aimait, et l'oh- jet de son amour s'était envolé, Mais docteur, lui dis-je, vous êtes marié : vous avez une femme, belle et aimante, et vous entretenez un amour coupable et vous regrettez lu trahison.Le docteur se leva brusquement : ses yeux lançaient des éclairs, son poing me wenacait : jamais je ne l'avais vu si terrible.Que veux tu dire ?tu ne comprends done pas.Colle que j'ai perdue, c'est ma bouteille de cognac que des amis m'ont enlevée, et je ne puis en avoir d'autre aujourd'hui, puisque c'est dimanche.Ah\" bah\".LE CHOLERA ET LES PROCESSIONS RELI GIEUSES EN RUSSIE (Voir gravure) L'apparition du choléra à donné dans divers pays un nouvel ossor à la ferveur populaire.En Russie, notamment, dans les villes et les villages, malgré l'avis des corps médicaux, le gouvernement a laissé le clergé organiser des processions et des pélerinages | et, à coup sûr, cette tolérance, 267 si elle ne répond pus absolument aux exigences de la science, qui craignait les agglomérations d\u2019individus, n\u2019a pu, toutes choses considérées, que produire de bons effets, Le peuple russe, si foncièrement religieux, a pu, grâce à ces solennités, vaincre la peur, l\u2019un des plus terribles agents de propagation de l'épidémie.Notre gravure représente In procession qui a eu licu a Saint-Pétersbourg dans les premiers jours du mois d'août.Entre les rangs d'une foule recueillie, le cortège s'écoule lentement.Les dincres, portant les bannières des principales églises, ouvrent la marche ; ils sont suivis des desservants de ces églises et «lu cha-ur qui récite sur un rhythme lent et pénétrant les paroles de supplications redites à voix basse pur les assistants.Puis, viennent les saintes images miraculeuses, portées par des tidèles, et les hauts dignitaires de l\u2019église.La procession, après avoir fait le tour des églises et civeulé dans les voies principules, rentra dans la cathédrale, grossie par le flot des ficlèles, FEUTLLETON NOUVEA A la suite d\u2019un roman aussi empoignant que « Carmen \u201d, celui de nos deux feuilletons qui prend fin avec ce numére-ci, LE MONDE ILLUSTRE HE pouvait entreprendre la publication que d'une histoire plus intéressante encore ; afin de mériter mieux lu faveur toujours croissante de ses nombreux lecteurs.C\u2019est dans cette pensée que nous avons choisi notre prochain feuilleton qui viendra bientôt doubler celui de \u201c La Belle Ténébreuse \u201d, si attrayant déjà.Nous allons donner une œuvre de maître.Elle aura grand succès.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 PRIMES DU MOIS DE SEPTEMBRE LISTE DES NUMEROS GAGNANTS Le tirage des primes pour les numéros du mois de NFPTEMIRE a eu lieu samedi, le ler octobre dans la salle de l\u2019Union Saint-Joseph, coin des rues Sainte-Catherine et Sainte-Elizabeth.Trois personnes choisies par l'assemblée ont surveillé le tirage qui a donné le résultat suivant : ler prix No.il.850.00 2e prix No.2,411.25.00 3e prix No.33,307.15.00 4e prix No.27.104.10.00 be prix No.9.045.5.00 6e prix No.20,324, ,.4.00 Te prix No.3,172.3.00 8e prix No.2124.2.00 Les numéros suivants ont gagné une piastre chacun : 137 4,525 13,120 20,081 28,658 32,420 347 A1v8 13,104 21,169 DS, 043 327,930 5s8 6054 14,453 21,309 29056 33,121 x59 GU94 14757 21,603 29,313 31,591 912 6,213 15,206 22,103 29,350 36,23 1,347 6,862 16,717 23,199 29,357 30,505 1,508 8,102 17,171 24,050 29,620 37,699 2,174 4031 17,102 25,249 29,933 38,081 724 9.291 17,669 2: 597 30,589 138,505 3,469 10,606 17,783 25.640 30959 159,051 4042 10,812 18,106 27,515 30,993 0,141 1,128 11,046 5 97,810 31,148 39,354 4156 11,49 2 27,988 31.822 39,413 £311 12,353 19,925 25,547 32,212 39,555 4,488 12,533 N.B.\u2014 Toutes personnes ayant en mains des exemplaires du MoNDE IuLvsTRé, datés du mois de SEPTEMBRE, sont priées d\u2019examiner les nue ros imprimés en encre rouge, sur la dernière page, et, s'ils correspondent avec l\u2019un des numéros gagnants, de nous envoyer le journal au plutôt, avec leur adresse, afin de recevoir la prime sans retard.Nos abonnés de montant de leurs primes chez 276, rue Saint-Jean, Québec \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Québec pourront réclamer le M.E.Béland, No.[à sAIsRFAREILLE DE Hoo gucrit absolument toutes lv maladies causées par .\u2018impureté du sang, et elle refait lo systère. i as | i wan Li gL.\u2014 p + 1 ; ; 1 EY ; : I _ : pr 1 tr 1659 i CIC oO WL ah 7! n - = a! | .oi) i La ! i EG r i 2 A 2 - ve \\ i | H \"1 : I fl i.ow 0) , a Nis ¥ a | 2 I, : > A».{By , ; = ; Ni ° x A) 5 A ri + Nn _\u2014_ r an 0 * : \\, id UT ne A 5 lé 4 N 15, SE = pa ; a à Fa, 40 \u2014+ xE ; ia # 4 a + iB od \u2019 _\u2014 Le A w LY a 2 > i 2 > * ie IA &.2 we res » = 4 rs N = =~ A Ne \u201cAr > > A > < , ho = = ¢ < JAN § _e z> Lo - = - } Le ly 4 a À >= i : #7 == \u201coe == Z \u201c IX >.X x ay -\u2014 LE CHOLERA EN RUSNSIE PROCEssioN DANS LES RUES dt, FAINI FITERSHOTI« pot t CONTURER LI PIDEMIE te % \u2014 (= IR: 4 A f eo) h = Pr Zo ) : ve.= Lo ; A | A aa vi EN pl lof wk SE ne Jind\u2019 Es oh My Bg | © 1 2) à La He % SE È > a A ea = Vey 53 te Fi « = A | À.; a il | res i , a i.ee coi ny pt se 7 il a\" o Hy + 3 jp == oo JR Sy + ; oi hay > - 1d Ÿ vos 20 = E SR zd ra aaa Hi : ay cid Neg, a Ci Lond pi =n dodo, rey t pe ace : i 3 1% ad TOY at PRIE ahs Ji I \u201c> : 5 ne \u201c pe -& Niue serres - PA EF i fil = JERI :- °1 0 fie.- i K.| ye wil | ji fi vi | pre : i £ |, Hi, \u2018ne û ROR \\ .\u2026 | BY z we a Fi Le i] = hy | if gu A rar | = us Pe 5 1 Zs | LI a \u201cun vf i vue MENU | Pop | i] a ue 7 i ee Pony \u2014 ne.A ga roule a.ALES ee pl s ; > 22 nt oF x5 Ie.Sf im 1.o \u2014\u2014 mars vs 2 SNES mt a ferme Lal x Cul, i SE rr UM oe a vod ar a a! 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Nad M N Ft » ESS No Pac die Pa R AN 4, Ce Re id RS + aed io REY oN LV pots NY = me), nS a ee [NTN el Lee AS Cr) N sur ss = wr, Sd x33 ted gg > SE terre Les qc r= A Xa FE aa he T EN be Ho eR É ma a RSE Er ee we fa) fo Css COULOMB DANS LES CHAINES A HORD DU ** coRbA \u201d LE QUATRIÈME CENTENAIRE DE LA DÉCOUVERTE DE L'AMÉRIQUE 270 LES REVENANTS DE PORT-ROY AL EPUIs longtemps dit un cor respondant du Halitir 1: rald on merapportait qu'une ancienne habitation de la rou te Clément, près d'Annapolis, était hantée, et qu'il s'y passait des choses, qu'on y voyait ces apparitions qui faisaient dresser les cheveux sur la Un honnne sans tète, portant l'uniforme du soldat français d'il y a un siècle et demi, marchait, me disait-on, dans une certaine chambre © une femme aveugle versait des larmes, sur une chaise, puis un grand bel officier montait l'escalier, allait à la porte de ln grande salle, revenait sur ses pas à tu tête de l'escalier, et roulait du haut en has avec un bruit épouvantable.Puis, bien souvent, ou entendait des coups de pistolet, Tout cela arrivait toujours le mème soir, une fois le mots, \u201c'est-à-dire le quatrième jour.Je n'en croyais pas un mot, mais tout de même ces récits fantastiques me taquinaient énormément, et un hon jour je résolus d'en avoir le cœur net.Done, le 1 décembre ISST, déguisé en colporteur, je frappais à la parte de la maison soi-disant hantée et demandais à couvert pour la nuit, ce qui me fut accordé, Sous le prétexte d'être fati- œué et.de m'endormir, je demandai à me coucher, Mes hôtes se jetérent un regard furtif.La femme mnurmura quelques mots a l'oreille de son mari .Je ne surpris que ceci*la grand'chambre dedevant.\u201d Cinq minutes après je me trouvais dans cette chambre, mais j'étais loin de vouloir dormir.Je me déshabillai, baissai la lumière de ma lkunpe et me mis au lit.Il y avait bien deux heures que Jy étais et je commencais à me dire que je ne verrais rien, et que toutes les histoires que j'avais entendu raconter n'étaient que des racontars de vieilles femmes, La porte, que j'avais laissée entr ouverte, fut soudain légérement poussée, et je contrençai à devenir nerveux.J'étais tout yeux et tout oreilles.L'instant d'après je vis une grosse forme s'uvancer vers lalampe.Elle n'avait pas de tête : c'était done le soldat sans tête que J'avais vu.Alors je l'avoue, j'aurais donné mon dernier sou pour étre loin delà.Mais je devais assister à toute la cérémonie.Il faisait noir, et je tremblais de tout mon corps.Cependant je pris mon courage à deux mains et j'allai rallumer la lampe, mais je revius au lit en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.Après une attente assez longue et surtout peu agreable, mon attention se tourna à l'autre bout de la chambre, en face du pied de mon lit.Au lieu d'une vieille femme assise sur une chaise et pleurant, je vis la forme d'une jeune femme.Je ne pouvais lui voir le visage, mais ses habits étaient anciens et étranges.Elle y resta quelques minutes, et elle disparut comme une ombre.J'avais grand hâte qu'il fit jour et j'étais résolu de ne plus jamais chercher les apparitions.Le jour vint enfin, et dès que j'eus entendu le bruit des membres de la famille qui s'étaient levés, je descendis.Je mangeai bien peu au déjeuner.La mnitresse de la maison, voyant que j'étais pâle, me demanda si je n'avais pu dormir.Je lui ra- contal tout ce que j'avais vu.À son tour elle mie déclara que personne n'avait couché dans cette chambre, depuis des années, à cause de la réputation qu'elle avait d'être hantée.Pour sa part elle n'avait jamais vu les apparitions, mais elle était convaineue de leur existence, et quelque temps auparavant elle avait décidé que le premier étranger qui viendrait demander à couvert coucherait dans la chambre.Ces apparitions, me dit elle, se rapportent à une bien étrange histoire qu'elle tenait de sa grand'mère, qui avait habité la maison longtemps avant elle, Il y a environ cent cinquante ans vivait, à Hon- tleur (France), un marchand de pain et de vin, qui avait une bien jolie fille.Sa figure était d'une grande beauté, ses veux bleus, sa chevelure grosse et châtaigne, son teint rose, Elle avait dix-huit ans quand Jean Paradis, l'honune de confiance de son père, avant trouvé le chemin de son cœur, eut te, LE MONDE ILLUSTRE la prome-se de sucmmaun ci etait lier de sa con quète.| l'armi les militaires stationnés dans la ville, se trouvait ut brillant jeune officier, qui visitut souvent l'établissement du marchand de vin : dans une de ses visites, il y rencontra la belle Madeline, c'était le nom de la jeune fille, et it en devint fort amoureux.Use tit inviter par la fu mille et, apres quelques visites, il dit une déclara tion d'amour à la jeune fille, lui offrit son cour, sit main et sa fortune, Bien que Jean ne fat ni riche ni distingué, Madeline laïîmait passionnément, L'utticier apprit bientôt la vérité, cuil s'éloigua ln rage dans le cœur, Elle lui avait avoué ses preferences pour Jean, et cela lUasait blessé dans son orgueil.L'idée qu'on fui préferait un commis le choquait.Peu après son entrevue avec Madeline, l'officier fut envoyé en Acadie avec son régiment, et ste tionué à Port Roval, aujourd'hui Annapolis.A cette époque, la France et l'Angleterre se dispu talent la suprématie cuis cette partie de I\" Amérique du Nord.Madeline et Jean se maricrent peu après, et ils vivaient heureux quand, un jour, le sort désigna Jean pour l'armée, M devint soldat dans la gar nison où était Votlicter, son rival.Jean ne savait absolument rien de l'amour de Toiicier pour sa femtue, Mads celui ci reconnut Jean, et son ancien amour se réveilla en pensant à la jolie femme, Cet amour devint une véritable passion.et il detestait Jean de toutes ses forces.Un soir.en tméditant son triste sort, Votticier résolut que, Sil ne pouvait posséder celle qu'il a mait, nul autre ne la posséderait alors il lui vint a l'idée de mettre un terme à lexistence du pauvre soldat, atin que.à sou retour en France.il pit gagner l'affection de la veuve de celui qu'il avait ussissiné.l'ncapresanidi, Jean fut envoyé comme sentinelle à un poste dangereux, car le pays fourmillaït alors de Sauvages hostiles et cetaiît a ut nouveau poste que Jean se rendait.Quand Une autre sentinetle sen fat pour relever Jean de sa faction, on le: trouva mort, décapite, ot un tomahawk a quelques pas de son cadavre.Son corps fut porte au fort et enterré, et le commandant éerivit a la jeune veuve que son mari avait été tue par les sauvages : il lui exprimait la douleur et la ssmepathie qu'il éprouvait pour elle dans son malheur, Pauvre Madeline © elle cut le car brisé quand éfle reçut lu triste nouvelle, ais elle se résigna an veuvaze.Deux années plus tard, l'otticier retournait en France à lu recherche de Madeline.Bl La trouva.aussi belle que jantais sous ses vétements de deuil.Le colonel Freiveur visit souvent li maison de Madeline, et un hon soir 11 renouvelu sa demande en mariage, que celle el finit enfin par accepter, Apres lear mariage, ils passerent a Port Roval et vinrent loger dans l'habitation * * * qui est au- jourd'hui la seule maison française qui reste dans cette région.fei, Madeline puit eu sumitic une vieille sauva gesse qu visitait le fort pour vendre du gibier, Elle conver ait souvent avec la fennne des bois \u201d et lui répétait Fhistoire de la mort de son premier mari.Bien qu'elle fût La fenune d'un autre, elle conservait vivace au fond de son cœur le méuroire de son défunt Jean.Uni jour, un messager se presenta a elle eu lui «disant que la visille sauvagesse se mnourait et vou lait la voir.Arrivée au wigwam, lu moribende l'attire à son chevet et lui fait une contidence qui remplit Madeline d'horreur.Le jour de la mort du jeune soldat- l'époux de Madeline elle était dans le hois cueillant des herbes et des racines.Unotlicier passa près d'elle sans la remarquer.Son air, aussi bien que sa démarche, éveillèrent ses soupçons, et elle le suivit.Elle le vit s'approcher de la sentinelle, lui donner un coup de tomahawk sur lc téte, et le soldat toma sans vie sur le sol.Deux où trois autres coups lui séparèrent la tête du trone ; alors l'officier jeta son arme à côté du cadavre ot s'éloigne Cet homme n'était autre que le mari actuel de Madeline, Jusqualors la vieille sauvagesse avait craint do révéler le crime, et les membres de sa tribu avaient injustement porté la responsabilité du meurtre ; tunis, sut son lit de mort, elle .sentait obligée de parler.Le cœur brisé, Madeline s'éloigna en toute hät du wigwam.Sou premier amour se réveitlu plu fort que jamais d'un nutre côté elle était rempli de mépris et de haine pour celui qu'elle avait pou: second mari.H nous reste peu de chose à ajouter, Ce jour-là l'officier était absent à In chasse, à son retour à une heure avancée de la soirée, + n'eut pas le temps de se rendre à la grand'ehaantr A peine avait il pénétré dans l'escalier qu'il se trouvait en face de Madeline qui, debout « porte de la chambre, a figure toute décomposer + pale, lui erta \u2018Ah | assassin |\u201d en lui présente la gueule d'un pistolet.Vif comme l'éclair, tourna sur ses talous et courut à l'escalier, vu Madeline tira à l'instant et son cadavre roula marche en marche jusqu'en bas.En entendant bruit les domestiques accoururent, Quand pénétrérent dans la grand'chambre Madeline sait, morte, sur le parquet elle s'était une balle dans la tête.Telle est l'histoire de la maison hantée de Po Royal.L'écrivain déclare qu'il eroit maintenant fern ment aux esprits, mais que plus jamais il ne oe chera ise mettre dans leurs jaumbes, CHEN NOTES ET FAITS Définitions humoristiques Les ois sont des porte plumes.Les erhpex sont des porte fr willis, Les fi nies sont des porte merited Les dessinat, rs sont des port Crayons, les \u201d ree ols ws sont des poet ont ges Les pilous sont des viele ped «.Les coprdonnte rs sont des hommes de ge Pier Catmet, nas sabre =, + + +.Varietes theatrales La coutume de sitiler les hommes et leur - \\rages paraît appartenir à des temps fort recul puisque l'histoire ancienne nous apprend que Péloponésiens sitflérent le roi Philippe de Mac doine, un jour qu'il assistait aux jeux olympique IT ne faut done considérer que comme une made u l'adresse d'un de ses rivaux l'épigramtue cel où Racine explique à sa façon l'origine des suttes au théâtre.Selon lui, où plutôt selon certain 6 teur qu'il fait intervenir dans une discussion « sujet Quand witilets prirent commencement, C\u2018eat- j'y jouais, j en suis témoin ficdule C'est à l\u2019fapar du sieur de Fontenelle, + x FF Histoire de la table Privat J\" Anglemont a publié jadis un tees ox vieux livre sur les industries parisiennes plus ou moins bizarres, Las Musee des Familles nous apprend que dans ia vieille Rome il y en avait de non moins singuliere Il fut un tewnps a Rome, dit ve journal, où ils avait des experts gourmets en titre, chargés de di tinguer si certains poissons avaient été pris al'em bouchure du Tibre où plus avant, si les foies d'oir provenaient de bêtes eugraissés avec des figue fraiches où des figues sèches.Ces experts étaient regardes par les amis de ta bonne chère comme de hommes essentiels dans l'Etat.On sait, d'autre part, que les engraisseurs de grives ayant reconnu que les figues données pour aliment à ces oiseaux produisaient un bien mel leur effet quand elles avaient été _mächées par des hommes, il y avait des gens faisant profession d'être noichen \"x de fiques pour les rives, + + ++ Pas encore enterre Peu de gens savent que le dernier roi d'Espa gne, Alphonse NEL qui est mort il y a six ans, west pas encore entered, Seulement, enveloppé de toile tine, le corps du roi défunt repose sur une \u2026 mat 5 dalle, près d\u2019une source qui coule dans une caverne, au flanc de la montagne sur laquelle est construit l'Escurial.T1 y resteru jusqu\u2019à ce qu'il ait atteint los caractères particuliers d\u2019une momie : il sera alors placé duns Ia niche qui lui est destinée dns cette merveilleuse voûte de jaspe, qu'on voit sous la grande coupole de l'Escurial, où reposent seuls les restes des rois d'Espagne et de leurs mères.Quelques corps, hotanment celui du père de la cone Isabelle, sont restés sur la dalle de vingt à vingt cing ans, avant d'être dans les conditions voulues pour être Lransportés sous la voûte.La caverne s'appelle le /P'udtrido.il ne faut pas trop s'étonner de ces faits: en di- crs pays il yu des sources pétrifiantes nombreuses, ans les musées, nous voyons des fruits, des ani AUX, conserves grace aux caus charges de carb ite de chaux venant pour ainsi dive calcaritier \"oute chose.\u201c+ ++ Impiété punie M.Arsène Houssaye, ce n'est pas un catho \u201cique cependant, -certifie l'authenticité suivante : de chassais à Bruxères, avec au de mes amis qui professait l'athéisme, Mon scepticisme ne nr'em péchait pas de saluer au passage Jésus Christ sue won calvaire.Passant devant le Christ du mont Saint Pierre, je saluai gravement ; mon ani éclats de rire.Tiens, tune dit il, tu vas voir comment je fads te signe de la croix.Hoappela son chien, lui mit sa casquette et lui svvour la tête pour qu'il saluât.Ce ne fut assez, il lui prit la patte et le fit faire le signe de la eroix.La pauvre bête se mit à aboyer doulou reusement, étrangement, furieusement.Eh bien \u2018 ?dis-je à mon ami.pis es-tu content | frès content, me répondit il, mais il était pale commne Lu mort, Nous chassames comme de ccutume, mais voila qu notre retour, repassant devant la méme croix, mon ani se init à aboyer tout comme un chien, avec un eri plus désespéré encore, Je croyais que c'etait un sacrilege de plus, mais Jeo vis asa figure que cet aboiement était involontaire.un instant après, il se remit, essaya de rire comme sil eut Joué la comédie.Mais en rentrant chez sa ruère, une sainte femme, il aboya, puis le surlendemain, puis toujours.+ + + Pot de pensées En République, le rer est tout.Le citoyen est heureux sous ce régime, parce qu'il n'est pas snjet, Ce qui différencie surtout le civil du militaire, c'est que, dans le civil, on envie celui qui a le sac, tandis que, dans le militaire, on le plaint.La feinme qui vous tape das l'œil n'est pas loin de vous taper le porte monnitie.Les amoureux ressemblent aux ivrogues : ils voient double où trouble.07 Plus les littéeateurs sont gras, plus bu littérature (st maigre.Ne marier, c'est faire une tin, Jours faire preuve de tinesse, Les peuples ennemis ressemblent à deux amou- veux : ils échangent leurs feux.Dédié aux cordonniers : La meilleure de toutes les semelles est celle qui est fabriquée avec de la langue d'ivrogne, car elte ne prend jamais l'eau.Cu n'est pas tou- EMPOISONNE PAR LA SCROFULE (\u201ceat l'hietoire de bien des existenc 8 rendues miscralles sans qu'il y ait de leur faute.La scrofule, plus que toute autre, est une maladie hérélitaire, et pour cette raison bien simple : Provenant de l\u2019impureté où de l'insuflisance \u2018lu sang cette maladie séjourne daus les lymphatiques, composés de tissus blancs : il y à une période de la vie du fœtus où t ut le corps est composé de tiesus blancs et c'est pourquoi l'enfant A naître est tant exposé à prendre cette affreuse maladie.Mais il existe un remade à la serafule, suquise ou héreditaire, C'est lu SALSEPARBILLE DE Hoon ilont l'action puissante sur le sany classe tout vestige de maladie et donne au fluide vital la qualité et la couleur de la santé.Si vous vous décidez à user de la SALSEPS- REUJ.B DK Huob, prenez garde aux falcitications.LE MONDE ILLUSTRE CORBETT ET SULLIVAN l'encombrement des matières à empèché que nous dennions plus tôt, à simple titre d'actualité, les portraits de ces deux athlètes qui se sont récemment disputé le titre de champion, dans le monde de Le boxe, à lu Nouvelle-Orléans, Louisiane, Etats-Unis, SULLIVAN excchiamipion nous a para, en outre, qu'itne serait pies de pourvu d'auteret de montrer à leur état normal ces deux figures de pugilistes qui se sont, d'un mutuel aveord, 1 joliment éclopes, en ce soir mémorable dans toute la grande Republique, COREE TT, champion actuel Matis nous nous en tenons à ces frais de mise en scène.Pour plus de details, nous reuvoyons le lecteur à la causerie de M.Leon Ledieu, publiée dans le no 157 du Moxne Fevustetc.Whose E.rt DOCTEUR Prores nl LE Corstl Une jeune fennne, à la mine tirée, aux vouleurs éteintes, aux allures chetives, demandait un jour à Cuvier quelques vousetls relativement à sa santé, Le célèbre savant la conduisit dans une serre du Jardin des Plantes, et, lui montrant une des plus julies plantes © Naguere, madame, VOUS lessent hliez à cette fleur.et demain cette fleur vous res 271 semblera Le lendemain, en effet, In fleur était fanée ; car on avait appliqué un lien circulaire sur Ia tige, et Cuvier d'ajouter : Vous vous fanerez de mène sous l'affreuse compression de votre cor set, si vous continuez à vous serrer conne vous le faites.\u201d C'est en 1532, que Catherine de Médicis, importa d'Italie en France l'usage du corset à buses, et cet usage ne tarda pas à se répandre daus toute l'Europe.Les portraits des princesses de cette époque nous montrent jusqu'a quel point était portée Lu restriction de la taille.Les corsets, garnis d'abord de buses de bois ou d'ivoire, devinrent ensuite de véritables cuiras: armées de baleines et de plaques de fer, Aujourd'hui, ils sont trés simples et beaucoup plits petits qu'ils n'étaient autrefois © ce sont pres que de véritables ceintures qui n'ont pas d'incon \\énients si on ne cherche pas à se faire des tailles de guépe.Rappelons, en effet, pour terminer, qu'un corset Trop serré gène la digestion et la cireulation ;aussi faudra-til toujours qu'il soit bien adapté aux formes de celle qui le portera et qu'il ait une certaine aisance ; d'ailleurs, il est bien difficile de changer «it nature, et Bérencer Fu dit : Mais, je crois que son corset lui rend la taille moins tine.Docteur Avnio.l'ENSÉES SUR LES FEMMES Is 2e deux jours mémorables dans la vie d'une femme de Chicago : le Jour de sou mariage et le jour de son divorce.Lu femme da plus digue du titre ce femme de merite est celle qui si ses enfants venaient on perdre Leur pere, seat vapihle de Je remplacer, Une feamine ue prend ques raie] temps ae Sper cevoîr que les homes sont pleins de défints : voa an homme ne perd jamais l'espérance de trouver quelque pats dans Le monde, une feo dix pour cent plus parfaite que des aunges.we LLIAM LOHR De Freeport, Ill, commenya A baisser rapidement, pev dit tout appétit et devint en une triste voudition par la DYSPEPSIE.Elle ne pouvait manger ni légumes, ni viande, le pain rôti, même, la fatiguait Elle dut abandonner le soin de sa maison.Après une semaine de traitement à la SARSEPAREILLE DE HOOD Elle se sentit un peu mieux.Non estomac supports mieux la nourriture et elle devint plus forte, Elle en prit 3 bouteilles, reprit sont appotit, cAGNA 22 livres.Maintenant elle est en parfaite santé et fait aisément sa besogne.Les FILULES DE HOOD sont les meilleures à pren dre après diner.Elles aident la digestion et guérissent le mal de tète.LAPRES LAVERGNE PHOTOGRAPHES 360, ST-DENIS, MONTREAL M.J, N.Laprés appartenait autrefois à la nai on Ww.Notman & Fils.Portraitade tous gerres of a1 prix courant, \u2014 Teléphone Bell, 7253. 272 CHOSES ET AUTRES \u2014La récolte, dans le sud de l'Iviande, qui donnait jusqu'ici les plus belles eapé- vances, est complètement perdue par suites des pluies continuelles.- EN UN JOUR Mme J.Ringland, de Kincaid atreut, Brockville, Ont., écrit ce qui suit : \u201c\u201c J'étais retenue au lit par one sorteattaque de lumbago.Une de ies amies m'cuvora une bouteille à moitié remplie d hiile saint-Ja- eob et je m'en servis.L'effet fut tout sim- lement merveilleux, Dans l'espa « d\u2019une journce ju pouvais vaquer aux soins de mon ménage \u2018ai fait, aves un grand succes, usage de l'HUILE sAIST sacon dans 1s cus de névralgiv, mal de donts.Je ne voudrais pas m'en pisser.\u201d ee tp\u2014\u2014 \u2014Près de vent mille personnes sont déjà mortes.dans les pays d'Europe et «l'Asie, où le choléra sévit.\u2014Un entreprenant Américain a otlert £120,000 comptant pour le privilège exclu- aif de vendre des peanuts sur le terrain de l'Exposition Internationale de Clicayo.ee AVEZ-VOUS Lt Comment M.W.D.Wentz, de Genève, N.- Y.fut guéri d\u2019une des plus dures attaques de «lyspepsie * Il dit que tout ce qu'il mangeait lui semblait comme du p'omb fondu voulant dans son estomac, LA sAIsFix KEMLE bE Hoop l'a guéri parfaitement.Détails complets envoyés à ceux qui éuri- ront à C.|.Hood & Cie, Lowell, Mass, Les Hi.ULES bF Hoon méritent la plus haute louange pour leur action facile et ef- ticace.- La plus grosse somme qui ait jamais «té offerte pour un diamant est £431), 00, que le Nizam de Hyderabad convient «le payer a M.Jacobs pour Je diamant ** Impérial.\u201d considéré le plus beau da monde.\u2014\u2014 COMPTANT OU A CREDIT Nas prix sont excessivement bas pour du comptant, et nos conditions sout des plus faciles pour du crédit.Entrez voir notre 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annuellement (Juin et Décer bre et les Grands Tirages Simples ont |i mensuellement es dix autres wos de Va: nés.Ces tirages ont lieu en publie.a l'A.démie de Musique, No «volle Orléans, Le.** Nous vertiflons par les présentes que nou- surveillons les arrangements faits pour l: tirages mentuels et semi annuels do la l'on pagnio de Loterle de I'Ktat de la Louistu que nous zérons ot contrôluns personnell.ment les tirages n9us-mémies et que tou! « < conduit avec h nnêteté, ( anclésset honn- foi pour tous ler intéress 8 : n-us au orison in Compagnie à se 8 rvir de ce cerliti aveo des facsimile de nos signatutesn chés dans les annonces.Jf Fant | free abet, Commissar Nous, los nonsign is, Banques et llanquicr-, palerons \"Oua les prix gagnes aux Lotter: de l'Etat de la Lousiane qui seront present.à nos caisses R M.Walmsloy,lrée, Loulsiana Natonal H Pierro Lanaux, l\u2019rés State National Bi A.Baldwin, Pres.New (leans National 1 Carl Konn, P\u2019rés.Union National Bk Le tirage mensuel de $5 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envoyé à nos correspondants.Adressez : PAUL CONRAD, Nouvelle-Orléans Donnez l'adresse complète et faite la sign ture lisible Te congrès ayant dernièrement adopté une loi prokibant l'emploi de 44 malle à TOUTH= les Loteries nous nous ecrvons des * ompa unies d'Express pour répondre à nos corre- pondants et pour envoyer les listes de prix.Len lintes officielles des prix seront e- vovées sur demande & tous les agental «- caux après gnque tirage.en pau ne quelle quan , par express, FRAZ CHES DE PONT.P P 7 AFTENTION.\u2014I.n charte actuelle de Ix Loterie de l'Etat de la Louisiane, qui forme partie de la constitution de I\u2019Ktat de ia Loul- siane et qui Rété déclarée par la Cour su- rème des É.-U.un contrat avec l\u2019Etret de # Lotilslane ot une partie de la constitution de cet Etat n'expire que le premier janvier 1895.1iy sun grand nombre de projects Infé- rleurs et malhonnêtes sur le marché; des billets de loterie «ont vendua par den gens qui reçoivent des commissions énormes ; les acheteurs doivent donc être sur leur garde et ne protéger en insistant pour avoir des billets de la Loterie de l'Etat de la Louiniane et vas d'autres s'ils veulentavoir ia chance annoncée de gagner an prix. Ella en a Guéri d\u2019Autres, Elle vous guérira, est une vrate assertion de l'action de a Salsepareille d'AVEIL, Cond elle est prise pour lesanaladies pro.scuant d'un sang THPpUr wets, enone me \u201cpps que cette assertion «14 cd de la saisepareille d'AVER, comme des voi vers de personnes peuvent l'attester, cela » peut etre veritablement applique « d'autres préparations, que des marciheinds ds prineipes recosumanderont et essave- cut de vous en unposer, en vous disant aysté uessi bonne que eetle od Aver\u201d \u201cnu 2 du Salsepareilie d'Aver et
de

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